— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre]

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mar 5 Sep - 12:54

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



La jeune femme s’était arrêtée net quand elle était entrée dans la pièce. Ce devait être perturbant de voir un homme dans le même lit qu’elle, sachant que visiblement elle n’avait jamais partagé la couche avec quelqu’un d’autre que son égo. Mais étonnamment elle ne fit pas d’histoires et entra timidement dans le lit.

Mais il détourna la tête quand il vit que la jeune femme resta presque à la limite du lit à deux doigts de tomber.

« - Je ne vais pas vous manger, je me suis déjà nourri ce soir »

Mais alors qu’elle était proche de lui, elle se concentra sur son odeur. Ouais, il s’était amusé avec les savons et elle avait le nez pour le remarquer. Il avait mit deux senteurs qui selon la jeune femme, n’allaient pas ensemble.

« - Fleur d’oranger »
« - Vous avez le nez »
« - Vous ne devriez pas mélanger deux senteurs aussi proches et fruitées, si vous aimez l’orange, vous devriez essayer avec quelque chose de boisé. Du cèdre ou du santal par exemple, c’est plus viril ~ »
« - Merci du conseil, je ne savais pas que l’odeur du bois vous excitait à ce point. »


Il se demandait bien quelle senteur devait avoir ces produits. Mais en passant, il avait prit les senteurs qui lui plaisaient le plus, ne prenant pas compte de ce qui allaient ensemble ou pas. Mellissandre pouvait être surnommée « la reine des baignoire et du savon », tant ce domaine semblait être dans ses corde.

Mais sa réaction à ses propres travers était absolument magistrale, et venant d’une noble, délectable au possible. Alors qu’ils s’envoyaient de-nouveau une petite pique concernant leur soit disant mariage, il ne put s’empêcher de remettre sur la table cette histoire merveilleuse qu’il avait vécu avec elle tout à l’heure quand il essayait de lui faire boire l’antidote.

« - Pardon ?! C’est vous qui divaguez, je n’aurais pas… »
« - Je vous épargne les détails les plus embarrassants, mais je vous rassure, nous n’avons rien fais. »


Ils n’avaient rien fais pour plusieurs raisons, la première était qu’elle était complètement délirante et qu’elle devait boire ce que l’apothicaire lui avait confiné. La seconde, qu’à ce moment précis il était bien trop occupé à s’occuper d’elle qu’à penser à ces choses. Et en toute franchise, il savait se contenir contrairement à d’autres. Les templiers avaient un mental très puissant, et ils devaient résister à toutes sortes de vices créés par les démons, le plaisir de la chair en étant un par exemple.

Mais il était très sérieux – comme à son habitude – quand il prononça ces paroles à la jeune femme. Il tourna une page de son livre alors qu’elle bégaya particulièrement choquée par ce qu’elle venait d’apprendre.

« - S’il vous plaît ne le répétez pas »
« - Pourquoi le ferais-je ? »


Il la regarda alors qu’elle ne semblait plus savoir où se mettre. Elle esquiva comme elle pouvait son regard, préférant la compagnie du plafond. Mais comme elle ne lui répondit pas il continua, essayant tant bien que mal de la rassurer malgré tout.

« - Mellissandre, vous étiez délirante : N’importe qui aurait pu faire de telles choses, ne vous tracassez pas pour cela. »

Sa réponse fut de lui tourner le dos, visiblement trop gênée pour continuer la discussion. Il décréta qu’il était temps pour eux de dormir, en espérant qu’il n’ait pas perverti les pensées de la jeune femme au point qu’elle s’imagine cette scène des centaines de fois.. Il soupira à son tour et s’allongea après avoir soufflé sur sa bougie.

« - Bonne nuit, alors »

Il s’était lui aussi tourné dos à la jeune femme, la main sous l’oreiller. Malgré la sieste il était encore pas mal fatigué et ne tarda pas à s’endormir lui aussi. Il devait se forcer à se reposer, mais la blessure qu’il avait et ses mots de crânes rendaient cela bien plus facile. Il était bien mal au point d’ailleurs, cela l’étonnait d’ailleurs.

Au milieu de la nuit, il fut réveillé par les mouvements de Mellissandre dans le lit, le faisant grincer et bouger. Visiblement elle n’arrivait plus à dormir et semblait s’embêter puisqu’elle ne savait pas comment dormir.

Cullen ne bougea pas, ouvrant simplement les yeux. Mais malheureusement pour lui il frissonna car il ressentait un coup de froid dans son dos. Curieux, il était pourtant dans la couverture encore. Mais en bougeant un peu la jambe il se rendit compte qu’il était à quelques centimètres du bord du lit et entreprit de se décaler en arrière pour éviter de tomber. Seulement il n’avait pas fait gaffe à Mellissandre qui avait la main tendue droit vers lui.

« - Mais vous faites quoi ? »

Créant une sorte de malaise, elle se retira immédiatement. Mais Cullen était juste surpris que la place droit à côté de lui soit aussi chaude. Il ne prit attention qu’une petite seconde avant de se remettre sur le dos observant la jeune femme avec un certain étonnement.

« - Finalement le mélange abricot / fleur d’oranger ne vous laisse pas indifférente ~ »

Il plaisantait bien entendu, il ne sait pas ce qu’elle essayait de faire et il s’en moquait. De toutes manières, seules au milieu de la nuit dans un lit, il n’y avait pas grande occupation. Afin d’y voir plus clair il alluma la lampe à côté de lui. Ils étaient les deux réveillés, et pour discuter avoir une source lumineuse était plus agréable.

« - Cette histoire de nuit de noce vous affecte à ce point ? »

Autant discuter de quelque chose. Après tout elle était plus encline à parler désormais. Et il voulait être honnête avec elle pour éviter qu’elle se fasse des idées. Il s’assit en tailleur face à elle, mais resta discret pour ne pas réveiller Sven qui dormait dans la chambre d’à côté.

« - Je vous l’ai déjà dis : Je ne vous ai absolument pas touchée. Et je sais à quel point votre vertu est importante pour vous, c’est honorable de vouloir garder cela pour son futur époux »

Il connaissait cette histoire de mariage avec l’Archonte. Comme quoi il ne s’était pas déroulé comme sa famille l’entendait. Mais il trouvait injuste qu’elle n’ait pas son mot à dire dans toute cette histoire. Choisir son partenaire était important, et ce n’était pas aux parents de décider. Mais les traditions nobles étaient spéciales et il savait qu’il ne comprenait pas cette situation.

« - …Et n’essayez pas de vous défiler vous me l’avez vous-même dit lorsqu’on était dans les sous-sols à Fort-Céleste. »

La politique de nobles était la première chose qu’il ne supportait pas après leur arrogance. Ils se prenaient pour les piliers du monde, parce qu’ils avaient une fortune et des sujets pour les servir. Et souvent ils passaient leur journée à manger et glousser s’ils ne copulaient pas. Bref quelque chose qu’il détestait, mais ça tout le monde qui le connaissait le savait, Mellissandre y comprit.

« - Dites, vous n’avez vraiment pas votre mot à dire à ce sujet ? Vos parents vous imposent-ils vraiment votre mari potentiel ? »

il ne put s’empêcher de lui demander ce qu’elle redoutait le plus. Après tout, il ne comprenait pas vraiment la situation..

« - Je sais que la légalité du mariage est autour des 15 ans. Mais je ne cache pas ma surprise sachant que la plupart des hommes vous convoitent et que vous êtes encore une jouvencelle. Personne ne vous supporte ou est-ce un choix de votre famille ? »

Il ne souhaitait pas lui dire que Dorian lui avait raconté cette histoire avec la première puissance de Tevinter. D’ailleurs, lui aussi était libre malgré son titre et son âge ?

« - Je me demande bien ce que vous pouvez penser de cette vie. Personnellement si je n’avais même pas le choix de la personne qui va partager le restant de ma vie, je passerais les journées à refuser les mariages politiques. Je trouve cela… étrange. Et j’en viens même à me demander si votre fougue pour ce genre de livre que vous lisez est une sorte d’échappatoire.»

Elle était si fière de sa famille, cela était indéniable, mais il était vraiment étonné de savoir ce qu’elle pensait vraiment de sa situation. Surtout suite à ces fiançailles loupées.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mar 5 Sep - 21:09

Concentrée sur son objectif qu’elle s’efforçait de réaliser dans la plus grande discrétion, Mellissandre sursauta quand Cullen bougea subitement, manifestement réveillé. Retirant sa main avec vivacité, elle eut néanmoins le droit à une interrogation quelques peu agressive du Commandant qui la laissait gênée comme une gamine pris en faute.

« C’est vos cheveux, ils sont n’importe comment, ça me perturbe », se défendit-elle avec véhémence en achevant tout de même de remettre correctement la petite mèche qui avait tourné à l’obsession dans son ennui.

Cullen la taquina, prétendant que c’est son parfum qui le rendait irrésistible et elle roula des yeux en réponse même s’il ne pouvait probablement pas la voir vu l’obscurité. Il alluma la lampe à huile qui se trouvait sur la table de chevet et Mellissandre se redressa légèrement pour lui faire face. Manifestement, il avait interprété son silence comme de la rancœur et il lui parla soudainement de cet histoire d’hallucination, s’inquiétant manifestement de la savoir ressasser.

La dernière chose qu’elle avait envie de faire présentement était de parler de sa vertu avec Cullen mais il essayait maladroitement de la rassurer, ayant manifestement mal interprété la source de ses inquiétudes…

« Non ce n’est pas... », tenta-t-elle mais il l’interrompit en comprenant une nouvelle fois ses propos de travers. Lui rappelant qu’elle lui avait avoué son innocence lors de leur petite discussion dans les cryptes.

« Je n’ai jamais remis en doute votre intégrité Commandant », insista-t-elle néanmoins. Il méritait tout de même de savoir qu’elle n’avait pas ce genre d’opinion de lui, pas une seule seconde elle n’avait envisagé qu’il ait profité de la situation. « Je sais que vous n’auriez jamais... abusé de mon moment d’égarement », le rassura-t-elle, trébuchant un peu sur ses mots face à la gravité du sujet qu’ils abordaient presque nonchalamment. Avec d’autres, elle n’aurait peut-être pas eu cette chance. « C’est juste que... » Elle marqua une pause, jaugeant qu’elle en dirait plus en essayant d’expliquer le caractère intime de son fantasme que ce qu’elle avait probablement dit pendant ses élucubrations. « ... Laissez tomber d’accord ? Je ne suis pas fâchée, je ne veux juste plus parler de cet incident, je ne m’en souviens même pas », conclu-t-elle d’une voix ferme mais qui n’était pas agressive, juste un peu lasse et résignée.

Elle pensait le sujet clos et il eut la délicatesse de ne pas renchérir dessus, préférant soudainement parler… mariage. Décidément, ils faisaient une journée à thème ! Plus précisément, il semblait soudainement plaindre sa situation, l’interrogeant sur sa liberté quant au choix de son mari, sur le fait qu’elle était encore célibataire et sur sa passion pour les livres à l’eau de rose qui serait comme un exutoire.

Elle l’écouta patiemment exposer son point de vu, des mots qu’elle avait déjà entendu mais qui sonnaient moins creux de sa part. Peut-être qu’elle commençait à apprécier avoir quelqu’un à Fort Celeste qui se soucie de son bien être.

« Oui ce sont mes parents qui choisiront mon futur mari », confirma-t-elle en achevant de se redresser sur le lit, se calant confortablement son dos contre l’oreiller. « En cas d’hésitation, j’imagine que mon avis pèsera dans la balance et rien ne m’interdit de faire des propositions mais la décision finale leur revient », expliqua-t-elle cherchant à relativiser la dureté de la situation. On lui imposait quelque chose mais elle avait quand même la possibilité de discuter avec eux, ce n’étaient pas des monstres après tout.

« Quant au fait que je ne sois pas encore mariée, c’est parce que mes premières fiançailles ont été annulées », annonça-t-elle sur un ton de révélation, inconsciente que Cullen connaissait déjà ce détail. « J’ai été fiancée avec l’archonte quand j’avais 12 ans mais il les a rompu peu avant le mariage pour des raisons politiques. Je crois que mes parents ne s’en sont jamais vraiment remis et depuis aucun prétendant ne leur paraît assez bien », déclara-t-elle en riant légèrement alors qu’elle imaginait la tête dubitative de ses géniteurs en train d’examiner ses prétendants. « En même temps, c’est difficile de trouver un parti intéressant pour moi », détailla-t-elle, entreprenant de lui dresser un portrait de la situation à Tevinter.

« Je suis l’héritière de la cinquième fortune de Tevinter, les 4 autres étant l’archonte, le Divin et deux familles naines. Les nains sont extrêmement bien vu dans l’Empire – plus que n’importe quel autre étranger d’ailleurs – mais leur résistance à la magie en font des très mauvais choix pour les familles de magister. D’un point de vu politique, mes deux parents sont en magisterium, mis à part le rôle d’archonte et le celui de conseiller de l’archonte – qui, depuis qu’il n’est plus occupé par les Pavus a été extrêmement fragilisé – il n’y a pas de position plus importante dans l’Empire. Traditionnellement, les enfants héritent du siège de leur parent, mais je ne peux pas en avoir deux donc le second reviendrait à un autre membre de ma famille proche, en l’occurrence possiblement mon mari. C’est une aubaine pour les cadets de grande famille et les laetans qui rêvent de faire partir du pouvoir mais ils n’ont rien à m’offrir. J’ai déjà eu des prétendants d’autres pays, des marches libre ou d’antiva qui auraient pu renforcer notre empire marchand mais ils n’avaient pas de mage dans leur lignée et comme c’est largement héréditaire mais parents – et tous les autres altus en général - craignent que cela affaiblisse nos talents. Enfin, il faut que la personne soit irréprochable en tout point pour ne pas entacher le nom de la famille ou faire perdurer une potentielle tare qui pourrait s’avérer problématique. C’est pour ça que l’homosexualité assumée de Dorian a fait tellement de mal à sa famille. Rien n’est plus effrayant que l’idée de voir sa lignée s’éteindre faute d’héritier », expliqua-t-elle, réalisant après coup à quel point elle l’avait abreuvé d’explication, mais bon elle n’avait fait que refléter la situation complexe dans laquelle elle se trouvait.

Parfaitement réveillée désormais, Mellissandre s’étira tandis que son regard s’attardait sur le livre qui trônait sur la table de chevet.

« C’est vrai que dans une telle équation, il n’y a pas de place pour l’Amour », concéda-t-elle d’une voix moins magistrale un peu plus mélancolique mais pas pour autant triste. Elle était en paix avec cette idée depuis de nombreuses années.

« De toute façon, mes prétendants n’en ont qu’après ma beauté, ma fortune ou mon pouvoir. Parfois les trois, personne ne s’intéresse à moi pour le reste », ajouta-t-elle avec résignation en remettant nonchalamment une mèche de cheveux derrière son oreille. « Enfin, l’avantage, c’est que je peux être aussi insupportable que je veux », ajouta-t-elle avec un petit sourire amusé, faisant preuve d’autodérision par rapport aux incessantes piques de Cullen.

« Mais cela ne veut pas forcément dire que je serais malheureuse avec mon futur mari », tempéra-t-elle en regardant Cullen pour témoigner de la sincérité de sa croyance. « Mes parents ne sont pas du tout épris l’un de l’autre, ils ne me l’ont jamais caché et d’ailleurs ils font chambre à part depuis ma naissance, mais pour autant ils s’entendent très bien », ajouta-t-elle avec enthousiasme avant de laisser ses yeux partir un peu dans le vague. Mais elle le regardait toujours, ses pupilles rivées dans les siennes.

« Un mari ou une femme, c’est un partenaire pour la vie mais...  il y a différentes raisons de conclure ce partenariat. Vous… Vous cherchez une femme qui vous rendra heureux, moi je cherche un mari qui m’aidera à prospérer car satisfaire ma famille me rend heureuse. C’est un partenaire d’affaire plus que de coeur en somme, mais cela ne signifie pas qu’il est moins légitime », expliqua-t-elle avec un sourire indolent en attrapant son livre, caressant distraitement la couverture.

« De toute façon, je ne crois pas que l’Amour tel qu’il est décrit dans mes romans existe réellement », soupira-t-elle quelque peu perdue dans ses pensées, manifestement attristée par cette idée là. Mais c’était du pragmatisme tout à fait légitime compte tenu de sa situation, et de son point de vu. Tout le monde ne pensait qu’à se blesser et tirer le meilleur parti d’autrui alors comment auraient-ils pu aimer sincèrement une autre personne… ?

Elle reposa le livre, s’extirpant de sa rêverie pour s’ancrer à nouveau pleinement dans la réalité.

« De toute façon, même si c’était le cas, je dois trop à mes parents pour me soustraire à mon devoir d’héritière. Ils ont tous fais pour moi, ils ont toujours été là pour moi et continuent de l’être. Ils ne veulent que mon bien, je ne peux pas égoïstement les laisser tomber, peu importe la raison... », conclu-t-elle avec énergie et un sourire tout à fait serein. C’était un potentiel sacrifice qu’elle avait toujours été prête à faire et qui ne changerait pas. Quand bien même elle rencontrait l’homme chevaleresque, attentionné, fort, exaltant et drôle dont elle rêvait, quand bien même elle trouvait une personne qui l’aide à s’épanouir et rende le monde autour d’elle un peu moins fade.

S’étirant une nouvelle fois, Mellissandre réalisa qu’elle n’avait plus vraiment mal au ventre mais qu’elle était affamée. Son regard se posa sur la salade de Scipio, quel dommage tout de même qu’ils n’aient pas pu en profiter dans un cadre agréable…

« Dites Commandant, ça vous dit un pique nique de minuit ? Je dois avouer que j'ai un peu fin de ne pratiquement avoir rien mangé depuis ce matin... », demanda-t-elle soudainement avec un sourire facétieux, s’imaginant déjà sortir en douce de la maison comme deux adolescents qui bravent un interdit, pour profiter de l’air frais à l’extérieur. Bon, en réalité il était plus deux ou trois heures du matin mais la formulation sonnait mieux ainsi. Quitte à avoir froid et à parler de choses aussi profonde, autant le faire sous les étoiles.

Consciente que même si elle se sentait mieux elle ne pouvait pas vraiment sortir seule, elle lui fit les yeux doux de jeune femme récemment alitée pour le convaincre avant de s’extirper précautionneusement du lit pour ne pas forcer sur son corps encore crispé. En outre, elle se sentait un peu raide et pataude, encore engourdie, ce qui signifiait qu’elle n’allait pas pouvoir remettre sa robe toute seule, il faudrait au moins quelqu’un pour l’aider à relacer le bustier dans son dos. Décidément, le Commandant allait devenir un expert en corset.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 6 Sep - 0:51

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
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Cullen se demandait presque ce qui l’avait poussé à discuter de la politique Tevintide. Après tout de tous les nobles qui pouvaient exister, ils étaient parmi les plus snobinards et les moins intéressants à écouter. Rien que Dorian partait dans des explications farfelues quand il se mettait à répondre à une question dont la réponse était soit « oui » soit « non ».

Mais effectivement, elle expliqua brièvement que c’étaient ses parents qui choisissaient son époux. C’était bien dommage de ne pas pouvoir prendre sa vie en main. Mais son éducation a été faite de telle manière qu’elle soit dépendante de sa famille et des personnes qui s’occupaient d’elle. Ce n’était pas vraiment compliqué de le deviner, elle ne savait pas cuisiner, ne pouvait pas entretenir une maison et attendait patiemment que les choses soient faites pour elle. La seule chose qu’elle fait de bien ce sont des discours. Après tout les nobles sont formés à bien parler.

Il y avait vraiment un énorme fossé entre les deux et Cullen se mit à se demander si vraiment il l’appréciait au point de vouloir se rapprocher plus d’elle. Mais de toute manière, même si cela était le cas, elle n’avait pas son mot à dire et ils seraient de toute manière séparés. Autant ne pas continuer sur cette voie et reprendre des distances avec elle.  Après tout, ce n’était pas le but de l’opération n’était pas de partir dans une relation dite « impossible » bien que très romanesque.

Mais pourquoi son esprit divaguait ainsi ?

« - J’ai été fiancée avec l’archonte quand j’avais 12 ans mais il les a rompu peu avant le mariage pour des raisons politiques. Je crois que mes parents ne s’en sont jamais vraiment remis et depuis aucun prétendant ne leur paraît assez bien »
«  - 12 ans… C’est jeune. »


Comme Dorian l’avait expliquée elle avait été fiancée à l’archonte, mais à un âge très prématuré. 12 ans était l’âge à laquelle Cullen s’amusait à monter à cheval et escalader le golem au milieu de son village. Aucunement il n’aurait imaginé qu’on pouvait être marié aussi jeune.

Elle expliqua alors sa situation actuelle, ainsi que celle de certaines puissances tévintides. Le fait qu’être mage dans la société de Tevinter était très important pour eux, car elle fait partie intégrante de leur culture et de leur puissance. Cela faisait un critère supplémentaire pour les demandeur en mariage, ils étaient recalés d’office s’ils ne possédaient pas de pouvoir magique. Cullen dormirait moins bête, ce soir-là.

Il apprit par la suite que la famille de Dorian occupait une place très importante dans la haute société et que quelque chose avait fait qu’ils n’eurent pas resté longtemps au pouvoir… Enfin, le post semblait assez délicat à obtenir. En voilà un sujet que Cullen pouvait demander à Dorian : Il ne s’en était pas vanté de celle-ci.

Ensuite un autre problème était présent : étant fille unique de deux magistères elle hériterait des deux sièges à leur mort, et forcément le second devait être judicieusement choisi vu qu’il s’agirait de celui de son futur époux. D’où le fait qu’elle était très convoitée, il comprenait mieux à présent.

«  - Et bien c’est assez complexe comme situation, je dois vous avouer »
«  - C’est vrai que dans une telle équation, il n’y a pas de place pour l’Amour »
«  - Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? »
«  - De toute façon, mes prétendants n’en ont qu’après ma beauté, ma fortune ou mon pouvoir. Parfois les trois, personne ne s’intéresse à moi pour le reste »
«  - c’est peut-être ce que vous vous dites, mais je ne parie pas là-dessus. Il y a des gens qui peuvent vous apprécier pour ce que vous êtes si vous vous montrez sincère. »


Il venait de prendre son cas pour une généralité, mais probablement c’était vrai si cela avait marché avec lui. Il la voyait d’un autre œil ces derniers temps, autre que la jeune femme enjôleuse de la place à la côte orageuse.

«  - Enfin, l’avantage, c’est que je peux être aussi insupportable que je veux »
«  - C’est un avantage ça ? »


Cullen se recoucha alors, rabattant la couverture sur lui car il faisait vraiment frais cette nuit-là. Il y eut un petit moment de calme, où il était fort agréable d’être dans un petit nid bien au chaud.

«  - Mais cela ne veut pas forcément dire que je serais malheureuse avec mon futur mari »
«  - Bien entendu, parfois il y a une petite étincelle qui se créé entre les époux avec le temps. »
«  - Mes parents ne sont pas du tout épris l’un de l’autre, ils ne me l’ont jamais caché et d’ailleurs ils font chambre à part depuis ma naissance, mais pour autant ils s’entendent très bien »
«  - Non c’est vrai !? »


Quelle révélation il n’en revenait pas. Les parents de Mellissandre n’avait procréés ensemble uniquement pour des raisons d’héritage plus que par amour envers l’autre. C’était désolant, très désolant. Après, cette explication confirmait le pourquoi les nobles étaient autant volage durant le mariage.

«  - J’ai grandi dans un village où tout le monde se mariait par amour et pas par devoir. J’ai de plus en plus de peine avec vos manières de faire. Mes parents s’aimaient énormément et nous ont éduqués de manière à toujours vouloir aider les autres. »

Ce qui le choquait le plus c’était qu’ils fassent chambre à part.. C’était inimaginable à Ferelden, du moins dans un petit village ou même dans une famille normale.

«  - J’ai du mal à croire que des personnes mariées font chambre à part… »
« - Un mari ou une femme, c’est un partenaire pour la vie mais...  il y a différentes raisons de conclure ce partenariat. Vous… Vous cherchez une femme qui vous rendra heureux, moi je cherche un mari qui m’aidera à prospérer car satisfaire ma famille me rend heureuse. C’est un partenaire d’affaire plus que de coeur en somme, mais cela ne signifie pas qu’il est moins légitime »
«  - Navré, mais je trouve cela vraiment triste. »


Il se posait tellement de questions, mais maintenant il se rendait compte pour quelles raisons Mellissandre ne connaissait pas vraiment certaines de ses habitudes qui semblaient normales pour lui. Au fait, elle a été élevée pour les respecter et les obéir au doigt et à l’œil comme un pion sur un échiquier. C’était triste, vraiment triste. C’était pour cela qu’elle ne remarquait presque pas les attentions qu’il portait à elle, principalement durant cette soirée. On aurait dit que pour elle c’était normal qu’il s’occupe d’elle, comme si c’était un devoir envers elle alors que pas du tout.

«  - De toute façon, je ne crois pas que l’Amour tel qu’il est décrit dans mes romans existe réellement »

Elle avait un don pour réussir à faire sortir Cullen de ses gonds, et principalement avec ce sujet-là.

«  - Le Créateur nous a toujours apprit à aimer son prochain, c’est un fait indéniable. Mais ce n’est pas parce que vous avez grandi dans le but d’asservir les idéaux de votre famille que l’Amour tel qu’il est écrit dans ce bouquin n’existe pas. Pour cela il faudrait sortir un peu plus souvent des murs froids de votre demeure et observer les gens qui vous entourent. Je ne peux pas croire que vous osiez dire une chose pareille. Apprenez à vous ouvrir et ne pas vous cacher derrière un semblant de caractère parce que ce n’est pas pour la façade que vous dégagez que les gens vont vous aimer en retour. Vous êtes exécrable quand vous vous y mettez et ensuite vous vous plaignez que personne ne vous aime. Ne venez pas vous étonner ensuite. »

Il se tourna dos à elle, se blottissant dans sa couverture énervé d’entendre cela de sa part. Bon sang ces nobles, toujours à se plaindre quand rien ne va dans leur vie.

«  - De toute façon, même si c’était le cas, je dois trop à mes parents pour me soustraire à mon devoir d’héritière. Ils ont tout fais pour moi, ils ont toujours été là pour moi et continuent de l’être. Ils ne veulent que mon bien, je ne peux pas égoïstement les laisser tomber, peu importe la raison... »
«  - Si votre propre bonheur ne vous intéresse pas, je suis navré de l’entendre. Mais cessez de vous plaindre dans ce cas et assumez le choix que vous avez fait. »


Il sous-entendait fortement qu’elle pouvait décider de changer et de prendre en main sa vie. Mais si elle était à ce point rattachée à ce que sa famille a voulu lui faire croire c’était son problème et c’était à elle de faire bouger les choses.

Il se décida à somnoler un peu, après tout elle ferait comme elle voudrait, il n’avait pas à lui indiquer comment être heureux. Pourtant cela était plus fort que lui de prêcher la bonne parole Andrastienne.

Il commençait alors à s’endormir quand Mellissandre lui demanda :

«  - Dites Commandant »
«  - Hmmmmmm…. ? »
«  -  ça vous dit un pique nique de minuit ? Je dois avouer que j'ai un peu faim de ne pratiquement avoir rien mangé depuis ce matin... »
«  - Vous voulez sortir… maintenant… ? »


Bien entendu, elle ne voulait pas attaquer le contenu du panier à l’intérieur de cette maison. Mais sortir à cette heure était vraiment déconseillé, le port était connu pour posséder de nombreux trafiquants et autres brigands qui profitaient qu’il y avait que quelques patrouilles de nuit pour agir.

«  - Je doute que sortir à cet heure soit une bonne idée, il y a des brigands qui se promènent la nuit sur les quais. »

Il pouvait très bien se défendre, mais il était tout engourdi, il avait froid et avait un mal de crâne si intense qu’il était contrarié. Un délicieux mélange qui sous-entendait qu’il refusait sa proposition. Il voulait juste terminer cette nuit en se reposant au maximum après tout il était encore en repos forcé.

«  - J’ai un mal de tête atroce, je n’ai pas envie de sortir maintenant. »

Au fond du couloir menant aux chambres il y avait un petit balcon, ceci dit qui longeait une bonne partie de la façade qui donnait sur le lac. Il suffisait de s’y asseoir sur un des bancs et le tour était joué ils seraient sans danger. Mais avec tout ceci, Cullen n’avait pas fait le tour de la maison et n’était pas au courant de cette partie-ci. Si Mellissandre voulait y faire un tour, libre à elle de le faire mais lui il s’était décidé à dormir tout à coup.

«  - Mais si vous avez faim je vous en prie, mangez seulement… »

Et après tout pourquoi avait-elle besoin de sa compagnie pour manger un morceau ? Elle avait probablement quelque chose derrière la tête qui intriguait le Commandant malgré sa subite humeur maussade.

«  - …Parce que vous comptiez faire quoi… ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 6 Sep - 11:07

Mellissandre ne s’était pas attendu à ce que le Commandant réagisse à tant de véhémence quant au fait que l’Amour avec un grand A n’existait pas selon elle. Il en venait même à lui faire des reproches, ce qui, bien entendu la mettait de mauvais poil.

« Oui bien sûr, tous les petites gens s’aiment sans retenus et ne se marient que par amour. C’est pour ça qu’il n’y a pas de bâtard ou d’histoire sordide parmi le peuple. J’imagine que c’était pas amour que certains époux battent leur femme jusqu’à les tuer »
, déclara-t-elle avec une voix indéniablement venimeuse. Combien d’orphelin à cause de ce genre violences avait-elle comme esclave. De tête elle pouvait en citer au moins trois, alors elle n’appréciait pas trop ses généralités, ses préjugés. Son monde à lui n’était pas non plus parfait.

« En outre, je n’ai pas dit que l’amour n’existait pas, je ne suis pas à ce point cynique, j’ai dis que l’amour tel qu’il est décrit dans mes romans n’existaient pas. Avez-vous lu une seule fois un livre romantique pour pouvoir affirmer le contraire sur un ton si pédant ? », le défia-t-elle en croisant les bras, réalisant qu’elle s’était un peu enflammée sur le sujet. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait ce débat avec lui. « Je parle d’un amour si violent, si pur, si vibrant, si inconditionnel qu’il emporte tout sur son passage. Le genre de sentiment qui sont des Vérités absolues, des certitudes. Je ne parle pas de deux personnes qui s’apprécient et qui décident de passer leur vie ensemble, je parle d’âme sœur, je parle de deux êtres qui s’aiment tellement qu’ils ont besoin de passer leur vie ensemble, sans quoi leur existence n’aurait pas de sens », expliqua-t-elle avant de soupirer pour se calmer. Oui, elle était un peu excessive sur le sujet. Elle plaçait la barre si haut. Tout ou rien, elle n'était clairement pas dans la demi mesure

Mais c’était bel et bien de ce genre de sentiment inconditionnel et inexorable qui la faisait rêvait. Elle qui était si vide, si creuse, l’idée qu’une personne dans ce monde puisse venir la compléter et combler la vacuité de son existence avait quelque chose d’infiniment beau. De trop beau pour vraiment exister.

Mais il continuait à l’accuser d’être contradictoire dans ses choix et ses affirmations. Encore une fois, elle le trouvait injuste envers elle, car elle s’était apitoyée sur beaucoup de choses, mais certainement pas sur son destin de futur mariée.

« Je ne crois pas m’être plaint une seule fois de devoir faire un mariage arrangé », souligna-t-elle en regardant Cullen, quelque peu contrarié. « Pour autant, cela ne signifie pas que j’apprécie qu’on me manque de respect et qu’on me déteste au point de vouloir ma mort, ça n’a strictement rien à voir », ajouta-t-elle en comprenant vaguement où il voulait en venir. Même si ça lui semblait inconcevable, même si ça le dérangeait, elle avait le droit de croire qu’elle pouvait accéder au bonheur même en se pliant aux exigences de sa famille. Non, qu’elle pourrait y accéder uniquement en se pliant aux exigences de sa famille. Et ce n’est pas parce qu’elle avait accepté ça, qu’elle n’avait pas non plus le droit de rêver au prince charmant et à l’Amour avec un grand A. Tant qu’ils ne restaient que des rêves, elle ne faisait de mal à personne…

Soupirant à nouveau, Mellissandre décida d’arrêter de se justifier. En fait, elle ne comprenait même pas pourquoi elle essayait de le convaincre. Pourquoi son avis avait tant d’importance que pour la première fois depuis son arrivé dans le Sud elle avait pris la peine de faire un cours sur sa situation et que maintenant elle s’énervait parce qu’il ne la croyait pas. Cela aurait été plus facile s’il avait juste concédé au lieu de continuer à l’encourager à s’extraire de sa condition comme un petit diablotin tentateur. Et d’ailleurs pourquoi ses propos avec quelque chose de captivant, suffisamment pour qu’elle ait vacillé un instant avant de se draper dans ses principes. On lui avait déjà dit ça une centaine de fois, compatissant à son pauvre sort et l’incitant à prendre sa vie en main pour pouvoir vivre avec un être aimé. Mais ce n’était pas pareille, de la bouche de Cullen, cela sonnait plus doux et plus vrai.

Enfin, comme il n’y avait rien de mieux pour apaiser les tensions qu’un peu de nourriture, elle s’était lancée dans cette petite lubie de vouloir pique niquer à l’air libre. Mais, résistant à ses yeux de chien battu post maladie, il renâclait en prétendant que c’était dangereux.


«  - Je doute que sortir à cet heure soit une bonne idée, il y a des brigands qui se promènent la nuit sur les quais. »
« Oh, vous dites qu’un fort et vaillant templier tel que vous ne pourrait pas me protéger de quelques brigands ? Je suis déçue ~ », minauda-t-elle d’une voix un tantinet moqueuse et exagérée de femme en détresse, titillant volontairement son orgueil.

Mais apparemment il avait mal à la tête. Décidément ce genre de migraine semblait lui arriver souvent…

Sans répondre à son ultime question, Mellissandre qui s’était levée, posa un genoux sur le lit, son poids le faisant légèrement grincer alors qu’elle se penchait pour mettre le dos de sa main sur le front du Commandant qui lui tournait toujours le dos, emmitouflé dans la couverture. Ses cheveux vinrent chatouiller son cou et ses oreilles avant de refluer quand elle se redressa, se retrouvant en seiza sur le lit alors qu’elle constatait qu’il était brûlant, surtout par contraste avec ses doigts gelés.

« Vous êtes malade… ? », s’étonna-t-elle presque avant de se souvenir qu’il avait été brûlé au deuxième degré, subit l’invasion d’un démon ET d’une mage du sang dans son esprit, qu’il avait déjà eu l’air mal en point ce matin et qu’il avait passé la journée à la veiller. « ... Votre blessure s’est infectée ? », le questionna-t-elle plus avant. Si elle avait été un tant soit peu médecin elle l’aurait forcé à lui montrer mais la vérité c’est que les arcanes du soins lui étaient interdites elle ne pouvait donc pas faire grand-chose pour lui. A par parler d’une voix infiniment douce et reposante pour ne pas aggraver ses maux de tête. Elle était tellement peu habituée à jouer les gardes malades qu’elle ne pouvait mimer que ce qu’elle avait vu.

« Vous voulez un linge humide sur votre front ? », demanda-t-elle incertaine de la marche à suivre, avec une innocence qui frôlait la candeur. Il y avait toujours le seau qu’il avait utilisé pour elle, vu la température, l’eau devait être bien fraîche. S’il acquiesçait elle le ferait. Maladroitement sans doute mais elle le ferait.

Maintenant qu’elle même se sentait mieux, elle était plus réceptive à lui et son mal être, elle se sentait presque coupable de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. Elle avait juste constaté qu’il avait mal au dos rien de plus.

« Vous avez raison, c’était stupide, vous devriez vous reposer », conclu-t-elle. Tant pis pour son pique nique sous les étoiles. Elle aurait d’autres occasions dans faire un dans des circonstances plus normales. Mais quelque part, c’est justement parce que les circonstances étaient étranges que l’idée était séduisante. Un pique nique à Golefalois avec son faux mari du jour. Les choses ne seraient plus pareil après. Dès leur retour à Fort Celeste il redeviendrait grincheux et distant, trop occupé à jouer le coq pour impressionner ses soldats et ses pintades avec quelques ordres charismatiques pour discuter tranquillement avec elle. Et de toute façon, elle ne pourrait pas lui parler gentiment sans qu’on l’accuse d’entretenir une liaison.

Elle portait volontairement un masque mais la vérité c’est que tout le monde se comporte différemment selon la sphère dans laquelle il se trouve. Si son histoire de bal se concrétisait elle aurait encore l’occasion de le voir sous un jour différent, et lui aussi d’ailleurs. Même s’il allait probablement détester la Mellissandre dans son élément. C’était un peu triste.

Presque tendrement, elle chassa une mèche blonde de son front du bout des doigts.

« Elle rebiquait encore », mentit-elle avec un petit sourire en coin avant de se servir un grand verre d’eau dans la carafe et de le boire pour couper sa faim. Elle n’allait pas manger à côté de lui ou sortir toute seule dans cette maison pittoresque, elle pouvait attendre demain matin.

Considérant que l’affaire était close, elle éteignit la lampe et elle se rallongea, s’emmitouflant dans la couverture avant de venir se blottir dans le dos du Commandant, de la même manière que lorsqu'elle s’était réveillée. Une position rassurante et chaleureuse, affectueuse presque.  

« Bonne nuit », souffla-t-elle gentiment tout près de son oreille vu leur proximité. Elle ferma les yeux, ne sachant pas trop si elle réussirait à dormir mais en tout cas, elle se promis de ne pas se remettre à tripoter ses bouclettes blondes dans un élan d’ennui fasciné.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 6 Sep - 12:35

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Il ne cessa de se répéter qu’il n’aurait pas dû s’énerver comme ça contre elle pour un sujet aussi grotesque. Après tout il s’en moquait, elle faisait ce qu’elle voulait. Mais il ne put s’empêcher de penser le contraire après tout. Il semblait refuser qu’elle pense cela, parce qu’il commençait à vraiment l’apprécier et que ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de laisser quelqu’un penser aussi négativement à la vie. Mais malheureusement pour elle il s’était comporté en Commandant envers un soldat et ce n’était pas ce qu’il recherchait.

« - Vous êtes malade ?... Votre blessure s’est infectée ? »
« - Ne vous en faites pas, un peu de repos suffira… »


Après tout il avait subit pas mal de choses en moins de 48 heures et son esprit étant assez fragilisé il se rendit compte de sa faiblesse et ne pouvait pas l’accepter. Il se demanda de plus en plus s’il fallait qu’il reprenne du Lyrium… Cela dansait dans son esprit.

La dernière chose qu’il aurait souhaité, c’était se sentir mal devant elle. Elle devait se poser des questions d’ailleurs.

« - Vous voulez un linge humide sur votre front ? »
« - Je… »


Il hésita quelques instants, alors toujours dos à elle… Elle essaya de prendre soin de lui, c’était injuste de la freiner dans son élan alors qu’elle faisait des efforts pour cela.

« - Ce serait aimable si vous arriviez à m’apporter le torchon. »

Il ne voulait pas abuser d’elle, mais elle semblait si généreuse tout à coup à vouloir l’aider en retour. Il se demandait bien ce qui avait pu se passer dans sa tête à ce moment-là. Mais ne voulu pas le lui demander par fierté. Il fallait accepter que les nobles n’étaient pas tous que des flemmards qui attendaient que les autres fassent leurs besognes.

Elle lui apporta le torchon encore maladroitement mal essoré mais au moins il pouvait saluer son effort. Et de l’eau froide lui faisait le plus grand bien à ce moment-là.

« - Merci. »
« - Vous avez raison, c’était stupide, vous devriez vous reposer »


Il se rendit compte qu’il avait complètement oublié Dorian avec cette histoire. Mais il se contenta de fermer les yeux en tenait le linge sur son front pour ne pas qu’il tombe.

« - Ce ne sera que partie remise… »

Elle était encore penchée sur lui, à ce moment-là et observait son attitude depuis en hauteur. Puis elle chassa une mèche qui bouclait un peu trop sur le côté ce qui fit lever le regard de Cullen vers elle, l’air interrogatif.

« - Elle rebiquait encore »
« - Vous avez un problème avec mes cheveux vous »


Elle éteignit alors la lampe qu’il avait allumée en se penchant un peu sur lui, et se recoucha en se remettant dans la couverture, mais en se blottissant près de lui à son grand étonnement. Oui elle avait son corps tout entier collé au sien, comme si elle recherchait un point de chaleur pour dormir.

« - Bonne nuit »
« - Bonne nuit.. »


Il ne réussissait pas à s’endormir tout de suite, se demandant bien ce qui pouvait se passer ensuite. Mais finalement après plusieurs heures de réflexion avec lui-même il finit par enfin se rendormir, ayant presque oublié que Mellisandre dormait contre lui.

Le matin, le soleil passait au travers de la fenêtre et éclairait la pièce de sa douce lueur. Les deux compagnons dormaient encore quand Sven entra dans la pièce pour les réveiller.

« - Allez, debout les amoureux ! Le soleil est levé depuis un petit moment déjà ne tardez pas trop, le petit déjeuné est sur la table »
« - …… Oui maman… »


Cullen se réveilla lentement, se rendant compte qu’il dormait le front contre celui de Mellissandre, L’un contre l’autre en sommes. Au moindre mouvement, elle était forcée de se lever aussi, car ils étaient chacun appuyés sur l’autre. Le commandant se dressa en premier, restant assis sur le lit.

Il ne se doutait pas qu’un jour il allait se réveiller avec une femme dans son lit – du moins pas dans ces conditions - et son premier réflexe était de la regarder et au bout de quelques secondes de contemplation, passa une main tendrement dans ses cheveux.

« - Debout, la marmotte. »

Puis il quitta le lit, profita pour s’étirer et déposer la robe de la jeune femme sur le lit pour qu’elle puisse s’habiller tranquillement pendant que lui allait dans la salle de bain faire sa toilette en premier.

« - Cullen !! Tu as piqué la couverture du canapé ! »

« - Ah, oui, je te la ramène de suite ! »


Arrivé dans la chambre, il tira Mellissandre par le pied pour qu’elle s’enlève de la si douce fourrure posée sur le lit. Il était revenu vers elle étant torse nu puisqu’il se changeait à cet instant. Mais il n’allait pas entacher la vue pudique de la jeune femme durant longtemps, il venait juste récupérer la couverture.

« - je vous ai pas dis de vous lever, vous ? Plus vite que ça ! »

Il ramassa la couverture et sortit de la pièce. Puis il retourna se changer dans la salle de bain avant de redescendre profiter du repas qui lui était gracieusement offert par son ami.

La table était remplie de brioches diverses et de fruits frais. On pouvait dire qu’il avait songé au bien être de ses invités. Cullen regarda cela alors qu’il se servit un jus de fruit et se mit à appeler sa femme.

« - Chérie ! Si tu veux manger dépêche-toi parce que sinon je risque de tout avaler avant que tu n’arrives ~ »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 6 Sep - 19:06

Quel joie, quel bonheur, d’être réveillé par la voix enjoué d’un templier. Pas habituée à obéir à ce genre de commandement, Mellissandre grogna légèrement sans daigner ouvrir les yeux. Elle avait mis très longtemps à se rendormir et elle était donc contrariée d’être coupée dans son élan. Présentement, là elle se sentait incroyablement relaxée, elle avait envie de végéter encore un peu dans ce lit rustique mais pas si inconfortable.

Sa tête dodelina quand Cullen retira son front, les deux étant appuyés l’un sur l’autre au point qu’elle aurait probablement une infime marque rouge pendant quelques minutes. Contrariée, elle se roula davantage en boule – preuve que son estomac ne la faisait plus souffrir – compensant l’absence de son compagnon en enlaçant l’oreiller. Mais la chaleur n’était pas la même.

Têtue, elle refusait toujours d’ouvrir les yeux, quand bien même il lui caressait les cheveux en la traitant de marmotte. Elle était une marmotte si elle voulait d’abord. Pour elle, il était évident que tout cela faisait parti de leur comédie de marié. Il la laissa – sans doute pour se préparer – et elle se retrouva seule. Elle trouvait le lit soudain terriblement froid et elle était bien réveillée, mais par pur principe, elle resta ostensiblement allongée en prétendant somnoler. Juste pour être enquiquinante en somme.

Toutefois, apparemment Cullen avait emprunté une couverture en bas et il entreprit donc de la restituer en la tirant nonchalamment par le pied. Surprise, elle se débattit légèrement mais elle ne faisait pas le poids contre Cullen et elle finit par s’asseoir tout échevelée de sa nuit autant que de la bataille, tandis qu’il récupérait son trophée.

« Vous êtes un monstre », déclara-t-elle d’une voix neutre en tournant les yeux, s’efforçant de ne pas trop détailler son torse. Franchement, ça n’était pas normal d’avoir des abdominaux si bien dessinés.

Toujours aussi maussade, Mellissandre entreprit de se vêtir de mauvaise grâce, prenant tout son temps pour enfiler sa robe. Toutefois, elle sursauta quand il l’appela soudainement, la menaçant de tout manger si elle ne se dépêchait pas. C’était hors de question. Elle était affamée.

« Si tu fais ça, c’est toi que je mange », cria-t-elle en retour en peinant à refaire les lacets de sa robe alors qu’elle accélérait précipitamment le mouvement.

Amusé par leur manège, Sven sourit en se servant un verre de jus d’orange.

« J’avoue que quand tu m’as dis que tu étais marié avec une riche tévintide j’ai eu quelques doutes », admit-il. Il n’avait pas vraiment caché sa surprise ni sa méfiance à l’égard de cet union, mais manifestement ils l’avaient convaincu. « Mais quand je t’ai vu péter un plomb après son empoisonnement… Je ne t’ai jamais vu si inquiet et en colère... », nota-t-il avec un petit sourire, manifestement impressionné. « Je ne sais pas trop ce qui vous unis mais prend bien soin d’elle », lui intima-t-il en stoppant ses messes basses alors que Mellissandre débarquait dans le salon encore décoiffée.

Elle soupira de soulagement en voyant la table encore garnie et prit place à côté de Cullen sans faire sa difficile. Sur un air de confidence, elle se pencha vers son ‘époux’ et murmura
« Il faudra qu’on se mette d’accord sur une version si on nous interroge sur notre escapade », l’avertie-t-elle avant de glousser pour donner l’illusion d’avoir juste dit une bêtise.

C’était agréable de profiter un peu de l’ambiance décontractée avant son retour à Fort Celeste où l’attendait une très mauvaise surprise…


FIN

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