Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Jeu 11 Jan - 22:26
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aux Dorsales de givreFt. Soren

Blanc comme neige, blême comme lune


Le froid régnait toujours alors que Dorian quittait la tente de Cordélia. Presqu’aussitôt, il se frictionna les bras dans le but de ne pas mourir congelé. Il avait préféré laisser la messagère et son commandant ensemble, mais surtout changer un peu d’air. Ce combat avait été rude contre les templiers rouges, et les pertes furent lourdes : probablement que la chance s’était amusée à en épargner certains. Et la lassitude s’empara du thaumaturge aussitôt que celui-ci croisa un regard familier. Son œil se durcit, alors qu’il passa son chemin ; c’était bien la dernière personne qu’il avait envie d’entrevoir. Lui avait survécu, alors que pleins de bonnes gens jonchaient encore le sol de Darse. Le Créateur était vraiment d’un comique…

La dernière fois que vous m’aviez lancé un tel regard, il pleuvait, je m’en souviens.

Il ne pleuvait pas le jour où je suis parti.

Je ne parle pas de ce jour-là.

Dorian s’était arrêté, mais ne le regardait pas. Il ne le pouvait plus. Le timbre de cet homme était sombre, rauque et las. Malgré tout, le thaumaturge glissa un œil furtif vers lui. Il était assis, les mains attachées, entouré de deux soldats de l’Inquisition. Il n’y en avait pas assez au goût du nécromancien.

Que voulez-vous ?

Simplement discuter avec mon .. ancien apprenti. Venez donc vous asseoir.

L’implacable regard de Dorian appuya lourdement sur ses épaules. Il s’arracha un sourire amer, les lèvres étirées plus en grimace qu’en un rictus insolent. Durant un certain temps, les deux hommes se jugeaient du regard, autant fatigués l’un que l’autre.

Vous vous foutez de moi ?

Alexius laissa son regard glisser vers la neige, avant de rouler vers le ciel pour tomber une fois de plus sur feu son apprenti. Et pourtant, quelque chose semblait différent, ou plutôt, quelque chose semblait être comme avant, seulement plus souillé par ces actions qu’il pensait justes.

Deux portraits complètement distincts se confrontaient dans son esprit. D’un côté, il y avait ce Magister strict mais sensé qu’il avait connu, qui l’avait redressé dans ces instants de doutes, où l’on ne savait sur quel pied danser, qui lui avait donné goût à la thaumaturgie et à la curiosité intellectuelle. De l’autre, il y avait ce larron lâche qui avait perdu la raison autant que la foi, et qui aurait pu user de magie du sang sur Félix simplement par peur de le perdre. Quelle ironie, quand on pensait à l’espèce de pantin qu’il était devenu dans cet effrayant futur. Dorian ne savait réellement si ce frisson qui lui parcourut le dos était pensée.

Pourrait-il un jour songer à lui pardonner cette vision d’horreur, cette soudaine désillusion quant à sa personne ? Lui qu’il avait gardé en si grande estime ces années durant, cette brutale déchéance fit plus que simplement le frapper de toute sa force : cela le poignarda.

Mais ce regard que lui lançait Alexius, qui gardait un silence presque solennel, lui rappelait bien trop de malheurs ; il n’était pas le seul à avoir tout perdu, à ce moment-là. Finalement, Dorian s’approcha lentement de lui, sans pour autant ranger ses armes, bien que déjà à moitié désarmé. Il resta cependant debout, devant lui, les bras croisés à le regarder de haut.

J’ai eu bien des occasions où j’aurais effectivement pu me moquer de vous, comme d’autres l’ont fait, de vous mépriser, comme d’autres l’ont fait, de rire à pleine voix de vos pensées, de vos goûts, comme d’autres l’ont fait. J’ai toujours respecté chacun de vos avis, Dorian, alors pourquoi aujourd’hui je me moquerai de vous ?

Un drôle de soupir franchit les lèvres du nécromancien. Mais il n’en fit pas plus, gardant sa fierté naturelle comme dernier mais solide rempart. Toutes les autres protections s’étaient enfuies, et ce, rien qu’avec des mots. Il fallut un moment à Dorian pour retrouver la force de parler.

Moi aussi, j’ai des occasions pour me moquer de vous et pour vous mépriser. Vous êtes tombé bien bas.

Et pourtant, vous ne me méprisez pas.

Qu’en savez-vous ?! Ce que vous avez fait est tout simplement inadmissible !

Quelle importance cela possède aujourd’hui ?

Plusieurs petits éléments percutèrent l’ancien apprenti : cette lassitude dans sa voix, mais aussi la tournure de ses propos. Comme s’il s’en fichait, que plus rien n’avait d’importance. Le regard de Dorian s’était agrandi de surprise. Il attendit la suite qu’Alexius était sur le point de raconter.

Je pourrais faire tellement de choses… M’en vouloir pour avoir ainsi été dupé, tout comme vous en vouloir pour ne pas m’avoir aidé. De haïr les Venatori qui n’ont fait que se servir de mes connaissances en me manipulant, ou de haïr l’Inquisition qui m’a mis des bâtons dans ls roues. Je pourrais croire en la plus absurde des idioties, dur comme fer, cela ne va pas changer les événements, tout comme cela ne va pas m’excuser pour tout ça.

Il se pencha quelque peu, soupirant comme s’il en souffrait, son regard implanté dans celui de Dorian.

Ma plus grande souffrance est connue, mais j’en ai eu une deuxième : celle de lire cette forte désillusion dans le fond de vos yeux, Dorian.

Vous parlez sans savoir, Alexius.

Ce nom fut prononcé avec difficulté et rancœur. La colère durcissait toujours ses traits, alors que Dorian tournait les talons pour s’en aller d’un pas rapide. Non, il n’allait pas lui pardonner pour tout ça ; il était bien trop têtu et fier pour cela. Malgré tout, l’ancien Magister l’interpela une dernière fois.

Dorian … Avez-vous des nouvelles de Félix ?

Oui, et il va bien. Sans doute que de vivre sans vous doit lui être fortement bénéfique.

A ces mots, toujours autant sur les nerfs, le nécromancien s’en alla à l’autre bout du campement. Il n’avait vraiment pas envie de le croiser à nouveau, ni personne d’autres, d’ailleurs ; quand ses nerfs étaient autant exténués, il préférait naturellement leur éviter son humeur tempêtueuse. Et pourtant… Focalisé sur ce qui venait de se passer, il se contentait de marcher, les bras croisés contre sa poitrine à cause de cet infernal froid. Il ne prêtait même plus attention à ce qui se passait autour de lui, des interactions entre les personnes.

Soudain, sur la gauche quelque chose le percuta au niveau du flanc, plutôt quelqu’un transportant quelque chose d’assez lourd, ou au moins de solide. Elle aussi avait l’air bien pressée. Dorian poussa un râle qui appuyait davantage sa colère du moment, tandis qu’avec la violence du contact il vacilla de quelques pas sur le côté. Il jura en tévène avant de complètement se retourner.

Mais ça va pas, non ?! Regardez un peu où vous .. allez ?

Dorian plissa lentement des yeux pour être bien certain de voir ce qu’il croyait être un vil tour de son esprit. Mais étrangement, sa colère chuta drastiquement, sans pour autant disparaître. Était-ce une blague de mauvais goût, un hasard de la vie ou une simple coïncidence ? Il ne saurait tellement se décider sur la plus adéquate. Mais il n’y avait aucun doute sur l’identité de cette personne.

Encore .. toi, Soren ?


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Posté Sam 13 Jan - 19:17




Blanc comme neige, blême comme la lune
dorian & soren

Il n'y avait même pas deux heures que tu avais rejoint le convoi de l'Inquisition, vers une nouvelle demeure. Non loin de leur chemin, Léliana avait fait appel à ses agents dans les environs pour aider à transporter les blessés, mais aussi le matériel récupéré à la hâte avant le départ. Tu avais écouté les gens parler, se plaindre de la situation, de la neige, de la longue marche, mais tu te contentais de garder le silence. Tu aidais au mieux, parce que c'était tout ce dont tu étais capable pour le moment. La maître espionne t'avait demandé de t'occuper du bétail transportant les chariots de gens ou de provisions. Il était préférable que tu sois avec les animaux, tu étais bien plus apte à les comprendre qu'à intégagir avec les humains, ou toute autre race présente d'ailleurs. Les êtres vivants sur deux pattes n'étaient pas ton point fort, ce n'était pas rien de le dire, et tu avais silencieusement remercié Léliana de t'épargner des discussions auxquelles tu n'aurais pas pu participer. Tu te sentais déjà bien ridicule comparé à quelques enfants, parce qu'ils avaient parfois plus la science infuse que toi concernant les événements, ou même tout Thédas, tu avais donc une nette préférence pour les animaux, effectivement.

Et puis, il y eut du bruit, la femme qui avait donné sa vie pour Darse, n'était finalement pas morte, ensevelie par les avalanches ou son combat contre Corypheus, cette engeance de malheur et de désespoir. Il n'avait suffit que de ton prénom tout droit sorti de la bouche de la maître espionne pour que tu débarques à ses côtés. Tu n'avais pas pris part aux échanges, ni même à quoi que ce soit, tu te contentais de trimballer des couvertures par-ci et de l'eau par-là. Tu restas plusieurs heures devant la tente de la blonde, à surveiller le moindre signe suspect, la moindre personne qui troublerait son repos, puis tu disposas. Elle avait ouvert les yeux, et ses amis étaient présents. Dorian était d'ailleurs parmi eux, et ton coeur avait tellement bondi fort que tu faillis faire remarquer ta présence. Tu te faufilas parmi les ombres dansantes des feux installés ci et là, pour échapper à cet homme de ton passé. Il ne devait pas ressurgir ainsi. Tu ne pensais pas le rencontrer de nouveau, de si tôt du moins, parce que tu t'étais renseigné sur les partis les plus proches de la future Inquisitrice. Tu avais laissé ton oreille traîner, et tu avais entendu ce mot, cela ne faisait donc aucun doute, elle allait être nommée Inquisitrice. Après tout, à chacun ses responsabilités, toi, tu te sentais mieux à l'abri des regards, loin de tous ces ragots et des mauvaises influences. Ta nature, tu l'aimais plus que tout, et tu avais déjà hâte d'y retourner.

Ce fut donc naturellement que tes pas te dirigèrent vers un endroit plus calme, plus serein, un endroit avec beaucoup moins de bruits, sans brouhaha. La neige était difficilement supportable, certes, tu avais la sensation que tes mains allaient tomber en morceaux tant elles étaient congelées, mais tu gardais le cap. Tu étais là pour aider, pas pour être un fardeau. Sans doute aurais-tu du emprunter plus de fourrure à mettre sur tes petites épaules. Tes pensées te firent souffler du nez, alors que tes doigts ondulèrent sur ton front bandé. Tu sentais le froid se glisser à l'intérieur de toi, mais il n'y avait pas que cela qui te perturbait. Depuis ton arrivée dans la bande, officiellement sous la bannière de l'Inquisition, tu te contentais de fuir, d'aller et venir. Même pas deux heures que tu étais là, on t'avait demandé beaucoup de choses et tu n'avais pas eu le temps de te reposer, de te plaindre, de quémander plus de couvertures, puisque tu n'avais pas ressenti le froid autant que maintenant. Si seulement ton cerveau pouvait aussi s'arrêter de penser à Dorian cinq petites minutes, se mettre à geler et ne plus répondre de rien, ce serait vraiment une bonne chose.

Même pas quelques minutes après, tu ne pouvais juste pas rester là, en retrait, à finir en glaçon, tu marchas donc d'un pas rapide vers le campement, à la recherche d'un possible ravitaillement en fourrure, mais sur ton passage, quelqu'un t'appela, et résigné à recevoir un peu de chaleur, tu t'arrêtas. On te demanda alors de déplacer une des caisses qui étaient sur ta gauche, et tu hochas la tête. Tu ne savais pas ce qu'elles contenaient, mais il était certain qu'on voulait te faire une blague ou se moquer de ta petite taille, ou de ton poids plume. Peut-être des deux. Elles pesaient vraiment lourd, et si tu ne te faisais pas un tour de rein, alors tu serais chanceux. Tu tâtas alors de tes doigts la surface boisée des caissons, et attrapas la moins lourde, celle que tu pourrais porter plus facilement. Tu poussas un soupir exaspéré avant de retourner vers l'intérieur du camp. Tu avais l'impression de retourner dans le passé, lorsque l'on te prenait encore pour un esclave. Cela t'agaçait, mais tu ne disais rien. Si tu pouvais te rendre utile, alors soit. Tu porterais au moins un de ces poids à leur destination.


Préoccupé par la charge que tu portais de tes petits bras, ceux-ci commençant à faire des caprices, tu n'entendis pas ce son si particulier, et ce parfum si familier. Ton épaule se heurta à un corps plus grand, plus costaud que toi, et tu faillis tomber, tant le choc avait été brutal. Parfois, marcher avec un bandeau sur les yeux n'était pas la meilleure chose, surtout si tu te laissais manger par tes pensées. Tu l'entendis jurer en tévène, comprenant la langue immédiatement, reconnaissant ce timbre de voix que tu avais déjà entendu une fois, il y avait de cela, déjà quelques mois. Tu te mordis la lèvre, avant de te fondre en excuses. Espérant que la nuit te cacherait de cet homme que tu fuyais, en priant le Créateur pour qu'il ne te reconnaisse pas.

Désolé.

Dans un haussement d'épaule calculé, tu te contentas de remettre correctement ce caisson correctement entre tes bras, et tes pieds déjà prêts à foutre le camp voulaient se diriger vers ta destination. Tu n'osas pas tourner la tête dans sa direction lorsqu'il prononça de nouveau ton prénom. Cela aurait été trop beau qu'il ne te reconnaisse pas, qu'il se fonde dans sa colère passagère pour t'oublier, t'effacer de sa mémoire. Tu pensas à la perte de ton collier, et tu te sentis coupable. Tellement coupable que tu cessas presque de respirer.

Je ne peux pas discuter maintenant, je dois porter ceci ...

Tes paroles étaient un peu confuses, il était clair que tu cherchais à éviter la situation, à fuir le problème, parce que, émotionnellement parlant, Dorian venait foutre le bazar dans tes sentiments, et tu ne te sentais pas encore capable de gérer tout cela. De plus, ce caisson était bien trop lourd pour toi, tu peinais déjà à le tenir alors si en plus, tu devais perdre du temps en bavardages houleux de retrouvailles non désirées ... L'égoïsme, voilà le mot qui te caractérisait en ce moment même.
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Posté Mer 24 Jan - 17:46
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Blanc comme neige, blême comme lune


Dorian resta incrédule un instant, presque hésitant. A en juger de ce manque de réponse, il devait se tromper … il aurait pu. Mais ce petit mot d’excuse qui parvint timidement le raffermit dans ses positions. A présent, le froid des dorsales de givre ne l’atteignait même plus. Il se contentait de le regarder partir, sans savoir réellement quoi faire. L’espace d’un instant, le thaumaturge avait la simple et bête impression que soit Soren l’avait suivi de très loin, soit qu’il voulait l’éviter à tout prix mais que la chance n’était clairement pas de son côté.

Il se souvenait de comment étaient les choses auparavant, de ce petit sourire que lui adressait son ami, de cette joie quand il l’apercevait, de ce grand chapeau. Et en une fraction de seconde, un vent glacial avait tout balayé. Et il le regardait marcher, sans rien ajouter, sans rien entendre. Appartenait-il désormais à un passé lointain, à un passé oublié ? Un sentiment étrange lui serra le cœur et les poumons, au point même de l’étouffer. Jusqu’à ce qu’une seule pensée traverse son esprit : ce que Soren portait semblait bien trop lourd pour lui. Dorian se décida alors à s’accrocher à cette fine lueur et à le rattraper au pas de course.

Hey, attends !

Au fil de ses pas, une seconde raison de ne pas le laisser filer à nouveau cliquetait et pendait à son cou. Prudemment, sans pour autant perdre en assurance, il posa une main sur l’épaule de Soren, à la fois pour l’arrêter et pour attirer son attention. Dorian se racla la gorge.

Ça tombe bien que tu sois là, en fait. J’ai quelque chose à te demander.

Dans un mouvement calculé pour faire très peu de bruit, bien que légèrement raté compte tenu de son idée, le nécromancien attrapa la chaînette de son collier pour la retirer de lui, pour le placer autour du cou de son ami d’enfance, avant de s’emparer du caisson qu’il transportait.

Voilà. J’ôte ce poids de tes épaules, et tu ôtes ce poids des miens, ça te va ?

Dorian lui adressa un sourire, bien qu’il ne le verrait pas. Cette caisse pesait son poids, mais n’était pas non plus un fardeau. C’était supportable. Il regardait Soren, observant sa réaction quant à la retrouvaille de ce bijou symbolique. Peut-être qu’il allait le retirer et l’abandonner à nouveau, peut-être pas. Difficile à dire, mais le thaumaturge pariait davantage sur la deuxième possibilité, tout à coup.

Tu l’avais perdu à la bibliothèque de Névarra, j’en ai pris grand soin depuis. Et crois-moi, je t’aurais cherché dans tout Thédas rien que pour te le rendre, Soren.

Cela dit, il ne se rendit compte qu’après l’avoir énoncé du sens de ses mots. Dorian se figea, les yeux grands ouverts et le souffle court. Il n’avait nulle échappatoire, excepté la nuit qui pourrait peut-être cacher son état. Il feignit l’ignorance de quelque constat et se racla la gorge, soudainement embarrassé autant qu’irrité. La fatigue devait lui jouer de mauvais tours.

…Enfin, je te l’aurais rapporté parce qu’il est à toi, après je serais reparti, ..

Il s’enfonçait toujours plus dans ses explications, alors qu’il essayait justement de s’en sortir. Dorian se réduisit au silence en laissant sa phrase en suspens. Ses pensées s’entremêlaient de plus en plus, sans raison particulière. Ce qu’il voulait dire franchissait ses lèvres à l’envers, ratait la dernière marche et roulait jusqu’à atteindre Soren dans toute sa maladresse. Le thaumaturge suivait toujours son blême ami, soufflant du nez. Il valait mieux changer de sujet, ou il n’allait jamais s’en tirer. Et il n’avait pas besoin de porter une main à son cœur pour sentir qu’il s’amusait à lui cogner la cage thoracique. Elles étaient occupées de toutes façons.

A part ça, .. tu dois l’amener où, cette caisse ?

Il se risqua à glisser un œil vers Soren pour guetter quelconque réaction, mais autre chose attira son attention, ce qui l’enjoignit d’ailleurs à froncer les sourcils. Soren semblait trembler. Avait-il froid ? Était-ce simplement à cause de lui, de sa présence ? Il l’ignorait, mais il semblait préoccupé, dans sa bulle. Cela lui arrivait quand il se perdait dans ses songes, peut-être qu’il lui arrivait la même chose. Au début, Dorian ne fit pas de cas, mais quand il posa la caisse là où il fallait la poser, il se tourna vers lui, observant d’abord les alentours avant de le regarder lui. Dans un geste rapide, il se frictionnait les bras pour se réchauffer ; un vent gelé venait de se lever.

Kaffas, il fait froid dans ce pays .. Tu es sûr que tu as assez chaud habillé comme ça, Soren ?

Par moments, il devait vraiment avoir l’air de l’espèce de nounou toujours sur le dos de son protégé et qui l’empêchait même de respirer si on poussait la caricature à l’extrême. Sauf que Soren avait besoin de quelqu’un qui s’inquiétait pour lui, qui prenait soin de lui ; même après toutes ces années, ce fait était loin d’avoir changé, et sans doute qu’il ne changerait jamais. Soren avait besoin de quelqu'un qui veille sur lui, qui le protège.

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