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— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
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Posté Jeu 25 Jan - 3:44


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
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Je me sentis étrangement soulagé d’entendre mon invité me mentionner que je n’étais pas obligé de répondre. Malheureusement, si tel était le cas, il se verrait forcer de faire seul la conversation jusqu’au retour de son frère. J’étais loin d’être la meilleure des hôtes. Bien au contraire. Il y a moins d’un printemps, je n’avais l’autorisation de parler que dans de rare cas; lorsque j’étais dans le quartier des esclaves, lorsqu’on me demandait de le faire et naturellement, lorsqu’il n’y avait aucune oreilles de Shemlens qui trainaient dans les parages. Malheureusement, les maîtres n’étaient pas du genre à nous faire la conversation et, lorsqu’ils se sentaient le devoir de le faire, c’était pour tenter de trouver un coupable et, étant un petit groupe soudé (ou presque), le plus clair du temps, ce type de discussion se terminait au fouet. C’était l’une des raisons qui m’empêchait de bien communiquer. Certain pourrait sans doute dire que cela n’aurait dû qu’affecter mes discussions avec les Shems. Pourtant, j’avais autant de problèmes avec eux qu’avec les dalatiens (qu’ils soient libres ou non). J’en ignorais la réelle cause, mais sans doute que Myr’ha y était pour quelques choses.  

L’archiviste avait raison. Beaucoup de citoyens de Revassan avaient eu une vie complexe. Je n’étais pas la première et sans doute pas la plus à plaindre non plus. J’avais pourtant le sentiment qu’il me restait encore beaucoup à faire avant d’atteindre une réel forme de liberté.

« Sept mois ce n'est pas bien long. Comment vous faites pour trouver vos marques ? Personnellement je suis complètement perdu, toutes les rues se ressemblent et rester enfermé a tendance à me rendre nerveux. Ce n'est pas pire que Fort-Céleste et ses immenses murs de pierre c'est vrai, mais...  C'est la première fois que je visite une ville de ce monde. »

Je m’étais, entre-temps, assise sur une caisse en bois faisant office de table (et à l’occasion de chaise) près de mon entrer à l’autre bout de la pièce. Il avait encore raison. Sept mois c’était peu. Pourtant, j’étais libre depuis plus longtemps. Mon parcourt vers Revassan n’avait pas été des plus glorieux. Je m’étais perdu en chemin, traqué comme un animal blessé par des hommes enragés près à tuer afin de retrouver certaines marchandises égarées. J’avais dormie à la belle étoile sans aucune avarel pour me protéger des intempéries. Alors retrouver mes marques? C’était globalement impossible. Pourtant, comparé au dalatien de pure souche, j’avais un talent caché me permettant de m’orienter facilement dans une ville. Ma mémoire. Je savais voir et mémoriser des détails qu’autres semblaient oublier. Aucune rue, aucune réelle, ne se ressemblaient. Les détails. Voilà ce qui faisait la différence.

J’étais redevenue muette, continuant, au loin d’observer mon interlocuteur. Après tout, c’était lui qui m’avait dit que je n’étais pas forcée de répondre. L’ambiance était devenue lourde, voir malaisante jusqu’à ce que je lui demande de parler des tombes d’Émeraudes. Il me semblait alors voir une lueur de bonheur dans ses yeux.

« Attendez je vais faire mieux que les décrire, je vais vous montrer quelque chose. »

L’archiviste c’était dirigé vers son sac avec un enthousiasme déconcertant. Il en sorti ce qui semblait être de vieux livres religieusement conservés. Pour ensuite venir me les tendres.  

C’était avec un enthousiasme déconcertant que l’archiviste c’était dirigé vers l’un de ces sacs où il en sortit de vieux livres religieusement conservés. Il vint me les remettre en prenant soin de m’ouvrir la première page du premier journal en me donnant la permission de regarder. Je fus d’abord contre l’idée. D’une part, à cause de la proximité de l’archiviste et de l’autre, de peur de briser le tout.

- Hum … merci …, répondis-je en prenant délicatement les livres dans mes mains afin de les déposer sur mes genoux.

Je ne savais pas quoi dire qu’autre surtout que je sentais la peur m’envahir à l’idée de briser ce qu’il venait de me confier. Pourtant, j’étais curieuse d’en apprendre d’avantage sur leur contenu. Je tournais chaque page avec soin tentant de ne pas trembler afin de ne pas les déchirer. Il me prit plus d’une fois l’envie de recopier dans mon calepin à dessin ce que je voyais. Mais je n’eus le courage de le faire. Alors que je contemplais le contenu du premier journal, Sihan'diel commença son récit sur sa terre natale. Je me sentais comme une gamine mangeant du sucre ou recevant un cadeau pour la première fois. Bon, mauvaise exemple pour le sucre, je ne connaissais ce remède miracle contre le chagrin que depuis six mois (une pure merveille). Enfin, je fus une élève attentive, écoutant son professeur raconter un cours avec une telle passion que s’en était admirable. Pourtant, l’archiviste cessa soudainement de parler. Je ne fis d’abord rien, continuant de feuilleté le livre. Puis, il me semblait que son récit n’était pas terminé, alors je vins risquer un regard vers l’archiviste qui recommença à mon plus grand plaisir tout en m’expliquant ce qu’était Din'an Hanin.

- Comment … vous savez de qui vous descendez?, dis-je lentement et peu sûr de moi tout en continuant d’observer les images et les gribouillages à l’intérieur du premier tome.

Je n’avais toujours pas bougé de ma position. Clouée sur ma chaise improvisée au prise entre l’envie d’apprendre et la peur des autres.



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Posté Sam 3 Fév - 14:22


A Glimpse of Freedom

"Acte VI"

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Le mutisme de Valÿra était devenu habituel quoique les longs silences demeurent encore un peu pesants, Siha ne sachant pas quoi en penser ou comment les interpréter. Ils ne se connaissaient que très mal alors deviner ce qui se cachait derrière ce regard invariablement fuyant étant pour le moins hasardeux. La jeune femme était un animal craintif qu'il se devait d'approcher avec mille précautions et à la moindre incartade, au moindre geste trop brusque elle fuirait en courant. Ça au moins il s'y était préparé mentalement, seulement ça ne changeait pas tout. Pourtant l'archiviste ne se départait pas de son sourire et continuait de surveiller le feu d'un œil, et les gestes tremblants de son hôte de l'autre. Il ne laisserait pas la nourriture brûler mais il ne pouvait totalement ignorer l'importance des décennies de recherches entre ses doigts.

D'un autre côté il ne pourrait tenir une conversation sans au moins un peu de réaction de la part de son interlocutrice, par conséquent il pondéra son expression avant de continuer. Non seulement ce n'était pas très encourageant de parler seul, mais en plus il ne voulait pas l'embêter avec ses histoires si tout cela ne l'intéressait pas. Néanmoins Valÿra continuait de parcourir les pages de ses almanachs avec un regard avide et presque déconcerté, comme si on venait de lui tendre des trésors. Et de fait ce n'était pas si loin de la vérité. Les traces écrites de la culture elfique étaient très rares, et en un sens elles allaient à l'encontre des traditions.
Siha luttait aujourd'hui encore contre cet usage malsain créée par la mentalité farouche du peuple de jadis. Dans les faits leur vie n'était pas beaucoup plus simple que durant les Marches Exaltées, leurs terres étaient toujours menacées par des étrangers venus de toutes parts... mais ils n'étaient plus persécutésde la même façon. Jalousement garder leur savoir en le dissimulant jusqu'aux membres de leur famille ne serait jamais acceptable, sans parler du danger de voir une lignée s'éteindre à la mort d'un archiviste n'ayant pas d'élève, ou pas assez de temps pour lui transmettre ses connaissances.

La transmission et l'hérédité étaient un vrai problème à long terme, un de ces nœuds que Siha ne cessait de se faire au cerveau dès qu'il pensait à l'avenir. Toutefois il était encore jeune et n'était sans doute pas encore voûté sous le poids des nombreuses responsabilités, en dépit de ses longues années d'apprentissage auprès de son prédécesseur. Il ne voyait pas de mal à instruire son prochain, pour peu que le sujet soit choisi avec soin et que ce soit encadré avec attention. Sa voix se fit plus douce et basse, la tournure de la conversation le rend légèrement nostalgique. Impossible de ne pas penser aux pertes passées, paradoxalement encore si fraîches. Deux ans déjà et il lui semblait que c'était hier.

« Lorsqu'un des nôtres quitte ce monde nous organisons une cérémonie en son honneur, préparant son voyage vers l'au-delà. Il est alors inhumé auprès de nos ancêtres aux Tombes d'Émeraude, au pied de l'arbre de son clan. L'archiviste grave leurs noms dans la pierre et scelle leurs sépultures par la magie afin de les protéger des pilleurs et des esprits malfaisants. Tous les noms sont conservés dans des registres, bien que certains clans aient perdu des fractions du leur pendant la guerre. » Il prit une grand inspiration, plongé dans ses souvenirs. Le jour fatidique où il avait pris ses fonctions... le même où son mentor et un ami étaient décédés. Ses doigts jouent avec l'ustensile le plus proche dans une tentative d'occuper son attention. « Les voyageurs Dalatiens sont tout ce qui reste des Chevaliers, dans le sang comme dans l'esprit. Avec notre peu de moyens nous continuons de défendre notre territoire des envahisseurs, de protéger nos valeurs et les réminiscences d'Elvhenan, de fouiller le passé à la recherche de ce qui nous a été volé. »
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Posté Dim 11 Fév - 3:03


A glimpse of freedom
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Je suis plongée dans une lecture. Une lecture fascinante comme celles qui me faisaient oublier les heures. Sauf le sommeil, le soleil ou le son d’une porte sur laquelle on frappait durement me faisait sortir de ce petit nuage de connaissances. Ce n’était un secret pour aucune personne ayant croisée ma route au cours des derniers mois, j’étais un animal blessé, torturé, qui ne faisait plus confiance à personne. Alors les livres étaient le meilleur moyen que j’avais trouvé pour m’instruire sans trop de stress sur une culture disparaissant à vue d’œil. Même les autres esclaves plus âgés, ceux de ma jeunesse, n’avaient eu les connaissances requises pour me l’enseigner, pas même ma mère étant née libre dans un clan dalatien. Pourtant, chaque ouvrage possédait une part de vérité, mais aussi de mensonge. Il m’était souvent difficile de différencier les deux d’où mon intérêt pour tout découvrir par moi-même. Pourtant, tout revenait toujours au même point : la peur. Peur des elfes, peur des humains, des Tévintides, mais surtout celle de retourner en cage. Alors pour éviter cela, je m’enfermais moi-même, chez moi, afin de rester libre. C’était paradoxal, mais j’étais pour l’heure incapable de faire autrement.

Alors, de temps en temps, dans un élan de courage, ou de stupidité, il m’arrivait d’accepter de la compagnie, de socialiser. Pourtant, j’en revenais toujours au même : la peur. Sihan'diel et son frère étaient sans doute l’un de ses élans; celui de la compassion. Celui de pouvoir aider des étrangers parvenus jusqu’à la cité libre des elfes. Je leur souhaitais de trouver ce pourquoi ils étaient venus. Néanmoins, même avec toutes les bonnes intentions du monde, je restais une esclave nouvellement libre. Malgré mon silence, l’archiviste répondit à mon interrogation, mais sa voix de conteur prit une tonalité plus douce et sa voix se fit plus basse. J’avais l’impression d’avoir touchée une corde sensible. D’avoir atteint une limite que je n’aurais pas dû franchir.

- Je …

Je m’étais doucement levée de ma chaise improvisée, apportant avec moi les trésors que l’on m’avait confié. Je les transportais tels de jeunes nourrissons. Fragiles et pourtant si importants aux yeux de leurs parents. La peur m’avait de nouveau envahit, mais cette fois, c’était afin de ne pas détruire un potentiel vestige. Le dalatien avait raison, nous avions trop perdus (même si j’ignorais si je devais, ou non, m’inclure dans le « nous »). J’avais encore des centaines de questions me parcourant l’esprit, mais aucune n’en valait vraiment la peine. Pas à ce point. Pas pour le moment.

- Tenez, fis-je en tentant de sourire du mieux que je le pouvais.

Je venais de lui tendre fébrilement ses ouvrages, préférant soudainement enfouir toutes les autres questions auxquelles il me serait possible de penser. De toute façon, la raison première de mon interrogation venait de disparaitre en fumer lorsqu’il m’avait annoncé sa réponse. Je savais mes anciens propriétaires friands de baptiser eux-mêmes leurs nouvelles propriétés, nouveau-nés comme nouvelles acquisitions. Ainsi, connaître mes origines étaient peine perdu.

- Je … je ne veux plus les regarder.

C’était naturellement un mensonge. J’avais à peine assimilée l’information du premier journal. Pourtant, je ne me sentais plus la force de tourner une page de plus, sa dernière réponse ayant coupé mon envie d’en connaître d’avantage. Au moins, sur ce point, j’étais honnête avec moi-même.



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Posté Mer 14 Fév - 19:15


A Glimpse of Freedom

"Acte VII"

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Valÿra lui faisait l'impression d'une mignonne petite souris tentée d'explorer le monde extérieur, brûlant toujours plus de goûter à toutes les choses décrites par ses semblables... sans jamais réussir à faire confiance à son instinct. Le regret semblait se lire dans son regard chaque fois que la peur prenait le dessus, pour invariablement la ramener à la sécurité trompeuse de son petit trou. À peine eut-elle plongé dans le contenu de ses almanachs qu'elle avait abandonné pour les lui rendre. Siha ne pipa mot et s'essuya les mains pour reprendre son bien. C'était désolant de la regarder se battre avec elle-même de la sorte, seulement la forcer dans un sens ou dans l'autre ne lui apparaissait pas comme la bonne chose à faire. Qui était-il pour faire le choix à sa place ? Non. Tout ce qu'il pouvait faire c'était se montrer disponible, respecter leurs différences, et éventuellement stimuler son intérêt afin de l'encourager.

« D'accord. Faites-moi savoir si vous changez d'avis. »

Il rangea le tout à nouveau, n'osant pas prononcer les nombreuses questions qui lui brûlaient les lèvres. S'il avait encore été de l'autre côté de la mer d'Écume, il aurait sûrement juste interrogé son interlocutrice sur ses origines sans trop se soucier des conséquences. Néanmoins les elfes du nord et surtout les habitants de Revassan avaient souvent des passés encore plus tragiques que l'errance et la pauvreté. Offenser ou blesser la personne qui lui offrait gracieusement un toit c'était la dernière de ses intentions, alors d'une façon ou d'une autre il lui faudrait composer avec la difficulté à tisser un dialogue. Autrement la cohabitation risquait de créer un silencieux malaise...

« Si vous pensez avoir un lien avec un clan dalatien, je peux toujours chercher dans ma mémoire à la recherche d'une piste, ou simplement mener des recherches une fois que je serai rentré. »

« Envoyez-le balader s'il se montre trop insistant ou juste... envahissant. Siha a du mal à se rendre compte que tout le monde n'apprécie pas son trop plein de bonnes intentions. »

Sehariel passa sa tête par l'encadrement de la porte d'entrée avant de finalement entrer sans un bruit, faisant sursauter son frère au passage. Salaud. Il adorait aller et venir comme un fantôme, mettant à profit ses talents de chasseur pour ne pas se faire remarquer. Lui jetant un regard noir, l'archiviste soupira en dodelinant de la tête.

« T'en as mis du temps... Alors t'as trouvé ? »

« Ouais, on peut dire ça... » Son expression d'ordinaire impassible était plutôt confuse. Sous un bras il portait la sacoche de cuir qu'il était allé chercher, dans l'autre deux tabliers et une caisse de bois pleine de vivres. C'est néanmoins à Valy qu'il adressa son explication.

« La dame blonde qui vit dans la maison à côté m'a vu passer et m'a posé un tas de questions. Quand je lui ai expliqué que vous nous hébergiez mon frère et moi... Il toussota pour masquer son embarras, sa voix basse peinant à imiter correctement. Elle a dit 'Oh, par mes ancêtres... je n'aurais jamais cru que la guérisseuse s'en trouverait deux d'un coup, c'est qu'elle cache bien son jeu !' »

Confiant la caisse à un Siha ayant tous les maux du monde à retenir son hilarité, Sehariel entreprit de lui mettre son tablier avant d'enfiler le sien. Quitte à être là autant donner un coup de main, avec un peu de chance ça lui donnerait l'air moins ridicule. Attachant ses cheveux noirs avec une lanière de cuir, le guerrier s'inclina vers la jeune femme. « Je n'ai jamais eu l'intention de lui faire croire quoi que ce soit, je suis sincèrement désolé. »

Ce fut la goutte d'eau de trop. Siha s'appuya sur le plan de travail, plié en deux, son rire coulant comme une cascade.


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Posté Dim 18 Fév - 3:39


A glimpse of freedom
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Je n’avais pas pris grand temps avant de retourner à mon point initial; ma petite chaise en bois improvisée près de ma porte. Le bien avait été restitué à son propriétaire sans la moindre égratignure et ce, malgré mon envie d’apprendre qui me nouait encore l’estomac. Dans d’autre circonstance, j’aurais sans doute continué de lire les trésors que m’avais confiée l’archiviste, mais notre conversation m’avais laissé de glace sur le sujet. Pourtant, le dalatien restait aimable, me proposant même de faire des recherches sur mes origines. Chose que je savais déjà veine, ignorant jusqu’à le véritable prénom de ma mère. Il n’y avait aucun doute à avoir. Naturellement que j’avais envie d’en apprendre d’avantage sur la culture dalatienne. J’aurais sans doute pu passer des heures entières à feuilletés les pages de ces ouvrages sans me soucier de mes invités et du repas en cours. J’aurais souhaité pouvoir mémoriser chaque page de chacun de ses livres que Siha avait repris, mais j’ignorais si j’allais avoir un jour la chance de pouvoir réparé l’erreur que je venais de commettre.

J’allais lui dire qu’il n’y avait aucun espoir de renouer avec mes ancêtres, que j’ignorais jusqu’à l’existence même de mon « véritable nom ». Tout ce qui était certain, c’était que ma mère avait un jour été libre de faire des choix et de vivre selon les coutumes dalatiennes. Coutumes qu’elle avait sans doute laissée de côté, ou oubliée, après de nombreuses séances de tortures. Qui plus est, peut-être n’étais-je pas aussi « dalatienne » que je l’aurais souhaité.

Je cogitais dans mon coin, observant du coin de l’œil l’archiviste lorsque son garde du corps daigna revenir me prévenant que je pouvais envoyer balader son frère s’il devenait trop insistant ou envahissant. Même à côté de l’entrer, je ne l’avais pas entendue arriver. À croire qu’il était complètement invisible jusqu’à ce qui décide de parler. Depuis combien de temps était-il là à écouter la conversation? Enfin, il n’y avait pas réellement eu de conversation. Il fallait qu’au moins deux personnes discutent pour cela. De ce que j’avais pu remarquer jusqu’à présent, le dalatien était beaucoup moins stoïque que les heures précédentes. Il semblait pourtant avoir trouvé ce pourquoi il était parti; leurs provisions d’une part et des tabliers de l’autre. C’est néanmoins avec grande surprise qu’il s’adressa directement à moi pour ses explications. Apparemment, il avait eu le malheur de faire la rencontrer de ma commère du quartier. Une jeune elfe vivant elle aussi seule à qui je n’avais jamais réellement adressée la parole. Au début, je ne comprenais pas ce qui l’embarrassait autant. Cette pauvre femme avait beau être bavarde, je ne voyais pas ce qu’elle aurait bien pu dire à Sehariel qui puisse le mettre dans cet état. Naturellement, c’était avant son explication complète.

Je devins rouge comme une pivoine, des pieds jusqu’au bout de mes oreilles, lorsqu’il m’annonça que celle-ci croyait que mes intentions étaient de coucher avec mes deux invités. À croire qu’elle prenait ses fantasmes pour des réalités. J’étais incapable de prononcer le moindre mot, balbutiant des sons incompréhensibles tout en tentant de formuler une phrase qui ne sortit jamais. Cette situation était gênante, voir humiliante. J’avais pris mes jambes à mon cou pour moins que cela. Pourtant, je ne pouvais pas les laisser seuls dans ma maison. Comme si les choses ne pouvaient être pires, le guerrier, une fois vêtit de son tablier, prononça des excuses faisant alors éclater son jumeau de rire.

- Vous … trouvez …  cela drôle?, dis-je à l’intention de l’archiviste alors que je venais de poser mon regard sur lui.

J’étais toujours assise sur ma petite chaise en bois, comme une gamine que l’on avait punie. Moi qui avais l’habitude d’être discrète, voilà que j’aurais désormais tous les malheurs du monde à me faire oublier de cette voisine me croyant désormais adepte des soirées au lit à trois.

-  Et … vous … enfin … vous lui avez dit quoi?

Je ne voulais pas réellement le savoir. À vrai dire, j’ignorais ce qui avait poussé cette pauvre femme à penser une telle chose. Peut-être était-elle plus seule que je ne l’aurais pensé. Néanmoins, je l’imaginais désormais son oreille collé à notre mur commun. Je devrais sans doute tenté de lui parler ou pas. Fuir et changer de maison étaient sans doute les façons les plus simples et les moins humiliantes.

Je m'étais approchée d'un pas rapide vers les deux dalatiens ouvrant un petit placard où je rangeais une minuscule théière. La plaçant doucement sur l'un des rares espace libre qui restait sur le plan de travail. J'entrepris ensuite de déposer de l'eau chaude sur le dernier rond vide pour y faire bouillir de l'eau.

- J'ai soif!

Puis je revins à mon emplacement initial, attendant que l'eau bouille.



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Posté Lun 19 Fév - 12:47


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"Acte VIII"

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Le reproche déçu de Valÿra l'aurait presque fait se sentir coupable, du moins si la situation n'était pas aussi hilarante. Siha se mordit la lèvre inférieure pour réprimer son envie de rire ouvertement, bien que sa tentative ne fasse vraiment pas illusion. Comme il avait un peu peur de répondre honnêtement à la question de son hôte, il feignit d'être fort occupé à faire le tri dans les ingrédients dans la caisse en bois. C'était d'autant plus surprenant que ces derniers ne provenaient pas de leurs réserves, qui bouillonnaient déjà dans le chaudron en répandant une appétissante odeur. Apparemment la voisine n'avait pas fait que commérer en posant mille questions, c'était toujours ça de gagné. Évitant les deux autres du regard, l'archiviste faisait de son mieux pour rester sérieux et fuir les foudres de Valy.

De son côté Sehariel avait l'air assez gauche dans le son tablier à fleurs, ce qui ne l'empêchait pas de se tenir très droit en répondant à cet interrogatoire serré. Il entreprit de se laver les mains dans la bassine d'eau propre, le regard bas de l'enfant pris en faute. Il n'avait rien révélé de compromettant à la voisine, il en était certain. Du genre plutôt paranoïaque dès qu'il s'agissait de veiller à leur sécurité, il n'était pas personne à raconter sa vie à une inconnue. Néanmoins il semblerait qu'un rien satisfasse l'imagination fertile de cette bonne femme fort curieuse, qui n'hésitait aucunement à interpréter ses dires comme bon lui plaisait. Et plus il avait essayé de rectifier le tir, plus les choses avaient tendance à déraper. Peu habitué à gérer les aléas de la vie dans une communauté inconnue, il s'était fait avoir comme un bleu.

« Elle m'a demandé si mon frère et moi étions des nouveaux arrivants. J'ai pensé qu'elle s'inquiétait pour vous comme le ferait tout bon voisin, alors j'ai confirmé, puis lui ai garanti que nous resterions en votre compagnie de façon à ne déranger personne dans le quartier. »

Il s'arrêtant un instant en haussant les épaules, faisant preuve d'une étrange naïveté pour un stratégiste pourtant redoutable. Les connaissances amassées en combat étaient hélas sans rapport avec les relations humaines. Rapidement le jeune homme lava les légumes et se mit à les éplucher, fort décidé à se racheter en préparant un second plat. Avec les vivres qu'il avait récolté en plus, il y avait de quoi préparer un festin.

« 'Oh oui, je suis sûre que la jeune fille à côté s'occupera bien de vous deux', dit-elle ensuite. » Siha l'écouta raconter cela si platement, tournant parfois le dos quand il était trop difficile de ne pas craquer. « Je lui répondu que vous aviez eu l'amabilité de nous offrir un toit après vous être occupée de mon jumeau pendant plusieurs jours. Elle a ri un moment, j'ignore pourquoi... puis après avoir souri gentiment et m'a dit d'attendre un peu. »

« Et tu n'as pas flairé les questions louches, sérieusement ? » L’aîné se heurta le front de la paume de la main, incrédule.

« Hum, elle n'a pas demandé d'où l'on venait ni qui nous étions, même si j'imagine que ton rang d'archiviste n'est plus un secret. Les nouvelles vont vite par ici. » Il haussa négligemment les épaules en épluchant ses patate avec son couteau de chasse, à une telle vitesse que ça en faisait un peu peur.

« Ensuite quand j'ai dit que nous allions préparer à manger elle m'a fait cadeau de ces vivres, prétextant qu'elle en avait acheté en trop au marché. Oh et puis elle a prêté les tabliers, aussi. » Dégageant une mèche rebelle de son front avec un revers de main, Sehariel se pencha par-dessus la soupe et la huma d'un air approbateur. Son ventre se mit alors à gargouiller comme un hahl en colère, avant qu'il ne toussote d'embarras. « Ce serait bien ingrat de refuser, alors je l'ai sincèrement remerciée et je lui ai garanti que nous nous donnerions corps et âme de façon à vous remercier de votre chaleureux accueil à Revassan. »

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Posté Jeu 22 Fév - 2:14


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Je n’avais d’autre choix que d’écouter Sehariel raconter sa discussion avec ma voisine. Bien que je lui aie demandé ce qu’il avait bien pu lui dire pour qu’elle en vienne à une conclusion aussi saugrenue, je ne désirais pas réellement connaître sa réponse. Bien au contraire, je n’étais pas du genre à apprécier les commérages, alors devoir faire partie de l’un d’eux, surtout aussi sordide, était loin de me plaire. J’étais timide. Ça même un sourd complètement aveugle aurait pu le remarquer. Je passais mon temps à ne pas me faire remarquer et, les rares fois où ce n’était pas le cas, je fuyais d’ordinaire les lieux pour me réfugier autre part, loin des regards. Malgré tous mes efforts, j’avais encore du chemin à faire.

Si je n’étais pas aussi abasourdie par ce que l’on venait de me dire, j’aurais probablement pu rire de Sehariel et de ce tablier à fleurs pour le peu original – surtout le côté pervenche tapissant une grande partie de l’œuvre. Malheureusement, le guerrier me prit aux mots et commença à raconter à l’assistance la conversation qu’il avait eue avec la commère du village. À priori, je venais de trouver quelqu’un de pire que moi avec les relations humaines. Enfin, pour ce qui était de la compréhension d’une discussion et de l’étendue des dégâts que cela pouvait causer.

Je vins me faufiler près des jumeaux afin de vérifier la température de l’eau. Étant presqu’à bonne température, je vins la retirer du feu pour laisser place à une potentielle utilisation (au vu de ce que semblait préparer le chasseur). Puis je pris ma petite théière afin d’y verser le liquide pour enfin y faire infuser quelques feuilles de thé.

- Hum …

Je venais de me rendre compte que je ne possédais qu’une seule tasse. En même temps, je ne recevais que très rarement de la visite.

- … du thé? Je n’ai malheureusement qu’une tasse, dis-je en allant déposer ma seule contribution du repas sur ma table.

Plus il racontait, plus j’avais envie de me couper les oreilles afin de ne plus rien entendre, évitant tout regard possible avec mes invités. La vie de nomade était-elle aussi différente en termes de mentalité que ce que j’avais pu voir à Miranthie ou Revassan? Enfin, il ne pouvait pas réellement ignorer à quel point la conversation qu’il avait eue avec cette voisine avait été tournée de façon malsaine.

- Faites-moi plaisir … hum … la prochaine fois … éviter.

Je ne regardais pas mes interlocuteurs, trop occupée à penser comment j’allais faire pour rattraper le coup avec cette commère excellent dans son domaine.

- Hum … une idée du temps de préparation, dis-je lorsque mon ventre cria à son tour famine.




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Posté Ven 2 Mar - 12:59


A Glimpse of Freedom

"Acte IX"

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« Ce n'est pas un problème, on a ce qu'il faut. »

Siha s'éclipsa à l'autre bout de la pièce pour fouiller dans leurs affaires, ne revenant qu'une fois qu'il eut trouvé leurs deux chopines en bois. Ce n'était pas si surprenant que Valÿra n'ait pas le nécessaire pour plusieurs personnes étant donné l’environnement minimaliste de son foyer. En outre les dalatiens étaient également habitués à la frugalité, aussi ce style de vie leur correspondait parfaitement. Pour eux il était plus rassurant de partager une petite maison exiguë que d’énormes et luxueux appartements.
Siha déposa les chopines sur la table afin que leur hôte puisse les servir, les yeux allant et venant entre le visage blême de la jeune brune et l'expression penaude de son frère. Le tout avait un je ne sais quoi d'hilarant, même si leur gravité à tous les deux le dissuadait d'ouvertement plaisanter pour le moment. Néanmoins cela lui faisait un bien fou de se détendre et s'amuser, détournant ses pensées de la mésaventure à Kal Sharok par la même occasion. En bien des sens ses blessures se refermaient encore petit à petit.

« Éviter de parler à quelqu'un qui m'offre son aide, vous voulez dire ? »

Sehariel fronça les sourcils, honteux et perdu. Il savait bien qu'il laissait beaucoup à désirer en ce qui concernait sa faculté à s'exprimer et à communiquer avec autrui, ce qui était d'ailleurs la principale raison pour laquelle il était souvent l'ombre muette de son jumeau, mais... Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de mal dans une conversation si anodine. Ce fut finalement l'archiviste qui intervint pour éclairer sa lanterne, devinant le malaise évident qui ne manquerait pas de s'installer une fois que Valÿra peinerait à donner une explication. L'ironie de leurs rôles inversés le fit sourire.

« Nous ne sommes plus aux Tombes, Da'len. Ici il n'y a ni clans, ni familles, ni esprit collectif en dehors peut-être de la cause Mien'Harel... Et encore ce n'est pas certain. »


Sa voix était calme, en dépit de son air pensif. D'après ce qu'il avait pu voir en sillonnant les rues de Revassan ainsi que les récits des êtres de l'Immatériel, les choses étaient assez compliquées et mitigées. Les apparences étaient trompeuses, ici plus qu'ailleurs. Un silence s'installa pendant de longues secondes ou seul le crépitement du feu et le sifflement des légumes et de la viande revenus à la poêle se firent entendre. Une appétissante odeur d'épices se répandait dans la maison, au fur et à mesure que Sehariel les remuait d'un agile coup de poignet.

« Comparés aux dalatiens, ici les habitants sont plus indifférents, plus individualistes. Revassan est un vaste refuge accueillant toutes sortes d'animaux blessés et effrayés, chacun panse ses blessures dans son coin en rêvant d'une vie meilleure, d'une unité qui n'existe pas encore. »

« Ce sera prêt dans une paire de minutes. » Anticipant le manque de couverts il fit signe à Siha, qui s'en fut chercher des bols tout en continuant de parler.

« Pour les autres elfes c'est sans doute plus facile d'intégrer un groupe aussi hétéroclite où l'on ne pose presque pas de questions. On peut y recommencer à zéro en toute liberté, sans obligations ou contraintes. Il n'y a pas d'attentes particulières, à moins de vouloir prêter ses services à la cause dans sa globalité. » Il expliquait son point de vue non seulement pour ouvrir les yeux à son frère mais aussi il l'espérait, pour montrer l'envers du décor à Valÿra dont il ne savait finalement rien.

« Cependant pour ceux qui comme nous ont toujours vécu en meute, chassant et souffrant ensemble... C'est très difficile de s'adapter au changement, d'accepter l'idée que d'autres elfes puissent avoir des intentions moins nobles, que ceux que nous considérons instinctivement comme des frères et sœurs à protéger puissent vouloir nous nuire sans raison particulière. En dehors de nos terres nous ne pouvons pas faire confiance au premier venu. » Il soupira avec un sourire malgré la gravité de ces mots prononcés avec une paradoxale légèreté. Ses yeux rivés sur les généreuses doses servies sur les trois bols, Siha salivait d'avance. « Enfin qu'importe... C'est l'heure de manger ! Bon appétit, les enfants. »

Sans se faire plus prier il saisit sa cuillère et attaqua son repas en même temps que les autres, poussant un soupir de satisfaction entre deux œillades vers la soupe qui bouillonnait doucement.

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— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
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— DC&TC : Nai'Lahn
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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Jeu 8 Mar - 22:12
A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Le guerrier ne semblait pas comprendre dans qu’elle situation il m’avait mis. À croire que ma voisine et lui n’avaient pas eu la même discussion (ce qui, d’après ce qu’il avait pu en dire, était le cas). En tout cas, je savais que j’allais encore en entendre parler pendant de très long mois et leur présence chez moi n’allait sans doute qu’alimenter les rumeurs. Enfin, je n’avais pas voulu qu’il arrête de parler à des inconnus, qu’il comprenne dans quoi il avait mis les pieds en parlant avec la mégère du coin. Enfin, ne sachant pas vraiment comment lui expliquer adéquatement, c’est Siha qui répondit à ma place expliquant à son frère qu’ils n’étaient plus chez eux et qu’ici, l’esprit « collectif » n’était pas le même. Il avait sans doute raison. À vrai dire, ne sortant pas beaucoup, j’avais peu de chance de réfuter ce que l’archiviste venait de dire et, dans un sens, je n’en avais pas réellement la force. Discuter n’était pas ma force, argumenter, encore moins. Mes connaissances sur Revassan se limitait à ce qu’on avait bien voulu m’enseigner et le peu que j’avais observé depuis mon arrivée.

Néanmoins, je voyais mal un blessé venant tout juste de se réveillé me faire la morale sur l’attitude d’un peuple qu’il avait à peine eu la chance d’observer. L’archiviste continuait son discours tandis que son frère terminait le repas. Les couverts avaient soigneusement été déposés sur la table. Tant qu’à moi, je reprenais ma deuxième gorgée de thé me disant à moi-même que je devrais sans doute me procurer des couverts supplémentaires en cas de « force majeure » comme ce soir, ne serait-ce que pour empêcher les invités de devoir se servir eux-mêmes des leurs.

J’étais restée silencieuse, écoutant d’une oreille Siha lorsqu’il vint à parler de la différence entre les deux modes de vie. Enfin, je ne connaissais réellement ni un, ni l’autre, vivant dans un entre d’eux entre celui de Revassan et celui de Miranthie. Là-bas, chaque maisonnée avait ces propres règles et sa propre ambiance. Dans mon cas, les elfes se soutenaient contre les maîtres de la maison. Aucun ne parlait, tout le monde avait la même correction. Comme pour toutes choses, il y avait parfois des exceptions, mais elles étaient rares.

Quelques minutes plus tard, la nourriture était servie et les trois bols généreusement remplis. Assise au bout de la table, les deux frères partageaient les deux autres places faces au mur. Je remerciais les deux cuistots pour leur travail attaquant ce qui se trouvait dans mon bol. C’était l’un de mes premiers « vrais » repas depuis des jours ce qui m’en fit apprécier chaque bouchée comme un enfant dégustant son plat favoris. En même temps, j’avais été élevée à me pas faire la fine-bouche.

On frappa à ma porte. Quatre coups rapides exécutés avec le même intervalle de temps. J’étais perplexe n’attendant personne pour souper. Je me dirigeais d’un pas lent vers ma porte, l’entrouvrant à peine pour apercevoir l’une de mes collègues de travail. Elle commença par s’excuser (vu l’heure je présume) pour ensuite me demander si je pouvais prendre son tour de garde le soir même jusqu'aux petites heures du matin m'expliquant qu'elle avait un imprévu de dernière minute et que toutes les autres avaient refusées.

- Hum … oui, finis-je par dire espérant qu’elle quitte afin que je puisse retourner à mon assiette.

La jeune femme quitta avec un sourire rassurée tandis que je retournais à mon assiette.

- Il faudra attendre demain en après-midi pour … la visite … ça ne vous dérange pas?

Je venais de me rendre compte que je n’avais pas demandé leurs avis à mes deux invités de fortune.

- Enfin … j’aurais dû vous demander … désolée.

Je venais instinctivement de reprendre une gorgée de thé afin de tenter de cacher la gêne (pour que le tout fut très peu subtile). Si nous étions tous des "animaux blessés", comme le disait si bien l'archiviste, il n'en restait pas moins que l'une des forces de la cité résidait dans l'entraide. Et puis, l'on m'encourageait fortement depuis quelques temps à "faire des efforts". Il me suffirait de dormir quelques heures une fois le soleil levé pour pouvoir faire la visite en début d'après-midi. Après tout, j'avais encore cette fâcheuse habitude que de dormir que quelques heures.


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
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