— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris)

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— LIEU D'HABITATION : Aucun. Elle est nomade.
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— PROFESSION : Mercenaire. Épéiste dont on s'arrache à prix d'or les talents.
— FACTION : Elle est sa propre faction. Et celle de son groupe de mercenaires.
— ARMES : Son bouclier et son épée recourbée à double tranchant, aux runes lui permettant d'asséner des coups électriques
— O.SEXUELLE : Inconnue. Elle se garde bien de dire si elle est bi, zoophile, ou fan de Qunari.
— AMOUREUSEMENT : Serindë n'aime personne. Elle ne veut aimer personne. So move bitch, get out the way.

MessageSujet: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Lun 19 Juin - 21:53

Une vie, une lameFenris & Serindë Ils marchent, marchent sans cesse, ne prenant vent comme caresse; c'est une claque, sur leurs joues déjà blessées. Ce matin, ils ont commis un crime. Le pire des crimes, celui du sang. Et ce sang, ils le portent encore sur leur cuirasse et gantelets de cuirs, il roule de ses perles luisantes en quête de peau, de quelque hôte pouvant l'aider à survivre. Mais rien n'y fait, il sèche bientôt et craquelle sur ce derme impénétrable, ou bien rencontre une bouche avide d'eau qu'elle soit rouge ou bien marron mélasse. Ils marchent, marchent sans cesse, fracassant sous des pieds supposés éclatants comme l'airain les racines sortant de cette route de terre. On entend qu'ils craquent et ploient quand finalement la caravane les suivant vient à son tour achever l'oeuvre de ces pas destructeurs. Ils sont quelques dizaines à marcher, ou bien à maîtriser avec panache la hardiesse de leurs montures et, tels des loups, l'on voit les plus forts au loin fermer le pas. Quand ils marchent encore et encore, la nature se tait, l'oiseau tord sa nuque et le hahl ne crie plus ses chants de fécondité. Seul compte le son des pas et sabots, les rires et râles, les cliquetis métalliques et fracas de bois.

Dizaines d'hommes armés qui tuent l'harmonie de cette forêt. Et bientôt, l'on entend quelque chose siffler et se ficher; puis un cri de douleur. L'homme s'effondre, touché à la cuisse. L'assaillant, toujours arc en main, frémit de ses oreilles pointues avant de sortir à nouveau de son carquois une nouvelle pointe destructrice. Il est vrai que cet elfe se complait à le voir pleurer sa chair ainsi déchiquetée. Il veut en voir plus, mais il se garde bien pour le moment d'achever sa chasse.
"Tu nous as pris pour quoi ? Des brontos éclopés ?"
L'archer descend de sa monture, acclamé par les rires de ses partenaires. Le blessé, le chassé, lui, ne peut que commencer à pleurer et retrousser le tissu de son manteau fort bien ouvragé. Il tremble, écarquille les yeux comme pour être sûr que la réalité qui le frappe n'est pas la sienne. Pourtant, c'est bien la réalité : il va mourrir. Mourir d'une flèche positionnée entre ses deux yeux. Alors il rampe dans un dernier sursaut d'espoir.
"Il t'avait prévenu.
- M-mais j'ai fait tout ! TOUT ! e-et j'ai encore p-p-p-plein pour lui. p-p-pour vous.
- Alors très bien. Je te laisse une chance de survivre."
La femme qui s'est adressé au pauvre bougre descend son croisé dalatien à la robe presque aussi brune rousse que sa maîtresse. Celui-ci s'ébroue quelque peu suite à leur coulée dans quelque rivière, un moment pieux de bruit dans ce silence pesant. Car oui, la détentrice de ce cheval est arrivée jusqu'à sa victime, accroupie, près de ce visage tordu de douleur sans qu'aucun son ne fuse, sans qu'aucun bruit n'instille un vain espoir à ce corps maintenant condamné.
"Dis-moi où est le champion de Kirkwall."
Ils se regardent tout deux, droit dans les yeux. Cette femme. Elle ne lui laisse pas le choix. Pourquoi ? Parce qu'il ne sait foutrement pas où se trouve le champion. Alors il répond un je ne sais pas. Plusieurs fois. Plus fort quand elle se relève et repart prendre place sur sa monture. Maintenant c'est l'elfe qui est dans son champ de vision. Il est mort.

◊ ◊ ◊

On se regarde en chiens de faïence, on fait semblant de rire en trinquant à la belle et à son dodu postérieur. Puis, on en vient aux blagues graveleuses et aux mythes montés au fil des années; au Héros de Ferelden, à la chute des Harrowmont, aux engeances tuées encore il y a peu. Et à la compagnie qui ce soir a pris tablée dans cette auberge de Gwaren la miraculée. Miraculée car cette ville malgré les désertions et les attaques a toujours réussi à renaître des cendres des sacrifiés. Cette compagnie dont certains chuchotent les noms des membres, est la Compagnie du Vent Hurleur. D'un coup de vent, tout ce qui se met sur leur chemin ou en travers de leur paie périt dans un hurlement. Et on sait que la pire de tous, c'est ... elle.
"J'ai besoin d'informations, Torril."
Le nain à la barbe grisonnante et au regard rieur semble soudainement moins enjoué quand les yeux bleus de son interlocutrice se plantent dans le brun des siens.
"Serindë."
Il pose sa chope, prend un tabouret et se dresse dessus pour prendre la hauteur nécessaire qui sied à cette conversation. Et pendant ce temps, l'auberge se noie dans des brouhahas incessants qui réconforteraient l'imbécile arriviste venant chercher quelque pitance.
"C'est trop me demander pour récupérer une cargaison ...
- De vin antivan que tu as aussi volé."
Le nain grogne, visiblement touché là où ça fait le plus mal par sa mercenaire détestée, mais aussi fortement appréciée. Sa réputation la précède autant que la mythique corne appelant le dragon sire gardant la sainte urne funéraire des cendres d'Andrasté.
"En plus, vu les gens, t'as des chances de croire que c'est une embuscade.
- Je verrai bien sur place. Alors."
Torill soupire, et tire nerveusement sur sa belle toison. Elle, Serindë Elisung, chef de la Compagnie du Vent Hurleur attend, serrant ses gants de cuir au point d'en faire crisser les sangles. Même habillée de blanc, on a du mal à sentir de l'innocence poindre de son aura. Le nain lâche l'information, finalement battu par la perspective de revoir son vin volé sans être picolé.
"Port, troisième entrepôt. Il y a un bateau qui prétend l'embarquer."

◊ ◊ ◊

La lune est haute dans le ciel, et pas âme qui vive ne traîne dans ce port encore en pleine reconstruction depuis le cinquième Enclin. Elle hume le vent, cachée sous son casque de chasseur de dragon, une de ses célèbres prouesses où le propriétaire de cette merveille s'est retrouvée tête tranchée en deux coups placés au même endroit. Une boucherie. Son col remonté, son plastron noir serré accrochant un cuir blanc  se soulevant par moments au gré des vents. L'on peut penser que cette armure est un apparat criard comme tout orlésien se respectant, mais il a une utilité remarquable; il pare à coup sûr les flèches et empêche tout craquement et serre que l'on connaît au cuir (cliquez ici). Ses pieds armés forcent la marche sur ce bois parfois branlant, tandis que se balance son bouclier accroché à la main.
Elle est seule. Parce que cette histoire ne concerne qu'elle; et la bande de Hawke. Elle voudrait savoir ce qui s'est passé, mais aussi mettre une sacrée rouste qui puisse marquer le corps de ce mage autant que le dos de la demi elfe a été marqué. Ses yeux deviennent un torrent dévastateur, chaque bateau, pourrait se consumer sous son feu grégeois. Serindë veut Hawke.
Les gens dormant tranquillement sur le pont du bateau sont pris de court par l'apparition de ce chevalier. Et de suite, en voyant la posture offensive que prend l'intrus et la distance entre eux et leurs armes, il n'y a point besoin d'être un savant alchimiste pour comprendre qu'un pas leur serait fatal.
"Où est Hawke."
Tous frissonnent, paniquent, et comprennent que l'histoire s'est ébruitée dans les tavernes et auberges de Gwaren. Foutredieu leur mensonge était allé bien trop loin.
"Où. Est. Le. Champion. De. Kirkwall."
Cette fois, la posture se tient prête pour toute entaille ou coche dans son champ d'allonge. Car l'un des marins a malheureusement eu la mauvaise idée de l'attaquer. Il se fracasse sur le bouclier du chevalier avant de tout bonnement sentir l'os de son bras qui tenait précédemment l'épée craquer à l'entrée de la lame dans sa chair. Elle ne le tuera pas. Mais il souffrira, longtemps. Comme elle a souffert en se faisant arrêter dans sa mission ce jour là. Hawke paiera.

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— NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— LIEU D'HABITATION : Tu vagabondes, tu n'as pas de lieu fixe.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— RANG SOCIAL : Tu es un ancien esclave ayant tué son maître.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.

MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Mar 20 Juin - 16:21


Un coup, puis un autre, ta lame se perd dans les entrailles de ta cible. Le sang s’écoule mais il ne se laisse pas faire et riposte, il t’atteint mais ne parvient pas à traverser ta protection. Il s’est mis en grand danger à se rapprocher de toi, et il le sait. Il te regarde, tu le fixes, en colère, et il prend conscience que son destin est scellé. Sa mort te permettra d’avoir un repas chaud ce soir et peut-être même de pouvoir dormir autrement qu’à la belle étoile. Tes pas t’ont mené jusqu’à ce contrat et cela n’a pas été facile de retrouver sa trace. Mais le voilà devant toi, à t’implorer du regard de le laisser en vie – ce qui est tout bonnement impossible.

La panique se lit davantage sur son visage lorsqu’il aperçoit que tes tatouages prennent vie et s’illuminent ; tes doigts parés d’une armure pleine de griffes s’enfoncent rapidement, traversant la chair et les os jusqu’à atteindre l’organe vital, source de vie. Tu n’es pas du genre à trancher des têtes et à les ramener en guise de preuve, non, tu es bien plus original, tu préfères offrir le cœur de tes victimes. Un acte barbare certes, mais c’est bien souvent la première chose que tu réussis à séparer du corps tout entier. Tu sens son organe battre, il ne parle plus, il pousse son dernier cri avant de tomber à tes pieds, inerte. Ta main tient l’organe encore brûlant, se vidant du sang qu’il contenait.

Tes yeux se posent ensuite sur le cadavre, tu éprouves une sorte de satisfaction : c’était un mage. Tes doigts se serrent autour de ton trophée sous la frustration tandis que le lyrium présent sur ton corps s’éteint. Et tu pars sans te retourner après avoir rangé ta lame dans ton dos. Tu ne regrettes rien, mais avant, tu dois faire un détour. Tu erres en loup solitaire, tu es un homme libre désormais, mais il y a toujours ce manque présent au fond de ton cœur. Tu ne l’avoueras jamais, mais avoir de la compagnie n’est pas si néfaste que tu le penses. Les histoires de Varric te manquent, et te plaindre ouvertement devant Anders et Merrill te laissent un profond sentiment d’amertume. Mais cette vie en solitaire, c’est toi qui l’as cherchée. Tu ne dis pas qu’elle est mauvaise, au contraire, mais tu donnerais cher pour t’asseoir aux côtés de tes anciens camarades le temps d’une soirée.

Tu arrives à un endroit qui te permettrait de nettoyer tout ce sang séché, ou du moins faire semblant. Tu observes ton épée que tu as l’air de transporter sans difficulté malgré ton corps assez fin, morphologie des elfes. Tu la chéris, tu scrutes le moindre défaut – car ce serait bien dommage de combattre avec une lame émoussée. Et quand tu finis de tout nettoyer, tu te relèves et tu repars. Tu comptes être un minimum présentable, tu ne veux pas être dérangé même si ton apparence n’arrange pas les choses.

Et tes pas te mènent jusqu’à Gwaren. Tu arrives aux portes de la ville, et tu frissonnes ; on t’a déjà parlé de cet endroit, et ton instinct te dit que tout n’irait pas bien. Si tu t’écoutais, tu aurais déjà fait demi-tour depuis bien longtemps. Et pourtant, c’est là que tu décides de résider ne serait-ce que pour une nuit. Tu entres dans l’auberge, tête baissée. Personne n’a l’air de te calculer et ça t’arrange bien, encore faut-il que tu puisses demander une chambre.

Mais tu te retrouves là, dans ton coin, à tendre l’oreille. Tu as cru entendre des choses intéressantes, et une certaine curiosité t’a piqué à ce moment-là. Tu fais ta vie, certes, mais seulement en apparence. Tu es seul, et tu sembles craindre quelque chose. Ta mémoire te fait déjà défaut alors qu’on ne te l’a pas arrachée depuis bien longtemps. Des mots se perdent au milieu du brouhaha ambiant, et tu comptes bien voir ce qu’il s’y passe. L’appât du gain peut-être, ou tout simplement un mauvais pressentiment. Ou alors, tu es juste fou Fenris. Ton poing se serre lorsque tu réalises ce que tu es en train de faire, mais il est bien trop tard pour reculer.

La nuit a depuis longtemps pris le dessus sur son astre opposé. Tu n’as pas quitté l’auberge, tu es épuisé, mais tu résistes. Tu ne peux pas fermer l’œil sans savoir ce qui se trame. Toute la soirée, tu as tendu l’oreille, et tu as entendu beaucoup de rumeurs ; des ragots, des nouvelles inquiétantes et… La possible présence de Hawke. L’envie irrésistible de te rendre là où il pouvait possiblement se trouver te hante et tu comptes bien y aller. Tu payes ton repas, et tu t’en vas.

Tu arrives assez rapidement, et tu observes. Tu peux entendre de l’agitation, tu t’en rapproches et tu le sais. Tu frémis, tu as hâte, mais tu te dis que tu es bien trop naïf. Tu crois à des mensonges, mais ça n’a pas l’air de te gêner. Tu arrives enfin, tu observes la scène, qui te semble bien familière. La pauvre âme, qui pensait pouvoir se battre contre l’autre personne, se retrouva une lame perçant sa chair. Tu te rapproches, puis tu t’arrêtes de nouveau.

« Tu cherches Hawke. Et je suppose que ce n’est pas que pour une entrevue. »

Au fond, toi aussi tu le cherchais. Mais si la personne voulait vraiment le rencontrer de manière civilisée, elle ne serait pas aussi bien armée. Ton sang ne fait qu’un tour, et tu crains le pire. S’il est vraiment là, il n’a pas à affronter le danger seul.

Et tes yeux s’agrandissent ; tu as l’air de te souvenir de choses, de ce que Hawke t’avait raconté. Tes poings se serrent à nouveau, tu sembles bien calme de l’extérieur mais ton sang bout. Viens-tu de retrouver l’horrible personne ayant blessé le mage durant un combat singulier ?

« … Oh. Des retrouvailles ? », grognes-tu simplement.

Une main vient se faufiler dans ton dos, agrippant le pommeau d’une lame bien imposante. Tu es méfiant, et tu fais bien de l’être.


Dernière édition par Fenris le Sam 24 Juin - 17:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Ven 23 Juin - 15:35

Une vie, une lameFenris & SerindëDeux choses ont le don d'instiller en son sang l'adrénaline nécessaire à une lutte jusqu'à mise à mort : Une chasse à l'homme dans les ravins de la Côte orageuse ou de se savoir face à un adversaire pouvant être son égal dans le maniement des armes. Bien que là, on peut aussi rajouter un facteur de plus; Hawke. Tout ce qui est lié à Garrett Hawke a le don de la rendre encore plus sûre d'elle, plus sanguinaire. Même si, elle fait tout pour retenir ces pulsions dévastatrices, horribles que sont l'envie de regagner honneur et fierté; et de voir celui qui vous a souillé d'une cicatrice encore brûlante votre corps. Tout ça pour ne pas déraper face à des ennemis, comme lui, celui qui se tient à présent face à la mercenaire. Elle s'est lentement retournée, semblant reconnaître une voix, une voix parmi tant d'autres dans celles qui peuvent raviver sa douleur et son humiliation. Sous son casque, ses yeux deviennent sombres, une trombe de boue bleu infecte; un poison pour qui oserait boire dans cette source.

D'un coup sec de son poignet, elle fait gicler le sang encore frais de la lame de son épée de laquelle sortent quelques accrocs électriques. Autant faire un constat plus que navrant pour la pauvre âme qui a osé attaquer Serindë. Disons le crûment : Son bras est bon pour être jeté aux cochards. Il a beau le toucher, essayer de sentir quelque remous dans sa chair, tout semble mort. Jusqu'à l'os. Il se met à geindre à regarder celle qui l'a privé à jamais d'une partie de son corps, mais elle, cette femme que l'on prend pour un homme au premier abord, n'en a cure. Pâle comme un putain de spectre, le marin décide de ramper vers l'un de ses camarades encore figé par la peur. Maintenant, c'est bouger un doigt qui peut leur être fatal.
"Fenris. Compagnon de Hawke."
Fracas, malheur, angoisse caractérisent en tout points ce qu'un témoin de la scène peut ressentir en l'entendant matraquer cela comme l'évidence la plus dégoutante et odieuse que l'on peut entendre sur terre.
"Tu viens encore briser des coeurs ?"
Lance-t-elle avec un léger rire sardonique. L'ambiance devient plus lourde et les marins retiennent leur souffle quand enfin, la demi-elfe s'avance de deux pas dans la direction de son cher et tendre adversaire. Ni une ni deux, elle plie ses jambes de sorte à garder assez d'élan sur son pied d'appui et lentement, fait glisser sa lame vers son visage. Bouclier cachant son poitrail,  l'on peut tout de même sous la lumière lunaire entrapercevoir l'éclat perfide et assassin qui rayonne en ses iris.
"Le mien n'est pas à prendre"

◊ ◊ ◊

Il y a des jours où, les gens se décident à sortir de chez à Gwaren. Pas de hurlock, pas de dalatien venu vous piquer ce qui sert à cacher votre froc et donc protéger votre fondement, et l'on peut le dire, c'est vraiment plus douloureux de prendre un coup dans le fondement. Au moins avec un hurlock on est sûr de mourir, ou de souffrir, mais en devenant hurlock; et de mourir à nouveau. C'est ce qu'a décidé Carver, un petit gars un peu trop gras, qui travaille le pain du seul moulin encore en état. Dans sa main, il possède un bon gros fût, lui servant tantôt à se tenir quand le chemin se fait trop en pente, tantôt à se servir de quoi boire afin de survivre à cette vie de pauvre apprenti meunier menacé par la Dalatie, ses voisins, les engeances. En soi, tout le monde lui en veut, parce qu'il est gros et qu'il roule plus par terre qu'il ne fait rouler la meule. Mais ce soir, personne ne se moquera de lui puisque Carver, intelligent comme il est, a décidé d'aller boire ça sur le port où il n'y a presque personne et ainsi se donner à son activité favorite : le chant.

Et quel chant. Tous les poissons fuient quand celui-ci hurle au firmament. Décidé à rejoindre son coin favori pour s'adonner en pratique avec un litre d'alcool dans le sang, il passe donc près de ce bateau où il voit soudainement des formes bouger, un homme avoir des cheveux aussi blancs que les poils de pubis d'un hahl femelle, et un espèce de troll porter le casque en prenant son fouet près du visage au lieu de le faire claquer. Le boudiné titube un peu, assommé par cette réflexion intense avec ce fût d'alcool qu'est devenu son ventre.
"PEEEEEH A KE C'TI MAMELONS KI SBAT KONT SON MAIT' ?"
Qu'il gueule alors que les deux autres protagonistes sont entrain de se jauger. Les spectateurs, abasourdis par cette soudaine apparition et le courage de cet imbécile, en viennent à lui dire de se casser avec ce ton autoritaire qui veut dire dans l'esprit de Carver que c'est pas pour lui, ce pauvre pignouf. Alors le dodu ne se laisse pas abattre, devenant assez rouge dans sa colère à tel point que la lune elle-même ne peut pas le rendre moins ... légume.
"KE JFAIS CKE JVEUX. ET JVOIR ÇA."
Il s'avance encore et encore, allant même jusqu'à venir s'appuyer sur la structure même du bateau à l'aide de son ventre proéminent et Carver, dans toute sa grâce, en fait tomber le fût de ses bras, il roule, roule, dans toute sa coque maintenant vide sur le bois avant que d'un coup quelque chose vienne le frapper non loin de sa joue à la barbe naissante. Le combat a commencé.

◊ ◊ ◊

C'est Serindë qui lance les hostilités, après quelques rotations durant lesquelles la mercenaire a eu le temps de sonder les premiers aspects de son ennemi. Longue allonge, ce qui veut dire peu de place vers une garde franche de ses zones faibles à l'aide du bouclier. Mais deux choses sont à son avantage : l'allonge et le terrain. Pourquoi l'allonge. Car aussi longue que soit la portée, cela lui donne la possibilité d'anticiper un mouvement avant un nouveau coup. Ensuite, le terrain. Les dégâts que peuvent fournir une épée à deux mains si utilisations de de techniques destructrices, peuvent sérieusement endommager les fondations et être à son avantage. C'est donc sur cette ligne directe qu'elle a décidé d'attaquer vers les jambes, et plus particulièrement le dernier tiers des cuisses de son adversaire. Non pas avec l'épée; mais bien le bouclier. C'est donc avec une vitesse digne de la technique des entailles fulgurantes que la demi-elfe s'est jetée vers un Fenris en position d'attaque pour affaiblir immédiatement sa jambe d'appel. Et bien sûr, le compagnon de Hawke, dans toute sa grâce morose, a eu le temps de protéger cette zone non sans comprendre que malgré son art aux armes à deux mains, la force que possède son adversaire est presque équivalente à la sienne.
"AH MCÉ FENRIS. OH KE KO. TVAS L'BROYER OUÉ. PASKE T'ES VRAIMENT, MAIS VRAIMENT, MÉ TROP VRAIMENT FÉNOMÉNALALALA"
Schtonk. C'est le bruit de la tête de Carver contre le bouclier du mercenaire. Un fracas tel que l'alcoolisé en tombe raide sur les pavés du quais, le nez en sang et la mâchoire déplacée. Serindë se remet en position. Cette fois, l'épée postée pointe vers le bas et bouclier positionné sur son ventre et son buste.
"Bon. Et maintenant ?"
Écorchée, blessée elle restera, mais jamais elle ne pliera.

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— NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— LIEU D'HABITATION : Tu vagabondes, tu n'as pas de lieu fixe.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— RANG SOCIAL : Tu es un ancien esclave ayant tué son maître.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.

MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Sam 24 Juin - 21:34


Tu n’as pas froid aux yeux. Tu l’analyses, tout s’éclaircit dans ta tête. Tu sais que la bataille est inévitable, mais ça ne te dérange pas. Tu as juste cette impression d’être un animal se battant avec un autre pour un simple bout de viande, récompense qui n’existe tout simplement pas. La scène défile devant toi, et sa première victime file se réfugier au loin avec son bras amoché – pour ne pas dire complètement atrophié.

Sa voix résonne jusqu’à tes oreilles, tu ne la reconnais pas. Ce doit être normal, et tu n’as pas que ça à foutre. Te faire des amis, très peu pour toi. Un éternel loup que la solitude rattrape toujours. Très vite, tes mains empoignent une lame à la taille démesurée que tu tiens comme si elle n’était pas si imposante que ça. Tu souffles et tu te mets en position en même temps que ton adversaire.

« Ton cœur ne m’intéresse pas. Mais si tu veux, je veux bien être gentil et te montrer à quoi il ressemble. »

L’apparition soudaine d’un gros énergumène ne semble même pas te perturber, au contraire. Tu profites de cela pour mieux te préparer, contrôler ta respiration, et surtout pour réfléchir à un moyen d’éviter de te retrouver dans le même état que le marin de tout à l’heure.  Ce serait bien dommage de ne plus pouvoir manier l’épée à deux mains, et encore moins de pouvoir enfoncer tes deux bras armés dans les entrailles de tes victimes. Ton regard reste planté sur ton ennemi, hors de question qu’il quitte ton champ de vision.

Il s’élance vers toi, et tu n’attends pas. Tu l’observes avec attention, et tu t’apprêtes à éviter un premier coup. Celui-ci était prévisible, mais les tiens le sont tout autant ; tes muscles se crispent, et tu n’as plus le temps de réfléchir. L’adrénaline te monte jusqu’à la tête, et tu es enfin prêt à riposter. Tu as failli te faire déstabiliser, mais par chance, cela n’est pas encore arrivé. Tu grondes, tu es déconcentré. Tes doigts serrent le pommeau tandis que ton adversaire s’occupe enfin de l’énergumène qui fait encore siffler tes oreilles.

Tu avais fait en sorte de l’ignorer, mais là, c’en était trop. Tu observes le pauvre gars qui s’est pris une bonne branlée et qui ne risque plus de vous embêter maintenant. Sa phrase t’a complètement déstabilisé un bref instant, juste le temps de pouvoir le regarder avec des yeux prêts à le foudroyer sur place. Mais tu préfères faire semblant de ne rien avoir entendu. Ton corps tout entier tremble, non pas que tu es impressionné, mais tu es plutôt impatient.

« Venhedis. »

Tu as l’air si calme et tu le seras toujours autant en pleine bataille. Tu n’es pas du genre à montrer ta souffrance, au contraire, alors tu te jettes enfin vers ton adversaire, ta lourde épée prête à le tailler où à venir s’écraser sur son bouclier. Dans tous les cas, l’impact serait fort ; toutes ces années à jouer le garde du corps t’ont permis de t’endurcir, de maîtriser les techniques et l’art d’un tel combat. À ce stade, tu ne fais tout simplement pas attention à ce que tu pourrais atteindre.

•••

Ton pouls ne cesse de s’accélérer, plus rien ne t’intéresse à part ta cible. Tu le sais bien qu’un coup mal placé pourrait endommager le terrain, mais tu n’en as que faire, te retrouver à l’eau ne te dérange pas, sauf si tu étais le seul à boire la tasse. Plus le temps passe, plus tes coups se précisent. Tu tentes de briser sa garde, de passer au travers du bouclier. Le lyrium gravé sur ta peau s’illumine, comme si tu étais prêt à… Tricher. C’est un peu le mot. Tu ne fais même pas attention aux blessures qui décorent peu à peu ta peau, mais la douleur est bien présente.

Ton souffle commence à devenir erratique, ça ne t’inquiète même pas. Parfois, tu jettes un œil aux pauvres fous qui restent plantés ici ; ils n’ont pas l’air d’avoir peur de couler avec toi. Peut-être sont-ils fascinés du fait que tu puisses devenir une lampe vivante sous certaines conditions, ou alors ils cherchent à comprendre, et se moquent donc de toi. L’un d’entre eux – qui doit sûrement déjà avoir fait ses prières – s’avance tout en gueulant comme un fou, enthousiaste. « FAUT QU’ÇA BOUGE LÀ ! », dit-il. Toi, tu te contentes de rouler les yeux, tu recules, tu restes en position. Un autre sort de sa cachette et vient soutenir le fou, si le combat n’était pas aussi serré, tu les aurais fait taire depuis bien longtemps.

Ta lourde épée commence enfin à faire sentir son poids. Cette fois, tes tremblements montrent un certain épuisement, d’habitude, les batailles étaient expéditives et tu n’avais pas eu l’occasion d’avoir un combat d’une telle haleine depuis bien longtemps.

« Et que comptes-tu faire une fois que tu l’auras retrouvé ? Le tuer ? C’est bien trop classique. »

Hawke doit être le centre de vos échanges. Ils ont beau être courts, tu sais que ça ne servirait à rien de lui proposer de se réconcilier autour d’un bon verre d’alcool. Ton calme apparent a finalement laissé place à un Fenris bien plus agacé, à croire que te faire battre n’était pas dans ton programme. Tu relèves ton arme, celle-ci pointée vers ton adversaire, tu attends qu’il attaque, tout simplement. Son casque, tu voudrais le lui retirer, ou mieux, le briser ; si lui voit ta face, pourquoi pas toi ?

« Il a bien dû te contrarier. », dis-tu entre deux souffles.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Dim 25 Juin - 0:03

Une vie, une lameFenris & SerindëNe pas faillir, rester concentré. Telle est la devise du combattant, celui qui va vers ce front englouti par une épaisse mélasse à abominations, sans jamais oser faire un pas en arrière. Serindë pare, Serindë tranche la peau, se fait trancher, souffre du bras tenant son bouclier. Mais elle reste droite, prête à recevoir un nouveau coup sur le rempart qu'est sa garde. Dans les élans de lames que chacun fournit, on voit d'immense ombres s'acharner et du bois craquer quand un choc survient. Fenris le Crève Coeur la fait sourire sous son cache. Il luit, lui abat des coups impressionnants qui pourraient bien la trancher en deux. Mais elle a l'habitude avec ces foutre diantre de Qunari dissidents; ces Tal-Vashofs. Il n'est d'ailleurs pas évident de parer parfaitement ce genre d'assauts quand l'on est sur un terrain aussi peu avantageux. La demi-elfe a bien cru d'ailleurs se retrouver un instant bloquée quand un trou s'est fait sous son pied à l'impact de la grande lame. Elle sent d'ailleurs qu'un morceau s'est enfoncé dans sa chevilles et elle en a juré à tel point qu'un mort serait mort une deuxième fois avec la force de son hurlement.

Le souffle se fait légèrement intermittent, la sueur perle sur son front mais elle ne lâche pas sa garde. Oui, on peut la qualifier réellement de rempart. Endurer les coups, en offrir quelques uns aussi faibles qu'ils soient, mais affaiblir sur la longueur l'ennemi. La meilleure stratégie sur un combat à un contre un. Serindë entend certains des marins hurler leur envie de voir du sang et ce genre de provocations aussi idiotes qu'un ogre fonçant dans une porte naine a le don de lui dresser les poils. Malgré cette légère perturbation, elle reste campée, prête à asséner une autre série de moulinets.
"Je veux qu'il souffre."
Ton sec, claquement digne d'un fouet. Elle continue d'asséner ses coups.
"Qu'il souffre autant que deux de mes compagnons ont souffert."
Et qu'elle a souffert. Elle se souvient encore de Kiril, encore vivant quand elle était tombée sous ce coup donné dans le dos, allongé les mains sur son ventre. Il ne venait plus les voir avec ses bonnes frappes dans le dos, on n'entendait plus son rire gras raisonner dans la taverne; mort. Mort avec les tripes à l'air en souffrant, en regardant sa chef elle aussi tomber sous les coups.

◊ ◊ ◊

"Cette noble de Kirkwall est impliquée dans les perturbations de commerce entre le royaume d'Orzammar et la ville. Nous avons pour mission de la réduire au silence, si nous ne voulons pas non plus faire perdre à notre compagnie le bénéfice des matériaux nécessaires à nos armures."
Deux jours avant l'attaque, elle était là, mains posées sur la table de leur repaire temporaire. Tous affichaient une mine grave mais déterminée car ces implications étaient bien trop importantes pour les féreldiens présents à Kirkwall. Sans commerce, c'était encore les réfugiés qui allaient prendre. Mais aussi les membres de la famille de certains de la faction supplémentaire implantée à Férelden. Serindë avait froncé horriblement ses sourcils, crispant ses doigts sur le bois au point qu'elle aurait pu en soulever la table; quelque chose la troublait et la faisait douter.
"Cependant, nous ne serons pas seuls."
Kiril avait serré ses immenses poings et son nez en trompette sous le coup de sa grimace était devenu une sorte de pomme de terre bien rouge. Rouge parce qu'il en était à sa cinquième pinte.
"J'ai eu vent de ses demandes de protection. Et Hawke y a répondu."
Certains se mirent à grogner tandis que d'autres enfoncèrent le nez dans leur verre.
"Je ne vous demanderai pas d'y aller.
- On va y aller."
Kiril s'était levé de son tabouret, avant de faire le tour de la table pour prendre sa chef aux épaules. La poigne était telle que sous le coup de la surprise Serindë dût se tourner de suite dans sa direction.
- Je veux pas voir la famille de Durelion et Adrelian souffrir de ça. Personne ici le veut. On vit pour ça. On meurt pour ça. C'est ce qu'on a accepté quand tu nous as recruté, Rosie."

◊ ◊ ◊

Penser à nouveau à ça rend son coeur pourtant si froid d'habitude, lourd et douloureux. Sa main se resserre sur le pommeau de son épée, sa mâchoire se serre et tel un coup de fouet qui vous donne le regain nécessaire, elle charge. Son hurlement est rauque et massif et le fracas se fait brutal entre les deux lames. Chacun tremble dans l'effort pour tenir face à la force de son adversaire. Il y a les hurlements derrière chacun d'eux, ces hurlements d'hommes abêtis par les combats qui ne recherchent plus que le sang. Fenris le Crève coeur ... vois sous ce casque ce qui luit. Vois ce que ton tatouage rend encore plus présent dans ton esprit. N'oublie pas cette étincelle dans ces yeux qui te dit que jamais, au grand jamais elle ne laissera Hawke en paix. Les lames crissent et forment un indicible départ de feu à elles seules. Serindë souffre de son pied blessé, de ses bleus éparpillés sur ses bras mais elle tient. Et le bois craque une nouvelle fois sous eux. C'est à ce moment là alors que tout semble être voué à rester à égalité qu'elle voit la main plonger. Elle comprend et se décale assez pour que le coup de lame du guerrier vienne frapper son épaulière en lui donnant un coup assez douloureux. Et, d'un coup de bouclier elle frappe cette main luisante sans une once de pitié et la pousse avec les forces qui lui restent.
"Pour ... Kiril .... ET POUR ADRELIAN !!! ."
Ce n'est plus un hurlement, c'est un rugissement. C'est dans ce dernier élan qu'elle pousse l'elfe le plus possible hors du bateau, dans un craquement immense de bois cédant sous ses pieds. La mercenaire sent alors son corps tomber à l'étage inférieur et son armure frapper durement cette nouvelle surface. Elle jure et se tient les côtes, enlève son casque et, reste un moment interdite face à ce qu'elle voit. Dans le fond de cette cale insalubre se trouve six enfants entassés les uns sur les autres car paniqués par ce qui vient de leur tomber dessus. Ils voient cette femme, oui, une femme, en armure, tenant épée et bouclier comme un homme, jurer comme les marins qui les ont enfermés ici. Et l'un d'eux sous la panique jette un sort de glace que Serindë bloque à l'aide de son fidèle bouclier.
"Morbleu ..."
Des gosses. Mages. Elle en oublie son casque dans la cale car elle remonte en trombe les marches, fracasse les portes et vient à la rencontre d'un des marins qu'elle ne se gêne pas à tuer en lui tranchant tout bonnement la tête. Il y a un grand silence quand la nuque coupée rend son sang et éclabousse le visage pourtant "agréable"  de Serindë. Puis viennent les cris de terreurs, les envies de sauter dans l'eau même si certains ne savent pas nager car ils savent qu'ils sont morts. Tant pis si elle n'a pas Hawke. Ces foutus marins paieront pour le moment à sa place.

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— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
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— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Lun 17 Juil - 3:19


Une main vient se poser devant ton visage, et essuie machinalement. Sans surprise, tu peux apercevoir du sang sur l’armure recouvrant tes doigts. Tu pousses un soupir, puis tu craches. La douleur te rend plus fort, mais le goût du sang dans la bouche te déplait fortement. Ton adversaire sait se battre, et tu garderas des souvenirs de ce combat pendant longtemps. Des marques gravées dans ta chair encore une fois, apposées contre ton gré. Mais c’est toi qui a voulu te battre.

Et son venin te parvient jusqu’aux oreilles, te fait frissonner. Tu étais là lorsque c’est arrivé, mais tu avais sûrement besoin de cette piqûre de rappel. Tu te redresses encore, ta grimace ne change pas ; tu es toujours autant agacé. Car ce combat n’a plus de sens, tu es fatigué. Fatigué d’asséner des coups à quelqu’un qui réussit à les parer. Tu uses tes forces sur un bouclier impénétrable. Alors tu changes de stratégie. C’est à toi de prendre l’avantage en te servant de la fragilité du terrain.

•••

Mais rien ne change. Encore une fois, tu es là, tu observes ses mouvements. Cette chose reste un mur. Son hurlement te surprend, et tu peines à suivre et à répondre à son assaut. Toi, tu ne hurles pas, mais tu te plains ; encore et toujours. Vous semblez à forces égales, mais tu tentes tout de même de repousser ton adversaire, sans grand succès. Alors tu as assez de temps pour l’observer, le détailler. Derrière ce casque, tu peux apercevoir ces yeux brillants de haine. Tu peux lire dans son regard ses intentions, et franchement, ça t’inquiète. Beaucoup.

Malheureusement, tu n’as pas le temps de penser à quoi faire lorsque tu réussiras à sortir de cette bataille, mais tu ne peux t’empêcher de chercher une solution. Rien de brillant dans l’immédiat. Vos lames se rencontrent une nouvelle fois, et la puissance de vos échanges finissent par faire céder le sol sur lequel vous combattez. Hors de question de le laisser filer. C’est sans réfléchir que tu tentes le tout pour le tout, un coup dont tu ne mesures même plus la puissance. Tu espérais lui trancher la tête, mais cela aurait été trop beau.

Il riposte, et tu es à nouveau surpris. La douleur revient à la charge, tu perds l’équilibre et tu manques de tomber à l’eau. La lame rencontre à nouveau le bois, te sauve peut-être d’une bête chute. Mais il te faut du temps pour te redresser, car tu es à bout de souffle. Tu penses à une éventuelle défaite, mais le craquement du bois non loin de toi te donne de l’espoir. Tu t’accroches, tes gantelets viennent marquer la structure qui manque de s’effondrer sous tes pieds à toi aussi.

La sueur et le sang se mélangent et cela te dégoûte car tu sais que ce n’est pas son sang qui salit ton visage mais le tien. Tu es frustré, tu te redresses après avoir repris un semblant de souffle. Ton épée, tu l’extrais du bois sans grande difficulté. Et tu la gardes entre tes mains, puis tu te retournes ; personne. Seulement un trou béant. Tu t’en approches, tu jettes un coup d’œil et tes yeux s’agrandissent. Tu as sûrement halluciné, mais tu as cru voir… De la magie.

Un frisson de dégoût parcourt ton échine, et tu enrages. Les mauvais souvenirs remontent, et la haine que tu as su mettre de côté le temps d’une bataille revient à la charge, te heurte de toute sa force. Tu t’élances, tu tombes. Tu te dis que tu arracheras le cœur du mage pour la bonne cause. Bien sûr, l’atterrissage n’est pas des plus gracieux. Tu t’écrases, mais tu te relèves bien vite. La première chose que tu vois, c’est ce casque. Et le propriétaire a disparu ; te cherche sûrement.

Et là, tu les vois. Ces enfants. Ils ont rencontré quelqu’un avant toi, et ils essayent de se défendre. Ils ne maîtrisent pas bien leur pouvoir – ou plutôt leur malédiction. Tu es pris d’un sentiment indescriptible : partagé entre la haine et… La pitié. Ce sont des enfants, mais ils restent des mages. Des monstres. Ton regard croise le leur, ils ne bougent pas. Un choix s’impose. Mais il est vite fait.

Tu laisses ton passé l’emporter, tu es dominé par l’envie de bien faire, de leur ôter la chance de devenir un jour des mages du sang.

Ils n’avaient qu’à pas croiser ta route.
Tu es sans pitié envers les mages.
Le loup veut leur sang sur ses mains.

•••

En vérité, tu n’as pas réfléchi. La colère et la tristesse ont animé tes coups. Le boucan venant d’au-dessus a pu étouffer celui d’ici. Il n’y en a qu’un qui a survécu à ta rage, il est terrifié, il a su échapper intelligemment à tes coups, et tu n’as pas cherché plus loin. Tu as déjà répandu assez de sang. Et tu es choqué, mais tu as peut-être empêché la naissance de nouveaux mages du sang. Tu ne sais quoi penser. La culpabilité te rongera sûrement, mais plus tard.

Tu n’attends pas plus longtemps ici, tu remontes. Tu as autre chose à faire. Un compte à régler. D’un coup de pied, tu dégages le casque. Tu suis instinctivement le chemin qu’a pris ta nouvelle cible. Tu arrives enfin, et il – ou plutôt elle semble avoir également fait un massacre. Ces cheveux roses, ça te bloque. Tu jures. La haine revient.

Mais le poids de ta lame et la mort de ces âmes innocentes te font perdre l’équilibre. Tu plantes l’épée dans le bois, tu tombes, genou à terre, avec pour seul soutien le manche souillé de ton arme. Tu trembles tout entier, tu sembles enfin prendre conscience de ce que tu viens de faire. Tu veux fuir. Mais tu ne parviens pas à te relever. Tu aurais pu te battre encore des heures face à la femme en armure, mais tu as été vaincu par des putains de gosses. Ta vision est brouillée par un liquide dont tu ne connais même pas la source. Tu ne cherches cependant pas sa pitié. La gorge sèche, tu marmonnes.

« Putains… De mages. »

Et le miracle se produit, tu parviens à te redresser, mais tu ne pourras plus asséner de coups.
Du moins, de coups mortels. Tu as assez tué.

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— ARMES : Son bouclier et son épée recourbée à double tranchant, aux runes lui permettant d'asséner des coups électriques
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MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Lun 17 Juil - 9:28

Une vie, une lameFenris & Serindë L'expression qui se lit sur le visage de cette femme est indéfinissable tant le rouge qui coule sur ses joues, ses lèvres, la rend encore plus horrible qu'un barbare Alvar repu de sa quête de chair et de sang. Elle se permet même de l'avaler, au lieu de s'essuyer du revers de sa manche. À quoi bon, elle ne ferait que rajouter du sang là où il y a déjà du sang. Il gît à ses pieds deux hommes, l'un duquel elle retire la lame de la poitrine lentement afin de vérifier si cette soi disante victime osera revenir de l'autre côté pour lui asséner un dernier coup; l'autre, se trouve sur le rebord du bateau. On ne voit que ses pieds pendre sur le pont mais côté mer, sa tête s'est désolidarisée de son propriétaire, pendant encore un peu sur cette nuque aux trois quarts tranchée. Le reste des marins n'est pas mieux. Tout ce qu'il reste au final, ce n'est qu'une mare de sang avec des corps baignant dedans ça et là; des corps qui ne ressemblent plus vraiment à des corps, d'ailleurs. Et dans le coeur, c'est une satisfaction immense qui coule en elle même si ce qu'elle entend plus bas l'emplit d'un malsain sarcasme. Elle n'attend plus qu'une seule chose : qu'il sorte.

Et quand il sort, lui cet elfe luisant, couvert du sang d'innocents, jurant contre une chose moins abominable que lui, la mercenaire, celle que l'on nomme la Brodeuse pour diverses raisons, est déjà près de lui, soufflant bruyamment et souriant d'une manière assez dérangeante. Il y a de la pitié dans son expression, mais aussi un profond dégout. Tout cela, Fenris, l'elfe de lyrium et Crève coeur peut le voir avant de se recevoir un énorme coup de bouclier sur le visage.

◊ ◊ ◊

"Emmenez tout ce que vous pouvez. Et pour les enfants, jetez les par dessus bord."
Elle reste là, face à cet homme assommé et ligoté sur ce qu'il reste du mât de ce bateau. Les tissus et cordages sont emmenés, les tonneaux roulent et sont embarqués sur une charrette. Et personne de la petite ville de Gwaren ne vient pour observer ce qu'il se passe; ils ont foutrement trop peur. Elle reste là, à éplucher un fruit avec une dague que l'on lui a passé, à regarder du coin de l'oeil l'elfe assommé et ligoté. Sur ses cuisses gît la tête de quelqu'un, d'assez petit, aux joues tendres qui un jour avaient été roses; avant que l'elfe ne passe dans les rangs. C'était le dernier enfant, celui qui avait échappé à la folie sanguinaire de Fenris, mais pas au jugement atroce de Serindë. Un jugement qui va se révéler pour Crève-coeur, être une provocation, ou un traumatisme. Car cette tête d'enfant aux yeux tournés vers le ciel, suppurant encore du sang à demi coagulé a les cheveux blancs et des tatouages ressemblant à ceux qui trônent fièrement sur le corps semblant si frêle du guerrier. Il a ses charmes à n'en pas douter. Une femme pourrait très certainement se laisser tenter à caresser chaque entrelacs de peau hâlée, toucher succinctement les tatouages de lyrium pouvant luire à chaque contact. Mais pas elle. Rien que d'y penser, elle en a la gerbe; voir l'envie de jeter ce fruit juteux par dessus bord, lui aussi. Alors qu'elle grimace en observant son met, elle entend enfin le compagnon de Hawke se réveiller en poussant quelques grognements. Ni une ni deux elle se lève du rebord où elle se trouvait pour se mettre face à lui, clopinant durant la marche. Et l'épéiste prend par les cheveux couverts de farine blanche cette tête d'enfant pour la poser devant les yeux encore engourdis de son mémorable adversaire.

"Ravie de te revoir parmi les vivants, Crève-Coeur."
Sa voix a beau être douce, on peut sentir la pointe de moquerie régnant dans son ton. Elle s'amuse même à secouer la tête devant le visage de l'elfe.
"Tu avais oublié celui là, dans la cale. Je me suis permise de régler ce léger détail."
Elle croque dans le fuit juteux, mâchant avec un certain régal cette "prise de guerre". Puis, elle s'accroupit pour être à la hauteur du visage de Fenris qui, la regarde avec une haine féroce. Le genre de haine qui là, pourrait bien faire chavirer le coeur de la si impartiale mercenaire. Elle lui sourit en retour, empoignant toujours fermement ces cheveux si jeunes et si doux au toucher.
"Je trouve qu'il te ressemble. Pas toi ? Au moins ... j'ai évité le pire pour nous tous. Qu'il devienne vraiment un mage du sang. Ou pire, un possédé par le démon de la Vengeance."
Certains de ses hommes ricanent, trouvant la scène pittoresque et quelque peu humiliante pour le capturé. Il aura beau gigoter, les liens ne se desserreront sûrement que lorsqu'ils seront loin de lui. Serindë en profite pour reprendre un bout de son fruit, pose de nouveau la tête sur les cuisses de Fenris puis, attrape fermement à la mâchoire l'elfe pour qu'il sente à quel point, elle aussi, peut faire preuve de puissance et de rage quand elle le veut. Elle se permet même de venir à son oreille et chuchoter ces quelques mots :
"Quand on tue, Crève-Coeur, c'est jusqu'au bout. Surtout ... quand il s'agit d'enfants mages ... et esclaves. Ça ne te rappelle rien ... ?"
Elle relâche sèchement sa prise, se relevant pour aller parler à une femme aux cheveux couverts par une coiffe de plumes. Cette femme aux dagues aux couleurs de métal marron se met à parler vite, rire nerveusement puis jette des coups d'oeil vers l'elfe aux cheveux blancs avant de s'en aller à toute vitesse vers l'une des charrettes déjà bien remplie. Serindë aide enfin au chargement, laissant Fenris en tête à tête avec son cadeau et son épée à deux mains, posée deux mètres plus loin. L'aurore commence à se lever, laissant à la compagnie de mercenaires le privilège d'observer l'un des plus beaux moments qu'offre une nouvelle journée en ce monde. La demi-elfe croise les bras, et contemple satisfaite ce jeu de couleurs roses rouges et orangées jusqu'à ce qu'un de ses mercenaires l'interpelle.

"Du coup, on l'laisse là c'ui là m'am ?
- Oui. Ce que je lui ai infligé est amplement suffisant.
- J'suis pas trop pour disons.
- Il risque pas de nous tomber dessus Serindë ?"
La mercenaire se retourne vers l'homme ligoté, le jauge un moment, sans une once de compassion dans le regard tandis que roulent encore ça et là les tonneaux jusqu'à leur lieu de rapatriement.
"Qu'en penses-tu Crève Coeur ? Ils n'ont rien à faire dans l'histoire non ? Ils n'ont fait que prendre ce qu'il restait de potable sur ce bateau. À moins ... que tu ne veuilles encore être rongé par la culpabilité ?
Elle arque son sourcil droit, tête haute et visiblement peu encline à montrer une once de sympathie à cet homme qu'elle aurait pu considérer comme un égal. Même si, au fond d'elle, comme à chaque fois qu'un innocent ou un idiot trop sûr de lui meurt de ses mains, ce qu'elle veut forcément faire, c'est lâcher une larme.

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— NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— LIEU D'HABITATION : Tu vagabondes, tu n'as pas de lieu fixe.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— RANG SOCIAL : Tu es un ancien esclave ayant tué son maître.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.

MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Mar 18 Juil - 3:44


Tu ravales tes larmes aussi vite qu’elles sont arrivées. Cela semblait si facile, comme si tu jouais la comédie. Et pourtant, ce n’était pas le cas. Tu luis toujours, tu grimaces à nouveau. Elle s’approche, tu relèves la tête, à mi-chemin entre fierté et provocation. Tu vois bien ce qu’elle aperçoit devant elle, un guerrier ayant fait couler du sang d’innocents. Tu pourrais sourire pour lui montrer que tu n’en as cure de son avis, mais tu n’as point le temps ; le bouclier vient à la rencontre de ton visage, et tu sombres. Le coup te fait perdre connaissance sur le coup, et tu ne pourras que le regretter à ton retour.

•••

Le réveil est difficile. La douleur se fait sentir, tu peines à ouvrir les yeux. Tu te trahis en grognant, et tu ne réalises que plus bien trop tard la situation. Tu lèves la tête par réflexe, les yeux encore à moitié clos, le souffle régulier mais si bruyant ; cette garce ne t’a pas ratée, et le coup de bouclier va te faire souffrir encore quelques jours vu comment c’est parti.

Tu veux te frotter la tête, mais tu ne parviens pas à bouger. Tu es pris au piège, témoin d’un spectacle bien étrange d’ailleurs. La femme transporte avec elle une tête, et pas une que tu avais tranchée. Tu as encore du mal à réaliser ce qu’il se passe, mais dans tous les cas ça ne te plait pas. Tu es pris à grogner en Tevene, à la maudire de toutes tes forces elle et toute sa bande. Car tu as beau être un peu perdu, il ne t’a fallu que peu de temps pour comprendre que les inconnus à bord n’ont aucunement l’intention de l’attaquer. Toi, en revanche… Pas de conclusions hâtives.

Tu clignes plusieurs fois des yeux car tu crois halluciner. Mais la tête qu’elle tient entre ses doigts est belle et bien réelle, et semble être à ton image. Ton cœur manque un battement, et tu gigotes par simple réflexe, comme si tu voulais reculer. Mais rien n’y fait, tu es pris au piège, tu ne peux ni fuir ni attaquer. Seulement assister à ton humiliation. Tu ravales cependant ta salive, car tu as honte au fond de toi. Honte de t’être laissé emporter, honte de t’être fait avoir ainsi.

« Je n’aurais jamais pensé que tu serais capable de faire une bonne action. »

Puis tu tournes la tête pour fixer un point fixe. Tu peux sentir un poids sur tes cuisses, mais tu ne veux pas savoir ce que c’est, ou plutôt, tu ne veux pas assumer. L’ignoble odeur du sang te monte jusqu’aux narines, mais tu fais avec. Ce que tu n’acceptes pas, c’est sa manière de t’attraper par la mâchoire. Tu plantes immédiatement ton regard dans le sien, et tu continues de lui montrer toute la haine dont tu peux faire preuve. Le contact te fait réagir aussi vite que lorsque tu t'es mis à la fixer ; te voilà à luire à nouveau, à jouer la lampe qui éclaire durant les derniers instants de la nuit, sans compter la gêne que tu ressens. Tu aurais pu te risquer à la mordre, à jouer le sauvage comme tu as l’habitude de le faire, mais tu as préféré rester raisonnable. Cela aurait été dommage d’abîmer un si beau cuir.

Ses paroles te blessent profondément. Elles ravivent quelque chose que tu as enfoui au fond de toi, que tu renies depuis si longtemps. Oui, ces enfants étaient des esclaves, mais ils restaient des mages. Tu ne voulais pas risquer de croiser leur route plus tard, qui sait ce qu’ils auraient pu devenir. Enfin, ça, ce sont tes excuses bateau. Juste un prétexte pour te permettre d’ôter des vies même à des innocents.

Lorsque tu te retrouves seul, tu baisses la tête. Tu te retrouves face à une pâle copie de toi, pour te faire culpabiliser. Ses yeux vides ont l’air de te regarder, de te juger, et tu ne le supportes pas. Tu t’en mords la lèvre, c’est trop tard maintenant. Tu gigotes une nouvelle fois, tu veux que cette tête roule loin de toi. Tu ne veux plus la voir. Cela ne t’amuse plus. Alors tout ce que tu peux faire, c’est à nouveau de marmonner dans ta barbe inexistante ; des mots sales, remplis de haine. Toujours la même chose.

Alors tu attends ton jugement, mais tu n’es pas sûr qu’il arrive. Tu fermes les yeux, tu respires, tu t’agites. La frustration prend une nouvelle fois le dessus, tu t’épuises, et tu jures de plus belle. Un véritable cercle vicieux qui ne cesse que quand la mercenaire se tourne vers toi. Tu t’arrêtes net, et tu es attentif. Leur conversation t’amuse un peu.

« Je pense que tu connais la suite. Après tout, je n’ai pas encore eu l’occasion de te briser le cœur. »

Tes doigts te démangent, tu les remues comme tu le peux. Et ton regard fuit, ou plutôt observe chaque personne ici présente. Tu les mémorises, tous jusqu’au dernier. Tu te fais des promesses.

« Ni le leur. »

Ta tête repose maintenant contre le mât, tu prends une grande inspiration. Tu jures une nouvelle vois en Tevene, puis tu craches.

« Ce serait vraiment dommage de s’arrêter là. »

Un jour, tu espères les voir saigner. Mais surtout, tu rêves maintenant crever son cœur, ne pas faillir à ton titre. Tu craches à nouveau, tandis que tes doigts ornés de griffes viennent gratter nerveusement les liens qui t’entravent.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Cycle des écorchés (P.V : Fenris) Mar 18 Juil - 20:06

Une vie, une lameFenris & Serindë Cette fois, ce n'est pas un visage dénué d'expression qui fait face à l'elfe aux cheveux blancs. C'est la colère même, celle qui gronde et vous mange les tripes jusqu'à vous obliger à baisser la tête dans votre lente agonie. Celle qui vous dit de ne pas oser, de ne pas approcher, sous peine de recevoir bien pire que ce que vous avez déjà subi. Et cette colère, elle devient provocation malsaine à mesure que le sourire s'étend sur ces lèvres qu'on embrasserait pour en aspirer l'essence même. Les mercenaires restent cois, autant face à la répartie de cet être luisant que face à l'aura que dégage soudainement leur chef; elle est la terreur même.
"Je suis terrifiée Crève-coeur. À tel point que ça m'excite."
Serindë le laisse cracher, le laisse essayer de se donner une contenance devant ses propres erreurs. Entre eux, tant de choses les sépare, dont une creuse encore plus violemment cette différence : elle n'a pas peur de mourir, et ce depuis longtemps. Remettant en place ses gantelets et son épée nettoyée dans son fourreau pendant qu'un de ses hommes manque un hoquet de rire à sa réplique.
"Tu peux pourchasser un de mes hommes, je serai là. Tu peux t'infiltrer dans un de nos camps, je serai là."
La demi-elfe restera là pour le hanter, tout comme Hawke hante ses pensées. Le dernier tonneau est jeté dans l'une des charrettes. Les hommes commencent à partir de ce bateau éventré. Elle les suit, boitant encore de son pied blessé maintenant bandé. Et avant de sauter à son tour dans ce moyen de transport rudimentaire, elle regarde une dernière fois Fenris, pointant le coeur de l'elfe aux cheveux blancs.
"Quand tu regarderas un enfant mage en train d'apprécier la vie avec sa famille ..."
Lentement, elle pointe son propre coeur et prend le temps de poser chaque mot, pour n'en savourer que plus cet instant que tout mercenaire sait apprécier à sa juste valeur.
" ... je serai toujours là."

Elle jette une dague vers les doigts griffus de Fenris, arquant son sourcil droit dans un dernier signe de provocation lui disant clairement "attrape moi si tu peux". Elle le teste. La charrette part avec ses hommes et son chargement, tandis qu'arrivent les premiers badauds osant s'aventurer sur ce champ de bataille. Certaines femmes s'avancent, remarquant le jeune Carver encore en train de dormir le long des quais. Puis un cri perçant d'horreur vient s'ajouter au tableau horrible. Les corps des enfants n'ont malheureusement pas tous coulé, l'un des petits corps reste coincé à la surface contre un des anneaux d'attache, face dans l'eau, et dos percé à l'endroit même où se trouvait un jour son petit cœur battant. Et du sang, du sang partout dans cette eau qui recèle leur principale ressource de nourriture; les poissons. Des poissons qui sont en train d'ouvrir avidement leur bouche pour gober cette source de nourriture providentielle.

◊ ◊ ◊

Ils filent dans la nuit, elle file sur son fier destrier brun, fermant la marche tel le loup alpha de la meute. Elle regarde le ciel étoilé, si beau avec ses milliers de feux présents. Ses doigts se lèvent, son inspiration se fait plus longue quand vient un courant de vent bénéfique dans cet air lourd humide, et salé des abords de la côte orageuse. Il avait suffi de quatre jours pour trouver un acheteur à leur cargaison, un petit contrebandier revendant aux taverniers et marchands ce qu'il peut leur manquer en stocks. Un partenaire qu'ils avaient récupéré lors de l'un de leurs précédents contrats, lors d'un passage à Denerim à la Perle Noire. De quoi faire du profit. Des hurlements de joie fusant quand on apprend que les vétérans comme les novices vont récupérer des armes de très bonne facture ainsi que trois tonneaux d'alcool en échange. Ils gardent tout de même les tissus qui leur serviront pour une nouvelle tente. Et Serindë sourit, droite, fière sur son fidèle croisé dalatien. Elle regarde au loin le camp éphémère, éphémère comme tous les sentiments qu'elle a ressenti durant le voyage. Tristesse, frustration, colère. Mais elle est fière, fière de montrer à ces compagnons de Hawke, que ce qu'ils pensaient avoir tué restera là, près d'eux, pour les hanter.

© Crimson Day

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