Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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avatarTel père, tel fils ? [PV : Scipio] D3ku
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Invité
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Posté Dim 5 Nov - 23:50
Octavius avait mal dormi. Étrangement, l’idée de savoir sa femme dans les geôles du Divin l’avait accablé au point de ne pas trouver le sommeil. Octavius n’aimait pas Marilia, du moins pas comme un époux et c’était tout à fait réciproque. Mais ils avaient trouvé ensemble un équilibre de vie, une passion commune pour le pouvoir et l’argent qui avait finis par tisser un lien indéfinissable entre eux. Rien qu’à imaginer sa vie sans elle, il se sentait perdu, submergé par les complots qui visaient tous les magister et qu’elle avait mis en place. Il ne pouvait pas lutter seul dans ce monde.

Il fallait à tout pris qu’il la sorte de là, et pour ça, il devait penser comme elle. Mellissandre avait décidé de se concentrer sur les preuves et arguments avec l’aide de l’Inquisition et de leurs rares support fiables, lui était plutôt déterminé à affaiblir leur ennemis car ce procès au final était un jeu de pouvoir. N’importe quel magister pourrait réfuter une preuve infaillible sans sourciller et en toute mauvaise fois s’il avait quelque chose à en retirer. Il fallait faire en sorte que cela n’arrive pas.

Les yeux dans le vague, le patriarche ne se retourna pas quand une servante frappa à la porte, introduisant la personne qu’il avait fait mandé. Il attendit que cette dernière soit bien refermé avant de parler.

« Comment vas-tu, mon fils ? », demanda-t-il trouvant tout de même que le mot sonnait étrangement dans sa bouche. Et pourtant c’était la stricte vérité. Scipio était de la famille, et c’est peut-être pour ça que c’était à lui qu’il voulait confié cette mission. Inconsciemment, il voulait les unir dans un lien vicieux mais au moins existant, qu’ils partagent quelque chose tous les deux.

« Je sais que mon absence ta rendu amer, mais même si je n’étais pas là, je ne m’en suis pas moins intéressé à toi tu sais… Je connais tes talents. Ceux qui ne concernent pas la cuisine je veux dire », déclara-t-il finalement en se retournant enfin pour le dévisager sérieusement mais avec un sourire approbateur. Son fils n’était pas mage – et ça c’était une infamie – mais il n’était quand même pas totalement inutile.

L’absence de Marilia avait au moins ça de bon qu’il pouvait parler librement même s’il ne doutait pas qu’elle ait des espions au sein même de la demeure.

« Dans ma position, je ne pouvais pas faire grand-chose pour toi, mais si tu nous aides, j’aurais enfin un prétexte pour te soutenir, Scipio, toi et ta mère. Flavia a toujours eu des ambitions insatiables et si nous gagnons en influence, je serais à même de l’aider à les réaliser. Peut-être pas une position de Magister – quoi que, si Mellissandre devient archontesse cela serait possible – mais au moins une place d’Enchanteur au sein d’un Cercle ou un mariage avec un altus… Quand à toi… Je pourrais te trouver un place de chef, un bon parti malgré le fait que tu sois soporati. Tu n’as qu’à me dire ce que tu souhaites et je saurais me montrer généreux », proposa-t-il avec un air altier propre à sa condition.

L’offre qu’il faisait était sans nulle doute alléchante. Mais de telles promesses ne venaient pas sans un minimum de risques…

« Tout ce que je demande en échange, c’est un tout petit coup de main », ajouta-t-il en minimisant par habitude l’ampleur de la tâche.

« Est-ce que cela t’intéresse ? »
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