Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Lun 5 Fév - 19:09




Le feu crépitait...
Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire


Il pleuvait sur Boscret ce jour là. Un bruine fine comme seul les villages aux alentours des côtes orageuses savaient le faire : glaciale et persistante, n'importe quel voyageur terminait trempé au bout d'une demi heure sur les chemin boueux. Wulf ne faisait lui même pas le fier : s'il connaissait les lieux et le climat comme sa poche, il était logé à la même enseigne que les autres, et c'est ruisselant qu'il vit enfin apparaître le village à l'horizon. Il arrivait de la côte orageuse, où il était allé déposé des fleurs sur son ancienne maison. Il n'avait, après tout, jamais retrouvé les corps de sa famille : le jour où il avait vu leur mort, encore récente, il n'avait pu prendre le temps de leurs donner une sépulture décente, et il avait du fuir les engeances du cinquième enclin.
Quand il était retourné dans sa maison, un ou deux mois plus tard, leur corps n'étaient plus là, probablement pillés et jeté à une quelconque fosse commune. Aussi c'était son ancienne maison, perchée sur le haut d'une des falaises des côtes orageuses qu'il se rendait lorsque le besoin et le deuil se faisait sentir. Comme cela avait été le cas tout récemment.
Il avait la gorge serré alors qu'il pénétrait dans le village. Il enleva son capuchon en croisant un villageois et demanda l'auberge du coin : il avait beau connaître les lieux comme sa poche, les maisons grises sous la pluie lui semblaient toutes être les mêmes.
Il suivit l'indication de l'homme et posa pied à tard dans ce qui semblait être un abri pour chevaux et bétail confondu. Il s'occupa soigneusement de sa monture brune tout en grognant un peu : si la tâche n'était pas pénible, il avait hâte de pouvoir profiter d'un intérieur sec. Il avait presque l'impression d'avoir piqué une tête dans le lac avoisinant.
Retourner ainsi sur les terres de son enfance, cela lui donnait des sentiments étranges : il avait une sorte de satisfaction à reconnaître chaque route qui se profilait devant lui. Mais beaucoup de lieux avait allures d'oraisons funèbres alors qu'il se remémorait les moments d'autrefois passés avec sa femme, sa fille et son père. Il eut même une pensée pour sa mère, cette mère qu'il n'avait jamais vu. Si les côtes orageuses était les terres de son enfance, elle étaient aussi aujourd'hui le tombeau d'une vie à laquelle il ne pouvait plus (voulait plus) prétendre.

Lorsqu'il pu enfin entrer au sec, il eut un bref soupir de soulagement : retirant sa cape, il dévoila une armure légère et deux lames fixées sur son dos. S'il n'avait aucune intention de montrer ses compétences de guerrier ce soir, il n'allait pas pour autant laisser ses deux précieuses armes aux yeux et aux mains de n'importe qui. Il s'avança près de la cheminée et frotta ses mains rudes et calleuses devant le foyer, dans un maigre espoir de retrouver de la chaleur. Il passa une de ses mains dans ses cheveux et les secoua pour les débarrasser de la plus grande quantité d'eau. On lui servit une bière sur la grande table en bois au centre de la pièce, mais il la posa sur la cheminée et resta collé au feu, son regard se perdant dans les jeux de lumière rougeâtre.

Il finit par s'asseoir sur un tabouret à trois pieds et fouilla dans sa poche pour en sortir une pipe en bois. Il l'essuya sommairement et la bourra avec du tabac avec des geste rapides et précis. Il alluma un bout de bois pour le porter au foyer de sa pipe. Il tira la première bouffée tout en la savourant. Il était de nouveau en paix : il avait pu visiter sa famille et il était au sec, un but se profilait à l'horizon. Il s'obstinait certes à penser qu'il était toujours bloqué au deuil de sa famille, mais pour le première fois depuis longtemps, il se sentait tout à fait serein. Enfin.

Les yeux perdus dans le feu, sa pipe collé aux lèvres, il commença à fredonner : c'était une nouvelle chanson, si actuelle, et il ne l'avait entendu qu'une ou deux fois. Mais la mélodie était simple et les paroles évocatrices. Sa voix grave et rauque résonnèrent dans la misérable auberge.


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Posté Jeu 15 Fév - 21:44

Quelle plaie. Elian’ha avait dû limite se battre avec Tullia pour que cette dernière là laisse partir. Soupirant, la russe rajusta sa capuche avant de se demander où aller. Elle devait faire le plein de vivre avant de reprendre sa route pour faire ce qu’elle avait à faire. Laissant le cheval emprunté aux gardes, elle tapa avec force l’arrière train de ce dernier pour le faire détaler chez ses maîtres, avant de continuer à pied. Elle regarda le ciel qui annonçait l’arrivée de la pluie. En même temps en se dirigeant vers le Boscret, il n’y avait que cela. Ainsi. Elle rajusta sa capuche, avant de se diriger vers la petite route qui se dessinait entre les arbres. Marchant où elle le pouvait, elle senti une, puis deux gouttes, avant de subir le torrent d’eau sur elle.

Grognant entre ses lèvres en dalatien, elle se dirigea vers la taverne la plus proche pour y entrer et aller s’asseoir dans un coin à une table assez reculé. Elle aimait être seule. L’elfe retira sa cape et la posa sur sa chaise pour la faire sécher, avant de s’asseoir. Elle commanda à boire et à manger, avant de sortir une carte. Elle avançait plus lentement que prévue. En même temps avec ses blessures et le temps, c’était normal. Faisant la moue, elle tenta de chercher un autre chemin, en vain. Elle devrait obligatoirement passer par la route principale. C’était plus sûr pour elle.

Sa boisson arrivée, elle but une gorgée avant de reporter son attention sur la carte. Jusqu’à ce qu’une personne entre et aille près du feu. Elle leva légèrement son regard gris avant de le reporter sur sa carte. Elle ne le leva que pour regarder son repas qu’elle avala rapidement pour s’occuper de nouveau de sa carte. C’était jusqu’à ce qu’une voix masculine s’éleva dans la pièce. Elle laissa tomber sa carte pour écouter la personne chanter.

Faisant une nouvelle fois la moue, elle se leva et alla voir un groupe de musicien. Utilisant ses charmes, elle paya un joueur de luth qu’elle emprunta avant de rejoindre l’homme. Elle s’installa et mit une jambe au dessus de l’autre, penchant sa tête sur le côté, ses longs cheveux flammes suivant le mouvement. Elle commença à jouer la musique les yeux fermés, ses doigts glissant habilement sur les cordes. Elle attendit un peu, rouvrant ses yeux avant de commencer à chanter en canon avec l’homme.

Qu’elle connaissait bien cette chanson. Trop bien. Elle referma ses yeux, des larmes coulant sur ses lèvres, sa voix cristalline restant toujours aussi claire et pure néanmoins. Elle savait la contrôler malgré sa tristesse. Pour elle, la brèche n’était pas celle du ciel, mais celle de son cœur qui était déchiré par la perte de son enfant. Enfant qu’elle ne connaîtrait jamais. Tullia n’avait pas pu comprendre ça et elle ne savait pas si elle allait le comprendre un jour. Toujours était-il que pour Elian’Ha, il lui faudrait du temps pour se pardonner et pour passer à autre chose.

La chanson finie. La jeune femme se leva et s’inclina sous les applaudissements pour les deux jeunes personnes. Elle se tourna vers son chanteur d’infortune et lui sourit avant de s’incliner. Elle alla rendre le luth, se faisant charrier au passage, avant de reprendre sa place. Mais au lieux de regarder sa carte, son regard se tourna vers la fenêtre. Adossée sur sa chaise, elle posa ses deux mains sur son ventre plat, avant de le caresser doucement. Se rendant compte de son geste, elle arrêta tout en serrant les points.

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Posté Mar 20 Fév - 19:22

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire



Si Wulf fut tout d’abord surpris d’être rejoint dans ce moment de poésie, il n’en laissa rien paraître, et continua de chanter, sa voix grave et rauque accompagnée par celle plus aigue de la jeune femme. Celle-ci s’était procuré de manière assez inattendue un luth, et les quelques cordes grattées ajoutaient réellement quelque chose à leur duo improvisé. Souvent, Wulf regrettait de ne pas savoir jouer d’un quelconque instrument, mais il n’avait ni le temps, ni les enseignements pour cela. C’était sa femme qui jouait de temps en temps, sa flute traversière en bois accompagnant la voix de son époux. Une autre époque, qui devenait bien lointaine. Mais le rouquin était heureux de trouver une nouvelle partenaire de musique, de manière improvisée.
Du coin de l’œil, il observa de son regard vert la jeune inconnue : une femme elfe aux cheveux roux. Elle semblait être bien armée, voyageant probablement seule. Elle semblait épuisée, las. Et sa figure comme son expression était en miroir de celle du garde des ombres. C’était deux âmes tristes et seules qui élevaient la voix face au feu.
Lorsque la chanson se termina, trop tôt au goût du voleur, la femme rousse se leva pour rendre le luth à un groupe de buveurs installé plus loin. Plongé dans son atmosphère, les yeux perdus dans le feu et l’esprit dans sa chanson, il n’avait pas aperçu que la taverne s’était remplie au fur et à mesure. La douleur rendait aveugle, peut-être. Il tira une ou deux bouffées sur sa pipe, retrouvant contre son palais le goût familier du tabac. En face de lui, les hautes flammes de la cheminée en bois étaient devenues quelques braises ronflantes qu’il secoua à l’aide d’un bout de bâton appuyé contre les montants de la cheminée. Quelques étincelles voltigèrent et sortirent Wulf de ses pensées profondes. Il leva la tête et posa son regard aux alentours, à la recherche de la chanteuse inconnue. Il la trouva dans un recoin de la taverne.
Il était difficile de trouver un recoin dans cette taverne : elle était petite et carrée. Mais la rousse avait visiblement cherché le lieu le plus sombre et le moins chaleureux, jouxtant une fenêtre de taille assez réduite.
Il se leva, la pipe au bec, et prit sa chope de bière. D’un pas tranquille et silencieux, il s’approcha de la dame (malgré son jeune âge, elle semblait plus « dame » que « demoiselle ») avant de s’arrêter à deux mètres d’elle. Elle montrait son profil, son regard perdu dans la nuit pluvieuse. Mais ce qui frappa le féreldien ce fut le geste léger d’une main contre un ventre. Sa femme avait fait cela auparavant, lorsqu’elle avait désiré un enfant. Puis lorsqu’il avait grandi en elle. Quelques semaines après avoir enfanté, elle avait répété ce même geste, comme trahissant un manque.
Il eut ce sentiment qui le frappa : cette femme était mère.
Et toute son éducation de féreldien un peu barbare et simple lui avait inculquée quelques absolus : une mère était une femme qui méritait double respect. Aussi, ce fut d’une voix douce qu’il se permit d’interrompre les rêveries de la chanteuse.
Puis je m’installer à cette table ?


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Posté Mar 20 Fév - 21:22

Il pleuvait toujours dehors, comme dans le cœur de la rousse qui, la gorge serrée, repensait sans cesse à cet enfant qu’elle ne connaîtrait jamais. Peu la comprenait et c’était normal. C’était son premier enfant. Enfin… ça aurait dû l’être. Alors certes, il y aurai d’autres enfants, elles pourrait en faire d’autre, mais c’était le premier. Comment décrire ce sentiment… comment le faire comprendre ? Les larmes coulèrent de nouveau sur ses joues.

Soudain, alors qu’elle était perdu dans ses pensées, s’essuyant les yeux, elle sursauta en regardant l’homme en face d’elle comme s’il venait d’apparaître par magie. Il lui fallut plusieurs secondes et quelques clignement de yeux, avant d’acquiescer en se raclant la gorge. Elle se redressa sur sa chaise, nouant ses mains ensemble en regardant son plateau vide. Elle bougea ses lèvres d’un air gênée, avant d’oser lever son regard sur la personne en face de lui.

Je… je suis désolé si je vous ai dérangé durant votre chanson. Vous avez une magnifique voix…. Pardonnez mes piètre talent, j’ai perdu la main.


S’essuyant la main sur son pantalon, elle l’a tendit ensuite à l’homme, un léger sourire sur le visage.

Je m’appelle Elian’Ha.


Après sa présentation, elle rangea de nouveau sa main entre ses genoux, regardant le bois de la table. Elle était gênée, elle ne savait que dire. D’habitude quand elle venait on ne venait pas la voir. Sauf la tavernière qui d’ailleurs arriva pour prendre le plateau et lui déposer un verre avec un liquide épais couler rouge orangé : un cocktail de fruit. Ne comprenant pas, elle leva son regard sur la gérante de la taverne qui lui fit un clin d’œil, avant de partir.

Les larmes remontant, elle les ravala en buvant une gorgée du jus, ce dernier lui faisant une petite moustache de mousse au dessus des lèvres. Gênée, elle essuya d’un revers de langue celle-ci, avant de regarder le nouveau venu. Elle ne devait pas se mentir, le fait d’avoir quelqu’un m’apaisais. Cela lui faisait penser à autre chose qu’à ses démons. Démons qui la hantait jusque dans ses rêves comme on pouvait l’en juger par les cernes sous ses yeux.

En effet, depuis son sauvetage par sa sœur, elle n’avait pas réussi à dormir complètement. Ou quand elle le faisait, c’était pour se réveiller peu après dans un cri et des sueurs froides. De ce fait, elle se tenait réveillé, utilisant un remède qu’elle avait fait elle-même avec ses connaissances de plantes. D’ailleurs, elle en sorti une petite fiole comprenant le remède bleu vert, avant de l’avaler d’une traite et de grimacer. Puis elle en prie une autre de couleur transparente jaune cette fois ci et l’avala aussi d’une traite.

Elle reporta ensuite son attention sur l’homme, tout en buvant une nouvelle fois dans sa boisson préférée, faisant cette fois-ci attention à la mousse. Elle se passa la langue sur ses lèvres afin de s’humidifier celles-ci, avant de prendre une nouvelle fois.

Je ne vous ai jamais vu par ici…. Vous êtes nouveau ?


Puis elle se figea en se disant que c’était peut être un corbeau, mais s’adoucit en se disant que cela ne pouvait pas être le cas. Finissant son verre dans un sourire de contentement, elle se mit confortablement sur sa chaise, tout en prenant une nouvelle fois la parole, sa voix toujours aussi douce que les fois d’avant :

Il y a quelque chose que vous vouliez voir avec moi pour être ici ?




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Posté Jeu 22 Fév - 0:20

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Je… je suis désolé si je vous ai dérangé durant votre chanson. Vous avez une magnifique voix…. Pardonnez mes piètre talent, j’ai perdu la main.

Avec un léger sourire, tentant d’être rassurant face à la détresse de la femme en face de lui, Wulf s’assit sur le banc, la table en bois se dressant entre lui et la chanteuse, alors qu’elle essuyait quelques larmes furtives. Avec un peu de pudeur, le féreldien détourna le regard, mais tint à rectifier les propos de l’inconnue :
Merci à vous, m’dame, de m’avoir accompagné de votre voix.

Et la chanteuse finit par se présenter, tendant la main vers le rouquin.
Je m’appelle Elian’Ha.

Le garde des ombres répondit d’un léger sourire au timide plissement des lèvres qu’Elian’Ha avait commencé à effectuer. La douleur se lisait partout sur ses traits, malgré ses tentatives pour l’ignorer. Le voleur finit par répondre et donner son nom, serrant avec douceur la main de la jeune femme dans la sienne :
Wulf.

Le féreldien bougon et un peu rude en lui savait qu’il aurait du mal à contenir le « m’dame » qui aurait envie de sortir à chaque instant. Tant pis, on ne pouvait jamais totalement renier le milieu de sa naissance, et ce n’était de toute façon pas l’intention de Wulf.
Elle était étrange, cette femme : à pleurer sans presque aucune retenue, mais avec une dignité toute contenue. A boire dans la taverne la plus perdue de Férelden en chantant aux côtés d’inconnus.
Elian’Ha se fit servir un verre par la tenancière, qui semblait la connaître. De son côté, le garde des ombres tira une bouffée sur sa pipe avant de boire une gorgée de sa bière épaisse. Silencieusement, il observa la jeune elfe boire l’intégralité d’une fiole avant de se servir dans sa boisson comme une enfant l’aurait fait. Le rouquin dû réfréner un étrange et vieil instinct paternel qui lui donna envie d’essuyer cette moustache formée par l’alcool. Quelle étrange vie donnait ainsi d’étrange envies aux pères sans enfants.
Je ne vous ai jamais vu par ici…. Vous êtes nouveau ?

Wulf eut un léger rictus : à force d’être toujours sur la route, il était un peu devenu étranger à son propre pays.
Oui et non, m’da… Elian’Ha. Je viens des côtes orageuses, mais ça fait longtemps que j’étais pas revenu dans le coin.

Et combien de temps… Presque une année. Et à chaque fois il y restait peu de temps. Pourtant il aimait la rudesse des lieux, la pluie qui lavait tout, les combats magnifiques entre géants et dragons sur une plage grise.
Il y a quelque chose que vous vouliez voir avec moi pour être ici ?

L’attention de Wulf se focalisa : une personne armée et seule se baladant dans un coin paumé, mais apparemment connue dans le coin. Cherchait-elle à fuir quelque chose ? Quelqu’un ? En tout cas, le rouquin comptait bien la rassurer et c’est ce qu’il fit, sa voix toujours aussi tranquille qu’auparavant, en parfait miroir à sa compagne de boisson :
Non, pas du tout… Je suis venu… Je suis venu honorer mes morts.

Un nouveau « m’dame » faillit sortir de sa bouche, mais ile contint à nouveau. Instinctivement, et sans qu’il ne s’en rende tout à fait compte, son index et son pouce droit étaient tout deux venus tourner son alliance usée autour de son doigt. Qu’elle était étrange, cette coutume : un veuf gardait sa bague au doigt, comme portant à vie le deuil d’un mariage qui ne pourrait être égalé. Et pourquoi gardait il ainsi un bijou au nom de sa femme, tandis que ni son père, ni sa fille, n’existaient ailleurs que dans son souvenir ?

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Posté Jeu 22 Fév - 0:57

La rousse le regardait, avant de finir son verre et de se blottir contre sa chaise. Elle ne savait que dire ou que faire, n’ayant plus eu de relation depuis plusieurs mois, elle avait perdu l’habitude. Elle ne put néanmoins s’empêcher de remarquer l’alliance au doigt. Se mordant d’abord la lèvre, la curiosité fut plus forte et sa question fusa en douceur :

Vous aviez une femme ?

Elle savait maintenant où elle avait vu ce genre de regard qu’il portait : les veuf avaient la même. Elle se mordit la lèvre à sang, avant de s’excuser en disant que ce n’était pas ses affaires. Elle reporta son attention sur le verre vide, avant d’en demander un autre. Elle voulait boire, boire et oublier. Peut être qu’ainsi elle dormirait mieux. Peut-être.

Elian’Ha reporta son attention sur Le Roux, l’étudiant du regard, avant de regarder inexorablement vers son ventre. Elle aussi venait de perdre quelqu’un. Elle soupira, avant de regarder le fameux Wulf, puis de baisser de nouveau la tête. Elle avait besoin de la réponse à une question :

Pensez vous qu’on puisse surmonter la mort de son enfant ?....

Elle n’en disait pas plus, tout était dans sa phrase sur ce qu’elle avait vécut et la raison qui faisait qu’elle posait la question. Comme elle détestait être comme ça, mais là, elle était trop fatigué. Elle avait besoin de réponse à cette question. Si bien qu’elle avait totalement baissée sa garde. Ne se souciant plus de si la personne en face était un ennemi ou non.

Elle reporta une main presque inconsciemment à son ventre. Elle ne le caressait pas, mais c’était comme si elle le sentait toujours. Elle savait que c’était une illusion, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle avait aimé la personne qui l’avait mis dans cet état. D’ailleurs… qu’est ce qu’il en penserait ? Elle hésitait entre vouloir le savoir ou non. La négation fut plus importante, car elle chassa l’idée d’un revers de main.

Plantant son regard émeraude dans celui du roux, elle sourit doucement, avant de regarder la boisson qu’on venait de lui ramener. Elle avala une grosse gorgée, soupirant de bien être, avant de souffler. Prenant ensuite la parole.

Où comptez vous aller par la suite ?

Elle pencha légèrement la tête sur le côté, souriant tendrement, avant de se demander s’ils auraient l’occasion de se revoir. Elle avait fortement apprécié chanter avec lui. Se raclant la gorge, elle regarda son verre en élevant de nouveau légèrement sa voix, bien qu’un peu plus timidement:

Aurais-je l’occasion de chanter de nouveau avec vous ?



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Posté Ven 23 Fév - 9:55

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Vous aviez une femme ?

Wulf eut un sourire un peu douloureux, et jeta un regard à son alliance. Elle était en argent, ce qui était un luxe pour le marin qu’il était alors. Un peu plus de trois lustres qu’il la portait, et elle était toute polie, comme incrustée à la chair de son doigt. Il avait eu une femme, oui. Et la plupart des gens le croiraient fou, s’il avouait l’avoir encore, en visite dans ses rêves, dans chaque chose qui lui faisait penser à elle.
Mais Wulf était un homme tranquille, qui savait se faire maître de ses émotions, aussi, il ignora les excuses de la femme en face de lui pour lui répondre d’un air calme mais un peu triste :
Oui, j’étais marié.

Il n’en dit pas plus, son regard légèrement perdu tannant le bois de la table alors qu’il prenait machinalement une gorgée de bière en plus.
Pensez vous qu’on puisse surmonter la mort de son enfant ?....

Et Wulf regarda de nouveau l’elfe droit dans les yeux, scrutant sans pudeur le regard de la jeune femme, tandis qu’au fur et à mesure, les pièces du puzzle s’emboitaient : une mère, des larmes de tristesse, une perte.
La mort d’un enfant, peut être le premier. Ou peut être laisse-t-il des frères et sœurs endeuillés.
Et il savait que la réponse qu’il allait apporter à Elian’Ha n’allait pas aider, mais il se devait d’être honnête, et la vérité avait une brûlure toute particulière.
Cela fait des années que j’ai perdu ma fille… On ne surmonte pas la mort de son enfant. On apprend à vivre avec la douleur. C’est ce que j’ai retiré de mon expérience.

Et il tira une nouvelle bouffée de sa pipe alors que les fantômes de sa famille bougeaient devant ses yeux. La vision de leurs corps tués par les engeances hantait ses cauchemars. On ne pouvait trouver de repos quand ces images là étaient logées dans son crâne.
Où comptez vous aller par la suite ?

Wulf s’humecta les lèvres en fronçant les sourcils : la réponse n’était pas si évidente que cela pour lui, aussi il prit son temps avant de répondre à Elian’Ha :
Je ne sais pas… Je vais continuer ma route entre Fort Bastel, les côtes et peut être Fort Céleste. Des temps si troublés perturbent mes habitudes… Et vous ?

Il leva son regard vert sur la jeune femme, et aussitôt, des tas de suppositions se créèrent dans son esprit : une mercenaire, une espionne, une barde ? Pas d’armure, mais une allure qui laissait penser qu’elle ne craignait pas les mauvaises rencontres.
Aurais-je l’occasion de chanter de nouveau avec vous ?

Wulf eut un sourire sincère et plus franc que les précédents : il répondit d’une voix un peu plus vive et joyeuse :
Je l’espère, Elian’Ha. Je connais peu de chanteuse qui transmettent autant de sincérité que vous.


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Posté Ven 23 Fév - 12:02

La réponse fut bien celle dont elle avait peur. Elle devrait vivre avec. Cela faisait tellement mal. C’était pire que de la douleur physique, c’était…. Elle n’aurait pu préciser ce que c’était vraiment. Elle aurait pu tenter de l’expliquer par tous les moyens qu’elle n’en serait pas parvenue. Si bien qu’elle se mit à penser à autre chose, avant de le regarder. Il comprenait sa douleur, peut-être plus que ce qu’elle pensait, mais c’était réconfortant pour elle de se dire quelqu’un vivait ou avait vécut la même chose qu’elle.

Elle l’écouta dire son trajet de route, avant de hausser les épaules. Qu’est-ce qu’elle allait faire elle ? Se faire petite. Disparaître. Elle regarda Wulf, peut-être que… Non, elle enleva cette idée de la tête, demander à un homme de l’accompagner sans le connaître et sans qu’elle le connaisse. C’était peut-être quelqu’un de bien, mais elle ne pouvait rester avec lui. Pour sa propre sécurité.

Je vais…. Vagabonder…. Aller là où le vent m’emportera…


Oui, suivre le vent et laisser ses pieds l’emporter quelque part. Elle releva son regard vers Wulf, souriant légèrement. Ah, ce regard. Elle ne le connaissait que trop bien. Elle souffla et désormais réchauffé, retira sa cape pour dévoiler un haut en cuir marron clair qui se fermait jusqu’au milieu de la poitrine, dévoilant ainsi un décolleté. Elle portait par-dessus une veste couleur vert avec un peu de fourrure à l’intérieur et des gants marrons laissant néanmoins les mains libres. Elle avait deux ceintures à sa taille. Une verte normale et l’autre avec une petite sacoche dessus et des outils de voleurs.

J’étais mercenaire… Chez les corbeaux. Je n’y suis plus donc vous n’avez rien à craindre. Au contraire, je suis même recherché par eux. Néanmoins, si vous voulez partir je comprendrais. Je suis habitué.

Sentant son regard, elle sourit un peu plus.

J’ai senti votre regard qui me scrutait en se demandant ce que j’étais.


La rousse reporta son attention sur son verre à moitié vide et elle finit ce qui restait du liquide, avant de légèrement rougir à la remarque. Elle lissa une mèche qui s’était évadé de son chignon, avant de regarder dehors, puis Wulf.

Merci du compliment… Que je vous retourne. Appeler moi Elie.


Elle reposa ses mains sur le cuir noir de son bas, se les frottant doucement. Elle laissa son regard dérivé sur les autres personnes présentes dans la taverne, avant de se blottir dans sa chaise. Elle étudiait désormais la réaction de son compagnon d’infortune. Allait-il rester ou fuir comme les autres ? Enfin…A Part Dorian qu’elle avait fait fuir…

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Posté Lun 26 Fév - 11:38

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Je vais…. Vagabonder…. Aller là où le vent m’emportera…

Wulf observa la jeune femme une fois de plus : elle était perdue, et triste, cela se voyait. Mais le roux pu constater en plus de cela que la chanteuse n’avait pas de but où se rendre, pas d’objectif à suivre. Cela devait être dur, de ne savoir que faire avec sa tristesse. Wulf, lui, avait la « chance » toute relative d’avoir perdu sa famille dans des temps si troublés qu’il n’avait pu s’arrêter pour souffler. Il en payait peut-être le prix des années après.
J’étais mercenaire… Chez les corbeaux. Je n’y suis plus donc vous n’avez rien à craindre. Au contraire, je suis même recherché par eux. Néanmoins, si vous voulez partir je comprendrais. Je suis habituée.

La tenue de voleur dévoilée par la jeune femme s’accordait à ses dires tandis que son sourire triste semblait attendre un peu douloureusement le départ du garde des ombres. Ce n’était pas vraiment le genre de Wulf de s’esquiver à de telles nouvelles. Certains parleraient de manque de prudence, lui préférerait parler d’absence de jugement.
Les corbeaux d’Antiva. Il avait entendu parler de meurtre, d’assassinat perpétré par des mercenaires aux armes empoisonnées… La femme en face de lui dégageait une certaine force et une véritable aura, il la croyait tout à fait capable de tels actes. Il prit une gorgée de sa pinte de bière, et répondit de sa manière très simple et concise :
Je ne compte pas partir.

Et Elian’ha justifia sa déclaration :
J’ai senti votre regard qui me scrutait en se demandant ce que j’étais.

Et la mercenaire (ou ancienne mercenaire) rougit à son compliment, se frottant comme par réflexe le ventre qui avait porté son enfant. La douleur semblait physique aussi bien que morale.
Merci du compliment… Que je vous retourne. Appeler moi Elie.

Et Wulf sourit en acquiesçant, appréciant le surnom qui avait le mérite de simplifier les choses : parfois les prénom dalatiens et elfiques n’étaient pas des plus pratiques à prononcer pour les humains.
Une idée effleura le garde qui eut un léger froncement de sourcil. Il pouvait presque entendre la voix de sa femme qui rouspétait dans sa tête « propose lui de préparer ton repas aussi ! Je suis sûre que le poison est un met appréciable ! ».
Il repoussa le fantôme de son esprit avant de regarder la femme en face de lui :
Je n’ai pas destination précise, mais si vous le souhaitez, vous pouvez voyager avec moi… Si traîner vos guêtres avec un garde des ombres, veuf d’une apostate ne vous dérange pas.

La dernière partie de la phrase avait été dit sur le ton de l’ironie, avec un léger sourire, rappelant la déclaration d’Eli un peu plus tôt.

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Posté Jeu 1 Mar - 11:44

La rousse le regardait et elle ne put s’empêcher de glousser à sa proposition. Elle se demandait s’il l’avait écouté : elle était recherchée. Par les Corbeaux. Ce n’était pas de petit mercenaire comme pouvait l’être certains. C’était des agents entraînés à tuer et à subir les tortures pour ne pas parler. Et il voulait voyager avec elle ? Ce fut plus fort qu’elle et elle demanda la raison d’un simple :

Pourquoi ?

Oui, pourquoi ? N’avait-Il pas peur d’être attaqué par eux ? N’avait-Il pas peur qu’elle l’empoissonne ? Non, décidément elle ne comprenait pas de tels agissement. Elle soupira néanmoins, avant de le regarder. Elle prit une mèche de cheveux entre ses doigts, la tournant autour de l’index, avant de se racler la gorge.

Si le danger que je peux vous rapportez ne vous dérange pas… alors soit, j’accepte.

Elle fit un léger sourire, avant de s’étirer. La fatigue qui aurait dû commencer à parsemer son corps n’était pas présente, signe que la potion avait marché. Bien. Elle ne voulait pas dormir. Elle ne le voulait plus. Regardant son assiette désormais vide, elle demanda une nouvelle fois à manger : de la soupe et du pain, avant de regarder Wulf avec un léger sourire.

Prenez quelque chose, c’est moi qui offre. Pour vous remercier.

La tavernière rapporta le repas d’Elian’Ha qui se mit à manger. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle mangeait beaucoup en ce moment. Peut-être un moyen de fuir son chagrin. Elle ne le savait pas vraiment. Puis ce n’est pas comme si elle grossissait. Elle faisait partie des personnes qui pouvait manger ce qu’elle voulait, sans prendre un gramme.

Prenant un morceau de pain, elle le mit dans la soupe pour le rattraper ensuite avec la fourchette et le manger. Peu après, elle lâcha néanmoins la cuillère, avant de tousser et de cracher du sang, le souffle désormais un peu plus rapide. Regardant le liquide carmin, elle trembla légèrement avant de l’essuyer, s’essuyant les lèvres aussi. Elle regarda Wulf avec un sourire triste et tendre.

Vous allez avoir une fille morte sous les bras… à force de m’empoisonner, voilà le résultat

Elle s’excusa pour le piètre spectacle, avant de continuer de manger, avec un goût métallique désormais dans la gorge. Elle n’avait que ce qu’elle méritait après tout… avec toutes les vies qu’elle avait enlevées, toutes ses personnes qu’elle avait rendu veuf ou orphelin. Ah…. Les larmes lui montèrent aux yeux, coulant silencieusement sur ses joues d’albâtre. Elle était épuisée psychologiquement. Elle n’en pouvait plus.

Néanmoins, mourir était une solution facile. Une solution qu’elle ne pouvait pas prendre. Pas avant de l’avoir revu. Elle devrait subir la vie et ce qui allait avec. Pour la première fois depuis longtemps, elle se mit à repenser à un vieil ami. Ami qu’elle avait rejeté. Elle s'en voulait, mais c'était mieux pour les deux et elle ne voulait pas revenir en arrière...


Dorian…



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Posté Jeu 1 Mar - 14:56

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Le rire de la rousse semblait confirmer la folie de sa proposition. Tant pis. Il n’avait pas pour but d’être raisonnable, et il avait toujours du mal à l’être, de toute façon.

Pourquoi ?

Ce n’était pas qu’il tenait à être triste et mélancolique, mais la réponse à la question était tout à fait particulière pour lui :
Parce que je comprends votre douleur. Et je pense que vous ne devriez pas rester seule.

Quant à la peur de se trouver une telle camarade… Disons qu’il était curieux. Et téméraire. Il était le genre d’homme à mélanger un produit avec un autre pour voir si cela allait exploser. Typiquement, il était un peu dans cette configuration-là.
Après un raclement de gorge de la part de l’ex corbeaux, elle répondit à sa proposition.

Si le danger que je peux vous rapportez ne vous dérange pas… alors soit, j’accepte.


Elle commanda de la nourriture, après s’être étirée. Wulf ne pouvait s’empêcher de songer à ce curieux personnage juste en face de lui : une mercenaire en deuil, une empoisonneuse mère. Une femme oxymore. Mais lui devait peut-être sembler être une véritable énigme pour elle. Où son inconscience pouvait étonner une femme assassin, donc prudente et méticuleuse.

Prenez quelque chose, c’est moi qui offre. Pour vous remercier.


Avec un sourire, il commanda à son tour quelque chose, remerciant Elie d’un hochement de tête. Le brouet qu’on lui présenta était typiquement un brouet tel que la région savait le faire : moche, mais nourrissant et plutôt bon. Les deux rouquins attaquèrent leur dîner en même temps, avec un appétit égal, ce qui était tout à l’honneur de la jeune femme.

Mais malgré sa faim, elle ne semblait pas en bonne santé : une toux la fit cracher du sang, son regard triste ressemblait étrangement à la mélancolie habituelle du garde alors qu’elle remarquait :

Vous allez avoir une fille morte sous les bras… à force de m’empoisonner, voilà le résultat

Lorsqu’elle s’excusa, il prit la parole à son tour :
Ne vous excusez pas. J’ignorais que les corbeaux s’empoisonnaient.

Il savait que consommer un poison en petite quantité permettait de survivre à un empoisonnement plus violent. Mais il n’avait pu observer cela que chez une vieille barde à la retraite.

La tristesse de la femme était visible, et maladroitement, le rouquin sortit de sa poche un mouchoir de tissu blanc qu’il tendit à la mercenaire.

Dorian…

Mais son sens du tact et de la diplomatie disparut quand il entendit un nom qu’il connaissait bien.
Pavus ? Dorian Pavus ?

Le regard incrédule, les sourcils froncés, le Garde des ombres se demandait comment la mercenaire avait elle pu connaitre le thaumaturge.
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Posté Jeu 1 Mar - 17:02

L’elfe s’excusa une nouvelle fois tandis qu’elle prit le mouchoir pour sécher ses larmes. Puis, bien qu’elle ne pensât pas avoir été entendu, il nomma le tévintide. Il le connaissait. Lui aussi avait rencontré le mage. Le monde était petit… Peut-être trop. Ou pas assez. Avant de répondre, elle pesa le pour et le contre et décida d’être honnête avec lui, après tout, il avait été compréhensif et conciliant avec elle. Ainsi, elle acquieça d’abord en silence, avant de prendre la parole.

Oui… Dorian Pavus. Celui-la même.

Elle sourit en imaginant déjà les sarcasmes de ce dernier sur sa personne. Ah, comme il lui manquait. Ce sourire espiègle, ses paroles fourbes et sa façon d’être d’une noble. Elle se mit à rigoler légèrement une nouvelle fois, avant de poser deux doigts devant ses lèvres. Elle leva son regard vers le roux en face d’elle et comprit qu’il voulait en savoir plus.

Je l’ai connu lors d’une de mes missions, il y a plusieurs années de cela. Je devais l’aider à s’échapper de son père. Chose que j’ai réussi tant bien que mal… Monsieur n’en faisait qu’à sa tête…

Sa voix mourut pour la suite, désormais, c’était les moments douloureux de leur retrouvaille qu’elle avait en tête. Ah qu’elle aimerait oublier ce jour-là… Il n’y avait que cri, larme et sang et tout cela par sa faute. Elle prenait de temps en temps des nouvelles de Pulvis, ainsi que de Dorian, mais ne voulait plus les revoir et ce malgré leurs nombreuses demandes.

Mais… La mission a mal tourné et pour ne pas le blesser d’avantage, j’ai préféré couper le lien avec lui…

Elle ne voulait pas trop en dire, elle en avait déjà dit bien assez. Elle regarda un instant dehors, se demandant ce qu’il faisait en ce moment, avant de reporter son attention sur l’homme en face d’elle. Elle ne sut pourquoi, mais elle imaginait bien le brun avoir un coup de foudre sur Wulf et tenter de le mettre dans son lit. Si ce n’était déjà fait.

Et toi ? Comment l’as-tu connu ?

Son regard émeraude se posa sur celui du garde des ombres. On aurait presque pu les prendre pour un frère et une sœur vue comment ils se ressemblaient. Même couleur des cheveux et des yeux. La seule chose qui faisait que cela n’était pas possible était leur race : Elian’Ha était une elfe et lui un humain tout ce qu’il y a de plus…. Oui, bon, quand on est un garde on ne peut pas être normal, il y avait qu’à voir Tullia. C’était un concentré de chose non humaine dans ce qu’il y avait d’humain. Si on pouvait formuler cela ainsi.

Elle repensa à cette dernière et à la fureur qu’elle aurait quand elle découvrirait le tout. Elle devra être loin avant ça…. Très loin vers Férélden…. A l’autre bout même. Oui, c’était bien ça, à l’autre bout.

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Posté Jeu 1 Mar - 18:25

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Après avoir pris son mouchoir, acquiesçant face à sa question, elle confirma tout à fait ses suppositions.

Oui… Dorian Pavus. Celui-la même.


Dorian… Le regard du Garde se perdit un instant dans le vide alors qu’il songeait à cet homme. Difficile à qualifier, difficile à définir… Le rouquin se perdit un peu dans ses songes avant qu’un léger bruit ne le remonte à la surface : un rire léger de la part de la jeune mercenaire. C’était la première fois qu’il la voyait rire, mais visiblement, penser au tévintide haut en couleur la rassénérait. Ce devait être un ami. Mais elle lui épargna les suppositions développant l’histoire :

Je l’ai connu lors d’une de mes missions, il y a plusieurs années de cela. Je devais l’aider à s’échapper de son père. Chose que j’ai réussi tant bien que mal… Monsieur n’en faisait qu’à sa tête…


« A s’échapper de son père » ? L’esprit logique du féreldient partit aussitôt en vadrouille, rassemblant tous les éléments qu’il savait, et tout ce qu’il pouvait en déduire. Parfois, chez lui, le sens de l’observation et de la curiosité devenait tellement aiguisé que c’en était un défaut. Il rassembla ce qu’il savait : un Altus pro inquisition très méticuleux avec des vêtements difficiles à enlever… Fronçant un peu les sourcils, il effleura d’un doigt mental ce qu’il soupçonnait être la source du problème. Quand il avait à peine 17 ans, avant de rencontrer Létiah, il s’était montré assez… entreprenant envers un tévintide dans un quelconque port. Et il avait failli se faire lyncher. Il se doutait qu’un noble Altus peut-être pas attiré par les femmes serait en difficulté. A voire, il ne comptait pousser personnes à dire quoi que ce soit. Il était curieux, pas intrusif.
Mais la tristesse d’Elie revint à la charge : visiblement, la mercenaire était à bout de force.

Mais… La mission a mal tourné et pour ne pas le blesser d’avantage, j’ai préféré couper le lien avec lui…


Et la rupture était visiblement retenu. S’il voulut faire quelques suppositions supplémentaires, la question de l’assassin l’arrêta :

Et toi ? Comment l’as-tu connu ?

Les deux regards verts se croisèrent. C’était typiquement le moment où Wulf ne savait pas quoi dire : sèchement « à l’inquisition », ou de manière détaillée « c’était une soirée à base d’hydromel… » ou biaisée « je l’ai croisé une ou deux fois »…
Il opta pour une réponse polie mais succincte, libre à elle de poser des questions :
je l’ai connu à l’inquisition, j’ai été surpris de croiser un tévintide là-bas…

Prenant une gorgée dans son verre, il ralluma avec précaution sa pipe avec une bougie qui traînait dans le coin.
Sinon, puisque nous faisons route ensemble, vers où souhaites tu aller ?

Se rendant compte que le tutoiement était venu de manière naturelle, il se rassura en songeant que c’était (dans ses souvenirs) la jeune femme qui avait commencé à dire « tu ».

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Posté Lun 5 Mar - 12:32

Ainsi Dorian faisait désormais partie de l’Inquisition. Cela ne l’étonnait qu’à moitié. Il était prédestiné à aller là-bas. De plus, l’Inquisition pourrait l’aider avec son père, donc c’était parfait pour lui. Il était en sécurité et avec des gens biens. Se rendant compte que son regard avait viré vers l’extérieur, elle le tourna de nouveau vers son partenaire, le regardant.

Que pensez-vous de l’Inquisition ? De leur cause ?

Elle détailla ensuite la tenue de Wulf : c’était un garde. Tiens donc. Comme Tullia. Elle esquissa un léger sourire, avant de poser ses avants bras sur la table pour s’y appuyer en relevant son regard vers lui.

Vous êtes un garde ? Par les temps qui coure cela doit être compliqué… j’ai cru comprendre que les votre disparaissaient et que Clarel commençait à perdre la tète certaines rumeur.

Afin de ne pas l’offenser, elle leva légèrement les mains en l’air en rajoutant rapidement :

Ce n’est pas mon opinion, c’est ce que j’ai entendu. Si je devais dire le mien je dirais qu’il y a quelque chose d’autre de plus compliqué et de plus menaçant. Sans les gardes des ombres ici, la vie serait encore plus chaotique. Mais bon, avec Tullia et toi, je pense qu’il ne devrait pas y avoir de souci.

Elle ramena ses mains sur ses jambes, plongeant son regard dans l’obscurité de l’extérieur, avant de s’étirer de nouveau. Le temps semblait filer lentement, tandis qu’elle jeta un coup d’œil pour la question de son camarade : où aller.

C’était une très bonne question… Elle devait rester loin de Fort Bastel avec le dragon qui s’y trouvait. De ce fait, il fallait qu’elle s’éloigne. Mais pour aller où ? Elle n’avait pas vraiment d’idée. Comme elle l’avait dit, elle allait vagabonder, laisser le vent la déplacer.

Après un long moment de réflexion, elle se racla la gorge pour répondre après s’être humidifie les lèvres en ayant passé sa langue dessus.

Où vous voulez, tant que je ne suis pas aux alentours de Fort Bastel. Je comptais laisser le vent l’emporter quelque part de base, donc si vous avez une destination plus précise, je vous écoute

Tout ce qu’elle voulait s’était marché. Puis, comme ça elle en apprendrait peut-être plus sur Adonis et sur ce qu’il lui était arrivé. Ainsi que sur Ginbergerd, celui qui l’avait entraîné et qui désormais voulait sa mort.

Elle planta son regard sur Le Roux, pesant le pour et le contre : était-ce vraiment une bonne idée de rester avec lui ? Elle pourrait le mettre en danger sans le vouloir… Elle ne voulait plus perdre les personnes qu’elle approchait. Elle avait déjà trop perdu.

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Posté Lun 12 Mar - 15:24


Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Elie semblait être souvent ailleurs, son regard portant au loin dès qu’il y avait pour elle matière à réflexion. Lui avait vécu son deuil de manière différente : le regard bien ancré dans celui de son interlocuteur, le sourire amical et les yeux tristes.

Que pensez-vous de l’Inquisition ? De leur cause ?

Visiblement de nouveau focalisée sur lui, il prit le temps de réfléchir sérieusement à la question qu’elle lui avait posé. Il finit par poser un coude sur la table et tirer une bouffée de sa pipe avant de répondre en toute franchise :
Nécessaire. Si j’avais des nerfs à ronger et du temps à perdre, je m’inquiéterais de ce que l’organisation pourrait devenir en temps de paix. Mais à problème extrême, il faut prendre des mesures extrêmes.


Il se senti détaillé par le regard de la jeune femme, et la laissa faire : son uniforme bleu en faisait questionner plus d’un.

Vous êtes un garde ? Par les temps qui coure cela doit être compliqué… j’ai cru comprendre que les votre disparaissaient et que Clarel commençait à perdre la tête certaines rumeurs. Ce n’est pas mon opinion, c’est ce que j’ai entendu. Si je devais dire le mien je dirais qu’il y a quelque chose d’autre de plus compliqué et de plus menaçant. Sans les gardes des ombres ici, la vie serait encore plus chaotique. Mais bon, avec Tullia et toi, je pense qu’il ne devrait pas y avoir de souci.

Tu connais Tullia ? Enfin… Je reste à l’écart des troupes la plupart du temps, j’aime voyager en solitaire. Je n’en ai pas entendu plus que toi.

Si, un peu plus : l’Appel, l’alerte de la part des marches libres, l’étrange humeur aux portes du Ponant, les disparitions inquiétantes… Mais il n’avait pas envie d’en parler, pas ce soir. Trop de tristesse avait déjà été remuée pour qu’on évoque ensuite les inquiétudes.
Un raclement de gorge le ramena à la réalité : la rouquine répondait à sa question, où aller ? Quel point de chute, quelle destination ?

Où vous voulez, tant que je ne suis pas aux alentours de Fort Bastel. Je comptais laisser le vent l’emporter quelque part de base, donc si vous avez une destination plus précise, je vous écoute.


L’idée même du voyage fit sourire le tempête, qui se pencha un peu sur la table avec un sourire léger. Son ton était passionné alors qu’il répondait :
Es-tu déjà entrée à Orzammar ? La cité des nains aux caves vertigineuses et peuplées de mystères ?


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Posté Dim 18 Mar - 11:20

La rousse regardait de nouveau par la fenêtre. Elle y vit une femme courir avec une enfant. Les deux rigolaient en essayant vainement d’échapper à la pluie. Néanmoins, cela eu le don de faire sourire la personne qui les regardait, avant de se tourner vers Wulf. Décidément, le monde était petit. Il connaissait Dorian, puis Tullia. Bon. En même temps, Tullia faisait partie des gardes. C’était donc normal qu’il la connaisse. C’était un peu une grande famille, comme elle avait pu le voir à Fort Bastel.

Elle faisait partie des Corbeaux avant d’aller chez les Gardes. C’est moi qui l’ai entraîné. Elle est un peu comme une sœur pour moi.

Elle voyait qu’il n’avait pas plus envie que cela d’en parler. Ainsi, elle n’insista pas. Baillant, elle s’étira, avant de regarder la Taverne toujours aussi rempli qu’il y avait une heure. Certains rigolaient, d’autres parlaient. Il y avait ceux qui s’engueulaient à voix basse ou encore ceux qui dormaient dans leurs assiettes encore à moitié rempli. Puis, elle entendit le rouquin parler d’Orzammar. Endroit où elle n’était jamais allée.

Cependant, ce qui l’attira plus que l’endroit qu’il lui proposa, fut le ton qu’il employa. Il était enjoué. Elle se demanda si c’était parce qu’il y était déjà allé ou si c’était parce qu’il avait entendu moultes histoires et légendes sur cet endroit. Elian’Ha se mit à réfléchir. C’est vrai qu’elle n’y était jamais allée et cela était une bonne occasion de le faire.

Très bien, cela me paraît être une bo…

Elle se stoppa en ayant une drôle d’impression. On les regardait. Elle tourna la tête, son regard étudiant la salle. Elle fronça les sourcils, avant de se lever doucement. Souriant légèrement à Wulf, elle s’excusa, avant d’expliquer qu’elle allait se ‘refaire une beauté’. Elle quitta donc l’homme un moment, ceci afin de mieux regarder les personnes présentes, puis elle revint en s’excusant de nouveau.

Pourtant, le sentiment qu’elle avait un peu plus tôt était encore là. Tandis qu’elle marchait près de Wulf, elle fit mine de tomber sur lui, pour les renverser tous les deux au sol. La jeune femme se trouvant au-dessus de lui, ses cheveux tombant de part et d’autre de son visage dans un parfum fleuri de rose et de camélia. Peu de temps après leur chute, une chope de bière encore rempli s’éclata contre le mur à l’endroit où se trouvait les deux jeunes gens avant. S’ils ne se retrouvèrent pas blesser, ils furent arrosés par la bière. Surtout l’elfe qui s’en retrouva plein les cheveux.

La Tavernière arriva tandis que l’ancienne corbeau se relevait, donnant une serviette aux deux roux en s’excusant. Au même moment, la porte s’ouvrit en laissant un homme à cape partir. Elie le regarda partir et sans dire où elle allait, elle le suivit tel une ombre. Elle savait que la chope n’était pas un accident. Cela l’avait conforté dans son idée : elle devait rester seule. Elle ne pouvait pas être avec quelqu’un.

Sortant dehors sous la pluie, elle courut après l’homme en silence. Lorsqu’elle revint, le regard vide et noir de toute expression. Elle s’excusa, avant de payer auprès de la tavernière toujours présente et elle alla se rhabiller.

Pardonnez-moi, je dois partir désormais… Mais… hum… Ma proposition tient toujours. Quand on se reverra, j’aimerais qu’on chante de nouveau ensemble. Dans un autre contexte. Quand tout ceci sera…. Réglé. Je suis désolé Wulf… Je ne peux pas rester avec vous. Pas maintenant.

Elle lui sourit de façon triste, avant de partir doucement vers la porte.


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Posté Lun 19 Mar - 19:20

Le feu crépitait…

Rencontre entre un garde des ombres et une mercenaire




Elle faisait partie des Corbeaux avant d’aller chez les Gardes. C’est moi qui l’ai entraîné. Elle est un peu comme une sœur pour moi.

Ainsi, Tullia faisait partie des corbeaux… Ils avaient tout deux bien bus ensemble, mais leur conversation n’était pas allée jusque-là. Comme quoi, à aborder des chanteuses inconnues, on en apprenait ses sœurs d’arme. Etrange coïncidence…
La fatigue s’emparait néanmoins de son interlocutrice : un bâillement puis un étirement, et le rouquin s’empêchait de faire de même. La journée avait été longue, et revenir des Côtes orageuses le vidait toujours émotionnellement. Cette fois ci ne faisait pas exception. Un regard vers la pluie si familière qui battait le carreau et une furieuse envie de rejoindre son lit le tirailla.
Lorsqu’il parla d’Orzammar, il sentit qu’il piquait l’intérêt de sa consœur rousse : c’était une destination habituelle pour le Garde des ombres qu’il était. Après tout, une des meilleures façons d’atteindre les Tréfonds était de passer par la capitale naine. Là-bas, les membres de la Garde y était toujours bien accueillis. Et le rouquin savait quelle chance il avait d’avoir ses passes droit là-bas.

Très bien, cela me paraît être une bo…

Mais la phrase fut soudainement interrompue : une intuition sembla tenailler la mercenaire qui leva le visage avant de s’excuser avec un sourire. Curieux, le tempête regarda aussi autour de lui, se demandant qu’est ce que l’ex corbeau avait pressenti. Lorsqu’elle revint, il fronça les sourcils vers elle en un questionnement silencieux. Puis, elle le percuta.
C’était le genre de chute qui avaient un peu l’air intentionnelle, aussi il ne résista pas face à la gravité et tomba durement sur le parquet élimé. Une bière passa à l’endroit où ils étaient précédemment. Les réflexes aiguisés de la voleuse avaient des tendances paranoïaques ? La bière arrosa les cheveux de la femme et lorsque les deux compères se relevèrent, la tavernière vint s’excuser. Le tempête sentait immédiatement que l’ambiance avait changé : Elie semblait… plus tendue.
Un homme à cape quitta les lieux et l’instinct du féreldien fut lui aussi mis en alerte. Visiblement, la chope leur était vraiment destinée. Etrange. Tuer par la bière serait vraiment sa dernière façon de faire. Un léger frémissement au coin de lèvre se formait en même temps que la formulation « bière tueuse » dans on esprit. Mais cette ombre de sourire cessa aussitôt : Elian’ha sortit dehors sous la pluie sans que le voleur n’ait le temps de la retenir.
Puis, elle revint.
Pardonnez-moi, je dois partir désormais… Mais… hum… Ma proposition tient toujours. Quand on se reverra, j’aimerais qu’on chante de nouveau ensemble. Dans un autre contexte. Quand tout ceci sera…. Réglé. Je suis désolé Wulf… Je ne peux pas rester avec vous. Pas maintenant.

Le Garde des ombres hocha la tête, acceptant le refus. Quand elle finit par partir, il la retint par la manche, lui lançant quelques mots avant que les deux rouquins ne se séparent :
Il y a des moments pour être seul… Il y en a d’autres pour être entouré. N’hésitez pas à demander mon aide.


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