Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Aerandir
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— PSEUDOs : LadyNightmare
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Autant que je peux
— MISSIVES : 184
— DC&TC : Elian'Ha - Anders
— PRESTIGE : 119
— PAIRING & OTP : Reystair - Aerindel
— CRÉDITS : Phobs + Pendraagon

— NATIONALITÉ : Notre commandant elfique est de nationalité dalatienne. Ce qui n'est pas étonnant vu que c'est un elfe.
— ÂGE : Aerandir est un homme âgé de 42-43 ans, l'âge est quelque chose de subjectif pour lui du coup il ne sait pas vraiment lui même.
— PROFESSION : Comme cité un peu plus haut, l'elfe est le commandant des armées de Mien'Harel.
— FACTION : Comme c'est le chef des armées de Mien'Harel, Aerandir fait parti de cette faction: celle des elfes libres.
— ARMES : Il a deux sortes d'armes: soit une grande épée; soit une énorme massue qu'il est l'un des seuls à pouvoir porter.
— AMOUREUSEMENT : A ce niveau là, l'elfe se laisse porter par le vent. Pour le moment, il collectionne les conquêtes. Il n'a pas envie de s'attacher.
— O.SEXUELLE : L'âge, le sexe, le corps du partenaire importe peu Aerandir. Ce qui compte pour lui, c'est la façon de penser et le comportement. Donc il est pansexuel.
Posté Lun 22 Jan - 8:24

Pourquoi c’était à lui d’y aller ? Sérieusement, qu’est ce qu’il avait fa… ah oui, il s’en souvenait maintenant. Il avait bu. C’était sa punition. Enfin, punition est un bien grand mot. La seule punition qu’on pouvait vraiment lui donner était de supporter Glorfindel une journée… ou de ne pas pouvoir s’entrainer. Mais gare à celui qui l’empêcherait d’aller sur le terrain. Cependant, il devait aller voir une membre de Mien’Harel qui avait du mal à s’intégrer.

Tout d’abord, il s’était intéressé au passé de cette personne, ce qu’il avait pu trouver était maigre, mais il avait compris pourquoi autant de timidité. Quand on ne connaît que l’esclavage. La question qu’il se posait désormais était : comment l’approcher et qu’est ce qu’il pouvait faire ensemble. Après mûre réflexion, il décida de laisser cela à plus tard, quand il aurait une idée. Pour le moment, il se contenterai d’aller à sa rencontre et de voir après.

C’est ainsi qu’il se leva et se prépara, tressant ses cheveux noir de jais, avant d’aller manger quelque chose. On ne commence jamais une journée le ventre vide. Surtout après avoir fait la fête la veille. Prenant plusieurs fruits qu’il avala en un temps record, il se faufila dans les couloirs, saluant tout ceux qu’il croisait, avant de sortir du palais pour rechercher sa cible. C’est après plusieurs heures à chercher et à demander qu’il la trouva enfin. Inspirant un bon coup, il se plaça devant la jeune femme avec un sourire rassurant sur les lèvres.

Valÿra Edlärys je présume ? Je peux vous parler ? Suivez-moi

Parlant d’une voix douce, il avait fait un signe de tête vers la direction qu’ils allaient prendre. C’est ainsi qu’il reprit sa marche, se dirigeant d’un pas sûr et gracieux vers l’endroit de ses désirs. De temps en temps, il se permettait de jeter un coup d’œil vers la jeune femme et il se racla la gorge pour faire la conversation.

Qu’est ce que cela fait d’être libre à nouveau ? Te plais-tu ici ?


Il s’arrêta un instant en regardant de nouveau la jeune femme, la détaillant un peu plus du regard. Puis il se tourna et remet son chemin, non sans l’écouter lorsqu’elle parla. Après un moment de marche, il s’arrêta devant une porte et se tourna vers Valÿra.

Si je suis venu te voir aujourd’hui. C’est pour deux raisons : la première pour te connaître et la seconde, on m’a dit que tu étais une guérisseuse, j’aimerai voir tes capacités.


Sans en dire plus, il ouvrit la porte, la laissant découvrir l’infirmerie. Peu de lit était occupé, mais plusieurs médecins et infirmières était autour d’un cas en particulier : un autre mage de soins qui avait perdu beaucoup de sang et qui était dans un état critique. Aerandir conduit Valÿra devant cette personne, se mettant derrière elle en lui expliquant ce qu’il s’était passé et ce qu’elle devrait faire :

Notre guérisseur est tombé sur un groupe d’engeance tandis qu’il recueillait des herbes. J’aimerai que tu le soignes. Ou du moins, que tu fasses ton possible pour. Je sais que ça peut être une énorme demande, mais je suis sûr que tu as les capacités pour. Je ne te demande pas de le soigner complètement. Juste de réduire ses blessures et d’apaiser la douleur.

Aerandir le savait, c’était une demande extrême. Car la vie du guérisseur pouvait être entre les mains de la nouvelle venue. Était-ce une charge trop grande pour elle ? Il ne le savait pas. Il ne l’espérais pas. Il se passa une main dans les cheveux. Il aurait peut être dû trouver autre chose après tout…

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Valÿra Edlärys
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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Mar 23 Jan - 1:29


Vole de tes propres ailes
Joueur 1Aerandir
Joueur 2Valÿra
Je venais de me réveiller en sursaut, hurlant à plein poumon. Extirpant, sans l’ombre d’un doute, quelques voisins proche de leur sommeil. C’était encore le même cauchemar. Celui sur mon frère et les mystères de sa disparition. Aujourd’hui, il n’avait pas survécu au châtiment que lui avait réservé le nouveau maître pour sa fuite; sacrifié pour le « bien de la cause ». Mes terreurs nocturnes m’avaient emportée sur le sol de ma demeure, entre ma commode et mon lit. Je repris doucement mon souffle avant de me diriger dans la cuisine afin de me servir un verre d’eau pour m’éclaircir les idées.

- Ce ne sont que des cauchemars Valÿra, me dis-je pour moi-même afin de me rassurer.

Le temps à l’extérieur était clément bien qu’encore très tôt. Je pris donc mon crayon et mon calepin afin de me rendre à mon coin favoris pour dessiner; les remparts. C’était un lieu paisible ou peu de passants s’aventuraient. Seul quelques gardes et quelques âmes égarées sillonnaient l’endroit. Pourtant, le paysage y était magnifique. Je pris le temps nécessaire pour mémoriser la scène avant de commencer mon croquis. J’ignore combien de temps passa, mais je sortis de mes rêveries au moment où on m’interpela.


- Valÿra Edlärys je présume ? Je peux vous parler ? Suivez-moi

Je n’avais pas eu le temps de répondre que l’on m’indiquait déjà le chemin à suivre. (…)

- Qu’est ce que cela fait d’être libre à nouveau ? Te plais-tu ici ?
- Libre … à nouveau?, répétais-je tout bas pour moi-même sans trop comprendre.

Libre à nouveau. Sur le coup, les mots résonnèrent dans ma tête sans que je puisse comprendre. Jusqu’à ce que je déchiffre ce qu’il venait de me dire. Visiblement, il lui manquait des informations sur « ma vie » avant Revassan.

- Hum … et bien … c’est que …

bafouillais incapable d’avouer à mon supérieur hiérarchique que j’ignorais ce qu’était la liberté. Je venais instinctivement de m’arrêter. Ignorant si je devais continuer de suivre ou tout simplement prendre mes jambes à mon coup et fuir me cacher en attendant quelques représailles. Mais je repris la route, avançant d’un pas rapide pour rattraper mon retard lorsque les cicatrices de mon dos virent me rappeler qu’il valait mieux obéir.

- Mieux qu’autrefois, finis-je par dire avec un léger sourire.

Pourtant, « autrefois » n’était pas si loin que ça. Tellement proche que mes vieilles habitudes me collaient encore à la peau. Me lever tôt le matin, me préparer à la hâte et faire le ménage afin que tout soit propre n’étaient que quelques exemples. Pourtant, personne, hormis moi-même, ne s’attendait à ce que ma demeure soit propre et je n’avais aucune raison de me préparer à la hâte, me levant souvent trop tôt pour le village. Je n’avais pas complètement exploré les lieux, mais je savais reconnaître ceux m’étant familiers. Nous étions non loin de ma demeure, à quelques coins de rue pour être exacte. Nous nous étions arrêtés. Nos pas nous avaient mené devait un petit édifice aux vitres poussiéreuses qui semblaient en avoir vu plus d’une. Les pierres étaient par endroit délabrées, d’autres tachées d’un liquide rouge semblable à du sang (ce qui était probablement le cas d’ailleurs).


- Si je suis venu te voir aujourd’hui. C’est pour deux raisons : la première pour te connaître et la seconde, on m’a dit que tu étais une guérisseuse, j’aimerai voir tes capacités.

Je pouvais comprendre que le commandant des armées de Mien’Harel souhaitait en savoir d’avantage sur les compétences de ses soldats, mais les connaitre personnellement? Voilà quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas. Sans dire mots, je le suivis dans ce qui semblait être une infirmerie. À première vue, la plupart des lits étaient vides et l’ambiance étrangement moins morbide qu’à l’extérieur. La plupart des aides-soignants était agglutinés autour d’un même lit d’où semble se tordre de douleurs un patient. Naturellement, c’est directement à cet endroit qu’Aerandir me conduisit. Il se mit derrière moi avant de m’expliquer la situation.

- Notre guérisseur est tombé sur un groupe d’engeance tandis qu’il recueillait des herbes. J’aimerai que tu le soignes. Ou du moins, que tu fasses ton possible pour. Je sais que ça peut être une énorme demande, mais je suis sûr que tu as les capacités pour. Je ne te demande pas de le soigner complètement. Juste de réduire ses blessures et d’apaiser la douleur.

Probablement qu’un mage normal, et saint d’esprit, aurait tout simplement demandé d’aller chercher son bâton afin de canaliser l’énergie plus facilement. Pourtant, ma première idée fut de fuir. Hélas, l’elfe c’était soigneusement placé devant la porte et moi. Le problème n’était pas tant de soigner le blesser. Un elfe aveugle aurait facilement comprit que le pauvre souffrait le martyr. Pourtant, c’était le regard des autres qui me gênait plus qu’autre chose. Je fus un bon moment immobile sans que le moindre muscle de mon corps n’ose bouger. Après avoir fermé quelques instants les yeux, je vins m’agenouiller prêt du patient sans dire mots incapables de supporter d’avantage de souffrances. Mes mains parcoururent durant les longues minutes qui suivirent les plaies les plus importantes afin de les refermer soignant au passage l’hémorragie à son abdomen. Le pauvre n’était pas sorti d’affaire lorsque ma magie me fit défaut, mais c’était déjà une nette amélioration vis-à-vis son état de base.

Épuisé, je me laissa tomber en position assise sur le sol, toujours face au lit du patient. Ma main replaça une mèche rebelle qui avait collée sur mon visage. Je tentais, petit à petit, de reprendre mon souffle tout en observant le plancher oubliant que je n’étais pas seule dans la pièce.


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Posté Dim 28 Jan - 9:01

Le commandant des armées avait l’impression d’être avec une poupée. Docile et brisé. La question était : comment pouvait-il remédier à cela ? Aerandir mettait toujours un point d’honneur à intégrer ceux qui venait d’arriver à Revassan. Jusque là, il avait plutôt réussi, mais la petite Valÿra n’avait connu que l’esclavage. Voyait-elle des ordres dans ce qu’il demandait ? Il se passa une main dans les cheveux en réfléchissant. Il était chef des armées, donner des ordres était une habitude pour lui, mais il ne voulait pas être trop rigide et laisser la personne libre de ses choix. Bien sûr, si la guérisseuse ne voulait pas le faire, elle avait parfaitement le droit.

Sortant de son introspection, il leva la tête et croisa les bras sur son torse pour regarder la jeune femme soigner le blessé. Quand celle-ci eu finit, il s’approcha et la rattrapa par la taille afin de la maintenir, non sans la coller un peu plus contre lui pour la soutenir. Il l’aida à s’asseoir en lui souriant, avant d’aller voir la victime et les infirmières. Il parla un peu avec elle, avant de retourner voir Valÿra.

Tout va bien ? C’est très bien ce que tu as fait. Merci

Puis, alors qu’il allait continuer de parler, un soldat arriva vers lui afin de lui donner une lettre. La regardant, il la rangea à l’intérieur de son haut, pour reporter son attention sur l’elfe en face de lui. Un sourire toujours présent au lèvre, il tendit sa main pour l’aider à se lever si elle le désirait. Si elle préférait se lever seule, il le comprendrait parfaitement, mais elle avait l’air fatigué.

C’est alors qu’il se rappela de la discussion qu’il avait eu avec l’une des infirmières il y a quelques jour de cela. En effet, elle avait proposée l’idée de donner des sortes de cours à ceux qui n’avait pas connu la vie. Valÿra n’était pas la seule dans ce cas là et vu qu’Aerandir avait déjà donné des cours, il était plus à même de remplir cette fonction. L’idée en soit n’était pas mauvaise, mais l’elfe se demandait comment faire. En effet, s’il avait donné des cours, c’était d’histoire, de langue et autre. Pas de la vie ou de comment vivre en étant libre.

Tournant sa tête et son regard vers l’extérieur pour regarder un oiseau qui chantait, il réfléchissait à comment mettre en place tout ça. Le plus simple pour lui était de proposer. Soufflant un bon coup il se rapprocha de l’ancienne esclave pour se mettre à sa hauteur. Autant voir ce qu’elle en pensait et si elle avait des idées.

Dit-moi, est-ce que cela t’intéresserai qu’on t’apprenne la culture Dalatienne et des elfes en général, ainsi que la socialisation pour t’aider à t’intégrer ici. Bien sûr, tu peux refuser.

Il ne savait pas si elle allait accepter ou refuser et qu’elle choisisse l’un ou l’autre lui importait peu. Elle était libre désormais. Elle pouvait choisir ce qu’elle voulait. Enfin, dans la limite où cela ne  la mettait ni elle, ni les autres en danger.

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Valÿra Edlärys
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Posté Lun 29 Jan - 2:41


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Je m’étais à peine aperçue que le commandant était venu m’aider pour m’asseoir tellement j’étais épuisée par la tâche que l’on m’avait confié. J’avais tentée, avec grande peine, de me débattre, sans que mon corps m’obéis. Mes muscles répondaient difficilement à ce que je leur demandais. Je me sentais prise au piège, comme autrefois bien que tout cela fusent complètement différent. Très différent. Il n’était pas un shemlen, mais un dalatien. Pourtant, mon corps ne faisait plus de distinction entre les deux. Les Tévintides avaient le don de trouver des méthodes pour vous briser mentalement. J’avais l’impression d’être ma mère. Tellement sous le choc, qu’ouvrir la porte de sa cage ne servirait à rien. Elle avait depuis longtemps abandonnée, laissant tout espoir s’envoler sans ne plus jamais revenir. C’était l’une de mes peurs, de devenir comme elle; trahissant sa famille pour le bien-être de nobles ne se souciant guère de sa personne.  Par chance, le transfert d’esclaves m’avait permis de fuir très loin de cette hypothèse bien que je me sentais toujours au prise avec des chaines.

- Tout va bien ?
- Oui, fis-je en tentant de reprendre doucement mon souffle.
- C’est très bien ce que tu as fait. Merci
- C'était normal, soufflais-je tout bas.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant utilisé ma magie d’un coup. La dernière fois remontait à mes derniers jours de traque lorsque j’avais tentée de me soigner moi-même des blessures que m’avaient infligé les shemlens et ma chute du ravin. Au moins, je ne pouvais pas dire que le commandant ne tenait pas à ces soldats. Malgré tout ce qui venait de se passer, il restait aimable et compatissant. Néanmoins, j’avais l’impression qu’il me prenait pour une enfant prête à bondir de peur, ce qui n’était pas tout à fait faux. Enfin, j’avais exécuté la tâche demandée me demandant si cela avait réellement donné quelque chose pour le pauvre homme toujours allongé sur le lit de l’infirmerie. On l’entendait encore gémir et se plaindre de la douleur. C’était difficile à entendre. Je souhaitais l’aider, mais j’étais incapable de me lever pour le moment.

Le commandant me tendit la main. Un simple regard suffit pour voir qu’il ne voulait que m’aider. Pourtant, j’en tremblais, tétanisée. Néanmoins, il m’était dans l’impossibilité de me lever par moi-même, encore trop essoufflée pour cela. Je pris donc une grande inspiration avant de prendre sa main afin qu’il m’assiste dans cette lourde tâche. Me lever. Je vins plusieurs fois m’agrippé à se pauvre dalatien avant que j’arrive à trouver une chaise sur laquelle me reposer histoire de le laisser tranquille.

- Dit-moi, est-ce que cela t’intéresserai qu’on t’apprenne la culture Dalatienne et des elfes en général, ainsi que la socialisation pour t’aider à t’intégrer ici. Bien sûr, tu peux refuser.
- Hum …

Naturellement, c’était une chose qui me tenait à cœur; en apprendre d’avantage sur ma culture. Chose que ma mère avait cessée de nous enseigner le jour où j’eus le malheur de me faire corriger par les maîtres pour mettre promenée dans les bas-cloîtres de la ville de Miranthie. C’était une punition, une façon de me faire comprendre, sans doute, que tout avait un prix. Ça et la non guérison de mes cicatrices après le carnage qu’avait effectué le maître de l’époque sur mon pauvre dos d’enfant.

- Oui … enfin …

J’ignorais si je devais ajouter mes craintes. Sans compter qu’il y avait dans la salle bon nombre d’oreilles indiscrètes.

- … on peut aller ailleurs?

Je me grattais sans cesse les poignets depuis quelques minutes, comme pour évacuer un stress quelconque. Je tentais de sourire, sans pour autant y parvenir. Les gens. Le blesser. Je fuyais d’ordinaire ses situations avec le plus grand soin.



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Posté Ven 2 Fév - 21:42

Le commandant des armées voyait qu’elle était mal à l’aise, ce qui lui fit froncer les sourcils, d’autant plus que cette dernière se grattait les poignets, ce qui avait le don de l’irriter. Tout simplement car il avait l’impression d’être un bourreau et qu’il ne voulait pas être vu ainsi. Décidant néanmoins de rien dire, il acquiesça à sa demande et lui montra une direction, avant de prendre les la tête en marchant devant.

Il se dirigea dans son bureau où il ouvrit la porte, dévoilant une pièce impeccablement rangée. Peut être trop même. A la limite du maniaque. Il lui indiqua une chaise et alla poser ses fesses contre le bureau tout en croisant les bras sur son torse. Il ramena ses cheveux sur le côté, regardant l’ancienne esclave. Se raclant la gorge, il attendit qu’elle parle d’elle-même, avant de prendre finalement la parole.

Donc ? Que voulais-tu dire ?

Il repensa au fait qu’elle n’avait pas voulu parler en public et se demanda bien pourquoi. Rien ici ne serait utilisé contre elle. Elle ne serait ni moquer, ni mise de côté et cru peu importait ce qu’elle pouvait dire. Après tout, s’ils survivaient à sa cacophonie avec le luth, ils pouvaient tous supporter.

On toqua soudainement à la porte. Aerandir invita la personne à entrer, pour voir une femme à la longue chevelure blonde apporter de quoi grignoter et de quoi boire. C’était ce qu’avait demandé le brun quand Valÿra reprenait ses esprits. Il remercia la bonne femme, avant de se servir et de servir sa partenaire, lui tendant la tasse contenant du thé à la cannelle et  à la vanille.

Si tu as faim, sers-toi.

Il prit lui-même un morceau de ce qui semblait être une courgette ou était-ce du concombre ? Il s’en moquait, un légume était un légume. Il croqua dans ce dernier. C’était bien des concombres. Il avala la charpie que ses dents en avaient fait, avant d’en reprendre un. Cependant, une tierce personne dans la salle, s’étant faite petite jusqu’ici sortir de sa cachette en sentant l’odeur des petits fours.

C’est ainsi que, sortant de là où il s’était planqué, il sauta sur la tête de la pauvre elfe, défaisant sa coiffure, avant de lui sauter sur les genoux et ensuite sur la table où il chipa un morceau de cochard grillé, pour ensuite retourner se cacher. Tout ceci sous le regard médusé de son maître qui avait la bouche ouverte.

Se raclant la gorge, Aerandir regarda la pauvre victime de son animal de compagnie. Il allait s’excuser quand Maeni, le fennec du commandant, refus le trajet inverse : il prit un morceau de viande, sauta sur les genoux, puis sur la tête de la jeune femme, pour retourner dans sa planque initiale, dévorant dans des petits couinement de contentement la nourriture.

Grognant Aerandir regarda ou plutôt fusilla du regard l’animal avant de soupirer. Il reporta son attention sur l’elfe.

Je suis désolé. Maeni est plutôt amical, mais quand il y a de la nourriture il oublie les bonnes manières. N’est-ce pas chenapan ?! Cela peut-il rester entre nous ? Notre cher roi n’est pas au courant et je me ferai tirer par les oreilles s’il apprenait.

Il rigola légèrement avant de se gratter l’arrière du crâne. Il lui dit un clin d’œil avant de boire une gorgée de son thé. Satané boule de poil qui n’en faisait qu’à sa tête. Mais malgré tout, Aerandir avait un amour inconditionnel pour cette petite bête qu’il avait sauvé il y a longtemps de cela.

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Posté Dim 4 Fév - 3:10


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Je ne savais pas comment réagir à tout ce stress. J’évacuais comme je le pouvais ce sentiment bien que ce n’était pas de la bonne façon. En temps normal, je serais sortie de la pièce en prenant mes jambes à mon cou sans me retourner. Pourtant, je me sentais dans l’obligation de changer. Je n’étais plus esclave, ni traquée. J’étais une elfe libre et ce, même si je n’en avais pas l’impression. Le commandant me présenta d’un geste de la main la porte avant de prendre la direction qu’il venait de m’indiquer. Je le suivis sans dire mots, gardant la tête basse comme l’aurait fait un enfant que l’on venait de gronder bien qu’en réalité, c’était ma façon de marcher depuis mes dernières « corrections ». Je suivis mon guide jusqu’à ce qui semblait être un bureau impeccablement propre. Je n’en étais pas choquée. Simplement surprise. Je ne l’imaginais aussi soucieux de son environnement. D’un pas lent, je vins m’asseoir sans trop de difficulté sur la chaise que l’on m’indiqua. Au moins, je m’étais remise de mon intervention à l’infirmerie.

- Merci …

Un simple « merci », dit tout bas alors que je continuais de fixer le sol sans avoir l’audace de regarder plus haut. J’avais cessée de me charcuter les poignets, me concentrant désormais, et le plus subtilement qu’il m’était possible de le faire, à les soigner.

- Donc? Que voulais-tu dire?

Il ne m’était pas simple de placer deux mots à la suite sans que j’arrête de parler. Alors, faire une phrase complète relevait d’un défi. Je bafouillais, sans savoir comment formuler ses craintes. Il y en avait plusieurs; la première était sans nul doute le nombre de personnes présentes aux cours. Cela pouvait paraître ridicule, mais depuis ma dernière rencontre avait Myr’ha j’avais quelques difficulté avec les foules et la compagnie des autres en général (elfe ou non). Même acheter des provisions chez les marchands m’était complexe et stressant.

- Il … y aurait …beaucoup de personnes …

Je voulais enchainer avec « aux cours », mais la force me manqua. De toute façon, on frappa à la porte apportant de quoi manger (et à boire visiblement). Du thé. J’adorais le thé! En cuisine, c’était bien l’une des seules choses qui m’étais acquis de faire correctement; faire bouillir de l’eau. Certes, je ne prenais jamais rien de sophistiqué, mais au moins, ça me rappelait de bons moments dans les cuisines à Miranthie lorsque tous les esclaves prenaient leur repas ensemble. Je pris volontiers la tasse tout en remerciant le commandant avec un semblant de sourire avant de prendre une première gorgée du breuvage chaud.

- Si tu as faim, sers-toi.

N’ayant toujours pas eu la chance de prendre mon premier repas de la journée, je ne me fis pas prier bien longtemps avant de me prendre quelques crudités. C’est en prenant de nouveau la tasse de thé entre mes mains que je sentis de petites pattes s’emmêler dans ma chevelure. Tout alla si vite que je n’eus pas le temps de comprendre ce qui s’était passé ce qui, semblait-il, n’était pas le cas d’Aerandir qui observait médusé l’endroit vers lequel la créature semblait s’être cachée. Je déposais ma tasse de thé, pour éviter tout accident superflu avant de replacer du mieux que je le pouvais mes cheveux de jais (déjà que les coiffés n’étaient pas choses aisées). Néanmoins, ils furent rapidement décoiffés de nouveau par le second passage de cette petite chose.

- Hum …

Je ne savais pas quoi dire. Le commandant semblait tout à fait conscient de la présence d’une telle créature « sauvage » dans son bureau.

- Je suis désolé. Maeni est plutôt amical, mais quand il y a de la nourriture il oublie les bonnes manières. N’est-ce pas chenapan ?! Cela peut-il rester entre nous ? Notre cher roi n’est pas au courant et je me ferai tirer par les oreilles s’il apprenait.

Je fis un petit « oui de la tête » sans essayer de rire. C’était l’une des premières fois depuis bien longtemps. À croire que le commandant cachait une telle chose au roi. Je fus tout de même curieuse de voir Maeni. Je n’avais jamais rien vu de pareil. Je pris donc un morceau de viande avant de m’approcher doucement du repère de cette petite chose. Sous un meuble. C’était fort original, mais je me souvins que les rares animaux qui avaient côtoyés notre demeure étant jeune adoraient les endroits inaccessibles. Je vins me mettre à plat ventre, à distance raisonnable, avant de balancer le plus prêt de l’animal le morceau que je tenais toujours dans ma main.

- C’est quoi?, je-fis en me retournant vers le commandant.


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— NATIONALITÉ : Notre commandant elfique est de nationalité dalatienne. Ce qui n'est pas étonnant vu que c'est un elfe.
— ÂGE : Aerandir est un homme âgé de 42-43 ans, l'âge est quelque chose de subjectif pour lui du coup il ne sait pas vraiment lui même.
— PROFESSION : Comme cité un peu plus haut, l'elfe est le commandant des armées de Mien'Harel.
— FACTION : Comme c'est le chef des armées de Mien'Harel, Aerandir fait parti de cette faction: celle des elfes libres.
— ARMES : Il a deux sortes d'armes: soit une grande épée; soit une énorme massue qu'il est l'un des seuls à pouvoir porter.
— AMOUREUSEMENT : A ce niveau là, l'elfe se laisse porter par le vent. Pour le moment, il collectionne les conquêtes. Il n'a pas envie de s'attacher.
— O.SEXUELLE : L'âge, le sexe, le corps du partenaire importe peu Aerandir. Ce qui compte pour lui, c'est la façon de penser et le comportement. Donc il est pansexuel.
Posté Dim 11 Fév - 13:38

Il lui avait fallu plusieurs mois pour éduquer Maeni, mais cette boule de poils refusait toujours d’entendre raison quand il était question de nourriture. Comme quoi, Aerandir n’était pas si doué que ça. En fait, en y réfléchissant, la chose pour laquelle il était vraiment très doué c’était la guerre et la stratégie. Ainsi que boire. Ah ça ! Il était très doué pour cela ! Cependant, c’était surtout car la boisson permettait de délier les langues et d’apprendre plus sur ses soldats. Ils voulaient les connaître, car pour lui, c’était ça qui faisait la force de leur commando : les liens qu’ils entretenaient.

C’était d’ailleurs la raison principale qui faisait qu’ils gagnaient toutes leurs batailles : ils s’entraidaient, comblaient les points faibles des uns et des autres pour en ressortir le meilleur. Oui, il pouvait le dire, le brun était fier de l’armée qu’il avait construite. Beaucoup d’elfes lui disaient d’ailleurs : ils étaient heureux qu’il soit là. Comme lui était heureux d’être là. Il aimait voir ses elfes reprendre goût à la vie et c’est pour cela qu’il voulait s’occuper de Valÿra : elle voulait qu’elle connaisse la vie.

Aerandir regarda ainsi Valÿra qui s’approchait de Maeni en tentant de lui donner de la nourriture. Chose que ce dernier ne refusa pas. Il se racla la gorge et répondit à la question de la demoiselle : elle serait seule. En effet, l’elfe ne proposait pas de cours en groupe. Ils étaient plus facilement déconcentrés et c’était compliqué pour lui, car chacun n’avait pas les mêmes envies et les mêmes lacunes. Ainsi, il lui était plus facile de donner des cours privatifs. Au moins, cela lui permettait d’accompagner vraiment la personne dans l’intégration de ceux-ci à Revassan.

Voyant que la jeune elfe était plus intéressée par l’animal que ce qu’il disait, Aerandir soupira avant de faire une légère musique en sifflant. Sortant ainsi de sa cachette, Maeni se dirigea sur le commandant sur lequel il grimpa avec aisance pour se mettre sur son épaule, frottant son petit museau sur la joue pâle de son maître. Lui grattouillant le dessous du menton, le brun répondit à sa question.

C’est un fennec. Je l’ai trouvé blessé à la porte du Ponant, du coup je l’ai ramené avec moi et je m’en suis occupé. Personne à part toi n’est au courant.

Prenant une crudité pour lui, il tendit aussi un morceau de viande grillé pour l’animal qui le dévora dans des petits bruits d’appréciations en bougeant sa tête de droite à gauche, les bruits ressemblant à une petite chanson. Une fois qu’il finit d’avaler ce qu’il avait englouti, l’animal s’allongea sur l’épaule de son maître, les pattes arrière et avant pendant dans le vide. Tandis que ses grands yeux regardaient la femme, il tandis une patte vers elle, quémandant encore de la nourriture. Il ressemblait plus à un chat qu’à un fennec, mais c’est ce qu’il trouvait adorable chez lui.

Après avoir mangé son énième morceau de viande, Maeni sauta de l’épaule de son protecteur pour aller sur celles de Valÿra où il s’allongea, fourrant son museau sous sa queue poilu. Cela fit sourire Aerandir qui prit sa tasse pour se resservir du thé. Il en proposa à sa camarade, avant de boire une gorgée, puis de piquer une crudité.

Bon, tu peux réfléchir en attendant, je ne te demande pas de réponse de suite. Les cours seront 2 fois par semaine, dans mon bureau. Sache par contre qu’on risque d’être dérangé aux vues de ma situation. Donc si tu préfères un autre professeur, je peux voir ça avec un ami.


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— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
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— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Jeu 15 Fév - 22:15


Vole de tes propres ailes
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J’écoutais à peine ce que le commandant venais de me dire. Observant du mieux que je le pouvais ce que se trouvait sous le meuble. Cette petite chose qui, à priori, appréciait ce que je venais de lui lancer. L’animal bondit sur le morceau de viande, avant de retourner, avec son butin dans sa cachette tout en faisant marche arrière. Il resta là jusqu’à ce que la seconde personne dans la pièce siffle comme un oiseau, appelant Maenie à lui. Je n’eus à peine le temps de me retourner que le commandant se mit à parler.

- C’est un fennec. Je l’ai trouvé blessé à la porte du Ponant, du coup je l’ai ramené avec moi et je m’en suis occupé. Personne à part toi n’est au courant.

Je venais de me rendre compte que je me trouvais à plat ventre, au sol, à contempler une armoire vide ou s’était réfugier, quelques instants plus tôt l’animal affamé. C’était loin d’être digne d’un membre de Mien’Harel, d’une dalatienne et même d’un esclave. Je venais tout bonnement d’agir comme une enfant, comme cette petite peste à Tévinter passant son temps à flâner dans les couloirs tout en cherchant des prétextes pour pourrir la vie de ceux qui avaient le devoir de la servir. Je vins me relever, lentement, baissant la tête de honte, gardant les yeux au sol afin me rasseoir sur la chaise que l’on m’avait indiqué à mon arrivé dans le bureau tout en repensant à ce que le commandant venait tout juste de me dire. Maenie était donc un fennec. Je n’en avais encore jamais entendue parler, ni vu d’images (je m’en serais probablement souvenue sinon). En tout cas, c’était une drôle de petite créature aux longues oreilles et possédant un pelage relativement touffue au niveau de sa queue. Enfin, je ne comprenais pas pourquoi j’étais la seule, hormis le propriétaire, à connaître l’existence du fennec.

- Pourquoi cacher Maeni?

La question devait être évidente, mais pas pour moi. Après tout, Maeni semblait, comme l’avait mentionné son propriétaire, très amical. Je n’imaginais pas comment le commandant avait fait pour cacher un tel goinfre aux yeux de tout Revassan aussi longtemps. Soit il avait une quantité énorme de nourritures dans sa chambre, soit il avait une bonne étoile qui veillait sur lui. Qui plus est, il continua de nourrir son animal à mesure que celui-ci en demandait. Ils avaient une étrange relation. Enfin, je retournais mon attention sur la nourriture posée sur les plateaux décidant de tenter l’un des petits morceaux de viandes grillés. Je venais d’en prendre un lorsqu’un petit bruit attira mon attention. C’était l’animal, couché sur le dos, sur l’épaule de son maître, qui me regardait, patte de devant vers moi, tout en poussant ces petits cris. À priori, je n’avais pas aussi faim que cela, je tendis donc le morceau au fennec qui se fit un plaisir de le manger à ma place.

Le fennec était effectivement très amical. Peut-être un peu trop au vu de sa nouvelle proximité. Celui-ci venait tout juste de changer d’épaule, désormais blotti sur la mienne en guise de lit. Je fus d’abord surprise, ne m’attendant pas à cela. Puis, au fil des secondes, je vins à me calmer voyant que l’animal ne semblait pas réagir. Au fond, il devait sans doute être heureux d’être rencontré une nouvelle personne (ou c’était les morceaux de viandes). La situation semblait amuser le commandant qui me proposa une nouvelle tasse de thé que je pris volontiers en le remerciant de nouveau avant d’en prendre une gorgée.


- Bon, tu peux réfléchir en attendant, je ne te demande pas de réponse de suite. Les cours seront 2 fois par semaine, dans mon bureau. Sache par contre qu’on risque d’être dérangé aux vues de ma situation. Donc si tu préfères un autre professeur, je peux voir ça avec un ami.

- Et bien …

Deux fois par semaine était raisonnables. D’autant plus que je n’avais pas l’habitude de quitter Revassan. Être dérangé me convenais, tant que l’on ne m’adressait pas la parole tout irait bien.

- … ça ne me dérange pas.

Je repris une seconde gorgée de thé avant de regarder Maenie, puis le commandant.

- Hum … c’est normal … ?





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Posté Ven 16 Fév - 0:14

Aerandir regardait la boule de poil avec un sourire tendre, chose rare pour lui qui était toujours joyeux (surtout avec l’alcool) ou sérieux avec le boulot. Bon, de temps en temps aussi il était un peu dragueur, aimant bien faire rougir les femmes et les hommes de Revassan. Après tout, pourquoi se contenter d’un sexe, quand on peut avoir les deux hein ? Voilà la façon de penser de notre cher commandant.

Reportant son attention sur Valÿra, il fit un léger sourire quand elle demanda pourquoi le cacher. Effectivement, très bonne question. Pour plusieurs raisons, la principale étant par rapport au roi. Il avait horreur de ces animaux et surtout : les fennec étaient fait pour être libre, pas apprivoisé. Bien que Maeni soit un cas a part, il savait qu’on lui demanderait de le relâcher. Sauf qu’il ne le pouvait pas. Et surtout : il ne le voulait pas.

Le roi n’aime pas ces boules de poils. Puis, s’ils savaient on me demanderait de le relâcher et Maeni est avec moi depuis qu’il est bébé. En le gardant, je l’ai malheureusement coupé du monde sauvage et je ne suis pas sûr qu’il survive seul. Puis on a un tel lien que ni lui, ni moi ne pouvons rester séparer à jamais.

Il fit un léger rire coincé. C’était peut être stupide, mais c’était comme ça qu’il voyait la chose. Il regarda le fennec dormir confortablement sur son nouveau coussin, avant de regarder la jeune femme. Il reprit un morceau de légume, puis bu une gorgée de son thé en étant dans ses pensées. En fait, il se demandait ce qu’ils pouvaient faire désormais.

Il avait vu les capacités de la demoiselle, celle-ci était d’accord pour les cours et il ne se voyait pas les commencer aujourd’hui. Il avait besoin de préparer ceux-ci, du coup cela devrait attendre quelques jours le temps de trouver les documents dont il avait besoin. Heureusement qu’il avait la bibliothèque. Après un bâillement, il regarda vers la jeune elfe, se caressant doucement le menton.

Bien, y a-t-il une chose que tu voudrais faire désormais ? Ou veux tu que je te laisse retourner à tes croquis ? Les cours commenceront d’ici quelques jours, j’ai plusieurs choses à préparer. Oh je sais !

Il se dirigea vers son bureau dont il ouvrit un tiroir. Il sortit une feuille qu’il regarda avant d’acquiescer pour la donner à l’elfe en face de lui. La feuille comportait plusieurs thèmes sur les elfes, les deux, l’histoire, la langue et bien d’autres encore. Il lui sourit en lui demandant de choisir les thèmes qu’elle voulait voir. Cela permettrait ensuite à Aerandir d’affiner ses recherches par la suite.

S’étirant, il entendit une personne venir. Il siffla, Maeni se levant d’un coup, puis retournant dans sa cachette, avant qu’une femme avec des lunettes et des cheveux noirs entre. Elle regarda Valyra, puis Aerandir, avant de s’adresser à celui-ci sur une réunion qui était programmé dans la journée. Le commandant acquiesça en la faisant se retirer, avant d’avoir une idée. Il regarda la jeune femme avec un grand sourire.

Es-tu libre ce soir ? Cela te dit-il d’aller à la taverne de Revassan ? Afin de boire un coup. Je ne parle pas forcément d’alcool bien entendu. Sauf pour moi !

Il rigola avant de penser à cette soirée. Si elle acceptait, elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquait, mais c’était cela qui était drôle : l’inconnu.


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Posté Dim 18 Fév - 12:22


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Je n’avais pas eu à attendre très longtemps avant d’avoir une réponse de la part du commandant. C’était triste à avouer, mais il devait avoir raison. Avoir coupé Maeni du monde sauvage l’avait sans doute domestiqué au point de ne plus pouvoir faire marche arrière. Au moins, le fennec semblait heureux.

- Je ne dirais rien … promis.


De toute manière, avec mon irréprochable manque de social, je n’avais personne à qui en parler et puis, qui viendrait me voir à propos d’un potentiel animal de compagnie que pourrait posséder le dalatien en question? Personne.

- Bien, y a-t-il une chose que tu voudrais faire désormais ? Ou veux-tu que je te laisse retourner à tes croquis ? Les cours commenceront d’ici quelques jours, j’ai plusieurs choses à préparer. Oh je sais !

Aerandir se dirigea vers son bureau afin de me sortir une liste comportant divers thèmes reliés aux elfes. Je pris la feuille dans mes mains afin d’y voir le contenu. Il me demanda ensuite d’en choisir un.

- Hum … au choix,
dis-je en redonnant la feuille à son propriétaire.

Le hasard faisait souvent bien les choses. De toute façon, ma mère ne m’avait enseignée que des brides de ce qu’elle se souvenait et ce qu’elle voulait bien nous apprendre à mon frère et moi. Alors, choisir un thème, ou laisser le commandant décidé au gré de ses envies, revenait pour moi à la même chose; apprendre. Même si cela ne paraissait pas, apprendre était une chose que l’on m’avait longtemps interdite. Des esclaves instruits étaient souvent source de problèmes. Au moins, nous avions la permission d’apprendre de nos aînés certaines choses utiles relatives à nos tâches quotidiennes. Va s’en dire que j’avais appris la magie durant ces temps de « pauses ».

Le commandant siffla, mais de manière différente cette fois. Le fennec se levant d’un coup, bondit dans sa cachette. Même connaissant l’endroit, j’arrivais à peine à le voir (si ce n’était pas que mon imagination). Il était sans nul doute plus alerte, et plus habitué que moi, à cette situation, car la seconde suivante entra pour informer Aerandir d’une réunion prévue dans la journée. Drôle de façon de présenter les choses. Au moins, il avait quelqu’un pour se souvenir de ses rendez-vous à sa place. Je venais de reprendre une seconde gorgée de mon thé lorsque le commandant me demanda si je désirais sortir à la taverne ce soir.

- Hum …

Plutôt rapide comme demande quoi que connaissant la réputation du commandant … peut-être pas après tout. Bien que je me doutais que ce soit pour ses raisons. Sans doute l’espoir de me voir socialiser ou je ne sais quoi encore. Qui plus est, je détestais actuellement tout type de contacts et je ne tenais pas l’alcool alors, me rendre dans une taverne était loin de me réjouir.

- … mauvaise idée.

Je tentais de sourire, mais en vain. C’était comme demander à quelqu’un ayant le vertige de monter la plus haute montagne des environs. Je ne me sentais pas encore prête. Enfin, le serais-je un jour?

- Une prochaine fois peut-être?




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Posté Dim 18 Fév - 13:05

Donc c’était à lui de choisir. Cela le fit soupirer bruyamment tandis qu’il reposa la feuille. Il regarda Valÿra avec un regard un peu plus dur tout en croisant ses bras sur son torse. Après un moment, il ferma ses yeux. Comment lui en vouloir ? Elle n’avait jamais connu la liberté avant, il ne pouvait pas lui demander du jour au lendemain de choisir comme cela. Bon, ce n’était pas un grand choix avec de grandes conséquences, mais bon. Comment faire pour intégrer une personne qui n’avait l’air de ne faire aucun effort pour ?

Passant une main sur son visage, le brun rangea de nouveau la feuille. Il se dirigea vers une grande baie vitrée et regarda dehors des enfants joués en mettant ses bras dans son dos. Il inspira un grand coup, avant de se tourner vers la femme. Il se rapprocha et se mit à sa hauteur pour la regarder. Le fairplay n’était pas son fort, mais il allait essayer de dire ce qu’il comptait dire de la façon la plus gentille possible :

Valÿra. Tu n’es plus une esclave. Tu peux prendre toi-même tes propres décisions. Il ne faut pas simplement donner toutes les décisions aux autres en pensant que peu importe. Tu as des goûts, des envies. Il faut les exprimer ! Comme pour la taverne. Tu ne veux pas et c’est très bien, mais il faut essayer de faire ça pour tout. Tu comprends ? Je sais que ce n’est pas facile, mais si tu veux évoluer ici, il faudra mettre du tiens. Cela vaut aussi pour le fait de te sociabiliser.

Il se releva, regardant de nouveau dehors. Aerandir lui fit signe de le suivre, avant de se diriger vers les jardins. Il salua les enfants qu’il avait vu plus tôt, en prenant un sur ses épaules et jouant un peu avec, avant de le reposer, avec un sourire tendre sur les lèvres. Il continua de marcher, avant de jeter un regard vers sa camarade.

J’avais un frère. Plus grand, plus fort et plus doué que moi. Il était le préféré de ma famille. Sauf que suite à une indécision de ma part, je les ai tous perdu. Ma mère, mon père et lui. Il est peut-être vivant, peut-être pas. Je ne sais pas. Qui sait… Tout cela pour dire que Valÿra. Tu n’es pas seule. La feuille était surtout un test, ce n’était pas un choix difficile, mais même pour un choix aussi simple tu n’as pas voulu choisir. Il ne faut pas se contenter du moindre mal, car parfois il peut être le pire mal.

Le commandant s’arrêta et la regarda avec le même sourire tendre de tout à l’heure. Il posa sa main sur le sommet du crâne de l’elfe et lui caressa doucement les cheveux dans un geste qui se voulait presque paternel. Par la suite, il lui prit le menton et lui fit lever le regard, avant de la faire tourner vers un grand miroir.

Tu es quelqu’un de libre Valÿra. Quelqu’un qui peut faire ses propres choix, peut se lever aux heures qu’elle veut, prendre le temps qu’elle veut pour faire ses tâches. Maintenant dis-moi : que vois-tu ?

Il se plaça derrière elle et la fit s’avancer vers le miroir. C’était un autre test pour savoir ce qu’elle pensait d’elle et de sa situation. Peut-être qu’il avait tout faux sur ce qu’il disait, peut-être pas. Pour le moment, la seule chose qu’il faisait : c’était la tester. Il se recula un peu de façon à sortir du reflet du miroir, avant de croiser de nouveau les bras sur son torse en haussant un sourcil tout en attendant une réponse.

Il ne faisait ce test qu’à ceux qui n’arrivait pas à sortir de leur état d’esclave. En effet, à part pour la taverne, la miss n’avait fait qu’acquiescer sur tout, acceptant son sort. Il s’était donc demandé s’il lui demander de servir de bouclier, est-ce qu’elle le ferait naïvement ou refuserait-elle ? Enfin, pour le moment, il se concentrait sur ce moment et sur ce qu’elle allait dire face à ce miroir.


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Posté Dim 18 Fév - 18:18


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Aerandir venait de soupirer si bruyamment que j’en conclus qu’il voulait me faire comprendre son désaccord vis-à-vis ce que je venais de lui dire. Je ne comprenais pas son mécontentement si tel était le cas. Après tout, j’avais tout à apprendre alors devoir choisir une matière plus qu’une autre me m’étais pas venus à l’esprit. Naturellement, je prenais souvent les choix m’étant facile; m’enfermer ou fuir les autres étaient sans doute les deux options que je choisissais le plus fréquemment.  

Même le regard vers le sol, je l’avais vu se diriger vers la fenêtre. Il y passa un certain moment qui me parut une éternité. Ces longs moments de silence gênants qui vous tiraillaient la poitrine à ne plus savoir quoi faire. Sans surprise, se fut le commandant que brisa ce silence, se m’étant à sa hauteur pour me parler. Je n’eus pas le courage de le regarder en face m’attendant au pire. Il me répéta bon nombre de choses que j’avais déjà entendu. Que je n’étais plus une esclave, que je devais prendre moi-même mes propres décisions. Plus facile à dire qu’à faire. Peut-être n’aurait-il pas eu le même discours si lui aussi n’avait connu que ce mode de vie; Obéir, servir, rester invisible et faire comme si rien ne s’était passé après une séance de tortures pour le simple plaisir du maître de la maison. Ces séances. Elles étaient toujours gravées sur ma peau sans que je puisse les faire disparaître. Elles hantaient mes nuits sans que je puisse me dire à moi-même que tout était terminé. Se serait me mentir. Ils m’avaient poursuivi pendant des semaines dans la forêt, rien ne pouvait me garantir qu’ils n’étaient toujours pas à ma poursuite. Et puis, changer de vie ne se faisait pas en un simple claquement de doigt.

L’elfe me fit signe de le suivre. Chose que je fis après avoir pris une grande inspiration comme si ce simple geste m’aurait permis d’effacer mes mauvais souvenirs. Je ne doutais pas que ses intentions, néanmoins, le tout restait dur à entendre. Non, je ne supportais plus la compagnie des autres. Oui, je devais réapprendre à faire confiance jusqu’aux membres de ma propre race, mais les derniers évènements m’avaient laissé de glace et je n’osais pas faire le premier pas. Pas encore. Pas tout de suite.

Je continuais de garder la tête baisse alors que nous nous dirigions vers les jardins. Il joua un instant avec des enfants se trouvant sur les lieux avant de reprendre son sermon tout en m’observant. Il me raconta qu’il avait perdu sa famille et que la feuille était surtout un test que j’avais échoué. J’aurais dû faire un choix là où je n’en voyais pas l’utilité. J’ignorais pourquoi, l’écart d’âge sans doute, je me sentais comme une enfant que l’on tentait de gronder le plus gentiment possible et le fait de caresser mes cheveux ne m’aidait en rien. Il me prit le menton, ce qui m’obligea à le regarder dans les yeux tout en retenant toutes les larmes voulant ruisseler le long de mes joues. Il me plaça devant le miroir avant de me rappeler de nouveau que j’étais libre de mes choix, mais j’avais vingt-huit d’habitude qui me collaient à la peau et qui ne voulait pas partir. J’avais beau vouloir l’enlever, rien ne partait et ce, peu importe combien de fois je frottais.

Qu’est-ce que je voyais? Sans doute beaucoup plus que l’elfe qui se tenait devant ce miroir. Il y avait le miroir en lui-même. Cette chose imposante et pourtant aux contours fins et ouvragés qui reflétait une mince partie des jardins de la cité libre des elfes. Devant se tenait stupidement une jeune femme observant sa propre réflexion sans y trouver la moindre chose intéressant. C’était pourtant la seule qui me connaissait vraiment, la coupable qui avait étouffée l’ardeur de ma rébellion. Celle qui ressemblait à sa mère, cette esclave qui avait abandonnée tout espoir de revoir un jour son lieu de naissance. Celle qui avait accepté son triste sort. Je voyais toujours ma mère lorsque je me regardais et j’en avais honte pour cela.

C’était devenu trop dure. Trop lourd. Je venais de m’effondrer, mains sur mon visage, nez au sol. J’avais retenu mes larmes trop longtemps qui perlaient désormais sur le gazon du jardin accompagné de sanglot à demi-étranglés.



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— PAIRING & OTP : Reystair - Aerindel
— CRÉDITS : Phobs + Pendraagon

— NATIONALITÉ : Notre commandant elfique est de nationalité dalatienne. Ce qui n'est pas étonnant vu que c'est un elfe.
— ÂGE : Aerandir est un homme âgé de 42-43 ans, l'âge est quelque chose de subjectif pour lui du coup il ne sait pas vraiment lui même.
— PROFESSION : Comme cité un peu plus haut, l'elfe est le commandant des armées de Mien'Harel.
— FACTION : Comme c'est le chef des armées de Mien'Harel, Aerandir fait parti de cette faction: celle des elfes libres.
— ARMES : Il a deux sortes d'armes: soit une grande épée; soit une énorme massue qu'il est l'un des seuls à pouvoir porter.
— AMOUREUSEMENT : A ce niveau là, l'elfe se laisse porter par le vent. Pour le moment, il collectionne les conquêtes. Il n'a pas envie de s'attacher.
— O.SEXUELLE : L'âge, le sexe, le corps du partenaire importe peu Aerandir. Ce qui compte pour lui, c'est la façon de penser et le comportement. Donc il est pansexuel.
Posté Dim 18 Fév - 19:42

Alors qu’il attendait de voir ce qu’elle allait dire ou faire, il se mit à repenser à son passé. Surtout à sa mère. Apparemment elle avait connu l’esclavage, avant d’être sauvé par son père. Il ne connaissait pas grand-chose de leur vie, c’était un sujet tabou surtout pour la femme qui lui avait donné la vie. De ce fait il n’avait pas poser de questions, mais en étant ici, il voyait la souffrance et la tristesse. Pouvait-il vraiment passer au dessus de tout ça ? On ne peut pas oublier, ni pardonner, mais s’ils pouvaient au moins utiliser cette force pour se relever et surmonter ce passé ; ils en seraient plus fort. Beaucoup plus.

Il s’était attendu à cette réaction et le remord le prit. Si bien qu’il se passa de façon stressé la nuque en plus de subir des remarques de jeunes femmes qui passaient dans les alentours. Il soupira et se mit à genoux avant de faire une chose qu’il ne faisait pas souvent : il la prit dans ses bras. Lui caressant le dos en s’excusant. Il reconnu qu’il avait été trop loin et était vraiment désolé. Après tout, il n’avait aucun droit de lui dire ce genre de chose. Il n’avait pas connu tout ça, il ne connaissait pas à quel point c’était dur.

Il soupira légèrement en s’excusant une nouvelle fois, avant de prendre un mouchoir et de lui essuyer les yeux. Voyant qu’elle ne semblait pas apte à se lever, il la porta avec énormément de prudence. Il plaça un bras en dessous de ses genoux et l’autre au niveau de son dos, avant de la soulever comme si elle ne pesait rien, il regarda les alentours, avant de se diriger de nouveau vers son bureau. Il alla la déposer, non pas sur le fauteuil, mais sur une canapé plus moelleux.

Il se dirigea vers son bureau, lui servant de nouveau du thé, avant de lui ramener tout en caressant sa joue. Son visage était impassible, bien qu’il était triste. Il avait horreur de voir les siens comme cela et il s’en voulait de l’avoir mis dans cette état là. Il n’avait pas penser qu’elle aurait put craquer aussi rapidement. Il avait surestimé sa force. Se mordant la lèvre et se grattant l’arrière de la nuque, il alla lui embrasser le front, avant de s’excuser à nouveau.

Il s’assit à côté d’elle, continuant de lui caresser le dos. Il n’avait jamais été comme ça avec les autres, d’un autre côté, c’était la plus fragile de celles dont il s’était occupé. Il avait toujours ce côté paternel avec les plus faibles. En effet, il se revoyait en eux dans le sens où lui aussi a été faible, à choisir le moindre mal. C’était à cause de ce choix d’ailleurs qu’il avait perdu sa famille. Certes il n’avait pas connu l’esclavage, bien qu’il avait failli connaître.

Inspirant grandement, il se leva pour aller se chercher un verre d’un liquide ambré pris dans son bureau. Il avala le contenu d’une traite, avant de siffler légèrement. Maeni comprit directement le message et il se dirigea vers Valyra pour frotter son museau contre sa joue afin de la consoler. Aerandir les regarda, se demandant comment faire pour rattraper sa bourde d’avant.

Il inspira, avant de se diriger vers la femme. Il mit un genou à terre et posa ses mains sur celles de l’ancienne esclave pour la regarder. Il lui caressa doucement la paume, avant de se racler la gorge

Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour me faire pardonner ?



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Posté Lun 19 Fév - 1:55


Vole de tes propres ailes
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Malgré tous mes efforts pour les contenir, mes larmes continuaient de couler. Que je déteste cette femme que j’étais devenue. Où était donc passé la petite fille si courageuse qui passait ses soirées à se faufiler telle une petite souris hors de son trou pour aller soigner les blesser du bas-cloître? Que me dirait-elle si elle me voyait ainsi? Pleurant au pied ce miroir ridicule sans pouvoir m’arrêter. Que penserait-elle? Rien de bon.

Il y eu d’abord un frisson, puis mes muscles se crispèrent au contact du commandant me prenant dans ses bras. Je n’avais plus eu de véritable contact physique depuis bien des mois et je n’étais que plus malaise. Sans compter que, malgré tout ce qui venait de se passer, je connaissais à peine Aerandir. Croisant mes avant-bras je tentais au maximum d’éviter cet élan de réconfort du jeune homme sachant ma force de loin inférieure à la sienne. De toute façon, je n’avais pas la force de me débattre. Il s’excusait, ce qui me surprit avec mon cerveau qui s’était quelque peu embrouiller avec toutes ses larmes qui continuaient de rougir mes yeux aussi gris qu’un ciel orageux – seul vestige de mon père avec ce petit morceau de fer accroché sur l’une de mes pointes d’oreilles. Il s’excusait tout en caressant mon dos. Je me souvenais de ma mère, à l’époque de mon enfance, ou celle-ci imitait ce même geste pour m’aider à me réveiller lorsqu’il m’était difficile de me lever. Ce même geste, qui aujourd’hui m’était beaucoup plus douloureux qu’à l’époque. Il n’y avait que trois mois s’étant écoulés depuis mon arrivé dans la cité libre. Trois petits mois qui n’avaient pas suffi à refermer les plaies cicatrisant mon dos. Trois misérables mois où je dormais sur le ventre tentant tant bien que mal d’étouffer la douleur. Trois mois pour lesquelles je n’avais révélé à personne leur présence, trop honteuse, et sans doute trop timide, pour oser aller voir quelqu’un.

À quoi bon? La dernière chose que m’avait apprise ma mère, durant mon enfance, était qu’utiliser ma magie afin de me soigner d’une blessure causée par son maître était vain. « Si tu te soignes, ils connaîtront notre secret », m’avait-elle dit. Alors, j’avais endurée en silence tout comme je le faisais présentement avec le commandant. Ce n’était que des larmes de plus dans ce torrent ne cessant de grandir. Je n’eus pas le courage de le regarder dans les yeux lorsqu’il porta un mouchoir près de ceux-ci. Je préférais les fermer pour ne rien voir tentant d’oublier toute cette tension qui parcourait mon corps. J’étais tétanisée, incapable du moindre mouvement. Aerandir prit donc le soin de me prendre dans ses bras. Ce fut la surprise puis, la peur de tomber, qui me firent plaquer ma tête contre son torse. Une sécurité à priori inutile au vu de la facilité déconcertante avec laquelle il me promenait.

Nous étions de retour dans son bureau. Le dalatien venait tout juste de me déposer sur un canapé de billet à la fenêtre. Je m’étais aussitôt allongée sur le côté, jambes recoquillées vers mon ventre cherchant sans doute un vieux réconfort. Je continuais de pleurer me remémorant le reflet que m’avait montré ce miroir et au combien je pouvais détester. Mon visage se raidit et mon cœur s’accéléra lorsqu’il vint caresser ma joue tout en m’offrant une tasse de thé quelque peu devenu tiède avec cette « promenade au grand air ». Je pris une longue gorgée avant de déposer la tasse, du mieux que je le pouvais, sur la table basse près d’où je m’étais allongée.

Une nouvelle. Je n’eus à peine le temps de fermer les yeux et d’éloigner ma tête que le commandant embrassait mon front juste avant de s’excuser de nouveau. Il s’était assis près de moi, continuant de caresser mon dos, ouvrant de vieilles blessures sans même s’en rendre compte. Je n’aurais pu imaginer une journée aussi lourde d’émotions. Surtout pas aussi tôt dans la journée. Le commandant avait tiré, sans le vouloir, sur une corde sensible. Des évènements que je tentais d’oublier, mais effacer vingt-huit années d’une vie n’avait rien d’aisé. Au contraire, c’était une douloureux. Des blessures que même mon sort d’apaisement ne savait calmer. C’est Maeni qui reprit le relais, venant frotter son petit museau sur ma joue. Ce qui me fit pleurer de nouveau me souvenant que l’animal avait été domestiqué et que, comme ma mère, il semblait ne plus sans soucier.

Puis son maître vint poser un genou à terre avant de déposer ses mains sur les miennes pour me demander s’il pouvait faire quelque chose pour se faire pardonner. J’essayais de soutenir son regard sans succès. De toute façon, je n’y voyais presque rien avec mes yeux toujours aussi rougit que lorsque nous étions à l’extérieur. Néanmoins, il y avait bien quelques, mais il n’allait sans doute pas apprécier et moi non plus.

Je m’étais complètement retournée sur le ventre, visage à l’opposé de mon supérieur hiérarchique. Je vins lui expliquer du mieux que ma petite voix déchirée par les sanglots, que j’avais besoin d’aide. Incapable d’avouer ce que je n’avais pas été capable jusque-là, je n’eus que deux demandes : La première, de ne pas me poser de question et la seconde fut qu’il lève délicatement mon haut vers mes épaules pour comprendre de quoi il en retournait. Cela ne devrait sans doute pas lui causé trop de problème avec mes vêtements amples espérant ne pas avoir à lui expliqué la tâche que je lui demandais. C’était dur à regarder pour quelqu’un qui l’avait subi. Alors demander à quelqu’un de nettoyer de telles blessures …



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Posté Lun 19 Fév - 12:48

Apres un long moment qui sembla interminable pour Aerandir, la jeune femme sembla décidé a élever la voix pour lui dire ce qu’il pouvait faire et ce sans poser de question. Obéissant, le brun la regarda se tourner, tandis qu’il soulevait le tissu qui couvrait le dos de la brune pour y dévoiler des marques qui n’avait pas eu le temps de guérir. Il ouvrit la bouche pour parler avant de se souvenir : pas de questions. Il ferma les yeux et se leva. Il lui intima de ne pas bouger, tandis qu’il allait chercher de quoi la soigner.

Tandis qu’il prenait les outils dont il avait besoin, il pensa a ces marques. Elles étaient récentes, sans l’être. Réfléchissant aux circonstances, celles-ci étaient claires : lorsqu’elle était esclave. Il se demandait quand même pourquoi elle ne se soignait pas ? Là bas encore il pouvait comprendre : elle ne voulait pas se faire remarquer, ou même qu’il sache pour ses pouvoirs et c’était compréhensible. Mais ici ? Il se mordit la lèvre avant de soupirer en silence. Trop de questions qu’il ne pouvait pas poser.

Il se dirigea de nouveau vers Valyra toujours allongé sur le ventre. Il se mit à genou à côté d’elle, installant les outils sur la table basse à côté d’elle. La première chose était de nettoyer tout ça. Il alla chercher une bassine avec de l’eau chaude, ainsi qu’un linge et il nettoya le dos, regardant les blessures. Il devrait en recoudre quelques unes et il savait que cela allait faire mal. Se mordant la lèvre, deux choix s’offrait à lui. Il opta pour la plus simple. Imbibant un linge d’un fort anesthésiant, il le posa sur le dos de la jeune femme et décida de laisser agir quelque temps.

Une fois que le liquide avait bien pénétré la peau, il se mit a recoudre les plaies les plus ouvertes. La seule sensation que devrait ressentir la victime serait un léger pincement, peut-être une petite piqûre éphémère, mais pas plus. Il finit de coudre, rapprochant ses lèvres de la blessure, ceci afin de couper le fil de ses dents. Il s’occupa par la suite des autres marques moins importantes, avant de lui demander de se relever.

L’anesthésie étant assez fort, il l’aida a se relever, lui bandant le dos. Il s’excusa quand ses mains passèrent sous la poitrine de la jeune femme, l’effleurant du bout des doigts, tandis qu’il s’occupait de finir de panser ses blessures. Lorsqu’il finit, il redescendit le linge, avant de l’adosser légèrement au canapé, tout en la regardant.

Ce fut à ce moment là qu’il se rendit compte de sa bourde : il avait toucher et caresser son dos. Il se frappa le haut du front avec sa main en s’insultant en dalatien, avant de reporter son attention sur Valyra. Il devait pour le moment changer de sujet. Ol se gratta la joue, avant de sourire légèrement. Il s’assit en face de la femme, Maeni toujours près d’elle pour la rassurer, tandis que le commandant lui montra son visage.

D’après toi, comment je me suis fais ça ?

Il sourit, attendant qu’elle réponde tout en buvant dans sa propre tasse. Le thé froid ne le dérangeait pas, bien au contraire. Il sourit un peu plus en entendant la réponse avant de rigoler. Il savait que beaucoup de monde se demandait d’où venait les cicatrices sur son visage : guerre ? Combat ? En chutant ? La vérité était beaucoup plus comique. Surtout pour Aerandir. Se raclant la gorge, il regarda ailleurs avec un grand sourire. Oh oui, il était fier de ce jour là et de ce qu’il avait fait :

J’ai tenté de monter une wyverne. A la côte orageuse, derrière l’entrée d’une grotte ol y a une wyverne avec ses petits. Je suis monté sur le dos de la mère. Elle a tellement apprécié qu’elle m’a filé ce petit souvenir pour me remercier

Il rigola. Oui, il était fier. Il espérait surtout que ça la ferait sourire, voir même rigoler aussi. Car oui, c’était drôle. Le grand benêt ici présent avait tenter de dresser un dragon et une mère qui plus est. C’était comique, car peu s’y risquait et peu y survivait. Néanmoins, il avait une passion pour les dragons et il gardait en tête qu’il en voulait un.

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Posté Mar 20 Fév - 3:01


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C’était difficile que de laisser découvrir à quelqu’un que je connaissais à peine ce que je dissimulais depuis des mois. Me punissant pour ma « liberté », moi qui avais laissé derrière un frère et une amie – qui ne l’était plus d’ailleurs – une mère et un mode de vie dont j’étais incapable de me débarrasser. Néanmoins, trois raisons me poussait à lui dévoiler; d’une part, pour avoir eu le malheur de raviver des blessures que je tentais bêtement d’ignorer. Ensuite, parce qu’atteindre les plaies pour me soigner était une tâche délicate et je manquais cruellement de souplesse. Et pour finir, dans l’espoir de pouvoir faire un jour de nouveau confiance à quelqu’un.

Il ne prit pas grand temps avant de s’exécuter, soulevant délicatement le morceau de tissus couvrant mes blessures. Ma tête s’enfonça dans le rembourrage sur lequel j’étais couchée cherchant à cacher ma gêne. Je ne pouvais plus reculer maintenant. Aerandir avait la délicatesse de garder sa parole; aucune question. Je n’étais pas encore prête.  La moindre pensée me ramenait d’ordinaire dans cette petite pièce sombre servant à torturer les esclaves en toute tranquillité. Les shemlens avaient été consciencieux lorsqu’ils l’avaient faite faire, préférant la mettre près de nos quartiers afin que chacun puisse entendre la souffrance de l’autre. C’était d’ailleurs souvent pire que de se retrouver seul dans cette pièce – surtout lorsqu’une fois terminée, il vous laissait enchainé afin de de tout faire sécher.

Je sentis l’eau chaude sur ma peau, me donnant de légers frissons à mesure qu’elle refroidissait au contact de la peau meurtrie. Suivit ensuite le moment le plus dure, celui-lui que je redoutais; recoudre les plaies. À Miranthie, le tout constituait à ne rien faire afin de se souvenir de la faute ayant provoquée cette situation. Dans de rare cas, les maîtres autorisaient que l’on recoudre les plaies afin qu’elles ne s’infectent pas, mais sans rien pour atténuer la douleur. Au moins, j’avais « la chance » de me trouver dans un lieu beaucoup plus civilisé. Le processus dura quelques minutes durant lesquelles je sentis bon nombre de petits pincements.

J’eus tout le mal du monde à me relever lorsque le commandant eu terminée. À un tel point qu’il dû m’aider à le faire révélant ainsi un haut en grande partie dénudée. Si j’y étais habituée à Miranthie – à dix dans une même pièce pour dormir et se vêtir, oublier l’intimité – ce n’était pas le cas ici. J’avais gardé les yeux fermés tandis qu’il pensait mes blessures. Cette proximité m’était difficile d’autant plus que je n’étais pas très allaise avec la situation. J’étais pourtant la seule à blâmer. Je vins néanmoins le remercier faiblement lorsqu’il m’adossa sur le canapé une fois son travail terminé. Je fus perplexe lorsqu’il se frappa le haut du front tout en s’insultant en dalatien. Je n’eus pourtant pas le loisir de lui demander pourquoi.

C’est en souriant qu’il me questionna sur l’origine de la balafre sur son visage. J’ignorais à quoi pouvait bien rimer cette question et où il voulait en venir surtout avec ce sourire collé sur son visage. Il n’y avait pas de quoi rire avec un tel sujet, mais peut-être était-ce là que mon passé qui me dictait cette pensée. Mes cicatrices étaient signes de souffrances, de mauvais souvenirs et de la naissance de ma haine profonde pour les shemlens. Je n’étais néanmoins pas naïve au point de prétendre que c’était la même chose pour chaque elfe. Malheureusement pour le commandant, je n’étais pas très douée pour les devinettes d’autant plus que je n’étais pas en pleine possession de mes moyens. Je présume qu’il ne pu attendre de me donner la réponse, car il raconta sa « mésaventure » avec une mère wyverne aux côtes orageuses. À priori, le commandant aimait dresser des créatures sauvages au point d’y risquer bêtement sa vie. Néanmoins, l’imaginer monté sur le dos de la bête afin de la dresser m’arracha un sourire, aussi éphémère fut-il. Je pris doucement ma tasse de thé dans mes mains terminant le peu qu’il me restait avant de regarder vers le commandant.

- C’était absurde …

J’ignorais si j’aurais la force de continuer cette pensée, les mots étant sortis d’eux-mêmes. Il avait eu de la chance de s’en sortir qu’avec une cicatrice au visage surtout avec de telle créature.

- … votre vie vaux si peu à vos yeux?

J’avais détournée le regard faisant tourner la tasse de thé dans mes mains. Puis, voyant que j’avais encore de la difficulté à me mouvoir du à ce dos nouvellement propres et pansée, je vins placer, sans même oser un regard, placer la tasse approximativement sous les yeux du dalatien lui demandant s’il voulait bien me resservir.




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Posté Mar 20 Fév - 16:32

Absurde… oui effectivement, c’était un mot qui convenait très bien à la situation. Néanmoins, Aerandir avait réussi : même si ça avait été qu’un instant : elle avait sourit et ça ! C’était un exploit ! Puis, elle avait exprimé sa pensée, parole qui fit réfléchir le commandant. Ce qu’il pensait de sa vie… a vrai dire, pas grand-chose. Il s’en voulait de ne pas avoir pu protéger le père dé Glorfindel et il s’en voudrait toute sa vie. Néanmoins, il avait un autre roi à protéger et il devait surtout s’occuper du présent.

C’est pas que ma vie a de la valeur ou pas. On vie qu’une seule fois, je veux en profiter un maximum et pas rester centré sur le passé. J’ai peur être failli mourir oui, mais cela m’à donné une leçon et m’à permis de devenir plus fort. D’être qui je suis aujourd’hui. Donc oui, c’était peut être absurde, mais au moins, j’ai vécut !

Il lui sourit, avant de se lever et d’aller à son bureau. Ceci afin de lui resservir du thé, jusqu’à ce qu’une domestique arrive et lui retire des mains le thé froid en le disputant, d’après elle : one ne donne pas du thé froid à une dame. Aerandir cligna des yeux comme un benêt, levant les mains en l’air avant de sourire. Il lui servit donc une tasse du thé chaud que venait de ramener la femme, avant de lui apporter.

C’est pour ça que je préfère la Taverne. Je me fais chouchouter, pas disputer

Il rigola, buvant une gorgée du thé aux fruits rouges et citron cette fois-ci, avant de regarder Valÿra. Il avait toute les informations en mains désormais pour pouvoir s’occuper d’elle. Il devait juste tout mettre en place afin de lui faire les cours dont elle avait besoin. Bon, il n’avait pas la science infuse, sauf pour les guette, mais il pourrait quand même lui apprendre deux ou trois trucs sur leur nature etc.

Dans ses pensées, il regarda Valyra, avant de secouer la tête. Pour le moment, elle devait se reposer. Il retourna près d’elle et l’aida a se mettre debout. Voyant qu’elle n’était pas en état, il posa sa main sous les fesses de cette dernière, là portant sans soucis, son bras faisant office de chaise à la jeune demoiselle. Il sortit de son bureau, faisant le chemin inverse qu’ils avaient fait à l’allée, avant d’arriver en face de la maison de l’elfe. Il la déposa délicatement au sol, la soutenant avant de s’éloigner.

 Ça va aller ? Je vais te laisser te reposer désormais. Je reviendrais une autre fois pour tes cours. Si tu as un souci, n’hésite pas à venir me voir. Je suis soit à mon bureau, soit au camp d’entraînement, soit à la taverne. Quand tu auras la force : soigne toi. Je n’ai fait que les premiers secours nécessaire.  

Il lui fit un clin d’œil, avant de se faire sauter dessus par plusieurs enfants, tombant à la renverse pour finir sur les fesses. Le premier lui tira les cheveux, tandis qu’un autre tirait sur sa tenue. Inspirant grandement, il poussa un hurlement pour les faire fuir… réussissant qu’à les faire rire, le faisant rire aussi.

Il se redressa tant bien que mal, jouant un peu avec eux, avant de regarder Valyra avec un grand sourire.

Tu ne trouveras que du bonheur ici.

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Posté Jeu 22 Fév - 2:22


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Je n’assumais pas ma propre question posé au dalatien, la base étant venue de façon si spontanée que je n’avais pas eu d’autre choix que d’enchainer les mots. Sans surprise, il y répondit, prétextant que ce n’était pas une question de valeur, mais que nous n’en avions qu’une seule et qu’il ne souhaitait rester coincé sur le passé. En soit, tout ce que j’étais incapable de faire avec ma propre vie. Je voyais rarement le présent et l’avenir ne m’était pas envisageable. De toute façon, il y a peu, je ne vivais que pour servir. J’étais « heureuse » lorsqu’on me le demandait, je « riais » si l’on me le demandait et le reste du temps, je restais aussi silencieuse « qu’ils le souhaitaient ». La vie rêvée pour ceux ne désirant pas choisir ou ceux ayant oubliés comment faire. Je n’avais toujours pas détournée le regard jusqu’à l’arrivée de la jeune dame ayant servie les crudités et le thé plus tôt. Celle-ci venait de lui arracher le thé des mains chose qu’elle n’aurait sans doute pas eu le courage de faire si elle avait été dans une demeure à Miranthie. Apparemment, l’on ne servait pas de thé froid à une dame. À vrai dire, j’avais été élevée de telle sorte que le breuvage en question devait toujours être servie chaud aux invités de la maison. Sinon, quel intérêt? Le commandant revint donc avec du thé chaud en affirmant qu’il préférait l’accueil de la taverne aux conseils avisés de la jeune servante.

Je bu donc mon thé en silence tout en tentant de ne pas trop penser à cette journée qui était sans nul doute l’une des plus stressante que j’avais vécu jusqu’ici (bien qu’aucune ne pouvait battre mes premières semaines dans la cité – un véritable chaos). Au moins, je ne pouvais nier que Mien’Harel était accueilli et soucieux de l’intégration de ses nouvelles recrues, sans doute un peu trop. Et puis, j’étais celle à blâmer. C’est moi qui avait souhaité rejoindre le mouvement afin d’éventuellement pouvoir aider les elfes prisonniers de la tyrannie humaine. Pourtant, j’étais encore incapable de dépasser le stade ou je devais faire pleinement confiance à ceux de mon espèce.

Lorsqu’il fut le temps de partir, le commandant m’aida à me remettre debout. Malheureusement, toujours sous anesthésiant, j’eus une misère folle à mettre un pied devant l’autre ce qui me valut une seconde fois à me retrouver dans les bras du dalatien qui, cette fois, évita de toucher mon dos. C’était tout, sauf plaisant me demandant à moi-même s’il avait compris que je n’étais pas allaise avec ce genre de démarche ou s’il n’avait pas pensé à tout simplement m’aider à marcher. Certes, cela aurait été plus long, mais sans équivoque moins humiliant lorsqu’il me déposa au seuil de ma porte.

Je m’agrippais solidement sur la poignée tandis qu’il s’éloignait. Je lui répondis que tout devrait bien aller et que je ferais attention pour me « soigner » bien que j’eus un doute sur le sens même de la phrase. Après tout, je pouvais me soigner et me faire soigner. Deux choses complètement différentes pour moi. L’homme se fit par la suite agresser par des enfants, le faisant ainsi tomber. Un havre de paix pour les elfes, m’avait un jour dit Myr’ha, elle n’avait pas tort, si ce n’est qu’il fallait pouvoir l’apprécier. « Tu ne trouveras que du bonheur ici », avait-il finit par me dire avec un grand sourire. Encore, j’étais sceptique. On ne pouvait pas vivre ainsi sans se soucier des problèmes externes; qu’est-ce qui empêchait une bande de shemlens esclavagistes d’asservir la population en propageant une infusion de sangs? Je vins forcer un sourire avant d’entrer doucement dans ma demeure sans me retourner, fermant avec précaution ma porte derrière moi. Je n’avais qu’une idée en tête, dormir en espérant que les cauchemars de ce matin ne viennent pas hanter mon sommeil.


FIN




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