Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Jeu 16 Nov - 21:54






◇ Indiscrétion ◇






La matinée avait été plutôt courte, Cullen ayant profité de se détendre et prendre le thé avec Maevaris qui était dans les quartiers des invités au 3ème étage. Pendant ce temps Joséphine était partie à la bibliothèque pour y mener des recherches de son côté. Le commandant jugea alors préférable de s’atteler à la tâche rapidement, laissant alors son malaise de côté.

Il croisa la servante – dont il ne se souvenait plus du nom – qui était venue lui parler la veille. Elle n’hésita donc pas à lui adresser la parole, alors qu’ils étaient seuls dans le couloir de cette grande demeure, ce qui coupa le commandant dans son élan de motivation.





《 - C-Comment vous sentez-vous ? 》





《 -  Mieux.. Beaucoup mieux, merci. 》





《 - Si vous avez besoin de quoi que ce soit… 》

Elle hésita, puis s’inclina avant de reprendre son chemin en se mordillant la lèvre. Elle semblait pressée, où alors elle était sincère en indiquant qu’il lui plaisait bien. D’ailleurs pour remettre cette histoire sur la table, il avait encore quelque chose à faire pour remettre de l’ordre dans cette affaire. Il voulait couper tout soupçons que Mellissandre avait envers lui et son abstention de lyrium. Et manque de chance, il était malin à ce propos.

Il se rendit alors dans sa propre suite et se saisi du flacon qui se trouvait sur le mobilier où l’ébène tévintide avait posé la veille. Il se rendit vers la cheminée et s’y agenouilla, soutenant cet objet du regard. Sa respiration s’accéléra d’un coup, son cœur se mit à battre très fort, mais il détenait encore cette fiole dans ses mains. Il ôta le bouchon et il se retrouvait presque hypnotisé par le flacon, comme s’il devait absolument en boire coute que coute.

Il hésita, succomba, s’arrêta au dernier moment et visa tout le contenu dans le feu qui crépitait dans la cheminée.





《 - aah… Bon sang..  》

Il se dépêcha en revanche de refermer la fiole et de s’appuyer contre le pouf des canapés derrière lui. On dirait qu’il venait de faire le plus gros effort de toute sa vie de templier. Mais avoir la fiole vide dans ses mains était satisfaisant, surtout en sachant qu’il ne venait pas de l’ingurgiter. Mais tout faisait penser qu’il l’avait fait et vérifier le feu était extrêmement difficile.

Un peu plus tard, il décida qu’il était temps de retrouver Mellissandre pour lui parler de son plan pour la suite des événements. Il était peut-être en congé, mais c’était en partie la faute de l’inquisition si sa mère était emprisonnée. Bien que dans le fond, le fait qu’elle soit absente l’aidait à se sentir d’avantage mieux.

Il sorti finalement de sa suite, observa le garde stationné devant le bureau de la mère Alirius – où se trouvait visiblement Mellissandre – puis se demanda si ce n’était pas nécessaire de faire pareil. Le verrou était une chose, mais c’était nettement moins efficace qu’un garde stationné. Réflexion à faire ce soir-là.

Il frappa à la porte, quand le garde s’écarta pour le laisser passer. Il attendit qu’on lui donne l’autorisation d’entrer avant d’ouvrir la porte et d’entrer dans la grande pièce où se situait la tévintide. Elle ne devait pas s’attendre à le voir de sitôt, mais il ne pouvait pas rester de côté simplement parce qu’il avait eu un petit coup de mou la nuit qui précédait cet entretient.





《 -  Bien le bonjour, Dame Mellissandre. 》

Il préféra aller jusqu’au bout en s’inclinant légèrement suite à ses paroles, de manière à non seulement demeurer courtois, mais montrer que la remarque de Mellissandre avant de se quitter ne l’avait pas affecté. Il posa la fiole vide sur la table, pour lui prouver qu’il l’avait bel et bien bue, sans préciser qu’il avait versé le contenu. Elle ne pouvait pas le savoir et encore moins vérifier.





《 -  Si cela peut vous rassurer, je vais bien. Maintenant chose faite, on va pouvoir discuter sérieusement ? 》

Dans le fond, elle ne savait pas trop pourquoi il était là, mais lui était venu pour une bonne chose. Premièrement, profiter de cette situation pour mettre au clair le problème de sa mère, deuxièmement pour pouvoir la convaincre qu’elle avait tort.





《 -  Qu’avez-vous l’intention de faire pour libérer votre mère ? Joséphine étant absente, au moins que je puisse me rendre utile et vous aider. 》

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Posté Jeu 16 Nov - 23:45
Mellissandre n’avait pas beaucoup dormi au final. Pas du tout en fait. Incapable de trouver le sommeil, elle avait finis par retrouver son père pour mettre au point un plan d’action. Elle pourrait se reposer une fois apaisé, consciente qu’elle avait réalisé tout son possible pour sortir sa mère de cette situation.

Une nuit blanche était rarement une bonne idée, mais cela avait au moins eu l’avantage de lui remettre les idées en place. Sans doute parce qu’elle avait rarement eu le privilège de décider par elle même, elle avait rarement été aussi impliquée et donc motivée. Sa détermination était d’acier, et elle se sentait mieux maintenant qu’elle avait écarté toutes pensées et interrogations qui parasiter son raisonnement et son esprit. Au diable l’Inquisition, Corypheus et ce damner Commandant. Tout ceci était une bataille, et elle était décidée à la gagner.

Plongée dans ses pensées, elle releva les yeux vers la porte en la voyant s’ouvrir, surprise à moitié d’y voir Cullen. Polie, elle répondit avec une extrême neutralité à ses salutations.

« Bonjour Commandant, j’espère que vous avez bien dormi », répondit-elle avec un sourire de courtoisie. Sa remarque était presque ironique compte tenu de sa propre situation, d’ailleurs, pour une fois elle ne cherchait absolument pas à cacher sa fatigue. Pas de crèmes, de bains aux herbes relaxantes pour chasser les cernes ou son teint un peu morne. Exceptionnellement, elle les affichait comme un guerrier porte fièrement ses cicatrices, à moins qu’elle n’ait juste pas conscience.

Sa mère aurait sans doute hurler à la voir ainsi, mais à vrai dire, elle ne s’en souciait pas trop. Elle avait négligée les apparences jusqu’au bout, portant sa robe la plus sobre et les cheveux attaché en queue de cheval. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois qu’elle les avait noué ainsi pour être honnête. Même en chignon, elle laissait toujours quelques mèches pour encadrer joliment son visage, mais là il était parfaitement dégagé. A force de se pencher sur des documents, sa chevelure d’ébène lui avait taper sur le système.

L’oeil morne, elle le regarda poser la fiole vite sur le bureau avec un désintérêt flagrant. Tout, elle avait tout occulté dans sa démarche, et tout ceci lui semblait bien futile. Elle avait été une enfant aussi, du genre qui jette ce qu’elle n’aime pas dans un pot de fleur. Peut-être l’avait-il bu, peut-être pas, mais présentement, elle n’avait pas envie de savoir en fait. Mellissandre s’était toujours montrée lunatique, tantôt fragile tantôt condescendante, tantôt inquiétante tantôt fâchée, aujourd’hui, elle était juste d’acier. Ou de glace.

« Vous êtes un grand garçon Commandant, je n’ai pas à vous dire de prendre soin de votre santé, ça devrait être un réflexe à votre âge », rétorqua-t-elle donc en finissant de signer le papier qu’elle était en train de lire. Ce n’était même pas un reproche, plus une constatation. « En tout cas, j’ai besoin de vous en forme pour le procès », conclu-t-elle, comme un avertissement. S’il voulait flirtait avec les malaises c’était son problème – ou celui de l’Inquisition éventuellement – mais il n’avait pas intérêt à interférer dans le sauvetage de sa mère.

D’ailleurs, il avait l’air motivé pour aidé, et il obtint donc son premier vrai sourire de la matinée, elle en posa sa plume pour mieux lui faire face, contournant le bureau avant de s’appuyer nonchalamment contre le bois massif. Ce meuble était si imposant, si solennel, qu’il avait ce don de rendre tout plus impressionnant et sérieux juste par sa présence. Ce n’était clairement pas surprenant que les gens soient si intimidé par sa mère quand elle les recevait de façon formelle. Enfin, au-delà de sa réputation qui la précédait.

En ce moment, elle lui ressemblait un peu, sans doute aurait-elle était son portrait si elle n’avait pas été si négligée.

« Ne nous voilons pas la face, ce procès sera autant un duel de théologie qu’un jeu politique. La foule, la populace, c’est elle que nous devons convaincre de l’existence réelle de Corypheus, les magister ont déjà leur opinion là dessus, et quand bien même, la vérité ne les intéresse pas », expliqua-t-elle brièvement, répondant par la même à sa question. Ils allaient jouer sur les deux tableaux, réunir partisans, éliminer leurs opposants, faire en sorte que le magisterium soit en leur faveur, acquis d’avance.

« Vous avez-vu Corypheus n’est-ce pas ? J’ai besoin que vous en témoignez. Quelque chose de vibrant, de plein d’émotion, une description de son horrible visage corrompu… Je ne doute pas que vous saurez émouvoir les foules », conclu-t-elle avec un petit sourire en coin. Au moins les demoiselles seraient-elles attentives pendant son discours, plus ou moins.

« Je sais que vous n’êtes pas très à l’aise avec la parlote, mais je trouverais un moyen de vous entrainez, vous voulez bien faire ça pour moi ? », demanda-t-elle enfin avec une certaine… gentillesse. Elle ne l’obligeait pas, n’invoquait pas ses responsabilités, cela ressemblait presque à une faveur personnelle. Peut-être parce qu’elle avait passé la matinée à rédiger des lettres de ce types à quelques soutiens instable qu’il fallait réunir.
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Posté Ven 17 Nov - 15:59






◇ Indiscrétion ◇





En arrivant, Mellissandre le salua comme il l’avait fait, avec courtoisie et Bienséance. Cependant vu de leur discussion de la veille – ou du moins plus tôt dans la nuit – cela ressemblait à des pics gratuits. En s’avançant dans la pièce, il cacha son angoisse en sachant qu’il s’agissait du bureau de Marilia. Cependant, il fit mine de ne pas s’intéresser au problème et la suite de la discussion semblait neutre.

Dans l’état actuel des choses, la jeune femme ne semblait pas avoir envie d’animosité actuellement, tant elle semblait extrêmement fatiguée. Au moins, ils étaient deux dans la même situation, mais l’état du Commandant était presque normal, tant cela semblait naturel pour lui. Mellissandre en revanche, devait ne pas avoir prit le temps de se refaire une beauté ce matin-là : Elle arborait une robe d’une sobriété presque étonnante, et ses cheveux étaient coiffés et tirés en arrière. Elle semblait d’avantage stricte, tant on avait l’habitude de la distinguer avec sa chevelure ébène sur les épaules.

Se proposant par pure politesse pour lui venir en aide, l’air de la jeune femme changea du tout au tout, passant de l’indifférence à un certain intérêt. Bien évidemment, quand on lui proposait de l’aider, elle ne pouvait pas refuser. Surtout si cela l’aidait à atteindre son but premier qui à ce jour était de libérer sa propre mère. Son sourire en témoignait, ses yeux qui essayaient en vain de l’esquiver également. Mais Cullen ne bougea pas plus en observant cela et resta d’une neutralité sans égal.

Elle s’avança alors, après avoir posé ce qu’elle avait dans les mains, pour s’approcher de lui et s’installer sur le rebord de son bureau. On aurait dit qu’ils s’étaient échangés les rôles d’ailleurs, d’habitude c’était lui qui passait sa journée assis sur le coin de ce meuble massif.

Il croisa alors les bras quand elle commença son explication.





《 - Ne nous voilons pas la face, ce procès sera autant un duel de théologie qu’un jeu politique. La foule, la populace, c’est elle que nous devons convaincre de l’existence réelle de Corypheus, les magister ont déjà leur opinion là dessus, et quand bien même, la vérité ne les intéresse pas 》





《 - Je me doute. Nous devons dans ce cas mener le débat, seulement avez-vous des suggestions à ce propos ? 》





《 - Vous avez-vu Corypheus n’est-ce pas ? J’ai besoin que vous en témoignez. Quelque chose de vibrant, de plein d’émotion, une description de son horrible visage corrompu… Je ne doute pas que vous saurez émouvoir les foules 》

Le Commandant avait vu Corypheus mais pas d’aussi près que l’inquisiteur. Cela était délicat de devoir le décrire avec autant de détails dont il n’était pas vraiment certain.





《 - Vu, c'est un bien grand mot... Je peux essayer, mais je doute que la simple description de cette engeance suffise comme preuve. La bonne parole ne suffit pas dans un cas comme celui-ci, et en parlant de cela, Joséphine sera plus douée que moi pour résoudre cette affaire. 》

Il avait complètement ignoré les vannes sur sa capacité à rendre les dames folles de lui. Ce n’était absolument pas de sa faute, et il se demandait bien ce qu’elles lui trouvaient dans le fond. Charmant peut-être mais il ne fallait pas exagérer.





《 - Je sais que vous n’êtes pas très à l’aise avec la parlote, mais je trouverais un moyen de vous entrainez, vous voulez bien faire ça pour moi ? 》





《 -  .. Pour vous.. ? 》

Il détacha son regard du sien pour faire un quart de tour sur le côté et rire jaune quelques secondes. Ce qu’elle pouvait gratter là où elle le pouvait tout de même. Mais limite, il trouvait louche que ce soit lui et pas Joséphine qui s’en charge.





《 -  Je vous en prie.. Je serai plus utile à tenir compagnie à ces dames que de convaincre les tévintides d’une chose dont moi-même j’ai de la peine à décrire. Il faisait nuit et j’aidais à évacuer les civils quand l’inquisiteur est tombé sur Corypheus. Certes, j’ai eu accès aux rapports quand ceux-ci furent établis, mais ce serait risqué que je ne puisse pas défendre l’idée jusqu’au bout s’il advenait que l’on me pose des questions trop précises. 》

D’une certaine façon si elle souhaitait que se soit sa mère qui y passe c’était son problème pas le sien. Mais c’était l’inquisition qui était en jeu également, d’où le fait qu’il ne devait pas faire d’erreur.





《 -  Je pense que vous ne vous inquiétez pas vraiment pour mon « élocution », je sais m’y faire avec mes hommes, mais ça c’est clairement le domaine de Joséphine je ne peux pas m’en mêler. Cependant je peux vous proposer une autre idée si vous tenez tant à ce que l’on témoigne. 》

Ils avaient plusieurs jours devant eux, et ils pouvaient aisément prendre le temps de faire témoigner un Venatori qu’ils avaient à Fort Céleste. Sans oublier que l’inquisiteur s’y trouvait avec Dorian à l’heure actuelle. Cette histoire avec Alexius pouvait les aider en fin de compte.





《 - Ragnar et Dorian ont tous les deux déjoués les plans du Magister Alexius il y a quelques temps avant que l’on rejoigne Fort Céleste. S’il faut faire témoigner, nous avons encore un Venatori en attente de son jugement au Fort. Je peux sans autre envoyer un corbeau à l’inquisiteur pour qu’il réponde aux bonnes questions et on aura la réponse d’ici à 1 ou 2 jours avant le jugement de votre mère. Après seulement, je parlerai au nom de l'inquisiteur si cela vous enchante.  》

Cette solution était la plus simple et il avait clairement l’intention de l’obtenir pour prêter main forte à Joséphine lors du débat. En faisant parler Ragnar ou dans le meilleur des cas, ce Alexius qu’ils connaissaient au sein du Magisterium, tout irait pour le mieux.





《 - Alexius était connu au sein du Magisterium j’imagine ? Le faire parler est une solution pour convaincre les gens présents dans la salle et gagner ce procès. La vérité ne les intéresse peut-être pas, mais autant se montrer cohérent. 》

Durant toutes ses réflexions il se déplaça machinalement dans la pièce, d’un pas lent, les yeux fixés sur le sol tant il était absorbé par ses pensées. Puis il se retourna vers Mellissandre, obtenant ainsi son attention.





《 - Qu’en dites-vous, ce ne serait pas plus judicieux, comme méthode ? 》

De son avis ou non, il avait clairement l’intention d’écrire à Ragnar durant la journée et têtu comme était le Commandant, il maintenait son idée peu importe sa décision.

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Posté Dim 19 Nov - 11:38
Mellissandre pencha la tête sur le côté, songeuse face aux arguments de Cullen. Elle ne savait pas s’il cherchait des excuses pour se défiler ou si il était sincère mais dans tous les cas, il n’avait pas tort.

« J’ai pensé que le récit d’un Commandant serait plus crédibles que celui d’une ambassadrice. Même si elle l’a vu aussi, les convenances veulent qu’elle se soit mis à l’abri pendant que vous combattiez – même indirectement – Corypheus, vous êtes donc plus légitime à leurs yeux que Joséphine, surtout que justement, c’est son rôle de faire des récits, les gens s’en méfieront davantage », expliqua sobrement pour justifier son choix de lui demandait à lui en premier.

Cependant, il semblait vraiment motiver à l’aider car il lui parla lui même d’une alternative, elle y avait brièvement songé sans réussir à déterminer à quel point c’était une bonne idée.

« Alexius... », répéta-t-elle songeuse alors qu’il lui faisait un résumé des événements qu’elle connaissait pour les avoir entendu de la bouche de ses compatriotes.

« C’est vrai qu’il était estimé au sein du magisterium », confirma-t-elle, impliquant par la même qu’elle était d’accord avec son idée. Distraite, elle se mit à pianoter sur le bord du bureau avant d’en faire le tour.

« Il sera difficile de prouver la légitimité du récit. Même s’il le signe, nos détracteurs pourront toujours clamer qu’on l’a forcé… Pour autant, l’idée est bonne. Même avec ce doute raisonnable, ses mots auraient plus de poids que ceux d’un membre de l’Inquisition a part entière car il est tévintide… De toute façon, à moins que Solas et Maevaris ne trouvent une preuve irréfutable, notre argumentation reposent sur l’accumulation de témoignages, un de plus nous sera toujours bénéfique », conclu-t-elle en se penchant pour noter quelques mots peu soigneux sur le document qu’elle lisait en arrivant. Sa liste de choses à faire, et elle était bien longue. Étrangement, il l’avait vu dans un bon nombre de situations compromettantes et rocambolesque, mais ainsi sérieuse et rigoureuse, c’était une première. Comme s’il fallait attendre qu’elle soit dans son univers pour exprimait un aspect pourtant saillant de sa personnalité. Elle avait toujours était une fille docile et appliquée.

Toujours à moitié perdue dans ses pensées, elle releva les yeux vers le Commandant tandis que ses cheveux noués glissaient nonchalamment le long de son épaule.

« Je vous laisse donc écrire à l’Inquisiteur pour réclamer son témoignage et celui d’Alexius. Si vous avez besoin d’arguments pour le convaincre, vous pourriez peut-être parler à son fils, Felix ? Il en a toujours été complètement gaga. Je sais qu’il ne se sent pas bien à cause de sa maladie, il n’a pas pu venir hier, mais je pense qu’il serait ravis de recevoir un membre de l’Inquisition. C’est le premier à avoir dénoncé les actes des venatori devant le magisterium après tout… », expliqua-t-elle avec un sourire un peu effacé, lointain, comme si le poids de sa fatigue pesée sur ses lèvres.

L’entretien était finis, ou pas. Elle n’avait pas baissé les yeux, comme si elle avait quelque chose à dire sans pourtant prononcer quoi que se soit. C’est dans ce moment de flottement que son père fit irruption dans la pièce, manifestement agité.

« Mellissandre... », commença-t-il d’une voix empressée, contrastant avec les petits surnoms dont elle était habituellement affublée.

Apercevant Cullen, il se figea et fronça les sourcils, lui faisant comprendre qu’il souhaitait un peu d’intimité. Toutefois, Mellissandre aussi lui jeta un regard sévère qui indiquait le contraire : elle ne voulait pas qu’il sorte de la pièce.
D’ailleurs, son corps s’était raidit, et son expression glacée, preuve qu’elle se réfugiait dans une froide neutralité pour occultait une contrariété bien plus profonde.

« Je suis occupée papa », déclara-t-elle sèchement toujours aussi droite.

« Melli, il faut qu’on parle », tenta-t-il d’une voix plus douce alors qu’il était normalement l’incarnation de la sévérité.

« Non, pas maintenant », répondit-elle encore plus cassante.

Hésitant, Octavius finit par secouer la tête avant de sortir, non sans avoir jeté un regard mauvais à Cullen, comme s’il était la cause de cette froide dispute à laquelle il avait pourtant assisté malgré lui.

Dès que la porte fut refermée, Mellissandre se laissa lourdement tombée sur son fauteuil en soupirant bruyamment, au bord des larmes.

Elle avait été bien secouée par ses révélations plus tôt dans la matinée, une raison de plus pour se concentrer uniquement sur le procès de sa mère, mais elle aimant tant ses parents, elle était si proche d’eux. Faire sa crise d’adolescence à son âge, ce n’était pas facile. En prime de tout ce qui s’était passé, la fatigue n’aidait pas à tenir ses nerfs en laisse pour empêcher ses larmes de couler.

« Navrée pour cette interruption », tenta-t-elle maladroitement en essuyant ses yeux d’un revers de main. « Nous disions ? »
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Posté Dim 19 Nov - 23:38






◇ Indiscrétion ◇





Sa déclaration fit mouche quand le Commandant énonça le fameux témoignage du Tévintide. Il avait souvenir que Ragnar attendait encore avant de lui faire passer son jugement, alors avant que cela soit fait, il faudrait obtenir ses témoignages, de gré ou de force.





《 - Alexius... C’est vrai qu’il était estimé au sein du magisterium 》





《 - Raison de plus, non ? 》


Il regagna sa place initiale alors que la jeune femme s’en retourna derrière le pupitre. Il gardait les bras croisé et un regard soutenu, très diplomatique et sérieux. Quand il parlait affaire il ne faisait pas les choses à moitiés et il préférait cela à ses discussions habituelles avec elle, surtout après ce qu’il lui aurait soi-disant dit durant la nuit.





《 - Il sera difficile de prouver la légitimité du récit. Même s’il le signe, nos détracteurs pourront toujours clamer qu’on l’a forcé… Pour autant, l’idée est bonne. Même avec ce doute raisonnable, ses mots auraient plus de poids que ceux d’un membre de l’Inquisition a part entière car il est tévintide… 》




《 - Forcé ou non, il est sous l’autorité de l’inquisition et en attente de son jugement. Ils le savent au Magisterium qu’il a commit un crime et qu’il doit être puni. Un témoignage de la part d’un Venatori aura d’avantage de poids que celui de l’inquisiteur, comme vous dites. 》





《 - De toute façon, à moins que Solas et Maevaris ne trouvent une preuve irréfutable, notre argumentation reposent sur l’accumulation de témoignages, un de plus nous sera toujours bénéfique 》




《 - Tout à fait. 》


Il s’inclina alors, le geste accompagnant la parole. Il profita alors de regarder un peu la pièce, attendant que Mellissandre termine son écrit avant de rendre son verdict. Après tout, ici, il était sous l’autorité des Alirius et Joséphine avait indiqué qu’il était important de respecter leurs hôtes, que ce soit pour les affaires ou pour les aider. C’était important pour garder une bonne entente avec eux.





《 - Je vous laisse donc écrire à l’Inquisiteur pour réclamer son témoignage et celui d’Alexius. Si vous avez besoin d’arguments pour le convaincre, vous pourriez peut-être parler à son fils, Felix ? Il en a toujours été complètement gaga. Je sais qu’il ne se sent pas bien à cause de sa maladie, il n’a pas pu venir hier, mais je pense qu’il serait ravi de recevoir un membre de l’Inquisition. C’est le premier à avoir dénoncé les actes des venatori devant le magisterium après tout… 》




《 - Ce sera fait au plus tôt. Je vais me renseigner auprès de … 》


Soudain la porte s’ouvrit et Cullen détourna la tête vers cette dernière pour y découvrir Octavius, le père de Mellissandre, qui entra sans se soucier de ce qui se passait dans cette pièce.





《 - Mellissandre... 》


Il s’interrompit, visiblement, en voyant que l’attention des occupants de la pièce était braquée sur son arrivée. Sans vraiment savoir pourquoi, il lança un regard sévère à Cullen pour lui signifier qu’il devait quitter les lieux. Il s’apprêtait à effectuer les politesses avant de s’exiler de cette pièce quand Mellissandre réagis bien avant lui.





《 - Je suis occupée papa 》




《 - Melli, il faut qu’on parle 》





《 - Non, pas maintenant 》

La discussion était sèche et particulièrement tranchante entre les deux, ce qui n’échappa pas au Commandant. Mellissandre, qui était très à cheval sur la relation familiale et sur la solidarité de cette dernière, était visiblement en pleine dispute avec son père. Cullen fronça les sourcils, cherchant visiblement à comprendre la situation, tout en restant muet.

Son père, lui, n’insista pas et tourna les talons en secouant la tête. En partant, il s’attarda sur Cullen qui ne bougea pas, le suivant lui aussi des yeux, puis quitta la pièce. Il n’était pas évident de deviner ce qui se passait dans sa tête, mais visiblement le Féreldien dérangeait son hôte qui ne manqua pas de le lui faire remarquer. La porte refermée, son regard revint sur Mellissandre qui semblait dans tous ses états.





《 - Navrée pour cette interruption… Nous disions ? 》




《 - Cela avait l’air important… 》


Sans vouloir trop s’immiscer dans les affaires de famille de la jeune femme, le Commandant regarda une nouvelle fois la porte, conseillant indirectement à Mellissandre de recevoir son père en séance.





《 - Bon, je.. J’ai du travail qui m’attend. Je coordonnerai avec Maevaris pour la suite quand elle sera rentrée. 》


Il n’avait pas vraiment autre chose à rajouter, et pour lui il était temps de s’éclipser. De laisser Mellissandre régler ses différents avec son père vu à quel point cela avait l’air urgent. Il s’inclina légèrement et parti en direction de la porte. Mais en s’approchant de cette dernière, qui semblait toujours aussi lourde que celle des autres pièces de la maison, il se retourna alors vers elle.





《 - Ce n’est rien de grave, j’espère ? 》


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