Dragon Age : Les Légendes de Thédas
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Posté Mar 20 Fév - 19:51

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Ses mains autour du visage du garde étaient étrangement … familières, et le rouquin en fut un instant confus. Le regard du mage était troublant, et le fixa quelques secondes alors qu’il finit par prendre la parole, confirmant ses présomptions.
Oui Wulf, tu peux me prendre. Et t’auras intérêt à être convainquant. ~

Le front de Dorian accolé au sien, le féreldien eut un sourire un peu … affamé. L’avantage des personnes qui parlaient avec un langage cru, c’est que ça avait le mérite d’être clair. Et le tévintide s’était fait très bien comprendre, tellement bien que le roux décida de satisfaire immédiatement la demande de son partenaire. Sa bouche capturant celle du brun, il glissa un doigt dans l’entrée de ce dernier. A la recherche d’un point en particulier, il finit par glisser un second doigt, puis après quelques secondes, un troisième. Si le mage avait réussi à le faire gémir un peu plus tôt, le voleur ne comptait pas se retrouver en reste dans ce gigantesque combat du plaisir et du désir. Ce soir n’était qu’un combat, mais il espérait bien que les deux hommes en sortiraient vainqueurs.
Cette rencontre impromptue, ce mage qu’il avait rencontré dès son arrivée à Fort Céleste… C’était étrange, mais une coïncidence que Wulf ne comptait pas laisser s’échapper : ils étaient tout deux des hommes avec des désirs assumés, et ce simple état de fait leur promettait une nuit agitée. Le rouquin savait que les homosexuels étaient mal vus à Tévinter : lui-même s’était déjà fait courser dans un port de l’empire après avoir conté fleurette à la mauvaise personne. Mais il était heureux de voir que son compagnon d’une nuit semblait n’avoir aucun problème avec ses propres envies et sa propre orientation. Leurs mouvements, leurs baisers, leurs désirs étaient remarquablement accordés, et le garde des ombres faisait tout simplement de son mieux pour honorer cette chance qu’ils avaient tout deux.
Aussi, il glissa son membre dans l’entrée de Dorian, une de ses mains s’activant pour ne pas laisser ce dernier en reste. Et il tâchait de donner du plaisir alors qu’il pénétrait lentement le brun. Il faisait de son mieux pour ne pas lui faire mal. Il avait aucun doute sur le fait que son partenaire était expérimenté, mais ile préférait ne laisser aucun souvenir douloureux. Il finit par rentrer totalement dans l’homme, et commença tranquillement au début ses mouvements de va et vient. Si le rythme était plutôt lent au début, son envie de se satisfaire lui fit accélérer l’allure, tandis qu’il n’oubliait pas de prendre le bon angle pour être, selon les propos de Dorian « convainquant ».

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Posté Mar 20 Fév - 22:21
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Rien qu’au sourire que lui répliqua Wulf, Dorian sentit que son partenaire du soir allait s’amuser comme un petit fou suite à sa petite déclaration. Cette simple pensée arracha un rire insouciant au thaumaturge qui laissait ses doigts se faufiler dans sa barbe rousse et bien soignée. A dire vrai, il n’était pas tant mieux placé que lui pour ce qui était du désir de l’autre : Dorian n’avait qu’une hâte, c’était de le dévorer, ou alors d’être dévoré. La deuxième option prenait plus de sens dans la situation présente.

Et comme un réflexe désormais inné avec lui, le Tévintide ferma les yeux quand il sentit son souffle se rapprocher du sien, puis ses lèvres chaudes contre les siennes avides. Dorian en perdait son souffle, tandis qu’il glissait une main du côté de ses omoplates pour mieux le garder contre lui. L’autre, elle, s’agrippa à son épaule, ne sachant pas trop quoi faire d’autre, mais au moins pour s’assurer un appui. Le baiser gagna drastiquement en intensité quand le rouquin commença ses petits trafics dans le sud. S’accrochant à ses lèvres, le thaumaturge y étouffa un premier gémissement, le premier d’une série qui s’annonçait longue, ce soir. Ses mains se crispèrent, tandis que son souffle s’accentua davantage. Pour l’instant, seuls des soupirs essayaient de franchir le cap, jusqu’au deuxième doigt. A force d’essayer de résister encore un peu, ses ongles commençaient à pénétrer son pauvre dos. S’il pensait s’en tirer indemne dans cette confrontation, c’était bien dommage. Généralement, on se souvenait un bon moment de ses griffures accidentelles.

L’arrivée du troisième lui arracha un gémissement tel qu’il brisa temporairement le baiser pour reprendre son souffle, toujours très proche de lui. Mais cette erreur lui coûta bien plus cher que ce qu’il pensait : ainsi libéré, il lui serait très difficile de cacher ses légères plaintes. Dorian eut cependant le réflexe de se mordre la lèvre inférieure, histoire de se garder au silence un minimum. Il fallait dire qu’il avait un bon doigté. Le thaumaturge rouvrit les yeux un instant, haletant, pour observer son partenaire à l’œuvre, qui soudainement changea de plan. A son grand plaisir, d’ailleurs.

Dorian se colla contre Wulf davantage, l’enlaçant cette fois pleinement, pendant qu’il resserra ses cuisses près de son bassin. Et il commença à entrer en lui, ce qui lui arracha déjà une plainte bien plus longue. Le Tévintide le sentait s’avancer prudemment, avant de pleinement prendre conscience des lieux et de commencer ses mouvements de bassin. Chaque coup lui donnait comme une étincelle d’énergie qui à la fois le satisfaisait et le rendait toujours plus cupide. Il se sentait bien, oui. Cela devait s’entendre à ses soupirs toujours plus bruyants, témoins même du plaisir qu’il prenait dans cet échange. Une belle soirée, en somme.

Alors que le Garde accélérait la cadence, le nécromancien s’agrippa davantage à lui, quitte à lui griffer les omoplates. Son corps se cambra légèrement, frissonnant de bonheur sous le jeu de l’homme qui lui accordait une nuit autant agréable. Il se cramponnait à lui comme il pouvait, le gardant contre lui du mieux qu’il arrivait à faire. Sa voix gagnait en ampleur, et, porté par une soudaine euphorie due à un mélange d’alcool et d’affection charnelle, Dorian commença à rire, toujours avec la même mélodie dans le ton de sa voix. Oui, il faisait du bruit, il allait sans doute réveiller tout le fort, mais il s’en fichait : il se sentait tellement bien en sa compagnie.

Haa ! Haa ! Wulf !! ~ <3


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Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 397188ASSPECTEURUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Cullel10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 UzdfUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Drama_10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Ccc10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Captur10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Pavism10


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Posté Mer 21 Fév - 18:41

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres



Lorsque les ongles du mage s'enfoncèrent dans le haut de son dos, y laissant probablement de belles traces de griffures, Wulf eut un léger sourire : cette douleur le déculpabilisait des traces de bleu qu'il allait probablement laisser au niveau des hanches, tellement ses mains tenaient fermement son partenaire. Et il se sentait prendre le rythme alors que les halétements de Dorian se faisait de plus en plus bruyants. Les performances vocales de son partenaire tiraient un sourire au garde qui ne pouvait s’empêcher d'aller sans cesse plus vite, plus fort. Il sentait la main du mage se perdre dans sa barbe rousse et il eu un sourire en songeant aux mots que lui avaient lancés le moustachu il y avait quelques heures, au niveau de l’écurie. Quelques taquineries, un doigt qui passait dans sa propre moustache flamboyante. S’il avait eu une idée du reste de la soirée, il pouvait tout de même se trouver satisfait par la tournure des événements.
Le rire du brun sonnait dans l’écurie tandis que le rouquin mêlait à son tour soupir et gémissement de plaisir. Il aimait entendre les bruits que la bouche du tevintide laissait échapper. Son propre plaisir commençait à monter et de son côté, lui qui était pourtant peu bavard, commençait à se répandre en gémissements et en bruit de satisfaction. Il devait admettre que lui et Dorian faisaient deux bons partenaires d’un nuit, comme si chaque mouvement était une source de plaisir facile à trouver pour l’autre. La pensée d’une seconde nuit comme celle là effleura le rouquin qui la repoussa, préférant se consacrer à l’action présente qui avait l’avantage d’être relativement passionnante.
Haa ! Haa ! Wulf !! ~ <3

Si le voleur se sentait flatté de tout le plaisir qu’il procurait, il sentit qu’ il fallait réduire le bruit au plus vite : une interruption en plein milieu de l’acte, dans l’écurie serait tout à fait déplaisante. Il n’osait pas imaginer le bordel que ce serait et l’insatisfaction qui en résulterait, aussi, d’une main presque autoritaire, il saisit le bord du visage de Dorian et l’embrassa longuement et profondément, réduisant le mage au silence par la même occasion. Ce baiser le laissa étrangement pantois, comme épuisé et revigoré à la fois.
Il se laissait lui-même perdre dans le plaisir alors qu’il serrait le corps plus mat de son compagnon contre le sien bardé de cicatrices. Sa main qui s’était auparavant saisi du visage du mage se perdit dans ses cheveux noirs tandis que la seconde main maintenant Dorian contre lui en se cramponnant à ses hanches. Les cuisses de son partenaire lui enserraient son propre bassin, et le rouquin sentait qu’il allait commencer à venir. Néanmoins, une sorte de fierté lui empêchait de laisser son compagnon insatisfait aussi il se saisit du membre de Dorian, le touchant dans un rythme rapide, en miroir au va et vient qu’il effectuait avec son bassin. Il mettrait un point d’honneur à d’abord faire crier son partenaire de plaisir avant de se laisser aller à son tour.
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Posté Dim 25 Fév - 22:14
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Il fallait être honnête, Dorian était vraiment bruyant. D’un côté, il était tant submergé d’émotions qu’il contrôlait de moins en moins, et cela lui faisait bien drôle. Lâcher prise dans les bras de quelqu’un n’était pas tant un problème, il restait la manière. Soudainement, le thaumaturge sursauta quand Wulf l’attrapa pour l’embrasser une fois de plus. Il avait eu un léger mouvement de recul, sans raison particulière ; un bête réflexe, seulement présent pour déranger. Dorian se délecta de chaque contact, de chaque chaleur, comme si soudainement il avait l’impression qu’il n’aurait plus jamais l’occasion d’y goûter. Il s’était donc avidement emparé de ses lèvres, glissant ses griffes sur ses épaules pour s’agripper là.

La chaleur continuait de monter entre les deux hommes, au point d’atteindre presque un point culminant, le fameux point culminant que chacun d’eux attendait sans doute. Il sentit que Wulf allait craquer le premier. Cela lui arracha un rire moqueur, avant de réaliser qu’il était sur le point de tricher ; quand il lui attrapa la queue, Dorian gémit, lâchant ses lèvres au passage. Ah, le salopard.

A-aah, t-tricheur !!

Mais les sensations le submergèrent rapidement, lui faisant serrer des dents. Dorian pourrait lui aussi partir sur ce jeu-là, mais il n’en avait plus la force : c’était bien trop bon, au point de le rendre complètement passif. Et bien rapidement, alors qu’il sentait les picotements de l’extase arriver, Dorian attrapa son visage à deux mains et l’attira au sien pour s’emparer de ses lèvres, dans une passion indescriptible. Puis tout se figea, comme si plus rien autour d’eux n’avait son importance. Il avait fermé les yeux, se collant le plus qu’il pouvait contre son partenaire, étouffant son cri dans ce baiser. Son souffle était intense, bref et saccadé. Et ce frisson béat le parcourut dans tout le corps, faisant donc de lui le premier à avoir craqué. Tout ça, au nom de la triche. Enfin, cela n’empêchait pas que cet instant avec lui fut .. magique. Incroyable. Un tel instant de plénitude après une journée réellement catastrophique à ses yeux. Entre un réveil en hâte, les parents de Mireï, et le sermon de Cullen par après. Quel ingrat .. Clairement, la journée se finissait bien.

Reprenant son souffle contre ses lèvres, Dorian rompit le baiser. Son regard rêveur se perdit dans le sien, qu’il pourrait ainsi dévorer pour le restant de ses jours. … ou c’était l’alcool qui le faisait avoir ce constat. Sans doute. Ses mains glissèrent pour attraper son cou, puis ses épaules. Il garda d’ailleurs son visage très proche du sien, profitant encore de sa présence, de son haleine, de son parfum.

Haa .. Toi .. décidément, tu .. adores tricher, hein .. ?

A cause de tout ce bonheur traduit en frissons dans son corps, sa voix se faisait plus sensuelle, plus endormie aussi. Comme s’il émergeait d’un beau rêve. Et pour être beau…

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Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 397188ASSPECTEURUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Cullel10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 UzdfUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Drama_10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Ccc10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Captur10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Pavism10


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Posté Lun 26 Fév - 13:10

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




A-aah, t-tricheur !!

Le sourire de Wulf fut goguenard : il avait parfaitement entendu le rire presque vainqueur du mage, mais il allait gagner sur ce coup-là. Et puis, les bruits de satisfaction de Dorian était trop plaisant pour que le roux n’en profite pas. D’ailleurs, un beau gémissement sortit des lèvres du brun alors qu’il commençait à le toucher : il venait.
Alors que ce moment approchait, le visage de Wulf fut saisi par son compagnon et un baiser à couper le souffle unit les deux hommes au moment où un frémissement de plaisir submergeait le tévintide. Le garde pouvait presque sentir le plaisir que ressentait son partenaire, et au moment où le baiser se rompit, Dorian le regarda, les yeux embrumés et le rouquin vint à son tour. Posant son front contre celui du mage, un gémissement un peu rauque sortit de sa gorge au moment de l’extase. Son front glissa contre la tempe du brun et il respira de manière désordonnée en miroir au souffle du thaumaturge. Se retirant de Dorian il regarda à nouveau ce dernier dans les yeux, les deux paires d’iris claires se perdant un peu les unes dans les autres. Le moment semblait étrangement silencieux, comparé à quelques secondes plus tôt où les deux moustachus faisaient un véritable concert à en réveiller le voisinage.
La main du tévintide glissa contre son cou, puis sur ses épaules. Un peu langoureusement, le voleur glissa une main contre les côtes de son partenaire tandis qu’une autre caressait sa clavicule.
Haa .. Toi .. décidément, tu .. adores tricher, hein .. ?

Le sourire de Wulf se fit un peu requin alors que son doigt parcourait tranquillement le cou du brun. Avec une voix apaisée, presque ronronnante, il répondit :
Je … plaide coupable.

Sa voix habituellement inflexible fut coupée par l’essoufflement : sa poitrine lacérée de cicatrices se soulevait rapidement, tentant de calmer la respiration du rouquin. Pourtant ce dernier avait l’air plus indolent que son souffle.
Toujours avec l’air serein et endormi qui suivait un tel moment de satisfaction, il déposa juste un léger baiser sur les lèvres qui se cachaient sous la fière moustache. L’instant était fait de satisfaction repus. Il se connaissait un peu et savait que l’alcool, plus l’heure tardive ajouté à ce moment tout à fait particulier, il n’allait pas tarder à se montrer somnolent. Tant pis, s’il le fallait il dormirait dans le foin des écuries, ce n’était pas quelque chose qui le gênait.
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Posté Lun 26 Fév - 21:38
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Dorian se perdit dans son regard espiègle, prenant appui contre ses épaules. Son souffle avait eu le temps de redescendre un peu, ses soupirs reprenant de la longueur. Mais la chaleur retombant alors, il eut un grand frisson causé par le froid qui l’enjoignit à se coller contre lui davantage. Rah, qu’il détestait cet endroit, ce sud gelé même en été en plein soleil !! Dorian jura en tévène, avant de se faire prendre les lèvres sans qu’il ne pût l’anticiper réellement. Il fut à la fois surpris par le geste, mais surtout par cette douceur. On aurait dit un simple effleurement, une légère caresse contre ses lèvres qui pouvaient transmettre bien plus que de simples galipettes en une nuit. Confus, le thaumaturge tourna légèrement au cramoisi, … à cause de l’alcool. Oui. Il tourna légèrement la tête, évitant ainsi son regard un instant, avant de s’appuyer contre son épaule. Il soupira contre celle-ci, avant de le pousser un peu pour descendre de la table.

Bon, il manqua un peu légèrement de trébucher, et tomba presque sur Wulf. Ah, ça, c’était le cognac. Son regard recroisa le sien, puis Dorian se redressa, tout en s’approchant de ses vêtements avec la démarche la plus droite de Thédas. Il comptait s’enfiler quelque chose, ou le froid aurait raison de lui.

Vishante kaffas, il fait tellement froid dans ce pays …

Une fois son pantalon remis, il se rapprocha du Garde avec son haut dans les mains. Il n’avait pas tant la foi de tout remettre maintenant. Et puis, dormir avec tout ça, c’était désagréable. Il ne se sentait pas encore d’attaque à remettre toutes les lanières. Il posa alors le reste sur la table, avant d’avancer vers le rouquin, un sourire en coin et le regard aguicheur. Il laissa une fois de plus ce dernier se promener sur ce superbe corps bien bâti qu’il avait en face de lui, avant de l’enlacer à la taille, les lèvres près des siennes.

Bon, que fait-on, maintenant ? ~  

Puis il s’empara de ses lèvres encore et toujours, l’empêchant de répondre. C’était pourtant la fin, il le savait, mais il en voulait encore un peu, sans forcément aller bien loin. Et pourtant, après une nuit comme celle-là, le Tévintide était fatigué. Mais il en voulait encore, il le voulait encore. Dorian resserra un peu l’étreinte, tandis qu’il rompit le baiser en douceur, gardant ses lèvres proches des siennes, murmurant sur un air toujours autant sensuel en plus de commencer à baigner dans le sommeil. Ah, ce contact entre sa peau et la sienne ..

Wulf, accorde-moi encore de ta chaleur .. ~


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Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 397188ASSPECTEURUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Cullel10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 UzdfUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Drama_10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Ccc10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Captur10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Pavism10


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Posté Mar 27 Fév - 10:27

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Le froid s’installait et Wulf sentit le tévintide s’appuyer un peu plus tout contre lui alors qu’un frisson de froid le parcourait. Il fallait dire que les dorsales de givre de faisait pas de cadeau aux plus frileux, et les températures de ce continent par rapport à l’empire pouvait parfois être déconcertantes. Lui aussi sentit un léger vent frais caresser son torse alors que le mage l’éloignait afin de descendre de la table. Le regard vert du garde tomba sur le meuble avec satisfaction : c’était une bonne table, qui avait été tout à fait gentille de pas s’effondrer aux moments les plus critiques. Fabrication féreldienne, ça ! Le si fier féreldien observa son compère tévintide marcher jusqu’à son pantalon, les mouvements rendus troublés par l’alcool. Se rinçant une nouvelle fois l’œil au passage, il entendit avec un sourire fin les grognements de froids escomptés.

Vishante kaffas, il fait tellement froid dans ce pays …

Le garde l’imita, cherchant son pantalon pur le trouver sous la table et l’enfiler rapidement. Bon, il n’était peut être pas frileux, mais il n’allait pas rester à poil dans un lieu public pour le plaisir de l’exhibition. Il en était à chercher son haut mystérieusement disparu quand Dorian s’approcha de lui avec son propre haut dans les mains. Le posant sur la table, il le regardait avec un air aguicheur, beaucoup trop de tentation dans le regard pour cette heure tardive. Wulf se laissa non sans plaisir enlacer à la taille alors que le visage du brun s’avançait près du sien.

Bon, que fait-on, maintenant ? ~  

Le rouquin allait répondre une bêtise inspirée par l’alcool, quelque chose comme « la vaisselle » quand un baiser le coupa, puis une fois de plus, et une fois encore. Un sourire sous la moustache rousse il résista vaillamment aux assauts alors qu’un léger rire (de quoi ? de bonheur ?) secouait sa poitrine nue. Et puis le baiser s’arrêta, et le visage du brun resta proche du sien. Il pouvait presque voir le sommeil fermer les yeux du mage, et camoufla son sourire à lui peut être un peu trop attendri.
Wulf, accorde-moi encore de ta chaleur .. ~

Et le garde passa ses deux bras autour des épaules de Dorian, l’enserrant un peu plus, le réchauffant juste un peu. Toujours proche des lèvres du mage, il chuchota dans une voix où l’on pouvait percevoir sa propre fatigue :
Un lit serait peut être plus efficace… A moins que ton amour du foin soit le plus fort ?

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Posté Mar 27 Fév - 21:20
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Dorian ferma les yeux, quand il sentit ses bras l’entourer, laissant son front se coller au sien. Lentement, il inspira, avant de souffler, oubliant pas mal de choses l’espace d’un instant. Même le froid présent ne parvenait plus à l’atteindre, dans cette espèce de bulle. Le Tévintide se sentait soudainement si petit, face à cet homme qui semblait le protéger de tout.

Un lit serait peut être plus efficace… A moins que ton amour du foin soit le plus fort ?

Ricanant légèrement, le thaumaturge rouvrit les yeux, se perdant ainsi dans les siens. Ah, il était si près, si chaud .. Il avait pu sentir sa voix résonner dans sa poitrine, ce qui lui laissa une vague de frissons. Il fallait dire que la voix du Garde était assez basse, et qu’elle semblait ronronner maintenant.

Ma haine pour le froid l’emporte. J’ai une petite idée d’où nous pourrions passer le reste de la nuit.

A vrai dire, Dorian ne voulait plus le lâcher. Il se sentait tellement bien, ainsi contre lui. Mais il le lâcha, déposant alors un baiser sur l’arête de son nez avant de tourner les talons. Il commença à remettre son haut, ainsi que ses lanières, puis fronça des sourcils, allumant une flamme incandescente pour retrouver la trace de ses mitaines. On pouvait d’ailleurs encore voir ce bandage improvisé sur son bras ; en vrai, il s’était débrouillé par ses propres moyens, bien que ce fût une bien terrible idée. Mais bon, on ne voulait pas de lui à l’infirmerie, il avait donc passé son chemin.

Ah, il retrouva ses mitaines. Au moins qu’il puisse se maintenir au chaud un minimum, avant de replonger dans le froid omniprésent de Fort-Céleste. Dorian se frictionna les bras, sentant toujours plus le froid lui coller à la peau. Puis il lui attrapa le poignet, avant de se diriger vers la sortie, s’assurant d’abord qu’il avait bien retrouvé ce haut qu’il avait eu du mal à retrouver.

J’ai un bon lit douillet qui a toujours de la place pour deux personnes.

Il sortit donc des écuries, jurant en tévène à cause du froid, sa main glissant pour finalement s’emboîter dans la sienne. Sans se retourner, sans lui adresser un regard, il traversa la cour pour atteindre les escaliers qui les mèneraient à la cour supérieure.
Durant la montée, Dorian était pensif, trop calme pour que cela soit cohérent. En cours de route, il s’arrêta et se tourna vers Wulf soudainement ; puis, il s'approcha quelque peu pour lui caresser la joue, l'air brusquement ombré d'une légère préoccupation.

Wulf .. dis-moi que je ne te rappelle pas ta femme, au moins .. Soit je m'en voudrais un peu, soit je serais sacrément vexé.


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Posté Mer 28 Fév - 10:36

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Le câlin qui n’en était pas vraiment un devint officiellement un câlin alors que le front du mage se collait au sien. Ce dernier semblait s’apaiser alors que le silence de l’écurie devenait tout à fait serein. Le Garde sentait que quelque chose se transformait en cette fin de soirée : l’ambiance, les envies n’étaient plus les mêmes. Lorsqu’il évoqua l’idée d’un lit, les ricanements du thaumaturge furent suivis d’un frisson de la part de ce dernier. Craignant qu’il prenne froid, le roux serra un peu plus le brun dans ses bras.
Ma haine pour le froid l’emporte. J’ai une petite idée d’où nous pourrions passer le reste de la nuit.

Parfait. La situation lui convenait tout à fait puisqu’il avait trouvé un lit, un camarade plus averti que lui sur Fort Céleste et un beau brun au rire charmant. Une véritable bonne fin de journée. Et puis, si le féreldien sentait moins le froid, il n’allait pas dire non à un matelas.
Le baiser du mage sur l’arrête de son nez lui tira un sourire charmé qu’il n’aurait pas pu arrêter s’il l’avait voulu. Définitivement, le rouquin n’allait pas pouvoir se passer des tendresses de son partenaire s’il continuait ainsi. Mais Dorian commença à s’éloigner : remettant son haut, Wulf se mit en tête de trouver le sien qui avait visiblement filé en bas des escaliers, on ne savait comment. La flamme que le mage portait à sa main lui permit de détecter le bleu de son uniforme plus facilement. Cette même flamme illumina le bandage du tévintide : le rouquin fronça les sourcils ; ce n’était clairement pas du bandage de médecin, à se demander si le blessé n’avait pas évité l’infirmerie. Mais les mitaines recouvrirent le tout, et la soirée n’était pas propice à ce genre de questionnement. Peut-être demain.

Son poignet fut saisi par le brun qui le tira hors des écuries. Le haut de son uniforme accroché à son épaule par deux doigts de sa main libre, le Garde semblait tout à fait à l’aise torse nu en pleine nuit dans Fort Céleste, dans un mélange d’alcool et d’impudeur acquise lors de son passé de marin.
J’ai un bon lit douillet qui a toujours de la place pour deux personnes.

Les paroles prometteuses avaient été prononcées dans la langue de l’empire par l’Altus, et si Wulf n’y répondit pas, il suivi son compère alors que sa main se glissait dans la sienne. Le soudain calme du mage était assez étrange, mais le rouquin ne le releva pas. Jusqu’à ce qu’il s’arrête pour se retourner. Le Garde avait l’impression d’être un peu dégrisé alors que le regard sérieux de Dorian accrochait le sien.
Un main matte passa sur sa joue pâle, et c’est en universelle que Dorian choisit de s’exprimer.
Wulf .. dis-moi que je ne te rappelle pas ta femme, au moins .. Soit je m'en voudrais un peu, soit je serais sacrément vexé.

Le rouquin se figea, comme c’était toujours le cas à chaque fois que Létiah était évoquée. Il se sentait complétement sobre, presque, alors qu’il réfléchissait sérieusement à la question du mage. Oui, il avait pensé à sa femme quand il avait entendu résonner « Vishante Kaffas » pour la première, fois, dans ces mêmes escaliers. Mais Létiah était une femme elfe, ancienne esclave, maternelle mais flamboyante. Aussi, il fut tout à fait sincère quand il regarda Dorian et lui répondit après quelques secondes de réflexion :
J’ai beau avoir un faible pour l’accent tévène, je sais laisser les morts en paix, Dorian.

Un sourire un peu triste accompagnait ses mots.
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Posté Mer 28 Fév - 13:47
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Dès qu’il le sentit se raidir sous sa question, Dorian se mordit la lèvre inférieure, détournant le regard. Mais que venait-il de mettre sur la table ?! Mais quel empoté, par moments .. Le thaumaturge tenta de rattraper le coup, quelque peu confus, en balbutiant quelque chose qu’il essayait de vouloir cohérent.

N-non mais je .. Tu sais, si .. Huh .. Oublie ce que je viens de dire, c’est ..

J’ai beau avoir un faible pour l’accent tévène, je sais laisser les morts en paix, Dorian.

Ce fut à son tour de se changer en marbre. Il recadra presqu’immédiatement son regard sur lui, la bouche peinant à se fermer. Il hésitait entre garder le silence, ou dire quelque chose, bien que rien ne lui venait vraiment. Il resta donc ainsi comme un imbécile pendant un petit temps, avant de reprendre conscience qu’il faisait froid et qu’il était fatigué. Mais ce sourire .. Malgré tout ce qu’il pourrait tenter de lui dire, Wulf ne pourrait cacher cette mélancolie, que le thaumaturge lisait dans ses prunelles émeraude. Eh merde, décidément .. Confus, Dorian hésitait vraiment au début, mais quand il croisa ce regard, ce sourire, il se jeta dans ses bras pour le coller contre lui. Il se savait maladroit quand il était saoul, mais pas à ce point.

Non mais vraiment .. Bordel, mais quelle idée .. Huh .. Désolé Wulf, je .. sais pas ce qu’il m’a pris de parler de ça tout à coup.

La vérité était qu’il ne savait absolument pas pourquoi cette idée lui était montée à la tête, mais il s’en voulait maintenant. Ne jamais parler des morts, cela était la pire des choses à faire. Lui-même nécromancien, et il avait oublié ce précepte .. Bon, entre ses connaissances et sa manière de se servir de sa magie, il y avait un sacré pas.

Puis, Dorian recula quelque peu et, au moment de croiser son regard, il tourna rapidement la tête sur le côté, avant de le lâcher pour pivoter sur lui-même. Ils étaient censés rentrer dormir, pas s’attarder dans des escaliers et dans le froid.

Oui .. donc .. Ma chambre ..

Cette fois-ci, il ne lui attrapa ni le poignet, ni la main : il n’aurait qu’à le suivre, tiens. Alors qu’une légère brise traversa la cour, le Tévintide croisa des bras pour tenter de se réchauffer un minimum. Là, il atteignit l’escalier principal du château, où il commença à gravir les marches, focalisé sur ses pensées. Cela lui arrivait souvent, ce genre d’instant sous l’ivresse où il réfléchissait sur tout, dans sa bulle, surtout avant de sombrer dans le sommeil et de tout oublier de ces pensées hétéroclites le lendemain. Mais il sentait que quelque chose clochait, vis-à-vis de lui, vis-à-vis de Wulf .. Avant d’atteindre une réflexion qui le dérangerait sans doute, il éternua. Eh voilà, en plus il tombait malade. Chouette ! Il en avait justement tellement besoin. Vivement qu’il atteigne son lit chaud et confortable. Il en aurait tellement besoin, là ..

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Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 397188ASSPECTEURUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Cullel10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 UzdfUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Drama_10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Ccc10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Captur10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Pavism10


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Posté Mer 28 Fév - 14:20

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Un instant, Dorian sembla regretter sa question. Mais le rouquin ne la regrettait pas : autant que les choses soient claires le plus rapidement possible, il préférait cela. Et ce, peu importe la suite.
N-non mais je .. Tu sais, si .. Huh .. Oublie ce que je viens de dire, c’est ..

Aussi il ignora les bafouements prévenant du mage, et si la réponse allait être brutale… Le Garde avait parfois l’impression que sa tristesse lui collait à la peau, créant une véritable barrière entre lui et le monde. Et des moments comme ceux-ci le culpabilisait parfois de toute la tristesse et le deuil qu’il dégageait.
Le regard du tévintide semblait à la fois perdu et hésitant après sa réponse. Le silence s’étirait et le froid les gagnaient tout les deux progressivement, même lui. Et puis le brun se jeta dans ses bras, le Garde réceptionnant plus ou moins adroitement ce corps lancé contre lui. Il le serra un bref instant, juste un instant, pour pouvoir reprendre contenance. Les mots de Dorian ne l’avaient pas blessé mais l’atmosphère n’était plus aussi légère qu’auparavant.
Non mais vraiment .. Bordel, mais quelle idée .. Huh .. Désolé Wulf, je .. sais pas ce qu’il m’a pris de parler de ça tout à coup.

Passant une de ses larges mains dans les cheveux brun de celui qu’il tenait dans les bras, il tint à rassurer un peu le mage, ce qu’il fit d’une voix néanmoins un peu faible.
C’est pas grave…

Dorian recula un peu, tournant la tête (évitant son regard ?), avant de sembler se diriger à nouveau vers leur but. Ce geste seul fit s’entrechoquer quelques pensées dans sa tête : le lendemain risquait d’être relativement étrange pour les deux hommes, et si Wulf était trop confus pour craindre quoique ce soit, il avait le pressentiment que la nuit avait rendu plus trouble l’envie pourtant originalement claire des deux hommes.
Oui .. donc .. Ma chambre ..

Et les deux hommes reprirent leur route, leurs deux mains désormais déliées. Le rouquin n’avait aucune idée d’où il allait : de Fort Céleste, il n’avait visité que la cour, les cuisines, quelques remparts et la bibliothèque étrangement cachée.
Un vent traversa la cour, et le rouquin regretta un instant de se balader torse nu. Tant pis, il avait connu bien pire avec les côtes orageuses, de ces climats où la pluie collait aux os et le froid à la chaire.
Un éternuement de Dorian le ramena à la réalité : le frileux tévintide montait les escaliers devant lui. Tentant de chasser l’ambiance morose que le mage avait installée sans le vouloir, il rattrapa de deux longues foulées celui qui le précédait.
Tu n’es pas habitués au climat des dorsales…

D’un mouvement de la main, il poussa tranquillement Dorian pour qu’il pénètre en premier dans le gigantesque hall. Il faisait meilleur à l’intérieur et Wulf ne se gêna pas pour observer tout ce qu’il pouvait voir : les rambardes à l’étage supérieur, le trône au fond, les diverses portes sur les côtés…
Je ne sais pas où aller… Je te suis.


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Posté Mer 28 Fév - 15:19
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !



C’est pas grave…

Ben si, ça l’était, et Dorian le comprit davantage à travers cette réponse. Une autre parmi les mille raisons de le garder dans ses bras, sauf qu’il faisait un peu froid là ; il se rattraperait plus tard, quand ils seraient au chaud dans leur petit coin. Le thaumaturge se remit donc en route, essayant un minimum de garder ses pensées focalisées sur une idée, sur leur trajet ; chose rendue bien plus complexe maintenant quand il regardait le rouquin qui se tenait derrière lui. Mais d’ailleurs devait se poser : que se passait-il donc, maintenant ? Était-ce vraiment la fatigue qui pointait son nez ? Parce que si c’était le cas, elle se manifestait de façon étrange. D’ailleurs, il se demanda comment cela se faisait que ..

Tu n’es pas habitués au climat des dorsales…

Dorian sursauta, soudainement ramené à la réalité et au froid du coin. Grmbl. Il adressa un regard par-dessus son épaule, avant de directement regarder droit devant lui. Et voilà, il perdit le fil de ses pensées. Bravo. Le thaumaturge soupira, fixant la buée qui se dégageait en conséquence.

Je préfère le bon, grand et chaleureux .. soleil.

Fronçant les sourcils, il se demanda d’ailleurs pourquoi il marqua une pause entre le début et la fin de sa réponse. Pourtant c’était bien de cela dont il voulait parler. Sans doute la fatigue. Ou l’alcool, qui devait sérieusement commencer à lui faire tourner la tête, tellement qu’il disait n’importe quoi.

Et ce fut encore en sursautant que le Tévintide sentit la main de Wulf dans son dos, qui le poussa vers l’avant. Ah oui, il s’était arrêté. Être autant perdu dans ses pensées qu’on en oubliait ce genre de fait, c’était dire. Dorian se racla la gorge, avant de reprendre sa marche sur un rythme légèrement plus rapide. Cette situation commençait sérieusement à l’agacer. Soufflant par le nez, le thaumaturge se dirigea jusque devant une porte, au fond du hall d’entrée. Puis il se tourna, observant ce Wulf perdu au milieu de tant de décoration. Sans doute était-ce la première fois qu’il entrait par ici. Dorian siffla légèrement, les bras croisés.

Bon, tu viens ?

Ce n’était pas qu’il était fatigué, mais il était fatigué. Et puis, le laisser en plant dans l’entrée n’était pas franchement une bonne idée. Manquait plus qu’on retrouve un garde dormir dans le siège de l’Inquisitrice, et ce serait le bouquet. Il franchit donc la porte qui menait aux divers quartiers de l’Inquisition, prit un escalier et en monta deux étages. A un moment donné, il regarda derrière lui pour vérifier si Wulf avait réussi à suivre, quand même, sauf qu’il ne l’aperçut pas, ou du moins, pas tout de suite. Fronçant les sourcils, il était pourtant certain qu’il le suivait. ..

…Wulf ?

Il descendit un peu les escaliers, le regard attentif. Eh voilà, à se forcer à rester dans son coin, Wulf avait sans doute tourné les talons pour aller voir ailleurs. … Une véritable inquiétude avait vibré dans le ton de sa voix, soudainement présent et minutieux dans sa fouille visuelle. Ayant complètement redescendu un escalier complet, il observa dans les couloirs, en bas, mais toujours rien. .. Eh voilà, il avait filé, comme ces songes dont on voulait terriblement se souvenir, mais qui s’échappaient malgré tout. Le regard soudainement attristé, Dorian reprit donc lentement sa route vers sa chambre. Il avait donc filé .. Ses sourcils se froncèrent : mais non, ça n'avait pas de sens. Il finit par s'arrêter, réfléchissant attentivement.

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Posté Mer 28 Fév - 15:57

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Entre sursauts et grognements, Wulf observait avec un amusement mêlé de curiosité les pensées presque visibles du mage : ce dernier semblait être en proie à de profondes réflexions, et l’alcool avec le froid ne semblait pas l’aider à obtenir les conclusions qu’il paraissait souhaiter.
Je préfère le bon, grand et chaleureux .. soleil.

Les propos même du moustachu devenaient confus, de toute évidence, la nuit dans un bon lit était plus qu’attendue.
Le tévintide avait peut-être suivit le même chemin de pensée puisqu’il accéléra le pas : un raclement de gorge produit par le thaumaturge fronça les sourcils du rouquin. Il avait le sentiment confus et imprécis que quelque chose n’allait pas.
Mais lorsqu’il se laissa happer par le décor dans cette salle toute en longueur, un sifflement lui fit tourner la tête : Dorian, bras croisés et sourcils froncés avait un air agacé sur le visage.
Bon, tu viens ?

Le Garde hésita un instant entre se fâcher d’être ainsi sifflé, où le prendre bien. Il décida comme c’était souvent son habitude de prendre la chose à la rigolade : peut être arriverait il à faire sourire le brun ?
Ouaf

Avec un léger sourire en coin, il accéléra le pas sans pouvoir s’empêcher de regarder autour de lui : les vitraux, les gigantesques murs de pierre… Il avait la sensation d’être dans une gigantesque Chantrie. En moins pète sec. Se laissant un peu distraire, il jeta un œil aux mosaïques dorées incomplètes qui recouvraient les murs. Ses yeux émerveillés parcouraient les reliefs des pièces s’emboitant comme des puzzles : c’était des contes ! Des histoires incomplètes disséminées et rassemblées ici pour être entièrement racontées !
Son esprit enthousiaste songea soudain à partager cette trouvaille avec son compère mage :
C’est des contes ! Dorian ! … Dorian ?

Un coup d’œil aux alentours suffit à modérer son enthousiasme : le mage n’était plus là. Soit il avait manqué de patience, soit il était parti sans vérifier que le rouquin le suivait. Merde. Ce n’était clairement pas le genre d’endroit où il souhaitait se perdre : pour un peu qu’un esprit méfiant le trouve, ou que le commandant décide de lui tomber dessus. Réprimant un bâillement, il fronça les sourcils avant de se diriger vers une porte : le mage avait eu l’air de marcher dans cette direction. Poussant une porte, il observa un escalier qui descendait, et un autre qui montait. Se fiant à sa logique toute simple, il conclut que les communs se trouvaient souvent dans les étages inférieurs tandis que quartiers plus nobles étaient en haut. Montant un étage, il décida de s’y arrêter avant de pousser une porte pour se trouver dans un couloir.
…Wulf ?

C’était peut-être comme la réverbération d’une voix, ou alors son imagination, mais le rouquin s’approcha d’une fenêtre ouverte : le bruit venait de là ? Passant la tête par la fenêtre il vit que l’étage du dessus avait lui aussi une vitre ouverte sur l’extérieure : conclusion, Dorian était à l’étage du dessus.
Retrouvant d’un coup toute son énergie, il partit de nouveau dans le couloir, monta un étage de plus et croisa avec un sourire assez alcoolisé le Dorian pensif qu’il cherchait. Et ses premiers mots envers le mage furent inattendus :
Dorian ! Les mosaïques, c’est des contes !

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Posté Mer 28 Fév - 17:08
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Complètement perdu dans ses pensées, le Thaumaturge finit par poursuivre son chemin, avant d’entendre des pas dans l’escalier. Fronçant les sourcils, il se retourna pour tomber sur un Wulf enjoué qui lui causa un arrêt cardiaque. Complètement sorti de sa bulle, le fait était que Dorian ne savait pas s’il était finalement soulagé de le revoir, irrité par son petit effet de surprise, ou simplement épuisé et impatient.

Dorian ! Les mosaïques, c’est des contes !

Son premier réflexe fut de s’approcher de lui, de l’attraper par le menton pour le rapprocher de lui, les sourcils froncés d’agacement. Il semblait avoir trouvé un juste milieu qui le satisfaisait.

Gueule encore plus fort, alors qu’il y a des GENS qui DORMENT dans cet endroit.

Il n’avait pas particulièrement crié, il avait seulement accentué certains mots qu’il jugeait importants. Puis il soupira, souhaitant se laisser aller contre lui, ou de s’emparer de ses lèvres, ne fût-ce que pour un bref instant .. ce qu’il fit à moitié. Le thaumaturge se braqua et le poussa légèrement, avant de continuer sa route dans la direction de sa chambre.

Vishante kaffas ..

Il n’ajoutait rien de plus, cela disait tout ; il sentit ses joues chauffer un peu. En revanche, il revint quelque peu en arrière pour attraper Wulf au poignet, dans le but de s’assurer de ne pas le perdre comme avant. Et toute sa fatigue se lisait dans ce juron. Puis Dorian soupira, avant de se tourner vers Wulf à nouveau, laissant sa main glisser dans la sienne. Il se colla un peu contre lui, décidément autant confus que saoul.

Désolé de tuer l’ambiance à chaque fois, mais .. Je ne sais pas, je ne comprends pas ce qui se passe. Et ça m'énerve.

Et la fatigue n’aidait pas ; Dorian bailla en silence, appuyant sa tête contre son épaule. Ah, s’il pouvait, il s’endormirait là. Mais il se rappela que sa chambre n’était pas loin : alors, il lâcha Wulf, continuant de tenir sa main, et reprit sa montée.

Enfin allons-y, je crois que la fatigue se fait toujours plus sentir. ..

Dorian finit de monter les escaliers, puis bifurqua sur la gauche. Atteignant alors la troisième porte depuis les escaliers, il l’ouvrit. Elle donnait bien évidemment sur sa chambre ; allumant une flamme dans sa main, il en garnit la bougie qui se tenait sur sa table de chevet, histoire d’y voir quelque chose.

Bon, mets-toi à l’aise .. ~

Il fit cependant un autre grand effort avant de se laisser choir dans le lit : il chercha de vue sa tenue pour dormir, puis s’en empara et la jeta sur le lit, avant de commencer à se changer, d’abord le bas, puis le haut. Alors qu’il enfilait sa large chemise beige, Dorian était une fois de plus pensif ; une question tournait dans sa tête, maintenant.

Wulf, combien de temps comptes-tu rester ici ?



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Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 397188ASSPECTEURUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Cullel10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 UzdfUn verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Drama_10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Ccc10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Captur10Un verre, camarade ! (PG 18) - Page 1 Pavism10


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Posté Mer 28 Fév - 18:03

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




La tête du mage était assez amusante à voir : l’effet de surprise mêlé à l’agacement, tout cela avait pour conclusion l’infantilisation du rouquin qui s’amusait sans cesse des sursauts qu’avait le moustachu lorsqu’il se trouvait surpris.
Et quand le tévintide s’approcha de lui pour lui saisir le menton, avec une allure de parent mécontent, un léger sourire en coin borda les lèvres du voleur.
Gueule encore plus fort, alors qu’il y a des GENS qui DORMENT dans cet endroit.

Prenant un air penaud on ne peut plus faux, Wulf se contrefichait des personnes qui dormaient aux alentours. Et il ne manqua pas de le verbaliser :
J’ai failli te dire la même chose dans les écuries.

Son air goguenard fondit lorsque Dorian l’embrassa à la limite de ses lèvres. Se faisant pousser vers la chambre du thaumaturge plutôt docilement, essayant tout de même de mémoriser l’emplacement de la chambre du brun. Juste au cas où.

Vishante kaffas ..


Se faisant attraper par le poignet, le juron mêlé aux joues légèrement roses du thaumaturge fit sourire un peu le rouquin qui se sentait visiblement de meilleure humeur que son compère. Les deux mains des hommes se trouvèrent à nouveau, tout naturellement, comme elles l’avaient déjà fait dans la cour. Et la proximité revint à nouveau. Wulf regarda un peu plus attentivement le regard confus du mage… Décidément, Dorian avait l’air compliqué. Ou peut être aimait il les complications. Lui avait juste envie de dormir.
Désolé de tuer l’ambiance à chaque fois, mais .. Je ne sais pas, je ne comprends pas ce qui se passe. Et ça m'énerve.

Bon, si le mage avait été une femme, le rouquin aurait été tenté de répondre très finement « c’est les règles », mais ç’aurait été grossier. Puis il ne pouvait pas répondre cela au tévintide, définitivement non.
Tu as besoin de dormir.


Le bâillement de Dorian confirma ses propos. Ce dernier posa sa tête sur son épaule, et Wulf sentit son estomac descendre au niveau de la cave. Flûte. Lui aussi avait besoin de réfléchir, et peut être serait il confus, mais une chose après l’autre.
Et le chemin reprit son cours vers la chambre du moustachu. L’appel du matelas se faisait de plus en plus fort.

Enfin allons-y, je crois que la fatigue se fait toujours plus sentir. ..

Et la chambre se révéla : troisième porte après les escaliers. Avec ses talents de mage décidément très pratiques dans ces conditions, une bougie fut allumée.

Bon, mets-toi à l’aise .. ~

L’éducation de Wulf était ce qu’elle était : précaire. Et puis zut, il avait trop bu, il était trop fatigué et le lit avait l’air trop moelleux, il s’y jeta. Le brun faisait plus d’efforts que lui puisqu’il se changea. Le rouquin se rinça l’œil avant de décider de poser sur une commode non loin son haut… et tant pis : il enleva son pantalon pour dormir nu. Il préférait cela à dormir dans des vêtements sales, il n’avait pas vraiment songé à prendre ses habits de nuit lorsqu’il était parti à la taverne, il n’avait pas vu aussi loin.
Wulf, combien de temps comptes-tu rester ici ?

Complétement avachi sur le lit, le Garde des ombres fixait le plafond, fronçant les sourcils alors qu’il réfléchissait :
Eh bien… Je ne compte pas rester indéfiniment ici, mais ce sera un point de chute régulier jusqu’à ce que le problème des failles soit réglés…

S’appuyant sur ses coudes pour se relever un peu afin de mieux observer le brun, il posa la question en retour :
Et toi ?

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Posté Mer 28 Fév - 20:18
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Un verre, camarade !


L’éducation de Wulf était ce qu’elle était : féreldienne. Evidemment qu’il se mettrait à l’aise de la sorte, le thaumaturge aurait presque parié une pièce d’argent sur le fait. Quand il se retourna vers lui, il eut une somptueuse vue sur son corps naturellement dévoilé, comme ces cloches que l’on enlevait des plats et qui ne servaient pas à grand-chose, si ce n’était pour la mise en forme.

Eh bien… Je ne compte pas rester indéfiniment ici, mais ce sera un point de chute régulier jusqu’à ce que le problème des failles soit réglés… Et toi ?

Dorian avait écouté à moitié, complètement captivé par ce qu’il avait sous les yeux. Pas de doute, la rusticité de Férelden avait son charme fou. Le thaumaturge s’assit sur le lit, s’étirant un peu avant de se tourner vers lui. Il se rapprocha alors et, bien à côté de lui, il laissa une main parcourir ce torse qu’il osait laisser comme ça sous son regard à nouveau curieux.

Moi, je reste autant longtemps que je le veux bien. Malgré le froid et l’amabilité de certains, le sud est un endroit bien sympathique.

Là, il le poussa de cette même main, tandis qu’il se plaça au-dessus sur lui. Le sourire légèrement en coin, il perdit encore son regard sur lui. Ah, comment résister pleinement à ça. Dorian se pencha vers lui et s’empara de ses lèvres, gardant un certain appui contre lui. Le baiser ne dura pas tant longtemps que cela ; le thaumaturge se recula un peu, perdant ses yeux dans les siens, encore, toujours.

Bon, dormons. ..

Il se déplaça quelque peu, laissant sa tête s’appuyer contre son épaule, sa main la calant bien, et sa jambe au milieu des siennes. Il était trop fatigué pour se glisser sous la couverture. Puis Dorian se laissa un peu bercer par sa respiration régulière, par sa chaleur ou simplement par son parfum. Ah, qu’il était bien là, contre lui. D’une voix toujours plus endormie, devenant carrément suave, il s’adressa alors à Wulf.

Dors bien, Wulf .. ~


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Posté Jeu 1 Mar - 14:35

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Premier soir du garde des ombres




Le regard que Dorian portait sur lui était assez plaisant, et à se voir ainsi observé, le Garde eut un sourire en coin, qui cachait sa propre déception de voir son compère ainsi couvert. Tant pis. Une main effleura son torse, et il frissonna un peu. Mais ce n’était pas le froid qui lui hérissait ainsi les poils.
Moi, je reste autant longtemps que je le veux bien. Malgré le froid et l’amabilité de certains, le sud est un endroit bien sympathique.

Le jeu de mot qu’il avait fait lui revint aussitôt en tête et le rouquin eut un léger sourire plein de sous-entendu, laissant ses propres doigts parcourir légèrement le cou du brun, profitant des dernières miettes de tendresse que le plaisir leur avait laissé. Du moins, c’était sûrement cela. Et l’alcool, bien évidemment. Le regard clair de Dorian qui rendait Wulf si confus se posa contre le vert des yeux du féreldien. Un léger baiser réunit à nouveau les deux hommes, et le voleur eut le sentiment que si la fatigue ne les assommait pas, ils auraient pu passer la nuit à … certaines activités. Cette pensée était assez plaisante et le regard du Garde devint rêveur jusqu’à ce que la voix du thaumaturge le ramène à la réalité.
Bon, dormons...

Le tête du brun se posa contre son épaule, et le rouquin tenta d’ignorer l’étrange coup au cœur. Une de ses mains se posa contre la nuque de Dorian, dans un étrange geste un peu protecteur.
Dors bien, Wulf .. ~

Bonne nuit Dorian…

Et le sommeil l’engloutit.
Et puis… Une terre sombre, et rouge, qui somnolait sous un ciel verdâtre, une créature morte mais pourtant vivante à nouveau, des écailles qui filaient, toujours plus rapide que lui. L’obscurité n’était plus son alliée, et les ombres étaient trop dangereuse pour le féreldien pourtant invisible. Des rêveries, des cauchemars, un ogre ! Un ogre !
Trop de flash le secouaient alors que le cauchemar se poursuivait : les tréfonds se remuaient, la terre grouillait, le ciel tremblait, l’eau n’était plus que poison, l’air était chargé de vice.
Et au loin, une silhouette fantomatique mais chaque nuit plus présente, une ombre avec deux ailes géantes comme des doigts crochus l’emmenant à la mort…
Papa ! Papaaaa !

Wulf se retourna, juste à temps pour voir les yeux bruns de sa fille, ses boucles rousses… Et le sol engloutit la semi elfe, comme si elle n’avait été une vision éphémère.
Les deux lames dans sa main deviennent poussière, il n’est plus vêtu de l’uniforme bleu des Gardes des ombres mais… mais d’une armure comme celle que les Hurlocks portent.
Et au loin, la silhouette aux deux ailes hurle… Un Appel.
Wulf ouvre brutalement les deux yeux. Sa respiration précipitée se calme un peu. A ses côtés, Dorian dort paisiblement, toujours accroché à lui. Et la main de Garde serre à présent le flanc du tévintide. Le rouquin reste silencieux. Il a besoin de remettre de l’ordre dans ses pensées. Il se rappelle la taverne, même si quelques bribes de la discussion qu’ils ont eue lui ont peut-être échappées. Il se rappelle des écuries, et ce, avec une certaine précision. Il se rappelle de lui se perdant dans le Fort. Et il se remémore assez bien les mots de tendresse échappés au cours de la soirée.
Il reste immobile, respirant plus sereinement, ses yeux fixant le plafond.
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Posté Jeu 1 Mar - 15:59
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Un verre, camarade !


En un soupir et demi, Dorian sombra dans un sommeil vide, enfin pas complètement. Un mélange curieux de sensations et de murmures s’étaient alors emboîtés pour occuper le sommeil. Un classique, quand il y avait pas mal d’alcool dans le sang. Des frôlements, des frissons, le souffle même de l’hiver .. et une odeur, une présence, une chaleur. Un quelque chose qui le retournait complètement à chaque fois que cela refaisait surface dans ce théâtre pour aveugles. C’était doux, cela lui empoignait la poitrine. De l’étourdissement, de la confusion, mais également un sentiment de bienêtre étrange.

Et puis plus rien ; seulement une source de chaleur et de quiétude régulières toutes deux, quelque chose de doux. C’était étonnamment calme, Dorian avait connu des nuits plus agitées que ça après avoir passé une bonne partie de la soirée à s’arroser. Soudain, il y eut comme un changement ; quelque chose se bouleversa, et il le sentit. Cet équilibre béat était chamboulé, et cela le sortit d’ailleurs de son sommeil tranquille : il était bien trop curieux pour rester endormi après cela.

Avec peine, en gémissant légèrement, Dorian ouvrit à demi les yeux. Il pouvait sentir encore cette même chaleur qui le berçait, ce parfum qui l’enveloppait, ce souffle régulier à présent. Était-ce simplement son imagination ? Non non .. Attendez.

Était-il seulement contre quelqu’un à cet instant précis ?!

Ses yeux s’ouvrirent finalement pleinement, les sourcils rapidement froncés alors que les pièces commençaient à s’assembler. Il prit appui sur ses coudes, curieux avant tout de savoir sur qui il pourrait bien tomber .. .. Et il croisa le regard émeraude et désormais perturbant du rouquin qu’il avait rencontré la veille. D’une voix bien réveillée, Dorian lui posa la question la plus simple et la plus stupide de l’humanité.

… Wulf ?

Son pouls était déjà étonnamment enjoué pour dire qu’il venait de se réveiller .. Le Tévintide avait seulement prononcé son nom, et pourtant, il avait l'impression qu'elle avait déjà une saveur particulière dans sa bouche. Complètement à la ramasse, le thaumaturge tenta de balbutier quelque chose, perdant son regard un peu plus bas .. Puis il le redressa à nouveau vers le sien, avant de soudainement le dévier sur le côté. Qu’il s’amuse ou non de la situation, Dorian s’en fichait complètement. Quelque chose qui émanait de lui le mettait soudainement mal à l’aise, nerveux. … En plus de constater que son matelas de cette nuit – apparemment .. – était là, complètement nu sous lui : ce fut la goutte de trop, et le Tévintide roula sur le côté pour complètement s’enlever de lui. Il finit son trajet à l’opposé du lit, qui d’ailleurs était le sien .. Oui oui, il était bel et bien dans sa chambre, en tenue de nuit en plus. .. Les sourcils toujours autant froncés, il avait agrippé sa large chemise à la hauteur du cœur. C’était qu’il battait sérieusement vite, là .. Et pour rien, en plus. Le thaumaturge sentit alors que son visage entier avait drastiquement chauffé. C’était .. légèrement .. embarrassant .. Oui, c’était le bon mot.

Après un petit temps, Dorian inclina la tête dans la direction de Wulf, qui devait sans doute rien comprendre à sa réaction – mais bon, lui non plus ne comprenait pas trop, surtout la raison de sa présence dans cet état dans son lit, en plus.

Dis voir .. comment a-t-on atterri là, les deux ? J'ai .. possiblement un blanc ..

De la veille, il ne se rappelait que des sensations, des ressentis et peut-être aussi des bribes de paroles. Mais sinon, c’était le noir complet, quoiqu’il pouvait se faire une petite idée de quelle genre de nuit il venait de passer ; mince, elle devait être vraiment géniale. ..

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Posté Jeu 1 Mar - 16:27

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Alors qu’il songeait à se rendormir, ou peut être même à se lever (mais alors là, question ultime : se casser ou attendre comme un abruti que l’autre se réveille ?), le brun à ses côtés remua un peu. Visiblement le mage s’agitait un peu, le réveil l’attendait sûrement. Et il croisa alors le regard confus, ce même regard qui oscillait entre le gris et le vert sans savoir précisément de quel couleur il était.
… Wulf ?

Cette simple question présageait déjà une matinée plus mouvementée que l’avait espérée le roux. Flûte. C’était sa malédiction à lui : l’alcool pouvait le rendre malade, con, sentimental, mais il n’oubliait jamais rien. Enfin, si le mage avait oublié, bien sûr… Les quelques secondes du réveil pouvaient toujours être confuses.
Non, c’est mon double maléfique.

Des balbutiements, un air confus… Wulf regrettait presque sa petite blague un peu trop matinale pour l’esprit égaré du tévintide. Et ce dernier venait visiblement de constater que le rude féreldien n’avait pas pris la peine de recouvrir son corps de quelques tissus. Patiemment, sans se moquer, le roux observa le brun éviter son regard. Là, lui-même ne savait pas comment réagir.
Le moustachu semblait extrêmement tendu. Et le Garde devint mal à l’aise quand le mot « adorable » vint illustrer dans sa tête le regard gêné du thaumaturge. Mais quel bazar avaient-ils donc fait en une nuit…
Lorsque Dorian roula sur le côté pour s’éloigner de lui, Wulf eut du mal à camoufler sa déception. Tant pis. Se redressant un peu sur ses coudes et pliant ses jambes, il jeta un regard à ses vêtements. Quelle idée il avait eu la veille de lancer des habits aussi loin ? hésitant un peu avant de finalement rester sur le lit, il finit par observer le mage qui semblait étrangement bouleversé.
Son estomac remua un peu puis le brun tourna la tête vers lui. S’il continuait de présenter ainsi un visage si bouleversé, Wulf allait le kidnapper dans ses bras, trou de mémoire ou non.
Dis voir .. comment a-t-on atterri là, les deux ? J'ai .. possiblement un blanc ..

Un pli un peu amer marqua le coin des lèvres du Garde des ombres. Possiblement, hein ? Enfin, bon, s’il devait se faire à nouveau conteur, mais de sa propre histoire…
Tu m’as retrouvés à la taverne, on a discuté, bu… Puis on … fait un tour à l’écurie, réveillant probablement au passage toute personne aux alentour.

En espérant que le sous-entendu tacite suffirait, il ne tenait pas non plus à dire de manière un peu trop brut « les tables féreldiennes sont vraiment très solides » avec un clin d’œil qui enlèverait tout doute.
Et puis tu m’as mené dans ta chambre, après que je me sois un peu perdu dans le Hall.

Qu’espérait-il ? Que les détails rafraîchissent la mémoire du tévintide ? La partie un peu amère et déçue du Garde avait envie de remballer ses affaires et de partir sans explication. Mais sa partie plus « gentille » (ou avec le plus d’espoir ?) tenait à ne pas lâcher cette affaire de sitôt. Même s’il venait d’avoir eu la confirmation que rien ne serait simple.
Et puis quelle affaire ? Quelle confirmation, qu’espérait-il. S’humectant les lèvres, un peu gêné, ce fut à son tour, d’éviter le regard de Dorian. C’était vraiment injuste, ce trou de mémoire… Wulf se sentait lésé de … quelque chose.

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Posté Jeu 1 Mar - 17:13
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !



Tu m’as retrouvés à la taverne, on a discuté, bu… Puis on … fait un tour à l’écurie, réveillant probablement au passage toute personne aux alentour.

Je crois qu’à la vue de cette splendide tenue que tu portes, j’aurais un peu compris qu’on avait couché ensemble, merci.

Le regard de Dorian se plissa : il ne se souvenait pas depuis quand il le tutoyait, alors que cela lui vint le plus naturellement du monde. En revanche, .. les écuries ? Réfléchissant également à haute-voix, le thaumaturge constata.

Ah, c’était ça, cette sensation de froid ..

Il se souvenait très clairement avoir eu froid, avant de disparaître un instant pour revenir bien plus tard, plus mordant. En même temps, s’ils s’étaient amusés ensemble, il ne fallait pas s’étonner qu’il n’ait plus eu froid lors de cet entre-deux.

Et puis tu m’as mené dans ta chambre, après que je me sois un peu perdu dans le Hall.

Ah, il s’était perdu dans le hall. … Oh. Il se souvenait d’un moment où il se sentait affreusement mal, étreint dans une espèce de solitude sortie de nulle part. Mais bon, s’il avait réussi à se perdre en route, il ne fallait pas s’étonner ; la confusion avait repris droit derrière, épousant un sentiment de légèreté indescriptible, et ..

Pensif, il remarqua cependant le regard de Wulf qui l’évitait à son tour, ce qui fit bien plus que de l’ébranler. Dorian put sentir que quelque chose de décalé se passait dans cette pièce ; d’abord observant les draps, il rehaussa son regard vers lui. Il voulait comprendre, comprendre ce qui était en train de se passer. Bon .. à vrai dire, il en avait sa petite idée, mais il refusait de la considérer comme fiable. Il revint vers lui sur un pas prudent, à quatre pattes sur le lit. Une fois à côté de lui, il s’assit, ne sachant vraiment quoi lui dire. Il écarta son œil perdu un instant tout en soupirant, avant de revenir, posant une main sur son épaule .. non .. Il hésita encore. Dorian souffla par le nez, avant de glisser un doigt dans sa moustache colorée, puis de caresser sa joue de sa main entière.

Wulf, je .. Je n’ai pas vraiment oublié, je me rappelle de certaines choses, encore.

Il avait l’impression de lui avouer son secret le plus terrible, alors qu’il sentit sa nervosité gagner du terrain. Il s’était tu, le regard légèrement sur le côté, les joues moins chaudes qu’avant. Mais son état, cette sorte de tristesse dans ses yeux .. cela lui rappelait vaguement quelque chose, et lui avait déjà fendu le cœur une fois : il n’aimait pas le voir dans cet état, il le savait. Quelque chose avait décidément changé entre la taverne et ce matin.

Le thaumaturge se pencha alors vers lui et le prit dans ses bras, sans un mot, enlaçant son cou. Puis il soupira de tout son long, comme pour essayer de calmer tout ce remue-ménage à l’intérieur de lui, qui n’eut que le don de se décupler. Mais bon sang .. Il avait glissé sa jambe entre les siennes, pour essayer d’être un minimum en face de lui, et avait collé son corps contre le sien, et .. Il se sentit alors submergé, comme la veille. Il retrouva cette chaleur, ce parfum .. Toujours plus confus, Dorian enfouissait sa tête dans son cou, murmurant en tévène son désespoir.

Bordel, .. mais qu’est-ce qui m’arrive ? ..


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Posté Jeu 1 Mar - 17:47

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Je crois qu’à la vue de cette splendide tenue que tu portes, j’aurais un peu compris qu’on avait couché ensemble, merci.

Wulf haussa un sourcil, comme heureusement surpris de retrouver les commentaires incisifs du mage. Il avait un peu d’inquiétude pour la suite de la conversation, mais au moins la satisfaction que le brun ne se voilait pas (entièrement ?) la face. Et puis, la conversation facile ainsi que la proximité dans le langage revenaient rapidement, c’était au moins ça.
Ah, c’était ça, cette sensation de froid ..

Le Garde observa patiemment le tévintide froncer les sourcils alors qu’il fouillait dans sa mémoire à la recherche de quelques souvenirs.
Sentant le regard de Dorian (pourquoi le nom ne lui semblait plus… anodin ?) sur lui, il essayait d’avoir l’air dégagé. Puis un froissement de draps lui fit relever la tête : le mage s’approchait de lui sur le lit, à quatre pattes. Un silence régna quelques instants dans la chambre. Wulf ne savait même pas quelle heure il était, mais à en juger la luminosité de la pièce, ce n’était pas aux aurores que les deux hommes s’étaient réveillés.
Une main se posa sur son épaule, et le Garde se perdit dans le regard du thaumaturge. Et merde. Il commençait à soupçonner sérieusement les raisons de l’atmosphère étrange. Et il hésitait actuellement entre retourner dormir et aller chialer sur la tombe de sa femme. Contrairement à ce qu’il aurait souhaité, il n’était manifestement pas fait de pierre.
Un doigt se glissa dans sa moustache rousse et le voleur eut un léger sourire. Puis la paume de Dorian engloba sa joue et son sourire diminua alors que son regard devenait plus intense. Son cœur battait beaucoup trop vite pour qu’il ne songe à penser maîtriser la situation, de manière relativement claire, il avait complètement perdu pied. Et il ne savait pas encore si c’était pour le déplaire.
Wulf, je .. Je n’ai pas vraiment oublié, je me rappelle certaines choses, encore.

L’air nerveux du brun l’attendrit un peu. Il saisit la main qui était porté à sa joue.
Il n’y croyait pas : que tout cela soit aussi rapide. Et intense.
Et puis, le thaumaturge se pencha vers lui et le prit dans ses bras, et il y crut. Définitivement pas ce à quoi il s’attendait quand il était entré pour la première fois à Fort Céleste.
Les soupirs du mage résonnaient contre sa poitrine, et en retour, le roux passa lentement ses bras autour des épaules mats du tévintide. Les jambes de Dorian se calèrent entre les siennes, et la position devant plus confortable, le câlin se rallongea aussi. Le visage contre la tempe du mage, il se mordit la lèvre comme pour combattre ce sentiment qui gonflait à l’intérieur de sa poitrine.
Et la langue de l’empire fut murmurée à son oreille :
Bordel, .. mais qu’est-ce qui m’arrive ? ..

Les mots de détresse pure du tévintide résonnèrent en lui, attristantes et rassurantes à la fois. S’éloignant un peu il contempla quelques instants le visage de Dorian, son index caressant l’angle de sa mâchoire avant de saisir le menton de l’homme entre deux doigts. Avec un sourire un peu attendrit, il regarda le mage dans les yeux, avant de répondre en tévène :
Je crois que c’est ce qu’on appelle : perdre le contrôle de la situation.

Mais sachant à quel point de simple mots ne pouvaient retracer ce qu’il se passait, il caressa la joue du thaumaturge avant de l’embrasser, doux, tendre, léger… un peu inquiet ?
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Posté Jeu 1 Mar - 19:16
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


Quand Wulf lui attrapa la main avec toute la douceur du monde, Dorian s’était figé, tout en poussant paradoxalement son envie de le prendre dans ses bras. Rien de ce qu’il essayait ne dissipait toute cette confusion et cette espèce d’angoisse. Et puis, il sentit ses bras l’enlacer à son tour, ce qui le détendit grandement, comme si ce simple geste lui retirait cet épais manteau d’incertitude pour tout bêtement profiter de sa présence, sans se poser la moindre question. Tout ça, pour finalement réapparaître sournoisement, au moment où Wulf s’éloigna de lui. Et il se perdit encore dans son regard, qu’il n’osa alors plus quitter. Il avait alors l’impression que s’il s’en détournait, il commettrait la plus grande erreur de son existence. Muet, Dorian eut un léger frisson quand il sentit son doigt se promener le long de sa mâchoire, avant d’attraper son menton. Il resta alors suspendu, comment en attente de quelque chose : ce regard et ce sourire en disaient bien trop, mais juste pas assez, ce qui était fortement agaçant, il fallait le dire.

Je crois que c’est ce qu’on appelle : perdre le contrôle de la situation.

Et .. il .. ah. Et cet accent qu'il avait en parlant cette lange-ci .. Dorian en perdit soudainement le souffle, sa confusion qui, à force de gonfler, venait d’exploser à l’intérieur de lui. Le thaumaturge mit un certain temps avant de réaliser ce qui était en train de se passer. Un certain temps avant que la flamme ne l’embrase complètement, ne l’enjoigne à fermer les yeux et à attraper son visage. Ses poumons, son cœur le brûlait. Il soupira encore, cette fois-ci contre ses lèvres, le souffle tremblant. Et malgré toute la violence interne, il faisait preuve d’une tendresse avec Wulf qui pouvait grandement surprendre. Mais ce simple geste le détendit, le rassura un peu, aussi. .. Et puis, le baiser se rompit, le laissant haletant et muet face à lui. Il n’avait plus rien à dire ; tout s’était très bien résumé en un seul geste. Dorian observa à son tour avec minutie son visage, pouvant éternellement désormais le contempler comme ça. Le tout, avant qu’un bruit n’interpelle qu’à moitié sa conscience sans dessus-dessous.

Ah vous êtes encore ici, je vous cherch … HIIIIIII !!!!

Et un claquement de porte. Dorian sursauta à ce cri strident, regardant Wulf avec un air étonné, avant de se tourner vers la porte. Derrière, la petite Mireï, rouge pivoine, qui s’adossait maintenant à la porte.

Oh non j-je .. désolée ……….

Ce décalage de situation, quoique curieux, arracha un rire léger au thaumaturge. Il s’était alors redressé, le regard perdu sur la porte. Ah la la, Mireï .. Une personne dont il prendrait bien des nouvelles, surtout après une sale journée comme la veille. Le thaumaturge posa un regard légèrement empreint d’ironie, le sourcil arqué, et le sourire en coin.

Mes félicitations, nous venons de traumatiser la petite.

A ces mots, il se pencha à nouveau vers lui pour lui dérober un bref baiser, laissant une main se balader sur son corps, avant de prendre appui dessus pour s’écarter officiellement de lui. Il se leva du lit, s’étirant de tout son long, avant d’attraper les vêtements de Wulf pour les lui envoyer dessus.

Allez Wulf, on se réveille !

Il avait retrouvé une énergie incroyable l’espace d’un simple baiser .. « simple », car lui-même savait qu’il ne l’était pas. Il s’approcha de la porte, attendant évidemment qu’il s’enfile quelque chose, tournant un regard aguicheur vers lui sans manquer une miette du spectacle et, une fois tristement fini, attira l’attention de Mireï en frappant gentiment à la porte.

Tu es encore derrière ?

N-non mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je ..

Mais non, entre donc.

Puis la porte s’ouvrit timidement sur une Mireï qui s’en voulait d’avoir autant détruit l’ambiance. Heureusement qu’elle n’était pas arrivée une fraction de seconde plus tôt .. Elle hocha de la tête légèrement pour saluer Wulf derrière, puis entra sur un pas mesuré, très mesuré, pendant que Dorian refermait la porte derrière elle. Celui-ci s’ébouriffa les cheveux, comme pour y remettre un minimum d’ordre, puis s’assit sur le lit, l’invitant à faire de même. Mireï avait réellement l’impression d’avoir complètement gâché l’ambiance, aussi elle se fit très .. très petite.

Je .. j’imagine que ce n’est pas nécessaire de demander comment ça va .. ?


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Posté Ven 2 Mar - 11:14

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Ce baiser faisait partie de la catégorie des gestes précieux qui pouvaient tout changer. Et le regard de Dorian disait la moitié d’un tout que lui complétait. Il avait l’impression que l’intérieur de sa poitrine faisait un véritable ménage de printemps, ramenant à la vie des sensations qu’il n’avait pas connu depuis 12 ans. Et le mage saisit son visage, tendre, prolongeant le baiser. Wulf commençait à y perdre pieds, à y couper son souffle, puis le baiser cessa. Les deux hommes s’observèrent de nouveau, le Garde des ombres essayant de graver dans sa mémoire chaque trait du visage du thaumaturge. Et ces yeux indéfinissables…
Et un léger bruit les interpella, un peu irrité, le rouquin tourna le regard vers la porte, prêt à lâcher quelques mots secs à l’inopportun qui… Sauf que des cheveux roux et un air timide l’arrêtèrent dans son geste.
Kaffas.

Ah vous êtes encore ici, je vous cherch … HIIIIIII !!!!

Un claquement de porte plus tard, le bord des lèvres du rouquin frémit, dans un sourire un peu coupable. Bien évidemment, c’était lui qui était à poil. Il avait la mauvaise manie d’être à poil dans ce genre de situation gênante. L’air étonné du tévintide résumait assez bien la sensation qu’il avait d’être coupé dans son élan de tendresse. Tant pis.
Oh non j-je .. désolée ……….

Un léger rire de la part de brun, et celui-ci se redressa un peu s’éloignant du rouquin pour le déplaisir de ce dernier.
Mais à y réfléchir, avec la journée d’hier, Mireï avait peut-être des choses à leurs dire : elle avait dû passer la soirée dans sa famille ou trouver une alternative plus discrète pour les éviter.
Mes félicitations, nous venons de traumatiser la petite.

Eh bien, je suppose que la prochaine fois, elle toquera à la porte.

Sa phrase avait été lâchée de manière anodine. Elle ne l’était pas vraiment, essayant de poser tout doucement l’idée d’une prochaine fois, d’une habitude.
Un bref baiser de Dorian lui tira un léger sourire alors qu’une des mains du mage traînait sur son corps. Ses vêtements lui furent jetés.
Allez Wulf, on se réveille !

Grognant un peu, le rouquin pu constater un léger mal de crâne qui commençait à pointer. Décidément, il tenait mieux l’alcool qu’une dizaine d’années auparavant. Regardant le thaumaturge s’approcher de la porte, il enfila sans tarder son pantalon, avant d’attaquer son haut avec un froncement de sourcils. Facile à enlever, mais parfois casse pied à remettre. Y arrivant, il rejeta en arrière sa capuche bleu, avant de tourner de nouveau son regard vers la porte.
Tu es encore derrière ?


N-non mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je ..


Mais non, entre donc.

Mireï entra avec sa timidité habituelle. Accrochant légèrement son regard, il lui fit un sourire qui se voulait le plus rassurant possible. Un hochement de tête en guise de salut lui répondit.
Je .. j’imagine que ce n’est pas nécessaire de demander comment ça va .. ?

Son sourire se fit un peu plus large, appréciant l’humour de l’adolescente.
Peut être pas nécessaire, effectivement.

Se levant du lit, le rouquin trouva avec une certaine joie une chaise avant de s’y asseoir. Tentant d’ignorer la présence du mage qui avait tendance à le déconcentrer, il prit le temps de dévisager sa compère rouquine, essayant de lire dans son regard à quel niveau était la douleur qu’elle devait forcément ressentir.
Et toi, comment ça va ?

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Posté Sam 3 Mar - 0:11
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !



Eh bien, je suppose que la prochaine fois, elle toquera à la porte.

Dorian ricana malgré lui à cette remarque, fortement ironique comme il les aimait. Bon, pour Mireï, c’était tout de même méchant, mais sa façon si naturelle de l’avoir dite était vraiment drôle. Dorian s’était donc levé et, une fois le tout plus ou moins remis en place, et avait accueilli une Mireï hésitante, qui s’était donc assise sur le lit. Les sourcils froncés, Dorian adressa un regard à Wulf, loin d’être rassuré.

Et toi, comment ça va ?

Cette bête question semblait lui être le plus grand casse-tête de l’histoire. Elle quitta son regard émeraude en baissant la tête, jouant avec ses doigts en signe de nervosité. Ah, il le sentait mal ; ayant reporté son attention sur l’elfette, Dorian le retourna vers son amant en affichant clairement une mine inquiète. Cela ne dura que brièvement, mais il préférait lui signaler qu’il ne le sentait vraiment pas.

Ça va ..

Attends.

Dorian se pencha alors vers la petite, et renifla l’air autour d’elle : légèrement affolée, elle recula quelque peu, avant que le thaumaturge ne fronce les sourcils d’une légère colère.

Mireï .. !

N-non mais attendez, J-je .. je peux –

Tu peux expliquer ça, vraiment ? Je connais cette odeur, et ce n’est pas celle attribuée au jus de pomme.

Cela dit, il ne se souvenait pas d’avoir croisé ses oreilles à la taverne. Pensif, il se tourna vers Wulf encore une fois, le temps de vraiment bien tout repensé l’histoire, avant de revenir vers elle.

Mireï .. t’as fait quoi de ta nuit ?

Pas .. grand-chose de très intéressant ..

Fronçant toujours plus les sourcils, le Tévintide croisa alors les bras, décidément énervé, mais pas contre elle. Cela dit, il respectait son silence : si elle ne voulait pas en parler, eh bien soit. Il s’y tiendrait, chacun avait ses petits secrets dans la vie. Et soudainement, comme épuisée, elle se laissa aller contre l’épaule de Dorian, qui sursauta presque. Par réflexe, ou presque, il encadra ses épaules d’un bras solide, au moins suffisamment pour réconforter un minimum.

… j’en ai marre …

Hey .. tu sais que tu peux nous en parler, on est là.

Il ne fallait pas croire, hein. Dorian était simplement plus attendri à cause de la nuit qu’il venait de passer, et du réveil insolite qu’il avait subi contre son gré. Il se reprit tout de même, le ton un peu plus solide.

Oui non, enfin on est là, quoi.

Il frotta un peu son bras comme pour la rassurer un peu, sentant la petite pleurer contre son épaule, avant qu’elle ne remonte dans sa tignasse rousse, toujours attachée en deux petites tresses. Elle balbutia un peu, avant de souffler près de lui.

Ils sont partis ..

Soudainement, Dorian écarquilla les yeux d’une surprise qui ne quittait pas ses semelles furieuses, qu’il posa sur Wulf. Malgré tout, il était grandement inquiet de son état, et il sentait qu’il était loin d’être le seul. Mais .. ils ne l’avaient tout de même pas laissée seule ici ?! Mireï ne bougeait plus, sanglotant en silence contre Dorian qui, honnêtement, ne savait pas trop quoi faire.

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Posté Sam 3 Mar - 14:47

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Lorsque Mireï pénétra tout à fait dans la chambre du brun le rouquin pu contempler avec une certaine tristesse la mine chiffonnée de l’elfette. Tout cela ne présageait rien de bon augure. Et lorsque le Garde capta tout à fait naturellement le froncement de sourcils inquiet du tévintide, le féreldien sut qu’une fois de plus, cette histoire ne sentait pas bon.
Quand il demanda à la jeune mage comment elle allait, elle quitta son regard, ses yeux bleus nerveux et apeurés. Elle jouait avec ses doigts, et la peur semblait transpirer de ses pores. Un nouveau regard de la part de son amant lui mit de nouveau la puce à l’oreille. Quelque chose clochait, la question était de déterminer le niveau de gravité de tout cela.
Ça va ..

Attends.


Dorian était assis aux côtés de la jeune adolexcente, sur le lit. Wulf, lui, était sur une chaise à deux mètres, et ne comprenait pas très bien l’injonction de son cadet.

Mireï .. !


N-non mais attendez, J-je .. je peux –


Tu peux expliquer ça, vraiment ? Je connais cette odeur, et ce n’est pas celle attribuée au jus de pomme.


Levant légèrement le nez en l’air, le rouquin sentit effectivement l’odeur de l’alcool. Mais après vérification, ses vêtements fleuraient bon la taverne, et vu la distance il ne pouvait pas profiter des effluves de la soirée de l’adolescente. Fronçant légèrement les sourcils, il se rappela ne pas avoir vu une autre tête rousse à la halte du messager… Par contre, lorsque la jeune elfe lui avait montré la bibliothèque la veille, il se rappelait d’une réserve d’alcools non loin… Bon sang, si elle s’était soûlée seule là-bas, c’était d’une tristesse incroyable.
Croisant une nouvelle fois le regard clair de son acolyte moustachu, il attendit la réponse de ce dernier, curieux mais silencieux, son regard vert compatissant tournée vers la benjamine.
Mireï .. t’as fait quoi de ta nuit ?

Pas .. grand-chose de très intéressant ..  

Le bras du brun entoura la frêle carrure de la mage, et Wulf ne contint pas un léger sourire attendrit devant leur comportement.

… j’en ai marre …

Hey .. tu sais que tu peux nous en parler, on est là.

Confirmant d’un hochement de tête, bêtement heureux du « nous » mais sérieux dans son engagement, le rouquin ne quittait pas des yeux la forme frêle pelotonnée contre l’épaule de Dorian.

Oui non, enfin on est là, quoi.

Quelques pleurs roulèrent sur les joues de la demoiselle, et Wulf s’approcha un peu, tendant son bras pour passer une main affectueuse sur la tête de Mireï. En réconfort silencieux, si celaa pouvait aider…

Ils sont partis ..

Ses yeux clairs se figèrent brusquement et une colère froide s’insinua un peu en lui. Cherchant du regard le thaumaturge, il croisa les iris claires et choquées de ce dernier.
Comprenant que le mage ne savait que dire, le voleur continua de poser sa main contre la tête de Mireï avant de serrer son épaule légèrement. Mobilisant toutes les miettes de délicatesses paternelles enfouies en lui, il chercha le regard bleu, appuyant ses paroles d’une voix calme et d’un regard adouci.
Je suis désolé, Mireï… Sache que tu n’es pas seule, d’accord ?

Serrant un peu les lèvres, il posa une nouvelle fois le regard de Dorian avant que sa poitrine soit soulevée d’un lourd soupir. Accrochant d’une main celle de la fillette, il demanda d’une voix un peu plus hésitante :
Ils ne t’on rien laissé ?

Une lettre, un mot d’adieu de la part de sa mère, un souvenir, un peu d’argent (dans le meilleur des cas) ?
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Posté Jeu 8 Mar - 22:55
Fort-Céleste, chapitre 6Ft. Wulf Varatarg

Un verre, camarade !


La plus grande tristesse devait être la distance entre le petit duo et Wulf, qui avait décidé de prendre une chaise. Mais il s’avança également, posant sa grande main chaude et rassurante sur sa petite tête rousse. Cet étrange tableau en fin de compte tira de Dorian un sourire léger, malgré la situation quelque peu alarmante.

Mais ils étaient partis. Au regarde que lui accorda Wulf, Dorian comprit qu’il était loin d’être le seul en colère. Le garde déplaça sa main pour saisir son épaule ; là, Dorian n’avait jamais vu autant d’attention et de douceur émaner d’un homme .. Sans doute qu’il possédait déjà une certaine expérience avec ça, le thaumaturge le comprenait dans ce sens-là. Peut-être qu’il avait une sœur ou quelque chose du style qui faisait qu’il possédait déjà ce genre de bagage ; une sœur, une nièce, une fille .. Une étrange mélancolie le traversa, tandis que plusieurs portraits se mélangeaient dans sa tête. Enfin, il avait plutôt connu une enfance et une jeunesse assez solitaire de ce côté-là de ce point de vue.

Et il avait osé se perdre dans de telles rêveries .. enviait-il Mireï de cette espèce de chance qu’elle avait d’avoir quelqu’un comme Wulf auprès d’elle ? Non, quand même pas .. Ses sourcils étaient froncés, son regard, perdu. Les dents serrées, il sortit de cette bulle quand il entendit à nouveau la douce voix du garde.

Ils ne t’ont rien laissé ?

Se concentrer sur l’instant présent. Dorian souffla par le nez, avant de porter un regard vers son amant. S’il ne l’avait pas déjà été, il ferait définitivement un bon père, un très bon père, même. Mireï s’était un peu figée, silencieuse depuis tout à l’heure. Elle garda son appui contre le Tévintide, essayant de calmer ses sanglots muets pour peut-être pouvoir parler.

Hier, en .. en fin d’après-midi… J’étais allée prendre des nouvelles de mon père. J’étais descendue du côté de l’infirmerie, je .. j’y ai croisé ma mère .. E-elle m’avait pris dans ses bras, elle m’avait dit que tout irait bien …

Le thaumaturge la serra un peu plus contre lui, sentant une nouvelle vague de pleurs sur le point de la secouer. Pauvre petite … Le regard clair du Tévintide se posa sur Wulf, présageant que le plus lourd serait à venir. Puis, son attention fut volée par l’étreinte soudainement plus ferme de l’elfette, s’agrippant à lui de toutes ses forces et cachant son visage contre son épaule. Dorian la regardait, tout en resserrant un peu plus l’étreinte. Cela lui rappelait de bien sombres épisodes, qu’il aurait bien aimé laisser au fin fond de leur tiroir.

Comment va-t-il ?

C’était qu’il l’avait bien amoché, sous le jouc de la colère. Son ton était calme, mais extrêmement soucieux ; pas pour le brûlé vif, mais bel et bien pour Mireï.

Il .. va bien .. … Mon père m’a .. regardé .. d’un œil mauvais … Il aurait pu me frapper, me hurler dessus, … J’aurais presque préféré qu’il fasse réellement quelque chose, finalement …

L’indifférence et l’ignorance ; il n’y avait rien de pire de la part d’un parent. Dorian se mordit l’intérieur de la joue, puis ferma les yeux, cala sa tête contre la sienne et l’enlaça à deux bras, pour être certain de bien la tuer à force de la blottir contre lui. Il comprenait tellement ce qu’elle était en train de vivre, et il en était tellement navré. Et puis, soudainement, il eut l’espoir que Wulf allait se joindre à eux ; pourvu qu’aucun mot ou geste ne soit échangé pour communiquer l’idée ..

Désolée .. j-je m’en veux de vous .. déranger…

Oh, si ce n’est que ça…

Là, il adressa un regard à Wulf et, malgré l’ambiance, lui sourit, ajouté à ce drôle de tableau un clin d’œil plein de sous-entendus.

Nous aurons bien d’autres occasions.

Il marqua une pause, avant de revenir au principal souci du moment.

Mais .. ils sont partis ? Comme ça ?

Comme ça ..

Ce fut au tour de la jeune fille de laisser le silence s’installer. Evidemment, Dorian n’allait pas bêtement se contenter de cette timide écho.

Je .. je suis partie de l’infirmerie. J’ai discuté avec ma mère … Elle .. parlait d-de .. d’un moyen de réparer les choses .. de .. chasser les troubles qui .. divisaient notre famille …

De chasser ta m .. oh non.

Si .. si …

Le thaumaturge eut tant de déjà-vus dans cette histoire .. Oh, il se sentit basculer émotionnellement parlant, et honnêtement, il se passerait volontiers de montrer ses états d’âme comme ça. Il tenta d’éviter les larmes de monter en respirant avec plus de force et en serrant les dents. Puis il répondit d’une vois ferme, quoique légèrement tremblante d’émotions bien trop fortes pour lui.

Ne pleurs pas leur départ à ces salauds, ils ne te méritent pas.

Brusquement, Dorian se leva, évitant les regards ou quelconque potentiel contact, si Wulf allait tenter de le retenir, pour se diriger vers la porte. Il en franchit le pas rapidement, refermant la porte derrière lui. C’était bien plus qu’il ne pourrait porter avec elle, et il n’avait pas envie que le rouquin le vît dans cet état.

Mireï porta un regard inquiet à Wulf, confuse quant à sa soudaine réaction : elle l’avait senti se figer pourtant, son souffle d’un coup plus insistant. Elle soupira, baissant la tête.

.. J’ai encore dit quelque chose de travers ..

Dans le fond, elle ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, mais tout le monde avait besoin d’une excuse pour s’expliquer les choses. Perdue, elle replia les genoux vers son corps et les enroula de ses bras, pour y appuyer sa tête.

Ser Dorian ne .. va pas très bien … Vous devriez ..

Elle marqua une pause, avant de reprendre, le ton plus bas.

Je devrais vous laisser ..




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Posté Ven 9 Mar - 14:02

Un verre, camarade !

Premier soir du garde des ombres




Le regard mélancolique de Dorian en disait beaucoup sans rien exprimer à la fois. Wulf en était venu à se demander, une main posée délicatement sur Mireï quelles épreuves avaient dû traverser son cadet pour se sentir si ému à l’évocation de tels problèmes de familles.
Mais son intervention ramena le thaumaturge au moment présent : un discret soupir et le voilà qui secoue la tête avant de le regarder. Quelque chose l’intérieur de la poitrine du Garde remua alors qu’il croisait le regard de son amant.
Hier, en .. en fin d’après-midi… J’étais allée prendre des nouvelles de mon père. J’étais descendue du côté de l’infirmerie, je .. j’y ai croisé ma mère .. E-elle m’avait pris dans ses bras, elle m’avait dit que tout irait bien …

Reportant son attention sur la jeune elfe, il sentit quelques espoirs sur la mère de Mireï : elle avait l’air moins radicale que son époux, plus réfléchie. Il ne savait pas si elle était une quelconque piste de raccord pour cette famille tristement déchirée… mais il ne pouvait s’empêcher de l’espérer un peu.
Le regard du tévintide vint de nouveau remuer ses entrailles alors que la jeune mage se serrait un peu plus contre son voisin. Le réconfort qu’elle souhaitait en tirer l’aiderait, mais faire le deuil d’une famille stable et aimante ne serait tout de même pas une chose aisée.
Le regard du brun semblait aussi douloureux que les yeux de la rouquine, et le Garde des ombres tentait de réprimer sans bien savoir pourquoi l’élan de tendresse qui le secoua.
Comment va-t-il ?

Wulf se fichait bel et bien de l’état du père de la jeune elfe, mais cette dernière devait avoir été suffisamment remuée pour ne pas voir en prime son père blessé.
Il .. va bien .. … Mon père m’a .. regardé .. d’un œil mauvais … Il aurait pu me frapper, me hurler dessus, … J’aurais presque préféré qu’il fasse réellement quelque chose, finalement …

La douleur de l’ignorance… Quelques flashs passèrent devant les yeux du tempête : le regard d’un père en deuil prêtant peu d’importance à son fils, tellement focalisé sur sa douleur. Le fantôme d’une mère absente qu’il avait tué… Un frisson parcourut le corps du féreldien, et mené par une impulsion soudaine, il se leva de sa chaise et s’assit à côté de Mireï, en face de Dorian. Un de ses bras enserra les deux corps tandis que le second posait tranquillement sa paume contre la tête de la benjamine. Quelle étrange câlin recomposé, mais pourtant si salvateur pour les trois égarés qu’ils étaient…
Désolée .. j-je m’en veux de vous .. déranger…

Et quel manque de confiance cette famille cruelle avait instiguée dans la jeune adolescente. Il s’apprêtait à répondre qu’il se souciait peu de l’interruption, puisqu’elle était importante. Mais le tévintide répondit avant lui.
Oh, si ce n’est que ça…

Un regard, comme une promesse… Il répondit au clin d’œil de son amant par un léger sourire…
Nous aurons bien d’autres occasions.

… et un regard troublé.
Mais .. ils sont partis ? Comme ça ?

Comme ça .. Je .. je suis partie de l’infirmerie. J’ai discuté avec ma mère … Elle .. parlait d-de .. d’un moyen de réparer les choses .. de .. chasser les troubles qui .. divisaient notre famille …

De chasser ta m .. oh non.

Si .. si …

Le regard de Wulf devint glacial. Il se rappelait de quelques visages marqués au front d’un soleil, de langages monocordes… La voix tremblante de Dorian le tira de ces souvenirs.
Ne pleurs pas leur départ à ces salauds, ils ne te méritent pas.

Préférant en rajouter une couche pour Mireï, il conclut la phrase du mage par une affirmation importante pour lui, et pour la jeune fille :
Personne ne va changer quoi que ce soit. Il en est hors de question.

Mais le brun se leva, surprenant son partenaire rouquin. Il tendit un bras vers son amant, mais ne tenta pas de le retenir physiquement : quelque chose clochait, c’était certain.
Dorian ?

Avec un sourire rassurant mais inquiet envers Mireï, il la serra un peu plus contre lui.
.. J’ai encore dit quelque chose de travers ..

Elle se serra contre elle-même, ramenant ses jambes contre son corps. Wulf caressa se cheveux, tentant de mettre de l’ordre dans son propre crâne. Qu’est ce qui avait touché Dorian ? « d’un moyen de réparer les choses… » son estomac se glaça : le rouquin savait qu’aimer un homme quand on en était un était chose difficile dans l’empire.
Ser Dorian ne .. va pas très bien … Vous devriez ..
Je devrais vous laisser ..

Se levant, il rattachait chaque pièce du puzzle (le puzzle tévintide à moustache) les unes aux autres. Avec un regard pour la rouquine, il s’approcha de la porte :
Ce n’est pas de ta faute. Tu n’as rien fait de mal dans cette histoire. Je vais le chercher, tu restes ici : je reviens tout de suite, avec ou sans lui.

En conclusion, il finit par dire :
Il est hors de question que tu traverses cette épreuve seule.

Et il sortit de la chambre. Un regard à gauche, puis à droite, il finit par choisir une destination, puis une autre : aucune trace du thaumaturge. Une boule dans la gorge, il finit par retourner dans la chambre du mage : il comptait bien occuper un peu l’esprit de l’adolescente…
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