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Posté Ven 6 Oct - 10:11
La porte refermée, Mellissandre s'abandonna à une étrange mélancolie en restant immobile sur le pallier de sa chambre, redécouvrant un lieu pourtant gravé dans sa mémoire. Cela faisait presque un an qu'elle n'était pas revenu à Minrathie et elle avait un peu fantasmé le souvenir de ses quartiers. Elle connaissait chacune des étagères, des armoires et autres meubles qui composaient le lieu mais ils étaient si bien rangé qu'elle les trouvait soudain particulièrement froid. A moins que ça ne soit les dimensions extravagantes auxquelles elle n'était plus habituée vu que ses appartements à l'Inquisition était à peine assez grand pour contenir sa baignoire.

Entrant lentement, comme si le sol était piégé, elle savoura quand même le contact duveteux de la moquette sur ses pieds nus, traversant le lieu pour ouvrir l'immense porte fenêtre qui menait sur le balcon. L'air chaud fit frisonner ses cheveux mais la température ne la dérangeait pas, trop heureuse de savourer l'iode de la mer. Sa chambre était celle qui avait la meilleure vue sur l'océan et si la vue des bateaux et des remous de l'eau ne l'émouvait pas, le bruit des vagues qu'on discernait à peine à cet heure, noyé sous le bruit de la ville, lui était agréable.

« Je t'ai fais coulé un bain ma chérie »

Mellissandre sursauta, n'ayant même pas entendue sa mère entrer, celle-ci n'ayant, de toute façon, jamais eu l'habitude de frapper.

Se retournant, elle sourit à sa génitrice qui la dévisageait avec bienveillance.

« C'est gentil mais je vais aller aux thermes dans une heure », répondit-elle poliment, tout de même heureuse d'être un moment seule avec elle. La brève étreinte qu'elles avaient partagé dans le hall lui semblait bien fade en comparaison de tous les câlins qu'elle n'avait pas eu ces derniers mois.

Toutefois, sa mère peu habituée à être contredite, leva un sourcils contrarié à son annonce.

« Tu comptes sortir dans cet état ? », souligna-t-elle en dévisageant sa tenue, son visage et ses cheveux. Manifestement elle ne parlait pas de la fatigue mais bien de considérations pratiques.

Comme une petite fille prise en faute, Mellissandre se sentit rougir, cherchant son reflet dans le grand miroir de sa coiffeuse. Certes elle avait fait un long voyage et ses boucles étaient un peu ébouriffées mais elle avait pris soin d'elle, il ne lui semblait pas être dans un état si catastrophique…

Apercevant sa confusion, la matriarche pris les choses en main, s'emparant de son poignet pour la guider jusqu'au bain.

« Tes cheveux sont déplorables, ta robe à un accroc et tu ne sens clairement pas le jasmin ma chérie. Si tu ne t'en rend même pas compte, c'est que tu as déjà été contaminée par le barbarisme du Sud, oh ma pauvre chérie, ça a vraiment dû être terrible », se lamenta-t-elle en ayant attraper une brosse pour dompter les quelques mèches rebelles. De plus en plus cramoisie à cause des remontrances, Mellissandre bredouilla quelque chose d'incompréhensible en se laissant docilement faire.

Non, cela n'avait pas été si horrible que ça, mais protester ou contredire Marilia n'était même pas de l'ordre de l'envisageable. Avant même de réaliser ce qu'il se passait, elle se retrouva donc dans son bain en compagnie de sa mère qui brossait toujours sa crinière en monopolisant la parole pour lui faire le récit des derniers ragots du moment et des changements advenus depuis son départ.

Elle qui voulait se reposer, ressortie donc la tête saturée d'information, pressée par le temps car même si elle avait insisté en expliquant avoir pris des engagements de faire visiter la ville, il fut hors de question qu'elle quitte la chambre sans être lavée, brossée, changée, parfumée et maquillée. Ayant pris quelques minutes de retard, elle descendit les marches avec vivacité, adressant un sourire poli à Auguste qui errait dans le couloir des invités. Ah, elle l'avait presque oublié celui-là. Clairement, Mellissandre ne l'aimait pas. Elle ne l'avait pas mis sur la liste des invités car elle ne voulait pas provoquer d'incident diplomatique en rapport à l'esclavage, mais aussi car elle ne le supportait pas. De sa ridiculement longue et hétéroclite liste de prétendant, il était un des plus insistants, sauf s'il avait compris depuis fort longtemps que c'était ses parents qu'il fallait courtiser et non elle et qu'elle le trouvait donc de plus en plus insupportable à mesure que le temps passait. Économiquement et socialement c'était un parti intéressant mais, le Créateur soit loué, le bougre n'était pas mage ce qui complexifiait passablement l'affaire.

Arrivée dans le hall, Cullen l'attendait déjà en compagnie d'une templière qu'elle avait déjà vu – son nouveau bras droit si elle avait bien compris – qui manifestement, allait se joindre à eux. L'idée ne l'enchantait pas vraiment, mais d'un autre côté, cela aurait été vraiment étrange de se retrouver en tête à tête après s'être passablement ignoré pendant plusieurs semaines. De toute façon, Mellissandre était trop polie pour refuser, elle se contenta donc d'un regard neutre et indifférent sur la demoiselle.

« Bon, vu l'heure, je pensais aller manger dans un de mes restaurant préféré, puis passé l'après-midi au thermes, et visiter un peu la ville quand l'air se sera rafraîchi, cela vous convient-il ? », demanda-t-elle avec courtoisie. Il ne s'agissait plus d'une obligation mais d'une proposition, le programme pouvait donc être modifié selon leur souhait, mais elle commençait à avoir faim.
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Posté Dim 8 Oct - 23:29
Missive 14
Commandant,
Le bal a Tevinter a lieu d'ici quelques heures, merci de faire bonne figure. Profitez de cet instant pour vous reposer et découvrir le pays, vous n'avez pas toujours l'occasion de vous promener librement à Tevinter.
Visite guidée à la mode tévintide



En arrivant dans le fameux grand Hall qui servirait de salle de Bal, Cullen observa les alentours et ne voyant pas Mellissandre dans les parages, il estima qu’elle prenait le temps de se préparer avant de les rejoindre ensuite.

Il laissa passer une elfe portant une caisse remplie de tissus, puis décida de se rendre au centre de la pièce avec Cordélia pour ne pas déranger les serviteurs affairés. En levant les yeux vers la jeune femme, il remarqua que son esprit était ailleurs et sans trop de mal il devina qu’elle semblait encore perturbée par cette histoire avec les soldats.

A vrai dire, l’indiscipline de ses soldats l’inquiétait passablement, il suffisait d’un seul faux pas pendant le bal et c’était sur lui que tout ceci retombait. Il avait besoin que Cordélia les tienne au pas et pour se faire il devait lui apprendre quelques techniques.

«  - Je ne vais pas vous disputer d’avoir échoué, Cordélia. Cela ne serait ni constructif pour vous et encore moins pour moi. »

A quoi bon s’énerver cela ne servirait à rien et la jeune femme ne garderait plus confiance en ses capacités à diriger un groupe. Non, la solution était tout autre, surtout que cela n’arrangeait pas la situation de Cullen en fin de compte.

«  - Si vous voulez diriger un groupe il vous faut comprendre plusieurs choses et en premier lieu les erreurs que vous faites. Laissez-moi vous expliquer quelques conseils qui vous seront bien utiles. »

Il ne voulait pas qu’elle se tracasse, après tout c’était normal en étant une débutante dans le milieu qu’elle fasse des erreurs. Commander un groupe est parfois difficile et personne ne sait jusqu’où on pouvait aller pour gagner le respect et surtout la confiance de ses soldats.

«  - Du peu que j’ai observé, vous étiez entrain de hurler sur Samhuin en espérant qu’il vous écoute car il n’avait pas, lui et ses compagnons, obéi à une règle. Ce n’est pas la solution, et d’ailleurs je n’ai pas crié, juste cherché l’attention. Si vous voulez qu’un soldat vous respecte, vous devez le respecter en retour. Même en étant un chef, si l’on passe ses journées à hurler les ordres que l’on souhaite qu’ils exécutent, exiger qu’ils se taisent en sommant le silence quand cela n’est pas nécessaire, au bout d’un certain temps ils ne vont plus vous écouter. »

Bien entendu, Samhuin était connu pour être têtu et particulièrement rancunier. De plus son machisme n’aidait pas dans la situation. Mais pour elle, il était simple de le remettre à sa place. Cullen avait utilisé la menace de rétrograde pour qu’il comprenne que les femmes ont aussi le droit à une place parmi les soldats. Et cela il avait bien comprit, du moins en sa présence.

«  - Prenez comme exemple une canne et ses petits. Elle leur demande de sauter dans la marre pour la première fois et l’un d’eux s’y refuse car il a peur ou trop dissipé. Et bien la Canne va le guider de manière à ce que tous sautent dans l’eau, peu importe le temps que cela prendra. Elle l’attendra patiemment, l’encouragera et ce dernier n’aura le choix que de le faire. Pour les soldats c’est pareil. »

Il fallait se montrer patient, observateur, et surtout malin pour garder l’attention de tous.

«  - Pensez qu’ici vous êtes dans un territoire inconnu comparable à cette marre et que pour obtenir l’attention de tous, il vous faut montrer aux plus dissipés que vous êtes leur guide et pas juste un « pseudo-chef qui hurle tout le temps ». »

Si elle voyait les choses dans ce sens peut-être que cela serait plus simple pour elle, après tout cela l’aiderait à réfléchir sur sa manière de faire. Elle devait faire toute seule le chemin, sinon elle n’apprendrait pas.

«  - Tous les soldats ne sont pas indisciplinés et vous suivront sans trop de problème, et dans cette équipe normalement ils l’ont tous compris. Simplement, ne vous énervez pas, s’il faut leur faire comprendre qu’ils sont en tort, soyez subtile. Mais surtout il ne faut pas que vous vous mettiez à user de la violence si cela n’est pas nécessaire. Contentez-vous d’être ferme et de ne pas fléchir à la moindre réprimande à votre égard. La fermeté n’est pas égale à la cruauté. »

Il ne pouvait pas lui donner de conseil concernant le fait qu’elle soit une femme, mais les règles étaient les mêmes. Si Meredith a su mener les templiers de Kirkwall, Cordélia pouvait le faire aussi. Et commencer par une petite troupe de 20 personnes était un exercice intéressant pour elle.

Mais quand il prononça ses dernières paroles, il aperçu Mellissandre descendre les escaliers pour les rejoindre. Il était donc temps de clore cette discussion alors il posa une main rassurante sur son épaule quelques instants.

«  - Ceci dit, je ne m’inquiète pas trop pour vous. »

A l’arrivée de Mellissandre dans le Hall, cette dernière ne prit pas la peine de saluer Cordélia et passa directement au sujet qui l’intéressait.

« - Bon, vu l'heure, je pensais aller manger dans un de mes restaurant préféré, puis passé l'après-midi au thermes, et visiter un peu la ville quand l'air se sera rafraîchi, cela vous convient-il ? »
«  - Bien entendu, acquiesça-t-il sans plus d’énergie que cela. D'ailleurs, je ne crois pas vous avoir présenté Cordélia. Elle remplacera désormais Loron et Elwig et sera mon second lors de missions en extérieur de Fort-Céleste. »

Il tenait à la présenter pour qu’elle ne la prenne pas juste pour un soldat lambda qui le suivrait partout pour sa simple sécurité. Un second était bien plus que cela, surtout qu’il n’avait pas encore trouvé une autre personne pour prendre le second post, le temps ayant été particulièrement restreint entre temps.

«  - Avant que l’on parte, j’aimerais vous demander quelque chose : Comment cela se passera pour mes soldats pendant le bal ? Pas que cela me déplaise d’avoir vos gardes dans les parages, mais depuis l’incident chez le Baron je préfère demeurer prudent et avoir ma garde rapprochée. »

Il croisa les bras, changeant également l’appui sur son pied, et attendait la réponse de la jeune femme. Il ne comptait pas partir tant que cela n’était pas clair. Car non seulement il serait difficile de lui parler ces prochains temps, mais il fallait qu’il s’organise. Et en cas de refus de sa part, il n’aurait pas le choix que de faire passer Cordélia pour sa cavalière pour le bal.

«  - Vous pouvez comprendre cela n’est-ce pas ? »


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Posté Mar 10 Oct - 20:36
Elle écoutait attentivement les conseils de Cullen, hochant la tête pour lui signifier qu'il avait son attention. Elle voyait ce qu'il voulait dire, bien qu'à sa place elle n'aurait pas employé la même métaphore. Des canetons oui, mais des canetons condescendants et portés sur la bouteille...

- Loin de moi la pensée qu'il faut hurler sur des soldats pour leur faire obéir, je ne voudrais pas d'un chef comme ça à leur place. Enfin... je ne veux pas que vous pensiez que j'ai ce genre de mentalité. J'ai réagi impulsivement, admit-t-elle en baissant la tête.

C'était vrai, elle avait été stupide de vouloir s'imposer de cette manière. Cela ne lui ressemblait pas vraiment, mais cette altercation n'avait pas arrangé le stress accumulé lors du voyage.

- Merci pour les conseils, répondit-elle avec un sourire.

Enfin, ils étaient tous dans le même bateau. Il fallait qu'elle garde son calme. La brève conversation qu'ils venaient d'avoir l'avait rassurée et elle espérait pouvoir gérer cela plus dignement la prochaine fois.
Mellissandre arriva quasiment tout de suite après et leur présenta le programme. Elle resta légérement en retrait, laissant le commandant faire les présentations.

- Ravie de vous rencontrer.

Sa présentation étant faite, Mellissandre détailla le programme qui les attendait :

- Bon, vu l'heure, je pensais aller manger dans un de mes restaurant préféré, puis passé l'après-midi au thermes, et visiter un peu la ville quand l'air se sera rafraîchi, cela vous convient-il ?
- Je vous suis, ma dame. Je suis curieuse de voir à quoi ressemble la cuisine Tévintide, répondit Cordélia, clairement enthousiaste.

À Tevinter, faites comme les Tévintides. Elle avait bien conscience d'être là un peu par chance, et comptait bien en profiter. Ce n'était pas que la maison Alirius était oppressante, mais elle voulait changer d'air. La seule chose qu'elle avait dégourdi pour l'instant était ses cordes vocales dans le dortoir des soldats.
A propos de soldats, elle ne s'attendait pas à voir Cullen mettre les pieds dans le plat aussi vite. Ils avaient brièvement parlé de leur présence ou non lors du bal, et elle devait avouer qu'elle était curieuse de savoir ce qu'il en était. Elle les regarda tour à tour, en spectateur silencieux.
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Posté Mer 11 Oct - 0:26
Malgré sa toilette toute fraîche et son énergie pimpante, Mellissandre s’assombrit à l’évocation des deux templiers morts. Son visage affichant une compassion respectueuse, elle laissa ses yeux s’enquérir silencieusement de son deuil, offrant soutient et commisération s’il en avait besoin. Elwig n’avait jamais été dans son coeur mais elle avait apprécié sincèrement Loron et surtout elle savait que la perte était dur pour Cullen. Elle avait vu ses émois chez les baron après tout.

Emportée dans le fil de ses pensées et cette scène poignante sur le balcon, elle n’écouta que d’une oreille le nom de la jeune fille qui les accompagnait. Néanmoins, elle prit du galon, passant de l’inexistence indifférente, à une œillade légèrement condescendante qui semblait la jauger toute entière en une fraction de seconde. De retour chez elle et sous la houlette rigoureuse de sa mère, Mellissandre reprenait vitesse grand V ses habitudes de noble qu’elle avait un peu laissé flétrir au sein de l’Inquisition pour se montrer plus accessible et amicale.

« Enchantée », répondit sobrement la jeune tévintide aux salutations de la templière sa froideur étant l’antithèse du mot qu’elle avait parcimonieusement dispensée.

Même si elle avait décidé de s’accommoder de sa présence avec philosophie, Cordelia – qu’elle ne connaissait pas, si ce n’est de visu - s’immisçait tout de même dans sa petite visite privée sans préavis. Ce n’était donc pas si surprenant que Mellissandre ne se montre pas particulièrement chaleureuse en sa présence, courtoise tout au plus car elle était bien élevé et qu’elle souhaitait passer une agréable journée.

Toutefois, le Commandant lui n’avait cure de cette ambition car il l’assomma aussitôt de questions sur l’organisation, campant sur ses pieds les bras croisés signe qu’elle ne pouvait pas repousser à plus tard cette conversation. Retenant un soupir, la jeune femme lui jeta un regard lasse qui ne lui ressemblait pas. Toutefois, elle n’était pas assez à l’aise avec Cordelia pour se permettre ce genre de relâche et son expression disparue aussi vite qu’elle était apparu.

Manifestement cela ne lui était pas venu à l’esprit qu’elle travaillait sur ce bal depuis trois semaines presque jour et nuit et qu’elle avait envie de penser un peu à autre chose. Si seulement il s’était intéressé à ce genre de questions techniques quand elle le lui avait formellement demandé au lieu de faire écrire ses lettres par une secrétaire imaginaire.

« Bien sûr », répondit-elle assez abruptement, presque vexée qu’il l’accuse de se montrer si peu compréhensive. Elle avait tout fait pour être arrangeante et pourtant il lui posait ce genre de questions insipides comme si elle était une sorte de dictatrice psychorigide.

« Les soldats de l’Inquisition sont libres de monter la garde où il vous semblera le plus pertinent et si vous êtes si inquiet quand à votre sécurité vous pouvez toujours avoir un chaperon si ça vous chante. Ce n’est pas rare de voir des nobles un peu méfiant restait flanquer de gardes du corps qui les suive comme des chiens bien dressés. Pour peu, ils viendraient avec eux sur la piste de danse », plaisanta-t-elle avec un sarcasme flagrant face à son inquiétude autant que sur cette pratique qui frisait parfois le ridicule pour les magister les plus paranoïaque. Bouquet de sa provocation, elle laissa son regard se poser sur Cordélia avec un rictus un peu mesquin. S’il ne pouvait plus se passer à se point de son bras droit – parce qu’elle ne se faisait aucune illusion sur la garde en question – il n’avait qu’à lui mettre une laisse, ça serait plus simple.

« Du moment qu’ils se comportent bien, vous pouvez les alignés près des portes ou du buffet, c’est toujours plus sûr d’avoir une pair d’oeil supplémentaire pour surveiller la nourriture. Et puis comme ça, ils pourront profiter un peu du bal », rajouta-t-elle plus sérieusement, mettant en lumière une règle tacite qui voulait que gardes et serviteurs piochent allègrement dans le buffet pourvu qu’ils le fassent avec discrétion.
« Mais bon, c’est vous les experts en sécurité », conclu-t-elle finalement en croisant les bras à son tour comme pour le remettre au défit de relever sa petite pique avec cette ultime provocation. Si l’humeur ne s’améliorait pas, l’après-midi promettait d’être moins relaxante que prévu…

Enfin, la templière semblait malgré tout joviale et son enthousiasme à l’évocation de la nourriture était presque contagieux. Elle tira même un sourire de connivence à Mellissandre qui appréciait toujours les compliments sincères destinés à son pays, tout comme une innocente curiosité.

De nouveau dans l’humeur de jouer les guides touristiques, la jeune noble tourna donc cette fois les talons en les invitant à la suivre. La méthode de déplacement traditionnelle était le palanquin mais elle avait songé que Cullen n’était pas du genre à apprécier ces couches confortable qui tanguaient comme un bateau en pleine mer et qui étaient portés par des esclaves. Ne souhaitant pas finir à pied – toutes les rues n’étaient pas particulièrement propre d’ailleurs – elle avait donc opter pour une solution qui ravirait sans conteste le Commandant : le cheval.

Preuve de l’efficacité de sa maisonnée, ces derniers avaient été nourris, brossé, lavé et scellé à nouveau avec une rigueur qui aurait fait approuvé maître Deneth en personne. Le tempérament un peu sauvage de Balthus avait posé quelques problèmes aux esclaves mais avec beaucoup de patiences et de bras ils avaient réussis à obtenir un résultat tout à fait décent.

Une fois montés, ils empruntèrent les rues nettes de la ‘haute ville’ tévintide tandis que Mellissandre qui prenait à coeur son rôle leur faisait parfois l’histoire d’un bâtiment ou d’un moment historique avec la rigueur d’un érudit mais un talent d’orateur tout particulier qui rendait la chose un peu moins ennuyante. Avancer fut beaucoup plus difficile une fois revenu dans les ruelles étroites de la ville le pendentif des Alirius qui oscillait indolemment sur sa poitrine rendait les badaud beaucoup plus coopératif et ils purent arrivé sans encombre au restaurant.

Perchée dans une haute tour au style baroque il dénotait dans le quartier éphémère au sein duquel il était installé. L’architecture impeccable des ogives et des statues rappelaient celles du quartier résidentiel, en fait tout évoquer le faste et le luxe si ce n’est le cadre alentour et l’impression se confirma alors qu’ils entraient à l’intérieur tandis qu’on s’occupait de leur monture. Des teintures, des soieries, de la musique sur fond de bruits de couverts feutrés et des nobles qui gloussaient.

Le homard froid, était un établissement pour les nobles qui se targuait d’avoir – à raison – une des plus belle vue de la ville. Installée à la lisière des docks il offrait en effet un panorama exceptionnel sur la mer et les cotes alentours, toisant de sa hauteur les flots déchaînés qui luisaient à la lumière du soleil.

Reconnaissant immédiatement Mellissandre, le maitre d’hôtel s’inclina et les guida sans l’ombre d’une hésitation jusqu’à la table favorite de la jeune tévintide juste à côté des immenses fenêtres qui laissaient filtrer le bruit des vagues toutes proches. D’ici, on pouvait les entendre bien plus distinctement que depuis sa demeure et elle ferma les yeux quelques secondes après s’être assise sur la chaise luxueuse qu’on avait tiré pour elle.

« Je ne savais pas que vous étiez rentré ma dame, votre compagnie nous manquait c’est un plaisir de vous revoir », commenta poliment le serviteur engoncé dans un vêtement élégant tout en s’inclinant pour tendre le menu à ses compagnons. Pas de questions, pas de mépris, ils étaient des clients comme tout le monde, mieux encore ils étaient les invités d’une Alirius.

A la file aberrante qui s’allongeait devant le comptoir il était évident qu’avoir une place dans un tel endroit n’était pas chose aisée, encore moins sans hésitation et pourtant ils avaient survolé la queue comme si elle n’existait pas. C’est dans ce genre de moment qu’on comprenait pourquoi Mellissandre était si capricieuse. Elle était habituée à tout avoir sur le champ, sans même la nécessité de réclamer quoi que se soit. Le pouvoir et la richesse ouvrait toutes les portes et elle marchait sur une marais de gens obséquieux qui lui servaient trois courbettes pas minute. Pas étonnant qu’elle ne les voit même plus et qu’elle reste figée dans son sourire poli.

Sans grande surprise, le menu proposait beaucoup de produits aux noms ridiculement long et poétique issus de l’océan. Poissons, fruits de mers, algues, même des oursins et des blancs de baleines étaient proposés. Les accompagnements eux venaient de tous les pays, crudités, fromages, condiments et féculents, il y en avait pour tout les goûts. Comble de la commodité les plats étaient illustrés de rapides croquis et la composition détaillée en universel pour éviter de se retrouver avec des allergies non souhaités des rares visiteurs étrangers qui s’attardaient à Minrathie.

Plutôt détendue, la jeune femme se raidit néanmoins subitement en apercevant une volée de pintade qui franchissait soudainement les portes. Des triplettes qui se ressemblaient trait pour trait et qui arborait fièrement un talisman semblable à celui de Mellissandre, du moins tout aussi clinquant. Manifestement, leur présence n’enchantait guère la demoiselle qui pria dans le vide – elle ne savait plus quel dieu invoquer depuis qu’elle était venatori – qu’elles s’installent loin.
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Posté Jeu 12 Oct - 1:53
Missive 14
Commandant,
Le bal a Tevinter a lieu d'ici quelques heures, merci de faire bonne figure. Profitez de cet instant pour vous reposer et découvrir le pays, vous n'avez pas toujours l'occasion de vous promener librement à Tevinter.
Visite guidée à la mode tévintide



La première réaction de Mellissandre était un long soupir mais rapidement elle retrouva de sa bonne humeur initiale ce qui étonna le Commandant. Habituellement, elle ne se serait pas gênée de lui balancer une ou deux piques, mais il voyait bien qu’il y avait autre chose derrière cette réaction subitement effacée.

« - Bien sûr, les soldats de l’Inquisition sont libres de monter la garde où il vous semblera le plus pertinent et si vous êtes si inquiet quand à votre sécurité vous pouvez toujours avoir un chaperon si ça vous chante. Ce n’est pas rare de voir des nobles un peu méfiant restait flanquer de gardes du corps qui les suive comme des chiens bien dressés. Pour peu, ils viendraient avec eux sur la piste de danse  »

De la compréhension, disait alors Joséphine. Quelle blague, il sentait parfaitement que sa langue de vipère se retenait de dire maintes choses le concernant ainsi que Cordélia qui visiblement semblait l’agacer de par sa présence. Rien que pour souligner cela, elle lui adressa un regard particulièrement hostile. Mais en sortant de son observation, cela l’arrangeait bien de pouvoir stationner des soldats dans le palace, comme quoi la situation tournait légèrement à son avantage.

«  - Fort bien, cela suffira. »

A quoi bon faire durer la discussion si elle n’en avait cure. Visiblement elle semblait avoir encore de travers ce qui s’était passé chez le baron. Il aurait dû réfléchir d’avantage avant de se jeter sur elle sans raisons valable. Et qui sait : Son père était peut-être au courant.

« - Du moment qu’ils se comportent bien, vous pouvez les alignés près des portes ou du buffet, c’est toujours plus sûr d’avoir une pair d’oeil supplémentaire pour surveiller la nourriture. Et puis comme ça, ils pourront profiter un peu du bal »

A l’entendre,  on aurait dit qu’ils étaient destinés à rester tout leur séjour parmi les esclaves dans les sous-sols. Comment montrer la puissance militaire de l’inquisition si tous les soldats étaient enfermés 4 étages au-dessous des festivités.

«  - Tout à fait. »
« - Mais bon, c’est vous les experts en sécurité »
«  - Je ne vous le fais pas dire… »


L’animosité entre les deux était palpable mais la bonne humeur de Cordélia remit rapidement les choses à leur place. Cullen fit d’ailleurs un grand pas en arrière alors que Mellissandre leur fit signe de la suivre ce que le Commandant mit un certain temps à y répondre. Mais connaissant les envies de la jeune femme concernant les bains de foules – expérience faite à Golfalois durant le marché – ils allaient très certainement prendre direction des écuries pour monter à cheval.

Une fois arrivés à l’écurie, les chevaux de l’inquisition étaient alignés, chacun dans un box à part, nourris logés et certains étaient même entrain de se faire laver par les esclaves alors qu’ils traversaient le lieu.

D’ailleurs, le Commandant ne tarda pas à repérer sa monture qui se montrait encore particulièrement agitée et bruyante. Pour ne pas faire comme tout le monde, il n’attendit pas qu’un esclave ouvre la portière, eux-mêmes en avaient presque peur. Il le fit lui-même et siffla pour que son cheval le suive bien sagement. Etrangement Balthus se montra docile et ils ne tardèrent pas à se mettre en route. Il remarqua que Cordélia semblait assez réticente à l’idée de monter à cheval, comme si elle n’avait pas l’air d’apprécier cela.

«  - Un problème avec votre cheval ? »

C’était monnaie courante d’avoir peur d’utiliser une monture, cela était souvent à cause d’une mauvaise chute ou simplement d’attaque. Il écouta alors ce qu’elle avait à lui dire, si elle voulait monter ou continuer à pied cela était son choix, mais il respecterait sa décision.

Puis ils se mirent en route, au travers de la Hauteville,  Mellissandre se permettant quelques commentaires sur les bâtiments qui bordaient les allés qu’ils traversaient. Et malheureusement, Balthus avait de la peine à supporter être derrière le cheval de la tévintide. Le cheval essayait sans cesse d’attaquer la monture devant lui, si bien que Cullen dût réagir pour calmer son compagnon de voyage. Décidément, il sentait que la journée allait être délicate.

Après avoir traversé une partie de la ville, des quartiers marchands et enfin quelques ruelles étroites, ils arrivèrent sans mal au fameux restaurant. Le bâtiment ressemblait à tous les autres dans la ville, tant l’architecture était similaire absolument partout. Cullen garda le nez levé à observer la hauteur de la construction qui se démarquait des autres cela dit. En descendant de son cheval, il lui attrapa la tête des deux mains avant de lui ébouriffer la crinière.

«  - Toi et moi on doit avoir une discussion, mon ami. On règlera cela en rentrant. »

Il resta quelques instants avec son cheval avant de suivre le reste du groupe pendant qu’on s’occupait de Balthus. On n’aurait pas dit depuis l’extérieur, mais  une fois dans le restaurant, la raffinerie des lieux était palpable. Il y avait des nobles absolument partout, comme si cela était un petit coin de paradis dans la Basse-Ville.

Cullen étant arrivé après tout le monde, il fut choqué en premier lieu par la queue qui se dessinait le long de l’entrée jusqu’au guichet pour réserver sa place. En effet, ces personnes attendaient leur tour pour avoir une table, tant cet endroit était noir de monde. Mellissandre était d’ailleurs déjà installée, vu qu’elle ne se trouvait pas dans la file d’attente.

Il se demandait combien de privilèges elle devait avoir pour qu’on lui offre tout sur un plateau en argent comme cela. Pour lui il était évident qu’il fallait faire la queue et n’osait pas trop s’avancer dans un premier temps, cherchant la tévintide du regard.

Le restaurant était sur trois niveaux visiblement, offrant une vue panoramique sur toute la ville. Les cuisines semblaient en dessous de l’étage où il se trouvait, car il observait des serveurs aller et venir par un escalier caché derrière le bar central.

Il allait s’engager quand une noble sortant du restaurant le frôla, en cherchant à esquiver tout ce monde attroupé près de la porte. Voyant qu’elle l’avait presque bousculé, elle s’excusa auprès de lui avant de continuer son chemin, l’air de rien.

«  - Excusez-moi, mon chou »

Il sentait quelque chose chez elle de très spécial et ce n’était pas seulement son parfum, quand elle se permit tout de même de lui répondre d’une manière fort amicale. Mais son timbre de voix ne lui échappa pas : Il s’agissait d’un homme. Plus intrigué qu’autre chose, son regard continua de suivre cette personne qui sorti accompagnée de deux autres nobles nains. Habillé comme une femme, les cheveux d’un blond éclatant, Cullen semblait le seul à être subitement à la regarder. Une fois la porte refermée, il eut comme une impression de rapidité, comme si le temps s’était arrêté quand elle avait passé à côté de lui.

Il se remit rapidement en marche afin de trouver Mellissandre quand un éventail se dressa sur sa route, le forçant à l’arrêt immédiatement. En détournant la tête sur le côté, il vit une femme, puis deux autres qui lui ressemblaient énormément. Visiblement la première n’avait pas apprécié être doublé par ce qui semblait être un barbare du sud, à en voir comment elle le regardait de bas en haut. C’était vrai qu’il avait tout d’un roturier sans son armure clinquante de l’inquisition, mais la chaleur n’était pas coopérative à ce sujet.

«  - Dites-moi on ne vous a pas apprit à faire la queue… ? »

Elle prononça quelque chose en Tévène, et bien entendu le Commandant se retrouva embêté par la barrière de la langue. Mais en soit il n’était pas difficile de comprendre à quel point son air hautain soulignait.

«  - Ma très chère sœur, vous ne voyez pas qu’il s’agit d’un Fereldien ? Il ne comprend pas ce que vous lui racontez. »
«  - Quel dommage, le Tévène est une langue qui devrait être parlé dans tout Thédas tant sa splendeur est inégalée. »


Elle referma son éventail, et s’approcha de Cullen qui ne perdit pas de sa droiture habituelle malgré la situation quelque peu désagréable. Heureusement pour lui, ces femmes étaient plus petites que lui et étaient loin de l’impressionner, ce qui le fit garder son calme dans un premier temps.

«  - A Ferelden on ne vous apprend pas à attendre votre tour ? »

Tevinter semblait tellement hostile, tant ses habitants étaient sympathiques comme des portes de prison. Visiblement le problème était que sa rusticité avait atteint la vie sans drame de ces dames, et Cullen fit mine d’en être navré. Mais il était obligé de tracer pour rejoindre la table de Mellissandre qu’il venait de repérer pour la rejoindre. Et de ce fait, passer outre ces femmes.

«  - Ne perdez pas de votre temps avec lui, il n’en vaut pas la peine. »
«  - Moi par contre il m’intéresse. »

L’une d’elle s’avança vers lui pour l’observer d’un peu plus près, s’extasiant sur sa peau nettement plus claire que la sienne, ses cheveux aussi et également les quelques cicatrices qu’il arborait sur le visage.

«  - Navré, Mesdemoiselles, on m’attend. »

Il essaya de les contourner, mais la troisième se plaça à son tour devant lui, en barrant la route par la même occasion. Elle le regarda de bas en haut, comme sa sœur avant elle et se mit à sourire assez admirative. Ce n’était pas difficile de comprendre qu’elle essayait de piquer l’intérêt de sa sœur, se trémoussant pour prouver qu’elle était plus belle que sa cadette.

«  - Finalement, il a piqué ma curiosité ce bel inconnu ~ »

Le voilà bloqué par ces dames et forcer le passage ne serait pas très galant, surtout dans un environnement de nobles susceptibles d’être au bal le lendemain. Il fallait qu’il fasse très attention, mais il ne savait pas si c’était le Créateur qui jouait avec le destin, mais rapidement l’une d’elle dévisagea Cordélia et Mellissandre qui regardaient droit vers eux.

«  - Il est en compagnie de la fifille Alirius, ma sœur. »
«  - Quoi cette casse-pied… ? »


Elle regarda Mellissandre assez sournoisement, puis recentra son attention sur Cullen alors que la dernière des sœurs fini par s’intéresser à la question elle aussi, simplement pour embêter l’héritière Alirius qui avait toujours tout ce qu’elle souhaitait. Voyant à quel point l’Altus la dévisageait, elle devina un certain mépris et l’aînée se mit à glousser comme une pintade.

«  - Oh, je comprends mieux, vous appartenez à Mademoiselle »
«  - " Appartenez " ? »
«  - Oh que si, Madame a toujours ce qu’elle désire, et vu comment elle vous regarde elle doit mourir à l’idée que nous osions lui piquer sa proie. »


Il se demandait ce qui pouvait passer dans la tête de ces nobles, pour que de si jeunes filles fassent exprès de provoquer ainsi Mellissandre. Et vu son tempérament ce n’était pas le moment.

«  - Peu importe, moi je suis tout à vous si vous le voulez ~ »
«  - Sans façon je suis déjà pris. Merci de la proposition cela dit. »


Ce n’était même pas de l’intérêt, mais simplement l’envie de rabaisser Mellissandre en passant par le Commandant était vraiment tentant et même Cullen trouvait cela puéril. Mais la troisième loucha surtout sur Cordélia. Alors elle s’avança jusqu’à la demoiselle et la regarda tout en continuant de s’éventer.

«  - C’est vous sa femme ? »

Les deux autres sœurs avaient suivi du regard leur sœur qui sans gêne alla s’adresser à la templière. Au passage, elle lança un regard particulièrement vicieux à l’ébène Tévintide juste pour le plaisir de la provoquer.

Là, c’était officiel, Cullen était devenu rouge de honte : lui qui pensait se sauver la peau il n’imaginait pas qu’elles étaient sans gêne. Par Andrasté, ce qu’il souhaitait sortir d’ici et s’enfermer dans ses quartiers jusqu’à son départ.



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— ARMES : Une épée et un bouclier de Templière dont elle rechigne à se séparer.
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Posté Lun 16 Oct - 20:28
Mellissandre et Cullen s'échangèrent quelques phrases relativement froides - il était évident que Mellissandre était plutôt bonne oratrice, ce qui se vérifierait plus tard dans le séjour, mais Cordélia ne semblait pas particulièrement amusée par son sous-entendu. Cependant, elle avait tout à fait conscience d'être un élément imprévu, et se contenta de regarder Mellissandre en laissant paraître aussi peu d'indignation que possible.

Ils retournèrent sur leurs pas vers l'écurie de l'Inquisition, comme elle l'avait craint. Elle aurait dû s'y attendre, évidemment qu'ils voudraient faire la visite juchés sur ces créatures de l'enfer. Cordélia n'était pas particulièrement amatrice d'équitation, elle évitait de monter sur un cheval dès que l'occasion se présentait. Cependant, refuser aurait juste rendu la visite plus pénible pour les deux personnes qu'elle accompagnait, et c'était elle le soldat ici. Un esclave lui tendit la longe d'un cheval particulièrement bien coiffé, et Cullen dut remarquer quelque chose puisqu'il demanda s'il y avait un problème avec son cheval.

« - Non, pas de problème avec lui ! C'est moi qui ne suis pas - argh - particulièrement habituée à la monte. »

Elle finit par régler ses étriers en hâte pour ne pas retarder les autres, puis se hissa sur la monture et suivit les chevaux de Mellissandre et Cullen. Une fois arrivés au restaurant, Cordélia prit le temps d'admirer la devanture avant de descendre.

Une fois entrés, ils furent aussitôt accueillis par le maître d'hôtel, qui semblait connaître Mellissandre. A quel point sa famille était-elle connue, au juste ? Il semblait qu'elle avait sous-estimé l'influence de la Tévintide dans sa cité. Elle comprenait mieux le faste de la maison, maintenant...
Elle resta silencieuse en regardant ce que mangeaient les invités, les yeux légèrement écarquillés. Cela n'avait rien, absolument rien à voir avec la cuisine de l'Inquisition ou les restaurants Orlésiens qu'ils avaient pu fréquenter avec sa famille, lorsque Jörgen Sartor avait encore de l'argent. Elle tourna la tête vers Mellissandre pour lui demander des informations sur un plat quand un groupe de pint... jeunes filles bien élevées franchirent les portes du restaurant. Comme des oiseaux de proie, elles semblèrent instantanément repérer leur groupe.

Elle tourna la tête et remarqua que le Commanda était resté quelques pas en retrait. Des nobles l'avaient arrêté et le jaugeaient avec intêret. Elle avait vu ce genre de regard en ville et l'avait vite reconnu : l'attrait des physiques étrangers. C'est vrai qu'ils étaient plutôt bruns et hâlés à Tevinter...
Ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est à voir l'une des femmes se diriger vers elle et demander :

- C'est vous, sa femme ?
- Hein ? Cordélia la regarda, ahurie. Le fait que ce soit si soudain et le ridicule de la situation lui fit échapper un rire nerveux, et contraire à la bienséance, vu l'expression que prit son interlocutrice.
- Vous vous moquez de moi ? Elle plissait les yeux en se penchant légèrement sur Cordélia, intimidante.
- Oh, non, pas du tout, ma dame. Pour répondre à votre question, non, je suis une garde. répondit-elle en tentant de garder une expression neutre.D'ailleurs, je vais devoir vous demander de vous éloigner du Commandant là-bas, simple question de sécurité.

En voyant l'expression des soeurs changer, elle comprit qu'elle avait fait une erreur.

- Et il est Commandant, en plus ?!
- Que c'est impressionnant ! Commandant, ne pouvez-vous pas nous dire votre nom ? Soyez galant !

Oups. Les deux jeunes femmes qui barraient le chemin du Commandant semblèrent redoubler d'ardeur dans leurs avances dès que le rang de ce dernier fut révélé. La troisième, de loin la plus déterminée à courir sur les nerfs de Mellissandre, se dirigea vers la table d'un pas félin et contempla la Tévintide d'un air narquois.

- Cela faisait longtemps, Mellissandre ! La culture Féreldienne a bien déteint sur toi, depuis la dernière fois. Elle lança un regard chargé de mépris vers Cullen et Cordélia, les regardant de la tête aux pieds. C'était évident, ils n'avaient pas leur place ici. Tu ne nous présentes pas ? Aurais-tu oublié ta langue au pays des sauvages ?
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Posté Lun 16 Oct - 23:32
Morose durant tout le trajet - que le cheval capricieux de Cullen et les médiocre talent en équitation de Cordelia rendit plus pénible – Mellissandre retrouvait peu à peu sa bonne humeur. Elle était chez elle. L’argenterie, la porcelaine finement décoré, l’odeur de la mer et le bruit de la houle, les accents chantant du sud. Elle était chez elle.

Un sourire épanoui réapparut donc sur ses lèvres alors qu’on l’on amenait à sa table un précieux vin tévintide et qu’on le servait obséquieusement dans les verres. Un service impeccable pour un établissement de renom, elle était chez elle.

Trois pimbêches qu’elle avait malheureusement reconnu hélèrent le commandant non sans lui avoir jeter un regard mauvais. Elle était chez elle. Elle n’entendait pas bien ce qui se passait auprès du Commandant mais à voir leur cils battre comme les ailes d’un colibri et Cullen tentait maladroitement de rejoindre leur table, il était plutôt évident qu’il était victime de son charme irrésistible. A croire qu’il avait aussi – littéralement – trempé dans de la magie du sang pour faire tomber toutes les demoiselles en pâmoison.

Raide jusqu’à la racine des cheveux, Mellissandre vit une des sœur se rapprochait en même temps que le Commandant et demander sans préambule si elle était sa femme. Sans doute aussi estomaquée que Cordelia, la jeune tévintide cligna plusieurs fois des yeux tandis que cette dernière se défendait, prétextant être garde pour éloigner l’importune.

Malheureusement, dans un monde de prestige et de dorure, le titre du Commandant ne le rendait que plus désirable et la première minauda encore davantage sous l’oeil amusée de sa frangine. La troisième en revanche ne semblait pas partager la curiosité de ses sœurs pour les étrangers, se permettant même une remarque cinglante envers Mellissandre tout en les toisant avec mépris.

Il faut dire que Cordelia avait commis une seconde erreur en se présentant comme garde. Un garde ne mangeait pas à la table d’un altus. Se mêler au petit peuple, c’était indigne d’une future magister et les pimbêches n’allait pas manquer de lui resservir dès qu’elle le jugerait opportun.

Clairement, parlé de culture fereldienne était une insulte et la mage bénit soudainement sa mère de l’avoir ennuyé pour se changer, se laver, se coiffer et se maquiller, autrement elle aurait donné raison à cette garce.

Feignant l’indifférence, Mellissandre prit très lentement une gorgée de son vin avant d’enfin daigner s’intéresser à la demoiselle. Finalement, le mépris qu’elle avait montré envers Cordelia n’était rien face à celui qu’elle affichait à l’instant en posant un regard sévère – hérité de son père – sur la basse cours qui s’était attroupé autour d’eux. 

Peut-être en d’autres circonstances aurait-elle été plus subtile mais elle était déjà contrarié et fatiguée par le voyage, elle n’avait pas envie d’épiloguer avec ses demoiselles réputée pour titiller leur consœur avec un acharnement qui frôlait la dévotion.

« Non désolée, les ambassadeurs de l’Inquisition ont tant de noms à retenir, je ne présente que les gens importants », répondit-elle finalement avec un grand sourire faussement navré empli d’irrévérence. En une phrase, non seulement elle refusait avec impertinence d’accéder à leur requête mais en plus elle redorait l’image de Cordelia en les présentant tous deux comme des invités de marque et elle se payait même le luxe de les insulter en prime. Finalement, elle ne s’était pas trop rouillé au pays des barbares.

Piqué au vif, celle qui lorgnait sur Cullen et qui avait été soulagé de le savoir célibataire décida de s’acharner sur la pauvre templière.

« ça…  une ambassadrice ? Je croyais qu’elle était garde ? », releva-t-elle avec un sourire mesquin, ravie de relever une incohérence mais cela ne perturba pas le moins du monde Mellissandre. L’hypocrisie, elle le maîtrisait à la perfection, de tous les gens présents, c’était sans doute la templière qui serait la plus surprise de sa véhémence.

« Tout à fait. L’humilité de Cordelia n’a d’égal que ses talents, c’est une garde exceptionnelle, une héroïne qui fait honneur au nom de l’Inquisition et que je n’aurais pu manquer d’inviter à mon bal, comme modèle de professionnalisme et de bravoure même si elle tend à être trop modeste », ajouta-t-elle avec grandiloquence, sans ciller, mettant tant de conviction dans sa voix qu’elle passait réellement pour une fervente admiratrice.

Après tout, ses demoiselles n’avaient aucune manière de vérifier la véracité de son discours. Les faits d’armes d’une orlésienne ne parvenaient pas jusqu’à leurs oreilles et la modestie dont elle l’affublait rendait la désuétude de sa réplique logique. En outre elles n’étaient – fort heureusement – pas invité à son bal qui agitait pourtant Minrathie depuis deux jours, une élégante manière de leur rappeler une seconde fois la faiblesse de leur rang.

Impressionnée malgré elle par la femme qui était dépeinte comme une extraordinaire et vertueuse combattante, la pimbêche numéro une s’éloigna imperceptiblement au cas où Cordelia aurait le pouvoir miraculeux de la tuer d’un regard.

Profitant de son avantage, Mellissandre en rajouta en faisant nonchalamment rouler le vin dans son verre. « … En outre, je n’apprécie pas que l’on importune mes invités de marques que l’on vienne polluer l’air de médisance pendant mon déjeuner »

Malgré la douche froide qu’elles venaient de prendre, les demoiselles s’acharnaient comme des animaux blessés, n’ayant manifestement pas perdu l’espoir de reprendre la main, d’enquiquiner Mellissandre et de conquérir le Commandant.

La seconde d’ailleurs reporta son attention sur lui, en prenant un air mielleux.

« Permettez moi de vous dire que... »

Le regard soudain glacial de Mellissandre se posa sur ses trois interlocutrice, ayant soudainement un petit quelque chose de son père dans la façon dont elle les toisait. Elle commençait vraiment à avoir faim et à se lasser de ce jeu interminable.

« Non, je ne permets pas. Taisez-vous », intima Mellissandre d’une voix si impérieuse que la demoiselle ferma la bouche.

L’autorité, elle avait ça dans le sang, elle suintait la noble emplie de pouvoir et de privilèges dans la moindre mimique et ne s’en privait pas puisque la diplomatie ne semblait guère fonctionner.

« Chaque fois que vous ouvrez la bouche c’est tout votre arbre généalogique qui doit se retourner  tant vous vous couvrez de ridicule à chaque mot vous devriez vraiment apprendre à vous taire », ajouta-t-elle sur un ton menaçant qui montrait qu’elle était définitivement lasse de leur petit jeu qui n’en finirait pas.

La lignée s’était sacré, devant l’offense, les trois devinrent livides et le voile de l’hypocrisie se leva, le miel empoisonné devenant agressivité alors qu’elles tentaient une ultime attaque.

« Oh mais c’est qu’elle le couve son Commandant chéri... », répliqua l’une d’elle sous le gloussement entendu des autres. Décidément, cette rumeur allait la suivre jusqu’au bout du monde.

S’énerver n’aurait que corroborer leur allusion, aussi Mellissandre eu un rire amusé – et un tantinet méprisant - n’en déplaise à l’orgueil du Commandant - comme si c’était une plaisanterie qu’on ne lui avait jamais servi.

« Vous êtes bien prompt à sauter aux conclusions dites moi… Enfin, c'est normal de prêter aux autres son propre comportement j'imagine... », répondit-elle finalement avec un sourire de vipère. « C’était quoi la dernière fois ? … Ah oui, un palefrenier », renchérit-elle après avoir fait mine de chercher dans sa mémoire alors qu’elle avait été mis au jus des ragots quelques heures auparavant à peine.

Cette fois, la bataille était gagnée, et Mellissandre savoura sa victoire avec une ultime gorgée de vin avant d’arborer un nouveau sourire condescendant.

« Maintenant, j’aimerais profiter en toute quiétude de mon déjeuner, je vous invite donc à partir », intima-t-elle sans même se donner la peine d’élever la voix. L’ordre était évident.

Sans se donner la peine de saluer, elles se drapèrent dans toute leur dignité en tournant les talons pour retourner à leur propre table mais Mellissandre les coupa dans leur élan, assez fort pour attirer l’attention des autres clients.

« Du restaurant. »

Les demoiselles se figèrent, surprise par ce trait d’audace, cet ultime humiliation aux airs de défis. Le personnel de l’établissement n’avait pas tout à fait suivis l’échange, mais les enjeux étaient évidents. Et une fois de plus, Mellissandre était chez elle. Son établissement préféré dans lequel elle étalait son prestige et dépensait des fortunes depuis des années.

Son caprice – car indéniablement cela en était un – lui serait accordé, comme toujours, ce qui ne fit que raviver la frustration des pintades. C’était pour ça qu’elles détestaient tant la tévintide qui agissait comme si le monde lui appartenait, oubliant parfois qu’elle était effectivement en terrain conquis.

Avant d’être mises dehors comme des malpropres les demoiselles sortirent d’elles-même, surjouant la dignité et la condescendance pour masquer leur blessure d’orgueil de s’être fait congédié alors qu’un serveur se précipitait à la table de Mellissandre pour demandait si tout allait bien.

Elle le rassura mais ne se détendit qu’une fois qu’il eu disparu, soupirant légèrement même si elle restait plutôt satisfaite de son insignifiante victoire.

« Bienvenue chez moi », ironisa-t-elle à l’attention de ses deux interlocuteurs.
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Posté Mar 17 Oct - 15:11
Missive 14
Commandant,
Le bal a Tevinter a lieu d'ici quelques heures, merci de faire bonne figure. Profitez de cet instant pour vous reposer et découvrir le pays, vous n'avez pas toujours l'occasion de vous promener librement à Tevinter.
Visite guidée à la mode tévintide



A force de parler fort, ces demoiselles avaient réussi à captiver l’attention des autres nobles présents en ces lieux. D’ailleurs, les potins étaient le plat préféré des tévintides au vu du nombre de paires de yeux rivés vers eux.

Mais suite à la réflexion de l’une des trois sœurs, Cordélia hoqueta son incompréhension que la tévintide prit comme une affront à première vue.

« - Vous vous moquez de moi ? »
« - Oh, non, pas du tout, ma dame. Pour répondre à votre question, non, je suis une garde. D'ailleurs, je vais devoir vous demander de vous éloigner du Commandant là-bas, simple question de sécurité. »


Cette fois c’était terminé, en plus d’être affiché Cordélia a eu la maladresse d’indiquer son grade aux sœurs, ce qui n’arrangea pas vraiment la situation. Mais elle semblait s’en être rendue compte un peu tard ce qui le fit légèrement sourire. Pas pour très longtemps puisque deux d’entre les sœurs recentrèrent leur attention sur lui.

« - Et il est Commandant, en plus ?! »
« - Que c'est impressionnant ! Commandant, ne pouvez-vous pas nous dire votre nom ? Soyez galant ! »
« - Vous avez mon grade, n’est-ce pas suffisant ~ ? »


Il n’avait absolument pas envie que toute l’assemblée entende son nom pour qu’ils aillent reporter ce qui s’était passé ailleurs. La situation étant assez embarrassante comme cela, pas la peine d’empirer. Mais le ton chaud et charmeur de sa voix avait fait tourner quelques têtes chez les demoiselles, ce qui leur fit oublier d’insister sur la question.

« - Oh ~ et charmeur en plus »

Pendant qu’il réglait le problème avec les deux sœurs pour rattraper la bêtise de Cordélia, la troisième s’était attaquée à Mellissandre.

« - Cela faisait longtemps, Mellissandre ! La culture Féreldienne a bien déteint sur toi, depuis la dernière fois. »

Ferelden et Orlaïs représentaient le sud, mais visiblement ils ne faisaient pas la différence entre l’un ou l’autre pays. Tevinter se croyait décidément au-dessus de tout. Et puis, la rusticité avait un certain charme tout de même ~

« - Tu ne nous présentes pas ? Aurais-tu oublié ta langue au pays des sauvages ? »

A entendre ces mots, Cullen lui aurait volontiers fait comprendre ce que les « sauvages du sud » pouvaient faire à sa médiocre existence. Mais il y avait tant de personnes présentes sur les lieux qu’il relâcha rapidement son arme et garda son calme. Il ne bougea pas de sa position initiale, toujours debout, alors que toute l’attention était sur Mellissandre qui buvait une gorgée de vin.

« - Non désolée, les ambassadeurs de l’Inquisition ont tant de noms à retenir, je ne présente que les gens importants »
« - ça… une ambassadrice ? Je croyais qu’elle était garde ? »


Comment pouvait-elle être aussi infecte ? Traiter Cordélia comme d’une chose. Les nobles avaient le don de se faire détester. En plus de la chaleur insoutenable et de la fatigue, Cullen luttait pour ne pas faire un geste de travers, mais visiblement Mellissandre savait ce qu’elle faisait. Autant se montrer patient et ne pas prendre au pied de la lettre ce qu’elle disait. Facile à dire dans un premier cas.

« - Tout à fait. L’humilité de Cordelia n’a d’égal que ses talents, c’est une garde exceptionnelle, une héroïne qui fait honneur au nom de l’Inquisition et que je n’aurais pu manquer d’inviter à mon bal, comme modèle de professionnalisme et de bravoure même si elle tend à être trop modeste »

En plus des demoiselles, Cullen se montrait très étonné d’entendre cela de sa part. Mais cela faisait partie de son jeu pour les faire partir, et semblait étrangement sincère. Il savait Mellissandre maligne au point de se cacher derrière des masques, mais elle n’en restait pas moins qu’une manipulatrice aguerrie. S’il ne la connaissait pas aussi bien depuis le temps qu’il la côtoyait, il aurait mit les deux pieds dans le plat.

« - … En outre, je n’apprécie pas que l’on importune mes invités de marques et que l’on vienne polluer l’air de médisance pendant mon déjeuner »

Tant que cela l’aiderait à obtenir le calme, il marchait parfaitement au pas avec cette histoire. En attendant patiemment que l’ébène tévintide remette en place ces filles, il regarda sur les tables voisines ce qu’ils mangeaient pour se faire une idée de la cuisine dans ce restaurant. Mais la demoiselle ne lâcha pas l’affaire.

« - Permettez moi de vous dire que... »
« - Non, je ne permets pas. Taisez-vous »


La noble en trembla de tous ses membres suite à cet ordre donné sèchement par Mellissandre. Les femmes entreprenantes, qu’est-ce qu’il aimait ça, le Commandant. Quelqu’un qui lui tienne tête comme elle le faisait, ce n’était pas chose courante et cela avait l’audace de lui plaire.

« - Chaque fois que vous ouvrez la bouche c’est tout votre arbre généalogique qui doit se retourner tant vous vous couvrez de ridicule à chaque mot vous devriez vraiment apprendre à vous taire »

Vraiment, ils n’arrivaient pas à se séparer de leur généalogie ici, il fallait vraiment qu’on lui explique.

« - Oh mais c’est qu’elle le couve son Commandant chéri... »


L’affrontement en devenait tellement pathétique qu’elle n’avait plus d’argument pour se défendre. Et même son adversaire le savait, puisqu’elle aussi semblait lassée de ce jeu sans queue ni tête.

« Vous êtes bien prompt à sauter aux conclusions dites moi… Enfin, c'est normal de prêter aux autres son propre comportement j'imagine... C’était quoi la dernière fois ? … Ah oui, un palefrenier »

Il comprenait mieux pourquoi Joséphine passait autant de temps à écouter les ragots, si c’était pour en tirer profit ainsi. Mais selon lui c’était sournois et vraiment bas d’utiliser ce genre de mesquineries pour en arriver à ses fins.

« - Maintenant, j’aimerais profiter en toute quiétude de mon déjeuner, je vous invite donc à partir «

Suite à cette remarque elles partirent très rapidement en direction de leur table, qu’elles avaient réservé en doublant toute la colonne qui était encore debout à l’entrée. Mais Mellissandre n’avait pas terminé.

Elle prit la peine de hausser le ton de sa voix pour que toute la salle entende ce qu’elle avait finalement à dire.

« -... Du restaurant. »


Les trois demoiselles s’étaient arrêtées dans leur élan, choquée par cet ordre que leur intimait l’Altus qui pourtant était bien sérieuse. Et vu sa réputation dans la ville, les occupants du restaurant devaient probablement être à la botte de sa famille.

Mais avant que l’un des serviteurs du restaurant durent réagir, elles préféraient repartir d’elles-mêmes, faisant claquer violemment la porte au passage, sous le regard approbateur de Cullen qui les regardait partir de son point de vue, les mains dans le dos.

Une fois le calme revenu, les occupants du restaurant reprirent leurs besognes chacun de leur côtés, certains riant suite à cette affreuse humiliation connue par les trois sœurs, d’autres en s’exprimant sur l’inquisition qui visiblement était présents en ces lieux. Etrangement ils semblaient fascinants au point que Cullen se demanda presque ce que pensaient vraiment les gens.

Un homme était venu voir si tout allait bien et Mellissandre retrouva son calme quand il tourna les talons. Cullen aussi, car quand le serveur passa à côté de lui, il se décida enfin à prendre place autour de la table, se jetant lourdement sur sa chaise.

« - Bienvenue chez moi »
« - Chaleureux. »


Il secoua la tête, avant de la reposer sur le dos de sa main, accoudé sur la table en regardant ailleurs. Il resta quelques instants comme ça, avant de jeter son dévolu sur la carte des mets qui se trouvait à portée de main. Il se redressa, en la saisissant puis découvrit le menu, composé de plusieurs dizaines de plats. Il avait l’habitude des tavernes et de ses uniques plats qu’ils changeaient de jour en jour, mais sur cette carte il y avait beaucoup trop de choses à choix – sans parler du prix – qui laissaient le Commandant assez perplexe.

« - Heureusement que le menu a une traduction, mais franchement il y a tellement de sortes de poissons différents que je ne sais même pas sur quoi me rabattre. »

Et encore, il ne parlait pas des nombreuses pages de plats qui composaient le menu, en passant des innombrables salades d’algues, des crudités, des poissons divers et variés et même des fruits de mer dont il n’avait pas la moindre idée d’à quoi cela ressemblait et vu du nom et du prix, cela semblait être peu fréquent de trouver ce genre de produits.

Pour les palais plus rustiques, il y avait d’autres accompagnants, comme la traditionnelle pomme-de-terre originaire d’Orlaïs ou encore de la viande chassée en Ferelden.

« - Oh tiens, en page 5 il y a des assortiments de fromages orlésiens, Cordélia. Finalement il y en a, je suis particulièrement étonné. »

Les spécialités du sud étant souvent à base de produits laitiers ils étaient habitués à manger du fromage à longueur de journée. A tevinter en revanche, il se demandait si cela était courant étant donné la diversité des produits venant de la mer. Il ne serait même pas étonné que ses habitants en tombent malade.

« - Je me demandais si les Tevintides supportaient les produits laitiers, généralement c’est une spécialité sudiste. Tous les restaurants en proposent ? »


Autant brosser Mellissandre dans le sens du poile en lui attribuant de l’intérêt pour sa culture. Et après tout, il valait mieux apprendre à les connaître pour se sentir d’avantage intégré dans la société.

Visiblement ils étaient parmi les meilleurs restaurants de la ville, surtout appréciée pour la vue qu’elle offrait sur la mer – qui sans le cacher étai absolument magnifique – et comme il était droit en face de la vue, cela lui convenait parfaitement.

« - Alors c’est quoi le plat le plus cher ~ ? »

Il ne comptait pas se commander quelque chose d’astronomique mais en tant que roturier cela l’amusait de voir les prix les plus élevés sur cette carte de menus, juste pour savoir ce qu’étaient prêts à débourser les nobles qui aimaient vraiment la nourriture atypique du Nord.

« - … des blancs de baleine ? »

Entre cela et les filets de requin il se demandait vraiment ce qui n’était pas mangeable dans l’océan. Et vu la tête qu’avaient les oursins ou d’autres langoustes il avait juste envie d’essayer quelque chose pour plaisanter un peu. Après tout ce n’était pas tous les jours qu’il avait l’occasion d’en manger.

« - Que prennent ces dames ? »

Assez plaisanté sur les plats, il referma le menu, décidé de ce qu’il allait prendre il allait s’essayer aux crustacés, mais quelque chose de plus mignon que ce qui se faisait poser sur la table d’à côté.

Un plat contenant ce qui semblait être un crabe avec de très longs membres semblables à celles d’une araignée le fit presque frémir. Comment les gens pouvaient manger ce genre de choses… ? Toujours le regard braqué dessus, il ne leva pas les yeux et s’exclama, restant dans la confidence de la tablée.

« - Effrayant… »

Ils mangeaient vraiment n’importe quoi.

« - Vu les dessins de la carte, je me rabats sur les Crevettes. Elles ont des petits yeux trop mignons ~ »

Soudain il se rappela de la suite du programme : Les bains. Il se demandait bien comment cela se passait, il n'en avait entendu que du bien. Il avait déjà son programme de prévu, il fallait juste qu'il attende que l'une d'elles en parle - en particulier leur guide touristique - Il y avait tant à dire à ce sujet.



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Straight outta Orlaïs ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Feo
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Tous les jours
— MISSIVES : 244
— DC&TC : Ethel & Vael
— PRESTIGE : 472
— PAIRING & OTP : *met ses shipping googles* Cullélia, Isadélia :^)
— CRÉDITS : sig: perséphone (bazzart)

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Orlésienne. Fille cadette d'un vigneron tombé en faillite depuis lors, elle a grandi dans la région de Val Chevin.
— ÂGE : Vingt-trois ans
— PROFESSION : Inquisitrice de la Divine.
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Une épée et un bouclier de Templière dont elle rechigne à se séparer.
— AMOUREUSEMENT : Y'all need Andraste
— O.SEXUELLE : Hétéro
Posté Lun 6 Nov - 16:52

Cordélia haussa un sourcil perplexe lorsqu'elle entendit Mellissandre chanter ses louanges, puis comprit que c'était pour éloigner la soeur qui était venue l'importuner. C'est qu'elle était habile avec les mots, en plus. Elle admirait ce côté-là de Mellissandre : elle était capable de se tirer d'affaire ou de faire taire quelqu'un juste avec une phrase bien tournée et chargée de sous-entendus. C'était quelque chose qu'elle respectait chez autrui : elle, elle était bien plus maladroite avec les mots et ne venait pas du genre de milieu où l'on apprend à parler comme le dicte le Jeu. Enfin, ce n'était pas le rôle d'une Templière, de toutes façons.
En guise de bouquet final à leur humiliation, les trois nobles prirent congé à grand coups de phrases indignées et claquèrent violemment la porte du restaurant. Quelques clients levèrent la tête d'un air interloqué puis retournèrent rapidement à leur repas.

- Bienvenue chez moi, ironisa finalement Mellissandre une fois le trio définitivement éliminé.
Les trois convives prirent finalement place autour de la table. Elle était en train de prendre le repas avec le Commandant des armées et une noble provenant d'une des familles les plus prestigieuses de Minrathie. A côté d'eux, elle se sentait un peu pouilleuse, mais elle était heureuse de sa chance.
Elle décida de s'attaquer à la partie la plus cruciale de leur visite : le choix du repas ! Les plats Tévintides s'alignaient par dizaines sur la carte, tous plus élaborés et couteux les uns que les autres.

« - Oh tiens, en page 5 il y a des assortiments de fromages orlésiens, Cordélia. Finalement il y en a, je suis particulièrement étonné.
- Créateur, vous avez raison ! Et il y en a tellement... Je n'ose même pas imaginer le travail nécessaire pour transporter et conserver une telle diversité d'aliments jusqu'à nos assiettes. »

C'était le paradis sur terre, la Cité du Créateur en version gastronomique ! Il fallait qu'elle choisisse son plat avec attention, et elle n'allait pas se priver, vu la fortune ostentatoire de leurs hôtes.

- Pour ma part, je pense que je vais m'arrêter sur le homard bleu, fit-elle, tout sourire. Oh, il y a aussi des cèpes... Et les huîtres font envie aussi...

Après les quinze minutes nécessaires à Cordélia pour délibérer avec elle-même sur quel fromage elle allait choisir et commenter chaque plat dans sa tête, un serveur vint prendre leurs commandes et disparut aussitôt avec les cartes. Elle contempla les couverts d'argent, les fausses fleurs ornementales disséminées sur la table et les serviettes brodées d'un air distrait.

- Dame Mellissandre, pourquoi ces trois pimb... jeunes femmes voulaient-elles vous importuner ? demanda-t-elle au bout d'un moment. C'est vrai que même si elles avaient pris Cullen pour cible au départ, le but avait évidemment été de déstabiliser Cullen par son biais.

- Elles étaient encore moins subtiles que les nobles chez moi, c'est dire.
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Posté Mar 14 Nov - 23:07
L’orage passé, la conversation redevint d’une banalité presque surprenante. On parlait fromage, blanc de baleine et araignée de mer. Ses deux convives avaient l’air beaucoup plus fascinée par le menu qu’elle ne l’aurait cru et elle s’amusa un peu de leur étonnement impressionné ou choqué.

« Je sais qu’on est chauvin, mais de là à tomber malade pour avoir mangé les spécialités d’un autre pays… enfin, à part le ragout de cette chère Flo », répondit-elle avec un sourire amusé à sa remarque. Bien sûr qu’ils pouvaient manger des spécialités orlésiennes ou antivane, tout était une question de goût. Et les riches aimaient les choses qui coûtaient cher. De toute façon, la cuisine tévintide avait un amour des viandes exotiques et des recettes étranges. Plus le plat était incongru, plus tout le monde voulait le goûter malgré leur dégoût.

« Après ce genre de luxe – je parle des produits laitiers pas du ragoût de Flo -  se paye, donc non, tous les restaurants n’en servent pas, seulement les bon », conclu-t-elle terminant ainsi de répondre à leurs questions sur les habitudes culinaires de son pays.

Cordelia était passé du statut de gêneuse à l’indifférence, elle ne se souciait pas qu’elle ne puisse pas comprendre la référence sans pour autant projeter de l’animosité envers elle. Une légère amélioration donc, qui monta d’un cran quand elle s’intéressa aux motivations des trois pimbêches en les comparant avec sa propre noblesse.

« Parce qu’elles ne m’aiment pas ? », répondit-elle avec une indolence presque surprenante. Elle en était parfaitement consciente, mais elle ne s’en souciait pas. Assez sérieuse, Mellissandre plongea son regard dans ceux de la templière. « Dites vous bien qu’ici, soit on m’adore, soit on me déteste. Certains le montre plus que d’autre, mais il n’y a pas de demi mesure », conclu-t-elle sans une once d’humilité mais c’était la vérité. Son nom, son blason, tout cela suffisait à susciter craintes, respect, mépris ravalé et jalousie.

« Je pense qu’elles se complaisent dans l’idée de me voir vaciller, mais cela n’arrivera pas », ajouta-t-elle finalement avec un sourire rassurant, mais aussi déterminé. Ce quotidien, elle en avait l’habitude, elle savait l’affronter, mais en plus elle n’était pas seule. Cordelia elle même devait savoir que les batailles sont moins dur à livrer avec des alliées. C’était la même chose, mais dans un autre registre.

Le serveur choisissant le moment propice pour s’enquérir de leur commande, Mellissandre lui transmis les souhaits de ses camarades en tévintide tout en commandant la même chose que d’habitude pour elle même. Elle prit également son temps pour choisir le vin approprié et leur assiette ne tarda pas à arriver. Dans un restaurant comme ça, l’attente n’était pas envisageable.

Crevettes, homard bleu et blanc de baleine plus tard, les voilà de nouveau dans un silence troublé par le bruit des mastications. Que Mellissandre décida de briser en s’intéressant à nouveau à la templière.

« En vrai Cordelia, vous avez fait quelque chose d’impressionnant ? », demanda-t-elle sans le moindre tact, en se demandant ce qui avait pu pousser Cullen à la choisir. « Je ne veux pas vous offensez mais vous ne m’avez pas l’air très… assurée », ajouta-t-elle en jetant un œil au Commandant, pour voir s’il allait défendre les qualités de sa seconde.
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