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Posté Jeu 1 Mar - 17:47

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Je crois qu’à la vue de cette splendide tenue que tu portes, j’aurais un peu compris qu’on avait couché ensemble, merci.

Wulf haussa un sourcil, comme heureusement surpris de retrouver les commentaires incisifs du mage. Il avait un peu d’inquiétude pour la suite de la conversation, mais au moins la satisfaction que le brun ne se voilait pas (entièrement ?) la face. Et puis, la conversation facile ainsi que la proximité dans le langage revenaient rapidement, c’était au moins ça.
Ah, c’était ça, cette sensation de froid ..

Le Garde observa patiemment le tévintide froncer les sourcils alors qu’il fouillait dans sa mémoire à la recherche de quelques souvenirs.
Sentant le regard de Dorian (pourquoi le nom ne lui semblait plus… anodin ?) sur lui, il essayait d’avoir l’air dégagé. Puis un froissement de draps lui fit relever la tête : le mage s’approchait de lui sur le lit, à quatre pattes. Un silence régna quelques instants dans la chambre. Wulf ne savait même pas quelle heure il était, mais à en juger la luminosité de la pièce, ce n’était pas aux aurores que les deux hommes s’étaient réveillés.
Une main se posa sur son épaule, et le Garde se perdit dans le regard du thaumaturge. Et merde. Il commençait à soupçonner sérieusement les raisons de l’atmosphère étrange. Et il hésitait actuellement entre retourner dormir et aller chialer sur la tombe de sa femme. Contrairement à ce qu’il aurait souhaité, il n’était manifestement pas fait de pierre.
Un doigt se glissa dans sa moustache rousse et le voleur eut un léger sourire. Puis la paume de Dorian engloba sa joue et son sourire diminua alors que son regard devenait plus intense. Son cœur battait beaucoup trop vite pour qu’il ne songe à penser maîtriser la situation, de manière relativement claire, il avait complètement perdu pied. Et il ne savait pas encore si c’était pour le déplaire.
Wulf, je .. Je n’ai pas vraiment oublié, je me rappelle certaines choses, encore.

L’air nerveux du brun l’attendrit un peu. Il saisit la main qui était porté à sa joue.
Il n’y croyait pas : que tout cela soit aussi rapide. Et intense.
Et puis, le thaumaturge se pencha vers lui et le prit dans ses bras, et il y crut. Définitivement pas ce à quoi il s’attendait quand il était entré pour la première fois à Fort Céleste.
Les soupirs du mage résonnaient contre sa poitrine, et en retour, le roux passa lentement ses bras autour des épaules mats du tévintide. Les jambes de Dorian se calèrent entre les siennes, et la position devant plus confortable, le câlin se rallongea aussi. Le visage contre la tempe du mage, il se mordit la lèvre comme pour combattre ce sentiment qui gonflait à l’intérieur de sa poitrine.
Et la langue de l’empire fut murmurée à son oreille :
Bordel, .. mais qu’est-ce qui m’arrive ? ..

Les mots de détresse pure du tévintide résonnèrent en lui, attristantes et rassurantes à la fois. S’éloignant un peu il contempla quelques instants le visage de Dorian, son index caressant l’angle de sa mâchoire avant de saisir le menton de l’homme entre deux doigts. Avec un sourire un peu attendrit, il regarda le mage dans les yeux, avant de répondre en tévène :
Je crois que c’est ce qu’on appelle : perdre le contrôle de la situation.

Mais sachant à quel point de simple mots ne pouvaient retracer ce qu’il se passait, il caressa la joue du thaumaturge avant de l’embrasser, doux, tendre, léger… un peu inquiet ?
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Posté Jeu 1 Mar - 19:16
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Quand Wulf lui attrapa la main avec toute la douceur du monde, Dorian s’était figé, tout en poussant paradoxalement son envie de le prendre dans ses bras. Rien de ce qu’il essayait ne dissipait toute cette confusion et cette espèce d’angoisse. Et puis, il sentit ses bras l’enlacer à son tour, ce qui le détendit grandement, comme si ce simple geste lui retirait cet épais manteau d’incertitude pour tout bêtement profiter de sa présence, sans se poser la moindre question. Tout ça, pour finalement réapparaître sournoisement, au moment où Wulf s’éloigna de lui. Et il se perdit encore dans son regard, qu’il n’osa alors plus quitter. Il avait alors l’impression que s’il s’en détournait, il commettrait la plus grande erreur de son existence. Muet, Dorian eut un léger frisson quand il sentit son doigt se promener le long de sa mâchoire, avant d’attraper son menton. Il resta alors suspendu, comment en attente de quelque chose : ce regard et ce sourire en disaient bien trop, mais juste pas assez, ce qui était fortement agaçant, il fallait le dire.

Je crois que c’est ce qu’on appelle : perdre le contrôle de la situation.

Et .. il .. ah. Et cet accent qu'il avait en parlant cette lange-ci .. Dorian en perdit soudainement le souffle, sa confusion qui, à force de gonfler, venait d’exploser à l’intérieur de lui. Le thaumaturge mit un certain temps avant de réaliser ce qui était en train de se passer. Un certain temps avant que la flamme ne l’embrase complètement, ne l’enjoigne à fermer les yeux et à attraper son visage. Ses poumons, son cœur le brûlait. Il soupira encore, cette fois-ci contre ses lèvres, le souffle tremblant. Et malgré toute la violence interne, il faisait preuve d’une tendresse avec Wulf qui pouvait grandement surprendre. Mais ce simple geste le détendit, le rassura un peu, aussi. .. Et puis, le baiser se rompit, le laissant haletant et muet face à lui. Il n’avait plus rien à dire ; tout s’était très bien résumé en un seul geste. Dorian observa à son tour avec minutie son visage, pouvant éternellement désormais le contempler comme ça. Le tout, avant qu’un bruit n’interpelle qu’à moitié sa conscience sans dessus-dessous.

Ah vous êtes encore ici, je vous cherch … HIIIIIII !!!!

Et un claquement de porte. Dorian sursauta à ce cri strident, regardant Wulf avec un air étonné, avant de se tourner vers la porte. Derrière, la petite Mireï, rouge pivoine, qui s’adossait maintenant à la porte.

Oh non j-je .. désolée ……….

Ce décalage de situation, quoique curieux, arracha un rire léger au thaumaturge. Il s’était alors redressé, le regard perdu sur la porte. Ah la la, Mireï .. Une personne dont il prendrait bien des nouvelles, surtout après une sale journée comme la veille. Le thaumaturge posa un regard légèrement empreint d’ironie, le sourcil arqué, et le sourire en coin.

Mes félicitations, nous venons de traumatiser la petite.

A ces mots, il se pencha à nouveau vers lui pour lui dérober un bref baiser, laissant une main se balader sur son corps, avant de prendre appui dessus pour s’écarter officiellement de lui. Il se leva du lit, s’étirant de tout son long, avant d’attraper les vêtements de Wulf pour les lui envoyer dessus.

Allez Wulf, on se réveille !

Il avait retrouvé une énergie incroyable l’espace d’un simple baiser .. « simple », car lui-même savait qu’il ne l’était pas. Il s’approcha de la porte, attendant évidemment qu’il s’enfile quelque chose, tournant un regard aguicheur vers lui sans manquer une miette du spectacle et, une fois tristement fini, attira l’attention de Mireï en frappant gentiment à la porte.

Tu es encore derrière ?

N-non mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je ..

Mais non, entre donc.

Puis la porte s’ouvrit timidement sur une Mireï qui s’en voulait d’avoir autant détruit l’ambiance. Heureusement qu’elle n’était pas arrivée une fraction de seconde plus tôt .. Elle hocha de la tête légèrement pour saluer Wulf derrière, puis entra sur un pas mesuré, très mesuré, pendant que Dorian refermait la porte derrière elle. Celui-ci s’ébouriffa les cheveux, comme pour y remettre un minimum d’ordre, puis s’assit sur le lit, l’invitant à faire de même. Mireï avait réellement l’impression d’avoir complètement gâché l’ambiance, aussi elle se fit très .. très petite.

Je .. j’imagine que ce n’est pas nécessaire de demander comment ça va .. ?


Dorian Pavus Theme song
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Posté Ven 2 Mar - 11:14

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Ce baiser faisait partie de la catégorie des gestes précieux qui pouvaient tout changer. Et le regard de Dorian disait la moitié d’un tout que lui complétait. Il avait l’impression que l’intérieur de sa poitrine faisait un véritable ménage de printemps, ramenant à la vie des sensations qu’il n’avait pas connu depuis 12 ans. Et le mage saisit son visage, tendre, prolongeant le baiser. Wulf commençait à y perdre pieds, à y couper son souffle, puis le baiser cessa. Les deux hommes s’observèrent de nouveau, le Garde des ombres essayant de graver dans sa mémoire chaque trait du visage du thaumaturge. Et ces yeux indéfinissables…
Et un léger bruit les interpella, un peu irrité, le rouquin tourna le regard vers la porte, prêt à lâcher quelques mots secs à l’inopportun qui… Sauf que des cheveux roux et un air timide l’arrêtèrent dans son geste.
Kaffas.

Ah vous êtes encore ici, je vous cherch … HIIIIIII !!!!

Un claquement de porte plus tard, le bord des lèvres du rouquin frémit, dans un sourire un peu coupable. Bien évidemment, c’était lui qui était à poil. Il avait la mauvaise manie d’être à poil dans ce genre de situation gênante. L’air étonné du tévintide résumait assez bien la sensation qu’il avait d’être coupé dans son élan de tendresse. Tant pis.
Oh non j-je .. désolée ……….

Un léger rire de la part de brun, et celui-ci se redressa un peu s’éloignant du rouquin pour le déplaisir de ce dernier.
Mais à y réfléchir, avec la journée d’hier, Mireï avait peut-être des choses à leurs dire : elle avait dû passer la soirée dans sa famille ou trouver une alternative plus discrète pour les éviter.
Mes félicitations, nous venons de traumatiser la petite.

Eh bien, je suppose que la prochaine fois, elle toquera à la porte.

Sa phrase avait été lâchée de manière anodine. Elle ne l’était pas vraiment, essayant de poser tout doucement l’idée d’une prochaine fois, d’une habitude.
Un bref baiser de Dorian lui tira un léger sourire alors qu’une des mains du mage traînait sur son corps. Ses vêtements lui furent jetés.
Allez Wulf, on se réveille !

Grognant un peu, le rouquin pu constater un léger mal de crâne qui commençait à pointer. Décidément, il tenait mieux l’alcool qu’une dizaine d’années auparavant. Regardant le thaumaturge s’approcher de la porte, il enfila sans tarder son pantalon, avant d’attaquer son haut avec un froncement de sourcils. Facile à enlever, mais parfois casse pied à remettre. Y arrivant, il rejeta en arrière sa capuche bleu, avant de tourner de nouveau son regard vers la porte.
Tu es encore derrière ?


N-non mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je ..


Mais non, entre donc.

Mireï entra avec sa timidité habituelle. Accrochant légèrement son regard, il lui fit un sourire qui se voulait le plus rassurant possible. Un hochement de tête en guise de salut lui répondit.
Je .. j’imagine que ce n’est pas nécessaire de demander comment ça va .. ?

Son sourire se fit un peu plus large, appréciant l’humour de l’adolescente.
Peut être pas nécessaire, effectivement.

Se levant du lit, le rouquin trouva avec une certaine joie une chaise avant de s’y asseoir. Tentant d’ignorer la présence du mage qui avait tendance à le déconcentrer, il prit le temps de dévisager sa compère rouquine, essayant de lire dans son regard à quel niveau était la douleur qu’elle devait forcément ressentir.
Et toi, comment ça va ?

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Posté Sam 3 Mar - 0:11
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !



Eh bien, je suppose que la prochaine fois, elle toquera à la porte.

Dorian ricana malgré lui à cette remarque, fortement ironique comme il les aimait. Bon, pour Mireï, c’était tout de même méchant, mais sa façon si naturelle de l’avoir dite était vraiment drôle. Dorian s’était donc levé et, une fois le tout plus ou moins remis en place, et avait accueilli une Mireï hésitante, qui s’était donc assise sur le lit. Les sourcils froncés, Dorian adressa un regard à Wulf, loin d’être rassuré.

Et toi, comment ça va ?

Cette bête question semblait lui être le plus grand casse-tête de l’histoire. Elle quitta son regard émeraude en baissant la tête, jouant avec ses doigts en signe de nervosité. Ah, il le sentait mal ; ayant reporté son attention sur l’elfette, Dorian le retourna vers son amant en affichant clairement une mine inquiète. Cela ne dura que brièvement, mais il préférait lui signaler qu’il ne le sentait vraiment pas.

Ça va ..

Attends.

Dorian se pencha alors vers la petite, et renifla l’air autour d’elle : légèrement affolée, elle recula quelque peu, avant que le thaumaturge ne fronce les sourcils d’une légère colère.

Mireï .. !

N-non mais attendez, J-je .. je peux –

Tu peux expliquer ça, vraiment ? Je connais cette odeur, et ce n’est pas celle attribuée au jus de pomme.

Cela dit, il ne se souvenait pas d’avoir croisé ses oreilles à la taverne. Pensif, il se tourna vers Wulf encore une fois, le temps de vraiment bien tout repensé l’histoire, avant de revenir vers elle.

Mireï .. t’as fait quoi de ta nuit ?

Pas .. grand-chose de très intéressant ..

Fronçant toujours plus les sourcils, le Tévintide croisa alors les bras, décidément énervé, mais pas contre elle. Cela dit, il respectait son silence : si elle ne voulait pas en parler, eh bien soit. Il s’y tiendrait, chacun avait ses petits secrets dans la vie. Et soudainement, comme épuisée, elle se laissa aller contre l’épaule de Dorian, qui sursauta presque. Par réflexe, ou presque, il encadra ses épaules d’un bras solide, au moins suffisamment pour réconforter un minimum.

… j’en ai marre …

Hey .. tu sais que tu peux nous en parler, on est là.

Il ne fallait pas croire, hein. Dorian était simplement plus attendri à cause de la nuit qu’il venait de passer, et du réveil insolite qu’il avait subi contre son gré. Il se reprit tout de même, le ton un peu plus solide.

Oui non, enfin on est là, quoi.

Il frotta un peu son bras comme pour la rassurer un peu, sentant la petite pleurer contre son épaule, avant qu’elle ne remonte dans sa tignasse rousse, toujours attachée en deux petites tresses. Elle balbutia un peu, avant de souffler près de lui.

Ils sont partis ..

Soudainement, Dorian écarquilla les yeux d’une surprise qui ne quittait pas ses semelles furieuses, qu’il posa sur Wulf. Malgré tout, il était grandement inquiet de son état, et il sentait qu’il était loin d’être le seul. Mais .. ils ne l’avaient tout de même pas laissée seule ici ?! Mireï ne bougeait plus, sanglotant en silence contre Dorian qui, honnêtement, ne savait pas trop quoi faire.

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Posté Sam 3 Mar - 14:47

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Lorsque Mireï pénétra tout à fait dans la chambre du brun le rouquin pu contempler avec une certaine tristesse la mine chiffonnée de l’elfette. Tout cela ne présageait rien de bon augure. Et lorsque le Garde capta tout à fait naturellement le froncement de sourcils inquiet du tévintide, le féreldien sut qu’une fois de plus, cette histoire ne sentait pas bon.
Quand il demanda à la jeune mage comment elle allait, elle quitta son regard, ses yeux bleus nerveux et apeurés. Elle jouait avec ses doigts, et la peur semblait transpirer de ses pores. Un nouveau regard de la part de son amant lui mit de nouveau la puce à l’oreille. Quelque chose clochait, la question était de déterminer le niveau de gravité de tout cela.
Ça va ..

Attends.


Dorian était assis aux côtés de la jeune adolexcente, sur le lit. Wulf, lui, était sur une chaise à deux mètres, et ne comprenait pas très bien l’injonction de son cadet.

Mireï .. !


N-non mais attendez, J-je .. je peux –


Tu peux expliquer ça, vraiment ? Je connais cette odeur, et ce n’est pas celle attribuée au jus de pomme.


Levant légèrement le nez en l’air, le rouquin sentit effectivement l’odeur de l’alcool. Mais après vérification, ses vêtements fleuraient bon la taverne, et vu la distance il ne pouvait pas profiter des effluves de la soirée de l’adolescente. Fronçant légèrement les sourcils, il se rappela ne pas avoir vu une autre tête rousse à la halte du messager… Par contre, lorsque la jeune elfe lui avait montré la bibliothèque la veille, il se rappelait d’une réserve d’alcools non loin… Bon sang, si elle s’était soûlée seule là-bas, c’était d’une tristesse incroyable.
Croisant une nouvelle fois le regard clair de son acolyte moustachu, il attendit la réponse de ce dernier, curieux mais silencieux, son regard vert compatissant tournée vers la benjamine.
Mireï .. t’as fait quoi de ta nuit ?

Pas .. grand-chose de très intéressant ..  

Le bras du brun entoura la frêle carrure de la mage, et Wulf ne contint pas un léger sourire attendrit devant leur comportement.

… j’en ai marre …

Hey .. tu sais que tu peux nous en parler, on est là.

Confirmant d’un hochement de tête, bêtement heureux du « nous » mais sérieux dans son engagement, le rouquin ne quittait pas des yeux la forme frêle pelotonnée contre l’épaule de Dorian.

Oui non, enfin on est là, quoi.

Quelques pleurs roulèrent sur les joues de la demoiselle, et Wulf s’approcha un peu, tendant son bras pour passer une main affectueuse sur la tête de Mireï. En réconfort silencieux, si celaa pouvait aider…

Ils sont partis ..

Ses yeux clairs se figèrent brusquement et une colère froide s’insinua un peu en lui. Cherchant du regard le thaumaturge, il croisa les iris claires et choquées de ce dernier.
Comprenant que le mage ne savait que dire, le voleur continua de poser sa main contre la tête de Mireï avant de serrer son épaule légèrement. Mobilisant toutes les miettes de délicatesses paternelles enfouies en lui, il chercha le regard bleu, appuyant ses paroles d’une voix calme et d’un regard adouci.
Je suis désolé, Mireï… Sache que tu n’es pas seule, d’accord ?

Serrant un peu les lèvres, il posa une nouvelle fois le regard de Dorian avant que sa poitrine soit soulevée d’un lourd soupir. Accrochant d’une main celle de la fillette, il demanda d’une voix un peu plus hésitante :
Ils ne t’on rien laissé ?

Une lettre, un mot d’adieu de la part de sa mère, un souvenir, un peu d’argent (dans le meilleur des cas) ?
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Posté Jeu 8 Mar - 22:55
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


La plus grande tristesse devait être la distance entre le petit duo et Wulf, qui avait décidé de prendre une chaise. Mais il s’avança également, posant sa grande main chaude et rassurante sur sa petite tête rousse. Cet étrange tableau en fin de compte tira de Dorian un sourire léger, malgré la situation quelque peu alarmante.

Mais ils étaient partis. Au regarde que lui accorda Wulf, Dorian comprit qu’il était loin d’être le seul en colère. Le garde déplaça sa main pour saisir son épaule ; là, Dorian n’avait jamais vu autant d’attention et de douceur émaner d’un homme .. Sans doute qu’il possédait déjà une certaine expérience avec ça, le thaumaturge le comprenait dans ce sens-là. Peut-être qu’il avait une sœur ou quelque chose du style qui faisait qu’il possédait déjà ce genre de bagage ; une sœur, une nièce, une fille .. Une étrange mélancolie le traversa, tandis que plusieurs portraits se mélangeaient dans sa tête. Enfin, il avait plutôt connu une enfance et une jeunesse assez solitaire de ce côté-là de ce point de vue.

Et il avait osé se perdre dans de telles rêveries .. enviait-il Mireï de cette espèce de chance qu’elle avait d’avoir quelqu’un comme Wulf auprès d’elle ? Non, quand même pas .. Ses sourcils étaient froncés, son regard, perdu. Les dents serrées, il sortit de cette bulle quand il entendit à nouveau la douce voix du garde.

Ils ne t’ont rien laissé ?

Se concentrer sur l’instant présent. Dorian souffla par le nez, avant de porter un regard vers son amant. S’il ne l’avait pas déjà été, il ferait définitivement un bon père, un très bon père, même. Mireï s’était un peu figée, silencieuse depuis tout à l’heure. Elle garda son appui contre le Tévintide, essayant de calmer ses sanglots muets pour peut-être pouvoir parler.

Hier, en .. en fin d’après-midi… J’étais allée prendre des nouvelles de mon père. J’étais descendue du côté de l’infirmerie, je .. j’y ai croisé ma mère .. E-elle m’avait pris dans ses bras, elle m’avait dit que tout irait bien …

Le thaumaturge la serra un peu plus contre lui, sentant une nouvelle vague de pleurs sur le point de la secouer. Pauvre petite … Le regard clair du Tévintide se posa sur Wulf, présageant que le plus lourd serait à venir. Puis, son attention fut volée par l’étreinte soudainement plus ferme de l’elfette, s’agrippant à lui de toutes ses forces et cachant son visage contre son épaule. Dorian la regardait, tout en resserrant un peu plus l’étreinte. Cela lui rappelait de bien sombres épisodes, qu’il aurait bien aimé laisser au fin fond de leur tiroir.

Comment va-t-il ?

C’était qu’il l’avait bien amoché, sous le jouc de la colère. Son ton était calme, mais extrêmement soucieux ; pas pour le brûlé vif, mais bel et bien pour Mireï.

Il .. va bien .. … Mon père m’a .. regardé .. d’un œil mauvais … Il aurait pu me frapper, me hurler dessus, … J’aurais presque préféré qu’il fasse réellement quelque chose, finalement …

L’indifférence et l’ignorance ; il n’y avait rien de pire de la part d’un parent. Dorian se mordit l’intérieur de la joue, puis ferma les yeux, cala sa tête contre la sienne et l’enlaça à deux bras, pour être certain de bien la tuer à force de la blottir contre lui. Il comprenait tellement ce qu’elle était en train de vivre, et il en était tellement navré. Et puis, soudainement, il eut l’espoir que Wulf allait se joindre à eux ; pourvu qu’aucun mot ou geste ne soit échangé pour communiquer l’idée ..

Désolée .. j-je m’en veux de vous .. déranger…

Oh, si ce n’est que ça…

Là, il adressa un regard à Wulf et, malgré l’ambiance, lui sourit, ajouté à ce drôle de tableau un clin d’œil plein de sous-entendus.

Nous aurons bien d’autres occasions.

Il marqua une pause, avant de revenir au principal souci du moment.

Mais .. ils sont partis ? Comme ça ?

Comme ça ..

Ce fut au tour de la jeune fille de laisser le silence s’installer. Evidemment, Dorian n’allait pas bêtement se contenter de cette timide écho.

Je .. je suis partie de l’infirmerie. J’ai discuté avec ma mère … Elle .. parlait d-de .. d’un moyen de réparer les choses .. de .. chasser les troubles qui .. divisaient notre famille …

De chasser ta m .. oh non.

Si .. si …

Le thaumaturge eut tant de déjà-vus dans cette histoire .. Oh, il se sentit basculer émotionnellement parlant, et honnêtement, il se passerait volontiers de montrer ses états d’âme comme ça. Il tenta d’éviter les larmes de monter en respirant avec plus de force et en serrant les dents. Puis il répondit d’une vois ferme, quoique légèrement tremblante d’émotions bien trop fortes pour lui.

Ne pleurs pas leur départ à ces salauds, ils ne te méritent pas.

Brusquement, Dorian se leva, évitant les regards ou quelconque potentiel contact, si Wulf allait tenter de le retenir, pour se diriger vers la porte. Il en franchit le pas rapidement, refermant la porte derrière lui. C’était bien plus qu’il ne pourrait porter avec elle, et il n’avait pas envie que le rouquin le vît dans cet état.

Mireï porta un regard inquiet à Wulf, confuse quant à sa soudaine réaction : elle l’avait senti se figer pourtant, son souffle d’un coup plus insistant. Elle soupira, baissant la tête.

.. J’ai encore dit quelque chose de travers ..

Dans le fond, elle ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, mais tout le monde avait besoin d’une excuse pour s’expliquer les choses. Perdue, elle replia les genoux vers son corps et les enroula de ses bras, pour y appuyer sa tête.

Ser Dorian ne .. va pas très bien … Vous devriez ..

Elle marqua une pause, avant de reprendre, le ton plus bas.

Je devrais vous laisser ..







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Posté Ven 9 Mar - 14:02

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Le regard mélancolique de Dorian en disait beaucoup sans rien exprimer à la fois. Wulf en était venu à se demander, une main posée délicatement sur Mireï quelles épreuves avaient dû traverser son cadet pour se sentir si ému à l’évocation de tels problèmes de familles.
Mais son intervention ramena le thaumaturge au moment présent : un discret soupir et le voilà qui secoue la tête avant de le regarder. Quelque chose l’intérieur de la poitrine du Garde remua alors qu’il croisait le regard de son amant.
Hier, en .. en fin d’après-midi… J’étais allée prendre des nouvelles de mon père. J’étais descendue du côté de l’infirmerie, je .. j’y ai croisé ma mère .. E-elle m’avait pris dans ses bras, elle m’avait dit que tout irait bien …

Reportant son attention sur la jeune elfe, il sentit quelques espoirs sur la mère de Mireï : elle avait l’air moins radicale que son époux, plus réfléchie. Il ne savait pas si elle était une quelconque piste de raccord pour cette famille tristement déchirée… mais il ne pouvait s’empêcher de l’espérer un peu.
Le regard du tévintide vint de nouveau remuer ses entrailles alors que la jeune mage se serrait un peu plus contre son voisin. Le réconfort qu’elle souhaitait en tirer l’aiderait, mais faire le deuil d’une famille stable et aimante ne serait tout de même pas une chose aisée.
Le regard du brun semblait aussi douloureux que les yeux de la rouquine, et le Garde des ombres tentait de réprimer sans bien savoir pourquoi l’élan de tendresse qui le secoua.
Comment va-t-il ?

Wulf se fichait bel et bien de l’état du père de la jeune elfe, mais cette dernière devait avoir été suffisamment remuée pour ne pas voir en prime son père blessé.
Il .. va bien .. … Mon père m’a .. regardé .. d’un œil mauvais … Il aurait pu me frapper, me hurler dessus, … J’aurais presque préféré qu’il fasse réellement quelque chose, finalement …

La douleur de l’ignorance… Quelques flashs passèrent devant les yeux du tempête : le regard d’un père en deuil prêtant peu d’importance à son fils, tellement focalisé sur sa douleur. Le fantôme d’une mère absente qu’il avait tué… Un frisson parcourut le corps du féreldien, et mené par une impulsion soudaine, il se leva de sa chaise et s’assit à côté de Mireï, en face de Dorian. Un de ses bras enserra les deux corps tandis que le second posait tranquillement sa paume contre la tête de la benjamine. Quelle étrange câlin recomposé, mais pourtant si salvateur pour les trois égarés qu’ils étaient…
Désolée .. j-je m’en veux de vous .. déranger…

Et quel manque de confiance cette famille cruelle avait instiguée dans la jeune adolescente. Il s’apprêtait à répondre qu’il se souciait peu de l’interruption, puisqu’elle était importante. Mais le tévintide répondit avant lui.
Oh, si ce n’est que ça…

Un regard, comme une promesse… Il répondit au clin d’œil de son amant par un léger sourire…
Nous aurons bien d’autres occasions.

… et un regard troublé.
Mais .. ils sont partis ? Comme ça ?

Comme ça .. Je .. je suis partie de l’infirmerie. J’ai discuté avec ma mère … Elle .. parlait d-de .. d’un moyen de réparer les choses .. de .. chasser les troubles qui .. divisaient notre famille …

De chasser ta m .. oh non.

Si .. si …

Le regard de Wulf devint glacial. Il se rappelait de quelques visages marqués au front d’un soleil, de langages monocordes… La voix tremblante de Dorian le tira de ces souvenirs.
Ne pleurs pas leur départ à ces salauds, ils ne te méritent pas.

Préférant en rajouter une couche pour Mireï, il conclut la phrase du mage par une affirmation importante pour lui, et pour la jeune fille :
Personne ne va changer quoi que ce soit. Il en est hors de question.

Mais le brun se leva, surprenant son partenaire rouquin. Il tendit un bras vers son amant, mais ne tenta pas de le retenir physiquement : quelque chose clochait, c’était certain.
Dorian ?

Avec un sourire rassurant mais inquiet envers Mireï, il la serra un peu plus contre lui.
.. J’ai encore dit quelque chose de travers ..

Elle se serra contre elle-même, ramenant ses jambes contre son corps. Wulf caressa se cheveux, tentant de mettre de l’ordre dans son propre crâne. Qu’est ce qui avait touché Dorian ? « d’un moyen de réparer les choses… » son estomac se glaça : le rouquin savait qu’aimer un homme quand on en était un était chose difficile dans l’empire.
Ser Dorian ne .. va pas très bien … Vous devriez ..
Je devrais vous laisser ..

Se levant, il rattachait chaque pièce du puzzle (le puzzle tévintide à moustache) les unes aux autres. Avec un regard pour la rouquine, il s’approcha de la porte :
Ce n’est pas de ta faute. Tu n’as rien fait de mal dans cette histoire. Je vais le chercher, tu restes ici : je reviens tout de suite, avec ou sans lui.

En conclusion, il finit par dire :
Il est hors de question que tu traverses cette épreuve seule.

Et il sortit de la chambre. Un regard à gauche, puis à droite, il finit par choisir une destination, puis une autre : aucune trace du thaumaturge. Une boule dans la gorge, il finit par retourner dans la chambre du mage : il comptait bien occuper un peu l’esprit de l’adolescente…
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