Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Le Créateur⊱ Chapitre XI :  MIEN'HAREL D3ku
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Posté Sam 9 Sep - 23:02

Mien'Harel
Les elfes rebelles

Dans l’ombre des forêts et des couloirs de marbres, une force est en marche. Mien’harel, la rébellion des Justes, cet appel de la terre promise qui unit dalatiens et elfes citadins. Méprisés par les humains dans leurs bascloîtres ou exilés dans les forêts et les montagnes, les elfes se souviennent des promesses trahies de la Dalatie, du combat de Shartan. La Chantrie a tenté de l’effacer mais les elfes, eux, n’ont pas oublié. Il est toujours là dans les mémoires, symbole de liberté, brandi aujourd’hui avec fierté par son héritier, Glorfindel.

Est-ce la vérité ? Qui sait. Sa mère en était sincèrement persuadée et le combat que mène Glorfindel aujourd’hui est sincère. Même si en réalité il ne partageait pas son sang, il est animé du même souffle, de la même conviction qui avait fait prendre les armes à son illustre aïeul et c’est ce que les siens respectent, bien plus qu’une lignée invérifiable. On ne doute pas, car il inspire la grandeur de Shartan, l’incarne dans ses mots et dans ses gestes.

Tout à commencé par sa mère qui, lasse de ne vivre que de nostalgie et de légendes a décidé de fonder une nouvelle citée qui serait un havre de paix pour les siens. Les négociations furent farouches, mais elle pu finalement s’installer dans une citée ravagée par un lointain Enclin près des Anderfels. Un lieu abandonné et délaissé qui n’intéressait personne. Comme elle. Comme les elfes. Un lieu auquel elle donna un nouveau souffle de vie, répandant ses graines comme un dandelion balayé par le vent. Revassan, littéralement « le lieu où réside la liberté ».

Mais une telle promesse a souvent des allures de chimères. L’espoir est une chose frivole qui s’étiole quand il paraît trop lointain, trop beau pour être accessible. Ses aspirations étaient pures, ses actes réels mais nichés aux creux des Anderfels. Beaucoup crurent à une affabulation et préférèrent le confort de leur routine à la peur de l’inconnu et à la cruauté d’une déception.

Mais peu importait. Il y avait toujours des combats à mener, et les premiers furent livrés dans l’ombre des ruelles et sous le soleil éclatant des marchés aux esclaves de Tevinter. Ces êtres qui n’avaient rien, ces libérés qui goûtaient pour la première fois au sens de ce mot furent parmi les premiers à rejoindre cette belle citée. Certains fondèrent une vie calme et paisible, d’autres, toujours animés par le feu et le courage qui les avait motivés à s’élever au-delà de leur condition décidèrent de prendre les armes pour lutter en faveur de ce rêve, cet espoir d’avoir leur propre patrie un jour. Pour aider leurs frères et soeurs encore prisonniers des griffes des traditions désuètes de l’ancien Empire.

Mien’harel était né. Une goutte d’eau dans l’océan qui suit le courant pour mieux creuser des sillons sur les berges et un jour devenir son propre torrent. Idéaliste n’est pas un synonyme de naïf. Glorfindel et ses fidèles ne songèrent jamais qu’ils pourraient arracher la Dalatie au grandiose empire Orlésien. D’autres plus puissants avaient tentés avant eux aussi et périrent sous le courroux implacable de la Chantrie. Pour autant, devaient-ils cesser de clamer ce qui leur revenaient de droit ? Jamais. Sans négliger leur force militaire, ils commencèrent donc à tenter d’affaiblir l’empire des masques par la ruse. Certains elfes commencèrent à arpenter les demeures des nobles Orlésiens pour trouver des serviteurs mécontents et leur souffler leurs idéaux. Des opprimés qui ne se satisfaisaient pas des bouts de pains lancés par Célène dans sa grande mansuétude. Des hommes et des femmes amers mais qui n’osaient pas s’engager dans l’inconnu pour un passé qui ne leur appartenaient plus. Une force passive mais grandissante.

Mais à force de murmures de libertés, l’hégémonie humaine devint plus dur à supporter, plus intolérable et certains décidèrent que l’heure de la patience était révolue. La révolte éclata à Halamshiral alors qu’un elfe honorable et chéri des siens était tué sur l’énième caprice du noble des lieux. Cet outrage impardonnable fut lavé dans le sang, la colère grondant jusqu’au château alors que les gardes et les bourgeois arrogants se voyaient destitués de leur petits privilèges par le fer. Mais l’Impératrice Célène arriva splendide sur son destrier blanc auréolée des armures scintillantes de son armée. Incapable de supporter les quolibets de sa cours sur sa complaisance envers les elfes et sa supposée liaison avec l’une d’eux, elle avait décidé d’agir. Pour montrer sa détermination, elle brûla le bascloître et ses habitants, tuant les rebelles et embrasant les maisons jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendres et des larmes.

Terrifiés, les survivants furent aidés par les membres de Mien’harel qui leur apportèrent un soutien logistique et s’assurèrent que leur flamme ne s’éteignent pas. Il restait de l’espoir. Ténu et amer mais il ne fallait pas abandonner. Certains décidèrent de fuir jusqu’à Revassan, d’autres tentèrent de reconstruire leur demeure mais personne n’oublia. La peur se mêla à la colère et malgré cette humiliante défaite, l’envie de se battre se partageait avec le fatalisme. C’est alors que Briala revint. Glorieuse et plus déterminée que jamais. Celle qui avait assassiné le méprisable seigneur Mainserei et qui avait désormais à sa disposition une arme surprenante. Un labyrinthe magique qui permettait de se déplacer à une vitesse effarante.

Décidée à mener les elfes vers la liberté après avoir vainement cru que Célène leur rendrait leur place dans le monde, la jeune elfe ne tarda à pas à rejoindre Mien’harel et à devenir le fer de lance de l’action orlésienne. Elle ne pouvait lutter seule, il fallait des âmes aussi déterminée qu’elle pour explorer l’inextricable chemin des eluvians, pour désamorcer les pièges, lutter contre les malédictions et les cadavres vivants qui s’amoncelaient dans les vieux temples où sont abrités la plupart des miroirs magiques. Il lui fallait une armée subtile et agile comme des chats dans la nuit.

Ses méthodes virulentes mais pleinement ancrées dans le Jeu ne font pas toujours l’unanimité au sein de Mien’harel, mais ils sont unis par une idée commune, un principe dirimant.


« La liberté ne peut être rendue. Elle se gagne. »




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