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Tolgim Windrock
   Sous les feux de la bataille, sur l'enclume de la guerre
NOM & PRÉNOM(S) ✶ Tolgim Windrock SURNOM ✶ Aucun AGE ✶ 27 ans   NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ✶ Un fier nain d'Orzammar PROFESSION ✶ Tolgim est un mercenaire. LIEU DE RÉSIDENCE ✶  Golefalois SITUATION AMOUREUSE ✶ Célibataire ORIENTATION SEXUELLE ✶ Hétérosexuelle, sans préférence raciale FACTION & RANG ✶ Mercenaire aguérri ARMES ET/OU MAGIE ✶ Une hache et un bouclier, c'est tout ce dont un nain à besoin. Ça et quelques hachettes pour les couards. La fureur d'un berserker fait le reste. LANGUE PARLÉE ✶ Universelle, avec quelques mots de patois nain.


   
Tout sur ton personnage
   on veut tout savoir de lui.
CARACTÈRE +
Tolgim est nain plutôt joviale et bon vivant. Attaché à la culture naine, il est fier d’être un soldat, et aime se battre. Il est d’ailleurs toujours en recherche de gloire au combat, comme si cela pouvait lui redonner son honneur et son statut perdu lorsqu’il est devenu surfacien. Il peut donc se montrer orgueilleux et téméraire. Il y a toujours en lui un certain mal du pays, et une peur des grands espaces. Il est bien plus à l’aise avec un toit sur la tête. Habitué à être soldat, il est naturellement honnête et loyal, et respecte la hiérarchie. Son caractère téméraire et parfois colérique en fait cependant un assez mauvais chef, il préfèrera souvent se contenter de suivre des ordres que de les donner, bien qu’il ait acquis des connaissances en stratégie militaire.

Pour Tolgim, les deux choses les plus importantes dans la vie sont la famille et l’honneur. Il nourrit à ce propos un profond désir de vengeance envers les nobles qui ont exilé sa famille, bien qu’il ne puisse objectivement pas faire grand-chose. Il est aussi protecteur de nature, et protège volontiers quiconque est dans le besoin. Il considère la que c’est un devoir pour tout membre de la caste des guerriers, dont il se voit toujours comme un membre. Il aime d’ailleurs se mêler de tout, et se jette volontiers dans un combat qui n’est pas le sien à la recherche d’une bonne et glorieuse action à faire.
Son expérience dans la légion des morts l’a laissé paranoïaque, toujours un peu nerveux. Il garde toujours au moins une hache à portée, et à peur de la magie. Son expérience avec celle-ci se résume aux mages de l’engeance, à la faille dans le ciel, et à des combats contre des mages fous, parfois des mages du sang, causant le chaos autour de Golefalois. Il s’en méfie donc au plus haut point, et évitera les mages autant que possible.

Il voit donc d’un assez bon œil les templiers, groupe d’humain ayant la judicieuse idée de régulé ces bombes ambulantes que sont les mages. La présence d’un ancien templier dans son groupe de mercenaire, avec qui il s’est lié d’amitié, a contribué à influencer son jugement. Il regrette sincèrement que cet ordre ait sombré dans la folie, à cause d’un mage, encore une fois.

Par rapport à la société naine, Tolgim respecte le système de caste. Né dans une caste plutôt haute et prestigieuse, il trouve cela naturel que tout le monde naisse avec un but et une place dans la société. Il ne regarde pas les castes plus basses de haut, mais trouve normal que ses membres face ce qu’on leur demande sans essayer de faire autre chose. Les quelques années vécuent à la surface sont venues nuancer cette idée, et il commence doucement à réaliser que peut-être laisser une certaine liberté aux nains pourrait être positif. Il reste globalement très conservateur.

Tolgim croit aux croyances naines. Il pense que les nains rejoignent la pierre à leur mort, et donc que son exil à la surface le prive d’une chance de rejoindre ses ancêtres à sa mort. Il espère donc pouvoir regagner son honneur et son droit à vivre à Orzammar. Il ne déteste pas pour autant les autres croyances, mais considère qu’elles ne s’appliquent pas aux nains. Le créateur ou les dieux elfiques, c’est bon pour les hommes et les elfes, et chacun reste chez soi. Il a donc une attitude plutôt neutre et désintéressée envers la chanterie.

Enfin, Tolgim respecte l’inquisition et la garde des ombres, deux ordres menant des combats glorieux pour des causes qu’il comprend bien : Refermer le trou dans le ciel, et combattre l’engeance. Il est donc plutôt content lorsqu’une mission lui permet de combattre côte à côte avec ces camps prestigieux. Il reste néanmoins sceptique quand à l’alliance entre l’inquisition et les mages rebelles, une erreur selon lui.

Son statut de mercenaire est pour lui simplement un moyen de continuer d’être un soldat. Plus en quête de gloire que d’argent, il n’accepte que les missions qui lui plaise. Hors de question d’être embauché par n’importe qui. En particulier, il reste le plus éloigné possible des affaires politiques, ayant retenu son amer leçon. Enfin, Tolgim n’étant à la surface que depuis peu, ses connaissances restent très superficiels quant à la géographie de Thédas, sa faune, sa flore, et les différentes factions qui l’occupe.

✶✶✶
PHYSIQUE + Tolgim est un nain. Mesurant 1m 21, il a une musculature épaisse, fruit d’une vie de soldat. Comme tout nain qui se respecte, il entretient une belle barbe rousse lui arrivant au-dessus du nombril, qu’il tresse souvent en plusieurs nattes attachés par des ficelles dorées. Ses yeux sont d’un vert assez sombre. Sa peau est parsemée de petites cicatrices récoltées au cours des années. Les plus notables sont une importante marque de brulure sur son avant-bras gauche, souvenir d’une boule de feu lancée par une engeance, et une longue balafre traversant son dos horizontalement, souvenir laissé par un hurlock.
Au combat, il porte une armure lourde intégrale, composée en partie de l’armure de la légion des morts. Il a cependant dû changer certaines pièces, notamment son casque. Lorsqu’il ne le porte pas, il porte parfois des peintures de guerre sur le visage.

Le reste du temps, il porte des tuniques assez simples et des pantalons en tissus tenues par une ceinture en cuir. Il renforce fréquemment le tout d'un épais manteau en cuir, la température élevée d'Orzammar ayant fait de lui quelqu'un d'assez frileux.

Tolgim a une démarche déterminée et un pas rapide, bien que lourd. La discrétion n’a jamais été son fort. Il a une voix grave et légèrement cassée.

Il refait assez souvent les nattes de sa barbe de manière inconsciente lorsqu’il ne sait pas quoi faire de ses mains. Tolgim est par ailleurs quelqu’un d’assez tactile, qui n’hésite guère à faire des étreintes ou accueillir quelqu’un à grand renfort de tape sur l’épaule. Il a un rire gras et franc.

Il reste néanmoins en lui une certaine paranoïa dûe à ses années dans la légion. Il jette donc très fréquemment de petits coups d’œil partout autour de lui, et cherchera son arme des yeux dès que quelque chose d’inattendu se produira.

✶✶✶
ANECDOTES +Tolgim a but sa première bière à huit ansEt à eu sa première hache à douze ans! Il n'aime pas du tout le ciel, c'est trop grand. S'il le regarde trop longtemps, il finit par avoir des vertiges. Alors une faille qui s'ouvre dans le ciel? Mais ou va le monde! Des fois, sa soeur et lui se font des après-midi boutique. Point de magasins de vêtements, ils se contentent de faire le tour des magasins d'arme, et finisse souvent leur excursion ivre mort à la taverne. Tolgim n'a encore jamais vu la mer. Avec son salaire, il espère pouvoir se payer un trajet en bateau. Vous imaginez, un endroit avec que de l'eau partout, et pas une seule pierre? La dernière fois qu'un mage a essayé de lancer un sort de soins sur Tolgim, ce dernier a essayer de le bloquer avec son bouclier. La bière humaine est meilleure que la naine, et pour cause, on ne peut pas faire pousser de houblon sous le sol. Mais Tolgim ne le reconnaîtrais pour rien au monde. Dernièrement Tolgim s'est prit à lire. Il a un faible pour les romances à l'eau de rose, cela le change de son quotidien. Il cache tout ses livres sous son lit, pour pas que ses camarades ne se moquent de lui.


   
Derrière l'écran
   on veut tout savoir de toi.
NOM & PSEUDO ✶  Je m'apelle Vincent IRL, pour le surnom Tolgim ça me va ! ÂGE ✶  23 ans TES PASSIONS ✶  Les sports de montagne (randonnée, VTT, escalade, ski...), les jeux RP (surpris hein?), les jeux vidéos PVP, la lecture, la cuisine, l'infographie... SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ✶  En livre,  de la fantaisie ou de la SF. En jeu vidéo, anciennement Warhammer Online (RIP, enfin presque), sinon LoL, Skyrim, Dragon Age...   PRÉSENCE ✶ Régulière plusieurs fois par semaine, sauf en période de rush (j'ai pas mal de projets IRL en ce moment). Je préviendrais à l'avance pour ces moments la.   TON AVIS SUR LE FORUM ✶  Il est beau. Ça manque de nain (pour l'instant !) COMMENT AS-TU CONNU DA:I ✶  C'est Valÿra qui vous a balancé. TON DERNIER MOT, NIARK ✶  Et ça, c'est le donjon? Il a pas l'air terrible.
   
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this is my story
   L'or ne peut racheter l'honneur perdu.


9 :15

Naissance de Tolgim à Orzammar

9 :27

J’arpentais fièrement les rues du haut quartier, non loin du quartier des nobles. Mon armure étincelait à la lueur rouge du magma illuminant Orzammar. Dans quelques heures, je livrerais mon premier combat dans une lice. Il ne s’agissait bien sûr pas de la lice sacrée, réservée aux combats impliquant des nobles, mais l’évènement représentait tout de même pour moi une importance particulière. Elle signifiait mon début de passage à l’âge adulte. Agé de douze ans, je faisais mon entrée dans le monde de la guerre, comme le voulait ma caste. Après ce combat, j’allais rejoindre l’école militaire, pour déboucher quelques années plus tard sur un poste dans l’armée régulière.

Ma famille s’était déplacée pour me soutenir. Mes deux parents avaient fait le déplacement depuis notre demeure, malgré le handicap de mon père. Il évitait pourtant habituellement d’arpenter les rues de la cité, honteux de cette jambe coupée au combat par une engeance, qui lui avait valu une retraire anticipée. Les autres guerriers le regardaient tantôt avec mépris, tantôt avec pitié, et c’est cette dernière émotion qui le frustrait le plus. Ma mère, farouche guerrière, faisant quant à elle la fierté de notre famille, ses exploits à l’épée dans la lice ayant fait d’elle une petite célébrité locale.
Si mes parents m’attendaient déjà dans les gradins de la lice, profitant au passage des combats précédents le mien, ma sœur Vannad avait choisi de faire le trajet avec moi. De deux ans mon ainé, elle était déjà passé par cette épreuve. Sa hache à deux mains pendait dans son dos, symbole de son statut social et de son appartenance à l’armée régulière, en tant que recrue. A mes côtés se tenaient également mes deux meilleurs amis. Grímthar était un membre de la caste des guerriers du même âge que moi, et qui allait passer son épreuve dans la lice juste avant moi. Il était à la fois mon ami le plus proche et mon rival. Entre nous se jouait une compétition presque fraternelle.  Thordur quant à lui, appartenait à la prestigieuse caste des forgerons, la plus haute des castes après les nobles. Cette caste avait même une Haute vivante en son saint, la Haute Branka. Si la caste des guerriers était plutôt haut placée, le statut social de Thordur restait légèrement supérieur au nôtre. Son père, Barthor IronCoat, était un armurier assez célèbre parmi ma caste pour la qualité de ses équipements. Nombreux étaient ces clients parmi ceux de ma caste, et Thordur s’était lié d’amitié avec les nombreux jeunes nains venus chercher leurs premiers équipements, moi le premier.

« J’aurais un cadeau pour vous deux après le combat. Mon père m’a autorisé à faire deux haches pour fêter l’occasion, cela fait un bon entrainement selon lui. Elles ne sont pas excellentes, mais j’espère qu’elles vous plairont. » lança soudain Thordur alors que nous déambulions à quelques rues à peine de la lice.

« Ça c’est un sacré cadeau ! Tu entends ça Grím ! Nos premières haches ! » m’enthousiasmais-je.

« Ne gâte pas trop Thordur, il va être insupportable à la maison après ça. Je le vois déjà agiter son nouveau joujou partout » répondis ma sœur d’un ton moqueur.

« Pas de risque, il sera tellement démoralisé par sa cuisante défaite en lice qu’il n’aura pas le cœur à jouer. Je penserais à toi pendant que je paraderais dans la taverne en contant ma victoire. » ajouta Grímthar.

« Je te paris une bière sur ma victoire. »

« Une seule ? Tu pourrais au moins tous nous en offrir une ! »

« Cela me va, mais si tu perds, c’est toi qui paye. » répondis-je, joueur.

« Et si on perd tous les deux ? »

« Ma foi, deux bières ne seront pas de trop dans ce cas-là. »

« Ne pariez pas trop les morveux. » ajouta ma sœur, « Je vais finir par espérer votre défaite ! »

L’entrée en pierre sombre de la lice apparu au tournant de la rue. Nous nous avançâmes dans l’impressionnante bâtisse gardée par deux immenses statues de pierre de Haut guerriers, prêts à affronter notre destin.

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« Je vous avais bien dit de ne pas trop parier !» fanfaronnait ma sœur, souriante en face de ses deux énormes pintes de bières.

Sa mine enjouée contrastait avec ma figure couverte de bleus. Mon corps entier me faisait mal. Mon visage n’affichait rien d’autre que l’amertume de la défaite. Je m’étais fait rosser. Mon adversaire, plus grand, plus vieux et plus expérimenté, ne m’avait pas fait de cadeaux. Le combat s’était résumé en une succession de coups rapides de la hache d’entrainement de mon adversaire, que je n’avais tout simplement pas réussi à esquiver. J’étais dans un état lamentable.
Grímthar ne valait visiblement pas mieux. Sa tête déconfite traduisait une expérience assez similaire. Il buvait sa bière dans un silence de mort. Sa déception était palpable. Par la pierre, quel désastre !

Thordur ne savait pas où se mettre ni même quoi dire. Les deux haches qu’il nous avait si gentiment forgé étaient abandonnées sur un coin de la table de la petite taverne dans laquelle nous avions trouvé refuge. Seule Vannad semblait franchement s’amuser de la situation.

« Bah ! Faites pas cette tête. Personne ne gagne jamais son premier combat en lice, je vous aurais bien prévenu mais c’est sensé rester secret. » commença à expliquer ma sœur. « Lorsque les gamins comment vous arrivent dans la lice, ils ont la tête pleine de rêves. Ils se voient déjà remporter tous leurs combats, devenir Hauts, et aller reconquérir glorieusement des Thaig perdus. Ce premier combat sert juste à vous faire mesurer le travail qui vous attend et la nullité de votre niveau actuel pour que vous ne vous amusiez pas à jouer aux héros et à aller au casse-pipe. Personne ne nait bon au combat, c’est un art qui se travail et se perfectionne toute sa vie. »

Son petit sermon terminé, Vannad avala une bonne gorgée de bière, visiblement toute fière d’elle. Je mordis dans un saucisson de manière rageuse. Son petit air supérieur me tapait parfois sur les nerfs. Néanmoins son explication tenait la route, et je ne pouvais nier que la raclée que je m’étais pris avait calmé mes ardeurs guerrières et mes rêves de grandeur.
Malgré ma frustration et mon désarroi, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver de l’excitation à l’idée de rentrer à l’école militaire d’Orzammar. Je n’avais plus qu’à espérer que Grímthar soit sur la même plage horaire que moi. Les militaires étaient divisés en trois horaires, cette rotation permettant d’avoir un effectif constant tout en laissant du temps de repos aux troupes. J’avais entendu dire qu’à la surface, la lumière baissait toutes les douze heures et que tout le monde dormait en même temps. Cela m’avait paru absurde, habitué que j’étais à la perpétuelle lumière pourpre et tamisée de la cité naine.

Vannad se leva, indiquant qu’il était temps de rentrer chez nous. Je n’avais pas du tout envie de voir mes parents après ma défaite. Après avoir pris congé de mes amis, je la suivis néanmoins d’un pas morne et sans grande conviction, mon égo bien plus meurtri que mon corps.


9 :34

Grímthar et moi patrouillions les bas quartiers d’Orzammar depuis trois heures déjà. J’étais toujours nerveux lors de nos lents passages dans les méandres des zones défavorisés d’Orzammar, ancien fief du Cartel.  Depuis l’arrivée au pouvoir du roi Bhelen, la situation s’était quelque-peu améliorée ici, le roi s’attelant à amoindrir l’importance des castes et à revaloriser ces quartiers délaissés. La guerre contre l’enclin quelques années auparavant avait malgré cela laissé un profond traumatisme dans l’économie naine, et la pauvreté était ici visible. A cela s’ajoutait un trafic d’isana toujours plus important. Soi-disant que cette matière était utile aux surfaciens pour utiliser de la magie. Ce trafic était si lucratif que de nombreux nobles étaient impliqués, et que le large réseau de contrebande était plus ou moins toléré par le pouvoir royal, qui jouait la sourde oreille. Cela contribuait à créer un climat d’insécurité dans les bas quartiers, ces rues se transformant la nuit en véritables coupe-gorges. Le cartel n’était plus, mais de nombreux petits groupes de contrebandiers ou bandits s’étaient formés sur son cadavre. J’avais déjà eu par cinq fois à dégainer ma hache ici, et cela ne faisait que deux ans que j’étais officiellement membre de la garde.

Heureusement pour nous, la relève vint sans qu’aucun incident ne se produise, nous permettant de retourner à la caserne. Ce métier était à la fois frustrant et angoissant. Les tours de garde étaient tellement longs et monotones qu’il était difficile de rester vigilant, et pourtant il y avait un danger bien réel. Ces gardes restaient tout de même assez inefficaces par rapport à des perquisitions et des arrestations, mais elles avaient le mérite de rassurer la population et maintenir un certain niveau d’ordre dans les rues. La pègre était toujours là, mais ne s’affichait pas en pleine rue. Cela semblait d’ailleurs suffire au roi Bhelen, qui s’abstenait bien de prendre de grandes mesures à son encontre tant qu’elle ne faisait pas trop de vagues. Je soupçonnais d’ailleurs que les trafics ayant lieu ici-bas n’échappait pas tout à fait à une certaine sorte d’impôt officieux envers l’état.

En chemin vers les résidences militaires, Grímthar prit la parole, coupant ma réflexion.

« J’ai entendu dire que tu allais rejoindre la garde personnelle de la famille IronFall ?  

-Effectivement, j’ai été assez étonné de cette offre d’ailleurs. Ils ont aimé mes talents lors des combats d’entrainement en lice, et ils ont proposé de me recruter. J’allais pas refuser un truc pareil, d’avantage de combats, moins de tour de gardes ! Et en plus la paye est meilleure.

-Ah ! Je ne t’envie pas. Plus que des combats tu vas surtout devoir tenir les portes aux hautes castes et faire des courbettes dans une armure rutilante. Je ne suis pas sûr que tu verras tant d’aventures.

-Cela dépend, il parait que les IronFall souhaiterait essayer de monter une expédition vers les profondeurs du Thaig de Kal-Hirol, maintenant qu’il est à nouveau accessible. Ils veulent finir de le sécuriser et y créer une nouvelle cité naine.
-Mouai, ça peut prendre des années avant qu’ils mettent une expédition sur pied. Et en attendant tu m’abandonnes dans les bas quartiers pour aller bouffer des petits fours lors de soirées mondaines.

-Ne soit pas comme ça, je leur aurais bien proposer de te prendre aussi, mais on sait tous les deux que tu passeras lieutenant d’ici quelques semaines. Le capitaine te l’a dit explicitement, et c’est mérité. »

Grímthar grommela quelque chose d’inintelligible à propos de planqués aux culs bordés de nouilles tandis que nous arrivions à nos baraquements.

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« Tolgim, nous avons un travail pour toi. »

Le nain qui venait de m’interpeller n’était autre que Vosdras IronFall, le Dashyr actuel de la famille IronFall. C’était un nain d’une cinquantaine d’année à la voix profonde et au charisme certain. Une longue balafre sinuait de son oreille gauche jusque dans sa longue barbe brune, marque d’un ancien combat contre l’engeance dans les tréfonds. Pour un noble, c’était un homme d’action, pragmatique et autoritaire, et réputé belliqueux. Il n’hésitait pas à dégainer sa propre hache pour résoudre les conflits. C’est ce qui me plaisait chez lui. Il n’était pas un énième bureaucrate envoyant des soldats à la mort depuis son salon douillet. Cela faisait trois semaines que j’avais pris mon poste dans la demeure des IronFall, imposante bâtisse des hauts quartiers, et je commençais à apprécier la façon de faire de mon nouveau patron.
« Vois-tu, la famille SilverStone nous cherche des embrouilles. Ils sont persuadés d’avoir la preuve que nous faisons du trafic d’Isana avec les surfaciens. Leurs soit-disantes preuves ont été réfuté lors d’un tribunal avec la présence de la famille royale, mais ils sont insistants. Ils ont demandé à régler nos comptes avec un duel judiciaire dans la lice.
Je pense qu’ils veulent tout simplement essayer de nous ruiner. Nous sommes concurrents en termes de vente d’armes depuis de nombreuses années. »

C’était assez osé. Il était presque de notoriété publique que la famille IronFall ET la famille SilverStone faisait du trafic d’Isana avec la surface, et si la famille royale avait choisi un non-lieu, c’était tout simplement parce qu’elle touchait une bonne part des recettes. Toutes ces magouilles politiques me donnaient un peu la nausée. Elles étaient nécessaires à l’économie naine, celle-ci étant autrement fortement isolée, mais elles n’en restaient pas moins terriblement malsaines.
« Le duel est prévu pour après-demain, et ce sera un combat à trois contre trois. Ce n’est pas un match à mort, les armes seront non aiguisées, et les piques des haches seront mouchetés, il faudra simplement avoir une touche par adversaire, un arbitre désigné sera là pour juger du résultat.

J’aimerais que tu sois l’un des trois représentants de ma famille. Tes précédents succès en lice font de toi un candidat parfait. Avec toi, il y aura mon fils Benek, ainsi que Jostum. »

Jostum était en quelque-sorte mon supérieur. Guerrier dans la trentaine, il servait la famille IronFall depuis une petite dizaine d’année. La proposition étant bien plus un ordre qu’une réelle discussion, je me contentais de hocher la tête. J’aimais me battre, un combat en lice de ne m’effrayait pas. Ma sœur n’arrêtait d’ailleurs pas de me reprocher ma témérité ; ce qui ne l’empêchait pas par ailleurs de prendre bien plus de risques que moi lors de ses explorations dans les tréfonds. Elle était avec moi bien trop protectrice, et mes amis de manquaient pas de me charrier à ce sujet.
Elle avait rejoint l’équipe d’exploration des tréfonds, chargés de cartographier les innombrables dédales, afin de préparer des expéditions futures. Cette initiative de Bhelen était pour l’instant plus médiatique qu’autre chose, et servait à montrer qu’Orzammar ne renonçait pas aux anciens Thaig nains, et qu’elle comptait bien les reprendre à l’engeance.

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La lice sacrée. Je n’y avais jamais mis les pieds. Réservée aux affrontements officiels entre nobles, elle était pour moi un rêve d’enfance. Aujourd’hui âgé de dix-neuf ans, j’étais toujours émerveillé par ces impressionnants gradins et cette immense foule éclairée par la lueur écarlate du magma. Impressionné, je raffermis ma prise sur ma hache pour retrouver un peu de contenance. Une partie de la haute société naine me regardait.  A ma droite se trouvait mes deux alliés, Benek et Jostum, Nous étions tous les trois en armure intermédiaire marqué par l’écusson des IronFall, un marteau s’abattant sur une montagne.

En face de nous se trouvait nos adversaires, la famille SilverStone. Ils avaient envoyé leur fils aîné, Hernund, un nain qui devait avoir à peu près mon âge, et qui brandissant une hache à deux mains. Sa carrure était impressionnante. Le blason de sa famille, une hache en argent planté dans une pierre, ornai sa poitrine. Il était également entouré par deux membres de la caste guerrière. Je ne pus m’empêcher de remarquer que j’étais d’assez loin le plus jeune des six nains présents dans l’arène. Mon manque d’expérience ne risquait-il pas de faire obstacle à la victoire ? Vosdras m’avait fait l’honneur de me permettre de me battre ici, je devais maintenant m’en montrer digne. Je m’efforçais donc de balayer mes doutes pour me concentrer sur l’instant présent.

Je tenais ma hache à une main, sa lame recouverte d’un étui en cuir prévu pour recouvrir le tranchant de la lame, et éviter de blesser grièvement l’adversaire lors d’un coup d’estoc. Dans ma main gauche, je tenais un bouclier circulaire assez large, en bois renforcé avec des plaques d’acier cloutées.

Un puissant cor retenti, marquant le début du combat. Immédiatement le nain me faisant face se jeta sur moi, brandissant une hache dans chaque main. Je parais à grand peine ses déluges de coups, ne parvenant pas à porter la moindre contre-attaque. Benek, aux prises avec Hernund, parvint à le repousser d’un coup de pied, et en profita pour faire un pas de placement dans ma direction. Prenant mon ennemi à revers, il lui asséna un violent coup de hache dans le dos. Le pauvre nain s’écroula en criant tandis que l’arbitre sifflait l’élimination du premier adversaire. Celui-ci se roulait au sol, une côte probablement cassé.

Le combat ne cessa pas pour autant et Hernund vint à la charge sans sourciller, à un contre deux. Sa hache démesurée parvenait à nous maintenir à distance, ses coups puissants vibrants dans mon bouclier et se répercutant dans mes avants bras et mes épaules. J’aperçu d’un coup d’œil Jostum, toujours aux prises avec son opposant. Nous devions profiter de notre avantage numérique. Me réfugier derrière mon bouclier, j’assénais un coup de celui-ci vers mon adversaire, espérant le déstabiliser. Hernund fit un pas en arrière. Benek en profita pour sauter sur lui, et, lâchant son arme, saisi le manche de la hache de notre adversaire, l’immobilisant. Les deux nains luttaient pour le contrôle de l’arme.

« Maintenant Tolgim ! »

Suivant l’ordre de mon allié et employeur, je profitais d’une ouverture pour asséner un violent coup de hache à mon adversaire, entre les côtes. Le coup passa à travers l’armure de mon opposant et… à travers sa chair. Je regardais choqué, le sang de mon adversaire se répandre au sol. Il eut un regard surpris, qui s’emplie rapidement de terreur tandis qu’il lâchait son arme pour tenter de contenir le sang qui versait à flot de la plaie béante.

Je lâchais mon arme, effaré. L’arbitre hurla quelque-chose, des gens se précipitèrent dans la piste. Je regardais autour de moi sans comprendre. C’est alors que je le vis. Benek regardait la scène d’un air détaché, presque amusé. Son regard croisa le mien et je compris. Il savait. Il m’avait piégé. Ma hache avait été modifiée pour que les mouchets se cassent au premier coup. La raison pour laquelle j’avais pu participer à ce combat était parce que je n’avais pas de valeur aux yeux des IronFall. J’avais servi à tuer un concurrent, et ils allaient me rejeter la faute. Et vu leur influence, personne ne remettrait en doute leur version. Je bouillais intérieurement de rage et maudissait ma naïveté tandis que des gardes m’encerclaient. Je fus rapidement jeté dans une geôle du palais, dans le noir le plus total.

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Des bruits de pas me réveillèrent. Toujours plongé dans le noir, je n’aurais su dire combien de temps était passé. Plusieurs cycles de sommeil en tout cas. On m’avait jeté une gourde d’eau et du pain rassis par une fente dans laquelle j’avais pu voir un rayon de lumière l’espace d’un instant. Depuis, plus rien. Je mourrais de faim.
La cellule était complétement vide. J’avais dû me servir d’un coin de la salle pour faire mes besoins. En plus de l’humiliation que c’était, une odeur pestilentielle emplissait la pièce. Ajouter à mon état de faiblesse tant physique que mental, j’étais au bord de l’évanouissement en permanence. Une seule chose me faisait tenir le coup. Une rage irrépressible. On m’avait piégé. Je m’étais fait manipuler comme un crétin, à beau renfort de compliments sur mes talents guerriers. Et moi j’avais souris comme un débile et accepter sans me poser de questions.
J’attendais dans ce trou à rat un simulacre de procès, au cours duquel j’allais être condamné à mort, ou pire, être exilé à la surface. Si cela arrivait, je perdrais mon lien avec la pierre, et toute chance de rejoindre mes ancêtres après la mort. Je préférais une mort de guerrier à cette vie dans le déshonneur. Mon choix était fait.

Lorsqu’enfin on ouvrit ma porte, j’étais prêt. Je tachais de marcher par moi-même, sans tituber et l’air fier, malgré ce long moment de privation. Ce n’était qu’une façade. J’étais à deux doigts de m’écrouler et j’étais terrifié. Ma colère et ma fierté étaient mes seuls remparts me permettant de garder contenance face à l’horreur de ma situation. Je maudissais mes jambes tremblantes, qui me trahir plus d’une fois lors de la marche vers ce que je supposais être le tribunal.
Cela ne manqua pas. Après quelques minutes j’arrivais au centre d’une imposante salle en forme d’amphithéâtre, et j’étais l’attraction exhibée sur la scène. Des dizaines de personnes m’observaient avec des regards tantôt curieux, tantôt haineux. Je reconnus Vosdras IronFall dans les gradins. J’aurais donné cher pour pouvoir lui écraser ma hache dans le crâne. Un brouhaha avait envahi la salle à mon arrivée, et fut coupé par celui qui devait être mon juge.

« Silence ! Tolgim WindRock, vous êtes ici pour le meurtre de… »

« Je veux rejoindre la légion des morts ! » hurlais-je presque à pleins poumons.

Un silence de mort emplis ma déclaration. C’était ce à quoi je venais de me condamner. Une mort lente et douloureuse, mais utile et honorable. J’avais eu le temps de prendre ma décision. Si j’étais condamné de toute manière, je préférais encore prouver mon courage et sauvegarder l’honneur de ma famille.

« Si tel est votre choix, , c’est une peine acceptable. »

Le juge prononça sa sentence et on me sortit de la salle sans autre formalité.


9 :38

Je n’arrivais presque plus à lever mon bras gauche tant il était engourdi. Mon bouclier était ébréché et couvert de sang. Celui des engeances et celui de deux de mes frères d’armes, morts il y a à peine quelques minutes. Une fois encore, nous n’avions pas pu emporter les corps, trop occupé à fuir les boules de feu des mages adverses. Foutu magie ! Je la détestais. Tout était tellement plus simple lorsque nous n’affrontions que des Genlock et des Hurlocks. Même les Trolls étaient relativement prévisibles et gérables, malgré leurs forces démentielles. Mais les mages… Comment lutter contre un monstre qui peut vous immobiliser ou vous vider de vos forces vitales simplement en agitant des bras ?

Nous courrions vers notre cache, non sans jeter de fréquent regards derrière nous. Il n’y aurait pas de funérailles pour nos défunts. Nous étions après tout tous déjà mort. Ils étaient simplement retournés à la pierre. Je me rappelais de ma propre cérémonie mortuaire, quatre ans plus tôt. Si la cérémonie avait des airs de fête, lors de laquelle tous mes amis et proches étaient venus me dire au revoir, le cœur n’y était pas. La légion des morts était un endroit dont on ne revenait pas, et c’est le regard rempli de tristesse que mes parents, ma sœur et mes amis m’avaient dit adieux. J’avais pu leur expliquer ce qu’il s’était passé, mais ils ne pouvaient rien pour réparer l’injustice dont j’étais la victime. En tant que guerriers, nous ne pouvions rien faire contre des nobles. Nous avions donc manger et bu, lors d’un banquet qui devait être mon dernier moment de tranquillité avant l’enfer qui allait marquer la fin de ma vie.

J’avais fini par me faire à l’idée de mourir ici, dans les tréfonds, déchiqueté par une énième engeance et mon corps abandonné par mes camarades. La légion des morts avait toujours eu une tâche impossible, celle de contenir l’engeance et ses flots infinis de monstres en tout genre. Maintenant qu’elle avait perdu la forteresse de Bownammar, c’était d’autant plus ardu, et les membres actuels de la légion avaient bien des peines à se déplacer de caches en caches pour repousser l’ennemi. Des provisions parvenaient à intervalle régulier d’Orzammar vers nos différents bastions, bien plus modeste que l’antique Bownammar. Ces caravanes de victuailles marquaient une pause bienvenue dans une vie rempli de sang et de mort. Personne ne s’attachait trop ici, ni ne parlait trop d’ailleurs. Nous étions tous déjà morts.

Seul point positif, l’armure de la légion des morts était d’une qualité et d’une allure impeccable. Notre apparence faisait trembler les plus valeureux des nains. Hélas les engeances ne ressentaient guère la peur. Je les avais longtemps pris pour des monstres violents et stupides mais j’avais vite déchanté. Elles étaient bien plus malignes que cela, et ne manquaient pas d’attaquer nos provisions, poser des pièges ou nous tendre des embuscades. Les grottes des tréfonds étaient des labyrinthes mortels. Plus d’une fois je m’étais fait prendre au dépourvu par des sorts d’engeances. Je gardais d’ailleurs sur mon corps de nombreuses cicatrices récoltés au cours des années, dont des brulures due à la magie de nos ennemis, qui nous mettait en sérieux désavantage, malgré le fait que ma race soit naturellement résistante à la magie. Après tout, une nappe d’huile au sol nous faisait glisser comme n’importe quel autre être vivant.

Lors de la courte pause que nous nous accordâmes pour souffler, je vérifiais mon équipement. J’étais déjà à cours de haches à lancer. Il ne me restait que deux haches de combat, dont l’une était particulièrement en mauvaise état et risquait de se briser lors des prochains coups. Mon bouclier n’était guère en meilleur état. Des dix légionnaires de notre groupe étant parti en mission, nous n’étions plus que six. Notre mission, trouver le tunnel utilisé par l’ennemi pour nous contourner, mouvement qui nous avait valu de lourdes pertes la veille, était pour l’instant un échec. Impossible de s’approcher sans se prendre des hordes d’engeance sur le dos.
J’enlevais mon casque et passais ma main sur mon front, essuyant la sueur qui recouvrait mes yeux. Je compris mon erreur à la seconde ou j’entendis un tremblement. Un poing de pierre magique s’abattit sur ma tête, me plongeant dans l’inconscience.

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Je me réveillais éblouis par une lumière incroyablement vive. Je clignais plusieurs fois des yeux pour essayer de comprendre ou j’étais. Quelque-chose ne faisait pas sens. Je fus soudain pris de vertige et vomit violemment au sol.
Je redressais la tête pour voir le regard inquiet de ma sœur Vannad.

« Je… non ce n’est pas possible… » marmonnais-je en me frottant les yeux, comme si je pouvais enlever la terrible migraine qui m’assaillait et les informations contradictoires que me renvoyaient mes sens. Je notais malgré tout que l’on m’avait bandé la tête avec un tissu. « Ou suis-je ? C’est vraiment toi ? »

Ma sœur se contenta de me prendre dans ses bras. J’acceptais son étreinte et la lui rendit, essayant de comprendre comment ces étranges retrouvailles pouvaient être possible. J’étais assis sur une paillasse dans une sorte de bâtisse en tissu. Elle finit par me lâcher et prit la parole, l’air grave.

« Tu as dormis trois jours. Nous t’avons trouvé dans les tréfonds, tu inconscients, tes camarades légionnaires en proie à l’engeance. Ça a été une dure bataille, mais on s’en est sortis. Ensuite on a annoncé à tes frères d’armes qu’on t’emmenait avec nous. Ils n’étaient pas ravis, et on a failli en venir aux mains, mais vu leur état ils ont finis par renoncer et nous laisser partir. »

« Vous avez … quoi ? Et qui est ce nous ? Que faisais-tu dans les tréfonds ? Vannad je ne comprends pas, pourquoi as-tu quitté Orzammar ? Tu sais que je ne peux pas y revenir. »

« Moi non plus… écoute, beaucoup de choses se sont passés en ton absence. Les SilverStone, la famille dont tu as tué l’héritié à cause des IronFall, ils n’ont pas aimé que tu échappes à la mort. Ils ont tout fait pour détruire notre famille. Nous avons eu de nombreux procès pour notre ‘implication éventuel’ dans ce meurtre. Voyant que cela ne débouchait sur rien faute de preuve, quelqu’un a… embauché des assassins. … Père est mort. »

J’encaissais le coup, trop nauséeux pour pleinement réalisé ce que je venais d’apprendre.

« Il a été pris par surprise, et avec sa mauvaise jambe, il n’a rien pu faire. Mère est arrivé trop tard. Elle a tué l’assassin, un ancien membre du Cartel apparemment, mais le mal était fait. Ensuite tout est allé de mal en pis. L’une des deux maisons nobles a dû payer des pots de vin, car notre jugement a été revu, et ils ont obtenus notre exil d’Orzammar. Pour répondre à ta question de qui est « nous », il s’agit de notre mère, de Grímthar et de moi. Nous sommes venus te chercher avant de partir à la surface. Nous ne voulions pas que tu meures seul dans les tréfonds. Cela faisait deux semaines que nous te cherchions lorsque nous sommes tombés sur toi. »

Mon regard se rembrunit, je pris le temps de trouver mes mots.

« Vannad… Je suis désolé pour tout le tort que j’ai causé. Si je pouvais réparer cela je le ferais. Et si je pouvais tuer ces salopards de nobles, je le ferais à cœur joie. Cependant... c’était une erreur de venir me chercher. J’ai juré de servir la légion, et je ne veux pas aller à la surface. Je ne veux pas abandonner mon lien à la pierre. Aussi pourrit et corrompu soit cet endroit, c’est là qu’est ma place, là où réside la mémoire de nos ancêtres. Je veux rejoindre la pierre à ma mort. La surface, c’est abandonné notre honneur, notre identité, et même notre place après la mort. Je ne peux pas faire un sacrifice pareil. »

« Nous sommes déjà à la surface, Tolgim. Nous sommes dans une tente à quelques heures au sud de la sortie principale d’Orzammar. »

Je regardais ma sœur d’un air horrifié, réalisant soudain que la lumière nous entourant, plus blanche que celles que je connaissais, était la lumière du jour. Je me traînais fébrilement vers la sortie, puis jetais un œil aux alentours. A mes pieds, une matière verte ressemblant à des bandes de tissus découpés. De l’herbe. Plus loin, je vis ma mère et Grímthar en train de discuter autour d’une carte. Et au-dessus… rien. Le néant. Un vide s’étendant à l’infini, et environné d’une lumière bleu diffuse. Le ciel. Je m’accrochais au sol, ayant soudain l’impression que j’allais tomber dans cet espace beaucoup trop grand.

Ce n’est que quelques heures plus tard, après des retrouvailles aussi touchantes que déroutantes et tristes avec mes proches et une fois la terreur du vide passée, que je réalisais ma situation. J’étais désormais un paria, un surfacien déserteur sans caste. Au moins, mon meilleur ami Grímthar était là. Cela me rassurait. De ce qu’il m’avait expliqué, il s’était battu pour faire revoir mon procès, avait ouvertement accusé les nobles et n’avait pas hésiter à rendre toute l’affaire publique en essayant de gagner la compassion du peuple. Cela lui avait valu un bannissement pour complicité. Thordur, notre ami forgeron, avait aussi aidé à sa manière, plus discrète, en fournissant des armes aux trois bannis avant leur départ. Tous les quatre, nous étions perdus dans un monde dont nous ignorions tout. C’était effrayant, mais aussi quelque-part grisant. Nous étions libres de toute contrainte. Plus de caste, plus de serment. Une remise à zéro que nous pouvions utiliser à bon escient. J’avais perdu mon lien à la pierre, mais je pouvais peut-être regagner mon honneur ici, à la surface. Vivre ici me permettra aussi de préparer l’inévitable. La vengeance. Cette fureur était là, dans mes yeux comme dans ceux de mes trois compagnons. Un jour nous retournerions à Orzammar, et nous obtiendrons notre justice. C’était la une promesse muette, implicite, faite entre nous.


9 :42

Depuis trois ans, nous enchaînions les petits contrats de mercenaire. Notre mère avait cessé de nous aider à cause de son âge avançant. Grímthar, ma sœur et moi avions finis par fonder une petite compagnie de combattants. Ayant pris un pied à terre à Golefalois, nous ne manquions pas de travail. Surtout depuis la déchirure dans le ciel. Tout le monde ne parlait plus que de cela. Une preuve supplémentaire selon moi, que la magie était néfaste. Moi qui n’aimait déjà pas le ciel, j’étais servi ! Voilà qu’il y avait littéralement un trou dans du rien. Nous enchaînions les missions, que ce soit vaincre des démons sortant des failles, des bandits, ou des mages fous ou des mages de sang. La magie me donnait une peur bleue, mais heureusement pour nous un ancien templier, un homme d’un peu plus d’une trentaine d’année, avait rejoint nos rangs. Son talent pour annuler la magie était l’un de nos plus gros atouts. C’était ma sœur qui l’avait recruté. Elle avait naturellement pris le commandement de notre petite troupe, une joyeuse compagnie composée d’une dizaine de guerrier. Il était fort dommage que la plupart des templiers soit devenus fou, une fois de plus à cause de la magie et de l’Isana, ou du Lyrium comme le disait les humains. Ils faisaient des combattants fiables et efficaces, et ceux que je connaissais étaient plutôt de bons compagnons.

Depuis la déchirure dans le ciel, nous acceptions même des missions données par le Tiern de Golefalois, le Dashyr de la famille noble locale. Nous avions donc fini par être reconnus officiellement, ce qui nous donnait une certaine légitimité et donc beaucoup plus de facilité pour trouver du travail. L’argent manquait plus que les ennemis, et s’il était glorieux et satisfaisant de sauver des villageois des démons, cela payait assez mal. Cela restait néanmoins suffisant pour vivre. D’un commun accord, nous n’acceptions pas les requêtes moralement douteuses et choisissions nos missions avec soins, tant pour garder notre droit de résider à Golefalois que pour satisfaire notre égo. Nous avions tout de même fini par accepter l’une ou l’autre mission de l’inquisition, un groupe assez mystérieux apparu pour vaincre le mage à l’origine des failles. Ce groupe avait cela d’intéressant qu’il rassemblait toutes races et toutes origines, et était donc assez ouvert à notre compagnie menée par des nains. L’inquisition fricotait beaucoup trop avec la magie à mon goût, mais à part cela elle faisait un client honorable et plutôt bon payeur. Et les missions qu’elle proposait faisait de sacrées histoires à raconter autour d’une bière !
La vie en surface était plus plaisante que je ne me l’étais imaginé, et la vie loin des castes et des intrigues d’Orzammar était rafraîchissante. Je ne pouvais néanmoins pas oublier ma patrie, dont on nous avait exilé. La culture naine restait la mienne, et perdre mon lien à la pierre était pour moi une perte terrible, un trou béant dans ma poitrine. Je comptais bien un jour revenir à Orzammar pour laver mon honneur et accomplir ma vengeance. Vannad ne semblait pas partager mon avis. Ma sœur s’était parfaitement acclimatée à la vie surfacienne. Pour moi la culture humaine, et plus encore la culture elfe, étaient des mystères insolubles, et malgré quelques amitiés avec des représentants de ces espèces, j’avais bien du mal à m’intégrer. Il faut dire que l’état particulièrement chaotique de la surface, déchiré entre conflits magiques et guerres civiles, n’aidait pas franchement. Cela avait le mérite d’apporter l’aventure dont j’avais toujours rêvé.

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Human's N°1 hater ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Nayja
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Soirs et fin de semaine
— MISSIVES : 591
— DC&TC : Nai'Lahn
— PRESTIGE : 515
— CRÉDITS : Elf ✶ Gabbyd70
— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatienne
— ÂGE : 29 ans
— PROFESSION : Mage de guérison et de soutien
— FACTION : Mien'Harel
— ARMES : Un bâton magique en chêne noir ainsi qu'une formation en magie de guérison et de soutien. Valÿra connaît aussi quelques sorts de glace
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Hétéro, elfes seulement
Posté Ven 22 Déc - 0:52
Vincent! *Saute sur le nain*

En tout cas, bienvenue officiellement sur le forum. Tu vas voir, les gens sont sympas (surtout si t'es pas un mage ... mais tu joues un nain donc, aucun risque :D)

Lâche pas, on est là si tu as des questions.

Et pour le dire avant tout le monde ... UN NAIN!


Valÿra répond en : #47262B ou en #976B72
Actuellement en recherche d'au moins 0 RP
Besoin d'aide pour un code CSS?
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Posté Ven 22 Déc - 7:22
Omg
Ton personnage est un nain ! Tu fais des heureux, j'avoue, faut remplir les groupes, ça manque de ... diversité
En tout cas bienvenue à toi, j'espère que tu vas te plaire ici
Au plaisir de te recroiser ♡
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Posté Ven 22 Déc - 8:59
Bienvenuuuue ! ça fait super plaisir de voir un Nain, bon courage pour ta fiche !
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Posté Ven 22 Déc - 11:27
OUIIIIIIII !! JUSTE OUIIII


Enfin un autre compère je commençais à me sentir seule OMG


Nous faudra un lien c'est obligé :D
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Invité
Posté Ven 22 Déc - 16:59
Merci pour l'accueil ! Je vais essayer de faire ma fiche rapidement malgré les fêtes.
Je suis chaud aussi pour le lien, on est toujours mieux entre nains !
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Invité
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Posté Ven 22 Déc - 20:29
UN NAIN
Bienvenue sur le forum ! J'aime déjà Tolgim. J'espère que nos persos auront le plaisir de se croiser en rp pour boire des coups. Bon courage pour la fin de ta fiche !
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Posté Ven 22 Déc - 21:04
UN NAIN ! UN NAIN ! UN NAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!

Damn, we gotta drink !!!
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Posté Sam 23 Déc - 19:17
Hello et bienvenue  
Sympa d'avoir un petit nain qui vient rejoindre l'aventure  
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Invité
Invité
Posté Dim 7 Jan - 0:51

⊱ Félicitations, tu es validé !
bravo, bravo et encore bravo !

L'AVIS DU STAFF SUR TA FICHE ✶ Salutation mon petit nain national ! Quelle aventure, moi qui apprécie le drama, les complots, les nains et la trahison ~ J'ai eu un plaisir de dingue à lire ta fiche et en apprendre plus sur ce bon vieux petit Tolgim !

J'ai donc le plaisir de t'annoncer que tu es validé, Tolgim ! Si tu as une question quelconque, ou quelque chose à faire savoir, n'hésites pas à contacter le staff. Bon jeu et encore bienvenue parmi nous ! #PSEUDO DE L'ADMIN.

Bravo, te voilà validé et fin prêt à te lancer à l'aventure sur les routes de Thédas ! Toutefois, voici un petit récapitulatif des sujets que tu devrais aller visiter pour pouvoir profiter pleinement de ton expérience de jeu sur notre petit forum.

la section administrative ;

Tout ce qui est Administratif est important. Si tu ne l'as pas fait, il te faudra signer le règlement du forum. Tu pourras aussi aller dire quel est le personnage de ton avatar sur le bottin d'avatar uniquement si tu as créé toi-même ton personnage.

gestion de personnage ;

Gérer son personnage est très important ! C'est un des meilleurs moyens d'étendre sa visibilité et son authenticité. Sur Dragon Age Infinity, nous n'avons pas fait les choses à moitié : Vous pouvez créer une fiche de lien, un journal intime, une gestion de rp et même une boite aux lettre pour envoyer des missives ! Tout cela est fortement conseillé mais non obligatoire, bien entendu.

la section role play ;

En ce qui concerne les rps, désormais, tu y as accès comme bon te semble ! Tu peux néanmoins aller demander un rp si tu n'as pas de compagnon, voir même t'inscrire à une quête pour pouvoir gagner des points de prestige en plus !

la section hors-jeu ;

Le hors-jeu est l'une des parties les plus importantes du forum. C'est dedans que tu peux jouer aux jeux, flooder, voter aux top site, poster ta galerie d'art ou de n'importe quoi d'autre ; en bref, tout ce qui te concerne toi ou tout ce qui tourne autour de l'amusement sans prise de tête. Le flood fait vivre le forum alors n'hésite surtout pas à spamer cette partie !

les aides & guides ;

Tout ce qui te sera utile tout au long de ton séjour ici se trouve dans ces liens raccourcis. Nous avons mis à ta disposition des montagnes d'informations afin que tu puisses t'y retrouver plus facilement dans l'univers de Dragon Age !
Le guide du novice est là pour toi si tu veux revoir les bases du forum rpg, ce que tu as d'exclusif sur Dragon Age Infinity ou si tu veux revoir quelques bases sur la saga de jeu ; les annexes sont ici pour t'indiquer les membres du staff et t'expliquer le fonctionnement de certains systèmes au sein du forum -sans oublier t'énumérer toute classe présentes dans Dragon Age ; et enfin, le guide de Thédas est fait pour tes recherches sur l'univers des jeux.


Sur ce, Tolgim... Je te souhaite une bonne aventure parmi nous ! Te joindras-tu avec les plus héroïques afin de sauver Thédas, ou au contraire, plongeras-tu le monde dans le chaos ?

Bienvenue sur Dragon Age Inquisition : Infinity !
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Posté Dim 7 Jan - 10:33
Merci beaucoup pour la validation (et pour la rapidité de celle-ci, je suis épaté !)
A bientôt en RP !
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