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Posté Sam 1 Juil - 1:50
Sans doute parce qu’elle passait ses journées entourée d’universitaires pédants qui prenaient grand soin d’alambiquer leur phrases jusqu’à les rendre incompréhensibles juste pour se donner l’air intelligent, Irisviel ne trouvait pas les explications de Solas si nébuleuses que ça.

En soit, c’était incroyable mais assez logique – elle en venait même à se demander pourquoi les autres mages ne cherchaient pas à s’emparer de cette même connaissance - mais linguistiquement parlant c’était tout à fait compréhensible. L’Immatériel. Il l’avait mentionné à de si nombreuses reprises que son attachement pour ce lieu d’outre-tombe était évident. D’ailleurs, il ne cessait d’en parler comme source de connaissance et d’inspiration, ce qui la rendait encore plus frustrée de ne pas être mage, de ne pas y avoir accès. Savoir qu’il y avait là, un royaume entier propice à l’apprentissage, laissé en jachère par la majorité des rares élus capable d’en croquer les fruits, cela avait de quoi la navrer.

Sinon, malgré leur premier désaccord sur l’importance de la culture elfique, il était satisfaisant de voir qu’il partageait son avis sur l’enclosure des savoirs, car il s’insurgea une nouvelle fois contre l’embargo que les dalatiens posait sur les connaissances, émettant comme seul condition à son enseignement qu’elle le partage.

Toujours méfiante, car définitivement l’offre lui paraissait trop belle pour être vraie, Irisviel acquiesça néanmoins.

« J’admets qu’être la première professeur en elfique de l’Université d’Orlais ne me déplaît pas », avoua-t-elle avec un petit sourire enjoué, comme acceptation et garanti que sa condition serait respectée. Bon, une elfe enseignant l’elfique c’était un peu cliché, cela aurait été plus drôle si ça avait été un qunari, mais cela aurait le mérite d’être une discipline inédite. De quoi satisfaire ses ambitions et son désir d’être remarqué. Sans parler de la valorisation des elfes qu’elle était de facto obligée d’accomplir. Non, elle avait tout à gagner à le transmettre à son tour, à qui voudrait bien l’apprendre. Ils n’étaient pas nombreux, mais cela pouvait changer…

« Et je suis d’accord avec vous. Le savoir est depuis toujours le théâtre de batailles d’influences et de pouvoir. Je suis toujours navrée de le voir si jalousement conservé, alors que c’est une des rares choses dans notre monde qui s’enrichit en étant partagé au lieu de se diviser. Les dalatiens sont l’incarnation de ce problème, mais ils ne sont pas les seuls malheureusement, les pays étrangers se montrent très frileux à partager leurs travaux, les Cercles aussi parfois... », constata-t-elle avec un regard légèrement attristé preuve de sa sincérité. A nouveau, elle voulait le rassurer sur sa bonne foi mais au-delà, il était toujours agréable de partager une pensée qui l’avait hanté à de maintes occasions, cela avait un effet indéniablement cathartique.

Ceci dit, même si elle était assez fine pour se montrer convaincue quand à sa requête, elle ne l’était en réalité pas vraiment. Tout était trop parfait pour que sa méfiance ne soit pas aux aguets, prête à déceler la moindre contradiction dans son discours. Elle ne voyait pas trop quel piège il pouvait lui tendre mais elle préférait être parée, juste au cas-où... Tout cela, la poussait à vouloir mieux le connaître, le comprendre pour chercher la faille, les faiblesses, les désirs…

Imperceptiblement, ses yeux glissèrent sur la fresque, sur le trou béant de l’Immatériel qui dévoilait l’imposante citée noir. Cette fascination pour l’au-delà était un bon point de départ à son subtile interrogatoire….

« J’ai passé beaucoup de temps dans les Cercles – ils ont, enfin avaient, des bibliothèques remarquables – mais je n’avais jamais réalisé que l’Immatériel renfermait tant de secrets et d’histoires », déclara-t-elle donc avec un enthousiasme indéniable pour engager à nouveau la conversation et l’entraîner avec elle sur ce terrain.


« Néanmoins, l’aisance avec laquelle vous semblez l’arpenter me rend curieuse, seriez-vous à tout hasard un somniari ? », lui demanda-t-elle, utilisant le terme tevene à défaut de connaître l’équivalent en Universel. Après tout, il n’y avait que dans l’Empire qui lui avait été donné de rencontrer un jour un de ses êtres au pouvoir démesuré et fascinant. On les disait capable d’assassiner quelqu’un dans leurs rêves, de rendre les gens fous… Des alliés puissants mais dangereux, car plus facilement sujet au possession.

La question lui brûlait la langue depuis qu’il avait mentionné l’Immatériel pour la première fois, mais elle s’était fait plus vivace quand il avait comparé ses séjours là-bas aux vagabondages… En tout cas, cette rencontre lui semblait de plus en plus incroyable et prometteuse. Si ses soupçons s’avéraient exacte elle avait vraiment en face d’elle un être d’exception, même s’il ne payait pas mine dans sa tenue bien plus sobre et triste que le plus quelconque des pyjama orlésien.


Tout de même qui aurait pu prévoir qu’à peine arrivé à fort Celeste elle trouverait un elfe aux connaissances si vastes et désireux de transmettre son savoir… Finalement, peut-être qu’après toutes ses déconvenues, tous ses récents déboires, la chance lui souriait enfin.
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Posté Sam 1 Juil - 15:14
Elle semblait de bonne foi, et faisait visiblement beaucoup d'efforts pour la convaincre que c'était le cas. En effet, elle semblait avoir un peu trop les pieds sur terre pour pouvoir se contenter d'accepter si joyeusement son offre, et sans doute gardait-elle encore beaucoup de secrets et de réserves derrières son aimable sourire. Cela ne le dérangeait cependant pas le moins du monde : s'il y avait bien quelque chose qu'il pouvait comprendre, c'était les secrets.

En outre, il était lui même plutôt enjoué à l'idée de pouvoir jouer les professeurs. Il s'amusait régulièrement à le faire auprès de quiconque voulait bien l'écouter au sein de Fort Céleste – l'Inquisiteur en premier – mais il y avait une grande différence entre dispenser de petites perles de sagesse çà et là, et enseigner rigoureusement à quelqu'un. Elle n'aurait sans doute pas le temps d'en apprendre beaucoup, mais les bases consistaient un travail bien assez conséquent pour qu'ils ne s'ennuient pas. Et puis, si elle tenait tant que cela à apprendre l'elfique, elle reviendrait sans doute.

Il se prit ainsi à rêver d'un Thédas où le langage du peuple n'aurait pas sombré dans l'oubli, et se demanda ce qui aurait alors changé. Leur condition serait-elle meilleure maintenant ? Peut-être. Beaucoup d'étapes de leur histoire, dispersée à travers le monde entier, avaient été ignorées, car étant intraduisibles, et la communication avec la Dalatie d'antan n'avait jamais été très aisée. Avec ces quelques savoirs en plus, la place des siens aurait pu être moins précaire.

Irisviel le surprit alors à nouveau en lui parlant de l'Immatériel, et en employant un mot que lui même n'avait que rarement entendu. « Somniari ». Un nom Tévintide pour ce que les humains appelaient les Rêveurs, les mages pouvant arpenter l'Immatériel avec tant d'aisance qu'il leur était possible de voyager dans les rêves des autres et de les affecter en ces lieux. Bien entendu, les histoires les plus connues étaient celles de meurtre, comme souvent lorsqu'il s'agissait de pouvoir, et la plupart ne sont d'ailleurs pas erronées. Du temps d'Arlathan, les Rêveurs faisaient partie des membres les plus haut placé de la société elfique, et cela avait conduit à son lot d'intrigues et de trahisons à l'époque. Aujourd'hui, on entendait volontiers qu'ils avaient disparu ou qu'ils existaient encore dans l'empire Tévintide. La vérité, comme toujours, était un peu plus complexe que cela.

Brièvement, ses pensées se tournèrent vers son vieil ami Felassan, lorsqu'il l'avait croisé pour la dernier fois dans l'Immatériel, porté par son rêve. Une partie de lui regrettait toujours ce qu'il avait dû faire ce jour là...

« Je le suis bel et bien, répondit-il sans se cacher, même si, avec un peu d'entraînement, n'importe quel mage peut percevoir l'Immatériel autour de lui au cours de ses rêves. Peu s'y risquent cependant, par peur et par ignorance de ce qui se trouve là bas, considérant chaque esprit comme un démon potentiel prêt à s'emparer de leur âme. Leur prudence excessive et leur crainte les privent de tout ce que celui-ci a à leur offrir, et les conforte dans leurs opinions, car l'Immatériel est tout sauf immuable. Il est forgé par la perception que l'on a de lui, et si l'on s'y aventure avec la peur au ventre, celui-ci en suintera.

C'est aussi pour cela qu'il faut être prudent avec ce que l'on y apprend. Le monde des rêves est affaire de subjectivité et de ressentis, mais avant que vous ne mettiez en doute mes capacités, je vous demanderai de réfléchir à ceci : n'est pas aussi le cas de vos livres d'histoire ?
 »

Combien d'anciens textes étaient aujourd'hui moqués pour leur imprécision alors qu'ils étaient considérés comme d'irréfutables vérités alors ? Et combien de ceux d'aujourd'hui subiraient le même sort demain ? Sans parler de tous les écrits nimbés de propagande, quand ils ne sont tout simplement pas inventés de toute pièce pour satisfaire une idéologie, pour conforter une conception du monde et de ses valeurs ? L'histoire appartient aux vainqueurs, comme le disait le vieux proverbe, et les mensonges aussi.

« Mais oui, répéta-t-il, pour répondre clairement à votre question, je suis un Rêveur. Mais je n'entre généralement que dans les souvenirs des morts, dans ceux des champs de bataille ou des lieux chargés d'histoire, là où mes erreurs ne peuvent blesser que moi. Je ne vois pas cela comme une arme, mais comme un don. »
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Posté Sam 1 Juil - 16:29
Ainsi donc elle avait vu juste, son interlocuteur était bel et bien un somniari, un rêveur selon la traduction qu’il proposait – et qui était tout à fait légitime.

Toujours délicatement affable, Irisviel se contenta d’opiner lorsqu’il parlait des dangers souvent associés à ce terme. Il prétendait ne jamais se servir de son don pour tuer, mais ces paroles rassurantes n’avaient que peu d’échos en Irisviel, elle qui était envahie d’histoires sordides à leurs sujet et habituée aux langues de vipères de la cours impériale.

Toutefois, si elle ne le croyait pas sur parole, Solas avait l’air d’être une personne sage et réfléchi, certainement pas le genre d’individu qui s’amuserait à torturer gratuitement les esprits de pauvres âmes égarées. C’est en tout cas ce qu’elle voulait croire, et, s’il y avait fort à parier qu’elle peine à dormir sur ses deux oreilles tant qu’elle ne lui ferait pas plus confiance, elle n’allait probablement pas devenir insomniaque pour autant.

Dissimulant habilement ses sombres suspicions, Irisviel s’inclina poliment.

« Ne vous inquiétez pas, je me doute que l’Inquisiteur ne s’entoure pas de personnes malfaisantes », répondit-elle, exprimant la vérité avec une subtilité toute orlésienne, puisque si elle doutait de ses propos, elle ne pensait effectivement pas qu’il était animé de mauvaises intentions.

Par ailleurs, sa remarque sur la relativité du savoir lui procura un nouveau sourire chaleureux alors qu’elle ne pouvait qu’approuver pleinement.

« En effet, tout le paradoxe du monde des chercheurs repose dans cette dichotomie entre objectivité et subjectivité. Nous recherchons la Vérité, et pourtant pour la trouver, nous ne pouvons que nous appuyer sur des vestiges et témoignages du passé, sujet aux interprétations de leurs créateurs et des historiens. Tellement de filtres parfois influencer par les puissants de ce monde… Et c’est bien pour ça que, travaillant sur l’influence des elfes lors de la période pré-andrastienne, mon directeur de thèse et moi même avant encore tant à faire. Multiplier les sources, toujours creuser davantage, voilà bien la seule méthode que nous avons pour tenter de légitimer nos assertions mais j’imagine que c’est aussi ce que vous faites : vous tentez de voir les rêves des différents parti pour approcher de la réalité des faits », explicita-t-elle, retrouvant son enthousiasme flamboyant, cette passion qui irradiait de ses lèvres et de ses yeux chaque fois qu’elle parlait de son travail.

En ton coeur brûlera, une flamme inextinguible. Irisviel n’était pas croyante, mais ce verset s’appliquait si bien à elle lorsqu’il s’agissait de linguistique. Sa curiosité était sans doute aussi insatiable que son ambition.

Un léger silence s’installa entre eux, surprenant vu les longues tirades qu’ils avaient pris le temps de s’échanger jusque là, mais pas désagréable pour autant. Sans doute étaient-ils suffisamment habitués à la solitude pour savoir apprécier le calme qui procure de la vivacités aux esprits. Il faut dire qu’elle avait beaucoup d’informations à digérer. Un connaisseur de l’elfique, un rêveur, un peintre de fresque historique… Elle avait vraiment à faire à une personne singulière qu’elle n’allait pas se priver de l’interroger, encore et encore. Surtout qu’il était plutôt entériné qu’il lui servirait de professeur.

C’est à ce moment précis qu’elle se souvint pourquoi elle était venu dans cette pièce initialement. Certes, elle n’était pas pressé mais elle s’était tant laissé emporté que son retard en devenait impoli.

« Je pense que je devrais retourner à mes devoirs avant qu’on m’accuse de faire du tourisme », plaisanta-t-elle en se dirigeant vers la table, jaugeant la pile instable pour savoir comment elle allait la reprendre dans ses bras.

Tout en tentant maladroitement de trouver une posture stable malgré la hauteur vertigineuse et le poids de ce savoir, Irisviel jeta un regard à Solas.

« Au fait, quand seriez-vous disponible pour une première leçon d’elfique ? », demanda-t-elle, loin d’avoir oublié ses priorités. Quitte à sacrifier la visite de Fort Celeste, elle ne laisserait pas passer la moindre occasion.
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Posté Sam 1 Juil - 19:13
Elle lui offrit en guise de réponse une circonvolution toute orlésienne, accompagnée d'une petite révérence polie. C'était bien plus qu'il n'avait eu l'habitude d'en obtenir quand il révélait qu'il était mage, sans parler de sa petite spécificité. Il comprenait ainsi à quel point elle pouvait être mal à l'aise en apprenant que même ses rêves n'étaient potentiellement pas en sécurité, mais pourtant, elle parvint à museler sa méfiance. Peut-être était-ce dû à sa volonté d'en apprendre plus, ou bien peut-être ses craintes étaient-elles calmées par ce qu'elle savait des mages qu'elle avait apparemment déjà côtoyés dans le passé, au cœur de leurs Cercles. Quoi qu'il en fut, elle ne le rejeta pas, et ne le jugea pas non plus, et ce simple respect serait essentiel dans son futur enseignement.

Il resta ainsi silencieux, écoutant d'abord son petit discours enflammé sur la science de l'histoire, ainsi que le silence pensif qui suivit. Ce soudain changement entre l'inextinguible entrain et la calme académique le surprit, mais il s'en accommoda avec plaisir, savourant les sons lointains qui résonnaient dans Fort Céleste, agrémentés du bruit du vent glacial des montagnes qui se faufilait à l'intérieur des murs.

Irisviel sembla finalement se rappeler qu'elle était attendue ailleurs, et brisa ces courtes secondes de paix en lui annonçant son départ, avant de se saisir maladroitement de sa pile de livre que personne ne semblait avoir désigner porter pour elle.

« Je suis disponible à n'importe quel moment de la journée, pourvu que l'Inquisiteur n'ait pas besoin de moi ailleurs. Je ne travaille cependant pas la nuit, c'est un temps que je réserve à mes rêves, mais sinon, vous pourrez me trouver ici, ou dans les environs. »

Il avança vers elle et, pris de compassion face à l'ampleur de son fardeau, posa un doigt sur ses livres avant de faire appel aux forces de l'Immatériel. Il n'avait pas son bâton, mais pour un sort aussi simple, il n'était pas nécessaire, pas plus qu'une grande concentration. Une légère vague d'énergie traversa son corps et infusa la pile de livre, les faisant momentanément briller d'une fine lumière verdâtre, tandis qu'ils devinrent instantanément plus légers, déséquilibrant au passage l'elfe qui ne s'y attendait probablement pas.

« Cela devrait vous simplifier la tâche, souffla-t-il d'un ton neutre. Ils retrouveront progressivement leur poids normal, ne vous en faîtes pas, d'ici une bonne dizaine de minutes. Je pense qu'il ne vous en faudra pas plus pour trouver un endroit où vous installer. Si jamais vous ne trouvez pas, allez voir dame Montyliet, à gauche de la salle du trône, elle saura vous aiguiller. En attendant, je vous souhaite officiellement la bienvenue à Fort Céleste. »

Il retourna alors à sa fresque, grimpant à l'échafaudage qu'il avait quitté quelques minutes plus tôt, et salua sa nouvelle élève d'un signe de tête avant de retourner à son œuvre.

« Dareth shiral. »
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Posté Sam 1 Juil - 19:57
Irisviel nota soigneusement ses horaires de disponibilité, son commentaire lui tirant néanmoins un sourire amusé. Un rêveur qui prenait le temps de rêver… Cela faisait sens, mais elle ne pu s’empêcher de commenter malgré tout.

« Oh pourtant, je sais inspirer de très beaux rêves...», glissa-t-elle avec une ostensible innocence feinte, contredite par son sourire teinté de malice et son léger mouvement d’épaule emprunt de sensualité. A son regard pétillant, il était cependant évident qu’il s’agissait d’une simple taquinerie sans réelle arrières pensées. Irisviel était une orlésienne et une grande bavarde. Les conversations philosophiques étaient plaisantes mais il fallait savoir varier les plaisirs, trop d’ambiance studieuse devenait lassante, un peu de piment de temps en temps ne faisait jamais de mal. Et puis, il fallait bien marquer les esprits, elle n’avait pas un CV aussi incroyable que lui pour s’assurer de sa singularité.

Alors qu’elle ployait sous le poids de ses livres, Solas s’approcha et elle lui sourit en songeant qu’il allait l’aider à porter son fardeau mais il se contenta d’un tour de magie. Un tour de magie fort utile  au demeurant puisque le poids de la pile fut diminué au moins par deux et qu’elle chancela surprise par cette soudaine légèreté.

« J’aurais dû être mage », soupira-t-elle non sans lui avoir lancer un regard reconnaissant alors qu’elle montait précautionneusement la première marche. « Merci pour votre aide et les conseils, mais je sais où c’est. Enfin en théorie », conclu-t-elle d’une voix incertaine avant de s’élancer pleinement dans l’escalier tandis que lui même retournait à ses occupations initiales.

Les adieux en elfique lui tirèrent un sourire et elle joua le jeu en parfaite élève studieuse.

« Dareth Shiral, Solas », déclara-t-elle donc en prenant grand soin de prononcer ces mots à la perfection avant de disparaître dans l’entournure des marches en colimaçon.

Cette entrevue avait été agréable, mais désormais elle devait reprendre ses occupations et Irisviel savait très bien faire la part des choses. Sans doute ne réalisait-elle encore pas tout à fait la chance qu’elle venait d’avoir, le fait qu’elle avait enfin une opportunité d’apprendre l’elfique. Elle aurait tout le temps d’être folle excitée et heureuse lorsqu’elle aurait eu sa première leçon.

Fin
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