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Posté Mar 20 Mar - 20:06

Dorénavant, seul importe le sang

Mission n°27



Dénérim. Dénérim la pouilleuse citée de Férelden, celle dont les lieux les plus nobles ressemblaient aux yeux de Selwyn aux bas-fonds de Kirkwall. Tristes souvenirs et triste mémoire pour le mage de sang. Le plus triste était surtout ce lien étrange qu’il ressentait envers cette ville : il était facile pour lui de naviguer dans les eaux troubles de la misère du bas-cloître sans se faire repérer, homme parmi les elfes. Comme s’il était encore le gamin maigrichon aux pieds nus qui courait dans la boue, une horde de rats derrière lui. Et aujourd’hui, les rats étaient encore là : un sur son épaule, deux dans ses poches, et trois qui trottait derrière lui comme s’il était le joueur de flûte charmeur de rats. Seul changeait ses vêtements : sa tenue était celle dans laquelle il était à l’aise : le masque en forme de crâne sur son visage, il sautait de toit en toit afin de rejoindre son but : l’indicateur le plus casse pied que Thédas n’ai jamais porté. L’organisation des venatoris manquait souvent de fluidité en comparaison des contrebandiers de Kirkwall ou de la Maison du Repos orlésienne. Et là, il avait traversé la moitié du pays pour faire parler un stupide informateur incapable de parler sans un peu de pression de la part des personnes nécessaire.
L’assassin arriva à la place du marché, et se faufila dans la foule. Rares étaient ceux qui prêtaient attention à l’ombre qu’il était. Et ceux qui le remarquaient n’avait pas le temps de se remettre de leur surprise qu’il était déjà parti. Tant pis : la rumeur et la légende du Faucheur reprendrait bientôt ici, si les langues se déliait suffisamment vite.
Entrant dans la taverne, il se faufila rapidement dans une des chambres. Saisissant au col la pauvre victime déjà suante et bégayante, il lui donna rapidement un coup de poing dans l’estomac en guise de préambule. Comme une annonce de la douleur qui allait suivre s’il ne parlait pas rapidement. Après tout, il n’était pas venu à Dénérim conter fleurette.
Qui a commandité l’assassinat du majordome ?

Sa voix sèche claqua dans la chambre alors que sa victime commençait à sangloter. Sans se laisser émouvoir, il plaqua l’homme contre le mur plus férocement encore. Quelques grattements contre le bois laissaient entendre qu’il portait sa victime si haut qu’elle ne tenait plus sur ses deux pieds, ses bottes tentant misérablement de se raccrocher au bois du mur. Quelques sanglots résonnèrent encore, et le mage de sang fut pression sur le cœur de sa victime. Il pouvait sentir le sang de l’homme pulser au ralenti et sa respiration se faire plus difficile.
Là !

Le malheureux pointait du doigt un carnet qui traînait sous le lit double encombrant la salle. Un de ses rats étaient déjà juché sur la couverture du bouquin.
L’assassin relâcha sa victime qui s’effondra sur le sol comme une poupée de chiffon.
Il ramassa le carnet. C’était un de ces registres d’assassinats comme la Maison du Repos en avait. Sauf qu’à Orlaïs, les registres étaient codés : ce n’était pas le cas ici. Ouvrant à la dernière page, il trouva rapidement l’information désirée et un sourire de satisfaction se cacha derrière son masque. Puis un nom attira son attention : Catherina de Chalons.
Cathy…

Un marmonnement entre ses dents et il tendit la main vers les quelques rats au sol qui montèrent sur son bras. Il allait intervenir.
Sans perdre de temps, il sortit d’un pas rapide de la taverne avant de grimper sur le toit du bâtiment. Il mit du temps à repérer la jeune femme : ses cheveux d’un miel doux se distinguaient dans la foule, mais ses habits d’hommes ne l’aidaient pas à se faire remarquer. Aussi, alors qu’elle était entrée dans une ruelle depuis quelques secondes, une femme à ses talons, il sentit qu’il allait arriver trop tard. Il n’avait pas le choix. Enlevant le gant qui camouflait son signe de magie du sang, il se mordit le pouce jusqu’à sentir le goût métallique dans la bouche. Tendant le doigt ensanglanté vers l’assassin, ce dernier tomba au sol, se convulsant à moitié sur la femme noble.
Masque sur le visage, la magie du sang utilisé explicitement, Selwyn hésita quelques instants : l’avait-elle reconnu à sa stature et à ses cheveux grisonnants ? Devait il enlever le masque ? Fuir ? Comment réagirait-elle en apprenant qu’il était mage de sang ? Mais il se rendit compte rapidement que tout anonymat était impossible : deux trois rats couraient à ses pieds, rejoignant le cadavre inanimé.
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— ÂGE : Il n'est point poli de demander l'âge d'une femme. Mais soit, j'ai la trentaine. Je ne dirais pas le nombre exacte.
— PROFESSION : Je suis mère et épouse, ainsi que stratège à plein temps cela vous va ? Oh bien sur, je suis stratège pour mon propre compte. Sinon je suis noble.
— FACTION : Je fais partie des partisantes de Corypheus, mais c'est surtout pour protéger ma sœur. Si je trouve un meilleur parti, j'irai vers celui-ci.
— ARMES : Une longue épée fine, comme celle qu'on utilise pendant l'escrime, sauf que le bout est pointu et non rond.
— AMOUREUSEMENT : Plait-îl ? Mon fils tout simplement. Je ne m'attache pas. Je préfère voler de conquêtes en conquêtes. Enfin je dis ça, mais j'en ai pas beaucoup.
— O.SEXUELLE : Bien que j'aime les deux sexes, je suis plus attiré par les femmes. Les hommes m'ont trop déçus.
Posté Mar 20 Mar - 20:35


Dénérim. Seul endroit où je pouvais me rendre à l’aise. Je m’étais habillé d’une tenue pour la moins discrète : pantalon collant noir et haut tout aussi noir. Qu’est-ce que j’étais bien dedans. Mes mouvements étaient fluides et gracieux. Mes cheveux étaient complètements détachés et ils bougeaient au rythme de mes pas. Je portais de petits talons qui claquaient sur le sol. Je marchais tranquillement. Ici il n’y avait rien, pas d’orlésiens, pas de faux semblants. Je pouvais être moi. C’était l’une des seules fois où j’étais moi.

Si j’étais à Dénérim, c’était pour une toute autre chose : J’allais voir Gabriel, mon fils. Ce dernier se trouvait avec mon ancienne gouvernante. Arrivant à la maison, je toquais, avant qu’une petite tête rousse me fonce dessus. Je dus mettre un pied en arrière pour recevoir le boulet et le serrer contre moi.

Gabriel…. Comme tu m’as manqué !
Maman ! Faut que je te montre ! J’ai fait un dessin que je dois te montrer !


Rigolant de bon cœur, je le suivais pour qu’il me montre non pas son, mais ses dessins. Le félicitant sur chaque travail qu’il avait fait. L’un me piqua légèrement le nez, me faisant mordre la lèvre. Un dessin avec lui et moi et une troisième personne : son père. Oui… Il est vrai qu’il n’avait pas de père… Cela lui pesait, mais qu’est-ce que je pouvais lui dire ? Son vrai père était trop loin et Gaspard… Non ! Elle devait le préserver de ce monde !

Le petit bout de chou passa rapidement à autre chose pour me montrer ses animaux et ses nouvelles acquisitions. Tandis que moi je le regardais émerveillée. Je me jetais sur lui et l’enlaçais, avant de l’attaquer de bisous. Nous rigolâmes tous les deux, avant que je le garde dans mes bras un bon moment. Je soupirais et l’embrassait sur le haut du crâne, avant de nous relever en le portant dans mes bras. Alia’ris ma gouvernante arriva pour me prévenir qu’il était l’heure pour Gabriel de prendre son traitement. J’acquiesçais avec tristesse, avant de le regarder partir. Comme il m’était difficile de le voir me quitter à chaque fois.

Lorsqu’elle revint seule, je lui donnais une boite, avant de partir en les laissant. Je sortis de la maison et partais pour faire demi-tour. J’avais besoin d’air. Ainsi, je laissais mes pas vagabonder dans la ville pour finir dans une ruelle. Je ne me rendis compte de la situation que lorsque la femme me tomba dessus, me faisant me reculer pour l’éviter. Je relevais la tête pour voir un homme avec un masque et bien que j’aurais dû avoir peur, j’étais plutôt à l’aise. C’était étrange.
Cependant, je compris rapidement pourquoi en voyant les rats. Je souris avant de me mettre à genou. En regardant les rats, je pris dans la main un que je connaissais particulièrement. Je frottais ma joue contre son pelage en rigolant légèrement, avant de me relever et de me diriger vers son maître. Je le reposais sur son épaule, avant de poser mon regard sur son masque.

Bonjour Selwyn. Je pense que je dois te remercier pour ça. Qu’est-ce qu’il ce passe ?


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Posté Mar 20 Mar - 21:08

Dorénavant, seul importe le sang

Mission n°27




Les réactions de Cathy étaient toujours aussi surprenantes : la jeune femme s’ouvrait quand la situation était critique, et se refermait dans les moments les plus ordinaires. Le mage de sang se rappelait très bien des moments de vulnérabilité quand la Grande Duchesse était la prédatrice empoisonneuse, dans la salle de bain, ou sur la terrasse, ses lèvres murmuraient alors la vérité d’une femme en détresse avec des desseins tout à fait particuliers. Et des instants de dureté quand elle était méfiante (il se rappelait étrangement son mouvement de recul face au baisemain, salut si naturel à la cour). A tout cela se mêlaient les faux semblants qui étaient monnaie courante parmi les nobles de la cour orlésienne (le chaleureux accueil envers un mari pourtant ennemi et détesté). Seulement, aujourd’hui n’était pas propice aux artifices : habillée en homme, la jeune venatorie semblait plus… naturelle. Comme délivrée du poids des étiquettes. Ses cheveux libérés reposaient sur ses épaules, et sans masque ni artifice, elle se présentait à lui sous un autre jour.
Un regard aux rats de la part de la Dame, et l’assassin sourit faiblement : bien qu’ayant toujours son masque sur son visage, il était démasqué. La blonde vénitienne accueillit le rat de la fois précédente sur sa paume. Comme il lui semblait étrange qu’une noble prenne la peine de reconnaître et distinguer ses petites bêtes : effectivement, c’était le même rat qu’au bal de Val Royeaux (c’était un de ses rats qui supportait mal la solitude). Elle frotta sa joue contre le pelage gris clair avec un sourire si sincère que l’homme en cligna des yeux, perplexe. Elle se dirigea vers lui avec un naturel désarmant. Elle posa la petite bête sur son épaule, et il eut juste le temps de sentir son parfum sucré avant qu’elle ne lui adresse la parole :
Bonjour Selwyn. Je pense que je dois te remercier pour ça. Qu’est-ce qu’il se passe ?

Avec un sourire déconfit de s’être fait repérer avec autant de facilité, le mage décida de laisser tomber les masques. De sa main droite, il retira le masque de métal, laissant son visage remplacer le crâne. Hochant légèrement la tête, comme s’il la saluait de nouveau pour la première fois, se découvrant un peu plus, il parcourut le visage de la jeune femme de ses yeux bruns. Elle était passé au tutoiement : il ne se rappelait pas quand ils étaient tout deux passés au tutoiement.
J’ai croisé ton nom sur un registre d’assassinat. Je me suis permis d’intervenir.

Le rat sur son épaule couina légèrement, et comme s’il comprenait le désir de la petite bête par la pensée, il la tint délicatement entre les doigts de sa main gauche (la main droite tenait toujours le masque du Faucheur) avant de déposer le rongeur sur l’épaule de la noble. Là, le museau du rat renifla délicatement les cheveux de la femme, apprivoisant le nouveau territoire qu’il avait souhaité explorer. Le mage eut un léger sourire : cet animal là avait toujours été plus curieux que ses congénères, malgré son âge avancé pour un rongeur.

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Posté Mar 20 Mar - 21:58

Enfin je pouvais voir son visage. Je l’étudiais du regard, avant de baisser ce dernier pour l’étudier, quand je vis sa coupure. Je tournais mon regard vers la femme morte derrière, puis de nouveau Selwyn. Je comprenais maintenant. Il me fallut faire un effort pour ne pas faire un pas en arrière. C’était un mage de sang. Je n’avais jamais entendu de bonne chose dessus. Et pourtant… Je ne voyais en cet homme rien de malfaisant. Ou en tout cas, pas envers moi.

Je pris un de mes mouchoirs, le déchirant avec les dents pour faire des bandes, avant de prendre délicatement sa main. L’intimant de me laisser faire, je pris les bandages que j’enroulais autour de sa coupure, faisant un bandage de fortune…qui ne tint pas. Je rougis de honte, avant de le refaire au mieux. Le deuxième tint aussi peu que le premier et je grognais en tapant du pied. J’étais vexé et je me sentais humilié. Murmurant une excuse, je regardais le rat désormais sur mon épaule, le caressant avec un grand sourire.

Donc…. Mage de sang…

Je restais toujours proche de lui, le regardant avec un tendre sourire. Je ne pouvais pas dire que je n’étais pas effrayé, c’était le cas. Je l’étais. Cependant, comme dit plus haut, j’étais curieuse par rapport à lui et je voulais le connaître. Puis, je ne voulais pas avoir la même réaction que tout le monde. Je le regardais, plongeant mon regard dans le sien et mon envie de la dernière fois revint en vitesse comme un poignard dans le cœur. Ha… Je me rendis compte que j’étais peut-être trop proche pour lui et je me reculais un peu, pour lui donner de l’espace.

Je regardais le rat pour frotter de nouveau ma joue contre son pelage, mes cheveux l’entourant telle une barrière couleur miel et blond vénitien. Je relevais la tête, quand je vis une ombre derrière Selwyn bander un arc. Mon corps bougea tout seul tandis que je pris le rat pour le déposer dans une de mes poches pour pas qu’il tombe, avant de pousser l’homme en face de moi contre le mur. Néanmoins, je n’eus pas le temps de me déporter, me prenant ainsi la flèche dans le ventre.

Je poussais une grimace avec un gémissement de douleur tout en tombant à genoux en posant mes mains sur la flèche pleine de sang. De mon sang. Je soufflais, tentant de garder une respiration calme, mais j’étais en panique. Ma pensée fut pour Gabriel et je ne pus empêcher mes yeux s’embuer de larme. Je me mordis la lèvre à sang pour m’empêcher de pleurer. Ce. N’était. Pas. Le. Moment ! Je soufflais, regardant le sol et le rat qui était sorti de ma poche. Avec un sourire, je le caressais du dos de la main pour ne pas le tâcher du liquide carmin, avant de reporter mon attention sur ma plaie.

J’inspirais grandement et pris mon courage à deux mains pour empoigner l’arme dans mon corps. Je soufflais avant coup avant de tirer pour l’enlever de ma chair, mais pour seul résultat, je n’obtins qu’un cri que j’étouffais du mieux que je pouvais. La douleur fut pourtant trop et je me mis à pleurer. Que je devais être pitoyable devant Selwyn…

Selwyn…


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Posté Mar 20 Mar - 22:43

Dorénavant, seul importe le sang

Mission n°27




Il se laissa regarder. Comme il était étrange de se faire étudier ainsi par une femme aussi jeune : ils devaient avoir tout deux une vingtaine d’années de différence, et pourtant Selwyn connaissait ce regard qu’il y avait entre eux deux. Cathy regarda son visage, puis la coupure qu’il s’était fait à la main. Elle étudia ensuite le corps de la femme morte sur le sol (deux rats tournaient autour du cadavre, semblant empressés d’un rien). Il pouvait observer dans son regard comme elle tirait des conclusions de ce qu’elle pouvait observer. Il se demanda brièvement si l’attention délicate de la Duchesse allait devenir le jugement qu’il pressentait dans chaque visage. Mais son instinct lui disait que cette femme n’était pas comme les autres.
Elle prit un mouchoir et sa main, délicatement. Elle commença à faire un bandage, mais échoua. Le second ne fit pas mieux, aussi pour éviter la frustration à la noble (qui n’avait jamais dû guérir quelques blessures dans des conditions de ce genre) il l’aida de sa seconde main (après avoir accroché son masque à sa ceinture). De deux doigts, il pu tirer plus efficacement le bandage, et le tout resta en place, même si ce fut précaire. Elle murmura une excuse avant de caresser doucement le rat.
Donc…. Mage de sang…

Il lui adressa un sourire d’excuse. Comme s’il voulait se faire pardonner de lui avoir caché. Pas de l’être bien évidemment : voilà bien longtemps que la magie du sang n’était plus une honte pour lui. Elle répondit par un sourire trop doux pour être anodin. Leurs deux regards se croisèrent, et le plus âgé se retint de déglutir. Cette situation n’était pas prévue. Elle finit par reculer, et le mage eut alors la certitude que les venatoris songeaient à la même chose… aux mêmes envies.
Elle joua alors un peu avec le rat, avant de lever le regard. Cathy vit quelque chose qu’il ne vit, et il se maudit de cet état de fait, sentant une fraction de seconde avant l’acte que quelque chose de mauvais se déroulait. Il fut poussé contre le mur et se percuta le dos contre le bois de la maison avoisinante. Sous ses yeux, la noble se prit une flèche en plein ventre. Blêmissant, l’homme vit passer devant ses yeux toutes les situations de son passé où une flèche dans le ventre se terminait mal.
Elle tomba à genoux et Selwyn lui maintin le dos pour la faire s’allonger en douceur. Un léger regard en coin pour l’archer qui avait osé faire cela, il décida tout d’abord de stabiliser la situation de Cathy.
C’était lui que l’on avait visé.
Le rat sortit de la poche de la noble, étrangement intact. L’avait-elle sauvé, lui aussi ? Ses mains tinrent son ventre, et le mage, dans un instinct assez triste, pressa la blessure.
Elle caressa le rat du dos de la main, avant de commencer à retirer la flèche de son ventre. Mais elle était trop faible pour essayer de faire cela, et lorsqu’elle poussa un cri de douleur, il l’empêcha de continuer.
Selwyn…

Il grogna en retour :
Cathy…

Levant le regard, il aperçut le tireur au loin. Il mémorisa sa silhouette, mais se retint de le poursuivre. C’est ce qu’il aurait fait, ordinairement. Mais la blessée n’était pas n’importe qui.
Tournant le regard vers la jeune femme, il posa doucement sa main contre le ventre de la noble avant d’empoigner la flèche. Ce n’était pas la première fois qu’il se livrait à une telle opération. C’était probablement la première fois qu’il la redoutait autant. Il tira d’un coup ferma la flèche avant de la jeter sur le côté. Pressant la plaie d’une de ses mains, il retira avec ses dents la mitaine qui recouvrait sa marque sur le dos de sa main. Cette dernière s’illumina, et il utilisa alors avec quelques incantation le propre sang de Cathy pour la soigner. Sentant que cela ne serait pas suffisant, il tira en catastrophe une dague de sa botte pour s’entailler la paume. Sur sa paume, une quantité de cicatrices témoignait des sacrifices qu’il avait déjà fait.
Ne meurs pas.


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Posté Mar 20 Mar - 23:11

Un cri échappa de mes lèvres quand il tira la flèche, tandis que j’empoignais son bras et plantait mes ongles dans sa chair. Ce n’était pas spécialement par vengeance, mais surtout car la douleur était telle que j’avais besoin de m’accrocher à quelque chose et là sur le moment, je m’accrochais à lui. En y repensant, ce n’était pas la première fois qu’il m’aidait. Pourtant, là, c’était lui qui avait été visé. Ou alors la personne me connaissait et savait que j’allais agir comme ça ? Non, ce n’était pas possible.

Mes pensées furent de courte durée. J’avais mal, la douleur me tiraillait le ventre et j’avais. Et pourtant malgré tout cela, je me mis à rire. Ce fut très bref vu que je grimaçais de douleur en relevant une jambe. Contrôlant toujours ma respiration du mieux que je pouvais, je regardais Selwyn et je levais ma main tremblante et tâché de sang vers lui pour la poser sur son visage. Je fis en sorte qu’il me regarde en glissant deux doigts sur son menton.

Je le tirais vers moi, l’obligeant à me regarder, tandis que ma poitrine se soulevait et se baisser rapidement. Mon cœur tambourinait dans ma tête, tel un résonnement incessant. J’étudiais son regard et je souris. Pourquoi s’inquiétait-il pour moi ? Je présumais peut-être trop vite, mais je sentais son inquiétude. Soufflant, je le lâchais doucement, lui souriant.

Mon fils Gabriel m’attend…. Je ne peux pas mourir.

Je le vis se couper après avoir utiliser mon sang pour me soigner et j’allais nouer mes doigts aux siens, pressant la paume de ma main contre sa blessure pour tenter en vain d’arrêter le flot bordeaux de couler. Je tirais légèrement cette dernière pour poser le dos de sa main sur ma joue en le regardant.

Je ne mourais pas. Pas aujourd’hui. Ne vous blessez pas pour moi…. Je n’en vaux pas la peine.

La douleur était vraiment intense et si je devais la comparé à quelque chose je dirais que le seuil de douleur était le même que l’accouchement de Gabriel. Cette idée me décrocha un sourire. Comme il était loin ce temps. Ce fut à ce moment là que mon univers changea. A ce moment là que quelque chose en moi se brisa. Que je devins celle que j’étais aujourd’hui.

Je repensais à Gaspard et mon visage devint livide. Mon Dieu, Gaspard ! Comment lui dire ? Que pouvais-je bien inventer pour expliquer mon état ? Ooooh non, non, non, non, non !! Je perdis mes moyens et je fus prise de panique. Mon souffle déjà rapide devint saccadé, tandis que les larmes redoublèrent. Puis je repensais à la liste. J’étais sur une liste. On avait tenté de me tuer. Pourquoi ? Je… Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus. J’étais perdu et je détestais cela.

Je fermais fortement les yeux, avant de sentir des poils me chatouiller la main. Je rouvrais ceux-ci pour regarder la petite boule de poils blanche qui se frottait contre moi. Je souris de façon tremblante, la caressant en tentant de paraître forte. Oui, je ne pouvais pas me laisser abattre. J’inspirais un grand coup, avant de grimacer et de regarder Selwyn avec un air sérieux et déterminé.

La maison de droite est inoccupé pour la journée…. Je suis désolé, vous allez devoir me soigner…

Je grimaçais, avant de rougir. Pour me soigner il allait devoir me déshabiller et bien que l’idée ne me déplût pas en soi, j’aurai préféré que ce soit dans d’autres circonstances. Je n’étais vraiment pas possible. J’étais blessé et voilà à quoi je pensais. Cathy vraiment : tai toi !


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