— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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Une leçon sur la tolérance et le respect ⊱ avec Irisviel

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MessageSujet: Une leçon sur la tolérance et le respect ⊱ avec Irisviel Mar 14 Nov - 18:48



UNE LEÇON SUR LA TOLÉRANCE ET LE RESPECT
(#ça tourne mal)
9:42 Académie de Val Royaux Ered faisait les cent pas devant une porte de service en jouant nerveusement avec sa dague, Asha. Le plan était simple, il aurait dû se dérouler sans accroc, et pourtant ses amis n'étaient pas au point de rendez-vous. Il aurait pu y avoir mille et une raisons pour lesquelles Leevan et Aëlys avaient du retard, mais Ered était fatigué d'élaborer tous les scénarios possibles et inimaginables dans sa tête, et plus encore d'arpenter en long et en large le sol joliment pavé qui bordait les alentours de l'université. Tout à Val Royaux était joliment pavé, mais c'était comme tout le reste en Orlaïs : en y regardant bien, on trouvait pas mal de saletés dans les recoins. Ered retint un grognement exaspéré et poussa la porte de service. Il se retrouva dans les cuisines de l'université et l'effervescence qui régnait là, non content de le rendre complètement invisible, lui donna un étrange sentiment de sécurité. L'environnement était familier. En temps normal, cette simple idée l'aurait agacé, mais ce jour-là, Ered comptait bien mettre à profit ses désagréables souvenirs de jeunesse. En suivant le flot des domestiques qui revenaient les bras chargés de linge sale, il trouva une réserve de nappes ou de... de draps ? Les académiciens dormaient-ils sur place ? Ered n'en avait aucune idée, c'était la première fois de sa vie qu'il mettait les pieds dans une université, mais là où il y avait de l'aristocratie il y avait de la domesticité, et ça, c'était un domaine que l'elfe maîtrisait. Il trouva ce qu'il cherchait, à savoir un tablier, qu'il enfila après avoir enlevé son manteau et tout ce qui pouvait lui donner l'air louche s'il arpentait les couloirs de l'académie, à commencer par son arc long. Il l'emballa dans son manteau pour le cacher dans un recoin de la buanderie, et glissa Asha entre son tablier et sa ceinture. Parce qu'il n'allait évidemment pas se séparer de sa lame. Jamais de la vie.
Ainsi paré, Ered remonta dans les étages de l'université pour se mêler aux étudiants et aux professeurs. L'endroit sentait le vieux bois, le renfermé et les livres poussiéreux, un peu comme le bureau de son ancien maître, Lafvin. Ered se forçait à marcher en regardant ses pieds et pas les shemlens à l'air hautain et pédant qu'il croisait à chaque recoin du bâtiment. Il trouva le bureau du professeur Herreyn Priam sans mal, c'était celui d'où perçait une conversation animée, qui hérissa Ered lorsqu'il reconnut les voix de Leevan et Aëlys. Cette dernière était tout sauf délicate, mais il attendait un peu plus de discrétion de la part de Leevan. Ered frappa à la porte en jetant des coups d'œil inquiet autour de lui, comme si une armée de gardes allait débarquer d'un moment à l'autre dans le couloir. Immédiatement, le silence se fit dans la pièce. Quelqu'un déverrouilla la porte et Ered porta instinctivement la main à sa dague, enfin à son tablier. La porte s'entre-ouvrit sur Aëlys, ou plutôt sur son bâton de mage, qu'elle tenait à cinq centimètres du visage d'Ered. Il tiqua.

– Ne pointe pas cette chose sur moi.
– Désolée, Felassan, marmonna à contre-cœur Aëlys en le laissant passer.

Elle referma immédiatement la porte sur lui et Ered regarda autour d'eux. Il comprit immédiatement d'où venait le brouhaha incompréhensible et pourquoi ses amis étaient en retard. Cette mission était une catastrophe.

– Qu'est-ce que c'est que ça ?

Ered ne désignait rien en particulier, en fait tout ce qui était dans cette pièce pouvait être sujet à question. Pour commencer, il y avait beaucoup trop de monde dans le bureau du professeur Priam. Ce dernier, noble Orlésian de son état, était assis derrière son bureau, les mains à plat sur un petit tas de papier posés devant lui. Ered nota que ses doigts tremblaient. (Bien.) Derrière lui, Leevan tenait sa dague au-dessus de l'épaule de l'érudit, la lame tournée vers sa gorge. Son autre main était dans son dos. Il avait l'air nerveux. (Moins bien.) Aëlys montait la garde devant la porte en serrant son bâton entre les mains, et Ered remarqua qu'elle avait gelé le verrou au moins une fois. Il y avait trois autres personnes dans la pièce, dont au moins deux domestiques, des elfes qui plus était, autant dire que ce n'était pas le genre de témoins qu'on pouvait sacrifier aussi aisément qu'un shemlen qui l'aurait mérité. (Au hasard, Priam.)

– Des complications, répondit Leevan de sa voix calme, au moment où Aëlys disait avec conviction :
– Une prise d'otages.
Mana, ma halani, Mythal, ait pitié de moi, marmonna le borgne en se pinçant l'arête du nez.

La mission était censée se dérouler simplement : on arrêtait un noble odieux qui maltraitait ses domestiques elfes au nom de Mien'harel. On l'appréhendait à son bureau et non pas chez lui pour rendre les choses plus aisées. On trouvait des preuves de sa culpabilité et on l'éliminait pour en faire un exemple. Simple. Rapide. Efficace. À quel moment les choses avaient-elles pu déraper ?

– Il fait beaucoup trop de bruit, expliqua Aëlys en s'appuyant contre la porte.
– Je vous demande de me relâcher ! protesta le shemlen.
– Tu vois ? Je l'ai à peine touché, il s'est mis à hurler comme un porcelet qu'on égorge.
– J'ai trouvé des preuves accablantes, signala de son côté Leevan en désignant le tas de feuilles devant le professeur. Il tient une liste très personnelle de ses élèves ; quand ce ne sont pas des shemlens, il le précise dans la marge. Ce n'est pas très pédagogique ça, professeur Priam.

Ered fit un petit signe de la main pour désigner les témoins :

– Du coup, Aëlys et toi, vous vous êtes dit que ce serait l'occasion de donner un cours magistral sur la tolérance et le respect, plaisanta-t-il avec un visage impassible.

Il ne le faisait pas exprès : honnêtement, il hésitait entre éclater de rire ou s'assommer contre le lourd bureau de bois du Professeur Shemlen – il allait l'appeler comme ça.

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MessageSujet: Re: Une leçon sur la tolérance et le respect ⊱ avec Irisviel Hier à 0:14

Il y a des jours comme ça, qui sont des simulateurs de mauvaises journée. Elle s’était levée du pied gauche en marchant sur une plume qui traînée par terre – et qu’elle avait cassée – avant de se cogner le petit doigt de pied sur sa commode. Solas était loin, happé dans ses obligations, et elle même avait eu l’impression d’étouffer à revivre une journée classique de cours. Elle l’avait pourtant fait des milliers de fois, mais tout lui semblait ennuyeux aujourd’hui, les remarques racistes la friser plus que d’habitude et elle avait même haussé le ton avec son directeur de thèse, lasse de ne pas avancer dans ses recherches.

En fait, peut-être qu’au delà d’être de mauvaise humeur, Irisviel se sentait quelque peu… démotivée. Malgré ses progrès en elfiques, sa titularisation en tant qu’enseignante lui semblait toujours si loin, toujours si accessible. Ses ambitions étaient-elles seulement réalisables ?

Vu la matinée exécrable qu’elle avait passé, elle avait au moins songé que cela pouvait être difficilement pire et avait décidé de se rendre auprès du professeur Priam, connu pour être particulièrement insupportable avec les rares élèves elfes de l’Académie, pour négocier une de ses mauvaises notes injustifiée dans sa matière.

Toutefois, alors qu’elle s’apprêtait à frapper à son bureau elle avait entendu des appels à l’aide particulièrement peu viril et c’est ainsi que sous le regard choquée d’une servante et d’un autre étudiant qui passait par là, elle s’était retrouvée embrigadée dans une sordide prise d’otage.

Trop surprise pour être effrayée, Irisviel s’était laissée faire, s’asseyant docilement dos au mur tandis que l’un des commanditaires – un elfe – menaçait le professeur et fouillait dans ses affaires. Apparemment, il avait eu l’air outré de voir écrit « oreilles pointues » à côté de certains noms – dont le sien, même s’il ne pouvait pas savoir que c’était elle – et il avait encore davantage effrayé le noble qui tremblait de tout son corps sous les menaces.

Manifestement, leurs interlocuteurs ne les considérait pas vraiment comme des menaces car il ne les maintenait pas en joug directement, se contentant de quelques coups d’œil éloquent de temps en temps pour s’assurer qu’ils restent à leur place.

Leur état de crise semblait s’éterniser quand quelqu’un frappa à la porte et qu’un domestique – pas du tout crédible pour Irisviel, vu le cache œil de baroudeur qu’il affichait mais les humains avaient cette fascinante faculté à ne pas voir les elfes alentours – fasse son entrer. Il eu droit un topo de la situation sous les offuscations répétées du professeur, mais même s’il semblait respecter de ses camarades, il n’était pas assez brillant pour trouver instantanément la solution miracle à cet prise d’otage rocambolesque.

Quoi qu’il en soit, Irisviel qui n’avait guère l’intention de mourir aujourd’hui avait décidé de faire une formidable carpette, aussi silencieuse et docile qu’une poupée. Malheureusement, le professeur sembla en décider autrement, las du dialogue de sourd – et des moqueries – avec ses agresseurs.

« Irisviel, faites quelques choses, parlez les leurs, ce sont les votre après tout », plaida-t-il en lui jetant un regard désespéré et en même temps pleins d’orgueil et d’injonction. Même dans cette situation, il se permettait de lui donner des ordres. Sans parler du dégoût manifeste alors qu’il parler des siens, comme si sa race avait était une sorte d’insecte au nom peu ragoutant.

« Mademoiselle Mavias », corrigea-t-elle machinalement avec une voix désincarnée d’une personne qui a trop l’habitude de se répéter. C’était stupide, mais comme elle était une elfe, on l’appelait instinctivement pas son prénom, lui retirant le privilège de la politesse du nom. Chose qu’elle ne laissait plus du tout passé depuis quelques années maintenant. Certes, elle n’était pas encore professeure, mais elle en avait toute la légitimité.

« Et au cas où vous n’aviez pas remarqué, je suis pas particulièrement en train de prendre le thé avec eux », ironisa-t-elle en soupirant.

C’était bien du racisme de croire qu’ils étaient comme une grande famille soudée et aimante, les elfes étaient des personnes, ils se blessaient entre eux, se battaient entre eux, avaient des divergences.

« Même si j’adorerais prendre le thé avec vous », ajouta-t-elle à l’attention d’Ered et de ses comparses cette fois, un sourire taquin aux lèvres. Quitte à faire du sarcasme, autant continuer un peu. Encore que ce n’était même pas agressif, juste un peu désabusée.

Vraiment, c’était un sacrée journée de merde.

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