Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Dim 4 Fév - 12:29




Arrivée d'un rouquin désoeuvré
Garde des ombres à fort céleste

Voilà maintenant trois semaines que Wulf ne s'était pas arrêté à un lieu civilisé : quand on lui avait dit que fort Céleste était un trou paumé, il n'avait pas cru que c'était à ce point ! Et maintenant, son cheval fatiguait, alors qu'il marchait à côté pour lui épargner le poids d'un cavalier : arriver épuisé à fort Céleste sans savoir si on y allait trouver un gîte, c'était une chose, tuer son cheval pour arriver là bas, c'en était une autre. Ce voyage aura au moins eu le mérite de remplir un peu sa carte qu'il complétait au fur et à mesure : il ne s'était après tout, jamais avancé aussi loin dans la chaîne des dorsales de givre, après tout.
Mais quand il était arrivé au sommet d'une des montagnes, il avait vu le fort : il portait bien son nom, étonnamment gracieux face à la rudesse du climat, gris et haut comme les reliefs qui s'élevaient autour de lui. Wulf adorait cela, à Férelden : la rudesse du vent, les trésors cachés qui s'y succédaient, comme cette forteresse, épargnée aux yeux de tous, jusqu'à ce que l'inquisitrice y mène ses troupes.
Et quelles circonstances avaient menées une organisation aussi jeune que l'inquisition dans un lieu si parfait pour eux ? Le garde des ombres ne s'épargnait pas de questions alors qu'il traversait au pas le pont pour parvenir aux forts. C'était un de ses collègues qui lui avait conseillé de rejoindre l'inquisition : et étant donné l'avis de Wulf sur Corypheus, l'idée lui avait semblée excellente ! Deux lames de plus pour trancher la gorge des engeances, c'était typiquement le genre de cause qui avait fait enrôler Wulf. Et si tout ce passait comme il l'escomptait, le rouquin pourrait repartir sur les routes après que cette histoire d'archidémon soit réglée. Plus facile à dire qu'à faire, bien évidemment.

Passant les immenses grilles de fer, le garde des ombres regarda autour de lui : l'inquisition avait l'air de s'organiser. Quelques commerçant à sa droite, une infirmerie de fortune aménagée devant lui, c'était un véritable campement improvisé qui semblait être en bonne voie ! Peut être bien que d'ici quelques années, cette crête de montagne ne sera plus aussi perdue qu'auparavant, si l'inquisition subsiste à Corypheus. Wulf était du genre optimiste pour cette arrivée au cœur du fort. Il avança un peu dans la cour et repéra une écurie à sa droite. Il y alla et déposa son cheval, s'en occupant le plus soigneusement possible : sans avoir d'attachement particulier pour la bête, il savait que c'était grâce à la collaboration entre le cavalier et le cheval que l'on arrivait à bon port. Surtout qu'ils chevauchaient ensemble, le cheval et lui, depuis les marches solitaires.

Après s'être occupé de son compagnon de route, il revint à la porte principale, hésitant sur l'endroit où aller : devait il se déclarer à un quelconque superviseur ? Poser ses affaires (qu'il portait maintenant dans un sac de toile brune sur son dos) ou s'en référer à un autre garde des ombres déjà présent sur les lieux ?

Se demandant ce qu'il devait faire, il héla un soldat à l'air empressé :

Excusez, je voudrais savoir...

Mais il n'eut même pas le temps d'énoncer la fin de sa question, que le gars s'en était déjà allée. Grognant comme un ours mal léché, Wulf se tourna vers le haut du château, engloba du regard tout le fort avant de commencer à se diriger vers l'escalier : peut être trouverait il de l'aide ? Ou du moins, des réponses à ses question ?

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Posté Dim 4 Fév - 15:43
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

Arrivée d'un rouquin désoeuvré


Le soleil s’était levé depuis longtemps. Il flirtait par une fenêtre dans la pièce en bois, réchauffait ceux ou celles qu’il trouvait dans son sillon. Parmi eux, tous relativement rangés autour d’une même table, était affalé contre celle-ci une figure à la moustache familière. Il fallait dire que la veille avait été riche en divertissement, une petite Grâce Perfide qui avait tourné à une immense beuverie. A l’origine jouant avec de l’argent, les parties finirent par forcer le perdant à boire quelconque alcool fort, et chacun en avait eu pour sa dose.

L’espèce de chaleur produite par le rayon de lumière fronça ses sourcils. Dorian se redressa quelque peu tout en se frottant un œil nonchalamment. Lentement, il regarda tout autour de lui, comme s’il cherchait à comprendre où il était, mais surtout avec qui. Un de ses compagnons de beuverie dormait à moitié sur lui, tandis qu’il prenait appui avec astuce contre la table et le mur. Les bouteilles étaient cumulées sur la table, ainsi que les cartes, et .. seulement les cartes. Les gens aussi. Il se serait volontiers rendormi si ce somptueux cri de l’enfer n’avait pas percuté son oreille.

PAVUS !!!!

Cela ne réveilla pas que l’interpelé, par ailleurs. Le premier regard que croisa le thaumaturge fut sans surprise le tenancier, qui les regardait en ricanant, et le deuxième fut plus que réjouissant. Deux personnes se situaient dans l’encadrement de la porte, les bras croisés, et comment ne pas deviner qui ils étaient. Relativement précipitamment, Dorian se leva de sa place tout en s’étirant, les yeux clos.

C’est dire si ma journée commence bien .. Quoi, encore ?

Le père s’avança vers le Tévintide et l’attrapa alors par le col. Bien rapidement, Dorian raffermit ses positions comme il put, ayant par réflexe attrapé l’elfe de la même manière.

Je ne répéterai pas ma question : où est-elle ?!

… Qui ça ?

NE FAITES PAS L’EMPOTE AVEC MOI !

… Ooooh, Mireï ?

Le père roula des yeux et le lâcha avec tant de force que Dorian ne put que se rattraper sur la table qui se trouvait derrière lui. Les sourcils froncés et déjà de mauvaise humeur dès le matin, le thaumaturge se redressa un peu mieux. Mireï .. Elle était avec lui la veille, non ? Pourtant, elle n’était pas autour de la table… Ah.

Dorian épousseta un peu ses vêtements, réarrangea sa coiffure pour ressembler un minimum à quelque chose et, alors que les parents sortaient de la taverne, il les rattrapa au pas de course.

Attendez ! Que se passe-t-il, ici ?!

Vous, vous avez déjà grillé votre chance depuis longtemps ..

Non mais sérieusement. Il lui est arrivé quelque chose ? Parce que d’aussi loin que je me rappelle de la veille, elle n’était pas avec nous.

Autant jouer sur le bluff, peut-être que cela marcherait. Il regarda Dorian de la tête aux pieds, puis soupira, et s’approcha de lui avec un poing menaçant redressé.

Tout ça, c’est arrivé à cause de vous .. Mademoiselle veut maintenant prendre ses libertés, nous désobéir et faire ce qui lui chante.

En même temps, si vous permettez, vous êtes trop exigeants avec elle. Si vous la laissiez respirer –

Il va encore m’apprendre comment élever mes enfants, aussi ?!

La mère demanda discrètement à son conjoint de garder son calme, puis se tourna vers le nécromancien sans ce regard méprisant mais discret qu’elle lui lançait d’habitude. Une mère s’inquiétait toujours pour ses enfants, apparemment.

Mireï a disparu. Nous pensions la trouver avec vous, mais apparemment elle n’était pas là non plus, et pour tout dire, nous ne savons pas tellement quoi faire .. Vous devez nous aider à la retrouver !

Quoi, lui ?! Nous aurons meilleur temps de demander aux gardes du fort.

Personne n’avait réellement prêté attention à ses paroles. Le thaumaturge réfléchissait sur sa location, mais il connaissait trop bien Mireï pour envisager qu’elle eût déjà quitté Fort-Céleste. Ce n’était qu’une question de temps, plutôt. Mais La petite rouquine n’avait tout de même pas envisagé de filer ! Bon, peut-être que de temps à autre, Dorian n’était pas tant une bonne influence, mais pas à ce point.

Ce fut sur un pas décidé malgré le réveil peu en douceur que le thaumaturge quitta la taverne. Elle devait tout bêtement se cacher en attendant le bon moment en tout cas. Mais où vraiment chercher ..

◊◊◊

Dans les escaliers menant vers la partie du fort la plus basse, qui menait tout bêtement à la sortie, sur un pas léger, une petite et fine silhouette encapuchonnée dévalait les marches au pas de course. Hélas pour elle ou non, complètement focalisée sur ses idées, elle n’aperçut pas – pourtant c’était assez compliqué de le rater – cet homme qu’elle percuta relativement violemment. Cela l’entrava dans sa course, se rattrapant comme elle pouvait, c’est-à-dire assise sur les marches. La jeune adolescente se frotta la tête, confuse, et tenta de balbutier quelque chose.

O-oh, je suis vraiment désolée, je voulais pas ..

Elle s’interrompit, alors que son regard remonta vers l’homme qu’elle avait osé percuter. Sa présence l’intimidait pas mal, à vrai dire. Se faisant toute petite, elle se releva timidement en rabattant un peu mieux sa capuche sur sa tête.

E-enfin, désolée du dérangement ..

Complètement gênée, Mireï n’osait plus vraiment bouger face à lui. L’elfette rousse constata cependant que ce curieux arrivant semblait déboussolé.

Vous .. venez d’arriver ? Je ne vous ai jamais croisé par ici ..


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Posté Dim 4 Fév - 18:31

Wulf marchait tranquillement, pensif. Il déambulait de la manière précise qu'on les gens qui déambulent sans réellement savoir où ils allaient. Regardant à droite, à gauche, pour essayer d'observer un peu mieux les lieux (c'était un jardin, qu'il apercevait au loin, à gauche ?), il commençait à monter les marches quand son regard se déporta en face de lui, et ... il n'eut que le temps d'apercevoir ce qui allait se passer avant qu'une tornade rouquine à capuchon le percute violemment. Evidemment, Wulf étant Wulf, il resta planté fermement sur ses deux pieds, ne bougeant pas d'un pouce, regardant avec curiosité la jeune fille qui tomba à la renverse sur les marches.

Honnêtement, il eut un sacré coup au cœur : cheveux roux, oreilles pointues, environ seize, dix sept ans... Elle semblait être le fantôme retrouvé de sa fille décédée. La gorge nouée, Wulf tendit sa main pour aider l'adolescente à se relever, mais le choc l'ayant tétanisé, la rouquine était déjà sur ses deux pattes. Il ne pu s'empêcher de la dévisager plus ou moins discrètement : elle avait le visage plus fin que sa fille, et le nez plus aquilin. Mais la coïncidence avait plutôt remué le tempête. Aujourd'hui, sa fille aurait seize ans et demi... La rencontre impromptue sur les marches des escaliers lui sembla aussitôt devenir crève cœur : il resta figé, se demandant si sa fille aurait ressemblé à cela à cet âge là, si les deux jeunes filles auraient été amies. La distinction la plus importante restait les oreilles pointues : si l'inconnue avait rabattu son capuchon avec un certain empressement, Wulf avait tout de suite détecté des oreilles purement elfiques, tandis que celles de sa fille était un peu moins longues, révélant son sang mêlé.

O-oh, je suis vraiment désolée, je voulais pas ..

La jeune fille avait vraiment l'air désolée, et Wulf était tout à fait conscient qu'il avait l'air d'un croisement d'ours, de soldat mal léché, et de sauvageon. Tentant d'atténuer le malaise de l'inconnue, le rouquin offrit un sourire fin un peu gêné à la rouquine. Il se sentait pataud face à l'étrange rencontre, et ne pouvait que le camoufler avec son air assuré de garde des ombres : le masque se fissurait cependant.

E-enfin, désolée du dérangement ..

Reprenant ses esprits, le roux prit un air plus assuré et souhaitant briser définitivement les excuses inutiles de la jeune fille, il interrompit sa phrase pour conclure de sa voix rocailleuse et grave :

Y'a pas de mal, j'aurais du regarder en face de moi.

Son ton était définitif, le genre d'affirmation que peu de gens osaient remettre en cause. Il aurait vraiment du regarder en face de lui. puis, si la jeune fille voulait bien l'aider, il ressortirait plutôt gagnant de cette légère percutation. Et sur ce coup, ça l'arrangerait grandement. Il se demanda tout de même qu'est ce que la rouquine fuyait donc : son air empressé laissait penser qu'elle cherchait à se débarrasser de quelque chose. Mais Wulf était dans le genre discret, aussi il se tut, se contentant d'écouter la timide question de la demoiselle.

Vous .. venez d’arriver ? Je ne vous ai jamais croisé par ici ..

L'errance du garde des ombres avait l'air apparemment assez visible. Cela l'amusa un peu : il n'avait pas l'habitude d'avoir l'air égaré, lui qui avait trouvé un sens à sa vie dans la cartographie. Aussi il répondit avec un sourire flottant sur ses lèvres :

A l'instant, je ne sais pas encore très bien où me diriger...

Il jaugea un instant la jeune fille et après l'avoir regarder une nouvelle fois sans aucune gêne ni arrière pensée, il finit par formuler la pensée qui le titillait depuis qu'il l'avait percuté (la pensée pratique, évidemment, pas celle qui était personnelle).

Tu pourrais m'aider ?

Le tutoiement était venu de manière instinctive, en même temps, le parrallèle qu'il avait immédiatement fait avec sa propre fille ne l'aidait pas à vouvoyer l'inconnue. Tant pis : en soi, ce n'était pas anormal pour un homme de son âge.
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Posté Dim 4 Fév - 19:54
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

Arrivée d'un rouquin désoeuvré



Y'a pas de mal, j'aurais du regarder en face de moi.

Sa voix vibrait d’assurance, mais aussi d’un certain calme qui surprit Mireï. Il n’avait pas l’air méchant malgré son allure bien plus costaude. Seulement un peu perdu au milieu de tout ça. La petite récupéra un peu son souffle, d’une part à cause de la course, et de l’autre à cause de cette drôle de rencontre. Déjà qu’elle avait un don pour les premières impressions, mais alors là ..

Constatant qu’ils restaient effectivement bêtement droit comme les deux i de « idiot », face à face et sans un mot, Mireï tenta d’ouvrir un peu le dialogue. Les deux semblaient un peu à l’ouest, une première pour elle d’ailleurs.

A l'instant, je ne sais pas encore très bien où me diriger...

Curieuse, Mireï analysait ses traits. Ces grandes balafres qu’il avait sur le crâne étaient impressionnantes. Chose amusante, leur couleur de cheveux était quasi identique. Finalement, elle porta attention à son regard, perçant et émeraude. Il était bien différent du sien, d’un bleu clair et innocent. Il manquait beaucoup d’assurance, c’était vrai, mais en ce moment même, il était tout simplement émerveillé .. sans doute. Peut-être. Comment le savoir ? Il y avait quelque chose chez cette personne de rassurant, de chaleureux, de ..

Tu pourrais m'aider ?

A-ah !! J-je .. heu .. .. .. Dé --

Elle s’interrompit tout de même, se rappelant qu’elle venait tout juste de s’excuser. Elle n’allait pas faire ça toute sa vie, non plus. Complètement dans l’embarras, elle inclina la tête sur le côté, puis se gratta gentiment le bout du nez – un petit tic qu’elle avait quand elle était affreusement gênée – , tout en marmonnant pour elle-même.

Allez Mireï, reprends-toi, tu t’égares une fois de plus et c’est agaçant pour les autres ..

Elle inspira un bon coup pour souffler par le nez ensuite, histoire de retrouver un semblant de calme. Disons que la petite aux oreilles pointues n’était pas très à l’aise pour converser, encore moins avec des inconnus. Par chance, ou par hasard, elle n’avait pas oublié sa question.

Si je peux vous .. aider. Je .. pense que o-oui, c’est .. possible.

Elle aurait tellement aimé faire la forte tête et partir en courant, loin de Fort-Céleste, loin de ses parents, mais elle avait un sens inné de la gentillesse, et elle ne pouvait pas le laisser bêtement en plan. Cela dit, elle ne se risquerait pas à remonter. Pas sans avoir quelques problèmes sous le coude, comme ses parents qui la trucideraient sans doute. Honnêtement, Mireï hésitait cruellement ; elle ne pouvait plus revenir en arrière, mais elle ne pouvait pas le laisser là non plus.

Cela dit, la rouquine ne s’aperçut pas du silence qu’elle laissait dans la conversation, ni de l’angoisse qui déformait ses traits. Elle ne pouvait pas rester là. Ses parents allaient la tuer.

… Désolée .. Initialement j’étais assez pressée ..

La petite se ressaisit un minimum et prononça les paroles suivantes avec peut-être un poil plus d’assurance, même si parler d’assurance pour une personne autant timide qu’elle était ironique.

J-je vais essayer de vous aider, Messerah ! Vous .. cherchez quelque chose ? .. Bon sang, bien sûr qu'il cherche quelque chose, s'il pose la question .. mais quelle empotée ..

Après un petit temps, elle réalisa qu’elle ne s’était même pas présentée. Un vent de panique effleura son visage, alors qu’elle retirait lentement sa grande capuche. La jeune fille tendit une main frêle vers son interlocuteur, dans la plus grande des simplicités.

A-au fait, je m’appelle Mireï Camie ! ..

Plus elle parlait, plus elle s'emmêlait les pinceaux. Et là, elle regrettait tellement de ne pas avoir laissé sa capuche sur la tête, au moins elle aurait eu quelque chose pour cacher sa petite honte. La petite avait tourné au rouge de confusion, et sa main toujours en place tremblait toujours plus. Là, elle ne savait plus tellement quoi faire. Complètement perdue, une envie de pleurer lui était montée aux yeux, envie qu'elle ravala avec plus ou moins de facilité. Elle se serait bien excusée pour la millième fois d'être une empotée, mais honnêtement, il avait sans doute mieux à faire que d'écouter une fillette s'excuser pour tout et pour rien. La petite se tut, le regard prenant les jambes à son cou pour fuir loin d'ici ; elle fixait les marches de pierre, absolument tout sauf à l'aise. Elle avait plus l'impression de le déranger qu'autre chose.

Décidément, quelle empotée ..


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Posté Dim 4 Fév - 20:44

Lorsqu'il demanda son aide à la demoiselle, il eut l'impression de la perdre encore plus : elle semblait perdre ses mots aux fur et à mesure qu'il parlait. Il avait rarement rencontré de jeunes personnes bégayant autant sans être totalement bègue. Il se demanda un instant s'il n'était pas encore plus imposant qu'il ne le soupçonnait.

A-ah !! J-je .. heu .. .. .. Dé --

Les bégaiements de la jeune fille semblait écrire en grand au dessus de sa tête "TIMIDE", aussi Wulf prit un air patient et attendit que la rouquine termine de formuler ses pensées. Il continuait de la regarder avec attention mais sans la presser de répondre. Il savait d'expérience que laisser aux timides le temps de terminer leur phrase était une bonne manière de communiquer avec eux. Lui même était plus introverti que timide, mais il avait quelques souvenir de son enfance, où discuter avec un adulte (un soldat de surcroît) pouvait être relativement compliqué. Même si ce n'était pas à ce point là.
Quelques marmonnements se firent entendre, comme une manière de se parler à soi même, ou encore de déstresser. Le roux pu enfin prendre un peu de recul face aux souvenir de sa fille si effrontée : distinguer l'inconnue de Niniel lui permettait de prendre comme une bouffée d'air face à son passé.

Si je peux vous .. aider. Je .. pense que o-oui, c’est .. possible.

Heureux de trouver de l'aide, il se détendit un peu : fort Céleste était un peu intriguant et confus pour un nouvel arrivant. Tout le monde semblait vaquer à ses occupations avec un air déterminé, et Wulf n'était pas une grande gueule qui s'imposait face à quelqu'un d'occupé.
Percevant la gentillesse de la jeune demoiselle, il remarqua aussi comme une gêne, comme si elle avait peur de regarder en haut des marches. Wulf y jeta un coup d’œil, intrigué, avant de reporter son attention vers la jeune fille, n'ayant rien vu qui capte son attention.

… Désolée .. Initialement j’étais assez pressée ..

Sans jeter un nouveau coup d'oeil en haut des marches, l'impression de Wulf était confirmée : elle fuyait quelque chose, probablement même quelqu'un. Il se demanda ce que cela pouvait être : elle était une elfe, peut être craignait elle un employeur ? Après tout, si Férelden n'était pas une nation esclavagiste, le peuple elfe était parfois traité très durement. Sa femme, d'ailleurs, évitait les villes et les endroits trop occupés par l'homme (même si ce n'étaient que des broutilles face aux outrages qu'elle avait subi à Tévinter).

La grande différence entre sa femme, sa fille et la jeune inconnue, c'était la présence de tatouages : trois cercles jaunes sur son front, c'était le genre de décorations que les elfes de Tévinter n'utilisait pas. Il pouvait en déduire qu'elle était soi dalatienne, soi elfe citadine, mais qu'elle ne venait pas de l'empire.
Le contraire l'aurait étonné, ceci dit : lui qui avait épousé une femme tévintide et qui avait déjà visité quelques ports de l'empire savait que ce pays n'était pas aussi diabolique qu'on le prétendait. Mais il était à peu près sur que l'inquisition n'était pas suffisamment progressiste pour accueillir de l'aide de quelques tévintides.

Il n'avait certainement pas envie de créer des problèmes à la jeune elfe en tardant trop dans sa réponse, aussi il lui proposa, tentant de l'arranger :

Tu veux qu'on s'éloigne un peu ?

Il ne souhaitait pas avoir l'air louche ou mal intentionné, mais si elle habitait ici, elle pouvait les diriger vers un lieu à l'écart de ceux qu'elle craignait.
Elle continua, affirmant sa réponse d'aide :

J-je vais essayer de vous aider, Messerah ! Vous .. cherchez quelque chose ?

Il se frotta l'arrière du crâne, remuant ses cheveux aussi roux que ceux de la jeune fille et répondit immédiatement (il ne voulait pas lui faire perdre du temps) :

Je cherche quelqu'un à qui je peux déclarer ma venue, et mon aide à l'inquisition... Un garde des ombres de préférence.

De manière un peu imprévue, comme passant du coq à l'âne, la jeune demoiselle se présenta :

A-au fait, je m’appelle Mireï Camie ! ..

Les yeux de Wulf furent comme immédiatement tristes : dans d'autres circonstances, il n'aurait même pas relevé cette similitude de consonance, mais dans des telles circonstances... Elle enleva sa capuche, dévoila son visage et ce fut comme un énième coup porté au cœur : leur couleur de cheveux était exactement la même, mais Mireï avait les yeux bleus alors que lui les avait verts (et sa défunte fille, marrons). Mireï, Niniel... Les deux prénoms tournaient dans sa tête, et une boule de tristesse s'installa dans sa gorge. Il cacha son trouble derrière un sourire tranquille.
Tendant la main, il serra délicatement la paume blanche de l'elfe contre ses phalanges calleuses.

Wulf Varatarg.

Les présentations étaient douloureuses, mais le garde des ombres tentaient bravement d'avoir simplement l'air amical. Cela faisait des années, et il n'avait toujours pas fait le deuil de sa famille.
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Posté Dim 4 Fév - 21:45
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

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Ce qui la touchait était qu’il faisait tout son possible pour essayer de la mettre un tant soit peu à l’aise. Il n’y avait que Dorian qui avait vraiment essayé la même stratégie ; il la brusquait seulement un peu pour qu’elle dise clairement ce qu’elle avait à dire. C’était quelqu’un qui se souciait un minimum de sa personne, de comment elle allait .. enfin, elle parlait d’un inconnu dont elle ne savait même pas le nom.
Tu veux qu'on s'éloigne un peu ?

H-heu .. ça devrait aller.

Elle devait vraiment le déranger pour rien. Encore une énième excuse qu’elle ravalait. L’espèce de discussion continuait bon gré ou malgré elle, mais il était patient. Son père l’aurait bousculée au moins deux ou trois fois s’il avait droit à la même discussion. Mireï souffla, comme pour se redonner un semblant de courage.

Je cherche quelqu'un à qui je peux déclarer ma venue, et mon aide à l'inquisition... Un garde des ombres de préférence.

Elle ne répondit pas tout de suite, occupée à soudainement réfléchir. Qui pourrait bien l’aider.. Sans doute les grands chefs de l’Inquisition, mais aucun d’eux n’était garde .. La rouquine roula son doigt autour d’une tresse pendant qu’elle y pensait avec sérieux.

Un garde, vous dites ? Mmh ..

Et là, elle se rendit compte qu’elle ne s’était pas présentée. Alors, précipitamment, elle introduisit sa personne, continuant de se traiter d’empotée parce qu’elle galérait même à énoncer un simple prénom. Son attention fut ramenée sur la main qui serra la sienne, sans force particulièrement contraignante, juste ce qu’il fallait. En douceur. Ses yeux ébahis autant que confus remontèrent vers ceux de son interlocuteur.

Wulf Varatarg.

E-enchantée, ser Wulf ! .. Heu .. O-oui ! Il vous faut u-un garde ..

La jeune elfette tenta de conserver son calme, puis reprit ses réflexions .. tout en oubliant de lâcher sa main. Confuses, elle s’exécuta rapidement et camoufla sa mimine sous sa cape. Décidément…

A-ah, je suis vraiment désolée, ser Wulf .. U-un garde se trouve à Fort-Céleste, je c-crois .. Il s’appelle Blackwall, il devrait être en mesure de vous aider. J-je crois qu’il se trouve du côté des écuries .. ? C’est possible .. j-je ne sais pas trop ..

Son regard inquiet retourna vers le sommet des marches. Elle s’attendait réellement à ce que ses parents débarquent à un moment donné. Elle ne sentait même plus la douleur de ce cœur qui mitraillait à cause de la panique. Elle essayait quand même de partir de là, s’ils la retrouvaient … Cela dit, ce petit arrêt avec Wulf lui laissait le temps de vraiment y penser : était-ce vraiment une bonne idée ? Ou alors, remarqueraient-ils même son départ ? Elle ne savait pas trop.

Sinon, vous pouvez monter .. Dame Joséphine, dame Léliana ou ser Cullen devraient pouvoir vous aider. J-je pense .. qu’il suffirait de les demander d-directement en haut ..

Puis lui parvint l’écho d’une voix provenant d’en haut. Un cri. Son pouls monta encore d’un autre cran. Qu’allait-elle bien pouvoir faire ? Ca y est, son père allait la tuer ..

Mais ce fut un tout autre regard qu’elle aperçut du sommet des escaliers. Un regard attentif qui observait tout autour de lui, qui observait la basse-cour de loin, de très loin, puis qui se posa sur elle, s’écarquilla l’espace d’un instant, avant de se refermer. Il ne cria plus, il se contentait de dévaler les marches à grande vitesse et d’accourir à elle. Le seul réflexe qu’eut la jeune fille fut de s’être retournée et d’avoir reculé de quelques bons pas, juste assez pour se cacher derrière le grand Wulf, qui sans doute n’avait rien demandé.

Vishante kaffas .. te rends-tu compte qu’on te cherche partout, actuellement ? Ils sont morts d’inquiétude !

N’exagérez pas tant que ça, ser Dorian ..

Le thaumaturge plissa son regard, puis analysa l’espèce de mur protecteur qui se tenait face à lui avec attention. Un nouvel arrivant, il se souviendrait de son visage, sinon. Enfin, il n’avait pas le temps de se pencher sur ce détail pour le moment.

Mireï, je n’exagère rien du tout. … Hey, regarde-moi dans les yeux quand je te parle.

Et si je n’en avais pas ..

Mireï, la fuite n'est clairement pas une issue.

Pourrais-je savoir ce que vous faites là, plutôt ?!

Ce n'est pas en haussant le ton que ça va s'arranger. Qu'est-ce que toi tu fais ici ?

Le silence retomba. Mireï s’agrippait à la tenue de Wulf, cachant sa tête contre son dos. Elle n’osait plus vraiment bouger. Face à elle, ou plutôt face à eux, se trouvait un Dorian légèrement agacé qui essayait de conserver un semblant de calme. Le réveil n’avait pas été évident, et en plus ça. Son regard clair et aiguisé passa alors sur Wulf, conservant une mine sérieuse – ce qui, quand on connaissait le personnage, relevait à être simplement inquiétant.

Veuillez l’excuser, c’est un peu difficile pour elle ces derniers temps. Mais avant toute chose, à qui ai-je l'honneur ?

Ser Dorian, laissez-le, i-il n’a rien fait de mal.

Là n’est pas la question, je veux savoir à qui j’ai affaire.

Son ton était plus léger malgré son manque de sourire. Clairement, cette journée n’était pas la sienne. Autant essayer de limiter les dégâts du mieux qu’il pourrait le faire. Ce qui était déjà très mal parti. Mais Dorian comptait bien comprendre la situation, même s’il n’était vraiment pas d’humeur. Une ombre d’agacement entourait ses mots, sans doute pas dans le sens qu’il aurait espéré l’employer.

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Posté Dim 4 Fév - 23:06


Après avoir répondu à sa poignée de main, la jeune fille commença à prendre une mine sérieuse, réfléchissant de façon visible à la demande qu'il lui avait faite. Il sentait étrangement que ses précautions pourtant naturelles de sa part semblèrent ébahir la jeune demoiselle. Cela lui mit du baume au cœur d'aider ainsi une elfe comme cela, dès son arrivée ; déjà, les bégaiements se faisaient moins fréquents, il voulait y voir le signe d'un début de confiance. Et cela l'inquiétait, aussi d'avoir ainsi envie d'obtenir la confiance d'une jeune elfe simplement parce qu'elle ressemblait à sa fille.

. Heu .. O-oui ! Il vous faut u-un garde ..

Elle oublia de lâcher sa main, ce qui tira un sourire amusé au garde qui la vit devenir rouge pivoine alors qu'elle se rendait compte de son étourderie. Elle semblait sans cesse confuse, et Wulf se demanda vaguement si la jeune fille n'était pas fatiguée d'être constamment bégayante et sur ses gardes. Elle remit son capuchon sur la tête, et le roux prit conscience que cette cape était une véritable carapace pour la jeune fille.

A-ah, je suis vraiment désolée, ser Wulf .. U-un garde se trouve à Fort-Céleste, je c-crois .. Il s’appelle Blackwall, il devrait être en mesure de vous aider. J-je crois qu’il se trouve du côté des écuries .. ? C’est possible .. j-je ne sais pas trop .. Sinon, vous pouvez monter .. Dame Joséphine, dame Léliana ou ser Cullen devraient pouvoir vous aider. J-je pense .. qu’il suffirait de les demander d-directement en haut ..

Wulf écouta attentivement les réflexions de Mireï : le nom de Blackwall lui disait vaguement quelque chose, mais il n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer cet homme. Quand aux autres patronymes donnés par l'elfe, celui de Cullen et de Lélianna lui étaient connus de réputation. Il n'était cependant pas sur d'avoir envie de croiser la seconde, d'après les ouï dire, c'était typiquement le genre de femme qui lui foutait froid dans le dos.

Vishante kaffas .. te rends-tu compte qu’on te cherche partout, actuellement ? Ils sont morts d’inquiétude !

Le "Vishante Kaffas" le fit se retourner très rapidement : l'insulte résonnait étrangement à ses oreilles, et l'injure tévintide couplée à la jeune elfe qui se cacha dans son dos, il se demanda un instant si le destin avait envie de le voir rentrer sur les côtes orageuses pour sangloter de désespoir. Cette insulte, sa femme Létiah la proférait lorsqu'elle sortait de ses gonds : ses joues rosissaient alors légèrement, ses cheveux se décoiffaient, et soit Wulf courrait pour échapper à son courroux, soit il l'observait abattre ses foudres sur un autre pauvre malheureux. C'était aussi un de ces moments, où l'apprentissage du tevene passait par la case "insulte".

Il regarda le nouvel arrivant : visiblement, le rouquin aurait du tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. C'était un pur produit tévintide qui se trouvait en face de lui : apparence soignée, vêtements de qualité, bouquin accroché à la ceinture... Un mage tévintide ? L'inquisition commençait à devenir sacrément surprenante. Le gars en face de lui aussi, par ailleurs : peu de mage à Tévinter partait du confort de l'empire pour stopper un type comme Corypheus. Quand à ceux que le tévintide désignaient comme "inquiets", Wulf commençait à soupçonner l'histoire de famille.

Il écouta tranquillement le dialogue échangé entre l'elfe et le brun : visiblement ces deux là se connaissaient bien. Le garde des ombres pouvaient même déduire que le brun était allié à la rouquine face à des parents peut être compliqués.

Le mot "fuite" par contre, le fit tilter : il jeta un regard curieux derrière son épaule, se demandant ce qui conduisait une jeune fille comme Mireï à fuir ses parents jusqu'à... fuguer ?
Au final, le tévintide semblait plutôt irrité face à une demoiselle moins bégayante face à lui que face aux roux. Ce dernier voulait bien continuer de faire rempart de son corps, mais il pensait sérieusement à fondre sur place face à un tévinter au même accent que sa femme et à une demoiselle beaucoup trop similaire à Niniel.

Veuillez l’excuser, c’est un peu difficile pour elle ces derniers temps. Mais avant toute chose, à qui ai-je l'honneur ?

Le garde des ombres n'eut pas le temps de se défendre face à l'instinct protecteur de mage un peu trop agacé pour son goût, que la jeune fille répliqua, prouvant une nouvelle fois que si elle était timide, elle ne manquait pas de courage.

Ser Dorian, laissez-le, i-il n’a rien fait de mal.

Là n’est pas la question, je veux savoir à qui j’ai affaire.

Wulf devina qu'après avoir observé l'échange entre les deux... amis ? Alliés ? c'était à présent à son tour de se dévoiler un peu, rassurant l'un par son identité et la seconde par son calme.

Wulf Varatarg. Je suis garde des ombres, je viens proposer mon aide.

Sa réponse était succincte, mais il n'était pas un grand bavard. Puis après tout, que pouvais il dire de plus ? "C'est marrant, quand vous jurez, vous me faites pensez à ma femme". Hors de question

Tout en se présentant, il se permit de jauger de manière plus consciente le nouvel arrivant : cheveux bruns courts, teint un peu sombre, et ... une moustache telle que l'on n'en faisait pas à Férelden. Le tout était plutôt charmeur.
Mais si il y avait quelque chose que le mariage avait appris à Wulf, c'est qu'il était de mauvais ton de mettre un mage en colère. Même un mage guérisseur, comme l'était sa femme.

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Posté Sam 10 Fév - 0:01
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

Arrivée d'un rouquin désoeuvré


A son accent, Dorian devina sans peine que le grand rouquin était un bon et fort Féreldien. La présentation lui sembla trop briève et militaire à son goût, on aurait dit le commandant coincé Rutherford. Il semblait tendu. Le thaumaturge continuait son analyse avec attention, les bras croisés sur sa poitrine.

Eh bien dans ce cas, je suis ravi de faire votre connaissance. …Mireï, lâche-le, enfin.

Je .. n’ai pas envie d’y retourner ..

Ça, je pense l’avoir compris. Mais imaginons que tu partes vraiment, où irais-tu ensuite ?

La petite rouquine garda le silence, restant toujours cachée derrière Wulf. Le thaumaturge avait raison, mais de le dire serait un sacré coup dur.

Sans parler que dehors, partout même, c’est un petit peu légèrement le chaos. Entre la guerre mages-templiers, les engeances, les Venatoris, .. Si tu ne cherches qu’à mourir, il y a des moyens plus simples !

Cela ressemblait à un reproche, un très grand reproche. Il la sermonnait comme si un père avait surpris son enfant en train de faire une bêtise. Mireï avait baissé la tête, sa langue officiellement tranchée. Dorian, lui, semblait davantage irrité. La seule chose qui pourrait trahir cette façade serait cette pointe d’inquiétude qu’il avait dans le ton de sa voix. Le Tévintide souffla du nez tout en se pinçant l’arête de celui-ci. Il était en train de gronder Mireï, quand même. Il leur faudrait presque un meilleur décor pour discuter. La taverne était en haut, et le risque de croiser les parents de Mireï n’étaient qu’immenses. Alors autant rester dans les parages. Peut-être que de passer dans les écuries serait une bonne chose. Dorian jeta un dernier regard au sommet des escaliers, puis tapota la tête de Mireï.

Bon, viens. Allons discuter du côté des écuries, j’ai l’impression d’avoir raté un gros épisode.

Son regard clair s’attarda quelque peu sur l’homme à la moustache flamboyante, et rien que cette pensée arracha au thaumaturge un sourire en coin. Décidément, il faisait de drôles de rencontres, quoique appréciables.

Si vous voulez venir, je suppose que cela ne dérange personne.

Mireï se décala finalement de derrière Wulf et, timidement, se rapprocha du nécromancien. Elle n’avait pas tant envie de se retrouver à nouveau face à ses parents, alors autant bifurquer vers les écuries, d’autant plus que Blackwall s’y trouvait généralement, donc cela ferait une pierre deux coups. La petite elfette se tourna alors vers le Garde avec un léger sourire aux lèvres.

… Venez d-donc .. P-peut-être pourrions-nous y trouver ser Blackwall !

En tout cas, Dorian s’était mis en route. Il avait raté un bien grand épisode, certes, mais il comptait bien comprendre ce qui se passait. Le Tévintide pénétra donc les écuries, rapidement suivi de Mireï. Sans un mot échangé, ils se dirigèrent dans un coin relativement reculé dans la salle de bois et de paille, la petite regardant par une fenêtre et le thaumaturge s’appuyant contre la paroi en croisant les bras.

Pas de signe de Blackwall en tout cas .. Bon, c’est quoi l’histoire Mireï ?

L’interpelée ne bougea nullement son regard du point qu’elle fixait. D’un côté, le regarder droit en face lui ferait perdre ses moyens, elle commençait à connaître ses limites.

S-ser Dorian, vous .. vous rappelez-vous de cette première partie de Grâce Perfide, avec .. la sœur, la Garde, le ..

Ah, oui, je m’en souviens. … Attends, tes parents sont ..

Ils m’avaient surtout vu rentrer .. le lendemain.

Ah. Le thaumaturge souffla du nez, le regard toujours rivé vers la petite Mireï qui commençait sérieusement à accumuler les problèmes à cause de lui. Après un petit instant de silence, Dorian soupira, observant également par la fenêtre.

Je crois comprendre pourquoi ton père ne peut absolument plus me voir. Enfin .. Que comptes-tu faire, maintenant ? Je sais que ce n’est que mon avis, mais de filer comme ça en douce n’est pas la bonne solution.

Et quelle option me reste-t-il encore ? D-dites-le-moi !

Kaffas, Mireï ! Tu t’écoutes parler cinq minutes ?!

A ce moment-là, le regard clair du Tévintide se posa sur le Garde, comme s’il cherchait quelconque soutien dans cette discussion sans réel sens. Comme s’il avait besoin de justifier sa prise nette de position.

Non mais dites-lui quelque chose ! Elle ne va tout de même pas tout abandonner sur un coup de tête !

Parce que ce n’est pas ce que v-vous avez ..

Mireï Camie !!

Un silence survint à nouveau. Le regard de Dorian s’était aiguisé. Il fallait dire qu’il n’appréciait pas premièrement qu’on le contredise, mais surtout qu’on se réfère à des choix qu’il fit effectivement. Enfin, il fallait croire que cette discussion se calma quelque peu. Chacun se regardait gravement.

Si je suis plus heureuse loin d-d’ici .. a-alors je partirai.

Et là, Dorian se figea. Son regard passa d’abord sur Wulf avant de retourner vers la petite. Non qu’il se vexa de cette remarque déplacée. Mais à la place, le thaumaturge conserva un sombre silence, avant de tourner les talons, comme pour quitter les lieux – et finalement, il y comptait bien.

Dans ce cas, arrête de geindre et pars.

A ces mots, le Tévintide se dirigea d’un pas rapide vers la sortie des écuries. Mireï, elle, ne se rendit pas pleinement compte de l’impact de ses paroles ; en revanche, elle savait que cela le contraria. Soudainement silencieuse et repliée, la rouquine tenta de se faire toute petite. Que venait-il de se passer, exactement ? Dorian venait de filer, en colère, et tout ça à cause d’elle. Des larmes de confusion lui montèrent aux yeux.

Que .. dois-je faire, maintenant .. ?

Elle s’assit alors, soudainement chancelante, écrasée par le doute désormais. La petite voulait partir, mais quelque chose la retenait encore à Fort-Céleste. Mais trop hésiter faisait bien souvent rater des occasions en or. Mais la réaction de Dorian lui serra le cœur. Confuse, elle décida finalement de laisser ses larmes rouler le long de ses joues empourprées de honte.

J-je .. ne sais plus ..

Dorian était resté simplement hors des écuries, pensif sur ce qui venait de se passer, mais encore accessible. Il remuait quelque peu les récents événements, mais officiellement, le voilà en colère, vexé, blessé par une telle maladresse.

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Posté Sam 10 Fév - 11:44
Eh bien dans ce cas, je suis ravi de faire votre connaissance. …Mireï, lâche-le, enfin.

Je .. n’ai pas envie d’y retourner ..

Ça, je pense l’avoir compris. Mais imaginons que tu partes vraiment, où irais-tu ensuite ?

C'est bien ce que Wulf avait imaginé : le rouquin était tombé en plein milieu d'une tentative de fugue de la part de la jeune elfe. D'où la crainte qu'elle avait que ses parents lui tombent dessus. Et celui qui ne s'était pas présenté, mais que Mireï avait nommé "Dorian" était probablement un ami à elle qui intervenait dans la situation compliquée qu'elle entretenait avec sa famille. Tout cela avait l'air d'être un sacré bazar, et Wulf se montrait plutôt réticent à poser son avis dans la situation. Mais la jeune fille l'avait visiblement adopté, et il mentirait en déclarant que cela ne le convenait pas. Il avait au final, plutôt envie d'aider l'elfe et tévintide.

Sans parler que dehors, partout même, c’est un petit peu légèrement le chaos. Entre la guerre mages-templiers, les engeances, les Venatoris, .. Si tu ne cherches qu’à mourir, il y a des moyens plus simples !

Et là, le brun à la (jolie) moustache avait gagné un point : à l'extérieur des murs sécurisant de fort céleste, c'était un sacré bordel en ce moment, Wulf lui même faisait gaffe en traînant ses guêtres dans tout Thédas...

Bon, viens. Allons discuter du côté des écuries, j’ai l’impression d’avoir raté un gros épisode.

Le garde des ombres s'attendait à être écarté de la partie, ce qui l'agaçait un peu, parce qu'il ne connaissait personne dans ce fort (et qu'il n'aimait vraiment pas être perdu), mais le brun l'interpella :

Si vous voulez venir, je suppose que cela ne dérange personne.

Si l'invitation en elle même donnait au voleur l'impression qu'il était une pièce rapportée vite fait tolérée, le sourire en coin du tévintide, et les quelques mots de la jeune elfe suffirent à la convaincre :

… Venez d-donc .. P-peut-être pourrions-nous y trouver ser Blackwall !

Si le garde des ombres de l'inquisition se trouvait à l'écurie, voilà qui lui oterait sérieusement une épine du pied ! Et puis... il était curieux de voir comment cette affaire allait se terminer. Puis partir sans demander son reste, ce serait comme refuser son aide à Mireï ou ne pas assouvir sa curiosité par rapport à la présence du tévintide à fort céleste. Impensable.

Aussitôt arrivé à l'écurie, il pu remarquer l'absence flagrante d'un quelconque garde des ombres sur les lieux, ce qui fut confirmé par le dit Dorian.

Pas de signe de Blackwall en tout cas .. Bon, c’est quoi l’histoire Mireï ?

Wulf tendit l'oreille, attentif aux informations donnés. Il prit même la peine de s'installer, s'adossant à une table en bois, croisant les jambes pour écouter avec concentration les deux... amis ?

S-ser Dorian, vous .. vous rappelez-vous de cette première partie de Grâce Perfide, avec .. la sœur, la Garde, le ..

Ah, oui, je m’en souviens. … Attends, tes parents sont ..

Ils m’avaient surtout vu rentrer .. le lendemain.

Le roux grimaça légèrement : ils étaient tous bloqués dans un fort où tout le monde pouvait se connaître et le père de Mireï réprimandait sa fille pour une soirée qui s'était rallongées ? Et elle avait, quoi... 16 ans ?

Je crois comprendre pourquoi ton père ne peut absolument plus me voir. Enfin .. Que comptes-tu faire, maintenant ? Je sais que ce n’est que mon avis, mais de filer comme ça en douce n’est pas la bonne solution.

Et quelle option me reste-t-il encore ? D-dites-le-moi !

Kaffas, Mireï ! Tu t’écoutes parler cinq minutes ?!

De manière plutôt étrange, le regard de Dorian se leva pour croiser celui de Wulf. Le garde des ombres nota que le tévintide avait des yeux assez indéfinissables : gris ? vert ?

Non mais dites-lui quelque chose ! Elle ne va tout de même pas tout abandonner sur un coup de tête !

Parce que ce n’est pas ce que v-vous avez ..

Mireï Camie !!

Là, Wulf sentit clairement que son intervention était demandée, peu importe le fait qu'il ne connaisse pas la situation précisément. Le garde se relâcha un peu, se détendant au fur et à mesure, comme il s'ouvrai au dialogue. De sa voix grave et rauque qu'il tenta d'adoucir pour la jeune fille, il s'adressa à elle en cherchant son regard.

Etant donné la situation en dehors de ces murs, je ne conseille à personne de voyager seul... Surtout quelqu'un qui ne sait pas se battre.

Lui même n'était pas un exemple puisqu'il voyageait seul, mais son regard affûté sembla jauger la rouquine : le tévintide avait totalement raison lorsqu'il dénonçait les dangers à l'extérieur.

Si je suis plus heureuse loin d-d’ici .. a-alors je partirai.

L'affirmation de la jeune fille était tout de même attristante, et le rouquin avait plutôt envie de la convaincre du contraire. Mais Serah Dorian avait l'air de s'y consacrer déjà pleinement.

Dans ce cas, arrête de geindre et pars.

Wulf grimaça à nouveau en observant l'homme sortir des écuries après sa douloureuse affirmation. Il n'était probablement pas loin, mais sa volonté de secouer la jeune fille était plutôt brutale, même si elle était compréhensible.
Le regard désemparé que l'elfe lui lança lui fit pousser un léger soupir. Il s'assit franchement sur la table pour croiser ses jambes en tailleur.

Que .. dois-je faire, maintenant .. ?

J-je .. ne sais plus ..


Lorsqu'elle se mit à pleurer, il lui tendit un mouchoir avec un air de compassion. Il n'était pas assez proche de la jeune fille pour la prendre dans ses bras, même s'il en avait envie. D'une voix ferme, il lui donna son avis :

Tu as le choix de faire ce que tu veux, n'en doutes pas... Mais rappelle toi qu'on a qu'une seule famille, et que l'abandonner derrière soi, c'est renoncer à quelque chose qu'on ne peux pas retrouver ailleurs.

Et le regard du garde des ombres est douloureux en disant ces paroles qui le touchait personnellement.
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Posté Sam 10 Fév - 13:05
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

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Mireï releva vers Wulf de grands yeux qui perlaient de confusion. Elle regarda un instant le mouchoir tendu, avant de timidement le saisir pour sécher ses larmes, bien qu’elles reviendraient presqu’aussitôt.

M-merci, ser Wulf ..

Puis sa tête s’inclina à nouveau vers le sol. Que pouvait-elle vraiment dire, là, maintenant. Avant, elle était décidée à partir, maintenant, elle ne savait plus. C’était typique de la rouquine : dès que quelqu’un jugeait son idée avec un œil réprobateur, elle l’abandonnait directement en pensant que c’était stupide. Evidemment, l’elfette aurait bien aimé se laisser aller une fois toute seule dans son coin, comme elle avait l’habitude de faire. Cela dit, elle ne se sentait nullement opprimée, ici, avec ce pauvre Garde qu’elle côtoyait depuis peu.

Tu as le choix de faire ce que tu veux, n'en doutes pas... Mais rappelle toi qu'on a qu'une seule famille, et que l'abandonner derrière soi, c'est renoncer à quelque chose qu'on ne peux pas retrouver ailleurs.

La famille. Elle savait que le sujet avec Dorian était sensible, lui ayant déjà posé une question sur les raisons pour un Altus Tévintide de traîner dans le sud. Soit il était déjà énervé à ce moment-là, soit de parler d’Alexius était encore un sujet également délicat, soit de parler de sa propre famille lui posait problème. Dans tous les cas, sa réponse eut été brève. En vrai, le thaumaturge préférait ne pas y penser et continuer de vivre pleinement.

La tête rousse de Mireï se redressa une fois de plus vers la seule personne encore présente en ces lieux, et une des rares en tout cas à écouter ses petites plaintes inutiles dont tout le monde se passerait bien.

S-ser Wulf ? J’ai une question à .. vous demander.

Déjà qu’initialement, elle peinait à dire d’une traite ses phrases, mais avec l’irrégularité de son souffle causée par ses petits sanglots, cela ne s’améliorait pas. Elle s’arrêta cependant, sans doute trop longtemps, se rendant compte soudainement que peut-être, ce genre de question ne se posait pas, après tout.

H-heu, je .. je comprendrai que vous ne vouliez pas y rép-pondre !

Malgré tout, elle se reprit, décidée à quand même le lui demander. Ce n’était pas le genre de question qu’elle pouvait poser à Dorian, et ce, pour des raisons évidentes.

Si vous aviez .. une fille, e-et que .. que vous appreniez que .. heu ..

Et elle pataugea dans ses mots, comme toujours. Mireï soupira, comme pour reprendre un peu son calme. Ce n’était jamais évident d’en parler, d’autant plus qu’elle n’en avait jamais réellement parler à quiconque, excepté son défunt frère et Dorian.

Et vous appreniez qu’elle .. possède des dons pour l-la .. magie .. comment réagiriez-vous ?

La magie. Quelque chose de fantastique, de merveilleux, un don inestimable ; tels étaient les mots de Dorian, qui ne comprenait pas comment l’on pouvait mépriser quelque chose d’aussi beau. Cela dit, ses parents étaient loin de penser de la même manière, surtout son père. Et elle ne pouvait pas le blâmer pour cela. Être un ancien esclave d’un Magister ingrat n’avait pas tant aidé que cela, alors s’il apprenait que sa propre fille possédait le même genre de dons… Il la tuerait sur place, cela était certain. Honnêtement, la petite Mireï ne savait tellement où se placer dans tout cela. La seule chose qu’elle se sentait capable de faire était de s’asseoir, d’observer et de pleurer de son impuissance. Elle savait l’importance de la famille, bien sûr ! Après tout, avant Fort-Céleste, la petite n’avait connu que cela. Cependant, elle sentait que de vivre comme elle l’entendait la détruirait, et elle était loin de souhaiter cela non plus.

Je connais déjà .. comment m-mes parents réagiront .. E-et je sais que j’ai meilleur temps de p-partir.

Désormais, elle fixait ses pieds, sans ajouter mot. Que pouvait-elle dire de plus, après tout. Cette partie de l’histoire n’avait pas tant été dite à Dorian, d’ailleurs. Mais elle redoutait la suite, elle savait que quelque chose allait arriver.

Si ça se trouve, ils .. se doutent de quelque chose .. E-et je ne sais pas trop quoi faire ..

Son regard glissa par la fenêtre, comme si elle cherchait quelqu’un depuis où elle était. Quelqu’un qu’elle trouva, d’ailleurs, en train de .. discuter avec ses parents. Elle s’écarta soudainement de la fenêtre, angoissée. S’ils la trouvaient ici, elle était officiellement morte. Son regard se posa alors sur Wulf accidentellement.

M-mes parents .. ils sont avec ser D-Dorian .. Créateur .. Q-que se disent-ils ? Que .. peut bien leur dire ser Dorian ? ..

Et elle s’assit à nouveau, les yeux grands ouverts fixant un point vague. Officiellement, elle était mal, et de ne pas savoir ce que pouvait bien leur dire Dorian ne la rassurait absolument pas. Mireï replia ses jambes et les encercla de ses bras, sur lesquels elle appuya son menton. Devait-elle filer, ou rester ? La question se posait toujours, mais avait plus de difficultés à réellement s’appliquer, maintenant qu’ils étaient aussi près.

Q-que faire .. ?


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Posté Sam 10 Fév - 13:43
Le jeune fille accepta le mouchoir avec un remerciement. Tête basse, elle semblait en pleine réflexion, troublée dans ses décisions et ses envies. Wulf ne connaissait pas précisément l'histoire familiale, mais lui même avait déjà fait une fugue un jour : plus pour attirer l'attention de son père qu'autre chose, il était tout de même allé jusqu'à Boscret avant de se rendre compte que personne n'irait le chercher. Il était rentré au bout de deux semaines, tête basse, pour se faire savonner par un père aux yeux douloureux.

Il sentait que son expérience pouvait aider la jeune elfette, et il savait que ce simple état de fait les rassuraient tout les deux, lui et sa consœur rouquine. La voir ainsi les yeux remplies de larmes, indécises et horriblement triste, cela fendait le cœur du garde des ombres.

S-ser Wulf ? J’ai une question à .. vous demander.

H-heu, je .. je comprendrai que vous ne vouliez pas y rép-pondre !


Face aux craintes de la jeune demoiselle, il balaya l'air d'un mouvement de main, comme pour encourager la rouquine à parler. Il se taisait alors qu'elle s'exprimait de manière hachée, entrecoupée par les sanglots qui secouaient ses épaules. Il souhaitait faire plus pour Mireï, mais il savait qu'en répondant à ses questions et en la conseillant, il faisait déjà beaucoup. Déjà, il essayait de lui laisser le temps de respirer et de parler : la jeune demoiselle semblait avoir beaucoup de choses à exprimer.

Si vous aviez .. une fille, e-et que .. que vous appreniez que .. heu ..

La respiration de Wulf se bloqua et son estomac partit mourir au niveau de ses talons. Il humecta les lèvres sèches et tordit ses mains en tentant plus ou moins vainement de reprendre contenance. Bon sang de bonsoir, il était arrivé il y avait moins d'une heure, il avait crée le schisme d'une paternité avec une elfette rousse qui lui rappelait douloureusement Niniel, et voilà qu'elle lui demandait de se positionner en tant que père.
Il se sentait retourné : il avait très envie d'allumer sa pipe et d'un verre d'alcool, ou quoi que ce soit qui puisse lui remonter le moral... "Si vous aviez une fille"... Si elle savait...
Tentant de cacher son émotion, il évita le regard de la jeune fille avant d'écouter la suite de la question :

Et vous appreniez qu’elle .. possède des dons pour l-la .. magie .. comment réagiriez-vous ?

Le roux se figea à nouveau, se demandant si un esprit facétieux s'amusait à le tourmenter par le biais de Dorian et Mireï. Il regarda attentivement la jeune elfe, comprenant enfin le sens de tout ses problèmes avec sa famille. Cette dernière conclut :

Je connais déjà .. comment m-mes parents réagiront .. E-et je sais que j’ai meilleur temps de p-partir.

Si ça se trouve, ils .. se doutent de quelque chose .. E-et je ne sais pas trop quoi faire ..


Le voix de Wulf se fit ferme tandis qu'il fronçait les sourcils pour répondre à la question de Mireï :

Si ma fille me déclarait avoir des dons magiques, je lui demanderais de chérir ce don précieux.

"Et d'éviter autant que possible les cercles"... Enfin, ça c'était le non dit, mais il soupçonnait qu'avec un tévintide en tant qu'ami, elle n'allait pas faire l'erreur de partir se jeter dans les bras des templiers, surtout en ce moment.

M-mes parents .. ils sont avec ser D-Dorian .. Créateur .. Q-que se disent-ils ? Que .. peut bien leur dire ser Dorian ? ..

Q-que faire .. ?


Wulf jeta un coup d'oeil à l'extérieur, alors que de manière visible, Mireï semblait perdre un peu le contrôle d'elle même. Wulf tenta de la rassurer :

J'imagine que tu peux faire confiance à Ser Dorian, n'est ce pas ?

Après tout, si le tévintide n'avait pas de problème pour la race de la jeune fille, en tant que mage (allez, il était mage, c'était obligé, avec des vêtements tévintides aussi luxueux !), il était après tout le mieux placé pour venir en aide à Mireï.
Il se leva de la table avant de jeter un coup d'oeil à l'extérieur : il y avait le père et la mère de Mireï, au moins la jeune elfe avait la chance d'avoir ses deux parents, peut être que l'un était moins sévère que le second.

Te sens tu le courage de les confronter ?

Sinon, il pouvait l'aider à se cacher, mais il avait dans l'idée que se cacher n'allait pas aider la jeune fille à prouver à ses parents qu'elle méritait plus d'indépendance : après tout, il était question de cela aussi, n'est ce pas ?
Si elle affirmait son caractère vis à vis de ses parents, peut être aurait elle suffisamment de force pour avouer ses dons de mage ? Le problème était que bien évidemment, à fort céleste, tout se passait un peu en huis clos.
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Posté Sam 10 Fév - 19:42
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

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Mireï avait senti son interlocuteur se crisper sous sa question. Et voilà, elle venait maladroitement d’ouvrir un sujet sensible. Alors qu’elle s’apprêtait à fondre en excuses sans en connaître réellement la raison, Wulf lui répondit enfin.

Si ma fille me déclarait avoir des dons magiques, je lui demanderais de chérir ce don précieux.

Et que répondre à cela. Cette simple affirmation lui semblait soudainement être comme une délivrance. Finalement, les mages n’étaient pas autant intolérés que cela dans le sud, il fallait croire. Mais pour le savoir, il fallait lire entre les lignes des généralités. Cela ne changeait pas la situation actuelle : Dorian était en train de discuter avec ses parents, et le Créateur savait ce qu’il était en train de leur dire. Mais Wulf semblait bien plus confiant qu’elle, même s’ils pensaient sans doute de la même manière.

J'imagine que tu peux faire confiance à Ser Dorian, n'est ce pas ?

J’aimerais .. beaucoup, oui ..

Là, le Garde se leva, ce qui redressa la tête de Mireï par la même occasion, les yeux plantés sur lui.

Te sens tu le courage de les confronter ?

Les .. confronter ?

Et elle n’avait pas besoin de parier pour savoir que Dorian le lui aurait dit la même chose. Elle pouvait presque l’entendre d’ici : « Ce n’est pas en fuyant les conflits qu’ils se règleront ! » A vrai dire, cette similitude de pensée l’amusa quelque peu. Mais si elle était prête à faire le pas ..

S-ser Dorian m’aurait dit la .. même chose. … avec .. plus d'insistance … .. Je ne sais pas trop ..

Son père était de nature assez violente, elle le savait d’avance. Mais d’un côté, elle devait prendre les choses en mains et faire un pas en avant. Elle était encore jeune, oui, et entêtée sans doute, mais surtout, elle était mage, et avec ses propres couleurs. Cela faisait sans doute trop longtemps qu’on ne faisait que de lui dicter les choses, comment elle devait penser ou agir. Elle n’était pas une adulte, mais elle n’était plus une enfant.

Lentement, la petite se releva, en essuyant d’autres larmes avec le mouchoir si gentiment offert. Mireï inspira un bon coup, le souffle tremblant de peur, puis elle regarda dehors.

M-mais je .. vais devoir l-le faire.

D’un pas relativement décidé, elle se dirigea vers la sortie des écuries, mais s’arrêta en cours de chemin. Elle ne bougea plus trop, avant de soudainement se retourner, s’élancer au pas de course vers Wulf et l’enlacer, tout en murmurant un petit « merci ». Mireï resta ainsi un petit temps, avant de briser cette étreinte. Elle devait aller voir ses parents. Leur expliquer les choses. Elle adressa à Wulf un sourire triste, avant de timidement se frotter le bout du nez.

J-je .. vais essayer d’aller les voir .. Ç-ça va aller.

Elle essayait de se rassurer comme elle pouvait, mais c’était loin d’être évident pour elle. Et d’un côté, elle n’avait pas envie d’impliquer ce pauvre arrivant dans davantage d’histoires, alors elle tenta d’y aller seule. Enfin, elle ne le serait pas, puisque Dorian se trouvait encore là-bas.

J-je .. vous n’aurez qu’à rester là .. je m’en v-voudrai de vous impliquer encore .. ça ira !

Enfin ça, elle l’espérait. A ces mots, Mireï quitta les écuries, ne manquant nullement de s’être à nouveau retournée pour le remercier encore une fois. Le stresse formait comme une boule dans son estomac, dans sa gorge. Elle s’avança alors timidement vers le fameux groupe. Comme toujours, son père haussait le ton face à un Dorian cette fois-ci de mauvais poil. Les deux se jaugeaient du regard, tandis que la mère tentait de calmer le jeu.

Je vous en supplie, ce n’est pas en se querellant maintenant que nous la retrouverons !

Cela dit, je maintiens mes propos : elle ira sans doute mieux sans vous.

Et vous pensez parler en quel nom, Tévintide ?! De quel droit vous permettez-vous de tout savoir, DITES-LE-MOI, PAVUS !

C’est plutôt vous qui pensez tout savoir ! Enfin, croyez ce qui vous chante de croire..

A-arrêtez ! ..

Un silence prit place, silence durant lequel la mère de Mireï se rua sur celle-ci pour la prendre dans ses bras. Les deux hommes se contentaient de regarder la scène, le père gardant les sourcils froncés, et Dorian les rehaussant. Mireï était pourtant arrivée, jouant nerveusement avec ses doigts, et gardant la tête vers le sol.

Ma petite Mireï, nous t’avions cherché partout ! Tu n’as rien, tout va bien ?! Par le Créateur, tes yeux sont légèrement rouges ! Tu as pleuré, mais ma chérie ! qui t’a fait du mal, que s’est-il passé ?!

J-je vais bien, maman .. Heu .. je ..

Et t’es fière de toi, jeune fille, d’inquiéter ta mère comme ça ?!

Mais bon sang, laissez-la respirer !

Le père continua de gronder dans le vide, alors que la mère, elle, se releva pour tenter de calmer son époux. Pendant ce temps, Mireï attrapa le poignet de Dorian, et le serra comme pour se donner du courage. Le thaumaturge posa un regard plissé mais inquiet sur ses épaules, ne sachant ce qu’elle avait réellement prévu de faire. La petite tenta cependant d’attirer leur attention, ce qui se fit, comme toujours, après un certain temps.

J’ai .. quelque chose à vous dire.

Elle avait été brève, mais la suite ne le serait pas autant. Cette seule phrase transmit à Dorian la délicatesse future de la situation. Andrasté savait de quoi elle allait parler précisément, mais le thaumaturge redoutait le pire. Mais la force pour parler, il fallait la trouver ; heureusement, Dorian était là, malgré les derniers mots de Mireï précédemment énoncés dans les écuries. Son père la regardait avec sérieux, les sourcils froncés de colère et d’impatience.

Eh bien, alors !

Hey. Laisse-lui le temps.

Je peux savoir ce que vous mijotez, tous les deux ?!

Si vous vous intéressiez un peu plus à votre fille, peut-être que cela sauterait aux yeux !

Et les échanges désagréables reprirent. Mais Dorian ne comptait pas lâcher cette affaire. Mireï parlait avant d’être malheureuse si elle restait ici. Si ses parents étaient trop stupides pour comprendre qu’elle avait besoin d’eux, il ne fallait pas chercher plus loin.

Les poings de Mireï se serrèrent, tandis que des larmes recommencèrent à rouler le long de ses joues. Que pouvait-elle bien y faire. Comme toujours, rien n’allait se faire, et encore moins par elle-même. C’en était trop. Et quelque chose remua en elle, comme un cri qu’elle étouffa bien trop longtemps. Les yeux clos, la tête inclinée, c’était à son tour de s’imposer, et de parler.

Ça suffit ..

Aucune réaction, son murmure était bien trop doucement. Elle s’agrippa davantage à Dorian, ce qui attira son attention. Il s’arrêta, l’observant en silence. Là, à cet instant précis, il comprit ce qu’elle était sur le point de dire ; mais il était déjà trop tard. D’un coup sec sans pour autant trop porter, Mireï haussa définitivement le ton.

ÇA SUFFIT !!

Soudain, le thaumaturge sentit du frais le long de son poignet, puis de son avant-bras. Ce frais se mua en froid, avant même qu’il ne réalise que cette soudaine colère de la part de Mireï était en train de geler sa mitaine. Dorian fronça soudainement ses sourcils, constatant avec tragédie le drame qui se déroulait sous ses yeux. Sa mitaine !! Dans un vif réflexe, Dorian tira sur son emprise pour qu’elle le lâche, mais le tout, sans pour autant s’écarter du conflit qui s’annonçait déjà. Mireï venait d’utiliser inconsciemment de la magie devant ses deux parents en même temps. Autrement dit, elle venait de signer son arrêt de mort.

Le silence se fracassa sur eux avec force. Les larmes de Mireï avaient gelé sur ses joues blêmes, et ses sourcils étaient toujours autant froncés de frustration, de colère. Son regard déterminé s’était planté dans celui, exagérément agrandi, de son père, qui la fixait sans tellement la voir. L’incrédulité passait dans ses prunelles, mais aussi une forme curieuse de .. de dégoût, oui. Sa mère, légèrement à l’écart, fixait Mireï tristement. Andrasté savait ce qu’elle pensait, mais cela avait moyennement de l’importance.

Une présence d’esprit de la part du thaumaturge lui permit de s’avancer, plaçant son bras devant la rouquine en espérant la protéger d’une quelconque façon. Cela allait de toute façon éclater, mais .. dans de telles circonstances ? Et pourtant, c’était fait, maintenant. Ils savaient. Personne ne parlait, personne ne daignait s’indigner ou émettre quelconque commentaire. Dorian recula d’un bon pas en entraînant Mireï avec lui.

Finalement, le père s’avança vers eux. D’un pas lent, d’un pas calculé. Puis il s’adressa à Mireï en fixant l’homme qu’il avait en face de lui, le tout sur un ton bien trop calme pour paraître naturel.

Mireï. Tu comptais me cacher une telle horreur encore longtemps ? Tu comptais faire semblant ? Ne rien me dire ? Prendre ton père et ta mère pour des imbéciles ?

Dans un mouvement calculé, le nécromancien dissimula la petite derrière lui, de façon à mieux la protéger. Autant il commençait par la faire culpabiliser, autant il sentait que la fin de ce petit discours serait moins sympathique.

Et dire qu’entre toi et Remus, c’est lui qui nous a quitté .. Et lui .. N’était PAS un mage.

Et sans doute qu’aussi, il le regrettait bien plus qu’elle. Son œil seul transmettait ce message. Evidemment, que ferait-il d’une mage ? Rien de bon, en tout cas, et ça, il en était convaincu jusqu’au sang. La main de l’elfe frôla sa hanche, où logeait son épée. Les sourcils de Dorian se froncèrent, ne rompant nullement cet échange de regard qu’ils se lançaient depuis le début des révélations. Elle allait passer un sale quart d’heure, ou alors lui. Dans tous les cas, ils étaient mal.

Qui aurait pu soupçonner la petite Mireï, notre petite fille, abriter en elle toute cette monstruosité ..

Et vous donc.

DE QUOI VOUS MÊLEZ-VOUS, MECREANT ?!

Inébranlable face à ses menaces, le thaumaturge lui tenait encore tête. La colère se mêla à ses traits, alors qu’on pourrait jurer voir une flamme dans ses yeux clairs. Oh ça, il en mourrait presque d’envie, de lui donner une leçon, mais surtout, de lui faire regretter ses paroles. La tension monta alors d’un autre cran. La moindre fissure déclencherait ce qui serait préférable d’éviter pour le moment. Enfin, comment, maintenant que tout était plus ou moins dit.

Agrippée à son bras, Mireï n’osait même plus regarder son père en face. Et pourtant, elle redressa la tête, après avoir soufflé fortement, et se recula un peu de son protecteur.

Oui, je suis une mage, papa ! J’ai toujours été comme ça, et ça ne changera pas ! E-et je me doutais que tu ne l’accepterais pas, même si je suis ta fille ..

Tais-toi ! TAIS-TOI !! MISERABLE ABOMINATION !!

JE T’INTERDIS DE PARLER COMME CA DE TA FILLE, SUIS-JE CLAIR ?!

TU OSES ?!

Tout se mut rapidement : Dorian était sur la défensive, une flamme déjà dans sa main, tandis que le père avait dégainé son épée, qu’il pointa dans la direction de l’Altus. Mireï et sa mère avait chacune de son côté reculé d’un bond. Même autour d’eux, le silence accablait, giflant avec force les personnes hélas présentes.

OUI, J'OSE !!

Ah .. Je commence à comprendre la source réelle de ce problème.

Sans un mot, il attrapa Dorian au col de sa tenue, puis pointa sous la gorge son arme. Mireï voulait intervenir, mais à la place, elle se fit poussée par le pyromancien en ébullition. Elle ne devait pas rester là, où elle se ferait sans doute blessée. Confuse, la petite elfette recula lentement. Elle observa autour d’elle. Lorsqu’elle aperçut Wulf, Mireï s’élança vers lui au pas de course, pendant que la discussion prenait une toute autre tournure du côté de Dorian.

En fait, tout ça est arrivé à cause de toi. Toi, le Tévintide qui fourre son nez où ça lui chante, puisqu’il a tous les droits !! Tu .. as corrompu de ta main pleine de sang .. MA FILLE !!

Avec chance, ou hasard, Dorian parvint à éviter son coup d’estoc. Seule une petite éraflure sur son cou était à signaler. L’Altus se déplaça comme il put, mais la pointe de son épée se dirigeait sans cesse vers lui. Si personne ne l’arrêtait, Dorian se ferait sérieusement mal.

Cela dit, un léger détail n’était pas à négliger : il venait d’insulter Tevinter, sa nation, et il allait amèrement le regretter. Dans un vif mouvement, le pyromancien échappa à l’emprise de son arme pour, dans un premier temps, recouvrir son poing de feu et, dans un deuxième temps, l’envoyer en pleine figure de son opposant. Celui-ci grogna de rage, avant de contrattaquer. Chouette, une bagarre qui se déclenchait dans la cour inférieure du fort, on en avait vraiment besoin.

Je ne te permettrai pas d’insulter ma nation, enfoiré de mes deux !!

De son côté, Mireï avait attrapé Wulf par le poignet, totalement paniquée. Tout ça était arrivé à cause d’elle, et la petite s’en voulait amèrement. Dorian se salissait les mains à sa place.

S-ser Wulf ! Il faut faire quelque chose, … Ser Dorian va être blessé sérieusement !!

Le plus terrible était bien qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose d’autre d’utile. Face à son père, la pauvre se ferait balayée d’une gifle. Et le Créateur savait ce qu’il lui réserverait. La rouquine ne pouvait qu’implorer son aide, et espérer que cela se calme rapidement.

S-s’il vous plaît ..


Dorian Pavus Theme song
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#2B3D63


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Posté Dim 11 Fév - 11:55
Les .. confronter ?

S-ser Dorian m’aurait dit la .. même chose. … avec .. plus d'insistance … .. Je ne sais pas trop ..

M-mais je .. vais devoir l-le faire.


Le jeune fille semblait commencer à se décider, et rassura Wulf dans sa prise de positin lorsqu'elle parla de Dorian : ce dernier était plus au courant de la situation que lui, mais si son injonction était similaire à celles du tévintide, il ne venait sans doute pas de mettre les pieds dans le plat. C'était plutôt rassurant. Mais alors que la rouquine s'en allait plutôt courageusement confronter ses parents, elle se retourner un instant pour enlacer Wulf. Il se sentit toute chose, patraque, ridicule, ému, avant de poser délicatement une main sur la tête de la jeune fille et une autre contre son dos.

J-je .. vais essayer d’aller les voir .. Ç-ça va aller.

J-je .. vous n’aurez qu’à rester là .. je m’en v-voudrai de vous impliquer encore .. ça ira !


Alors là clairement elle pouvait aller se brosser : le féreldien la suivit discrètement avant de rester dans l'encadrement de la porte des écuries : de là il avait une super belle vue sur un moustachu qui commençait à être irrité sérieusement, un père en colère et une mère inquiète. Cette simple vue questionna le rouquin : la mère était peut être une voie d'entrée pour le cœur de la famille ?
Elle arriva au milieu de la querelle, où le garde des ombres apprit le nom de famille du tévintide : Dorian Pavus. La mère semblait vouloir calmer le jeu, mais elle aurait aussi bien pu être un fétu de paille que le résultat final aurait été similaire. Dommage...

Et alors que l'elfette s'immisçait tant bien que mal sur le champs de bataille verbale, elle finit par hausser la voix sous le regard silencieux de Dorian Pavus qui semblait se demander ce que la rouquine avait prévue. Honnêtement, le féreldien se posait la même question. Mais il vit soudainement très rapidement ce qu'il avait déjà eu l'occasion d'observer chez sa femme une ou deux fois : la colère, la perte de contrôle, la main crispé (en l’occurrence sur la mitaine de Dorian) et normalement, dans la suite logique des choses, la mitaine cramait... Ah non. Peut être cela dépendait des caractère. En l'occurrence, c'était bien du gel qui remontait le long du tissu tirant au père un regard... dégoûté ? Wulf s'avança, sortant de l'ombre, prêt, si cela était nécessaire, à taper sur de l'elfe intolérant.

Mireï. Tu comptais me cacher une telle horreur encore longtemps ? Tu comptais faire semblant ? Ne rien me dire ? Prendre ton père et ta mère pour des imbéciles ?

Et dire qu’entre toi et Remus, c’est lui qui nous a quitté .. Et lui .. N’était PAS un mage.


Remus ? Le frère peut être ? En tout cas, la manœuvre du paternel était simple : la culpabilisation, visiblement. Le roux s'avança, et tandis que Dorian protégeait la rouquine de son corps, le garde des ombres la soutint d'une main posée sur son épaule. Les mots pouvaient parfois blesser plus douloureusement que le métal.

Qui aurait pu soupçonner la petite Mireï, notre petite fille, abriter en elle toute cette monstruosité ..

Et vous donc.

DE QUOI VOUS MÊLEZ-VOUS, MECREANT ?!

Le tévintide avait le mérite d'avoir le regard implacable alors que le père de Mireï recrachait haine et dégoût emmêlés.

Oui, je suis une mage, papa ! J’ai toujours été comme ça, et ça ne changera pas ! E-et je me doutais que tu ne l’accepterais pas, même si je suis ta fille ..

Réellement, le garde des ombres eut une bouffée d'attendrissement pour la courageuse demoiselle, mais il continua de la supporter silencieusement. Même s'il se doutait qu'il allait devoir intervenir d'ici peu.

Tais-toi ! TAIS-TOI !! MISERABLE ABOMINATION !!

Okay, le féreldien allait définitivement prendre la mère trop passive pour taper sur le père en espérant que ce dernier se découvrirait un brin d'intelligence sous les coups.

JE T’INTERDIS DE PARLER COMME CA DE TA FILLE, SUIS-JE CLAIR ?!

Le tévintide lui avait volé les mots de la bouche, aussi Wulf prenait garde à continuer de soutenir Mireï par sa présence : si Dorian représentait l'épée dans ce combat, il ferait un plutôt bon bouclier pour l'elfette.

TU OSES ?!

Boule de flamme (il était sur qu'il était mage...) d'un côté et épée de l'autre, la situation avait clairement la bonne tête pour dégénérer comme il le fallait.

OUI, J'OSE !!

Ah .. Je commence à comprendre la source réelle de ce problème.

En fait, tout ça est arrivé à cause de toi. Toi, le Tévintide qui fourre son nez où ça lui chante, puisqu’il a tous les droits !! Tu .. as corrompu de ta main pleine de sang .. MA FILLE !!


Le combat avait subtilement commencé et la garde de ses deux lames semblaient le démanger dans son dos, comme une partie de son corps parcouru par des fourmis. Mais le regard en lame de Mireï le fit hésiter, et Wulf croisa le regard de la mère à qui il envoya un froncement de sourcil sec qu'il avait l'habitude de réserver aux recrues un peu abruties. Il trouvait vraiment dommage que la mère ne se mêle pas un peu plus de cette affaire.

Mais Dorian répondit en tévène, très visiblement en colère :

Je ne te permettrai pas d’insulter ma nation, enfoiré de mes deux !!

Et alors que la jeune mage en détresse lui demandait de l'aide en agrippant son poignet :

S-ser Wulf ! Il faut faire quelque chose, … Ser Dorian va être blessé sérieusement !!

S-s’il vous plaît ..


Mais elle n'avait pas terminé sa phrase que la jeune rouquine pouvait remarquer qu'elle serrait sa main sur un poignet... invisible. Quelques secondes de calmes résonnèrent devant l'écurie alors qu'une question subsistait : où était il ? C'était un des moments préférés de Wulf qui silencieusement dégaina ses deux lames. Il prit le luxe du temps pour se positionner derrière le père en colère et il réapparut dans le dos de l'agresseur, deux lames sous le cou de ce dernier. Wulf avait une bonne vue sur Dorian en face de lui, aussi il regarda les yeux indéfinissables du mage avant de déclarer d'une voix tranquille, dans la langue de l'empire (qu'il maîtrisait très bien, mais avec un accent féreldien assez prononcé) :

Gardez votre calme, Dorian. Mireï va avoir besoin de votre aide.
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Posté Dim 11 Fév - 18:17
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

Arrivée d'un rouquin désoeuvré


Il fallait dire, son poing avait laissé une grande marque sur son visage. L’elfe gronda, avant de laisser porter sa voix dans un hurlement de fureur. Les coups s’enchaînaient, coups qu’évitait relativement de justesse Dorian. Il n’avait même pas son sceptre sur lui ! Aucun moyen de techniquement s’en tirer en un seul morceau, ou tout bêtement de parer. Mais bien rapidement, le combat s’immobilisa : deux lames pointaient sous le cou de l’avorton qui détruisait du regard le Tévintide qu’il avait en face de lui.

QU’EST-CE QUE ..

Wulf avait décidé finalement de s’en mêler, et à en juger son regard, son intervention lui était également un pur bonheur. En même temps, vu son attitude, il y avait de quoi, d’autant plus que le thaumaturge commençait à comprendre comment marchait ce saligaud de bas étage.

Le Garde des ombres garda cependant son sang-froid, contrairement à Dorian qui s’était complètement allé. Et bon sang, comme il mourrait d’envie de lui refaire le portrait .. Une envie de meurtre parcourrait les traits de son visage, le poing serré et prêt à cogner encore. Dans ce type de conflits, le Tévintide préférait étonnamment s’y mêler de façon plus concrète que de simplement tirer des petites boules de feu à distances. Les dents serrées, le thaumaturge essaya de se mesurer : peut-être était-ce une occasion pour calmer le jeu. Peut-être. Mais son regard empli de rage ne quittait plus l’énergumène qui se trouvait en face de lui.

Wulf. Laisse-moi lui --

Gardez votre calme, Dorian. Mireï va avoir besoin de votre aide.

Dorian sursauta presque quand il entendit du tévène. De la part d’un Féreldien. Ses sourcils se froncèrent par la suite, intrigué. L’on parlait bien d’un Féreldien qui parlait le tévène – avec, cela dit, un accent savoureux autant qu’exotique. Cela le relâcha quelque peu, il fallait dire, mais pas suffisamment pour laisser le sujet de côté et lui poser mille et une questions.

De la vôtre également, ma foi .. J’ai cru comprendre qu’elle vous aimait bien.

Mais entre eux, avant de se perdre en d’éternelles discussions, se trouvait un être exécrable que le thaumaturge avait envie de brûler vif. Et cet être exécrable se manifestait au milieu de cette symphonie de serpents. Sans mot aucun, il se contentait de fixer Dorian, en pensant sans doute à toutes les insultes et malédictions possibles. Enfin, ça aurait pu continuer ainsi .. il eut fallu que celui-ci crache au visage de l’Altus.

Dorian s’embrasa complètement, cette fois-ci – et pour de bon – hors de lui. Il essuya son crachat d'un geste vif, sans perdre cet ingrat de vue.

VISHANTE KAFFAS, MAIS C’EST QUOI VOTRE PROBLEME ?!

S-ser Dorian !

WULF, LAISSE-MOI LUI FAIRE LA PEAU ! LAISSE. LE. MOI.

Sa voix grondait, bien portante. Et qu’importait l’avis du Garde, il s’avança vers son adversaire et l’empoigna au visage. Ses doigts se crispèrent de colère, enveloppés bien évidemment de magie flamboyante qu’il n’était pas prêt à retenir. La mère de Mireï poussa un hoquet d’effroi, tandis que son époux hurlait, mais de douleur cette fois. Complètement paniquée, la rouquine tenta d’attraper Dorian, dans l’optique de le raisonner.

A-arrêtez, vous allez le tuer !

Enfin, ça, c’était si on le croyait sans défense ; or, il tenait toujours son épée. Avec la force qui lui restait, il la leva pour l’abattre sur le bras qui l’entravait. Ce fut au tour de Dorian de pousser un cri, ce qui était bien loin de calmer l’ambiance. La magie s’accentua dans chaque doigt, dans chaque ongle qui maintenant se plantait dans la peau. Mireï, complètement dépassée, tenta de tirer le thaumaturge vers l’arrière ; cela valait le coup d’essayer.

MIREI, LACHE-MOI !

J-je vous en conjure, ser Dorian ! Calmez-vous !!

Soudain, des cliquetis d’armure se firent entendre en grand nombre. Chouette. Dorian s’en aperçut au même moment qu’une main bien plus ferme l’attrapa à l’épaule. Dans un mouvement de rage, alors qu’il était contraint de lâcher sa prise, le Tévintide tira d’un coup sec sa main de son emprise, espérant au moins lui laisser un magnifique souvenir à cet abruti. On le tirait en arrière, bien évidemment dans le but de les séparer. Les gardes de l’Inquisition étaient en train d’intervenir, bien sûr. Dorian fut maîtrisé par deux d’entre eux, presque trois, celui-ci surveillant en revanche de très près. Deux autres gardes retenaient le gravement amoché, mais pas que : Il semblerait que Wulf et Mireï étaient parti pour faire un petit tour du fort avec lui. Sacré début de journée, le zénith pointait à peine…

Toi, t’es un homme mort..

Emmenez ce pauvre civil du côté de l’infirmerie, nous nous chargeons des trois autres.

CE PAUVRE CIVIL, TU TE FOUS DE MOI ?!

Un des gardes lui envoya un coup de coude dans les côtes. Dorian se crispa pour se retenir de hurler de deux choses, de colère et de douleur. Un dernier regard empli de colère passa tout autour de lui, se posant finalement sur Mireï, puis sur Wulf. Bon, apparemment, il était le seul à être maintenu. D’accord.

Nous vous conduirons dans les bureaux du commandant. Et cela vaut également pour vous deux.

Les voilà donc en route pour faire une petite visite de courtoisie au commandant Rutherford encerclés de soldats de l’Inquisition – et de deux-trois templiers, ne savait-on jamais –, avec le thaumaturge maintenu par deux d’entre eux, un à chaque bras. Sympathique, c’était évidemment toujours de sa faute, fort bien. Le petit cortège se mit donc en route, pendant que deux soldats portaient le blessé pour l’amener directement du côté de l’infirmerie.

Vous voulez que je vous dise ? Ce type, là ..

Je crois que nous en avons assez vu pour aujourd’hui, Messerah. Allez expliquer votre petite histoire au commandant.

…Eh. Vous me faites mal, là.

Voyons, avec toute la violence dont vous avez fait preuve avant, ce n’est que maintenant que vous jouez au noble fragile ?

Dorian soupira longuement et bruyamment, mais cela ne voulait pas dire qu’il s’efforçait au calme. Il inspira un bon coup, regardant le garde avec un grand sourire.

C’est surtout que .. comment dire .. oh je sais. C’EST PEUT-ÊTRE PARCE QU’IL M’A BLESSE AU BRAS QUE JE DIS CA !

Et pour dire, on l’avait saisi exactement à la même hauteur que la blessure. Les deux soldats se regardèrent, puis le fameux fautif déplaça son emprise sur son épaule. Au moins, essayer de limiter les dégâts et de l’amener un peu plus calmé au sommet des remparts. Dorian souffla du nez, s’exprimant avec un ton sarcastique et désagréable.

Merci BEAUCOUP de l’effort notoire !

Comment le calmer avec une journée pareille. Il faudrait beaucoup. Bon, heureusement, les trois marchaient relativement près. Le regard clair de Dorian passa vers Wulf, qui lui au moins avait la chance de ne pas être réellement maintenu.

… Bon. J’imagine que vous auriez préféré ne pas vous retrouver là-dedans ?

Le pauvre Garde qui n’avait absolument rien demandé, et qui se retrouvait impliqué malgré lui dans une histoire qui ne le regardait absolument pas. Mireï, de son côté, avait agrippé le poignet de Wulf, le regard perdu droit devant elle, silencieuse au possible. Tout ça était arrivé à cause d’elle, à cause de ses maladresses. Encore.

J-je .. suis vraiment désolée…

Non, il fallait que ce jour-là arrive un de ces quatre.

Dorian semblait calme, mais quelque chose dans le timbre de sa voix soulignait très clairement qu’il avait encore le sujet en travers de la gorge. Enfin. Pas le temps de tellement s’attarder là-dessus : les remparts étaient atteints. Le thaumaturge s’entendait bien avec Cullen, c’était une chose, mais le connaissant, il allait se faire sermonner assez sévèrement. C’était que les templiers, ou anciens templiers, en avaient dans le pantalon, dans le sud. Et une réflexion illumina son visage, tandis qu’il se tourna vers Wulf.

Tiens, vous qui cherchiez quelqu’un de haut placé pour signaler votre présence ! ça tombe très bien, nous partons voir le commandant Rutherford. Vous verrez, c’est un chic type.

Enfin, il affirmait cela haut et fort, mais avec une affaire pareille sous le coude, difficile d’être bien « chic ». D’autant plus que les voilà devant la porte de son bureau. Chouette. Dorian restait relativement calme, relâché, alors que Mireï s’en mordait déjà les doigts.

Surtout, prenez une position bien droite et digne, au moins qu’on ait l’air de quelque chose.

Un des gardes frappa à la porte, puis l’ouvrit droit après. Deux soldats entrèrent en premier, puis on poussa Dorian à l’intérieur du bureau, et on fit entrer les deux autres, avant de refermer la porte. Affalé sur le sol, le thaumaturge se releva en marmonnant quelque juron tévène, puis croisa l’implacable regard du commandant sur ses épaules. Il avait intérêt à être convainquant, ou il ne passerait pas la nuit. Le pyromancien lui adressa un grand sourire, avant de lui tirer une légère courbette de salutation courtoise.

… Cullen ! Alors, belle journée, les oiseaux chantent ?

L’ambiance promettait déjà, entre ce silence implacable et la fausse bonne humeur de Dorian qui ajoutait une touche étrange à l’entièreté du tableau. Celui-ci avala sa salive, avant de soupirer. Avec le commandant, il fallait jouer cash, et il le savait d’avance.

Dorian Pavus Theme song
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Posté Dim 11 Fév - 19:40

Arrivée d'un rouquin désœuvré

Où comment commencer une bagarre aux écuries



La colère du mage était toute compréhensible, mais comme prévu, son intervention en tévène avait permis de calmer le jeu du moustachu qui semblait avoir vu Andrasté en culotte. Et Wulf aimait bien cela : après tout, il n’avait pas souvent l’occasion de parler la langue de l’empire alors qu’il en aimait les consonnances… Ce qui amusa encore plus le garde, c’était le tutoiement impromptu, la petite baston improvisée au nom de la rouquine ayant délié la langue du tévintide.

De la vôtre également, ma foi … J’ai cru comprendre qu’elle vous aimait bien.

Et cela, Wulf ne pouvait pas le nier : il s’apprêtait d’ailleurs à répondre quelque chose au mage, lorsque le père de Mireï décida qu’avec deux dagues contre la gorge la meilleure option était encore de … cracher sur Dorian. Est-ce qu’il était un véritable abruti ? Le dos de l’homme contre son torse, il n’eut pas le temps de faire ce qu’il escomptait (l’assommer, le jeter à terre, ou quoi que ce soit d’agressif de cet acabit). Le mage partit évidemment au quart de tour, et son juron (apparemment) favori sortit immédiatement, ainsi que quelques cris furieux et outrés.
VISHANTE KAFFAS, MAIS C’EST QUOI VOTRE PROBLEME ?!
S-ser Dorian !
WULF, LAISSE-MOI LUI FAIRE LA PEAU ! LAISSE. LE. MOI.

Malgré l’intervention de la timide rouquine, le brun à la moustache semblait assez décidé, réadoptant le tutoiement par la même occasion. Mais en toute honnêteté : le féreldien appréciait presque la tournure des évènements. Après tout, il s’était fait deux alliés dans l’histoire, un ennemi, il avait sorti ses dagues et avait parlé en tévène. Bonne journée en perspective.

Les mains de Dorian se crispèrent autour du visage du père de Mireï (qui n’avait visiblement pas de nom…) et commencèrent à flamboyer. Si la petite Mireï faisait de la glace, et Dorian et sa femme du feu, peut être que la magie élémentaire était basée sur le caractère des mages… Il n’y avait jamais songé !
A-arrêtez, vous allez le tuer !

La rouquine intervenait de nouveau, et Wulf s’apprêtait à le faire aussi : attraper le bras du mage, peut-être ? En espérant que cela serait suffisant ? Ou lui parler à nouveau en tévène ?
Mais le père de Mireï était réellement un abruti de première puisqu’il décida de lever son épée, pour l’abattre sur le bras du tévintide. Probablement la trente sixième mauvaise décision de la journée de cet imbécile. Le moustachu devenait réellement fou furieux, Mireï avait envie visiblement d’épargner son père, ce qui était relativement compréhensible, et toute cette histoire semblait partir le créateur sait où.
MIREI, LACHE-MOI !
J-je vous en conjure, ser Dorian ! Calmez-vous !!

Avant même d’entendre l’arrivée de la garde, Wulf prit une décision : il rangea une de ses dagues pour faire une clé de bras à l’homme, et … le jeter à terre. Lui faisant mordre la poussière en même temps que l’éloigner de Dorian. Chouette décision selon le garde. Mais ce dernier n’eut pas le temps d’en profiter puisque des bruits d’armures se firent entendre. Les chiens de garde de la forteresse déboulait, accompagnés de quelques templiers histoire de faire joli (les boules de feu de Dorian n’avaient pas dû passer inaperçues). Le rouquin préférait éviter les ennuis, aussi il rangea sagement sa deuxième dague dans son dos et leva les mains face aux gardes avec un sourire… sarcastique. Wulf était d’avis que l’ironie était un truc qui marchait bien contre les forces de l’ordre.

On l’encadra, lui et Mireï, tandis que le tévintide avait le droit à un traitement de faveur. Tiré en arrière pour l’éloigner de l’homme désormais à terre, c’était à se demander si toutes ces précautions n’étaient pas dû à son statut de mage de l’empire.
Toi, t’es un homme mort…

Les quelques mots en tévène résonnaient comme une promesse, et Wulf ne pouvait rien dire alors que les gardes prenaient l’expression satisfaite de ceux qui « prenaient les choses en main ».
Emmenez ce pauvre civil du côté de l’infirmerie, nous nous chargeons des trois autres.
CE PAUVRE CIVIL, TU TE FOUS DE MOI ?!

Un coup de coude dans les côtes coupa la respiration du mage, et Wulf s’approcha de l’homme qui avait fait cela avant de le trucider du regard. Ils étaient après tout trois dans le même bateau.
Nous vous conduirons dans les bureaux du commandant. Et cela vaut également pour vous deux.

Wulf ne pu s’empêcher, évidemment, de lancer une petite pique avec un air dégagé et un sourire moqueur :
Parfait ! C’était lui que je souhaitais voir !

Ecoutant d’une oreille les disputes que Dorian entretenait avec les soldats, Wulf marchait aux côtés d’une Mireï relativement stressée qu’il tenta de calmer d’un léger sourire serein. Bon, il n’était peut-être pas aussi serein : après tout, ils allaient devoir se débrouiller face à un commandant des armées de l’inquisition ex templier, mais cela devait pouvoir se régler après tout !

Comment le calmer avec une journée pareille. Il faudrait beaucoup. Bon, heureusement, les trois marchaient relativement près. Le regard clair de Dorian passa vers Wulf, qui lui au moins avait la chance de ne pas être réellement maintenu.
… Bon. J’imagine que vous auriez préféré ne pas vous retrouver là-dedans ?

Wulf haussa les épaules, nonchalant, avant de répondre d’un air tranquille et détaché :
Rien ne vaut une petite bagarre pour se familiariser avec un nouveau lieu.

La main fine de Mireï agrippée à son poignet, il marchait au rythme de marche un peu plus lent, de la demoiselle. C’était pour elle qu’il s’inquiétait le plus après tout : elle avait annoncé quelque chose de grave à ses parents, et l’accueil de la nouvelle avait été des plus catastrophique.
J-je .. suis vraiment désolée…
Non, il fallait que ce jour-là arrive un de ces quatre.

Le mage n’avait pas tout à fait tort, aussi le garde se tut, se contentant d’admirer la forteresse qu’ils traversaient tout les trois : bien édifiée, peut être quelques travaux, mais il y avait toutes les bonnes bases pour la construction d’une institution comme l’inquisition.
Tiens, vous qui cherchiez quelqu’un de haut placé pour signaler votre présence ! ça tombe très bien, nous partons voir le commandant Rutherford. Vous verrez, c’est un chic type.

Wulf acquiesça, tranquille. Effectivement, l’aller pour le bureau du commandant était peut être la meilleure nouvelle de toute cette histoire.
Surtout, prenez une position bien droite et digne, au moins qu’on ait l’air de quelque chose.

Légèrement ironique, Wulf claqua ses talons l’un contre l’autre et pris une posture rigide. Néanmoins, quand la porte s’ouvrit sur le bureau du commandant, il prit garde à se placer aux côtés de Mireï.
PROCHAIN NIV. :
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Posté Dim 11 Fév - 22:38






◇ Arrivée d'un rouquin désoeuvré ◇





De retour du conseil d’état major, le Commandant s’était tranquillement installé derrière son bureau, comme chaque midi, pour se mettre au travail sur ses rapports. Il écrivait une lettre à destination de ses lieutenants afin de transmettre les directives de l’inquisitrice. Après tout, les campements avaient besoin de connaître leurs missions, surtout en ce qui concernait les réquisitions.

Le lieutenant Elwig et le Lieutenant Loron étaient présents dans la pièce avec lui à ce moment-là, effectuant en parallèle à ses écrits quelques planifications pour les troupes dans le fort, et la réparation de quelques salles afin d’en créer de nouveaux dortoirs et salons pour les réunions avec les invités. L’un des deux effectuait des notations sur une carte du fort, alors que le second exposait son point de vue au Commandant qui écrivait ses lettres.

Tout à coup, un soldat entra en panique dans la pièce, ce qui fit sursauter les trois occupants, dont Cullen qui fit une énorme rature sur une lettre presque achevée. Il leva les yeux vers l’intrus, le regard noir.





《 - Commandant ! Avez-vous une minute ? 》





《 - Par le Créateur, que me vaut cette interruption ?! 》


Il relâcha sa plume sur son bureau en la jetant sur le papier désormais inutilisable, en soupirant de contrariété. Il s’affala dans sa chaise alors que la jeune recrue se faisait dévisager par les deux autres templiers.





《 - Un mage tévintide s’est battu avec un civil près de écuries. 》





《 - Je vous demande… pardon ? 》


Il se massa les yeux d’une main. Les disputes arrivaient souvent, mais les mages devaient vraiment apprendre à se contenir. Et pas de chance pour lui, il ne connaissait pas énormément de mages tévintides à sang chaud parmi le rang de l’inquisition.





《 - Nos agents m’ont envoyé vous prévenir qu’ils ont été séparés. L’un d’eux est grièvement blessé d’une brûlure à la figure. Les autres ont dû être maîtrisés pour qu’ils arrêtent leurs méfaits. 》


Le Commandant le congédia d’un geste de la main après l’avoir remercié pour ces informations. Silencieusement, il attendit qu’il referme la porte, avant de soupirer à nouveau. Il remit en place ses affaires devant lui et remit la plume dans l’encrier. Et c’est là que toute une escouade de soldats entrèrent dans la pièce sous le regard inquisiteur de Cullen.

Ils étaient deux, puis l’on poussa ce qui était nul autre que Dorian avant d’être suivi par les autres « délinquants du fort ». Il y avait une jeune elfe qui semblait dans tous ses états, naturellement le thaumaturge et enfin un homme qui portait l’armure de la garde des ombres. A quoi bon devoir les chercher s’ils viennent tout seuls à Fort Céleste ? En voyant la jolie brochette de joyeux arrivants débarquer dans son bureau, le Commandant ne bougea pas de son siège, attendant que la porte se referme derrière eux. La plupart des soldats décidant de quitter les lieux, seuls deux étaient restés à leur place près de la porte.





《 - … Cullen ! Alors, belle journée, les oiseaux chantent ? 》





《 - VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ?!


Le Commandant ne bougea pas, restant avachi dans son siège à observer Dorian l’air neutre alors que le tévintide essayait de détendre l’atmosphère d’une certaine manière. Mais après ce qu’il avait entendu, pourquoi devait-il rester calme face à une situation pareille.





《 - Vous avez attaqué un civil à l’aide de la magie pour un règlement de compte ! Mais comment avez-vous pu faire preuve d’autant de bassesse, Dorian !?! 》


Il se leva alors de sa chaise, et dévisagea les trois personnes de son air sévère habituel. Il ne connaissait pas les autres, mais le comportement du tévintide qui faisait partie des compagnons de l’inquisitrice, le décevait au plus haut point.





《 - Vous décevez non seulement l’inquisition, mais vous faites honte à votre inquisitrice en agissant ainsi aux yeux de tous. Nos alliés n’ont-ils déjà pas assez peur des mages !? 》


Avant qu’il ne puisse répondre, il lui coupa la parole exigeant son silence jusqu’à ce qu’il sorte de cette pièce. Il ne voulait rien entendre, pas de jérémiades, pas de complaintes, pas de pseudo-justifications, rien. Dorian était assez du genre à vouloir se justifier sur tout, et en particulier sur les actes comme celui-ci.





《 - ... ET JE NE VEUX PAS VOUS ENTENDRE, PAVUS !


Il se concentra alors sur les deux autres, en particulier sur le garde des ombres dont il ignorait encore le nom et depuis quand il était arrivé au fort. En tout cas, il semblait bien connaître Dorian vu qu’ils faisaient déjà des histoires ensemble.





《 - Vous, je devrais vous faire bannir de ce fort, si vous commencez à nous causer des ennuis. J’ignorais que la garde défendait son prochain en attaquant des civils. 》


Il n’entra pas en matière plus loin, principalement parce qu’il n’avait pas envie d’en parler en présence de Dorian et le problème d’était pas le même. Il s’occuperait du garde plus tard. Après tout, si le civil était bel et bien le problème, le tévintide ne retiendrait pas la leçon. Et si tel était le cas, le garde pouvait le lui affirmer dans un moment plus calme. Pour l’heure, il n’avait ni l’envie, ni l’intention d’écouter qui que ce soit.

Quand à la jeune elfe. Elle semblait inoffensive à première vue, mais pour des raisons qui lui sont propres, le Commandant se tourna vers Loron d’un simple coup d’œil, et ce dernier ne lui répondit que d’un hochement de tête.





《 - Recommencez, vous serez tous les trois bons pour les geôles, si mon humeur le permet, et priez Andrasté pour que le jugement auprès de l’inquisitrice vous sauve la vie.. Maintenant foutez-moi le camp d’ici et sachez-le : Vous êtes sous surveillance dès que vos pieds fouleront le pas de cette porte. 》


Il fit signe à ses gardes de les récupérer et de les faire sortir de la pièce. Il en avait assez entendu. Une fois que la porte se referma derrière eux, Loron s’approcha de son supérieur pour lui murmurer à l’oreille.





《 - La petite est une mage, Commandant. 》





《 - Selon Leliana, elle vient demander des ouvrages su la magie à Dorian. Je m’en doutais un peu. 》


Il secoua la tête et prépara un rapport sur le sujet pour Cordélia. Elle devait impérativement être au courant de cette histoire.

-- Fin caméo

#a52b2b
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Posté Lun 12 Fév - 11:35
Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Wulf Varatarg

Arrivée d'un rouquin désoeuvré



VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ?!

Oui .. je suis aussi très content de vous revoi—

Vous avez attaqué un civil à l’aide de la magie pour un règlement de compte ! Mais comment avez-vous pu faire preuve d’autant de bassesse, Dorian !?!

… PARDON ?! NON MAIS ALORS VOUS SAUREZ QUE –

Vous décevez non seulement l’inquisition, mais vous faites honte à votre inquisitrice en agissant ainsi aux yeux de tous. Nos alliés n’ont-ils déjà pas assez peur des mages !?

…QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ???! MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE M—

... ET JE NE VEUX PAS VOUS ENTENDRE, PAVUS !

Un silence parcourut la pièce. Eeeeeet voilà, les choses s’étaient dégradées. Bon, c’était prévisible, mais pas autant. Absolument contrarié, on pouvait presque voir de la fumée sortir des oreilles de Dorian. Lui qui pensait trouver une fin à tout ça, EH BIEN NON APPAREMMENT, puisqu’on l’accusait de tous les maux. Enfin, il avait des témoins. Au pire, si cela amuserait Cullen, qu’il se fasse juger par l’Inquisitrice. Comme si elle avait que cela à faire !

Mireï aurait aimé répliquer, mais Dorian l’arrêta tout de suite, au même titre que Wulf : il porterait le tout tout seul, cela ne le dérangeait pas. Là maintenant, il était juste en ébullition, c’était tout. Il se contenta de marmonner pour lui-même, puisque Cullen ne voulait rien entendre.

C’est ça, monsieur j’ai un balais dans le cul, ne m’écoute surtout pas.. Après tout, je suis le méchant mage dans l’histoire, raclure de bas étage qui se permet de faire sa loi tout en ..

Vous, je devrais vous faire bannir de ce fort, si vous commencez à nous causer des ennuis. J’ignorais que la garde défendait son prochain en attaquant des civils.

OH ALORS VOUS ALLEZ VOUS CALMER TOUT DE SUITE, HEIN.

Qu’on l’insulte de tous les noms, d’accord. Mais qu’on blâme quelqu’un d’autre qui n’avait tout autant rien fait, ça non. Mais au silence qui l’accueillit, il comprit que le commandant ne l’avait même pas écouté. D’accord. Chouette. Génial. Bravo, commandant Coincé Rutherford. Bien joué. Super.

Recommencez, vous serez tous les trois bons pour les geôles, si mon humeur le permet, et priez Andrasté pour que le jugement auprès de l’inquisitrice vous sauve la vie.. Maintenant foutez-moi le camp d’ici et sachez-le : Vous êtes sous surveillance dès que vos pieds fouleront le pas de cette porte.

O-oui .. pardon.

Oui oui, on sait, bla bla bla ! Où était donc l’UTILITE de cette discussion ?! Un commandant qui ne fait même pas son boulot !!! NON MAIS ON AURA TOUT ..

Au même moment, des gardes l’attrapèrent pour le jeter hors de la salle. Mais Dorian ne comptait pas en rester là : il tenta de gesticuler, même si honnêtement, ses efforts partaient dans le vide.

Non mais je vous le dis Cullen : JE NE LÂCHERAI PAS CETTE AFFAIRE TANT QUE JUSTICE NE SERA PAS RENDUE.

Et la porte se referma sur un Tévintide en colère qui jurait en tous les noms possibles. Les deux soldats qui le traînaient le jetèrent à terre, puis s’en allèrent à leur patrouille comme si de rien n’était, l’air rieur. Dorian, lui, resta à terre, se retenant de littéralement exploser de frustration et de colère pour éviter de détruire un bout de rempart. Il inspira un bon coup, se forçant malgré tout au calme, histoire de ne pas agresser Mireï si elle ..

Tout .. va bien, ser Dorian ?

Ne prends pas la peine de me poser cette question, je crois que la réponse saute aux yeux.

Il détestait qu’on n’écoute pas ce qu’il avait à dire, mais par-dessus tout qu’on pense de travers ses actions, et ce, sans connaître. Un soupir de désespoir sans nom franchit ses lèvres, alors que son regard atterrit à tout hasard sur Wulf. Il fallait dire que cette vision l’apaisa un peu, se disant qu’au moins, il faisait des rencontres particulièrement sympathiques.

Quant à vous, vous êtes un bien curieux spécimen.

Le thaumaturge se releva en époussetant ses vêtements, puis tendit enfin une main amicale dans la direction du Garde. Avec tout cela, même si à force, il devait connaître son nom, le nécromancien ne s’était absolument pas présenté.

Un Féreldien qui parle tévène, vous parlez d’une blague. Enfin, je n’ai pas eu le temps de convenablement me présenter. Dorian Pavus, enchanté.

Une fois chose faite, le Tévintide se dirigea vers le rebord des remparts pour s’y appuyer et regarder en contrebas. Une journée épuisante, et elle ne faisait que commencer. Un soupir franchit une fois de plus ses lèvres, qu’il mordit presqu’aussitôt.

Bon, cela aurait pu mieux se passer, mais .. bienvenue à Fort-Céleste, en tout cas.

Il s’était alors retourné vers Wulf, qu’il regarda – et détailla – avec un sourire amusé. Il en avait assez vu aujourd’hui pour savoir qu’il était une personne fréquentable. Et une moustache autant soignée de la sienne – mais celle de Dorian était évidemment bien plus belle –, il alignait pas mal de bons points. Enfin, avec le sarcasme fortement prononcé lors de sa précédente déclaration, cela signifiait qu’il était encore irrité. Et certainement pas vexé. Oh ça, il pouvait l’affirmer haut et fort : Dorian n’était pas vexé. Il était en colère, irrité, frustré contre le commandant et contre ce genre de journées affreuses qui agaçaient les gens, rah…. Mais en tout cas, il n’était pas vexé.

Pendant que Dorian était en train de marmonner pour lui-même, Mireï arriva à sa hauteur.

H-heu ..

Non Mireï, je ne suis pas vexé. … …Et toi .. ça va ?

La petite regardait en bas, puis leva son nez vers le ciel et perdit sa vue dans l’infini bleu.

C’est .. C’est fait, au moins ..

Je suis vraiment désolé. Ça aurait dû mieux se passer que ça.

Ce n’est pas grave .. c’était .. prévisible.

Dorian fixa alors Wulf, se demandant ce qu’ils pourraient bien faire, maintenant. Il en avait par-dessus la tête, oui, que tant de choses se retournent contre lui alors que ce qu’il avait fait n’était absolument pas mal. Bon, il s’était peut-être laissé allé niveau ressenti de la situation, mais bon ..

D’un côté, si toute l’Inquisition les surveillait maintenant, ils avaient intérêt à se terrer au fond d’un trou le temps que cela se calme.

Bon .. C’était sympathique, mais je pense que nous avons meilleur temps de partir chacun de son côté, histoire de calmer un peu le jeu, et ..

S-ser Dorian ?

Son regard bifurqua vers Mireï, pressentant d’avance la question qu’elle était sur le point de lui poser. D’un côté, de se sauver avant lui éviterait de jouer aux sentimentaux inquiets, ce dont il avait particulièrement horreur, il fallait dire. Dorian se racla la gorge, déviant son regard sur les remparts.

…heu .. O-oubliez, c’est assez ..

Personnel ? Alors ne pose pas ta question.

Il n’avait pas envie de parler de ses états d’âme maintenant. Mais il fallait dire que toute cette histoire lui avait rappelé son père, moins extrême certes, mais tout autant réprobateur. Bon, sur un tout autre sujet, mais les similitudes étaient surprenantes. Et rien que de repenser à lui l’énervait davantage. Donc non, il n’avait pas envie de parler de ça, simplement pour éviter à ses nerfs de flancher à nouveau. Le thaumaturge s’était assez énervé comme ça en une journée, il avait eu son compte.

Cela dit, il se dégagea des bords pour se rapprocher de Wulf. Il ne fallait pas l’oublier dans cette histoire, après tout. Le Tévintide se posa à une distance encore raisonnable, avant de croiser les bras et de l’observer avec un léger rictus au coin des lèvres.

Quant à vous, je ne sais pas pourquoi vous nous avez filé un coup de main, mais c’était une bonne chose, en fin de compte. Et s’il vous fait vraiment quelque chose comme il l’a dit, je lui crame sa paperasse.

A quoi bon le blâmer d’un truc qu’il n’avait pas fait ! En plus, c’était lui qui avait déclenché la rixe, donc c’était lui qui devrait se faire juger et enfermer normalement. Enfin, il espérait grandement que cette histoire serait réglée mais avec une justice non-négligeable et potable.

Bon, je vous dois quand même un petit quelque chose de rien du tout. Enfin, premièrement, je vais voir pour soigner cette blessure, ça commence sérieusement à piquer ..

Il avait déjà sa petite idée en tête, comme toujours. Mais avant, oui, il fallait voir pour soigner un minimum cette estafilade, qui était plus profonde que ce qu’elle laissait croire. Et bon sang, une poigne de garde par-dessus, il avait de quoi serrer les dents.

Vous n’aurez qu’à me rejoindre à la taverne, ce soir. Je vous offrirai une tournée, et nous aurons enfin le temps de discuter au calme. Et sans doute je serais de meilleur poil, aussi.

A ces mots, le thaumaturge allait détaler. Enfin, presque. Un léger petit détail le retint encore, ce même léger petit détail qui lui agrandit son sourire. Sans tellement de retenue, Dorian glissa un doigt autour de sa moustache autant bien entretenue que la sienne, l’y enroulant avec toute la satisfaction de l’avoir fait.

Quelle minutie. Soyez-en fier, elle est splendide.

Puis il tapota sa joue de toute sa main avant de s’en détourner pour de bon. Du repos, c’était à peu près tout ce qu’il demandait en ce moment. Malgré tout, un ricanement léger s’envola vers le ciel, tandis qu’il s’éloignait toujours plus.

Allez, à ce soir, si vous osez vous pointer ! ~

Ne restait que la petite Mireï, qui s’approcha à son tour. Elle regardait Dorian s’éloigner sans ajouter un seul mot. Il y avait encore quelque chose dans sa voix qui trahissait sa frustration et son dégoût. Enfin, c’était compréhensible, après une telle histoire..

J-je .. vous remercie encore, ser Wulf. Ser Dorian serait sans doute trop fier pour .. clairement le dire. Mais .. merci de l’avoir aidé, avant. I-il aurait pu se faire bien plus mal.

La petite lui adressa un sourire, léger et triste. Elle ne pouvait faire mieux hélas, car toute cette histoire l’étouffait encore. Mais elle était soulagée, finalement : c’était dit, au moins. Après, les conséquences .. Elle soupira pour elle-même.

J-je vais aller me reposer un peu, je pense .. ou alors je ferai un tour à la bibliothèque .. C-ce n’est pas tant palpitant la lecture, m-mais si .. si vous voulez, vous pouvez venir avec moi à la bibliothèque !

Quelle idiote, comme s’il aurait encore du temps à perdre avec elle. Elle se frotta l’arrière du crâne en déviant le regard, une fois de plus gênée.

E-enfin, vous devez être occupé, je .. je ne voudrais pas vous déranger !

Dans tous les cas, elle commençait déjà à se mettre en route pour la bibliothèque, ou plutôt, pour l’ancienne bibliothèque, celle où peu de gens allaient. Une vraie mine d’or, comme le disait très souvent Dorian. En espérant oublier tout le tracas que lui causa cette journée .. Elle n’osait même pas imaginer l’état de son père après tout ça.

Dorian Pavus Theme song
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Posté Lun 12 Fév - 19:29

Arrivée d'un rouquin désœuvré

Où comment commencer une bagarre aux écuries




VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ?!


Oui .. je suis aussi très content de vous revoi—


Vous avez attaqué un civil à l’aide de la magie pour un règlement de compte ! Mais comment avez-vous pu faire preuve d’autant de bassesse, Dorian !?!


… PARDON ?! NON MAIS ALORS VOUS SAUREZ QUE –


Vous décevez non seulement l’inquisition, mais vous faites honte à votre inquisitrice en agissant ainsi aux yeux de tous. Nos alliés n’ont-ils déjà pas assez peur des mages !?


…QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ???! MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE M—


... ET JE NE VEUX PAS VOUS ENTENDRE, PAVUS !


En bref : la situation ne s’était une nouvelle fois, pas passée comme prévue. Cela semblait être une constante de côté de Dorian et de Mireï : tout semblait vouloir se terminer dans les cris et … les cris.
Le mage avait l’air furieux, Mireï semblait hésiter entre regarder la pointe de ses chaussures et intervenir. Un signe de main du moustachu retint à la fois l’elfette et le garde. C’était très probablement une bonne idée pour ce dernier qui s’apprêtait à répliquer quelque chose « si vous ne voulez pas l’entendre lui, peut être que mon avis vous intéressera ! » et clairement, ce type de comportement aurait sûrement déplu au blond qui semblait hésiter fortement entre la crise cardiaque et la dépression.

C’est ça, monsieur j’ai un balais dans le cul, ne m’écoute surtout pas.. Après tout, je suis le méchant mage dans l’histoire, raclure de bas étage qui se permet de faire sa loi tout en …


Wulf lâcha un ricanement à peine camouflé aux mots du tévintide : le voir grogner ainsi dans sa langue maternelle, c’était assez plaisant à entendre, surtout quand le garde savait que seul les deux moustachus comprenaient les injures.

Vous, je devrais vous faire bannir de ce fort, si vous commencez à nous causer des ennuis. J’ignorais que la garde défendait son prochain en attaquant des civils.


OH ALORS VOUS ALLEZ VOUS CALMER TOUT DE SUITE, HEIN.


Wulf allait commencer à s’indigner quand le mage avait décidé de le défendre en même temps que de détruire son tympan droit : bon sang pourquoi s’était il placé à côté du mage ? Lui qui s’énervait tout le temps, il aurait dû se douter que c’était une mauvaise idée.

Recommencez, vous serez tous les trois bons pour les geôles, si mon humeur le permet, et priez Andrasté pour que le jugement auprès de l’inquisitrice vous sauve la vie.. Maintenant foutez-moi le camp d’ici et sachez-le : Vous êtes sous surveillance dès que vos pieds fouleront le pas de cette porte.


O-oui .. pardon.


Oui oui, on sait, bla bla bla ! Où était donc l’UTILITE de cette discussion ?! Un commandant qui ne fait même pas son boulot !!! NON MAIS ON AURA TOUT ..


Au final, les aptitudes vocales du commandant ne semblaient être qu’une démonstration de force et de pouvoir comme une autre. Tant pis, il allait devoir se présenter une autre fois… Ou plus probablement : se présenter à quelqu’un d’autre, probablement à Ser Blackwall dont Mireï avait parlé.

Des gardes sortirent de force Dorian qui semblait se débattre avec une certaine virulence. Lorsqu’on s’approcha d’un rouquin et que l’on fit mine de l’agripper aux bras, leva les mains en prenant une mince innocente, se fendant d’un :

Non merci, ce ne sera pas la peine.


Au même moment, Dorian était traîné dehors tandis qu’il continuait de s’exprimer… avec force.

Non mais je vous le dis Cullen : JE NE LÂCHERAI PAS CETTE AFFAIRE TANT QUE JUSTICE NE SERA PAS RENDUE.


La porte leur claqua aux nez, et Wulf fit mine de jeter un coup d’œil aux alentours, laissant le brun se remettre de ses émotions. S’il avait cette prévenance, Mireï semblait vouloir se cramer les doigts puisqu’elle demanda à Dorian :

Tout .. va bien, ser Dorian ?


Ne prends pas la peine de me poser cette question, je crois que la réponse saute aux yeux.


Pas faux. Wulf s’adossa à la rambarde en pierre, et lâcha un sourire à la jeune mage, la rassurant d’un regard. La situation était irritante, c’est vrai. Et puis triste, un peu. Wulf la trouvait aussi un peu cocasse, en toute honnêteté.

Quant à vous, vous êtes un bien curieux spécimen.


Wulf redressa la tête, jetant un sourire en coin au mage tandis que ce dernier retrouvait son calme en lui parlant.

Un Féreldien qui parle tévène, vous parlez d’une blague. Enfin, je n’ai pas eu le temps de convenablement me présenter. Dorian Pavus, enchanté.

Bon, cela aurait pu mieux se passer, mais .. bienvenue à Fort-Céleste, en tout cas.



Le tévène était toujours aussi agréable aux oreilles de Wulf qui eut un sourire tranquille avant de répondre à Dorian dans la langue maternelle de ce dernier :

Enchanté, et… merci !


Il se sentait clairement observé par le mage mais se laissa tranquillement faire par le regard inquisiteur : il se doutait qu’il devait avoir allure étrange dans ce contexte-là ! Après tout, il avait l’allure du bon guerrier féreldien bourrin, mais il se révélait voleur, non anti mage, et surtout, il parlait tévène.

H-heu ..



Non Mireï, je ne suis pas vexé. … …Et toi .. ça va ?


C’est .. C’est fait, au moins ..


Je suis vraiment désolé. Ça aurait dû mieux se passer que ça.


Ce n’est pas grave .. c’était .. prévisible.



Wulf se tut, respectueux. Il savait que la jeune fille faisait le deuil d’une vie de famille à peu près normal, et il se doutait que c’était douloureux. Mais alors que la rouquine levait les yeux pour observer le ciel, Wulf lui trouva une allure très … mature. Il ne se doutait pas qu’elle s’en sortirait.

Bon .. C’était sympathique, mais je pense que nous avons meilleur temps de partir chacun de son côté, histoire de calmer un peu le jeu, et ..


S-ser Dorian ?

…heu .. O-oubliez, c’est assez ..


Personnel ? Alors ne pose pas ta question.



Le garde porta ses mains à sa ceinture, à défaut de poches sur ce foutu uniforme bleu. Il restait attentif à l’échange, mais savait qu’il n’apprenait pas grand-chose : il avait simplement la confirmation que ces deux-là se connaissaient plutôt bien, et que le tévintide devait avoir une histoire. En même temps, pour se retrouver dans l’inquisition, c’était un peu obligé.

Quant à vous, je ne sais pas pourquoi vous nous avez filé un coup de main, mais c’était une bonne chose, en fin de compte. Et s’il vous fait vraiment quelque chose comme il l’a dit, je lui crame sa paperasse.


Wulf eut un sourire face à l’aplomb tout retrouvé du mage. Et sa promesse de soutient était toujours profitable, après tout. Le garde ne pu s’empêcher de lâcher d’un air nonchalant :

Vous en faites pas… Et puis, vous aviez raison : c’est un chic type !


Mais de mauvaise humeur voilà tout ! Wulf tenait à appartenir à l’inquisition, mais après tout, s’il se faisait virer de fort Céleste à coup de pieds au cul, eh ben… Il repartirait pour Fort Bastel ! Ou il irait faire un tour sur la mer d’écume, vivre sur un navire lui manquait parfois.

Bon, je vous dois quand même un petit quelque chose de rien du tout. Enfin, premièrement, je vais voir pour soigner cette blessure, ça commence sérieusement à piquer ..


Wulf jeta un coup d’œil à la blessure : il faut dire que si cela n’avait pas l’air trop grave, cela devait être fichtrement douloureux. Ceci dit, l’inquisition se devait d’avoir une bonne infirmerie, Wulf n’avait pas trop d’inquiétude de ce côté-ci.

Vous n’aurez qu’à me rejoindre à la taverne, ce soir. Je vous offrirai une tournée, et nous aurons enfin le temps de discuter au calme. Et sans doute je serais de meilleur poil, aussi.


Le garde eut un sourire et répondit :

C’était une de mes destinations, de toute manière.


Mais alors que le tévintide avait l’air de vouloir s’en aller, il sembla retenu par quelque chose. Malgré l’approche étrange du mage, Wulf le laissa faire, et un sourire se forma sur ses lèvres alors que le brun passait un doigt dans sa moustache. Très bien, Dorian faisait une réflexion là où lui n’avait pas encore pris le temps d’en faire une.

Quelle minutie. Soyez-en fier, elle est splendide.


Un tapotement sur la joue, le roux haussa un sourcil avant de répondre dans un sourire :

Ravi de croiser un connaisseur.


Allez, à ce soir, si vous osez vous pointer ! ~


Wulf le laissa s’en aller, un sourire en coin qui semblait coller sur son visage. Etrange rencontre, vraiment. Si toute l’inquisition était aussi animée que Dorian et le commandant, le garde n’avait pas de quoi s’ennuyer.

J-je .. vous remercie encore, ser Wulf. Ser Dorian serait sans doute trop fier pour .. clairement le dire. Mais .. merci de l’avoir aidé, avant. I-il aurait pu se faire bien plus mal.


Wulf adresse un sourire à sa commère rouquine, avant de poser une main rassurante sur l’épaule de cette dernière. Elle devait être extrêmement confuse, mais prenait tout de même garde à traduire les paroles de son ami (que Wulf avait deviné), c’était très délicat de sa part.

J-je vais aller me reposer un peu, je pense .. ou alors je ferai un tour à la bibliothèque .. C-ce n’est pas tant palpitant la lecture, m-mais si .. si vous voulez, vous pouvez venir avec moi à la bibliothèque !

E-enfin, vous devez être occupé, je .. je ne voudrais pas vous déranger !


Avant qu’elle ne se morfonde en excuse, ou autre timidité, Wulf prit la parole pour décréter d’un air calme :
C’est parfait : je voulais visiter un peu le fort, cela fera un bon début !

Il suivit alors Mireï, essayant de transmettre un peu de réconfort à cette dernière avant d’aller se rincer le gosier.
PROCHAIN NIV. :
Arrivée d'un rouquin désoeuvré D3ku
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