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Posté Sam 18 Nov - 15:39


On pendait quelqu'un, aujourd'hui. C'était coutume sur la place du marché, pourtant, il y avait foule.
Malgré sa grande taille, Ethel n'y voyait rien. Elle n'avait aucun plaisir à assister à cette scène, mais elle aimait savoir lesquels de ses camarades étaient sur le point de rejoindre le giron de Falon'Din. De vagues rumeurs d’un Orlésien qu’on aurait tué dans le bas-cloître vinrent à ses oreilles. C’est quand ses yeux se portèrent sur l’unique victime de la potence qu’elle comprit : Le crime ne portait pas de signature, mais la milice s'était empressée de lui en donner une. C'était un Elfe qu'elle connaissait vaguement, qui visitait parfois le bouge décrépi où elle rencontrait ses informateurs.
La colère grondait parmi la foule, c'était presque palpable. Ce n'était pas par hasard qu'ils avaient décidé de pendre un Elfe ici : on se trouvait à une ou deux ruelles du bas-cloître, et ils le savaient.

Elle n'avait aucune raison de bouger, ni même d'entrer en conflit ouvert avec les quelques représentants de l'ordre qui se trouvaient là. Elle savait que la dague soigneusement cachée dans son fourreau qu'elle transportait même en ville était largement suffisante pour se défendre si le besoin s'en faisait sentir. Mais le souvenir de Halamshiral était trop frais dans les mémoires, trop vif, pour que la grogne se transforme en émeute. Sa silhouette fine se fraya un chemin à l'orée de la foule, loin de la mauvaise adrénaline que lui inspirait toute cette débâcle. On y voyait moins bien, mais elle savait à quoi ressemblait un cadavre, et rester jusqu'à la fin ne l'intéressait pas vraiment. La planche s’ouvrit et la foule en une seule personne retint son souffle, stoïque, devant l'horrible craquement qui retentit lorsque le malheureux chuta.
Les Elfes présents échangèrent des regards avant de se disperser, tête baissée. Ethel les imita.

Elle troqua l'oppression de la foule pour celle des venelles et s'enfonça plus loin, dans des quartiers plus calmes. Elle finit par ralentir le pas pour s'arrêter complètement. Il lui restait quelque chose à vérifier aujourd'hui. Le cache où elle recevait ses missives était planqué juste quelques toits au-dessus d'elle, elle n'avait qu'à grimper. Cependant, elle restait plantée là, en proie à un doute. Evidemment, Ethel étant paranoïaque de nature, elle avait sans cesse l'impression d'être suivie à des degrés divers et variés ; mais cette fois-ci, l'impression prenait des allures de réel. Prise de son éternelle panique, elle se retourna vivement, comme un automate.
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Posté Mar 21 Nov - 18:57

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9:42 + Val Royeaux On pendait quelqu'un aujourd'hui. Un noble orlésien avait été assassiné par un elfe dans le Bas-Cloître. Pourquoi cet homme s'était-il aventuré dans les rues basses de la ville, au milieu des castes les moins argentées, c'était un mystère auquel personne n'avait la réponse. On ne pouvait que déplorer le manque de bon sens du pauvre homme. Oui. Pauvre shemlen. Ered se tenait en marge de la place du marché envahie de spectateurs à la curiosité morbide et assistait à la scène en serrant les dents. À ses côtés, ses deux compagnons d'armes Leevan et Aëlys, envoyés avec lui dans la capitale orlésienne sur plusieurs missions. La dernière n'avait pas été un grand succès, à voir le pauvre elfe qu'on amenait à la potence. Mais Mien'harel n'agissait pas toujours directement, parfois il faisait appel à des assassins indépendants, voire de simples domestiques. Bien intégrés dans la société, connus de leurs pairs, ils étaient parfois plus efficaces que le premier agent de Mien'harel venu. Il y avait cependant un besoin nécessaire d'agents infiltrés, de véritables assassins, pas des habitants du bas-cloître choisis sur le tas, et des assassins qui répondaient au nom et à la cause de Glorfindel. Ainsi éviterait-on peut-être la mort d'un innocent.
Certes, il avait planté son couteau dans le dos de l'Orlésien. Mais il restait innocent aux yeux d'Ered. Les elfes ne faisaient que se défendre contre l'oppression des shemlens. C'était eux, les coupables. Eux et ceux qui n'avaient pas assuré la sécurité de l'elfe impliqué après son méfait.
En l'occurrence, lui.

Leur frère fut pendu haut et court sous les regards médusés de la foule, qui retint son souffle lorsque l'elfe rendit son dernier. Ered, Aëlys et Leevan étaient trop loin pour voir la scène mais aucun d'eux n'avait envie de s'en approcher. Ils restèrent à l'écart jusqu'à ce qu'il y ait quelques mouvements dans la foule, signe que les spectateurs commençaient à se disperser. Ered se détacha du mur contre lequel il était appuyé, alors que Leevan murmurait une dernière prière pour leur frère sacrifié :
Falon’Din enasal enaste.
Aëlys secoua la tête, dépitée. Aucun d'eux n'en menait large.
– Prévenons Bormir, dit la mage en se levant du muret sur lequel elle était assise.
Ils devaient bien évidemment faire leur rapport au chef de clan, qui en informerait ensuite les plus hautes instances de l'organisation rebelle. Ered leur fit signe d'avancer sans lui :
– Allez-y. J'ai une affaire à régler, dit-il simplement, avant de s'enfoncer dans la foule de spectateurs pour se fondre parmi les shemlens et les elfes.
Il traversa la place du marché la tête basse, à la fois pour éviter de poser l'œil sur la potence et de croiser le regard des autres passants. Il ne tenait certainement pas à attirer l'attention sur lui en cet instant. La silhouette dont il croyait suivre les pas s'évanouit lorsque la foule s'évapora à l'orée de la place du marché, et Ered s'arrêta quelques instants pour observer les rues alentours. Il prit celle qui lui semblait la moins fréquentée et se dirigea au jugé vers l'endroit qu'on lui avait indiqué – une simple cache, dans le recoin d'un toit. Ered supposait que sa cible passerait par là à un moment donné et il était prêt à l'attendre toute la journée. Heureusement, il n'en fut pas réduit à de telles extrémités. Alors qu'il remontait une ruelle en regardant autour de lui pour se repérer – il ne connaissait pas assez bien la capitale pour aller efficacement d'un point A à un point B et était un adepte des grands détours inutiles – il la vit s'enfoncer dans une rue perpendiculaire, plus étroite que la sienne. Ce bref aperçu conforta Ered : elle correspondait très bien à la description qu'on lui en avait fait, silhouette, démarche et tout. Bien sûr il devait se montrer prudent. Déjà parce qu'il ne tenait pas à reproduire les erreurs qui avait conduit ce pauvre elfe à l'échafaud ce jour-là. Ensuite parce qu'il n'avait pas envie de mourir dans une ruelle mal fréquentée simplement parce qu'il avait abordé le mauvais assassin. Les Corbeaux d'Antiva en seraient ravis mais Ered n'était pas venus pour leur faire plaisir, au contraire. Un très mince sourire déforma ses traits placides, puis il s'engagea à la suite de la jeune femme dans la rue qu'elle avait empruntée un peu plus tôt. Il effaça son expression satisfaite lorsqu'elle se retourna, trop tôt à son goût. Il y avait du mouvement derrière eux et Ered se retourna brièvement pour s'assurer qu'ils n'était pas suivis.
Pris en filature alors qu'il prenait en filature, ça aurait été trop ridicule pour qu'il n'en entende pas parler jusqu'à la fin de ses jours.
La vérification faite, il se retourna vers la jeune femme qui l'avait remarqué.
Aneth ara, salua-t-il poliment à la manière des elfes.
C'était peut-être un poil familier comme première salutation, mais il n'allait pas la jouer subtile, c'était pas son genre. Si leur chef avait voulu gérer l'affaire avec diplomatie il aurait envoyé Leevan sur cette mission, pas lui. Ered supposait que son manque de tact – disons, sa franchise innée – serait apprécié. Il leva les mains devant lui pour signifier qu'il n'était ni armé ni mal intentionné.
– On ne se connaît pas mais j'ai un message pour toi.
Si tu es bien la personne que je crois, faillit-il ajouter. Mais de près c'était encore plus évident et il comprenait pourquoi Bormir avait dit "Mien'harel veut qu'elle quitte les Corbeaux". L'elfe, Dalatienne a priori, n'avait pas les traits d'une assassin et c'était exactement pour cette raison qu'elle était probablement très bonne dans ce qu'elle faisait. Si Ered l'avait croisée dans d'autres circonstances, au hasard pas dans une ruelle étroite de Val Royeaux, il lui aurait probablement demandé ce qu'elle faisait là et si elle était perdue. Et pourtant il n'était pas du genre à jouer les bons samaritains. Il se garda tout de même de mentionner directement son nom et sa mission, au cas où il faisait fausse route, et préféra d'abord jauger la réaction de l'assassin.
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Posté Ven 1 Déc - 8:51
Il n'y a pas meilleure liberté que celle d'être constamment sous-estimée. Les traits, la tenue et la silhouette insignifiante d'Ethel étaient donc le camouflage ultime parmi la foule d'humains de Val Royeaux. Enfin, c'était ce qu'elle croyait. Visiblement, elle n'était pas si introuvable que ça.
Ethel se tendit. C'était une sorte de réflexe chez elle - toujours s'attendre à la confrontation, ne jamais trop relâcher son attention, tout en se donnant des airs d'indifférence. Elle faisait partie de cette classe de personnes qui trouvaient que l'on n'était jamais trop prudent - ainsi vivait-elle dans un état de constante anxiété. Enfin, elle préférait appeler cela de la vigilance. Être un Corbeau que tous les mercenaires des alentours préféreraient voir morte (à raison) a tendance à avoir des conséquences néfastes sur votre vie sociale.

- Aneth ara, répondit Ethel après une seconde inutile à dévisager l'elfe en face d'elle.

Enfin, pas n'importe quel Elfe : l'un des siens. Les sonorités confortables de sa langue d'origine lui revenaient comme si elle avait quitté son clan hier. Jadis, elle aurait pu se tenir droite devant une telle personne — chasseuse de renom, talentueuse guerrière, traqueuse manifeste — Ethel aurait été fière de saluer un de ses frères. Au lieu de ça, elle se contentait de les observer de loin, pétrifiée par la culpabilité.

Elle ignorait à quel point ce message était important et ce dont il était question, mais dans tous les cas, deux elfes plantés là à discuter dans une ruelle louche n'était pas le summum de la discrétion, surtout vu le climat actuel. Les Dalatiens à Val Royeaux étaient aussi rares qu'un bon repas à Ferelden ; elle commença à marcher à une allure tranquille, aussi naturellement que si elle venait simplement de retrouver une connaissance, l'invitant simplement à la suivre. Elle poursuivit d'un ton neutre, mais pas hostile :

- J'avais deviné, les gens comme nous ne sont pas courants par ici... Je t'écoute.

Ethel considéra l'elfe qui marchait à côté d'elle d'un coup d'oeil : de la concurrence ? Il avait eu le pas assez furtif pour attiser sa méfiance, après tout. Cependant, quelque chose dans la dégaine ou le comportement de l'inconnu lui disait que ce n'était pas les contrats ou les menaces habituelles, mais quelque chose d'autre - quelque chose d'intéressant.
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Posté Dim 3 Déc - 22:29

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9:42 + Val Royeaux Ered emboîta aisément le pas de la jeune femme, en jetant un dernier regard méfiant dans leur dos. Il n'y avait personne pour le moment mais Val Royeaux était trop grande, trop peuplée pour que ses rues, même les plus étroites, restent indéfiniment vides. Les deux Dalatiens firent quelques pas en silence, Ered perçut le coup d'œil discret de son interlocutrice mais ne parla pas tout de suite, déjà satisfait de ne pas avoir reçu une lame entre les côtes – ce qui pouvait, bien sûr, encore changer – et rassuré de savoir que la jeune femme se montrait assez méfiante, disons plus que lui qui n'avait pas pour habitude d'évoluer discrètement dans une cité. Ered préférait les grands espaces, on se sentait moins à l'étroit dans les forêts et les buissons faisaient de très bonnes cachettes.
– J'ai une question. Le travail que tu fais... est-ce qu'il te convient ?
Ils avançaient au même niveau, Ered accordant ses pas sur l'allure tranquille de la Dalatienne. La question pouvait sembler absurde, surtout quand on connaissait Ered et son niveau de sollicitude face à un étranger – bien que les vassalin de la jeune femme lui valaient directement sa sympathie – d'ailleurs c'était demandé sur un ton très neutre. Les mots sonnaient plus comme une constatation que comme une question. Ered savait parfaitement qui étaient les employeurs de la jeune femme. Et il connaissait assez d'assassins pour savoir que ce n'était pas le travail en lui-même qui les intéressaient. À moins d'être des psychopathes. Mais il avait bon espoir qu'Ethel ne soit pas une psychopathe.
– C'est une question un peu personnelle, je te l'accorde. Je ne suis même pas sûr que la réponse m'intéresse. L'important, c'est que toi, tu saches pourquoi tu fais ce que tu fais. Si c'est l'argent qui te motive, j'imagine que tu seras parfaitement heureuse jusqu'à la fin de tes jours avec, hm, les oiseaux. En revanche, si tu cherches un sens plus profond à ce que tu fais... Il haussa les épaules et se retourna légèrement vers elle, sans cesser d'avancer : Dans ce cas là, j'aurais une proposition.
Et dans ce cas-là, ton avis m'intéressera. Si son ami Leevan avait été là il aurait immédiatement repéré qu'Ered n'avait absolument pas préparé son texte, et pas seulement parce que "préparer" ne faisait pas partie de son vocabulaire quand il s'agissait d'aligner plus de deux phrases à la suite. Mais Ered continuait d'avancer en affichant un air simplement poli et il était bien le seul à se demander si lâcher de but en blanc le nom de Mien'harel serait choquant ou si ça lui ferait gagner du temps.
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Posté Lun 4 Déc - 12:38

Même si l'elfe ne transpirait d’aucune raillerie, Ethel sentit la honte s’emparer d’elle. Elle s'était exilée ici à Orlaïs pour une raison : n'avoir de comptes à rendre à personne et continuer de vivre son insignifiante existence d'assassin. Et si quelque chose pouvait bien désamorcer son contrôle, c’est l’inanité qu’elle infligeait à sa propre personne — Ethel se laissait exister sans but précis, si ce n'était celui de veiller à sa propre survie. Une existence insignifiante dans le grand schéma de la vie.

- Je me suis installée ici il y a trois ans et tous les shems pleins aux as de Val Royeaux n'ont pas cessé de me fournir en liquide depuis, répondit-elle avec un sourire. Une expérience lucrative, mais un peu terne.

Il y avait presque une once de lassitude dans sa voix, mais difficile de distinguer s'il s'agissait d'un réel accablement ou d'une blague. Franchement, elle hésitait à lui demander ce qui leur avait pris autant de temps pour venir vers elle. Depuis cette mission où elle était entrée en contact avec des assassins elfiques, Ethel leur avait fait les yeux doux pour en savoir plus sur leur organisation, sans grand succès. Elle s'était imaginée pouvoir en savoir plus, mais elle n'avait revu aucun de ces mystérieux elfes depuis. Elle en avait juste conclu que son type de travail ne les intéressait pas et s'était assez rapidement résignée.
Elle ne pouvait continuer indéfiniment à vivre comme ça, à piquer le boulot des mercenaires locaux et à contrarier tout ce qui bougeait pour assurer sa propre survie. Bien sûr, elle aimait être seule par-dessus tout, mais ce n'était pas comme avec ce train de vie qu'elle allait vivre longtemps. Combien de temps avant que ses ennuis deviennent sérieux et que quelqu'un se décide à se débarrasser d'elle une bonne fois pour toutes ?

- Les oiseaux sont assez, hum, tatillons à propos de la loyauté, poursuivit Ethel. Un bel euphémisme pour dire qu'elle allait au devant d'ennuis si sa loyauté envers les Corbeaux vacillait. J'imagine que ce que tu as à me proposer est à la hauteur d'un tel risque - je ne tiens pas à me retrouver tuée par l'un des miens au fond d'une ruelle comme celle-là.
Elle sembla hésiter un instant. Oh, et puis merde.
- Mais... ce que tu dis m'intéresse.

Elle rendit son regard à l'inconnu, suspendue malgré elle aux prochains mots qu'il allait prononcer. Ethel avait longtemps rêvé d'une rencontre de ce type — ne la voyait-elle cependant peut-être pas coincée entre les murs sales d'une petite rue, l’important était qu’elle ait finalement lieu.
Une porte s'était ouverte à la volée, elle comprit qu'ils avaient voulu lui donner une chance ; elle n'avait qu'à la saisir, faire les bons choix.

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Posté Lun 11 Déc - 18:20

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9:42 + Val Royeaux Ered se tourna légèrement vers son interlocutrice pour écouter sa réponse. Il y avait de l'ironie dans sa situation, ou plutôt dans celle de ses employeurs. Penser que les riches shemlens avaient besoin des elfes pour effectuer leurs sales besognes, penser qu'ils les payaient – à Tévinter, on ne s'offrait pas les services d'un assassin elfe, on avait des esclaves pour cela aussi – des Orlésiens qui plus était, qui employaient les elfes après leur avoir volé la Dalatie... Une partie d'Ered se révoltait à cette simple idée, l'autre espérait qu'Ethel avait dépouillé beaucoup de riches nobliaux sur leur demande. Mais les elfes valaient mieux que cela, et les nobles de Val Royeaux pouvaient bien s'entretuer sans eux. Ethel valait mieux que cela.

Bien sûr, les Corbeaux le savaient, et ils n'apprécierait pas l'initiative de Mien'harel. Ethel pouvait, effectivement, finir sa vie dans une ruelle comme celle-ci si les oiseaux ne doutaient ne serait-ce qu'un peu de sa loyauté. Mais Mien'harel avait attendu avant de la contacter, Mien'harel avait observé, et si Mien'harel avait jugé que le moment était venu, que l'elfe était digne de confiance, digne de les rejoindre, alors Ered savait qu'ils ne la laisseraient pas tomber. Discuter en plein milieu de cette rue, cependant, pouvait s'avérer dangereux. Ered ignorait combien de Corbeaux exerçaient leur art dans la capitale orlésienne, combien pouvaient échapper à son attention ou à celle de son interlocutrice. Il hocha la tête pour signifier qu'il avait compris le message.
– Je comprends ta position. Ma nuvenin, on ne quitte pas les oiseaux comme on quitte un club de lecture, plaisanta-t-il avec un air parfaitement sérieux. Il haussa les épaules : Je ne peux pas balayer tes doutes ou répondre à tes questions dans l'heure, et l'endroit est très mal choisi.
Ce qui était partiellement de son fait. Mais si Ethel acceptait la proposition de Mien'harel, elle aurait inévitablement des questions, et Ered ne pouvait pas y répondre ici. Il n'était même pas certain d'être le mieux placé pour lui livrer toutes les réponses qu'elle cherchait, mais enfin, il ferait de son mieux. Il y avait bien une chose qu'il pouvait dire, cependant.
– Sache seulement que nous ne sommes pas des oiseaux. Nous rejoindre ou nous quitter est un choix qui appartient à chacun, nous sommes tous libres. Ce n'est pas une secte, ajouta-t-il en pinçant les lèvres. Il avait entendu de sales choses sur les Corbeaux d'Antiva mais il préférait ne rien mentionner, des fois qu'Ethel ait les mêmes idées en tête. Je ne peux pas te promettre que notre cause t'inspirera plus que ta vie actuelle, même si j'ai de bonnes raisons de le croire. C'est une chose que tu devras déterminer seule. En revanche ce que je peux te garantir, c'est que nous ne laissons personne en arrière.
Il la fixa droit dans les yeux en disant cela, pour que le message soit clair. Mien'harel ne laisserait pas Ethel se débrouiller seule avec des Corbeaux vengeurs. Ered non plus, et c'était bien une des raisons pour lesquelles on l'avait envoyé porter le message, lui plutôt que son ami Leevan, plus porté sur la diplomatie, moins sur le maniement des armes. Ered fit demi-tour et recula de quelques pas.
– J'ai entendu parler d'une taverne près de la place du marché, "Les Flammes de Notre Dame". J'y serai avec deux amis ce soir, pour discuter. Tu es la bienvenue si tu veux te joindre à nous.
Il la salua d'un hochement de la tête avant de s'éloigner.
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Posté Mar 12 Déc - 21:17
Lorsqu'Ethel poussa la porte des Flammes de Notre Dame, la soirée était déjà bien avancée. Sur l'estrade, un groupe (composé d'un ménestrel qui tenait une mandoline dans chaque main et de deux nains avec une clochette sur la tête qui tapaient à tour de rôle dans celle de l'autre) jouait une ballade entraînante qui ajoutait au vacarme ambiant. Les verres s’entrechoquaient déjà et les regards se croisaient dans le but d’échanger quelques silencieux commerces. Mais l’iris d’Ethel n’en cherchait qu’un.

L'Elfe borgne de ce matin était présent, comme promis, et entouré de deux autres Dalatiens - un type tout fin, la vingtaine à peu près, et une autre Elfe blonde au regard dur. Elle ressentit un certain soulagement : il ne s'agissait pas un piège ou un subterfuge pour l'appâter. Malgré le monde grouillant dans la salle à cette heure-là, le petit groupe passait difficilement inaperçu. Mais à eux trois, ils dégageaient collectivement une aura intimidante pour que la zone autour du coin où ils étaient assis soit étrangement peu fréquentée.
Ethel connaissait bien cette aura : celle des Dalatiens, celle qu'eux seuls savaient déployer pour que leur être entier exprime courtoisement mais sincèrement « dégage, shem ».
Elle se fraya un chemin jusqu'à eux, louvoyant avec aisance parmi la clientèle.

- On dhea'lam, dit-elle simplement en s'asseyant. Elle hésita un moment - devait-elle se présenter formellement ? Elle n'était pas douée pour ces choses-là. Je suis...
- Oui, on sait. Enchantée, je suis Aëlys, coupa l'elfe blonde à sa droite en la gratifiant d'une poignée de main ferme.
- Et je suis Leevan. Enchanté.

Elle salua l'autre Elfe qui était trop loin d'elle pour une poignée de main, et finit enfin par l'homme aux cheveux gras le type au bandeau de ce matin.

- ... et Ered, c'est ça ? Me voici donc.

Elle avait l'air à l'aise dans cet endroit enfumé, prenant place avec un flegme paisible comme si elle était chez elle. En vérité, elle avait passé la journée à attendre ce moment précis, quand elle ne se demandait pas si c'était un piège. Mais heureusement, les oreilles allongées et les vallaslin de ses nouveau compagnons de table apaisaient sa méfiance. Mais avant qu'ils se mettent à discuter, elle avait quelque chose à régler.

- Quatre pintes d'Antivane, s'il vous plaît.

La serveuse qui s'était arrêtée en chemin hocha la tête et repartir. Pas qu'elle ait envie de parler en étant ivre, loin de là. Mais c'était plus agréable de palabrer autour d'une boisson.
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Posté Ven 15 Déc - 19:16

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9:42 + Val Royeaux Ered était assis entre un Leevan préoccupé et une Aëlys qui fusillait du regard tous les shems qui avaient tendance à s'approcher d'un peu trop près de leur table. Le dos au mur, il surveillait du coin de l'œil l'entrée des Flammes de Notre Dame. Parfois il reportait son attention sur ses deux amis, qui échangeaient quelques mots avec un air sérieux, plus concentré que d'ordinaire. L'échec de ce matin les avait mis sur les nerfs. Ered était comme eux, mais ce soir, c'était différent. Il avait un bon pressentiment. Il n'écoutait pas complètement la conversation, préférant se concentrer sur ce qu'il allait dire à Ethel quand elle viendrait (si elle venait), aussi Aëlys lui donna un petit coup de coude pour attirer son attention.
– Ton contact arrive bientôt ?
Ered haussa les épaules. Leevan sourit un peu nerveusement :
– Relax Lys, au moins on passe une bonne soirée.
– Mouais. Excuse-moi de ne pas avoir envie de rapporter un second échec à Bormir.
– Ce ne serait pas un échec vu que ce n'est pas une mission officielle, précisa Ered pour mettre fin au débat stérile. D'ailleurs, elle arrive.
Il fit un petit signe de la tête en direction de l'entrée mais la Dalatienne s'était faufilée entre deux groupes de clients et avait momentanément disparu de leur vue. Il sentit Leevan et Aëlys se redresser légèrement sur leurs chaises à son arrivée. Le plus jeune se montra agréable et souriant, comme à son habitude, tandis que la mage saluait avec un peu plus d'austérité la nouvelle arrivante. Ered se contenta d'un hochement de tête, puisqu'ils se connaissaient déjà. La jeune femme s'assit du côté d'Aëlys et commanda presque instantanément quatre pintes. Pour le coup, Ered se redressa lui aussi sur son siège, quittant la position un peu avachie qu'il avait tendance à adopter à chaque fois qu'il posait ses fesses quelque part. L'alcool ne le rendrait pas plus éloquent, mais cette fois il avait Leevan, et éventuellement Aëlys, pour appuyer ses propos, vendre le projet Mien'harel et du rêve à Ethel.
– Content que tu sois venue, dit Leevan avec un sourire poli, ça fait toujours plaisir de voir de nouvelles têtes et, hum... de nouveaux alliés. Surtout quand ils sont Dalatiens. J'imagine que tu sais qui nous sommes ?
Il jeta un regard circonspect à Ered, comme si ce dernier était incapable de faire son job. Le borgne fronça son seul sourcil valide, avant de se dire que, peut-être, non, il n'était pas sûr d'avoir été très clair. Enfin, il n'allait pas gueuler le nom de Mien'harel dans la rue quand même !
– Dans le doute, on va quand même répondre à toutes tes questions, ajouta le jeune elfe comme s'il avait lu dans les pensées d'Ered, lequel grommela un peu pour la forme.
– J'espère que t'es moins empotée que ces deux-là, parce qu'on aura bien besoin d'une lame efficace, fit Aëlys, le ton dur.
Mais c'était un peu celui qu'elle prenait toujours pour s'exprimer alors Ered avait du mal à savoir si elle plaisantait ou pas. Il donna tout de même une petite tape sur l'épaule de la mage pour lui intimer le silence :
Atish'an (calme-toi), on n'en est pas encore là.
Une fois que leurs intentions seraient claires pour Ethel, une fois qu'elle pourrait prendre sa décision en son âme et conscience, alors là seulement ils parleraient de ce qui les attendaient dans un futur plus ou moins proche. Un léger silence plana lorsque la serveuse qui avait pris leur commande revint leur apporter les quatre pintes d'alcool antivan. Elle leur sourit un peu nerveusement et s'éclipsa presque aussi vite qu'elle était venue. Ered leva sa pinte en direction d'Ethel dans un geste appréciateur :
– Bon choix.
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Posté Sam 16 Déc - 20:08
Ethel décocha un sourire à Ered en levant sa pinte (enfin quelqu'un qui appréciait la VRAIE bière, celle d'Antiva !), puis prit une première rasade alors que la dénommée Aelys manifestait son... grand besoin de trouver des camarades de combat à son niveau, visiblement. En toute modestie - en fait, non, Ethel était dépourvue de modestie quand il s'agissait de son travail - elle n'était pas si mal que ça quand il s'agissait de croiser l'épée, ou plutôt la dague. Sinon, ils ne l'auraient certainement pas contactée. Elle revint à Leevan, le plus jeune de la petite troupe, mais aussi celui qui semblait le plus prompt à la parole.

- Eh bien, je ne sais toujours pas ce que vous faites précisément. Vous êtes une sorte de groupe Elfique, je serais sotte si je ne l'avais pas déjà compris, dit Ethel en prenant une gorgée. Quel est votre domaine d'activité ?

Elle était curieuse de savoir au moins ça. Elle avait même pensé qu'il s'agissait de ces abrutis d'Amis de Jenny la Rousse en apercevant Ered pour la première fois, rapport aux habits et à la démarche de l'Elfe, qui partageait certainement des compétences avec elle. Mais à côté de ses deux camarades, tous les deux visiblement versés dans la magie, elle ne savait plus quoi en penser. Leevan sembla chercher ses mots, puis répondit d'une voix posée :

- Ils sont divers et variés, mais ils ont tous un seul but : la libération des nôtres.

Ethel leva un sourcil, puis se pencha imperceptiblement sur la table, signe d'intêret certain.

- As-tu déjà entendu du soulèvement des Elfes à Halamshiral ? Ou bien de Briala ?
- Oui, bien sûr. Enfin, vaguement...
Leevan baissa le ton, et elle dut se pencher un peu plus pour entendre :
- C'est elle qui est à l'origine de la montée de notre mouvement en Orlaïs, depuis le massacre d'Halamshiral. Elle a tissé un solide réseau d'espions, de domestiques, de servants, qui désirent tous un futur meilleur et de la dignité pour les leurs. De nombreux clans Dalatiens en font aussi partie, dont le nôtre, fit-il en désignant du menton ses deux acolytes.

Elle fixa sa pinte un instant, regardant le liquide brun tournoyer tout en écoutant les explications de Leevan. Cela lui paraissait énorme, honnêtement. Mais dans le regard de Leevan, et celui de ses compagnons, elle lisait quelque chose qu'il était rare de voir dans le milieu où elle évoluait. De la conviction. Une denrée qui s'épuisait avec l'âge.

- Notre organisation s'est d'abord développée passivement, à travers tout Orlaïs, mais plus nous prenons de l'ampleur, plus nous avons besoin de professionnels, de gens capables de se battre efficacement. De plus en plus d'Elfes sont prêts à défier leurs maîtres pour sortir de leur bas-cloître. Et celui qui s'est fait pendre ce matin... eh bien, c'est un dommage collatéral. Une erreur que nous ne voulons plus voir se reproduire.
- Comment ça ? s'enquit-t-elle, perplexe.
- Mien' -
- Tu n'es pas censé dire ça tout haut !
- D-désolé. L'homme qu'il a tué, c'était un de nos ennemis, un humain que nous souhaitions voir mort. Mais il était trop inexpérimenté et la garde est remontée jusqu'à lui. Ce n'était pas un assassin, juste un simple agent, et nous n'avons pas pu le protéger.
- Et c'est pour ça que vous allez piocher chez les Corbeaux maintenant.
- On peut voir ça comme ça, oui, répondit l'Elfe blonde en prenant une gorgée.

Il y eut un moment de silence, pendant lequel Ethel eut l'air un peu absent ; mais elle avait besoin de se concentrer sur un point du décor -en l'occurrence le fond de sa pinte- pour réfléchir. Les mots de Leevan tiraient sur une corde sensible en elle, des idéaux qui s'étaient ternis avec le temps et qu'elle avait rangés dans un coin de son esprit comme de vieilles reliques du temps passé. Elle avait envie d'aller sincèrement vers eux, d'en savoir plus.
Les Elfes n'étaient pas libres. Ils n'étaient pas libres depuis leur défaite face aux Humains bien des siècles auparavant. Ses semblables s'étaient soumis et avaient composé avec ce statut jusqu'à ce qu'il devienne commun. Aux yeux de tous ; aux yeux d'Ethel aussi.
Une autre partie d'elle lui dictait autre chose, de la prudence. Qu'est-ce qui lui disait qu'il ne s'agissait pas d'une bande de fanatiques, bien moins nombreux qu'ils ne le prétendaient et prêts à jouer sur les sentiments d'une innocente tueuse sans but précis pour qu'elle vienne gonfler leurs rangs ?
Bon, il était vrai que le terme "innocente tueuse" était un peu gros. Comme s'il avait lu dans ses pensées, le jeune elfe poursuivit :

- Je ne peux te garantir que nous verrons la fin de ce combat de notre vivant, ni s'il prendra fin un jour. Mais si cette cause éveille quelque chose chez toi, si tu veux prendre part à quelque chose de juste, alors nous apprécierions ton aide, Ethel.
- Je... Non, je vous crois. J'ai déjà rencontré certains des vôtres lors d'une mission, bien que nous n'ayons pas gardé contact. Mais comprends que cela semble un peu gros. Presque trop beau, fit-elle avec un sourire.
Leevan acquiesca.
- Je comprends. Dans tous les cas, la décision t'appartient.
- On va pas te trancher la gorge si tu refuses, ajouta Aëlys.
- Nous voulions te proposer, en premier lieu, de nous accompagner en mission. Comme ça, tu pourras te faire une idée. Et si ça ne te plaît pas, eh bien... Comme ma camarade a dit, c'est ton choix et nous le respecterons.

Tuer pour de l'argent et tuer pour une cause - et de l'argent, elle l'espérait quand même, c'était un choix qu'on lui présentait. Pas que ça, ce qu'elle répondrait impliquerait aussi un changement d'allégeance.
Si elle tombait et mourrait comme une merde au fond d'un fossé, les Corbeaux ne s'en préoccuperaient pas. Peut-être qu'eux, si. L'aspect "tu auras la vie sauve si tu refuses" plaisait beaucoup à Ethel (dont les standards étaient plutôt bas en terme d'employeur, il faut bien l'avouer). Et il y avait un je-ne-sais quoi chez son interlocuteur qui l'incitait à la confiance. C'était un pari à faire - et c'était tout ce qu'elle cherchait, après tout. Que sa vie ait de la valeur aux yeux de celui qui l'employait. Combien de temps encore allait-elle rester là à remplir tous les contrats des nobliaux de Val Royeaux ? Il était peut-être temps de donner à sa vie un semblant de dignité.

- Très bien. J'accepte. Emmenez-moi avec vous, et nous verrons.

Elle leva sa pinte une nouvelle fois, invitant ses compagnons de table à trinquer. Une façon bien particulière de sceller un accord... et de préparer la suite.
PROCHAIN NIV. :
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Posté Lun 18 Déc - 1:25

Dareth shiral, bitches
see you on the other side

9:42 + Val Royeaux Ered était rassuré, finalement, il n'avait pas à prendre en charge l'entièreté de la conversation. En fait il n'avait rien à prendre en charge du tout, il pouvait se contenter de siroter sa bière tandis que Leevan faisait ce qu'il savait le mieux faire : parler. C'était amusant, sans connaître le jeune elfe, on doutait parfois de son utilité au sein du groupe. Ered avait d'autres compagnons, d'autres amis plus habiles que Leevan à l'épée, plus aptes à se défendre en cas de danger, et à imposer le respect par leur seule présence. Même Aëlys, qui faisait bien une tête de moins que lui, effrayait davantage les ennemis par sa seule présence. Mais Leevan était doué avec les mots, même sans le vouloir réellement ; il avait une voix très agréable à écouter qui, associée à son physique de gringalet, mettait aisément en confiance. Et s'il le voulait, s'il le voulait vraiment, Leevan pouvait en user à sa guise pour se montrer persuasif, manipulateur. Cela mettait toujours Ered un peu mal à l'aise, parce que Leevan arrivait parfois à lui donner des idées sans qu'il sache si elles venaient de lui ou si c'était son ami qui les lui avaient mises dans la tête. Souvent Leevan ne faisait même pas exprès. C'était pour cette dernière raison qu'Ered avait une totale confiance en lui, bien plus qu'en Aëlys.
Mais Aëlys était une mage qui tirait sur tout ce qui bougeait, alors c'était normal.
– On va pas te trancher la gorge si tu refuses, disait Aëlys.
Ered hocha sérieusement la tête. Elle lui enlevait les mots de la bouche. Il comprenait qu'il y ait de la méfiance du côté d'Ethel, qui apprenait en une soirée bien trop d'informations. De leur côté ils ignoraient encore exactement à qui ils avaient affaire. Ils lui faisaient confiance puisque leurs supérieurs avaient jugé bon de la contacter, mais ils ne connaissaient pas encore Ethel sur un plan personnel et... professionnel ? Malgré la petite pique d'Aëlys, Ered serait content d'avoir un véritable combattant dans leur petit groupe. Après tout il attaquait essentiellement à distance et Leevan savait manier une dague pour se défendre en cas de nécessité, mais aucun d'eux ne représentait une grande force en combat de mêlée. Dans la configuration actuelle, seule Aëlys s'illustrait avec une technique très offensive.

Evidemment, ils n'agissaient jamais réellement de front, mais c'était toujours bien de savoir se défendre contre l'arrivée inopinée de, disons une garde rapprochée ? Ered fut donc enchanté qu'Ethel accepte leur invitation. Oui parce que chez Mien'harel, on ne t'invite pas à boire le thé, on préfère faire connaissance autour d'une petite tentative d'assassinat, tranquille. L'archer et ses deux amis trinquèrent avec leur nouvelle et potentielle alliée, le cœur un peu plus léger qu'en début de journée. Les choses sérieuses commenceraient dès le lendemain, mais en attendant, ils avaient bien mérité un peu de repos.

Ered, qui avait pris de l'avance pendant que les autres discutaient, fini sa bière en deux gorgées et se leva :
– Nous partons demain pour Ghislain. Si tu as des affaires à régler, c'est le moment. On quitte Val Royeaux à la tombée de la nuit. Rendez-vous aux portes de la ville, ajouta-t-il en regardant ses deux amis.
– Où est-ce que tu vas ? s'enquit Leevan.
– J'ai... des trucs... à faire.
Ered avait l'air tellement embarrassé qu'Aëlys, qui savait bien de quoi il en retournait, lâcha un rire en buvant et cracha à moitié sa bière.
– Etouffe-toi avec le reste, grommela Ered avant de leur tourner le dos.

Fin du RP
Suite de l'aventure : ici

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