Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Sam 2 Déc - 19:53




Oreille Pointue et Ancienne Corbette à la Taverne
ou comment foutre le bordel trans-espèce


/ Flashback, 9:40 du Dragon /

Le soleil sur ma peau.... le ciel bleu et clair.... Enfin, je suis sortie de ces satanés Tréfoooooonds ! Liberté, du vent non fétide ou sentant le souffre, des humains normaux ou des elfes au lieu d'engeances et des nains. De la couleur autre que le brun, le marron le rouge et le noir. Par le Créateur, merci de ne pas avoir créé ce monde uniquement en Tréfond, bénie soit la Surface. A peine libérée de cet endroit de torture et de survie puante, je quittais les Gardes pour faire un détour par la ville. Je voulais souffler un peu, et prendre le temps de me remettre de ce cauchemar. Un an dans les Tréfonds, à zigouiller Engeances, araignées géantes, Golem fous et chattemites dégoutantes. Ma peau était plus pâle qu'à l'ordinaire, et j'avais eu du mal à réhabituer mes yeux à la lumière du jour. En revanche, je savais bien mieux voir dans l'obscurité, ce qui était un bon point. Je promettais à mon groupe de les rejoindre à Fort Bastel, voulant faire un détour à Lothering pour voir quelques connaissances et surtout renouer des liens d'informateurs. Après avoir été sauvée par les Gardes, seulement six mois se sont passés en entrainement avant que je n'aille dans les Tréfonds. Ainsi, c'est un an et demi qui sont passés sans que j'aille dans mes coins habituels. A Lothering, j'avais trois enseignes que je visitais régulièrement. Un bordel pour le bon temps et des informations par les prostituées, une échoppe d'armurerie pour les rumeurs et autres informations de type mercenaires, et enfin une taverne pour boire un coup, écouter les ragôts et alléger le portefeuille des autres à la Grâce Perfide.

Et ce soir là c'était à cette fameuse taverne, la Barque Renversée, que je voulais aller. Le propriétaire me connaissait, je lui avais rendu quelques services en tant que Corbeau. Et le barman se souvenait toujours de moi, car je réussissais à animer chacune des soirée où je venais. En bien ou en mal. Portant encore mes habits de Gardes, je n'avais pas de fond nécessaire pour m'acheter des habits comme il faut de civils. Enfin, du moins de la qualité et du goût qui s'impose pour une personne comme moi. Et la taverne était le parfait endroit pour se refaire les poches. Je rentrais donc dans la taverne, qui était à moitié pleine. Quelques regards curieux sur moi, une légère tension en voyant que je portais l'habit bleu et argent des Gardes. Mais le grand sourire et le salut que je faisais au barman suffit à rassurer les gens. Sans attendre, je marchais d'un pas assuré et léger vers le comptoir. Le barman, un homme d'un certain âge un peu bouffi, me regardais avec ses petits yeux et me salua à sa manière.

Et ben ça.... Depuis le temps qu'on t'a pas vue, on te croyait morte tiens !

Je riais, voyant bien dans son regard qu'il y avait presque eu de l'espoir dans cette annonce. Moi en moins, c'était des ennuis en moins pour la taverne. Mais il ne pouvait rien dire, car j'étais une amie du propriétaire. Je répondis donc simplement, souriant et le raillant comme à mon habitude.

T'inquiète, j'ai bien failli plusieurs fois ! Et puis, sans moi tes soirées seraient toujours aussi morose, je pouvais pas clamser aussi vite, ha ha ha ! Allez, l'habituelle...

Je jetais un regard sur la salle, alors que le tavernier ronchonnait tout en préparant ma bière habituelle. Et là, sur une table plus loin, je vis une paire d'oreilles pointues et un visage ronchon familier. Je souriais encore plus, allant vers sa table pour le saluer d'une bonne tape dans le dos avant de m'asseoir à côté de lui, sans autre cérémonie.

Ered ! Quelle bonne surprise ! Ca faisait un bail dis moi ! C'est moi ou tes oreilles ont encore rallongés depuis la dernière fois que je t'ai vu ~ ?

Je souriais encore plus en lui filant une petite pichenette sur les oreilles, ce que je savais qu'il détestait. Mais en fonction de son état de sobriété, il pouvait ou mal le prendre. C'était un peu un moyen d'évaluer quelle avance il avait pris sur moi ce filou. Pilier de bar comme moi, cela faisait bien des années que nous nous connaissions et que notre duo improbable était redouté dans toutes les tavernes. Peut être pour ça que le tavernier était aussi ronchon, il savait qu'il était là . Et moi avec, c'était comme secouer un bocal à abeilles en laissant le bocal en équilibre ensuite sur un rebord de fenêtre. On sait pas quand ça va péter, mais quand ça va péter ça va faire chier tout le monde autour.

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Posté Dim 3 Déc - 23:04

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9:40 + Lothering La Barque Renversée. Ered s'était longtemps demandé d'où venait le nom de cette taverne. En dehors de la barque qui était belle et bien renversée en face de l'entrée. Et puis il avait appris à connaître Férelden. Férelden et sa pluie. Sa deltash de pluie incessante qui trempait vos vêtements et vous faisait frissonner jusqu'à l'os. Foutu pays. Pas étonnant que le tavernier ait besoin d'une barque devant son établissement, on ne savait jamais, en cas d'inondation ! À l'intérieur, un barde pinçait sans grande conviction quelques cordes, l'humeur aussi maussade que celle d'Ered. Attablé dans un coin de la salle, le plus loin possible des autres clients, mais pas assez afin de rester à portée de voix du tavernier, l'elfe ruminait. Sur la pluie, sur la boisson qui ne valait pas l'alcool elfique, sur ses habits humides qui commençaient sérieusement à sentir le chien mouillé – oh que si, son odorat ne le trompait pas ! – et sur la vie en général qui l'avait amené à s'échouer ici en cette triste soirée. Ered se sentait comme la barque renversée devant la taverne.

Il aurait fallu un miracle pour lui redonner espoir et ce miracle s'incarna en la personne de Tullia Raijer, qui débarqua dans la taverne comme si l'établissement lui appartenait – comme si toute la ville lui appartenait, en fait, et probablement le royaume aussi. Ered se redressa légèrement sur sa chaise. Il n'en croyait pas ses yeux. Tullia Raijer en personne. Et vivante, en plus. Non, parce qu'à force de ne plus jamais la voir dans ses coins habituels, il avait fini par croire qu'elle avait connu une fin à la fois tragique et aussi flamboyante que sa personne. Elle le repéra assez rapidement, après tout Ered n'était pas des plus discrets malgré toute sa bonne volonté : c'était le seul elfe dans la salle. D'où le fait qu'il se soit assis très, très loin de tous les autres clients. Elle le salua avec son enjouement habituel et une bonne tape dans le dos qui le fit tousser légèrement. Il était un peu enrhumé. Bien sûr il avait décidé de soigner le mal par le mal. Il avala une gorgée de bière déjà tiède et fit un vague signe de la main pour chasser celle de Tullia qui s'attaquait à ses oreilles. Il détestait qu'on touche à ses oreilles. Mais le geste était trop vague pour repousser trop violemment sa compagne de taverne ; pas assez pour prouver sa sobriété, juste de quoi signifier qu'il avait encore un minimum de dignité. Pour le moment.
– Sois pas jalouse, shemlen.
C'était sa façon de dire bonjour et je suis ravi de te revoir aussi. Il détailla Tullia de haut en bas, les sourcils froncés.
– Qu'est-ce que c'est que cette tenue ? Tu as décidé de te suicider dans les Tréfonds ?
La dernière fois qu'il l'avait vue, elle était en effet membre des Corbeaux d'Antiva. Non qu'ils aient eu des rapports très professionnels, mais Ered savait ça. Il ignorait ce qui pouvait pousser Tullia à changer radicalement de camp pour défendre les pauvres gens de Thédas des terribles engeances du mal. Il se balança en arrière sur sa chaise, amusé :
– Remarque, je crois que si j'étais un shemlen, comme toi, j'aurais aussi envie de mourir. Et dans d'atroces souffrances si possible.
Histoire d'expier la honte et les fautes de mon espèce toute entière. Ered avait parlé très sérieusement, comme à chaque fois qu'il plaisantait, mais il ne put retenir un léger sourire en coin, qu'il cacha tant bien que mal derrière sa choppe. Cette bière lui semblait un peu moins infecte, d'un coup. Sûrement le goût de la satisfaction, comme après une bonne vanne.
Et peut-être aussi le plaisir de revoir son pilier de taverne préféré.
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Posté Lun 4 Déc - 20:50




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L'elfe était toujours aussi agréable que d'habitude. Ronchon, pas encore assez détendu sans la bonne proportion d'alcool dans le sang. Mais je voyais à ses mimiques et au petit sourire en coin qu'il n'était pas mécontent que je sois là. La preuve, il m'a pas filé de pain dans la face quand j'ai chatouillé ses oreilles. Je devais vraiment lui manquer ! Installée à côté de lui, je répondis comme d'habitude à nos échanges de politesses en ces occasions là.

Jalouse de tes éventails ? Je préfère celle des orlésiennes, fu fu fu ~....

Je riais, posant une partie de mon barda sur la table. Je fouillais dedans, pendant qu'Ered me reluquait remarquait ma nouvelle tenue. C'est vrai qu'il n'était pas au courant. En fait, à part ma soeur Elian'Ha personne d'autre ne devait l'être. Je répondis en ricanant, posant sur lui un regard pétillant de malice.

Ha, tu penses pas si bien dire! Mais je suis trop insupportable pour les Tréfonds, même les engeances n'ont pas voulu de moi et les Gardes m'ont remonté à coup de pied dans le train !

Je sortis enfin ce que je cherchais, à savoir une dague en fin de nettoyage (encore un peu de sang et de reste de poison dessus) et un chiffon. Je commenças à l'astiquer tranquillement, poursuivant notre joute verbale qui m'avait bien manqué dans les Tréfonds. Faut dire, c'est pas en bas qu'on se marre le plus.

Et si j'étais une oreille pointue comme toi, j'irais me pendre en haut d'un chêne de la forêt d'Emeraude. Vous êtes adorateurs de mélo-dramatique non ? En plus la corde au cou, ça t'irait tellement bien ~ !

Je vis arriver l'une des serveuses, qui déposa la bière à l'odeur un peu frelatée sur la table. Je lui souriais, faisant également une autre commande avant de la payer.

Merci, et avec ça je voudrais du pâté des saucisses, deux poulets entier et un quart de meule de fromage.

J'avais une de ces faims, et le fait d'être Garde n'arrangeait pas les choses. J'étais à présent un gouffre vivant, et avait bien besoin de tout ça pour la journée. Sans prendre un gramme en plus, mieux que de la magie ! J'ignorais le regard possiblement étonné d'Ered, prenant la chope et buvant une grande rasade, comme une assoiffée. Je soupirais d'aise, souriant comme une niaise qui prenait enfin son pied.

Haaa ~...... La civilisation puante de Férelden, ça me manquait presque tient. La bière naine était meilleure en bas, mais bon ça puait le souffre tout le temps.

Je me tournais vers lui, le regard aussi malicieux mais un peu plus concentrée que tout à l'heure. Je devais lui raconter bien des choses à cet Ered !

Blague à part, je suis bien contente de te voir ! Ils savent pas rire en bas, c'est pitoyable... Et il s'en est passé des choses en plus d'un an, crois moi. Donc ouais, je suis plus une Corbette maintenant, mais une Garde. Le Bleu me va tellement au teint, j'ai pas pu résister, fu fu fu ~...

Je ricanais de nouveau, buvant une autre rasade. Il est vrai que le bleu nuit et l'argent de l'uniforme des Gardes avait quand même un certain chic, et il en mettait plein la vue. Un peu trop parfois, enfin dans le sens où tout le monde flippe pour rien. J'aime être une excentrique et mettre de beaux tissus, mais c'est pour attirer les proies potentielles, pas pour les faire fuir ! D'où le fait que je devais m'acheter de nouveaux vêtements ici, un peu plus passe-partout. Mais pour ça, il faut de l'argent. Et l'argent, je l'ai en déplumant les gens....

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Posté Mar 12 Déc - 1:56

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9:40 + Lothering Ered faillit s'étouffer dans sa bière lorsque Tullia compara ses oreilles à des éventails orlésiens. Offensé par l'insulte ou admiratif de son culot, il ne savait pas, en tout cas la toux qui suivit ressemblait à s'y méprendre à un rire dissimulé. C'était étonnant, venant d'un Dalatien à la haine marquée pour les humains comme Ered. On aurait pu penser qu'il répondrait à cet affront par un bon coup de poing en bonne et due forme, ou de choppe, ou de n'importe quel objet à portée de sa main, mais non. Tullia n'était pas seulement son pilier de taverne préféré, elle était aussi la seule shemlen qu'il appréciait. Ce qui était assez rare pour être mentionné. Bien entendu, il n'allait pas afficher ouvertement sa satisfaction, c'était contraire à sa nature et, disons, au peu de dignité que la bière féreldienne n'avait pas encore emportée dans son sillage ambré et pas franchement goûteux. Mais c'était toujours mieux que leur bouffe atroce. Elle aussi sentait le chien.
– Soulignons tout de même leur endurance, commenta Ered comme Tullia se vantait d'avoir été chassée des Tréfonds à coups de pied.
Il leva sa choppe pour saluer symboliquement la ténacité des Gardes des ombres. Aaah, leur courage était réellement légendaire !
–Et si j'étais une oreille pointue comme toi, j'irais me pendre en haut d'un chêne de la forêt d'Emeraude. Vous êtes adorateurs de mélodramatique non ? En plus la corde au cou, ça t'irait tellement bien ~ !

– Garde la corde pour tes nouveaux collègues, shem.
Ered aimait bien rappeler à Tullia qu'elle était humaine, même si le mot sonnait habituellement comme une insulte dans sa bouche. C'était précisément parce que Tullia elle-même ne l'aimait pas qu'il insistait sur ce point. Et c'était aussi précisément parce qu'elle ne l'aimait pas qu'il l'appréciait, elle. Tullia avait ses... particularités, mais Ered avait appris à faire avec, ou plutôt à ne rien faire, car un être aussi imprévisible que la nouvelle Garde des ombres ne pouvait s'aborder qu'ainsi : sans aucune préparation. C'était comme se battre contre une tempête : il ne servait à rien de lutter, il fallait juste accepter la catastrophe et lui ouvrir les bras. C'était donc avec un mélange étrange de surprise et de fatalisme qu'Ered observait Tullia commander plus de nourriture qu'il n'en fallait pour nourrir ce petit corps, a priori, ce qui lui arracha un bref :
– Ils ne te donnent pas à manger, à Weiss-truc ?
Tullia semblait réellement enchantée, enfin, plus que d'habitude. Ered avait du mal à imaginer un endroit plus puant que le-royaume-qui-sentait-le-chien-mouillé, a fortiori s'il devait comparer sa situation de surfacien à celle des fous qui évoluaient sous terre, a fortiori dans les Tréfonds. Mais en l'honneur de leur étrange camaraderie il voulait bien la croire sur parole. Il finit d'une traite sa bière tiède et profita que la serveuse revenait avec la commande de Tullia pour reprendre deux énormes choppes, une pour lui, une pour son pilier de taverne préféré.
– Ah, et amenez-moi cette eau-de-vie féreldienne que vous appelez pisse de dragon. Il se retourna vers Tullia : Tu dois absolument goûter ça. Et nous devons fêter ta survie ! ajouta-t-il en donnant un petit coup de poing sur la table.
Il se jeta en arrière sur sa chaise, tout à fait emballé par l'idée, et faillit perdre l'équilibre. Les deux mains à plat sur la table, Ered se stabilisa, refusant de croiser le regard potentiellement moqueur de Tullia. Il s'humecta les lèvres dans un geste qui trahissait une soudaine conscience de lui-même – et plus précisément du nombre de verres qu'il s'était déjà enfilés – avant de pointer le doigt sur sa collègue de taverne pour détourner son attention :
– Par contre... Tu ne comptes pas garder ces fringues, rassure-moi ? Tu as l'air... beaucoup trop sérieuse. Et responsable. Et des tas de mots qui ne te vont pas. Sans compter que tu vas faire fuir les pigeons, je veux dire, les clients. Et on ne voudrait pas cela, n'est-ce pas ?
Il se pencha en avant, le menton dans une main et le sourcil haussé d'un air entendu. Peu de monde dans cette taverne mais TANT DE POSSIBILITES. Ered tapota la table face à la shemlen, impatient de pouvoir trinquer au retour de son amie. Oui, il était possible que le mot "amie" lui ait traversé l'esprit en même temps que "shemlen". Comme quoi tout arrive et Tullia Raijer était un petit miracle à elle seule. La serveuse déposa les deux bières ainsi qu'une bouteille poussiéreuse au liquide à la couleur douteuse devant eux. Ered s'en empara et servit deux verres. Il leva le sien vers la Garde des ombres qui redécouvrait la vie, la vraie :
– Aux créatures des Tréfonds, qu'elles tremblent en entendant ton nom ! Et aux Gardes des ombres, qui ne savent pas ce qui les attend, ajouta-t-il sans cacher cette fois son sourire.
Ered ignorait qu'il penserait cela d'une shem un jour, mais il était content qu'elle soit en vie.
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Posté Mer 13 Déc - 19:26




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A notre habitude, nos réponses se faisaient du tac au tac, avec pour chacun notre sale manie de vouloir avoir le dernier mot. A la discrétion de l’un ou de l’autre de céder du terrain, par galanterie pochtronne bien entendue. Aussi je ne relevais pas quand il parlait de l’endurance de ceux que j’avais rencontrés dans les Tréfonds, mais ne pus m’empêcher de répondre avec rire et malice sur les élans suicidaires de mes nouveaux comparses.

Pas besoin de cordes, ils peuvent directement sauter des remparts, ha ha ha !

Il est vrai que Fort Bastel avait l’avantage d’être assez haut, une chute se révélant au mieux mortelle, au pire paralysante. Heureusement pour les Gardes je n’étais pas assez souvent là-bas pour qu’ils aient ce genre de pensés, et dans les Tréfonds nous étions trop occupés avec les Engeances pour qu’ils puissent penser à se jeter dans une rivière de lave ou un gouffre. La viande arriva enfin, et sans plus de cérémonie je commençais à bien manger, sous le regard étonné bien entendu d’Ered. Sa remarque était pertinente, surtout quand on voit mon gabarit qui est bien loin d’une armoire en chêne brut. Je souriais, ayant une réponse toute simple et facile.

La Corruption, ça creuse vois-tu. Et puis, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas mangé quelque chose qui ne pue pas la pourriture ET le souffre.

C’était un fait, et tous les Gardes avaient le même symptôme. Un appétit dévorant, surtout pour tout ce qui est viande et boissons. Ce n’était pas moi qui allais me plaindre. J’étais également plus active et encore plus sur la route que quand j’étais Corbeau, aussi je dépensais plus. Mais bon, on ne rencontre pas un garde tous les jours, alors forcément ça peut étonner. Si j’étais un homme trapu avec un physique proche d’une barrique à bière, ma collation du moment serait moins surprenante. Alors que je me bâfrais, Ered voulu porter un toast et me faire goûter l’une de ses trouvailles. Rien qu’au nom, je manquais de m’étouffer de rire.

Ha, à ma survie ? Avec cette pisse de Dragon, je me demande si je ressortirais d’ici vivante tiens !

J’étais curieuse de savoir ce que ce breuvage était, ma chope étant déjà vide et ayant bien soif. Le temps que la commande soit prise et rapportée, l’elfe me jeta un œil amusé et critiqua mon uniforme. Moi, une personne sérieuse et respectable ? Uniquement lors de mes tueries, et la respectabilité ne faisait pas vraiment partie de mon vocabulaire. Pas à la taverne, en tout cas. Je lui donnais un petit coup de coude, faisant mine de le rabrouer sur sa vision noircie et péjorative de ma personne. Car oui, dans ce cas-là c’est péjoratif.

Tut tut tut ~ ! Que de pessimisme, mon cher camarade oreillard. Il semble que mon absence t’ait fait oublier mon pouvoir naturel. J’attire les ennuis comme la peste appelle le choléra, et je pense qu’au contraire les gens vont penser que j’ai pillé un Garde mort. Cela ne rendra la pêche que plus prometteuse….

Je ricanais, me demandant au bout de combien de temps j’allais me faire aborder. Avec mon attitude à l’antipode de ce que l’on sait des Gardes, il y avait de quoi se poser de nombreuses questions. Que l’on me prenne pour une imposteuse était la chose la plus logique qui soit. Enfin, quand on me connait ou que l’on me voit agir pour la première fois. Ce fait faisait que je n’étais pas à l’aise non plus dans cet attirail. J’attirais l’attention d’une façon qui m’était inhabituelle (j’attire toujours l’attention), et j’avais l’impression de jurer avec le décor. Dans les Tréfonds avec les autres Gardes ça passait, mais là… Ma garde-robe se devait d’être actualisée, mais sans un sous valable en poche, je n’avais pas de quoi me prendre quelque chose de décent. Et quand je dis décent, c’est un minimum de couleur, d’exubérance et de praticité. Rien de moins pour une Antivane.

Mais tu as raison, je dois changer d’habits, c’est pour cela que je viens ici, pour me refaire un peu.

Je jetais un coup d'oeil autour, voyant que la salle n'était pas pleine mais qu'il y avait du potentiel. On commençait déjà à nous regarder bizarrement, certains se parlaient entre eux avec animation. Est ce qu'ils allaient mordre à l'appât ? Mes pensés s'évanouirent quand Ered voulu trinquer et porter un toast. Je le suivais, riant et trinquant à cette pisse de dragon aui était enfin arrivée.

Ha ha ha, ils ont déjà eu un avant-goût et cela ne leur a pas plu… Et puisse tes oreilles être éternellement longues pour mieux entendre, tes cheveux toujours aussi gras pour faire glisser l’ennemi, et Vir Sulahn’nehn Elvhen (chantons et fêtons les elfes)

Ces paroles furent suivies d’un petit clin d’œil, finissant ma chopine. Ces derniers mots, je ne les avais pas prononcés par hasard. Ered était un fier elfe et je savais qu’il traficotait avec cette faction d’elfes rebelles, les Mien’Harel. J’étais Corbeau et à présent Garde, mes contacts elfes étant toujours d’actualités. Je ne paye pas de mine, mais je suis un bon réseau d’information. Qu’Ered fasse partie de ces fanatiques de la liberté elfique, je m’en fichais. Il pouvait mettre tout Thédas à feu et à sang, cela resterait légitime et j’en aurais autant à faire que si je devais écouter l’un de mes Capitaines. Autrement dit, rien à foutre. Tant qu’il me foute la paix et me laisse tuer des Engeances, ça me va. En revanche, je ne savais pas comment Ered prenait le fait que je le sache. En faisait-il grand cas ? Jusqu’à présent je n’avais fait que des allusions très éloignées, et même bourrés nous n’avions jamais abordé le sujet de façon directe. Bha, tant qu’il me plante pas sa stupide dague toute moche dans le dos…

Hey ! On veut pas d’gens comme vous ici, allez brailler ailleurs !

Ces paroles venaient d'un autre client, bien emméché en tout cas, qui s'était rapproché de nous et puait le vinaigre. Il venait d'une tablée plus loin, où d'autres de ses camarades nous regardaient à moitié en riant et en nous foudroyant du regard. Ha, les choses intéressantes commencent enfin. Je souriais, regardant cette personne avec malice et lui répondant d'une voix posée mais charmante.

Mais qu’avons-nous là ~…. Un problème, peut être ?

J'haussais des sourcils, continuant de boire cet alcool étrange mais qui brûlait bien le gosier. Alors, ce sera quoi ce soir ? Une brochette de Shemlen pour Ered ? Des dépouillé tout nu pour moi ? Que le divertissement commence !


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Posté Dim 17 Déc - 2:41

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9:40 + Lothering Ered haussa un sourcil lorsque Tullia mentionna la Corruption. Il ne connaissait pas assez l'ordre des Gardes des ombres, leur fonctionnement, les exigences que cela impliquait. Clairement il n'était pas entré dans Mien'harel pour leurs lois indiscutables et leur discipline de fer. S'il avait voulu s'enchaîner à vie une organisation despotique comme un boulet à la cheville, il aurait frappé à la porte des Corbeaux d'Antiva. Tout ça pour dire que son intérêt pour la question était généralement très vague, mais comme ça concernait son pilier de taverne préféré, ça l'intriguait un minimum. Il ne savait pas ce qu'était la Corruption exactement – en avait entendu parler comme d'un mythe ou d'une histoire à faire peur les soirs de pleine lune autour d'un feu de camp – mais le peu d'informations que Tullia lui livrait lui donnait envie d'en savoir plus. C'était, comme tout ce qui se rapportait aux engeances, typiquement le genre de choses qu'on avait envie d'entendre le soir autour d'un feu de camp. Ou après plusieurs bières dans une taverne. Bref, Ered gardait l'info dans un coin de sa tête. Et puis, c'était ainsi que leur joute verbale fonctionnait : dans leur grande bonté, ils se laissaient mutuellement le dernier mot, à tour de rôle, tant que l'alcool ne les rendait pas trop compétitifs. Ensuite seulement, on se prenait des chaises ou des mandolines sur la tronche.

Ered apprécia la réaction de Tullia face à la glorieuse Pisse de dragon, tord-boyaux aux effets mémorables à défaut d'être réputé comme un alcool féreldien digne de ce nom. En un sens, songeait Ered, il représentait bien le pays, du moins certains aspects qu'on ne découvrait qu'en grattant sa surface. Ce petit goût amer qui descendait dans la gorge en brûlant l'œsophage au passage avait la délicatesse et la persistance de cette DELTASH DE PLUIE ET– Ered s'égarait. Il lorgna d'un air critique l'uniforme bleu des Gardes et haussa les épaules :
– Vu ta chance déjà légendaire, je ne te pensais pas du genre à jouer les appâts.
Ered savait bien que Tullia attirait les ennuis naturellement, c'était évident après leurs nombreuses péripéties en taverne alors il n'osait pas imaginer comment cela devait se passer pour elle dans la vie de tous les jours. Il ignorait si ce fait l'arrangeait le cas présent ; bien sûr attirer plus de pigeons, PARDON, de clients et potentielles cibles de leurs magouilles habituelles leur faciliterait les choses. C'était comme poser un piège à lapin avec une énorme carotte juste devant le terrier de l'animal. Trop facile. Un Ered sobre préférait ne pas titiller ouvertement le dragon, comme on disait pour parler des ennuis, mais un Ered sobre ne finissait jamais à la taverne avec Tullia Raijer, alors ce dilemme n'avait pas lieu d'être.
Évidemment qu'il allait l'aider à se payer de nouveaux vêtements.
– Mais quelle bonne idée, commenta l'elfe avec un sourire qui n'annonçait rien de bon. Comme j'ai pitié de toi, je ne demanderai que 40%.
Il était évident qu'ils partageaient leurs gains quand ils plumaient des gens à la Grâce Perfide. C'était même une des raisons principales de leurs conflits, quand complètement torchés ils finissaient par se disputer une pièce de plus à coups de choppes encore à moitié pleines dans la tronche. Ered évitait depuis toujours de commander de trop bons alcools antivans, non parce qu'il avait peur du gaspillage – encore que... – mais parce que l'alcool antivan dans l'œil, ça faisait particulièrement mal. Et il y tenait à son œil. Pour des raisons tout à fait pratiques et absolument pas esthétiques, comme en témoigna sa réaction lorsque Tullia l'attaqua sur ses oreilles et ses cheveux. Le mec était borgne et partiellement défiguré, clairement il ne misait pas sur son physique. (Il avait d'autres atouts, comme son maniement de la dague, ahem.) Il gratifia Tullia d'un petit hochement de la tête, un léger sourire sur les lèvres, et répondit à ses mots en elfique :
Ma nuvenin, vhenallin. (Comme tu le dis, amie du Peuple.)
Il était certain que Tullia n'avait pas prononcé ces mots pour mettre en évidence son talent linguistique, l'expression était trop lourde de sens et trop précise pour que ce choix relève de l'aléatoire. Quant à savoir ce qu'elle sous-entendait... ça pouvait aussi bien faire référence à l'organisation pour laquelle Ered travaillait, qu'à sa haine un peu trop poussée des humains, supposait l'elfe. Mais Tullia pouvait aussi dire cela simplement pour l'amener à se poser mille questions, par pure sadisme. Ered, décida de lui poser ouvertement la question. Après tout ils pouvaient se lancer dans une conversation existentielle sur leurs choix de vie respectifs, pas de problème, l'allégeance de Tullia n'avait jamais dérangé Ered et à moins qu'elle se lance dans l'extermination d'elvhen, ses sentiments à cet égard ne changeraient pas. De même, il ne voyait aucun inconvénient à mentionner ses propres convictions, surtout face à une personne aussi ouverte d'esprit que l'était la Garde des ombres. Mais il changea d'avis quand on leur brailla dessus, et de façon peu courtoise qui plus était.

Des gens comme vous.

Ered avait si souvent entendu ce terme qu'il réagit à peine. Bien entendu, l'homme qui avait prononcé ces mots descendait directement en dessous de zéro dans son échelle de considération personnelle, mais Ered resta de marbre. Il leva son seul sourcil valide en direction du client qui venait les déranger dans leur petit célébration sans prétention. Apparemment le type était bien éméché, du moins plus que lui. Ered n'avait en effet provoqué aucune rixe à ce stade, or c'était tout en haut de sa jauge d'alcoolémie, avec "les déclarations viriles d'amitié" et autres aveux qu'il ne faisait jamais sobre, et d'autres trucs moins avouables qui l'amenaient généralement à se réveiller dans un endroit qu'il ne connaissait pas, sans un rond en poche et parfois même sans vêtements sur le dos.
Mais c'était réservé aux nuits les plus extrêmes et a priori il n'y avait aucune raison qu'Ered finisse par perdre tout son argent. Ou mette son poing dans la figure de ce shem aviné. Pour l'instant, encouragé par la réaction amusée de son amie de taverne, il préférait le plumer.

Oh oui. Le lapin était sorti de son terrier.

Ered se pencha légèrement pour compter le nombre de types attablés avec le provocateur inconscient. Ils étaient quatre en tout. Faisable. Tullia et lui s'étaient déjà retrouvés à compter les sous-vêtements d'une bande de templiers en permission plus nombreux que ça. Il ricana intérieurement. Il savait ce qu'il avait à faire. Il lui était impossible de prendre un air contrit, c'était trop compliqué pour lui face à des shemlens bien sûr : son expression resta neutre mais il choisit soigneusement ses mots :
– Excusez notre emportement, nous fêtons nos retrouvailles. Plutôt que de déranger votre soirée, laissez-nous nous joindre à vous pour partager une partie de cartes et quelques verres ?
Ered prit la bouteille de Pisse de dragon d'une main et l'agita ostensiblement devant lui pour signifier que c'était sa tournée. Trop aimable, l'oreille pointue. Bien sûr, il comptait récupérer l'argent qu'il perdrait dans ce grand moment de générosité. Avec les intérêts. Et rester plus sobre que ces quatre péquenauds, qui ne savaient pas encore quelle tempête allait les frapper. Contrairement au propriétaire de la taverne, qu'Ered vit, du coin de l'œil, les surveiller avec un air inquiet. C'est le moment d'embarquer ta barque renversée et de ramer, l'ami. Le plus loin possible.  Ignorant quel avenir sombre et dénué d'argent comme de caleçons s'offrait à eux, deux des clients attablés sourirent :
– Pardonnez notre ami, il s'est laissé emporter. Pour ma part, j'accepte volontiers votre bouteille en dédommagement, assura l'un.
– Oui, rejoignez-nous. Plus on est de fous, plus on rit, fit le second en lorgnant plutôt Tullia.
Le pauvre n'avait aucune idée de ce qu'il était en train d'accepter. Le type qui était devant leur table hésita, mais Ered décida de l'ignorer complètement pour se concentrer sur les cibles plus sobres. Ce seraient les plus difficiles à abattre. Le dernier homme assis avait l'air dubitatif lui aussi, mais il ne broncha pas lorsque Ered se leva dans un seul mouvement presque gracieux. Presque. Le sang elfique ne pouvait combattre l'alcool qui courait à présent également dans ses veines, d'autant plus qu'Ered était déterminé à ne pas paraître trop maître de ses mouvements. Il fallait tromper l'ennemi. Il sortit de la poche intérieure de sa veste un paquet de cartes écornées et tâchées par de longues nuits de jeu et s'approcha d'un pas chancelant de la table de leurs nouveaux amis shems. Ce faisant, il ne put s'empêcher d'échanger un regard avec Tullia. Son œil brillait, mais l'alcool n'était pas seul responsable.

La chasse est ouverte.
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Posté Mer 20 Déc - 20:26




Oreille pointue et corbette à la taverne
Ou comment foutre le bordel trans-espèce


Ered suivis le mouvement, prenant en main la première séquence d'opération. Appâter les proies, les faire mordre à l'hameçon... La bouteille de pisse dragon était ce qu'il nous fallait, et à voir comment ils lorgnaient sur moi, j'étais sans doute le deuxième appât. Ce qui m'allait bien. L'invitation à jouer lancée, je prenais mon rôle à coeur et fis une moue convaincante de jeune fille un peu émêchée, soupirante de lassitude et de faiblesse.

Une partie ? Mais Ereeeeed, tu sais que ça fait longtemps que je n'ai pas joué. Et je ne suis pas très douée en plus ~...

Je faisais une moue peu convaincue, regardant les autres à la tablée. Ils avaient un peu d'argent sans doute, et c'étaient des locaux. Pas vraiment beau, deux très laids, pas du tout à mettre dans mon lit à la suite de cette soirée. Mais je me mis à sourire, me levant de la table d'un geste lent et un peu maladroit.

Mais la compagnie a l'air plaisante, alors allons y ! Ha ha ha !

Je riais, m'approchant de leur table avec Ered. J'avais leur attention, il ne manquait plus qu'à les convaincre. Pour cela, rien de tel que de jouer de la ruse, du bon sens, de la stratégie, et de mes atouts naturels. D'ailleurs, en voulant m'asseoir entre deux de ces soiffards, je fis mne de trébucher, me retenant sur l'un d'eux en frottant "malencontreusement" ma poitrine contre sa tête. Mais quelle empotée je fais ~....

Ho pardon, je suis maladroite... Je crois que j'ai un peu dépassé ma tolérance en alcool, fu fu fu ~ ...

Je riais de nouveau, prenant place en faisant mine de ne plus vraiment avoir d'équilibre. Une fois sur la table, je regardais Ered en face de moi. La tablée était complète, les chopes en mains. Tout était prêt. Mon regard se fit brillant, plein de promesse d'une chasse intéressante. Souriant, je regardais nos différents joueurs attablés, leur servant un verre au passage.

Alors..... Qui distribue ?

Que le massacre commence ~ ....


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Posté Mer 27 Déc - 1:27

Oreille Pointue et Ancienne Corbette à la Taverne
apocalypse dans 3... 2... 1...

9:40 + Lothering Il devait se retenir de ricaner devant le cirque tout à fait convaincant et rôdé de sa compagne de taverne. Si Ered avait l'esprit nécessaire pour disputer, voire remporter des parties de Grâce Perfide, il devait avouer que la majeure partie du travail était fait en amont par Tullia. La shem avait l'art de détourner l'attention, que ce soit par son allure excentrique ou par son physique avantageux. Ered n'était pas attiré par les femmes humaines mais même lui pouvait reconnaître que Tutu avait ce qu'on appelait des arguments percutants. Pendant qu'elle lançait son petit numéro de charme, le Dalatien s'assurait que chacun de leurs compagnons de jeu avait une petite goutte de Pisse de dragon dans le verre et bientôt au fond du gosier. Il mélangea les cartes en sifflotant un air répandu et proposa à son voisin de gauche de prendre la relève pour distribuer les cartes, afin de témoigner de son honnêteté. Evidemment.
– Mmh, je me rappelle jamais... Qui commence la partie quand on lance une Grâce ? Ah... Il fit mine de fouiller ses poches. J'ai pas grand-chose mais je vais miser ma dernière paye. On la joue classique ?
Et par classique il entendait bien sûr "est-ce que les perdants retirent un vêtement ?". Comme Tutu avait bien fait son job jusque là, leurs partenaires de jeu furent tout à fait partants pour jouer selon les règles classiques. La partie fut lancée et on commença la mise à trois pièces de cuivre. Ered consulta ses cartes en plissant le front et en faisant la moue. Sa main n'était pas exceptionnelle, mais la beauté du sport c'était de pouvoir gagner même en partant perdant. Il jeta un coup d'œil aux autres joueurs. Le gros balourd qui les avait abordé lorgnait sans succès sur son voisin de table, qui le repoussait en grommelant, le troisième avait l'air trop satisfait, quant à Tullia elle... faisait sa Tullia. Pour l'instant, tout se déroulait comme prévu. Ered fit semblant de renverser son verre et se pencha sur le sol pour le ramasser, ce qui était son signal pour signifier à Tullia qu'il partait avec une mauvaise main. Il se releva en s'excusant auprès de ses deux voisins, qu'il avait bousculés, et leur servit un autre verre pour se faire pardonner. Lorsque son tour fut venu, il suivit la mise avec trois pièces de cuivre et vida son verre avec détermination.

Deux tours passèrent. Le Dalatien continua de suivre sagement la mise. De temps en temps, il posait une question stupide comme Mince, que vaut une pair d'épées déjà ? qui faisait ricaner les trois hommes. Lorsque vint le troisième tour, cependant, il avait encore tous ses vêtements sur le dos et les trois autres étaient respectivement pieds nus, torse nu. Le dernier, le plus imbibé d'alcool, essayait en vain de retirer son pantalon.
– Hey, l'elfe ! Comment ça se fait que tu sois encore vêtu de pied en cap ?
Ered haussa les épaules, d'un air innocent. Ainsi l'un d'eux avait remarqué que quelque chose clochait...
– Je le suis pas, l'ami. J'ai juste mis plus de couches que vous !
Ce qui était à moitié faux puisqu'Ered se promenait effectivement bien vêtu, surtout dans un pays aussi humide et pluvieux que l'était Férelden. Il avait jusque là réussi à se contenter d'enlever ça et là des accessoires, une botte ou une écharpe, pour signifier qu'il perdait. Ce qui était le but comme en chaque début de partie. Laisser croire aux cibles qu'ils étaient en train de gagner. Les laisser prendre confiance. Les laisser toucher à la victoire. Et les écraser ensuite sans aucune pitié ! Ered resservit ses partenaires de jeu masculin. Déjà il sentait leur concentration baisser et leur vigilance se rendormir. Plus personne ne releva le fait qu'il était encore énormément vêtu, tandis qu'eux perdaient lentement mais sûrement leurs vêtements. Pas assez vite pour attirer leur attention, cependant. Pas encore. Ered ne jeta pas un regard à Tullia, mais, lorsqu'ils perdirent tous deux consécutivement deux parties, il sut que le moment était venu.

Les trois autres faisaient glisser de leur côté le petit tas de pièces qu'ils avaient remportées. Ils étaient hilares, alcoolisés et sujets à quelques courants d'air, dirons-nous. Ered profita de leur bonne humeur générale pour les resservir. Le type le moins sobre glissa lentement de sa chaise en ronflant. L'elfe en profita pour négocier une revanche :
– Allez... J'ai même plus assez d'argent pour me payer un lit ce soir... C'est que la vie devient chère !
– Roh, ça va... T'auras qu'à dormir dans la forêt, ça te connaît pas vrai ? fit le plus proche en lui donnant une tape hilare dans le dos.
Ered réussit à transformer la quinte de toux qui s'ensuivit en un rire nerveux.
– Ahahah, très drôle, les gars. Soyez sympa...
– Couches-toi, oreille pointue, t'as plus rien à proposer.
Ered jeta un regard appuyé à Tullia, avant de sortir sa dague bien-aimée.
– J'ai bien ça...
Et le regard à Tullia était clair : cette fois, on les plume. Il était hors de question qu'il perde sa femme bien-aimée contre ces abrutis de shems. Il était prêt à se battre pour elle. Le regard des deux humains restants s'éclaira simultanément. La dague d'Ered était belle, quoiqu'en pense Tullia. Elle était surtout très originale. Et puis, elle brillait. Ca suffirait à convaincre le moins sobre des deux de relancer une partie. La dernière partie.
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Posté Mar 2 Jan - 18:37




oreille pointue et ancienne corbette à la taverne
Ou comment foutre le bordel trans-espèce

Tout se passait comme prévu. Notre duo bien rôdé connaissait son rôle, communiquant par de simples indices visuels ou bien des intonations. Dans ce cas-là, Ered excitait la fierté et l’appât du gain de ces hommes en perdant sciemment. Il était le perdant, et je faisais la cruche qui était là pour remplir les verres et divertir par un semblant de maladresse et de flatterie. Le jeu continuait et je ponctuais, avec l’adresse théâtrale dont je disposais, mes différents déboires ou réflexions de jeu par une moue typique de la bavette éméchée. Je regardais mes cartes, soufflant de dépis à chaque fois que je perdais et laissant voir à travers mes expressions mon jeu. J’abattais mes cartes, gagnant parfois mais perdant surtout.

Mhhh, j’ai la poisse on dirait… Pour la prochaine main, on verra bien !

Ered se débrouillait bien également, perdant avec brio pour compenser mes gains. J’endormais la vigilance des joueurs en remplissant avec générosité leur godet, les incitants à boire en portant divers toast. Peu qu’ils savaient que la pimbêche dont ils lorgnaient le décolleté (ben oui, en perdant ben j’ai enlevé une partie de mon armure) n’était pas du genre à se saouler aussi vite. Technique aidant, je restais sobre et avais juste de quoi me mettre en train pour cette chasse. J’étais plus réactive, et quand l’un des joueurs commença à soupçonner Ered j’appuyais ses dire. Me penchant sur mon voisin, comme si je perdais l’équilibre, je raillais l’elfe en le traitant de frileux.

Si vous saviez, c’est un frileux cette oreille-pointue ! A croire qu’il vit dans les Dorsales de Givres, ha ha ha !

Je riais, un rire franc appuyé par un regard malicieux. J’observais Ered, attendant qu’il donne enfin le signal pour commencer l’attaque décisive. Ils étaient presque mûrs, déconcentrés à souhait et certains de leur pactole à la fin. Mon acolyte maudissait sa malchance, cherchant à les apitoyer par un moyen quelconque. Une blague de mauvais goût s’en suivis, et je profitais de ce sujet pour les déconcentrer un peu plus.

Ered a joué de malchance on dirait… Pour moi, j’ai pu me garder au moins de quoi boire un verre. Quant à où dormir ce soir… Je devrais bien trouver un lit chaud à partager ~…

J’appuyais un regard sur l’un d’entre eux, bizarrement pas le plus beau mais celui qui lorgnait plus sur mes seins que sur son jeu. Cette nouvelle opportunité excita en eux une envie d’en finir plus vite, ce qui allait ajouter de l’effet à notre petite passade. Mon acolyte, lui, sonna les trompettes du jugement dernier, en proposant une dernière revanche. Je me tendis légèrement, mon regard perçant planté sur l’elfe. Ça y est, on peut lancer les chevaux ? L’un des joueurs, pas le plus stupide d’ailleurs, ronchonnait et semblait vouloir en finir au plus vite. D’une moue dubitative, il mit en doute cette remise en jeu pour refaire les poches d’Ered.

Je sais pas, tu as tellement perdu déjà… Tu ne crois pas que ce serait mal de continuer ? Admet le, t’es pas doué aux cartes! Et puis tout le monde le sait, les elfes ça paye jamais ses dettes, alors…

Mais il se tut bien rapidement quand il vit l’objet que l’elfe mettait en jeu. Sa fameuse dague. Sa LAIDEUR de dague oui…un novice pouvait la trouver belle et brillante, mais tout amateur éclairé saurait en la voyant qu’elle était de qualité inférieure aux miennes. Bon, je ne vais pas remettre sur la table notre sempiternel débat sur « laquelle est la plus belle et la plus grosse ». Mais cette apparition, qui me fit sourire, avait allumé dans le regard des joueurs une lueur d’envie et de d’avarice. Pour mettre un peu plus la pression, je fronçais des sourcils, parlant avec inquiétude et appuyant mes dires par un regard anxieux.

Hoo, mais je connais ça. Ered, tu es certain de vouloir la mettre en jeu ? C’est….

J’arrêtais mes mots, regardant simplement Ered et affichant un air stressé et mal à l’aise. C’est tout ce qu’il fallait pour les décider, et même le réfractaire donna une bonne tape dans le dos de son voisin pour relancer la partie, comme d’un commun accord.

Allez, on va lui laisser une dernière chance ! On est sympa, on ne peut pas le laisser comme ça. Vas-y, on te laisse même couper !

Ils souriaient bêtement, se rasseyant au fond de leur siège en se lançant des regards complices. Moi, mon regard s’illumina d’une flamme malveillante. Nous pouvions enfin montrer l’étendue de nos talents ! Ered redistribua le jeu, et c’était lancé. Cette fois ci, sur plusieurs tours d’affilés, nous gagnons non seulement ce que nous avions perdu, mais également les grosses mises autres. Ceux-ci, ne voulant pas perdre et continuer de planter l’elfe, la belle dague étant toujours sur la table bien visible, furent d’un coup plus concentrés et sur le jeu. Mais l’alcool et le manque de suivis des autres parties, donc de l’agencement des cartes dans le tas principal, n’étaient pas à leur avantage. Un tour, deux tours, trois tours…La revanche se transforma en une sanglante vendetta, et ceux qui riaient avant faisaient la grimace. La frustration les faisait relancer, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent comme les bons gros dindons de la farce qu’ils étaient.

Mon comportement de cruche m’avait bien quitté, reprenant celle de la prédatrice des tables qui me seyait bien mieux. Ered ne semblait pas en reste, mais des deux j’étais celle qui avait le plus changé d’attitude. Contente de cette partie et de ce que nous avions réussi à récupérer, je finis par pousser un soupir, abattant ma dernière main victorieuse.

Bon, je crois que ce revirement de situation est intéressant. Alors, la chance tourne pour vous on dirait ?

Je regardais les hôtes de notre table avec un sourire de vainqueur des plus insupportables, qui me répondirent avec des regards noirs, et meurtriers, ou bien flous pour ceux que l’alcool avait emporté. Mais le moins stupide d’entre eux, et peut être le plus éveillé, finis par craquer et se leva de la table, bousculant celle-ci en manquant de faire tomber les bouteilles vides.

Bandes de sales croupios des forêts ! Vous avez trichés !

Je le voyais plus particulièrement viser dans son attitude et ses menaces Ered, qui était de nous deux celui qui avait fait la remontée (programmée) la plus fulgurante. Je m’indignais, faussement car on savait très bien qu’à présent les mots n’étaient plus utiles pour apaiser qui que ce soit. Je sourcillais et soupirais presque d’exaspération.

Plait il ? Tout a été fait dans les règles, il n’y a rien de ….

Je fus interrompue par un geste brusque du poivrot vers moi, comme s’il allait me frapper.

Toi la catin tu vas te… Urg !

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que j’avais déjà frappé. Coup de pied dans le genou pour le faire tomber, puis fracas de sa tête contre la table, faisant exploser son nez et son sang puant dans une violence aussi rapide qu’implacable. Il y eut un blanc dans la salle, alors que j’étais debout à le regarder se tenir le visage ensanglanté dans une main et tenter de se relever. Mais un coup de pied latéral aussi vif que fort dans sa tête eut tôt fait de lui faire perdre connaissance. Tous les regards étaient tournés sur notre table, pendant que je souriais comme une enfant, le regard joyeux et très expressif. Cela n’annonçait rien de bon. Je me tournais vers les autres joueurs, qui semblaient médusés autant par la violence que par la rapidité de l’action.

Oups, quelle maladresse ~….Il serait bête qu’en plus de ton nez crochu tu perdes ta langue. Nous n’avons pas triché, mais si c’est une revanche au sang que vous cherchez, vous avez frappé à la bonne porte. Allons, soyez sages, et admettez avoir joué et perdu. Comme les grands nigauds puants que vous êtes, nan ?

L’insulte avait suffie à les réveiller, et déjà deux autres se levèrent pour vouloir me sauter dessus. Toute radiante de bonheur face à l’activité physique qui allait suivre, je ne me faisais pas prier pour me jeter dans le conflit en riant.

Ha ha ha ! Et c’est parti !

Sans plus attendre un autre de mes coups de poing vola, la taverne s’embrasant sous la clameur des autres clients qui faisaient leur pronostic. Une partie en double, avec point à chaque relance !

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