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Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
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— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
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— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Ven 29 Déc - 2:28


A glimpse of freedom
Joueur 1Siha
Joueur 2Valÿra
Il est étrange de constater comme la liberté peut-être parfois éphémère. Pour certains, c’est une délivrance, une marche à suivre tandis que, pour d’autres, c’est l’inverse opposé. La liberté devient alors un signe d’angoisse et d’incompréhension. Ils ignorent alors comment réagir à leurs nouvelles aventures. Le moindre changement dans leurs routine devient cauchemar et chaque nouveau visage est passible d’un examen minutieux afin d’évaluer de potentiels danger. Pourtant, ils sont libres. Libre sur le plan physique, mais émotionnellement prisonnier d’eux-mêmes. Leur cage leur sert à éloigner les autres, éloigner leurs peurs.

Je fais partie de ceux qui ont grandi dans une cage et qui ignorent comment vivre librement. Je me sens comme un enfant en proie au monde des adultes. Je ne connais pratiquement rien de ce nouveau monde que je tente d’explorer. Captivée et terrifiée. J’ai rejoint avec peine Revassan, la citée libre des elfes pour ensuite plonger dans un univers m’étant complètement inconnu. Un univers que j’aurais dû connaître depuis bien longtemps. Alors je tente de rester le plus calme possible même si, le plus clair du temps, j’agis comme autrefois. C’est frustrant de s’enchainer soi-même avec ses propres pensées. Frustrant de ne pas pouvoir parler adéquatement aux autres, de ne pas pouvoir être ce que je rêvais d’être toute petite; une dalatienne. C’est l’une des raisons qui m’a poussée à rejoindre Mien’Harel. Je voulais défendre les miens, faire en sorte que mon peuple soit libre et ce, même si j’avais, moi-même, de la difficulté avec cette notion.

Je prévoyais passer une journée aussi tranquille que la précédente. J’étais, actuellement, très peu demandé par mes confrères et consœurs pour leurs missions. La plupart de mon temps était réparti entre la lecture sur divers sujets englobant autant la magie que les dalatiens (histoire, ruines, coutumes), l’exploration de la citée (en tout cas, ce qui m’étais possible et permis d’explorer) et les soins. Comme à mon habitude, je m’étais réveillée avant l’aube. Aussi discrète qu’une souris, je m’étais faufilée à l’extérieur de mes quartiers afin de profiter des derniers moments que calme que pouvait me procurer les rayons lunaires. Naturellement, il y avait toujours quelques gardes, mais ils avaient pris l’habitude de me voir à cette heure-ci. J’étais de sortie sur l’un des remparts de la ville à observer le monde derrière ma barrière de pierres. Les choses étaient différentes, mais je préférais cela à une capture qui me ramènerait du temps où je n’étais qu’une simple esclave. J’adorais cette tranquillité, ce moment où je me sentais en paix avec moi-même sans trop penser à mon passer.

Pourtant, après le calme venait toujours la tempête. C’était inévitable. C’est ainsi qu’un garde se présenta en toute hâte devant moi. Le pauvre, essoufflé, arrivait à peine à parler. Plié en deux, il me fit signe de la main t’attendre quelques instants. Il finit par réussir à aligner des mots et enfin, des phrases. Pour faire simple, une délégation dalatienne venait d’arriver à Revassan et avec eux, un blesser. Tous les autres guérisseurs étant indisponibles, j’étais la plus « qualifiée » pour ce travail.

Il y avait, en tout, quatre elfes dans cette délégation. Néanmoins, je n’avais actuellement affaire qu’à deux d’entre eux. Le premier, était naturellement le blesser qui reposait, inconscient, sur l’un des lits de l’infirmerie et, le second son frère (en tout cas, s’ils n’étaient pas des frères, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau). Je tentais tant bien que mal de soigner le malheureux (j’avais déjà guérie les blessures les plus importantes). Malheureusement pour moi, le « garde du corps » du blesser avait tendance à être trop près de mon espèce personnel. Mon seulement cela devenait irritant, mais en plus, il était beaucoup trop près. Moi qui détestait le contact physique, avoir un elfe qui contemple vos moindres gestes …

- Hum … c’est possible … je veux dire … j’essaie de soigner votre frère …

Je tentais tant bien que mal de garder mon calme tout en ne cédant pas à la panique.

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Posté Dim 31 Déc - 16:48


A Glimpse of Freedom

"Acte I"

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Sehariel soupira pour la quinzième fois et se passa la main dans les cheveux en se retenant de faire les cent pas. C'était un lion prisonnier d'une cage d'impuissance et d'inquiétude.
Tout s'était pourtant si bien passé jusque là, leur voyage se déroulant sans pertes et sans blessures graves. Ils avaient réussi l'exploit de visiter et traiter avec une Inquisition bourrée et dirigée par des Shemlens sans en étriper un seul. Le groupe avait survécu au froid des dorsales de givre, aux étendues interminables d'Orlais et ses sbires enrubannés de grandeur et de faste. Ils avaient suivi les frontières ouest du Névarra afin d'éviter tout conflit, et alors qu'ils apercevaient déjà les paysages des Anderfels, ils avaient pressenti le triomphe d'un autre Aravel mené jusqu'au bout. Pourtant l'arrêt forcé qu'ils avaient dû faire pour se reposer à Kal-Sharok avait causé leur perte... Et c'était entièrement de sa faute.

C'est lui qui avait insisté que se cacher dans un Thaig le temps de semer la patrouille Orlésienne était leur meilleure chance. C'est lui qui avait lutté contre Siha lorsque ce dernier avait proposé de temporairement les rendre invisibles avec sa magie afin de gagner du temps. Sehariel avait voulu épargner les forces de l'archiviste dans cette dernière ligne droite du voyage plutôt que de lui faire confiance, et voilà le résultat.
Non seulement pendant la nuit ils avaient été pris dans une embuscade tendue par les engeances, mais en plus Siha avait dû utiliser plus de magie que de raison pour les tirer de là. Esquintés, mais en vie. Conséquemment il avait été le plus sérieusement touché, surtout après avoir brûlé le reste de ses ressources en soignant l'hémorragie dont souffrait leur archère.

'Quand il se réveillera...' Se jura intérieurement Sehariel. 'Quand il se réveillera je lui donnerai le sermon de sa vie. À côté des discours du hahren, ce sera une promenade de santé.'

Avec désespoir il s'accroche à cette idée stupide, pour s'encourager à ne pas se faire encore plus de bile. Siha était sa seule famille, son jumeau et son archiviste. Le perdre était intolérable et cette fille, cette guérisseuse avait intérêt à savoir ce qu'elle faisait.
Sehariel soupire pour la seizième fois. Il était en train de faire un monstrueux effort pour ne pas être désagréable gratuitement alors qu'il était reconnaissant de son aide, au fond. Par contre il n'arrivait pas à se contenir au point de rester hors de la pièce. Il fallait qu'il veille sur la sécurité de l'archiviste, quitte à passer pour un garde du corps paranoïaque. Ce qu'il était en un sens, de toute façon.

« Et moi je m'assure que vous faites bien votre boulot alors je vous prie de... »
« Seha, laisse-la tranquille... »

Le mage avait fini par ouvrir un œil et les observait de sous son arcade gonflée avec un air fatigué. Sa voix était essoufflée, mais ça l'empêcha pas de se redresser lourdement sur le coude, pour mieux les voir depuis sa couchette. Sa tête lui faisait terriblement mal, aussi il retira le bandeau d'argent qui ornait ses cheveux noirs et le posa à côté. Sa tunique de voyage était entrouverte au niveau du torse, sans doute pour les soins. Siha se palpe le torse et constate que la plupart des écorchures causées par les engeances ont disparu. Tout était encore douloureux mais au moins il ne se sentait plus aussi faible.

« Je vais... mieux, alors détends-toi. » Dit-il en direction de son frère, afin de le conforter. Mais rapidement son attention revint vers la jeune elfe qui était visiblement en charge de sa convalescence.
« Ma serannas. Je... J'ignore qui vous êtes mais je vous suis redevable. » Il lui prend gentiment la main sans la retenir, la tapotant de la sienne avec un sourire sincère.
« Où sommes-nous ? » Il regarde autour de lui, confus. Il ne se souvient pas de cette pièce ni de quoi que ce soit après sa perte de conscience...
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Posté Dim 31 Déc - 20:34


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Joueur 1Shia
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Je tentais de garder mon calme, mais le garde du corps continuait soupirer le plus souvent qu’il le pouvait. Je le savais inquiet, mais j’avais la nette impression qu’il devait apprendre à garder son sang-froid surtout dans de telle situation.

- Et moi je m’assure que vous faites bien votre boulot alors je vous prie de …

À ses mots, je stoppai net ma magie tout en me retournant vers lui dans l’espoir d’avoir le courage de lui répliquer quelques choses. Néanmoins, je n’eus pas le courage de le faire. De toute façon, j’étais incapable de tenir une véritable conversation plus de dix minutes alors tenté de raisonner un hystérique en proie à la panique, c’était peine perdu. N’avait-il pas comprit que l’art de la guérison nécessitait plus de rigueur, de volonté et de maîtrise de soi qu’un simple lanceur de boules de feu?

- Seha, laisse-la tranquille …

La voix essoufflée de mon patient se fit entendre. Mon regard se tourna donc vers celui-ci tentait déjà de se relever sous mon regard désapprobateur.

- Vous ne … , soufflais-je timidement sans avoir le courage de terminer ma phrase. Décidément, je préférais, et de loin, les patients inconscients.

Le blessé tentait, tant bien que mal de réconforter son compagnon de voyage et ce, de façon très peu convaincante. S’il pouvait se laisser se faire soigner, cela ira beaucoup mieux et je pourrais retourner chez moi à prendre un petit déjeuner que j’aurais préalablement fait brûler comme les précédents.

- Ma serannas. Je... J'ignore qui vous êtes mais je vous suis redevable.

Redevable? Depuis quand devenait-on redevable après certes fait soigner par un guérisseur? Enfin, devenait-on redevable envers un chasseur pour son travail ou un guerrier de nous avoir protégés? Non. Enfin, je ne pense pas. Je n’étais pas non plus la plus à même de parler des coutumes de mon propre peuple, alors de les comprendre …

Que plus est, il fallut quelques instants à mon cerveau pour enregistrer ce qui venais de ce passer. N’étant pas prête psychologiquement à ce que mon patient me prenne la main en guise de remerciement, je vins la retirer rapidement la cachant jalousement afin qu’on ne me la reprenne pas de nouveau. Je me doutais bien que c’était là un pur geste de remerciement, mais je n’en étais tout simplement incapable. Je me sentais stupide. Tellement qu’avoir été debout, j’aurais pris mes jambes à mon cou. Mais voilà, j’étais toujours assise devant mon interlocuteur le dévisageant de peurs.

- Vous … enfin … Revassan

J’avais retrouvé mon calme, oubliant petit à petit l’écart de conduite que venait de se produire. Le jeune ne cessait d’observer les lieux. Il faut dire qu’il était déjà inconscient à son arrivé à la forteresse.

- … à l’infirmerie. Vous … êtes arrivé très tôt ce ... ce matin.

Nous n’étions encore que trois et, le peu de lumière pénétrant dans la salle me laissait croire que le soleil commençait à peine à se lever. Pour ma part, je n’arrivais pas à croire que j’étais encore debout après tous les sorts que j’avais dû lancer (à croire que, sans m’en rendre compte, je m’étais améliorée). Après tout, il était beaucoup plus facile pour un mage d’utiliser la magie à l’aide d’un bâton même si celui que j’avais emprunté à très long terme à ce mage tévindite ne m’allait pas du tout.

- Vous serez sur pied dans peu de temps, dis-je avec le peu de conviction que je possédais et sans regarder personne.

Cela avait pris tout mon courage pour ses simples mots. Après tout, le garde du corps semblait ne pas croire en mes capacités, il fallait bien que je lui prouve le contraire.


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Posté Mer 3 Jan - 18:16


A Glimpse of Freedom

"Acte II"

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Siha la voyait bien, la désapprobation écrite partout sur le visage hâlé de la jeune elfe qui s'occupait de ses soins. Il fallait bien qu'il intervienne afin d'empêcher cette tête de mule de Sehariel de la harceler avec ses mille précautions de papa poule. Ou plutôt de papa ours, si l'on tenait en compte son obstination. Néanmoins un certain soulagement commençait à lentement recouvrir la douleur et les sensations désagréables qui courraient le long de sa peau comme des fourmis. Il était vivant. Il lui était donné de voir un autre jour et de continuer sa mission. Un sourire tranquille se forma sur ses lèvres fines.

Ce dernier ne fit que s'élargir alors que la demoiselle lui annonça qu'ils étaient finalement arrivés à Revassan. Ils avaient réussi à traverser tout Thédas, d'une façon ou d'une autre... C'était prodigieux, même si quelque part l'idée d'être aussi loin de son foyer le terrifiait. Ils ne connaissaient personne ici, ce qui signifiait que toute aide ou figure bienveillante serait la bienvenue. Siha imaginait très bien l'angoisse de tous les instants qui bientôt travaillerait secrètement son frère, derrière son masque de stoïcisme et de caractère difficile. Cela n'allait pas être évident de trouver ses marques avec des elfes libres, peut-être plus détachés des traditions.
D'ailleurs le mage ne s'offusqua pas de la réaction de Valyra, qu'il continua de regarder calmement. Quelque chose la mettait mal à l'aise, et il ne saurait dire quoi au juste. Elle était trop nerveuse pour que ce soit simplement causé par son statut de dirigeant du clan, surtout que cela n'avait peut-être pas la même importance à Revassan. Alors quel pouvait être le problème ? Il sourit tandis que dans son coin Seha croise les bras sur son torse, dans une moue peu amusée mais moins tendue.

« Je suis Sihan'diel, archiviste du clan Bellanaris et voici mon frère Serahiel. Nous sommes venus de l'autre bout du monde, depuis les Tombes d'Émeraude... » Son regard se fait pensif, presque perdu. « Afin de voir la cité libre des elfes de nos propres yeux. »

Ce n'était après tout qu'une rumeur qui se répandait dans une traînée de poudre, un rêve distant pour la plupart de tous les dalatiens prisonniers de leur vie d'errance. Tous affirmeraient être fiers de leurs Aravels dans la nature et de leurs traditions, seulement combien le pensaient sincèrement ? Au fond ils s'accrochaient à leur passé fuyant à défaut d'une autre issue, parce qu'il était dangereux d'espérer un changement et risquer une énième désillusion. La plupart d'entre eux ne connaissait rien d'autre que cela, ou bien le travail en tant que servant. Le regard de Siha s'alourdit.
Seraient-ils pris pour des sots d'avoir fait tout ce chemin ? Sûrement. Il ne pourrait nier avoir un esprit rebelle, un grain de folie et d'espoir... Ou de désespoir, selon l'angle où l'on se place. Seulement les voyages n'étaient-ils pas l’apanage par excellence des elfes ?

« Oui, je serai bientôt sur pied grâce à vous. Je sens ma magie me revenir petit à petit. » Il regarde sa propre paume ouverte et s'essaie à y faire pousser une petite fleur. Des pétales de lotus de l'aube germent timidement au centre de sa main ouverte. Cela lui demandait encore trop de concentration mais au moins c'était là.

« Je n'ai malheureusement rien de valeur sur moi, car nous avons voyagé avec le stricte nécessaire. Malgré tout, j'aimerais vous remercier. Rien ne vous obligeait à me venir en aide et pourtant vous l'avez fait. » La fleur avait disparu et dans son giron ses mains se tortillaient comme deux anguilles frénétiques. Il se retenait de la toucher à nouveau.. Son visage est toujours placide, même si une lueur joueuse renaît progressivement dans ses yeux fatigués. « Je... vous propose un échange. Une fois que je serai plus en forme j'aimerais... que vous me fassiez visiter Revassan. En contrepartie, je m'engage à vous aider à perfectionner vos connaissances en magie curative. Qu'en dites-vous ? »



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Posté Dim 14 Jan - 1:16


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
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J’avais cessé depuis bien longtemps de regarder mes interlocuteurs probablement trop perturbée par ce qui venait de se produire pour tenter quoi que ce soit. Je me sentais néanmoins frustrée d’avoir eu une réaction aussi primale que celle-ci préférant observer les planches de la salle plutôt que de soutenir un regard. Aucuns mots ne souhaitaient sortir de ma bouche. On aurait dit qu’elle était collée, voir scellée par quelconque magie. J’avais beau tenté de prononcer un mot, n’importe lequel, rien à faire. J’en suis tout simplement incapable. Alors j’observe dans le vide, je contemple mes pieds espérant échapper à une situation ou la discussion est inévitable. Pourtant, ce n’était pas un shemlen que je viens de soigner, mais un dalatien. Il aurait été tout naturel de ma part d’être plus bienveillante et amicale.

- Je suis Sihan'diel, archiviste du clan Bellanaris et voici mon frère Serahiel. Nous sommes venus de l'autre bout du monde, depuis les Tombes d'Émeraude...

Les Tombes d’Émeraudes. Je me souvins avoir déjà vu le nom de cet endroit sur une carte dans un livre géographique sur Thédas (très intéressant ce livre au passage). Ils étaient bien loin de leur demeure. L’archiviste ajouta qu’ils étaient en visite pour voir la cité libre des elfes de leurs propres yeux. Tout ce chemin pour contempler Revassan. Il y avait naturellement des milliers de raisons pour y venir. Néanmoins, je ne comprenais pas encore cette nécessiter qu’avait les elfes à vouloir impérativement venir ici hormis pour la communauté strictement dalatienne. À bien y penser, s’est sans doute ce qui m’avait le plus rassuré en arrivant ici. Cette sensation étrange qu’une grande partie de la population semblait avoir souffert autant, voir plus que moi-même, de l’oppression de shemlens et que nous luttions, ensemble, contre ce fléau.

- Valÿra, soufflai-je timidement à l’adresse des deux autres personnes dans la pièce sans pour autant détourner mon regard du sol.

Je m’étais forcée, par pure politesse. Cela pouvait sans doute se ressentir dans le ton de ma voix. Bien qu’anciennement esclave, la famille que je servais autrefois m’avait « entraînée » à être polie avec les hôtes et donner son prénom était l’une des règles de base. Ainsi, si l’un de nous avait l’audace de manquer de respect, nous étions rapidement remit à l’ordre le soir venu ou devant les hôtes selon la gravité de la faute. Je secouais frénétiquement ma tête, comme affirmant une négation, afin d’effacer cette horrible vision de ma mémoire.

- Oui, je serai bientôt sur pied grâce à vous. Je sens ma magie me revenir petit à petit.

Mon regard venait de se décoller du sol soudainement devenu inintéressant. J’observais le mage tenter quelque chose sans savoir ce qu’il essaie de faire. Puis apparu doucement les pétales d’une fleur m’étant inconnue. J’observais, furieuse, mon interlocuteur qui ne semblait pas comprendre qu’il devait se reposer. Puis il continua, spécifiant qu’il n’avait rien de valeur sur lui, mais qu’il tenait tout de même à me remercier. C’était aimable, mais je n’en voyais toujours pas l’utilité. À Revassan, chaque personne m’était étrangère. Pourtant, malgré ma timidité et mon côté effacé, j’arrivais toujours à être utile ; soigner les blesser étant ma principale tâche lorsque je n’étais pas en mission pour Mien’Harel. J’allais lui dire que ce n’était pas nécessaire, mais il continua après une courte pause sans que j’aie le temps d’ouvrir ma bouche.

Je dois admettre qu’au premier abord, je fus confuse. Ce n’était pas la première partie qui me posais réellement problème (oui, faire visiter la citée à des dignitaires étrangers était une chose relativement stressante), mais c’était surtout la partie ou il désirait m’aider dans mes connaissances curatives que me chiffonnait. À croire que je ne lui avais prouvé mon potentiel à l’étranger. Toujours dans ma confusion, je lui fis on simple « oui » de la tête comme le ferait un bon chien à son maître.

- Vous … vous avez trouvé un endroit où passer la nuit?

J’observais désormais Serahiel du coin de l’œil espérant qu’il comprenne que la question lui était tout bonnement posée. Ils étaient arrivés depuis peu et, ils avaient bien besoin d’un endroit où logé ne serait-ce que pour trouver un endroit plus confortable.

- … enfin … je peux toujours vous dépannez.

Ils l’avaient eux-mêmes dit, ils étaient loin de chez eux et, à en croire ce que le garde avait eu le temps de me dire, leur voyage venait d’aboutir dans la citée libre des elfes.


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Posté Lun 15 Jan - 17:14


A Glimpse of Freedom

"Acte III"

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La jeune elfe qui l'avait soigné était si silencieuse que Siha s'interrogea assez rapidement sur les causes possibles. Était-ce de la méfiance envers des personnes étrangères à Revassan, une timidité exacerbée ou bien du pur mépris? Il était encore un peu tôt pour pouvoir le dire, mais dans tous les cas il ne serait pas évident d'en tirer quoi que ce soit. Intrigué et légèrement mal à l'aise, il haussa un sourcil en attendant une réponse, qui finit par venir après ce qui semblait être un grand dilemme.

« Valÿra. » Répéta-t-il pour lui-même, pensif.

Il n'avait jamais entendu ce prénom chez les dalatiens, néanmoins c'était peut-être plus commun dans la région nord de Thédas. Avec un haussement d'épaules il tenta de ne pas prendre trop à cœur les réactions de la jeune femme, d'autant plus qu'elle avait déjà eu la gentillesse de le soigner. Un tout petit hochement de tête fut le seul semblant de réponse à sa proposition. C'était un peu perturbant de ne pas savoir pourquoi elle agissait de la sorte, d'autant plus qu'il avait l'affreuse impression de lui forcer la main. Son front se fit soucieux et il ne sut quoi dire ensuite. Difficile de garder son enthousiasme sans savoir s'il est le bienvenu ou non...

« Non je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça, les soins aux blessés ont été la priorité numéro un. Je ne veux pas vous déranger, dans le pire des cas nous demanderons l'autorisation d'installer un campement en dehors de la ville. » Sehariel croisa les bras sur sa poitrine, l'air sérieux.

« Je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse... Cependant si vous connaissez un espace libre, ou un endroit où l'on pourrait rester... »

Le visage de Sehariel se renfrogna davantage à l'idée de demander l'hospitalité. Déjà que ce voyage ne lui plaisait pas le moins du monde, devoir abdiquer de sa fierté n'allait certainement pas arranger les choses. Il préférerait encore continuer de dormir à la belle étoile que de devoir sacrifier le restant de leur or en payant une auberge. Et Siha le savait bien.

« Je sais que nos ressources sont rares, mais tant que je n'aurai pas récupéré mes forces je ne pourrai pas vous aider à garder le camp en sécurité, ni vous soigner en cas de besoin. Ce sera juste pour une nuit ou deux, Da'len. » L'intéressé grommela quelque chose d'inintelligible, sachant trop bien qu'il n'aurait pas gain de cause. Personne n'avait gain de cause quand Siha se mettait quelque chose en tête, de toute façon...

« Mademoiselle, hum Valÿra. » Il se redressa un peu mieux pour lui faire face, ou du moins essayer de capter son regard fuyant. « Si vous pouvez nous aider une fois encore, je vous en serais infiniment reconnaissant. Il y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous remercier ? J'y tiens. »

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Posté Mar 16 Jan - 2:01


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« Non je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça, les soins aux blessés ont été la priorité numéro un. Je ne veux pas vous déranger, dans le pire des cas nous demanderons l'autorisation d'installer un campement en dehors de la ville. »

Personne ne pouvait le lui enlever, le garde du corps de mon patient avait le mérite d’être clair dans ses propos. Néanmoins, je le trouvais plutôt rude. J’avais, par le passé, expérimenter le campement en forêt bien que, dans mon cas, le terme campement était loin d’être approprié puisque je n’avais rien d’autre que quelques feuillages et mes vêtements d’esclaves pour me réchauffer. Ma venue à Revassan avait été en quelques sortes une bénédiction pour mon sommeil bien que, certaine nuit, je me trouvais plus confortable à dormir sur le sol de ma demeure que dans un lit douillet. Les vieilles habitudes sans l’ombre d’un doute. Mon ancienne vie m’enchaînait encore à mes vieilles habitudes, mes anciennes accoutumances; obéir sans trop poser de questions, rester aussi silencieuse que possible, ne pas déranger et parler que lorsqu’on m’en donnait l’occasion sans pour autant dire ce que je pense réellement. Ce n’était là que quelques misérables exemples.

Les deux hommes continuèrent leur conversation sans que je puisse, ou ne veuille, intervenir. Je les observais, à tour de rôle, comme j’avais l’habitude de le faire avec les grandes personnes dans le salon des invités lorsque je n’étais qu’une petite poupée de porcelaine pour ceux qui se disaient mes maîtres. Ils semblaient ne pas être d’accord sur la marche à suivre tant qu’à l’hospitalité que je venais de témoigner à leur petit groupe. Ce qui venait à douter de mes propos.

Le jour commençait graduellement à se lever. Je pouvais désormais entendre les sons propres à Revassan que j’apprenais à connaître depuis mon arrivée ici. Par exemple, le son de la porte grinçante qui se refermait d’un claquement de porte suivi de petits pas rapides et de rire d’enfant. Venait toujours après celui-ci celui d’une mère hurlant à sa progéniture de ne pas courir et de faire attention. Il y avait le cliquetis fracassant du marteau d’un forgeron à l’autre bout de la ville. J’avais parfois peine à croire que mon cerveau parvenait à enregistrer ce type d’informations aussi facilement. Certaine personne aurait pu trouver cela inutile, mais dans mon cas, cela me rappelait que je j’avais franchi le premier pas de la liberté.

On prononça mon nom, me ramenant subitement à la réalité. J’ignorais désormais les sons qui m’entouraient pour tenter de me concentrer sur ce qui se trouvait autour de moi.

- Hum …

J’ignorais quoi répondre. Décidément, ce dalatien était réellement reconnaissant pour cette simple guérison.

- … et bien … l’un de vous sait cuisiner?

Certes, se pouvait être étrange comme formulation, mais si j’avais bien comprise une chose en arrivant à Revassan, c’est qu’on m’avait enseigner toute mon existence comme bien faire le ménage, mais rien sur l’art de faire adéquatement la cuisine. Tout ce que je tentais de cuisiner finissait involontairement calciné.

- Enfin, dis-je lentement à l’adresse de Siha, vous êtes déjà blessé … se serait dommage que je vous empoisonne avec ma cuisine …

Je devins rouge jusqu’au bout de mes oreilles. Tout avait été dit à ce sujet et j’espérais avoir été clair. J’étais complètement nulle en cuisine.

- Je reviens vers le milieu de la journée. Je dois faire un rapport. En attendant, tâchez de vous reposer.

***

Je vivais dans un petit quartier tranquille non loin de l’infirmerie. C’était l’endroit idéal pour être en paix. Ayant vécue serrée comme un rat avec d’autres esclaves, je trouvais ma demeure plutôt grande. Je n’avais jamais eu autant d’espace que pour moi-même me sentant par moment matérialiste alors qu’en réalité, je ne possédais que très peu de choses. Il n’y avait en tout que deux pièces distinctes; la pièce principale et la chambre, ne comportant qu’un lit simple et une minuscule commode. Toute la maison était propre, exempt de poussières et de résidus de toutes sortes. À croire que je ne vivais pas ici.

- C’est modeste … mais il y a un toit pour nous abriter en cas d’intempérie, dis-je en montrant machinalement l’objet de mes propos. La chambre est à votre gauche …



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Posté Sam 20 Jan - 23:04


A Glimpse of Freedom

"Acte IV"

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Quelque chose ne tournait pas rond et même sa rémission ne pouvait vraiment le lui faire ignorer. Siha n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais le regard fuyant de Valÿra le dérangeait profondément. C'était plus profond que simplement la timidité maladive qui semblait lester chacun de ses gestes, plus complexe que de la désapprobation ou des malentendus. En fait c'était comme si elle avait peur de lui, et ça, c'était un sentiment auquel il n'était pas préparé. Ce n'était pourtant pas l'annonce de son rang d'archiviste qui avait précipité les choses, aussi ce n'était sans doute pas l'origine du problème. Mais alors pourquoi ?
Se forçant à balayer les interrogations de son esprit, Siha posa mollement une main sur son abdomen. La peau était rougie et sensible, mais les plaies étaient pour l'heure refermées. Changeant de position pour chasser l'inconfort, il attendait curieusement de voir ce que lui demanderait Valÿra. En un sens bien que cela n'ait pas été calculé de sa part, découvrir l'orientation de sa demande lui en dirait sûrement plus sur elle. Du moins il espérait que les actes soient plus parlants que la dizaine de maigres phrases qu'il avait réussi à lui arracher jusque là.

Néanmoins la réponse de la jolie brune était très différente de tout ce qu'il avait pu imaginer. La cuisine. De toutes les faveurs intéressantes que l'on pourrait librement obtenir d'un archiviste, elle choisissait les fourneaux, vraiment ? Siha resta coi pendant de longues secondes, décontenancé par la nature de cette demande tout à fait... triviale. Il n'était pas contre l'idée de mettre la main à la pâte en vérité, seulement cela avait de quoi surprendre. Enfin s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir et rembourser sa dette d'honneur, grand bien lui en fasse... il lui préparerait un festin.

« Promis, je serai sage. » Un sourire joueur perça sur ses traits tirés de fatigue, alors qu'il acceptait sans faire d'histoires. « Sehariel s'occupera de faire les courses en préparation. À plus tard. »


***


Cela avait été un peu pénible de marcher jusqu'au domicile de Valÿra, ses blessures lui rappelant douloureusement qu'il n'était pas fait pour jouer la chair à canon pendant les affrontements. Toutefois son intervention à la limite du suicidaire était ce qui avait détourné l'attention des engeances suffisamment longtemps pour que leurs deux archers les transforment en pelotes à épingles.  Avec le recul Siha réalisait qu'il avait eu de la chance. Dans son désespoir de renverser la situation il avait pris des risques inconsidérés, et s'il en réchappait avec une longue engueulade de Sehariel et quelques jours de repos, ce n'était finalement dû qu'à la chance. Par Mythal, si Liv en entendait parler... il risquait de mourir dans des circonstances fort créatives.

Une fois arrivés Siha et son frère restent poliment à l'entrée, laissant leur hôte leur faire le tour des lieux. C'était petit et fonctionnel, une maison modeste d'un quartier visiblement tranquille, ce qui étrangement rassurant. Peu habitués à vivre dans des espaces clos, les jumeaux avaient souvent l'impression d'étouffer lorsqu'ils se retrouvaient entre quatre murs. Même Sehariel semblait un peu plus maladroit, en dépit de son stoïcisme apparent. Cela faisait des mois qu'ils s'interrogeaient sur Revassan, sur ce à quoi pouvait la fameuse 'cité des elfes libres' et sur la vie que l'on pouvait y mener. Heureusement cela tenait plus d'un vaste village que d'une ville de hautes tours de pierre. Cet humble petit espace les mettait ironiquement bien plus à l'aise.

« Nous installerons des couchettes dans un coin de la pièce principale, si vous êtes d'accord. Il n'est pas question de vous priver de votre lit et de votre intimité. »

Ils avaient laissé leurs montures dehors, n'ayant encore pris sur eux que le strict nécessaire. Deux lourdes besaces que Sehariel avait basculées sur son épaule comme si elles ne pesaient rien. Des vêtements, l'essentiel de voyage, quelques rares objets personnels, une paire de livres... C'était encore plus réduit que le contenu des Aravels, ce qui ne semblait pas les perturber pour autant. Les dalatiens excellaient à survivre avec peu. L’aîné des deux frères semblait extatique, étonnamment ravi de son rôle de cuistot attitré. Et même le guerrier, quoique muet, se limitait à suivre le mouvement sans se plaindre.

« Sehariel a réussi à mettre la fin sur la fin de nos réserves de nourriture, alors si vous êtes d'accord je vais les utiliser dans le prochain repas pour éviter tout gâchis. Une soupe dalatienne, ça vous dit ? » Se mettant à fouiner dans son sac à dos dans un bruit de bric-à-brac, Siha sort un nécessaire d'outils de cuisine soigneusement emballé dans du cuir. Néanmoins en se relevant il fronça les sourcils et se heurta le front de sa paume.
« Mince j'ai oublié que les épices sont dans l'autre sacoche. Tu veux bien aller les chercher ? »

Sehariel acquiesça sans mot dire, visiblement soulagé de voir que Siha se montrait raisonnable en demandant de l'aide plutôt que de tout faire seul. Il ressortit aussitôt, laissant les deux soigneurs seuls. Un silence s'installa naturellement, à peine brisé par une mélodie que l'archiviste murmurait pour lui-même. Sa bonne humeur n'était peut-être pas contagieuse, mais il ne se formalisait pas de la réserve de ses deux compagnons. Par formalité il redemanda l'autorisation de se servir de la cuisine, puis ne tarda pas à se mettre au travail, après s'être attaché les cheveux et lavé les mains dans une bassine d'eau propre.
La tête ailleurs Siha coupait des légumes sur une planche de bois, son couteau allant et venant dans un cliquetis rythmé et rapide. Il n'était pas un cuisinier hors pair principalement par le manque de variété d'ingrédients dont il disposait habituellement, mais ses plats étaient tout à fait corrects. D'un revers de main il enleva une mèche qui lui retombait sur les yeux et versa les poireaux, patates et tomates dans le chaudron. Ensuite il raviva un peu  le feu avec sa magie afin d'accélérer la cuisson. Ses yeux dorés finirent par céder et se poser sur Valyra, qui avait l'air fort... intéressée par ce qu'il faisait. Il ne saurait dire si c'était parce qu'elle était impressionnée ou si elle avait peur qu'il casse quelque chose. Quelle femme étrange. Il se risqua à tenter de briser la glace, se demandant si elle serait plus bavarde en tête à tête.

« Cela fait longtemps que vous habitez à Revassan, ou bien êtes vous née ici ? » Il lui semblait que le village était trop jeune pour que ce soit le cas, mais peut-être faisait-il erreur. « C'est un quartier tranquille et vous vivez seule. Ça peut être dangereux... » Siha se baisse pour mieux caler le chaudron. « Et ça doit être sacrément ennuyeux aussi, non ? » Lui qui avait l'habitude de toujours voir les mêmes visages familiers tous les matins avait du mal à concevoir ce style de vie hors d'un clan. « Les gens semblent mal se connaître. Leurs maisons sont si proches et pourtant c'est comme si on avait flanqué un tas d'inconnus ensemble... »
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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Lun 22 Jan - 1:36


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Bienveillante et timide. Voilà deux traits de caractères que je jugeais incompatibles. Pourtant, je les possédais tout deux. J’étais nerveuse. À vouloir être aimable, j’avais presque oublié que je ne connaissais pas mes invités. J’avais désormais deux parfaits inconnus poliment plantés à l’entrée de mon portique qui m’observais faire le tour de ma demeure. Au moins, je n’avais pas grand-chose à présenter, mais le peu que je possédais aurait fait rougir de jalousie de nombreuses connaissances du passé qui devaient encore se partager une pièce plus petite que celle-ci pour dix.

- Nous installerons des couchettes dans un coin de la pièce principale, si vous êtes d'accord. Il n'est pas question de vous priver de votre lit et de votre intimité.

J’avais prévu l’emplacement « confortable » pour le blessé, mais s’il en décidait autrement, je ne pouvais le forcer. Cela reviendrait à lui faire subir ce que j’avais eu le malheur de vivre c’est 28 dernières années. Dommage, ma chambre aurait eu assez de place pour les deux elfes et le premier aurait sans aucun doute eu la chance de veiller sur le second.

- Sans problème, dis-je lentement, si vos blessures vous font changer d’avis … prévenez.

Un moment inquiet, un autre nerveux de savoir que je pouvais très aisément me retrouver la dague sous la gorge. Au moins, je n’avais rien de valeurs hormis le bâton magique qui me servait de catalyseur que j’avais volé à un mage Tévintide. Après de tels blessures, la moindre des choses étaient le repos et, ma demande de le faire cuisiner était loin d’arranger les choses. Voilà que mes deux invités se préparait tranquillement à démarrer le repas tandis que j’allais chercher, dans la commode de ma chambre quelques couvertures supplémentaires.

- Il faisait plutôt froid la nuit dernière,
dis-je en emportant mon fardeau pour les déposer non loin de leurs bagages comme s’ils étaient des blessés de l’infirmerie, j’espère que vous n’aurez pas trop froid.

Depuis mon arrivée à Revassan, c’était l’une des choses que je jugeais importante; ne pas avoir froid. Cela pouvait sembler ridicule pour une mage manipulant la glace, mais elle m’avait trop souvent réveillé en me mordant la peau les soirs de pluie torrentielle.

- Sehariel a réussi à mettre la main sur la fin de nos réserves de nourriture, alors si vous êtes d'accord je vais les utiliser dans le prochain repas pour éviter tout gâchis. Une soupe dalatienne, ça vous dit ?

Je venais tout juste de me relever pour acquiescer de la tête avec un sourire. Tout était probablement mieux que ce qu’il m’était possible de faire. Et puis, de la vraie nourriture dalatienne me rendait cent fois plus joyeuse qu’un repas calciner. Sans compter que j’adorais découvrir de nouvelles spécialités de mes origines. Notre cuisiner à Miranthie avait rarement la chance de pouvoir nous préparer des plats « respectables ». La cuisine étant toujours d’origine Tévintide.

- Mince j'ai oublié que les épices sont dans l'autre sacoche. Tu veux bien aller les chercher ?

Le garde du corps acquiesça et quitta la demeure sans dire mots. Debout au coin opposé de Sihan'del, j’observais le jeune mage commencer sa tâche avec une joie de vivre que j’avais rarement vue en cuisine. Cela me rappelait mon enfance ou, petite, je n’étais pas encore soumise aux règles m’obligeant à récurer la crasse des Shemlens. Du coup, je me faufilais en cuisine pour admirer notre cuisinier préparé le repas du matin. Ils avaient tous deux des méthodes similaires pour la coupe des légumes. Néanmoins, la différence résidait dans l’ambiance. Mon hôte était nettement plus « joyeux ».

- Cela fait longtemps que vous habitez à Revassan, ou bien êtes-vous née ici ? C'est tranquille par ici, et vous vivez seule. Ça peut être dangereux... Et ça doit être sacrément ennuyeux aussi, non ? Les gens ici semblent mal se connaître. Leurs maisons sont si proches et pourtant c'est comme si on avait flanqué un tas d'inconnus ensemble...

- Je …

Il est difficile de connaître quelqu’un sans lui avoir d’abord demandé certaines choses sur lui. Hors, mon invité ne savait rien à mon sujet hormis mon métier, mon prénom et l’emplacement de mon domicile. Il ne pouvait pas savoir que je n’aimais pas parler de ce qui m’était arrivé. Naturellement, être pris en pitié était long d’être un jeu à lequel j’aimais jouer. Je détestais cela, surtout face à un Dalatien.

- … depuis environ sept mois.

Je ne m’étais toujours pas approchée de mon interlocuteur. Ma peur m’empêchait de faire les pas nécessaire pour être plus sociable. Pourtant, une partie de moi-même me hurlait qu’il n’y avait pas de mal à converser avec un elfe. Puis la voix suivante me sifflait le prénom de la traitresse me rappelant que ce n’était pas tous les elfes qui soutenaient la cause. Enfin, mon regard se posa sur l’archiviste me souvenant qu’il n’était pas Myr’ha. Je pris une grande respiration avant de tenter de répondre, du mieux que je le pouvais, à celui qui allait me préparer le repas du soir.

- Nous sommes … enfin … la plupart sont des réfugier ou d’anciens esclaves. Revassan est la citée des elfes libres après tout.

J’avais fait un effort pour sourire du mieux que je le pouvais, mais cela ressemblait sans doute plus à un sourire forcé qu’à un sourire sincère. Néanmoins, il avait raison, hormis les gardes qui tu croisais le matin, les autres guérisseurs et les membres de Mien’Harel, j’avais rarement la « chance » et le « courage » de côtoyer les habitants de la ville.

- Chacun fait ce qu’il doit faire je suppose et … non … ce n’est pas ennuyant.

Naturellement, pour quelqu’un comme moi, qui n’avait jamais vu le monde, un rien pouvait me surprendre ou m’effrayer. Alors, découvrir les recoins d’une ville entière, je retombais en enfance l’espace de quelques heures, mémorisant chaque endroit, chaque pierres, chaque petits détails.

- C’est comment les tombes d’Émeraudes?



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Posté Mar 23 Jan - 8:05


A Glimpse of Freedom

"Acte V"

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Au fur et à mesure que le temps passait Valyra semblait lentement se faire à sa présence, à défaut de complètement sembler à l'aise. Parfois Siha surprenait encore des regards suspicieux et une étincelle de peur dans le regard gris de son hôte, qui semblait lutter en permanence contre elle-même. Oh bien sûr il serait mentir de prétendre que cela n'éveillait pas chez lui une certaine curiosité, une volonté enfantine de se rapprocher pour comprendre. Néanmoins il était trop obstiné pour se laisse abattre par un peu de circonspection, trop habitué à récolter des réactions bien plus négatives pour se laisser offusquer par un ego mal placé.
Surtout en lumière de la gentillesse de la jeune femme, qui avait accepté de l'accueillir chez elle malgré ses réserves. C'était un vote de confiance qui lui donnait la chance de faire ses preuves, de montrer par les actes quelles bonnes intentions l'animaient. Cette opportunité là, c'était justement tout ce qu'il demandait. Le reste viendrait naturellement, avec de la bonne foi et de la patience. Un léger sourire était figé sur son visage.

« Ma serannas. C'est très gentil mais honnêtement je doute que ce soit nécessaire. Nous avons l'habitude de dormir à la belle étoile au milieu de nos Aravels, par tout temps. En comparaison dormir entre quatre murs à l'abri de la pluie et du vent, c'est un vrai luxe. »

Ce n'était pas que la vie de nomade lui déplaise au contraire, Siha n'avait jamais connu que ça et n'en éprouvait pas la moindre honte. Cependant depuis qu'il avait quitté son foyer mouvant des Tombes d'Émeraude bien des choses avaient changé. Voir le monde et les déchirures du ciel de ses propres yeux laissait des marques indélébiles, créait une tonne de dilemmes complexes, ouvrait un labyrinthe de perspectives d'avenir. C'était comme si une ribambelle de nouvelles portes venait de s'ouvrir tout à coup, lui offrant de nombreuses possibilités pour la première fois. C'était effrayant et grisant à la fois et il n'était pas sincèrement sûr d'être prêt.
En revanche, combien de dalatiens pourraient se targuer d'avoir conquis les dorsales de givre, admiré Fort-Céleste et les hautes tours de Val Royeaux, aperçu au loin les splendeurs rocheuses du Névarra avant de finalement atteindre les plaines des Anderfels, le tout en une seule et même pérégrination ? Trop peu. Son regard ambré se perdit sur le reflet de son couteau, avant de réaliser que Valÿra venait de lui répondre d'une voix si faible que s'en était à peine audible. Son hésitation fut plus marquée que d'habitude, laissant deviner une réticence presque douloureuse. Sentant qu'il venait de mettre le pied dans le plat, l'archiviste continuait les préparations en grimaçant de son indélicatesse.

« Ne vous sentez pas obligée de répondre à mon indiscrétion, j'ai tendance à poser plus de questions que je ne devrais. Je serais ravi d'en apprendre plus si vous vous sentez de parler, mais je ne veux pas que ce soit une contrainte ou un désagrément. Je sais que de nombreux habitants de Revassan ont eu une vie très compliquée et je ne suis pas venu d'aussi loin pour rouvrir leurs blessures. C'est tout le contraire. »

Ce serait prétentieux de dire qu'il pourrait guérir ces dernières en aidant les elfes à renouer avec leurs racines lointaines, mais Siha espérait quand même leur apporter une certaine forme de réconfort, même infime. Tous ne voudraient pas en apprendre plus sur les traditions dalatiennes car ils avaient des priorités différentes. Vivre dans les bas-cloîtres humains ou les cités de Tévinter avait construit pour eux une identité culturelle distincte et il serait insensé de les forcer à la changer. Beaucoup de ces réfugiés apprenaient enfin à vivre et Siha ne les priverait pas de leur libre arbitre. Cela dit en dépit des lieues qui le séparaient de son clan il demeurait un guide spirituel. Cela faisait partie de ce qu'il était au même titre que son sourire avenant, son excentricité ou son humour. Par conséquent il avait déjà quelques idées de ce qu'il ferait pour occuper ses journées dès que les autorités compétentes lui en donneraient l'autorisation.

« Sept mois ce n'est pas bien long. Comment vous faites pour trouver vos marques ? Personnellement je suis complètement perdu, toutes les rues se ressemblent et rester enfermé a tendance à me rendre nerveux. Ce n'est pas pire que Fort-Céleste et ses immenses murs de pierre c'est vrai, mais... » Il se pencha au-dessus du chaudron pour touiller avec une cuillère en bois, puis la posa sur la table. D'une petite bourse il retira du sel et des épices, dont il saupoudra soigneusement les légumes. « C'est la première fois que je visite une ville de ce monde. »

Dans l'Immatériel les choses étaient singulières, les règles de la logique et du rationnel n'ayant pas emprise sur l'ésotérique. En tant que rêveur, il était capable d'aller et venir où il voulait, pour peu qu'il soit prudent. Il y était libre comme l'air, loin des chaînes du jugement extérieur et des limites d'un corps frêle. Siha sentit un arrière-goût amer sur sa langue à cette comparaison. Ironiquement à bien des égards le monde des esprits lui paraissait moins effrayant que le monde 'réel'.
S'arrêtant un instant pour pondérer comment répondre à son hôte, il retrouva petit à petit la mine apaisante qui faisait son charme. Il pourrait sans doute parler des Tombes pendant des heures, discourir longuement de la beauté de ses paysages, de la grâce de ses animaux et du mystère de ses ruines. Toutefois il ne voulait pas ennuyer la jeune femme avec de la poésie ou de la métaphysique. Lavant à nouveau ses mains dans un élan d'enthousiasme, Siha les essuya sommairement sur sa tunique avant de se précipiter à nouveau sur son sac à dos. Ses yeux brillaient d'une étincelle de fierté.

« Attendez je vais faire mieux que les décrire, je vais vous montrer quelque chose. »

Saisissant plusieurs livres dans ses mains, le mage ouvrit le tome du dessus en caressant révérencieusement les pages jaunies. C'était une sorte de journal très bien conservé malgré les âges, clairsemé des notes gribouillées de signes étranges sur chaque centimètre carré du papier, mais surtout la plupart des faces étaient occupées par de somptueux dessins en couleur.
Souvent il s'agissait de paysages naturels d'une beauté à couper le souffle, des portraits d'hommes et femmes dalatiens des temps anciens, quelques fois des croquis d'animaux fussent-ils domptés ou sauvages, où les hahls et les oiseaux étaient un thème privilégié. Ensuite il y avait des dessins plus complexes, plus abstraits, plus étranges. Des drôles de forteresses d'argent qui flottaient dans les cieux, aux fondations imbriquées avec les nuages. Des répliques de gravures primitives peintes sur la pierre des Tombes, dépeignant des créatures et des races qui ne sillonnaient plus Thédas depuis longtemps.

« Tenez je vous laisse regarder. » Il lui tendit ses journaux de bon cœur, même si son regard suivait chacun des mouvements de la jeune femme. C'était la prunelle de ses yeux, le fruit de ses voyages et de longues recherches.

« Le sud des tombes porte encore les traces des shemlen et quelques grandes bâtisses désertes tiennent encore debout, entourées de grands jardins. Le nord par contre... » Siha aimait profondément cet endroit, et s'il n'appréciait pas la présence intimidante des humains, il avait appris à composer avec cette réalité déplaisante. « La dense forêt est le territoire des dalatiens, un havre de paix que rien ne perturbe. Les arbres titanesques sont les sentinelles de notre forteresse, les esprits des chevaliers d'émeraude veillant sur nous sont notre rempart. D'immenses statues et autres constructions marquent le passage de nos ancêtres. De l'autre côté du camp d'Affrepierre se dressent les sépultures de nos clans, profondément enracinées au pied de la rivière qui entoure Din'an Hanin. »

Il marqua une pause pour la laisser digérer afin de ne pas l'assommer d'informations. Il poursuivit uniquement lorsqu'ils échangèrent enfin un regard. Sa voix avait pris l'intonation des conteurs, le débit d'un orateur expérimenté, mais le réalisme de celui qui avait vu ces choses dans l'Immatériel.

« Din'an Hanin. C'est l'endroit où reposent les célèbres Chevaliers d'Émeraude, les guerriers de légende qui sont tombés en défendant la Dalatie lors de la Deuxième Marche Exaltée... Des hommes et femmes remarquables qui combattaient à dos de magnifiques hahls blancs, accompagnés de leurs gardiens loups. La plupart des clans d'aujourd'hui descendent de ces Chevaliers. »
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