PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
— DISPONIBILITÉ RPs : ✗ Indisponible
— PRÉSENCE : Aussi fluctuante que la morale d'Ered /crève
— MISSIVES : 150
— PRESTIGE : 276
— CRÉDITS : (art) saltygambler (icon) M_B

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatien des Marches Libres
— ÂGE : 34
— PROFESSION : Archer, rôdeur
— FACTION : Mien'harel
— ARMES : Un arc long et une dague, "Asha"
— AMOUREUSEMENT : En couple avec Asha
— O.SEXUELLE : Hétéro
Posté Mar 14 Nov - 18:48


UNE LEÇON SUR LA TOLÉRANCE ET LE RESPECT
(#ça tourne mal)
9:42 Académie de Val Royaux Ered faisait les cent pas devant une porte de service en jouant nerveusement avec sa dague, Asha. Le plan était simple, il aurait dû se dérouler sans accroc, et pourtant ses amis n'étaient pas au point de rendez-vous. Il aurait pu y avoir mille et une raisons pour lesquelles Leevan et Aëlys avaient du retard, mais Ered était fatigué d'élaborer tous les scénarios possibles et inimaginables dans sa tête, et plus encore d'arpenter en long et en large le sol joliment pavé qui bordait les alentours de l'université. Tout à Val Royaux était joliment pavé, mais c'était comme tout le reste en Orlaïs : en y regardant bien, on trouvait pas mal de saletés dans les recoins. Ered retint un grognement exaspéré et poussa la porte de service. Il se retrouva dans les cuisines de l'université et l'effervescence qui régnait là, non content de le rendre complètement invisible, lui donna un étrange sentiment de sécurité. L'environnement était familier. En temps normal, cette simple idée l'aurait agacé, mais ce jour-là, Ered comptait bien mettre à profit ses désagréables souvenirs de jeunesse. En suivant le flot des domestiques qui revenaient les bras chargés de linge sale, il trouva une réserve de nappes ou de... de draps ? Les académiciens dormaient-ils sur place ? Ered n'en avait aucune idée, c'était la première fois de sa vie qu'il mettait les pieds dans une université, mais là où il y avait de l'aristocratie il y avait de la domesticité, et ça, c'était un domaine que l'elfe maîtrisait. Il trouva ce qu'il cherchait, à savoir un tablier, qu'il enfila après avoir enlevé son manteau et tout ce qui pouvait lui donner l'air louche s'il arpentait les couloirs de l'académie, à commencer par son arc long. Il l'emballa dans son manteau pour le cacher dans un recoin de la buanderie, et glissa Asha entre son tablier et sa ceinture. Parce qu'il n'allait évidemment pas se séparer de sa lame. Jamais de la vie.
Ainsi paré, Ered remonta dans les étages de l'université pour se mêler aux étudiants et aux professeurs. L'endroit sentait le vieux bois, le renfermé et les livres poussiéreux, un peu comme le bureau de son ancien maître, Lafvin. Ered se forçait à marcher en regardant ses pieds et pas les shemlens à l'air hautain et pédant qu'il croisait à chaque recoin du bâtiment. Il trouva le bureau du professeur Herreyn Priam sans mal, c'était celui d'où perçait une conversation animée, qui hérissa Ered lorsqu'il reconnut les voix de Leevan et Aëlys. Cette dernière était tout sauf délicate, mais il attendait un peu plus de discrétion de la part de Leevan. Ered frappa à la porte en jetant des coups d'œil inquiet autour de lui, comme si une armée de gardes allait débarquer d'un moment à l'autre dans le couloir. Immédiatement, le silence se fit dans la pièce. Quelqu'un déverrouilla la porte et Ered porta instinctivement la main à sa dague, enfin à son tablier. La porte s'entre-ouvrit sur Aëlys, ou plutôt sur son bâton de mage, qu'elle tenait à cinq centimètres du visage d'Ered. Il tiqua.

– Ne pointe pas cette chose sur moi.
– Désolée, Felassan, marmonna à contre-cœur Aëlys en le laissant passer.

Elle referma immédiatement la porte sur lui et Ered regarda autour d'eux. Il comprit immédiatement d'où venait le brouhaha incompréhensible et pourquoi ses amis étaient en retard. Cette mission était une catastrophe.

– Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ered ne désignait rien en particulier, en fait tout ce qui était dans cette pièce pouvait être sujet à question. Pour commencer, il y avait beaucoup trop de monde dans le bureau du professeur Priam. Ce dernier, noble Orlésian de son état, était assis derrière son bureau, les mains à plat sur un petit tas de papier posés devant lui. Ered nota que ses doigts tremblaient. (Bien.) Derrière lui, Leevan tenait sa dague au-dessus de l'épaule de l'érudit, la lame tournée vers sa gorge. Son autre main était dans son dos. Il avait l'air nerveux. (Moins bien.) Aëlys montait la garde devant la porte en serrant son bâton entre les mains, et Ered remarqua qu'elle avait gelé le verrou au moins une fois. Il y avait trois autres personnes dans la pièce, dont au moins deux domestiques, des elfes qui plus était, autant dire que ce n'était pas le genre de témoins qu'on pouvait sacrifier aussi aisément qu'un shemlen qui l'aurait mérité. (Au hasard, Priam.)

– Des complications, répondit Leevan de sa voix calme, au moment où Aëlys disait avec conviction :
– Une prise d'otages.
Mana, ma halani, Mythal, ait pitié de moi, marmonna le borgne en se pinçant l'arête du nez.

La mission était censée se dérouler simplement : on arrêtait un noble odieux qui maltraitait ses domestiques elfes au nom de Mien'harel. On l'appréhendait à son bureau et non pas chez lui pour rendre les choses plus aisées. On trouvait des preuves de sa culpabilité et on l'éliminait pour en faire un exemple. Simple. Rapide. Efficace. À quel moment les choses avaient-elles pu déraper ?

– Il fait beaucoup trop de bruit, expliqua Aëlys en s'appuyant contre la porte.
– Je vous demande de me relâcher ! protesta le shemlen.
– Tu vois ? Je l'ai à peine touché, il s'est mis à hurler comme un porcelet qu'on égorge.
– J'ai trouvé des preuves accablantes, signala de son côté Leevan en désignant le tas de feuilles devant le professeur. Il tient une liste très personnelle de ses élèves ; quand ce ne sont pas des shemlens, il le précise dans la marge. Ce n'est pas très pédagogique ça, professeur Priam.

Ered fit un petit signe de la main pour désigner les témoins :

– Du coup, Aëlys et toi, vous vous êtes dit que ce serait l'occasion de donner un cours magistral sur la tolérance et le respect, plaisanta-t-il avec un visage impassible.

Il ne le faisait pas exprès : honnêtement, il hésitait entre éclater de rire ou s'assommer contre le lourd bureau de bois du Professeur Shemlen – il allait l'appeler comme ça.

Les PNJs:
 

PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Ven 17 Nov - 0:14
Il y a des jours comme ça, qui sont des simulateurs de mauvaises journée. Elle s’était levée du pied gauche en marchant sur une plume qui traînée par terre – et qu’elle avait cassée – avant de se cogner le petit doigt de pied sur sa commode. Solas était loin, happé dans ses obligations, et elle même avait eu l’impression d’étouffer à revivre une journée classique de cours. Elle l’avait pourtant fait des milliers de fois, mais tout lui semblait ennuyeux aujourd’hui, les remarques racistes la friser plus que d’habitude et elle avait même haussé le ton avec son directeur de thèse, lasse de ne pas avancer dans ses recherches.

En fait, peut-être qu’au delà d’être de mauvaise humeur, Irisviel se sentait quelque peu… démotivée. Malgré ses progrès en elfiques, sa titularisation en tant qu’enseignante lui semblait toujours si loin, toujours si accessible. Ses ambitions étaient-elles seulement réalisables ?

Vu la matinée exécrable qu’elle avait passé, elle avait au moins songé que cela pouvait être difficilement pire et avait décidé de se rendre auprès du professeur Priam, connu pour être particulièrement insupportable avec les rares élèves elfes de l’Académie, pour négocier une de ses mauvaises notes injustifiée dans sa matière.

Toutefois, alors qu’elle s’apprêtait à frapper à son bureau elle avait entendu des appels à l’aide particulièrement peu viril et c’est ainsi que sous le regard choquée d’une servante et d’un autre étudiant qui passait par là, elle s’était retrouvée embrigadée dans une sordide prise d’otage.

Trop surprise pour être effrayée, Irisviel s’était laissée faire, s’asseyant docilement dos au mur tandis que l’un des commanditaires – un elfe – menaçait le professeur et fouillait dans ses affaires. Apparemment, il avait eu l’air outré de voir écrit « oreilles pointues » à côté de certains noms – dont le sien, même s’il ne pouvait pas savoir que c’était elle – et il avait encore davantage effrayé le noble qui tremblait de tout son corps sous les menaces.

Manifestement, leurs interlocuteurs ne les considérait pas vraiment comme des menaces car il ne les maintenait pas en joug directement, se contentant de quelques coups d’œil éloquent de temps en temps pour s’assurer qu’ils restent à leur place.

Leur état de crise semblait s’éterniser quand quelqu’un frappa à la porte et qu’un domestique – pas du tout crédible pour Irisviel, vu le cache œil de baroudeur qu’il affichait mais les humains avaient cette fascinante faculté à ne pas voir les elfes alentours – fasse son entrer. Il eu droit un topo de la situation sous les offuscations répétées du professeur, mais même s’il semblait respecter de ses camarades, il n’était pas assez brillant pour trouver instantanément la solution miracle à cet prise d’otage rocambolesque.

Quoi qu’il en soit, Irisviel qui n’avait guère l’intention de mourir aujourd’hui avait décidé de faire une formidable carpette, aussi silencieuse et docile qu’une poupée. Malheureusement, le professeur sembla en décider autrement, las du dialogue de sourd – et des moqueries – avec ses agresseurs.

« Irisviel, faites quelques choses, parlez les leurs, ce sont les votre après tout », plaida-t-il en lui jetant un regard désespéré et en même temps pleins d’orgueil et d’injonction. Même dans cette situation, il se permettait de lui donner des ordres. Sans parler du dégoût manifeste alors qu’il parler des siens, comme si sa race avait était une sorte d’insecte au nom peu ragoutant.

« Mademoiselle Mavias », corrigea-t-elle machinalement avec une voix désincarnée d’une personne qui a trop l’habitude de se répéter. C’était stupide, mais comme elle était une elfe, on l’appelait instinctivement pas son prénom, lui retirant le privilège de la politesse du nom. Chose qu’elle ne laissait plus du tout passé depuis quelques années maintenant. Certes, elle n’était pas encore professeure, mais elle en avait toute la légitimité.

« Et au cas où vous n’aviez pas remarqué, je suis pas particulièrement en train de prendre le thé avec eux », ironisa-t-elle en soupirant.

C’était bien du racisme de croire qu’ils étaient comme une grande famille soudée et aimante, les elfes étaient des personnes, ils se blessaient entre eux, se battaient entre eux, avaient des divergences.

« Même si j’adorerais prendre le thé avec vous », ajouta-t-elle à l’attention d’Ered et de ses comparses cette fois, un sourire taquin aux lèvres. Quitte à faire du sarcasme, autant continuer un peu. Encore que ce n’était même pas agressif, juste un peu désabusée.

Vraiment, c’était un sacrée journée de merde.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
— DISPONIBILITÉ RPs : ✗ Indisponible
— PRÉSENCE : Aussi fluctuante que la morale d'Ered /crève
— MISSIVES : 150
— PRESTIGE : 276
— CRÉDITS : (art) saltygambler (icon) M_B

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Dalatien des Marches Libres
— ÂGE : 34
— PROFESSION : Archer, rôdeur
— FACTION : Mien'harel
— ARMES : Un arc long et une dague, "Asha"
— AMOUREUSEMENT : En couple avec Asha
— O.SEXUELLE : Hétéro
Posté Lun 20 Nov - 0:55


UNE LEÇON SUR LA TOLÉRANCE ET LE RESPECT
(#ça tourne mal)
9:42 Académie de Val Royaux Récapitulons : ils étaient dans le bureau d'un professeur qu'ils devaient éliminer sans faire de tache, en compagnie de trois témoins, ce qui compromettait, sinon leur fuite, du moins la discrétion de leur mission. Ered avait beau réfléchir, il ne voyait pas comment ils pouvaient obtenir le résultat initialement escompté. Ils devaient donc faire abstraction de l'imprévu et se focaliser sur une seule chose : quel était l'élément central de leur mission ? La mort du professeur Herreyn Priam. Avaient-ils les moyens de le tuer ? Oui. Tout le reste ne serait que pure improvisation, mais dans la vie, il fallait savoir s'adapter. Ered inspira un grand coup pour garder son calme et détacha son tablier. Leevan croisa son regard. Il lui sembla qu'il avait compris le message, ou du moins ses vagues implications, car il ne réagit même pas lorsque le shemlen prit un des témoins à partie :

– Irisviel, faites quelque chose, parlez-leur, ce sont les vôtres après tout.

Aëlys grommela une insulte en elfique, qu'Ered n'entendit pas distinctement car il était encore concentré sur son échange muet avec son camarade. Mais il se tourna vers les autres elfes lorsque la dénommée Irisviel prit la parole. C'était donc une élève, ou une enseignante ? Pas une domestique en tout cas. Ered glissa l'information dans un coin de sa tête pour y revenir plus tard, alors que la jeune femme répondait avec dignité au professeur. Sa remarque fit sourire Leevan et Aëlys leva les yeux au ciel. Ered ne réagit pas mais cela ne signifiait pas qu'il n'appréciait pas la pointe d'humour ; il aurait été déplacé de rire de la situation, cependant. Son trio manquait bien assez de crédibilité à ses yeux, et à ceux du shemlen aussi, à voir sa réaction.
L'agacement pointait à nouveau le bout de son nez devant l'attitude toujours aussi supérieure du professeur : comment pouvait-on se trouver dans une situation aussi délicate et continuer d'écraser autrui avec une telle ignorance ? Les shemlens avaient vraiment un don. Ils étaient très forts pour se cacher leurs propres vérités, mais venant d'un éminent professeur orlésien, l'aveuglement n'était pas une excuse aux yeux d'Ered. Il regarda les trois témoins tour à tour – la servante, l'étudiant silencieux et Irisviel Mavias – tout en enroulant méthodiquement son tablier dans ses mains, à la fois pour s'imposer au calme et parce qu'il avait encore besoin d'un peu de temps pour réfléchir. Dans la même optique, il s'adressa aux trois autres elfes :

– Pourquoi êtes-vous là ?

La question pouvait sembler inutile mais Ered avait besoin de connaître leur degré d'implication dans la vie du professeur Priam. Si ça se trouvait, ils avaient simplement vu de la lumière – entendu des cris, plutôt – et étaient entrés.

– À part pour prendre le thé, ajouta-t-il à l'intention de la rouquine.
– Je-je... je suis au service du professeur P-Priam, bredouilla la domestique. Je ne faisais que lui apporter son... son thé.
– Ah ! fit Leevan, amusé par la coïncidence, avant de s'adresser à l'étudiant qui n'avait pas encore parlé : Et toi ?

Pendant qu'il s'expliquait, Ered avait fait le tour du bureau. Il se plaça derrière le professeur, qui tourna la tête vers lui pour l'invectiver ou simplement le surveiller, mais Leevan frôla ses côtes du bout de sa dague et le shemlen s'immobilisa. Au moins comprenait-il ce langage-là. Ered profita de son immobilité pour le bâillonner avec son tablier, sous le regard appréciateur du plus jeune de ses compagnons. Priam s'agita mais ses cris étaient à présent étouffés. Cela ne semblait pas l'arrêter : comme tous les shemlens qui ne supportaient pas de voir leurs droits bafoués, et surtout pas par des oreilles pointues, il était tout à fait borné. Aëlys leva son arme, menaçante :

– Tu veux que je le gèle, Felassan ?

Pendant un bref instant, Ered s'étonna qu'elle s'adresse à lui comme s'il dirigeait la mission – ils prenaient généralement toutes leurs décisions ensemble – mais force était de constater qu'Aëlys comme Leevan semblaient soulagés de le voir prendre les choses en main. Ered grogna. Il s'était laissé emporter et maintenant il allait devoir assumer.

– Non, pas de magie, ça enverrait le mauvais message, rappela-t-il avec mauvaise humeur. Sérieusement, il se serait fichu des baffes. Enfin.
– Il a raison. Professeur, il va falloir vous taire par contre, parce que notre nouvel ami a moins de patience qu'Aëlys et moi réunis, renchérit Leevan, ce qui était un honteux mensonge.

Mais cela, Herreyn Priam n'était pas forcé de le savoir, et les témoins qui allaient assister à son trépas non plus.

PROCHAIN NIV. :
Contenu sponsorisé
Posté
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum