— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà.

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MessageSujet: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Dim 3 Avr - 16:54




jareth reeves
the problem is that mages are tolerated. Barely. it’s like you need permission to be alive. - Anders

NOM & PRÉNOM(S) ⊱ Jareth Reeves. SURNOM ⊱ Le minable ? AGE ⊱ 23 ans. NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ⊱ Né à Kirkwall, dans les Marches Libres. PROFESSION ⊱ Bonne question. Il aide les gens quand il le peut, écrit des lettres ou lit pour ceux qui n'ont pas appris à le faire contre rétribution. Enfin, s'il n'oublie pas sa monnaie en partant. Ou si on ne lui pique pas. LIEU DE RÉSIDENCE ⊱ Là où on lui offre l'hospitalité ... Si on lui offre. SITUATION AMOUREUSE ⊱ Oulà.  Ahah. Il est plutôt du genre à penser que les bébés sont amenés par les gentils esprits de l'Immatériel si vous voyez où je veux en venir. FACTION & RANG ⊱Apostat. Ou mage. On a du mal à savoir ces temps-ci. ARMES ET/OU MAGIE ⊱ Très bon dans tout ce qui touche à l'école de l'entropie, il a les bases concernant l'école de l'instinct. Si on considère ses connaissances théoriques, il est juste redoutable. LANGUES PARLÉES ⊱ Universelle, Qunari, Elfique et Tevene. Il a au moins les bases dans les trois dernières. Sa grammaire est impeccable, son orthographe et sa conjugaison aussi mais son accent est horrible étant donné qu'il a tout appris dans les livres.

Tout sur ton personnage !
on veut tout savoir de lui.

généreux ⊱ maladroit ⊱ naïf ⊱ studieux ⊱ curieux ⊱ réservé ⊱ honnête ⊱ sensible



Jareth, c'est pas vraiment le gars qui va te chercher des noises. Des soucis, oh ça oui, il va t'en causer, mais jamais volontairement.

Si notre mage était un animal, il serait probablement un petit lapin : adorable, pur, innocent. L'ennui, c'est que dans le monde réel, les lapinous ne font généralement pas long feu lorsque les prédateurs rôdent, comme notre sujet a pu d'ores-et-déjà en faire les frais à l'occasion. D'une manière générale, tu l'auras donc compris, Jareth est profondément gentil. Il n'a jamais voulu de mal à personne, même à ceux qui lui ont fait du mal, considérant en général que la faute lui est entièrement imputable si d'aventure quelqu'un venait à lui faire une crasse. Jamais tu ne trouveras en lui une quelconque idée de vengeance ou de méchanceté et, à vrai dire, s'il venait à agir de la sorte, il s'en voudrait probablement toute la vie. Te voilà rassuré, tu sais désormais que Jareth ne viendra jamais t'égorger pendant ton sommeil parce que tu l'as insulté de cochard ramollo. Bon, n'en profite pas pour autant, hein.  

Car notre mage serait du genre à se laisser faire ; tel un vaillant paillasson, tu pourrais essuyer tes pieds sur lui sans qu'il ne réagisse. Peut-être qu'au bout d'un moment, tu te prendras un sort dans la face. Après tout, son instinct de survie a beau être aussi développé que celui d'une chaise, il arrive de temps à temps à timidement pointer le bout de son nez. Même dans cette configuration, ne t'en fais pas pour ta vie, Jareth pourrait éventuellement t'endormir ou te paralyser mais en aucun cas il n'attentera à tes jours, à moins que tu ne le cherches vraiment, vraiment, vraiment.

En vérité, s'il venait à t'arriver un accident, il ne résulterait que de la maladresse de ton agresseur et non de sa volonté de te nuire. Jareth est maladroit. Du genre à se prendre les pieds dans le tapis ou à renverser les trucs qu'il ne faut pas. Il a beau donner son maximum quand il entreprend quelque chose, il n'est pas rare qu'il se ramasse lamentablement, au sens littéral du terme. Prenons une situation lambda dans laquelle il serait obligé de fuir pour une quelconque raison. Tu verras un petit gringalet efflanqué tenter pitoyablement de piquer un sprint pour sauver sa peau. Au début, tout va bien se passer. Sauf que, une robe de mage, ce n'est pas des plus pratique ; il a environ trente pour cent de chances de s'emmêler les pinceaux et de finir dans le décor. Ajoute à cela les éléments traitres du paysage, comme une pierre mal placée ou un trou au mauvais endroit au mauvais moment, et tu obtiens une chute digne d'un dessin animé. Si par miracle notre sujet venait à éviter toutes ces embûches, sa constitution physique prendra le pas sur sa maladresse ; après cinq minutes de course, il est fort probable que la brindille soit déjà toute essoufflée. C'était sans compter le coup de pouce - ou plutôt le coup de pute - du destin qui a décidé de rajouter un peu de piquant là-dedans en lui ôtant un œil. Clairement, Jareth n'est pas le type que tu viendras chercher pour des travaux physiques. Ni pour un montrer un exemple de virilité.

En revanche, pour tout ce qui est de nature intellectuel, là tu peux l'appeler sans problème. Jareth adore étudier et les études lui rendent bien. Tu sais, tous les vieux traités moisis où y'a tellement de poussière que tu chopes une crise d'éternuements rien qu'en le regardant et où, pour ne rien arranger, les auteurs n'ont rien trouvé de mieux que d'écrire en pattes de mouche dans un jargon infiniment complexe, une juxtaposition de mots savants aléatoires pour exprimer toute les condescendance. Eh bien, lui il en redemande. Il peut s'en farcir jusqu'à plus soif et, de surcroît, plusieurs en même temps. Tous les sujets le passionnent, toutes les cultures. Que ce soit la magie pure et dure, la philosophie Qunari ou la culture elfique, il aime apprendre de nouvelles choses sans relâche. En fait, toutes les matières l'intéressent et il ne fait pas de recherches sur un domaine en particuliers. L'histoire, les thèses, la poésie, les récits militaires ou même les romans à l'eau de rose, il lit tout ce qui lui tombe sous les mains, ou plutôt, sous l'œil. Doté d'une mémoire visuelle particulièrement efficace, tu obtiens le un gars du style premier de la classe, toujours au premier rang, capable de te réciter le dictionnaire avec une facilité déconcertante.

Par conséquent, tu pourrais être amené à penser que Jareth est quelqu'un de très intelligent. Eh bien. Non. Pas particulièrement. La faute à une indécrottable naïveté. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ; Jareth ne voit pas le mal alors même qu'il agiterait son postérieur sous son nez. Résultat, il passe son temps à se faire enfler par les premiers venus. Étant donné qu'il a vécu la majeure partie de sa vie confiné dans un endroit où il n'avait strictement rien à faire par lui même, le monde réel est pour lui un univers parallèle où il est le plus souvent à côté de la plaque. Il suffit que quelqu'un lui demande de l'argent pour son petit cousin antivais au dixième degré cul-de-jatte pour que Jareth lui cède volontiers sa bourse sans réfléchir. Même pas la peine de s'énerver en le braquant, il te suffit de trouver une jolie histoire à lui raconter pour que, compatissant, il t'offre une aide financière à la hauteur de ses moyens. Il ne connaît rien à la vie. Il ne sait pas cuisiner, ni gérer un budget. C'est une bonne poire par excellence qui te suivrait partout, excepté si tu commences à mal agir, genre, si tu tuais des gens, là il se rendrait quand même compte que t'es pas le style à aider les petites grand-mères.

Donc, Jareth est homme très calme. Il te suffit de voir sa tête pour que tu comprennes tout de suite qu'il ne sera pas le type de gars à piquer des grosses colères pour rien. On pourrait même aller jusqu'à dire que son contact est rassérénant. Une petite cure de Jareth et pouf ! Ton anxiété ou ta fureur s'envoleront au fur et à mesure à son contact. Mais ne va pas croire qu'il est complètement imperméable aux aléas émotionnels. Il pleure, il rit, il a peur et, parfois, quand t'envoies le bois, il s'énerve. Il faut quand même une bonne grosse dose pour que tu le lises clairement sur son visage. L'adorable mage est serviable et généreux, il se laisse tout de même émouvoir par trois fois rien, même s'il ne l'exprime pas immédiatement. Un chien dans la rue ? Trop triste. La mort de la virilité. De toute façon, il porte déjà une robe alors bon, il n'est plus à ça près.

Jareth subit les évènements avec une passivité étonnante. Il a souvent l'air d'encaisser tout avec légèreté. Tout lui tombe dessus et lui se le prend dans la face sans geindre. Jamais tu l'entendras se plaindre de son sort, quoiqu'il lui arrive. Comme une éponge, il va absorber. C'est tout. Les choses sont ainsi et il ne peut rien y faire. Il est complètement résigné. Quand on est un aimant à malchance, au bout d'un moment, on apprend à composer avec.

Lorsqu'il comprit qu'il était mage, qu'il ne reverrait jamais ses parents et que toute sa vie il vivrait enfermé, sa réaction fut ... Une absence de réaction. Il a certes un peu pleuré au début, à cause du changement brutal, avant finalement de s'adapter.  Il est davantage touché par les malheurs des autres que par son propre malheur. Quand il voyait quelqu'un être victime des templiers, il était extrêmement triste pour cette personne et essayait de la réconforter du mieux qu'il le pouvait. Quand il était lui-même la victime, il s'en fichait. Il s'enfermait dans sa bulle d'études, il ravalait un sanglot quand la remarque était vraiment très méchante et l'incident était oublié. Le Cercle ne lui a jamais paru être quelque chose d'horrible au point de se donner la mort. Les mages sont dangereux de toute façon, il faut bien les contrôler d'une manière ou d'une autre.

C'est que, notre gaillard est plutôt discret ; il n'était pas souvent pris pour cible par les vilains messieurs en armure. Réservé, Jareth ne va pas se mettre en scène. Il n'a ni le charisme, ni le leadership pour ça de toute manière. Il reste à l'écart du feu des projecteurs et cette position lui convient parfaitement. Tout au plus accepte-t-il les remerciements quand il aide quelqu'un, mais il ne pourra pas s'empêcher de bafouiller et de rougir un peu. Un homme de l'ombre qui ne cherche ni la gloire, ni la reconnaissance, ni l'argent, ni les femmes et tout le tutti quanti. Il veut juste mener sa barque tranquille voire, en bonus, faire des recherches. Ouais, t'attends pas à voir de l'ambition chez lui. Sa seule ambition, c'est de rester en vie et entier. Ce qui est déjà pas mal.



Jareth adore les livres. Non, je crois que vous n'avez pas compris : il ADORE les livres. Il peut passer ses journées à lire tout ce qui lui tombe sous la main. Et ce qui est terriblement agaçant, c'est qu'il retient tout ce qu'il lit avec facilité. Les cochards sont trop mignons. Si, si, il les trouve adorable. Bon, les chats aussi, les chiens, les brontos, les moutons, et on va arrêter la liste ici avant de remplier tout le paragraphe rien qu'avec ces noms d'animaux. Il aimait bien le premier Enchanteur Orsino. Bon, il l'admirait franchement à vrai dire. Inutile de vous cacher la profondeur de sa déception lorsqu'il a appris ce qu'il en est advenu. D'ailleurs, il n'y croit tout bonnement pas et il défendra Orsino avec véhémence si quelqu'un le critique ou ose rappeler l'horrible mensonge qui entoure la mort de ce dernier. Étant borgne, son orbite vide ne l'a jamais véritablement choqué. Il le couvrait simplement d'une mèche de cheveux. L'ennui, c'est que ça faisait peur aux enfants. Du coup, il leur disait que c'était ce qui arrivait aux vilains mages qui n'écoutaient pas les templiers ... Ce qui était en partie vrai quand on voit la raison de ce vide. Et puis, comme il mentait très mal et que les enfants insistaient un peu trop, il a finit par le couvrir avec un cache-oeil. Du coup, ça lui donne un air d'aventurier en décalage complet avec sa carrure de mikado. Si vous lui demandez, il ne dira jamais du tac au tac qu'il est mage, même s'il se promène en robe et avec un bâton sur le dos. C'est un bâton pour marcher, déjà, et de deux, il aime porter des robes. Si, si. Même s'il commence à se rendre compte que cette explication est très bizarre et qu'il vaudrait mieux qu'il en trouve une nouvelle excuse avant qu'il ne lui arrive quelque chose de ... fâcheux. D'ailleurs, il aime bien sa robe de mage à cause de sa jolie couleur bleue, même si elle est très peu pratique. Bon, par contre, il a horreur quand un courant d'air s'infiltre en-dessous et remonte le long de ses cuisses. Brr.


Ton toi derrière l'écran !
on veut tout savoir de toi.

NOM & PSEUDO ⊱  IuuChan.
ÂGE ⊱  19 ans.
TES PASSIONS ⊱  J'vais pas trop faire dans l'originalité : mangas, jeux vidéo et cosplay. Ouais, cosplay. D'ailleurs, le dernier que j'ai fait, c'était Anders. Coudre plus de 400 plumes une à une à la main avec un chat qui fait chier derrière, le bonheur <3  
SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ⊱  DA, évidemment, Bayonetta, Assassin's Creed ... Suis pas trop film et série par contre '-' Bon, sauf GoT, même si la saison 5 était naze *lance la polémique*
PRÉSENCE ⊱ Le plus souvent possible. Passage quasiment tous les soirs et posts majoritairement le week-end si j'ai des cours jusque tard dans le soir.
TON AVIS SUR LE FORUM ⊱  DA <3<3<3 La joie ultime quand j'en ai enfin trouvé un qui reprend la trame des jeux *-* Au départ, j'étais parti pour jouer Anders et puis ... Bon, on s'en fout xD. Le design est beau, le codage aussi. Après, le fow' vient d'ouvrir donc c'est pas facile de donner un avis x)
COMMENT AS-TU CONNU DA:I ⊱  Par pur hasard, en allant de partenariat en partenariat et pouf, c'est magique.  
TON DERNIER MOT, NIARK ⊱  ... Tadaaa 'v'




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MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Dim 3 Avr - 16:55




this is my story
is that all it's ever going to be? Are we mages to be forever persecuted for being what we are, the mere act of defending ourselves confirmation of our guilt? - Orsino



« Tiens, mais c'est mon meilleur ami Jareth ! »

Jareth se tendit à l'évocation de son prénom, manquant au passage de lâcher le morceau de pain qu'il tenait soigneusement dans ses mains. Cette horrible voix, il ne la connaissait que trop bien. En général, elle n'était synonyme que d'un malheur imminent. la fuite était une option séduisante. Néanmoins, Jareth savait d'ores-et-déjà qu'elle était vouée à l'échec ; maintenant que Etan l'avait repéré, il n'allait pas le lâcher de sitôt. Priant pour que l'acuité visuelle de son tourmenteur ne soit basée que sur le mouvement, le petit garçon de sept ans s'immobilisa en plein milieu de la foule, tout tendu, tentant tant bien que mal de rapetisser jusqu'à disparaître aux yeux de tous. Évidemment, sa stratégie échoua lamentablement. Il sursauta lorsqu'un grosse patte se posa sur son épaule.

« Je ... Je n'ai rien pour toi aujourd'hui Etan. »

Un grand gamin secoua la tête vigoureusement avec un air faussement désolé tandis que Jareth, dans un mouvement héroïque, essaya de dissimuler son pain sous sa chemise.

« Jareth, Jareth, Jareth ... Tu mens très mal tu sais ? Mais ce n'est pas grave, je laisse passer pour cette fois. Aujourd'hui, je ne suis pas là pour ça. Non, aujourd'hui, on va juste jouer ensemble. »

A ces mots, Jareth ne se sentit pas de joie ; il se crispa tandis que ses yeux cherchèrent spontanément une échappatoire. Généralement, les jeux d'Etan n'étaient pas très drôles, et encore moins pour lui. Depuis un an, Etan n'arrêtait pas de le tourmenter de toutes les manières possibles et imaginables. Il lui piquait ses maigres possessions, il passait son temps à se moquer de lui et, une fois, il lui avait même lancer des pierres en pleine tête avec une bande de copains. Il vaut avouer que Jareth était un bon client pour ce genre de brimades ; il accusait le coup et ne se défendait presque jamais. Tout avait débuté du jour au lendemain. Jareth faisait le trajet habituel pour aller apporter le repas de papa à sa forge et pouf, Etan lui était tombé dessus sans autre forme de procès et l'avait racketté. Puis, au fur et à mesure, son imagination tordue avait improvisé de nouvelles façons d'enquiquiner sa cible.

Pourtant, Jareth avait fait le chemin un nombre incalculable de fois auparavant sans jamais rencontré de problème. Ses parents habitaient dans la Basseville de Kirkwall depuis la nuit des temps ; ils possédaient une maison riquiqui pas très accueillante mais dont ils s'accommodaient bien. Ils avaient eu un seul fils Jareth et, avec humour, celui-ci pensait qu'il n'aurait jamais de frères ou de sœurs puisque, quand ses parents avaient vu le résultat du premier, ils avaient abandonné l'idée d'en faire un second. Son père travaillait en tant que forgeron dans la Basseville associé à deux autres gars. Leur marchandise était d'assez bonne qualité mais, soyons réaliste, elle ne cassait pas trois pattes à un canard. Du coup, son salaire était à la hauteur des ses fabrications : moyen, juste ce qu'il fallait, pas un poil de plus. Si le père de Jareth avait caressé l'idée un jour de transmettre sa part de l'affaire, il avait renoncé à ce beau projet quand il avait réalisé que le Créateur l'avait affublé d'un gamin maladroit bâti comme une brindille malingre aussi viril qu'une princesse. Son cher enfant ne savait rien faire de ses dix doigts. A rythme-là, il deviendrait plus facilement femme au foyer que forgeron un jour.

Résultat, on ne savait pas encore ce qu'on allait faire de lui. Le destin choisit cet instant pour offrir un coup de main quant à la future profession du garçon.

Etan garda sa main sur l'épaule de Jareth et le conduisit vers un endroit un peu à l'écart de la foule. Docilement, la victime idéale se laissa faire, la tête basse. Il désirait simplement que ce mauvais épisode se termine le plus rapidement possible pour qu'il puisse reprendre le cours normal de sa petite vie tranquille. Mois il se débattrait, moins il risquerait de mettre Etan en colère. Ce n'était jamais bon d'énerver son tortionnaire. Une fois à l'écart, Etan plaqua Jareth contre le mur en rigolant.

« Bouh ! »

La victime ne daigna pas réagir, accoutumée à ce genre de plaisanteries pas marrantes. Il fixait résolument le bout de ses chaussures. Tiens, il n'avait jamais remarqué qu'il y avait une tâche à cet endroit. Oh, au niveau du sol, les petits cailloux avaient vraiment une couleur étrange ; ils étaient un peu plus foncés sur sa gauche que sur sa droite. Marrant, non ?

« Tu vas me regarder, oui ?! »

Etan le poussa sans ménagement. Jareth ne répondit pas et continua son observation minutieuse du sol, se découvrant une subite passion pour la terre.

« Allez, regarde-moi. »

Lorsqu'il sentit quelque chose de froid contre sa gorge, il ne put ignorer plus longtemps le message de l'autre. Mais il était malade ou quoi ?! Et puis d'abord, où est-ce qu'il avait trouvé un couteau ? Il fallait être malade pour laisser ce genre de choses à un gamin de dix ans et plus encore pour le qualifier de jeu. Les jeux sont censées être amusants, or, il serait étonnant que ce qu'on lui proposait actuellement le soit. Jareth tenait à soulever cette incohérence avant qu'elle ne lui soit préjudiciable, ce qui allait probablement être le cas dans quelques secondes. Étant donné que Jareth n'avait jamais été quelqu'un de très courageux et, de toute manière, s'il avait tenté de l'être, sa carrure l'aurait rapidement ramené à la réalité, il paniqua légèrement au contact de la lame sur son cou. S'il criait maintenant peut-être qu'on l'entendrait avec un peu de chance ; la garde civile sauvait toujours les petits enfants, non ? L'ennui, c'est que la pression sur sa gorge le dissuadait de tenter le coup. Malchanceux comme il était, il allait s'auto-mutiler en voulant crier, il se connaissait. Par conséquent, il offrit une résistance pour la forme à son assaillant qui le maintenait fermement en place.

« S'il te plaît ... Arrête ... » souffla-t-il.

Évidemment, sa supplique, qui aurait pu faire fondre de mignoneté un Qunari - bon, peut-être pas -, n'arracha même pas un haussement de sourcils à un futur psychopathe et / ou bandit. Il chatouilla gentiment l'épaule de son souffre-douleur de son couteau. L'entaille qu'il laissa n'était pas bien profonde, mais elle suffit à faire craindre le pire à Jareth.

Pour la suite, il ne comprit pas réellement ce qu'il s'était passé ni comment les évènements s'enchainèrent. Il était tellement terrifié à l'idée de ce qui allait lui arriver qu'il agit par instinct. Un truc très bizarre se produisit. Il ferma les yeux et quand il les rouvrit, Etan était allongé par terre. Il ne bougeait plus mais il n'avait pas l'air d'être mort. Il était comme paralysé.

Puisque Jareth était un bon gamin qui s'inquiétait pour le bien d'autrui, même pour celui des méchants, il sortit du renfoncement dans lequel il se trouvait en quête d'aide, un peu affolé par le soudain retournement de situation. Après quelques pas, il rentra dans un templier et finit sur son séant. Un peu sonné, il se remit debout après quelques secondes face au templier qui le regardait dubitatif.

« Doucement mon garçon. Quelque chose ne va pas ? »
« On était derrière e-et puis Etan a voulu jouer à un jeu pas marrant. E-Et puis, il est tombé, je ne sais pas pourquoi et-et il est tout dur maintenant, i-il ne bouge plus. »

Devant l'incohérence de l'histoire, le templier se décida à aller enquêter. Jareth l'entraîna jusqu'au lieu du crime en deux temps trois mouvements, terrorisé à l'idée qu'il ait malencontreusement blessé Etan. Il ne savait pas comment il avait pu faire mais il sentait au fond de lui que tout était de sa faute. Sauf si le Créateur en personne avait puni le garnement pour sa conduite d'un seul coup d'un seul, il ne pouvait en être autrement de toute façon. Il n'y avait que eux deux sur les lieux. Le templier examina l'incident avec perplexité. Finalement, son ton changea subitement du tout au tout. De conciliant, il se durcit. Il attrapa le bras du petit garçon sans ménagement.

« Tu vas me suivre bien sagement. »

On le traîna devant ses parents, puis un second templier se joignit à la scène, et enfin, sans qu'il ne comprenne vraiment ce qu'il venait de se passer, on le traina comme le pire criminel en direction de la Potence. Il se contenta de pleurer pendant tout le trajet.

⊱< ⊱< ⊱< ⊱< ⊱< ⊱<

« Il doit en informer le Premier Enchanteur puis le Chevalier Capitaine ! Les templiers n'arrêtent pas d'inventer de nouvelles règles, pour une fois qu'on peut faire quelque chose contre eux, on ne va pas se priver ! »
« A quoi bon ? répliqua un apprenti à sa gauche. Ils vont encore trouver une excuse et ça va nous retomber dessus. »

Jareth prêtait une oreille distraite aux propos des uns et des autres. Depuis qu'il avait aperçu au détour d'un couloir Ser Vendys se procurer une quantité de lyrium sous le manteau, tout le monde était en ébullition dans le dortoir des apprentis. D'un côté, certains le poussaient à se jeter tout droit dans le bureau du Chevalier Capitaine Mérédith pour dénoncer cet honteux comportement. D'autres prônaient la tempérance ; ils jugeaient qu'il valait mieux mettre au courant le Premier Enchanteur Orsino avant tout pour qu'il donne son avis sur la question. Enfin, un bon paquet de poules mouillées voulaient qu'on enterre définitivement cette histoire. Pour l'instant, Jareth ne savait pas trop dans quel camps se placer bien que l'équipe des poules mouillées le tentait. En fait, il regrettait surtout d'avoir été là au mauvais endroit au mauvais moment.

La faute à sa discrétion. Désormais, il vivait au Cercle depuis six longues années. Il pariait malgré tout que la moitié des personnes ici ne connaissaient pas son prénom. Mieux encore, la plupart des templiers ignoraient tout bonnement son existence. Il n'allait pas s'en plaindre. Néanmoins, depuis qu'il avait eu le malheur de confier ce qu'il avait vu à une personne du dortoir, sa popularité était montée en flèche du jour au lendemain. Maintenant, il ne pouvait plus jouer les fantômes : quelque soit sa décision, on allait le remarquer. Il avait été ce petit gamin timide qui passait le plus clair de son temps à lire toute sorte de livres à la bibliothèque. Ses parents lui avaient beaucoup manqué au départ, mais au final, mieux valait qu'il soit ici. Au moins, enfermé là-dedans, il ne pouvait faire de mal à personne. Mais voilà qu'il venait de balayer six années de bonne conduite malencontreusement. Rétrospectivement, il aurait mieux valu qu'il la ferme.

Le Cercle ce n'était pas si terrible quand on ne se faisait pas trop remarquer. Certes, les templiers n'étaient pas des modèles de gentillesse. Et ne parlons même pas du Chevalier Capitaine. Jareth avait eu le malheur une fois de croiser son regard ; il avait eu l'impression qu'elle lui avait aspiré son âme. Certains affirmaient depuis quelques temps que c'était de pire en pire. Déjà qu'elle était flippante à la base, il n'osait pas imaginer ce qu'elle était devenue. Le Premier Enchanteur Orsino, de son côté, était beaucoup plus sympathique. Jareth l'aimait bien. Il était un peu comme le père qu'il aurait voulu avoir : quelqu'un de réfléchi, de posé, plus porté sur le spirituel que sur la force physique. Surtout, il ne se laissait pas bouffer par le Chevalier Capitaine. La classe internationale. On en avait bien besoin par ici.

Histoire de vous en boucher un coin, ajoutons qu'Orsino avait déjà complimenté Jareth lors d'une séance d'entrainement. Il faut dire que notre petit gamin était un petit intello qui passait le plus clair de son temps à étudier tout ce qui lui passait sous la main. Les traités compliqués sur la magie, les trucs chiants historiques, les récits techniques de batailles oubliées ou les bouquins un peu plus olé olé d'un certain Varric Tethras, il lisait tout ce qui lui tombait sous la main lors de son temps libre. Le restant était consacré à ses études. Il avait d'ailleurs rapidement manifesté un certain talent pour la magie entropique, comble pour lui qui n'avait jamais imaginer faire du mal à quelqu'un. Blesser des gens l'horrifiait, mais, du moment que ce qu'on demandait de faire restait dans le domaine de la pratique sans incidence, ça ne le dérangeait pas outre mesure.

Comme vous avez pu le constater, sa vie au sein du Cercle n'était pas ultra passionnante avant que cet évènement ne vienne la troubler. Il y avait bien quelques échos de Kirkwall, genre des histoires de Qunaris, un certain Hawke, mais le Cercle était bien trop à l'écart de la civilisation pour qu'il soit réellement au courant de ce qui se passait, surtout depuis que les templiers serraient la vis.

Tandis que les apprentis continuaient à se chamailler sur la marche à suivre, Jareth se racla doucement la gorge pour réclamer la parole. Le ton commençait sérieusement à monter entre les différentes factions de sorte que s'il ne tranchait pas maintenant le litige, le débat n'allait pas tarder à ameuter les templiers curieux.

« Je pourrais en parler au Chevalier Sous-Capitaine Cullen, non ? Il est moins flippant que Mérédith. »

Tout le monde sembla acquiescer à cette dernière assertion.

« Super idée. L'ennui, c'est qu'il traine souvent dans la Cour. Et on n'a plus le droit d'aller dans la Cour. »

Cette révélation mit un coup au moral des troupes.

« Bon, dans ce cas, je vais toquer du bureau de Mérédith en priant pour que ce ne soit pas elle qui réponde, finit-il par conclure en se levant d'un bond. Personne n'a un charme pour me protéger de sa magie ou quelque chose du genre ? »
« Désolé Jareth mais personne n'a encore trouvé de charme contre sa magie des yeux qui tuent. »

Les partisans de la dénonciation rigolèrent à la blague, pas ceux qui étaient contre la consultation. Ils protestèrent plus ou moins violemment jusqu'à laisser tomber de guerre las ... Ou quand ils remarquèrent que Jareth avait déjà filé. Courage Jareth, elle ne va pas te manger, se répéta-t-il pendant le trajet, tu n'as qu'à fixer le sol et tout ira pour le mieux. Remonté, l'apprenti traversa les couloirs jusqu'au bureau aka. La Maison Hantée ou l'Immatériel sur Terre abritant le pire des démons. Après un moment d'hésitation, le poing prêt à frapper, il toqua pour s'annoncer et attendit poliment qu'on l'invite à entrer. Il mit à profit ce temps pour élaborer de jolies phrases toutes belles.

Finalement, il pénétra dans le Saint des Saints, constatant au passage que le Premier Enchanteur s'y trouvait déjà en compagnie du Chevalier Capitaine. Vu leurs têtes respectives, ces deux-là n'avaient sûrement pas parlé de leurs dernières vacances.

« B-Bonjour. »

Il fallait bien commencer quelque part. Désormais sous le feu des projecteurs, il voulut s'avancer timidement lorsque malencontreusement il se prit les pieds dans le tapis. Se rétablissant au dernier moment avant de finir sous le bureau du Chevalier Capitaine, et pas forcément pour la raison qu'on aurait pu penser, toutes les magnifiques phrases qu'il avait soigneusement formées s'envolèrent comme une nuée d'oiseaux. En plus, alors qu'une petite chute aurait tendance à dérider l'auditoire, cet auditoire-ci se contenta de le gratifier d'un regard sévère. Rectifications : il fallait certes commencer par quelque part, mais surtout pas par une chute. Après tout, les chutes sont réservés à la fin des histoires.

Voyant que les deux inquisiteurs attendaient qu'il s'explique sur la raison de sa venue, il commença à bredouiller.

« C-C'est au sujet de Ser Vendys. D-Du lyrium. Plein de lyrium. Oui, en fait, Ser Vendys il ... Il était près du réfectoire hier soir et ... Quelqu'un est venu. Il lui a donné du lyrium contre de l'argent. Beaucoup d'argent ... »

Mérédith commençait à s'impatienter, elle avait visiblement mieux à faire que de s'entretenir avec un apprenti tout tremblotant incapable de raconter son récit de but en blanc. Orsino posa sur Jareth un regard compatissant. Il aurait presque pu se sentir rassuré si Mérédith n'avait pas coupé court à ce petit moment gloire.

« Avez-vous des preuves de ce que vous avancez, jeune homme ? Le nom de ce quelqu'un peut-être ? »
« N-Non. Mis à part que je l'ai vu ... Et-Et je ne connaissais pas l'autre personne. Je crois que c'était une femme ... »
« Vous croyez ... Donc, je devrais condamner un templier honorable sur la seule foi de votre témoignage, sous prétexte qu'une femme, extérieure à la Potence semble-t-il, ait mystérieusement réussi à déjouer notre garde pour s'introduire dans l'enceinte. »
« Ne soyez pas si dure avec lui, Mérédith, Jareth est un apprenti prometteur qui n'a jamais fait parlé de lui. Vous devriez prêter plus d'attention à son témoignage. » déclara Orsino avec calme.
« J'ai une entière confiance en mes hommes, Premier Enchanteur. En revanche, je ne peux pas en dire autant de vos apprentis. »
« Ah, vraiment ? Une parfaite confiance ? Rappelez-moi, ce n'était pas il y a deux ans que des démons avaient réussi à infiltrer vos rangs en toute quiétude ? »
« Ne remettez pas cette affaire sur le tapis. Nous avons pris les mesures nécessaires en temps voulus. »
« Avant d'accuser mes élèves de menteurs, vous feriez mieux d'examiner vos propres rangs de plus près. Nous ne sommes pas les monstres pour lesquels vous nous faîtes passer et vous, vous n'êtes pas les envoyés du Créateur en personne. »

Mérédith sembla piquée au vif par cette déclaration. Elle frappa sur son bureau de ses deux mains, assez remontée. A cet instant, Jareth aurait aimé se fondre dans le décors. Il songeait sérieusement à prendre la porte. De toute façon, sa déclaration avait été reléguée au second plan au profit d'une nouvelle dispute entre le Chevalier Capitaine et le Premier Enchanteur ; il pariait qu'on n'aurait pas remarqué son absence.

« Il suffit. Je ne vous laisserais pas proférer de telles accusations dans mon bureau. »
« Et je ne vous laisserais pas accuser mes apprentis non plus. Il me semble dans ce cas que nous n'avons plus rien à nous dire. Puis-je prendre congés ? »
« Vous pouvez. »
« Viens, Jareth, nous allons en discuter ensemble. »

Le petit garçon ne se fit pas prier deux secondes de plus. S'il avait pu sortir de cette pièce en courant sans donner un coup de pied dans les parties de sa dignité, il l'aurait fait sans hésiter. Malgré tout, il se contenta de presser le pas à la suite d'Orsino sans jeter un regard en arrière. Ce dernier ferma la porte soigneusement derrière lui en poussant un soupir.

« Tu aurais dû venir m'en parler avant, il m'aurait été plus facile de prendre ta défense. Ne t'en fais pas, Mérédith a mal réagi sur le coup mais elle mènera quand même une enquête de son côté. Elle a beau être ce qu'elle est, elle ne plaisante pas avec la discipline de ses hommes. »
« Elle me fiche la trouille. »
« Ah moi aussi, répondit l'elfe en rigolant doucement. A n'importe qui de sensé en vérité. Allez file maintenant, tu as sûrement des études qui t'attendent. »

Jareth bredouilla un timide merci avant de détaler sans demander son reste. La catastrophe atomique. Encore pire que quand il avait voulu aider Marik dans ses recherches sur le lyrium et, qu'après une mauvaise manipulation, il avait été malade comme un chien pendant une semaine en plus du blanchissement prématuré de ses cheveux. Il n'avait même pas pu exprimer clairement ses arguments ; Mérédith l'avait expédié en deux temps trois mouvements sans lui laisser l'occasion d'argumenter. Qu'est-ce qu'il allait pouvoir raconter aux autres ? Chaque jour, les templiers durcissaient leurs règles. Le témoignage de Jareth leur avait apporté l'espoir de lutter un tant soit peu contre leurs gardiens. Après tout, si les mages étaient tenus de respecter les règles du jeu strictement au risque d'être fortement sanctionné, il paraissait tout naturel que les templiers aussi s'y plient de leur côté. Simple question d'égalité. Or, l'égalité, on lui chiait dessus par ici.

Lorsqu'il entra dans le dortoir la queue entre les jambes, l'assemblée impatiente le pressa de questions. Immédiatement, ses réponses laconiques et la rapidité à laquelle il était revenu renseignèrent ses compagnons sur la réussite de sa mission. Ceux qui avaient été contre depuis le départ déclarèrent avec entrain qu'ils l'avaient su dès le départ tandis que les autres accusaient le coup. Finalement, leur réunion dut s'achever précipitamment lorsqu'un templier pénétra dans la salle suspicieux au vu des brides de conversation qu'il avait attrapées au vol couplées à la réunion prolongée de tant de créatures dangereuses en une même lieu. Mieux valait se dissiper sans faire de vagues avant qu'on ne trouve encore une excuse pour les brimer. La paranoïa commençait doucement à s'installer à la Potence, et, paraît-il, de nombreux mages étaient apaisés arbitrairement. La dernière fois que Janessa avait eu le malheur de saigner du nez, il avait fallu deux heures pour convaincre qu'elle n'avait pas expérimenté la magie du sang.

Peut-être que tout n'allait pas si bien au Cercle finalement. Mais Jareth avait toujours réussi à passer entre les gouttes, enfermé dans sa bulle de travail. Jusqu'à présent.

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Comment en était-on arrivé là ?

Tandis que Jareth courait comme un dératé à travers les couloirs, il ne cessait de se demander par quelle sorcellerie la situation avait pu dégénérer ainsi.

Il avait passé sa confrontation sans aucun problème, un an plus tôt et deux ans après son tentative de dénonciation auprès du Chevalier Capitaine. Néanmoins, malgré son accession au rang supérieur, sa situation s'était dégradée d'une façon drastique. D'une part, d'une manière générale, le Cercle avait dysfonctionné en beauté sans qu'il y soit pour quelque chose. Il avait beau faire celui qui restait gentiment dans son coin, il n'était pas reclus au point de ne pas entendre les rumeurs qui circulaient. De plus en plus de mages manquaient à l'appel. On en retrouvait certains avec un soleil sur le front tandis que d'autres disparaissaient purement et simplement sans aucune explication. Dans les deux cas, leur sort n'était pas enviable. On parlait de suicides à la chaîne, de liquidations arbitraires, bref, le climat en lui-même était vicié.

Mais cela n'avait rien à voir avec son enfer personnel, autrement nommé Ser Vendys. Il aurait dû s'en douter qu'en l'ouvrant, il allait irrémédiablement s'attirer les foudres du templier. Surtout que dans un milieu clôt comme la Potence, les nouvelles arrivaient toujours à circuler. Peut-être que Mérédith n'avait pas balancé son nom mais il y avait sûrement eu des gens qui l'avaient vu entrer dans le bureau ou qui l'avaient entendu parler aux autres. Dans tous les cas, Jareth était désormais contraint de raser les murs afin d'éviter le regard mauvais du templier. Visiblement, pour Ser Vendys, la vengeance était un plat qui se mangeait surgelé ; il avait l'air d'attendre patiemment l'occasion de fondre sur sa proie sans lui laisser aucune échappatoire. Il faut avouer que Jareth ne lui laissait pas beaucoup de marge de manœuvre pour lui chier dans les bottes : il avait toujours eu un comportement irréprochable. Certes, il avait eu chaud les feuilles lorsqu'il avait été impliqué dans une sombre histoire de magie du sang sans jamais y avoir pris part. Ne cherchez pas très loin qui avait tenté de le faire plonger, son nom est au début du paragraphe. Heureusement, il s'en été tiré in extremis. Si le cas se reproduisait de nouveau à l'heure actuelle, il n'était pas sûr de s'en sortir, même en démontrant savamment son innocence.

De toute manière, il serait étonnant qu'on s'embarrasse d'une accusation pour l'exécuter désormais. Ah oui, c'était la guerre visiblement maintenant, il aurait peut-être dû commencer par ce détail. Il n'avait strictement aucune idée de ce qui avait pu déclencher un chaos pareil. Il avait été réveillé en trombe par le bruit d'une gigantesque détonation et puis, quelques minutes après, quelqu'un était venu en hurlant que les templiers massacraient les mages tandis que d'autres s'étaient enfuis pour semer le chaos en invoquant des démons ou en se transformant en abomination. Super. Voilà une bonne journée qui s'annonçait !

Vous vous doutez bien que le mage n'avait pas pris la peine de vérifier la véracité de cette assertion avant d'essayer de trouver un moyen de s'en tirer. Vu l'ambiance dans les couloirs, il avait rapidement deviné qu'il y avait un semblant de vérité là-dedans. Des informations contradictoires fusaient de toute part. On braillait que les templiers arrivaient, on hurlait que Mérédith avait demandé le Droit d'Oblitération, on s'exclamait qu'il fallait sortir pour prendre les armes contre les templiers. Rien de très cohérent donc. Sauf que Jareth n'avait pas tellement le temps de démêler le vrai du faux. Il courait comme un demeuré dans un couloir en cherchant une sortie. Enfin, il ne courut que pendant deux minutes. Sa légendaire endurance lui fit défaut et il se contenta ensuite de marcher très vite.
Évidemment, on ne pouvait pas sortir de la Potence ; ils avaient bien fait les choses, ils étaient piégés comme des rats dans ce trou sans autre choix que d'attendre leur destin.

« Il faut passer par les souterrains, cria quelqu'un, ils ont déjà fait passer des mages clandestinement par là. »
« Surtout pas ! Les mages rebelles sont passés par là pour infester Kirkwall, les tunnels sont bourrés d'abominations. »

Maintenant que les rebelles étaient partis mener leur croisade en pleine rue, il ne restait plus que les gentils moutons parqués dans leur enclot. Jareth rejoignit le groupe qui s'était formé dans le tumulte le plus complet où chacun émettait ses idées à qui mieux mieux.

« Rejoignons le Premier Enchanteur, il doit savoir quoi faire. »
« Il est parti se terrer dans la prison. C'est sans issu là-bas. Moi, j'y mets pas un pied. »

Le groupe commença à débattre avec véhémence sur la nécessité de rejoindre Orsino. Jareth avait beau admirer le Premier Enchanteur, il n'était pas prêt à aller s'enfermer dans une impasse avec lui. Une partie du groupe ne sembla pas de cet avis et, après avoir copieusement insulté ceux qui refusaient d'être coincés dans un cul-de-sac sans aucune possibilité de retraite, ils quittèrent la quinzaine de personnes restantes en direction des cachots. Il ne restait plus que quinze glandus indécis dont votre serviteur faisait partie. Bien sûr, la troupe n'avait aucune idée de comment sortir sain et sauve de l'enceinte, supposant que les templiers gardaient farouchement l'entrée et, par le fait, la sortie. Vraiment, il y a des jours où il vaudrait mieux rester couché.

C'est alors qu'une opportunité inattendue qui devait être envoyée par le Créateur se présenta. Lorsque des pas lourds résonnèrent dans le couloir, tout le monde se prépara à défendre farouchement sa vie contre les agresseurs, qu'il s'agisse d'autres mages rebelles ou de templiers. Justement, ce fut une troupe de templiers qui arriva. Chacun avait son sort au bout des lèvres quand le chef de l'escouade leva les mains en signe de paix en beuglant aux mages d'attendre. Il enleva son casque calmement malgré la quinzaine de bâtons qui pointaient dans sa direction.

« Il ne reste que vous ? »

Bien sûr, personne ne trouva bon de lui répondre sur le coup. Quand un ennemi déboule et échange soudainement des politesses, y'avait de quoi être déboussolé. Heureusement, ce genre de situation fortuite se produisait souvent dans les livres ; Jareth y était bien préparé.

« Oui, les autres sont partis. » répondit-il sous la stupeur générale en rangeant son bâton.
« T'es fou ?! Il sont venus pour nous tuer. »
« M-Mais ... Ils ont rangé leurs armes. »
« A vrai dire, nous sommes venus vous tirer de là ... »

Chose incongrue dans une situation pareille : tout le monde se mit à rire, même Jareth, bien qu'il n'y ait absolument rien de drôle. Autant rigoler d'un cadavre de chaton écrasé sur le bord d'une route. Le sauveur trouva bon d'expliciter ses pensées avant d'être sous tous les feux.

« On est censé garder la porte en attendant l'arrivée des autres. C'est la panique dans la ville. Mais vous êtes pas tous mauvais, non ? On ne va pas laisser des innocents mourir ici, ce serait contraire à notre devoir. »

Béni soit cet homme, enfin quelqu'un de censé.

« Ah et vous voudriez qu'on vous fasse confiance après tout ce que vous fait ? » ricana quelqu'un.
« Ce n'est pas comme si on avait le choix, répliqua Jareth. Soit on les suit et on a un espoir de s'en sortir, soit on reste ici et on n'a aucune chance quand tous les templiers arriveront si les abominations ne nous débusquent pas avant. »
« C'est Ser Derren, murmura un mage à l'arrière, il a déjà aidé des mages à fuir. »

L'homme en question hocha la tête à l'évocation de son identité.

« Et je compte bien recommencer aujourd'hui. »

Jareth dévisagea leur sauveur, se demandant si c'était du lard ou du cochon. Un templier gentil, une espèce en voie d'extinction. Mieux valait ne pas lâcher ce spécimen, ils risquaient de ne pas en trouver un nouveau avant très longtemps. Comme il l'avait soulevé, cette personne et ses six acolytes étaient leur seul espoir. Il serait stupide de cracher dessus. Comme quoi, parfois il valait mieux attendre avant d'agir sur le champ malgré l'urgence de la situation ; on avait accès à des opportunités surprenantes. Il ne réfléchit pas plus longtemps, il se dirigea en direction du rassemblement de templiers. Puisqu'un mouton avait bougé, d'autres suivirent, quitte à se jeter à leur tour dans la gueule du loup. Seuls deux mages restèrent en retrait, déclarant qu'ils ne collaboreraient jamais avec l'ennemi avant de disparaître dans une salle, probablement pour se barricader.

Il n'y avait pas le temps d'aller chercher les autres en bas, Ser Derren était catégorique à ce sujet. Il entraina son troupeau à sa suite vers la sortie. Arrivés dans la Cour, ils ne s'attardèrent pas longtemps en entendant les bruits de la bataille se rapprocher peu à peu. L'objectif était d'arriver jusqu'aux docks où ils pourraient trouver une embarcation. Toutefois, la traversée de la ville s'avérait dangereusement puisqu'ils devraient se frayer un chemin à travers la Basseville. Il fut donc convenu que si le groupe venait à être séparé, il fallait qu'il rejoigne à tout prix les docks où ils se retrouveraient tous. Vous pensez bien que cette consigne ne fut pas vaine ; la procession s'étira petit à petit au fur et à mesure de leur progression, gêné par les combats et les débris de l'explosion qu'ils tentèrent d'éviter par des chemins détournés couplé par la condition physique des mages qui n'étaient pas à habitués à devoir courir sur une aussi grande distance à un rythme aussi effréné. Et parmi ceux-là, Jareth était probablement le pire. Il se retrouva rapidement seul au beau milieu d'une ruelle, sans savoir où aller.

Le problème quand on passe neuf ans enfermé, c'est que les choses ont tendance à changer sans qu'on en soit forcément au courant. Il avait beau avoir vécu ici, ses souvenirs étaient trop diffus pour qu'il se souvienne de la route à prendre. Réfléchis. Un bruit sourd le fit sursauter. Vite. Il avait lu pleins de livres sur l'histoire de Kirkwall. Le plus récent racontait la bataille contre les Qunaris, trois ans auparavant. Dedans, il y avait une carte pour expliquer la reprise de la ville par le héraut étape par étape. Il visualisait clairement le tracé. Oui, il savait à peu près où il était. Juste encore un effort pour déterminer le chemin à prendre.

Il dut malheureusement couper court à ses réflexions quand une boule de feu le frôla pour aller s'échouer contre un mur derrière. Là, son instinct de survie lui suggéra très poliment de prendre immédiatement ses jambes à son cou. Le mage s'exécuta.

Son trajet fut particulièrement pénible. A plusieurs reprises, il dut se frayer un chemin à travers les combattants en priant pour ne pas de faire remarquer. Tout était si horrible. La ville était en proie aux flammes. Partout où il mettait les pieds, il avait l'impression de marcher sur du sang ou sur des morceaux de chairs. Peut-être que son imagination lui jouait un tour. Quoiqu'il en soit, il n'avait jamais rien vu d'aussi ignoble que le spectacle que le offrait Kirkwall à cet instant. A chaque pas, le bruit des combats résonnaient dans ses oreilles. Des mugissements méconnaissables auxquels il n'arrivait pas à attribuer une origine humaine ni démoniaque d'ailleurs. Et le pire, c'était les gémissements des blessés, les appels à l'aide et les râles des agonisants. Les civils se retrouvaient impliqués dans une bataille qui le ne les concernaient même pas. Il ne pouvait pourtant rien y faire, sauf fixer le sol en priant le Créateur pour que personne ne le remarque.

Avec souplesse, il se glissa dans une interstice pendant qu'un groupe d'abominations passa à proximité. Quand il fut assuré qu'elles étaient occupés à batailler ailleurs, il sortit avec milles précautions. Après un rapide coup d'œil pour s'assurer que la voie était libre, il se faufila parmi les corps, résolument concentré sur sa tâche pour ne pas prendre conscience de ce qui l'entourait. En revanche, lorsqu'il aperçut à quelques mètres une femme armée d'une épée se faire malmener par ladite abomination qu'il avait laissé passer toute à l'heure, une bouffée d'héroïsme inespérée le saisit. D'un geste ample de son bâton, il traça un joli arabesque en mobilisant sa mana. L'abomination se figea sur place, comme prise d'une crise de narcolepsie surprise, mais bougrement temporaire si la femme restait les bras ballants. La femme profita de cette fenêtre de tir fugace pour décapiter proprement son assaillant. D'un geste de la tête, elle le remercia avant de s'enfuir à toute jambes. Quelle merveilleuse idée. Il allait en faire de même quand il sentit quelque chose l'attraper impitoyablement par les cheveux.

Voilà ce qu'on récolte à vouloir jouer les héros, on ne l'y reprendrait plus. Il offrit une résistance relative à son opposant à la poigne de fer avant de se souvenir miraculeusement que le Créateur l'avait gratifié - ou accablé - de pouvoirs magiques. Immédiatement, il mobilisa son énergie pour balancer un bon sort en plein dans le nez de son adversaire. Oh, le joli bide. Il eut beau forcer de toute sa volonté, son sort fit l'effet d'un pétard mouillé ; rien ne sortit. Par contre, il sentit un poing voler dans son abdomen, lui coupant momentanément la respiration. La terrible main le maintient en place par les cheveux en lui relevant la tête de force.

« Si tu savais depuis combien de temps j'attends ça, petite merde. »

Ser Vendys. Quelle gentillesse de vous joindre à cette petite fête. Non, vraiment, il ne fallait pas. Jareth aurait bien voulu montrer le semblant de répartie qu'il avait acquise, toutefois, il ne réussit qu'à toussoter faiblement. Espérons que ce ne soit pas ces derniers mots ; il aurait quand même voulu terminer sa vie par une phrase plus classe. A moins que ... Il pourrait s'en sortir sans problème s'il se découvrait des talents de mage de sang. Cette éventualité le laissa de marbre. Mieux valait mourir que de se transformer en choses qu'il avait vu toute à l'heure. Il allait faire ce qu'il savait mieux faire : encaisser. Alors il encaissa. Il sentit un poing bardé de métal s'abattre sur le côté droit de son visage et la suite fut pour le moins confuse pour son esprit. Sa vision se troubla. A moitié dans le coaltar, il ne ressentit quasiment rien de la suite des frappes qui s'abattirent sur lui. A croire que Ser Vendys ne s'embarrassait même pas d'une épée, préférant se laisser emporter par l'ivresse de la sauvagerie ambiante. Puis, soudainement tout cessa.

Non, pas sa vie, calmez-vous, il n'en était au point là. Bien que, avouons-le, il n'eut strictement aucune idée de comment il avait réussi à survivre. Il se réveilla tout courbaturé, un orchestre symphonique dans la tête, sur un bateau au beau milieu de l'eau en compagnie d'autres mages. Un peu hébété, il fixa l'assemblée autour de lui. Et quelle assemblée ! Une bande de mages plus morts que vivants pour la plupart, ensanglantés, brûlés pour certains, encadrée de templiers exténués.

« Ne bouge pas, souffla une voix féminine à côté de lui. J'ai soigné le plus gros mais c'est pas la joie. »

Il tourna la tête vers elle. Erika. Mage relativement douée mais souvent sujette à déprime. On dirait que les évènements l'avaient remotivée. Il faut dire qu'ils étaient sortis du Cercle, rêve que tout un chacun avait caressé un jour. Mais à quel prix ? se demanda-t-il en plissant les yeux autour de lui. Sur les treize qui avaient suivi, il ne comptait que dix mages. Quant au templier, ils s'en étaient mieux sortis, il en restait cinq.

« Je suis désolé pour ton œil Jareth ... J'ai essayé mais il y avait beaucoup de blessé ... »
« Ce n'est pas grave. » répondit-il du tac-au-tac même s'il n'avait aucune idée de quoi elle parlait.
« J'ai vraiment essayé. Mais Matt s'était pris une épée dans le ventre, il saignait beaucoup, alors j'ai dû faire un choix. »

Curieux, Jareth toucha son œil droit pour constater ... Eh bien, justement, qu'il n'était plus là. Il n'avait même pas remarqué que son champ vision avait été réduit de moitié tellement il se sentait à l'ouest. Tentons de prendre les choses du bon côté, ça aurait pu être pire. De toute façon, il n'était pas en état de se poser des questions quant à l'allure général de son visage après ce petit accident. Quelqu'un au fond était en train de raconter avec force de détails à son ami comment on avait retrouvé ce pauvre mage chétif avec un œil pendant sorti de son orbite, la mâchoire défoncée et en piteux état d'une manière générale. De ce point de vu-là, il semblerait que le problème soit arrangé ; sa mâchoire avait l'air de péter la forme. Erika avait sûrement utiliser sa magie pour la refaire mais n'avait plus eu assez de jus pour remettre son œil en place.

« Ce n'est rien Erika, j'ai toujours préféré le gauche de toute manière. Mais si on pouvait éviter de parler des choses qui étaient en dehors de mon corps et qui n'auraient pas dû y être, ce serait chouette. »
« Je confirme. » cria Ser Derren en maintenant ses mains sur les oreilles d'un apprenti d'une dizaine d'années.

La rumeur cessa d'un coup. Vieil automatisme de mage que d'obéir à un templier sans poser de question.

« C'est moi qui t'ai tiré de là. »

Jareth dut tourner la tête pour combler son nouvel angle mort. Il tomba nez à nez avec un gaillard à barbe qu'il n'avait jamais vu mais qui était un mage comme lui vu la robe.

« Merci. Tu as fait comment ? La magie, ça ne marchait pas. »
« Pendant qu'il se déchaînait, je suis arrivé derrière lui et je lui ai flanqué un bon coup de bâton derrière la tête. Ce n'est pas magique mais ça a fait le même effet. Puis je t'ai porté jusqu'ici. »

Jareth le remercia une seconde fois poliment. C'était drôle, le Cercle, on vivait tous ensemble et pourtant, on ne connaissait pas tout le monde. Et malgré tout, la solidarité entre compagnons d'infortunes prévalait. Digne d'un beau roman. Le tome deux de cette aventure laissait présager une suite riche en rebondissements. Des mages exilés en état de faiblesse perdus en pleine mer, ça sentait l'aventure, pas forcément pour le meilleur d'ailleurs.

« On va où maintenant ? »
« A priori, tous ceux qui sont conscients sont d'accord pour rejoindre un Cercle épargné. On a le choix entre Ostwick et Starkhaven. Je ne pense pas qu'ils aient déjà reconstruit la Tour à Starkhaven depuis l'incendie. Il ne reste qu'Ostwick. Une objection mon garçon ? »
« Pas vraiment. Il vaut mieux qu'on retourne au Cercle de toute façon. »
« Exactement. Tous les Cercles ne sont pas comme celui de Kirkwall. Pour le moment, on reste assez loin des côtes le temps que ça se tasse. C'était le bateau d'un petit négociant qui allait partir du port le jour même, normalement, il doit y avoir assez de vivres. »

Maintenant que toute leur troupe pouvait goûter à la liberté, Jareth n'était pas sûr que tous accepteraient sagement d'être de nouveau enfermé, d'autant plus que la menace du phylactère n'existait plus. Et Ser Derren avait beau être sympathique, lorsque lui et sa clique serait en manque de lyrium, la cohabitation ne serait peut-être plus aussi charmante qu'elle l'était pour l'instant.

Mais pour l'instant, il était trop occupé à apprécier la sensation vent sur son visage pour y réfléchir.

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Les gens redoutaient une bande de mages en pleine nature. Tous les villages dans lesquels ils s'étaient arrêtés pour la nuit voyaient d'un mauvais œil le convoi ; on les avait déjà insulté, on s'était moqué d'eux et, une fois, on avait même refusé de les accueillir. Mais au final, leur expédition s'apparentait plutôt à une colonie de vacances qu'à autre chose. Quand on venait de vivre l'enfer sur Terre, le contraste était saisissant. Jareth ne s'était jamais autant amusé de toute sa vie. Bon, il aurait bien aimé qu'on ajoute une petite bibliothèque sur le trajet dans laquelle il aurait pu fureter à loisir mais il devait admettre que vivre au grand air quand on avait passé neuf ans de sa vie enfermé dans un climat de terreur, ça faisait du bien.

Ils avaient mis pied à terre environ un mois auparavant puis avaient entamé leur traversée en direction d'Ostwick. Trois mages leur avaient faussé compagnie sans que les templiers ne puissent rien y faire. C'était à prévoir. Le jeune homme ne comprenait pas vraiment leur décision. Peut-être que l'idée de prendre la clé des champs lui avait effleurée l'esprit, néanmoins, quand il avait vu à quel point il ne savait rien faire de ses dix doigts tout seul, il s'était rendu compte qu'il n'était pas fait pour vivre hors d'une tour. Heureusement que les templiers étaient là pour les chaperonner. Quand vous lâchez une bande de mages dans la nature alors qu'elle a passé le plus clair de sa vie depuis sa petite enfance sans aucune indépendance, il aurait été étonnant qu'elle survive bien longtemps. Dès le premier jour, lorsque Ser Orianne avait proposé de prendre des chevaux pour que la traversée soit plus rapide et qu'elle s'était rendue compte du niveau catastrophique des mages dans le domaine, elle avait rapidement oublié l'idée. Jareth n'avait jamais vu un cheval en vrai jusqu'à présent, alors monter dessus, je ne vous en parle même pas. Il ne savait pas non plus cuisiner, ni laver ses vêtements, ni faire du feu autre qu'en balançant une bonne vieille boule de feu là-dedans, ce qui, rapidement, s'était avéré une très mauvaise idée.

Tenez, une fois par exemple, il avait vu du sang sur le bas de la robe d'Erika. Paniqué, il l'avait de suite prévenue de peur que ce soit en vérité une de ses blessures qui se soit réouverte. Quand on lui avait gentiment expliqué en se foutant de sa gueule que c'était tout à fait normal et qu'il avait insisté comme un gros lourdaud jusqu'à ce que Ser Derren lui explique gentiment le mystère de la vie, il s'était rendu compte à quel point il avait vécu en autarcie jusqu'à maintenant.

Bref, il était inadapté à la vrai vie, au même titre que les autres. Certains avaient été amenés au Cercle vers leur douze ans, ceux-là savaient un peu près se débrouiller. Par contre, ceux qui comme lui avaient été enfermés dès leur plus jeune âge n'avaient aucune expérience du dehors ; la seule chose qu'on les avait laissé faire, c'était se torcher tout seul.

Leur première expérience dans la forêt avait suffi à faire prendre conscience aux templiers qu'ils avaient en vérité la garde d'une bande de gosses. Déjà, Jareth avait passé son temps à s'émerveiller sur la moindre fleur qu'il voyait pour la première fois pousser dans son milieu naturel autre qu'en croquis. Il ramassa une Grâce d'Andrastée avec fierté qu'il offrit gentiment à Ser Gabrielle. Il s'avéra toutefois que Gabrielle était allergique aux fleurs et qu'elle passa son temps à éternuer en attendant une occasion de se débarrasser de l'objet de son embarras sans faire de peine au gentil mage.

Ensuite, lorsqu'ils campèrent près d'un ruisseau, le convoi de mages se sentit obligé d'aller expérimenter cette nouvelle opportunité qui dégénéra rapidement en bataille d'eau à laquelle même deux templiers prirent part. Jareth demeura sur la berge pendant un moment en compagnie de Lars et Jezabel, deux Enchanteurs un peu trop vieux pour prendre part à l'action mais qui prenait tout autant plaisir à la regarder, avant finalement de se jeter à l'eau quand Erika l'y traina de force. Résultat, tout le monde était trempé et Harrod, l'apprenti de dix ans, attrapa un rhume à la hauteur de la rigolade qui l'avait précédé.

Malgré la défiance des gens, leur traversée se fit dans la joie et dans la bonne humeur. Au moins, ils oubliaient ce qui s'était passé à Kirkwall et ça, tout le monde en avait besoin. Quand ils avaient demandé des nouvelles aux différents villages dans lesquels ils étaient passés, personne n'était véritablement au courant de l'avancée du conflit. Certains affirmaient que c'était de la faute d'un apostat qui avait fait exploser la Chantrie mais Jareth pensait qu'ils avaient mal compris. Pourquoi avait-on voulu faire payer le Cercle pour un apostat qui n'avait strictement rien à voir avec la choucroute ? Ce n'était pas logique. Mis à part cette étrange information, aucune nouvelle d'Orsino et des mages restés sur place. Sûrement que certains avaient réussi à s'échapper d'une autre manière.

La difficulté qu'ils rencontrèrent se résuma à une échauffourée avec des brigands établis non loin d'Ostwick. Sûrement guettaient-ils l'afflux de réfugiés en provenance de Kirkwall, comme si dépouiller des gens qui avaient tout perdu s'avérait une activité lucrative. Bien sûr, ils s'étaient cachés aux bords de la route de façon à ce que les infortunés voyageurs soient obligés de passer devant eux. C'était sans compter l'expérience de Ser Derren et de ses acolytes. Ils stoppèrent le troupeau à une distance raisonnable après avoir vu le soleil se réfléchir sur une arme cachée dans les fourrées. Quand il y eut une tentative de stratégie, Jareth se contenta de hausser les épaules.

« On devrait aller leur parler. Peut-être que ce ne sont pas des brigands mais juste des gens perdus, non ? »

Ser Derren se frotta les tempes en attrapant le mage par les épaules tandis que ce dernier, convaincu par l'inexistence du mal à Thédas malgré la jolie démonstration qu'il avait eu à Kirkwall, se lançait plein d'entrain vers les pauvres voyageurs perdus à la consternation générale.

« Jareth, des gens cachés dans des buissons armés ne sont pas de simples voyageurs perdus. »
« O-Oh ... Vraiment ? Dans ce cas, il faudrait une attaque rapide ... En considérant la hauteur où nous sommes, notre portée générale doit être augmentée de seize pieds. Mais personne n'a d'arc, donc, ça ne sert à rien, sauf pour certains sorts. Non, le mieux serait que trois templiers chargent en premier pendant que les mages restent en retrait, derrière ce monticule. En s'approchant au dernier moment, l'effet de surprise sera garantie, d'autant que vu la position actuelle du soleil, il les aveuglera momentanément. Oui, le monticule servira de moyen de retrait s'ils ont des armes de jet, c'est évident. D'autant que les mages n'ont pas d'armure intégrale, ils ne peuvent pas être exposés au danger directement. Les deux templiers restants n'auront qu'à prendre la troupe sur les flancs. Ils seront tellement absorbés par ce qui se passera en haut qu'ils ne feront pas attention à leurs flancs ... »

Jareth contemplait le sol en marchant les mains dans le dos, comme s'il était en pleine récitation d'une leçon. Tous le fixait un peu étonné par le contraste saisissant entre la naïveté de sa première intervention et le plan de guerre qu'il soumettait désormais.

« Euh ... C'est une proposition très intéressante si nous avions à faire à une armée, mais nous n'avons pas besoin d'établir une telle stratégie pour affronter quelques bouseux dépenaillés, d'autant qu'on peut facilement les contourner. Par le Créateur, on ne t'a pas appris ce genre de choses au Cercle, si ? »
« Ah ... D-Désolé. conclut-il tout rouge après s'être emporté de la sorte. C-C'est ... »
« Dans les livres. » chanta tout l'assemblée avant d'éclater de rire.
« Comment vous le savez ? » répliqua Jareth, abasourdi.
« Parce que depuis le début du voyage, c'est ton argument. »

Après avoir donné une petite tape sur l'épaule du mage qui ne comprenait vraiment pas comment les autres avaient deviné, le groupe se contenta bêtement de contourner la difficulté plutôt que de foncer dedans. Ils finirent par arrivée à Ostwick en fin d'après-midi. On les harcela de questions sur les évènements de Kirkwall ; il y avait certes des survivants, mais aucun témoignage d'un mage jusqu'à lors. Jareth ne répondit presque pas, laissant les templiers expliquer la situation. Il y avait certaines choses qu'il préférait oublier. En tout cas, il était forcé de constater que les mages qu'il avait croisé dans les couloirs avaient l'air trente fois plus heureux que ceux de Kirkwall. De nouveau, il allait être enfermé. Et pourtant, cela ne le dérangeait pas. Il faut tout changer pour que rien ne change.

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Le Cercle d'Ostwick s'avéra ... Sympathique. De toute manière, quand on avait connu le Cercle de Kirkwall, n'importe quoi aurait paru terriblement laxiste à côté. Jareth était surpris parfois de la liberté qu'on laissait aux mages. Bon, objectivement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard, mais pour notre marshmallow borgne, la moindre petite liberté lui paraissait gigantesque. Pour autant, il ne changea pas ses habitudes. Il s'enferma de nouveau dans la rassurante routine qui avait conduit ses années dans la citée des Chaînes : il se levait, étudiait, lisait, mangeait, lisait, étudiait puis allait dormir. Il enrichit ses connaissances linguistiques afin de comprendre des vieux traités sur la magie tévintide ou des reliquats au sujet de la magie elfique. Il discutait beaucoup avec un Enchanteur très concentré par des travaux concernant la démonstration d'un lien fort entre l'Immatériel et la magie entropique par rapport aux autres domaines.

Ainsi, presque tout redevint comme avant si on oubliait les cicatrices qu'il avait récolté à Kirkwall et son œil manquant, et aurait pu le rester s'il n'y avait pas eu cette stupide guerre entre mages et templiers.
Quatre ans après son intégration à Ostwick avec ses partenaires, il y eut quelques ... Difficultés. Entre la dissolution du Collège des Mages quelques temps auparavant, la séparation avec la Chantrie, les histoires compliquées avec la Divine ... Il ne faisait pas bon de connaître la magie.

Le Cercle d'Ostwick demeura neutre tout un temps jusqu'à ce que les Libertaires pressent de leur côté pour que le Cercle se délite. Quelle connerie. Il pouvait témoigner : rien ne sortirait de bon de tout cela, ses copains de Kirkwall étaient complètement d'accord avec lui. Et puis, les gens déclarèrent que le Cercle n'existait plus. Certains prirent les armes, d'autres quittèrent les locaux d'un seul coup d'un seul. A la fin de l'année, il ne restait plus que quelques mages et quelques templiers qui n'avaient absolument pas envie de prendre part à cette folie. Si vous cherchez Jareth, n'allez pas bien loin, il était resté au Cercle malgré son démantèlement. Qu'aurait-il pu faire d'autre de toute manière ?

Du coup, la guerre entre mages et templiers lui passa au-dessus de la tête. Une simple rumeur lointaine. Tout comme l'Inquisition, les trous dans le ciel et tout le pataquès. Oui, on peut vivre reclus à ce point. Il suffisait de rester cloîtrer toute la journée en ne côtoyant que des gens qui en faisaient de même. Tant qu'il y avait Ser Derren pour les pouponner, tout allait bien. L'ennui, c'est que Ser Derren n'était plus approvisionné en lyrium. Les stocks du Cercle lui avaient suffi pendant tout un temps mais au bout de quelques mois, même en faisant les fonds de tiroir, il ne restait plus rien. Il tomba gravement malade et mourut en l'espace d'un mois à cause de sa dépendance qu'il ne réussit pas à combattre.

Ce évènement fit l'effet d'un petit éboulement chez Jareth qui n'avait plus sa maman de substitution. Ser Derren et sa clique s'étaient bien occupés des mages restants jusqu'à présent. Maintenant qu'il n'était plus, les rescapés de Kirkwall qui n'avaient pas voulu connaître un nouveau conflit ainsi que les quelques mages d'Ostwick se retrouvèrent livrés à eux-mêmes.

« Qu'est-ce que tu vas faire Jareth maintenant ? Je pense que je vais tenter de retrouver mes parents. »
« Je ... Ne sais pas. Je n'ai pas envie de retourner à Kirkwall pour le moment. J'aimerais poursuivre mes études à vrai dire. »

Et du jour au lendemain, il fut contraint de sortir, de mettre un pied dans le monde réel. Et cette fois-ci, il n'avait personne pour le guider. Que pouvait-il faire ?

Alors il erra dans les Marches Libres pendant tout un temps, se faisant détrousser à tour de bras et avoir par le premier venu tout en assurant, bâton à la main et dans sa belle robe de Cercle, qu'il n'était absolument pas un mage. Il discuta avec des Qunaris, des elfes, des nains de toutes les nationalités quand il en rencontrait - pas souvent donc - afin de commencer un traité sur la magie à Thédas, œuvre ambitieuse qu'il n'avait même pas commencé à rédiger à vrai dire mais dont il rassemblait les informations petit à petit. Il profitait de la générosité de certains quand il avait l'occasion sinon, il se privait purement et simplement. Vu qu'il savait lire dans plusieurs langues, on fit appel à lui à plusieurs reprises pour déchiffrer des messages sans grand intérêts. Il était un voyageur contraint qui n'avait ni but, ni véritable envie d'arpenter les routes. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour une bonne bibliothèque ... Ah, mais la Divine avait restitué les Cercles ? Vraiment ? Euh. Dans ce cas, il ne savait encore moins quoi faire. D'un côté, il désirait rentrer chez un semblant de chez lui, de l'autre, il voulait explorer le monde pour combler sa soif de connaissances. Peut-être un voyage à Tévinter ? S'il voulait poursuivre ses études approfondies, l'Empire était le lieu adéquat. Mais il était trop indécis pour se mettre en mouvement et les nouvelles qui lui parvenaient ne l'incitaient pas à s'y rendre.



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MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Dim 3 Avr - 20:43

Bienvenue par ici ! *-*
J'adooore ton avatar !
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MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Lun 4 Avr - 21:23

Aaaaw, merci
J'ai passé au moins trois heure à tenter de trouver des images qui collent. Du coup, tu peux pas savoir à quel point ton compliment me fait chaud au cœur xD.
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THE APPRENTICE ⊱ GREY WARDEN | PNJ

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— NATIONALITÉ : Je suis une elfe Dalatienne. Mon lieu de naissance est inconnu en soi. Je dirais sans doute à l’arrière d’un chariot. Ou sagement au chaud. Aucune idée. Tout ce je sais s'est que ma naissance est arrivée un jour de pluie.
— LIEU D'HABITATION : Là où mes missions me mènent. Ça peut être une maison, un campement à la belle étoile ou une grotte. Qu’importe au fond. Tant que je suis où il faut au bon moment. En fait, je suis surtout mon Protecteur.
— ÂGE : 29 ans mais j'en parais moins.
— RANG SOCIAL : J'en possède un moi ? Basse société en tant qu'elfe Dalatienne et modèle de respect dans la Garde.
— PROFESSION : Mage. Aposta. Erreur. Danger. Oreilles pointues. Comme vous voulez.
— FACTION : Grey Warden en tant que Mage spécialiste de l'outre-tombe.
— ARMES : Mon bâton, comme tout mage qui se respecte ! Ce dernier se rapproche grandement du bâton du néant. Puis ma magie est surtout offensive. De plus, je pratique la Nécromancie.
— O.SEXUELLE : Je ne me suis jamais vraiment poser la question. Il faut connaître l’amour pour savoir.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire comme le vent. Sans attache et sans cœur à prendre. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à ça. Trop prise par ma vie d’elfe puis de garde. Puis c’est trop prise de tête.

MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Mer 6 Avr - 0:52

Bienvenue parmi nous ! :3
Cosplay !!? *^* Tu montreras heiiiiiiiiin ?

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MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Mer 6 Avr - 21:13

Merchi :3
Eh bien, quand j'aurais des photos potables où je ne ferme pas les yeux, oui xD.
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the inquisition's wolf ⊱ INQUISITION

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— NATIONALITÉ : Ragnar est né sur les terres de Tevinter, cela fait donc de lui un Tévintide.
— LIEU D'HABITATION : Skyhold ; la belle forteresse de l'Inquisition fraîchement investie.
— ÂGE : Contrairement à ce que laisserait croire la couleur de ses cheveux, Ragnar possède trente-cinq ans.
— RANG SOCIAL : Il ne pense pas avoir le sang d'un noble coulant dans ses veines. Mais maintenant qu'il est Inquisiteur, c'est une autre histoire.
— PROFESSION : Hé bien, si c'en est bien une : Inquisiteur et Messager de la Divine.
— FACTION : En son coeur, Ragnar est du coté des Mages. Mais les circontances l'on fait apprécier et changer : il est donc aussi bien du coté de l'Inquisition.
— ARMES : Ragnar se bat avec deux épées, ces dernières accrochées dans son dos ; il ne les quitterait pour rien au monde. Toutefois, même s'il se bat au corps à corps, l'Inquisiteur est un mage.
— O.SEXUELLE : Ragnar est bisexuel : homme ou femme, les deux lui plaisent.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire accumulant les petites aventures de ci de là depuis plusieurs années. Néanmoins, cela peut changer... Et se stabiliser. Mais, qui fera vibrer son cœur ?

MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Dim 10 Avr - 15:09

OH Mon DIeu wtf
Cette longueur, ce contenu... J'suis littéralement tombé sur le cul en voyant tout ce que tu as fait, c'est juste impressionnant en fait fear

Dans tous les cas : BIENVENUE moussaillon !

On s'occupe rapidement de ta fiche, en ce moment nous bossons IRL sur des costumes pour la Paris Comics Expo Dorian et moi donc on est un peu en train de courir partout -et car j'ai trouvé un 35h du jour au lendemain donc comment dire j'en chie des placards à balai wtf-

En tout cas la taille de ton contenu est juste... Incroyable ! Bravo fear

J'espère que tu t'entendras bien ici et que tu t'amuseras beaucoup

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beware of the wolf...
the wolf's bitesBeware of the wolf. His bites catch you and you'll never find a way to escape from him. don't forget his name. because he won't forget yours. ho, yes my dear, beware of the wolf.
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MessageSujet: Re: You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà. Dim 10 Avr - 19:28

Ah bon ? ôo J'avais pas le sentiment d'avoir écris un truc si long que ça. C'est sûrement la rédaction en 'moments clés' qui veut ça. M'enfin, c'pas la longueur qui compte, hein

Le rush cosplay, la joie intense ♥ Surtout avec une armure, je compatis. Bon courage  en tout cas :3
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You're a wizard Harry. Euh, Jareth. Oui, voilà.

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