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Posté Jeu 4 Jan - 18:46

Vitalis Victoria
“When the Venatori rise, when a new god burns the Imperium’s corruption to dust...”
NOM & PRÉNOM(S) ✶ Victoria est le nom de famille de mon ancien maître, mais aussi le mien par défaut d’en avoir un qui m’est propre. Il signifie Victoire en Tevene. Vitalis est le fruit de l’imagination de celui qui me possédait, il fait référence à la Vitalité. SURNOM ✶ Felandris est la façon dont les Venatoris me connaissent. Je tiens ce surnom d’un frère d’arme qui aimait me surnommée en me comparant à la plante du même nom. AGE ✶ Je suis née en l’an 20 de la 9ème ère du Dragon, le 21 Umbralis. Ce qui me fait 22 ans accomplis. NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ✶ Tévintide / Dénérim PROFESSION ✶Je suis l’œil des Venatoris et l'ombre de ses ennemis. Officiellement, je suis une Noble Tévintide qui fait partie de la Chantrie Impériale, je suis une Grande-Prêtresse. Mon rang me permet de tenir un marché d'esclaves afin de faire fructifier nos fonds monétaires et d'aider à l'effort de guerre. Je possède aussi un siège aux côtés du Divin lorsque le Magisterium se réunit. LIEU DE RÉSIDENCE ✶Lorsque je ne suis pas en mission, j'habite la demeure en pierre de mon ancien maître et actuel mari. Pendant mes voyages, les campements Venatori m'accueille. SITUATION AMOUREUSE ✶ Mariée au Magister Ciceron Victoria, mais je ne l'aime pas. ORIENTATION SEXUELLE ✶ Homosexuelle. Je garde un profond dégoût des hommes à cause de celui qui fut mon maître. FACTION & RANG ✶ Venatori / Espionne - Esclavagiste ARMES ET/OU MAGIE ✶ Pénétrâmes est le nom de mon arc. Fabriqué avec du bois d’épine de dragon, il est d’une qualité remarquable et je ne le vendrai pour rien au monde. Pour compléter mon arsenal, j'ai à ma dispositions quelques poisons et somnifères ainsi que deux dagues car l'on est jamais trop prudente. Bien que je sache me défendre avec un arc, mes dagues servent plus pour la dissuasions que pour le combat, je ne peux que les agitées en espérant faire des mouvements qui ressemblent à quelque chose ! Je ne suis pas une guerrière. LANGUE PARLÉE ✶ Je maîtrise parfaitement les subtilités du Tevene, confrontée dès mon plus jeune âge aux hautes-sphères impériales. Pratiquer oralement l’universelle est encore chose compliquée pour moi, quelques nuances de la langue demeurent obscures, pourtant je sais très bien le lire et l’écouter, donc n’essayez pas de me traiter en pensant que je ne comprendrai pas ! Je ne saisis pas un mot de Dalatien et il en va de même pour le Qunlat. Etrangement, je n’ai pas l’accent du Nord, mais plutôt celui du Sud-Est.


Tout sur ton personnage
on veut tout savoir de lui.
CARACTÈRE + Tant de choses à dire, mais si peu de temps devant moi, je suis une femme occupée et prisée et puis de toute façon je ne prends jamais le temps, je ne me donne pas le temps de me reposer car il y a trop à faire et pas assez d’heures dans une journée. J’ai constamment l’impression que tout ce qui ne se fructifie pas, que tout acte qui ne sert pas mes ambitions est forcément néfaste, est forcément une perte de temps. Se laver ? Perte de temps. S’habiller ? Perte de temps ! Manger ? Perte de temps ! Sourire ? Perte de temps ! Mais le pire de tous est très certainement le sommeil, nous passons tous trop de temps à dormir et à nous reposer au lieu de nous enrichir, de nous entraîner, d’agrandir notre territoire, de reconstruire notre glorieux Empire Tévintide. Je ne suis pas native du Nord et pourtant je lutte pour le Nord, contre le Sud, ma terre natale : énigme pour les uns, occasion de me pointée du doigt afin de me descendre de mon trône pour les autres, j’estime que je ne dois pas me justifiée auprès des jaloux qui n’ont pas su tirer profit des faiblesses de leurs ennemis, contrairement à moi qui me suis hissée du rang d’étrangère à esclave puis d’esclave à noble et enfin de noble à haute-noble et Grande-Prêtresse de la Chantrie Impériale en seulement quelques années et ce sans avoir utiliser la magie. Certes, mon parcours est impressionnant, presque incroyable même, j’ai réussis là où beaucoup ont échoués et ceux-là se demandent (s’ils sont encore en vie bien entendu) : Comment a-t-elle fait ?! Il n’y a pas de secret – Je suis sans pitié et prête à tous les sacrifices pour accomplir mes objectifs !

Ce qui me caractériserait le plus ce serait sûrement mes complexes et névroses. Nombreux sont les idiots qui aiment colporter la rumeur de ma folie, mais je suis parfaitement consciente de mes problèmes et je ne pense pas que le vrai aliéné soit conscient de sa folie. Je n’aime pas mon corps et je déteste que l’on me fixe, je n’aime pas non plus ma petite taille et lorsqu’une personne souligne ça devant moi il m’arrive d’avoir des réactions disproportionnées. L’eau est bien plus qu’une phobie, je n’aime pas y penser, ni en parler et l’heure de prendre mon bain est une véritable épreuve pour moi et un défi qu’il faut relever tous les soirs pour mes esclaves. L’eau ne peut être ni froide ni tiède, elle doit être bien chaude, de plus lorsque je m’assois dans la bassine il faut impérativement que je puisse voir mes pieds, sinon j’ai l’impression que je n’ai pas pied et que je me noie. Il faut aussi que personne ne soit présent dans la pièce et que cette dernière soit gardée par des hommes armés, bien entendu il va de soi que personne, absolument personne n’est autorisé à me voir nue, si j’ai déjà du mal que l’on me regarde habillée, il ne sert à rien d’évoquer la possibilité que le moindre regard se pose sur ma nudité. Petit détail insignifiant concernant mes peurs, il se trouve que la dernière personne à avoir essayé de me faire une blague en me poussant dans de la flotte a été déclaré hérétique puis brûler au bucher. Ce n’est qu’un détail.

Caractérielle et colérique sont des mots qui me correspondent. Je pense être une personne réfléchie qui sait ce qu’elle veut et sait où elle va tant qu’elle contrôle tout et j’estime que ne pas pouvoir contrôler mes sentiments et ma vie est ce qui crée en moi une certaine impulsivité. Si j’ai besoin d’une robe pour aller en Orlaïs afin de mener certaines activités, mais que je ne peux pas avoir cette robe, je peux affirmer que je m’énerverai et que je commencerai à faire n’importe quoi pour l’avoir, sans forcément réfléchir aux conséquences de mes actes. Cela deviendra très probablement une obsession et je n’avancerai plus tant que je n’aurai pas cette robe. Néanmoins, tant que je contrôle tout, je reste une habile calculatrice / manipulatrice qui accorde une grande importance aux jugements d’autrui, si le regard me terrorise, il est aussi ce qui me permet d’exalter mes talents de comédienne. Je ne suis pas une personne authentique et originale, j’adapte constamment mon comportement pour me fondre dans la masse et me faire bien voir. Je veux entretenir une relation cordiale avec un noble d’Orlaïs ? Je vais d’abord me renseigner et essayer de l’analyser pour tout savoir sur lui, pour le connaître. Admettons qu’il aime le courage, je m’arrangerai pour faire preuve de courage afin qu’il m’aime. C’est ma façon de manipuler, de contrôler les êtres-vivants.

Cette capacité de manipulation relativement bien cachée me permet d'être une femme aimée et respectée par mes alliés, par le peuple et les pauvres, tout en inspirant la crainte chez mes ennemis car si je suis douée pour réaliser les rêves de chacun il semblerait que je le sois tout autant pour les brisés, les broyés dans la paume de ma main.

Sans compter l’Empire Tévintide, il y a six régions indépendantes à conquérir et dominer. Commençons par Férélden, là où je naquis il y bien des années en tant que noble. Autrefois j’aimais ma nation et ses idées idéalistes, ses coutumes chevaleresques et ses architectures anciennes, mais il faut évoluer et lorsque l’on compare Orlaïs à Férélden l’on a forcément cette impression que ce dernier stagne dans ses valeurs, sans vraiment s’élever ou s’élargir vers de nouveaux horizons. Là-bas, ils ne sont pas ambitieux et ils n’ont de toute façon pas les moyens de vaincre les pays adjacents. Je ne me serai pas épanouie en tant que Féréldienne. Je pense qu’excepter le héros et ses compagnons, il n’y a rien à craindre de ce côté-là.

Orlaïs est bien entendu une contrée dans laquelle j’aurai pu évoluer, j’aurai même trouvé meilleure chaussure à mon pied chez eux qu’à Tévintide, mais le destin ne me conduisit malheureusement pas en Orlaïs. Ce sont assurément des ennemis qu’il faut redouter et les vaincre signerait presque notre victoire.

Les quatre autre pays ne sont pas vraiment importants et n’ont pas d’influences majeures en Thédas comparable aux deux nations du Sud, sauf peut-être les Anderfels et sa forteresse de Weisshaupt qu’on ne présente plus depuis le temps qu’elle s’élève fièrement parmi le Mont Mardain. Ce serait une bonne idée de reprendre la Névarra aux mains de nos ennemis, carrefour de Thédas, cette région est stratégiquement un avantage. Antiva et ses corbeaux, Antiva est une plaque marchande florissante qui accueille la plus dangereuse association d’assassins, que dire de plus ? Si nous y mettons le prix, ils pourraient être nos alliés. Et enfin, les Marches Libres, peu de choses à dire si ce n’est que les Venatoris y sont déjà bien implantés, merci tata Mérédith.

De toute façon nos agents sont partout, nos alliés nombreux et notre ambition sans failles. Thédas est en proie au chaos, ce n’est un secret pour personne et lorsque ce genre d’événement survient, il est nécessaire de choisir son camp ou de simplement rester neutre. La neutralité ne me sied guerre et bien que je ne sois pas vraiment fanatique de ce bon vieux tonton Cory, j’ai choisis mon camp qui je l’espère sera le camp des vainqueurs. Ma foi, si tonton perd la guerre, il sera toujours temps de me reconvertir à l’Inquisition.

Se connaître soi-même est une tâche pénible qui peut prendre toute une vie, mais dans mon cas il n’y a rien à connaître si ce n’est que je n’ai pas de visage, pas de réel visage et si mon vrai visage existe bel et bien, alors il est mort et enterré sous les très nombreux masques que j’ai pu enfilés. Le fait qu’Héléne soit morte et que Vitalis ne soit qu’un pâle reflet, le fait que je sois inauthentique, tout ça ne peut donner qu’un résultat : une observatrice alias une espionne.
✶✶✶
PHYSIQUE + Une lettre cacheté m’était parvenue et j’eu le plaisir ou plutôt le déplaisir d’avoir l’honneur de la lire. La lettre était signée « Leon » y’avait-il seulement besoin d’en dire plus pour en comprendre le contenu ?

Ma très chère Héléne, vous êtes devenue encore plus charmante que votre mère lorsque je l’ai quittée,
Vos doux iris d’un bleu givré ont fait chavirer quelque chose en moi qui ne bats plus que pour vous et cette chose est mon cœur,
Lorsque je songe à votre courte chevelure aux teints chauds tirant vers l’acajou qui est toujours parfaitement coiffée et à ses ravissantes tresses qui encadre votre visage, lorsque je songe à votre regard imperturbable d’acier qui transcende les cœurs des faibles d’âmes, lorsque je pense à vos courbes parfaitement galbées, j’avoue ne pas savoir si je pourrai un jour être digne de votre grandeur,
Bien que je n’aie jamais eu le loisir de parcourir votre peau blanche de mes phalanges, j’ose pouvoir imaginer la chaleur et la douceur de votre sensibilité. Leon.


Il était vrai que cette courte poésie était touchante tout autant qu’il était vrai qu’autrefois j’étais attirée par la virilité et les muscles de ces messieurs, que j’étais attirée par les guerriers et les chevaliers en armure, les princes charmants et les rois. Cependant ce temps est révolu et j’ai bien changée depuis les années, ce malheureux bougre de mercenaire recevra une réponse écrite de mes mains, réponse où il apprendra que je préfère depuis peu la féminité à la masculinité.

Néanmoins, selon moi, cette courte description n’était pas tout à fait véridique car bien trop idyllique.

Vos doux iris...il n’y a nul besoin d’aller plus loin pour trouver la première erreur de Leon. Mes yeux ne sont guère doux, mes prunelles aussi froides que les montagnes du Nord en plein hiver ne font que refléter une âme aussi impitoyable que la guerre.

Continuons un peu plus dans ce texte pour découvrir une nouvelle hypocrisie, ma chevelure n’est pas toujours parfaitement coiffée, bien au contraire, les tresses servent à cacher le fait que je déteste me coiffée et voir mon reflet dans la glace.

Des courbes parfaitement galbées ? Il n’a peut-être pas tort sur ce point car c’est l’une de mes principales qualités physiques : des longues jambes relativement bien dessinées, des hanches comme il faut, une poitrine généreuse et bien ferme ainsi qu'un fessier tout aussi appréciable.

Le passage concernant ma peau est assurément le plus faux de tous. Bien sûr, ma peau est blanche, mais elle est aussi pâle à cause des températures du Nord et du manque de soleil, sans parler de mes cernes causées par le manque de sommeil, toujours à l’affût du danger car je suis devenue paranoïaque. Détail parmi les détails, bien que cela ne se voit guère sauf cas de nudité, je cache une peau marquée par la souffrance et les cicatrices, une peau horrible qui me fait honte et me rappelle à chaque fois que je la vois mon ancienne condition d’esclave. J’aimerai pouvoir gratter ma peau au couteau afin de la remplacée par une peau immaculée, la peau de quand j’étais encore une enfant.

Outrage à mon visage que de ne pas avoir parlé de mes lèvres charnues et pulpeuses, des traits fins et nobles de mon visage, de mon petit nez plat, de mes fines oreilles cachées par cette chevelure acajou...Outrage à ma personne que de ne pas avoir mentionné ma silhouette gracile, ma démarche souple et ample au niveau des hanches, la vélocité de mes pas claquant furieusement le sol comme si rien ne pouvait m'arrêtée.

Pour conclure cette courte description, je suis plutôt contente qu'il n'ait point piper mots sur ma taille qui me complexe. Ils est certains que ceux qui ne m'ont jamais vue imaginent une femme grande et charismatique, mais je ne mesure qu'un petit mètre soixante huit...Je ne supporte pas que l'on se moque de ma taille !
✶✶✶
ANECDOTES + Je ne ressemble pas du tout à mon père, qui était blond aux yeux verts et avait une ossature bien développée. Pour se moquer de moi, mon grand-frère m’avait fait croire que mon père était enfaite Dodo, le boulanger qui faisait notre pain quand nous habitions encore à Dénérim. Je l’ai cru une bonne partie de mon enfance ! Je fais partie de la Chantrie Impérial pour le pouvoir que cela procure et non parce que j'idolâtre le créateur. Je préfère de loin les Anciens. C'est mon mari qui m'a propulsée en haut de l'échelle de la Chantrie Impériale, c'est un peu grâce à lui que je suis Grande-Prêtresse. Je devais avoir sept ou huit ans et mon grand-frère répétait tout le temps que je n’étais pas capable de faire des choses amusantes, que je n’étais pas capable de désobéir à maman et papa alors pour lui prouver que je n’étais pas qu’une couille molle, j’ai demandé à un garde de la maison de s’abaisser car je devais lui dire un secret et je l’ai embrassé devant tout le monde. Ils étaient tous sous le choc quant à moi, j’ai reçu la plus grosse punition de mon enfance, avec mon frère, car je l’avais dénoncé pour qu’il tombe avec moi ! Excepté mon oncle, personne ne connaît mon véritable prénom et mon nom de famille d’origine. J’ai tué ma mère. Je cache mes cicatrices de tortures sous mes vêtements, j’en ai sur tout le corps excepté les parties du corps les plus visibles. La magie du sang n’est pas tendre avec ceux qui subissent et beaucoup d’esclaves sont morts de ses effets, mais pas moi car Ciceron ne voulait pas que je meurs. Ce que personne ne sait, c’est que j’ai honte de mes cicatrices et c’est la raison pour laquelle je les caches, lorsque je les vois, j’ai l’impression de voir une fille faible et apeurée. Je ne sais pas nager, personne ne m'a jamais appris et je me suis déjà noyée à cause de ça. Avec mes parents et mon frère, nous avions fait une halte à Combrelande et je me suis penchée pour toucher un poisson, malheureusement je suis tombée dans la mer d'écume et depuis j'ai une peur panique de l'eau. Je n'ai jamais eu d'expérience sexuelle. Je sais lire et écrire, ma mère m'a appris lorsque nous étions à Dénérim. D'ailleurs, je me souviens encore que je détestais lire et je me disputais tout le temps avec elle pour pouvoir aller jouer à la place. Je suis très pudique.


Derrière l'écran
on veut tout savoir de toi.
NOM & PSEUDO ✶ The wicked ÂGE ✶  19 TES PASSIONS ✶  J'aime bien le jdr SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ✶  Game of Throne / Star wars / Final Fantasy PRÉSENCE ✶ Quand j'ai envie. TON AVIS SUR LE FORUM ✶  Honnêtement, mais ce n'est que mon avis, je le trouve moche, sans parler du codage... Et puis cette carte de Thédas ! J'ai vomis... D'ailleurs c'est tellement nul, que je me suis inscrite par pur masochisme !   Bon, parlons plus honnêtement, je ne connais rien à l'univers Dragon Age et votre forum m'a donné l'envie de m'y plongée. J'ai lu tout le guide de Thédas, y comprit la chronologie et je ne comprends toujours pas tout. J'ai aussi consulter des wikis et j'ai harcelé des gens sur mes serveurs discord pour qu'ils me traduisent les wikis anglais (sans oublier les coups de fouets pour qu'ils traduisent plus vite !). Bon, on va voir si j'ai assimilé assez de lore pour faire une fiche convenable XD ? COMMENT AS-TU CONNU DA:I ✶ Top je crois. TON DERNIER MOT, NIARK ✶  J'aime le nutella.
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Posté Jeu 4 Jan - 18:46
Chapitre I : Fuite de l'Enclin
Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.
9:20-30 / Verset 1, Dénérim : Mon histoire prend source il y a de cela vingt-deux années, mes parents de lignées nobles m’ont donnée naissance dans leur résidence des quartiers hauts de la capitale, sous le regard d’une sœur de la chantrie, d’un scribe et de mon grand-frère qui n’avait que quatre ans à l’époque. Ma naissance fut enregistrée dans l’arbre généalogique de la famille, mon visage dessiné à l’identique par un artiste dans le grand livre et c’est ainsi que je naquis officiellement, mon identité enregistrée sur un bout de papier. Comment pourrais-je vous parler de mon enfance sans tomber dans la futilité ou l’ennui ? Mon père était un chevalier qui soutenait le Roi Cailan et ma mère, adepte des intrigues politiques, s’occupait des manigances pendant que mon géniteur apprenait à mon frère à devenir son digne successeur, à devenir un bretteur hors-pair qui pourrait dignement servir la couronne. Papa ne s’occupait que très peu de moi et quand je lui demandais pourquoi nous ne pouvions pas passez un peu de temps ensemble, il disait qu’il n’avait pas le temps et que je n’avais qu’à jouer aux poupées avec ma mère, moi j’aurai plutôt préférée qu’il m’apprenne à me battre ! En guise de réponse, je ne me contentais pas d’hausser les épaules et baisser les yeux afin de me réfugier dans les bras de maman, non, à chaque fois nous nous disputions et je revenais toujours vers lui en le traitant de père indigne, de mauvais père. Du coup, c’est ma mère qui s’occupa de ma stricte éducation, elle m’enseigna la lecture, l’écriture et le bon-parler puis il fallait aussi que je surveille constamment ma façon de me tenir.

Le cantique de la lumière ! Je me rappelle encore de ce bouquin de malheur qu’il m’était obligé de lire, une heure par jour et ce tous les jours ! Blablabla, les paroles d’Andrasté, blablabla...La magie doit servir l’homme et non l’asservir, blablabla ! Ah et cette foutue magie, parlons-en ! Comme j’étais capricieuse, caractérielle et vite énervée, mes parents m’avait faite surveillée par un templier de peur que je ne me fasse possédée par un démon de la colère ou de l’envie et si au début je n’étais pas du tout contente que Sir Ronchon me suive jour et nuit (oui je le surnommais Sir Ronchon car il était tout le temps bougon.) lorsque j’ai commencé à faire des cauchemars et à entendre des voix dans ma tête lorsque je dormais, j’étais bien heureuse qu’il soit à mes côtés pour éviter de me faire posséder ! Peu après ça, mon paternel partit pour la bataille d’Ostagar, mais avant qu’il ne parte combattre les engeances, nous nous sommes réunis autour d’un bon repas familial avec tous les servants de la famille, ils étaient tous invités à notre table pour les festivités. Moi j’étais fiévreuse, clouée au lit et maudite par le sort, j’entendais la musique et les rires d’en bas, complétement frustré de devoir rester dans ma chambre avec Sir Ronchon qui veillait encore et toujours sur moi. Finalement, Sir devint mon père de substitut et si au début on ne s’aimait pas du tout à cause de mes blagues et de mon caractère bien trempé, avec le temps nous avons su nous appréciés malgré nos évidentes différences. Il prenait tout au premier degré et moi tout au second, alors forcément, les relations n’étaient pas toujours cordiales et je ne parle même pas du sobriquet que je lui avais trouvé, il le détestait et répétait sans cesse : Je ne m’appelle pas Sir Ronchon, pour l’énième fois, je me nomme Arthur.

Les terribles nouvelles d’Ostagar sifflèrent rapidement jusqu’à nos oreilles, la bataille était perdue tout comme l’espoir de revoir un jour papa ou Cailan : je n’avais peut-être que dix ans, mais je trouvais le roi si beau dans sa gracieuse armure dorée ! Etrangement ou peut-être pas si étrangement que ça, je n’ai pas pleurée alors que maman nous annonçait les nouvelles à moi et mon frère, ce que je ressentais n’était pas de la tristesse, mais bien de la colère et c’était d’ailleurs le devoir de Sir Ronchon que de m’aider à canaliser cette colère afin de ne pas me faire posséder. Maman, grand-frère, moi et Sir Ronchon, nous avons décidés de partir vers l’Empire Tévintide pour fuir le cinquième enclin et rejoindre tonton Sylvius, un templier impérial.

9:30 / Verset 2, Voie impériale et Orzammar : Nous étions dotés d’une petite caravane tirée par deux chevaux, dans laquelle je passais le plus clair de mon temps en compagnie des provisions parce que je détestais marcher. Les journées étaient longues, les nuits l’étaient d’avantages, la sueur nous gagnait et les bons bains nous manquaient. Le voyage était difficile, mais nous pouvions compter sur Arthur et trois mercenaires que maman avait engagés, en vendant ses bijoux, pour assurer notre protection. Il y avait un humain, un Tal-Vashoth et un nain, un drôle de trio qui me faisait bien rire ! Ils s’appelaient respectivement Leon et Arisurak , mais je me souviens particulièrement bien du nain, il était vraiment très marrant, il s’appelait Thôrhrím et quand je me moquais de sa petite taille il me disait que ce n’était pas la taille du nain qui faisait sa grandeur. Finalement, lorsque j’y repense, le voyage était plutôt très amusant avec Thôr et Arthur ! Sir grandeur et Sir ronchon !

Nous sommes passés près d’Orzammar et je voulais absolument visiter la grande cité naine dont j'avais lu tant de fantaisies dans les livres, je la trouvais si belle et elle me faisait rêver éveillée, tant les édifices étaient grands et taillés de façon magnifique. Ironiquement, les structures naines étaient toutes gigantesques et eux étaient tout petits, selon moi ils voulaient juste compenser leurs petites tailles en construisant des trucs plus grands que les autres. Vous savez comme je suis, quand je veux un truc, je suis prête à tout pour l’avoir et c’est ainsi que j’ai littéralement harceler ce bon vieux nain de la surface afin qu’il m’aide à visiter Orzammar tout en convaincant ma mère d’y faire une halte. J'espérais que les livres ne mentaient pas afin de ne pas être déçue !

9:30 / Verset 3, Tréfonds : Je me souviens que l’humain était un magicien apostat qui traînait toujours dans les pattes de ma mère, il récitait des poèmes, chantait des chansons et lui répétait sans cesse à quel point la reine Anora était jalouse de sa beauté. Le Tal-Vashoth était quant à lui une vraie brute épaisse qui maniait une grande épée à deux mains. Sir Grandeur rêvait d’un jour devenir fleuriste, il voulait cultiver et vendre des fleurs sans oublier qu’il était un grand idéaliste qui prônait la paix, mais il maniait aussi très bien l’épée et le bouclier. Nous avons d’abord essayé d’entrer par la grande porte de la cité, sans résultat, l’entrée demeurait interdite malgré notre titre de noblesse de Férélden. Maman, grand-frère et Sir Ronchon ainsi que les mercenaires, ils avaient tous renoncés et c’était officiellement notre dernière nuit dans les Dorsales de Givres, mais moi, je n’avais pas renoncé à découvrir Orzammar, cette cité si bien défendue contre les étrangers, ce lieu interdit qu’il me fallait absolument braver afin d’étancher ma soif de curiosité et d’aventure. Pendant la nuit, j’ai convaincu Leon de m’accompagner en lui promettant de l’aider à conquérir le cœur de maman et il accepta de m’aider, j’ai ensuite convaincu Arisurak de me suivre en lui promettant le combat de sa vie et pour finir, convaincre Sir Grandeur ne fut pas difficile, il avait de la famille dans les taudis et souhaitait la revoir. Le nain qui m’accompagnait connaissait une petite grotte qui menait directement sur les tréfonds et à partir de là, disait-il, il faudrait braver quelques dangers afin d’atteindre les taudis où il habitait, il avait aussi dit que la légion des morts était présente dans le secteur et que le voyage ne devrait pas être trop dangereux.

Leon : Vous êtes folle Mademoiselle, vous devriez écouter votre mère et retourner dormir auprès d’elle dans la caravane.
Héléne : Sshht Leon ! Les méchants vont t’entendre et puis si tu veux que maman t’aime, n’oublie pas que tu vas avoir besoin de mon aide !
Leon : Je donnerai ma vie pour une nuit avec votre mère !
Thôrhrím : Elle est folle...
Arisurak : Elle me plaît cette petite !

Notre petit groupe venait à peine d’entrer dans les tréfonds et nous faisions le moins de bruits possible, guider par les conseils et le savoir de mon ami le nain qui nous accompagnait. Si j’avais su dans quoi je m’embarquais lorsque j’étais petite, je ne serai jamais entrée dans ces galeries, mais j’étais innocente et naïve et je pensais que les gentils gagnaient tout le temps contre les méchants de plus mon petit esprit n’était même pas capable d’imaginer au combien les engeances sont effrayantes. Nous avons beaucoup marchés et c’était fastidieux, mais jamais ce petit sourire n’avait quitté mes lèvres car j’étais heureuse de faire ce que personne n’osait faire, de bientôt voir ce que je n’aurai jamais dû voir, j’étais heureuse de pouvoir accomplir quelque chose, de relever ce défi et c’est une sensation qui m’exaltait, une sensation inexplicable et indéfinissable qui prenait sa source dans mon cœur.

Thôrhrím : Nous avons de la chance de n’avoir croisé aucune engeance, c’est même très surprenant... Bref, nous allons bientôt arriver dans les taudis !

Bien sûr les paroles du nain rassuraient ses deux confrères mercenaires, mais pas moi, j’étais même déçue de ne pas avoir vu d’engeances. Mais bien entendu, l’absence d’engeances avait une explication, éclaircissement que nous allions bientôt découvrir. Même pas une minute après les paroles de notre compagnon, des cris retentirent : des cris de nains, mais aussi de quelque chose de bien plus affreux, de bien plus grand...Thôr pu reconnaître un ogre. Deux choix s’offrirent à nous, le choix le plus logique aurait été de fuir et rebrousser chemin, sortir des tréfonds et aller dormir pour récupérer des forces pour la suite du voyage vers l’Empire, le second, le choix que nous avons fait, fut d’aider les nains. Nous fîmes un détour afin de suivre les bruits de batailles, jusqu’à atteindre un avant-poste de la légion des morts qui était assiéger par une petite troupe d’hurlocks et un ogre. Ce détour n'était pas comme l'allée principale que nous avions empruntées, il faisait plus sombre et chacun de mes pas résonnaient, ma respiration était lourde, j'avais mal au ventre et j'avais l'impression que le plafond pouvait à tout moment tomber sur ma tête, m'écrasant de tout son poids. Autant préciser que mon sourire c'était transformé un une expression horrible, une expression qu'une petite fille de dix ans ne devrait pas arborer sur son visage angélique. C'est en marchant dans ce couloir étroit et rocheux que je compris la véritable essence des tréfonds et à quel point c'était un endroit effroyable, mais c'est aussi ici que je compris pourquoi j'admirais les nains !

Légionnaire 1 : Tuer le ! Tuer l’ogre !
Légionnaire 2 : Ils sont trop nombreux !

Ceci expliquant cela, à présent nous savions pourquoi nous n'avions croisés aucune engeance, ils étaient trop occupés à se regrouper pour mener une offensive de plus grande envergure.

Bien entendu, nous avions tous peurs et moi plus encore que les autres ! Je me suis souvenue de ce que disait mon père lorsque mon frère disait avoir peur, il disait qu’avancer vers sa peur et la combattre la réduisait de moitié tandis que fuir augmentait l’intensité du danger. Fallait-il fuir ou combattre ? Il fallait combattre bien entendu, mais c’était bien plus facile de le dire, de le penser que de le faire. Enfin, je trouvais que c’était facile de le penser jusqu’à ce que je tombe sur le cadavre d’un nain légionnaire, j’ai vomis et j’ai crié, donnant notre position aux engeances qui remarquaient grâce à moi que nous arrivions par derrière. Les mercenaires poussèrent un cri de guerre tandis que le Qunari menait la charge, balayant les engeances de son chemin avec la force de son corps robuste, il était suivit par Sir Grandeur qui achevait les Hurlocks qui étaient tombés à terre après le passage d’Arisurak, tous les deux étaient protégés par les flammes de Leon.

Légionnaire : Commandant ! Nous recevons de l’aide d’un groupe inconnu ! Que devons-nous faire ?!
Commandant nain : Tuer ce foutu ogre avant qu’il ne défonce les murs de l’avant-poste ou nous sommes perdus !

Gagnant un peu de répit suite à l’attaque des mercenaires, un groupe de nains chargea l’ogre qui grogna en broyant un légionnaire dans ses mains. C’était horrible à voir et le sang giclait de partout, encore aujourd’hui j’en fais parfois des cauchemars bien que je me sois plutôt bien habituée au sang. Mes jambes tremblaient et j’avais envie de courir loin d’ici, de fuir le bruit, de fuir le sang, de retourner dans ma petite charrette et d’enlacer mère, lui dire à quel point je l’aimais et pourtant je ne bougeais pas, j’étais paralysée et je fixais cette scène violente de pur carnage qui se déroulait devant moi, le souffle coupé, les yeux écarquillés. L’ogre prit un nain dans sa main et croqua sa tête, ce fut la goutte de sang qui déborda du vase, c’était trop, je n’en pouvais plus et je ne vais pas vous mentir malgré que j’en aie honte, c’est à ce moment bien précis que je me suis faites dessus.

Sir Ronchon : Ils sont là ! CHARGEZ !!!
Ma mère : Chérie ! Chérie ! Tu vas bien ? Tu n’es pas blessée ?!

Ma mère était paniquée et accroupie près de moi, ses bras m’enlacèrent et elle criait dans mes oreilles, mais je n’entendais rien et je ne répondais pas. Je ne sentais que l’humidité dans mes sous-vêtements et mes jambes, mes yeux ne voulaient pas se décrochés de la bataille. Sir Ronchon arrivait en renfort en compagnie de plusieurs nains, prêtant mains fortes à ceux qui risquaient déjà leur vie. Sir Ronchon était intelligent et il me connaissait par cœur, il savait que j’essayerais quand même d’entrer en Orzammar et que j’attendrais la nuit que ma mère soit endormie. Il avait déjà tout prévu ce vieux ronchon.

Arisurak : J’en suis à douze !
Sir Grandeur : Huit !
Leon : Arrêtez de faire les idiots ! ... J’en suis à treize bandes de cochards !
Ma mère : Héléne ! Héléne ! Tu m’entends !?

C’est avec l’intervention de Sir Ronchon et de ses alliés que nous avons pris l’avantage contre les engeances. L’ogre céda sous les coups des légionnaires et mourut dans un puissant râle d’agonie. L’avant-poste était sauvé et les Hurlocks survivants battaient en retraite. Les cris des victorieux résonnèrent quelques secondes, puis tout redevint silence. Je pu enfin respirer et reprendre mes esprits, revenir dans le monde réel, je me suis tournée vers ma mère et je l’ai enlacée de toutes mes forces en me blottissant contre elle pendant que des larmes chaudes coulaient de mes yeux.

Commandant nain : Nous vous remercions pour votre aide étrangers ! Sans vous, nous n’aurions certainement pas pu vaincre, nous n’étions pas préparer à affronter un ogre...Depuis que l’enclin a pris fin, ils se font très rares.
Sir Ronchon : Vous devriez plutôt remercier la gamine qui pleure dans les bras de sa mère, c’est elle qui a insistée pour vous aider. Elle voulait absolument visiter Orzammar.

En guise de remerciement, le Commandant de l’avant-poste réalisa mon rêve, celui de rencontrer de nombreux nains, ceux qui nous défendaient tous les jours dans l’ombre des trèfonds, ceux qui n’attendaient aucun remerciement de notre part, mais qui continuait à se battre pour le bien de tous, ceux qui avaient étés abandonnés par les humains. Je comprenais leurs colères, malgré mon jeune âge, et c’était une des raisons pour lesquelles je voulais absolument rentrer dans la cité naine. Je n'étais peut-être qu'une gamine, mais il fallait que je les remercies.

9:30 / Verset 4, L'Auberge : Nous avons tous étés accueillis dans une modeste auberge de la ville sauf Sir Grandeur qui était obligé de rester dans les taudis à cause de son tatouage de parias, mais cela ne le dérangeait guère vu qu’il put profiter un peu de sa famille. Nous dormions dans deux chambres séparées : maman et moi dans l’une et Arisurak, Leon et Arthur dans l’autre. Sauf que la seule présence de ma génitrice n’était pas suffisante pour passer cette nuit d’horreur de façon saine. Déjà que l’immatériel me faisait peur depuis toute petite, à cela s’ajoutait ce que je venais de vivre dans les tréfonds, il était impossible pour moi de fermer l’œil et j’essayais bien de chasser les images de ma tête comme maman me le disait, mais elles revenaient toujours plus nombreuses, défilant nerveusement dans mon esprit. Une image en particulier revenait, plus terrifiante que les autres, lorsque l’ogre dévora le nain en gobant sa tête avant de lâcher le corps dans la mêlée. Malgré la peur, la boule au ventre qui secouait mes tripes, je me suis levée du lit en embrassant le noir le plus total tandis que j’avançais aveuglément en cherchant la clinche de la porte avec mes phalanges tendues, je suis sortie de la chambre et je me suis rendue dans celle de nos compagnons les guerriers car ils provoquaient en moi un sentiment de sécurité encore plus grand que les bras de ma mère. Normalement lorsque les gens dorment profondément il est naturel de ne pas les réveillés, d’être discrète afin qu’ils ne nous entendent pas. Foutaise. J’ai haussé le ton pour les réveillés tous les trois :

Héléne : Réveillez-vous ! J’ai peur !

Faisais-je tandis que les guerriers se levèrent du lit en sursaut, Leon allumant les bougies avec sa magie. Bien sûr, ils grommelèrent en me voyant, faiblement illuminée par la lueur des flammes, ils savaient qu’ils allaient devoir s’occuper de moi et faire en sorte que je m’endorme paisiblement et ce n’était pas une chose facile. Je toussotai et pris la parole sous leurs regards encore endormis :

Héléne : Ayez au moins la décence de ne pas bailler lorsque je parle ! Leon, tu fouilles la chambre pour voir qu’il n’y ait pas d’engeances, Arisurak tu vas voir dehors et Sir Ronchon je te prie de vérifier les couloirs !

Ils éteignirent les bougies puis se recouchèrent dans leur lit en m’ignorant. Je me suis soudainement mise à pleurer et à renifler tout en bégayant quelque chose qui fut très certainement de l’art abstrait à l’ouïe de ces messieurs.

Héléne : Je...J’ai....peuuuuuur, s’il vouuuus plaiiiiit ! »

Je n’avais pas réellement envie de pleurer, c’était un stratagème ingénieux, une crise infantile pour qu’ils m’obéissent ! Je savais qu’ils ne sauteraient pas directement de leurs couches, mais ils n’allaient pas pouvoir supporter mes cris pendant dix minutes, ça aussi c’était une chose sûr et certaine !

Arthur : Dans cinq minutes elle va dormir...
Leon : J’en serai pas aussi certain que toi...
Arisurak : La petite rebelle est fatiguée, mais je pensais qu’elle n’avait jamais peur, c’est ce qu’elle avait dit ?

Les mots d’Arisurak résonnèrent faiblement dans la pièce, étouffés par mes cris juvéniles, mais pourtant ils eurent l’effet escompté car j’ai frotté mes yeux et je me suis arrêtée de verser des larmes car il avait raison et c’était bien ce que j’avais dit lorsque nous nous sommes rencontrés, je m’en souviens encore parfaitement ! J’ai dit : « Moi j’ai jamais peur ! Je n’ai même pas besoin de votre aide ! » Et je pense même que c’était pour ça qu’ils avaient acceptés le contrat ou que c’était au moins une raison. Je me suis couchée près de Sir Ronchon puis je me suis blottie contre lui et je me suis finalement endormie tant la fatigue l’emportait sur les images.

9:30 / Verset 5, La cité naine : Nous nous sommes réveillés tôt pour sortir de l’auberge dès les premiers signes de l’aube, celle-ci étant pourtant invisible d’où nous étions, protégée par un amas de rocher travaillé par les mains habiles des nains. Nous avions décidés de prendre un peu de temps pour nous prélasser dans un bon bain chaud avant de visiter la cité naine. Nous n’étions pas vraiment les bienvenus, les regards haineux et curieux s’heurtèrent sur les habits de mes compagnons et les miens aussi, pourtant j’étais la petite fille la plus heureuse du monde puisque j’avais l’impression que chacun de mes pas marquaient l’histoire, que chacune de mes paroles resteraient gravés dans le roche et que mes actions ne seraient jamais oubliées. Ils étaient exaspérés de me voir courir partout, rentrer dans les forges pour observer les nains travailler, dans les échoppes pour acheter un souvenir ou l’autre et prendre contact avec des autochtones pour les remerciés de nous protéger contre les engeances. J’ai passé l’une des journées les plus agréables de ma vie en Orzammar malgré les crachats, les insultes et les menaces. Nous sommes ensuite descendu dans les taudis pour récupérer Sir Grandeur et l’arracher à sa famille afin de rejoindre la charrette et continuer notre voyage.

9:30 / Verset 6, La voie Impériale : J’aurai déjà pu clôturer ce chapitre maintenant, mais je tenais à rajouter une anecdote un peu longue concernant ma promesse à Leon de lui offrir le cœur de ma mère sur un plateau pour m’avoir aidée dans les Tréfonds. Bien entendu l’apostat est venu me trouver dans la charrette pour réclamer son dû alors que je me reposais pendant que maman guidait les chevaux et que les autres surveillaient l’horizon d’un œil avertit. A l’époque je ne me considérais pas comme une menteuse donc je me suis levée et j’ai couru rejoindre mère afin de lui annoncer ceci :

Héléne : Maman, Leon est un brave homme et lorsque j’ai couru dans les tréfonds et bien c’est lui qui a convaincu tout le monde de me suivre, me défendant vaillamment contre les engeances ! Je ne sais pas toi, mais moi je l’aime bien ce Leon !
Mère : Ne te fatigue pas chérie, Sir Ronchon m’a déjà tout dit à propos de vos magouilles et de tes promesses. Je suis vraiment décue.

Il fallait voir Leon, tout souriant et surexcité à l’idée d’épouser mère, mais pas de chance pour lui ma génitrice n’était vraisemblablement toujours pas intéressée. Je crois qu’elle a brisé son cœur ce jour-là.

Héléne : Tant pis Leon, j’aurai essayée ! Bon, moi je suis fatiguée, je retourne dormir !

Les jours passèrent et l'apostat n'arrivait plus à regarder ma mère, il s'isolait et ne parlait presque plus tant le chagrin prenait le dessus sur sa bonne humeur et son amour pour les jolies femmes. Finalement il est partit, rejoins par Arisurak puis par Sir Grandeur. J'étais très triste à l'idée de ne peut-être plus jamais les revoir, mais c'était ainsi et puis j'étais consciente qu'une fois que la cité de Minrathie serait atteinte, il nous faudrait se dire au revoir.



Chapitre II : Esclave du Sang
Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
9:30 / Verset 1, Aux portes de Minrathie : La plus grande cité de tout Thédas s’élevait devant nous après un long voyage, ici tout semblait plus grand qu’ailleurs et j’avais l’impression de devenir infiniment petite face aux tours qui se dressaient fièrement à l’horizon. Menaçantes, elles défiaient le ciel et les Anciens de leurs supériorités vertigineuses. Toutes les constructions semblaient faites de pierres, dans un style des plus gothiques, donnant une allure macabre et énigmatique à Minrathie. S’il m’était arrivé de lire des descriptions sur l’Empire Tévintide, mes rêves les plus ostentatoires n’auraient pu imaginer une telle cité. Même moi, du haut de mes dix ans, je pouvais sentir l’aura maléfique qui émanait des murs de la capitale et c’est là que je me suis demandée : était-il vraiment possible que nous ayons de la famille ici ? Ma mère savait-elle vraiment ce qu’elle faisait ?

Soudainement, deux gardes fermèrent le passage que nous voulions emprunter en croisant leurs hallebardes, c’est moi qui menait fièrement le cortège la tête haute et je me rappelle avoir sentis le froid de l’acier frôler mes cheveux, je me suis reculée vers Sir Ronchon et mon grand-frère avant de déclarer, le cœur battant encore la chamade à cause de la surprise.

Héléne : Hey ! Mais qu’est-ce que vous faites, vous ne voyez pas qu’on veut passer ?!
Garde 1 : Vous feriez mieux de faire taire la gamine, on aime pas les petites impertinentes ici, à Minrathie, mais soyez soulagez bonnes gens, car c’est votre jour de chance !
Héléne : Ce sera notre jour de chance quand vous nous laisserai passer, toi et ton ami, gros balourd !
Mère : Il suffit Héléne, on dirait un mabari enragé ! Tais-toi ! Notre jour de chance ? Que voulez-vous dire ?

La situation était tendue car je voyais bien que Sir Ronchon et grand-frère avaient tous les deux la main sur le pommeau de leur arme, ils étaient prêts à dégainer à tout moment pour nous défendre maman et moi tandis que je pouvais presque apercevoir le sourire des gardes derrière leurs grands heaumes noirs. Maman était gracieuse, grande et elle regardait les gardes droit dans les yeux sans avoir peur, elle était comme un modèle de distinction pour moi, elle rayonnait de sa noblesse comme si rien ne pouvait l’atteindre. Elle me faisait pensée aux hautes tours de Minrathie. J’haussais le ton pour que tout le monde puisse m’entendre.

Héléne : Vous ne pouvez pas atteindre maman ! Elle est aussi grande que la flèche d’argent !

Je pointais de mon index la tour où était hébergé le Divin noir, la plus haute tour de Minrathie. Ils s’étaient tous tournés vers moi et maman me regardait de son regard exaspéré, celui qui disait qu’elle n’était pas contente de moi. Autrefois je pensais que l’ouvrir était une preuve de courage et je pense toujours que c’est le cas, mais dans mon cas je l’ouvrais à tort et à travers afin de cacher ma peur. Je parlais pour ne rien dire et c’était une très mauvaise chose et maman essayait de me le faire comprendre, mais têtue comme j’étais, je n’aurai pas pu l’écoutée.

Garde 2 : C’est bon ?! La petite à finit de dire des bêtises ?! Je peux parler ?
Mère : Nous vous écoutons.
Garde 2 : La Chantrie Impériale accueille les réfugiés et les pauvres, si vous y allez, les sœurs et frères vous aideront à prendre un nouveau départ. Vous ne pouvez pas rester en ville sans passer par la Chantrie ! Elle est tout près d’ici, vous ne pouvez pas manquer votre destination, c’est à six cents mètres, prenez à gauche, puis à droite et puis c’est toujours tout droit !
Mère : Nous vous remercions, pouvons-nous y aller dans ce cas ?
Garde 1 : N’oubliez pas, la Chantrie ! Et dites que vous venez de la part de Marcélius !

Les gardes écartèrent leurs hallebardes et nous pûmes passer afin de rejoindre la Chantrie Impériale comme ils nous l’avaient indiqué. Espérant recevoir de l’aide, nous nous y rendîmes comme convenu. Cela se voyait que nous n’étions pas pauvres et ils avaient parfaitement devinés que nous étions des réfugiés, il faut dire que l’armure d’Arthur ne mentait pas et que le tissu qui recouvrait l’arrière du chariot était frappé du sceau de Férélden, il était impossible pour nous de passer inaperçus. Sir Ronchon nous avait bien dit de laisser le chariot et les chevaux en dehors de la cité, puis de déchirés nos vêtements afin de nous fondre dans la masse le temps de trouver notre oncle, mais maman ne voulait pas que l’on renie notre provenance, elle voulait que nous affichions tous avec dignité nos couleurs.

9:30 / Verset 2, La Chantrie Impériale : Mère : Cela tombe bien, nous avions rendez-vous avec mon frère devant la Chantrie Impériale.

A peine avions-nous dépassés les deux gardes que je repris l’ascendance sur le cortège, me déplaçant à coups de grandes enjambées tandis que mon frère me tenait par la main afin que je ne me perde pas car il était vrai que je ne faisais pas vraiment attention à ce qui m’entourait et que j’avais tendance à avancer droit devant sans vérifier que j’empruntais le bon chemin, sans parler de cette manie que j’avais de confondre ma gauche et ma droite ! Nous finîmes par déboucher sur la rue principale, il ne restait plus qu’à continuer tout droit jusqu’à atteindre la Chantrie, lieu du rendez-vous.

En effet maman ne s’était pas trompée, Oncle Sylvius nous y attendait bien et il agitait vigoureusement sa main droite afin que nous puissions le repérer parmi la foule d’habitants et d’étrangers qui allaient et venaient curieux de voir la Chantrie de Minrathie ou pour tout simplement prier Andrasté et écouter les bonnes paroles des frères et sœurs. Nous nous sommes avancés vers lui pour le rejoindre, il fit de même et me prit dans ses bras, me soulevant comme une princesse.

Oncle Sylvius : Hey quoi ma petite puce ?! Tu as bien grandie depuis la dernière que je t’ai vue, tu n’étais qu’un bambin qui tétait encore sa mère.

Je ne l’avais jamais vu moi, enfin il serait plus exacte de dire que je ne me souvenais pas de lui. Il était grand, très grand et chauve, il devait mesurer dans les deux mètres et était encore plus musclé que le Roi Cailan. J’étais vraiment très intimidée par lui, je devenais rouge et toute timide, en même temps, je n’avais pas envie de la contrarié, il aurait suffi d’une claque pour que je tourne autour de moi-même pendant trois nuits tout en crachant mes dents !

Héléne : L-Lâchez moi Monsieur ! Je ne suis plus une enfant !

Je me souviens parfaitement du sourire qu’il eut et il répliqua de son air pédant, me prenant vraiment pour une gamine qui ne comprenait rien de rien et aussi avait-il raison bien qu’à l’époque cela m’embêtait énormément.

Oncle Sylvius : Oh, excuse-moi dans ce cas grande fille !

Il me relâcha tendrement comme si j’étais une petite chose fragile qui menaçait de casser à tout moment, je fis une moue boudeuse avant d’aller me cachée dans les bras de maman pendant qu’il saluait grand-frère et Arthur d’une poignée de main. Il se dirigea ensuite vers maman et me caressa les cheveux en souriant.

Oncle Sylvius : Ma puce, tu veux bien nous laissés un petit moment, toi et ta mère ?

J’ai hoché la tête en courant vers Sir Ronchon qui me récupéra dans ses bras et nous nous sommes tous les trois éloignés. Ils ont commencés à discuter et maman s’est mise à pleurer contre l’armure de templier de mon oncle, celui-ci l’enlaçait en tapotant son dos. Moi j’étais très triste de voir maman pleurer, ça me donnait même envie de pleurer à mon tour et puis lorsqu’elle larmoyait, elle perdait de sa prestance naturelle. Ses yeux bouffis de larmes vinrent se posés sur moi, Arthur gardait sa main droite contre le haut de mon crâne afin de me tenir contre lui, maman se redressa et se mit à frotter ses larmes, je pense qu’elle ne voulait pas que je la voie dans cet état, mais je savais que la perte de papa était une épreuve très dur à vivre pour elle, elle l’aimait de tout son âme comme elle nous aimait grand-frère et moi. Maman haussa la voix afin que nous puissions l’entendre d’où elle était.

Maman : Et si vous alliez tous les trois voir la Chantrie ?! Il paraît qu’elle est très belle, encore plus belle vue de l’intérieur.

Sir Ronchon nous poussèrent tous les deux vers l’imposant bâtiment qui était entouré d’étendards et de gardes tous plus effrayants les uns que les autres. L’on pouvait déjà entendre de dehors les chants des frères et entre les sœurs prêcher les bonnes paroles du cantique aux passants. Alors que nous avancions, emboités par Arthur, je me suis retournée et je me souviens avoir pu distinguer mère qui nous fixaient, elle devenait de plus en plus blanche jusqu’à pâlir comme une morte. Nous sommes entrés et un jeune homme à peine plus âgé que mon grand-frère, qui n’avait que quatre ans de plus que moi, nous accueillis avant de nous guidés vers une autre salle que la principale où chantaient en chœur les frères.

Je ne comprenais pas pourquoi les frères chantaient à cette heure-ci, puis quelques années plus tard, en réfléchissant, j’eu compris l’évidence même. Les chanteurs allaient étouffés nos cris et hurlements. En effet dès que nous entrâmes dans la pièce, l’adolescent partit en refermant la porte à clef tandis que de nombreux soldats en armure nous entouraient. Sir Ronchon comprit quelque chose que je n’avais pas compris et qu’il me fallut longtemps avant de comprendre et même d’accepter. Le Féréldien recula tout en nous poussant contre le coin d’un mur tandis qu’il dégainait son épée et son bouclier afin de nous défendre. Il déclara fièrement, sans faille et sans peur, tel un héros, mon héros.

Arthur : Vous ne toucherez pas aux enfants...

Grand-frère était pétrifier comme moi je l’étais dans les tréfonds, il vivait son premier combat, mais moi ce n’était pas la première fois que je voyais le sang couler et je ne pouvais accepter le fait de laisser Sir Ronchon se battre seul bien qu’il tenait en respect les guerriers qui lui faisaient face. J’ai secoué grand-frère de toutes mes forces en criant dans ses oreilles.

Héléne : Frère ! Frère ! Tu dois aider Arthur !

Il ne répondait pas, il était exactement comme moi lorsque nous étions encore à Orzammar. J’ai pris le pommeau de son épée dans ma main droite et j’ai dégainé l’arme, c’était une arme à une main, mais elle était très lourde pour moi et j’avais du mal à la tenir, je la pris donc à deux mains. Ensuite, j’ai couru et j’ai foncé sur le premier guerrier en armure noir que je voyais, le blessant avec mon arme. Terrifiée, j’ai lâché le pommeau de l’épée et alors qu’une épée menaçait de s’abattre sur moi, Arthur fit un pas en avant et prit le coup d’estoc à ma place tandis que d’autres épées vinrent le transpercer de part en part, juste sous mes yeux. Les hommes armés reprirent leurs armes et mon héros s’écroula. Je me souviens de la douleur que j’ai ressentie, mon cœur me pinçait, je n’arrivais plus à respirer et je me noyais dans mes larmes. J’ai pris son bras pour essayer de le traîner vers moi et mon frère, mais rien n’y faisait, il ne bougeait pas et était bien trop lourd pour moi. Je me suis couchée sur lui en continuant d’hurler.

Héléne : NON ! NON ! NON ! BANDE DE LACHES !

Un homme me souleva par les cheveux et propulsa son poing sur mon visage, me cassant le nez. Je suis ensuite tombée à terre et j'ai rampé vers mon frère en me recroquevillant tout en continuant d'avaler mes larmes et en reniflant du sang. C'est ainsi que je suis devenue une esclave.

9:33 / Verset 3, Enchaînée : Treize ans et je ne me sentais plus, malgré ce jeune âge, comme une petite fille, mais plutôt comme une fille à qui l’on avait retiré son innocence dans le sang et la violence, cela faisait trois ans que j’endurais la torture d’être une esclave, une moins que rien qui doit tout faire sans rien recevoir en échange, une moins que rien sans droits qui doit subir et ce sans sourciller.

C’est le Magister Victoria qui m’offrit à son fils unique Ciceron. Voyez-vous ce pauvre Ciceron se sentait bien seul en tant qu’enfant unique et les anciens esclaves qu’il avait eu le loisir d’avoir ont tous finit par mourir à cause de ses pratiques magiques, vous savez de quoi je parle, la magie du sang. Il était trois ans plus âgés que moi, ses cheveux noirs comme le charbon et ses petits yeux bruns lui donnaient un air presque psychopathe, sa tête souvent renfoncée dans ses parures de soieries, il était un jeune homme très introverti qui parlait bien peu. Il n’était pas vraiment sadique ni méchant, il ne leur faisait du mal ni ne tuait ses esclaves pour le plaisir, il était plutôt inconscient et avait un manque d’esprit flagrant d’autant plus qu’il était obnubilé par son désir de grandeur et de puissance, toujours plongé dans les bouquins et dans ses recherches à l’affût d’un savoir plus grand ou dans l’immatériel pour aiguiser sa magie maléfique et profane. Ses esclaves ? Il ne connaissait même pas leurs noms et les utilisaient pour s’entraîner, c’était tout, rien d’autre. Au vu de l’éducation qu’il reçut, je ne le qualifierai même pas de méchant, son père était veuf et avait toujours élevé Cicéron seul, lui apprenant que les esclaves n’étaient que des objets dont il pouvait disposer à sa guise, alors comment voulez-vous qu’il éprouve la moindre empathie envers ses sujets ?

Quant à moi j’étais plus spéciale car contrairement aux autres j’avais bien compris que ce jeune homme n’était pas foncièrement mauvais et je ne me retenais pas pour lui faire la leçon. Il appréciait fortement ma grande bouche, le fait que je ne sache pas la fermée et baisser les yeux était pour moi une chose impossible, je me devais de le regarder face à face pour lui cracher mon venin au visage. Toutefois je demeurais une esclave comme les autres, mais il prit la décision de me garder en vie et de ne pas me tuée, j’avais même ma propre chambre car il ne voulait pas que je dorme avec les objets vivants du sous-sol. Puis un jour nous avons parlés et j’ai su changer sa vision des choses, il comprit que les esclaves étaient aussi des êtres-vivants qui avaient une famille, des sentiments... Il comprit que ce qu’il faisait était mal et j’eu le maigre espoir qu’il change, mais non, il restait fidèle à lui-même en continuant de tuer de nombreuses personnes pour exercer sa magie profane. C’était à partir de ce moment que je l’ai exécré de tout mon être et que selon moi, il était devenu réellement une mauvaise personne foncièrement méchante.

J'avais donc beaucoup d'occupations, comme le nettoyage, le rangement, répondre aux moindres désirs du Maître et lui servir de source de vitalité pour ses rituels. D'ailleurs, il se refusait à m'appelée par mon prénom, préférant me désignée comme Vitalis. Lors de mes temps libres, car j'avais de temps en temps un instant à moi afin de vaquer à mes occupations, je m’entraînais au tir à l'arc et lorsque je n'étais pas sur le terrain d'entraînement, je dévorais les livres de la bibliothèque. J'étais coincée dans la tour et je ne pouvais guère en sortir sans l'autorisation de Ciceron ou de son père.

9:34 / Verset 4, Révélations : Enfermée au plus haut de ma tour de pierre, je ne vois plus le temps qui passe ou du moins il ne défile plus de la même manière, altéré par la solitude et l’ennui qui va avec. Je ne peux m’empêcher de me dire que le temps qui passe ne pourra plus jamais revenir, je ne peux m’empêcher de penser que je perds mon temps et je ne peux m’empêcher de me jurer que lorsque je serai grande je ne laisserai plus jamais filer une goutte de ce merveilleux nectar qu’est le temps. Couchée sur le sol de ma chambre, mes cheveux se mélangeaient dans une flaque de sang jusqu’à les colorés pour obtenir une étrange nuance chaude et foncée. Mes cicatrices étaient douloureuses, mon corps lourds et mes plaies me faisaient souffrir pourtant ce n’était rien comparé aux premières fois lorsque j’étais arrivée ici il y avait quatre années, finalement je pense m’être habituée à la douleur et au sang si bien que cela ne m’atteint plus. Je ne ressentais plus la colère et la tristesse bien qu’il subsistait toujours la peur, le présent me semblait si froid, si vide, il n’y avait plus que l’espoir d’un avenir meilleur qui me faisait me tenir debout.

Mon manque d’émotions affligeait Ciceron qui m’aimait justement pour mon dynamisme. Ce jour-là j’étais restée à terre, je ne voulais plus me levée et puis je n’en avais plus la force, le visage pâle comme une morte je me sentais dépérir. Cela faisait quatre longues années que je résistais, je sentais le bout du chemin arriver, la résistance perdait du terrain et chaque jour menait la résistance vers de nouvelles pertes. Je sentais les longues phalanges du sommeil qui glissaient sur mes joues jusqu’à atteindre mes paupières, elles portaient un lourd fardeau, celui de ne pas m’endormir. J’entendis toquer à la porte et je savais déjà qui était derrière, dans mon esprit se dessinait son affreux visage qui n’exprimait pas la moindre émotion, pas la moindre empathie, rien, aussi vide que la moi actuelle. Succombante, les jambes tremblantes, je me suis levée afin de lui ouvrir la porte. Il était énervé et c’était toujours un mauvais signe, je le savais à ses sourcils froncés car c’était la seule expression faciale qu’il savait faire, la contrariété. Il se mit à tourner autour de moi tout en se griffant les avant-bras, puis il se mit à se mordre les lèvres avant de commencer avec ce qui semblait être de l’anxiété dans sa voix, je ne percevais toujours rien sur son visage.

Ciceron : On ne t’entend plus ! Tes blagues me manquent, ton chant, ton sourire, tes remarques cyniques... !

Il s’arrêta net avant de hurler dans mon oreille, son visage prit une teinte rouge cramoisie.

Ciceron : PARLE !

Je sursautais en hoquetant de surprise et de peur, sans rien répondre, m’enfermant dans un profond mutisme dont je n’arrivais plus à me sortir.

Ciceron : Très bien ! Vu que tu ne sembles pas décidée à parler, moi je vais parler. Sais-tu pourquoi tu es une esclave ? Pourquoi ton chevalier est mort devant toi ? Pourquoi tu ne sais rien sur ce qui est arrivé à ton frère et ta mère ?

Quelques larmes coulèrent sur mes joues puis je me suis soudainement tournée vers lui en quête de réponses. Je l’ai regardé dans les yeux et j’ai doucement marmonné entre mes lèvres.

Vitalis : Non...Et toi, tu sais ?

Satisfait, il sourit très faiblement en empoignant mon visage dans la paume de sa main, pressant mes joues entre son pouce et son index, il continua en soutenant mon regard.

Ciceron : Alors comme ça maintenant tu parles ? Bien sûr que je sais. Toi et ta famille, vous n’étiez pas aussi noble que tu le pensais, tu étais petite et naïve ! Ta famille croulait sous les dettes, les trésoriers se moquaient de tes parents. Noble ? La plus basse noblesse de Férélden, c’est ce que vous étiez. L’un des agents de mon père contacta ta mère lorsque ton père mourut à Ostagar, ton oncle Sylvius. Je pense que tu es capable de deviner le reste petite sotte ? Elle vous a tous vendus comme esclave !

J’aurai pu m’effondrée, je voulais m’effondrée, je devais ployer les genoux sur le sol tant le tremblement de mes jambes avait augmenté après ce qu’il venait de me dire, mais il me retenait par les épaules tout en m’obligeant à le regarder dans les yeux. Ses petits yeux noirs cernés et vils m’effrayaient et ses courts cheveux noirs cachaient le début de son front. Il se pencha au niveau de ma nuque avant de redresser son visage pour que sa bouche atteigne mon oreille gauche, il susurra alors.

Ciceron : Non...ne tombe pas à terre Vitalis...Tu sais que je t’aime hein ?

J’ai faiblement hoché la tête en guise de réponse. Il faisait noir dans la pièce, elle n’était éclairée que par une bougie et les fenêtres étaient closes pour la nuit. Il n’y avait plus que cette faible lueur qui nous illuminait lui et moi, mais sérieusement, j’aurai préférée qu’il fasse complétement noir afin de ne pas le voir. Il répondit en bégayant.

Ciceron : C’..C’..C’est bien...T..t...tu vas te vengée hein ? Rappelle-toi de toi lorsque tu n’avais que dix ans, à cette époque tu te serais vengée... Mets-toi en colère Vitalis, laisse-moi t’admirée sous ta plus belle forme...

Il était vrai qu’en dehors de la tristesse je sentais quelque chose en moi qui faisais ou plutôt refaisait surface ! Quelque chose de profondément mauvais, quelque chose de malsain, je voulais revoir ma mère afin de la punir pour ce qu’elle m’avait fait ! Cette colère qui m’habitait depuis toute petite, cette colère qu’Arthur m’avait aidée à contrôler. Ciceron quitta ma chambre et moi je me suis endormie en me recroquevillant sur mon matelas. Durant mon sommeil, je pu entendre la voix que j’entendais lorsque j’étais petite et cela faisait bien des années que je ne l’avais plus entendue. Cette voix me parlait et elle disait qu’elle pouvait m’aidée à accomplir ma vengeance et qu’il suffisait que je l’accepte, comme si j’allais pactiser avec un foutu démon...

9:38 / Verset 5, Vengeance : C’était sans l’aide du démon ni de Ciceron que j’allais me vengée de ma mère et de mon oncle, je ne voulais pas céder à la tentation et tout aide extérieur aurait pu être néfaste, lorsque j’ai su que j’habitais une cité corrompue jusqu’à la moelle, j’ai commencé à me dire qu’il valait mieux être seule plutôt que mal accompagnée. Ça ne s’était pas fait en jour, bien entendu, enfermée dans une tour de pierre et enchainée il m’était impossible de mené à bien mes objectifs et je dû apprendre dans le tas. Discussions, manipulations, intrigues, complots, j’étais une idiote et une sale esclave invisible qui s’incrustait un peu partout, fourrant discrètement son nez dans les affaires des autres en faisant semblant de servir le thé, les pâtisseries pendant que les grands de ce monde discutaient de l’avenir. D’abord, j’ai agis en tant qu’observatrice afin d’analyser et de comprendre mon entourage car à présent j’étais motivée et j’avais une mission, un but que je ne lâcherai plus : il me fallait absolument savoir ce qu’il s’était passé il y avait quelques années de cela et il fallait que la justice s’abatte sur les coupables, une fois fait, il ne me resterait plus qu’à m’occuper de mon Maître.

Il me fallut deux années pour étudier tous les emplois du temps, les tours de gardes, les préférences de chacun, les petites histoires, il me fallait tout savoir pour pouvoir sortir de cette prison dorée en toute impunité afin de mener mon enquête dehors. Lorsque tout fut écrit à la plume dans un petit carnet, j’ai pu synthétiser les informations et il se trouvait que la tour n’était pas aussi infaillible que ce que les Victoria aimaient à répéter aux invités et à leurs ennemis. Le commerce d’esclave prenait beaucoup de temps au père de Ciceron et il était souvent en déplacement, ce qui était une grosse épine en moins à devoir gérer. Ciceron quant à lui était occupé à comploter contre son père dans le but de prendre sa place en tant que magister et il ne m’accordait plus autant de temps qu’avant, j’avais bien plus de temps libre que quand j’étais arrivée et puis je connaissais la maison de fond en comble, les moindre des recoins de la tour m’étaient connus à force d’avoir tout récurés à la serpillère, donc forcément je pouvais réaliser les tâches quotidiennes avec bien plus de rapidité. Pour le reste, il ne suffisait que de quelques tours de passe-passe et petites manipulations bégnines afin d’avoir le champ disponible pour quitter ma prison. Saupoudrer le tout d’un peu de patiente afin d’exploiter le moment, l’instant parfait et voilà la recette pour devenir une esclave libre de ses mouvements.

Deux autres années furent nécessaires pour retrouver ma mère et mon oncle dans Minrathie. Je ne sortais que quelques fois par mois et lorsque j’étais dehors je ne pouvais m’absentée seulement que deux ou trois heures tout au plus sans éveiller le moindre soupçon. Trouver deux personnes dont je n’avais plus eu la moindre nouvelle depuis huit longues années était une tâche ardue, mais à force d’arpenter les rues, les bars, de nouer quelques relations avec les plus pauvres en leur offrant un peu de nourritures qui venaient du cellier de mon Maître le Magister, j’ai pu développer un micro réseau d’information tout en demeurant invisible aux yeux de tous et un beau jour, l’information tomba !

A présent le moment tant attendu allait arriver. Comme à son habitude, mère était partie travaillée tôt ce matin comme vendeuse dans une petite échoppe de textiles. Moi, j’ai vidé une gourde d’eau et j’ai remplacé le contenu par de l’huile, j’ai accroché le petit bidon à ma ceinture et je me suis rendue chez maman. J’ai cuisiné un bon petit repas, une soupe, j’ai dressé la table pour deux puis je suis revenue à la tour pour faire acte de présence auprès de Ciceron et lorsqu’il partit avec son père, je suis retournée à l’habitation afin d’y attendre le retour de ma très cher mère.

Quelle ne fut pas sa surprise en me voyant, moi, sa fille qu’elle avait vendue aux Victoria, libre comme le vent et non enfermée ou déjà morte. Le plus dégoutant, ce qui me répugnait le plus c’était que malgré tout elle continuait de jouer sa petite comédie, répétant presque machinalement et sans convictions que je lui avais manquée et que vivre sans moi était une horreur...bla bla bla... Nous finement de manger la soupe que j’avais préparée, mère me complimenta pour mes talents gastronomiques et puis nous eurent une discussion sérieuse au terme de laquelle mère avoua nous avoir vendus, moi, mon frère et Arthur. J’eu soudainement eu la bouche sèche, mon corps se mit à transpirer, j’eu très chaud et pour finir ma respiration grimpa en flèche tandis que mes poings se refermèrent. J’ai balancé d’un coup sec la table sur cette femme en reversant tout ce qu’il y avait dessus sur elle et j’ai renversé sur sa tête le contenu de la gourde, c’est-à-dire l’huile, avant de l’embrasée avec une bougée. Elle prit feu devant moi. Il m’arrive encore parfois d’entendre ses cris et je dois avouer que je ne sais pas si cela me fait plaisir ou me peine...Je suis partagée...



Chapitre III : La noblesse
Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés.
9:42 / Verset 0, Conclusion : C’est maintenant que mon histoire prend fin, mais c’est aussi maintenant qu’elle commence, cela dépend du point de vue de chacun. Je ne suis pas devenue une noble par hasard. Ciceron m’avait remonté le moral à un point qu’il ne soupçonnait pas, ma soif inextinguible de pouvoir n’avait de cesse que de me pousser vers le haut, mais aussi de me tirer vers le bas, vers le vice. Je pu tirer de nombreuses leçons de mes expériences et échecs et au lieu de tuer mon oncle comme je l’avais fait avec ma mère, j’avais décidé de me servir de lui afin d’accéder à la haute-noblesse de l’Empire en concluant un marché avec : il m’aidait à incriminer Ciceron afin de l’obligé à me mariée et en échange, une fois à la haute sphère politique de Tevintide il me faudrait soutenir le cause de Corypheus.

Ensemble, nous avons réunis des preuves afin de l’inculper auprès de la Chantrie Impérial pour usage de magie profane. D’un côté Sylvius gardait les preuves cachées et protégées afin de garantir ma survie et de l’autre côté, j’ai obligé Ciceron à se marier avec moi et s’il venait à vouloir me faire du mal ou quoi que ce soit, alors les preuves seraient divulguées. Il accepta et je devins officiellement sa femme tout en rejoignant les Venatoris comme mon oncle me l’avait demandé. Bien entendu atteindre la noblesse sans être une mage me valut de nombreuses remarques et des regards noirs, sans parler d’une tentative d’assassinat me visant, de la part d’un traditionnaliste Tévintide, mais tous mes ennemis comprirent bien vite que j’étais animée par la flamme de l’ambition et qu’il ne serait pas aussi facile que ça de m’évincée du pouvoir, ils apprirent à leurs dépend à me respecter !

Toujours en quête de plus, en quête de grandeur, je pactisai avec mon mari afin d’officiellement nous alliés à la place de se faire la gueule nuit et jour et de cracher sans relâche notre haine sur l’autre. Nous avons tous les deux planifier le meurtre de son père, qui était Magister, afin qu’il puisse prendre sa place. Chose due, chose faite, Ciceron devint Magister tandis que je faisais disparaître les preuves et le corps de son père. Ensuite nous avons conclu que me donner une place au sein de la Chantrie pourrait nous être bénéfique à tous les deux afin de gagner un deuxième siège au Magisterium. Aidée par mon mari et mon oncle, j’intégrai la Chantrie jusqu’à rapidement être promue Grande-Prêtresse tandis que je reprenais le commerce du père de mon mari : Le marché aux esclaves. A présent, nous possédions l’un des commerces les plus avantageux de Tévinter et nous étions deux à siéger au conseil.
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Posté Jeu 4 Jan - 20:31
Bienvenue parmi nous !
Je t'attends avec hâte chez les Vénatori =D
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Posté Jeu 4 Jan - 20:45
Merci ! Je comploterai en ta compagnie avec grand plaisir, contre l'inquisition et les pays inférieurs !
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— PSEUDOs : LadyNightmare
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Autant que je peux
— MISSIVES : 271
— DC&TC : Elian'Ha - Aerandir - Lucrecia
— PRESTIGE : 289
— CRÉDITS : Me

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Je suis Orlésienne, je pense que cela ce voit non ? Bien, alors passons à votre demande suivante.
— ÂGE : Il n'est point poli de demander l'âge d'une femme. Mais soit, j'ai la trentaine. Je ne dirais pas le nombre exacte.
— PROFESSION : Je suis mère et épouse, ainsi que stratège à plein temps cela vous va ? Oh bien sur, je suis stratège pour mon propre compte. Sinon je suis noble.
— FACTION : Je fais partie des partisantes de Corypheus, mais c'est surtout pour protéger ma sœur. Si je trouve un meilleur parti, j'irai vers celui-ci.
— ARMES : Une longue épée fine, comme celle qu'on utilise pendant l'escrime, sauf que le bout est pointu et non rond.
— AMOUREUSEMENT : Plait-îl ? Mon fils tout simplement. Je ne m'attache pas. Je préfère voler de conquêtes en conquêtes. Enfin je dis ça, mais j'en ai pas beaucoup.
— O.SEXUELLE : Bien que j'aime les deux sexes, je suis plus attiré par les femmes. Les hommes m'ont trop déçus.
Posté Jeu 4 Jan - 20:46
Bienvenue o/ bon courage à toi pour ta fiche **

Je need un lien entre Catherina et Vitalis <3 **

Goajcoanhclz’bcoman hâte de voir ce magnifique personnage et de lire sa petite histoire <3
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Posté Jeu 4 Jan - 20:59
Salutation !
Bienvenue sur le forum avec ton personnage prometteur ! :D
* pas taper plzzz *
Si tu as une question ou autres, hésite pas à rejoindre le discord :D
C'est avec joie qu'on t'aide à en savoir plus sur le Lore qui est quand même très varié !
En espérant que tu te plaise parmi nous
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Posté Jeu 4 Jan - 21:07
Coucou et merci ! C'est noté Catherina, on se contactera ~ !
D'accord j'arrive vous rejoindre sur discord !
Edit : Si je trouve comment vous rejoindre
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Posté Jeu 4 Jan - 23:49
Bienvenue officielle sur le forum !
J'espère qu'on pourra se trouver un petit lien, j'attends ta validation pour venir te causer de mes idées hehe
Du coup bon courage pour le reste
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Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Ven 5 Jan - 1:04
Officiellement bienvenue!

Encore un Tévintide! fear

En tout cas, bonne chance pour la suite!


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
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Posté Ven 5 Jan - 1:21
Encore merci ici aussi !

Et c'est ok pour le lien Soren.
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Posté Ven 5 Jan - 15:16
Mais. Comment tu détournes mon slogan pro-elfes D8
Bon je te pardonne parce que tu es une ancienne esclave. Et que tu as un arc qui pète la classe.

Bienvenue et bon courage pour la fin de ta fiche !
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Posté Ven 5 Jan - 15:44
Héhé ! Merci x)
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Posté Sam 6 Jan - 16:26
Bienvenue Vitalis !
C'est une véritable invasion Tévène en ce moment ! Il va falloir remédier à cela
En tout cas très jolie fiche pour le moment :)
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Posté Mar 9 Jan - 22:29
En tout premier lieu je te (re)souhaite la bienvenue parmi nous, puisqu'il me semble pas que je l'ai fait sur ta fiche. Les descriptions sont très complètes et présentées de façon originale, donc tout va bien de ce côté. Tu vas sûrement vendre autant d'esclaves que de drama 8D
En deuxième lieu je te laisse mes impressions sur cette biographie détaillée et forte en chocolat rebondissements. Cela va des remarques diverses à quelques incompréhensions que tu peux peut-être éclaircir.

Style général : Ton écriture est fluide et les descriptions sont précises, on sent que tu as déjà une idée arrêtée de ton perso et de ce que tu veux pour elle. C'est bien foutu et intéressant malgré la longueur, mais par contre je te conseillerais de mieux/plus ponctuer tes phrases. Parfois elles sont si longues qu'on en perd le fil tellement il y a d'idées différentes (si tu essaies de lire à voix haute tu t'en rendras mieux compte xD), et souvent on pourrait aisément couper une phrase en deux ou trois différentes. C'est un peu bête d’entacher la qualité pour quelque chose d'aussi simple alors un petit effort, ce sera encore mieux après o/

Orzammar : Avant même d'y aller en personne, Vitalis rêvait de visiter la cité « qu'elle trouvait si belle ». Il se peut que j'ai mal compris quelque chose, mais les bâtiments majestueux que tu décris n'existent pas, en tout cas pas à la surface. Du coup comment savait-elle ce à quoi ça ressemblait avant d'y aller ?

Incohérence de noms : Dans le premier chapitre tu nommes l'oncle de Vitalis : César. Pourtant dans les chapitres suivants il s'appelle Sylvius. D'ailleurs si possible je préférerais des références romaines un peu moins évidentes. J'avoue que quand je lis « Cicéron »... J'ai beaucoup de mal à prendre ça au sérieux (et à ne pas avoir des images ptsd de mes longues années de cours de latin, aussi =X)

Crédibilité : Alors pour tout le reste globalement j'ai pas de soucis, le drama est très présent mais c'est amené comme il faut et bien expliqué. Par contre j'ai bloqué sur l'épisode ou Vitalis tue un homme en soulevant une épée, à l'âge de dix ans. Je n'arrive vraiment pas à m'expliquer comment une gamine chétive et aussi jeune peut tuer un homme adulte au milieu d'une bagarre (sans effet de surprise donc), alors que selon ta propre description ce dernier porte une armure. À mon sens il faudrait faire quelque chose pour corriger le tir : soit vieillir Vitalis, soit peut-être retirer l'épisode de ce meurtre pour que ça puisse tenir.

Petite erreur : Sur ton dernier chapitre, tu t'es trompée en utilisant le gentillé. « A présent, nous possédions l’un des commerces les plus avantageux de Tévintide et nous étions deux à siéger au conseil. » → Tévinter  
D'ailleurs après avoir eu une histoire si extensive sur les premiers chapitres ça a fait tout drôle que le troisième soit aussi court. J'ai soudainement eu l'impression que c'était bouclé à la va vite, même si la qualité est constante tout le long de la présentation.
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Posté Mar 9 Jan - 23:28
Merci Siha :D
J'espère bien que je vais vendre pleins d'esclaves =w= ! (Et du drama avec )
Et une seconde fois merci pour les compliments, conseils et pour la correction. J'avoue avoir du mal avec la ponctuation, va falloir que je m'améliore sur ce point, c'est clair, puis même en écrivant je le ressens souvent en me demandant : je mets une virgule là ? un point ? erf... Je vais essayer de lire à voix haute, ça pourrait être une solution ^^ ! Bon, je rentre dans le vif du sujet et je te mets les changements que j'ai fais aussi comme ça c'est plus facile pour toi 8D

Orzammar :
Nous sommes passés près d’Orzammar et je voulais absolument visiter la grande cité naine dont j'avais lu tant de fantaisies dans les livres, je la trouvais si belle et elle me faisait rêver éveillée, tant les édifices étaient grands et taillés de façon magnifique. Ironiquement, les structures naines étaient toutes gigantesques et eux étaient tout petits, selon moi ils voulaient juste compenser leurs petites tailles en construisant des trucs plus grands que les autres. Vous savez comme je suis, quand je veux un truc, je suis prête à tout pour l’avoir et c’est ainsi que j’ai littéralement harceler ce bon vieux nain de la surface afin qu’il m’aide à visiter Orzammar tout en convaincant ma mère d’y faire une halte. J'espérais que les livres ne mentaient pas afin de ne pas être déçue !

Incohérence des noms :
Oups ! XD
Corrigé pour Sylvius

Par contre Cicéron j'ai envie de garder ce nom :o

Crédibilité :
Edit de empaler par blesser si cela te va.

Conclusion :
J'ai corrigé l'erreur :P
Tu as assez raison. Enfait j'ai commencé la fiche en vacance scolaire de noël et je m'étais donnée pour but de finir avant la reprise des cours, mais j'ai pas su finir et j'écris assez lentement (je passais plus de 6/7h par jour à écrire hein XD) bon j'ai plus 6/7 devant moi maintenant et j'avais l'impression que du coup la fiche n’avançait plus et pour terminer...J'ai envie de jouuuueeeeer ! :) Marre de faire ma fiche ! *S'essuie le front de sa sueur*

Voilà ~
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Invité
Invité
Posté Mer 10 Jan - 17:02

⊱ Félicitations, tu es validée !
bravo, bravo et encore bravo !

L'AVIS DU STAFF SUR TA FICHE ✶ / Tu as fait les corrections qu'il fallait, donc ça me semble correct. Je profite aussi pour te dire que le commentaire de la longueur du dernier chapitre n'était pas un reproche, les présentations c'est toujours un peu barbant ;) Je te souhaite un bon jeu ! /

J'ai donc le plaisir de t'annoncer que tu es validée, Vitalis ! Si tu as une question quelconque, ou quelque chose à faire savoir, n'hésites pas à contacter le staff. Bon jeu et encore bienvenue parmi nous ! #Siha.

Bravo, te voilà validée et fin prête à te lancer à l'aventure sur les routes de Thédas ! Toutefois, voici un petit récapitulatif des sujets que tu devrais aller visiter pour pouvoir profiter pleinement de ton expérience de jeu sur notre petit forum.

la section administrative ;

Tout ce qui est Administratif est important. Si tu ne l'as pas fait, il te faudra signer le règlement du forum. Tu pourras aussi aller dire quel est le personnage de ton avatar sur le bottin d'avatar uniquement si tu as créé toi-même ton personnage.

gestion de personnage ;

Gérer son personnage est très important ! C'est un des meilleurs moyens d'étendre sa visibilité et son authenticité. Sur Dragon Age Infinity, nous n'avons pas fait les choses à moitié : Vous pouvez créer une fiche de lien, un journal intime, une gestion de rp et même une boite aux lettre pour envoyer des missives ! Tout cela est fortement conseillé mais non obligatoire, bien entendu.

la section role play ;

En ce qui concerne les rps, désormais, tu y as accès comme bon te semble ! Tu peux néanmoins aller demander un rp si tu n'as pas de compagnon, voir même t'inscrire à une quête pour pouvoir gagner des points de prestige en plus !

la section hors-jeu ;

Le hors-jeu est l'une des parties les plus importantes du forum. C'est dedans que tu peux jouer aux jeux, flooder, voter aux top site, poster ta galerie d'art ou de n'importe quoi d'autre ; en bref, tout ce qui te concerne toi ou tout ce qui tourne autour de l'amusement sans prise de tête. Le flood fait vivre le forum alors n'hésite surtout pas à spamer cette partie !

les aides & guides ;

Tout ce qui te sera utile tout au long de ton séjour ici se trouve dans ces liens raccourcis. Nous avons mis à ta disposition des montagnes d'informations afin que tu puisses t'y retrouver plus facilement dans l'univers de Dragon Age !
Le guide du novice est là pour toi si tu veux revoir les bases du forum rpg, ce que tu as d'exclusif sur Dragon Age Infinity ou si tu veux revoir quelques bases sur la saga de jeu ; les annexes sont ici pour t'indiquer les membres du staff et t'expliquer le fonctionnement de certains systèmes au sein du forum -sans oublier t'énumérer toute classe présentes dans Dragon Age ; et enfin, le guide de Thédas est fait pour tes recherches sur l'univers des jeux.


Sur ce, Vitalis... Je te souhaite une bonne aventure parmi nous ! Te joindras-tu avec les plus héroïques afin de sauver Thédas, ou au contraire, plongeras-tu le monde dans le chaos ?

Bienvenue sur Dragon Age Inquisition : Infinity !
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