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Posté Dim 18 Mar - 22:17
Fort-Céleste, chapitre 7Ft. Wulf Varatarg

Dans les bras de Morphée, ou d'un autre


Le sourire que lui lançait Wulf élargit le sien, malgré la fatigue évidemment présente. Il s’avança vers lui, avant de faire exactement ce qu’il avait fait précédemment, mais à côté de lui ; tant pis. Dorian se laissa tomber sur le dos, soupirant d’aise dans un lit confortable. Puis un silence surgit, comme s’il devait être comblé, mais sans savoir comment. Le regard clair se perdit vers son amant, alors qu’il faisait de même ; captivé, le thaumaturge se tourna vers lui, calant sa tête sur son propre avant-bras. C’était fou, comment ils pouvaient être si près et si loin à la fois, comme si un mur s’était soudainement et mystiquement installé ; et ce, alors même qu’ils jonchaient le même lit.

Finalement, Wulf trouva matière à discussion, mais pas franchement quelque chose qui réjouissait Dorian.

Si tu essayes de t’improviser guérisseur, je crois que tu as encore du travail.

S’il n’avait pas cette pose, un réflexe lui aurait fait attraper le bras encore relativement blessé qu’il avait soigné à l’improviste. Il roula des yeux, avant de lui sourire légèrement.

Pourtant, j’ai de sacrés dons dans ce domaine. ~

Après un silence, il soupira ; autant être honnête, sans pour autant l’inquiéter. Et puis, pourquoi tourner autour du sujet sans vraiment dire les choses, premièrement sur un sujet autant banal, et deuxièmement à Wulf ?

Ecoute, elles ont préféré que je n’entre pas pour éviter un autre conflit. Je les comprends un peu, d’un côté. Mais t’en fais pas, je m’en sors bien.

Ce n’était pas tant la première fois qu’il soignait plus ou moins lui-même ses petites blessures de combat, lui le belliqueux. Ou alors, il savait qui voir pour se soigner discrètement. Sauf que là, manque de bol, il n’était pas dans son petit coin chaud et douillet qu’était l’empire. Rien que d’y repenser, son cœur se serra un peu, dans les bras de la nostalgie.

Cela dit, il n’était pas le seul à s’inquiéter : son regard s’inclina, alors qu’il cherchait les bons mots.

Hum .. Wulf ?

Il reporta difficilement son regard dans le sien, mais finalement, il se décida à briser cette petite distance qu’il y avait entre eux ; il se déplaça un peu pour atteindre son épaule, et pour y appuyer sa tête lourde de fatigue, mais qui luttait encore. Il laissa un bras se poser contre son torse, s’amusant à y glisser ses doigts dans un petit mouvement répétitif, qui captait alors toute l’attention de son regard.

Et toi, tu .. tu vas bien ?

Il ferma un instant les yeux, se perdant dans sa chaleur et son parfum un instant. Il soupira en silence, avant de rouvrir les yeux, ou plutôt de les entrouvrir. Puis, il se déplaça encore un peu pour se rapprocher de lui et remonta la tête pour laisser son souffle frôler le cou de son amant, collant son front contre sa joue.

Hier .. J’ai senti que tu t’étais réveillé brutalement. Rien de bien grave ?

Il connaissait bien, lui, les mauvais rêves. Surtout ceux qui déformaient ses souvenirs l’espace d’un instant, et qui montraient ce qui serait arrivé si les évènements avaient été différents. .. Puis il se rendit compte au même moment qu’il touchait très certainement – encore – un sujet sensible : il tenta de se rattraper comme il put, de corriger le tir, au moins.

E-enfin, si tu ne veux pas en parler je comprendrai, hein. .. .. Désolé, c’est juste qu’en y repensant, ça .. ça m’inquiète .. aussi ..

Mais quel pathétique mielleux il nous jouait là ! Dorian pesta un peu contre lui-même à la fois  d’avoir de la peine de parler de ce genre de ressentis avec lui – et étonnamment lui en particulier –, mais aussi d’être dans cet était d’imbécile fluet, de s’inquiéter pour des gens alors qu’ils devaient sans doute très bien se débrouiller tous seuls, ou ..

Il restait cependant blotti contre lui, essayant de cacher le pourpre léger de ses joues, surtout dû à la confusion qui en résultait encore quand il était avec Wulf. Encore, et toujours Wulf. Qu’avait-il donc bien de spécial pour qu’il reste la seule personne qui le mette dans cet état d’esprit. Perdu dans ses pensées, il soupira longuement, un soupir bien entendu étiré par la fatigue, tandis qu'il murmura au creux de son épaule.

Pourquoi il n’y a qu’avec toi que j’ai cette maladresse, tu peux me dire ?









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Posté Dim 18 Mar - 23:32

Dans les bras de Morphée, ou d’un autre…
Dodo fait dodo




Les regards échangés entre les deux hommes étaient beaucoup trop intenses féreldien qui avait l’impression d’oublier constamment de respirer. Finalement, il ne savait pas s’il était satisfait ou non de trouver sujet à discussion pour briser l’instant. Puis quand il vit le regard presque fuyant du tévintide, il eut l’impression d’avoir touché un point sensible aussi sa curiosité prit le dessus.
Le sourire de Dorian alors qu’il s’appuyait sur un bras pour mieux le regarder était encore une fois un de ces bluffs qu’il semblait maîtriser.
Pourtant, j’ai de sacrés dons dans ce domaine. ~

Le Garde ne répondit même pas au thaumaturge, et continua de le regarder, attendant de ce dernier une réponse plus franche dont il soupçonnait l’arrivée. Et son instinct avait raison une nouvelle fois : un soupir précéda la vériter.
Ecoute, elles ont préféré que je n’entre pas pour éviter un autre conflit. Je les comprends un peu, d’un côté. Mais t’en fais pas, je m’en sors bien.

La déclaration nonchalante tira un regard un peu colérique au féreldien. Il se rappelait ce combat-là : sa femme qui luttait pour donner des soins à tout le monde sans distinction de race ou d’origine. Et dans une organisation si diversifiée, le soigneur refusait de s’occuper d’un tévintide qui marchait aux côtés de l’inquisition elle-même ? Sa mâchoire se crispa mais il décida de laisser passer pour l’instant. Pour l’instant.
Puis le regard inquiet devint celui de Dorian : il sentit que le brun allait poser une question. Il attendit patiemment qu’elle vienne.
Hum .. Wulf ?

Leurs regards clairs se croisèrent à nouveau, et au soulagement du tempête, le mage décida de briser la distance entre eux. La tête du plus jeune se posa contre son torse, et il ne réprima pas un soupir de confort. Le bras de son amant glissait contre son torse, et le rouquin avait la féroce envie de rester scotché à cet endroit, dans cette position pour le reste de sa vie. Cela paraissait être un bon programme.
Et toi, tu .. tu vas bien ?

Le Garde des ombres lança un regard surpris à celui inquiet de Dorian. Il ne s’attendait pas à une question de cet acabit. Plutôt à l’évocation de leur relation, ou une question plus informative. Mais l’air impliqué du mage lui remua l’estomac.
Le front de brun se colla contre sa joue.

Hier .. J’ai senti que tu t’étais réveillé brutalement. Rien de bien grave ?

Le rouquin eut un léger soupir, tentant de rassembler le peu de courage qui lui restait encore à cette heure matinale. Pourquoi rien de tout cela n’était simple ? Et l’idée de cacher ou de mentir à Dorian ne l’effleura même pas : il était un bien piètre menteur et n’avait jamais essayé de toute sa vie d’être autre chose que brutalement franc. Sur ce coup-là, il avait plutôt envie d’être simplement franc.
E-enfin, si tu ne veux pas en parler je comprendrai, hein. .. .. Désolé, c’est juste qu’en y repensant, ça .. ça m’inquiète .. aussi ..

Il s’inquiétait. Bon sang, il venait de comprendre d’un seul coup l’air troublé du mage tantôt à la bibliothèque quand il avait déclaré s’inquiéter pour lui. Il ne s’était pas rendu compte de l’effet que sa déclaration pouvait avoir. Maintenant il s’en rendait compte. Et les joues rougissantes accompagnées des légers bégaiements de son amant ne l’aidaient pas à se reprendre.
Le visage du thaumaturge s’enfouit contre son cou, et le rouquin frissonna alors qu’il sentait le souffle du brun contre sa peau.
Ce dernier lâcha quelques mots en tévène qui le rendirent soudainement moins muet.
Pourquoi il n’y a qu’avec toi que j’ai cette maladresse, tu peux me dire ?

Portant doucement le visage du brun contre sa poitrine, sans un mot, il lui fit entendre les battements furieux de son cœur. Il n’en revenait pas de s’ouvrir aussi facilement. Il répondit lui aussi en tévène :
Tu n’es pas seul dans ce cas là…

S’humectant les lèvres, il finit par répondre à toutes les questions de Dorian :
Ca fait des années que mes nuits ne sont pas vraiment paisibles… Depuis récemment…

Il ferma brièvement les yeux, luttant contre l’envie qu’il avait de se taire, laissant le mage dans sa douce ignorance. Mais il avait le droit de savoir.
… J’entends l’Appel.

Et le visage de Dorian au beau milieu des Tréfonds était encore contre ses paupières à chaque fois qu’il fermait les yeux.

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Posté Lun 19 Mar - 11:07
Fort-Céleste, chapitre 7Ft. Wulf Varatarg

Dans les bras de Morphée, ou d'un autre


Sa petite remarque au sujet de l’infirmerie sembla tendre Wulf. Non pas qu’il ne savait pas à quoi il pensait, pour avoir eu une conjointe Tévintide, une laetan de surcroît. Il aurait souhaité rattraper le coup d’un petit « Non mais vraiment, j’aurais pu encore plus l’amocher et foutre le bordel dans l’infirmerie. », mais Dorian remarqua que son amant ravalait quelconque mot qui aurait pu sortir de sa bouche. Autant laisser couler, avec un peu de chance, il aurait peut-être oublié plus tard.

Et la conversation s’était poursuivie, sans réel parole de la part du Garde, qui écoutait avec attention l’autre pleutre s’emmêler les pinceaux tout seul. Décidément, quel as. Puis il sentit ses mains l’attraper, pour le descendre un peu de position. D’abord surpris, il finit par le laisser faire. Il finit sa course, la tempe appuyée avec exactitude contre son cœur, qui lui aussi cognait sa cage thoracique au point d’en rompre le souffle. Celui du thaumaturge trembla sous tant d’énergie qui, finalement, semblait le traverser à son tour.

Tu n’es pas seul dans ce cas là…

Et cet accent suave .. Dorian en frémit ; il frémit aussi sous chacun de ses mots, sous leur sens. Il aurait bien aimé répliquer quelque chose, n’importe quoi, mais à vrai dire, il était tant confus qu’il restait simplement silencieux, tentant d’assimiler déjà la situation.

Mais Wulf avait encore des choses à dire, et c’était un peu tant mieux pour lui. Il souffla lentement pour retrouver une certaine maîtrise sur ce qui se passait là-dedans.

Ca fait des années que mes nuits ne sont pas vraiment paisibles… Depuis récemment…

Il ne voulait pas en parler, et il se forçait. Pourquoi hésiter dans ses mots ? Il n’avait qu’à s’arrêter et dire qu’il n’avait pas envie de parler. Cela se flairait à des kilomètres ! Mais, il finit par achever, alors que Dorian retenait son souffle pour quelconque raison.

… J’entends l’Appel.

L’Appel. Qu’était-ce déjà, précisément ? Une espèce de signal qui envoyait les Gardes à leur mort ? Un très beau résumé. Dorian s’était alors brutalement redressé pour croiser son regard. Prenant appui sur le lit, il en vit bien trop en un coup pour rester de marbre face à tout ça ; il remonta un peu pour enlacer son cou, une main appuyée contre l’arrière de son crâne, de sorte à mieux le garder contre lui. Il était placé de façon à laisser son blême visage s’appuyer contre sa propre cage thoracique, lui aussi en proie aux attaques incessantes et rapides de ce cœur qui n’en faisait que des siennes. Dorian ferma les yeux un instant, soufflant lentement dans l’espoir de calmer son pouls, mais aussi les tremblements de sa respiration.

Et cet appel-ci, l’entends-tu ?

Puis, il pivota, de façon à ce que son dos retrouve le matelas ; bien évidemment, il entraîna Wulf dans son petit changement de position, l’enjoignant à laisser la tête appuyée où elle était. Lentement, il glissa une main dans ses cheveux, avant de bailler, une fois de plus. Ah oui ; à l’origine, il était fatigué.

Cela dit, une pensée enveloppait sa conscience depuis tout à l’heure : comment osait-il lui confier quelque chose d’autant lourd sur ses épaules ? Enfin .. l’Appel était loin d’être un sujet évident, surtout du point de vue de ce qu’ils vivaient. A vrai dire, il avait un peu contourné le sujet car il le savait pesant, d’autant plus qu’il avait vu que c’était sensible, difficile d’en parler. Mais .. cela n’avait pas de sens : pourquoi lui confiait-il une angoisse autant immense, alors qu’ils se connaissaient depuis peu ? C’était comme si lui-même acceptait de lui parler de sa fuite, de ses craintes, de sa famille, d’Alexius, de … d’autres sujets, aussi ; son inquiétude pour Pulvis, pour Elian’Ha ou encore d’autres qui l’aidèrent à atterrirent autant loin de chez lui. Honnêtement, pour revenir à Wulf, il ne savait pas vraiment quoi dire qui ne serait susceptible de baisser son moral plus qu’il ne l’était sans doute déjà.

Wulf .. merci de la confiance que tu m’accordes, ce .. ça ne doit pas être évident de parler de cela à quelqu’un.

Il avait laissé sa main glisser sur sa nuque, pour atteindre son épaule, puis le sommet de son dos. Allez, quitte à être dans cet instant de franchise, autant faire aussi un pas.

Pour être honnête avec toi, je ne sais pas si j’arriverai à en faire autant. Enfin .. La confiance n’est pas un problème ; il y a juste .. certaines choses .. plus difficiles à confier que d’autres.

Il repensait alors à son attitude de la veille, qui donc avait inquiété Wulf. C’était trop pour lui à ce moment-là, et il n’avait pas eu besoin d’attendre les larmes de monter pour s’en apercevoir. Dorian resta cependant silencieux après cela, chassant cette espèce de brouillard qu’il avait amené autour de son esprit sans vraiment le vouloir.

Désolé pour hier .. je ne voulais pas t'inquiéter.








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Posté Lun 19 Mar - 20:03

Dans les bras de Morphée, ou d’un autre…
Dodo fait dodo




Il s’attendait à certaines réactions de la part de Dorian, mais certainement pas celle-là : le regard clair du mage le faucha en plein vol avant qu’il ne sente des bras l’enlacer. Son visage se trouvait maintenant contre le torse du tévintide en écho à son geste précédent. Ce contact tactile le laissa tout d’abord pantelant. S’il avait parlé de l’Appel, c’est parce qu’il voulait être clair avec le thaumaturge : il était condamné et s’attacher à lui n’était que fatalité. Il s’attendait à être repoussé, écarté. Au lieu de cela, il entendait distinctement les battements furieux et désordonnés du cœur de son amant. Le murmure de la voix de Dorian en tévène se fit alors entendre. Il n’arrivait pas à savoir si le ton était si douloureux. Ou simplement confus.
Et cet appel-ci, l’entends-tu ?

Il l’entendait. Distinctement. Il l’entendait aussi en lui, comme une résonnance qui répondait au trouble du mage. Puis, il se fit entraîner par le moustachu : ce dernier s’allongea sur le dos contre le matelas, et ce fut au tour du rouquin de poser sa tête contre le torse du cadet. Il entendait toujours les battements, moins furieux, mais tout aussi désordonnés. Un bâillement retentit, et le rouquin ne retint pas son sourire. Sa tête se soulevait légèrement au souffle du tévintide : il avait soudainement envie de dormir à son tour, simplement parce qu’il était bien là où il était.
Il ignorait si le mage dormait déjà, mais lui se sentait somnoler à moitié. Les yeux fermés, il n’osait pas dormir de peur de cauchemarder, mais il se reposait tout de même un petit peu… Ses doigts parcouraient un peu le torse du brun, redécouvrant ce qu’il connaissait déjà un peu.
Wulf .. merci de la confiance que tu m’accordes, ce .. ça ne doit pas être évident de parler de cela à quelqu’un.

Le voleur ne répondit pas : évidemment, parler de ses cauchemars, de l’Appel était quelque chose de difficile. Et il n’avait jamais raconté en détail à quel point ses heures de sommeil étaient terribles : sa famille morte, les engeances et la culpabilité. Mais il savait aussi qu’entendre l’Appel dans ces conditions n’était pas une affaire personnelle : la situation globale était beaucoup trop particulière pour qu’il se permette de garder ainsi des informations pour lui. Quant à Dorian… Il n’avait pas envie de lui cacher cela : c’était trop important, le dénouement était trop proche pour qu’il puisse laisser le mage s’approcher de lui sans l’avertir auparavant. Et les battements chaotiques du cœur du tévintide le confortait dans sa décision.
Une main glissa sur sa nuque avant de parcourir son épaule, puis le haut de son dos. Il sentait que le brun voulait dire quelque chose, aussi il se tut, lui laissant la possibilité de parler sans le forcer à quoi que ce soit.
Pour être honnête avec toi, je ne sais pas si j’arriverai à en faire autant. Enfin .. La confiance n’est pas un problème ; il y a juste .. certaines choses .. plus difficiles à confier que d’autres.

Le rouquin tourna son regard vers son amant, relevant juste assez le visage pour pouvoir apercevoir les yeux qui le rendaient si confus.
Je sais… Je ne te demande pas de me raconter.

Forcer à la vérité ne menait à rien, et s’il devinait les troubles de Dorian, il ne demandait pas des confessions. Il savait que le sujet de la famille était sensible pour lui. En montant ses suppositions comme un détective, à l’aide des ses connaissances de l’Empire tévintide, il se doutait que le mage n’avait pas forcément été bien accepté de la société Altus vis-à-vis de son attraction envers les hommes. Il n’avait pas besoin d’en savoir plus. Bien évidemment, il était curieux, et il voulait réconforter son amant. Mais il respectait le silence de ce dernier.
Désolé pour hier .. je ne voulais pas t'inquiéter.

Sans se rendre compte qu’il passait du coq à l’âne, le rouquin demanda à son amant au bout de quelques secondes :
Désolé pour le réveil… J’ai pas vraiment réfléchi.

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