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L'homme de ses rêves [PV Irisviel]

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MessageSujet: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Sam 9 Sep - 17:33

HRP:
 

La soirée avait été un franc succès sur de nombreux aspects. Le moindre d'entre eux, car le plus puéril, était sans doute la façon dont Solas avait réussi à impressionner sa cavalière de bout en bout, la surprenant de part sa maîtrise du Jeu. Ce n'était guère plus que la manifestation d'une fierté enfantine, mais le meilleur moyen de triompher de ses défauts, c'était avant tout de les reconnaître.

Du reste, il avait marqué les esprits ce soir là, d'autres que ceux d'Irisviel, ce qui, il l'espérait, allait leur bénéficier tous les deux. Il n'avait pas de la jeune elfe une icône andrastienne en un claquement de doigt, mais ses paroles avaient sans doute pu amener ses auditeurs à jeter un nouveau regard sur elle ainsi que sur ses recherches en général. Ce ne serait pas demain qu'on la ferait directrice de l'Académie ni même conseillère de l'Impératrice – encore que, au vu des rumeurs concernant l'apostate qui rôdait à ses côtés, Célène semblait bien peu orthodoxe – mais elle brillait un peu plus ce soir là.

Et lui même avait brillé, tant auprès de ceux qui s'étaient laissé duper par son Jeu que ceux qui y avaient vu clair : l'un des compagnons de l'Inquisiteur avait louvoyé entre les mensonges et les flatteries comme peu savaient le faire, et une partie de son – maigre – prestige rejaillirait sur leur organisation. Ce n'est pas comme s'il venait de faire la cour à la douèrière, mais il y avait beaucoup à gagner.

Et quant à savoir ce qu'il allait gagner lui... Il était fort probable qu'Irisviel ait eu une idée derrière la tête lorsqu'elle lui avait demandé de l'accompagner chez elle, afin de l'héberger pour la nuit. Son petit jeu de séduction n'avait pas cessé de la soirée, et était même allé crescendo, et il remarqua qu'elle s'était montré un tantinet plus tactile. Il aurait pu se contenter de mettre ça sur le dos de l'alcool, mais elle n'avait pas tant bu que ça, et elle n'était pas non plus le genre de femme à s'offrir simplement pour dire merci.

Peut-être faisait-il erreur cela dit, et qu'elle ne pensait à rien d'autre qu'à une bonne nuit de sommeil après une longue soirée, mais cela aurait malgré tout était fort improbable.

Il ne savait pas trop ce qu'il comptait faire pourtant. Il avait accepté de l'accompagner machinalement, emporté par son enthousiasme, mais maintenant qu'il marchait à ses côtés dans les rues de Val-Royeaux, il se demandait s'il n'aurait pas dû refuser. En temps normal, il n'aurait eu aucun soucis avec l'idée de tout simplement dire « non » le moment venu, mais il y avait deux problèmes : d'une part, il ne voulait pas la contrarier, même s'il n'hésiterait pas à le faire si le besoin s'en faisait ressentir. Et d'une autre part... Il avait plutôt envie d'accepter.

Le sexe était une chose indubitablement plaisante, mais Solas avait tendance à préféré le jeu qui se construisait autour. L'acte en lui même ne devenait vraiment particulier que lorsque la personne face à lui était particulière, et plus il y pensait, plus il se disait qu'Irisviel pouvait bien être ce genre de personne. Elle avait un grand potentiel, et une vision du monde qui l'intéressait, voulant non pas lutter contre les préjugés, mais les conquérir à la seule force de sa volonté, décidée à se battre malgré les handicaps au lieu de s'en plaindre ou de les ignorer. Elle était avant tout orlésienne, et comptait prouver au monde qu'être une elfe ne la rendait pas moindre qu'un autre.

Il admirait ce genre de détermination, cette façon d'affronter les problèmes de face tout en les contournant. Il y avait beaucoup de force et de subtilité chez Irisviel, et plus il le voyait, moins il lui était insensible. Mais pouvait-il seulement se permettre de se laisser ainsi aller ?

Il ne trouva pas la réponse lors de leur trajet, pas plus que quand sa compagne lui fit un rapide tour du propriétaire, lui montrant sa petite mais douillette demeure. Il n'y avait là aucun véritable faste, si ce n'est celui du confort : elle ne vivait clairement pas dans la misère, ni dans l'opulence. Vint finalement le moment où elle lui montra la chambre dans laquelle il allait dormir, et où il dû prendre une décision. N'ayant aucune idée de ce qui était le mieux, il décida de jouer la prudence.

Alors qu'il lui souhaitait bonne nuit, il posa doucement une main sur son bras, puisant le plus discrètement possible dans son énergie afin de lui insuffler un léger sortilège de sommeil. Il n'était pas expert en entropie, aussi son sort manquait de puissance, mais Irisviel était bien assez vulnérable à la magie et surtout bien assez fatiguée pour que cela fonctionne.

Soudainement écrasée de fatigue, la jeune elfe décida de se retirer sans trop poser de questions, et Solas espérait qu'elle mette cette somnolence sur le compte de leur soirée, ou bien de l'alcool, même si elle n'en avait bu que peu. Satisfait – ou pas, il n'en était pas certain – il alla se coucher à son tour, et laissa son esprit vagabonder dans l'Immatériel autour de lui.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il se trouvait à nouveau dans la salle de bal, et il sut immédiatement qu'il avait commis une imprudence. Il chercha autour de lui parmi les nobles qu'il reconnut sans difficulté, et finit par y voir Irisviel, en pleine conversation avec la Comtesse de Montbelliar. Il soupira en réalisant qu'il n'était pas dans son rêve, mais dans celui de sa cavalière.

Il fallait croire que celle-ci occupait trop ses pensées, et qu'il s'était accroché à son rêve sans même s'en rendre compte de prime abord. Sans doute ce lien avait-il était renforcé par la magie qu'il avait mis en elle avant de s'endormir, et il se gronda l'espace d'un instant de ne pas avoir réalisé plus tôt ce qui risquait de se passer.

Il recentra cependant son attention sur Irisviel bien vite, curieux par ce qu'il allait voir. Sa présence consciente stabilisait la structure de l'Immatériel et le rendait moins changeant : en un mot, il y avait fort peu de chances que la comtesse ne se transforme en dragon, sauf si Irisviel en faisait le choix conscient, mais pour cela, il aurait fallu qu'elle sache qu'elle était en train de rêver, ce dont il doutait très clairement. Qu'est-ce que ce rêve allait bien lui montrer ? Elle est partie se coucher dans un état assez évident d'euphorie – et peut-être un peu de frustration, comme lui même – aussi estima-t-il qu'il allait sans doute assister à ce qu'elle espérait voir arriver, d'une certaine façon.

Il s'approcha d'elle, conscient que l'Immatériel avait tendance à le rendre désinhibé, mais curieux malgré tout. Il prendrait garde à ne rien faire qui attirerait de potentiels démons.
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MessageSujet: Re: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Mar 12 Sep - 22:42

Guillerette, Irisviel flâna sur le chemin du retour, toujours au bras de son cavalier. Ils avaient beau avoir quitté la musique fastueuse l’ambiance était toujours aux rires et aux bavardages mondain alors qu’elle remontait les rues d’un pas tranquille. Un tantinet plus tactile qu’à l’allée, elle avait saisit plus étroitement son bras et elle se lovait parfois contre son épaule laissant ses boucles rousses chatouillées son cou.

Oui, ses intentions étaient claires quand elle l’avait invité chez lui mais la partie n’était pas gagnée pour autant. Jusque là, Solas s’était révéler plein de surprises et surtout d’une galanterie à tout épreuve. La jeune elfe avait plutôt confiance en ses charmes et il lui avait semblé que son interlocuteur n’y était pas indifférent, mais cela n’empêchait pas d’avoir des réticences pour autant. Après tout, tout le monde ne baignait pas dans le monde débridée des nobles orlésiens où les amants étaient aussi normal que d’avoir de l’argenterie.

Toujours souriante et enjôleuse elle l’invita donc à pénétrer dans sa demeure avec enthousiasme malgré la modestie de celle-ci. C’est sûr que son petit appartement en haut d’une tour peu accessible de val royeaux faisait peine à voir comparé au manoir seconde des Montbelliard mais c’était malgré tout chez elle. Tout y était simple mais soigné avec goût et cela avait le mérite d’être confortable. Un petit nid douillet dont elle fit rapidement la présentation en lui montrant quelques endroits stratégique : la salle de bain, la cuisine, le salon où il dormirait sur le confortable canapé, sa chambre…

Les signes étaient évidents mais son compagnon feinta de les ignorer et elle se prit un peu au jeu. Jusqu’où allait-il jouer l’aveugle si elle le poussait un peu ? Amusée, elle se montra donc particulièrement charmante au moment de lui dire bonne nuit, lui souhaitant dans le creux de l’oreille des rêves infiniment agréables  alors qu’elle venait déposer un lent baiser sur le haut de sa mâchoire.

Elle était plutôt satisfaite de sa prestation mais elle fut soudainement envahie d’une immense fatigue qui la fit légèrement tituber. Soudainement beaucoup moins enjôleuse, elle s’éclipsa donc avec courtoisie pour rejoindre sa propre chambre. Elle ignorait si elle était juste très fatiguée ou si elle avait un peu trop bu mais dans tous les cas, elle avait trop de respect pour elle-même pour s’offrir dans un état second. Et puis, à quoi bon passer un bon moment si on ne s’en souviens pas après…

Prestement déshabillée de sa magnifique mais encombrante robe verte, Irisviel la ramassa – elle coûtait trop cher pour la laisser traîner par terre – mais ne prit pas la peine d’enfiler quoi que se soit avant de se glisser avec précipitation sous les draps. Epuisée, elle plongea dans un profond sommeil  dès que sa tête eut rejoint l’oreiller…  

*************

De la musique, des bruits de conversations, des robes colorés, des masques folkloriques et des sourires. Des sourires sincères – du moins autant que pouvait l’être ceux de la noblesse, impressionnés et pleins de respects.

Elle se sent si légère sur le sol de marbre dans ses superbes petites chaussures brodées. Si radieuse dans sa robe verte pleines de dorure et de mousseline, ses grands yeux verts rehaussés par un masque de velours.

« Madame la baronne »

L’interjection polie, la fait se retourner et elle sourit de plus belle. Irisviel Mavias, première baronne elfe d’Orlaïs. Elle n’est plus un singe savant, elle est un monument que l’on traite avec respect et admiration. Sa thèse sur Shartan et ses découvertes ont vraiment améliorés le sort des elfes en Orlaïs en plus d’impressionné les chercheurs de l’Académie. Elle même n’est plus étudiante, elle est professeure.

Les louanges s’enchaînent, un peu d’hypocrisie parfois, de regards crispés. Mais ils font partis du plaisir, elle se gausse de leur frustration, la déguste avec fierté. Rien que de savoir comment le Baron Lamige doit s’ étouffer de savoir une elfe noble elle se sent bien.

Et puis au niveau de tous ses visages familiers il y en a un qui se distingue. Solas. Son professeur d’elfique. Elle s’approche et lui sourit avec toute l’aménité du monde. Depuis combien de temps ne l’a-t-elle pas vu ? Elle a l’impression que c’était hier encore.

« Aneth Ara Solas », le salue-t-elle en faisant une brève révérence. Elle a l’impression qu’il est toujours son professeur. Enfin, on ne cesse jamais d’apprendre et elle lui sera toujours reconnaissante.

Elle remet une mèche derrière sa longue oreille qui pointe fièrement de son masque comme pour clamer au monde je suis une elfe et je marche dans la lumière.

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MessageSujet: Re: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Jeu 14 Sep - 21:56

Pour un expert de l'Immatériel comme Solas, il était aisé de s'y repérer et d'y évoluer. D'après ce qu'il avait pu apprendre des Cercles et de l'épreuve barbare de la Confirmation, la seule chose un tantinet concrète que l'on apprenait aux mages à propos du royaume des rêves, hormis le fait qu'il déborde de démons prêts à les déchiqueter au moindre faux pas, c'est que le maître mot y est la volonté.

Cela signifiait, notamment, que se fier à ses seuls yeux était une erreur, ne serait-ce que parce que lesdits yeux sont en réalité fermés. En focalisant son attention sur Irisviel, il pouvait comprendre bien plus qu'il ne le voyait : son masque avait beau cacher son éclatant sourire, il la savait au comble du bonheur, un bonheur personnel dénué d'égoïsme, le bonheur de s'être hissée plus haut qu'aucun autre elfe à la force de sa volonté, sans se soucier d'écraser les autres au passage. Ce n'était non plus un bonheur innocent, certes, et la façon dont se comportaient les « invités » le montrait bien : il y avait, chez certain de l'admiration, mais aussi de la désapprobation et de la frustration.

Tous ces gens n'étaient que le produit de l'esprit rêveur de l'elfe devenue baronne, contrairement aux entités qu'il avait l'habitude de rencontrer dans l'Immatériel. Il voyait leur visage s'effacer, leurs traits se brouiller quand elle ne regardait pas dans leur direction ou qu'elle se concentrait sur quelqu'un d'autres. Il voyait des personnages se former et disparaître avant même d'avoir eu le temps de se concrétiser, l'esprit endormi d'Irisviel hésitant à savoir quel genre d'hommes et de femmes il devait créer. Avant qu'elle ne le remarque, il vit plusieurs silhouettes prendre sa forme, mais s'évanouir aussitôt.

Il y eut un subtil changement dans l'air – enfin, ce n'était pas vraiment de l'air – lorsqu'elle le vit finalement, et il sentit comme une flamme s'allumer autour de lui. Il faisait soudain un peu plus chaud, et il se démarquait plus encore de la foule qu'il ne le faisait déjà, avant de commencer à s'avancer vers elle.

Une fois arrivé à son contact, il s'inclina poliment face à elle et lui baisa la main. Sa peau était plus douce, plus chaude que dans le monde réel, comme si elle était faite de soie, et son masque bougeait légèrement au rythme des mimiques de son visage. Son baiser, il le sentait, ne goûtait pas comme un baiser ordinaire le faisait. Le sentiment qu'il évoquait à Irisviel devenait la sensation qu'elle éprouvait.

« Je suppose que des félicitations sont en ordre. »

Du coin de l’œil, il vit les visages des invités s'effacer un peu plus, signe qu'il s'accaparait son attention un peu plus encore. Sans doute se demandait-elle ce qu'il pouvait bien faire ici.

« Madame la baronne », ajouta-t-il d'une voix suave en lui faisant savourer son titre.

Il aurait été tenté de lui demander comment elle avait obtenu son titre, mais ce serait demander beaucoup d'efforts à un esprit endormi : celui-ci avait construit ce rêve en se basant sur des émotions, et lui demander de s'ancrer avec la réalité ne pouvait que fragiliser son petit palais onirique.

« À moins que je ne doive vous appeler « confrère ». Vos thèses ont fait beaucoup de bruit en Orlaïs, la félicita-t-il en se basant sur les noms de Shartan et de l'Académie qui avait flotté un peu partout dans ses songes. Cela ne vous rend pas forcément meilleure en elfique, mais même moi je suis prêt à reconnaître qu'il n'y a pas que la gloire d'antan qui ait son importance. »

Plutôt de la faire se concentrer sur le passé, il décida plutôt de l'orienter vers le futur.

« Mais j'espère que vous aurez toujours un peu de temps pour votre professeur et cavalier occasionnel tout de même. Je me doute que les projets abondent pour vous, mais je risquerai de mal le prendre si je n'avais pas un peu de votre attention. »

Son ton était devenu joueur, sans vraiment qu'il ne s'en rende compte. L'Immatériel avait tendance à le désinhiber légèrement après tout.
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MessageSujet: Re: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Ven 22 Sep - 21:28

Des louanges encore. Elle ne s’en lassait pas. Le contact de son baiser sur le dos de sa main non plus d’ailleurs. Quand on le voyait, on imaginait mal à quel point il pouvait se montrer charmeur et joueur, et pourtant il avait un mordant qui réveillait ses envies d’espiègle séduction. Désirer et se faire désirer comme une danse où les partenaires se frôlent mais ne se touchent jamais pour gagner.

Répondant à ses compliments par un sourire flatté, Irisviel lui jeta un regard qui se voulait amène et un tantinet enjôleur alors qu’il réclamait capricieusement son attention. Pourtant il l’avait déjà, tellement que les gens autour n’étaient plus que de lointaines ombres colorés, seul lui existait réellement dans ce moment.

« Bien entendu, j’ai toujours le temps pour mon professeur », répondit-elle en faisant une petite révérence comme pour le remercier pour le temps qu’il lui avait accordé. En outre, elle avait prononcé son titre d’enseignant avec une certaine malice doublée d’un sourire un tantinet lascif. Une mimique subtile mais pourtant tout à fait sincère. Elle avait définitivement un fantasme sur les professeurs.

« Même si je ne pense pas que vous ayez encore grand-chose à m’enseigner désormais », s’ennorgueillit-elle avec une sincère modestie. Elle était baronne, universitaire réputée, savoir couramment parler l’elfique n’était pas un si grand exploit après ça.

Pour prouver ses dire, elle voulu construire une phrase élaborée, continuer avec nonchalance la conversation mais dans l’antique langage de leurs ancêtres. Elle ouvrit la bouche, prononçant quelques mots qui sonnaient indéniablement elfique mais qui ne voulaient rien dire. Et elle s’y rendit compte.

En d’autres circonstances elle aurait pu continuer à baragouiner sous le regard approbateur des créations de son esprit, mais face à Solas cela ne fonctionnait pas. En outre, elle était linguiste, les mots étaient quelque chose de profondément ancrés en elle. Tellement que sa propre incompétence, la réalisation soudaine de son manque de compétence était très déstabilisante. Et effrayante. Confrontée au paradoxe de son rêve, le premier réflexe d’Irisviel fut de trouver une explication rationnel et celle-ci était évidente. Si rien ne revenait, si elle n’y arrivait pas, c’est parce qu’elle avait oublié.

Terrifié, Irisviel recula d’un pas en prenant sa tête entre ses doigts, cherchant désespérément à remobiliser des connaissances qu’elle n’avait pas ce qui rendait le tout d’autant plus frustrant et angoissant. Tous ces mots qu’elle croyait savoir glissaient entre ses doigts, sur le bout de la langue mais incapable de franchir ses lèvres. Craindre de perdre la mémoire, de perdre son aptitude à parler était un cauchemar pour une linguiste.

Ils étaient dans sa tête, dans ses rêves, ses émotions influençaient son environnement. En une fraction de seconde son songe avait donc complètement changé de tonalité. Les lumières éclatantes s’étaient assombries, l’ambiance était sombre, pesante comme si la plupart des chandelles s’étaient soudainement mis en grève.

Son angoisse allant de mal en pi, Irisviel se retourna, cherchant le réconfort et l’approbation de ses pairs qui l’adulaient quelques secondes auparavant mais ce n’était plus que des rires et des commentaires méprisants qui l’accueillaient. Les masques étaient tombés révélant des langues de vipères et de médisance. Elle était déchue.

Comme si l’atmosphère n’était pas devenue assez délétère les rires redoublèrent soudainement et Irisviel qu’elle était nue, entièrement nue à un bal orlésien. Elle n’était pas particulièrement pudique mais elle avait un minimum de décence et personne n’avait envie de se dévoiler ainsi devant des ennemis. Entrée dans un cercle vicieux, Irisviel devint livide, cherchant du regard un rideau, un soutient, n’importe quoi pour remonter la pente. Après tout, même dans ses cauchemars elle restait elle même, une personne pleine de volonté.

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MessageSujet: Re: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Sam 23 Sep - 18:52

L'air s'allégeait autour d'eux et les bruits de conversation fantômes étaient lentement remplacés par de la musique aux notes impossibles à identifier véritablement. Plus qu'une véritable mélodie, c'était le sentiment d'une musique qui s'insinuait en eux alors qu'Irisviel concentrait son attention sur Solas. Peut-être était-ce parce qu'elle avait une affection particulière pour lui, ou peut-être était-ce parce qu'en tant que seule autre entité réelle, ses compliments prenaient un poids tout particulier, mais en tous les cas, ses paroles lui plaisaient, et cela affectait son rêve tout entier.

L'atmosphère devint même, l'espace d'un instant, un peu plus étouffante, un peu plus tamisée alors qu'elle se laissa aller à un bref élan de lascivité. C'était subtil, mais Solas avait appris à repérer ces instants lorsqu'elle était encore éveillée, et il n'eut aucun mal à reconnaître ses mimiques habituelles. En outre, ce léger changement d'ambiance lui prouva – ce dont il ne doutait guère – que le désir qu'elle lui agitait sous le nez était au moins en partie réel.

Mais le rêve changea rapidement pour revenir sous des lumières plus vives et plus éblouissantes, alors qu'Irisviel se gargarisait à nouveau de son nouveau rang dûment mérité. Dans son rêve, ses connaissances avaient visiblement atteint des sommets et ils avaient dû terminer leur enseignement, car elle lui rétorqua qu'elle était capable de parler elfique sans son soutien, et, joignant le geste à la parole – ou plutôt la parole à la parole – elle se lança dans l'élaboration de ce qui était sans doute sensé être une phrase complète, mais qui n'avait pas le moindre sens véritable. La moitié des mots qu'elle avait employés n'étaient même pas de l'elfique, et semblaient tout simplement sortis de son esprit.

C'est alors que l'atmosphère changea à nouveau, à la surprise de Solas. L'air s'alourdit et les lumières s'assombrirent lourdement, comme si le contraste entre les couleurs s'étirait, les rendant agressives. Dans les yeux d'Irisviel, comme dans ses songes, il vit une honte apparaître progressivement, alors qu'elle réalisait que ses paroles n'avaient aucun sens. Peut-être s'agissait-il de son esprit qui se rappelait de ses leçons, ou peut-être était-ce la nature mystique du langage qui ne souffrait guère d'approximation, en particulier dans l'Immatériel. Solas optait d'ailleurs pour cette seconde option.

Il vit le rêve s'étioler autour de lui et se faner en un sombre cauchemar à mesure que la jeune femme tirait des conclusions de son impuissance. Sa rationalité semblait en effet l'accompagner dans ses nuits, et lorsqu'elle avait compris qu'elle ne savait toujours pas parler elfique, elle avait commencé à remettre sa fantaisie en question : comment pouvait-elle être la doyenne si tout un pan de ses connaissances n'existait pas réellement ? À partir de là, les choses s'accélérèrent.

Les mots se mirent à lui échapper tandis que les silhouettes autour d'elle se réaffirmèrent rapidement, leurs traits soudains plus brutaux, plus aigus, et qu'une vague de rire s'éleva de la foule. Irisviel se tourna vers eux à la recherche de soutien et tomba dans le piège que lui avait tendu son propre esprit qui s'était approprié son trouble : les rires devinrent clairement audibles et Solas la vit paniquer, elle qui perdait soudainement tout ce qu'elle avait apparemment tant travaillé à obtenir.

L'apogée de son horreur se concrétisa finalement avec un retournement de situation particulièrement banal dans les rêves, le symbole ultime de l'impuissance : elle se retrouva nue face à tout le monde, et les rires s'intensifièrent alors qu'elle cherchait à dissimuler son corps. Bien malgré lui, Solas ne put s'empêcher d'y jeter un rapide coup d’œil et, pire encore, ne put s'empêcher d'apprécier brièvement le spectacle avant de se décider à intervenir.

Ils étaient dans son rêve, mais avant toute chose, ils étaient dans l'Immatériel, et c'était la volonté qui avait raison de tout ce qui s'y trouvait. Il n'eut ainsi aucun mal à dissiper les ombres mauvaises que ses invités étaient devenus, frappant d'un coup sec d'un baton qui était apparu dans sa main. Il s'approcha d'elle et l'enveloppa de sa chaleur, la seule chose que son rêve n'avait pas pu affecter, et les enferma tous les deux dans un immense cocon de glace, au sein duquel il sentit presque immédiatement l'air se réchauffer.

Les rires avaient disparus, de même que les voix et la salle en elle même. Déjà, sous l'impulsion de l'esprit d'Irisviel, le cocon de glace se changeait lentement en autre chose, une autre pièce qu'il ne parvint pas à identifier et qu'il n'essaya même pas de reconnaître. Après une telle intervention, ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne se réveille.

Mais il s'en moquait pour le moment. Il la tenait, nue contre lui, et ils étaient dans l'Immatériel. Là où tout était tellement plus facile. Tellement plus facile...

Il se pencha vers elle, l'attira contre lui, et l'embrassa.

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MessageSujet: Re: L'homme de ses rêves [PV Irisviel] Dim 24 Sep - 12:22

Malgré sa tenue d’Eve, Irisviel s’efforçait de garder la tête haute. La situation était atrocement embarrassante, mais montrer qu’elle était mortifiée n’aurait fait que l’empirer. Malgré ses angoisses et ses états d’âmes, elle restait altière, le dos droit, le menton relevée. Après tout, elle n’avait pas à rougir de ses courbes plutôt voluptueuse pour la physionomie frêle et élancée des elfes. Affrontant les quolibets et les sourires sardoniques en songeant par où s’enfuir.

C’était sans compter l’intervention de Solas qui s’approcha soudain d’elle. Elle lui lança un regard démunie, un silencieux appel à l’aide pour se tirer de ce mauvais pas. Elle songeait qu’il pouvait au moins lui offrir sa veste en guise de pudeur mais sa réaction fut tout autre. Après avoir glissé un regard licencieux mais sans vulgarité sur sa personne, il frappa son bâton au sol et l’onde effaça les spectateurs médisants de la scène. Comme s’ils avaient été des statues de cendre subitement dissipées par le vent.

Abasourdie, Irisviel regarda la pièce désormais vide de toute présence, ayant presque oubliée sa nudité face à l’incongruité de la situation. Ce n’était pas possible, qu’avait-il fait ?

D’un geste ferme mais délicat il l’attira à lui, les enfermant tous les deux dans un chaleureux cocon de glace tout à fait onirique qui renvoyait leur images fragmentées sur les milliers d’éclats gelés qui les entourait. Fascinée, elle vit dans la myriade de reflets Solas s’approcher et venir s’emparer de ses lèvres avec audace renforçant encore l’agréable chaleur qui régnait dans leur empyrée.

Fermant les yeux, Irisviel ne lutta pas, au contraire, elle l’enlaça à son tour pour l’attirer davantage à elle et répondre à son baiser. Elle ne comprenait pas tout à fait ce qu’il se passait, mais elle n’était pas du genre à rater une occasion qui s’offrait à elle.

Dans un bruit de respiration froissée, elle partie donc à la conquête de ces lèvres, l’empêchant de se dérober par l’ardeur de son étreinte. Parfois, elle s’éloignait de quelques millimètre pour mieux respirer avant de repartir à l’assaut avec fureur, incapable de résister à l’appel impérieux décuplé par l’Immatériel qui l’entourait. Les embrassades se succédaient, jamais similaire dans la précipitation de plus en plus flagrante avec laquelle elles se cherchaient et se trouvaient. C’était une symphonie aux notes variées un crescendo qui surprenant parfois par une petite croche lascive.

La respiration de plus en plus saccadée, Irisviel vint saisir pleinement sa nuque alors qu’elle s’abattait contre lui avec plus de fougue, ses lèvres s’entrouvrant pour réclamer sa langue. Les yeux fermés elle profita du baiser le plus longtemps possible tandis qu’elle sentait son corps picoter de désir sous la passion qui naissait de leur furieuse embrassade.

L’environnement avait évolué, brûlant, feutré, à l’image de la lascivité de son désir qui réclamait plus. Avec son dernier soupçon de lucidité, elle rompit leur étreinte, le défiant du regard d’y mettre fin tandis qu’elle réalisait que la glace réfulgente avait fait place à un chambre tout à fait luxueuse.

Déstabilisée, elle le regarda, glissa encore ses yeux sur la pièce dans laquelle ils se trouvaient et enfin, elle comprit. Tout ceci n’était pas réel, elle était en train de rêver. Pourtant, ses lèvres sur les siennes, la chaleur qui l’envahissait, le désir qui ronger ses chairs, tout cela semblait atrocement vrai.

Puis, elle se souvint des histoires tévintides sur les Rêveurs et elle lui jeta un regard courroucé avant de se réveiller en sursautant dans son lit, trempée de sueur et de sensualité.

Encore un peu dans le vague, elle reprit sa respiration quelques instants en songeant à ce qu’il venait de se passer. Dans son rêve, il était venu dans son rêve. Elle savait qu’il en avait le pouvoir mais elle se sentait quand même légèrement trahie. Ses ambitions, ses fantasques fantasmes. Cela n’appartenait qu’à elle. En s’immiscant ainsi dans sa tête, elle avait l’impression qu’il avait violé son jardin secret et elle en était donc fortement contrarié.

Furieuse, elle ne réfléchit pas davantage et enfila un sobre peignoir de coton rouge maladroitement nouée avant de descendre encore pied nus, ses boucles rousses cascadant gaiement autour de ses épaules. Dénuée de tout artifice alors qu’elle faisait irruption dans la pièce où il dormait.

« C’est très impoli ce que vous venez de faire », le gronda-t-elle sans se soucier d’enrober ses accusations de politesses, ou s’enquérir de son potentiel sommeil. De toute façon, elle était trop contrariée pour rougir de son aveux silencieux, de ce baiser concupiscent qu’elle lui avait offert et dont elle se sentait dépossédée. Il était sincère mais il n’était pas vrai malgré les séquelles qu’il avait laissé dans son corps.

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L'homme de ses rêves [PV Irisviel]

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