Dragon Age : Les Légendes de Thédas

PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Ven 29 Déc - 2:28


A glimpse of freedom
Joueur 1Siha
Joueur 2Valÿra
Il est étrange de constater comme la liberté peut-être parfois éphémère. Pour certains, c’est une délivrance, une marche à suivre tandis que, pour d’autres, c’est l’inverse opposé. La liberté devient alors un signe d’angoisse et d’incompréhension. Ils ignorent alors comment réagir à leurs nouvelles aventures. Le moindre changement dans leurs routine devient cauchemar et chaque nouveau visage est passible d’un examen minutieux afin d’évaluer de potentiels danger. Pourtant, ils sont libres. Libre sur le plan physique, mais émotionnellement prisonnier d’eux-mêmes. Leur cage leur sert à éloigner les autres, éloigner leurs peurs.

Je fais partie de ceux qui ont grandi dans une cage et qui ignorent comment vivre librement. Je me sens comme un enfant en proie au monde des adultes. Je ne connais pratiquement rien de ce nouveau monde que je tente d’explorer. Captivée et terrifiée. J’ai rejoint avec peine Revassan, la citée libre des elfes pour ensuite plonger dans un univers m’étant complètement inconnu. Un univers que j’aurais dû connaître depuis bien longtemps. Alors je tente de rester le plus calme possible même si, le plus clair du temps, j’agis comme autrefois. C’est frustrant de s’enchainer soi-même avec ses propres pensées. Frustrant de ne pas pouvoir parler adéquatement aux autres, de ne pas pouvoir être ce que je rêvais d’être toute petite; une dalatienne. C’est l’une des raisons qui m’a poussée à rejoindre Mien’Harel. Je voulais défendre les miens, faire en sorte que mon peuple soit libre et ce, même si j’avais, moi-même, de la difficulté avec cette notion.

Je prévoyais passer une journée aussi tranquille que la précédente. J’étais, actuellement, très peu demandé par mes confrères et consœurs pour leurs missions. La plupart de mon temps était réparti entre la lecture sur divers sujets englobant autant la magie que les dalatiens (histoire, ruines, coutumes), l’exploration de la citée (en tout cas, ce qui m’étais possible et permis d’explorer) et les soins. Comme à mon habitude, je m’étais réveillée avant l’aube. Aussi discrète qu’une souris, je m’étais faufilée à l’extérieur de mes quartiers afin de profiter des derniers moments que calme que pouvait me procurer les rayons lunaires. Naturellement, il y avait toujours quelques gardes, mais ils avaient pris l’habitude de me voir à cette heure-ci. J’étais de sortie sur l’un des remparts de la ville à observer le monde derrière ma barrière de pierres. Les choses étaient différentes, mais je préférais cela à une capture qui me ramènerait du temps où je n’étais qu’une simple esclave. J’adorais cette tranquillité, ce moment où je me sentais en paix avec moi-même sans trop penser à mon passer.

Pourtant, après le calme venait toujours la tempête. C’était inévitable. C’est ainsi qu’un garde se présenta en toute hâte devant moi. Le pauvre, essoufflé, arrivait à peine à parler. Plié en deux, il me fit signe de la main t’attendre quelques instants. Il finit par réussir à aligner des mots et enfin, des phrases. Pour faire simple, une délégation dalatienne venait d’arriver à Revassan et avec eux, un blesser. Tous les autres guérisseurs étant indisponibles, j’étais la plus « qualifiée » pour ce travail.

Il y avait, en tout, quatre elfes dans cette délégation. Néanmoins, je n’avais actuellement affaire qu’à deux d’entre eux. Le premier, était naturellement le blesser qui reposait, inconscient, sur l’un des lits de l’infirmerie et, le second son frère (en tout cas, s’ils n’étaient pas des frères, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau). Je tentais tant bien que mal de soigner le malheureux (j’avais déjà guérie les blessures les plus importantes). Malheureusement pour moi, le « garde du corps » du blesser avait tendance à être trop près de mon espèce personnel. Mon seulement cela devenait irritant, mais en plus, il était beaucoup trop près. Moi qui détestait le contact physique, avoir un elfe qui contemple vos moindres gestes …

- Hum … c’est possible … je veux dire … j’essaie de soigner votre frère …

Je tentais tant bien que mal de garder mon calme tout en ne cédant pas à la panique.

PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Dim 31 Déc - 16:48


A Glimpse of Freedom

"Acte I"

Image fond RP

Sehariel soupira pour la quinzième fois et se passa la main dans les cheveux en se retenant de faire les cent pas. C'était un lion prisonnier d'une cage d'impuissance et d'inquiétude.
Tout s'était pourtant si bien passé jusque là, leur voyage se déroulant sans pertes et sans blessures graves. Ils avaient réussi l'exploit de visiter et traiter avec une Inquisition bourrée et dirigée par des Shemlens sans en étriper un seul. Le groupe avait survécu au froid des dorsales de givre, aux étendues interminables d'Orlais et ses sbires enrubannés de grandeur et de faste. Ils avaient suivi les frontières ouest du Névarra afin d'éviter tout conflit, et alors qu'ils apercevaient déjà les paysages des Anderfels, ils avaient pressenti le triomphe d'un autre Aravel mené jusqu'au bout. Pourtant l'arrêt forcé qu'ils avaient dû faire pour se reposer à Kal-Sharok avait causé leur perte... Et c'était entièrement de sa faute.

C'est lui qui avait insisté que se cacher dans un Thaig le temps de semer la patrouille Orlésienne était leur meilleure chance. C'est lui qui avait lutté contre Siha lorsque ce dernier avait proposé de temporairement les rendre invisibles avec sa magie afin de gagner du temps. Sehariel avait voulu épargner les forces de l'archiviste dans cette dernière ligne droite du voyage plutôt que de lui faire confiance, et voilà le résultat.
Non seulement pendant la nuit ils avaient été pris dans une embuscade tendue par les engeances, mais en plus Siha avait dû utiliser plus de magie que de raison pour les tirer de là. Esquintés, mais en vie. Conséquemment il avait été le plus sérieusement touché, surtout après avoir brûlé le reste de ses ressources en soignant l'hémorragie dont souffrait leur archère.

'Quand il se réveillera...' Se jura intérieurement Sehariel. 'Quand il se réveillera je lui donnerai le sermon de sa vie. À côté des discours du hahren, ce sera une promenade de santé.'

Avec désespoir il s'accroche à cette idée stupide, pour s'encourager à ne pas se faire encore plus de bile. Siha était sa seule famille, son jumeau et son archiviste. Le perdre était intolérable et cette fille, cette guérisseuse avait intérêt à savoir ce qu'elle faisait.
Sehariel soupire pour la seizième fois. Il était en train de faire un monstrueux effort pour ne pas être désagréable gratuitement alors qu'il était reconnaissant de son aide, au fond. Par contre il n'arrivait pas à se contenir au point de rester hors de la pièce. Il fallait qu'il veille sur la sécurité de l'archiviste, quitte à passer pour un garde du corps paranoïaque. Ce qu'il était en un sens, de toute façon.

« Et moi je m'assure que vous faites bien votre boulot alors je vous prie de... »
« Seha, laisse-la tranquille... »

Le mage avait fini par ouvrir un œil et les observait de sous son arcade gonflée avec un air fatigué. Sa voix était essoufflée, mais ça l'empêcha pas de se redresser lourdement sur le coude, pour mieux les voir depuis sa couchette. Sa tête lui faisait terriblement mal, aussi il retira le bandeau d'argent qui ornait ses cheveux noirs et le posa à côté. Sa tunique de voyage était entrouverte au niveau du torse, sans doute pour les soins. Siha se palpe le torse et constate que la plupart des écorchures causées par les engeances ont disparu. Tout était encore douloureux mais au moins il ne se sentait plus aussi faible.

« Je vais... mieux, alors détends-toi. » Dit-il en direction de son frère, afin de le conforter. Mais rapidement son attention revint vers la jeune elfe qui était visiblement en charge de sa convalescence.
« Ma serannas. Je... J'ignore qui vous êtes mais je vous suis redevable. » Il lui prend gentiment la main sans la retenir, la tapotant de la sienne avec un sourire sincère.
« Où sommes-nous ? » Il regarde autour de lui, confus. Il ne se souvient pas de cette pièce ni de quoi que ce soit après sa perte de conscience...
PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Dim 31 Déc - 20:34


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Je tentais de garder mon calme, mais le garde du corps continuait soupirer le plus souvent qu’il le pouvait. Je le savais inquiet, mais j’avais la nette impression qu’il devait apprendre à garder son sang-froid surtout dans de telle situation.

- Et moi je m’assure que vous faites bien votre boulot alors je vous prie de …

À ses mots, je stoppai net ma magie tout en me retournant vers lui dans l’espoir d’avoir le courage de lui répliquer quelques choses. Néanmoins, je n’eus pas le courage de le faire. De toute façon, j’étais incapable de tenir une véritable conversation plus de dix minutes alors tenté de raisonner un hystérique en proie à la panique, c’était peine perdu. N’avait-il pas comprit que l’art de la guérison nécessitait plus de rigueur, de volonté et de maîtrise de soi qu’un simple lanceur de boules de feu?

- Seha, laisse-la tranquille …

La voix essoufflée de mon patient se fit entendre. Mon regard se tourna donc vers celui-ci tentait déjà de se relever sous mon regard désapprobateur.

- Vous ne … , soufflais-je timidement sans avoir le courage de terminer ma phrase. Décidément, je préférais, et de loin, les patients inconscients.

Le blessé tentait, tant bien que mal de réconforter son compagnon de voyage et ce, de façon très peu convaincante. S’il pouvait se laisser se faire soigner, cela ira beaucoup mieux et je pourrais retourner chez moi à prendre un petit déjeuner que j’aurais préalablement fait brûler comme les précédents.

- Ma serannas. Je... J'ignore qui vous êtes mais je vous suis redevable.

Redevable? Depuis quand devenait-on redevable après certes fait soigner par un guérisseur? Enfin, devenait-on redevable envers un chasseur pour son travail ou un guerrier de nous avoir protégés? Non. Enfin, je ne pense pas. Je n’étais pas non plus la plus à même de parler des coutumes de mon propre peuple, alors de les comprendre …

Que plus est, il fallut quelques instants à mon cerveau pour enregistrer ce qui venais de ce passer. N’étant pas prête psychologiquement à ce que mon patient me prenne la main en guise de remerciement, je vins la retirer rapidement la cachant jalousement afin qu’on ne me la reprenne pas de nouveau. Je me doutais bien que c’était là un pur geste de remerciement, mais je n’en étais tout simplement incapable. Je me sentais stupide. Tellement qu’avoir été debout, j’aurais pris mes jambes à mon cou. Mais voilà, j’étais toujours assise devant mon interlocuteur le dévisageant de peurs.

- Vous … enfin … Revassan

J’avais retrouvé mon calme, oubliant petit à petit l’écart de conduite que venait de se produire. Le jeune ne cessait d’observer les lieux. Il faut dire qu’il était déjà inconscient à son arrivé à la forteresse.

- … à l’infirmerie. Vous … êtes arrivé très tôt ce ... ce matin.

Nous n’étions encore que trois et, le peu de lumière pénétrant dans la salle me laissait croire que le soleil commençait à peine à se lever. Pour ma part, je n’arrivais pas à croire que j’étais encore debout après tous les sorts que j’avais dû lancer (à croire que, sans m’en rendre compte, je m’étais améliorée). Après tout, il était beaucoup plus facile pour un mage d’utiliser la magie à l’aide d’un bâton même si celui que j’avais emprunté à très long terme à ce mage tévindite ne m’allait pas du tout.

- Vous serez sur pied dans peu de temps, dis-je avec le peu de conviction que je possédais et sans regarder personne.

Cela avait pris tout mon courage pour ses simples mots. Après tout, le garde du corps semblait ne pas croire en mes capacités, il fallait bien que je lui prouve le contraire.


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Mer 3 Jan - 18:16


A Glimpse of Freedom

"Acte II"

Image fond RP


Siha la voyait bien, la désapprobation écrite partout sur le visage hâlé de la jeune elfe qui s'occupait de ses soins. Il fallait bien qu'il intervienne afin d'empêcher cette tête de mule de Sehariel de la harceler avec ses mille précautions de papa poule. Ou plutôt de papa ours, si l'on tenait en compte son obstination. Néanmoins un certain soulagement commençait à lentement recouvrir la douleur et les sensations désagréables qui courraient le long de sa peau comme des fourmis. Il était vivant. Il lui était donné de voir un autre jour et de continuer sa mission. Un sourire tranquille se forma sur ses lèvres fines.

Ce dernier ne fit que s'élargir alors que la demoiselle lui annonça qu'ils étaient finalement arrivés à Revassan. Ils avaient réussi à traverser tout Thédas, d'une façon ou d'une autre... C'était prodigieux, même si quelque part l'idée d'être aussi loin de son foyer le terrifiait. Ils ne connaissaient personne ici, ce qui signifiait que toute aide ou figure bienveillante serait la bienvenue. Siha imaginait très bien l'angoisse de tous les instants qui bientôt travaillerait secrètement son frère, derrière son masque de stoïcisme et de caractère difficile. Cela n'allait pas être évident de trouver ses marques avec des elfes libres, peut-être plus détachés des traditions.
D'ailleurs le mage ne s'offusqua pas de la réaction de Valyra, qu'il continua de regarder calmement. Quelque chose la mettait mal à l'aise, et il ne saurait dire quoi au juste. Elle était trop nerveuse pour que ce soit simplement causé par son statut de dirigeant du clan, surtout que cela n'avait peut-être pas la même importance à Revassan. Alors quel pouvait être le problème ? Il sourit tandis que dans son coin Seha croise les bras sur son torse, dans une moue peu amusée mais moins tendue.

« Je suis Sihan'diel, archiviste du clan Bellanaris et voici mon frère Serahiel. Nous sommes venus de l'autre bout du monde, depuis les Tombes d'Émeraude... » Son regard se fait pensif, presque perdu. « Afin de voir la cité libre des elfes de nos propres yeux. »

Ce n'était après tout qu'une rumeur qui se répandait dans une traînée de poudre, un rêve distant pour la plupart de tous les dalatiens prisonniers de leur vie d'errance. Tous affirmeraient être fiers de leurs Aravels dans la nature et de leurs traditions, seulement combien le pensaient sincèrement ? Au fond ils s'accrochaient à leur passé fuyant à défaut d'une autre issue, parce qu'il était dangereux d'espérer un changement et risquer une énième désillusion. La plupart d'entre eux ne connaissait rien d'autre que cela, ou bien le travail en tant que servant. Le regard de Siha s'alourdit.
Seraient-ils pris pour des sots d'avoir fait tout ce chemin ? Sûrement. Il ne pourrait nier avoir un esprit rebelle, un grain de folie et d'espoir... Ou de désespoir, selon l'angle où l'on se place. Seulement les voyages n'étaient-ils pas l’apanage par excellence des elfes ?

« Oui, je serai bientôt sur pied grâce à vous. Je sens ma magie me revenir petit à petit. » Il regarde sa propre paume ouverte et s'essaie à y faire pousser une petite fleur. Des pétales de lotus de l'aube germent timidement au centre de sa main ouverte. Cela lui demandait encore trop de concentration mais au moins c'était là.

« Je n'ai malheureusement rien de valeur sur moi, car nous avons voyagé avec le stricte nécessaire. Malgré tout, j'aimerais vous remercier. Rien ne vous obligeait à me venir en aide et pourtant vous l'avez fait. » La fleur avait disparu et dans son giron ses mains se tortillaient comme deux anguilles frénétiques. Il se retenait de la toucher à nouveau.. Son visage est toujours placide, même si une lueur joueuse renaît progressivement dans ses yeux fatigués. « Je... vous propose un échange. Une fois que je serai plus en forme j'aimerais... que vous me fassiez visiter Revassan. En contrepartie, je m'engage à vous aider à perfectionner vos connaissances en magie curative. Qu'en dites-vous ? »



PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Dim 14 Jan - 1:16


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
J’avais cessé depuis bien longtemps de regarder mes interlocuteurs probablement trop perturbée par ce qui venait de se produire pour tenter quoi que ce soit. Je me sentais néanmoins frustrée d’avoir eu une réaction aussi primale que celle-ci préférant observer les planches de la salle plutôt que de soutenir un regard. Aucuns mots ne souhaitaient sortir de ma bouche. On aurait dit qu’elle était collée, voir scellée par quelconque magie. J’avais beau tenté de prononcer un mot, n’importe lequel, rien à faire. J’en suis tout simplement incapable. Alors j’observe dans le vide, je contemple mes pieds espérant échapper à une situation ou la discussion est inévitable. Pourtant, ce n’était pas un shemlen que je viens de soigner, mais un dalatien. Il aurait été tout naturel de ma part d’être plus bienveillante et amicale.

- Je suis Sihan'diel, archiviste du clan Bellanaris et voici mon frère Serahiel. Nous sommes venus de l'autre bout du monde, depuis les Tombes d'Émeraude...

Les Tombes d’Émeraudes. Je me souvins avoir déjà vu le nom de cet endroit sur une carte dans un livre géographique sur Thédas (très intéressant ce livre au passage). Ils étaient bien loin de leur demeure. L’archiviste ajouta qu’ils étaient en visite pour voir la cité libre des elfes de leurs propres yeux. Tout ce chemin pour contempler Revassan. Il y avait naturellement des milliers de raisons pour y venir. Néanmoins, je ne comprenais pas encore cette nécessiter qu’avait les elfes à vouloir impérativement venir ici hormis pour la communauté strictement dalatienne. À bien y penser, s’est sans doute ce qui m’avait le plus rassuré en arrivant ici. Cette sensation étrange qu’une grande partie de la population semblait avoir souffert autant, voir plus que moi-même, de l’oppression de shemlens et que nous luttions, ensemble, contre ce fléau.

- Valÿra, soufflai-je timidement à l’adresse des deux autres personnes dans la pièce sans pour autant détourner mon regard du sol.

Je m’étais forcée, par pure politesse. Cela pouvait sans doute se ressentir dans le ton de ma voix. Bien qu’anciennement esclave, la famille que je servais autrefois m’avait « entraînée » à être polie avec les hôtes et donner son prénom était l’une des règles de base. Ainsi, si l’un de nous avait l’audace de manquer de respect, nous étions rapidement remit à l’ordre le soir venu ou devant les hôtes selon la gravité de la faute. Je secouais frénétiquement ma tête, comme affirmant une négation, afin d’effacer cette horrible vision de ma mémoire.

- Oui, je serai bientôt sur pied grâce à vous. Je sens ma magie me revenir petit à petit.

Mon regard venait de se décoller du sol soudainement devenu inintéressant. J’observais le mage tenter quelque chose sans savoir ce qu’il essaie de faire. Puis apparu doucement les pétales d’une fleur m’étant inconnue. J’observais, furieuse, mon interlocuteur qui ne semblait pas comprendre qu’il devait se reposer. Puis il continua, spécifiant qu’il n’avait rien de valeur sur lui, mais qu’il tenait tout de même à me remercier. C’était aimable, mais je n’en voyais toujours pas l’utilité. À Revassan, chaque personne m’était étrangère. Pourtant, malgré ma timidité et mon côté effacé, j’arrivais toujours à être utile ; soigner les blesser étant ma principale tâche lorsque je n’étais pas en mission pour Mien’Harel. J’allais lui dire que ce n’était pas nécessaire, mais il continua après une courte pause sans que j’aie le temps d’ouvrir ma bouche.

Je dois admettre qu’au premier abord, je fus confuse. Ce n’était pas la première partie qui me posais réellement problème (oui, faire visiter la citée à des dignitaires étrangers était une chose relativement stressante), mais c’était surtout la partie ou il désirait m’aider dans mes connaissances curatives que me chiffonnait. À croire que je ne lui avais prouvé mon potentiel à l’étranger. Toujours dans ma confusion, je lui fis on simple « oui » de la tête comme le ferait un bon chien à son maître.

- Vous … vous avez trouvé un endroit où passer la nuit?

J’observais désormais Serahiel du coin de l’œil espérant qu’il comprenne que la question lui était tout bonnement posée. Ils étaient arrivés depuis peu et, ils avaient bien besoin d’un endroit où logé ne serait-ce que pour trouver un endroit plus confortable.

- … enfin … je peux toujours vous dépannez.

Ils l’avaient eux-mêmes dit, ils étaient loin de chez eux et, à en croire ce que le garde avait eu le temps de me dire, leur voyage venait d’aboutir dans la citée libre des elfes.


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Lun 15 Jan - 17:14


A Glimpse of Freedom

"Acte III"

Image fond RP


La jeune elfe qui l'avait soigné était si silencieuse que Siha s'interrogea assez rapidement sur les causes possibles. Était-ce de la méfiance envers des personnes étrangères à Revassan, une timidité exacerbée ou bien du pur mépris? Il était encore un peu tôt pour pouvoir le dire, mais dans tous les cas il ne serait pas évident d'en tirer quoi que ce soit. Intrigué et légèrement mal à l'aise, il haussa un sourcil en attendant une réponse, qui finit par venir après ce qui semblait être un grand dilemme.

« Valÿra. » Répéta-t-il pour lui-même, pensif.

Il n'avait jamais entendu ce prénom chez les dalatiens, néanmoins c'était peut-être plus commun dans la région nord de Thédas. Avec un haussement d'épaules il tenta de ne pas prendre trop à cœur les réactions de la jeune femme, d'autant plus qu'elle avait déjà eu la gentillesse de le soigner. Un tout petit hochement de tête fut le seul semblant de réponse à sa proposition. C'était un peu perturbant de ne pas savoir pourquoi elle agissait de la sorte, d'autant plus qu'il avait l'affreuse impression de lui forcer la main. Son front se fit soucieux et il ne sut quoi dire ensuite. Difficile de garder son enthousiasme sans savoir s'il est le bienvenu ou non...

« Non je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça, les soins aux blessés ont été la priorité numéro un. Je ne veux pas vous déranger, dans le pire des cas nous demanderons l'autorisation d'installer un campement en dehors de la ville. » Sehariel croisa les bras sur sa poitrine, l'air sérieux.

« Je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse... Cependant si vous connaissez un espace libre, ou un endroit où l'on pourrait rester... »

Le visage de Sehariel se renfrogna davantage à l'idée de demander l'hospitalité. Déjà que ce voyage ne lui plaisait pas le moins du monde, devoir abdiquer de sa fierté n'allait certainement pas arranger les choses. Il préférerait encore continuer de dormir à la belle étoile que de devoir sacrifier le restant de leur or en payant une auberge. Et Siha le savait bien.

« Je sais que nos ressources sont rares, mais tant que je n'aurai pas récupéré mes forces je ne pourrai pas vous aider à garder le camp en sécurité, ni vous soigner en cas de besoin. Ce sera juste pour une nuit ou deux, Da'len. » L'intéressé grommela quelque chose d'inintelligible, sachant trop bien qu'il n'aurait pas gain de cause. Personne n'avait gain de cause quand Siha se mettait quelque chose en tête, de toute façon...

« Mademoiselle, hum Valÿra. » Il se redressa un peu mieux pour lui faire face, ou du moins essayer de capter son regard fuyant. « Si vous pouvez nous aider une fois encore, je vous en serais infiniment reconnaissant. Il y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous remercier ? J'y tiens. »

PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Mar 16 Jan - 2:01


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
« Non je n'ai pas encore eu le temps de m'occuper de ça, les soins aux blessés ont été la priorité numéro un. Je ne veux pas vous déranger, dans le pire des cas nous demanderons l'autorisation d'installer un campement en dehors de la ville. »

Personne ne pouvait le lui enlever, le garde du corps de mon patient avait le mérite d’être clair dans ses propos. Néanmoins, je le trouvais plutôt rude. J’avais, par le passé, expérimenter le campement en forêt bien que, dans mon cas, le terme campement était loin d’être approprié puisque je n’avais rien d’autre que quelques feuillages et mes vêtements d’esclaves pour me réchauffer. Ma venue à Revassan avait été en quelques sortes une bénédiction pour mon sommeil bien que, certaine nuit, je me trouvais plus confortable à dormir sur le sol de ma demeure que dans un lit douillet. Les vieilles habitudes sans l’ombre d’un doute. Mon ancienne vie m’enchaînait encore à mes vieilles habitudes, mes anciennes accoutumances; obéir sans trop poser de questions, rester aussi silencieuse que possible, ne pas déranger et parler que lorsqu’on m’en donnait l’occasion sans pour autant dire ce que je pense réellement. Ce n’était là que quelques misérables exemples.

Les deux hommes continuèrent leur conversation sans que je puisse, ou ne veuille, intervenir. Je les observais, à tour de rôle, comme j’avais l’habitude de le faire avec les grandes personnes dans le salon des invités lorsque je n’étais qu’une petite poupée de porcelaine pour ceux qui se disaient mes maîtres. Ils semblaient ne pas être d’accord sur la marche à suivre tant qu’à l’hospitalité que je venais de témoigner à leur petit groupe. Ce qui venait à douter de mes propos.

Le jour commençait graduellement à se lever. Je pouvais désormais entendre les sons propres à Revassan que j’apprenais à connaître depuis mon arrivée ici. Par exemple, le son de la porte grinçante qui se refermait d’un claquement de porte suivi de petits pas rapides et de rire d’enfant. Venait toujours après celui-ci celui d’une mère hurlant à sa progéniture de ne pas courir et de faire attention. Il y avait le cliquetis fracassant du marteau d’un forgeron à l’autre bout de la ville. J’avais parfois peine à croire que mon cerveau parvenait à enregistrer ce type d’informations aussi facilement. Certaine personne aurait pu trouver cela inutile, mais dans mon cas, cela me rappelait que je j’avais franchi le premier pas de la liberté.

On prononça mon nom, me ramenant subitement à la réalité. J’ignorais désormais les sons qui m’entouraient pour tenter de me concentrer sur ce qui se trouvait autour de moi.

- Hum …

J’ignorais quoi répondre. Décidément, ce dalatien était réellement reconnaissant pour cette simple guérison.

- … et bien … l’un de vous sait cuisiner?

Certes, se pouvait être étrange comme formulation, mais si j’avais bien comprise une chose en arrivant à Revassan, c’est qu’on m’avait enseigner toute mon existence comme bien faire le ménage, mais rien sur l’art de faire adéquatement la cuisine. Tout ce que je tentais de cuisiner finissait involontairement calciné.

- Enfin, dis-je lentement à l’adresse de Siha, vous êtes déjà blessé … se serait dommage que je vous empoisonne avec ma cuisine …

Je devins rouge jusqu’au bout de mes oreilles. Tout avait été dit à ce sujet et j’espérais avoir été clair. J’étais complètement nulle en cuisine.

- Je reviens vers le milieu de la journée. Je dois faire un rapport. En attendant, tâchez de vous reposer.

***

Je vivais dans un petit quartier tranquille non loin de l’infirmerie. C’était l’endroit idéal pour être en paix. Ayant vécue serrée comme un rat avec d’autres esclaves, je trouvais ma demeure plutôt grande. Je n’avais jamais eu autant d’espace que pour moi-même me sentant par moment matérialiste alors qu’en réalité, je ne possédais que très peu de choses. Il n’y avait en tout que deux pièces distinctes; la pièce principale et la chambre, ne comportant qu’un lit simple et une minuscule commode. Toute la maison était propre, exempt de poussières et de résidus de toutes sortes. À croire que je ne vivais pas ici.

- C’est modeste … mais il y a un toit pour nous abriter en cas d’intempérie, dis-je en montrant machinalement l’objet de mes propos. La chambre est à votre gauche …



Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Sam 20 Jan - 23:04


A Glimpse of Freedom

"Acte IV"

Image fond RP


Quelque chose ne tournait pas rond et même sa rémission ne pouvait vraiment le lui faire ignorer. Siha n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais le regard fuyant de Valÿra le dérangeait profondément. C'était plus profond que simplement la timidité maladive qui semblait lester chacun de ses gestes, plus complexe que de la désapprobation ou des malentendus. En fait c'était comme si elle avait peur de lui, et ça, c'était un sentiment auquel il n'était pas préparé. Ce n'était pourtant pas l'annonce de son rang d'archiviste qui avait précipité les choses, aussi ce n'était sans doute pas l'origine du problème. Mais alors pourquoi ?
Se forçant à balayer les interrogations de son esprit, Siha posa mollement une main sur son abdomen. La peau était rougie et sensible, mais les plaies étaient pour l'heure refermées. Changeant de position pour chasser l'inconfort, il attendait curieusement de voir ce que lui demanderait Valÿra. En un sens bien que cela n'ait pas été calculé de sa part, découvrir l'orientation de sa demande lui en dirait sûrement plus sur elle. Du moins il espérait que les actes soient plus parlants que la dizaine de maigres phrases qu'il avait réussi à lui arracher jusque là.

Néanmoins la réponse de la jolie brune était très différente de tout ce qu'il avait pu imaginer. La cuisine. De toutes les faveurs intéressantes que l'on pourrait librement obtenir d'un archiviste, elle choisissait les fourneaux, vraiment ? Siha resta coi pendant de longues secondes, décontenancé par la nature de cette demande tout à fait... triviale. Il n'était pas contre l'idée de mettre la main à la pâte en vérité, seulement cela avait de quoi surprendre. Enfin s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir et rembourser sa dette d'honneur, grand bien lui en fasse... il lui préparerait un festin.

« Promis, je serai sage. » Un sourire joueur perça sur ses traits tirés de fatigue, alors qu'il acceptait sans faire d'histoires. « Sehariel s'occupera de faire les courses en préparation. À plus tard. »


***


Cela avait été un peu pénible de marcher jusqu'au domicile de Valÿra, ses blessures lui rappelant douloureusement qu'il n'était pas fait pour jouer la chair à canon pendant les affrontements. Toutefois son intervention à la limite du suicidaire était ce qui avait détourné l'attention des engeances suffisamment longtemps pour que leurs deux archers les transforment en pelotes à épingles.  Avec le recul Siha réalisait qu'il avait eu de la chance. Dans son désespoir de renverser la situation il avait pris des risques inconsidérés, et s'il en réchappait avec une longue engueulade de Sehariel et quelques jours de repos, ce n'était finalement dû qu'à la chance. Par Mythal, si Liv en entendait parler... il risquait de mourir dans des circonstances fort créatives.

Une fois arrivés Siha et son frère restent poliment à l'entrée, laissant leur hôte leur faire le tour des lieux. C'était petit et fonctionnel, une maison modeste d'un quartier visiblement tranquille, ce qui étrangement rassurant. Peu habitués à vivre dans des espaces clos, les jumeaux avaient souvent l'impression d'étouffer lorsqu'ils se retrouvaient entre quatre murs. Même Sehariel semblait un peu plus maladroit, en dépit de son stoïcisme apparent. Cela faisait des mois qu'ils s'interrogeaient sur Revassan, sur ce à quoi pouvait la fameuse 'cité des elfes libres' et sur la vie que l'on pouvait y mener. Heureusement cela tenait plus d'un vaste village que d'une ville de hautes tours de pierre. Cet humble petit espace les mettait ironiquement bien plus à l'aise.

« Nous installerons des couchettes dans un coin de la pièce principale, si vous êtes d'accord. Il n'est pas question de vous priver de votre lit et de votre intimité. »

Ils avaient laissé leurs montures dehors, n'ayant encore pris sur eux que le strict nécessaire. Deux lourdes besaces que Sehariel avait basculées sur son épaule comme si elles ne pesaient rien. Des vêtements, l'essentiel de voyage, quelques rares objets personnels, une paire de livres... C'était encore plus réduit que le contenu des Aravels, ce qui ne semblait pas les perturber pour autant. Les dalatiens excellaient à survivre avec peu. L’aîné des deux frères semblait extatique, étonnamment ravi de son rôle de cuistot attitré. Et même le guerrier, quoique muet, se limitait à suivre le mouvement sans se plaindre.

« Sehariel a réussi à mettre la fin sur la fin de nos réserves de nourriture, alors si vous êtes d'accord je vais les utiliser dans le prochain repas pour éviter tout gâchis. Une soupe dalatienne, ça vous dit ? » Se mettant à fouiner dans son sac à dos dans un bruit de bric-à-brac, Siha sort un nécessaire d'outils de cuisine soigneusement emballé dans du cuir. Néanmoins en se relevant il fronça les sourcils et se heurta le front de sa paume.
« Mince j'ai oublié que les épices sont dans l'autre sacoche. Tu veux bien aller les chercher ? »

Sehariel acquiesça sans mot dire, visiblement soulagé de voir que Siha se montrait raisonnable en demandant de l'aide plutôt que de tout faire seul. Il ressortit aussitôt, laissant les deux soigneurs seuls. Un silence s'installa naturellement, à peine brisé par une mélodie que l'archiviste murmurait pour lui-même. Sa bonne humeur n'était peut-être pas contagieuse, mais il ne se formalisait pas de la réserve de ses deux compagnons. Par formalité il redemanda l'autorisation de se servir de la cuisine, puis ne tarda pas à se mettre au travail, après s'être attaché les cheveux et lavé les mains dans une bassine d'eau propre.
La tête ailleurs Siha coupait des légumes sur une planche de bois, son couteau allant et venant dans un cliquetis rythmé et rapide. Il n'était pas un cuisinier hors pair principalement par le manque de variété d'ingrédients dont il disposait habituellement, mais ses plats étaient tout à fait corrects. D'un revers de main il enleva une mèche qui lui retombait sur les yeux et versa les poireaux, patates et tomates dans le chaudron. Ensuite il raviva un peu  le feu avec sa magie afin d'accélérer la cuisson. Ses yeux dorés finirent par céder et se poser sur Valyra, qui avait l'air fort... intéressée par ce qu'il faisait. Il ne saurait dire si c'était parce qu'elle était impressionnée ou si elle avait peur qu'il casse quelque chose. Quelle femme étrange. Il se risqua à tenter de briser la glace, se demandant si elle serait plus bavarde en tête à tête.

« Cela fait longtemps que vous habitez à Revassan, ou bien êtes vous née ici ? » Il lui semblait que le village était trop jeune pour que ce soit le cas, mais peut-être faisait-il erreur. « C'est un quartier tranquille et vous vivez seule. Ça peut être dangereux... » Siha se baisse pour mieux caler le chaudron. « Et ça doit être sacrément ennuyeux aussi, non ? » Lui qui avait l'habitude de toujours voir les mêmes visages familiers tous les matins avait du mal à concevoir ce style de vie hors d'un clan. « Les gens semblent mal se connaître. Leurs maisons sont si proches et pourtant c'est comme si on avait flanqué un tas d'inconnus ensemble... »
PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Lun 22 Jan - 1:36


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Bienveillante et timide. Voilà deux traits de caractères que je jugeais incompatibles. Pourtant, je les possédais tout deux. J’étais nerveuse. À vouloir être aimable, j’avais presque oublié que je ne connaissais pas mes invités. J’avais désormais deux parfaits inconnus poliment plantés à l’entrée de mon portique qui m’observais faire le tour de ma demeure. Au moins, je n’avais pas grand-chose à présenter, mais le peu que je possédais aurait fait rougir de jalousie de nombreuses connaissances du passé qui devaient encore se partager une pièce plus petite que celle-ci pour dix.

- Nous installerons des couchettes dans un coin de la pièce principale, si vous êtes d'accord. Il n'est pas question de vous priver de votre lit et de votre intimité.

J’avais prévu l’emplacement « confortable » pour le blessé, mais s’il en décidait autrement, je ne pouvais le forcer. Cela reviendrait à lui faire subir ce que j’avais eu le malheur de vivre c’est 28 dernières années. Dommage, ma chambre aurait eu assez de place pour les deux elfes et le premier aurait sans aucun doute eu la chance de veiller sur le second.

- Sans problème, dis-je lentement, si vos blessures vous font changer d’avis … prévenez.

Un moment inquiet, un autre nerveux de savoir que je pouvais très aisément me retrouver la dague sous la gorge. Au moins, je n’avais rien de valeurs hormis le bâton magique qui me servait de catalyseur que j’avais volé à un mage Tévintide. Après de tels blessures, la moindre des choses étaient le repos et, ma demande de le faire cuisiner était loin d’arranger les choses. Voilà que mes deux invités se préparait tranquillement à démarrer le repas tandis que j’allais chercher, dans la commode de ma chambre quelques couvertures supplémentaires.

- Il faisait plutôt froid la nuit dernière,
dis-je en emportant mon fardeau pour les déposer non loin de leurs bagages comme s’ils étaient des blessés de l’infirmerie, j’espère que vous n’aurez pas trop froid.

Depuis mon arrivée à Revassan, c’était l’une des choses que je jugeais importante; ne pas avoir froid. Cela pouvait sembler ridicule pour une mage manipulant la glace, mais elle m’avait trop souvent réveillé en me mordant la peau les soirs de pluie torrentielle.

- Sehariel a réussi à mettre la main sur la fin de nos réserves de nourriture, alors si vous êtes d'accord je vais les utiliser dans le prochain repas pour éviter tout gâchis. Une soupe dalatienne, ça vous dit ?

Je venais tout juste de me relever pour acquiescer de la tête avec un sourire. Tout était probablement mieux que ce qu’il m’était possible de faire. Et puis, de la vraie nourriture dalatienne me rendait cent fois plus joyeuse qu’un repas calciner. Sans compter que j’adorais découvrir de nouvelles spécialités de mes origines. Notre cuisiner à Miranthie avait rarement la chance de pouvoir nous préparer des plats « respectables ». La cuisine étant toujours d’origine Tévintide.

- Mince j'ai oublié que les épices sont dans l'autre sacoche. Tu veux bien aller les chercher ?

Le garde du corps acquiesça et quitta la demeure sans dire mots. Debout au coin opposé de Sihan'del, j’observais le jeune mage commencer sa tâche avec une joie de vivre que j’avais rarement vue en cuisine. Cela me rappelait mon enfance ou, petite, je n’étais pas encore soumise aux règles m’obligeant à récurer la crasse des Shemlens. Du coup, je me faufilais en cuisine pour admirer notre cuisinier préparé le repas du matin. Ils avaient tous deux des méthodes similaires pour la coupe des légumes. Néanmoins, la différence résidait dans l’ambiance. Mon hôte était nettement plus « joyeux ».

- Cela fait longtemps que vous habitez à Revassan, ou bien êtes-vous née ici ? C'est tranquille par ici, et vous vivez seule. Ça peut être dangereux... Et ça doit être sacrément ennuyeux aussi, non ? Les gens ici semblent mal se connaître. Leurs maisons sont si proches et pourtant c'est comme si on avait flanqué un tas d'inconnus ensemble...

- Je …

Il est difficile de connaître quelqu’un sans lui avoir d’abord demandé certaines choses sur lui. Hors, mon invité ne savait rien à mon sujet hormis mon métier, mon prénom et l’emplacement de mon domicile. Il ne pouvait pas savoir que je n’aimais pas parler de ce qui m’était arrivé. Naturellement, être pris en pitié était long d’être un jeu à lequel j’aimais jouer. Je détestais cela, surtout face à un Dalatien.

- … depuis environ sept mois.

Je ne m’étais toujours pas approchée de mon interlocuteur. Ma peur m’empêchait de faire les pas nécessaire pour être plus sociable. Pourtant, une partie de moi-même me hurlait qu’il n’y avait pas de mal à converser avec un elfe. Puis la voix suivante me sifflait le prénom de la traitresse me rappelant que ce n’était pas tous les elfes qui soutenaient la cause. Enfin, mon regard se posa sur l’archiviste me souvenant qu’il n’était pas Myr’ha. Je pris une grande respiration avant de tenter de répondre, du mieux que je le pouvais, à celui qui allait me préparer le repas du soir.

- Nous sommes … enfin … la plupart sont des réfugier ou d’anciens esclaves. Revassan est la citée des elfes libres après tout.

J’avais fait un effort pour sourire du mieux que je le pouvais, mais cela ressemblait sans doute plus à un sourire forcé qu’à un sourire sincère. Néanmoins, il avait raison, hormis les gardes qui tu croisais le matin, les autres guérisseurs et les membres de Mien’Harel, j’avais rarement la « chance » et le « courage » de côtoyer les habitants de la ville.

- Chacun fait ce qu’il doit faire je suppose et … non … ce n’est pas ennuyant.

Naturellement, pour quelqu’un comme moi, qui n’avait jamais vu le monde, un rien pouvait me surprendre ou m’effrayer. Alors, découvrir les recoins d’une ville entière, je retombais en enfance l’espace de quelques heures, mémorisant chaque endroit, chaque pierres, chaque petits détails.

- C’est comment les tombes d’Émeraudes?



Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Mar 23 Jan - 8:05


A Glimpse of Freedom

"Acte V"

Image fond RP


Au fur et à mesure que le temps passait Valyra semblait lentement se faire à sa présence, à défaut de complètement sembler à l'aise. Parfois Siha surprenait encore des regards suspicieux et une étincelle de peur dans le regard gris de son hôte, qui semblait lutter en permanence contre elle-même. Oh bien sûr il serait mentir de prétendre que cela n'éveillait pas chez lui une certaine curiosité, une volonté enfantine de se rapprocher pour comprendre. Néanmoins il était trop obstiné pour se laisse abattre par un peu de circonspection, trop habitué à récolter des réactions bien plus négatives pour se laisser offusquer par un ego mal placé.
Surtout en lumière de la gentillesse de la jeune femme, qui avait accepté de l'accueillir chez elle malgré ses réserves. C'était un vote de confiance qui lui donnait la chance de faire ses preuves, de montrer par les actes quelles bonnes intentions l'animaient. Cette opportunité là, c'était justement tout ce qu'il demandait. Le reste viendrait naturellement, avec de la bonne foi et de la patience. Un léger sourire était figé sur son visage.

« Ma serannas. C'est très gentil mais honnêtement je doute que ce soit nécessaire. Nous avons l'habitude de dormir à la belle étoile au milieu de nos Aravels, par tout temps. En comparaison dormir entre quatre murs à l'abri de la pluie et du vent, c'est un vrai luxe. »

Ce n'était pas que la vie de nomade lui déplaise au contraire, Siha n'avait jamais connu que ça et n'en éprouvait pas la moindre honte. Cependant depuis qu'il avait quitté son foyer mouvant des Tombes d'Émeraude bien des choses avaient changé. Voir le monde et les déchirures du ciel de ses propres yeux laissait des marques indélébiles, créait une tonne de dilemmes complexes, ouvrait un labyrinthe de perspectives d'avenir. C'était comme si une ribambelle de nouvelles portes venait de s'ouvrir tout à coup, lui offrant de nombreuses possibilités pour la première fois. C'était effrayant et grisant à la fois et il n'était pas sincèrement sûr d'être prêt.
En revanche, combien de dalatiens pourraient se targuer d'avoir conquis les dorsales de givre, admiré Fort-Céleste et les hautes tours de Val Royeaux, aperçu au loin les splendeurs rocheuses du Névarra avant de finalement atteindre les plaines des Anderfels, le tout en une seule et même pérégrination ? Trop peu. Son regard ambré se perdit sur le reflet de son couteau, avant de réaliser que Valÿra venait de lui répondre d'une voix si faible que s'en était à peine audible. Son hésitation fut plus marquée que d'habitude, laissant deviner une réticence presque douloureuse. Sentant qu'il venait de mettre le pied dans le plat, l'archiviste continuait les préparations en grimaçant de son indélicatesse.

« Ne vous sentez pas obligée de répondre à mon indiscrétion, j'ai tendance à poser plus de questions que je ne devrais. Je serais ravi d'en apprendre plus si vous vous sentez de parler, mais je ne veux pas que ce soit une contrainte ou un désagrément. Je sais que de nombreux habitants de Revassan ont eu une vie très compliquée et je ne suis pas venu d'aussi loin pour rouvrir leurs blessures. C'est tout le contraire. »

Ce serait prétentieux de dire qu'il pourrait guérir ces dernières en aidant les elfes à renouer avec leurs racines lointaines, mais Siha espérait quand même leur apporter une certaine forme de réconfort, même infime. Tous ne voudraient pas en apprendre plus sur les traditions dalatiennes car ils avaient des priorités différentes. Vivre dans les bas-cloîtres humains ou les cités de Tévinter avait construit pour eux une identité culturelle distincte et il serait insensé de les forcer à la changer. Beaucoup de ces réfugiés apprenaient enfin à vivre et Siha ne les priverait pas de leur libre arbitre. Cela dit en dépit des lieues qui le séparaient de son clan il demeurait un guide spirituel. Cela faisait partie de ce qu'il était au même titre que son sourire avenant, son excentricité ou son humour. Par conséquent il avait déjà quelques idées de ce qu'il ferait pour occuper ses journées dès que les autorités compétentes lui en donneraient l'autorisation.

« Sept mois ce n'est pas bien long. Comment vous faites pour trouver vos marques ? Personnellement je suis complètement perdu, toutes les rues se ressemblent et rester enfermé a tendance à me rendre nerveux. Ce n'est pas pire que Fort-Céleste et ses immenses murs de pierre c'est vrai, mais... » Il se pencha au-dessus du chaudron pour touiller avec une cuillère en bois, puis la posa sur la table. D'une petite bourse il retira du sel et des épices, dont il saupoudra soigneusement les légumes. « C'est la première fois que je visite une ville de ce monde. »

Dans l'Immatériel les choses étaient singulières, les règles de la logique et du rationnel n'ayant pas emprise sur l'ésotérique. En tant que rêveur, il était capable d'aller et venir où il voulait, pour peu qu'il soit prudent. Il y était libre comme l'air, loin des chaînes du jugement extérieur et des limites d'un corps frêle. Siha sentit un arrière-goût amer sur sa langue à cette comparaison. Ironiquement à bien des égards le monde des esprits lui paraissait moins effrayant que le monde 'réel'.
S'arrêtant un instant pour pondérer comment répondre à son hôte, il retrouva petit à petit la mine apaisante qui faisait son charme. Il pourrait sans doute parler des Tombes pendant des heures, discourir longuement de la beauté de ses paysages, de la grâce de ses animaux et du mystère de ses ruines. Toutefois il ne voulait pas ennuyer la jeune femme avec de la poésie ou de la métaphysique. Lavant à nouveau ses mains dans un élan d'enthousiasme, Siha les essuya sommairement sur sa tunique avant de se précipiter à nouveau sur son sac à dos. Ses yeux brillaient d'une étincelle de fierté.

« Attendez je vais faire mieux que les décrire, je vais vous montrer quelque chose. »

Saisissant plusieurs livres dans ses mains, le mage ouvrit le tome du dessus en caressant révérencieusement les pages jaunies. C'était une sorte de journal très bien conservé malgré les âges, clairsemé des notes gribouillées de signes étranges sur chaque centimètre carré du papier, mais surtout la plupart des faces étaient occupées par de somptueux dessins en couleur.
Souvent il s'agissait de paysages naturels d'une beauté à couper le souffle, des portraits d'hommes et femmes dalatiens des temps anciens, quelques fois des croquis d'animaux fussent-ils domptés ou sauvages, où les hahls et les oiseaux étaient un thème privilégié. Ensuite il y avait des dessins plus complexes, plus abstraits, plus étranges. Des drôles de forteresses d'argent qui flottaient dans les cieux, aux fondations imbriquées avec les nuages. Des répliques de gravures primitives peintes sur la pierre des Tombes, dépeignant des créatures et des races qui ne sillonnaient plus Thédas depuis longtemps.

« Tenez je vous laisse regarder. » Il lui tendit ses journaux de bon cœur, même si son regard suivait chacun des mouvements de la jeune femme. C'était la prunelle de ses yeux, le fruit de ses voyages et de longues recherches.

« Le sud des tombes porte encore les traces des shemlen et quelques grandes bâtisses désertes tiennent encore debout, entourées de grands jardins. Le nord par contre... » Siha aimait profondément cet endroit, et s'il n'appréciait pas la présence intimidante des humains, il avait appris à composer avec cette réalité déplaisante. « La dense forêt est le territoire des dalatiens, un havre de paix que rien ne perturbe. Les arbres titanesques sont les sentinelles de notre forteresse, les esprits des chevaliers d'émeraude veillant sur nous sont notre rempart. D'immenses statues et autres constructions marquent le passage de nos ancêtres. De l'autre côté du camp d'Affrepierre se dressent les sépultures de nos clans, profondément enracinées au pied de la rivière qui entoure Din'an Hanin. »

Il marqua une pause pour la laisser digérer afin de ne pas l'assommer d'informations. Il poursuivit uniquement lorsqu'ils échangèrent enfin un regard. Sa voix avait pris l'intonation des conteurs, le débit d'un orateur expérimenté, mais le réalisme de celui qui avait vu ces choses dans l'Immatériel.

« Din'an Hanin. C'est l'endroit où reposent les célèbres Chevaliers d'Émeraude, les guerriers de légende qui sont tombés en défendant la Dalatie lors de la Deuxième Marche Exaltée... Des hommes et femmes remarquables qui combattaient à dos de magnifiques hahls blancs, accompagnés de leurs gardiens loups. La plupart des clans d'aujourd'hui descendent de ces Chevaliers. »
PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Jeu 25 Jan - 3:44


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Je me sentis étrangement soulagé d’entendre mon invité me mentionner que je n’étais pas obligé de répondre. Malheureusement, si tel était le cas, il se verrait forcer de faire seul la conversation jusqu’au retour de son frère. J’étais loin d’être la meilleure des hôtes. Bien au contraire. Il y a moins d’un printemps, je n’avais l’autorisation de parler que dans de rare cas; lorsque j’étais dans le quartier des esclaves, lorsqu’on me demandait de le faire et naturellement, lorsqu’il n’y avait aucune oreilles de Shemlens qui trainaient dans les parages. Malheureusement, les maîtres n’étaient pas du genre à nous faire la conversation et, lorsqu’ils se sentaient le devoir de le faire, c’était pour tenter de trouver un coupable et, étant un petit groupe soudé (ou presque), le plus clair du temps, ce type de discussion se terminait au fouet. C’était l’une des raisons qui m’empêchait de bien communiquer. Certain pourrait sans doute dire que cela n’aurait dû qu’affecter mes discussions avec les Shems. Pourtant, j’avais autant de problèmes avec eux qu’avec les dalatiens (qu’ils soient libres ou non). J’en ignorais la réelle cause, mais sans doute que Myr’ha y était pour quelques choses.  

L’archiviste avait raison. Beaucoup de citoyens de Revassan avaient eu une vie complexe. Je n’étais pas la première et sans doute pas la plus à plaindre non plus. J’avais pourtant le sentiment qu’il me restait encore beaucoup à faire avant d’atteindre une réel forme de liberté.

« Sept mois ce n'est pas bien long. Comment vous faites pour trouver vos marques ? Personnellement je suis complètement perdu, toutes les rues se ressemblent et rester enfermé a tendance à me rendre nerveux. Ce n'est pas pire que Fort-Céleste et ses immenses murs de pierre c'est vrai, mais...  C'est la première fois que je visite une ville de ce monde. »

Je m’étais, entre-temps, assise sur une caisse en bois faisant office de table (et à l’occasion de chaise) près de mon entrer à l’autre bout de la pièce. Il avait encore raison. Sept mois c’était peu. Pourtant, j’étais libre depuis plus longtemps. Mon parcourt vers Revassan n’avait pas été des plus glorieux. Je m’étais perdu en chemin, traqué comme un animal blessé par des hommes enragés près à tuer afin de retrouver certaines marchandises égarées. J’avais dormie à la belle étoile sans aucune avarel pour me protéger des intempéries. Alors retrouver mes marques? C’était globalement impossible. Pourtant, comparé au dalatien de pure souche, j’avais un talent caché me permettant de m’orienter facilement dans une ville. Ma mémoire. Je savais voir et mémoriser des détails qu’autres semblaient oublier. Aucune rue, aucune réelle, ne se ressemblaient. Les détails. Voilà ce qui faisait la différence.

J’étais redevenue muette, continuant, au loin d’observer mon interlocuteur. Après tout, c’était lui qui m’avait dit que je n’étais pas forcée de répondre. L’ambiance était devenue lourde, voir malaisante jusqu’à ce que je lui demande de parler des tombes d’Émeraudes. Il me semblait alors voir une lueur de bonheur dans ses yeux.

« Attendez je vais faire mieux que les décrire, je vais vous montrer quelque chose. »

L’archiviste c’était dirigé vers son sac avec un enthousiasme déconcertant. Il en sorti ce qui semblait être de vieux livres religieusement conservés. Pour ensuite venir me les tendres.  

C’était avec un enthousiasme déconcertant que l’archiviste c’était dirigé vers l’un de ces sacs où il en sortit de vieux livres religieusement conservés. Il vint me les remettre en prenant soin de m’ouvrir la première page du premier journal en me donnant la permission de regarder. Je fus d’abord contre l’idée. D’une part, à cause de la proximité de l’archiviste et de l’autre, de peur de briser le tout.

- Hum … merci …, répondis-je en prenant délicatement les livres dans mes mains afin de les déposer sur mes genoux.

Je ne savais pas quoi dire qu’autre surtout que je sentais la peur m’envahir à l’idée de briser ce qu’il venait de me confier. Pourtant, j’étais curieuse d’en apprendre d’avantage sur leur contenu. Je tournais chaque page avec soin tentant de ne pas trembler afin de ne pas les déchirer. Il me prit plus d’une fois l’envie de recopier dans mon calepin à dessin ce que je voyais. Mais je n’eus le courage de le faire. Alors que je contemplais le contenu du premier journal, Sihan'diel commença son récit sur sa terre natale. Je me sentais comme une gamine mangeant du sucre ou recevant un cadeau pour la première fois. Bon, mauvaise exemple pour le sucre, je ne connaissais ce remède miracle contre le chagrin que depuis six mois (une pure merveille). Enfin, je fus une élève attentive, écoutant son professeur raconter un cours avec une telle passion que s’en était admirable. Pourtant, l’archiviste cessa soudainement de parler. Je ne fis d’abord rien, continuant de feuilleté le livre. Puis, il me semblait que son récit n’était pas terminé, alors je vins risquer un regard vers l’archiviste qui recommença à mon plus grand plaisir tout en m’expliquant ce qu’était Din'an Hanin.

- Comment … vous savez de qui vous descendez?, dis-je lentement et peu sûr de moi tout en continuant d’observer les images et les gribouillages à l’intérieur du premier tome.

Je n’avais toujours pas bougé de ma position. Clouée sur ma chaise improvisée au prise entre l’envie d’apprendre et la peur des autres.



Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Sam 3 Fév - 14:22


A Glimpse of Freedom

"Acte VI"

Image fond RP

Le mutisme de Valÿra était devenu habituel quoique les longs silences demeurent encore un peu pesants, Siha ne sachant pas quoi en penser ou comment les interpréter. Ils ne se connaissaient que très mal alors deviner ce qui se cachait derrière ce regard invariablement fuyant étant pour le moins hasardeux. La jeune femme était un animal craintif qu'il se devait d'approcher avec mille précautions et à la moindre incartade, au moindre geste trop brusque elle fuirait en courant. Ça au moins il s'y était préparé mentalement, seulement ça ne changeait pas tout. Pourtant l'archiviste ne se départait pas de son sourire et continuait de surveiller le feu d'un œil, et les gestes tremblants de son hôte de l'autre. Il ne laisserait pas la nourriture brûler mais il ne pouvait totalement ignorer l'importance des décennies de recherches entre ses doigts.

D'un autre côté il ne pourrait tenir une conversation sans au moins un peu de réaction de la part de son interlocutrice, par conséquent il pondéra son expression avant de continuer. Non seulement ce n'était pas très encourageant de parler seul, mais en plus il ne voulait pas l'embêter avec ses histoires si tout cela ne l'intéressait pas. Néanmoins Valÿra continuait de parcourir les pages de ses almanachs avec un regard avide et presque déconcerté, comme si on venait de lui tendre des trésors. Et de fait ce n'était pas si loin de la vérité. Les traces écrites de la culture elfique étaient très rares, et en un sens elles allaient à l'encontre des traditions.
Siha luttait aujourd'hui encore contre cet usage malsain créée par la mentalité farouche du peuple de jadis. Dans les faits leur vie n'était pas beaucoup plus simple que durant les Marches Exaltées, leurs terres étaient toujours menacées par des étrangers venus de toutes parts... mais ils n'étaient plus persécutésde la même façon. Jalousement garder leur savoir en le dissimulant jusqu'aux membres de leur famille ne serait jamais acceptable, sans parler du danger de voir une lignée s'éteindre à la mort d'un archiviste n'ayant pas d'élève, ou pas assez de temps pour lui transmettre ses connaissances.

La transmission et l'hérédité étaient un vrai problème à long terme, un de ces nœuds que Siha ne cessait de se faire au cerveau dès qu'il pensait à l'avenir. Toutefois il était encore jeune et n'était sans doute pas encore voûté sous le poids des nombreuses responsabilités, en dépit de ses longues années d'apprentissage auprès de son prédécesseur. Il ne voyait pas de mal à instruire son prochain, pour peu que le sujet soit choisi avec soin et que ce soit encadré avec attention. Sa voix se fit plus douce et basse, la tournure de la conversation le rend légèrement nostalgique. Impossible de ne pas penser aux pertes passées, paradoxalement encore si fraîches. Deux ans déjà et il lui semblait que c'était hier.

« Lorsqu'un des nôtres quitte ce monde nous organisons une cérémonie en son honneur, préparant son voyage vers l'au-delà. Il est alors inhumé auprès de nos ancêtres aux Tombes d'Émeraude, au pied de l'arbre de son clan. L'archiviste grave leurs noms dans la pierre et scelle leurs sépultures par la magie afin de les protéger des pilleurs et des esprits malfaisants. Tous les noms sont conservés dans des registres, bien que certains clans aient perdu des fractions du leur pendant la guerre. » Il prit une grand inspiration, plongé dans ses souvenirs. Le jour fatidique où il avait pris ses fonctions... le même où son mentor et un ami étaient décédés. Ses doigts jouent avec l'ustensile le plus proche dans une tentative d'occuper son attention. « Les voyageurs Dalatiens sont tout ce qui reste des Chevaliers, dans le sang comme dans l'esprit. Avec notre peu de moyens nous continuons de défendre notre territoire des envahisseurs, de protéger nos valeurs et les réminiscences d'Elvhenan, de fouiller le passé à la recherche de ce qui nous a été volé. »
PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Dim 11 Fév - 3:03


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Je suis plongée dans une lecture. Une lecture fascinante comme celles qui me faisaient oublier les heures. Sauf le sommeil, le soleil ou le son d’une porte sur laquelle on frappait durement me faisait sortir de ce petit nuage de connaissances. Ce n’était un secret pour aucune personne ayant croisée ma route au cours des derniers mois, j’étais un animal blessé, torturé, qui ne faisait plus confiance à personne. Alors les livres étaient le meilleur moyen que j’avais trouvé pour m’instruire sans trop de stress sur une culture disparaissant à vue d’œil. Même les autres esclaves plus âgés, ceux de ma jeunesse, n’avaient eu les connaissances requises pour me l’enseigner, pas même ma mère étant née libre dans un clan dalatien. Pourtant, chaque ouvrage possédait une part de vérité, mais aussi de mensonge. Il m’était souvent difficile de différencier les deux d’où mon intérêt pour tout découvrir par moi-même. Pourtant, tout revenait toujours au même point : la peur. Peur des elfes, peur des humains, des Tévintides, mais surtout celle de retourner en cage. Alors pour éviter cela, je m’enfermais moi-même, chez moi, afin de rester libre. C’était paradoxal, mais j’étais pour l’heure incapable de faire autrement.

Alors, de temps en temps, dans un élan de courage, ou de stupidité, il m’arrivait d’accepter de la compagnie, de socialiser. Pourtant, j’en revenais toujours au même : la peur. Sihan'diel et son frère étaient sans doute l’un de ses élans; celui de la compassion. Celui de pouvoir aider des étrangers parvenus jusqu’à la cité libre des elfes. Je leur souhaitais de trouver ce pourquoi ils étaient venus. Néanmoins, même avec toutes les bonnes intentions du monde, je restais une esclave nouvellement libre. Malgré mon silence, l’archiviste répondit à mon interrogation, mais sa voix de conteur prit une tonalité plus douce et sa voix se fit plus basse. J’avais l’impression d’avoir touchée une corde sensible. D’avoir atteint une limite que je n’aurais pas dû franchir.

- Je …

Je m’étais doucement levée de ma chaise improvisée, apportant avec moi les trésors que l’on m’avait confié. Je les transportais tels de jeunes nourrissons. Fragiles et pourtant si importants aux yeux de leurs parents. La peur m’avait de nouveau envahit, mais cette fois, c’était afin de ne pas détruire un potentiel vestige. Le dalatien avait raison, nous avions trop perdus (même si j’ignorais si je devais, ou non, m’inclure dans le « nous »). J’avais encore des centaines de questions me parcourant l’esprit, mais aucune n’en valait vraiment la peine. Pas à ce point. Pas pour le moment.

- Tenez, fis-je en tentant de sourire du mieux que je le pouvais.

Je venais de lui tendre fébrilement ses ouvrages, préférant soudainement enfouir toutes les autres questions auxquelles il me serait possible de penser. De toute façon, la raison première de mon interrogation venait de disparaitre en fumer lorsqu’il m’avait annoncé sa réponse. Je savais mes anciens propriétaires friands de baptiser eux-mêmes leurs nouvelles propriétés, nouveau-nés comme nouvelles acquisitions. Ainsi, connaître mes origines étaient peine perdu.

- Je … je ne veux plus les regarder.

C’était naturellement un mensonge. J’avais à peine assimilée l’information du premier journal. Pourtant, je ne me sentais plus la force de tourner une page de plus, sa dernière réponse ayant coupé mon envie d’en connaître d’avantage. Au moins, sur ce point, j’étais honnête avec moi-même.



Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Mer 14 Fév - 19:15


A Glimpse of Freedom

"Acte VII"

Image fond RP


Valÿra lui faisait l'impression d'une mignonne petite souris tentée d'explorer le monde extérieur, brûlant toujours plus de goûter à toutes les choses décrites par ses semblables... sans jamais réussir à faire confiance à son instinct. Le regret semblait se lire dans son regard chaque fois que la peur prenait le dessus, pour invariablement la ramener à la sécurité trompeuse de son petit trou. À peine eut-elle plongé dans le contenu de ses almanachs qu'elle avait abandonné pour les lui rendre. Siha ne pipa mot et s'essuya les mains pour reprendre son bien. C'était désolant de la regarder se battre avec elle-même de la sorte, seulement la forcer dans un sens ou dans l'autre ne lui apparaissait pas comme la bonne chose à faire. Qui était-il pour faire le choix à sa place ? Non. Tout ce qu'il pouvait faire c'était se montrer disponible, respecter leurs différences, et éventuellement stimuler son intérêt afin de l'encourager.

« D'accord. Faites-moi savoir si vous changez d'avis. »

Il rangea le tout à nouveau, n'osant pas prononcer les nombreuses questions qui lui brûlaient les lèvres. S'il avait encore été de l'autre côté de la mer d'Écume, il aurait sûrement juste interrogé son interlocutrice sur ses origines sans trop se soucier des conséquences. Néanmoins les elfes du nord et surtout les habitants de Revassan avaient souvent des passés encore plus tragiques que l'errance et la pauvreté. Offenser ou blesser la personne qui lui offrait gracieusement un toit c'était la dernière de ses intentions, alors d'une façon ou d'une autre il lui faudrait composer avec la difficulté à tisser un dialogue. Autrement la cohabitation risquait de créer un silencieux malaise...

« Si vous pensez avoir un lien avec un clan dalatien, je peux toujours chercher dans ma mémoire à la recherche d'une piste, ou simplement mener des recherches une fois que je serai rentré. »

« Envoyez-le balader s'il se montre trop insistant ou juste... envahissant. Siha a du mal à se rendre compte que tout le monde n'apprécie pas son trop plein de bonnes intentions. »

Sehariel passa sa tête par l'encadrement de la porte d'entrée avant de finalement entrer sans un bruit, faisant sursauter son frère au passage. Salaud. Il adorait aller et venir comme un fantôme, mettant à profit ses talents de chasseur pour ne pas se faire remarquer. Lui jetant un regard noir, l'archiviste soupira en dodelinant de la tête.

« T'en as mis du temps... Alors t'as trouvé ? »

« Ouais, on peut dire ça... » Son expression d'ordinaire impassible était plutôt confuse. Sous un bras il portait la sacoche de cuir qu'il était allé chercher, dans l'autre deux tabliers et une caisse de bois pleine de vivres. C'est néanmoins à Valy qu'il adressa son explication.

« La dame blonde qui vit dans la maison à côté m'a vu passer et m'a posé un tas de questions. Quand je lui ai expliqué que vous nous hébergiez mon frère et moi... Il toussota pour masquer son embarras, sa voix basse peinant à imiter correctement. Elle a dit 'Oh, par mes ancêtres... je n'aurais jamais cru que la guérisseuse s'en trouverait deux d'un coup, c'est qu'elle cache bien son jeu !' »

Confiant la caisse à un Siha ayant tous les maux du monde à retenir son hilarité, Sehariel entreprit de lui mettre son tablier avant d'enfiler le sien. Quitte à être là autant donner un coup de main, avec un peu de chance ça lui donnerait l'air moins ridicule. Attachant ses cheveux noirs avec une lanière de cuir, le guerrier s'inclina vers la jeune femme. « Je n'ai jamais eu l'intention de lui faire croire quoi que ce soit, je suis sincèrement désolé. »

Ce fut la goutte d'eau de trop. Siha s'appuya sur le plan de travail, plié en deux, son rire coulant comme une cascade.


PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Dim 18 Fév - 3:39


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Je n’avais pas pris grand temps avant de retourner à mon point initial; ma petite chaise en bois improvisée près de ma porte. Le bien avait été restitué à son propriétaire sans la moindre égratignure et ce, malgré mon envie d’apprendre qui me nouait encore l’estomac. Dans d’autre circonstance, j’aurais sans doute continué de lire les trésors que m’avais confiée l’archiviste, mais notre conversation m’avais laissé de glace sur le sujet. Pourtant, le dalatien restait aimable, me proposant même de faire des recherches sur mes origines. Chose que je savais déjà veine, ignorant jusqu’à le véritable prénom de ma mère. Il n’y avait aucun doute à avoir. Naturellement que j’avais envie d’en apprendre d’avantage sur la culture dalatienne. J’aurais sans doute pu passer des heures entières à feuilletés les pages de ces ouvrages sans me soucier de mes invités et du repas en cours. J’aurais souhaité pouvoir mémoriser chaque page de chacun de ses livres que Siha avait repris, mais j’ignorais si j’allais avoir un jour la chance de pouvoir réparé l’erreur que je venais de commettre.

J’allais lui dire qu’il n’y avait aucun espoir de renouer avec mes ancêtres, que j’ignorais jusqu’à l’existence même de mon « véritable nom ». Tout ce qui était certain, c’était que ma mère avait un jour été libre de faire des choix et de vivre selon les coutumes dalatiennes. Coutumes qu’elle avait sans doute laissée de côté, ou oubliée, après de nombreuses séances de tortures. Qui plus est, peut-être n’étais-je pas aussi « dalatienne » que je l’aurais souhaité.

Je cogitais dans mon coin, observant du coin de l’œil l’archiviste lorsque son garde du corps daigna revenir me prévenant que je pouvais envoyer balader son frère s’il devenait trop insistant ou envahissant. Même à côté de l’entrer, je ne l’avais pas entendue arriver. À croire qu’il était complètement invisible jusqu’à ce qui décide de parler. Depuis combien de temps était-il là à écouter la conversation? Enfin, il n’y avait pas réellement eu de conversation. Il fallait qu’au moins deux personnes discutent pour cela. De ce que j’avais pu remarquer jusqu’à présent, le dalatien était beaucoup moins stoïque que les heures précédentes. Il semblait pourtant avoir trouvé ce pourquoi il était parti; leurs provisions d’une part et des tabliers de l’autre. C’est néanmoins avec grande surprise qu’il s’adressa directement à moi pour ses explications. Apparemment, il avait eu le malheur de faire la rencontrer de ma commère du quartier. Une jeune elfe vivant elle aussi seule à qui je n’avais jamais réellement adressée la parole. Au début, je ne comprenais pas ce qui l’embarrassait autant. Cette pauvre femme avait beau être bavarde, je ne voyais pas ce qu’elle aurait bien pu dire à Sehariel qui puisse le mettre dans cet état. Naturellement, c’était avant son explication complète.

Je devins rouge comme une pivoine, des pieds jusqu’au bout de mes oreilles, lorsqu’il m’annonça que celle-ci croyait que mes intentions étaient de coucher avec mes deux invités. À croire qu’elle prenait ses fantasmes pour des réalités. J’étais incapable de prononcer le moindre mot, balbutiant des sons incompréhensibles tout en tentant de formuler une phrase qui ne sortit jamais. Cette situation était gênante, voir humiliante. J’avais pris mes jambes à mon cou pour moins que cela. Pourtant, je ne pouvais pas les laisser seuls dans ma maison. Comme si les choses ne pouvaient être pires, le guerrier, une fois vêtit de son tablier, prononça des excuses faisant alors éclater son jumeau de rire.

- Vous … trouvez …  cela drôle?, dis-je à l’intention de l’archiviste alors que je venais de poser mon regard sur lui.

J’étais toujours assise sur ma petite chaise en bois, comme une gamine que l’on avait punie. Moi qui avais l’habitude d’être discrète, voilà que j’aurais désormais tous les malheurs du monde à me faire oublier de cette voisine me croyant désormais adepte des soirées au lit à trois.

-  Et … vous … enfin … vous lui avez dit quoi?

Je ne voulais pas réellement le savoir. À vrai dire, j’ignorais ce qui avait poussé cette pauvre femme à penser une telle chose. Peut-être était-elle plus seule que je ne l’aurais pensé. Néanmoins, je l’imaginais désormais son oreille collé à notre mur commun. Je devrais sans doute tenté de lui parler ou pas. Fuir et changer de maison étaient sans doute les façons les plus simples et les moins humiliantes.

Je m'étais approchée d'un pas rapide vers les deux dalatiens ouvrant un petit placard où je rangeais une minuscule théière. La plaçant doucement sur l'un des rares espace libre qui restait sur le plan de travail. J'entrepris ensuite de déposer de l'eau chaude sur le dernier rond vide pour y faire bouillir de l'eau.

- J'ai soif!

Puis je revins à mon emplacement initial, attendant que l'eau bouille.



Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Lun 19 Fév - 12:47


A Glimpse of Freedom

"Acte VIII"

Image fond RP


Le reproche déçu de Valÿra l'aurait presque fait se sentir coupable, du moins si la situation n'était pas aussi hilarante. Siha se mordit la lèvre inférieure pour réprimer son envie de rire ouvertement, bien que sa tentative ne fasse vraiment pas illusion. Comme il avait un peu peur de répondre honnêtement à la question de son hôte, il feignit d'être fort occupé à faire le tri dans les ingrédients dans la caisse en bois. C'était d'autant plus surprenant que ces derniers ne provenaient pas de leurs réserves, qui bouillonnaient déjà dans le chaudron en répandant une appétissante odeur. Apparemment la voisine n'avait pas fait que commérer en posant mille questions, c'était toujours ça de gagné. Évitant les deux autres du regard, l'archiviste faisait de son mieux pour rester sérieux et fuir les foudres de Valy.

De son côté Sehariel avait l'air assez gauche dans le son tablier à fleurs, ce qui ne l'empêchait pas de se tenir très droit en répondant à cet interrogatoire serré. Il entreprit de se laver les mains dans la bassine d'eau propre, le regard bas de l'enfant pris en faute. Il n'avait rien révélé de compromettant à la voisine, il en était certain. Du genre plutôt paranoïaque dès qu'il s'agissait de veiller à leur sécurité, il n'était pas personne à raconter sa vie à une inconnue. Néanmoins il semblerait qu'un rien satisfasse l'imagination fertile de cette bonne femme fort curieuse, qui n'hésitait aucunement à interpréter ses dires comme bon lui plaisait. Et plus il avait essayé de rectifier le tir, plus les choses avaient tendance à déraper. Peu habitué à gérer les aléas de la vie dans une communauté inconnue, il s'était fait avoir comme un bleu.

« Elle m'a demandé si mon frère et moi étions des nouveaux arrivants. J'ai pensé qu'elle s'inquiétait pour vous comme le ferait tout bon voisin, alors j'ai confirmé, puis lui ai garanti que nous resterions en votre compagnie de façon à ne déranger personne dans le quartier. »

Il s'arrêtant un instant en haussant les épaules, faisant preuve d'une étrange naïveté pour un stratégiste pourtant redoutable. Les connaissances amassées en combat étaient hélas sans rapport avec les relations humaines. Rapidement le jeune homme lava les légumes et se mit à les éplucher, fort décidé à se racheter en préparant un second plat. Avec les vivres qu'il avait récolté en plus, il y avait de quoi préparer un festin.

« 'Oh oui, je suis sûre que la jeune fille à côté s'occupera bien de vous deux', dit-elle ensuite. » Siha l'écouta raconter cela si platement, tournant parfois le dos quand il était trop difficile de ne pas craquer. « Je lui répondu que vous aviez eu l'amabilité de nous offrir un toit après vous être occupée de mon jumeau pendant plusieurs jours. Elle a ri un moment, j'ignore pourquoi... puis après avoir souri gentiment et m'a dit d'attendre un peu. »

« Et tu n'as pas flairé les questions louches, sérieusement ? » L’aîné se heurta le front de la paume de la main, incrédule.

« Hum, elle n'a pas demandé d'où l'on venait ni qui nous étions, même si j'imagine que ton rang d'archiviste n'est plus un secret. Les nouvelles vont vite par ici. » Il haussa négligemment les épaules en épluchant ses patate avec son couteau de chasse, à une telle vitesse que ça en faisait un peu peur.

« Ensuite quand j'ai dit que nous allions préparer à manger elle m'a fait cadeau de ces vivres, prétextant qu'elle en avait acheté en trop au marché. Oh et puis elle a prêté les tabliers, aussi. » Dégageant une mèche rebelle de son front avec un revers de main, Sehariel se pencha par-dessus la soupe et la huma d'un air approbateur. Son ventre se mit alors à gargouiller comme un hahl en colère, avant qu'il ne toussote d'embarras. « Ce serait bien ingrat de refuser, alors je l'ai sincèrement remerciée et je lui ai garanti que nous nous donnerions corps et âme de façon à vous remercier de votre chaleureux accueil à Revassan. »

PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Jeu 22 Fév - 2:14


A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Je n’avais d’autre choix que d’écouter Sehariel raconter sa discussion avec ma voisine. Bien que je lui aie demandé ce qu’il avait bien pu lui dire pour qu’elle en vienne à une conclusion aussi saugrenue, je ne désirais pas réellement connaître sa réponse. Bien au contraire, je n’étais pas du genre à apprécier les commérages, alors devoir faire partie de l’un d’eux, surtout aussi sordide, était loin de me plaire. J’étais timide. Ça même un sourd complètement aveugle aurait pu le remarquer. Je passais mon temps à ne pas me faire remarquer et, les rares fois où ce n’était pas le cas, je fuyais d’ordinaire les lieux pour me réfugier autre part, loin des regards. Malgré tous mes efforts, j’avais encore du chemin à faire.

Si je n’étais pas aussi abasourdie par ce que l’on venait de me dire, j’aurais probablement pu rire de Sehariel et de ce tablier à fleurs pour le peu original – surtout le côté pervenche tapissant une grande partie de l’œuvre. Malheureusement, le guerrier me prit aux mots et commença à raconter à l’assistance la conversation qu’il avait eue avec la commère du village. À priori, je venais de trouver quelqu’un de pire que moi avec les relations humaines. Enfin, pour ce qui était de la compréhension d’une discussion et de l’étendue des dégâts que cela pouvait causer.

Je vins me faufiler près des jumeaux afin de vérifier la température de l’eau. Étant presqu’à bonne température, je vins la retirer du feu pour laisser place à une potentielle utilisation (au vu de ce que semblait préparer le chasseur). Puis je pris ma petite théière afin d’y verser le liquide pour enfin y faire infuser quelques feuilles de thé.

- Hum …

Je venais de me rendre compte que je ne possédais qu’une seule tasse. En même temps, je ne recevais que très rarement de la visite.

- … du thé? Je n’ai malheureusement qu’une tasse, dis-je en allant déposer ma seule contribution du repas sur ma table.

Plus il racontait, plus j’avais envie de me couper les oreilles afin de ne plus rien entendre, évitant tout regard possible avec mes invités. La vie de nomade était-elle aussi différente en termes de mentalité que ce que j’avais pu voir à Miranthie ou Revassan? Enfin, il ne pouvait pas réellement ignorer à quel point la conversation qu’il avait eue avec cette voisine avait été tournée de façon malsaine.

- Faites-moi plaisir … hum … la prochaine fois … éviter.

Je ne regardais pas mes interlocuteurs, trop occupée à penser comment j’allais faire pour rattraper le coup avec cette commère excellent dans son domaine.

- Hum … une idée du temps de préparation, dis-je lorsque mon ventre cria à son tour famine.




Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
avatarA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Invité
Invité
Posté Ven 2 Mar - 12:59


A Glimpse of Freedom

"Acte IX"

Image fond RP



« Ce n'est pas un problème, on a ce qu'il faut. »

Siha s'éclipsa à l'autre bout de la pièce pour fouiller dans leurs affaires, ne revenant qu'une fois qu'il eut trouvé leurs deux chopines en bois. Ce n'était pas si surprenant que Valÿra n'ait pas le nécessaire pour plusieurs personnes étant donné l’environnement minimaliste de son foyer. En outre les dalatiens étaient également habitués à la frugalité, aussi ce style de vie leur correspondait parfaitement. Pour eux il était plus rassurant de partager une petite maison exiguë que d’énormes et luxueux appartements.
Siha déposa les chopines sur la table afin que leur hôte puisse les servir, les yeux allant et venant entre le visage blême de la jeune brune et l'expression penaude de son frère. Le tout avait un je ne sais quoi d'hilarant, même si leur gravité à tous les deux le dissuadait d'ouvertement plaisanter pour le moment. Néanmoins cela lui faisait un bien fou de se détendre et s'amuser, détournant ses pensées de la mésaventure à Kal Sharok par la même occasion. En bien des sens ses blessures se refermaient encore petit à petit.

« Éviter de parler à quelqu'un qui m'offre son aide, vous voulez dire ? »

Sehariel fronça les sourcils, honteux et perdu. Il savait bien qu'il laissait beaucoup à désirer en ce qui concernait sa faculté à s'exprimer et à communiquer avec autrui, ce qui était d'ailleurs la principale raison pour laquelle il était souvent l'ombre muette de son jumeau, mais... Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de mal dans une conversation si anodine. Ce fut finalement l'archiviste qui intervint pour éclairer sa lanterne, devinant le malaise évident qui ne manquerait pas de s'installer une fois que Valÿra peinerait à donner une explication. L'ironie de leurs rôles inversés le fit sourire.

« Nous ne sommes plus aux Tombes, Da'len. Ici il n'y a ni clans, ni familles, ni esprit collectif en dehors peut-être de la cause Mien'Harel... Et encore ce n'est pas certain. »


Sa voix était calme, en dépit de son air pensif. D'après ce qu'il avait pu voir en sillonnant les rues de Revassan ainsi que les récits des êtres de l'Immatériel, les choses étaient assez compliquées et mitigées. Les apparences étaient trompeuses, ici plus qu'ailleurs. Un silence s'installa pendant de longues secondes ou seul le crépitement du feu et le sifflement des légumes et de la viande revenus à la poêle se firent entendre. Une appétissante odeur d'épices se répandait dans la maison, au fur et à mesure que Sehariel les remuait d'un agile coup de poignet.

« Comparés aux dalatiens, ici les habitants sont plus indifférents, plus individualistes. Revassan est un vaste refuge accueillant toutes sortes d'animaux blessés et effrayés, chacun panse ses blessures dans son coin en rêvant d'une vie meilleure, d'une unité qui n'existe pas encore. »

« Ce sera prêt dans une paire de minutes. » Anticipant le manque de couverts il fit signe à Siha, qui s'en fut chercher des bols tout en continuant de parler.

« Pour les autres elfes c'est sans doute plus facile d'intégrer un groupe aussi hétéroclite où l'on ne pose presque pas de questions. On peut y recommencer à zéro en toute liberté, sans obligations ou contraintes. Il n'y a pas d'attentes particulières, à moins de vouloir prêter ses services à la cause dans sa globalité. » Il expliquait son point de vue non seulement pour ouvrir les yeux à son frère mais aussi il l'espérait, pour montrer l'envers du décor à Valÿra dont il ne savait finalement rien.

« Cependant pour ceux qui comme nous ont toujours vécu en meute, chassant et souffrant ensemble... C'est très difficile de s'adapter au changement, d'accepter l'idée que d'autres elfes puissent avoir des intentions moins nobles, que ceux que nous considérons instinctivement comme des frères et sœurs à protéger puissent vouloir nous nuire sans raison particulière. En dehors de nos terres nous ne pouvons pas faire confiance au premier venu. » Il soupira avec un sourire malgré la gravité de ces mots prononcés avec une paradoxale légèreté. Ses yeux rivés sur les généreuses doses servies sur les trois bols, Siha salivait d'avance. « Enfin qu'importe... C'est l'heure de manger ! Bon appétit, les enfants. »

Sans se faire plus prier il saisit sa cuillère et attaqua son repas en même temps que les autres, poussant un soupir de satisfaction entre deux œillades vers la soupe qui bouillonnait doucement.

PROCHAIN NIV. :
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Valÿra EdlärysA glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : A glimpse of freedom ✶PV Siha Valyra10 — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Jeu 8 Mar - 22:12
A glimpse of freedom
Joueur 1Shia
Joueur 2Valÿra
Le guerrier ne semblait pas comprendre dans qu’elle situation il m’avait mis. À croire que ma voisine et lui n’avaient pas eu la même discussion (ce qui, d’après ce qu’il avait pu en dire, était le cas). En tout cas, je savais que j’allais encore en entendre parler pendant de très long mois et leur présence chez moi n’allait sans doute qu’alimenter les rumeurs. Enfin, je n’avais pas voulu qu’il arrête de parler à des inconnus, qu’il comprenne dans quoi il avait mis les pieds en parlant avec la mégère du coin. Enfin, ne sachant pas vraiment comment lui expliquer adéquatement, c’est Siha qui répondit à ma place expliquant à son frère qu’ils n’étaient plus chez eux et qu’ici, l’esprit « collectif » n’était pas le même. Il avait sans doute raison. À vrai dire, ne sortant pas beaucoup, j’avais peu de chance de réfuter ce que l’archiviste venait de dire et, dans un sens, je n’en avais pas réellement la force. Discuter n’était pas ma force, argumenter, encore moins. Mes connaissances sur Revassan se limitait à ce qu’on avait bien voulu m’enseigner et le peu que j’avais observé depuis mon arrivée.

Néanmoins, je voyais mal un blessé venant tout juste de se réveillé me faire la morale sur l’attitude d’un peuple qu’il avait à peine eu la chance d’observer. L’archiviste continuait son discours tandis que son frère terminait le repas. Les couverts avaient soigneusement été déposés sur la table. Tant qu’à moi, je reprenais ma deuxième gorgée de thé me disant à moi-même que je devrais sans doute me procurer des couverts supplémentaires en cas de « force majeure » comme ce soir, ne serait-ce que pour empêcher les invités de devoir se servir eux-mêmes des leurs.

J’étais restée silencieuse, écoutant d’une oreille Siha lorsqu’il vint à parler de la différence entre les deux modes de vie. Enfin, je ne connaissais réellement ni un, ni l’autre, vivant dans un entre d’eux entre celui de Revassan et celui de Miranthie. Là-bas, chaque maisonnée avait ces propres règles et sa propre ambiance. Dans mon cas, les elfes se soutenaient contre les maîtres de la maison. Aucun ne parlait, tout le monde avait la même correction. Comme pour toutes choses, il y avait parfois des exceptions, mais elles étaient rares.

Quelques minutes plus tard, la nourriture était servie et les trois bols généreusement remplis. Assise au bout de la table, les deux frères partageaient les deux autres places faces au mur. Je remerciais les deux cuistots pour leur travail attaquant ce qui se trouvait dans mon bol. C’était l’un de mes premiers « vrais » repas depuis des jours ce qui m’en fit apprécier chaque bouchée comme un enfant dégustant son plat favoris. En même temps, j’avais été élevée à me pas faire la fine-bouche.

On frappa à ma porte. Quatre coups rapides exécutés avec le même intervalle de temps. J’étais perplexe n’attendant personne pour souper. Je me dirigeais d’un pas lent vers ma porte, l’entrouvrant à peine pour apercevoir l’une de mes collègues de travail. Elle commença par s’excuser (vu l’heure je présume) pour ensuite me demander si je pouvais prendre son tour de garde le soir même jusqu'aux petites heures du matin m'expliquant qu'elle avait un imprévu de dernière minute et que toutes les autres avaient refusées.

- Hum … oui, finis-je par dire espérant qu’elle quitte afin que je puisse retourner à mon assiette.

La jeune femme quitta avec un sourire rassurée tandis que je retournais à mon assiette.

- Il faudra attendre demain en après-midi pour … la visite … ça ne vous dérange pas?

Je venais de me rendre compte que je n’avais pas demandé leurs avis à mes deux invités de fortune.

- Enfin … j’aurais dû vous demander … désolée.

Je venais instinctivement de reprendre une gorgée de thé afin de tenter de cacher la gêne (pour que le tout fut très peu subtile). Si nous étions tous des "animaux blessés", comme le disait si bien l'archiviste, il n'en restait pas moins que l'une des forces de la cité résidait dans l'entraide. Et puis, l'on m'encourageait fortement depuis quelques temps à "faire des efforts". Il me suffirait de dormir quelques heures une fois le soleil levé pour pouvoir faire la visite en début d'après-midi. Après tout, j'avais encore cette fâcheuse habitude que de dormir que quelques heures.


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
PROCHAIN NIV. :
A glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
A glimpse of freedom ✶PV Siha D3ku
Contenu sponsorisé
Posté
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum