Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Dim 18 Fév - 15:48




Le Silence est d'or
PV Dorian Pavus

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle cracha du sang, avant de grimacer. Où était-elle déjà ? Ah oui… Elle devait rencontrer Pulvis, mais c’était un piège… Piège dans lequel elle était tombé la tête la première. Levant légèrement son visage, la rousse regarda d’abord l’autre elfe victime du même piège, puis leur bourreau. Qu’elle ne connaissait que trop bien d’ailleurs : Will Hagram, un mercenaire faisant parti des corbeaux d’antivan.

Will…


------ Quelques temps plus tôt ------


Alors qu’Elian’Ha se dirigeait vers sa prochaine mission, elle reçut une lettre par un oiseau voyageur. Oiseau qu’elle reconnut de suite : c’était celui qu’elle utilisait avec l’un de ses contacts pour avoir des nouvelles d’un ami à elle : Dorian. Fronçant les sourcils, la jeune femme ouvrit d’un coup de dague le papier, avant d’en sortir la missive qu’elle lut rapidement. Pulvis voulait la voir ? C’était urgent ? Pourquoi ? Que s’était-il passé ?

Faisant demi-tour avec son cheval, la rousse le fit partir au galop pour rejoindre le point de rendez-vous que lui indiquait la lettre, mais étrangement, elle avait un mauvais pressentiment. Tout son corps lui indiquait que quelque chose se passait et que c’était quelque chose qu’elle n’allait pas apprécier ce qu’elle allait affronter. Elle se mit à estimer le temps qu’il lui faudrait pour arriver à destination. En continuant à ce rythme, en faisant une pause, elle devrait y être pour ce soir. Juste à temps pour le rendez-vous.

Comme prévu, la jeune elfe arriva le soir à l’arbre du rendez-vous. Elle descendit de son cheval et l’attacha à une branche, avant de se diriger vers le tronc. Elle regarda les alentours, attendant que la personne arrive tout en restant sur ses gardes. Celle-ci arriva plusieurs minutes après, mais elle ne parlait pas, comme elle ne bougeait pas de manière…normale, comme si on la restreignait. Elian’Ha compris de suite, mais trop tard. Au moment où elle s’apprêtait à s’élancer, une lame brilla sous la lueur de la lune pour se diriger sous le cou de Pulvis. La rousse s’arrêta instantanément en jurant, avant de jeter ses armes.

Bien, tu as compris, maintenant tu te tournes et mets tes mains dans le dos Elie
Ne m’appelle pas comme ça enflure !


L’homme rigola tandis que la femme s’exécuta. Elle attendit que son collègue Will soit assez proche d’elle pour tenter de le désarmer, néanmoins sa tentative fut un échec cuisant. Le seul résultat fut qu’elle se retrouva au sol, avec un coup dans le bas du dos qui lui avait fait perdre l’usage temporaire de ses jambes. C’était la spécialité de Will : les points d’acuponcture pour figer, désarmé ou apaisé la victime.

Elian’Ha ne put se rebeller d’avantage, devant se laisser faire dans un grognement et des injures antivan. Elle fut relevée puis placer sur un cheval avec Pulvis qui avait l’air d’avoir déjà subis les coups de l’assassin. Elle tenta de croiser son regard pour voir si tout allait bien, mais n’eu aucune réponse, ni aucun regard. Le trajet dura plusieurs heures, mais même malgré ce laps de temps, l’elfe fut incapable de trouver un moyen de fuir avec Pulvis.

Quand ils arrivèrent à l’endroit, Will les fit descendre et les traina au sol avant de les emmener dans une salle. Il installa déjà l’elfe male sur une machine assez bizarre en X, tandis qu’Elian’Ha fut suspendu en l’air par les poignets, la faisant grimacer. Pour apaiser la pression de son corps, elle tenta de se soulever un peu en tenant les chaînes, mais la douleur n’en fit que plus forte.

Là commença l’interrogatoire par Will avec une simple question : où était Dorian Pavus. La rousse rigola, lui faisant comprendre d’aller se faire foutre. Elle se reçut un coup dans le ventre, la faisant grimacer et tousser, avant de le regarder avec animosité. Elle lui cracha à la figure, se prenant une gifle qui lui laissa une belle marque sur la joue droite.
Ce « jeu » continua un moment, avant que Will, en ayant marre décida de monter le niveau de torture. Faisant tomber la jeune femme dans l’inconscience

------ Maintenant ------


Elian’Ha secoua la tête pour se débarrasser de ses cheveux devant le visage. Elle se rendit compte qu’elle n’avait plus de haut, n’ayant que ses cheveux pour cacher sa poitrine. Il lui avait laissé son bas, charmant de sa part. Elle jeta un coup d’œil vers Pulvis pour voir qu’il était déjà légèrement amoché. Elle se mordit la lèvre car c’était sa faute. Si elle lui avait dit où était Dorian, il aurait pu avouer et éviter tout ça… Peut-être….

Le bourreau revint dans la salle, avec un sourire satisfait sur les lèvres. Il regarda Elian’Ha et s’approcha d’elle, l’autre elfe étant inconscient. Il sortit une dague de son dos, faisant passer la lame froide entre les seins de la femme qui le regardait impassible.

Cela serait dommage d’abimé un si beau corps. Dis-moi où se trouve le Tévinter et je te laisse Elian’Ha. Je n’ai rien contre toi.
Tiens donc ? vraiment ? Tu peux enlever ma féminité, me torturer, écoute bien mes paroles : Je. Ne. Te. Dirais. Rien !

Pour simple réponse, la femme reçut un grognement, ainsi qu’une coupure entre la poitrine, la faisant tressaillir. Oh non, elle ne lui ferait pas le plaisir d’exprimer sa douleur, pas pour lui. Elle lui cracha de nouveau de la figure, avant de tenter de lui donner un coup de pied bien placé. Il lui attrapa néanmoins la jambe, avant de lui écarter dans un sourire mauvais.

Si tu tiens tant à les écarter, je peux t’aider~


Alors qu’il s’avançait vers elle, un bruit en dehors se fit entendre, ainsi que plusieurs cris, Will sourit, délaissant complètement la femme qui souffla pour se diriger vers Pulvis. Il s’avait qui venait et il l’attendait. Elian’Ha avait juste une envie : que ce ne soit pas Dorian. Elle l’avait mis en sécurité, ce n’était pas pour qu’il vienne se jeter dans la gueule du loup. Sinon il subirait son courroux. Oh oui, il le subirait!


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Posté Dim 18 Fév - 22:27
Auparavant...
au NévarraFt. Elian'Ha Lullaby

Le silence est d'or


Une lettre. Ce fut d’une lettre que tout commença. Car il y avait bien une personne à qui le thaumaturge écrivait très souvent, c’était Pulvis. Ah, Pulvis .. lui qui n’hésitait nullement à prendre des risques pour l’aider. Les vieilles habitudes d’esclave, il fallait supposer. Mais qu’avait cette lettre de bien curieux pour soudainement inquiéter Dorian, mais surtout pour l’interrompre dans son voyage, qui pourtant ne faisait que commencer ?

Pulvis et lui avaient développé une manière particulière de communiquer, surtout pour une raison évidente : si un esclave recevait une lettre, le maître de maison pouvait librement les lire, voire ne jamais les lui donner. Ils avaient développé des codes, des sortes de petits dessins ou de ratures qui pourraient paraître sans importance. Le reste de la lettre était soigné, .. d’ordinaire. L’écriture tremblait. Mais quand on parlait de tremblements, ce n’était pas que légèrement. On l’avait contraint à soigner la lettre, mais une écriture autant angulaire et chaotique n’était pas normale. Et les codes autour ..

Il n’y en avait que peu, mais le seul qu’il parvint à réellement déchiffrer fut une bien brève phrase : aide-nous. Nous ? De qui parlait-il ? Où était-il ? Et là, toute l’astuce de Pulvis se manifesta par les mots qu’il choisissait. D’ordinaire, il ne parlait jamais d’où il était, ni lui, ni le thaumaturge lui-même. Le simple fait de savoir sa location ne signalait rien de bon ; l’esclave demandait à quoi ressemblait le Névarra, s’il avait eu le temps de visiter la bibliothèque ou de rencontrer quelconque Mortalitasi. Aussi, il parla d’Elian’Ha dans cette fameuse lettre. « Je me demande comment elle se porte, as-tu des nouvelles ? » Ses sourcils se froncèrent. Aide-nous ; Elian’Ha était en danger ? Pulvis aussi ?! Quelque chose de louche était en train de se passer.

Le fait était que quelque chose clochait. Pulvis parlait de la bibliothèque .. des Mortalitasis. Eux connaissaient certainement mieux les coulisses de cette cité, et sans doute pourraient-il l’aider ? Par chance, il avait sympathisé avec un Mortalitasi, celui qui justement tenait la bibliothèque de Névarra. Cela ferait déjà un très bon début.

Dorian y retourna au pas de course, une boule dans l’estomac qui n’était certainement pas prête de le quitter de sitôt. La situation l’avait soudainement complètement retourné, d’ailleurs, cela lui rappelait la dernière fois qu’il s’était senti autant bouleversé ; son père, tiens. ..

Il tenta d’entrer dans la bibliothèque – toujours autant impressionnant et magnifique – sans attirer trop l’attention sur lui. Enfin, de nuit, il ne risquait pas tant de croiser quelques regards indiscrets. Seulement un amusé qui viendrait directement à son encontre. Ce qui se produisit, par ailleurs.

Alors que le nécromancien fouillait dans la salle principale, une flammèche violette attira son attention. Droit derrière lui, adossé contre une étagère, se trouvait l’homme qu’il cherchait.

Un endroit aussi charmant te manquait déjà à ce point ?

Elysio !

A part un arrêt cardiaque qui l’agaça fortement, Dorian était rassuré de l’avoir trouvé autant vite. Avec un bâtiment autant immense .. Le Mortalitasi le regarda de haut en bas, de bas en haut, tout en s’exclamant avec sarcasme une fois de plus.

Mais dis donc, tu m’as l’air grandement affolé !

Sans blague .. Ecoute. Toi qui vois à peu près tout dans cette cité, tu devrais pouvoir m’aider.

Moi ? C’est possible, en effet. Que t’arrive-t-il, à la fin ?

Elysio avait repris tout son sérieux, soudainement fortement intrigué par l’état d’alerte de son compatriote nécromancien. Sans traîner, Dorian lui expliqua la situation en lui montrant la lettre, et en expliquant chaque détail et chaque supposition. Le noiraud le regardait avec l’ambre de ses prunelles, mais hocha négativement de la tête. Apparemment, il restait quelques petits ennuis dans l’ombre.

Je vois. Tu ne sais pas tant ce que tu cherches, en fait.

Je sais juste qu’ils sont en danger et sans doute dans cette ville.

« Sans doute » ? Oh ..

Vishante kaffas mets-toi à ma place et essaie de comprendre qu’avec cette simple lettre je ne peux pas non plus ..

D’un geste ferme de la main, le Névarran l’arrêta droit dans ses justifications, puis la posa en douceur sur son épaule. Ce n’était non plus pas le moment de paniquer et de faire n’importe quoi. S’ils étaient bel et bien en danger, il fallait faire les choses, et ce, correctement. Elysio réfléchit un court instant, puis regarda Dorian droit dans les yeux.

Je ne connais que peu de personnes qui savent fort bien effacer leurs traces. Les espions de Dame Rossignol, et les Corbeaux d’Antiva. Je ne sais même pas lequel est le pire, mais je pense que de tomber nez-à-nez avec la deuxième proposition n’est pas non plus la meilleure des choses.

Son ton était sec ; l’humour habituel semblait être mis de côté, à présent. Les corbeaux d’Antiva .. étaient ceux qui justement l’avaient aidé à fuir sa demeure, grâce à Elian’Ha. Que se passait-il, alors ? Dorian fronça les sourcils, intrigué autant qu’inquiet ; que se passait-il du côté d’Elian’Ha ?

Ça ne peut pas être les corbeaux …

La seule raison pour laquelle ils en auraient après toi seraient une prime, tout bêtement. … Oh, serais-je en face d’un criminel en plus d’un Tévintide !

Elysio, s’il te plaît ..

Une prime sur sa tête. Son père le cherchait, oui, mais au point d’en faire part aux Corbeaux d’Antiva ? Il devait être désespéré. .. Non, cela ne pouvait pas être la réelle situation. Alors que les pièces s’assemblaient de plus en plus, le thaumaturge voulait y croire de moins en moins. Elysio l’interrompit dans ses réflexions, lui signalant de faire un tour dans la ville et de voir s’il trouvait éventuellement quelqu’un qui tenterait de le tuer, ou de simplement s’en prendre à lui. Car à rester ici et accompagné, les mercenaires ne sortiraient pas. Si rien ne venait, alors il reviendrait, et les fouilles sérieuses allaient commencer. Dorian soupira, le remerciant cela dit pour son aide, et, tactile comme il l’était, le Mortalitasi le prit dans ses bras.

Allez, ça ira .. je garde un œil sur toi, d’accord ?

Fais ce que tu veux .. Merci, en tout cas.

Cette lettre était donc volontairement écrite par quelqu’un qui allait mal. Et tout s’expliquait de lui-même en fait : il fallait remonter sa trace pour le retrouver, or, il ne le mentionnait qu’à deux principales personnes, Pulvis et Elian’Ha. Justement. L’anxiété gagnait affreusement du terrain, mais de la colère aussi. Dorian quitta la bibliothèque sur un pas différent de celui qui le guida précipitamment en ces lieux.

La nuit était relativement claire, un temps parfait pour se recevoir une dague dans le dos ou pour disparaître. Les Corbeaux pour le ramener .. mais il était complètement barge. Déjà que quand il pensait à lui, une envie profonde de meurtre lui montait à la bouche, mais si alors maintenant il était également responsable d’un plan autant tordu ..

Bien rapidement, les choses s’accélérèrent, à son grand plaisir, d’ailleurs.

D’abord deux, puis quatre, et enfin un dernier qui sortit de sa cachette pour s’avancer davantage. Le tout se soldant d’un encerclement classique sans réelle surprise. A croire que les choses s’avéraient vraies, finalement. L’un d’eux pensait faire le malin en lui annonçant qu’il était officiellement cerné et à leur merci. Comme s’il allait se laisser faire. Comme s’il allait docilement se rendre et rentrer à la maison, comme si de rien n’était. Ses sourcils se froncèrent en même temps que ses poings et ses dents se serrèrent.

Malgré tout, une tension se maintenait entre les deux camps ; chacun attendait que l’autre réagisse pour contre-attaquer. Enfin, cela ne dura pas non plus une éternité. A peine son rire crissant terminé qu’une roue de flamme se propagea autour de lui. D’aussi bons mercenaires devraient avoir évité une attaque aussi bête, aussi insignifiante. Or, le temps ne jouait pas en leur faveur, puisqu’il ralentit considérablement entre temps. Mais ça, il fallait le voir ; or, seul un mage maniant ce pouvoir relativement dangereux le pourrait. Son regard furieux énonçait en lui-même toute la rage qu’il décidait de ne plus contenir en lui. La violence de sa magie également. Car autant il avait lancé cette attaque, autant Dorian enchérissait avec d’autres sorts.

Mais il ne dit rien. Pas un mot. La colère s’exprimait par les yeux et non par la voix, par le cri. Et il en avait laissé un encore relativement en bon état. La fumée s’élevait haut à Névarra, mais cela importait peu ; il avait eu raison. Bien rapidement, alors que celui-ci, nul autre que l’arrogant vicieux qui faisait le pitre tout à l’heure en frimant, tentait de s’enfuir, Dorian le rattrapa sans mal, l’attrapa par le col de sa tenue pour le soulever, puis le plaqua contre le mur le plus proche. Là, dans toute son humeur du moment, Pavus hurla.

Où sont-ils ?! REPONDS-MOI ENFOIRE !!

Le mercenaire le regardait, complètement amoché par une brûlure qui s’empara de son bras, mais n’ajouta mot. Agacé, Dorian le plaqua une fois de plus contre le mur, cette fois avec plus de violence.

JE T’AI DEMANDE UNE REPONSE !!!

H-ha .. Pavus …

Dorian grogna d’agacement, tandis que sa magie se déclenchait de manière incontrôlée. Quitte à le brûler vif pour au moins en tirer quelconque satisfaction ..

Ce fut en sentant la fumée sur son col que le mercenaire perdit son sang-froid. Enfin ; Dorian l’attrapa entre temps directement par la gorge, et laissait presque libre cours à sa magie tout en resserrant ses doigts sur sa prise. Le pauvre hurla de douleur, et daigna finalement répondre autre chose.

AAAAAAAH !! Attendez ! ATTENDEZ !! D’ACCORD, JE .. JE VAIS PARLER, mais .. s’il vous ..

Pavus pesta tout en le lâchant soudainement et violemment. Le mercenaire se tenait la gorge, ayant également dévalé jusqu’à atteindre le sol. Assis par terre, l’ombre d’un Tévintide furieux sur le point de le tuer le recouvrait. Son regard apeuré se leva vers lui.

Tu n’es pas un Corbeau. Ni toi, ni les autres.

Les Corbeaux d’Antiva étaient réputés pour n’avoir peur de rien, de ne souffrir de rien. Quitte à faire de bien grands sacrifices .. Mais pourquoi de simples et stupides mercenaires incompétents ? Celui ou celle à la tête des opérations ne devait plus tant en avoir besoin, et se doutait déjà de cette version du plan. Un plan dans lequel Dorian allait volontairement plonger dedans rien que pour s’assurer que Pulvis et Elian’Ha aillent bien. En tout cas Pulvis .. Pourquoi s’en prendre à un collègue ? A part pour de bien vieux règlements de compte, rien ne garantissait que la rouquine soit bel et bien en danger. Mais Pulvis n’était pas seul ..

Le .. L’esclave. E-et la fille .. Ils sont dans une demeure .. ici .. à Névarra même ..

C’est une blague ?!

Je vous en supplie, Messerah, je .. ne suis que brigand, j’ai .. une femme .. un petit garçon .. ils –

Dorian allait lui envoyer un coup de pied, pour qu’il accélère légèrement dans ses complaintes. Cela dit, il eut un déclic, et s’arrêta directement dans son élan. Cela n’empêcha pas le voleur de prendre peur et d’essayer de se protéger comme il pouvait.

Mais qu’était-il en train de faire ? Lui qui maudissait son père de tous les noms qu’il connaissait, lui qu’il considérait comme un monstre sans cœur .. le voilà, jouant dans ce même bac à sable. Avec un homme qui n’avait sans doute rien demandé à tout cela. Dorian se bloqua instantanément. Il avala sa salive avec peine, tandis qu’il regardait ce qu’il avait fait subir à un pauvre homme sans défense, qui n’avait même pas tenté de l’attaquer initialement. Sa magie avait parlé avant sa conscience ; c’était une erreur qu’il faisait souvent étant enfant, étant adolescent. Ses émotions avaient parlé avant sa conscience. Et il perdait du temps.

D’un coup sec, Dorian l’aida à se relever, en agrippant une fois de plus le col de sa chemise – enfin, ce qu’il en restait, vu l’état de son bras.

Peux-tu me mener à eux ?

Il était toujours autant inquiet, mais sa colère s’était légèrement essoufflée. Son ton était nettement plus mesuré, quoique contenant mal ce qu’il essayait de laisser derrière lui. Le mercenaire le regardait, presque traumatisé, les dents claquant les unes contre les autres. Quelque chose lui disait qu’il risquerait gros à le faire, directement ou non. S’engager pour un Corbeau, il fallait être fêlé. Dorian le raffermit quelque peu sur ses positions, l’attrapant cette fois-ci aux épaules.

Je m’assurerai que rien ne t’arrive, enfin .. plus que ce que tu as déjà.

Il venait de tuer de sang-froid quatre personnes uniquement parce qu’elles lui barraient la route. C’était dire si tout cela commençait très bien. Dorian souffla par le nez, soudainement empli de remords. Et en plus, hors de l’empire, ils n’appréciaient pas tant les mages. C’était dire s’il améliorait leur image, en plus de celle de Tevinter. Chouettes premières expériences à la découverte du monde.

Ce .. n’est pas le problème .. Vous êtes certain de vouloir y aller ?

Quoi, tu n’es pas payé pour m’attraper ?

Rah, je ne veux plus rien à voir avec tout ça ! On m’avait dit un nom, fait une description, mais surtout ne pas prévenir que j’aurai affaire à un apostat !

Il se dégagea d’un geste de la main du thaumaturge, qui se contentait de le regarder, légèrement confus. Il détestait tellement quand les ressentis prenaient le dessus, et pourtant ..

Cela dit, je .. vais vous y conduire, comme ça vous me foutrez la paix. Tous.

Dorian hocha de la tête, retrouvant sa stabilité. Ce fut ainsi qu’au fil des ruelles et des rues, ils atterrirent non loin d’une maison en particulier. Une sanglante, sans doute, mais charmante petite maison. Le mercenaire montrait la bâtisse de loin, ne voulant davantage s’en approcher pour éviter le courroux des Corbeaux. Sauf que ..

Bien rapidement, une lame fendit le ciel, et le pauvre homme avec.

.. personne n’échappait à leur courroux. C’était leur principal message de prédilection. Surtout, c’était ce qu’ils aimaient faire croire. A peine le temps d’une respiration ; la même lame atterrit sous la gorge du Tévintide. Là, dans la pénombre, sur le côté.

Tiens tiens, mais qui voilà.

Et les ennuis ne faisaient que commencer. Une autre ombre se pointa vers lui. La main sur son sceptre, Dorian ne bougeait plus d’un poil. De temps, il aurait besoin de temps. Mais pour l’heure, rien ne l’arrangerait convenablement ; autant se laisser mener. Très certainement que la mission n’était pas de le tuer, alors autant ne pas faire le moindre mouvement offensif. Du moins, pas pour le moment.  Le Tévintide se laissa donc se faire encadrer par les deux assassins, restant sur ses gardes malgré tout.

Ils avancèrent ainsi jusqu’à l’entrée, qu’ils franchirent chacun à leur tour. Encore d’autres, super. Au grand maximum, ils étaient sept ou huit. Dorian souffla lentement, tandis que le petit convoi s’arrêta. S’il ne réagissait pas dans les secondes ou les minutes qui suivaient, il était un homme mort.

En parlant d’homme mort, ils allaient clairement payer pour ce qu’ils avaient fait au pauvre mercenaire qui n’avait rien demandé. Bouillonnant encore de toutes ces émotions et de tous ces sentiments, il se contentait de serrer les poings, de serrer les dents. Pas maintenant.

Ils discutaient entre eux. Ce qu’ils disaient n’avaient que peu d’importance, sauf un mot : chef. Le chef de tout ce merdier. Gardant une pose digne de lui, Dorian observait en silence, tandis que les rires s’élevaient sournoisement autour de lui. Cherchant à comprendre, il fallait croire que les suppositions de son ami Elysio s’avéraient véridiques. Les Corbeaux, non ; son père était manifestement derrière toute cette supercherie. A croire que de simples brigands ne suffisaient plus pour le retrouver.

Puis ils évoquèrent un nom et un seul nom en riant entre eux, et ce fut son signal improvisé : Elian’Ha. Ses poings se serrèrent davantage, cette fois imprégnés de magie, et avant que qui que ce fût dans cette foutue pièce ne s’en aperçoive vraiment, Dorian poussa le premier, frappa au visage le deuxième, puis se rua sur le reste qu’il avait devant lui. Il était seul, il était sans doute fou, mais ils allaient regretter de s’en prendre à ses proches. Oh, ça oui. Et contrairement à avant, il n’allait pas se ménager.

Dorian prit également le temps entre ses doigts, pour le détendre un peu. Oh, pas grand-chose, seulement de quoi mieux anticiper leurs petits tours de passe-passe. Les choses sérieuses allaient commencer. Tout d’abord, il attrapa son sceptre à deux mains pour le fracasser contre le sol : l’aura violâtre légèrement brumeuse d’aspect en jaillit, formant au-dessus de sa tête un crâne immense et sombre. Un cri déchira l’air, strident. Comme si la mort en personne venait vous hurler dans les oreilles, et c’était d’ailleurs tant mieux. Puis, le Tévintide changeait de magie, de stratégie ; pourquoi cacher son envie de détruire absolument tout sur son passage ? Et le feu se propagea rapidement .. sur ses ennemis. Et chacun tombait, l’un après l’autre. Sans traîner ; Dorian n’avait pas toute la nuit, et Elian’Ha, ainsi que Pulvis, encore moins.

Il s’élança alors à travers les couloirs, affrontant avec cette même rage au ventre chaque personne qui oserait se mettre en travers de sa route. Le Tévintide était encore libre de mouvement pour le moment, et il devait en profiter pour les aider, pour les sortir de là. Avec leur provenance, Dorian comprenait qu’il devait descendre des escaliers, passer par telle ou telle porte. Mais bien rapidement, plus personne ne se pointa. Ou presque.

Un homme. Un seul connard osa se mettre en travers de sa route. Le sourire en coin, les bras croisés. Lui savait ce qu’il faisait ; c’était sans doute lui, à la tête de tout ce bordel. Dorian eut cependant le pressentiment de s’arrêter, et non pas de lui foncer dessus comme avec les autres. Le type dont il était question se permit même d’applaudir, ce qui eut le don d’irriter davantage l’Altus.

Eh bien, eh bien ! Ton père m’avait prévenu que tu donnerais un peu de fil à retordre, mais à ce point ? Impressionnant.

Deux mots suffirent à Dorian pour foncer sur lui en hurlant, le feu au poing. Il avait raison depuis le début de cette affaire. Bordel. Mais bien rapidement, son nouvel adversaire sortit une fine lame accrochée à sa ceinture pour instinctivement la pointer sous la gorge du thaumaturge, alors qu’il arrivait à sa hauteur. Son attaque s’arrêta dans le même temps.

Le plus impressionnant doit rester ta stupidité évidente, Dorian Pavus. Pourquoi sauter les deux pieds dans un piège affreusement évident, alors que tu aurais pu en profiter pour fuir lâchement ?

Il s’arrêta pour réfléchir un instant, ou au moins faire semblant ; croyant pouvoir s’en tirer, Dorian l’attrapa au col pour pouvoir le projeter, mais en vérité, hélas pour lui, l’assassin s’y attendait. Il se pencha légèrement pour se dégager de sa tentative futile, puis lui envoya un violent coup de coude avant de le plaquer face contre le mur. Il fallait dire que le couloir n’était pas tant bien large non plus.

Stupide et effronté, mais c’est que je commence à t’apprécier.

Lui maîtrisant le bras, il n’avait pas eu besoin de faire grand-chose, finalement. Dorian était suffisamment impulsif pour tout faire lui-même. La petite lame effleurait toujours son cou, s’étant même amusée à y laisser une petite trace rouge sous son passage.

J’ai d’ailleurs oublié de me présenter : Will Hagram, et tu dois sans doute savoir pourquoi tu te retrouves ici en ma compagnie.

Où sont-ils .. ?!

Bien évidemment, le thaumaturge ne s’attendait pas réellement à une réponse ; à la place, l’assassin lui rit au nez, se collant davantage à Dorian pour être plus en mesure de murmurer sadiquement à son oreille.

Ah, .. ~ Je dois dire que ce brave Pulvis était tenace ..

QU’EST-CE QUE TU LUI AS FAIT, ESPECE D—

Tss tss, une question à la fois, mon cher.

Le Tévintide tenta de se dégager de sa présence, mais vainement : Will resserra son emprise sur lui pour mieux le maîtriser, ce qui hélas se fit dans le suivi des choses. Dorian retint un cri en serrant les dents, ce qui ne l’empêcha pas de grogner. La situation n’était clairement pas à son avantage, mais le Tévintide ne comptait pas en rester là ; il comptait trouver Pulvis et Elian’Ha, mais surtout, il comptait les sortir de là. Mais avant, il fallait trouver le bon moyen pour s’en tirer, et à son humble avis, il allait sans doute les revoir bientôt.

◊◊◊

Son souffle était irrégulier. Il garda cependant les yeux clos. Il ne voulait pas revoir cet homme, ce démon. Lentement, il avala sa salive, nerveux. Il avait entendu du bruit, son oreille pointue était tendue. Plus rien. Il n’était tout de même pas venu se jeter dans la gueule du loup, si ?! Un soupir, puis ses prunelles s’ouvrirent. Lentement, mais sûrement. Non. Il garda un œil fermé, qui faisait bien trop mal.

Non .. il ne peut pas .. je dois ..

Son murmure était difficilement perceptible, mais pourtant présent. Ses yeux se fermèrent à nouveau, cette fois plissés, et ses dents se serrèrent les unes contre les autres. Un gémissement, une plainte basse en volume s’élevait de lui.

Dorian .. va-t’en … ne reste pas là .. Elian’Ha .. il .. il va ..


Dorian Pavus Theme song
Fiche
Missives
#2B3D63


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Posté Lun 19 Fév - 0:29




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PV Dorian Pavus

Elle ne pouvait pas rester sans rien faire, définitivement. Tentant de se surélever, Elian’Ha se laissa tomber quand une quinte de toux la pris. Elle toussa en crachant du sang, résultat de plusieurs années à s’immuniser des poisons, regardant le sol essoufflé. Cela faisait plusieurs jours qu’elle n’avait rien avaler et qu’elle était fatigué. Néanmoins, elle ne voulait rien montrer. Inspirant un grand coup, elle regarda Pulvis. Elle devait le faire sortir. Il était plus important qu’il s’en sorte !

Heureusement pour elle, Will était dehors. Il était parti voir ce qui se tramait dehors. Balançant des jambes, la rousse réussi à faire toucher ses pieds sur la table où se trouvait les clés. Elle força sur ses liens, ses poignets devenant rouge et saignant légèrement, tandis qu’elle prit, non pas la clé de ses menottes, mais celle de son compagnon d’infortune.Elle eu juste le temps de cacher la clé entre ses doigts de pieds, tandis que Will revenait. Cependant, elle lâcha celle-ci quand elle vit qui était avec lui.

A ce moment, deux émotions passèrent dans ses yeux : la rage et la tristesse. Rage qu’il soit naïvement tombé dans le piège et triste car elle connaissait la suite des événements. Jurant en dalatien elle jeta un regard vers Pulvis qui marmonnait. Son regard gris se tourna vers celui du mage, tandis qu’elle affichait un air de dégoût, destiné à leur bourreau.

Tu…. Mais pourquoi tu es venu hein ?! Je t’avais dit de…. !

Elle n’eut pas le temps de finir qu’elle se reçu un coup dans le plexus, la faisant se recroqueviller tandis qu’elle n’arrivait plus à respirer. Des larmes coulèrent sur ses joues sous l’effort qu’elle faisait pour retrouver l’air, avant de tousser, le souffle saccadé. Ne daignant même pas lui répondre, Will installa Dorian sur une chaise et l’y attacha, avant de prendre le bâton de ce dernier et de le jeter plus loin.

Elian’Ha regarda Wil se diriger vers la machine où était Pulvis, pour l’avancer en face de Dorian. La rousse se débattit, tirant encore plus sur ses liens. Elle se balança de nouveau, tentant de donner un cou à Will qui rattrapa une nouvelle fois ses jambes. Il sourit de manière mauvaise, tandis qu’il lui retourna brutalement le pied dans un craquement, faisant hurler Elian’Ha sous la surprise. Il la lâcha ensuite, reportant son attention sur Pulvis.

Bouge un cheveux, fais une étincelle le mage et je te promets qu’il subira plus que ce à quoi tu vas assister.Ton père m’a dit de te donner une leçon. Je ne dois pas te toucher, mais eux par contre…

Il se dirigea vers un plateau à roulette avec plusieurs instrument de torture. Il fit pivoter la machine de bois où se trouvait l’elfe, le mettant en position allongé. Il mit une serviette sur le visage de celui-ci, avant de verser de l’eau. Cette torture faisait que la victime avait l’impression de se noyer. Il continua à deux reprises, avant d’arrêter et de regarder Dorian. Puis il se dirigea vers la jeune femme. Il lui malaxa avec force sa poitrine découverte, avant de prendre une pince et de la fermer sur un ongle de celle-ci.

S’en suivit un hurlement à briser les tympans, la rousse convulsant légèrement, tandis que Will étudiait les réactions du brun. Oui, il cherchait à voir qui torturer pour faire le plus souffrir Dorian et il venait de trouver. Il tira sur la chaîne, faisant descendre Elian’Ha au sol et l’amena dans une autre salle avec plusieurs autres personnes  où il l’enferma, avant de se diriger vers Pulvis. Il caressa la joue de l’elfe avec un sourire sadique, avant de s’adresser à Dorian.

Il va tellement souffrir…. Tout cela par ta faute et celle d’Elie.

Il reprit ainsi la torture sur le pauvre elfe, allant du plus soft au plus hard. Cela alla du simple sel sur les blessures, à des coupures, voir des aiguilles placer à certains endroits pour intensifier la douleur. Il comptait s’amuser et n’aller pas se priver.

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Posté Lun 19 Fév - 23:55
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au NévarraFt. Elian'Ha Lullaby

Le silence est d'or



Dorian se doutait à moitié de ce qui l’attendait de l’autre côté de la porte qu’il était en train de franchir. Il conserva malgré tout un air relativement serein et sérieux, gardant une stabilité émotionnelle étonnant de sa part ; la dernière chose que voulait le thaumaturge était de se montrer vulnérable face à une raclure pareille. Cette allure inébranlable commença à s’effriter quand il croisa un seul regard, une seule paire de prunelles écarquillées comme jamais. Deux ans ; cela faisait deux ans qu’il ne les avait pas revus, et cette première vision d’horreur le bouleversa déjà.

Tu…. Mais pourquoi tu es venu hein ?! Je t’avais dit de…. !

Will prit la peine de lui communiquer ce qu’il pensait d’une telle remarque en la frappant ; le Tévintide serra fortement des dents, ravalant ce cri de colère et de révolte au plus profond de lui-même. Il ne devait rien lui laisser de ce qu’il ressentait vraiment dans cette salle. Dramatiquement muet, Dorian lui adressa un regard qui en disait bien trop, bien plus que des cris ou de simples mots. Mais il ne dit rien non plus, il ne bougea point ; il ne devait pas céder. Pas maintenant. Pas avec lui.

En revanche, lorsqu’il aperçut l’état pitoyable dans lequel baignait Pulvis, une rage mal contenue lui remonta dans la gorge. Si c’était après lui qu’ils en avaient, pourquoi s’en prendre à eux ? Pourquoi s’en prendre à un simple esclave qui n’avait rien demandé ?! Dorian s’embrasa soudainement et commença à se débattre ; Will fronça des sourcils, tout en le gardant relativement sous contrôle. Mais le thaumaturge parvint à se retourner et à lui faire lâcher prise : il l’attrapa au col, la magie au poing, mais n’eut le temps de ne rien tenter. Un seul coup qui, à défaut d’être puissant, était fort bien placé ; le souffle coupé, Dorian se recroquevilla légèrement en hurlant. Pendant ce temps, l’assassin l’attrapa à la gorge et le projeta avec violence contre une chaise, s’assurant d’avoir suffisamment serré avant, histoire de le tenir occupé à reprendre son souffle. Maintenant immobile, la tête légèrement penchée en avant, le regard dans le vague, le thaumaturge commençait à comprendre dans quel merdier il venait de plonger, et ce, sans pouvoir s’en sortir.

Encore haletant, il tentait de réfléchir à un moyen de s’en tirer. Il n’aurait qu’à attendre le bon moment, brûler les cordes, puis attaquer à un endroit précis, et .. Non. Ou alors peut-être avec la nécromancie, il pourrait ..

Un hurlement lui déchira la conscience l’espace d’un instant.

Entendre cette douce voix, cette si chaleureuse voix, criant de douleur à cause d’une seule personne. Ses poings se serrèrent à en blanchir les articulations, tandis qu’il ravalait une énième complainte, qu’il savait maintenant inutile. Dorian était la clé dans cette histoire, il devrait pouvoir faire quelque chose pour les aider. Pour les sortir de là. Une de ses deux mains avait gardé une dangereuse flamme en son sein, loin d’être prête à partir. Rah, s’il pouvait ..

Bouge un cheveux, fais une étincelle le mage et je te promets qu’il subira plus que ce à quoi tu vas assister.

Pulvis .. La main de Dorian se relâcha lentement. Son regard essayait d’atteindre le jeune elfe, en vain. Il allait payer pour lui, et tout ça pour quoi .. Il n’allait pas tarder à le savoir, apparemment.

Ton père m’a dit de te donner une leçon. Je ne dois pas te toucher, mais eux par contre…

« Ton père » ; deux mots qu’il n’aurait pas dû mentionner dans son récit. Dorian s’était crispé, le regard vers le sol. Il ferma les yeux un instant, comme s’il s’immunisait contre un coup fatal, pour les relever et les appuyer sur ses épaules. Ils étaient lourds de mépris, brillant d’une rage indescriptible. Tout était tellement plus clair. Son père qui voulait lui donner une leçon.

Will avait allongé Pulvis, avec déjà quelques idées de mise en bouche pour une telle réunion. Et lui, dans quel état se trouvait-il ? Il était blême, muet, le regard absent et brisé. Quand l’assassin déposa contre son visage une espèce de chiffon, le petit gémit d’un effroi qui hérissait le poil. Dorian avala sa salive avec lenteur, tandis qu’il observait malgré lui cette affreuse scène. Une fois. Pulvis secoua la tête comme il pouvait, complètement affolé. Quelques plaintes émanaient toujours de lui, sans pour autant qu’il appelle à l’aide. Deux fois. Progressivement, le thaumaturge tourna la tête, les yeux clos. Il ne voulait pas voir ça, il ne voulait pas y assister. Ses plaintes s’amplifièrent, en même temps que ses gestes. De légers cris, mais légers à cause de la fatigue, commençaient à s’élever dans la salle.

Aaah .. D .. Dorian .. N-non ..! AAAH !!

Trois fois. Pulvis n’arrivait qu’à hurler, la souffrance au bord des lèvres. Il n’en pouvait plus, et Dorian non plus. Il serra les dents, en priant pour que tout s’arrête prochainement. Enfin, il savait cette prière vaine, mais au moins .. du répit ..

Will dut constater que Dorian s’était complètement figé, les yeux clos, qui sentait déjà les larmes amères sur le point de chuter. Mais il s’arrêta. Enfin, pas indéfiniment, malheureusement. Cette fois, il se dirigea vers son jouet favori, apparemment. Dorian inspira longuement, comme pour mieux protéger ses émotions de ce qui allait suivre. Enfin, même s’il savait que cela serait parfaitement inutile. Non. .. Dorian ne pouvait plus regarder. L’un autant que l’autre était déchirant à voir, à entendre.

Et elle hurla encore, par sa faute.

Andrasté savait que s’il pouvait, le thaumaturge se serait bouché les oreilles depuis belles lurettes. Mais il devait supporter cela. Ses mains étaient tellement crispées qu’elles commençaient à faire mal, à trembler. D’ordinaire, à bout de nerfs, Dorian aurait tout incendié sur son passage, ne retenant jamais sa furie. Mais il le devait, pour eux, pour lui ; s’il faisait la moindre étincelle, Pulvis risquait bien trop.

Ah, l’impuissance, le pire de tous les sentiments.

Dorian resta alors recroquevillé sur lui-même autant qu’il le pouvait, c’est-à-dire seulement penché en avant, la tête relâchée. Il ne voulait lire dans toutes ces prunelles ni la souffrance de ses proches, ni le sadisme du responsable de cette horreur. A vrai dire, à part ne plus rien dire, ne plus réagir du tout, le thaumaturge tenait encore bien. Enfin, jusqu’à ce qu’il croise le regard de Pulvis. Enfin. Ou peut-être que finalement, il s’en serait bien passé.

L’esclave était redressé sur son étrange lit, comme si, pendant sa légère absence, Will désirait que Dorian rencontre ce regard brisé et morne que tenait désormais Pulvis dans sa pupille. Et ce fut ce qu’il fit, ce qui l’acheva, en fin de compte.

Les premières larmes d’amertume dévalèrent finalement ses joues devant un regard autant suppliant. Il suppliait, mais ne demandait nulle aide. Le connaissant comme personne, le Tévintide savait que son ami ne souhaitait qu’une seule chose, quitte à en mourir : le voir hors d’ici, Elian’Ha également. Ce silence pesant entre eux élargissait cette plaie grande ouverte sur la poitrine de Dorian. Il était en face de lui, et dans cette situation à cause de ..

Il va tellement souffrir…. Tout cela par ta faute et celle d’Elie.

Il souffrait le martyr à cause de lui. Alors que c’était à lui de payer dans cette histoire, pas à eux. Tout ça parce que son PÈRE voulait lui donner une .. LEÇON.

Tout semblait disparaître autour de lui, à part cette seule pensée. Si son père voulait lui donner une leçon, certes il aurait été cruel, mais sur un autre plan.

A bout de souffle, de nerfs et de patience, Dorian leva la tête vers Will, le fixant avec dégoût et rage. Et enfin, pour la première fois depuis qu’il pénétra cette salle, Pavus ouvrit la bouche, la voix sombre. Il n’avait pas tant la force de parler, seulement de jurer à voix-basse ou de hurler à la mort ; mais plus aucun entre-deux n’existait.

Si mon père voulait me donner une réelle leçon, Will .. tu t’en prendrais à moi, plutôt. Tu me traiterais comme tu traites Elian’Ha, bon gré ou malgré toi. Tu me dégoûterais de mes choix, de mes désirs. De mon envie de tout chambouler. Et à la fin, sans magie du sang cette fois .. on aurait retrouvé un pleutre bien docile et décent, comme il le voudrait. Un pleutre qui finalement n’aurait eu d’autre choix que de rentrer à la maison.

Pulvis écarquilla les yeux de plus en plus, constatant que Dorian voulait prendre leur place à tous les deux. Sa mâchoire trembla alors, hochant négativement de la tête dans une lenteur mortuaire. Il n’allait tout de même pas ..

Will, lui, s’était interrompu, portant une attention particulière sur les seuls mots de Dorian jusqu’à présent. Lui qui pensait qu’il avait perdu sa langue en cours de route. Il haussa un sourcil, posant un regard perplexe sur ses épaules. Mais Dorian ne le regardait même pas. Il fixait Pulvis, son Pulvis adoré qu’il chérissait depuis qu’ils se connaissaient. Il ne tenait pas exactement à lui comme lui tenait à lui, mais le thaumaturge s’en fichait éperdument : il ne voulait plus qu’il subisse à sa place. Il n’en pouvait plus.

Là, un semblant de détermination retrouvé, l’Altus se tourna vers son bourreau. Il n’avait pas fini de parler, de retrouver la parole, et de lui aussi s’en prendre plein la gueule. Lui aussi, d’ailleurs, en voulait. Laisser Pulvis et Elian’Ha en dehors de cette affaire familiale, le mieux qu’il pourrait.

J’ai l’air de tellement te tenter, pourquoi te retenir de me toucher ? Aurais-tu peur des paroles d’un vieillard bien placé en société ?

Pour qui te prends-tu sale ..

Alors frappe-moi, blesse-moi, bats-moi jusqu’à ce que l’envie te passe. Ne fais subir tes horreurs à personne d’autre que moi. Humilie-moi, traîne-moi dans la boue, ça m’est égal.  C’est moi que concerne cette affaire et personne d’autre : alors c’est à moi que tu feras subir ton bordel, puisque mon père .. veut m’apprendre une leçon.

Il marqua une pause, avant d'élever le ton de sa voix, à la fois puissante grâce à sa colère, et brisée à cause de sa souffrance accumulée.

ALORS VAS-Y, DONNE-MOI UNE LEÇON, T'AS QU'A ME DÉGOÛTER DE L'AMOUR ET DES HOMMES, PUISQUE C'EST CE QUE MONSIEUR LE GRAND MAGISTER SOUHAITE !!!

La pluie de ses yeux était toujours plus présente, alors que le thaumaturge reprenait son souffle, hors de lui. Qu'il essaie à nouveau de le changer à l'aide d'une méthode sournoise. Il en faudrait bien plus que cela. La seule chose que faisait Dorian était d'attirer l'attention sur lui, comme ça au moins, il gagnait du temps pour Pulvis, lui laissant le temps de reprendre son souffle.

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Posté Mar 20 Fév - 8:33





Le Silence est d'or
PV Dorian Pavus

Elian’Ha sourit. Will avait fait la plus grosse erreur de sa vie : ne pas la garder à l’œil. C’était une très bonne chose. En plus, elle n’était plus suspendu au sol. Encore mieux ! Elle leva son regard vers les personnes présentes. Ils étaient 5. Décidément, il avait oublié qui l’avait entraîné, elle était déçu. La suite néanmoins n’allait pas le décevoir.

——————

Will regarda Dorian en réfléchissant. Avait-il envie de le frapper ? Oui, mais il préférait le voir souffrir. Ce nourrir de ce sentiment. Oh oui, il voulait le voir être brisé, mais l’effet ne serait pas aussi puissant. Se mettant à hauteur du thaumaturge, il lui tapota la joue avec un sourire malsain sur les lèvres. Il venait d’allumer une flamme que le mage aurait préféré laissé éteinte. Là, il devrait en assumer les conséquences.

Lentement, il se releva, pour se diriger de nouveau vers Pulvis. Il voulait jouer, ils allaient jouer, mais le seul qui s’amuserait serait lui ici présent. Doucement, il prit des aiguilles. Il tâtonna la peau du cou de l’elfe attaché avant d’en enfoncer une, puis deux et enfin trois à divers endroits. Un sourire sadique apprit sur ses lèvres, tandis qu’il retournait vers le petit chariot. Que pouvait-il utiliser désormais ? La pince ? Trop classique…

Puis une idée lui vont en tête. Il prit quatre autres aiguilles et se dirigea vers Dorian. Il l’es lui planta à quatre points précis dans la nuque, avant de se rediriger vers Pulvis. Au même moment, un nouveau cri retentissait dans la salle où était Elian’Ha, élargissant le sourire tout en se mettant une main au paquet, ne laissant aucun doute sur ce qu’il pensait de la situation.

Petite explication de ce que je vous ai fait : Pour toi Dorian, cocktail un peu spécial. Deux des aiguilles t’empêcheront de détourner le regard et de fermer les yeux sur ce qu’il va arriver. Les deux autres t’empêche de bouger le moindre doigt. Pas de magie. Quand à notre ami ici présent…. Les aiguilles ont été placées de façon à ce que la douleur soit…. Double


Tout guilleret, Will se tourna donc de nouveau sur le chariot. La question maintenant était : qu’allait-il pouvoir… Il le savait. Il sortit de la salle, avant de revenir avec une boîte qu’il ouvrit : celle-ci contenait du lyrium liquide. Il paraissait que le tatouage au lyrium était particulièrement douloureux. Il allait de suite le savoir. Il se dirigea vers Pulvis et chercha la zone la plus sensible de l’elfe, avant de commencer le processus.

La douleur devait être insoutenable au vu des cris qu’il entendait, mais qu’est ce qu’il aimait ça ! Il était vraiment heureux de faire ce métier. Finissant de tatouer la verge de sa victime, celle-ci ayant dû s’évanouir, il soupira. Il prit une autre aiguille qu’il enfonça cette fois ci près de la tempe afin de le réveiller. Il ne comptait pas le laisser s’évanouir aussi facilement. Après tout, il avait des projets qu’il comptait bien mettre à exécution.

Il détacha l’une des mains de sa victime préférée, avant de l’attacher à une petite table tout en prenant une feuille de boucher.

Ça, c’est de la part de ton maître et de son père, pour l’avoir aider à s’échapper.


Il abattit avec violence la mini hache sur l’auriculaire de l’elfe, du sang giclant sur le visage du Tévintide, avant de replacer la main où elle était initialement. Il jeta un coup d’œil vers ce dernier, puis vers le mage, avant d’empoigner les cheveux du serviteur. Il lui fit basculer la tête en arrière, lui faisant avaler une capsule, avant de poser de nouveau son regard sur Dorian.

C’est un poison inventé par la rouquine. Très douloureux, il peut mettre jusqu’à 5 jours pour tuer celui qui l’a ingurgité.


Oui, il aimait la torture. Surtout celle là afin de briser non pas une, mais deux personnes. C’était beau, sublime pour lui. Si bien qu’il s’en lécha les lèvres.


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