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The maker of everything ⊱ Pnj
— MISSIVES : 204
— PRESTIGE : 638

Posté Sam 3 Mar - 17:25
ACTE 1 - Missive 2 : Confidence nocturne


Il y a quelques jours, les gardes pouvaient seulement ressentir quelques signes concernant l'appel. Mais aujourd'hui, elle se ressent très fortement pour certains d'entre eux. Cette nuit-là, vers les environs de 3h00, l'inquisitrice se réveilla en sursaut après un cauchemar qu'elle répète depuis plusieurs nuits. Les événements de Darse ayant laissé une emprunte douloureuse à son esprit.

En allant se changer les idées, elle fit la rencontre de Wulf Varatarg, un garde des ombres. Ayant entendu l'appel, et la ressentant bien plus puissante que précédemment, il essayait de trouver quelqu'un à qui confier ses craintes. Cherchant un lieu calme, elle opta pour la salle de conseil de guerre et y découvrit Cullen et Cassandra travaillant dans le calme.

Au final, une discussion urgente s'imposait entre les généraux.

joueurs : Cordélia,  Wulf, Cassandra , Cullen
Région : Fort Céleste


Récompenses
Qu'allez-vous y gagner dans tout ça ?
Âme Nocturne
La nuit vous porte conseil et vous préférez passer votre temps à vagabonder que dormir.
Points de Prestige
Avec cette évent, vous remporterez 80 pts bonus !


- Durant le premier tour, vous pouvez jouer dans l'ordre que vous souhaitez.
- A partir du tour suivant, chacun d'entre vous devra garder l'ordre de jeu.
- Si une personne ne répond pas au maximum 3 jours après le précédent post, ce sera au tour du joueur suivant de poster.
- A partir du moment où un joueur a sauté son tour 3 fois dans le même RP, elle sera pénalisée et sortie de l'évent jusqu'à l'acte suivant.
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Posté Dim 4 Mar - 13:19
A ce point-là, les réveils nocturnes étaient devenus une composante plutôt constante de ses nuits. Le souvenir brutal de Darse se rappelait encore et encore à son esprit, malgré tous les efforts qu'elle déployait pour l'enterrer au plus profond. Elle devait aller de l'avant, et il y avait tant à faire. Tant à vivre, aussi, et les prochains événements présageaient des choses encore pires que l'attaque que Corypheus avait portée sur l'Inquisition. Mais cette fois, ils n'étaient pas seuls. La petite structure qu'était l'Inquisition à ses débuts était devenue une grande organisation. De plus, ils avaient Fort Céleste, maintenant. La forteresse était tout à fait destructible par un dragon, mais cela lui donnait au moins une illusion de sécurité.

Constatant qu'elle ne se rendormirait pas de toutes façons, elle s'était levée, avait rajouté quelques couches de vêtements pour lutter contre le froid des Dorsales, et avait commencé une petite balade nocturne au sein des couloirs du Fort. Elle n'était pas le seul oiseau de nuit dans les couloirs, apparemment. Un Garde des Ombres roux, qu'elle avait croisé une ou deux fois sans réellement discuter avec, avait manifestement les mêmes problèmes d'insomnie qu'elle.

- Je dois me rendre à la salle du Conseil pour récupérer deux-trois petites choses, avait-elle dit à Wulf. Vous pouvez venir, si vous le souhaitez, nous pourrons en parler plus en détail.

Suivie de Wulf, donc, Cordélia poussa la lourde porte en chêne, s'attendant à trouver une salle vide. Manifestement, beaucoup de monde n'arrivait pas à dormir ce soir-là. Cullen et Cassandra étaient déjà en train de travailler autour de la table.

- Une réunion nocturne ? s'enquit Cordélia, légérement surprise de les trouver ici. Enfin, ce n'était pas si surprenant que ça, Cassandra et Cullen étaient... quasiment toujours dans cette salle. Elle fit quelques pas vers la table d'état-major, invitant Wulf à la suivre. Ca tombe bien. Je n'arrivais pas à dormir non plus.
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Posté Lun 5 Mar - 20:38

Confidence nocturne

Ame vagabonde




Un mouvement, un frémissement le secouait : quelques froncements de sourcils secouèrent son visage endormi. La face livide d’un cadavre décomposé lui hurla au visage, tandis que le plafond s’ouvrait sur le ciel déchiré d’une plaie béante. Le féreldien recula, d’un pas, de deux, avant de se retourner et de courir, échappant aux morts qui se levaient toujours plus nombreux, toujours plus présents. Mais quelque chose lui attrapa le pied : le rouquin bascula en avant, tombant durement sur ses deux mains. Donnant quelques coups de pieds pour échapper à son entrave, il finit par tourner son visage pour apercevoir ce qui le retenait. Un hurlement sortit de sa bouche.
C’était Létiah, sa femme, qui rampait au sol, s’accrochant à sa cheville. Ses cheveux noirs habituellement en chignons s’éparpillaient autour de son visage, ses yeux n’étaient que deux trous béants, sa bouche se petite auparavant semblait déboitée et suivait l’alignement de sa mâchoire, transformant le visage autrefois tant aimé en jouet grotesque et morbide. Un sanglot s’échappa de la poitrine du veuf qui cessa de donner des coups de pied, qui arrêta de se battre. Il se fit engloutir par la terre, par les tréfonds. Au loin, une silhouette hurlait, exprimant une demande, un ordre. Un Appel.
La nuit était tombée depuis un bout de temps à Fort Céleste, mais Wulf ne parvenait pas à dormir : il s’était réveillé en sursaut, l’appel atteignant presque la force qu’il avait quand le rouquin était allé à la porte du Ponant. A ce niveau-là, le Garde des ombres préférait se dégourdir les jambes, à la recherche de quelques distractions lui faisant oublier la puissance des tourments de ses rêves. Quelques images étaient encore figées, apposées contre ses paupières, le rappelant à l’ordre à chaque fois qu’il fermait les yeux.
Mais une distraction bienvenue le déconcentra enfin : au détour d’un couloir, l’inquisitrice semblait elle non plus ne pas dormir. Ce n’était pas l’appel qui la maintenait éveillée, mais il était prêt à parier que les nuits de la blonde n’étaient pas sereines.
Je dois me rendre à la salle du Conseil pour récupérer deux-trois petites choses. Vous pouvez venir, si vous le souhaitez, nous pourrons en parler plus en détail.


Surpris de l’invitation, mais à la recherche de quelques distractions, il suivit la jeune femme avec un sourire, examinant derrière elle les lieux de la forteresse qu’il ne connaissait pas encore. Le bureau de l’ambassadrice en faisait partie, et la salle du Conseil aussi, bien évidemment.
Et effectivement, c’était quelque chose à voir : une table à peine taillée dans du bois brut cachée derrière une gigantesque porte, des vitraux semblant couvrir deux étages… Et deux autres nocturnes déjà présents sur les lieux, aussi étonnant que cela puisse paraître étant donné l’heure tardive qui réunissait les quatre congénères.

Une réunion nocturne ? Ça tombe bien. Je n'arrivais pas à dormir non plus.

S’avançant à la lumière de la lune, il put observer sans pudeur le commandant qu’il avait déjà eu l’occasion de rencontrer, brièvement (il ne pu s’empêcher de lui lancer un léger sourire en coin) et la chercheuse qu’il avait seulement vu une ou deux fois au niveau du terrain d’entraînement.
Chercheuse, commandant…

Saluant d’un mouvement de tête les deux personnages, il s’avança vers la table de guerre, ne cachant pas son intérêt pour l’objet. En toute honnêteté c’était sa passion de cartographe qui l’attirait plus que la situation de l’inquisition, aussi importante soit elle.
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Posté Mer 7 Mar - 15:23
Elle ne se souvenait plus du goût qu'avait le réveil d'une nuit bien remplie, calme et reposante, de la torpeur rassurante d'un matin ensoleillé, ni même des nuits sans rêves, de ces innombrables moments qui ne sont ni bons, ni mauvais, juste passés. Cassandra dormait peu depuis des mois déjà, depuis le Conclave et son issue sanglante, et elle avait appris que son corps était capable de la porter où elle voulait sans ces bienfaits passés. Comme beaucoup de survivants de Darse, elle voyait régulièrement la mort défiler devant ses yeux grands ouverts, entendait les hurlements et les sanglots, et le fracas de l'acier contre l'acier. Du sang, partout, poisseux, gluant, dégoulinant. Et les voix dans sa tête qui lui disaient qu'elle ne pouvait rien faire contre cela, que ses tentatives étaient vaines, que chaque combat qu'elle avait mené ne rimait à rien, que ceux à venir n'avaient pas de sens, car elle ne pourrait pas les sauver.
De fait, comme d’accoutumée, la Main Droite de la défunte Divine se plongeait à ces heures perdues dans le travail, et lorsque ce dernier venait à manquer elle inventait quelque chose pour occuper son esprit. Ce soir là était un soir comme les autres, à ceci près qu'elle n'avait même pas tenté de rejoindre sa chambre et de s'allonger sur son lit pour espérer sombrer dans les langueurs abyssales d'un autre monde. Il y avait du monde à la taverne, mais elle n'avait pas envie de compagnie, parce qu'il faudrait alors faire semblant de rire, et qu'elle ne savait pas faire semblant. Non, de tout Fort-Céleste, la salle du Conseil était une des plus calmes, les moins promptes à une visite imprévue, à des courbettes et des sourires. Bien sûr, il arrivait que Josephine, Leliana ou Cullen y traînent, mais ils ne faisaient pas partie de l'immense majorité de personnes qu'elle cherchait à éviter. Ils la connaissaient bien, et savaient par expérience comment s'adapter à son humeur.
La Chercheuse s'était installée à son aise, et lisait avec attention les derniers rapports qui y traînaient, et qui étaient – elle le savait fort bien – destinés à l'Inquisitrice. Parfois, une idée lui venait, et elle la notait mentalement pour l'ajouter à la liste de sujets à débattre. Des points non prioritaires, pas encore assez urgents pour être débattus, mais qu'elle s'appliquait à remettre sur le tapis aussi souvent que possible. Après tout, Cordélia Amnell lui avait donné un poste de conseillère, et elle le faisait avec toute sa conviction et toute son énergie, c'était bien le minimum à faire dans l'état actuel des choses. Finalement, au bout d'un certain temps, la porte grinça pour laisser entrer le Commandant, homme qu'elle connaissait bien. Bien mieux que beaucoup de personnes.

Deux heures avaient passé. Trois peut-être. Trop longtemps qu'elle avait perdu la notion du temps, et les quelques pintes qu'elle avait vidées n'aidaient pas. Le silence s'était enfin installé, et elle regardait silencieusement l'ancien templier se pencher sur les cartes, l'air soucieux, une choppe à moitié remplie à la main. C'était étrange qu'un homme avec tant de prestance et d'assurance vienne demander des conseils amoureux à un garçon manqué comme elle, mais elle imaginait qu'elle était une des seules femmes de son entourage à n'avoir jamais tenté de le courtiser, et en qui il savait qu'il pouvait faire confiance pour que ses questionnements ne s'ébruitent pas. Pourtant, en la matière, elle était de bien piètre conseil, et même Josephine ou Léliana auraient plus à dire qu'elle sur des choses qui la dépassaient personnellement.
« Cullen, il faut que je sois sûre. » Elle s'était approchée de lui, et se tenait à présent à côté de lui. Elle but quelques gorgées de bière et posa sa choppe sur le table. Choc métallique sonore. Plus fort qu'elle ne l'avait voulu. Puis, sans le regarder, comme si elle parlait aux pions posés avec soin à Val Royaux, elle libéra ce qu'elle avait retenu pendant leur longue conversation. « Tu ne dois pas oublier que la survie de notre monde est en jeu ici. Je peux t'aider pour le lyrium, je ferai de mon possible, et tu vas t'en sortir, mais nos peines de cœur ne doivent pas – jamais – interférer avec notre Sainte mission. Bien sûr, prends ton réconfort où tu veux, mais n'oublie jamais. Le Commandement avant tout. Les morts n'ont rien à faire de tes histoires. » Ses mots étaient fermes, durs, mais le Féreldien était bien placé pour savoir qu'il ne s'agissait que d'une formalité. Cassandra ne pouvait s'empêcher de parler de leur devoir en ce lieu, et elle n'était pas pingre en morale. Cela n'altérait en rien l'affection qu'elle lui portait ou son soutien.
La porte s'ouvrit de nouveau, pour laisser apparaître deux silhouettes. L'Inquisitrice était là, accompagnée d'un rouquin que Cassandra avait aperçu de temps à autres dans certains recoins de la forteresse. Un Garde des Ombres, disait-on. La chercheuse fixa du regard Cordélia alors que cette dernière les saluait, et le reporta presque aussitôt sur les deux chopes posées sur la table à côté du tonnelet apporté par Cullen. Un rouge vif lui monta aux joues et elle baissa la tête, embarrassée. « Inquisitrice, quel plaisir. Nous parlions justement stratégie. » Ne pas regarder Cullen. Reprendre son assurance. Changer de sujet. Pas rapides vers le Garde des Ombres, une main tendue, rigide. « Cassandra Pentaghast. Vous devez être le copain de Blackwall. Contente que vous soyez là, on aura des questions. »
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Posté Mer 7 Mar - 21:41




◇ Event : Confidence nocturne ◇





Une dure soirée… Une très dure soirée… Cullen s’était de-nouveau réveillé en sursaut affalé sur son bureau après un mauvais rêve. La joue encore sur la table, il laissa lourdement tomber son bras sur la table pour prendre appuis et se relever, constatant un terrible mot de tête qui le fit grimacer de douleur. Hors de question de rester sagement assis ici, il avait besoin de prendre l’air.

Il avait laissé traîner des rapports à la table d’état major qu’il avait commencé à rédiger plus tôt dans la soirée. Pour s’occuper l’esprit, il finit par changer d’itinéraire et détourna son attention vers ces affaires-là. S’il ne pouvait pas dormir, autant qu’il finisse ce qu’il avait commencé. Comme à son habitude, il renouvela le stock de bière en allant chercher un tonneau à la taverne et se rendit sur les lieux où il découvrit alors Cassandra qui visiblement ne semblait pas trouver le repos non plus.





《 - Oh tiens, tu ne trouves pas le sommeil non plus ? 》


Il traversa la grande salle et posa le tonneau en bordure de la table en bois massif avant d’aller chercher deux chopes plus loin dans la pièce et en tendre une à Cassandra. Leur discussion commença par des formalités, des ragots puis au fur et à mesures que les boissons descendaient elles déviaient sur des sujets plus délicats.

◇  ◇  ◇

Cela faisait de longues minutes qu’ils parlaient de diverses choses. Que ce soit de Varric ou encore de Dorian qui n’en faisait pas une de bonne, ces derniers temps, avec cette histoire où il faisait des règlements de compte contre un civil en compagnie d’un garde des ombres dont il ignorait encore le nom. Entre temps, Cullen s’était emparé du siège de l’inquisitrice – qu’il avait l’habitude de squatter quand il écrivait ses rapports une fois seul dans la pièce – et buvait le contenu de sa bière, les deux pieds sur la table.  Il ne savait pas vraiment combien de fois il s’était resservi mais une chose était certaine, il allait quand même beaucoup mieux. C’est tout naturellement que le sujet se concentra sur ses crises en rapport avec son manque de Lyrium, puis sur cette histoire particulière avec Siha.





《 - … Justement, de base elle était venue négocier un traité avec l’inquisition dans le but d’établir un terrain d’entente avec les dalatiens des tombes émeraudes. Et je ne sais pas comment elle est atterri sur mon bureau, et encore moins de pourquoi je l’ai embrassée. Et dans cette histoire, je n’arrive pas à m’ôter ces images de ma tête et je passe mes journées à angoisser. 》


Tout compte bien réfléchi, c’était peut-être la magie. Après tout il se faisait avoir tout le temps, c’était dangereux. Les mages devaient rester dans un cercle, surveillés par les templiers. Et en plus de cette histoire, Cordélia avait fait créé une alliance avec les mages qu’elle avait rallié à leur cause. Comme si cela n’était pas suffisant.





《 - Ce que je peux être faible. Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai paniqué comme un idiot et je lui ai dis sans tourner autour du pot que j’en aimais une autre. Alors que dans le fond je... *soupir* et que plus j’y pense, plus ça me travaille. 》


Il alignait des mots, sans réellement comprendre ce qu’il racontait lui-même. Il devrait peut-être arrêter de boire… quoique, il avait encore soif. Et le voilà à se complaindre à Cassandra sur ces sujets, alors que de base elle s’en contrefichait autant que lui. Il regardait le contenu de son verre, s’amusant à le faire tourner, avant de voir du coin de l’œil que son amie s’approchait de lui.





《 - Cullen, il faut que je sois sûre 》


Il releva la tête vers elle, l’air dubitatif alors qu’elle but d’une traite ce qui restait dans son verre avant de fracasser sans le vouloir le verre sur la table. Son interlocuteur ne tarda pas à glousser en constatant qu’elle commençait à gentiment vaciller à force de boire – quoique, il devait être dans un état pire qu’elle à ce moment-là.





《 -  Tu ne dois pas oublier que la survie de notre monde est en jeu ici. Je peux t'aider pour le lyrium, je ferai de mon possible, et tu vas t'en sortir, mais nos peines de cœur ne doivent pas – jamais – interférer avec notre Sainte mission. Bien sûr, prends ton réconfort où tu veux, mais n'oublie jamais. Le Commandement avant tout. Les morts n'ont rien à faire de tes histoires. 》


Comme s’il venait de se faire sermonner pour avoir fait une bêtise, il baissa les yeux sur la table, observant avec grand intérêt le pion que Leliana avait laissé sur l’emprise du lion. Mais Cassandra avait raison et il ne le savait que trop bien. Cependant en grand sentimental qu’il était, il ne pouvait s’empêcher de ressasser ça dans sa tête.





《 - Je fais de mon mieux, je travaille dur… Mais bon sang.. à quoi il joue, le Créateur.. ? 》


Sa vie prenait un tournant assez étrange selon lui. Et tout lui tombait dessus en même temps. Mais d’un autre côté cela le soulageait de voir Cassandra lui ouvrir les yeux sur ce qui était vraiment important. Il fallait que quelqu’un le lui dise, et en avoir parlé lui allégeait l’esprit.





《 - Rappelle-moi de te consulter quand Tullia reviendra à Fort Céleste. Rien que d’y penser je…  》


Soudain la porte s’ouvrit laissant deux silhouettes entrer dans la pièce. A la lumière des bougies, Cordélia apparut accompagnée par un homme que Cullen avait déjà vu. Par tous les dieux, c’était le garde qui avait fait bonne impression avec Dorian. Que diable faisait-il avec l’inquisitrice au beau milieu de la nuit ? Sans s’en rendre compte il affichait un visage peu avenant, comme s’il avait été dérangé par cette intrusion. De lui en particulier.





《 -  Inquisitrice, quel plaisir. Nous parlions justement stratégie. 》





《 - Une réunion nocturne ? Ça tombe bien. Je n'arrivais pas à dormir non plus. 》


Trop occupé à dévisager le garde, le Commandant ne vit pas que Cassandra étant embarrassée par leur petite installation de fortune.





《 - Chercheuse, commandant… 》





《 - … Bonsoir…  》


Jusqu’au moment où il se rendit compte qu’il avait encore les pieds sur la table, la chope en main. Il ôta immédiatement ses membres de là et posa le verre à côté de lui en se levant pour les saluer tout de même. Mais à peine il s’était levé qu’il sentait les effets abominables de l’alcool sur sa personne. Et il se retrouva prit de vertiges.

Pendant ce laps de temps, la chercheuse prit les devants en remarquant qu’il était garde. Elle fit le lien direct avec Blackwall, sans pour autant savoir s’ils se connaissaient ou non. Après tout, ils servaient la même cause. A moins que Cassandra et lui eurent déjà prit contact auparavant.





《 -  Cassandra Pentaghast. Vous devez être le copain de Blackwall. Contente que vous soyez là, on aura des questions. 》


Cullen restait étrangement silencieux soudain contrarié. Et le voilà qui était jaloux du garde, quelle ironie. Il repensa à ce que Cassandra lui dit plus tôt. De laisser ses ressentis de côté et laisser la priorité au travail. Que ces deux protagonistes viennent aussi tardivement la nuit pour discuter tranquillement autour de la table, quelque chose clochait. Peut-être que Cordélia ne s’attendait pas à trouver les deux agents dans cette salle à ce moment-là. En espérant que ce n’était pas pour fricoter sur l’imposante table en bois.

* Ecoute ce qu’à dit Cassandra et arrête d’y penser, Cullen. Tu passes pour un vrai crétin*

Il profita que la chercheuse et le garde fassent un brin de causette pour interpeller Cordélia qui semblait étrangement déstabilisée.





《 -  Vous n'arrivez pas à dormir ? Tout va bien, Inquisitrice ?  》


Ce n’était pas courant de voir l’inquisitrice prise d’insomnie et cela l’inquiétait beaucoup. Et il ne semblait y avoir que lui qui trouvait cette situation quelque peu étrange. Il regarda alors le rouquin de son air stricte habituel.





《 -  Quelle est la raison de votre rassemblement à une heure si tardive de la nuit ?  》


Après tout, cela semblait urgent et si l’inquisitrice cherchait à s’isoler ici avec lui c’était pour une raison bien plus grave que simplement passer du bon temps.





《 - Vous me semblez particulièrement alertes ce soir, tous les deux. Que se passe-t-il ? 》


Quelle chance pour Cullen, les rapports étaient empilés à côté de lui, prouvant que non seulement ils buvaient un peu trop avec Cassandra, mais qu’ils étaient bel et bien entrain de travailler. Mais au-delà de ça, leur état renforçait son inquiétude.

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Posté Jeu 8 Mar - 22:09
Cordélia mit un certain temps à analyser exactement ce qui était posé sur la table, et remarqua les bouteilles d'alcool quelques secondes après son entrée. Elle regarda Cullen, qui tirait un drôle de visage, puis Cassandra, avec un air légèrement étonné. Elle ne les savait pas prompts à la boisson, ni l'un ni l'autre... Etrange. Ils avaient probablement eu besoin d'un remontant au milieu de leur réunion stratégique. Oui, c'était certainement ça. Ils étaient allés chercher des bouteilles dans le cellier pour... prendre une petite pause.

- Je n'arrivais pas à dormir. Des petites insomnies, rien de grave, répondit-elle. Elle ne souhaitait pas s'étendre sur le sujet cela dit, aussi elle préféra ramener l'attention sur quelqu'un d'autre. J'ai croisé ser Wulf dans les couloirs alors que je me dégourdissais les jambes, et je lui ai proposé de m'accompagner ici.

La plupart du temps, les gens se sentaient obligés de faire montre de politesse envers elle à cause de son rang, mais l'inquiétude de Cullen semblait sincère.

- Wulf m'a dit que l'Appel se faisait de plus en plus présent pour lui, ce qui... m'inquiète pour le reste des Gardes. Elle jeta un regard vers le Garde - elle le laisserait s'exprimer avec ses propres mots. J'ai envoyé une lettre à Cousland il y a quelques nuits, mais vu la distance, elle ne doit pas encore être arrivée. Ce qui veut dire... qu'on pataugera encore tant qu'on n'aura pas reçu de réponse...

Elle reporta son regard vers Cullen et Cassandra, et se décida finalement à formuler la question qui traînait dans un coin de sa tête depuis qu'elle était entrée.

- Sur quoi portent les plans sur lesquels vous étiez en train de travailler ? Je peux voir ? Avec son éternel sourire innocent, elle s'approcha de Cullen et Cassandra pour jeter un oeil.

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Posté Jeu 8 Mar - 22:52

Confidence nocturne

Ame vagabonde




La chercheuse semblait l’avoir aperçu tantôt puisque sa présence lui parut naturelle. Quand au commandant, il semblait encore se rappeler de cette petite altercation et son salut avait quelque chose de sceptique. Les quelques bières sur la table attirèrent son regard, mais il n’y prêta pas plus d’attention que cela : gérer l’inquisition devait être une sacrée tâche. Et qui était il pour blâmer deux soldats de profiter de la nuit tombée ?
La chercheuse tendit sa main, et il la serra sans se formaliser de la rigueur de la guerrière. Elle semblait peut-être un peu rigide, mais ce qu’il avait entendu sur cette femme lui inspirait le respect.
Cassandra Pentaghast. Vous devez être le copain de Blackwall. Contente que vous soyez là, on aura des questions.

Avec un sourire, il lui répondit, ignorant avec nonchalance le fait que le blond ne lui ai pas tendu sa main. Tant pis, son égo était plus solide que cela. Quand aux questions qu’on comptait lui poser, il était curieux. Il se doutait que tout cela se rapportait à la Garde, mais il avait peu de ne pas pouvoir offrir de réponse tangible.
Wulf Varatarg. Je suis bien garde des ombres, mais je n’ai pas l’honneur de le connaître en personne.

Par ailleurs, il était très curieux du mystérieux bonhomme : il traînait beaucoup ses guêtres et il ne l’avait jamais croisé. Il ne l’avait jamais vu non plus à Fort Bastel ce qui était d’avantage intriguant.
J'ai croisé ser Wulf dans les couloirs alors que je me dégourdissais les jambes, et je lui ai proposé de m'accompagner ici.

Le rouquin confirma les propos de sa cadette d’un hochement de tête : il nota tout de même l’empressent du commandant envers sa camarade templière. Cela lié à ses mots, et à l’accueil qu’il venait de recevoir, il additionna deux et deux et en tira la bonne conclusion. Un léger sourire flottait maintenant sur ses lèvres. Cette histoire était plutôt amusante, à se demander si le féreldien (le blond) n’était pas jaloux de lui. Mais son sourire disparut bien rapidement aux mots de la jeune femme blonde :
Wulf m'a dit que l'Appel se faisait de plus en plus présent pour lui, ce qui... m'inquiète pour le reste des Gardes. J'ai envoyé une lettre à Cousland il y a quelques nuits, mais vu la distance, elle ne doit pas encore être arrivée. Ce qui veut dire... qu'on pataugera encore tant qu'on n'aura pas reçu de réponse...

Fronçant les sourcils, redevenant sérieux, le tempête s’approcha encore un peu plus de la table, cherchant instinctivement du regard la côte orageuse et Fort Bastel. Tout cela commençait à devenir une énigme agaçante, et le féreldien était plutôt du genre à couper le nœud qu’à le dénouer. Il ouvrit la bouche, avant de garder quelques secondes le silence, le temps de formuler ses pensées.
J’ignorais que la situation était aussi préoccupante, je voyage en solitaire… Mais j’ai entendu l’appel alors que j’étais du côté des portes du Ponant. Par ailleurs, mon ami Karl, qui est Commandeur Garde des Marches Libres m’a signalé récemment que les gardes de Férelden et d’Orlaïs agissaient de manière suspecte.

S’arrêtant de parler, une véritable pile d’informations s’accumulaient dans son esprit : ce qu’il pouvait dire, noter, transmettre… Mais il n’était ici qu’en territoire allié. Pas en territoire ennemi. Un coup d’œil de plus à la carte, et l’inquisitrice demandait, curieuse :
Sur quoi portent les plans sur lesquels vous étiez en train de travailler ? Je peux voir ?


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Posté Ven 9 Mar - 13:34
La situation était pour le moins embarrassante. Elle devait l'être bien d'avantage pour le pauvre Cullen, mais Cassandra aurait préféré ne pas être mêlée à cela. Elle savait tenir sa langue, mais n'était pas la plus habile pour mentir, et elle avait l'impression d'être une ivrogne échouée dans un endroit où elle n'avait pas à être dans cet état. L'alcool lui engourdissait les sens, et la mettait en garde à chaque instant. Raison pour laquelle elle s'était empressée de se présenter au Garde des Ombres, représentant d'une institution dont elle avait un certain respect.
Ce dernier se présenta brièvement, visiblement assez détendu, et la reprit en douceur en lui disant qu'il ne connaissait pas Blackwall en personne. Cassandra acquiesça en silence, un brin interloquée. D'après ses informations, la plupart des Gardes se connaissaient au moins de vue, du moins pour ceux qui voyageaient d'un pays à l'autre, et de toute évidence, c'était le cas de Blackwall, et on racontait la même chose sur le dénommé Wulf. Mais ce n'était pas un sujet de grande importance, et elle ne se sentait pas d'humeur à traumatiser une nouvelle recrue de l'Inquisition avec ses questions brutes de décoffrage. A coté d'elle, le Commandant s'enquérait des raisons de la venue de l'Inquisitrice avec tant d'application et d'inquiétude que cela lui arracha un large sourire, qu'elle tenta de masquer quand cette dernière prit la parole pour s'adresser à eux. La Chercheuse fixa le sol, réflexe de protection, et eut la présence d'esprit de se replier derrière leur précédente position pour tenter d'y faire une place plus présentable, priant pour que Cullen garde son attention encore quelques instants.
Elle écouta d'une oreille les propos sur l'Appel qui semblait se répandre dans le sein des Gardes des Ombres, chose pour le moins préoccupante, tout en tentant de glisser le plus discrètement possible les chopes au pied du fauteuil. « Sur quoi portent les plans sur lesquels vous étiez en train de travailler ? Je peux voir ? » Cassandra tressaillit de surprise et lâcha la seconde choppe, qui tomba au sol dans un bruit sonore, la bière brunâtre s'épandant sans plus attendre sur le sol de pierre froide. Elle se redressa aussitôt, aussi raide que son corps le permettait, et sentit ses joues s'empourprer joyeusement. Déjà, l'Inquisitrice s'approchait à sa hauteur, évitant soigneusement le liquide répandu. D'un coup d’œil rapide, Cassandra nota la pile de rapports destinés à Cullen près du bureau. « On parlait simplement de stratégie, Inquisitrice. Les recrutements, essentiellement. Et les relations sociales... » Regard rapide vers Cullen, retour immédiat sur l'Inquisitrice « … entre ces derniers. On a besoin d'hommes soudés pour faire face aux Venatoris, c'est ce qui fera notre force. » C'était pas passé loin, non.
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Posté Sam 10 Mar - 13:27




◇ Event : Confidence nocturne ◇





De là où il était, le Commandant croisa les bras et écouta attentivement ce que l’inquisitrice avait à dire concernant le garde.







《 - Wulf m'a dit que l'Appel se faisait de plus en plus présent pour lui, ce qui... m'inquiète pour le reste des Gardes. J'ai envoyé une lettre à Cousland il y a quelques nuits, mais vu la distance, elle ne doit pas encore être arrivée. Ce qui veut dire... qu'on pataugera encore tant qu'on n'aura pas reçu de réponse... 》





《 - La lettre de Cousland aurait dû être arrivée depuis longtemps déjà. Je trouve ça étrange que nous n’ayons pas reçu de réponses. De leur part… 》


Ils avaient pris des dispositions plus tôt dans la journée à ce sujet. Blackwall avait été envoyé en personne pour négocier avec Cousland. S’il faut obtenir leur aide, il fallait y ajouter plus de conviction. Si l’alliance avec la garde Fereldienne ne fonctionnerait pas, la situation se montrerait bien embêtante. Après réflexion, il se tourna vers ce dénommé Wulf.





《 -  Vous êtes fereldien. Pouvez-vous nous dire si vos compagnons ont un apriori nous concernant ? 》






《 - J’ignorais que la situation était aussi préoccupante, je voyage en solitaire… Mais j’ai entendu l’appel alors que j’étais du côté des portes du Ponant. Par ailleurs, mon ami Karl, qui est Commandeur Garde des Marches Libres m’a signalé récemment que les gardes de Férelden et d’Orlaïs agissaient de manière suspecte. 》





《 - " suspectes "… me dites-vous… 》


S’il mettait le cas Tullia de côté, les gardes semblaient très renfermés sur eux-mêmes .C’était ce qu’il avait constaté en rencontrant le garde à l’emprise du lion. Mais rien n’alertait vraiment la théorie du complot. Ils étaient méfiants vis-à-vis de l’inquisition. Après tout la lettre reçue la semaine précédente en était la preuve.

Mais soudain, alors que Cassandra attrapa les chopes pour les retirer de la table, Cordélia s’intéressa subitement à ce qu’ils étaient entrain de faire quelques minutes plus tôt avant son interruption. De surprise, Cullen ne put s’empêcher de fixer Cassandra l’air de se demander si c’était vraiment utile de lui répondre réellement. Après tout, ils ne faisaient que boire les pieds sur la table, perdus au cœur de la nuit à se raconter leur vie. Rien de bien exaltant. Cependant la chercheuse fit un faux mouvement et lâcha la chope de Cullen qui était encore remplie à moitié sur le sol. Dans un bruit sourd, le Commandant regarda le spectacle alors que Cordélia vint les rejoindre puis releva les yeux vers Cassandra.





《 - Du gâchis, chercheuse… 》


Il y eut un bref échange entre les deux alors que l’inquisitrice s’arrêta entre les deux pour observer la carte.






《 -  On parlait simplement de stratégie, Inquisitrice. Les recrutements, essentiellement. Et les relations sociales entre ces derniers. On a besoin d'hommes soudés pour faire face aux Venatoris, c'est ce qui fera notre force. 》


Le blond nota le regard que lui envoya la chercheuse alors qu’elle prononçait le sujet des interactions sociales entre les agents. Elle ne mentait pas d’une certaine manière, mais tournait le sujet à son avantage. A Cullen de faire le reste du travail désormais.





《 - C’est exact, on y songeait quand on a abordé le sujet de mes rapports à l’emprise du lion. Mais dans l'ensemble, je travaillais mes rapports journaliers comme d’accoutumés quand le soir tombe.  》


La coquine avait décidé de contourner le sujet de la garde malgré l’inquiétude que cela portait chez les conseillers. C’est pourquoi le Commandant recentra rapidement le sujet sur ce qui se passait avec Wulf. Il se permit de se pencher légèrement vers Cordélia pour entrer dans une sorte de confidence, mais parfaitement audible par tous.





《 - Je crains que ce sujet soit moins important que cet appel, Inquisitrice. Si un enclin se prépare, nous ne devons pas considérer le sujet avec légèreté. 》


Cordélia était trop jeune pour avoir été confrontée au dernier enclin. Et à Orlaïs, les frontières étaient surveillées pour ne pas que cela se propage aussi chez eux. Seuls ceux qui l’avaient vécus pouvaient percevoir l’ampleur de la chose.





《 - Dites-moi, Wulf. Lors du dernier enclin, les gardes avaient des visions concernant un Archidémon. Mais vous, qu’avez-vous perçu dans vos visions ?  》


Si un enclin se préparait, non seulement corypheus serait une menace, mais il fallait se battre sur plusieurs fronts à la fois. Et par la même occasion, rester vigilent. Et quoi de mieux que d’obtenir l’aide des gardes pour démanteler cette histoire.





《 - Si les gardes retournent dans les tréfonds, Cousland a de fortes chance de s’y trouver déjà… Mais selon Tullia, – je suppose que vous vous connaissez – il serait parfaitement ouvert à une collaboration avec l’inquisition. Le fait qu'il ne nous a pas encore répondu est particulièrement... étrange. Vous avez des nouvelles le concernant ? 》


#a52b2b
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Posté Lun 12 Mar - 14:47

Confidence nocturne

Ame vagabonde




La lettre de Cousland aurait dû être arrivée depuis longtemps déjà. Je trouve ça étrange que nous n’ayons pas reçu de réponses. De leur part…

Et Wulf était d’accord avec le commandant (qui semblait moins irrité que quelques minutes auparavant) : ne pas pouvoir joindre les gardes, c’était une vraiment mauvaise nouvelle. On était pourtant dans un cas qui concernait typiquement toute personne portant l’uniforme bleu. Leur silence était vraiment de mauvais augure.
Vous êtes fereldien. Pouvez-vous nous dire si vos compagnons ont un apriori nous concernant ?

Réfléchissant à la question, le rouquin regardait la table de guerre : des lieux dans Férelden, il en avait visité plus de la moitié, et tout le pourtour de la mer d’écume était pour lui un terrain connu.
Je ne pense pas qu’il soit question d’apriori… peut être d’avantage l’habitude de travailler seul.

Mais les Gardes des ombres de chaque continent travaillait pour un seul et même but : l’extermination des engeances. Et toute alliance était bonne à prendre dans ce genre de condition extrême. Encore une fois, le voleur était réellement inquiet du silence de la Garde de Férelden.
Sa réflexion fut interrompue par un bruit : la chercheuse avait renversé sa chope, et son air coupable était plus amusant que la présence même de bière en ces lieux. Visiblement, l’ancienne main droite de la Divine avait quelques difficultés à assumer son attrait pour la boisson en heure tardive.
Du gâchis, chercheuse…

Le tempête acquiesça avec un air chagriné à moitié mimé. Mais son sens de l’humour fut presque détruit par la question du blond :
Dites-moi, Wulf. Lors du dernier enclin, les gardes avaient des visions concernant un Archidémon. Mais vous, qu’avez-vous perçu dans vos visions ?  

Respirant profondément, chassant ses propres cauchemars qui se mêlaient à l’Appel, oubliant du mieux qu’il pouvait le visage de sa femme, de sa fille, de son amant… Il fronça les sourcils et sa voix était tristement posée alors qu’il répondait à la question :
Je n’étais pas Garde lors du dernier enclin, je vais avoir du mal à comparer… Oui, je vois des ailes, des écailles, une menace. Mais les descriptions de certains vétérans ne concordent pas : l’Appel est selon eux quelque chose de plus… séduisant. Comme une tentation : l’archidémon parlant à l’engeance qui est dans nos veines.

Mais ses cauchemars n’avaient rien de séduisant. Pourtant, il l’entendait, ce chant, comme on le lui avait décrit : un murmure, un son, dès qu’il fermait les yeux. Des cauchemars…
Si les gardes retournent dans les tréfonds, Cousland a de fortes chances de s’y trouver déjà… Mais selon Tullia, – je suppose que vous vous connaissez – il serait parfaitement ouvert à une collaboration avec l’inquisition. Le fait qu'il ne nous a pas encore répondu est particulièrement... étrange. Vous avez des nouvelles le concernant ?

Hochant la tête à l’évocation de Tullia, son air grave (cet air là sur son propre visage ne lui plaisait pas) ne le quitta pas alors qu’il répondait aux interrogations du commandant de son mieux. Un bras en travers de son torse, sa seconde main portée à la pointe de sa moustache, il prit le temps de réfléchir avant de s’adresser à ses trois auditeurs :
Aucune nouvelle de sa part, mais je ne le connais que de vue. Il faudrait se rendre à Fort Bastel pour prendre des nouvelles de vives voix, à moins que cela n’ait déjà été fait ?

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