— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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《 The Mage Pride. 》 — RAGNAR WARVRICK

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MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Pendräagon
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— PRÉSENCE : Présent.
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Reyner Cousland.
— CRÉDITS : moi (+) tumblr
— PAIRING & OTP : Reylistair shipper forever.
— PRESTIGE : 392
fuk u.
— NATIONALITÉ : Ragnar est né sur les terres de Tevinter, cela fait donc de lui un Tévintide.
— LIEU D'HABITATION : Skyhold ; la belle forteresse de l'Inquisition fraîchement investie.
— ÂGE : Contrairement à ce que laisserait croire la couleur de ses cheveux, Ragnar possède trente-cinq ans.
— RANG SOCIAL : Il ne pense pas avoir le sang d'un noble coulant dans ses veines. Mais maintenant qu'il est Inquisiteur, c'est une autre histoire.
— PROFESSION : Hé bien, si c'en est bien une : Inquisiteur et Messager de la Divine.
— FACTION : En son coeur, Ragnar est du coté des Mages. Mais les circontances l'on fait apprécier et changer : il est donc aussi bien du coté de l'Inquisition.
— ARMES : Ragnar se bat avec deux épées, ces dernières accrochées dans son dos ; il ne les quitterait pour rien au monde. Toutefois, même s'il se bat au corps à corps, l'Inquisiteur est un mage.
— O.SEXUELLE : Ragnar est bisexuel : homme ou femme, les deux lui plaisent.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire accumulant les petites aventures de ci de là depuis plusieurs années. Néanmoins, cela peut changer... Et se stabiliser. Mais, qui fera vibrer son cœur ?

MessageSujet: 《 The Mage Pride. 》 — RAGNAR WARVRICK Mar 28 Fév - 20:38



ragnar warvrick
did you see what they did to us ? did you feel all the pain ?

NOM & PRÉNOM(S) ⊱ Ragnar Warvrick. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais durant un long moment, il y eu des affiches de lui placardées dans les rues, avec une somme sur sa tête. SURNOM ⊱ Loup, Ragnar le rouge, Ragnar le sanglant. Oh, mais ne vous fiez pas à ces titres, ce n'est pas un assassin sanguinaire qui s'en prend à tout le monde, loin de là. AGE ⊱ Contrairement à ce que laisserait croire la couleur de ses cheveux, Ragnar possède trente-cinq ans et a encore un sacré bout de sa vie devant lui.   NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ⊱ Né sur les terres de Tévinter, dans une famille très pauvre et très peu nombreuse, cela fait de lui un Tévintide. PROFESSION ⊱ Si mage était une profession, il ne la pratiquerait plus vraiment étant donné qu'il est désormais Inquisiteur - voir même Messager de la Divine. LIEU DE RÉSIDENCE ⊱  La belle forteresse de Fort-Céleste - ou nommée Skyhold est désormais son lieu de résidence principal. Ce qui, en soi, est bien mieux qu'avant : vu qu'il était en cavale, il dormait sur son cheval ou bien à la belle étoile. SITUATION AMOUREUSE ⊱ Célibataire n'ayant jamais réellement envisagé de se caser définitivement. Ce n'est pas qu'il n'aime pas les histoires sérieuses, au contraire, c'est surtout qu'il a dédié sa vie à la cause de son peuple, les Mages ; il vient donc un moment ou l'on met sa vie privée de coté pour servir ses idéaux. ORIENTATION SEXUELLE ⊱ Qu'elles soient belles ou beaux, Ragnar est sensible aux charmes des deux sexes et ne fait pas de chipotage quant à ses aventures d'un soir. FACTION & RANG ⊱ Inquisition, comme il a été précisé plus tôt ci-dessus ; étant donné qu'il est Inquisiteur, il n'a pas vraiment le choix. Il est même heureux de servir cette organisation désormais. ARMES ET/OU MAGIE ⊱ Vous allez surement trouver que Ragnar est curieusement bien armé pour un mage, et vous avez bien raison. Le fait est qu'il apprécie énormément le combat rapproché mais adore aussi bien ses pouvoirs de Mage de feu. Il en est convenu à manier lame et magie en harmonie : il alterne magie à la main et magie à l'épée, enflammant l'acier de l'une de ses deux épées, ou à l'instar, la gelant. En revanche, Ragnar reste principalement un Mage de Sang. Il n'utilise naturellement pas ses pouvoirs sur des êtres qui sont innocents tels que des animaux ou des civils, mais à l'époque où il traquait les Templiers pour libérer les Cercles, il utilisa cette magie interdite sur nombreux Templiers. Lorsqu'il n'a aucune cible et que la magie du sang est son dernier recours, il use de son propre sang afin de puiser l'énergie qui lui est nécessaire.  LANGUE PARLÉE ⊱ Venant de Tevinter, Ragnar connait donc la langue de sa contrée natale, bien qu'il parle aussi la langue Universelle et l'Orlésien.

Tout sur ton personnage !
on veut tout savoir de lui.

Stoïque ⊱ Rancunier ⊱ Altruiste ⊱ Dévoué ⊱ Idéaliste  ⊱ Intimidant ⊱ Charismatique ⊱ Mystérieux  ⊱  Distant ⊱ Calme  ⊱  Passionné.


Sous ses allures de brute — ou de monstre tel que le dirait beaucoup de civils qui n'on jamais vu d'humains avec de tels yeux, Ragnar est quelqu'un d’étonnamment calme et posé. Ses actions et son passé vous feront surement croire à quelqu'un animé d'une colère bouillonnante et dévastatrice, ce qui n'est pas faux en soi : il reste tout de même quelqu'un de très serein. Serein ne veut pas dire qu'il est en harmonie avec lui-même, mais surtout qu'il vous écoutera en vous laissant le temps de vous exprimer sans vous couper ou sans chercher à vous presser pour faire court à la discussion. Mais tout homme à la patience élevée a des limites : aussi sait-il être diplomate et intimider lorsqu'il en a besoin.
Pour ce qui est de l'intimidation, il n'est guère compliqué pour lui de se montrer oppressant ou bien effrayant. Ses yeux en forme de chat et à la couleur orange ont la fâcheuse manie de mettre mal à l'aise ses interlocuteurs, facilitant les échanges houleux ou décourageant les malandrins qui souhaiteraient lui chercher des ennuis en croisant sa route. Le fait est que même si son apparence globale n'est pas banale, cela fait de Ragnar quelqu'un de charismatique. Son tempérament sûr de lui et son intelligence lui donne un charme qui ne se trouvera jamais ailleurs que chez lui.

Ragnar ayant passé la plupart de son temps à voyager dans tout Thédas, il s'est montré alors particulièrement altruiste quand son chemin croisait celui de personnes dans le besoin. Cela devint d'ailleurs sa ressource principale en argent. Il agissait tel un mercenaire, mais n'a jamais demandé un seul sou à personne, sa fierté le poussant à ne jamais montrer lorsqu'il était dans le besoin. L'argent qu'il avait, je dirais même plus ; qu'il gagnait, il l'amassait sans l'avoir quémandé à qui que ce soit, ou alors il le remportait de manière loyale en  jouant à des parties de carte dans les auberges où il se stoppait pour la nuit.

C'est un grand idéaliste. Il croit que si tout le monde agissait à l'unisson contre l'état injuste et la vie en elle même, ils seraient capable de tout façonner d'une manière nouvelle et bien plus belle. Seul le Créateur sait si d'autre personnes pensent comme Ragnar, mais toujours est-il qu'il reste un homme à la recherche d'une réalité différente et d'une justice bien plus... Hé bien, juste. Il se démènera toujours pour ce à quoi il croit dur comme fer, si bien qu'il a passé des années entières à parcourir tout Thédas en quête de justice pour toutes ces personnes dont la vie avait été transformée en une nuée de poussière par la cruauté des Templiers.
Enfin, en ce qui concerne ses sentiments envers autrui : Ragnar ne s'ouvre pas à n'importe qui. Il est d'une nature excessivement renfermée, et le temps reste le meilleur moyen d’acquérir sa confiance. Ses histoires d'amour ne l'ont jamais amené bien loin -par décision bien entendu, étant donné qu'il coupait tout contact entre lui et la personne qui avait jeté son dévolu sur le Mage. Peut-être qu'un jour il s'ouvrira enfin à quelqu'un de manière plus investie et sincère. Depuis qu'il a rejoint l'Inquisition, sa vision du monde a commencé à changer et de ce fait, on peut espérer que son coeur sera plus prompt à se livrer à l'avenir.



Ragnar manie le feu, mais en vrai, il a toujours préféré manier la foudre. Néanmoins, ses atouts étaient plutôt axé sur le brasier et il décida donc de se spécialiser sur cette énergie élémentaire. Il faut aussi préciser qu'à l'époque, il n'a pas vraiment eu le choix. Plus jeune, alors qu'il était dans le cercle où il passa la plus grande partie de son adolescence, Ragnar tomba amoureux d'une jeune recrue des Templiers. Il ne l'a plus revu depuis une vingtaine d'années, aussi en garde t-il un souvenir candide et brodé d'un sentiment doux et sincère. S'il y a une date qui l'a marqué plus que les autres, ce fut bien celle où il reçu une gifle de la part d'une Mage qu'il venait de libérer du joug d'un Cercle et des Templiers. Tous les autres l'avait gracieusement remercié, mais celle-ci, non ; elle s'était posté devant lui, le fixant droit dans les yeux malgré la différence de taille et lui donna une baffe qui lui laissa une marque rougeâtre durant très longtemps. Il ne sû jamais ce qui avait animé la jeune femme à l'époque. Cela reste un mystère pour lui, encore à ce jour. Avant d'avoir les cheveux blancs et les yeux oranges, Ragnar possédait un regard vert aux cheveux brun foncés. Oui, il est sûr que cela le changerait de retrouver ses couleurs naturelles. Il ne se plaint pas trop à ce sujet, cela lui donne un charme, un... on ne sait quoi. La cicatrice qu'il possède à l’œil gauche appartient à l'époque où il était encore dans le Cercle. Désobéissant à l'ordre de s’entraîner sur l'un de ses semblables, un haut gradé Templier voulu lui donner une bonne leçon, et les choses tournèrent de manière plutôt catastrophique. Le pire dans l'histoire était le rang du Templier : Personne ne pouvait réellement le punir d'un tel acte sur un jeune mage. Néanmoins, depuis ce jour, Ragnar avait été déterminé à changer de vie.  Pour pouvoir s'éclipser de temps à autre du Cercle alors qu'il avait vingt ans, Ragnar a couché avec un des garde Templiers en échange d'un silence total sur ses escapades. Il ne le regrette pour rien au monde, tant dans l'acte que le résultat. Il a un faible pour les pâtisseries Orlésiennes. Et aussi, il adore le chocolat, cette fine sucrerie de luxe qui vous coûte un bras. Il fut un temps, Ragnar traînait de bar en bar afin de se saouler et oublier la triste existence qu'était la sienne dans ce monde cruel et sans pitié. Il s'est vite rattrapé et a repris un chemin bien plus saint lorsqu'il lui arriva de se réveiller nu dans une botte de foin d'une ferme dont il ne connaissait même pas l'existence. Drôle de réveil, vous pouvez en être certain. Il aime beaucoup les Mabaris. Il s'y connait beaucoup en plantes médicinales et autre herbes de Thédas. Plus jeune, il a même tenu un herbier.  


Ton toi derrière l'écran !
on veut tout savoir de toi.


NOM & PSEUDO ⊱  Mon prénom dans la vie réelle est Jefferson, mais tout le monde m'appelle Jeff ou Pendräagon.    
ÂGE ⊱  Vingt et une piges. wtf
TES PASSIONS ⊱  Je suis artiste-graphiste, apprenti tatoueur, et j'adore les jeux vidéo -au point de travailler sur le mien-. J'adore écrire, lire, la musique -et même en composer-, je passe le plus clair de mon temps à rêvasser.
SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ⊱  Mass Effect est de loin mon jeu favori, ma saga préférée of all times. Sinon j'adore Dragon Age, The Witcher, Uncharted, Dark Souls, Bloodborne, Assassin's Creed, Watch Dogs, Castlevania, Metal Gear, et bien d'autre encore.
PRÉSENCE ⊱ Forever and ever here !
TON AVIS SUR LE FORUM ⊱  Il est soublime  wtf  
COMMENT AS-TU CONNU DA:I ⊱  Tien, bonne question.  
TON DERNIER MOT, NIARK ⊱  Je tien juste à dire que JE SUIS PUTAIN DE FAN D'ALISTAIR. Voilà, c'est dit.  



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beware of the wolf...
the wolf's bitesBeware of the wolf. His bites catch you and you'll never find a way to escape from him. don't forget his name. because he won't forget yours. ho, yes my dear, beware of the wolf.


Dernière édition par Ragnar Warvrick le Ven 15 Sep - 17:54, édité 9 fois
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— RANG SOCIAL : Il ne pense pas avoir le sang d'un noble coulant dans ses veines. Mais maintenant qu'il est Inquisiteur, c'est une autre histoire.
— PROFESSION : Hé bien, si c'en est bien une : Inquisiteur et Messager de la Divine.
— FACTION : En son coeur, Ragnar est du coté des Mages. Mais les circontances l'on fait apprécier et changer : il est donc aussi bien du coté de l'Inquisition.
— ARMES : Ragnar se bat avec deux épées, ces dernières accrochées dans son dos ; il ne les quitterait pour rien au monde. Toutefois, même s'il se bat au corps à corps, l'Inquisiteur est un mage.
— O.SEXUELLE : Ragnar est bisexuel : homme ou femme, les deux lui plaisent.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire accumulant les petites aventures de ci de là depuis plusieurs années. Néanmoins, cela peut changer... Et se stabiliser. Mais, qui fera vibrer son cœur ?

MessageSujet: Re: 《 The Mage Pride. 》 — RAGNAR WARVRICK Mar 28 Fév - 20:38



in darkness they grow
in pain they find strength.


fear me.

La magocratie de Tévinter est connue de partout en Thédas ; il vous est impossible de ne jamais avoir entendu parler de l'Archonte Impérial, ainsi que ses fidèles magistères. Autrefois l'empire suprême de ce monde, Tévinter n'est plus que l'ombre d'elle même depuis un long moment déjà.
La magie coule dans les veines de ce peuple fier et impétueux, et ce depuis des décennies. Néanmoins, tous n'ont pas la chance d'avoir un don inné pour celle-ci. Beaucoup de choses en dépendant : votre rang social, votre aptitude à l'apprentissage, vos moyens personnels... Ce serait vous mentir que de vous dire que les paysans étaient tous des mages hors paire—des mages tout court, en réalité. Même pour les Tévintide, être mage était quelque chose qui se méritait et qui n'était pas aussi commun qu'on pourrait le croire. Fréquent,  oui : mais il y avait des limites.

Mais bien entendu, vous vous demandez indubitablement pourquoi je vous conte tant d'informations culturelles et politiques au sujet de Tevinter ? Quel lien avec l'homme qui est devenu à ce jour l'Inquisiteur ?
L'histoire de Ragnar Warvrick se trouve être intimement lié au Magisterium... Tout simplement car il est le fils caché d'un grand Magister nommé Octavus Vanarim. Chose qu'il, malheureusement, n'apprendra jamais au cours de cette histoire.

chapitre i — brave

Malgré l’ascendance prestigieuse de Ragnar, ce dernier ne connu pas le bonheur de grandir dans le luxe et les avantages. Aussi fut-il l'enfant du Magister Octavus que la femme de ce dernier, Genevia, n'était pas du tout au courant de ça : il était un bâtard. Le Magister connaissait sa femme. Elle était d'une possessivité et d'une jalousie maladive car elle n'avait jamais pu avoir d'enfants à cause d'un problème de santé important qui lui était arrivé durant sa jeunesse, il y avait des années de cela. Incapable d'offrir la descendance que son mari souhaitait tant, elle s'engouffra dans la crainte de le perdre et se laissa depuis lors guidée par ces deux sentiments puissants mais néfastes.
Alors que Ragnar était finalement venu au monde, Octavus ne savait que faire en se souvenant pertinemment de ce qu'il s'était produit la première fois qu'il avait eu un enfant caché. En effet, Ragnar n'était pas le premier chérubin à avoir vu le jour de manière illégitime. Au moins eut-il plus de chance que la première née...
Lorsque Genevia sut la toute première traîtrise de son mari, elle joua d'abord la carte du silence et de l'ignorance. Mimant qu'il ne se passait rien, que tout allait bien... Quand un beau jour, alors qu'Octavus rendait visite à sa maîtresse—et mère du premier enfant, il apprit que la petite était morte, elle et sa génitrice ; Genevia les avait fait toutes deux assassiner dans le dos de son époux pour venger cet acte de trahison. Et jamais un seul mot ne fut dit quant à cet événement tragique entre les deux époux.

Malgré son attachement encore neuf envers Ragnar, son nouvel héritier, Octavus décida de faire quelque chose pour sa progéniture, afin que le malheurs qui était arrivé à la toute première enfant qu'il eu ne se reproduise pas sur son fils. Il ne le garderait pas auprès de lui, mais lui donnerait au moins la chance de pouvoir survivre ; il donna le nouveau né à une famille de fermiers et leur deux enfants. La fermière qui avait vu périr son petit dernier pu accepter Ragnar sans que les soupçons ne s'élèvent. On l'avait vu enceinte, et maintenant, on la voyait avec un chérubin : la couverture parfaite pour le nouveau né.

C'est ainsi que "naquit" Ragnar Warvrick, troisième enfant de Darrik et Loana, meuniers et fermiers du royaume de Tevinter. Très tôt, le jeune garçon participa aux tâches agricoles du quotidien de ses deux parents officieusement adoptifs. Malheureusement pour lui, il n'était pas aussi doué que ses frères et sœurs l'étaient. Il n'avait pas la main verte et était un enfant assez turbulent. Il grandit avec la sensation de ne pas faire partie de cette famille car tout le monde le traitait différemment. Sa sœur était une peste insupportable avec lui, son frère l'ignorait la plupart du temps mais restait poli avec lui ; son père lui faisait savoir son inutilité et ne se gênait pas de lui dire, lorsqu'il était saoul comme cochon, que c'était un incapable et qu'il méritait plus de gifles qu'il n'en avait déjà. Sa mère adoptive, en revanche, Loana, aimait beaucoup Ragnar. Elle avait facilement fait la transition de ses sentiments pour son enfant mort sur le jeune garçon, et de ce fait, le considérait comme son propre fils, de manière légitime.
Cet amour maternel dura jusqu'à ce que la pauvre Loana ne décède d'une grave pneumonie lors d'un hiver très rude. N'ayant pas eu assez d'argent pour acheter les services d'un soigneur, elle succomba de sa maladie sans pouvoir dire quoique ce soit lors de ses derniers instants à cause de la fièvre qui l'avait faite s'endormir brutalement. Ragnar pleura ce jour là, et ce fut bien un des seuls moments de sa vie où des larmes s'écoulèrent le long de ses joues tiraillées par les grimaces qu'il arborait.

Darrik, le père de famille qui était déjà un alcoolique fini, se noya d'autant plus dans la boisson. Ils avaient peu à manger, le travail devenait de plus en plus dur et bientôt, le nombre de bouches à nourrir fut trop important.
Un beau matin, Ragnar, qui était couché sur la paille du coté des animaux —son lit se trouvait ici depuis toujours, et seule Andrasté sait comment le jeune garçon a pu échapper lui-aussi à la pneumonie—, se reçut un sceau d'eau qui le tira brusquement des bras de Morphée. Il devait être cinq heure du matin quand Darrik le regardait tousser à cause du liquide qui avait manqué de l'étouffer ; lui saisissant violemment le bras, il l’entraîna vers deux hommes et une femme, qui avaient trois chevaux chacun.

《 — P-père, qui sont-ils ?!
Je t'ai déjà dit d'arrêter de m’appeler comme ça. Il tira violemment sur le bras de l'enfant afin qu'il arrête de traîner le pas, ce dernier apeuré par ce qui semblait être un adieu. Dépêche toi !
Qu'est-ce que vous faites ?! 》

Darrik arriva au niveau d'un des deux hommes, celui qui semblait être le plus âgé. L'inconnu avait de la corde solide entre ses mains ; à l'aide du père adoptif du jeune homme, ce dernier se fit fermement lier les poignets, les deux bras devant lui. Incapable de trouver la force de se dégager ou de protester, Ragnar se contenta d'afficher un air horrifié, la bouche ouverte ; il regarda alors le second des inconnu, bien plus jeune que le premier, venir l'examiner sous toute ses coutures. Il lui avait saisir la mâchoire de sa main sale et rêche, lui manipulant ensuite la tête comme pour regarder sous toute les couture une vulgaire marchandise, comme si Ragnar n'était qu'un animal qu'on troquait. Il examina même les dents du jeune garçon, puis tâta sa carrure à travers ses habits.
Se redressant tout en arquant un sourcil, il fixa finalement Darrik en saisissant une bourse attachée à sa ceinture.

《 — Tu ne nous a pas menti sur la marchandise, meunier. Voilà tes pièces d'or.
Parfait !

Fouillant dans sa bourse, le plus jeune des deux inconnus saisit alors une poignée de pièces qu'il compta rapidement. Il en enleva quelques unes, puis tendit la main vers celles de Darrik qui, sourire béant de sa nouvelle richesse, serra ses précieuses pièces avant de les glisser dans le fond de sa poche miteuse. Ragnar, lui, comprenait la situation, mais n'arrivait pas à y faire face.

《 — L'affaire est conclue. Adieu, meunier.
Père ! Non, ne les laissez pas m'emmener !

Le plus vieux des deux inconnus donna un coup derrière la tête de l'enfant pour le faire taire, le regard qui suivit son geste assassinant sur place Ragnar qui après ça ferma instantanément sa bouche. La femme, derrière, silencieuse, était elle aussi attachée à l'un des chevaux au niveau des poignets. Ils la firent monter sur le troisième cheval avant d'eux-même monter en selle ; Ragnar, rattaché au dernier cheval de la ligne qu'ils formaient tous, fut condamné à avancer à pied derrière. La marche lancée, le jeune garçon du regarder derrière lui la maison de son enfance s'éloigner petit à petit, l'incompréhension marquant son esprit. Toutefois, une colère sombre et sourde commença à naître au sein de son cœur, noircissant celui ci d'une grande haine. D'une soif de vengeance.
Ce n'est qu'au bout de deux jours de voyage laborieux, lorsque le soleil se couchait en cette soirée frigorifiant quiconque n'était pas bien vêtu, que l'enfant tenta finalement de reprendre la parole malgré les menaces des deux hommes avec qui il voyageait quant à ses questions indiscrètes.

《 — Où allons-nous ?
Au marcher aux esclaves.  》

***

Il n'avait pas mangé depuis plus de vingt quatre heures.

Ses poignets frêles à la peau d'albatre étaient sanguinolents à cause de la redoutable force qui avait serré ses liens  fait en cordage autour d'eux ; cela faisait bien trop longtemps qu'il les avait. Ses cheveux bruns, mis long et légèrement en pagaille retombaient de part et d'autre de son visage, tandis que ses yeux verts exploraient la foule face à lui qui semblait essayer de se décider de qui acheter. Oui, qui... C'était cruel à dire. Ragnar était debout parmi plusieurs autre personnes soit plus jeunes, soit plus âgées que lui. Tous en ligne sur cette estrade de marché, l'homme qui avait acheté le jeune fils caché du Magister était en train de faire l'éloge de ses nouveaux produits. Tels de vulgaires animaux, tels de simples objets, des biens qu'on échangeait contre deux trois piécettes... Alors que l'on parlait de vies humaines. Humaines ou d'autre races, d'ailleurs ; d'êtres avec un cœur et une conscience, qui ne devraient certainement pas se trouver dans un endroit tel que celui ci. Dans ce bas-fonds de la déchéance, avec les rats de sous cales et les pire ordures sans nom de notre ère.
Une fumée épaisse envahissait cette allée sombre et boueuse, la pluie s'étant abattue sur cette ville Tevintide en début de matinée. Les yeux de Ragnar papillonnèrent rapidement lorsqu'un des clients de son bourreau recracha la fumée de sa pipe qui était venue lui irriter les voies respiratoires. Il n'était toutefois pas impressionné, ou tout du moins se persuadait qu'il ne l'était pas. Malgré les apparences, ce jeune garçon avait l'esprit d'un combattant. Une volonté de fer et une logique d'acier. Ils pouvaient continuer de se pavaner devant lui comme s'il était un bout de viande, cela lui importait que peu au final. Il trouverait un moyen de s'enfuir. Un jour. Il en était sûr.

Une odeur sucrée ayant une pointe de vanille monta alors aux narines de Ragnar. Quelque chose qui lui fit un instant oublier ces putréfactions d'organes de poisson et d'animaux éventrés pour le bonheurs des clients qui se ravitaillaient en nourriture depuis plusieurs heures.《 — Excusez-moi. J'aimerais votre aide. 》. Les yeux de l'enfant observèrent une femme habillée de manière très élégante et chic : son accent ne pouvait pas la tromper. Elle était d'Orlaïs. Mais que faisait une Orlésienne dans un tel endroit ? Certes, ils n'étaient plus dans l'Empire Tevintide, mais quand même. Il tendit l'oreille en espérant en apprendre un peu plus.

《 — Je suis ici pour trouver un enfant. De sexe masculin plus précisément. Et de préférence entre neuf et douze ans.
Vous trouverez votre bonheur ici, Madame. Nous vendons de la marchandise de premier choix, vous ne trouverez pas mieux ailleurs !
Il en est à moi d'en juger, souillon.  》

Le propriétaire de l'étale alla rapidement jusqu'à sa "marchandise" tout en grognant quelques insultes à voix basse, regardant avec attention chacun des enfants qui correspondaient à la description de sa cliente aux airs hautains et à la patience aussi longue qu'un jour sans pain. Il fini par s'arrêter devant Ragnar. Ce dernier sentit son cœur s’accélérer dans sa cage thoracique... Jusqu'à ce que son ravisseur ne finisse par saisir le bras d'un autre garçon à coté de lui. Soulagement, pincement de lèvres et regard braqué vers le vide ; il n'allait pas être acheté aujourd'hui.

《 — Je vous propose celui-ci.
Ho non, un elfe, quelle horreur ! Il en est hors de question ! pesta l'Orlésienne tout en affichant un air outré, son nez pointu se retroussant sous une grimace de dégoût.  》

Sans laisser le temps à qui que ce soit de réagir, elle déboula sur l'estrade et alla regarder par elle même les enfants de plus près sous l'étonnement de ces derniers  — tout comme des autres clients en bas de la scène. Ses pas s'arrêtèrent quand elle arriva devant Ragnar qui, lui, leva lentement la tête afin de regarder cette dame imposante et qui était même terrifiante désormais. Un sourire marqua les lèvres maquillées de cette riche héritière de bonne famille. Un sourire mauvais.

《 — Je veux celui-ci.
50 pièces d'or.
Vendu. Mon mari sera ravi, depuis le temps qu'il rêvait de pouvoir obtenir un jeune homme pour ses loisirs personnels. 》

Le sang de Ragnar se glaça dans ses veines. Pour... Ses... Plaisirs personnels ? Non. Impossible. Ce n'était quand même pas ce à quoi il pensait, si ? Ses yeux devinrent ronds comme des billes et il fixa l'Orlésienne qui venait de payer le marchand d'esclaves, celui-ci ravis de sa petite affaire. Elle vint ensuite vers le jeune garçon et, alors que le bourreau coupa la corde de l'enfant, elle lui saisit le bras d'une manière si ferme qu'il pu sentir ses ongles entrer à l'intérieur de sa chaire.《 — Ne t'en fais pas, tu vas bien t'amuser toi aussi. Enfin... Non. 》Un rire glacial sonna aux oreilles de Ragnar alors qu'il sentit qu'elle tira fermement pour qu'il la suive. Ce fut la première fois qu'il sentit une telle peur, lui brûlant les entrailles au point de le rendre malade. Ses jambes se stoppèrent, et il était désormais comme soudé au sol.

《 — Qu'est-ce qui te prends ?! Avance tout de suite, c'est un ordre !
Non. 》

L'Orlésienne lâcha alors le bras du jeune homme et, se tournant face à lui, elle leva la main afin de le gifler. Un acte qui laissa une marque rouge et vive sur la joue de son destinataire, ce dernier stoïque.

《 — Avance ou bien la première chose que tu auras sera le fouet !
J'AI DIS NON ! 》

Ragnar redressa son visage en prononçant ces mots, tandis que son bras se leva par réflexe vers la noble qui lui tenait fermement le poignet. Soudainement, un hurlement strident fit sursauter tous les passants de la ruelle. L'Orlésienne se retrouva au sol, se roulant par terre alors que des passants accouraient pour tenter de l'aider. Elle était en feu.
Personne ne réussit à atténuer les flammes malgré tous les efforts octroyés. Ragnar, lui, restait debout à fixer cette femme, comme en transe, ses yeux arborant une aura sombre et sa main se refermant petit à petit comme pour appuyer ce geste surnaturel. Lorsqu'un inconnu hurla 《 — DE LA MAGIE ! L'ENFANT UTILISE DE LA MAGIE ! 》, il fut happé par la réalité et tituba avant de tomber les fesses contre le sol, étourdit. Bientôt, la haine devint de la stupeur et il se mit à respirer bruyamment, regardant tout le monde autour de lui qui dévisageait soit le jeune orphelin, soit cette femme qui se faisait consumer par les flammes dans un dernier hurlement de souffrance. Les yeux de l'enfant se posèrent sur ces flammes qui délivraient une odeur de chaire carbonisée, des larmes montant lui piquer les yeux alors que l'incompréhension marquait son visage. Il avait fait ça ? Lui ?

《 — Laissez passer, faites place ! 》Un groupe de templier arriva sur les lieux. Deux d'entre eux avaient un sceau d'eau et allèrent éteindre le cadavre de l'Orlésienne, un troisième questionnant les passants : le chef de la troupe s'approcha de l'enfant, le soulevant doucement, mais restant ferme. 《 — Hé, gamin. Gamin. C'est toi qui a fait ça ? 》De nouveau sur ses pieds, Ragnar regarda le chef de la troupe sans savoir quoi dire.
Quand ses collègues revinrent lui rapporter les faits que les passants leur avaient raconté, le commandant finit par regarder à nouveau le jeune garçon, gardant son bras dans sa main. Quoiqu'il allait se passer, Ragnar savait pertinemment qu'il allait payer les conséquences de ses actes.

《 — Tu as gagné le gros lot, p'tit gars. Bienvenue au cercle.


chapitre ii — don't you see ?

Je me souviens d'une tour. Une architecture impressionnante, à la structure capable d'accueillir bien plus de personnes que les apparences laisseraient le croire. J'avais alors onze ans quand mes pas, perdus et se faisant las le longs des routes de Thédas m'apportèrent jusqu'à ce lieu maudit. Depuis l'épisode du marché aux esclaves, je n'avais adressé la parole à personne. Mes réponses se faisaient par des mouvements de tête et des regards approbateurs ou sombres. Peu de templiers connaissaient les intonations de ma voix.
Je n'étais pas le seul gamin à avoir été enlevé durant le chemin. Il y avait moi, Ferdan, Maendrad, Lenna, Quinn et Hector. Je ne leur parlais pas non plus, bien que ces derniers me semblaient bien plus amicaux que nos tortionnaires. Nous avions tous ici bas un point commun : nous avions des prédispositions à la magie. Tel était notre destin, notre sort cruel qui nous avait pour la plupart arraché de nos foyers. C'était le cas de Maendrad. Ce mioche, qui avait deux ans de moins que moi, mais vivait il y avait quelques jours de cela chez lui, dans une belle demeure, avec des parents riches. Du jour au lendemain, ils avaient débarqué chez lui pour l’arracher à cette vie de rêve que moi et d'autre enfants de mon âge avions tous voulu vivre un jour. Et tout ça pour quoi... ?

Mon étonnement fut sans pareille en voyant la différence d'âge entre chaque personne présente au cercle. Cela pouvait aller de six à cinquante ans. Il y avait même une sorte de doyen, un vieux barbu âgé de soixante douze ans. Moi et les autres gamins avions pris l'habitude de l'appeler papy et de passer notre temps libre avec lui, lorsque l'envie nous y prenait. Ce vieil homme partageait son temps entre râler et regarder les entraînements des apprentis de sexe féminin du cercle. Cela était toujours mieux que de fermenter dans une ruelle sombre d'une capitale, saoul comme cochon avec une gangrène qui vous bouffais la jambe. Mais en aussi bonne santé fut-il, il n'était pas libre. Tout comme tout le monde dans le cercle.
En arrivant dans ce lieu maudit, je pensais passer le restant des années à venir seul. Il s'avéra que le destin m'avait réservé quelques surprises quant à ce sujet, car je fis l'une des plus belles rencontre de toute ma vie : celle avec la seule personne que je considérais comme ayant l'âme la plus pure en ce monde. Avalaach Warvrick.

Avalaach était un elfe à la chevelure noir de jais et aux yeux d'un bleu limpide, possédant trente trois ans et qui était enchanteur supérieur : c'est à dire qui enseignait et faisait partie du conseil de ce cercle. C'était quelqu'un de profondément bienveillant, qui avait le cœur sur la main et qui possédait une douceur que je n'ai jamais retrouvé chez qui que ce soit d'autre, ni même dans mes songes les plus séducteurs. Il m'avait aidé, tout comme les autres nouveaux qui arrivaient souvent au cercle, à m'intégrer convenablement à ce dernier ; mais contrairement à sa relation avec les autres apprentis, la nôtre fut bien plus forte ; bien plus intime.  
portrait d'avalaach, enchanteur supérieur
du cercle brisé d'anderfels.

Je n'avais jamais connu ça auparavant. Ses leçons me semblaient aussi fluides que de l'eau, limpide que le cristal ; ses paroles, réceptacle de sagesse, le démarquaient d'une beauté toute particulière lorsqu'il s'adressait à moi, armé d'une patience implacable. Il m'avait apporté tant de choses que je ne saurais par où commencer. Il fit le choix de me prendre sous son aile, me déclarant officiellement comme son apprenti en apprenant la raison de ma venue au cercle. Cela ne plu guère aux templiers, notamment au chevalier commandant du cercle. Mais Avalaach était comme ça ; brave et imposant, brillant et calculateur. Pourtant, en sachant ce que j'avais fait sans pouvoir me contrôler, beaucoup auraient — et en l’occurrence, ont — eu peur de moi. Lui n'était pas effrayé, au contraire : il était fasciné. Il voyait en moi le potentiel d'un mage puissant, un mage du feu. Voilà bien un des seuls sujets où je n'étais pas d'accord avec lui, car je ne voulais pas être mage. Je ne l'ai jamais voulu. Ce don à double tranchant a gâché ma vie, tout comme celle de beaucoup d'autre... Ou tout du moins, c’est ce que je pensais durant mon jeune âge. La magie m'a, contrairement à ce que je pensais en arrivant au cercle, sauvé la vie.

portrait du commandant templier
asarim du cercle brisé d'Anderfels.
Néanmoins, je fis des connaissances bien moins plaisante. Ou devrais-je dire, la connaissance la moins plaisante de toute ma vie. Asarim.
Asarim était le chevalier commandant de ce cercle de mage, situé en Anderfels. Il avait donc chaque templiers ici bas à sa botte — bien que tous n'étaient pas foncièrement mauvais en soi... Enfin, en soi. —, et sa première occupation fut de me faire la vie dure car contrairement à Avalaach, Asarim avait peur de moi... Moi qui était alors âgé de onze ans, enfant innocent — enfin Asarim ne me voyait pas comme tel — en construction, ne comprenant pas l'étendue de son pouvoir et ne voulant aucun mal à qui que ce soit malgré les funestes apparences qu'il arborait de par son histoire macabre et insolite.
A la moindre bêtise, au moindre faux pas ; Asarim me tombait dessus. Avalaach tentait tant bien que mal de prendre ma défense, mais il y avait des fois où il ne pouvait rien faire afin de me secourir de ces situations plus que désagréables. Il faut dire qu'au fur et à mesure du temps et des années qui passaient, j'étais devenu un jeune garçon rebelle et qui ne se laissait pas faire. Les foudre des templiers me retombaient vite dessus, si bien que certains m'appréciait même pour mon caractère ; je fini par m'adoucir au gré des punitions et des sermons — de surface seulement, car intérieurement, je restais ce même garçon —.
Curieux tout de même, je m'étais aventuré à demander des informations sur le Commandant. C'était un grand homme disait-on, qui avait accompli de grande chose. Pourtant, lorsque je posais les yeux sur ce dernier, je ne voyais qu'un humain qui semblait animé d'une folie naissante, ses yeux cernés et parfois rougis par la fatigue. J'appris alors que les Templiers semblaient ingurgiter beaucoup de Lyrium... Mais toute personne censée se doute forcément que le Lyrium n'est pas une substance innocente. S'approprier les pouvoirs d'une telle envergure était inévitablement dangereux, et je pense que la chute d'Asarim y est indubitablement liée. Avec le recul, je pouvais savoir présentement que c'était bel et bien ça. Mais à l'époque... Je n'avais que des doutes.

Les années qui passèrent m'offrirent le temps de m’entraîner à cet art qu'était la magie. Le feu était devenu mon compagnon journalier : mon élément de prédilection, celui avec lequel j'avais le plus de facilité. Mais comme j'aimais pousser les limites que mon corps avait, j'essaya durant plusieurs jours de prier Avalaach afin qu'il m'enseigne quelques sorts de glace ; le total opposé de ma nature de magie. Il céda en voyant que ma détermination était sans failles. C'est ainsi que je pu apprendre quelques sortilèges ; pas bien puissants, mais efficaces.
Plus les jours défilaient, plus je devenais fort. Et bientôt, le jour de ma confrontation allait arriver.

chapitre iii — the fade

《 — Vous avez peur, n'est-ce pas ?  》

Mes yeux émeraude scrutaient ce visage aux traits doux et délicats, admirant cette expression qu'il arborait et qui tantôt était réfléchie, tantôt agacée. Il me faisait mine d'être plongé dans son ouvrage mais je savais ce qu'il en était en réalité : il appréhendait demain, et ne voulait pas m'accabler de ses sentiments négatifs pour ne pas influencer mon jugement sur ce que j'allais avoir à accomplir pour ma confrontation. J'eu vent que personne ne disait à l'avance aux apprentis ce par quoi ils vont passer lors de ce moment fatidique : en revanche, j'avais ouïe dire que beaucoup n'y survivaient pas... Tout comme beaucoup n'avaient pas « la chance » de pouvoir la passer. Si toutefois nous pouvions appeler ça une chance.

Ses doigts glissèrent le long de sa page, comme à la recherche d'un certain passage dans sa narration ; son index se tendit alors que ses yeux se figèrent, soulignant doucement un mot qu'il sembla retenir mentalement, ses longs cheveux retombant en une cascade de noir et de soie contre sa joue. Je continuais de l'observer, assis dans ma baignoire de bois, tandis que la fumée de l'eau particulièrement chaude continuait d'envahir la pièce. J'aurais voulu tendre le bras afin de saisir cette chevelure à la douceur divine pour la lui remettre derrière l'oreille, le tout dans un geste calculé : mais j'étais bien trop loin de lui actuellement. Quel dommage.
Daignant prendre le temps de me répondre, son visage se redressa et il tourna la tête afin de me regarder, plus loin, reprenant un air neutre comme il le faisait lorsqu'il tentait de cacher ses émotions. Ah, Avalaach, je te connais. Tu ne peux rien me cacher.

《 — Peur ? Et de quoi devrais-je avoir peur, je te prie ?  》

Profitant que son regard soit désormais miens, je saisis ce qui se trouvait être le rebords de la baignoire afin de m'y tenir, me hissant alors de l'eau, celle ci ruisselant le long de ma peau en filets d'argent. Mon geste était appuyé d'un sourire narquois, alors qu'Avalaach se mit à tourner subitement son visage, ses yeux faisant de même. Je pouvais apercevoir de là où j'étais que ses joues, d'habitude d'un blanc légèrement rosé étaient désormais rougies par la vue que je venais de lui offrir gracieusement.

《 — Pour demain. La confrontation.  》

Mes paroles furent délivrées tandis que je saisissais une serviette près de moi, m'essuyant rapidement avant de me l'attacher autour de la taille, ne voulant pas mettre plus que cela mal à l'aise mon enchanteur favoris. Mes pieds sortirent doucement de l'eau, elle qui m’appelait encore à me reposer dans ses bras, mais j'avais bien mieux à faire actuellement : aller dans ceux de quelqu'un de bien réel.
Il ne me répondait pas. J'avançais, lentement, m'approchant de lui, jusqu'à arriver derrière sa chaise ; me penchant avec délicatesse, mes mains encore humides allant saisir avec tact ses deux pectoraux, l'enlaçant ainsi alors que mon menton s'était déposé avec une douceur exemplaire sur son épaule. J'humais alors l'odeur de ses cheveux, et j'aurais pu m'évader loin de cette maudite tour, dans les contrées lointaines et perdues avec lui tant ce parfum qui lui était propre me faisait tourner la tête.

《 — Je sais que tu ne peux rien me dire, mais ta peur m'alarme même lorsque tu la tait. Je ne suis plus un enfant maintenant, tu n'as pas à me protéger comme tu avais l'habitude de le faire, Avalaach.  》

Ses lèvres s'entre-ouvrirent doucement, et alors qu'il pensait à comment me formuler ses mots ; je laissais mes lèvres se perdre le long de sa peau aussi douce que du velours, mon souffle chaud caressant son derme : je pouvais sentir ce dernier frémir sous l’assaut de mes douces tortures, ce qui me fit une fois de plus sourire de manière victorieuse face aux réponses que son corps m'offrait, tandis que lui, stoïque, restait silencieux.

《 — Tu ne veux pas me parler ? Très bien, fait comme il te plaira. Je peux trouver d'autre moyens, en revanche, de te faire murmurer des mots. Des mots et...  》

Mes mains descendirent avec alanguissement, arrivant d'abord contre son ventre, puis finissant leur course sur le début des cuisses d'Avalaach. Se furent bientôt mes dents qui entrèrent en contact avec sa peau, saisissant doucement cette dernière afin de la mordre avec la plus grande des douceurs. Un soupir brisa la barrière de silence qu'il avait dressé, le faisant finalement sourire. Je ne voyais pas son visage, mais je le sentais ; ses joues avaient mimé un mouvement semblable à celui là. L'une de mes mains s’immobilisa, mais l'autre continua sa route. S'aventurant avec une envie toute particulière sous les couches de vêtements qu'il portait, elle allait bientôt atteindre son endroit de prédilection... Si toutefois la main de l'homme à qui appartenait ces gémissements si mélodieux n'avait pas stoppé mon avancé en saisissant mon poignet.

《 — Bien entendu que j'ai peur pour toi.  》

Mes lèvres se reculèrent de son cou, tout comme mes mains de son corps. Je m'écartais à pas feutrés, allant me mettre devant lui, me posant doucement à genoux ; mon regard entra enfin en contact avec le sien. Le vert se noyait à présent dans le bleu, nos deux âmes nues, face à face. J'aurais voulu avoir la force de lui adresser un sourire, mais moi aussi, au fin fond de mon être, j'avais peur. Levant doucement mes mains, je saisis délicatement les siennes afin de les serrer avec confiance et sûreté.

《 — Quoiqu'il se passera demain, je réussirais. Tu as été mon Maître durant nombreuses années, après tout. Je ne peux pas échouer en sachant cela. Je ne me le permettrais pas.  》

Je le voyais sourire, ses yeux s'étant l'espace d'un instant voilés d'une lueur brillante et mélancolique. Non, je ne voulais pas qu'il pleure. Pas maintenant, pas pour ça.

Pas pour moi.

《 — Oui. Tu réussiras. J'en suis certain.  》

***

Lorsque le jour de ma confrontation arriva, je ne peux mentir que je cachais un stress qui avait pourtant imprégné tout mon être, malgré la nuit… Réconfortante que j’eus passé.
On m’avait emmené en haut de la tour du cercle, dans une pièce que je ne connaissais pas encore, et je découvris alors la tâche qui m’avait été incombé. Au centre de cet endroit se trouvait un récipient qui contenait une grande quantité de lyrium. Tout de suite, je compris ce qu’il en était : j’allais passer dans l’immatériel.
Avalaach, qui était présent, tenta de m’en apprendre plus sur ce que je devais faire et les choses sur lesquelles je devais me méfier mais c’est sans surprises qu’Asarim l’interrompait dès qu’il tentait de m’en dire un peu plus afin que je sorte indemne de cette épreuve.

Lorsque j'étais fin prêt à débuter cette épreuve, je m’avançais vers le centre de la pièce et, déposant ma main dans la quantité incommensurable de lyrium, je me retrouvais alors dans l’Immatériel.
C’est un endroit froid, grand et oppressant. Une aura verdâtre y plane constamment et on a la sensation qu’il n’y a aucune limite, aucune frontière à ce monde étrange et psychédélique. Ma mission était simple : faire face à l’un des démons dans l’immatériel et ne pas succomber à la possession. Enfin, simple… C’était une façon de parler, car je n’avais jamais réellement réfléchit à la question de comment me comporter face à un esprit âgé d’un nombre inimaginable d’années et aux pouvoirs dépassant l’entendement. Dans un sens, les Templiers étaient sacrément culottés de nous faire faire passer de telles épreuves. C’était un aller sans retour, et ce, vers notre propre fin.

Néanmoins, j’étais un jeune homme plein de ressource et à la confiance débordante. C’est pourquoi j’avais arpenté les sentiers de l’Immatériel avec un sourire paré à toute épreuves, le dos droit et les yeux vifs, dans la tête une promesse : celle de revenir vivant auprès de la personne qui comptait le plus pour moi à ce jour.
Mes pas m’amenèrent jusqu'à d'étrange créatures, certaines inoffensives et d’autres bien plus agressives. Sur l'un des sentiers désaffectés, j'étais tombé sur ce qui semblait être une épée. Sans vraiment l'expérience nécessaire afin de me battre avec, je m'étais dit qu'il aurait été plus judicieux de prendre toute les chances qui m'étaient offertes et c'est ainsi que je m'appropriait cette lame, attachant son fourreau à ma taille.
J'avais mené nombreux combats jusqu’à pouvoir finalement arriver face à ce qui s’apparentait à une forme loin d’être humanoïde mais belle et bien imposante : un démon. Prêt à dégainer mon épée et à user de ma magie, j’étais toutefois perplexe car l’entité en face de moi ne m’attaquait pas. Pourquoi ?

《 — Toi... Tu es un humain. Mais tu n'es pas comme les autres, je peux le voir en toi.
 — Est-ce là ce que tu dis à tous les hommes arpentant tes sentiers désaffectés, démon ?

Dans un geste vif et un coup de vent soudain, la silhouette s'était approchée de moi pour me faire face, me faisant sursauter tant je ne m'y étais pas attendu. J'avais dégainé mon épée, mon autre main prête à invoquer une spirale de feu, mais les mots que me livrait alors l’esprit m'apaisèrent totalement de mon hostilité.

《 — Ragnar, tu es un homme prometteur et ta destinée sera des plus étincelantes.
Ben voyons.
Tu rêve de t'en aller de l'endroit qui te retient prisonnier. Mais tu n'en a aucun moyen.
Si tu comptes me raconter des choses dont je suis déjà au courant, c'est peine perdue, esprit.
Je peux te donner le pouvoir de t'enfuir très loin de ta prison.

Mes yeux, emplis de curiosité mais surtout d'avidité, dévisageaient — même si ce démon n'avait pas réellement de visage — l'être spirituel en face de moi. Je me laissais alors bercé par de douces mélopées, laissant ma garde se baisser petit à petit, laissant l'envie me saisir.

《 — ... Quel pouvoir ?
Tu es un mage. Toi même tu dois connaitre toute sorte de magie en ce monde.
Bien sûr, je connais beaucoup de formes de magies, mais...
Quelle en est la plus puissante de toute, selon toi ?
Je ne sais pas, esprit.
Elle coule pourtant dans tes veines, rivière de rubis, alimentant ton corps comme le lyrium alimente l'Immatériel.

J'haussais les sourcils avant d'avoir comme une révélation : lorsque nous avions parlé de magies interdites, la magie du sang était celle la plus grave et la plus punie d'entre toute. Néanmoins... Si cela était bel et bien un ticket de sortie de cet enfer, je ne pouvais pas rechigner à apprendre cette dernière.

《 — Peux-tu me l'apprendre, donc ?
Bien entendu. Je peux t'inculquer tous les savoirs les plus anciens si je le souhaite.
Pourrais-je réellement m'enfuir de la tour avec ?
Et bien plus encore.

Je m'étais senti comme happé, mon esprit vagabondant loin de mon corps, écoutant ces douces paroles qui éveillaient en moi un désir profond, plus grand encore qu'avant. Mes paupières, plissées, se fermaient bientôt alors qu'une aura émanant du démon venait doucement me saisir, m'enveloppant avec tact. Sur le moment, je n'avais pas vu les dangers que cela allait me causer... J'avais été terriblement naïf et cupide. Je voulais ce pouvoir. Au nom de ma liberté et de celle de mes frères et sœur, il me revenait de droit.
Ma gorge s'était serrée soudainement alors que mes pieds se séparèrent du sol. Je pouvais entendre l'écho de la voix du démon siffler dans mes oreilles, raisonner dans mon corps et envahir mon âme, tandis que mes yeux étaient clos. Je pouvais percevoir des informations encore et encore dans mon esprit, comme si ces dernières allaient directement alimenter mon cerveau ; la magie du sang, je la sentais bouillonner dans mes veines, m'arracher des tressaillement de part et d'autre de mon corps, comme instable. Ce pouvoir, mon pouvoir, je le sentais gonfler, m'imprégnant de toute cette énergie, de tout ce savoir que me confiait l'esprit, alors qu'au fur et à mesure ma respiration se coupait de plus en plus. Ce n'est qu'en me rendant compte que j'étais totalement privé d'air que j'avais rouvert les yeux, faisant dorénavant face à ce qui semblait être moi... Je me faisais étrangler par ma propre effigie.
Mes membres, tantôt paralysés, se dénouèrent soudainement et mon épée transperça le démon, celui ci poussant un rugissement de douleur ; s'envolant en fumer, l'acier de mon arme avait dorénavant disparu, et je me retrouvais mains nues face à cet esprit qui pressait ses mains sur ma gorge, si fort que j'avais l'impression de me faire décapiter.

《 — Je veux ton corps en échange de ce savoir ! Tu ne peux pas me résister, accepte moi !

J'avais l'impression de fusionner avec le démon. Je pouvais sentir sa présence m'envahir, m’oppresser, tandis que je continuais de suffoquer. Mes yeux, ma peau, mes cheveux ; mon corps entier brûlait comme si j'avais été happée par un feu immense et puissant.
Je me pensais perdu. Je n'avais plus de force et la seule chose à laquelle je pouvais penser était à quel point la possession était douloureuse. C'est alors que j'entendis sa voix, transcendant l'Immatériel, arrivant jusqu'à mes oreilles : Avalaach. Il m’appelait. A la surface, il tentait de me faire revenir. Avais-je mis trop de temps ? Je l'ignorais.
Comme réveillé par une force incommensurable, mes yeux se rouvrirent et je levais alors mes mains, lançant des vagues de flamme, et ce de toute mes forces : le démon pris feu et me lâcha, et je me retrouvais au sol, face contre terre, toussant et reprenant ma respiration, à la limite de l'asphyxie. Tandis que l'esprit tentait d'éteindre les flemmes qui l'accablait tout en hurlant son désarrois de par des sons stridents et inhumains, je me levais et me mis à courir afin de saisir un bout de bois épais et pointu plus loin, au sol ; je m'élançais alors, brandissant cette arme de fortune afin de transpercer cette entité dans la tête.
Il se stoppa net. Son corps perdit mon apparence et c'est alors qu'il cria si fort que je dus m'écarter en titubant, mains sur les oreilles : dans un éclair aveuglant, il avait laissé place au vide, le morceau de bois roulant au sol, semblant intact. J'avais réussi à repousser sa corruption. J'étais libre. Et vivant.

***

Quand mes yeux se rouvrirent, je faisais face à Asarim, son épée sous ma gorge : il était prêt à me couper la carotide, d'autant plus lorsqu'il me vit le fixer, ayant un sursaut suite à cela tout comme la plupart des autres templiers autour de moi. Pris de panique, j'essayais de chercher Avalaach du regard, avant de le trouver : lui et les autres enchanteurs supérieurs étaient en train d'argumenter avec nos tortionnaires, tentant apparemment de les convaincre... Que je n'étais pas possédé. Bien sûr que non, je n'étais pas possédé ! J'avais terrassé le démon de l'Immatériel bien avant qu'il puisse réussir à mettre en oeuvre ses plans démentiels !

《 — REGARDEZ-LE ! Regardez ses yeux et osez me dire qu'il n'est pas possédé ! C'est un fait, nous devons le tuer pour ne pas prendre de risques !
Qu-quoi ?! Qu'est-ce qu'il se passe ?
Commandant, par le Créateur, levez vous de mon apprenti si vous ne voulez pas le regretter !

Je profitais du manque d'attention d'Asarim envers ma personne pour le repousser brutalement, me levant tout en titubant. Je sentis les douces mains d'Avalaach me soutenir, mes yeux se posant finalement sur lui avant de regarder le Commandant Templier.

《 — Vous osez vous rebeller envers l'autorité des Templiers, envers l'autorité de la Chantrie ?!
Ragnar n'est aucunement possédé. Nous avons l'habitude, et vous-même le savez, Commandant : les apprentis qui se font contrôler n'agissent pas comme cela. Nombreux élèves vous nous avez enlevé par des suppositions, immense est le sang d'innocents sur vos mains. Je refuse de vous laisser tuer mon élève aujourd'hui. Moi et les autres enchanteurs supérieur du cercle vous certifions qu'aucun danger n'est à craindre, quelque soit l'apparence de mon apprenti.
Mon apparence ?

Avalaach m'avait fait comprendre de me taire de par sa poigne qui me serra subitement le bras, et j'abaissais alors la tête en fronçant les sourcils, encore faible. Les autres enchanteurs supérieurs continuèrent d'argumenter longuement avant que le Général Templier n'interviennent. Son nom était Deredim. C'était un homme franc et sage, contrairement à la plupart de ses autre confrères.

《 — Il suffit, vous tous. Les enchanteurs supérieur semblent dire vrai, Commandant. Nous ne pouvons pas le tuer si nous n'avons aucune preuve de nos avancements.
Général, ses yeux et ses cheveux sont la preuve d'une possession !
J'ai déjà vu cela chez un autre apprenti, dans le cercle de Perendale, en Nevarra. Je vous assure qu'une possession ou une corruption ne sont pas toujours en lien avec l'aspect physique. De plus, Ragnar me semble maître de ses faits et gestes, actuellement. Nous devrions le garder à l’œil, mais le tuer ne sert strictement à rien dans le cas présent.

Asarim fixa son général avant de lancer un regard meurtrier à l'attention d'Avalaach. Rangeant son épée, il fit signe à tout le monde de s'en aller de l'endroit.
Ainsi se finalisa ma confrontation.

chapitre iv — torture

portrait de ragnar à l'âge de
24 ans.
Les changements physiques que m’avait apporté ma confrontation me laissèrent sous le choc. Cheveux blancs avant l’âge, yeux oranges en pupilles fendues… J’avais l’impression d’avoir le regard d’un dragon. Il m’avait nécessité beaucoup de temps d’adaptation, aussi bien pour moi que pour mes proches.
Une semaine après que tous ces événements se soient déroulés, j’apprenais que Deredim, le Général de cette tour, avait été congédié dans un autre cercle en Ferelden. Il me semblait aller de soit que c’était une des petites vengeances d’Asarim qui, malheureux de ne pas avoir pu se débarrasser de moi aussi facilement, défoulais sa colère sur autrui. En réalité, cela me surprenait qu’il ne s’en soit pas pris à Avalaach car ce dernier avait pris le risque de menacer le Commandant Templier du cercle… des actes qui allaient souvent avec de grave répercutions.

Un mois entier s’écoula, et plus le temps défilait, plus je me réjouissais d’être enfin un mage à part entière. Je restais sous la tutelle de mon très cher enchanteur supérieur, mais Avalaach, ayant le besoin de continuer à éduquer de jeunes apprentis, en accepta quelques autres sous son aile maintenant qu’il avait fini son œuvre avec moi. J’étais heureux de le voir partager ses dons et ses connaissances car c’était un professeur hors du commun qui aurait mérité des classes entières à son écoute tant ses récits et ses leçons étaient d’une sagesse incommensurable et d’une limpidité impressionante.
Je pensais qu’Asarim s’était adoucit et avait enfin compris que la violence et la méchanceté n’étaient pas des attitudes qui, en soit, nous aidait à aller mieux : je m’étais bien trompé. Encore une fois, j’avais fais preuve d’une naïveté déconcertante.

Du jour au lendemain. C’est ainsi que j’appris qu’Avalaach avait été apaisé.

La raison à cet acte inqualifiable ? Insubordination. Oh, mais ne soyez pas horrifiés comme je le fut à cette époque révolue. Des tas de mages et enchanteurs se font apaiser comme si vous vouliez simplement demander une miche de pain aux cuisines, et parfois sans aucune raison valable. « car les Templiers protègent le peuple, et obéissent à la Chantrie : défenseurs de tous et servants d’Andrasté et du Créateur, ... ». Laissez moi rire, bande de sombre enfoirés.
Je fus anéanti. Mon monde s'était écroulé comme un vulgaire château de carte ébranlé par un coup de vent anodin. Je ne pouvais plus faire face à Avalaach — du moins ce qu’il restait de lui — sans que mon cœur ne s’emballe et que mes larmes ne saisissent mes yeux, m’arrachant une mélancolie destructrice. Quelque soit où mes pas m’emmenaient, j’avais l’impression qu’un enchantement nous envoûtaient tous deux car mon chemin croisait à chaque fois celui de mon ancien enchanteur. Je n’avais plus la force de me tenir près de lui en le voyant dans cet état pitoyable, lobotomisé par ceux qui nous tenaient en captivité comme de vulgaires animaux, mis en quarantaine comme si nous étions des fou furieux capable de détruire le monde et toute vie sur cette terre... Alors qu'ils étaient les premiers à faire cela avec notre peuple.
Plus les mois passaient, plus ma haine grandissait envers l’homme responsable de la chute de mon « défunt » Maître.

Alors que nous allions débuter des entraînements avec les apprentis, Asarim vint dans les rangs afin de nous parler. Il semblat d’une humeur excessivement heureuse et cela me hérissa le poil, sans grande surprise.

《 — Aujourd’hui, nouvel entraînement mes amis. 》

Depuis quand Asarim nous libellait-il comme étant ses « amis » ?

《 — Il n’y a plus de mannequins d’entraînement, nous en replacerons d’autre d’ici la semaine prochaine. En attendant, les entraînements se feront sur autrui. 》

L’assemblée entière écarquilla les yeux, n’ayant pas l’air de comprendre ce qu’il voulait dire par là. L’un des enchanteurs supérieur, ancien ami d’Avalaach, s’avança et tenta de parler avec le Commandant Templier qui semblait totalement fermé à toute opposition.
Depuis quelques temps, j’avais entendu parler d’une certaine folie qui avait saisit Asarim. Il voyait des ombres, qu’il qualifiait comme étant envoyées par les mages des autres tours du cercle, présente ici même pour l’assassiner car ils étaient jaloux de sa réussite. Vu les cernes qui étaient en dessous des yeux de cet homme malade, ses nuits étaient courtes, et la raison l’avait totalement quitté. j’avais ouïe dire que durant son jeune âge, il avait été un homme d’honneur, toujours disposé à aidé quique ce soit. Je n’ai que faire de son passé, du nombre de personne qu’il ai pu sauver auparavant ; il avait apaisé Avalaach, l’homme que j’aimais. Jamais il n’obtiendrais ma pitié ou mon pardon.

《 — C’est insensé, nous n’allons pas nous attaquer mutuellement avec nos sortilèges ! C’est dangereux et totalement inconsidéré, nous n’avons qu’à remettre l’entraînement à plus tard et-
C’est un ordre. 》

L’incompréhension s’affichait sur chaque visage excepté le mien. Ils étaient choqués tandis que moi, j’étais animé d'une colère noire.
Je ne contrôlais plus mes émotions. Elles déferlaient en moi comme une bête enragée, faisant battre mon sang dans mes tempes d’une force assourdissante. Ma tête se redressa et je me tournais en direction d’Asarim, la rage imprégnant chacun des traits de mon visage. La rancœur et le désespoir alimentait mes paroles, ainsi que mes actes.

《 — Qui êtes vous pour nous donner de telles instructions, hein ?!
Je suis votre Commandant Templier, et il vous est stipulé que vous me devez obéiss-
VOUS ÊTES UN HOMME, AUTANT QUE NOUS TOUS SOMMES HUMAINS !
Baisse d’un ton.
Sous prétexte que vous servez un dieu et une croyante chevronnée, vous vous permettez de décider de nos vies comme si elles vous appartenaient ? COMME SI CELA NE SUFFISAIT PAS, VOUS NOUS TORTUREZ, DISCRIMINEZ, ASSASSINEZ ET MARTYRISEZ PAR LE BON VOULOIR D’UN CODE QUI SOUILLE LES DROITS FONDAMENTAUX DE CHACUN D’ENTRE NOUS ? Vous n'êtes qu'une sous merde ! UNE SOUS MERDE ! 》

Mes pas m’avaient rapidement amené jusqu’à Asarim. Les gardes Templiers plus loin commencèrent à venir, ayant peur que cela dégénère : ils avaient eu raison de s'inquiéter.
Ce ne fut pas moi mais Asarim qui dégaina son épée, me menaçant du bout de sa lame. Les gardes sursautèrent et s’approchèrent alors avec vivacité, alarmés, mains sur pommeaux.

《 — Commandant-
N’intervenez pas ! Il est à moi ! 》

Rien de tout cela ne me stoppa, bien au contraire. Je n’étais pas dans un état où vous pouviez me raisonner avec des paroles douces et compatissantes, non… J’étais animé d’une telle haine que seule une soif de sang assouvie pouvait réellement m'arrêter.
Dans un geste brusque, Asarim avait dégainé l'épée d'un des templiers à côtés de nous, me la balançant à mes pieds. Je n'avais jamais utilisé de telles armes auparavant, si ce n'est lorsque j'avais été petit, quand mon père m'avait appris à me défendre au cas où si les voisins à qui nous devions de l'argent venaient armés eux aussi — sans oublier mon passage de l'immatériel mais je l’avais si peu maniée que cela ne comptait pas.
Sans me poser plus de questions, je saisis l'épée et je chargeais mon ennemi. Il me fit tomber plusieurs fois tout en riant à gorge déployée, et nombreuses fois les templiers autour de nous voulurent s'interposer. Ils se faisaient menacer par leur chef, leur indiquant que si quoique ce soit fuitait ou si quelqu'un osait venir les interrompre, il les enverraient en conseil disciplinaire pour insubordination. Il était fou. Le pire dans toute cette histoire était ces templiers qui, effrayés pour leur poste, n'osaient pas intervenir. Et moi, j'étais là, le cœur implosant d'une rage incommensurable.
Je ne me laissais pas abattre. Armé d'une haine chevronnée, j'avais chargé avec une telle force sur Asarim que je l’entraîna par surprise avec moi, tombant tous deux au sol, nos épées quittant nos mains sous le choc de l’atterrissage. Je me jetais alors sur lui afin de l’asséner de violents coups de poings, tandis que lui ne pouvait que les encaisser. J’étais un volcan en éruption. A chaque frappe, mon esprit me faisait voir en boucle le visage d’Avalaach. A chaque coup, je pouvais entendre sa voix me rassurer. A chaque goutte de sang qui giclais sur mon visage, je sentais son parfum envahir mon être.

Ces images m’avaient aveuglé, et ce moment pourtant si court m'avait paru tellement long — car depuis le temps que je rêvais de lever la main sur ce sombre fils de catin... — que je n’avais pas repéré que mon Némésis en avait profité pour empoigner ma propre épée alors que d'autre Templiers avaient bravé l'interdit de leur supérieur pour venir me saisir les bras afin de m'empêcher de n’abîmer d'avantage Asarim. Levant violemment le bras, ce dernier me fendit la chaire tout le long de la joue droite jusqu'au front, me faisant retomber sur mon dos — les Templiers qui me retenaient jusqu'ici s'étaient permis de me lâcher et de se reculer afin de me laisser partir en arrière sans eux —. Je m'écrasais lourdement par terre, mordant la poussière alors qu’un cri de douleur déchira le fond de ma gorge.

《 — Espèce de SALE PETITE CHIURE DE-
Commandant !! 》

Les templiers accouraient auprès de leur Commandant, tandis que les mages étaient restés là où ils étaient depuis le tout début, silencieux et apeurés par la tournure des événements — bien que certains semblaient soit heureux de m'avoir vu mettre une sacrée baigne à Asarim, soit inquiété par mon état et mes futures possibles sanctions —.
Moi, je me retrouvais ici bas, au sol et le visage ensanglanté, animé d'une envie de meurtre si forte que j'aurais pu me sacrifier afin d'assouvir mes désirs. Je me redressais en ignorant mes membres parcourus de sursauts, continuant de pousser des râles haineux envers Asarim : une fois à moitié debout, je m'élançais faiblement afin de retourner me battre mais les deux Templiers de tout à l'heure me saisirent à nouveau, me maîtrisant une nouvelle fois au sol, l'un d'eux posant son pied sur mon crâne pour me dissuader de continuer. Je pouvais sentir ma joue parcourue d'une douleur viscérale s'appuyer contre la terre et les rocs du sol, de nouveaux cris brisant la barrière de mes lèvres sous la vivacité de cette ignoble sensation. Mes yeux se plissèrent en entendant ce qui semblait être l'intonation de voix du Commandant, écoutant ce qu'il criait.

U.C





Dernière édition par Ragnar Warvrick le Lun 18 Sep - 17:44, édité 4 fois
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— NATIONALITÉ : Ragnar est né sur les terres de Tevinter, cela fait donc de lui un Tévintide.
— LIEU D'HABITATION : Skyhold ; la belle forteresse de l'Inquisition fraîchement investie.
— ÂGE : Contrairement à ce que laisserait croire la couleur de ses cheveux, Ragnar possède trente-cinq ans.
— RANG SOCIAL : Il ne pense pas avoir le sang d'un noble coulant dans ses veines. Mais maintenant qu'il est Inquisiteur, c'est une autre histoire.
— PROFESSION : Hé bien, si c'en est bien une : Inquisiteur et Messager de la Divine.
— FACTION : En son coeur, Ragnar est du coté des Mages. Mais les circontances l'on fait apprécier et changer : il est donc aussi bien du coté de l'Inquisition.
— ARMES : Ragnar se bat avec deux épées, ces dernières accrochées dans son dos ; il ne les quitterait pour rien au monde. Toutefois, même s'il se bat au corps à corps, l'Inquisiteur est un mage.
— O.SEXUELLE : Ragnar est bisexuel : homme ou femme, les deux lui plaisent.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire accumulant les petites aventures de ci de là depuis plusieurs années. Néanmoins, cela peut changer... Et se stabiliser. Mais, qui fera vibrer son cœur ?

MessageSujet: Re: 《 The Mage Pride. 》 — RAGNAR WARVRICK Ven 15 Sep - 17:52



but i'm only human after all
don't put the blame on me.


chapitre v — bloodstained


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chapitre vi — rise up

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chapitre vii — the judgment

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chapitre viii — here comes the reign

U.C




_________________
beware of the wolf...
the wolf's bitesBeware of the wolf. His bites catch you and you'll never find a way to escape from him. don't forget his name. because he won't forget yours. ho, yes my dear, beware of the wolf.
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《 The Mage Pride. 》 — RAGNAR WARVRICK

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