— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
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Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha]

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Mar 19 Sep - 18:41

Sans vraiment s’en rendre compte, Mellissandre toujours nonchalamment accoudée contre la fenêtre telle une princesse en attente de prince charmant, s’était laissée captivée par l’interaction entre le Commandant et la servante. C’était d’autant plus frustrant qu’elle n’entendaient pas ce qu’ils disaient, ne pouvant que spéculer leurs paroles en fonction de leur geste. Agacée, elle improvisait donc un doublage ridicule grommelé dans sa barbe jusqu’à ce que les choses s’accélèrent. Elle avait beau avoir une vue en hauteur, elle n’avait absolument pas aperçu l’assassin dissimulé dans les fourrées et elle se redressa donc avec stupeur quand elle vit Elian’ha violemment poussé le Commandant avant d’esquiver – avec beaucoup d’agilité - une flèche qui lui était destinée.

Avec la rapidité d’une sauterelle, l’homme en noir bondit sur le muret puis sur le balcon le plus proche, escaladant avec une aisance spectaculaire le mur de la demeure pour s’enfuir par les toits. Impressionnée, elle observait sa gymnastique depuis quelques secondes quand le Commandant la rappela sèchement à l’ordre.

« - Vous attendez quoi !? »

Contrariée, Mellissandre fronça les sourcils en croisant les bras.

« De savoir voler »
, rétorqua-t-elle immédiatement sur un ton outrageusement ironique. Non mais il croyait quoi, qu’elle savait escalader les murs et sauter de balcon en balcon ? Déjà que quand elle devait faire des acrobaties pour danser elle avait peur de se fouler la cheville alors crapahuter sur les toits…

Par principe elle laissa quelques éclairs qui zébrèrent l’obscurité mais aucun de ses coups ne toucha car il louvoyait trop aisément entre les briques, il était d’ailleurs presque hors de porté désormais. Grognant, Mellissandre décida quand même de tenter sa chance, sortant précipitamment de la chambre pour trouver un chemin normal afin d’accéder aux toits. Heureusement que la danse la rendait sportive parce que sinon elle aurait été essoufflée avant même d’avoir finis de traverser le couloir. Guidée par un domestique, elle escalade une échelle qui l’emmena en hauteur et elle marcha de façon beaucoup plus prudente sur les tuiles instables. Non mais vraiment, comment il faisait pour courir ?

L’assassin aurait probablement eu le temps de rentrer à Antiva le temps qu’elle arrive si les gardes du barons ne s’étaient pas interposés, rameutés par le cri du Commandant. Certes, la première fois aussi il s’était enfui par les toits, mais Mellissandre ne sous-estimait jamais la bêtise humaine, du coup, elle était presque surprise qu’il ait eu la présence d’esprit de placer des hommes là. Bon par contre, il ne fallait pas trop en demander. L’anguille-sauterelle meurtrière se mouvait avec aisance, esquivant sans problème les coups qui lui étaient portés en se payant même le luxe de blesser quelques hommes aux passages qui eux n’étaient guère habitués à se battre sur les toits.

Il était bien parti pour se faire la belle quand Mellissandre décida d’employer les grands moyens.

« STOP ! »

Sa voix raisonna dans le chaos, surpassant le brouhaha ambiant, si impérieuse que l’assassin se figea en plein mouvement.

Surpris de voir l’homme coopérer à son injonction, les gardes s’approchèrent prudemment de lui, se saisissant de l’individu sans aucune difficulté bien que ses membres soient étonnamment raides.

Main tendu, silencieuse, Mellissandre ne le quittait pas des yeux en laissant le sang coulait indolemment le long de sa paume, sachant très bien qu’un instant d’inattention suffirait à briser son emprise. Elle avait eu de la chance qu’ils soient plusieurs à le pourchasser, sinon elle n’aurait pas pris le dessus si facilement car il se serait méfié.

Ce n’est que quand elle fut certaine qu’il était bien ligoté qu’elle fit cesser son emprise, son bras tremblant légèrement comme si elle avait porté un poids du bout des doigts pendant plusieurs minutes. La magie du sang avait un côté bien plus physique qu’on ne l’imaginait.

Soupirant, elle sortit un mouchoir pour se bander sommairement la main et arrêter de repeindre le toit en rouge tandis qu’elle dévisageait l’assassin. Sa façon de ce mouvoir était tellement exceptionnel qu’elle s’était attendu à découvrir un visage exceptionnel mais il était plutôt banal en fait. Un elfe comme on en croisait des centaines dans les rues.

« Tenez le bien », intima-t-elle avant de faire le chemin inverse, redescendant pour rejoindre les jardins là où se trouvait le Commandant aux dernières nouvelles.

Comme un pêcheur fier de son trophée, elle fit amener sa prise devant Cullen en croisant les bras un sourire indéniablement satisfait aux lèvres. Il ne manquait plus que quelques fleurs jetées avec dévotion et le tableau aurait été parfait.

Il était en grande discussion avec Elian’ha et c’était tant mieux. Vu les réflexes de la demoiselle, elle avait revu son jugement sur son côté inoffensif. D’ailleurs, comme pour confirmer qu’elle était mêlée à tout ça, l’assassin cracha subitement quelques insultes à son encontre, qui malheureusement étaient en antivan, les rendant incompréhensibles aux oreilles de Mellissandre. Enfin, il ne fallait pas être polyglotte pour comprendre qu’il y avait une certaine animosité entre les deux.

« J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi un assassin s’en prend à une servante enceinte », déclara-t-elle d’un ton froid en dévisageant la demoiselle en question, croisant les bras pour dissimuler plus ou moins son bandage à la main.

Elle se doutait bien que le Commandant avait déjà commencé l’interrogatoire mais elle voulait une mise à jour. En outre, elle savait qu’ils avaient bien peu de chance de faire parler leur loustic, mais s’il la détestait tant, peut-être qu’il se montrerait bavard pour le plaisir de la contredire… C’était donc important qu’elle refasse son récit devant lui. En tout cas, la jeune femme était attentive aux gestes des deux protagonistes.

Mellissandre n’accordait pas facilement sa compassion, si Elian’ha s’était moquée d’elle, elle allait amèrement le regretter parce qu’en prime, elle serait vexée d’avoir été naïve.

En tout cas, elle était bien déterminée à obtenir des réponses, d'ailleurs, elle lança un regard ambigu à Cullen. Elle avait une petite idée s'ils se montraient réticents mais elle aurait besoin de sa coopération...

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Mar 19 Sep - 19:39



Le Baron du Savon
Cullen & Mélissandre & Elian'Ha

Prise au piège. Tel l'oiseau qui pensait avoir quitté sa cage, le brouillard l'avait aveuglée et elle allait directement dans une nouvelle cellule. Plus grande et plus dangereuse. Comment pouvait-elle se sortir de là ? Elle avait sous-estimé l'inquisition et elle s'en mordait les doigts. Il fallait qu'elle s'échappe de cette situation et elle espérait que l'assassin arriverait à s'échapper. S'il l'avait. Elle était finie. Elle devrait tout dire. Ou presque.

Alors qu'elle marchait dos à Cullen, elle s'arrêta quand il lui ordonna, se tournant à demi vers lui. Sa blessure saignait légèrement, mais pas de quoi lui faire perdre connaissance ou de mettre sa vie en danger. Elle regarda le ciel et ferma les yeux un instant. Fini le jeu. Elle venait de le perdre. Tout ce qu'elle pouvait dire c'était la vérité. Ou du moins une partie de celle-ci.

《 — Vous avez raison. Vous êtes très observateurs Commandant.

Elle se tourna complètement vers lui et leva les mains en l'air, avant de soulever sa robe. Ce n'était pas pour le draguer ou autre. Son geste était lent afin de montrer qu'elle n'avait pas d'arme. Elle fit un tour sur elle-même pour montrer que ce n'était pas le cas, avant de se mettre de nouveau face à lui.

《 — Je vais parti des C…

Elle leva la tête quand elle entendit du bruit, avant de regarder Mélissandre venir avec l'assassin. Elle était foutue. Elle devait trouver quelque chose de convaincant et de juste de façon à ce que cela corrobore avec la version de l'assassin. Qui lui jeta à la figure des mots emplis d'amour. Pour la énième fois, Elian'Ha ferma les yeux. Ses épaules s'affaissèrent et elle poussa un long soupir, avant de rouvrir ses yeux. Ils n'avaient plus rien de docile et de gentil. C'était le regard d'une femme qui en avait vu beaucoup et qui savait ce qu'était que survivre. Une femme qui était tout sauf faible, bien au contraire. Elle soupira et tapa dans ses mains, avant de les croiser sous sa poitrine, la rendant un peu plus volumineuse.

《 — Merci pour tes mots emplis d'amour. Je ne suis point une traîtresse et si tu m'avais demandé au lieu de te faire tes illusions, je t'aurais dit Norandir.

Elle se passa une main dans les cheveux, les mettant sur le côté dans un geste gracieux et calculé. Elle regarda le blond, puis la brune, avant de soupirer de nouveau. Cela la barbait plus que l'effrayait. Elle avait un moyen de sortir d'ici. Elle ne voulait pas l'utiliser, mais elle l'utiliserai si besoin.

《 — Je fais partie des Corbeaux d'Antivan. Tout comme cet homme. Notre mission était d'assassiner le Baron.

Elle se tourna vers le Commandant, souriant légèrement

《 — Je connais la marionnette, mais pas le marionnettiste.

Elle regarda de nouveau l'assemblée

《 — Enfin… Il devait le faire… Je n'étais là que pour nettoyer ensuite…

Alors qu'elle allait continuer son récit, le fameux Norandir se mit à rigoler.

《 — C'est cela oui ! Baratine tout le monde, ce n'était pas le plan !

Elian'Ha sourit en haussant un sourcil, avant de se mettre à rigoler

《 — Dans ce cas-là tu as mal compris. Je devais le faire si TU échouais.

Elle perdit son sourire et eu un visage plus triste.

《 — Je n'ai jamais voulu tuer personne

Elle posa une main sur son ventre, avant de continuer son récit.

《 — Je n'ai rien voulu de tout ça. C'est mon père qui m'a vendu à eux. Voilà d'où vienne mes capacités. Je ne voulais pas être des leurs. Mais chez les Corbeaux, c'est suivez ou mourrez. Je ne pouvais pas choisir la deuxième option…

Ses mains toujours sur son ventre, elle retrouva un sourire triste, regardant désormais Mélissandre. Reculant une jambe, elle fit une légère révérence, avant de se remettre droite. C'était pour elle un signe d'excuse.

《 — Je n'ai jamais voulu jouer avec vous Dame Alirius. Nous nous ressemblons. Si je vous ai offensé l'un…

Elle jeta un regard vers Cullen.

《 — … Ou l'autre…

Puis vers la mage.

《 — … Ce n'était nullement mon intention. Je voulais simplement nous protéger… Si j'ai pu mentir sur d'où je venais et qui j'étais, ma grossesse et mon histoire sont cependant vraies. J'ai simplement omis le fait que le père est une personne importante. D'où le fait qu'il m'ai abandonné… Il ne pouvait avoir d'enfant bâtard…

Elle se mit à rire de façon crispée et triste, avant de laisser ses mains retombées contre son corps. Elle se mordit la lèvre inférieure et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle était sincère sur ses paroles et ses actes. Elle baissa la tête et soupira, avant de relever la tête. Elle écarta les bras, les regardant.

《 — Je suis à vous.

Ses yeux se fermèrent et elle baissa la tête. La balle était désormais dans leurs camps.






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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Mer 20 Sep - 2:16

Missive 12
Commandant,
Le baron Bohémond de Clairvallée fait appel à l’inquisition. Dans sa demande, il indique qu’il offrira une bonne partie de ses carrières si on arrive à lui débarrasser d’un groupe d’assassins qui complotent pour le renverser. Il indique que sa garde n’en fait pas façon et qu’en quelques jours il a déjà échappé deux fois à la mort.  
Le Baron du savon



Il savait que cette femme lui cachait quelque chose mais il ne se doutait pas qu’elle allait lui déballer toute la vérité. Cela l’étonna fortement d’ailleurs, lui qui avait l’habitude d’user de la manière forte pour faire parler les prisonniers.

«  - Vous avez raison. Vous êtes très observateurs Commandant. »

Il resta silencieux, certain qu’elle allait réagir en étant suspectée, mais rien du tout. Elle semblait calme et posée. Là, une question lui vint à l’esprit, il voulait être certain qu’elle ne tente rien contre personne. C’était légitime après tout et elle semblait coopérative.

«  - êtes-vous armée ? »

Elle leva les mains en l’air, les mettant bien en évidence, elle n’avait rien sur elle et sa robe ne permettait pas vraiment de cacher quoi que ce soit tant elle était près du corps au niveau de la poitrine. Cela aurait été visible si elle avait quelque chose de caché. Puis elle leva la robe doucement pour montrer qu’elle n’avait rien accroché à ses jambes. Cullen détourna immédiatement les yeux.

«  - O-oui oui, c’est bon je vous crois. »

Elle allait lui annoncer quelque chose, quand Mellissandre arriva, avec un soldat qui détenait l’assassin. Comme quoi lui dire les choses de manière crue lui était plus compréhensif que de demander gentiment comme à son habitude. Cependant elle aimait bien avoir le dernier mot et ça il allait le lui faire remarquer.

L’assassin était alors jeté au sol devant le commandant et la jeune elfe. Puis il se mit à hurler en Antivan visiblement des paroles pas très joyeuses, mais assez compréhensives pour comprendre la rancœur envers l’elfe.

«  - J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi un assassin s’en prend à une servante enceinte »
«  - Je préférerai demander ce que fais un assassin avec une servante enceinte plutôt… »


Quoi qu’il en était il avait vu juste : elle avait bien connu cet assassin auparavant. Il resta néanmoins silencieux quand elle lui répliqua en retour.

«  - Vous le connaissez, il me semble. »
«  - Je fais partie des Corbeaux d'Antivan. Tout comme cet homme. Notre mission était d'assassiner le Baron. »


Le premier réflexe de Cullen était de regarder Mellissandre comme pour lui démontrer une sorte d’incompréhension, lui suppliant presque  de lui reconfirmer l’information. Cela dura une petite seconde, puis il se reconcentra sur la jeune femme.

«  - Qui veut s’en prendre au baron ? »
«  - Je connais la marionnette, mais pas le marionnettiste. »


Donc cette histoire n’était pas terminée. D’autres assassins allaient revenir si ceux-là ne finissaient pas le travail.

«  - Et lui dans tout ça ? »

Deux corbeaux pour un simple baron ? Cela paraissait étrange vu la réputation qui les précédait.

«  - Enfin… Il devait le faire… Je n'étais là que pour nettoyer ensuite… »
«  - C’est cela oui ! Baratine tout le monde, ce n’était pas le plan ! »
«  - Dans ce cas-là tu as mal compris. Je devais le faire si TU échouais »


Et les voilà entrain de se disputer, la question ne se posait même plus pour Cullen, il fallait abréger ce remue-ménage.

«  - Assez. »

Avec toute cette histoire il ne savait plus où se mettre : Les deux assassins s’accusaient mutuellement de ne pas avoir mené à bien la mission et encore, ce qui déstabilisait d’avantage était le fait que cela leur était égal. Le Commandant se pinça le haut du nez en soupirant.

«  - Je dois bien avouer que cette situation m’échappe. Vous… * Soupir * Qu’est-ce qui se passe ici ? »

Il avait bien raison de montrer son incompréhension : Le voilà entrain de sympathiser avec les assassins présumés du baron…

«  - Je n’ai jamais voulu tuer personne »
«  - Expliquez-vous… ? »
«  - Je n'ai rien voulu de tout ça. C'est mon père qui m'a vendu à eux. Voilà d'où viennent mes capacités. Je ne voulais pas être des leurs. Mais chez les Corbeaux, c'est suivez ou mourrez. Je ne pouvais pas choisir la deuxième option… »
«  -  .. Et encore moins maintenant visiblement. »


Il faisait allusion à l’enfant qu’elle portait qui semblait lui redonner une sorte d’espoir et l’envie d’avoir une nouvelle vie. Il se demanda presque pourquoi le père l’avait abandonnée. Mais il commençait à se demander si elle ne profitait pas de la présence de l’inquisition pour se réfugier auprès d’eux. Il laisserait cela à Mellissandre car elle serait plus à même que lui de la comprendre, les femmes il en faisait pas façon. Mais alors qu’il réfléchissait, elle se mit à présenter des excuses envers eux.

«  - Je n'ai jamais voulu jouer avec vous Dame Alirius. Nous nous ressemblons. Si je vous ai offensé l'un ou l’autre ce n’était nullement mon intention. Je voulais simplement nous protéger… Si j'ai pu mentir sur d'où je venais et qui j'étais, ma grossesse et mon histoire sont cependant vraies. J'ai simplement omis le fait que le père est une personne importante. D'où le fait qu'il m'ait abandonné… Il ne pouvait avoir d'enfant bâtard… »

Mais c’était ignoble de penser cela… Si ces personnes s’aimaient cet enfant devait leur apporter beaucoup de joie, peu importe leur condition. Mais il ne connaissait rien de leur histoire, il ne pouvait pas lui reprocher ce choix après tout…

Son regard dévia timidement sur Mellissandre durant quelques instants. Il était vrai que ce n’était pas évident d’assumer un rapprochement avec une personne qui vous est interdite. Mais il ne comprenait pas le lien avec cette affaire, la présence de l’inquisition et le meurtre du baron. D’ailleurs en parlant du loup.

«  - Qu’est-ce qui se passe ici !? »

Elian’Ha était effondrée, et le Commandant s’était retrouvé coincé. Cette histoire était délicate. Il voulait faire une feinte pour espérer la sauver, mais elle se dénonça seule devant le baron, étendant ses bras en attendant qu’on la saisisse. Cela tombait bien, toute la garde arrivait, les siens y comprit, et tous les quatre.

«  - Je suis à vous. »

Pour faire bonne figure auprès du Baron, il ordonna à ses templiers de la saisir d’un simple geste de la main, ce qui se passa immédiatement.

«  - Elian’Ha était une taupe des assassins et elle a avoué ses crimes. »

«  - C-Comment ?! Elian’Ha est-ce vrai… ? »


Il semblait avoir un semblant de compassion pour un noble Orlésien. Reconnaissant visiblement qu’elle l’avait défendue contre celui qui l’avait agressé durant la nuit il y a trois jours.

«  - … Qu’on les tue immédiatement ! »
«  - Je regrette, je ne peux pas vous laisser faire cela. »
«  - Comment … ?! Vous osez me dire quoi faire sous mon propre toit ? »


Le baron voulait la voir morte, curieusement ce n’était pas étonnant de la part d’un noble de ne pas s’attacher à ce genre de personnes.

«  - Pour celui-là, vous avez raison de vouloir lui ôter la vie, mais Elian’Ha n’a fait que vous défendre et ne peut être accusée. »
«  - Elle l’aurait probablement fait si elle n’avait pas été grillée ! »
«  - Ces personnes sont sous l’autorité de l’inquisition, et elles seront jugées par notre Inquisiteur que vous le vouliez ou non. »


Le Baron continua de protester ordonnant à ses hommes de pointer leur arme sur Cullen qui s’était mit en barrage entre les prisonniers et le baron.

«  - Vous nous avez demandé de régler cette affaire on le fait. Mais tenez vos engagements auprès de Joséphine. De plus nous ne savons pas si d’autres risquent de revenir. »

Il se tourna vers l’elfe, alors maintenue aux bras comme s’il recherchait sa confirmation.

«  - … Après tout si on part maintenant vous n’êtes pas encore hors de danger. Mais c’est vous qui voyez »


Le Baron resta silencieux dans un premier temps puis se rendit compte que cela était inutile de continuer à brasser de l’air pour rien. Il agita les bras et sa garde se remit à sa place.

«  - C’est quoi la suite du plan ? »
«  - On veille cette nuit comme convenu. L’enquête n’est pas terminée »


Sur ce il avait un interrogatoire à poursuivre avec les deux assassins. L’un était ligoté mais semblait tout à fait apte à parlementer s’il se montrait coopératif. Profitant du chahut,  et accessoirement pour son plaisir personnel, il se rendit vers Mellissandre.

«  - J’espère que vous ne dormez pas trop. »


Il la trouvait bien silencieuse, elle qui avait la bouche ouverte pour le contredire quand elle en avait l’occasion.

«  - C’est une maladie chez vous à Tevinter visiblement. Le dernier qui a forcé ma patience s’est retrouvé avec mon poing dans la figure, ne me dites pas que c’est ce que vous recherchiez tout de même »

Il s’attendait à ce qu’elle sorte une énorme vanne sur le fait qu’il avait également renversé cette dite personne sur la table, mais il préférait se la garder pour lui-même. Par Andrasté, le voilà qui se met à s’introduire le vice dans son esprit .

Puis il lui attrapa sa main bandée et la leva assez haute pour qu’elle soit dans leur champ de vision à tous les deux.

«  - Je ne ferai aucun commentaire là-dessus. »

Il ne tarda pas à lâcher son emprise, il en avait assez vu. Il se redressa et regarda les prisonniers.

«  - On doit leur soutirer des informations. Savoir si d’autres reviendront et si tel est le cas il faut que nous les empêchons d’agir. »

Cet elfe.. Il devait en savoir des choses, et il ne devait pas être aussi simple à convaincre que la jeune femme.  

«  - Si vous avez envie de cogner je vous laisse ce…  Norandir. S’il ne veut pas se montrer coopératif. Je vous laisse tout de même terminer ce que vous avez brillamment commencé. »

Il lui fit un clin d’œil amical, c’était même une sorte de récompense pour lui que de lui laisser interroger une cible pareille. Mais alors qu’il allait retourner voir ses hommes, il lui demanda finalement.

«  - Avez-vous d’autres observations à me faire part ? »

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Mer 20 Sep - 15:09

Laissant Cullen mener l’interrogatoire, Mellissandre resta silencieuse, observant tour à tour les deux protagonistes de cette étrange comédie. Elle s’attendait à des explications farfelues mais certainement pas à des aveux aussi francs. Prise au piège, Elian’ha avait manifestement décidé de jouer franc jeu – du moins en apparence – elle admit donc être une Corbeau, tout comme son collègue. Vu la réputation des assassins antivans elle se félicitait d’autant plus de l’avoir attrapé mais cela n’augurait rien de bon non plus. Tant que le commanditaire était dans la nature, le contrat restait valable… Des Corbeaux, il y en avait des centaines prêt à prendre la relève et aussi charmante la demeure soit-elle, elle n’avait pas l’intention de camper ici jusqu’à l’année prochaine.

Veillant à rester neutre, elle jeta un regard plutôt froid à Elian’ha alors que celle-ci s’excusait personnellement à son égard, glissant que les deux femmes se ressemblaient. Oui, elles étaient pareilles, bien plus que la rousse ne pouvait l’imaginer. Racontant son histoire larmoyante – sans doute pour être prise en pitié – elle acceptait tout de même dignement son sort ce qui laissait une impression étrange à la jeune mage. Était-ce possible de demander pardon pour un crime de cet ampleur ? Cullen avait déjà montré sa mansuétude et sa clémence, mais elle restait persuadée que s’il savait qu’elle était venatori, il la décapiterait sur place. L’absolution pour la trahison n’existe jamais vraiment, quand bien même on est sincère. La confiance est une chose fragile, une fois brisée, on ne peut plus vraiment la réparer, même avec toute la bonne volonté du monde. C’était terrifiant.

Le Baron était venu, bien entendu, il réclamait la tête de la servante mais le Commandant s’interposa en clamant qu’elle serait jugé par l’Inquisition. La nouvelle sembla contrarié Béhemond mais le menace qui planait toujours sur sa tête semblait suffisante pour le rendre coopératif. Les discussions allaient bon train quand elle vit Cullen se rapprocher, désireux de s’entretenir avec elle.

Manifestement, il la trouvait bien silencieuse car il l’accusa indirectement de dormir debout. Un sourire circonspect aux lèvres, elle le toisa avec une once de malice.

« Si vous aimez tant le son de ma voix, je viendrais vous chanter une berceuse », le taquina-t-elle à voix basse pour qu’il soit le seul à profiter de sa réplique. De loin, on aurait pu les croire en train de planifier une stratégie, pas de s’envoyer des piques sans intérêt. Enfin, il n’était manifestement pas d’humeur à plaisanter.

«  - C’est une maladie chez vous à Tevinter visiblement. Le dernier qui a forcé ma patience s’est retrouvé avec mon poing dans la figure, ne me dites pas que c’est ce que vous recherchiez tout de même »


«  Non ça va, une fois m’a suffi », répondit-elle avec un soupçon d’impertinence, se remémorant cet histoire de baiser volé qui lui avait valut un joli bleu. Cela semblait si lointain désormais. Étrangement, elle se demandait si elle aurait été capable de le refaire maintenant que… que le Commandant était plus qu’un joli blondinet à la tête des armées de l’Inquisition. Pour l’efficacité que ça avait eu en plus... Des fois, elle se disait qu’elle réfléchissait beaucoup trop, le sud était beaucoup moins adepte des plans alambiqués… Enfin, c’était fait maintenant, et c’était une pensée toujours plus agréables que les petites mesquineries de Dorian. Rien que d’y repenser elle avait envie de revoir la scène où il se faisait frapper en boucle.

Il attrapa soudainement sa main, lui lançant un regard réprobateur avant de faire une très belle prétérition en déclarant qu’il ne ferait pas de commentaires. Choisissant de ne pas mettre de l’huile sur le feu, elle prit un air faussement contrit tout à fait éloquent qui montrait bien qu’elle savait qu’il n’approuvait pas et que pour ça elle était navrée, mais qu’elle n’était pas vraiment désolée non plus sur le principe. Elle n’avait blessé personne à part elle même et elle avait accompli sa mission, il n’allait quand même pas se plaindre…

L’attention commençant à revenir sur eux il était temps de redevenir sérieux et le Commandant énonça des évidences en disant qu’ils devaient en apprendre plus. Manifestement, il lui laissait le soin d’interroger son prisonnier tandis qu’il s’occuperait d’Elian’ha. C’était plutôt rassurant de savoir qu’il la considérait encore suspecte malgré son histoire dramatique et ses petits yeux mouillés.

Honnêtement, cette répartition lui convenait très bien, aussi insensible soit-elle, dès qu’elle entendait le mot ‘bébé’, elle avait envie d’apprendre le tricot pour faire des chaussettes à pompon, si elle avait dû interroger la jeune femme, elle aurait craint de se laisser amadouer…

« Ne baissez pas votre garde », l’avertit-elle donc simplement en lui lançant un regard étrangement inquiet. Quelque part, elle avait quand même un peu anxieuse pour lui. Même s’il était un peu rude parfois cela restait une personne profondément gentille et compatissante, elle ne voulait pas qu’il se fasse embobiner par ses grands yeux et joue les chevaliers servants.

« Oh et tachez de savoir qui est le père », lui conseilla-t-elle également. Cullen n’était pas habitué aux manigance, il ne savait probablement pas à quel point ce genre d’informations pouvaient s’avérer utiles en d’autres circonstances. Si c’était bel et bien un noble, il y avait toujours possibilité d’obtenir quelques faveurs. Surtout s’il ne voulait pas qu’on connaisse sa paternité.

Elle aurait bien aimé poursuivre un interrogatoire croisé mais il avait été déterminé de les interroger séparément, aussi se retrouva-t-elle seule dans une cellule avec son elfe toujours ligoté, deux gardes juste derrière la porte prêt à agir en cas de problèmes.

Elle commença par lui poser des questions banales mais il restait ostensiblement silencieux. Manifestement, il était habitué à ce genre de scène, c’était un Corbeau, même sous la torture il ne craquerait probablement pas…

« Vous savez, je n’y connais pas grand-chose en assassinat, mais par contre je ne suis pas trop mauvaise en coup monté », admit-elle brusquement, suscitant vaguement son intérêt. « Je pense que c’est effectivement Elian’ha qui devait tuer le baron, sinon pourquoi aurait-elle essayé de passer pour une héroïne en vous en empêchant ? », demanda-t-elle tandis qu’un rictus plutôt satisfait apparaissait sur ses lèvres.

S’il y avait une chose susceptible de lui délier la langue c’était la jeune fille vu la haine qu’il semblait éprouver à son égard.

« Je me demande quand même, si vous étiez entré dans la chambre du Baron, pourquoi ne pas avoir fini le travail malgré tout ? », l’interrogea-t-elle plus par curiosité qu’autre chose. Mais ce détail la titillait depuis qu’elle savait qu’elle était dans le coup.

« C’était une doublure », révéla-t-il finalement en haussant les épaules, « Cela n’aurait servi à rien de le tuer. Elian’ha devait obtenir sa confiance pour savoir où il dort vraiment... »

Tiens donc. Un détail que Béhémond avait omis de préciser. Décidément, il avait plus de ressource qu’elle ne le pensait. De la même manière qu’elle semblait inoffensive quand elle jouait les naïves, l’excentricité du Baron poussait beaucoup de gens à le sous-estimait en le croyant stupide, mais il ne l’était pas, loin de là.

« Tu l’as traité de traîtresse, pourquoi ? », continua-t-elle en songeant que si elle avait décidé d’abandonner la mission, cela jouerait en sa faveur lors du procès.

Néanmoins, la réalité était tout autre.

« Elle nous a caché sa grossesse tout en connaissant parfaitement les conséquences », répondit-il d’une voix glaciale, le regard dur. Mellissandre frissonna légèrement devant tant de conviction.

« Les Corbeaux n’ont pas le droit d’avoir d’enfant? », insista-t-elle sans doute parce que l’idée la choquait.

« Les Corbeaux n’ont pas le droit d’avoir de faiblesses », conclu-t-il en secouant la tête. Ce genre de choses arrivaient rarement, hommes ou femmes, leur corps était abîmé par l’entraînement intensif et les tortures qu’ils subissaient, mais quand cela arrivait il était inconcevable de le garder. C’était une faiblesse physique, mais psychologique aussi. Après tout, il n’y a pas meilleur point de pression que quelque chose auquel on tient. Mellissandre avait bien vu ses réflexes, toujours protéger son ventre. Ses aveux aussi était éloquents, elle craignait pour la vie de son enfant plus que pour la sienne.

« Donc puisqu’elle n’était plus apte à remplir sa mission, tu as décidé de prendre la relève et de te débarrasser d’elle et du Baron », continua-t-elle néanmoins, espérant que la transition lui permettrait d’obtenir des informations.

« Oui »

C’était succinct mais au moins il était plus bavard. Elle n’avait qu’à continuer à creuser.

« Mais pourquoi l’attaquer en présence du Commandant ? Elle ne se méfiait pas de toi, tu aurais pu la piéger autrement non ? Surtout que je regardais en plus…  », l’interrogea-t-elle ensuite, tentant de mettre toutes les pièces du puzzle en place. Quelque chose dans cette affaire la dérangeait mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.

L’assassin resta silencieux ce qui aggrava ses soupçons. Il lui cachait quelque chose, il fallait juste qu’elle découvre quoi. En pleine réflexion, Mellissandre le dévisageait comme si la réponse à sa question était écrite sur son front. Qu’est-ce qui avait pu le pousser à agir en étant si visible au lieu de tenter de faire passer Elian pour une victime collatérale ou une petite vengeance personnelle ?

La réponse la plus logique étant qu’il voulait qu’ils sachent que Elian était visé ? Mais qu’est-ce que ça lui apportait, pourquoi prendre ce risque ? Sauf si la jeune femme souhaitait qu’on pense qu’elle était une traîtresse. Après tout, elle l’avait avoué bien facilement… Si ça se trouve, toute cette mise en scène, cette révélation faisait parti d’un plan alambiqué pour leur faire baisser leur gardes où leur donner de mauvaises informations.

C’était peut-être tordu mais elle aurait été tout à fait capable de le faire elle même et la servante l’avait dit : elles étaient pareille.

Et Elian’ha était seule avec le Commandant.

Prise d’un soudain doute, Mellissandre sortit précipitamment de la cellule en ordonnant aux gardes de surveiller le prisonnier. Ce n’est qu’alors qu’elle traversait le couloir d’un pas excessivement pressé qu’elle se rendit compte à quel point elle était inquiète qu’il puisse lui arriver quelque chose. Sincèrement inquiète.

S’il mourrait de la main d’Elian’ha elle n’aurait rien à se reprocher, elle ne pourrait pas être accusée, mais pourtant cela la paniquait. En sommes, elle ne voulait pas qu’il meurt et cette simple réalité était assez déstabilisante en soit.

Elle ne mit pas longtemps à arriver à la cellule où elle était retenue et qui avait été aménagée pour être plus confortable vu sa condition. Sans réfléchir, elle ouvrit la porte à la volée sans se donner la peine de frapper, si désireuse qu’elle était de vérifier que tout allait bien.

« Commandant, je me demande si ce n’est pas un piège », déclara-t-elle en même temps avec une certaine précipitation, légèrement essoufflée par sa marche très rapide dans ces couloirs interminables.

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Mer 20 Sep - 21:50



Le Baron du Savon
Cullen & Mélissandre & Elian'Ha

Elle devait se sortir de là. Peu importe comment, mais elle devait réussir à s'enfuir. Ainsi, durant tout le chemin versa sa « cellule » elle réfléchit à un moyen de partir. Elian'Ha regarda vers le ciel, avant de voir un signe. Elle sourit, regardant ensuite Cullen devant, puis les deux gardes de chaque côtés d'elle, la tenant par les poignets. Elle manqua de tomber, étant rattrapé par ceux-ci. Elle les remercia d'un sourire, avant de s'asseoir sur une chaise confortable, la faisant doucement soupirer. Malgré sa force, elle restait une femme enceinte et ses capacités étaient amoindries.

《 — Merci beaucoup pour l'attention

Elle regarda ensuite Cullen, puis les soldats, se positionnant correctement sur le siège, ses deux mains sur son ventre à le caresser avec douceur. Elle ne s'était pas rendu compte que c'était devenu une part importante d'elle et de sa vie. Elle ne pouvait pas le tuer, tuer le petit être dans son ventre qui grandissait. Mais elle savait aussi que cela lui causerait beaucoup de problèmes. Trop. C'est pour cela qu'elle avait besoin du père, de l'Inquisiteur.

Néanmoins, elle n'allait pas tout révéler non plus. C'est pourquoi elle décida de se taire et de ne plus répondre aux questions du Commandant. Si elle ne répondait pas, il allait de toute façon user de méthodes plus… forcés, afin de la faire parler. Mais c'était vain. Elle ne pipait mot. Peu importait les coups qu'elle pouvait avoir ou autre. Elle avait été entraînée et torturé pour ce genre de moment. Elle savait qu'il ne toucherait pas à son ventre. Sinon elle les tuerait tous. Cependant, le visage et les mains, elle s'en moquait.

Puis, dans un moment de silence, un cri de chouette se fit entendre. C'était la nuit donc rien de bien étrange, mais pour l'elfe c'était signe de libération. SI tôt dit, si tôt fait, les deux soldats se retrouvèrent immobiles, une aiguille dans le coup de chacun. Puis une autre atterrit dans le cou de Cullen, l'immobilisant aussi.

《 — Non, ne le tue pas. Je vais le faire.

Une ombre apparut derrière Elian'Ha, tandis que cette dernière se levait de façon lente et gracieuse. La rousse se mit en face de Cullen, allant caresser ses joues. Les deux soldats s'effondrèrent, tué par l'ombre, puis disparut. Attendant qu'il parte, Elian'Ha regarda de nouveau le blond, souriant doucement.

《 — Faites de beaux rêves, commandant

Elle se pencha vers lui, ses lèvres à quelques centimètres de celle du prisonnier. Elle se pinça les lèvres, avant de murmurer :

《 — Je ne vais pas vous tuer. J'ai encore besoin de vous. Un jour vous comprendrez Cullen Rutherford.

Puis elle l'embrassa d'un baiser doux et langoureux. La jeune femme fit en sorte qu'il ouvre les lèvres et elle le força à avaler une gélule qui allait non pas le tuer, mais simplement l'endormir. C'était sans compter sur l'arrivée de Mélissandre qui du coup assista à la scène du baiser de l'assassin et de l'ex-templier. Elle se redressa et avant que la brune ne puisse faire le moindre geste, elle lui planta une aiguille dans la gorge, la paralysant. Elle fit un grand sourire.

《 — Nous sommes pareilles. Plus que vous pouvez le penser Dame Mélissandre Alirius. On se reverra plus vite que vous ne le pensez.

Elle disparut ensuite, partant en courant. Elle avait une mission : tuer le Baron et Norandir. Lorsqu'elle arriva devant la cellule, elle vit que les gardes étaient morts et l'elfe n'était plus là. La peur la saisit et elle décida de faire ce qu'elle n'avait jamais fait avant : fuir. Elle marcha rapidement en dehors du bâtiment et elle sortit de la ville. Elle savait qu'elle était sa prochaine destination, mais elle avait des préparations à faire. Elle devait tout planifier. Durant sa marche, elle soupira. Rien ne s'était passé comme voulu. Le Baron était vivant, les membres de l'inquisition aussi, elle était désormais fugitive des Corbeaux. Décidément, rien ne marchait comme elle le voulait depuis sa rencontre avec Ragnar. D'un côté, elle appréciait. Cela donnait un côté piquant.




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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Jeu 21 Sep - 2:30

Missive 12
Commandant,
Le baron Bohémond de Clairvallée fait appel à l’inquisition. Dans sa demande, il indique qu’il offrira une bonne partie de ses carrières si on arrive à lui débarrasser d’un groupe d’assassins qui complotent pour le renverser. Il indique que sa garde n’en fait pas façon et qu’en quelques jours il a déjà échappé deux fois à la mort.  
Le Baron du savon



Cullen surveillait d’un œil attentif les deux assassins, étant plus que mal à l’aise actuellement. Il ne savait pas vraiment par où commencer.

«  - Je vais me charger d’Elian’Ha seul. Je prendrai Loron et Elwig avec moi, ce sont des personnes de confiance après tout. Ils pourront me défendre si jamais il m’arrive quelque chose. »
«  - Ne baissez pas votre garde »
«  - J’y tâcherai. »


Il allait s’en aller rejoindre ses troupes pour l’interrogatoire, quand Mellissandre lui dit alors :

«  - Oh et tachez de savoir qui est le père »

Il s’était retourné, hochant doucement la tête pour acquiescer puis fit signe à ses templiers de le suivre.  Loron et Elwig le suivirent alors en tenant l’elfe qui se lassa amener dans un des cachots mis à leur disposition par le baron.

Une fois qu’elle était installée elle semblait incroyablement à l’aise et pas du tout stressée par l’interrogatoire musclé qu’elle allait subir. D’un côté, il se disait que Mellissandre faisait bien de ne pas être là parce qu’il allait utiliser les manières fortes si elle ne se montrait pas coopérative. Le Commandant se plaça alors en face d’elle, toujours debout alors que les deux templiers se positionnèrent devant la porte sans dire mot. Mais Elwig ne pouvait pas s’empêcher de se sentir déstabilisé face au comportement de la jeune femme.

«  - Si vous êtes aussi sincère que vous le faites croire vous devez sans doute coopérer d’avantage maintenant »

Il venait de lancer les hostilités, mais la jeune femme ne lui répondit pas, se contentant de le regarder. Il se doutait bien que la situation était bizarre et le comportement d’Elwig ne lui échappa pas. Il resta cependant particulièrement calme et droit, car il ne fallait pas se laisser intimider par cette femme.

«  - Premièrement, qui est le père de l’enfant ? »

Il devait commencer subtilement par la question de Mellissandre, après tout il était légitime de lui demander qui serait le père de cet enfant. Mais l’elfe resta impassible et ne bougea pas. Cullen attendit quelques secondes, la regardant attentivement, et en voyant qu’elle préférait faire la sourde oreille, il se résigna.

«  - Bon.. Je vois que votre langue est restée dans le jardin… »

Il se mit à faire les cents pas, réfléchissant à un moyen de la déstabiliser, autrement. Il ne la menacerait vraiment qu’en dernier recours, et il était formé pour n’avoir aucun scrupule à tuer l’enfant directement. Il espérait ne pas en arriver là, alors passa à la question suivante.

«  - Dites-moi combien êtes-vous de corbeaux à courir après le baron ? »

Toujours aucune réponse. Pourtant elle connaissait sa  mission et les différents intervenants. Etrange, elle jouait la carte du silence alors qu’elle avait décidé de se mettre à dos les assassins un peu plus tôt. Mais à quoi elle jouait… ?

Loron s’approcha alors et lui flanqua une bonne gifle pour lui remettre les idées en place.

«  - Le Commandant vous a posé une question, tachez d’y répondre ! »

Malgré la violence de son geste elle se contenta de redresser le regard vers lui sans prendre la peine de lui répondre en retour. Les moyens du baron étaient sommaires pour permettre de la faire parler. Mais pas besoin d’écarteler pour la faire parler, il suffisait de faire pression sur son enfant.

Mais à force de continuer les questions, elle ne se laissait pas arracher un mot, et les coups devinrent trop nombreux pour espérer obtenir quoi que ce soit sur elle. Autrement dit c’était perdu d’avance. Puis le Commandant dégaina son épée, orientant alors la pointe vers le ventre de l’elfe.

«  - Ne me forcez pas à le faire. »

Elle pouvait croire qu’il bluffait ce n’était malheureusement pas le cas. Si elle pensait qu’en demandant simplement pardon, elle allait être lavée des crimes qu’elle avait commis dans le passé et en faisant partie du complot elle était concernée elle aussi par ce qui s’y passait. Elle jouait avec eux, mais elle n’irait pas loin si elle ne décida pas de coopérer.

Mais à peine il eut effectué son geste que son regard dévia sur ses hommes qui réagirent étrangement, ils furent touchés par quelque chose et Cullen ne tarda pas à comprendre : ils avaient été piégés. Mais dans la mêlée, il n’eut pas le temps de se retourner vers l’elfe, le voilà également touché par ce qui semblait être une fléchette. Il senti ses membres s’engourdir, et il ne pu rapidement plus bouger, toutes ses forces le quittant peu à peu. Il se fit également surprendre par le bruit claquant de son épée qui tombait au sol dans un fracas épouvantable. Il pensait qu’il allait y passer, jusqu’à ce qu’Elian’Ha mentionna qu’elle allait s’en occuper.  Donc il était simplement paralysé. Mais Dos à la jeune fille, impossible pour lui de percevoir qui était avec eux dans la pièce et surtout par où il était entré…

«  - Non, ne le tue pas. Je vais le faire. »

De toute manière, le voilà impuissant et incapable de bouger. Ses hommes ne pouvaient d’ailleurs pas l’aider, eux aussi étant dans le même état que lui. Mais ils restèrent néanmoins particulièrement calme malgré la situation.

Puis, Elian’Ha se rapprocha de lui, le contournant pour se placer devant lui, captant par la même occasion son regard alors qu’il essayait de lutter pour garder ses forces, ses tremblements en disaient beaucoup. Puis il entraperçu une ombre achever ses deux hommes, qui s’effondrèrent sous son regard impuissant. Et suite à cela il tomba à genoux devant elle, perdant ses dernières forces.

«  - Faites de beaux rêves, commandant »

Il releva la tête vers elle, alors qu’elle se penchait pour se rapprocher de lui. Mais elle n’avait pas de dague, rien qui ne pouvait le tuer. Mais qu’avait-elle derrière la tête… ?

«  - Vous allez me tuer, comme le reste de mes hommes… ? »
«  - Je ne vais pas vous tuer. J'ai encore besoin de vous. Un jour vous comprendrez Cullen Rutherford. »


Il s’était résigné, son épée était à portée de main de la jeune femme après tout. Allait-elle le laisser assommé ici ou pensait-elle l’emmener dans sa fuite… ? Ce serait trop risqué cependant. Et Cullen resta dans l’incompréhension, mais il prit rapidement peur quand il la vit approcher de plus en plus près. Elle avait déjà les mains sur ses joues, ce n’était pas bien difficile de se rendre compte de ses gestes. Cependant il n’eut pas le temps de réfléchir que les lèvres de l’elfe attrapèrent celles du Commandant qui ne pouvait qu’assister à cette scène sans avoir la force de la repousser. Cela lui arracha qu’une brève inspiration emplie d’étonnement. D’ailleurs elle poussa quelque chose à l’intérieur de sa bouche absolument atroce qu’elle força à avaler avant d’achever son acte. Cependant, il était tellement surprit par cette situation qu’il n’avait pas prit attention à Mellissandre qui venait de faire irruption dans la pièce.

Elle était essoufflée, comme si elle avait couru pour arriver jusqu’ici, et à peine entrer elle pouvait découvrir les cadavres des deux templiers qu’elle connaissait gisant sur le sol. Il n’observa cependant pas grand chose car il vit soudainement tout tourner, puis il s’effondra au sol inconscient.

◊ ◊ ◊ Un peu plus tard...

Lorsqu’il revint à lui, il fut ébloui par une lumière, quelque chose d’oranger en face de lui et très difficile à distinguer. Puis entendit quelque chose, deux sons différents, impossible à décrire. Il se demandait presque où il était, mais le simple fait de penser lui donna une migraine pas possible.

Il était tellement sonné qu’il mit un moment avant de percuter où il était et qui étaient les personnes proches de lui. Dans la pièce, il y avait Joséphine, Mellissandre et le Baron, visiblement entrain de se disputer puisque le volume était trop fort pour lui.

Au bout de quelques minutes il se mit à percevoir les sons et sa vision devint d’avantage nette. Il fixait le plafond sculpté du baron couché quelque part, sans savoir s’il se trouvait sur le lit ou sur un divan très large. Epuisé, il referma les yeux écoutant sans trop savoir ce quoi cela parlait cette pseudo discussion qui se déroulait proche de lui. Puis il se remit à réfléchir. Il était encore chez le baron, mais que se passait-il… ? Combien de temps s’était écoulé depuis lors ?

«  - Commandant, vous revenez à vous !? »


C’était la voix de Joséphine, mais même s’il avait envie de lui répondre, il ne réussi qu’à gémir en guise de réponse, ce qui le surprit lui-même. Bon sang mais qu’est-ce qu’elle lui avait donné pour le mettre dans un état pareil… Et surtout depuis combien de temps elle l’avait dans la bouche ce truc ? Il essayait de se remémorer la scène puis repensa au moment où les deux templiers se firent tuer, ce qui lui fit un choc soudain. Mais ce choc lui redonna la force de se redresser, si bien qu’il décida de se lever manquant de peu de se prendre les mobiliers et tenant à peine sur ses jambes.

«  - Cullen, vous devez… »
«  - Je sors. »

A peine il eut réussi à atteindre le balcon, après avoir titubé douloureusement jusque-là, qu’il se laissa tomber sur la barrière de pierre qui la bordait. Il regarda en bas, il y avait le jardin où plusieurs soldats s’affairaient à des patrouilles et diverses recherches. Et sur le côté, il aperçu plusieurs corps emballés près à être transportés sur une charrette présente à cet endroit.

Il resta quelques instants le regard vide, agrippé à la tablette de pierre avant de joindre ses mains devant sa bouche de manière à garder le silence quelques instants.

«  - Fait chier.. »

D’habitude il contrôlait ses paroles, de manière à rester courtois, mais là il était tellement vide et désespéré que le templier ne savait même pas comment réagir. Rire, pleurer, s’énerver ? Pour quoi faire.

Cullen baissa la tête, de manière à plaquer le haut de son crâne contre la pierre et s’attrapa ses boucles entre les doigts, crispant son geste comme pour se tenir à quelque chose. Il profita alors du calme pour se mettre à prier silencieusement. Il avait échoué et devait s’excuser auprès d’Andrasté pour ne pas avoir tenu sa promesse.

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Jeu 21 Sep - 10:47

Mellissandre ne savait pas vraiment à quoi s’attendre en ouvrant cette porte. Elle espérait que le Commandant allait bien et qu’ils étaient simplement en train de discuter. Elle envisageait qu’elle soit moins bavarde et que l’interrogatoire soit plus musclée. Elle craignait qu’ils ne soient en train de se battre. Par contre, rien ne l’avait préparé à assister à ce baiser langoureux. Figée de stupeur et habitée d'une fureur viscérale, elle dévisagea la scène une bonne seconde avant de comprendre que quelque chose n’allait pas. Le visage tordu de Cullen, les cadavres de Loron et Elwig. Son premier réflexe fut de lancer un éclair sur la jeune femme mais, inconsciemment, elle le fit avec moins de vivacité qu’à son habitude de peur de blesser le Commandant. Une grave erreur car Elian’ha elle n’avait pas ce genre de préoccupations.

Mellissandre sentit à peine la pointe de l’aiguille pénétrée sa peau. C’était comme une piqûre d’insecte, indolore et puis soudainement brûlant. Elle jeta un regard plein de haine à son interlocutrice alors que Cullen s’effondrait à terre. Est-ce qu’il était… mort ? L’angoisse de l’incertitude lui serra les entrailles mais elle ne pouvait pas bouger. Tout son corps était engourdi, ses membres trop lourd pour être mu. Elle ne pouvait pas attaquer la rousse, pas plus qu’elle ne pouvait se précipiter auprès du Commandant pour prendre son pouls. Elle était juste immobile, impuissante, crachant toute sa haine d’un simple regard à cette servante souriante.

On se reverra disait-elle. Oh, elle l’espérait. Parce que la prochaine fois qu’elle la reverrait elle lui effacerait ce sourire de son visage, définitivement.

L’adrénaline ne lui avait pas laissé le temps d’avoir peur que Elian’ha était déjà partie en la laissant en vie. Un bien curieux choix aux yeux de Mellissandre mais elle n’arrivait pas à comprendre leurs raisonnements. Cette situation lui échappait complètement et cela rajoutait une couche de frustration à sa paralysie.

Ses muscles étaient douloureux à force d’être si atrocement crispés mais elle s’efforçait de ne pas y penser. En revanche c’était plus difficile de détourner son regard du corps immobile du Commandant. Elle n’arrivait pas à voir s’il respirait et ne sachant pas quoi faire d’autre, elle pria silencieusement pour que ça soit le cas auprès de toutes les divinités qu’elle connaissait. C’était tout de même ironique que de réclamer à Dumat d’épargner le commandant de l’Inquisition.

Elle avait un problème, elle le savait bien mais elle refusait de le considérer pour l’instant, repoussant l’échéance chaque fois qu’elle réalisait qu’elle s’était un peu trop attachée. Ses parents trouveraient une solution – ils trouvaient toujours une solution - elle n’avait qu’à faire avec en attendant.

Enfin le poison se dissipa et elle s’effondra par terre, ses muscles criant grâce. Elle avait l’impression de sortir d’une crampe qui aurait frappé tous les membres de son corps en même temps et le moindre geste lui tirait une éloquente grimace. Toutefois, elle ne pouvait pas résister à l’injonction impérieuse qui lui clamait de vérifier l’état de Cullen, aussi rampa-t-elle plus ou moins gracieusement jusqu’à lui avant de poser ses doigts sur sa jugulaire. Apaisée par les battements de réguliers de son coeur, elle soupira de soulagement avant de se laisser mollement retombée sur le dos. Il était encore en vie et il n’avait pas l’air sous l’emprise d’un virulent poison. Manifestement, la jeune rousse avait décidé de les épargner tous les deux pour une raison incompréhensible.

Elle n’était pas vraiment restée paralysée longtemps mais Elian’ha devait être déjà loin, ça ne servait à rien d’essayer de la poursuivre, surtout dans cet état. Non le mieux c’était d’attendre sagement comme une étoile de mer endolorie qu’on les trouve. Et c’est ce qu’elle fit ne sortant de sa torpeur que lorsqu’elle entendit le hoquet de stupeur d’un garde.

« Ne nous enterrez pas encore », déclara-t-elle d’une voix lasse, sachant pertinemment qu’ils donnaient l’impression d’un charnier désordonnés.

« Dame Mellissandre ! Commandant ! »

L’homme se précipita à sa rencontre, l’aidant à se relever tandis qu’elle titubait pour se redresser. Par le Créateur, depuis quand il y avait autant de muscles dans un corps humain… Un deuxième homme arriva, soulevant péniblement le corps toujours endormis de Cullen et Mellissandre prit les devants.

« Emmenez le Commandant à un guérisseur et aidez moi à marcher jusqu’à mes quartiers s’il vous plait », ordonna-t-elle sans mettre les formes mais il ne vint à aucun d’entre eux l’idée de protester.

Dès qu’elle la vit arriver, Joséphine blanchit en prenant la relève pour l’aider à marcher.

« Par le Créateur, mais que c’est-il passé? »

« On s’est fait rouler… et j’ai besoin d’un bain »

********


Se massant la tempe, Mellissandre jeta un regard las au baron et à Joséphine qui se crêpait le chignon à propos des récents événements.

L’eau chaude lui avait fait le plus grand bien et elle avait arrêté de grimacer au moindre geste mais elle n’avait pas vraiment la force de s’immiscer dans leur houleuse conversation pour autant. Béhémond reprochait à l’Inquisition d’avoir manqué de prudence persuadé que s’il avait tué Elian’ha sur le champ rien de tout cela ne serait arrivé. Joséphine lui rappelait que c’était pour lui venir en aide que 4 hommes étaient mort et qu’il lui avait caché cette histoire de doublure. En outre, 3 Corbeaux pour un seul homme cela faisait beaucoup. La diplomate était persuadée que le Baron leur cachait quelque chose et quand bien même il était toujours en danger elle menaçait de faire cesser la mission sur le champ s’il ne révélait pas tout.

La tension était palpable quand le Commandant commença à reprendre ses esprits. Mellissandre qui était assise non loin de lui le sentit s’agiter et elle se redressa soudainement ce qui alerta aussitôt la diplomate de la situation.

Avec douceur, elle tenta de lui imposer le repos mais il semblait beaucoup trop troublé pour l’écouter. En fait, même le Baron habituellement si volubile resta silencieux tandis que Cullen encore endoloris titubait jusqu’au balcon.

Silencieuse, Mellissandre n’avait pas bougé, se contentant de le regarder disparaître par la porte-fenêtre jusqu’à ce qu’un regard de Joséphine lui intime d’aller le réconforter. Elle ne savait pas trop, il avait sans doute envie d’être seul un peu pour clarifier ses pensées. Honnêtement, la mort d’Elwig était moins satisfaisante qu’elle ne l’avait imaginé mais elle n’en était pas attristée pour autant contrairement au Commandant.

Soupirant, elle finit par se lever pour le rejoindre tandis que le Baron et Joséphine reprenait leur discussion fort animée. Elle s’approcha timidement, peinée de le voir aussi désemparée. Tout doucement pour ne pas le faire sursauter elle posa une main sur son épaule. Elle voulait le geste réconfortant mais elle savait que ce n’était pas suffisant vu la tristesse qui l’animait. Le problème c’est qu’elle n’était pas très douée pour consoler les gens c’était un exercice plus ou moins inédit pour elle… Ennuyée par sa propre maladresse, elle piétina un peu, ouvrant la bouche en espérant que cela débloque sa parole sans succès.

Pour l’heure, ça ne servait à rien qu’il s’arrache littéralement les cheveux, aussi elle finit par poser ses mains sur celles de Cullen, emmêlant ses doigts avec les siens pour avoir une prise assez douce mais suffisante pour le faire lâcher ses pauvres boucles blondes. Elle ne savait toujours pas quoi faire à part être là aussi elle l’enlaça, se blottissant dans son dos pour attester sa présence sans lâcher ses mains.

« Ce n’est pas votre faute », murmura-t-elle finalement. Une évidence mais certaines fois, il était bon de les rappeler.

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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Jeu 21 Sep - 12:03

Missive 12
Commandant,
Le baron Bohémond de Clairvallée fait appel à l’inquisition. Dans sa demande, il indique qu’il offrira une bonne partie de ses carrières si on arrive à lui débarrasser d’un groupe d’assassins qui complotent pour le renverser. Il indique que sa garde n’en fait pas façon et qu’en quelques jours il a déjà échappé deux fois à la mort.  
Le Baron du savon



Prit au piège dans ses tourments plus que ses prières, il ne bougea pas quand il senti une main se poser sur son épaule. Pas besoin de relever la tête pour savoir qu’il s’agissait de Mellissandre, son parfum étant assez fort pour remarquer que c’était elle. Il ne réagit pas, se retenant de sangloter devant elle. Il ne pleurait pas la mort de ses hommes en général, mais il était particulièrement proche de ceux-ci. Et il se demandait également pourquoi il n’avait pas fini avec eux.

Mais dans sa réflexion, Mellissandre saisi doucement ses doigts qui malmenaient quelque peu sa chevelure pour les abaisser, et se retrouver contre lui, l’enlaçant en tenant toujours ses mains. Cullen releva alors doucement la tête pour revoir ce qui se passait en bas de ce balcon. Il vit les soldats charger les derniers corps et la charrette se mit en marche.

« - Au moins ils n’ont pas souffert… »
« - Ce n’est pas votre faute »


Le Commandant soupira, en levant le nez au ciel. Malgré la situation la pilule était dure à avaler contrairement à ce qu’Elian’Ha lui avait donné. Il attendit quelques instants comme cela, puis se redressa, prenant appuis sur la balustrade avec son dos.

« - Je… cette situation… »

Il ne savait pas comment lui expliquer ce qu’il ressentait, il ne le faisait jamais après tout. Et puis, la jeune femme ne semblait pas porter l’un des deux dans son cœur, il ne savait pas si en tant que noble capricieuse elle serait à même de comprendre de toute manière. Mais il devait avouer que son effort pour le réconfortait lui allait droit au cœur.

« - Elian’Ha nous a surprit avec un autre assassin. Je ne saurais pas dire par où il est entré mais à peine nous nous en étions rendu compte que c’était déjà la fin. Et ensuite je ne me rappelle plus de rien. »

Il se rappelait de petites informations, mais pas assez pour qu’il puisse reconstituer toute l’histoire. Quoi qu’il en était, c’était mieux ainsi selon lui.

« - Je dois vous avouer… que je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je n’ai pas été assez vigilent. »

Il essayait de se trouver des excuses, même s’il savait qu’il avait été prit dans un piège tendu des corbeaux et que peu s’en serait sorti normalement. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir de n’avoir rien pu faire…

« - Je sais, je ne suis pas responsable, mais je ne peux pas m’empêcher de le penser. »

Il s’était retourné, de manière à pouvoir observer les jardins, les coudes appuyés contre la balustrade. Il écouta ce que Mellissandre lui dit, cela le touchait énormément.

« - Je ne pensais pas qu’un jour vous diriez cela. »

De la compassion de sa part c’était rare, surtout qu’elle faisait partie de cette catégorie de noble à avoir été pourri gâtée toute sa vie et dont le souci des autres était son dernier problème.

Il resta silencieux dans un premier temps, à tapoter ses doigts sur la pierre car il hésitait sur ce qu’il devait faire ou dire. Et puis, l’air frais de la soirée l’aidait à reprendre ses esprits plus rapidement que prévu. Mais alors qu’il entendait toujours Joséphine discuter avec le baron, il aperçu que dans la cour il n’y avait plus personne. Tout était redevenu calme, comme si de rien ne s’était passé.

Il savait la jeune femme proche de lui, mais ne savait pas vraiment comment continuer la conversation avec elle. Il bégaya quelques mots maladroitement alignés, puis se résigna en soupirant.

« - Et puis mince… »

Il se redressa, s’avança près de Mellissandre et l’embrassa sans réfléchir. Il ne sait pas combien de temps cela dura, mais il n’en avait absolument rien à faire. Mais dans son élan, il se retrouva à plaquer la jouvencelle contre le pilier dressé à côté des balustrades de pierre, goûtant ainsi ses lèvres sucrées.

Soudain il se rendit compte de son geste : Il ôta sa main posée sur la hanche de Mellissandre, puis celle qui lui caressait la joue avant de se retirer et faire quelques pas en arrière pour reprendre une distance convenable entre eux.

Mais qu’est-ce qu’il venait de faire..

Il resta dans un premier temps idiot, et son regard se mit à chercher du réconfort sur le pas de la porte-fenêtre à côté d’eux, mais sans succès. Cullen se mit alors à passer une main nerveuse derrière la tête et se reposa sur la barrière quelques mètres plus loin.

« - Mon geste était déplacé… E-excusez-moi. »

Si Mellissandre lui en voulait, cela lui était égal, mais si dans le cas contraire elle avait apprécié le voilà dans de beaux draps. Ce n’était pas possible entre eux et elle le savait mieux que tout le monde.


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MessageSujet: Re: Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha] Jeu 21 Sep - 20:49

Elle ne savait pas vraiment quoi dire d’autre mais son geste était éloquent. Son étreinte l’enveloppait de son mieux, comme pour créer un cocon dans lequel il pouvait se sentir bien. Il n’y avait pas besoin de mots et d’ailleurs il resta également silencieux avant de se défaire gentiment de ses bras pour se retourner et lui faire face.

Docile, Mellissandre le laissa faire, restant néanmoins proche de lui pour pouvoir le regarder dans les yeux. Lui offrir son écoute et sa compassion. Elle ne pouvait pas tout à fait comprendre ce qu’il ressentait mais elle savait une chose, quand on est submergé par le désaroi la simple présence de quelqu’un de bienveillant et affectueux pouvait faire du bien. Après tout, même encore à son âge, elle avait toujours envie de se réfugier dans les bras de ses parents quand elle allait mal, dans ceux de Cullen aussi, plus récemment.

« - Elian’Ha nous a surprit avec un autre assassin. Je ne saurais pas dire par où il est entré mais à peine nous nous en étions rendu compte que c’était déjà la fin. Et ensuite je ne me rappelle plus de rien. »

La simple évocation d’Elian’ha assombrie la mine de Mellissandre qui ne cherchait pas à cacher sa propre colère. Le nom lui renvoyait aussitôt l’image de son air innocent et de sa fausse contrition contredite par ce baiser vicieux sur le Commandant. Franchement, elle n’avait pas trouvé d’autres méthodes pour le neutraliser ? L’ignominieuse garce.

« - Je dois vous avouer… que je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je n’ai pas été assez vigilent. »

« Cette vipère nous a tous manipulé avec sa grossesse et sa soit-disant repentance. Et puis, trois assassins pour un simple baron ? Jamais on n’aurait pu deviner qu’il y en avait un autre. Vous n’avez rien à vous reprocher Cullen. Honnêtement je… Je pense que personne n’aurait pu mieux gérer la situation et certainement pas moi », avoua-t-elle sans plus s’étendre sur le sujet en reposant une main sur son épaule étant d’humeur particulièrement tactile.

Malgré sa méfiance intrinsèque, elle s’était beaucoup trop laissée attendrir par cette histoire de bébé, elle le savait très bien. En l’occurrence, Cullen avait géré la situation au mieux, ce n’est pas comme s’il avait eu la bêtise de la laisser aller se promener ou de l’assigner dans une simple chambre. Personne ne pouvait prédire la venu d’un troisième homme.

« - Je sais, je ne suis pas responsable, mais je ne peux pas m’empêcher de le penser. »

Malgré ses efforts la culpabilité continuait de le ronger. C’était frustrant mais tellement normal. La raison n’arrive pas toujours à tenir les rennes des sentiments et ce n’était pas ses pathétiques évidences qui pourrait changer ça. D’ailleurs, il s’était retourné, comme pour signifier que c’était inutile d’insister, que ça ne servait à rien.

Mellissandre se mordit la lèvre, cherchant une nouvelle fois ses mots. Il était peut-être vain de tenter d’effacer son sentiment d’échec. De toute façon, plus elle insisterait plus il se braquerait.

« C’est parce que vous êtes quelqu’un d’infiniment bon Commandant », répondit-elle après un léger silence, sa voix chargée de conviction. Finalement, cet horrible sentiment partait d’une qualité et c’était toujours bon de le rappeler.

« Votre gentillesse, votre sérieux, votre compassion, font de vous une personne vraiment admirable… Je vous admire », avoua-t-elle sans vraiment s’en rendre compte. Mais c’était sincère, et rare de la part d’une noble hautaine et capricieuse. Elle espérait qu’il apprécie son compliment à sa juste valeur… « Ne changez pas Cullen, mais ne laissez pas vos émotions négatives vous rongez non plus Concentrez-vous plutôt sur toutes les bonnes choses que vous avez accomplis », conclu-t-elle constatant que ses mots semblaient l’avoir touché. Elle n’était pas très douée mais elle faisait de son mieux, au final, l’énergie qu’elle mettait à le réconforter jouait probablement tout autant que ses paroles.

Elle lui sourit même s’il ne pouvait pas la voir. Elle était juste satisfaite de le sentir moins attristée même si cela était remplacé par une pointe d’embarras tout à fait attendrissante. Finalement, il se ressaisit et se tourna vers lui, empli d’une soudaine détermination. Elle continua de lui sourire avec bienveillance, son regard l’incitant à partager le fils de ses pensées avec elle.

Il l’avait dévisagé avec une ardeur surprenante mais elle était pourtant loin d’imaginer qu’elle était la source de sa soudaine résolution. En fait, elle ne comprit qu’en sentant la douceur de ses lèvres sur les siennes tandis que l’élan l’emportait sur le colonne la plus proche. C’était si étourdissant qu’elle en oublia de respirer son esprit peinant déjà à assimiler la situation. Ses doigts qui happaient délicatement sa joue, sa main qui prenait égoïstement possession de sa taille, ses lèvres qui s’emparaient fougueusement des siennes. Si impérieusement, si viscéralement qu’elle ne songeait même pas à résister juste fascinée par la chaleur que dégageait tout son être ainsi lové contre le sien, par le relief de sa cicatrice contre ses lèvres, par la satisfaction d’être ainsi enlacée, entourée, choyée, comme si sa simple présence pouvait effacer la déréliction qu’elle ressentait.

Finalement il s’éloigna et l’air frais de la soirée lui parut soudainement glacial et elle frissonna tout en regardant Cullen légèrement hébétée. Encore un peu étourdie, elle ne tarda néanmoins pas à rougir avec virulence alors qu’elle prenait conscience de l’ampleur de ce qu’il venait de se passer. C’était plus qu’un incompréhensiblement agréable moment, c’était un baiser. Pour quelqu’un d’aussi romantique qu’elle cela n’avait rien d’anodin et elle se sentait atrocement embarrassée, mais aussi indéniablement charmée par cet élan romanesque. Comme si elle avait besoin de ça en plus.

Alors qu’elle constatait que son coeur pulsait jusque dans ses oreilles à un rythme effréné, elle se rappela que respirer était un besoin vitale et elle se concentra là dessus en essayant de mettre un peu d’ordre dans ses pensées.

Oh, elle avait définitivement un gros problème. Sauf que maintenant, elle devait le gérer immédiatement, elle ne pouvait plus repousser du bout du pieds ses sentiments pour les cacher le temps d’y mettre un peu d’ordre.

Cullen s’était éloigné, récréant une distance tout à fait respectable entre eux tandis qu’il jouait nonchalamment avec la pierre tout en s’excusant pour le caractère déplacé de son geste. Elle balbutia quelque chose, incapable de trouver quelque chose de cohérent à dire. Bien entendu que c’était déplacé, atrocement déplacé Et dangereux. Et vain. Ils n’avaient aucune chance de pouvoir aller quelque part. Ils n’étaient pas du même monde. En fait ils n’étaient même pas dans le même camp. Mais au-delà de l’ivresse du moment, si elle n’en avait pas voulu elle aurait eu le temps de l’électrocuter trois fois au moins. Mais si, elle ne se reprenait pas très vite, ses parents allaient la crucifier pour sa faiblesse.

Encore une fois, la raison n’arrive pas toujours à tenir les rennes des sentiments et ce n’était pas ses pathétiques évidences qui pourrait changer ça. Un inextricable dilemme qu’elle se devait pourtant de trancher en faveur de ce qui était le mieux. Ses devoirs, ses responsabilités. Elle n’allait pas décevoir sa famille quand même en se laissant entraîner dans quelques indignes caprices...

« Je... »

Mellissandre remis maladroitement une mèche de cheveux derrière son oreille comme pour ce dernier l’air plus présentable alors qu’elle était toujours adossée contre cette colonne, incapable de se redresser.

Elle savait très bien qu’elle rôle elle devait jouer, et d’ailleurs, elle avait même l’impression que Cullen l’implorait silencieusement de le faire. Qu’il attendait qu’elle le rejette pour effacer son élan symbolique.

Elle savait parfaitement qu’ils n’allaient nulle part et qu’elle devait le dire clairement et catégoriquement, mais c’était cruellement difficile. Pourquoi elle ne pouvait pas simplement profiter encore de l’exaltation sucrée dans laquelle cela l’avait plongé ?

« Nous partons dès demain, je n’ai pas réussi à trouver un compromis satisfaisant avec le Baron... »

Mellissandre qui n’avait pas quitté des yeux Cullen sursauta en entendant soudainement la voix de Joséphine. Vu le moment qu’ils partageaient juste avant elle avait l’impression d’être surprise en train de faire quelque chose de mal. Ce qui en soit en disait long sur la complexité de la situation. D’ailleurs, la diplomate ne manqua pas de remarquer la couleur écrevisse qui était subitement revenue colorer ses joues.

« Tout va bien Mellissandre ? Vous devriez faire attention, on ne sait jamais les effets secondaires des poisons », s’inquiéta-t-elle avec sincérité.

« Hmm, oui, vous dites que Béhémond ne veut plus coopérer ? », s’intéressa-t-elle désireuse de changer la conversation. Pour être honnête, elle profitait allègrement de l’occasion pour remettre à plus tard son inévitable confrontation avec Cullen. D'un autre côté, elle n'allait pas reprendre cette conversation en présence de la diplomate tout de même.

...

Elle se trouvait des excuses, espérait prendre le temps de réfléchir, de se calmer. Mais en réalité, le déni était définitivement une de ses stratégies favorites…

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Le baron du savon [PV : Mellissandre / Elian' Ha]

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