Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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avatarIola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal D3ku
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Posté Ven 8 Déc - 23:32

   
Iola Faeneth
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NOM & PRÉNOM(S) ✶ Iola Faeneth SURNOM ✶ Certains la connaissent sous le surnom du Colibri d'Hasmal. AGE ✶ 29 ans  NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ✶ Iola est l'enfant d'un elfe Dalatien et d'une elfe de ville. Née à proprement parler dans la ville de Tantervale dans les Marches Libres, elle grandit à cheval entre un clan et la ville. PROFESSION ✶ Se présentant  comme exploratrice, Iola est plus proche d'un pilleur de tombe que d'un cartographe. Renommée de Nevarra à Antiva, elle est contactée régulièrement par les nobles amateurs de pièces rares afin d'aller les récupérer au plus profond des temples et autres ruines du monde de jadis. LIEU DE RÉSIDENCE ✶  Elle a un pied-à-terre à Hasmal, mais de manière générale elle est plus souvent sur les routes, et de toute manière elle évite cette ville pour le moment. SITUATION AMOUREUSE ✶ None of your business   ORIENTATION SEXUELLE ✶ À priori hétérosexuelle, mais elle n'est pas nécessairement contre l'idée de tenter d'autres choses. FACTION & RANG ✶ Mien'Harel, agent spécial. ARMES ET/OU MAGIE ✶ Sabre LANGUE PARLÉE ✶ Langue commune, une connaissance correcte du Dalatien et des bases de Tevene


   
Tout sur ton personnage
   on veut tout savoir de lui.
CARACTÈRE + Difficile à lire et peu accessible, peu peuvent se vanter de connaître Iola. Non pas qu'elle soit timide ou fermée, mais son visage lisse, dur et froid ne laisse transparaître que peu d'émotions, et généralement lorsque cela se fait c'est de manière bien consciente et volontaire de la part de l'elfe. Cette expression inscrite sur son visage qui, malgré sa taille moyenne d'elfe, en intimide plus d'un et impose un respect craintif de la part de ses interlocuteurs.
Assez détachée des choses en vue des expériences quelque peu traumatisantes de son enfance, elle n'a que peu de foi dans les races intelligentes foulant le sol de Thedas, non pas qu'elle les méprise, mais elle considère les individus, sauf preuve du contraire, comme déraisonnés et intrinsèquement égoïste. Par cette vision qu'elle porte sur les autres, elle n'a que peu relativement peu de scrupule, et peut prendre des actions peu plaisantes pour certains si cela lui permet d'avancer ses projets. Mais de quels projets parlons-nous là ? En réalité rien de bien construit ou grandiloquent. Cela correspond plus à un ensemble de principes qu'elle s'est décidée à suivre, croyant fermement au principe d'exemplarité. Parmi ces principes, on peut notamment citer celui de protéger ceux maltraités de manière injustifiée, que ce soit pour des raisons raciales ou religieuses, et celui de toujours faire de son mieux pour réaliser les missions que l'on lui confie. Ce dernier point lui a d'ailleurs value une très bonne renommée lors de ses temps de chasseuse de trésor. Professionnelle, perfectionniste – elle ne supporte d'ailleurs pas la médiocrité - et décidée, elle n'a qu'une seule parole, et vous pouvez être sûr qu'elle emploiera tous les moyens pour terminer ce qu'elle a commencé ou ce qu'on lui a demandé de faire. Des plus indépendante, elle croit fermement au dicton « Sauve toi toi-même ». Elle est aussi des plus réaliste et est consciente de ses forces et faiblesses. Elle agira toujours en fonction. Analysant  calmement les situations dans lesquelles elle se trouve, elle choisira la voix lui paraissant la plus raisonnable pour atteindre ses objectifs.
Voici un tableau peu enchantant de l'elfe. Pourtant, elle n'est pas de mauvaise compagnie, et si l'on s'habitue ou l'on ignore sa façade froide, on se rend compte qu'elle a un humour très pince-sans-rire à prendre au troisième degré ou plus. Son flegmatisme est aussi fortement apprécié, particulièrement lors des moments tendus et difficiles, l'amenant souvent à avoir des rôles de meneuses sachant prendre les bonnes décisions au bon moment. Prenant soin des personnes l'accompagnant sur ses voyages et quêtes, ses compagnons de route lui font généralement confiance pour mener la barque. Un autre aspect de sa personnalité, caché, est d'ailleurs beaucoup moins froid que le reste. Sensible et ayant une empathie innée avec les gens qu'elle côtoie, elle fait preuve d'une grande intelligence sociale. Cela ne veut pas dire qu'elle cherchera à être amie ou gentille avec tout le monde, non vraiment pas, mais les rares personnes qu'elle estimera trouveront en elle une personne capable de les écouter, de les comprendre et de trouver les mots justes pour les réconforter.
À propos des races de Thédas + Son opinion sur les différentes races de Thedas est assez mitigé, considérant qu'il est impossible de mettre tout un peuple dans la même case. Elle aura tout de même toujours tendance à défendre les siens en premier. Elle a aussi une plus grande méfiance des humains, ceux-ci ayant décimé son clan et ayant toujours montré tout le mépris possible envers elle et les autres elfes des Bacloitres dès qu'ils le pouvaient. Pourtant, elle sait que certains humains sont des êtres honorables et valeureux, comme Denrath ou Alma par exemple. Les nains et qunaris sont des races peu connues d'elle. Ses connaissances à leur sujet proviennent majoritairement de ses lectures, ayant rencontré que peu de représentants de ces races, les nains étant généralement des exilés d'Orzamar, voir n'y ayant jamais mis les pieds.
À propos de la Chantrie et des mages + Étant une personne sceptique de nature, elle n'a tendance à croire que ce qu'elle voit. Avec ce principe là comme base, il est facile d'imaginer à quel point elle méprise les croyances diverses et variées, particulièrement celles de la Chantrie. Ayant eu un certains nombres d'altercations avec ces membres, son animosité envers cette institution est assez profondément ancrée en elle. En conséquence, elle prend souvent la défense des mages, car même si elle est consciente que les mages sont de nature dangereuses, elle trouve qu'une grande injustice leur est faite en les parquant dans des Cercles de Magie et leur retirant toute liberté de mouvement, pensée ou action.
✶✶✶
PHYSIQUE + Le physique de Iola a quelques chose d'assez étonnant. Ayant un corps entrant totalement dans la normale elfique, avec une taille petite et une silhouette fine et élancée, c'est surtout son visage qui attire le plus l'attention. Un visage aux traits fins mais durs, traces laissées par les expériences de sa vie, et à la peau au teint nacré. Ressortent sur cet peau blanche deux yeux bleus, un bleu  aux reflets intensément glacés. Ceux-ci participent grandement à l'expression ferme habitant son visage, donnant toujours le sentiment d'être mis à nu lorsqu'elle commencer à porter un regard soutenu sur quelqu'un, à tort ou à raison d'ailleurs. Autre élément sortant de l'ordinaire sont ses cheveux. Originellement blonds, ils virèrent à une couleur rosée suite à une aléa magique. Elle pensait que ses cheveux reprendraient leur couleur originelle avec le temps, mais il semblerait que le changement de teinte soit durable. Ses cheveux sont d'une nature plutôt lisse, ondulant de temps à autres. Elle les attache généralement en une queue de cheval, les nattant ou non en fonction de son envie du moment.
En ce qui concerne son accoutrement, cela fait plusieurs années qu'elle porte les artéfacts qu'elle a trouvé au cœur d'un thaig. Ces artéfacts comprennent un sabre qu'elle entretien avec soin et qui est son arme de prédilection, ainsi qu'un ensemble d'armure légère composé d'une tunique dorée aux motifs floraux et d'un kimono bleu allant par-dessus, le tout serré au niveau de la taille à l'aide d'une ceinture large, permettant de protéger un minimum ses flans.
✶✶✶
ANECDOTES + Sa mère a ni plus ni moins assassiné son père et le reste de son clan On la repère facilement à cause de la couleur de ses cheveux Elle aime particulièrement la couleur bleu Elle est connue et poursuivie par la Chantrie certains de ses membres la recherchant activement Elle ne supporte pas les injustices, même si elle ne le montre pas, et prendra systématiquement la défense des opprimés Elle lit beaucoup... Vraiment beaucoup à tel point qu'elle a toujours un livre sur elle Elle a une culture large, s'intéressant particulièrement à l'histoire de Thedas et aux légendes Elle a d'ailleurs lu l'ensemble des écrits de Varric Thetras au sujet du Champion de Kirkwall Tous les soirs, elle s'isole afin de méditer sur la journée qu'elle vient de passer, se ressourcer et lire


   
Derrière l'écran
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NOM & PSEUDO ✶  - ÂGE ✶  30 balais TES PASSIONS ✶  Je vous en pose des questions ma bonne dame ? SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ✶  The Witcher pour sûr ! PRÉSENCE ✶ Aussi régulière que possible, même si je préfère prévenir que cela risque d'être en dent de scie TON AVIS SUR LE FORUM ✶  Sincérement, c'est un superbe travail ! Bravo pour les persones responsables :) COMMENT AS-TU CONNU DA:I ✶  Un top site de souvenir TON DERNIER MOT, NIARK ✶  Let me think about it...
   
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Posté Ven 8 Déc - 23:32
La vie que tu aurais pu avoir 
La folie des mortels

9:13 +
Il chiffonna la lettre avant de la jeter rageusement à terre et de s'éloigner vers le feu se consumant au centre du campement Dalatien. Sur le papier de lin on pouvait y lire une écriture fine et raffinée :  

« Khiiral,

Je te le dis une fois de plus, mais il est hors de question que je vienne vivre dans ton clan. Nous savons tous deux comment les tiens acceptent ceux de l'extérieur, même lorsque ceux-ci sont de la même race. Iola restera avec moi, elle grandira et vivra dans un monde civilisé, elle.

J'aurais souhaité que les choses se fassent autrement,
Merethyl. »


9:13 +
Trois individus de petite taille se mouvaient rapidement dans les ruelles sombres de la ville de Tantervale, ville inconnue qui leur paraissait des moins accueillantes. Pourtant, les trois silhouettes filaient d'un pas déterminé vers le Bascloitres de la cité libre. Ils savaient parfaitement où ils se rendaient. Après une marche rapide d'une quinzaine de minutes, ils arrivèrent enfin à destination. Faisant face à Vhenadahl, auquel ils payèrent leurs respects avec un court salut, se dirigèrent à sa droite d'un pas feutré en direction d'une petite allée. Après avoir avancé de quelques mètres, ils s'arrêtèrent au niveau d'une porte en bois, rongée par l'humidité et qui commençait à sérieusement pourrir par endroit, comme la plupart des portes des maisonnées du Bascloitres.

Khiiral fronça le nez en voyant cela. * Un monde civilisé, tu parles... * Plus que jamais, il était convaincu du bien fondé de sa décision. Il regarda ses deux complices et leur fit un mouvement de tête entendu. Doucement, il posa sa main sur la poignée et la tourna. Celle-ci n'offrit aucune résistance, et la porte s'ouvrit doucement, accompagnant sa rotation d'un léger grincement. Les trois intrus retinrent leur souffle quelques secondes. Rien ne bougea à l'intérieur. Ils se glissèrent un à un, tels des chats, dans une petite pièce à vivre qui faisait à la fois office de cuisine, salle à manger et salon. Les cendres du foyer central était froide, indiquant que le feu avait été éteint quelques heures auparavant. L'un des trois compères resta au niveau de la porte, faisant le guet, prêt à prévenir les deux autres, qui se dirigeaient précautionneusement vers une porte au fond à droite, si une présence indésirée venait à apparaître.

Arrivé à la porte, Khiiral porta son œil vers la serrure, cherchant vainement à deviner ce qu'il se passait de l'autre côté. La pièce était trop sombre pour y voir quoique ce soit. Il porta alors l'oreille  à la porte pour identifier les bruits. Tout était calme et silencieux, seul un lointain bruit d'une respiration régulière lui parvenait. Il porta la main à la poignée de porte qu'il activa lentement, il entendit un léger déclic avant de pousser le battant, celui-ci ne faisant aucun bruit. Une pièce, plus petite encore que la précédente, se révéla à eux. Était installé tant bien que mal un lit rafistolé, qui faisait quasiment tout la largeur de la pièce, avec au bout de celui-ci un berceau. Le cœur de Khiiral se serra. Il pénétra la pièce sur la pointe des pieds. C'est à peine s'il osait respirer. Il se pencha au-dessus des barreaux en bois du berceau, pour y découvrir les vagues formes d'un nourrisson qui dormait à poings fermés. Il tendit lentement les bras vers le bébé puis l'attrapa avec ses couvertures. Sous l'effet de l'émotion, une précipitation soudaine l'anima pour ramener l'enfant à lui, son coude cognant contre le bord du berceau et en faisant craquer le bois. Les trois Dalatiens se figèrent, les corps tendus. Rien. Khiiral, se remit à respirer, et serrant l'enfant contre son torse il se retourna, se dirigeant vers la porte. Alors qu'il franchissait le seuil, une voix féminine emprunte de sommeil se fit entendre :

« Qu'est ce que...? »

La réaction fut immédiate. Tels des fauves à l'affut, les trois elfes bondirent, ne laissant le temps à Merethyl de comprendre ce qu'il se passait. Alors que cette dernière prenait à peine conscience que des personnes venaient de s'introduire chez elle que les trois elfes courraient à toute allure dans les rues de la cité libre, remontant sans se retourner celles qu'ils avaient traversées quelques temps plus tôt. Khiiral avait cru entendre crier à la garde, mais elle ne vint jamais. Les trois elfes arrivèrent sans encombre aux portes de la ville, qu'ils quittèrent sans demander leur reste.

Cela faisait plusieurs heures qu'ils avaient fuis Tantervale et avaient finalement retrouvé le couvert des arbres. Ils se décidèrent de prendre une pause, ils repartiraient le lendemain pour le clan. Khiiral souleva alors avec douceur les couvertures recouvrant le petit corps qu'il tenait dans ses bras. Il découvrit deux yeux d'un bleu azur aux reflets de glace s'ouvrir, encore à demi assoupi. Un sourire heureux se dessina sur ses lèvres et il murmura :

« Iola, tu rentres enfin chez toi. »



9:19 +
Iola déposa le bouquet d'Elfidée à côté du matériel d'alchimie d'Erlan, l'Archiviste du clan.

« Merci Iola  »dit-il avec un sourire. « Toujours prête à aider n'est pas ? »
« Bien sûr Archiviste ! » Répondit-elle rayonnante, avant de faire demi-tour pour s'éloigner en direction de l'enclos des Hahls, où Maître Tamsin l'attendait.

Cela faisait six ans que Iola grandissait au sein du clan de son père, seul endroit qu'elle considérait comme sa patrie malgré le fait qu'elle soit née dans une ville libre. Jamais les membres du clan la traitèrent autrement que l'une des leurs. Enfant choyé par son père, tous les éléments étaient réunis pour qu'elle puisse s'épanouir en toute sérénité. Elle se révéla ainsi être une enfant pleine de vie, polie, serviable et d'une curiosité remarquable, qui lui valut l'intérêt de l'Archiviste du clan, même si elle ne semblait avoir aucune disposition à la magie. Intéressée par les plantes, il l'imaginait alchimiste ou docteuresse une fois adulte.

Ce jour ne vint jamais. Rejoignant Maître Tamsin, celui-ci dit :

« Les Hahls sont agités aujourd'hui, cela m'inquiète... »

Paroles qu'il ne savait alors combien elles étaient justes. Le Maître, appuyée par la petite elfe, tenta pendant plusieurs heures de calmer les majestueuses bêtes, sans grand succès. Ses efforts furent arrêtés, lorsque son regard fut attiré par des silhouettes étant apparues au loin. Une vingtaine d'entre elles, grandes, de carrures larges et carrées, avec une démarche lourde, tout lui indiquait que c'était des shemlen et surtout, qu'ils étaient armés.

« Iola, prévient l'Archiviste que nous avons de la compagnie. » Alors qu'elle s'apprêtait à lui demander pourquoi il la coupa : « Vite ! »

Lisant l'air sérieux et sombre sur le visage de Maître Tamsin, elle s'exécuta en faisant volte-face et courant aussi rapidement que ses petites jambes le lui permettaient vers le feu central de l'encampement où se trouverait sans nul doute l'Archiviste. En effet il y était, mais avant même qu'elle puisse prononcer une quelconque parole, des cris retentirent à l'autre bout du camp, là où elle avait laissé le maître des Hahls quelques instants plus tôt. Il n'en fallut pas plus pour que tout le clan soit en état d'alerte, chacun de ses membres prenant les armes et courant vers l'endroit d'où l'on entendait les hurlements de plus en plus fréquent. Au milieu de ce chaos brutal, la voix de son père l'interpella : « Iola, va te cacher dans une aravel ! ». Ce qu'elle fit. Les minutes qui s'écoulèrent ensuite lui parurent interminables, peut être même aurait-elle préféré qu'elles ne se terminent jamais. Ne voyant que la voilure rouge de l'aravel, les seuls échos qu'elle avait de la bataille entre son clan et les shemlen étaient le bruit des fers s'entrechoquant, les clameurs des guerriers et des chasseurs, les rugissements de la magie élémentaire d'Erlan, et les plaintes des blessés et mourants. Elle entendit alors des bruits de pas s'approchant de l'aravel où elle était cachée, la tête de son père apparaissant dans l'ouverture. « Iola, vite, viens ! ». Il tendit une main qu'elle saisit immédiatement. La terreur qui l'habitait, ne sachant ou comprenant ce qu'il se passait, ne la paralysait pas pour autant, au contraire, l'adrénaline se déversant en elle lui donnait des réflexes plus rapides que d'habitude et des sens aiguisés.

Entrainée par son père, elle se jeta en dehors de l'aravel. Elle comprit rapidement que son père prenait la fuite. Était-ce un ordre de l'Archiviste ou bien la soudaine réalisation que la situation était désespérée ? Elle ne pouvait le dire. Pas que cela avait beaucoup d'intérêt en y réfléchissant... Alors qu'ils atteignaient la limite du camp, Khiiral poussa un cri et posa un genou à terre. La petite elfe regarda affolée son père, n'ayant remarqué la flèche qui lui transperçait le dos. « Iola, court » Voyant qu'elle hésitait, il la poussa devant lui : « Court ! ». À contrecoeur elle se mit à courir droit devant elle. Elle ne fit que quelques mètres avant de s'arrêter en entendant la voix de son père suivie d'un hurlement. Regardant derrière elle, elle vit les silhouettes menaçantes des shemlen. Mais cela n'était pas ce qui l'horrifia le plus. Non. Ce qui l'épouvanta le plus fut de voir le corps de son père étalé sur le sol, face contre terre, deux flèches fichées dans le dos. L'énergie qui l'avait poussé jusque-là partit soudainement. Elle se retrouva tétanisée face au corps sans vie quelques mètres plus loin de son père, les shemlens s'approchant inexorablement d'elle. Ce n'est que trop tard qu'elle prit conscience de cela. Alors qu'ils étaient sur elle, Iola reprit soudainement ses esprits et fit un bond sur le côté pour éviter qu'une main lui agrippe le bras. Ce ne fut que pour mieux être crochetée par un croche-pied, et elle partit à la renverse, le goût sec de la terre lui envahissant la bouche. Ses mains s'accrochant tant bien que mal au sol, elles attrapèrent de la poussière qu'elle lança dans les yeux de l'homme qui venait de la retourner sans ménagement au sol. Elle entendit un « salope d'elfe » avant d'être brutalement relevée par un autre homme qui lui donna ensuite un coup sec au niveau de la tempe. Sonnée, les ténèbres l'envahirent.

Combien de temps resta-t-elle dans cet état inconscient ? Elle ne saurait le dire. La seule chose dont Iola se souvient nettement est le moment où elle rouvrit les yeux, découvrant penchée au-dessus d'elle une femme elfe dont les yeux se remplirent de larmes la voyant se réveiller et qui, en se penchant pour l'étreindre, dit la voix serrée :  

« Tu es enfin de retour ma fille ! »

La veille de ses sept ans, elle prit pleinement conscience de la folie habitant le cœur des mortels...



Grandir au Bascloitres
  Qui sème les graines récolte la tempête

9:19 - 9:29 +
D'une vie à gambader dans la nature et à jouer dans les racines des arbres, Iola passa à une vie de misère où elle et les autres elfes étaient vus comme des sous-êtres qui devaient s'estimer heureux de pouvoir vivre dans le quartier insalubre que les humains leur laissaient gracieusement. Qui plus est de ces mauvaises conditions de vie, les relations entre mère et fille n'étaient au beau fixe. Comment le pouvaient-elles ? Iola éprouva instantanément un sentiment de haine envers celle qui l'avait mise au monde et qui l'avait arrachée de celui où elle était censée grandir et s'épanouir. Leur relation devint réellement conflictuelle lorsque Iola alla vers ses 13 ans, âge de l'adolescence, bien connu pour être un âge d'insoumission et de rébellion. Malgré tout cela, Merethyl apprit à sa fille deux choses fondamentales : la lecture et l'écriture, et même si Iola n'aime pas l'admettre, ce sont des compétences des plus utiles. Elles lui permirent notamment de  s'évader de sa réalité morose d'enfant du Bascloitre au travers des maints récits qu'elle lisait sur ses temps libres, chose dont elle ne manquait pas d'ailleurs. Sauf quand elle était autorisée à aller jouer avec les autres enfants, elle passait la plupart de ses journées auprès de sa mère sur la place de l'un des marché de Tantervale. Elle l'aidait surtout à gérer le stock du magasin, et allait chercher herbes et autres éléments alchimiques lorsque celui-ci était trop bas. Ceci arrivait rarement, les clients humains de la ville visitant jamais l'étale de sa mère. Outre des elfes, seuls quelques individus aux allures plus ou moins louches ou à celles d'aventuriers s'arrêtaient pour acheter Elfidée, Embryum et autres fleurs ou champignons. Merethyl n'aimait guère ces individus, les qualifiant de « nuisibles de la société », et sans nul doute par esprit de contradiction et surtout pour s'opposer à sa mère, Iola aimait discuter avec ces personnages plus ou moins haut en couleurs, qui lui racontèrent nombre de leurs aventures rocambolesques, entrant dans des détails que les oreilles d'une jeune elfe n'étaient pas nécessairement censées entendre. C'est ainsi que Iola rencontra un certains Denrath Ytina, un humain d'une bonne trentaine d'années, originaire d'Antiva, et qui était un des rares client régulier. Progressivement, Den et la jeune elfe se lièrent d'amitié, l'homme portant une affection presque paternelle à la petite. Il commença par lui offrir des livres des lointaines régions qu'il visitait régulièrement. Puis, aux alentours de ses 13 ans, suite à une conversation sur ce que souhaitait faire plus tard Iola, chose à laquelle elle dû répondre quelque chose comme « Aventurière comme toi oncle Denrath », il lui proposa de l'initier au maniement de l'épée, lui-même un duelliste hors-norme. C'est ainsi que la formation martiale de Iola commença, chose qu'elle apprécia particulièrement et elle y passa de très nombreuses heures. C'est à ses 16 ans, que sa vie quelque peu monotone prit un tout autre tournant.


9:29 +
« Iola, je ne veux plus que tu fréquentes cet homme, ce vagabond... »
« Denrath Ytina »
« Arrête ton insolence ! Il a une mauvaise influence sur toi ! »
« Parce que tu en as une bonne ? »

La claque vola, laissant une marque rouge sur la peau de nacre de Iola. Elle encaissa la douleur en se mordant l'intérieur des joues et fixa glacialement sa mère de ses yeux bleus.

« Tu n'est qu'une sale gamine sans aucune reconnaissance pour tous les efforts que je fais pour toi ! »

Elle ne répondit pas. Non, elle en avait assez. Assez de perdre son énergie sur celle qui était sa mère. Sa décision venait d'être prise, la baffe agissant comme un rappel à la raison pour Iola. Elle détourna le regard et alla rejoindre la chambre commune sans mot dire, fermant la porte sèchement. Cette nuit, elle partirait.

Iola avait attendu patiemment les heures avancées de la nuit s'assurant ainsi le sommeil profond de sa mère avec laquelle elle partageait la même chambre. Elle se dégagea de ses couvertures avant de se redresser, l'oreille à l'affut. Celle qui partageait sa chambre ne réagit aucunement. Iola se leva silencieusement, pris d'une main ses vêtements, et de l'autre un petit sac qu'elle avait discrètement préparer la veille au soir. Elle sortit sur la pointe des pieds de la pièce, refermant avec précaution la porte. Dans la pièce principale de leur maison de fortune, elle enfila rapidement ses vêtements, une robe de toile bleu, et mit son sac sur le dos. Elle se dirigea vers la porte d'entrée, marquant une pause devant celle-ci. Avait-elle un soudain doute ? Pas le moins du monde, elle s'assurait juste que sa mère ne s'était pas réveillé. Enfin elle partit.

Cette nuit là on put voir une figure elfique raser les murs de la ville de Tantervale. Iola connaissait très bien toute une partie de la ville, le Bascloitres bien évidemment, mais aussi tout le quartier du marché où travaillait sa mère, mais cette fois-ci elle se rendait dans le quartier Est, un quartier résidentiel où seul des humains habitaient. Elle savait qu'elle ne serait pas la bienvenue dans un tel endroit, c'est pour cela qu'elle se faisait aussi discrète que possible. Heureusement, elle ne croisa personne sur son chemin. Enfin elle arriva à destination, tout du moins l'espérait-elle. C'était une maison de deux étages en pierre sur laquelle le lierre poussait librement. Elle examina les fenêtres de l'habitation, et crut discerner une faible lueur au deuxième étage. Les habitants étaient sans nul doute encore éveillés. * Tant mieux... * Sans plus attendre, elle se dirigea vers la porte d'entrée sur laquelle elle frappa énergiquement. Seul le silence lui répondit. Elle resta plantée là quelques minutes, fixant, inquiète, le bois de la porte. Ne voyant de signe d'agitation, elle s'apprêtait à frapper de nouveau lorsqu'elle entendit le son d'un verrou que l'on enlevait. Elle retint son geste, regardant avec impatience l'entrebâillure s'agrandissant progressivement. Enfin apparut le visage aux traits fins et nobles d'une femme aux cheveux de jais, vêtue d'une robe de nuit des plus élégante. * Merde je me suis plantée ! * Si surprise et déception se mêlaient dans le cœur de Iola, rien n'apparut sur son visage, gardant une expression froide. Ceci dit, elle ne savait que faire désormais, et heureusement que ce fut la femme qui prit la parole.

« Qui êtes-vous ? »

La jeune elfe scruta quelques instants la femme. Elle semblait avait une expression interdite et méfiante, tout indiquait dans son comportement qu'elle était sur le qui-vive, ses yeux fouillant la place derrière elle, comme si elle s'attendait à voir surgir des ténèbres quelques monstres ou autres créatures.

« Mon nom est Iola. Je viens voir Denrath. » Le regard ambré de la femme s'arrêta de fouiller la place pour se fixer sur l'elfe se tenant sur le pas de la porte. Tout en ouvrant vivement la porte elle lui dit :
« Entre, vite » Iola s'exécuta et se retrouva dans un hall d'entrée richement meublé et décoré. * Où est-ce que j'ai mis les pieds... . *
« Alma, qu'est ce que c'est que tout ce bruit alors ? » Une voix bien connue de Iola retentit, suivie peu après par Den', torse nu, arrivant d'une autre pièce. Une expression incrédule se peignit sur son visage en voyant la nouvelle venue.
« Quelqu'un est venu te voir apparement » Répondit la dénommée Alma, ayant déjà refermé la porte à double tour.
« Iola ! Mais que fais-tu ici ? ».
« Je voulais te prévenir que je quittais Tantervale ce soir. » Den souleva un sourcil curieux.
« Ta mère a décidé de déménager ? »
« Non je suis la seule à partir »
« Et où penses-tu aller comme cela ? »
« Je ne sais pas encore. Je me débrouillerais pour survivre grâce à ce que tu m'as appris. Je pense que je pourrais facilement devenir mercenaire ou quelque chose du genre. »
« Et dire que je croyais que tu voulais devenir une aventurière qui allait explorer le monde... » Répondit-il avec une pointe d'amusement dans la voix.
« Je suis réaliste sur ce point. Il me faudrait un réseau, des contacts, je n'en ai pas. Je pense que j'irais dans la première taverne venue pour y récupérer un contrat. » Un léger silence s'installa avant que Den réponde :
« Je vois... Je peux te proposer quelque chose. Je pars demain avec Alma et un autre ami pour Hasmal. Nous allons récupérer un petit artéfact dans une ruine elfique sur le chemin. Si cela te dit, tu peux venir avec nous, et je te paierai bien entendu. »
« Je... je ne sais pas... tu as déjà fait beaucoup pour moi et... »
« Très bien, cela est réglé ! » Ce fut cette fois-ci la voix d'Alma qui retentit. Elle posa la main sur l'épaule de Iola et la poussa gentiment en avant. « Une proposition de la Compagnie Ytina ne se refuse pas ! On va discuter des détails autour d'une collation. »

Regardant la femme par-dessus son épaule, Iola remarqua enfin qu'elle tenait un long bâton dans sa main. L'Archiviste Eldran lui revint immédiatement en mémoire, lui aussi avait toujours ce type de bâton. Alma était-elle une mage ? Quoi ou qui attendait-elle avec autant de craintes et d'angoisses ?

Des questions auxquelles Iola aurait des réponses rapidement.


Péripéties et autres récits
  Extrait du journal de Iola

9:29 +
« Je n'arrive à croire que Denrath a accepté que je l'accompagne, lui et ses deux compères, dans leur dernière mission, qui se révéla être plus animée que prévu. Après avoir rejoint Denrath et Alma dans une maison au beau milieu de la nuit, nous sommes partis au petit matin vers les portes de la ville où nous avons retrouvé Thorek, un nain et membre de la Compagnie, nous attendant avec trois chevaux. En me voyant avec les deux humains, il n'avait pas l'air heureux de me voir, mais j'appris plus tard que le fond du problème était de n'avoir que trois chevaux pour quatre personnes. Thorek aime organiser les choses, et déteste quand elles ne le sont pas parfaitement...

Je m'égare. Il nous fallut une demi-journée pour arriver à la « ruine » elfique, qui était en vérité qu'un campement abandonné de Dalatien. Vision qui me rappela des souvenirs douloureux, mais je tâchais de ne rien montrer aux autres. J'appris enfin quelle était la chose que l'on cherchait : le matériel de forgeron des Dalatiens. Pour éviter une recherche longue et que mes compagnons saccagent le reste du camp, je leur proposai de mener la recherche moi-même. Après un léger moment de réflexion, ils me laissèrent faire, allumant en attendant un petit feu, Thorek préparant un déjeuner frugal, les deux autres discutant quelques mètres plus loin. Les outils de forgeron se trouvèrent effectivement là où je l'imaginais, près d'un arbre fort ancien au tronc de plusieurs mètres de diamètre et dont le bois avait été travaillé de façon à offrir une surface de travail parfaitement adaptée à la création d'arme. Les outils étaient soigneusement rangés dans une petite malle de bois. L'ouvrant, je ne pus m'empêcher de me demander ce qu'il était advenu des membres de ce clan... Alors que j'étais sur le point de repartir, je remarquais quelques morceaux d'Ironbark encore brut. Connaissant leur valeur, je les pris et les ramenai aux autres. « Je n'arrive pas à croire ce que tu nous as déniché là, petite ! » S'écria le nain. « T'as l'air de nous porter chance ! ».

Après cette courte effusion de contentement, nous mangeâmes le déjeuner que Thorek avait préparé avec soin. J'étais étonnée qu'un nain puisse cuisiner aussi bien pour être honnête. Une fois le repas terminé, nous pliâmes bagages et alors que nous étions sur le point de reprendre la route, des Templiers, bras armé de la Chantrie dont je n'avais que vaguement entendu parler jusque-là, firent leur apparition. Au nombre de deux ils s'arrêtèrent à notre hauteur. L'un deux entama la discussion avec Denrath, demandant si nous aurions à tout hasard croisé un dangereux apostat. L'autre détaillait le reste de la compagnie, posant un regard insistant sur Alma. Je sentais une tension poindre en elle, mais elle ne bougea pas. Entendant la réponse négative, les deux Templiers reprirent leur chemin. J'aperçu un regard entendu entre les trois autres, et tandis que les deux membres de la Chantrie avaient parcourus quelques mètres, Alma commença à préparer un sortilège, Thorek et Denrath dégainant leurs armes respectives. Leur intention était claire. Intention que je décidais d'épouser, et je les imitais en sortant à mon tour mon épée de son fourreau. Tout alla très vite. Un éclair jaillit des mains d'Alma pour toucher en plein dos le templier de droite, tandis que Thorek et Denrath se ruèrent sur l'autre templier, qui réussi à esquiver le premier coup asséné grâce à son entraînement rigoureux. L'autre templier avait un genou à terre et cherchais à se relever. Leur résistance à la magie n'était donc pas une légende... Je décidais de jeter mon dévolu sur lui, et le rattrapa en quelques foulées. Il para le premier coup que je lui portais avec son bouclier et me repoussa brusquement en arrière. Je fus déséquilibrée, lui laissant le temps de se relever. Il se protégea d'une boule de feu lancée par Alma avec son bouclier puis sortit sa lame. Reprenant mes esprits, je m'installa en position de combat, tenant ma lame à deux main haute au-dessus de moi. Ce qu'il gagnait en protection avec armure lourde et bouclier, il le perdait en vivacité et mobilité. Si j'arrivais à lui faire découvrir son flan, Alma serait capable de l'atteindre une nouvelle fois. Je fis en sorte de suivre cette tactique, harcelant mon adversaire de coups rapides. Ce fut au bout de quelques minutes d'un combat tendu que la faiblesse tant attendue apparue. Après un coup de taille visant ses flancs, il se retrouva une nouvelle fois dos à Alma, qui avait préparé un puissant sort, une flèche magique allant se planter droit dans son dos. Il poussa un gémissement de douleur avant de tomber à genoux. Sans aucun remord, je l'attaquais de nouveau, ses défenses abaissées je n'eus aucune difficulté à le toucher au niveau de l'épaule droite, le forçant à lâcher son arme. Le coup de grâce lui vint de la claymore de Thorek. Il s'effondra au sol, inerte, rejoignant son compagnon d'armes. « T'as de bons réflexes gamine. » lui lança le nain un large sourire aux lèvres.

Nous repartîmes rapidement après avoir fouillé les templiers et pris les quelques pièces d'or ainsi que le lyrium qu'ils portaient sur eux. Ce fut sur le chemin pour Hasmal que j'eu de plus amples explications sur la scène qui venait de se dérouler : « Les Templiers chassent tous les mages ne vivant pas dans les Cercles, les apostats comme ils aiment nous appeler. Je faisais avant parti du Cercle de Starkhaven, mais j'ai réussi à m'échapper en détruisant mon filtre au passage. » Me raconta Alma. « Il fallait tuer ces deux là. C'était à peu près évident que d'autres de leurs petits amis addicts au lyrium devaient traîner dans les parages, ils seraient retournés droit vers eux pour les informer de notre présence, et nous tuer. Nous avons de la chance que les bruits du combat n'est pas attiré leur attention... » Je lui demandais alors : « Comment peux-tu être aussi sûre qu'il y en avait d'autres ? » Elle me répondit : « Crois-moi, j'ai vécu plus de vingt ans avec ces ordures. ». C'est à ce moment là que je compris ce qu'Alma cherchait anxieusement du regard la veille au soir lorsqu'elle avait toqué à leur porte : des templiers venant la chercher et à la rammener de force dans un Cercle.  »


9:34 +
« Voilà une semaine que nous sommes retournés de notre expédition dans les Champs Silencieux. Notre commanditaire, un noble de Tevinter vivant à Solas, nous avait envoyés dans ce lieu désolé car une ouverture vers les tréfonds avait été repérée et tout laissait à penser qu'elle donnait un accès direct vers une partie d'un thaig abandonné depuis bien longtemps par les nains. Notre bon commanditaire n'avait aucune idée de ce que nous pouvions trouver en bas, toute babiole que l'on pouvait lui ramener était bonne à prendre, après tout il est bien connu que les souterrains nains regorgent de richesses et artéfacts perdus... Pour être bien honnête, l'idée de m'enfoncer dans les entrailles de la terre ne m'enthousiasmait guère, Thorek semblant du même avis, mais nous étions payés pour le faire, et ma conscience professionnelle me poussa à aller jusqu'au bout de la démarche...

Et bien honnêtement, je crois que ça restera l'aventure la plus unique qui m'arrivera dans ma vie.

Je passerais les détails des monstruosités que l'on a pu trouver là-dessous, bien que nous ne rencontrâmes aucune engeances, chattemitte et araignées géantes étaient légions... De vraies saloperies dont nous avons laissé une sacré traînée de cadavre derrière nous.  Quoiqu'il en soit, comme notre noble Tevinter l'avait prédit, le thaig regorgeait en effet de richesses. Alors que nous cherchions tous de notre côté les objets les plus précieux, magiques ou non, j'entrais dans une pièce un peu à l'écart. Après y avoir allumé les torches encore présentes aux murs, je découvris au centre de la pièce un mannequin sur lequel était exposé un superbe ensemble que je qualifierai d'armure légère. Celle-ci était composée d'une tunique longue dorée décorée de motifs floraux et s'arrêtant au dessus du genoux avec par-dessus un kimono de couleur bleu électrique rayé verticalement et dont les manches amples, d'un bleu pastel, comportées aussi des motifs floraux. Avec ces deux éléments étaient accordés une ceinture large en cuir ornée de moulage d'or et des sandales de cuir dont les lanières montaient à mi-mollet. Juste devant l'ensemble, une épée, où devrais-je dire un sabre plutôt, était présenté, la poignée de l'arme était faite de bois de magnolia et couverte de gravure d'or, sa lame brillait vivement à la lueur des flammes des torches, révélant tout son tranchant. Le fourreau de l'arme était lui aussi fait de bois de magnolia, celui-ci laqué et comportait les mêmes gravures.  

Pour une raison quelconque, peut être juste parce que j'étais attirée par la beauté de l'ensemble, j'eus envie de l'essayer. Vérifiant tout d'abord qu'aucun piège n'était actif, je commençais par enlever l'armure de cuir grossier que je portais. Il était quelque peu étrange de se retrouver à moitié nue au milieu de ce thaig froid et austère. Je porta mes mains au niveau du mannequin, et retira avec précaution les habits avant des les enfiler. Après avoir chaussé les sandales et bouclé la ceinture, je pris finalement le fourreau et le sabre que j'accrocha autour de ma taille. J'étais bien persuadée d'avoir fière allure ainsi accoutrée. Malheureusement aucune surface réfléchissante n'était présente dans la pièce... J'allais devoir attendre le retour à la surface pour pouvoir voir le résultat. Si mes trois compagnons me laissaient garder cet accoutrement, rien de moins sûr car j'étais bien persuadée qu'il avait une grande valeur. Alors que j'étais perdue dans mes pensées, ce fut la voix horrifiée de Denrath qui me ramena brusquement à la réalité : « Iola ! Mais qu'est ce qui t'est arrivé ! ». Me retournant vers lui, une frayeur commençait à monter en moi... Peut-être que toucher ces vêtements n'était pas une bonne idée après tout. « Regarde tes cheveux voyons ! ». Je portais la main à une de mes mèches, et faillit avoir un mouvement de recul telle était ma surprise. Moi qui avait des cheveux blonds vénitiens, ils étaient désormais devenus... roses ? Je n'arrivais à en croire mes yeux. « Enlève ces vêtements tout de suite Iola ! On ne sait pas ce que ça peut faire ! ». Relâchant ma mèche je le regardais embêtée, remarquant derrière lui la figure d'Alma, sans doute attirée par les paroles affolées raisonnant dans le thaig. « Calme toi Den... ». Elle s'approcha de moi puis plaça la paume de sa main à quelques centimètres de ma poitrine, lançant un sortilège. Après quelques secondes de silence elle finit par dire :

« Il n'y a rien à craindre... La magie qui est présente dans cet artéfact s'est déjà exprimée apparemment. Ca n'ira pas plus loin que... ça » Finit-elle en pointant du menton mes cheveux.
« Tu rigoles là Alma ! Tu ne vas pas me faire croire qu'un artefact enchanté n'est fait que pour changer la couleur de cheveux de la personne qui le porte ? » M'exclamais-je.
« Haha ! Peut être qu'ils sont résistants à l'acide ou au feu maintenant ! Quoiqu'il en soit ça t'apprendra à toucher à la marchandise. Je parie qu'on va pas pouvoir le revendre au prix fort maintenant que t'y as touché ! ». Ce n'était autre que Thorek qui déclamait cela, goguenard, étant arrivé à son tour chargé de babioles.
« On ne le revendra certainement pas ! » Rétorqua Alma. « On ne sait pas quel type de magie est lié à cet ensemble... Le donner à quelqu'un d'autre pourrait avoir de grosses répercussions sur Iola. Et pour le seul changement de couleur... et bien on peut très bien imaginer que cela correspond à un quelconque signe dans la culture de ce thaig ou dans celle pour celui il a été conçu. Tout objet magique n'a pas nécessairement pour vocation de créer des explosions ou autres choses grandiloquentes. »

Cela mit fin à tout débat. Le chemin du retour fut quelque peu pénible, Den et Thorek ne se gênant pas pour se moquer de moi dès que l'occasion se présentait. Quoiqu'il en soit, j'étais étrangement satisfaite d'avoir pu garder l'ensemble au final, sentiment accentué lorsque je pu enfin voir le résultat une fois de retour à notre pied-à-terre d'Hasmal.   »


9:37 +
« Je suppose que c'est la fin...

Aujourd'hui, nous avons perdu Alma.

À quel moment sommes-nous nous dit que c'était une bonne idée ? Jamais pour ma part. Je les avais prévenu que cela ne valait pas la chandelle, que c'était trop risqué. Surtout depuis que les tensions montantes entre mages et templiers s'étaient enfin s'exprimées au travers des actions d'un fou à Kirkwall. Histoire dont je n'avais eu que bien peu de détails, mais ceux-ci me suffisent amplement. Tout ce que je pouvais dire, c'est que cela avait mis les feux au poudre... La Chantrie redoublent maintenant d'effort pour trouver et éliminer tout mage rebelle. Alma répondait bien à cette qualification. Accepter un contrat pour aller retrouver un artéfact de la Chantrie Andrastienne pour la donner à un collectionneur Tevinter était un manquement total de jugeote. Oh oui bien sûr, les templiers et la Chantrie avaient d'autres chats à fouetter qu'une compagnie exotique de chasseurs de trésor. Enfin, tout dépend de l'artéfact que l'on est censé transporter je suppose... Pour nous, il semblerait qu'il était important. Très important. Assez important pour envoyer une vingtaine de templiers le récupérer. Nous n'avions aucune chance. C'est presque un miracle que Den, Thorek et moi avons survécu...

Den est dévasté. Combien de temps ont-ils vécus ensemble ? Vingt ans peut être. Je les avais entendu récemment parler de prendre leur retraite ensemble et d'aller s'installer à Antiva. Maintenant, ce rêve ne se réalisera jamais. Je l'ai soutenu toute la soirée, lui préparant une potion pour qu'il puisse trouver un sommeil quelque peu apaisé...

Thorek n'a prononcé aucun mot depuis notre retour à Hasmal. Il ne faisait que fixer les flammes vivotant dans le foyer de l'auberge où nous séjournons. Après que Den et moi sommes allés nous coucher, je crois l'avoir vu dans la rue par la fenêtre de ma chambre. Je ne sais pas s'il reviendra.

Et moi ? Je ne sais pas. Je me sens vide. Je me sens las. La vengeance immédiate que j'ai pu exercer, en tuant sur le champ le templier ayant ôté la vie d'Alma ne m'apporte aucun réconfort. Une vie prise ne ramène pas celle perdue. Pourtant les larmes ne viennent pas. Comme ce jour-là. J'étais tétanisée en voyant le corps de mon père gisant au sol, mais aucune larme ne sortie. En fait, je crois que je n'ai jamais pleuré la mort de mon père... Et il semblerait que je ne sois pas plus capable de pleurer celle d'Alma. Un jour peut-être...

Il faut maintenant que je me tourne vers le futur. Il faut que je trouve quoi faire... »
PROCHAIN NIV. :
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Posté Ven 8 Déc - 23:33
Le Colibri d'Hasmal
   Le Champion des Opprimés

9:38
Suite à la fin tragique d'Alma, la Compagnie Ytina cessa toute activité, ses trois membres restants suivant désormais leurs routes respectives. Peut-être qu'ils se retrouveront dans le futur, car malgré cette perte douloureuse, les liens qu'ils avaient tissés au fil des années ne pouvaient être détruits comme cela.

Tandis que Denrath et Thorek quittèrent la ville d'Hasmal, Iola décida d'en faire son point de chute principal avec un pied-à-terre... dans le Bascloitre de la ville. Et oui, sa notoriété en tant qu'exploratrice et chasseuse de trésor n'était connue que des amateurs d'arts et de pièces rares, l'humain commun n'avait d'idée de qui elle pouvait être, et la considérait au mieux comme une elfe aux goûts vestimentaires excentriques, frôlant avec les extravagances de la mode Orlésienne. Après dix années vécues en dehors de ce quartier, elle eut une certaine amertume à y retourner. Elle se rendit vite compte que le Bascloitres d'Hasmal était très similaire de celui de Tantervale : sale, insalubre, la plupart des maisons en mauvais état. Pas que cela était étonnant. Quoiqu'il en soit, elle trouva dans les elfes résidants ce quartier un certain réconfort. Tous l'avaient chaleureusement accueillis, voyant en elle une sorte de modèle à suivre : une elfe qui, malgré l'adversité ambiante vis-à-vis de sa race, réussissait sa vie. Iola était à la fois honorée et gênée d'une telle conception d'elle-même, et cela eut pour effet qu'elle se mette d'autant plus la pression pour être un exemple de réussite aux yeux de ses compères.

C'est ainsi qu'en l'été de l'an 38 de la 9ème ère, elle prit part au grand tournoi d'Hasmal, organisé toutes les décennies dans la ville. Tournoi prestigieux des Marches Libres, nombreux étaient les valeureux des Villes Libres, de Tevinter, de Nevarra, et même des Anderfells et d'Antiva à s'inscrire et s'y affronter pour remporter le prix de Champion du Tournoi d'Hasmal, un bien glorieux titre.

Cette histoire commença alors qu'elle écoutait tranquillement les discussions des elfes du quartier rassemblés autour du Vhenadahl :
« La ville va encore être en-dessus dessous...J'espère que les humains ne vont pas venir nous embêter... »
« Il faudrait leur apprendre le respect à ceux-là. Ca me ferait rire que ce soit un elfe qui remporte leur stupide compétition ! »
« J'ai jamais entendu parler d'un elfe y participant... C'est interdit ? »
« Non, mais comment veux-tu qu'un elfe puisse réussir ? Ceux de Tevinter sont des esclaves, ceux qui savent manier une lame sont soit des mercenaires, soit des assassins, pas forcément le type bienvenu dans ce genre d'événement. Et après il y a tous les autres, nous, les pauvres des Bascloitres. Aucun d'entre nous avons une chance là-dedans... Et en ce qui concerne les elfes vivant en dehors des villes... Je dirais qu'ils en ont rien à faire ! Non sérieusement, oublie ton doux rêve de voir un elfe monter sur le podium... »
« Iola, tu pourrais peut-être participé ? » L'interpellée posa son regard bleu et perçant sur celui qui venait de prononcer ces paroles. Avant qu'elle puisse s'exprimer, une autre elfe renchérit :
« C'est une excellente idée ça ! Tu sais te battre comme nulle autre ! Tes adversaires préféreront fuir que se battre avec toi ! » Iola eu un soupir :
« Je doute que cela soit le cas. Vous n'imaginez pas à quel point perdre à la main d'une elfe serait humiliant pour eux... Cela les rendra d'autant plus vicieux. Honnêtement, je n'ai aucun intérêt à participer. »
« Cela ne fera qu'accroitre ta renommée ! Tu auras encore plus de clients après. »
« Si je gagne tu veux dire... »
« Mais tu gagneras ! » Un silence. Iola faisait mine de se lever, lassée par cette discussion qui ne mènerait à rien. Elle n'avait aucune envie de nourrir les désillusions de ses concitoyens.
« Iola ! Pourquoi ne ferais-tu pas cela seulement pour nous représenter ? Pour montrer aux humains que nous ne sommes pas inférieurs à eux. » Elle s'arrêta dans son mouvement pour répondre :
« Arrêter maintenant ! Je ne suis pas votre Héraut ou toutes autres fantaisies que vous pouvez avoir en tête. Si un humain s'attaque à l'un d'entre vous injustement, vous savez que j'interviendrais. Je l'ai déjà fait par le passé. Mais jouer les gladiateurs dans une arène, cela ne rime à rien. Si vous voulez prouver la valeur des elfes, faites-le vous-même ! » Puis elle partit sans laisser la possibilité à quiconque de rétorquer.

Une semaine plus tard, ce fut un tohu-bohu à l'extérieur de sa maison qui la tira de son sommeil. Prenant le temps de s'étirer et d'enfiler des habits à peu près présentables, elle sortit.
« T'es dingue ! Elle va te tuer je te jure ! »
« Bien sûr que non ! »
« Un problème ? » Elle interrompit les deux elfes faisant face à chez elle d'un ton sec alors qu'un petit groupe d'elfe commençait à se former.
« Ah Iola... »
« Oui ? » Elle vit l'hésitation s'emparer des deux elfes. « Et bien, parle ! »
« Nous t'avons inscrites au Tournoi d'Hasmal ! » Débita-t-il à toute vitesse.
« Pardon ? » Un silence s'installa. La colère sourde qui grondait dans Iola devait être lisible sur son visage et dans ses yeux, son regard s'étant soudainement durcit à cette nouvelle et ses deux interlocuteurs se faisant aussi petits que possible.
« Nous... nous... nous avons tous contribué pour payer les frais d'inscription et... »
« Attend, quoi ? » Elle faillit s'étrangler en entendant cela. Elle pensait que la stupidité avait des limites, apparement non. « J'espère que vous rigolez là ? »

Aucune réponse. Elle détourna son regard des deux idiots, qui fixaient lamentablement leurs pieds, pour faire un tour de l'assemblée grandissante. Ce qu'elle y vit ne lui plu guère. Tous la regardaient, certains avec une lueur d'espoir dans les yeux, d'autres un air de peur et désespoir. * Peur par rapport à quoi ? Que la chimère à laquelle ils s'accrochent disparaisse sous leur yeux ? *. Elle se sentait piégée et ne savait comment se sortir de là. Elle n'avait absolument aucune envie de participer à cette mascarade. Mais maintenant, elle était consciente de tous les efforts et sacrifices que les elfes du Bascloitres venaient de faire pour la voir à ce Tournoi. * Enfin, est-ce réellement à moi d'assumer leur connerie maintenant ? *. Déchirée entre la folle envie de tous les étriper sur place et son professionnalisme si caractéristique, elle finit par pousser un long soupir.

« Quand commence le Tournoi ? » Les visages s'éclaircirent soudainement.
« Dans trois jours... Nous t'avons inscrite sous le nom du Colibri »

Son regard glacial se fixa sur les deux elfes maintenant rayonnants lui faisant face. * Ils sont sérieux là ? *


Voilà trois semaines que Iola se battait jour après jour dans l'arène d'Hasmal où des milliers de personnes étaient installées, regardant le spectacle sanguinaire se déroulant sous leurs yeux. Elle se rendit rapidement compte à quel point ces combats étaient violents : aucune règle était de mise et tous les coups étaient permis. Les combats pouvaient être aussi des plus inégaux, on l'avait plusieurs fois vu des mages de Tevinter affronter de simples soldats. Inutile de dire qui était le gagnant de tels duels. Iola avait eu quant à elle beaucoup de chance. La plupart de ses adversaires avaient été médiocres, pour ne pas dire totalement nuls. Seuls certains avaient représentés un certain challenge pour l'elfe. En réalité, ce ne fut pas ses adversaires le plus dur à encaisser, mais plutôt les réactions de la foule. Lors de sa première apparition, elle avait la cible des huées et quolibets en tout genre. La foule, au fur et à mesure de sa progression, avait redoublé de haine envers elle, faisant preuve d'une bien grande imagination pour lui lancer de nouvelles insultes spécialement pour l'occasion. Ceci se calma à partir de la dernière semaine, alors qu'elle faisait parti des huit arénaires encore en piste. Maintenant, le silence l'accueillait. Elle ne savait pas ceci dit si cela était mieux...

Aujourd'hui était la finale, et comme depuis le début de ce Tournoi, elle avait enfilé sa tenue de combat habituelle, celle qu'elle avait trouvé quelques années auparavant dans le fameux thaig. Pour cet événement, elle avait même fait un effort de « déguisement » à la demande des elfes du Bascloitres, en maquillant son visage à l'aide de deux lignes dorées : l'une traversait son visage horizontalement au niveau des yeux, tandis que l'autre était verticale, naissait sous sa lèvre inférieure pour disparaître sous son menton.

Depuis son arrivée à l'arène, elle avait senti une ferveur croissante monter dans la ville d'Hasmal. Une fois tous les dix ans le Champion du Tournoi d'Hasmal sortait victorieux. Qui serait-il aujourd'hui ? On devinait une gêne croissante face à l'une des réponse possible. En effet, l'un des adversaires n'était autre que le Magister Sandilianus, gagnant du dernier tournois. Un mage puissant, mais surtout un Tevinter. Et en face, Iola, officiellement connue comme le Colibri, une elfe sortant tout droit du Bascloitres. Si le Magister subissait une défaite, elle se doutait que ce n'est pas juste son honneur qu'il perdrait, mais aussi son pouvoir...

L'arène était des plus agitée en ce jour. Les deux adversaires venaient de sortir tous deux des antres de l'arène à la lumière du jour et la foule se déchaina. Mais cela ne semblait nullement affecter les deux concurrents. Tous deux avaient des visages fermés où se lisaient une concentration absolue. Iola avait observé avec attention les tactiques de chacun des autres participants au Tournoi, en particulier celles des mages. Elle savait à quoi s'en tenir par rapport au Magister Sandilianus. Et même avec cette connaissance, elle doutait d'en réchapper, il ne laissait jamais ses adversaires vivants... Cette simple pensée était la plus motivante qu'elle puisse trouver pour tout donner pour cet affrontement.

L'annonceur commença son discours interminable sur la valeur du Tournoi et la bravoure de ceux s'y inscrivant. La tension montait chez le Tevinter et l'elfe. Son regard bleu glacier détaillait son adversaire, analysant sa position et le moindre de ses mouvements. Elle lut un rapide rictus sur son visage. Était-ce du mépris ? Ou de la peur ? La tirade de l'annonceur touchait à sa fin, les deux arénaires se mirent en position. Iola tira son sabre de son fourreau et plaça la lame au-dessus d'elle, tenant la poignée des deux mains. Le Magister avait à peine bougé. Le gong sonna, annonçant le début des hostilités. Mais aucun des deux ne fit de mouvements. Ils restèrent là, à se faire face. De longues minutes s'écoulèrent, minutes durant lesquelles l'audience s'agitait de plus en plus, assoiffée d'action et de sang. Iola n'avait aucunement l'intention de faire le premier mouvement offensif. Elle avait remarqué que le Magister prenait systématiquement avantage de celui-ci. Son flegme et son sang-froid était ses meilleurs alliés pour le moment, et elle attendrait plusieurs heures s'il le fallait pour qu'il se décide à attaquer. Mais elle était bien convaincue qu'il n'aurait pas autant de patience, surtout en vue du regard froid et dur qu'elle ne cessait de poser sur lui, regard qui avait le don d'en perturber plus d'un.

Ses attentes ne furent pas déçues. Le Magister finit par faire la première action, que la foule reçu avec clameur, car tous pensaient que le combat était déjà fini. Le Tevinter avait convoqué avec une rapidité étonnante un éclair qui tomba droit du ciel sur Iola. Le son du choc contre le sol fit trembler l'ensemble de l'arène, soulevant un épais nuage de poussière. Un sourire satisfait illumina le visage du mage. Quel idiot, pendant un instant il avait pris au sérieux cette elfe des bas-fonds. Alors qu'il s'apprêtait à lever les bras pour recevoir les clameurs de la foule, un mouvement dans le nuage de poussière attira son regard. Bondit alors de celui-ci la figure de l'elfe aux cheveux roses, fonçant droit sur lui, son regard bleu ne fixant nulle autre chose que lui. Iola avait pris avantage de l'arrogance du Magister, et maintenant elle se ruait sur lui. En quelques sauts elle se retrouva à sa hauteur, et c'est grâce à un réflexe de dernière seconde qu'il réussit à absorber partiellement à l'aide d'un sort le coup de taille venu pour le faucher, celui-ci ne l'écorchant que légèrement au niveau des côtes. Il poussa un juron avant de renvoyer Iola valser quelques mètres plus loin avec un sort de force. Elle roula plusieurs fois sur elle. Sonnée elle secoua la tête tout en reprenant appuie sur ses jambes et mettant la main sur la poignée de son sabre non loin d'elle. Accroupie, son regard accrocha une scène qui la pétrifia momentanément. Elle se maudissait d'avoir loupé son coup. Sandilianus utilisait le sang coulant de sa blessure pour amplifier la puissance de sa magie. Un mage du sang, quoi d'autre… * Aucune règle n'est-ce-pas ? * Trois projectiles de sang furent lancés à son encontre, qu'elle esquiva sans grande peine. Mais elle savait que cela n'était que le début. Elle espérait juste que le mage n'ai pas l'idée d'invoquer des démons et autres joyeusetés.

Même en face d'une situation aux apparences désespérées, Iola ne se laissait pas aller à l'épouvante. Gardant son calme, elle évitait méthodologiquement chaque attaque du mage qui se faisait de plus en plus rapide et violente. Mais à force d'esquive, elle arrivait à se rapprocher petit à petit de sa cible. Ce n'est que bien trop tard que le Tevinter prit conscience de la tactique de l'elfe et de sa grossière erreur. Plus le combat avancait, plus Iola comprenait que le mage n'avait aucune expérience sur des duels de longues haleines. Cela lui servirait sans doute. Tout du moins l'espérait-elle. Elle n'était plus à quelques pas pour enfin porter un coup. Elle les franchit après deux autres esquives. Enfin !

Son espoir se vit soudainement réduit un néant. Un mal venu de nul part assiégeant tout son être, paralysant tous ses muscles. Ses jambes se trouvèrent incapables de la porter et elle s'effondra sur ses genoux, une main à terre, l'autre qu'elle agrippa au niveau de son cou. C'était impossible, il ne l'avait même pas touchée. * C'est ce que tu crois *. Sandilianus était-il dans ses pensées ? * Petite elfe insolente, as-tu réellement cru que tu pouvais me vaincre ? Moi, un Magister de l'Empire !*. Effectivement, le combat était perdu d'avance. Mais au moins elle avait fait de son mieux. Elle n'avait rien à se reprocher. * Je n'ai pas besoin de te toucher pour te soumettre *. Pour une raison qu'elle ignora, ces dernières paroles éveillèrent en elle une rage soudaine. Elle repensa à son père et au massacre de son clan, à sa vie dans les Bacloitres et les calomnies et manques de respect permanents, à la mort d'Alma aux mains indifférentes des templiers. Elle revit les visages radieux des elfes du quartier où elle vivait à chaque fois qu'elle revenait victorieuse du Tournoi. Cela l'a mis hors d'elle. Elle releva le visage vers le mage, un rictus surpris se dessinant sur le visage de ce-dernier, n'attendant sans nul doute pas tant de résistance de la part d'un être si inférieur.

« Va te faire voir, ce ne sera pas toi qui me soumettra va ! »

À ces paroles, elle fit un effort de volonté énorme pour surmonter l'ensorcellement l'immobilisant. Saisissant son sabre, elle le mania habilement, tout en faisant un dernier bond en avant pour se rapprocher du Magister, et lui trancher net la main qu'il tendait vers elle pour rétablir son sort. Il hurla et tituba en arrière de quelques pas, haletant. Il regardait, une expression d'horreur peinte sur le visage, son bras tranché. Il releva les yeux pour s'apercevoir que l'elfe s'avançait inexorablement vers lui. Il avait peur. Il s'apprêtait à lancer un nouveau sort désespéré mais il fut trop lent. Iola s'était rapprochée en deux bonds et plongea son sabre profondément dans le cœur du Magister. Il gémit légèrement, yeux écarquillés, souffle coupé, un goût de sang montant dans sa bouche. Lui, un Magister de Tevinter, mourant à la main d'une elfe... Quelle déchéance.

C'est ainsi que l'enfant d'un Dalatien et d'une elfe citadine venait de cracher royalement et publiquement à la figure des oppresseurs les plus connus des elfes : les mages de Tevinter. Un lourd silence s'était installé dans l'arène. Ce fut la voix de l'annonceur qui y mit fin, prononçant la sentence tant redoutée :

« Et le nouveau Champion du Tournoi d'Hasmal est... le Colibri ! »

Bien entendu, Iola se doutait que sa vie allait sacrèment se compliquer dans les années à venir... Mais dans l'immédiat, vidée de toute force par l'acte magique du magister, elle s'écroula à son tour au sol.


Et si tu ne t'étais pas mêlée de cette histoire ?
  Ou l'art de se faire des ennemis

9:40
L'incinération du corps avait eu lieu le matin même. Cela avait peu ému Iola. Elle avait complètement coupé les ponts avec sa mère. Elle était rentrée en fin de matinée dans la maison de sa mère, dont l'état avait empiré depuis son départ. Cela faisait 11 ans qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Que de choses s'étaient passées en cette décennie. Iola passa le reste de la journée dans cette demeure dans laquelle elle avait grandi un bon nombre d'années. Ce fut une occasion pour elle d'y réfléchir calmement, de ses aventures avec la Compagnie Ytina à sa survie miraculeuse lors du Tournois d'Hasmal. En parallèle, elle rangea les maigres affaires de sa mère, pour les offrir aux autres elfes du Bascloitres. Elle ne garda que les livres. Elle trouva aussi une petite boite en bois qu'elle ne réussit à ouvrir. Elle préféra l'emmener avec elle, on ne savait quels secrets ou biens pouvaient y être enfermés. Elle fit une dernière inspection des lieux, s'assurant de n'avoir rien oublié, puis déposa les affaires à prendre à l'entrée de la maison. Qui voudra pourra se servir librement. Elle redescendit ensuite l'allée vers la place où siégeait le Vhenadahl tout en mettant sur son épaule la sacoche contenant la boite et les livres. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter définitivement le Bascloitre, des élévations de voix la stoppèrent. Elle se tourna d'un quart de tour pour voir à l'autre bout de la place une scène bien étrange. Trois hommes de haute stature faisaient face à une femme elfe serrant dans ses bras son enfant, un adolescent à vue d'oeil. L'un d'eux s'approcha du couple pour arracher l'enfant de sa mère, repoussant celle-ci quelques mètres plus loin malgré ses protestations et ses cris. Iola fronça les sourcils. Elle laissa sa sacoche sur place et se rapprocha du groupe. Rapidement, elle commença à discerner les échanges. « Laissez-moi mon fils ! Je vous en supplie ! ». Le fils en question se débattait avec rage, se libérant violemment de l'emprise d'un templier pour se précipiter vers sa mère. « Maman ! ». Les trois templiers ne répondirent rien, il se jetèrent un regard, avant que l'un d'entre eux sorte sa lame.

« Votre fils est un apostat. Tous les apostats sont condamnés à mort par la Chantrie. »
« Je serais vous, j'éviterai de faire cet acte déraisonnable ». Lança Iola sèchement. Les trois templiers, surpris de voir quelqu'un interférer, se tournèrent vers elle.
« Dégagez de là. Une affaire de la Chantrie, les civils n'ont rien à voir là-dedans. »
« Au contraire. Qui plus est la Chantrie est quelque peu désordonnée aux dernières nouvelles. Peut-être serait-il bon de faire le ménage chez vous avant de vous en prendre aveuglément aux autres... »
« C'est un apostat... » Recommença de façon butée celui dont la lame était sortie.
« Avez-vous une quelconque preuve ? Ou bien vous associez juste les oreilles pointues avec de la magie maintenant ? »
« Une preuve ! Dès qu'il verra la mort se rapprochait de lui, il se transformera en abomination ! »
« Non ! C'est faux ! » Protesta le concerné.
« Les templiers deviennent des meurtriers maintenant ? » La voix de l'elfe aux cheveux roses devint d'autant plus dure et menaçante qu'elle tira son sabre. « Je vous défie de porter la main sur ce gamin. Le premier qui ose s'approcher de lui, je me chargerai de lui faire rejoindre les côtés du Créateur plus tôt que prévu. »

La réaction des templiers ne se fit pas attendre. Agressés, tous avaient désormais leurs armes de sortie. Les choses furent vite vues. Sans doute étaient-ils de nouvelles recrues. Ils s'avérèrent être maladroits dans la maniement de leurs armes, et encore plus dans leur coordination. Iola pris avantage de leur confusion pour les abattre, un à un, avec un sang-froid glaçant. Ce fut l'affaire de quelques minutes avant que le dernier ne tomba, suppliant l'elfe au sabre de ne pas le tuer. Une grâce qu'elle ne lui offrit pas. Des elfes commençaient à passer la tête par la fenêtre et à sortir de chez eux, attirés par le bruit des fers s'étant croisés. Un murmure inquiet commença à parcourir l'assemblée à la vue des corps inertes étendus sur le sol.

Iola ignora l'agitation commençant à s'installer. Elle rangea son sabre dans son fourreau tout en s'approchant doucement de la mère et son fils, les deux toujours au sol. Elle s'accroupit.

« Vous allez bien ? »
« Que le Créateur nous garde ! Qu'allons-nous faire... » La mère était horrifiée. « Qu'avez-vous fait ? Les templiers vont revenir... Ils vont... Ils vont... tous nous tuer... comme les mages... »
« Auriez-vous préféré qu'ils tuent votre fils ? »

La mère ne savait quoi répondre à cela, et Iola n'attendait pas de réponse de sa part. Elle se releva, regardant les trois corps. Un elfe s'approcha d'elle, visiblement mal à l'aise.

« Que devons-nous faire ? » Elle fixa son regard dur sur lui
« Faites disparaître les corps. Il y a eu une incinération ce matin, si vous les faites brûler à l'aube tout le monde n'y verra que du feu... façon de parler. »
« Et les armures ? Ça ne brule pas ! »
« Récupérez-les et vendez-les sur le marché noir. Ce sont de bonnes pièces, elles partiront sans problème. Le marché noir n'est pas très regardant sur la provenance des marchandises ces derniers temps. Veillez juste à couvrir votre visage pour ne pas être reconnu. »

L'elfe la regarda alors dans les yeux, soutint quelques instants son regard et fit un mouvement de tête affirmatif. Il fit un signe à quelques uns des elfes présents et se dirigea vers les corps. La mère et son fils s'étaient à leur tour approchés d'elle.

« Et pour Rhyl... Que devons-nous faire ? » Iola soupira... Les templiers reviendraient pour sûr pour le gamin, surtout s'ils commençaient une enquête dans le coin.
« La seule chose que je peux vous proposer c'est de l'emmener avec moi. Je m'assurerai qu'aucun mal ne lui arrive. » Le visage de la mère se ferma. Elle resta silencieuse avant de dire :
« Rhyl, accepterais-tu de suirvre cette étrangère ? »
« C'est toujours mieux que d'attendre que des templiers viennent me cueillir non ? » Sa mère hocha à contrecoeur la tête.
« Va chercher tes affaires et... »
« Non, nous n'avons pas le temps. Il faut partir maintenant. » La voix de Iola indiquait qu'elle ne comptait pas céder sur ce point.

Elle se dirigea vers la sortie du Bascloitres, laissant mère et fils se faire des adieux rapides. Ramassant la sacoche qu'elle avait laissé à terre quelques temps plus tôt, elle se retourna et lança à l'assemblée : « Aussi, si des templiers viennent poser des questions sur la disparition soudaine de leurs camarades, dites leur qu'ils ont eu une altercation avec le Colibri d'Hasmal. ». Les expressions étaient indécises, chacun pas totalement sûr d'avoir bien entendu. Iola ne prit pas le temps de s'assurer de la bonne compréhension des elfes du Bascloitres, elle avait d'autres chats à fouetter, notamment sortir rapidement de la ville avec un supposé apostat... Alors que les esprits commençaient à réaliser que l'elfe qui venait de massacrer trois templier était la même que celle ayant tuer un mage de Tevinter en duel, Iola était déjà loin, Rhyl sur les talons.


9:40
L'auberge d'Arlesan était bien remplie. Les conversations Orlésiennes allaient de bon train, cet accent si caractéristique raisonnant dans toutes les oreilles. Surtout celles de Iola et Rhyl. Tous deux avaient pris un dîner léger composé d'une soupe et d'un quignon de pain. * Ce qui m'étonne c'est qu'il est possible de louper une soupe... *.  Elle commençait à avoir de sérieuses suspicion sur le contenu de la soupe orlésienne trônant fièrement dans le bol en face d'elle lorsqu'un elfe à la chevelure brune s'installa aux côtés de Rhyl.

« Cela fait bien longtemps petit Colibri que l'on ne s'était pas croisés »
« En effet... pas que cela me manquait particulièrement tu noteras » Répondit-elle froidement.
« Haha toujours aussi charmante à mon égard... Bien bien bien, dis-moi, as-tu eu le temps de réfléchir ces deux dernières années à ma petite proposition de la dernière fois ? »
« Oui, et je crains que la réponse soit toujours la même. Les grandes causes, ce n'est pas vraiment mon truc »
« Oh vraiment ? Alors que tu ne peux t'empêcher de défendre la veuve et l'orphelin ? Que dès que tu as une occasion tu fais tout pour rendre la gloire au peuple elfique ? »
« Arrête tes idioties s'il te plait. Pour te rafraîchir la mémoire, je ne suis pas celle m'étant inscrite à ce fichu Tournoi... Et très honnêtement, j'aimerais sincèrement arrêter de me mêler des affaires des veuves et des orphelins. » Elle jeta un coup d'oeil à Rhyl qui ne pipait mot. Cette remarque ne lui était pas particulièrement destinée. En réalité, elle aimait bien le gamin, il avait un esprit vif et était très curieux.
« Ah oui j'imagine... Après avoir enragé quelques Tevinter, maintenant tu as la Chantrie après toi si je comprends bien ? »
« Toute la Chantrie, ça m'étonnerait. Je ne sais pas où tu vas chercher ces histoires... »
« Oh dans la rue, je n'ai qu'à tendre l'oreille pour entendre les conversations des templiers restants. Surtout dans le Royaume fief de la Chantrie... »
« Il y a tellement de templiers qui se font zigouiller ces derniers temps, je doute que je sois la première dans la liste des personnes à éliminer. Je suis convaincue qu'il y a quelques apostats dangereux dans la nature on ne peut plus inquiétant... »
« Sans doute, mais tu n'es pas passée inaperçue... D'ailleurs, c'est étonnant que tu n'aies eu aucune résistance depuis ton arrivée à Orlais... ». Elle le détailla quelques instants, essayant de lire au travers de son fichu sourire toujours dessiné sur ses lèvres.
« Dois-je te remercier pour cela ? »
« Haaaaaa moi non ! Je ne suis qu'un exécutant. Par contre, certaines personnes en charge sont fortement intéressées par toi. »
« Et bien transmet leur mes salutations distinguées... »
« Quel dommage vraiment. Je suis sûr qu'ils préféreraient te voir en face à face. Malheureusement, je crains que quelques templiers te tombent dessus avant que cela ne se produise... » Un silence s'installa quelques secondes. Rhyl ayant soudainement relevé le regard de son bol de souple et la regardant, un air interrogateur sur le visage.  
« C'est une menace ? » Demanda Iola en lançant un regard noir à l'elfe brun.
« Une vision réaliste de la situation. » Répondit-il. Il était difficile de dire à quel point il bluffait. Iola se repoussa en arrière et lui lança :
« Qu'est ce que tu proposes ? »
« Tout comme la dernière fois. Nous te protégeons des Vints' et de la Chantrie. En échange tu t'acquittes des missions que nous te donnons. Cela te parait-il un marché juste ? »
« Et Rhyl dans tout ça ? » Le brun jeta un rapide coup d'oeil au gamin.
« Bien entendu il bénéficiera de notre protection. On devrait bien trouver un mage pour le former. »

Iola soupira.

« Ok, marché conclu. Par contre, cela ne veut pas dire à vie, compris ? »
PROCHAIN NIV. :
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Posté Sam 9 Déc - 0:15
Coucou Iola !
Bienvenue sur le forum Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1358638460

J'adore le design de ton personnage et j'ai hâte d'en savoir plus sur elle Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1175699689
Bon courage pour la rédaction ! Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1585302345
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Reyner CouslandIola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal D3ku
Reyner CouslandIola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal D3ku
The Hero of Ferelden ⊱ Grey Warden
— PSEUDOs : Pendräagon.
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Présent.
— MISSIVES : 447
— DC&TC : Glorfindel Mien'Harel (+) Seth.
— PRESTIGE : 521
— PAIRING & OTP : Reylistair shipper forever.
— CRÉDITS : moi (+) noobito
Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 8euj
— ICONE (100x100) : Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal Mc3n — NATIONALITÉ : Il est Alamarri.
— ÂGE : Reyner possède vingt-sept ans.
— PROFESSION : Commandant des Gardes de Ferelden.
— FACTION : Garde des Ombres.
— ARMES : Il est armé d'une très belle épée Orlésïenne et d'un bouclier comportant l'écusson des Cousland.
— AMOUREUSEMENT : En couple avec Alistair Theirin, ancien ami et frère d'arme pour qui il avait toujours éprouvé des sentiments sincères et profonds.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Sam 9 Déc - 11:40
Wouha, ton avatar Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 2785054301

Bienvenue ici, miss !

Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite surtout pas !!

Bon courage pour ta fichette ! Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 679898136


The Calling of the Warden.
THE CITY OF THE DEAD ⊹ I'M SCARED OF WHAT'S INSIDE MY HEAD, WHAT'S INSIDE MY SOUL ; I FEEL LIKE I'M RUNNING BUT GETTING NOWHERE. FEAR IS SUFFOCATING ME, I CAN'T BREATHE, I FEEL LIKE I'M DROWNING, I'M SINKING DEEPER. WHITE LIGHT FADES TO RED AS I ENTER THE CITY OF THE DEAD. I FEEL IT BURNING THROUGH MY VEINS, IT'S DRIVING ME INSANE, THE FEVER IS RISING, I'M GOING UNDER.

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Posté Sam 9 Déc - 11:41
Bienvenue Iola !
Charlie Bowater pour l'avatar si je me trompe pas ? En tout cas il est trop classe fear
Bon courage pour ta fiche future Mien'harel Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 3838480319
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Posté Sam 9 Déc - 12:03
Merci à tous les trois Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 51761600

Et oui Cordélia, c'est bien Charlie Bowater pour l'avatar, je me suis juste autorisée à changer la colorimétrie de l'image originale pour s'accorder avec ce personnage Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1765704891
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Posté Sam 9 Déc - 13:32
oh la la ! bienvenue par ici ! Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1358638460 Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1358638460
encore une jeune femme avec du caractère Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1968096591
bon courage pour terminer ta fiche, en espérant te croiser en rp une fois validée ! Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 679898136 Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 679898136
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Posté Dim 10 Déc - 2:01
Merci Isabella Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 3838480319

Avec plaisir pour un rp, qui peut refuser de rencontrer la plus grande Capitaine de tous les temps Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1968096591
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Posté Dim 10 Déc - 12:41

⊱ Félicitations, tu es validé !
bravo, bravo et encore bravo !

L'AVIS DU STAFF SUR TA FICHE ✶ Tu as voulu nous punir ? Non car l’histoire est waw.... j’ai adoré la lire! Je l’ai dévoré, mais l’imagination que tu as, chapeau ! J’ai hâte de lire ce que tu vas nous pondre par la suite 8D

J'ai donc le plaisir de t'annoncer que tu es validé, Iola ! Si tu as une question quelconque, ou quelque chose à faire savoir, n'hésites pas à contacter le staff. Bon jeu et encore bienvenue parmi nous ! #Elian’Ha.

Bravo, te voilà validé et fin prêt à te lancer à l'aventure sur les routes de Thédas ! Toutefois, voici un petit récapitulatif des sujets que tu devrais aller visiter pour pouvoir profiter pleinement de ton expérience de jeu sur notre petit forum.

la section administrative ;

Tout ce qui est Administratif est important. Si tu ne l'as pas fait, il te faudra signer le règlement du forum. Tu pourras aussi aller dire quel est le personnage de ton avatar sur le bottin d'avatar uniquement si tu as créé toi-même ton personnage.

gestion de personnage ;

Gérer son personnage est très important ! C'est un des meilleurs moyens d'étendre sa visibilité et son authenticité. Sur Dragon Age Infinity, nous n'avons pas fait les choses à moitié : Vous pouvez créer une fiche de lien, un journal intime, une gestion de rp et même une boite aux lettre pour envoyer des missives ! Tout cela est fortement conseillé mais non obligatoire, bien entendu.

la section role play ;

En ce qui concerne les rps, désormais, tu y as accès comme bon te semble ! Tu peux néanmoins aller demander un rp si tu n'as pas de compagnon, voir même t'inscrire à une quête pour pouvoir gagner des points de prestige en plus !

la section hors-jeu ;

Le hors-jeu est l'une des parties les plus importantes du forum. C'est dedans que tu peux jouer aux jeux, flooder, voter aux top site, poster ta galerie d'art ou de n'importe quoi d'autre ; en bref, tout ce qui te concerne toi ou tout ce qui tourne autour de l'amusement sans prise de tête. Le flood fait vivre le forum alors n'hésite surtout pas à spamer cette partie !

les aides & guides ;

Tout ce qui te sera utile tout au long de ton séjour ici se trouve dans ces liens raccourcis. Nous avons mis à ta disposition des montagnes d'informations afin que tu puisses t'y retrouver plus facilement dans l'univers de Dragon Age !
Le guide du novice est là pour toi si tu veux revoir les bases du forum rpg, ce que tu as d'exclusif sur Dragon Age Infinity ou si tu veux revoir quelques bases sur la saga de jeu ; les annexes sont ici pour t'indiquer les membres du staff et t'expliquer le fonctionnement de certains systèmes au sein du forum -sans oublier t'énumérer toute classe présentes dans Dragon Age ; et enfin, le guide de Thédas est fait pour tes recherches sur l'univers des jeux.


Sur ce, Iola... Je te souhaite une bonne aventure parmi nous ! Te joindras-tu avec les plus héroïques afin de sauver Thédas, ou au contraire, plongeras-tu le monde dans le chaos ?

Bienvenue sur Dragon Age Inquisition : Infinity !
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Posté Dim 10 Déc - 13:28
Merci Helian'ha ! Pressée de continuer les aventures de Iola avec vous tous Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1013370067
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Posté Dim 10 Déc - 13:36
Iola Faeneth a écrit:
Merci Isabella Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 3838480319

Avec plaisir pour un rp, qui peut refuser de rencontrer la plus grande Capitaine de tous les temps Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1968096591  

Alors là, tu vas avoir droit à des faveurs je le sens Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1968096591 je suis flattée, vraiment Iola, connue sous le doux nom du Colibri d'Hasmal 1442291667
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