— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
Lire plus

〖LES SOIRÉES TWITCH〗



prochaine session le 06.07.17 à 14h00
en savoir plus

Petites annonces

13/08/2017 — Des nouveautées ont été postées sur le forum ! Pour vous renseigner, c'est par ici !
09/08/2017 — Le groupe MAGES est désormais CLOS pour cause de surpopulation !
09/08/2017 — Le Fondateur est revenu de son absence indéterminée !
09/08/2017 — Irisviel est désormais administratrice du forum. Bienvenue dans la team, miss !

Le Discord du forum

©linus pour Epicode
⊱ En bref





Partagez|

Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage

hello, my name is...
avatar

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Albar/Taïga
— MISSIVES : 69
— PRÉSENCE : A peu près tout le temps
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— CRÉDITS : Fanart par EshiraArt & Nipuni
— PRESTIGE : 296
hey i'm new
— NATIONALITÉ : Vagabond
— LIEU D'HABITATION : Fort Céleste
— ÂGE : Indéterminé
— RANG SOCIAL : Apostat
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Ruse et magie
— O.SEXUELLE : L'Immatériel

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Ven 6 Oct - 18:58

Silencieux, Solas se laissa guidé par Mélissandre, en compagnie de Cullen et de Joséphine. Leur hôtesse les fit monter de plusieurs étages, les faisant passer par une bibliothèque dans laquelle à décida de s'attarder quelques temps, ce qui arracha un frêle sourire – ou plutôt une moue paisible – à Solas, curieux d'apprendre quels savoir se trouvaient consignés ici. Une petite partie de lui s'y intéressait en espérant pouvoir y apprendre quelque chose sur Corypheus et sur les rituels tévintides en général, mais la principale raison de son intérêt n'était autre que le frisson de la découverte face à une culture qu'il ne connaissait pas vraiment.

Melissandre leur présenta ensuite son arbre généalogique, dont une partie était représenté sur le mur sous la forme de tableaux des ancêtres des Alirius, chacun semblable à l'autre, leur fournissant le parfait exemple des habitudes tévintides : les magisters ne se mariaient qu'entre eux, et il y avait fort à parier que toutes les lignées s'étaient déjà croisées tôt ou tard. Ainsi, les visages et les traits qu'on leur présentaient manquaient de diversité, et il n'était pas rare que mari et femmes aient des airs de frère et sœur. Certains l'étaient d'ailleurs peut-être...

Le portrait de la jeune femme était néanmoins celui qui attirait le plus les regards, tant par la façon dont elle était représentée – elle ne devait pas avoir beaucoup plus d'une dizaine d'années à l'époque où celui-ci avait été peint – que par son entourage, un tableau vide destiné à son futur époux. Solas retint un soupir : de tous temps, les nobles avaient cherché à s'assurer les meilleurs mariages possibles, mais à Tevinter, cela tournait à l'obsession malsaine, tout cela dans le but de créer le mage parfait, comme si la magie ne coulait que dans le sang. Il était triste de voir qu'une nation dominée par les mages était frappée par les mêmes idées reçues que n'importe quel autre royaume du sud.

Joséphine recentra rapidement la conversation sur la raison première de leur visite : le bal. Il allait avoir lieu dans le hall, et s'annonçait assez similaire à tout ce qu'il avait pu connaître par le passé. Lorsque Melissandra annonça qu'il y aurait probablement un mort – ou plus – et que Cullen se fendit d'une réplique consternée, Solas ne put s'empêcher de laisser échapper un bref ricanement. Du temps maudit des Evanuri, les fêtes avaient elles aussi tendance à donner dans la violence de temps à autre. En un sens, cette pensée le rendit nostalgique, et ce malgré tous les griefs qu'il éprouvait à l'encontre de ses ancêtres.

Leur hôtesse prit le temps de quelques répliques supplémentaires pour les mettre à nouveau en garde sur tout ce qu'un bal impliquait, et le vieil elfe eut la politesse de faire semblant d'écouter. Ce n'était pas la première fois qu'elle les mettait en garde, et même s'il ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir des doutes le concernant, le fait était qu'il n'avait nullement besoin de ses directives. Certes, il aurait pu la prévenir – elle ou même Joséphine d'ailleurs – de son aisance dans un tel milieu, mais il valait mieux garder ses atouts cachés le plus longtemps possible.

Comme le fait qu'il connaisse le Tévène par exemple. Après son réveil, il avait jugé important d'apprendre les langages des plus grands empires du monde. Il n'avait pas eu le temps d'en apprendre beaucoup, et plus le temps passait, plus il se disait qu'il était important qu'il apprenne le Qunlat.

Toujours silencieux, il découvrit avec le reste de ses compagnons l'étage des dignitaires, se figurant que ce devait être un honneur que leur faisait Mélissandre. Elle leur désigna ainsi les chambres déjà occupées, à savoir celles de ses parents – séparées – ainsi que la sienne, sous-entendant ainsi qu'ils étaient tous mis au même niveau, quand bien même ce n'était pas le cas.

En la regardant déambuler dans la maison de ses parents, il lui trouva un air presque enfantin qui ne collait guère avec ce qu'il avait entendu d'elle. Ses yeux n'avaient peut-être plus l'innocence de la petite fille représentée sur le tableau, mais il y avait quelque chose dans son attitude qui l'amenait à penser qu'elle n'était pas aussi éloignée que cela de celle qu'elle fut quelques années auparavant.

Sa réflexion fut cependant interrompue quand le bureau de son père s'ouvrit et qu'un homme se présenta à eux. Lorsqu'il s'annonça comme « haut responsable du commerce d'esclave », Solas sentit ses cheveux se dresser sur sa tête, ce qui était un exploit quand on considérait l'inexistence de ces derniers.

Joséphine et Cullen saluèrent l'homme en s'inclinant poliment, ce que Solas ne fit pas. Il resta droit comme un i, peut-être plus raide encore qu'à l'accoutumée, et darda l'homme d'un regard meurtrier. Son visage restait neutre, mais si cet Auguste prenait la peine de le regarder dans les yeux, il ne manquerait pas d'y voir la profonde haine que lui vouait l'elfe, qui se résolut néanmoins à ne rien faire ni dire de plus. À côté de lui, il vit Cullen amorcer un pas en avant avant d'être promptement stoppé par Joséphine. Son geste, il en était certain, avait été nimbé d'agressivité, et il ne put que supposer les raisons qui auraient pu le pousser à s'opposer à cet homme.

Il n'en avait aucune idée fixe, mais la simple idée qu'il ait été en désaccord avec un marchand d'esclave donna à Solas une opinion un brin meilleure de leur ex-templier de commandant.

La mère de Melissandre vint à la rescousse de cette dernière, qui semblait sur le point de répondre quelque chose à son tour. Dame Alirius les débarrassa poliment de l'importun, tandis que Solas se demandait si cela valait le coup de le tuer, et comment il allait devoir s'y prendre. L'homme disparu de leur champ de vision, mais il serait évident qu'ils allaient le retrouver au bal, quand bien même il n'avait visiblement pas été invité. Ce dernier point était d'ailleurs la seule raison pour laquelle il n'avait pas d'ores et déjà quitté le palais : si Melissandre avait eu le toupet d'envoyer une invitation à un pareil homme, toute discussion aurait été impossible.

Cette pensée ne l'emplissait guère de fierté, mais l'Inquisition venait de passer au second plan dans l'esprit de Solas, et sa nouvelle priorité était de s'en prendre à ce marchand d'esclave, d'une façon ou d'une autre. Il était néanmoins assez intelligent pour concilier les deux : un meurtre n'aurait guère arrangé leurs affaires. Pendant le bal, en revanche, il y aurait plus de possibilités qui s'ouvriraient à lui : humilier ce brave homme était la première, le tuer lors d'un duel provoqué d'une façon ou d'une autre était la dernière. Et il avait une journée et demi pour trouver toutes les autres façon possibles.

Il remercia ainsi poliment Melissandre lorsqu'elle lui indiqua sa chambre, et décida de ne pas s'y attarder. Il annonça brièvement à Joséphine qu'il serait en ville pendant l'après-midi, et choisit de partie seul à la rencontre des habitants de Minrathie. Il comptait poser quelques questions aux esclaves des Alirius, mais il se les réservait pour plus tard, notamment parce qu'il savait ce qu'ils allaient lui dire : « on travaille dur, mais nous sommes bien traités, bien mieux qu'ailleurs ». Or, c'est cet ailleurs qu'il voulait voir. Et si possible, il comptait en apprendre plus sur cet Auguste.

_________________

~ Mon orbe ! ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
Sanglante beauté ⊱ PARTISAN

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Ayael
— MISSIVES : 472
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Irisviel Mavias
— CRÉDITS : Yennefer - The Witcher
— PRESTIGE : 1238

— NATIONALITÉ : Tévintide
— LIEU D'HABITATION : Minrathie mais voyage beaucoup.
— ÂGE : 22 ans
— RANG SOCIAL : Altus, fille de Magister
— PROFESSION : Se faire entretenir par sa famille, ça compte ?
— FACTION : Venatori
— ARMES : Magie du sang, bâton de mage et couteau très effilé...
— O.SEXUELLE : Hétéro
— AMOUREUSEMENT : Célibataire en recherche d'un bon parti. Si vous êtes riche, influent, que vous n'avez rien contre les engeances qui veulent dominer le monde, et que vous n'avez pas peur des belle-mère envahissante, n'hésitez pas !

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Sam 7 Oct - 17:54

[HRP : le bal commence donc officiellement ~ Je vous ai préparé plein de surprises personnalisées avant la grosse intrigue huhu]

L’efficacité des domestiques était remarquable. Ce qui n’avait été qu’un embryon de salle de bal lors de leur arrivé était désormais une somptueuse salle de réception qui n’avait rien à envier à une fête orlésienne. L’immense hall était si bien nettoyé que le sol en marbre luisait presque assez pour apercevoir son reflet, de larges tables rondes couverte de nappes brodées étaient disposés dans la périphérie de la pièce toutes chaleureusement décorées de fleurs dans des vases d’argents, les assiettes couvertes de mignardises disposées en rosace. Le balais des serviteurs étaient déjà bien rodé et malgré leur allées et venues incessantes ils louvoyaient avec une aisance remarquable parmi les tables et les quelques invités déjà présents, mais le plus impressionnant était sans doute leur pouvoir de faire oublier leur présence jusqu’à ce qu’on ait besoin d’eux, auquel cas il surgissait avec vivacité pour répondre à des désirs informulés.

Le brouhaha diffus des conversations semblait porté par la musique qui s’était parfaitement ajustée à la tonalité ambiante. L’orchestre produisant pour l’heure une délicate sonorité d’ambiance qui restait discrète mais habillait l’atmosphère avec élégance.

Ce qui détonait par rapport à l’empire orlésien était la sobriété des tenus. Peu de froufrous, d’épais jupons ou de rubans, le raffinement tévintide était dans les détails, dans des robes près du corps qui dévoilaient subtilement une épaule, un dos ou une jambe, dans des couleurs uniformes mais chatoyantes ou d’un noir profond, dans les motifs complexes des broderies et dans les lourds bijoux étincelants.

Près de la porte, les parents de Mellissandre avaient chaleureusement accueillis les premiers invités, parlant en universel pour donner le ton de la soirée tout en présentant succinctement les membres de l’Inquisition et l’ambassadrice. Même si la salle était encore loin d’être pleine, l’annonceur prenait son travail à coeur, debout près de la porte il clamait distinctement les noms et titres des entrants qui s’amoncelaient de plus en plus à mesure que le temps passait. Beaucoup de noms en us ou autre sonorités typiquement tévintide… Bien entendu, Auguste était déjà là, un verre de vin dans les mains et un sourire provocants aux lèvres son esclave décoré pour l’occasion à ses côtés. Albrexis avait également été annoncé, ainsi que la magister Amanda Liris et d’autres grands noms du magisterium en us. Les familles Ladius, Vanedius et Malrus. Quelques noms en I également, comme Maevaris Tilani qui avait suscité son lot de réaction tant certains semblaient la mépriser là où d’autre l’encensait, mais aussi la sexagénaire magister Merindi qui ne semblait pas vouloir laisser son âge la priver des plaisirs de la vie. Malgré les années et son léger embonpoint, cela faisait longtemps qu’on avait arrêté de parier sur son décès dans la mesure où elle avait déjà enterré sept maris tous plus jeune et qu’on commençait à la soupçonner d’avoir trouvé un sort d’immortalité.

Dans cette foule naissante la bataille avait déjà commencé, chacun cherchant ses alliés et ses ennemis du regards, formant de petit groupes auprès d’un des buffets pour bavarder en toute quiétude. Les deux balcons latéraux étaient pour l’instant délaissés, bien que les grandes portes fenêtres avaient été laissées entrouverte pour aérer un peu, en preuve, les rideaux, rubans et fanions qui décoraient la pièce frémissaient parfois sous la main invisible d’une brise rafraîchissante.

La majorité des invités importants étaient arrivé excepté l’Archonte qui n’était pas attendu avant encore quelques temps, mais la grande absente de ce somptueux tableaux millimétré était Mellissandre. Octavius et Marilia servaient d’hôtes dans des tenues d’un noir impénétrable et pour l’heure, l’Inquisition avait été poliment saluée mais plutôt ignorée – comme pour rappeler qu’ils devaient gagner la considération d’être approché – mais l’instigatrice du bal n’avait pas encore fait son entré et d’ailleurs personne ne lui en tenait rigueur. Le retard était presque une convention sociale. C’était même nécessaire. Ainsi, bien que le bal avait officiellement débuté, il se déroulait pour l’instant dans une tranquille langueur presque apaisée. Un échauffement pour tous les participants qui s’acheva alors que l’annonceur clamait distinctement le nom de Mellissandre, désignant non pas la porte d’entrée, mais les larges escaliers qui menaient aux étages.

« Mellissandre Octavia Alirius, fille du magister Octavius Alirius et de la magister Marilia Vineon »

Un silence relatif s’installa de plus en plus prégnant à mesure que les invités levaient le nez vers cette soudaine apparition. Que l’on aime ou pas, il était indéniable qu’il y avait quelque chose de magnifique chez Mellissandre qui était encore plus somptueuse qu’à l’accoutumée dans une tenue cousue pour la mettre en valeur elle et ses courbes de danseuses.

Étincelante dans une robe de soie noire ornée d’or, la jeune femme entreprit de descendre lentement les marches avec des airs de princesse.  En plus des quelques broderies flavescentes qui traçaient de splendides arabesques sur le bustier, une partie de ses épaules avaient étaient laissées à nue, les manches tombant sur le haut de ses bras bordée par des fines écailles dorées. Avec une gracieuse sensualité, la robe était fendue sur le côté droit jusqu’à mi-cuisse et trois séries de maillons qui reliaient les deux bords de la commissure tintinnabulaient joyeusement à chaque pas.

A l’image de l’élégante complexité de sa tenue, les cheveux de Mellissandre avaient été rattachés en un chignon tressé de fils d’or, la coiffure ne sombrant pas dans la sévérité grâce à quelques détails faussement négligés et deux mèches qui encadraient joliment son visage. Par ailleurs, comme s’il n’y avait pas déjà assez de nuance d’or dans l’ébène de ses cheveux, un petit bouquet de fleurs de jasmins sculptées dans le précieux minéral ornait également son chignon, scintillant d’autant plus que l’étamine lui était composé de minuscules diamants. De fine et longilignes boucle d’oreille venait compléter l’ensemble avec un imposant collier proche de la tiare lui aussi en or et sertie d’une onyx taillée en goutte.

En un instant, en plus de monopolisée l’attention, Mellissandre semblait étaler avec ostension l’indécence de sa richesse mais aussi celle de sa fascinante beauté. L’effet était d’autant plus saisissant que beaucoup ne l’avaient pas vu depuis longtemps et avait donc oublié une partie de ses traits, se remémorant son éclat avec l’inconstance d’un mythe corrompu de médisances et de jalousies.

Habituée à s’exprimer en public, la jeune femme s’arrêta quelques marches avant le sol et n’eut guère de mal à faire porter sa voix sur toute la salle, proclamant officiellement le début du bal, presque une heure après son début légitime avec une assurance naturelle.

« Mes amis, je vous remercie d’être venue aujourd’hui pour saluer les efforts de l’Inquisition dans le Sud. Ces pays nous semble lointain, leurs coutumes parfois barbares, et pourtant ils sont à l’heure actuel, le seul rempart contre une menace qui nous dépasse tous. Si nous ne voulons pas que Thédas devienne un tas de cendre ou que l’Histoire ne nous désigne une fois de plus comme les coupables de tous les fléaux qui ravage le monde, c’est dès aujourd’hui que nous devons agir. Mesdames et Messieurs, permettez moi de vous présenter officiellement quelques dignitaires qui se sont déplacés malgré leurs nombreux engagements : l’ambassadrice Joséphine Montyliet d’Antiva et le Commandant des armées, Cullen Stanton Rutherford », conclu-t-elle en désignant d’un ample mouvement de main les deux concernés, mettant fin à toute tentative – souhaitée ou non - de se faire oublier.

Tous les regards rivés sur eux, c’était leur première occasion de se faire remarquer – en bien ou en mal - il était donc temps de dire quelque chose d’intelligent…

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— MISSIVES : 46
— PRÉSENCE : cf Ewie
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Ewie Ralafërin
— CRÉDITS : Henry-Fire Emblem Awakening
— PRESTIGE : 147

— NATIONALITÉ : Tévintide
— LIEU D'HABITATION : Fort Céleste actuellement
— ÂGE : 23 ans
— RANG SOCIAL : bâtard soporati d'un magister
— PROFESSION : cuisiner, espion et alchimiste spécialisé dans les poisons
— FACTION : Inquisition
— ARMES : poisons et cuisine divine
— O.SEXUELLE : hétéro
— AMOUREUSEMENT : RAS

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Sam 7 Oct - 21:02

Je me penche pour goûter une cuillère du bouillon sous l’oeil angoissé du cuistot. Je fais tourner le liquide brûlant dans ma bouche pour mieux en percevoir toutes les saveurs.
Les piments, la présence encore insistante du vin blanc; les aromates, la pincée de poivre.
Aucune trace de poison qui viendrait troubler l’harmonie de la préparation, pas même en arrière plan.


-Rajoute un peu de fenouil et c’est parfait.

Le cuisinier soupire de soulagement et file finaliser le bouillon. L’activité frénétique des lieux est un ballet parfaitement huilé pour qui sait regarder un tel spectacle.
On a envoyé les premiers encas en haut, de délicats canapés, des petites saucisses épicées cuites et marinées dans du miel et de la moutarde, des marinades de fruits de mer aussi enfin tout un tas de petites choses destinées à occuper tous ces magisters et à leur ouvrir l’appétit en prévision du repas à venir et du buffet.
Je continue ma tournée entre les différents plats en train de mitonner, mijoter, fricasser, rissoler, braiser, glacer ou monter.
Vraiment je suis très satisfait, on sent que c’est une équipe soudée et qu’elle sait ce qu’elle fait (sauf cet abruti de tout à l’heure), et c’est franchement agréable de pouvoir se reposer sur ça.
Je suis en train d’ajouter la touche finale dans une préparation qui sera servie en entrée lorsqu’une petite esclave en tenue de serveuse s’approche de moi.


-Messerah, un invité souhaiterait vous parler.


-Qu’est ce qu’il y a ? Il n’est pas content de ce qu’on lui sert ?

Il y a toujours un gros lourd jamais satisfait et plein de mauvaise foi sur ce qu’il mange.


-Non Messerah, au contraire, il est ravi de ce qu’il mange et il aimerait vous rencontrer. Il a grandement insisté pour cela Messerah.

Ah ben d’accord, c’est pour ça. J’ai encore du travail ici, cependant dédaigner ainsi la demande d’un magister serait hautement indélicat et d’une absence totale de diplomatie. Ce qui pourrait nuire plus tard aux pointures en haut. Mais c’est pas comme si j’en avais vraiment grand chose à faire. Dans un registre plus trivial et égoïste ça pourrait me porter préjudice à moi. Et potentiellement assez lourdement.
Hum, pour le moment tout est bien rodé en cuisines et au pire Antoine peut prendre le relais durant mon absence. Bon… Il semblerait que je doive m’absenter durant un petit moment de mon paradis…


-J’arrive, donne moi juste un instant.

Je vais voir Antoine pour lui signaler ma disparition durant quelques minutes. Une fois cela fait je suis l’elfe à l’étage supérieur.
Damned, ils n’y sont pas allé de main morte. C’est une véritable salle de bal que j’ai désormais sous les yeux, alors que peu de temps auparavant ce n’était encore qu’une ébauche.
Et y a un de ces mondes aussi. Seulement le monde et la raison de ma présence ici se font vite éclipsés par l’entrée de ma petite-soeur dans le bal.
Royale. Je ne vois que ça a dire. Ma soeur a la prestance et la présence d’une reine. u d’une impératrice.

« Mes amis, je vous remercie d’être venue aujourd’hui pour saluer les efforts de l’Inquisition dans le Sud. Ces pays nous semble lointain, leurs coutumes parfois barbares, et pourtant ils sont à l’heure actuel, le seul rempart contre une menace qui nous dépasse tous. Si nous ne voulons pas que Thédas devienne un tas de cendre ou que l’Histoire ne nous désigne une fois de plus comme les coupables de tous les fléaux qui ravage le monde, c’est dès aujourd’hui que nous devons agir. Mesdames et Messieurs, permettez moi de vous présenter officiellement quelques dignitaires qui se sont déplacés malgré leurs nombreux engagements : l’ambassadrice Joséphine Montyliet d’Antiva et le Commandant des armées, Cullen Stanton Rutherford »

Joli discours, assurance, éloquence. Vraiment elle tient bien son rôle.
Reste à voir si les représentants de l’Inquisition sauront en profiter.

_________________

Parle en #660099

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
The Army's Commander ⊱ INQUISITION

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Delavan
— MISSIVES : 244
— PRÉSENCE : Je passe le soir en règle général
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : /
— PRESTIGE : 778
hey i'm new
— NATIONALITÉ : Fereldien
— LIEU D'HABITATION : Les remparts de Fort-Célèste
— ÂGE : 31 ans
— RANG SOCIAL : Commandant de l'armée de l'inquisition
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Cullen se bat à l'épée
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
— AMOUREUSEMENT : Un jour peut-être

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Mar 10 Oct - 22:28







◇ Une danse entre deux mondes ◇





La soirée du bal arrivait très rapidement, et le Commandant avait passé l’après-midi avec Joséphine à apprendre quelques astuces pour être bien vu dans la haute-société. Et autant dire que ce n’était absolument pas sa tasse de thé. Il avait réfléchi au moindre pas, à la moindre réplique qu’il dirait, et où il se déplacerait dans le bâtiment pendant le bal. Mais il savait pertinemment que rien ne se passerait comme lui l’a prévu. D’ailleurs en y repensant, il avait recroisé l’esclavagiste dans ces couloirs qui ne pouvait s’empêcher de lui afficher un sourire sournois. Ce type s’était invité au bal en obtenant les faveurs du père Alirius, autant dire que cela était suspect. Et même si Cullen essayait de rester calme il voyait des complots absolument partout.

Appuyé contre le bord de la fenêtre, il observait les paysages extérieurs et humait l’air marin qui flottait doucement dans l’air. Quel dommage de ne pas avoir la vue sur les immenses étendues d’eau, mais c’était le privilège des maîtres des lieux, pas le sien. Il attendait que Joséphine passe le voir, et le temps se faisait long. Perché sur le 4ème étage, il n’entendait absolument pas les brouhaha du rez-de-chaussée qui indiquaient que le bal avait déjà commencé et même si son regard se perdait sur les pendules il ne se doutait pas que Joséphine avait mit son petit grain de sel, ce qu’elle fit vaillamment remarquer en arrivant.





《 - Félicitation, Commandant, vous avez tenu bon. 》

Il se retourna, perplexe, ne comprenant pas où elle voulait en venir. Puis regarda à nouveau l’horloge constatant qu’il restait une dizaine de minutes avant le bal.





《 - Vous avez exactement 47 minutes de retard.  》





《 - QUOI ?!? 》

Il quitta immédiatement sa fenêtre pour se précipiter sur l’horloge et vérifier si elle ne s’était pas arrêtée de fonctionner.





《 - C’est impossible le bal commence dans 10 minutes ! 》





《 - Ah, vous n’y êtes pour rien c’est moi qui ai déréglé l’horloge, sinon vous n’auriez jamais toléré arriver en retard comme je vous l’ai inculqué cet après-midi. 》

Et voilà il venait de se faire avoir par Joséphine… Encore. Elle avait toujours plusieurs tours d’avances sur lui, qu’elle était effrayante parfois. Cullen se résigna et reposa l’objet sur son mobilier respectif.





《 - Visiblement vous êtes préparée, on peut y aller ? 》





《 - hmmm… 》

Elle tiqua sur la marque qu’il avait encore sur le nez à cause du coup de tête avec Dorian. Même s’il s’agissait d’un combattant il devait être irréprochable pendant le bal et ce bleu la dérangeait au plus haut point.





《 - Asseyez-vous. 》

Elle sorti ensuite sa mallette de maquillage qu’elle avait amenée avec elle et là Cullen comprit tout de suite qu’il allait être cobaye à une étrange pratique féminine. Il ria bien jaune face à la situation dans laquelle il était.





《 - N’y pensez pas, je n’en ai pas besoin. 》





《 - Oh que si, parce que je doute que vous souhaiteriez expliquer comment vous vous êtes infligé cette marque. 》

Elle insista encore et accompagna ses mots par le geste désignant le lit derrière lui. Après un long soupir il s’exécuta et se montra particulièrement docile quand Joséphine lui appliqua un fond de teint contre les rougeurs. Il ne se rendait pas compte combien les femmes pouvaient mettre de couche de maquillage juste pour cacher une petite trace…





《 - Vous allez voir tout le monde n’y verra que du feu 》

Il n'eut d'autre choix que d'acquiescer. Elle n’appuyait pas fort, mais il se rendait compte que ce coup lui faisait encore beaucoup de mal au niveau du haut du nez, ce qui le fit pas mal grimacer au grand amusement de Joséphine.





《 - Servez-vous de votre tête autrement la prochaine fois 》





《 - J'y veillerai... 》

Une fois qu’elle eut terminé et reposé son matériel dans la mallette, elle contempla son travail et hocha joyeusement de la tête pour confirmer qu’il était bien fait. Suite à cela, ils partirent tous les deux en direction de la salle de bal où de nombreux invités étaient déjà présents. En chemin, Joséphine lui rappela l’importance de garder le sourire et de ne pas tirer une tête de mulet pendant la cérémonie car cela était visible et reflétait leur image. Soit, si cela ne se résumait qu’à cela, autant jouer le jeu.

Mais le pire moment n’était pas encore arrivé et pour Joséphine ce n’était qu’une formalité. A leur arrivée, l’annonceur dût les appeler l’un après l’autre ce qui le mit dans tous ses états. Et comme si cela n’était pas assez gênant, ils étaient obligés d’étaler sa vie entière lors de son appel.





《 - Au nom de l’inquisition : Messera Cullen Stanton Rutherford de Cordoan. Commandant des forces de l’inquisition. Ancien chevalier sous-capitaine de Kirkwall. Et Dame Joséphine Cherette Montilyet de la citée d’Antiva, Ambassadrice de l’inquisition. 》

Lui qui voulait faire une entrée discrète, le voilà embêté. Et pourquoi avait-il un titre plus long que Joséphine aussi ?! Il lui lança un regard plein de désarroi et entra dans le bal en sa compagnie.

Il se demanda pourquoi il fallait autant attirer l’attention mais c’était ce que Joséphine recherchait ce soir. En effet, plein de monde lançaient des regards sévères envers eux, ce qui ne laissa pas le Commandant à son aise. Ses soldats étaient en patrouille à l’extérieur du manoir, et comme il ne voyait pas encore Cordélia dans les parages il ne quitta pas Joséphine alors qu’elle allait saluer des connaissances à elle.

La soirée allait être longue.

Mais, alors que Cullen se rendait auprès de l’orchestre pour écouter tranquillement la musique qu’ils étaient entrain de jouer, plusieurs jeunes filles se lancèrent à l’assaut sur lui pour lui faire la conversation.





《 - On dit des tas de choses sur vous, mais on ne nous a jamais dit à quel point cela doit être plaisant de travailler avec vous ~ Dame Mellissandre a une de ces chances ~ 》





《 - Ah.. ? Fort aimable 》





《 - Vous venez de Ferelden ? Je n’ai jamais vu personne qui vienne du sud ! Je les imaginais avec des cornes et les mains remplies de sang ! 》





《 - Oh, et vous avez quelqu’un dans votre vie ? J-je veux dire bien entendu j’imagine ? 》





《 - Mais chut, vous allez le faire fuir avec vos questions sans intérêt ! 》





《 - Et bien je suis curieuse, moi !  》





《 - Heu… Et bien, pour vous répondre oui je suis Fereldien et… 》





《 - … Est-ce vrai qu’à Ferelden on ne mange que du maïs et de la viande de cochard ? »






《 - Mais attendez, je n’ai pas pu entendre s’il avait une épouse ou non ! 》

Le voilà dans une querelle entre 3 jeunes filles qui visiblement avaient de l’intérêt pour lui. Et comme Joséphine lui avait dit de sourire, il se retrouvait bêtement à en rire, affreusement gêné. Mais soudain une personne arriva vers eux, avec un air particulièrement loufoque que Cullen reconnu immédiatement. Il faisait de grands gestes envers les demoiselles pour les faire partir, brassant l’air avec ses mains.





《 - Zou, zou, zou ! Vous allez me l’abîmer ! Allez embêter quelqu’un de votre caste, mesdemoiselles, celui-ci est déjà prit - par moi - !  》

Les filles marmonnaient dans leur barbe, avançant vers les buffets en gardant un œil sur Cullen et lui faisant des signes enjôleurs comme pour lui signaler qu’elles étaient toujours ouvertes à discussion.




《 - Et voilà ~ Ne me remerciez pas, c’est tout à fait normal 》





《 - Baron de Clairvallée, je ne m’attendais pas à vous voir ici. 》





《 - Vous avez oublié que je suis un fervent partenaire commercial de la famille Alirius ? Tout de même ! 》

C’est là que Joséphine retrouva le Commandant pendant que Bohémond lui époussetait la sublime tenue qu’il avait sur lui.





《 - Quel plaisir de vous revoir, Baron de Clairvallée. 》





《 - ça fait longtemps Dit donc ! Et vous savez quoi ? On a réussi à débusquer deux corbeaux à Val Royeaux avec l’aide de vos hommes, mais je doute que cela soit suffisant pour démanteler le groupe. Mais je vis bien mieux désormais et ce grâce à vous ! 》





《 - Tout le plaisir est pour nous. 》

Ils continuèrent leurs petites discussions habituelles alors que Cullen fut subitement attiré par les balcons d’où arriva Mellissandre. Il prit le temps de la contempler les yeux écarquillés par tant de beauté qui s’émanait d’elle. Et l’annonceur ne tarda pas à faire son discours d’appel.





《 - Et bien elle se faisait attendre ~ 》

Le baron sorti un éventail et s’éventa alors que le reste de la salle levèrent les yeux vers celle que l’on attendait depuis le début de l’événement. Visiblement habituée aux bals et à l’expression devant tant de gens, Mellissandre ne tarda pas à s’exprimer.





《 - Mes amis, je vous remercie d’être venue aujourd’hui pour saluer les efforts de l’Inquisition dans le Sud. Ces pays nous semble lointain, leurs coutumes parfois barbares, et pourtant ils sont à l’heure actuel, le seul rempart contre une menace qui nous dépasse tous. Si nous ne voulons pas que Thédas devienne un tas de cendre ou que l’Histoire ne nous désigne une fois de plus comme les coupables de tous les fléaux qui ravagent le monde, c’est dès aujourd’hui que nous devons agir. Mesdames et Messieurs, permettez moi de vous présenter officiellement quelques dignitaires qui se sont déplacés malgré leurs nombreux engagements : l’ambassadrice Joséphine Montyliet d’Antiva et le Commandant des armées, Cullen Stanton Rutherford  》

Il allait devoir s’y faire à être appelé par son second prénom, mais soit puisqu’il en était ainsi. A la suite de l’annonce, comme ils étaient près de l’escalier, l’attention s’était déplacée vers eux et le baron ne put résister à s’enjailler et faire de petits couinements pour exprimer à quel point il était fier d’être avec eux.

Joséphine se permit alors de prendre la parole, sachant pertinemment que le Commandant allait bégayer face à autant de nobles. Elle fit un pas en avant pour se détacher du groupe, et présenter ses cordiales salutations.





《 - C’est un plaisir pour l’inquisition de prendre part aux festivités organisés en son honneur et de pouvoir créer des liens solides avec Tevinter par ce biais. Nous tenions à remercier la famille Alirius sans qui tout cela ne serait possible et souhaitons que notre amitié perdure encore longtemps. 》

Très bref, mais cela suffisait à rassurer une partie de la foule. Mais alors que la fête reprit de son court, le baron donna un bon coup d’éventail sur les fesses du Commandant pour le faire ôter les yeux de Mellissandre quelques instants.





《 - Non, mais vous…. ?! 》





《 - Je vous déconseille de garder vos yeux plus de 5 secondes de cette jeune femme, son père a une fâcheuse manie de dissuader ceux qui ont essayé de l’approcher de trop près. Si elle demeure toujours votre amie, suivez mon conseil ~ 》

Cullen resta dans un premier temps assez hébété, mais finit par comprendre. Et il ne souhaitait pas tout gâcher à cause de ses mauvaises manières. Par le Créateur... Et le baron se remit à s’éventer, ayant capté toute l’attention de l’ex-templier, avant de repartir un peu plus loin. Joséphine discutait déjà avec d’autres dignitaires, et Cullen se retrouva à nouveau seul. Mais avant que cela ne se voie trop, il repéra Cordélia parmi la foule.





《 - Par le Créateur, enfin je vous retrouve. 》

Cela faisait à peine une petite heure qu’il était là il avait déjà envie de partir de là. En chemin il reçu les compliment de deux jeunes femmes - et une nettement moins jeune – qui démontrait que la gente féminine en avait après lui ce soir.






《 - Tout va bien de votre côté ? 》

Il ne faisait pas vraiment attention aux invités, si ce n’était que de sourire quand il croisait certains d’entre eux lors de ses déplacements à l’intérieur de ce bal. Le monde était atroce et il faisait particulièrement gaffe où il mettait les pieds afin d’éviter de piétiner une robe soyeuse et atrocement chère. Il ne connaissait pas la suite des événements, mais il n’allait pas tarder à le découvrir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
Straight outta Orlaïs ⊱ INQUISITION

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : feoh
— MISSIVES : 110
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Ethel & Vael
— CRÉDITS : avatar : fernanda suarez
— PRESTIGE : 161
— NATIONALITÉ : orlésienne, rendue assez évidente par son accent.
— LIEU D'HABITATION : baraquements de fort céleste
— ÂGE : 23
— RANG SOCIAL : Roturière
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Un arc et une épée pour le combat rapproché.
— O.SEXUELLE : Hétéro
— AMOUREUSEMENT : Y'all need Andraste

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Ven 13 Oct - 9:00


Cordélia se sentait un peu étourdie au milieu de tous ces masques, toute ces robes, toute cette luxure. Elle n'avait jamais mis les pieds dans un bal ou un quelconque événement destiné aux gens bien nés. Elle surveillait autant qu'elle admirait l'ensemble de la salle, vigilante aux gestes de chacun. De là où elle était, elle ne pouvait avoir de vision sur l'ensemble de l'endroit tellement c'était immense, mais des gardes avaient également été postés à l'opposé de la salle sur ordre du Commandant.
Elle avait vite constaté qu'être un garde dans cette salle équivalait à être une statue ou un meuble parmi tant d'autres pour les invités les plus fortunés. Au moins, elle était stationnée près du buffet et ne refusait jamais un petit-four quand l'un des esclaves sillonnant la salle avec leurs plateaux lui en proposait un. Ils avaient tenté de lui offrir un verre de vin à plusieurs reprises, mais elle les refusait tous, la mort dans l'âme.

Elle aurait bien aimé boire et rire comme tous les gens qui se pressaient dans la salle de réception, mais elle devait rester vigilante. Et quelque chose lui disait que certains ennemis de l'Inquisition auraient intérêt à ce que la garde soit saoûle ce soir-là. Elle en était là de ses pensées quand le Commandant surgit de la marée humaine d'invités qui se massaient devant le buffet. Elle haussa un sourcil

- Tout va bien de votre côté ?
- Rien à déclarer de mon côté, non. C'est difficile de voir ce qu'ils se passe dans une telle marée humaine, j'espère juste que les autres se tiennent bien et refusent l'alcool qu'on leur propose...

Un esclave fondit aussitôt sur Cullen, lui mettant un plateau garni d'apéritifs sous le nez. Verrines, crevettes, canapés, toasts... Il y en avait pour tous les goûts.

- Voulez-vous un apéritif, Ser ?
- Je vous conseille la verrine de chair de crabe, c'est la meilleure, commenta Cordélia. Elle avait eu le temps de presque tous les tester - en même temps, elle n'avait pas grand-chose d'autre à faire. Elle laissa le Commandant prendre un apéritif (ou pas) et reporta son regard sur la salle, songeuse.

- Tout a l'air de bien se passer, dit-elle à Cullen pendant que l'esclave s'inclinait et repartait vaquer à ses occupations. Vous êtes rassuré ?

La méfiance exsudait des pores de Cullen depuis qu'ils étaient arrivés à Tevinter. Elle pouvait le comprendre, bien qu'elle trouvait cela un peu exagéré.
Elle se demandait où était placé le groupe de soldats dissidents de tout à l'heure. Elle n'était pas repassée par le dortoir après la visite, ayant à peine eu le temps de se changer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Albar/Taïga
— MISSIVES : 69
— PRÉSENCE : A peu près tout le temps
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— CRÉDITS : Fanart par EshiraArt & Nipuni
— PRESTIGE : 296
hey i'm new
— NATIONALITÉ : Vagabond
— LIEU D'HABITATION : Fort Céleste
— ÂGE : Indéterminé
— RANG SOCIAL : Apostat
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Ruse et magie
— O.SEXUELLE : L'Immatériel

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Sam 14 Oct - 14:43

L'enquête de Solas avait porté ses fruits, aussi pourris soient-ils. Il avait passé une bonne partie de sa journée ainsi que celle de la veille à arpenter les rues de Minrathie à la recherche d'informations concernant Auguste, et la façon dont les esclaves étaient généralement traités. Sans grande surprise, la considération qu'on lui accordait variait selon les activités de leur maître : ceux qui estimaient ainsi avoir la vie la plus rude étaient ceux qui travaillaient pour des exploitants, des fermiers ou des cultivateurs. Là bas, le travail était rude et le moindre retard pouvait nuire à la productivité de la plantation. Or, lorsque le travail d'un esclave impactait directement la fortune de son propriétaire, ce dernier avait tendance à ne pas faire de cadeaux.

Les autres, en dehors de quelques rares cas d'abus, s'estimaient plutôt bien lotis. Ceux qui officiaient au service de la haute noblesse étaient très certainement ceux qui avaient la vie la plus facile, et même si leur travail était ingrat, ils jouissaient dans l'ensemble d'une relative liberté dont il s'estimait heureux, à tel point que lorsque Solas leur souffla deux mots à propos de la véritable liberté, ils le regardèrent avec des yeux ronds avant de lui demander de bien vouloir partir, ne souhaitant pas s'afficher aux côtés d'un tel illuminé.

Le marché des esclaves n'était pas quelque chose contre lequel le vieil elfe allait pouvoir lutter, il le savait. En revanche, les rumeurs allaient bon train concernant Auguste, et bien peu de mots doux furent prononcés à son égard. Sans être considéré comme cruel, on le décrivait brutal avec ses esclave, prompt à frapper et à humilier quand une remontrance aurait pu faire l'affaire. De plus, Solas avait fini par apprendre, quelques heures avant le bal, qu'on le soupçonnait de faire preuve d'un peu de laxisme concernant la provenance de sa marchandise, indifférent aux origines de ses esclaves, y compris quand ils venaient d'une nation avec qui Tevinter n'avait aucun grief. Ainsi, les pirates et autres brigands lui rapportaient souvent des cargaisons pillés à bord de tel ou tel navire imprudent.

Il n'avait guère de preuve à lui opposer, mais il n'avait guère de doute sur le bien-fondé des rumeurs. Il avait également appris qu'Auguste avait un frère nommé Aurelius. Un magister. Solas n'avait guère pu apprendre à son sujet, hormis qu'il était le cadet d'Auguste, mais que son statut de mage l'avait propulsé comme héritier. Le marchand d'esclave avait ainsi hérité de son titre en compensation, disait-on, et si jamais il venait à mourir, le poste reviendrait à Aurelius.

Tout cela ne l'avait guère aidé à prendre une décision. Il n'avait aucune idée de si la mort d'Auguste allait changer quoi que ce soit, mais il avait encore un peu de temps pour prendre sa décision : Aurelius, en tant que magister, était invité au bal, et Solas aurait tout le temps de voir quel genre d'homme il était ce soir là.

Lorsque le bal en question débuta, Solas fut l'un des premiers à s'y rendre : il n'avait aucune envie de se faire remarquer plus que nécessaire. Vêtu d'une tenue similaire à celle qu'il avait portée au bal en compagnie d'Irisviel – il se surprit à légèrement sourire en repensant à cette soirée – il ne respirait pas la richesse, loin de là. Néanmoins, son costume avait l'amabilité de ne pas sembler indigent, et les tévintides interpréteraient probablement son manque de fioritures comme une élégance sobre et humble – et qu'est-ce qui allait mieux à un elfe que l'humilité aux yeux de ces gens là ?

Seul à l'écart de la foule, il observa tous les invités entrer les uns après les autres, jusqu'à ce que certains d'entre eux finissent par s'intéresser à lui. Par deux fois, on le confondit avec un esclave, et il dû répliquer avec un sourire poli qu'il était là en tant qu'homme libre et agent de l'Inquisition. Certains ne tentèrent même pas de cacher leur mépris en apprenant cette nouvelle, et une femme se mit à rire si fort qu'elle s'attira les regards curieux d'une bonne dizaine d'autres nobles.

Il en fallait néanmoins plus que cela pour que Solas se vexe : le Jeu, il ne connaissait, et il était le même dans tous les empires et à toutes les époques. Il resta ainsi de marbre, poli et plaisant, presque charmeur par moments, s'attirant même quelques œillades de la part de nobles curieuses et visiblement amatrices d'exotisme.

Un peu plus tard, alors qu'il était en pleine conversation avec un magister à propos de la façon de maintenir une barrière, Melissandre décida de faire son entrée, s'attirant le moindre regard de la salle de bal. Solas vit même certains serviteurs interrompre leur tâche pour l'admirer, avant de reprendre hâtivement, en espérant que personne ne les aies vus. Lui même dû reconnaître qu'elle était particulièrement magnifique, et il sembla pour la première fois remarquer sa grande beauté. Il s'autorisa ainsi quelques instants d'attention avant de reporter celle-ci sur le reste des convives, détaillant les réactions que suscitait son discours.

Il y avait de tout : de l'approbation, de la désapprobation, de l'admiration, du mépris, et aussi des gens qui n'étaient venus que pour se faire bien voir et manger des petits fours, et qui semblaient réaliser seulement maintenant que le bal avait quoi que ce soit à voir avec l'Inquisition. Il remarqua également que les réactions négatives restaient masquées, et étaient somme toute plutôt rare. La position officielle de l'empire Tévintide était contre les Venatori après tout, et dénigrer l'Inquisition n'était pas dans l'intérêt de grand monde. On pouvait s'offusquer des manières de ses envoyés, mais critique l'organisation en elle même était bien plus risqué.

Il apprécia que leur hôtesse ne mentionne pas son nom, et regarda Cullen et Joséphine avant de se diriger vers le premier. Le hasard avait fait qu'ils étaient chacun à l'autre bout de la pièce, aussi, l'elfe allait mettre du temps à le rejoindre, d'autant plus que le bougre avait changé de cap et se dirigeait vers l'une de ses templières. Solas avait néanmoins jugé utile de le prévenir : s'il en venait à défier Auguste en duel, il était plutôt évident que leur commandant devait être au courant. Il ne faudrait pas qu'il considère cela comme un affront à l'Inquisition.

_________________

~ Mon orbe ! ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
Sanglante beauté ⊱ PARTISAN

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Ayael
— MISSIVES : 472
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Irisviel Mavias
— CRÉDITS : Yennefer - The Witcher
— PRESTIGE : 1238

— NATIONALITÉ : Tévintide
— LIEU D'HABITATION : Minrathie mais voyage beaucoup.
— ÂGE : 22 ans
— RANG SOCIAL : Altus, fille de Magister
— PROFESSION : Se faire entretenir par sa famille, ça compte ?
— FACTION : Venatori
— ARMES : Magie du sang, bâton de mage et couteau très effilé...
— O.SEXUELLE : Hétéro
— AMOUREUSEMENT : Célibataire en recherche d'un bon parti. Si vous êtes riche, influent, que vous n'avez rien contre les engeances qui veulent dominer le monde, et que vous n'avez pas peur des belle-mère envahissante, n'hésitez pas !

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Sam 14 Oct - 17:40

Son entrée était un succès. Dominant littéralement la salle du regard puisqu'elle était encore dans l'escalier, Mellissandre pu savourer les dizaines de pair d'yeux posés sur elle qui ne la lâchait pas, captivée par sa beauté autant que ses paroles. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, Mellissandre n'était pas une diva qui aimait et recherchait désespérément de l'attention, elle se contentait de jouer le rôle qui plaisait à ses parents et l'approbation dans les prunelles de sa mère valait bien l'angoisse inévitable de faire un faux pas exposé à tant de regards.

Joséphine reprit brillamment le flambeau de parole qu'elle lui avait tendu, s'avançant même d'un pas pour détourner l'attention de Cullen. Ce fut bref mais courtois et emphatique, la diplomate savait ce qu'elle faisait et elle fut même saluer de quelques applaudissements polis avant que la soirée ne reprenne son court. Comme si l'entrée de Mellissandre avait marqué le début des hostilités, les discussions reprirent, un tantinet plus vive.

D'un seul regard, Mellissandre pouvait dire qui était arrivé, quels étaient les absents, identifier les groupes qui se formaient et surtout les duo inhabituels. C'était un champ de bataille où les alliances et les influences se faisaient et se défaisaient au rythme des morceaux de musique, ce genre de réflexe était une nécessité de survis.

Descendant gracieusement les quelques marches manquantes, Mellissandre entreprit de faire le tour de la salle pour donner des salutations personnelles et mielleuses par ordre de préséance et d'affinité. Elle ne s'inclinait devant personne, tout au plus elle effectuait un semblant de révérence pour présenter ses hommages, elle était reine en son royaume et dans sa robe d'or et de noir personne ne l'aurait contesté.

Un sourire étincelant aux lèvres qui seyait à ses formules de politesse à n'en plus finir, Mellissandre n'en était pas moins sur ses garde, prête à réagir à la moindre attaque – verbale – mais aussi au moindre faux pas de l'Inquisition. D'un œil elle surveillait Cullen comme un chaperon couve sa protégée lors d’une soirée trop alcoolisée, n'omettant pas de jauger le professionnalisme des soldats de l'Inquisition par la même occasion.

Elle passa ainsi de longues minutes à faire le tour des invités, acceptant les compliments et riant à des traits d’humour peu drôle. Puis, après un signe d’approbation de sa mère, elle se rapprocha de Joséphine qui était en grande discussion sur les merveilles d’Antiva. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de saluer Cullen qui était parti avec Cordelia, mais elle avait d’autres priorités.

Ce bal, aucun magister ne l’oublierait, elle en était certaine.

A son sourire et sa légère révérence, Joséphine compris immédiatement de quoi il en retournait et elle posa son verre, le visage radieux. Seul Mellissandre pouvait sentir sa nervosité parce que sa main trembloter légèrement dans la sienne. Elle la serra un peu, rassurante. La musique s’était arrêtée, laissant un brusque silence envahir la salle alors que le changement d’atmosphère avait une fois de plus fait taire tous les invités.

Vu l’heure, tout le monde savait de quoi il s’agissait et les regards se tournèrent machinalement vers le centre de la piste de danse où Mellissandre et Joséphine se faisait face. Il y eu quelques regards surpris, des murmures et des sourires amusés. Comme le voulait la coutume, l’organisatrice ouvrait le bal, mais ce n’était pas un cavalier à son bras, mais une cavalière. De l’Inquisition qui plus est.

Une singularité assez rare pour éveiller l’attention et faire de ce moment assez barbant le centre des spéculations alors que tout le monde refluait pour leur laisser un immense espace pour valser.

La musique reprit, beaucoup plus fort, envahissant la salle tout comme les deux jeunes femmes qui se mirent à bouger avec une aisance remarquable et une synchronisation fascinante. Mellissandre savait fort bien danser et on sentait à la grâce de ses mouvements qu’elle maîtrisait cet art au-delà des valses de salon mais Joséphine n’était guère en reste. C’était une dame de la cours qui savait briller lors des bal orlésienne, un peu moins sensuelle, ses gestes restaient maîtrisés et précis, un exploit compte tenu qu’elle n’était pas habituée à diriger et que la valse tévintide était un peu plus dynamique que celle de l’empire des froufrous.

Quelques exclamation de la foule ponctuait les notes vivaces qui marquaient des figures, une élégante pirouette, une courbure, un subit rapprochement où leur nez se frôler tant qu’on pouvait presque croire qu’elles allaient s’embrasser. L’entrelacs des jambe était si complexe qu’on se demandait comment elles faisaient pour ne pas trébucher et pourtant leurs pieds ne faisaient que s’effleuraient même quand le tempo s’accélérait.

A dire vrai, elles n’avaient pas spontanément atteint une telle harmonie, elles s’étaient entraînée. Quand Mellissandre avait compris que Cullen ne voudrait jamais être son cavalier, et qu’il était quand même nécessaire qu’elle ouvre le bal avec un membre de l’Inquisition, elle avait pensé à Joséphine. Solas était hors de propos, ne restait que l’ambassadrice qui avait accepté l’audace de sa proposition.

Elle transformait donc ce moment symbolique mais anodin, en une scène inoubliable, deux femmes magnifiques qui se mouvait avec élégance dans les bras l’une de l’autre, de quoi éveiller quelques fantasmes qui ne manquèrent pas. Un ou deux ragots aussi mais elles sauraient en rire avec humour de sorte à les écarter.

La musique pris fin, les deux femmes légèrement essoufflée s’inclinèrent précieusement avec un sourire de connivence tandis que de furieux applaudissement retentissaient bien plus fougueux que ne l’exigeait la courtoisie.

Le bal étant ouvert, cavalier et cavalière rejoignirent la piste de danse tandis qu’une mélodie plus calme raisonnait et que les deux jeunes femmes se félicitaient avant de se séparer. Il fallait profiter de l’intérêt et de l’admiration qu’elles venaient de susciter pour faire jouer les relations et toute deux le savait très bien.  


- - Scipio - -

La magister Merindi fut la première à saluer Scipio. C'est elle qui l'avait fait mander pour lui offrir ses courtoises salutations et ses hommages. Voilà bien une demi heure qu'elle avait laissé sa réputation de nymphomane de côté pour faire honneur à son autre vice : la gourmandise. Pendant ce laps de temps, elle avait méthodiquement goûter tous les petits canapés aux noms aussi délicieux et surprenants que leur apparence et que leur goût : elle était conquise.

« Dame Alirius a été inspiré par le Créateur en personne de vous choisir comme cuisinier ! Votre cuisine est divine, cette rigueur dans l'exécution, cette originalité, ce sens du détail… Chez quel chef avez-vous fait vos preuves ? », l'interrogea-t-elle non sans avoir détailler avec force de précision les amuses-gueule qu'elle avait préférée.

Enthousiaste, elle fut une interlocutrice attentive et dévouée, l'écoutant avec plaisir parler de sa vie, de ses recettes, de son travail, de son amour pour les aliments qu'elle partageait, ne s’arrêtant que pour contempler d’un œil intrigué l’ouverture du bal. Indéniablement, Merindi avait encore toute la finesse de son esprit et une passion dévorante pour la nourriture qu’elle étalait avec emphase pour Scipio.

A 60 ans, ayant deux fils au sein du magisterium et une bonne dizaine d'autres descendants placés à des postes moins glorieux mais tout aussi stratégique d'intendance, de percepteurs et de marchands, Dame Merindi n'avait plus rien à prouver à personne. Cela faisait bien longtemps que ses rides ne faisaient plus jacasser, les blagues sur son appétit insatiable – dans tous les domaines – s'était émoussés au fils des ans, parfois quelques quolibets reprenaient faute d'autres rumeurs à servir pendant le thé, mais Merindi les ignorait draper dans toute le respect qu'on devait aux aînées et à une femme qui pouvait encore influencer la diplomatie grâce à tout ses rejetons stratégiquement placés et mariés.

Malgré sa beauté depuis longtemps flétri par l'âge et les gâteaux, Merindi n'en restait pas moins une femme pleine de vie, souvent joviale et décontractée qui ne mâchait pas ses mots. Pendant 40 ans, elle avait fait des courbettes et estimait que désormais, elle était trop vieille pour la langue de bois. C'est donc avec le plus grand naturel du monde qu'elle ne se contenta pas de vanter les qualités culinaires de Scipio.

« Et puis ce visage d'ange… vous êtes tellement craquant Messere », minauda-t-elle en battant des cils avec des airs de jeunes jouvencelle. « Un vrai chou à la crème avec votre teint pâle et vos cheveux blancs »
Le comparer à une pâtisserie, c’était plus beau compliment qu'elle puisse faire.

Sa descendance était assurée et les regards un peu amusé lancé à cet étrange couple d'une vieille magister affamée et d'un timide cuisinier albinos glissait sur elle comme sur la surface d'un lac gelé. Il n'était pas bien comme il faut ? La belle affaire : il était à son goût et, en séductrice aguerrie, elle commença à se montrer plus familière, plus tactile, lui intimant même avec un sourire sucrée de l’appelait par son prénom : Démétra, feignant de ne pas voir qu'il souhaitait juste rejoindre ses fourneaux.

Le magister Alirius qui l'observait avec insistance depuis le début de la soirée le regarda avec amusement avant de se décider à voler à son secours, s'approchant avec la mine sévère qui lui était coutumière et que son sourire ne parvenait pas à rendre amicale.

« Dame Merindi, quel plaisir de vous voir, toujours aussi radieuse », s'exclama-t-il avec un ton un peu trop enjoué pour être honnête, jouant le jeu des courtoisies galantes puisqu'il s'inclinait pour un élégant baise-main. Ah, il savait parler à la vieille magister. Pas dupe, cela ne l'empêchait pas de glousser sous le faux jeu de séduction qui était plus une blague qu'une réelle tentative.

« Magister Alirius, le plaisir est partagé. C'est vraiment une superbe soirée, j'étais justement en train de m'entretenir avec votre charmant chef pour lui présenter mes félicitations : le buffet est un délice »

Flatté comme si c'est lui qu'on complimentait, Octavus pris un air outrageusement accusateur. « Vous n'essayez pas de nous le voler tout de même ? »

La vieille magister ricana en sortant gracieusement un éventail.

« Vous savez bien que je ne résiste pas aux bonnes choses mon cher », rétorqua-t-elle avant de faire un clin d'oeil aguicheur à Scipio. « Chez moi vous seriez beaucoup, beaucoup mieux traiter... », souffla-t-elle sans chercher à dissimuler les entendus graveleux qui crissaient dans sa voix. « Si ça vous tente, vous n'aurez qu'à venir me voir, je loge ici ce soir, quartier des invités troisième porte à droite… Je suis sûre que mon lit sera nettement plus confortable que ceux des domestiques », plaisanta-t-elle avec une facétie pétillante.

Octavius n'avait toujours pas bouger, signe qu'il souhaitait s'entretenir avec le jeune homme et Demetra savait tout à fait quand se retirer, elle fit donc une révérence polie, feintant d'avoir aperçu quelques connaissances plus loin.

« A plus tard mon chou », s'exclama-t-elle joyeusement enrobant d'une tonalité presque séductrice le petit surnom qu'elle lui offrait.
La regardant s'éloigner, Octavius redevenu de marbre attendit que les oreilles indiscrète soient occupé avant de parler encore, fixant l'ombre disparu de Merindi pour ne pas regarder son interlocuteur dans les yeux.

« C'est un bon parti », déclara-t-il subitement avec une voix neutre qui se voulait presque magistrale. « Elle a du pouvoir, de la fortune, n'a plus à se soucier de sa descendance, c'est une femme aimable et, même si elle ne l'était pas, tu n'aurais pas à la supporter bien longtemps vu son âge et ses excès »

Enfin, il daigna poser son regard sur l'albinos, toujours draper dans sa grande fierté d'Alirius, mais on pouvait malgré tout sentir une certaine gêne au fond de ses yeux, un malaise communicatif face à cette situation grotesque. Voilà des dizaines d'année qu'il ne lui avait pas adressé la parole, qu'il n'avait pas pris de nouvelles, envoyant froidement quelques pièces pour survivre à sa mère, et ils se retrouvaient tous les deux à converser au beau milieu d'un bal organiser par sa fille.

Quand il l'avait vu surgir la veille il n'en avait pas cru ses yeux, il l'avait instinctivement reconnu, son menton, c'était le même que le sien ! Des albinos il n'y en avait pas tant et puis… c'était son fils il le sentait. Demander son nom l'air de rien n'avait été complexe de quoi corroborer ses suppositions. Depuis, il s'était torturé l'esprit pour savoir comment agir, si sa femme apprenait son existence, il était mort. Sa conscience trop souvent mis de côté ne le tourmentait pas beaucoup, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu embarrasser de loger son sang dans les quartiers des domestiques. Est-ce qu'il pensait faire une bonne action en s'intéressant subitement à des histoires de fiançailles ? Sans doute oui, cela allégerait sa conscience de le savoir entre les mains dévoués de Merindi.

Un silence pesant s'était installé malgré les bruits de fête alentour, un tel sérieux sur le visage qu'on se demandait de quel plat ils pouvaient bien parler avec tel austérité. Et dans ce moment un peu solennel, ces retrouvailles, ce père modèle aux yeux de Mellissandre ne trouva rien de mieux à dire à son fils

« J'espère que ta mère va bien »

Preuve ultime si le doute était encore permis qu'il le reconnaissait sans vraiment encore l'assumer et sans prendre la peine de ne serait-ce que justifier sa très longue absence.



- - Cullen - -

L'Inquisition avait été source de beaucoup de critiques et de fantasme. Sans grande surprise, ses membres étaient donc la cible d'une ribambelle de regards curieux ou méprisant qui les jauger à chaque instant. C'était ça les barbares sans cervelles et sans éducation ? Cullen n'avait même pas une barbe plus broussailleuse qu'un magister. Joséphine évoluait avec son aisance naturelle, dissipant sans effort cette pression constante, mais pour le Commandant c'était une autre pair de manche.

On le sentait moins à l'aise et comme des hyènes qui préfèrent finir des proies épuisées, il était bien plus amusant de le tester lui. Sans parler de son charme indéniable qui avait déjà captivé de jeunes femmes à marier. Des mariés aussi. Avoir des liaisons, c'était comme la magie du sang : interdit mais tout le monde le faisait et en parlait sans s'inquiéter. Certaine téméraire s'étaient déjà engagée pour lui faire la conversation et c'était un défilé de jeune demoiselle pimpante et souriante qui s'approchait, parfois avec leur cavalier qui le jauger d'un air sévère, devinant par ses appuis que même s'il ne portait pas d'armes, il n'en était pas moins un homme dangereux.

C'était une machine bien huilée qui avait bien rapidement jauger Cordelia, la reléguant au rang de garde et mettant le compte de leur discussion sur un peu trop de zèle quand à la sécurité. C'est qu'ils ne badinaient pas ces membres de l'Inquisition. Incontestablement, les membres de l'escorte faisaient leur petit effet et on les admirait respectueusement comme quelques statues antiques.

Toutefois, il ne pouvait pas indéfiniment se réfugiait au côté de Cordelia – ses admiratrices ne l'aurait pas permis – et bientôt, la jeune templière fut identifiée comme chef de la sécurité et sollicitée de toute part par des magister soucieux qui accaparèrent son attention laissant ce pauvre Cullen en proie aux questions indiscrètes.

L'une d'elle eut même l'audace de lui proposer un verre, le lui tendant si ostensiblement qu'il était difficile de le refuser. Pourtant, les consignes de Mellissandre avait été clair, le problème était plutôt : comment refuser sans vexer personne et se prendre les pieds dans le protocole.

La jeune tévintide qui saluait toujours les invités un par un avait remarqué et s'apprêter à s'éclipser pour lui prêter main forte -même s'il semblait plutôt bien se débrouiller malgré l'extrême insistance de la femme - toutefois, une nouvelle figure salvatrice arriva pour le sauver sous les yeux renfrognés du baron qui comptait bien jouer le rôle du protecteur– pour embêter SON Commandant, il faudrait lui passer sur le corps ! - une femme, très belle malgré un corps peu voluptueux. Ses longs cheveux blond et son regard bleu perçant lui donnait un air plein d'assurance qui rayonnait tout autour d'elle. Elle portait une robe indubitablement féminine ornée d’un petit coquelicot qui semblait presque déplacé dans ce bal avec tant d’or et d’argent qu’on se serait cru chez un joaillier.

« Allons, Dame Lidius, je sais que les affaires vont mal mais vous ne songez tout de même pas à vous reconvertir en domestique pour ainsi servir à boire ! », souffla-t-elle d'une voix grave indubitablement masculine malgré les tonalités aigu qui s'y glissait maladroitement. La magie accomplissait des miracles mais elle était bien inutile parfois.

Piqué au vif, la jeune femme s'insurgea, embarrassée, gardant subitement le verre pour elle – ce qui lui en faisait deux – de sorte à ce que sa camarade se moqua gentiment en la traitant d'ivrogne mais l’attention revint bien rapidement sur la demoiselle blonde.

Dans un jeu propre à la noblesse, on la fuyait comme la peste et après quelques regards condescendant les pintades se dispersèrent brusquement sous des prétextes ridicule, tel une volée de pigeon dérangée par un caillou.

Maevaris Tilani ne faisait pas la majorité, loin de là. Refusant de jouer le jeu des faux semblants et des rond de jambe, elle affirmait haut et fort ses convictions et ses choix de vie personnelle, envoyant valser d'un élégant revers de main les conventions sociales. Cela lui avait valut des admirateurs mais surtout des ennemis. Elle subissait plus de tentative d'assassinat que les autres et devait supporter beaucoup de regards de serpents mais pourtant on la respectait. Par la force, l'audace, le charisme et l'intelligence, elle avait conservé sa place au magisterium, gardant précieusement un pouvoir et une influence qu'on lui enviait.

Amusée par la situation, la femme garda un sourire radieux alors qu'elle se présentait enfin avec une élégante révérence, poussant le vice jusqu'à réclamer un baise-main au Commandant.

« Magister Maevaris Tilani pour vous servir Commandant, Dorian m'a beaucoup parlé de vous », déclara-t-elle finalement.

D’ailleurs, à l’évocation du thaumaturge, elle défit le coquelicot de ses cheveux pour le tendre à Cullen comme un galant qui offre des fleurs à sa bien aimé. Un petit sourire aux lèvres en espérant qu’il comprendrait la subtilité, elle entama la conversation.

« Avoir discuté avec moi devrait vous assurer un peu de tranquillité », déclara-t-elle la malice fleurissant sur ses lèvres alors qu’elle le détaillait de bas en haut. Elle comprenait l’intérêt des demoiselles pour le beau Commandant, sa réputation de pestiférée ne suffirait peut-être pas à la réflexion. « Enfin, j’espère pour vous »

Elle lui épargna les discussions stratégiques sur les âmes indécises, celle qu’on pouvait convaincre de faire passer une motion au magisterium, Mellissandre avait déjà dû le faire et puis de toute façon, Cullen n’était pas diplomate, son malaise était flagrant, ce n’était pas un rôle pour lui. Enfin, il pouvait quand même leur être utile.

Attrapant à la volée un verre, elle désigna nonchalamment un homme qui sortait du lot car il portait une amure sombre plutôt impressionnante rehaussé d’or.

« C’est le grand général des armées de Tévintide, Maximu. Il déteste les bal presque autant que vous mais il a compris depuis longtemps que c’était un mal nécessaire. Il sait qu’il doit venir pour que les magister fassent des donations à l’armée. Je pense qu’il vous appréciera, vous pourriez peut-être le convaincre... », déclara-t-elle avec un sourire encourageant. Puisqu’il était là, le Commandant était probablement désireux de faire son mieux… « Flattez le sur ses capacités, montrez que vous êtes bien viril et vous l’aurez dans votre proche », conclu-t-elle avec un petit sourire espiègle à la mention de virilité. A vrai dire, elle même avait bien envie de voir Cullen rouler des mécaniques.

« Sinon, vous pouvez user de votre charme sur dame Cremonia, son mari est totalement apathique, il fait ses quatre volonté mais il s’est montré très hostile contre l’Inquisition, c’est un bon moment de... »

Brusquement, elle s'arrêta de parler, regardant un point derrière Cullen, elle lui fit un sourire encourageant, presque désolé pour lui.

« On reprendra plus tard, il semblerait que dame Alirius veuille vous parler… soyez prudent », le prévint-elle poliment en s'éclipsant. Toute alliée qu'elle soit, elle ne pouvait pas rester à ses côtés tel un garde du corps tout le temps. Surtout pas face à la maîtresse des lieux qui s’impatiantait.

Et pourtant, Cullen en aurait bien eu besoin car ce n'était pas Mellissandre qui s'était glissé dans son dos en attendant d'avoir un peu d'attention, c'était Marilia. Beaucoup plus sobre que sa fille, la Magister n'en était pas moins l'incarnation de l'élégance et d'une beauté plus mature mais qui avait su faire tourner quelques tête malgré tout.

Un sourire de circonstances aux lèvres, elle toisa le Commandant, son regard n'augurant rien de bon pour la suite des événements. Le père de Mellissandre était un épouvantail très à cheval sur les courtoisies qui parlaient fort et s'insurgeait avec panache mais agissait peu. Marilia en revanche  semblait ne se souciait de rien mais était aussi vicieuse qu'un serpent. Elle faisait ce qu'elle jugeait nécessaire avec nonchalance, faisant preuve d'un pragmatique glaçant que rien ne semblait émouvoir sauf sa précieuse fille. Et le blondinet qu'elle prenait pour un coureur de jupon qui ne s'en donnait pas l'air, avait fait quelque chose à sa précieuse fille. Elle ne savait pas quoi, comment, pourquoi, quand, combien de fois, Mellissandre avait tout nié en bloc feignant avec beaucoup trop d’application pour être honnête, un total désintérêt qui contrastait avec les éloges qu’elle avait timidement fait dans ses lettres. Sauf que Marilia n'était pas stupide. Elle connaissait le romantisme naïf de la chair de sa chair qu'elle avait élevé elle même. Si elle n’avait rien eu à se reprocher, elle n’aurait pas menti, Mellissandre lui cachait donc quelque chose en rapport avec Cullen, en tirer des conclusions n'était pas un exercice difficile.

Heureusement qu'elle savait sa fille trop romanesque pour commettre une infamie, elle était persuadée que ce n’était qu’une amourette sans grande importance, sinon, Cullen aurait eu des raisons d'être si paranoïaque depuis sa venue à Tevinter. Mais les flammes insignifiantes pouvaient devenir de bien terrible incendies si on ne les éteignait pas à temps et c’est pour ça qu’elle n’avait pas insisté. Elle ne voulait pas tirer la corde du romantisme en s’interposant dans ses émois innocents, il suffisait de décourager le galant et elle était très forte pour ça. Ce n’était pas que la colère grandiloquente de son mari qui avait préservée sa précieuse fille des inopportuns pendant toutes ces années.

« Il faut que l’on parle. De ma fille », souffla-t-elle sur un ton de confidence qui aurait pu être amical s'il n'avait pas était chargé de tant de menaces. Elle n’était pas obligé d’annoncer la couleur, mais cela faisait partie de sa stratégie. Voir s’il gambergeait et à quel point, le laisser mijoter un peu. Elle jouait toute cette manche sur le bluff, sa réaction en dirait long sur le degré de reproche qu’il avait à ce faire.

Une mélodie calme, une valse orlésienne tout ce qu'il y a de plus sobre et simple se jouait et Marilia tandis la main. C'était une tradition, les discussions privées se jouaient sur la piste de danse. Si elle avait entendu le bal pour cette conversation embarrassante c’était bien parce qu’elle ne souhaitait pas qu’il se défile.

« Vous dansez », déclara-t-elle sans ciller alors qu'elle le regardait dans les yeux. Ce n'était pas une question, plutôt une suggestion hautement appuyée. Elle avait volontairement choisi une danse facile pour qu'il ne se ridiculise pas mais le temps semblait suspendu en attendant la réponse. Ses pintades ne le lâchait pas des yeux, un refus serait un affront intolérable envers la maîtresse des lieux qui les accueillait et ni le baron, ni Maevaris, ni Joséphine et encore moins Mellissandre ne pourrait l’aider. A contrario, un accord revenait à l'exposait pendant une discussion qu'il pouvait deviner désagréable rien qu'au sourire hypocrite de la matriarche et surtout, c'était le prémisse d'une marais de demande incessantes.


- - Cordelia - -

Les nobles étaient des bébés. C’était un très bon résumé pour expliquer le comportement d’une bonne majorité d’entre eux au cours de la soirée. A la moindre contrariété, ils venaient pleurer dans ses jupons comme un enfant à qui on a volé son bonbon. Pourtant, ils savaient bien que c’était la garde des Alirius qui assuraient la sécurité, mais ils avaient tous décidé que Cordelia était en charge et c’est donc vers elle qu’ils se plaignaient, exposaient leur doutes et pleurnichaient parce qu’on les avait un peu bousculer. C’était un test pour voir si la barbare saurait garder son calme, du moins, c’est comme ça qu’ils justifiaient leur paranoïa douillette.

« J’ai entendu un bruit suspect dans les jardins », soutint un noble quelconque qui portait la même barbichette à la mode que 80 % des hommes ce soir. Le jardin était quadrillé par des soldats de l’Inquisition, mais aussi d’autres gardes et pourtant, Cordelia était obligée d’aller patrouiller en compagnie du noble pour le rassurer. Le regard insistant de Mellissandre confirmant cette nécessité si elle en avait douté. Il fallait les brosser dans le sens du poil.

L’air à l’extérieur était frais, on entendait la musique bien que lointaine qui se mêlaient avec les bruits tout aussi lointain de la ville. Désignant un buisson d’où s’élevait effectivement des bruits ‘suspects’ le noble se cacha derrière elle, manifestement pas gêné par le ridicule de la situation. Il faut dire que dans son armure bien huilée, Cordélia était plutôt impressionnante.

Sans grande surprise, la terrible menace ne se révéla pas être un assassin dissimulée dans l’ombre mais deux amants qui n’avaient pas eu envie d’attendre la fin de la soirée pour batifoler dans les herbes folles. D’ailleurs, ils ne semblaient guère apprécier d’être dérangé en plein action vu les regards courroucés qu’ils lancèrent à Cordelia.

« On vous a pas appris à laisser un peu d’intimité aux gens dans le Sud ? Espèce de voyeuse ! »

Un chapelet d’insulte s’éleva, la plupart en tévintide tandis que le noble qui l’avait fait déplacé lui, s’éclipsait discrètement. Son rang était peu élevé et il n’avait guère envie de se faire houspiller par deux magister influents.

A quelques mètres de là, un garde de l’Inquisition a moitié endormi laissait sa tête dodeliner. Reléguer dans un coin stratégique certes, mais plein d’ombres et peu intéressant, il n’avait pu résister au sommeil gagné par la solitude et le désespoir. Lui aussi voulait profiter du buffet, de la musique et des femmes superbes en robe échancraient qu’ils pouvaient à peine voir monter les escaliers.

Comme alerté par un sixième sens, il se réveilla à l’approche de Cordelia et la héla.

« Madame, est-ce que je peux rejoindre les autres à l’intérieur… S’il vous plait ? », demanda-t-il respectueusement en faisant des yeux de chien battus. Loneric n’avait jamais posé de problème jusque là. Il était discret, efficace mais un peu jeune ce qui lui avait valut d’être désigné à cette corvée. Tout le monde dans la troupe faisait les quatre volonté de Samhuin – car c’était le vétéran, le plus impressionnant sur le champ de bataille – et Samhuin ne l’aimait pas.

Toutefois, il était inconcevable que « madame la chef de la sécurité », disparaisse trop longtemps et une fois la question réglée, elle était obligée de revenir à l’intérieur où l’attendait d’autres requêtes et d’autres pleurnicheries.

Profitant de son absence – et du fait que le Commandant était occupé à l’autre bout de la pièce, le dénommé Samhuin en avait profité pour se relâcher. Dans un coin de la pièce – il n’était pas fou non plus – lui et deux autres gardes profitaient plus qu’allègrement du buffet, se servant comme n’importe quel noble sous les yeux dubitatifs des esclaves qui s’efforçaient de le remplir aussitôt ne sachant pas s’ils devaient s’offusquaient ou s’ils avaient le droit. L’Inquisition était invitée après tout…

Samhuin savait que Cordelia l’avait vu, d’ailleurs, il leva même un verre à sa santé en guise de provocation. Ce n’était pas un mauvais bougre mais il avait décidé de mener la vie dur à la templière. Il ne comprenait pas pourquoi lui qui avait mené des dizaines de bataille, maintenue des troupes solide et uni avec brio pendant toutes ces années n’avaient pas été reconnu par le Commandant. Oui, Samhuin était jaloux. Infiniment jaloux qu’une jeune femme ait obtenu le poste de bras droit qu’il était persuadé d’avoir après la mort de Loron et Edwig. Son insubordination était donc autant un moyen d’évacuer sa frustration que de montrer l’incompétence de Cordelia pour qu’elle soit déchue : elle n’avait pas les épaules. Si quelque chose arrivait, tant que ce n'était pas trop grave, ils seraient blâmé mais c’est surtout elle qui en payerait le prix – le privilège des supérieur.
Malheureusement pour la jeune femme, beaucoup partagés son avis et ils s’étaient plus ou moins ligué pour lui faire des ennuis. Il faut dire que la décision du Commandant les avait pris au dépourvu et que sans grande surprise on attribuait la promotion de Cordelia a d’autre chose que ses talents militaires. C’est qu’elle était plutôt belle…


- - Solas - -

Un elfe au sein de l’Inquisition… Voilà qui était exotique. Solas était sans doute celui qui soulevait le plus de fausse indifférence. Pourtant, les choses avaient changé après l’entrée de Mellissandre. Ayant subtilement glissé au plus grande pipelette de la salle que l’elfe était un somniari, il fut soudainement l’objet de jugement plus ou moins dubitatif à ce sujet. C’était difficile à prouver mais pourtant peu étaient les magister a remettre en question cette assertion aux allures de mythe. Après tout, pour quel autre raison un vulgaire elfe aurait-il était invité sinon ? En proie à la curiosité, on osait tout de même pas oser l’approcher de peur de salir son nom, comme si les oreilles pointues avaient été sujet à contagion.

Seul les serviteurs semblaient prendre un plaisir certain à le servir, s’inclinant bassement avec des grands sourires, lui proposant constamment boisson et vérines. Une elfe finit même par s’approcher après avoir épousseter sa robe. Elle n’était pas une des serveuses à en juger par sa robe quelque peu élégante bien que sobre mais ses yeux vert et ses cheveux blonds étaient tout à fait reconnaissable : c’était la secrétaire d’Auguste. L’elfe qui le suivait partout pour prendre des notes et s’efforçait péniblement de réaliser le moindre de ses caprices sans quoi elle subissait une volée de coup – là où ça n’abîmerait son joli visage. Après tout, elle avait appris à lire et à écrire et elle était vive d’esprit mais ce n’était pas pour ces qualités qu’il l’avait acheté et gardé pour lui. Auguste avait un faible pour les blondes, chose assez peu fréquente à Tevinter.

Un peu timidement, elle se présenta vers Solas en effectuant une révérence qu’elle voulait parfaitement gracieuse mais qui en devint maladroite. Rien qu’à son attitude : ses cils qui battaient trop vite, la bretelle de sa robe qu’elle avait nonchalamment fait tomber, son souffle un peu rapide et ses yeux qui se voulaient discrètement enjôleur, il était évident qu’elle cherchait à le séduire.

« Bonjour Messere », le salua-t-elle courtoisement en jetant un œil inquiet à Auguste qui conversait avec un magister un peu plus loin. Elle n’était pas supposée s’éloigner de son maître mais la discussion était si animée qu’elle avait décidé d’en profiter pour s’entretenir seul à seul avec le célèbre elfe de l’Inquisition.

Les bras dans le dos, Marane s’efforça de reporter son attention sur Solas, lui souriant en essayant d’être la plus charmante possible, mettant en valeur ses atouts mais avec assez d’embarras pour trahir sa maladresse.

« Hmm… je »

Le regard poser sur l’elfe de l’Inquisition, elle cherchait ses mots. Pourtant, elle avait prévu tout ce qu’elle voulait dire, tout ce qu’elle devait faire. Personne ne s’intéressait à deux elfes qui faisaient la conversation, c’était le moment. Malgré tout, elle se rapprocha encore un peu pour pouvoir chuchoter.

« Je sais que vous avez pris des renseignements sur mon maître », avoua-t-elle finalement avec un air un peu penaud. « Mais je ne lui ai rien dit !! Je... »

Elle hésitait. C’était si risqué. Si on apprenait ce qu’elle essayait de faire, elle y perdrait la vie. Mais ses amies lui avait rapporté qu’un elfe posait des questions, s’inquiétait du sort des esclaves et parlait de liberté. Habituellement elle aurait ri au fou qui aurait osé parler de ça mais Solas avait dévisageait avec fierté Auguste. Il dormait à l’étage des maître de la maison, il avait le soutient de l’Inquisition…

« Je vous en prie, aidez-moi », souffla-t-elle finalement avec un air désespéré en essayant de reprendre contenance pour ne pas alerter les gens alentours. Elle n'avait pas le temps de tergiverser, c'était peut-être sa seule occasion. « Je ferais ce que vous voulez, tout ce que vous voulez... », ajouta-t-elle ensuite, sincère dans sa proposition. C’était ironique qu’un esclave en mal de liberté offre corps et service sans restriction pour gagner la dite liberté. Mais Marane n’avait rien d’autre. Pas une robe, pas un bijoux ne lui appartenait, elle n’avait qu’elle et c’est pour ça qu’elle avait prier le Créateur et les anciens dieux pour être au goût de Solas. Comment le convaincre de prendre un tel risque autrement ?

Il y avait tant à dire mais déjà Auguste s’était aperçu de son absence et s’approchait en lançant un regard mauvais à Solas.

Empoignant la jeune femme par le bras il la traîna vivement jusqu’à ce qu’elle se percute contre lui et qu’il l’oblige à lui faire face.  

« Où tu étais toi ? Ca fait 5 minutes que je te cherche », la gronda-t-il avec un air sévère qui ne présageait rien de bon. Si elle ne trouvait pas une excuse valable dans les dix secondes à venir, elle allait avoir plus que ses mains trop serrées sur son avant bras sous l’oeil indifférent ou à peine réprobateur de ses compatriotes. C’était comme ça à Tevinter. Elle était sa propriété et même si on trouve ça stupide, personne ne serait aller s’insurgeait qu’on malmène un bijoux ou une chaise.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— MISSIVES : 46
— PRÉSENCE : cf Ewie
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Ewie Ralafërin
— CRÉDITS : Henry-Fire Emblem Awakening
— PRESTIGE : 147

— NATIONALITÉ : Tévintide
— LIEU D'HABITATION : Fort Céleste actuellement
— ÂGE : 23 ans
— RANG SOCIAL : bâtard soporati d'un magister
— PROFESSION : cuisiner, espion et alchimiste spécialisé dans les poisons
— FACTION : Inquisition
— ARMES : poisons et cuisine divine
— O.SEXUELLE : hétéro
— AMOUREUSEMENT : RAS

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Dim 15 Oct - 0:38

La première personne à me saluer est une magister d’un certain âge et aimant grandement les bonnes choses. Apparemment c’est elle qui m’a fait mandé.
Et je me retrouve à avoir un retour détaillé et sincèrement très constructif sur  les amuses-gueules. Une groumete ! Merveilleux ! Délicieuse surprise ! Avoir ce genre de retour est toujours très gratifiant et intéressant. Un retour extérieur expert et bien plus fin que celui que la majorité des gens peuvent offrir.

« Dame Alirius a été inspiré par le Créateur en personne de vous choisir comme cuisinier ! Votre cuisine est divine, cette rigueur dans l'exécution, cette originalité, ce sens du détail… Chez quel chef avez-vous fait vos preuves ? »

-Je suis ravi que ma cuisine vous plaise ma Dame. Oui se faire mousser, surtout quand c’est mérité, c’est toujours agréable. Pour tout vous dire je suis assez autodidacte, et je n’ai malheureusement jamais eu le privilège de travailler avec de grands chefs jusqu’à aujourd’hui.

Je trouve cette rencontre assez agréable au final, échanges intéressants sur la gastronomie. C’est vraiment formidable d’avoir des échanges avec une passionnée de temps à autres. Vraiment une agréable surprise.

« Et puis ce visage d'ange… vous êtes tellement craquant Messere »

… Euh… Elle a bien dit ce que je crois là mamie ?

« Un vrai chou à la crème avec votre teint pâle et vos cheveux blancs »

Fasta vas… C’est bien du rentre dedans ça non ? Ou alors un truc de mamie gâteaux portée sur la pâtisserie… Chou à la crème… La seule personne qui m’a dit ça c’était la vieille elfe dans les cuisines de ma mère. Celle qui m’a initié à la cuisine. Et comme elle était un peu comme une mamie d’adoption… Oui, ça doit-être ça ! N’empêche que c’est malaisant là… J’ai l’impression que la magister serait capable de me dévorer sur le champ et de ne pas en laisser une miette comme… Un chou à la crème...Glups !
Je bafouille et essaie désespérément de retourner diplomatiquement à ma tendre cuisine diplomatiquement. Mais rien n’y fait… Pitié quelqu’un à l’aide… Ma cuisine me manque…
Parfois la vie répond à vos attentes, mais d’une façon que vous n’êtes pas vraiment sûr d’apprécier au final…
C’est ce que je me dis en voyant le visage de mon père tandis qu’il approche. S’il faisant cette tête quand il a rencontré maman c’est sûr, elle était cent pourcent motivée par l’ambition…

« Dame Merindi, quel plaisir de vous voir, toujours aussi radieuse »


« Magister Alirius, le plaisir est partagé. C'est vraiment une superbe soirée, j'étais justement en train de m'entretenir avec votre charmant chef pour lui présenter mes félicitations : le buffet est un délice »


Est-ce que j’en profite pour filer et ne plus remonter à l’étage jusqu’à ce que je sois sûr que tous les invités des Alirius sont bien partis ? Nah parce que leur petit jeu d’acteur c’est sans doute ma seule chance de ne pas finir lentement dévoré…

« Vous savez bien que je ne résiste pas aux bonnes choses mon cher »,

Glups… Avec ma peau le moindre rosissement prend des proportions incroyables. Impossible à dissimuler.

 « Chez moi vous seriez beaucoup, beaucoup mieux traiter... "


Hein… Que ? Oh par la culotte de la grand-mère d’Andrasté…

" Si ça vous tente, vous n'aurez qu'à venir me voir, je loge ici ce soir, quartier des invités troisième porte à droite… Je suis sûre que mon lit sera nettement plus confortable que ceux des domestiques  A plus tard mon chou »

Rouge cramoisi. Avec de jolie nuance pivoine et fraise écrasée. Voilà la teinte de mes joues en cet instant. Bon sang c’est ça les jeux de séduction ? C’est terrifiant.
Tandis que la terrifiante croqueuse de choux à la crème s’en va. Et que les choux à la crème eux retrouvent la paix et le soulagement.  Père ne me regarde, ne dit rien.

« C'est un bon parti  Elle a du pouvoir, de la fortune, n'a plus à se soucier de sa descendance, c'est une femme aimable et, même si elle ne l'était pas, tu n'aurais pas à la supporter bien longtemps vu son âge et ses excès »

C’est moi ou mon père que je n’ai pas vu depuis vingt-deux ans, est en train de planifier mon possible mariage arrangé avec la magister ? Ah oui, Tévinter…

-Si elle ne me dévore pas avant.

Parler de mes envies, de mes choix ne rimerait à rien. Je le sais. Enfin il pose ses yeux sur moi toujours avec toute la grandeur de la famille Alirius et de ses siècles de gloire et de supériorité sur le reste du monde. Mais je crois que le grotesque de la situation ne lui échappe pas et l’imconforte aussi. La dernière fois que je l’ai vraiment vu j’étais trop jeune pour vraiment mon souvenir. Non mon premier souvenir c’est la réaction de maman suite à son départ. Pas une nouvelle après ça, rien. Et voilà le résultat. Franchement je pense que ça doit faire rire quelqu’un dans l’Immatériel.
Un silence de plomb s’installe entre nous. Pas étonnant. Qu’est ce qui pourrait combler le fossé creusé par plusieurs décennies de silence et d'indifférence ?

« J'espère que ta mère va bien »

… Certainement pas ça. Je sens une colère incompréhensible et inconnue se répandre dans mes veines, imprégner les cellules de mon corps.

-Maman est pareille au jour où tu es partis. Brisée. Mais ne va pas me faire croire que tu en as quoique ce soit à faire.

Je crache presque ces mots. Mais ce n’est rien que la vérité. Ma mère ne s’est jamais vraiment relevée de l’abandon de mon père, de tout ce que ça impliquait.

-Si tu avais vraiment voulu savoir comment elle allait tu l’aurais sût. Si tu avais voulu garder un oeil sur moi, même de loin, tu l’aurais fait. Avec le nom d’Alirius il n’y a pas grand chose que tu ne puisse faire.

_________________

Parle en #660099

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
The Army's Commander ⊱ INQUISITION

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : Delavan
— MISSIVES : 244
— PRÉSENCE : Je passe le soir en règle général
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : /
— PRESTIGE : 778
hey i'm new
— NATIONALITÉ : Fereldien
— LIEU D'HABITATION : Les remparts de Fort-Célèste
— ÂGE : 31 ans
— RANG SOCIAL : Commandant de l'armée de l'inquisition
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Cullen se bat à l'épée
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
— AMOUREUSEMENT : Un jour peut-être

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Dim 15 Oct - 19:10







◇ Une danse entre deux mondes ◇





Ayant maladroitement traversé un couloir pour la rejoindre, il se rendit compte que son air légèrement stressé ne passait pas inaperçu. Si bien qu’il souffla un bon coup pour se reprendre alors que Cordélia lui fit son topo.





《 - Rien à déclarer de mon côté, non. C'est difficile de voir ce qu'il se passe dans une telle marée humaine, j'espère juste que les autres se tiennent bien et refusent l'alcool qu'on leur propose...  》





《 - Je confirme il y a du monde… Concernant nos hommes, n'hésitez pas à les réprimander en cas de besoin. 》

Non seulement il y avait du monde, mais en plus de cela il faisait incroyablement chaud et l’air était irrespirable dans la zone où il se trouvait. En bon Fereldien qu’il était, il ne supportait pas l’air chaud du Nord et il en avait fais les frais durant la nuit précédente dans ses quartiers. Rien que d’y penser, son bain d’eau froide ne lui avait jamais paru aussi délicieux que cette nuit-là.

Mais alors qu’il fantasmait sur ses différentes manières de combattre la chaleur envahissante des lieux, un esclave passa à côté d’eux, tenant dans ses mains un plateau rempli d’apéritif qu’il distribuait aux invités de la soirée. Il s’arrêta à leur niveau et le tendit au Commandant qui contempla en premier lieu ce qui s’y trouvait.





《 - Je vous conseille la verrine de chair de crabe, c'est la meilleure 》

Elle contempla attentivement le plateau comme si elle en avait déjà goûté tout ce qui pouvait s’y trouver – elle était stationnée juste à côté des buffets – et Cullen fut à la fois surprit et charmé par ce côté-là de la jeune femme. Il ne pensait pas qu’elle appréciait à ce point la nourriture. Il prit alors la verrine, amusé par cette révélation, et inspecta son contenu.





《 - C’est vous l’experte ~ 》

Il semblerait qu’il s’agissait de crabe, comme la plupart du contenu du buffet. Les fruits de mer étaient des mets très courants à Tevinter, étant à côté de la mer et c’était étrange de voir toute la diversité culinaire qu’il pouvait y avoir. Et puis, semble-t-il que le chef était de l’inquisition donc pas de quoi s’alarmer.





《 - Tout a l'air de bien se passer 》





《 - Visiblement, oui. 》

Cordélia continua la discussion, observant la salle de bal avec toutes ces personnes réunies dont certains allaient et venaient du buffet. Le commandant glissa la terrine vide sur le bord de la table où étaient empilés d’autres, puis piocha un met au hasard – celui-ci possédait du caviar – avant de l’engloutir, se rendant compte que c’était assez spécial.





《 - Vous êtes rassuré ? 》

Il voulu lui répondre, mais encore étourdi, aucun son ne voulu sortir de sa bouche, se rendant compte qu’il hésitait à lui dire la vérité. Après tout, il passait pourquoi à pleurer la misère du monde parce qu’il ne souhaitait pas être là. Quel égoïsme, ses soldats ne souhaitaient pas être là non plus, mais contrairement à lui ils n’étaient pas autant affichés. Le moindre geste de travers et tout était fichu pour l’inquisition, et Cullen devait porter ça sur les épaules ce qui le mirent dans un état de stresse assez conséquent. Et le pire dans cette histoire c’était qu’il avait la forte impression que la jeune templière avait remarqué son malaise.





《 - Rassuré… C’est un bien grand mot, vous savez. Je m’y accommode on va dire 》

Il se retenait de parler d’une quelconque affaire militaire, bien que cela l’aiderait à se détendre. Après tout, Cordélia avait affaire : elle devait gérer les équipes qui patrouillaient dans les alentours. Il savait pertinemment qu’elle allait bientôt faire sa ronde, et il se préparait psychologiquement à se retrouver à-nouveau seul d’ici quelques instants.

D’ailleurs, un noble ne tarda pas à venir vers elle pour réclamer son attention pour une affaire visiblement importante. Cullen ne comprenait pas, mais se fit petit assez rapidement pour la laisser faire son « travail », se contentant de sourire quand elle parti avec lui. Si ses hommes allaient passer leur temps à satisfaire les moindres désirs des nobles il les plaignait d’avantage. Il profita de sa solitude pour rejoindre les barrières et observer la piste de danse, vu de l’étage du dessus. S’il ne pouvait pas passer son temps avec son garde à cause de broutilles il fallait qu’il se trouve des alliés. Mais comme un manche, il ne savait pas trop qui aborder, car ils étaient pour la plupart soit nobles, soit esclaves dans cette pièce.

Mais soudain la musique s’arrêta, et l’attention se tout le monde se focalisa sur Mellissandre et Joséphine qui visiblement allaient ouvrir le bal ensemble. Assez étonné, le Commandant entendit alors non loin de lui des nobles se demander pourquoi ce n’était pas lui qui ouvrait le bal avec elle ?

Très bonne question, mais Joséphine pouvait aisément remplir cette fonction à sa place, ayant l’habitude de briller dans la noblesse Orlésienne. Et puis le Commandant ne savait absolument pas danser, ce n’était pas une place pour lui, surtout sur une musique aussi rythmée. C’était pourquoi il avait prévu de refuser toutes les danses qu’on lui proposerait dans la soirée. Mais le spectacle restait grandiose, et lui en ressortait bouche-bée : Mellissandre avait une grâce incroyable et Joséphine une technique impeccable. Il n’osait même pas imaginer s’il avait dû faire l’entrée à la place de sa comparse. Et rien que de voir le nombre d’applaudissement à la fin il n’en croyait pas ses yeux. Il y avait eu une telle complicité entre ces deux femmes que certains se demandaient si leur relation était uniquement professionnelle. Finalement, il se félicitait d’avoir refusé être son cavalier. Il ne manquait plus que des rumeurs à Tevinter pour couronner le tout.

Le spectacle terminé, les couples s’élancèrent à leur tour sur la piste de danse, Cullen continuant de les observer quelques instants avant de repartir tranquillement vers les buffets. Là, une noble s’approcha de lui, n’hésitant pas à lui faire la discussion sur ce qu’ils venaient de voir avec Mellissandre et l’ambassadrice.





《 - Quel dommage que ce ne soit pas vous qui ayez dansé… 》





《 - Navré, je suis blessé j’ai dû décliner l’offre, bien qu’honorable. 》





《 - Oh, vraiment ? 》

Il se demandait s’il était utile de préciser ce genre de détail, mais cela suffirait probablement à refouler une demande de sa part, maintenant que le bal était ouvert. Il se contenta de lui faire un sourire légèrement embêté, soulignant une sorte de regret, alors qu’au fond il était soulagé d’avoir trouvé cette excuse – qui datait de cette histoire de mage du sang – et qui allait le sauver plusieurs fois durant la soirée.





《 - Oui, j'ai dû régler une fâcheuse affaire il y a deux semaines et j’ai eu une méchante blessure à la jambe, alors je fais attention. 》

Il disait cela d’un naturel, il ne s’en rendait même pas compte. Mais tout en racontant son histoire qu’il estimait inutile, la noble était particulièrement accrochée à ses mots. Il s’en rendit compte quand il eut fini de choisir un met sur le buffet et qu’il releva les yeux vers la bonne femme.





《 - Oh, vous faites votre travail de Commandant sur le terrain parmi vos troupes ? J’ai entendu dire que c’était une bonne manière de rendre la cohésion de groupe incroyable. 》





《 - ça l’est, les troupes ont en besoin pour leur motivation personnelle et même moi, j’ai besoin de voir autre chose que la paperasse sur mon bureau. Je m’entraîne avec eux quand je le peux, il en va de soit que je dois me soucier que leur entraînement soit impeccable. 》

Il parla quelques instants avec elle ainsi, à échanger sur le maniement des armes, alors qu’à Tevinter la magie était d’avantage plus courante. La noble le remercia pour l’attention portée à son égard ainsi que ce petit échange avec lui qui l’avait bien plu, puis s’en alla. Le Commandant se demanda si finalement il ne s’était pas améliorer en discussion… Et puis, pour une fois qu’une femme ne s’intéressait pas qu’à la séduction cela faisait toujours plaisir.

Entre temps, une autre femme s’était approchée de lui, un verre à la main, qu’elle tendit visiblement pour lui. Mais il se rappela de ne jamais accepter ce genre de propositions et Joséphine avait clairement répété cela à plusieurs reprises.





《 -  Ecoutez, c’est gentil, mon verre se trouve juste ici. 》

Il désigna un verre lambda du doigt posé au coin du buffet, qu’un noble avait dû laisser là. Pour preuve le contenu était encore à moitié rempli et le Commandant lui fit bien comprendre qu’il souhaitait terminer son premier verre avant d’en prendre un second.





《 - Roh, allez, vous n’allez pas carburer au champagne toute la soirée, tout de même ? 》





《 - Allons, Dame Lidius, je sais que les affaires vont mal mais vous ne songez tout de même pas à vous reconvertir en domestique pour ainsi servir à boire ! 》

Il n’eut pas le temps de répondre, quelqu’un d’autre l’avait fait. Et en tournant la tête, il vit alors cette fameuse personne entrevue la veille qui s’approchait de lui, un grand sourire bienveillant sur les lèvres.





《 -  Vous... ? 》

Il y avait plein de filles qui attendaient leur tour pour lui parler, mais quand cette femme était arrivée, toutes se résignèrent et reprirent leurs occupations initiales. Maintenant seul avec elle, Cullen l’admira dans un premier temps, observant le coquelicot qu’elle arborait avec grand intérêt. Une plante connue pour pousser dans les grandes étendues herbeuses.

Et finalement, elle se présenta, effectuant alors une révérence courtoise puis tendit la main vers lui pour lui réclamer un baise-main.





《 - Magister Maevaris Tilani pour vous servir Commandant, Dorian m'a beaucoup parlé de vous 》





《 -  Un véritable plaisir de vous rencontrer, Dame Tilani. 》

C’était donc cette personne qu’il avait rencontrée la veille dans le restaurant, et étrangement il s’y attendait quelque peu. Maevaris était une femme fascinante et il en était pas moins heureux de l’avoir de son côté vu comment elle avait fait partir les innombrables personnes qui lui tournaient autour depuis le début du bal. Il fut cependant étonné qu’elle lui offre la fleur qui ornait ses cheveux, comme s’il y avait une signification là-derrière. Dorian était un partisan du langage des fleurs, mais ne lui en avait jamais expliqué les significations.





《 - Avoir discuté avec moi devrait vous assurer un peu de tranquillité… Enfin, j’espère pour vous 》





《 -  Je constate les bien-fais de votre présence en effet. 》

Un esclave passa avec un plateau de verres de vin,  et les deux invités se servirent durant son passage avant que Maevaris se retourne et lui désigna un homme tout d’armure vêtu qui avait d’ailleurs déjà tapé à l’œil du Commandant à plusieurs reprises.





《 - C’est le grand général des armées de Tévintide, Maximus. Il déteste les bal presque autant que vous mais il a compris depuis longtemps que c’était un mal nécessaire. Il sait qu’il doit venir pour que les magisters fassent des donations à l’armée. Je pense qu’il vous appréciera, vous pourriez peut-être le convaincre...  》




《 - Convaincre le général d’une armée aussi puissante que la votre ? De quelle manière ? 》





《 -  Flattez le sur ses capacités, montrez que vous êtes bien viril et vous l’aurez dans votre proche 》





《 -  Cela paraît simple à première vue. 》





《 - Sinon, vous pouvez user de votre charme sur dame Cremonia, son mari est totalement apathique, il fait ses quatre volonté mais il s’est montré très hostile contre l’Inquisition, c’est un bon moment de...  》

Elle s’interrompit, regardant par-dessus l’épaule du Commandant qui n’osa même pas se retourner pour vérifier ce qui se passait. Puis la Magister lui afficha un regard presque désolé souligné d’un chaleureux sourire.





《 - On reprendra plus tard, il semblerait que dame Alirius veuille vous parler… soyez prudent  》

Ne lui dites pas que Mellissandre la menaçait du regard pour le libérer, il n’avait absolument pas envie de lui parler maintenant. Et puis, le Baron avait spécifiquement averti qu’il serait délicat de rester seul ensemble durant cette soirée, pour éviter d’élever des soupçons du père et créer des scandales quelconques. Il souffla du nez avant de se retourner et de presque sursauter en voyant qu’il ne s’agissait pas de la jeune Alirius, mais de sa mère. Déjà qu’il suait légèrement à cause de la chaleur, mais là le petit coup de chaud qu’il venait de prendre par surprise n’arrangeait guère son cas.





《 - Bonsoir, Dame Alirius. Quel plaisir de vous revoir. En quoi puis-je vous aider ? 》





《 - Il faut que l’on parle. De ma fille  》

A bien y réfléchir, Cullen ne savait pas vraiment ce qu’il devait se reprocher avec elle. En soit, tout se passait pour le mieux avec Mellissandre et elle effectuait les tâches qu’il lui demandait de faire sans trop de problème. Et ce n’était pas comme si la jeune femme avait été blessée ou quoi que ce soit, elle ne s’en tirait pas trop mal.

Mais vu le ton qu’elle utilisait, ressemblant à une menace, il y avait quelque chose derrière. Est-ce que Mellissandre lui avait parlé de cet échange entre eux chez le Baron ? D’un autre côté, elle ne pouvait pas mentir à sa mère, vu les circonstances de son éducation. La jouvencelle idolâtrait ses parents comme personne ne l’avait jamais fait, il était donc inconcevable qu’elle ne lui en ait pas parlé.





《 - Je vois. Que voulez-vous savoir ? 》

Cullen demeurait calme, luttant d’avantage contre la chaleur que ce petit coup de stresse. En soit il n’avait pas fait grand chose avec Mellissandre et si sa mère soupçonnait que leur petite amourette sans grande histoire se concrétisait elle se fourvoyait.

Il ne se rendit pas compte, mais la musique était devenue plus douce, et moins rythmée. Mais le Commandant ne prêtait peu attention à la musique à ce moment-là. Pour lui la danse c’était hors de question peu importe qui lui demandait ce soir-là. D’ailleurs il ne tarda pas à recevoir une invitation de la part de la mère.





《 - Vous dansez 》

Pas de chance pour le Commandant, il s’agissait plus d’un ordre que d’une demande. Mais toutes les filles aux alentours avaient les yeux rivés sur eux, comme si tout le destin de la fête reposait sur cette ultime réponse que devait donner Cullen. D’ailleurs, même Joséphine le regardait depuis sa position alors qu’elle discutait avec le Baron.





《 - Non, Commandant ne refusez pas… 》





《 - S’il le fait c’est officiellement mon Dieu. 》

Cullen regarda la matriarche au fond des yeux, car elle insistait grandement et souhaitait obtenir sa réponse en retour. Cependant, était-il raisonnable pour lui de lui expliquer qu’il avait une blessure à la jambe pour se sortir de ce mauvais pas. De plus, pourquoi danser, alors qu’elle voulait simplement discuter avec lui. Soudain, il se rappela de ce que lui avait enseigné Joséphine durant l’après-midi qui avait précédé ce bal. Elle lui avait dit que la plupart des discussions privées se jouaient sur la piste de danse, mais il n’avait pas bien compris le sens du terme.

Mais alors qu’il allait lui répondre, son regard glissa derrière Marilia où des nobles s’étaient rassemblés pour visiblement assister à ce qui semblait être une bagarre. En effet, l’un des soldats de l’inquisition – Samhuin – avait défié en duel le chef des armées Tévintides Maximus suite à une discussion entre eux qui avait mal tourné. Cullen démontra une certaine inquiétude à la vue de cette scène et demanda alors à son hôte, en sachant parfaitement que son soldat était moins bon.





《 - S’agit-il d’un combat à mort ? 》

Quelle question, généralement c’était le cas, mais Cullen voulait s’en assurer pour ne pas intervenir pour rien. Il était absolument inconcevable que l’un de ses soldats ne meurent de la sorte, et de plus, pour l’inquisition cela était une très mauvaise publicité, surtout que le bougre se vantait d’être un soldat puissant et imbattable vu les cris qui résonnaient dans la pièce.





《 - Je.. Navré 》

Il n’attendit pas plus longtemps pour partir rapidement rejoindre le groupe de nobles qui encourageaient leur Commandant pour la plupart, mais il était vrai que l’imposant templier qui se trouvait en face de lui ne laissait pas à désirer. Le combat s’annonçait prometteur, et cela ne serait pas le seul de la soirée. Et dans toute cette histoire, la plupart des personnes présentes dans la pièce encourageaient le combat, certains pariant pour le vainqueur et d’autres se contentant de boire comme s’il s’agissait d’un jeu.

Cullen se fraya un chemin parmi les nobles et resta quelques instants en seconde ligne pour observer l’avancement du combat. Au fil de l’affrontement, Maximus démontrait une agilité certaine, esquivant pour la plupart les coups de son rival qui agissait impulsivement. Rien de bien exceptionnel, vu que le templier fut rapidement mis à terre par son adversaire qui était bien plus expérimenté que lui sous les applaudissements des personnes aux alentours.

Samhuin restait à terre, trop étourdi pour se relever aussi rapidement qu’il l’aurait fait d’habitude. Il fallait le dire, le vin tévintide était d’avantage sucré et se buvait presque comme du jus de fruit, il n’avait pas fait attention à la dose qu’il avait ingérée. Mais avant que Maximus puisse l’achever, Cullen poussa les deux nobles qui se trouvaient devant lui pour s’interposer.





《 - Il suffit ! 》

Le tévintide s’arrêta de justesse, la lame arrêtée à plusieurs centimètres de sa cible, avant de se retourner vers Cullen l’air interrogatif.





《 - Ce combat n’est pas terminé, merci de reculer. 》





《 - J’ai dis qu’il suffisait. 》

Maximus, qui tenait encore son épée en main, analysa celui qui venait de s’interposer durant quelques instants puis mit enfin un grade sur cette personne.





《 - C’est donc vous le Commandant de l’inquisition. 》





《 - Lui-même, et j’aimerais savoir en quoi cet homme en était pour quelque chose dans cette affrontement. 》





《 - Celui-là ? Il se plaignait d’être commandé par une femme et n’a pas apprécié que je lui fasse remarquer qu’elle semblait plus douée que lui. 》

A en entendre les plaintes de la bouche de Samhuin il l’avait encore en travers de la gorge. Mais rien de si alarmant. De son point de vue, Cullen ressentait l’envie de Maximus de se frotter à quelqu’un de bien plus fort que ce pauvre soldat. Il trouva alors un prétexte pour impliquer le Commandant Rutherford dedans cette histoire.





《 - Cet homme m’a aussitôt attaqué et provoqué en duel. Vous savez comme moi ce qui implique, et si vous comptez interrompre ceci, vous allez vous déshonorer vous et votre armée. 》

De la provocation pure et dure, mais il s’y attendait. Après tout, il n’avait pas tort, Samhuin serait déshonoré mais le Commandant n’avait rien à faire là-dedans. Cependant cela n’était pas l’avis des nobles qui eux voulaient leur spectacle.





《 - Vous insinuez qu’un duel face à l’impulsivité d’un simple templier suffis à vous satisfaire ? 》





《 - Dans ce cas, divertissez-moi. 》

Suite à ses paroles, il pointa son arme vers Cullen, qui ne bougea pas d’une oreille. La foule se recula d’avantage, alors que d’autres soldats de l’inquisition vinrent récupérer leur camarade qui était à terre. Il comptait sur Cordélia pour lui passer un premier savon, mais en attendant, ce duel était franchement tentant. Combattre un homme aussi imposant et discipliné serait un bon moyen de faire plus amples connaissances.





《 - Je pourrais, mais comme vous pouvez le constater je suis désarmé. 》





《 - Un Commandant n’est jamais désarmé. 》

C’était vrai et il le fit bien comprendre. Mais comme tout chef il était, l’un de ses soldats détenait son arme, et son adversaire le savait. Il fit alors signe à un de ses hommes de lui donner son épée, ce dernier sortant de la foule pour la lui remettre.





《 - Bien joué. 》

Après s’être saisi de l’épée, il la cala contre l’épée de Maximus, faisant crisser les lames l’une contre l’autre suite au choc. D’un geste droit et précis, le tévintide se rendit compte qu’il avait bien fait de provoquer ce duel. Mais les deux hommes jaugeaient la force de l’autre, ne se quittant pas du regard en restant d’une droiture certaine.

Puis, Maximus passa à l’attaque en premier ouvrant les hostilités. Cullen prit le réflexe de parer après une démonstration du maniement de son épée qu’il tournoyait adroitement tout au long de son geste, faisant comprendre à son rival qu’il ne rigolait pas avec le duel. Et dans toute cette histoire, Le Commandant gardait une posture droite, une de ses mains derrière son dos, profitant du fait qu’il n’avait pas d’armure pour jouer sur l’agilité. En plus de son aisance naturelle pour le combat, il décida d’en garder une certaine classe.





《 -  Vous promettez un combat intéressant, ser Rutherford. 》





《 - Ce serait idiot de ma part de ne pas vous offrir un combat signe de ce nom. 》

Dans ce genre de duel, il était simple de remporter la victoire, soit en désarmant son adversaire, soit en le bloquant avec son arme. Et les deux hommes se retrouvèrent rapidement à parer le coup de l’autre, restant ainsi bloqué durant quelques instants, leur lame tremblant à leur confrontation. Pourtant, malgré la situation, ils avaient l’air de beaucoup s’amuser.


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

hello, my name is...
avatar
Straight outta Orlaïs ⊱ INQUISITION

MY IDENTITY CARD ⊱ BABY
— PSEUDOs : feoh
— MISSIVES : 110
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— DC&TC : Ethel & Vael
— CRÉDITS : avatar : fernanda suarez
— PRESTIGE : 161
— NATIONALITÉ : orlésienne, rendue assez évidente par son accent.
— LIEU D'HABITATION : baraquements de fort céleste
— ÂGE : 23
— RANG SOCIAL : Roturière
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Un arc et une épée pour le combat rapproché.
— O.SEXUELLE : Hétéro
— AMOUREUSEMENT : Y'all need Andraste

MessageSujet: Re: Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif] Lun 16 Oct - 18:27


- Hé !
- On vous a pas appris à laisser un peu d’intimité aux gens dans le Sud ? Espèce de voyeuse !
- D-d-d-
- Barbare Féreldienne !!
- Dé...
- Laissez-nous tranquille !
- Mes plus sincères excuses, m-messieurs dames... !

Cordélia fit volte-face à la vitesse de la lumière, le visage écarlate, alors que le couple dans les buissons continuait à l'insulter de loin. Quelle idée d'avoir suivi ce noble dans les jardins. D'ailleurs, il s'était éclipsé dès qu'il s'était rendu compte que les "bruits suspects" n'étaient en réalité que ceux d'un couple prenant du bon temps. Franchement, ils ne manquaient pas de ressources pour lui faire perdre son temps à elle !
Elle décida d'un commun accord avec elle-même d'effacer toute trace de ce qui venait de se passer de son esprit. Bon sang, quelle perte de temps. Mais bon, elle était obligée de brosser ces nobles dans le sens du poil. Sur le retour, elle croisa un soldat de l'Inquisition. Un chouette type qui faisait du bon travail, mais qui avait tendance à s'ennuyer rapidement.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Samhuin était censé être posté ici, demanda-t-elle à Loneric.
- Oui, mais il m'a demandé d'échanger nos tours de garde, je ne sais pas pourquoi. Mais ça ne me gênait pas, alors...

Cordélia laissa un soupir agacé s'échapper de ses lèvres en regardant aux alentours. Qu'est-ce qu'il faisait encore ?

Suivie de Loneric, elle se hâta de retourner à l'intérieur de la salle. Et elle ne tarda pas d'apprendre ce que Samhuin fabriquait. Attablé au buffet avec quelques autres soldats, il lui leva son verre d'un air faussement jovial.
Cordélia fit de son mieux pour masquer son énervement, mais ce n'était pas bien efficace. Elle se fraya un chemin parmi la marée de nobles pour franchir la salle et le rejoindre.

- Un petit verre, Cordélia ?
- Non, merci, répondit froidement la concernée en le fusillant du regard. Vois-tu, Loneric et moi te cherchions. Il serait temps que tu retournes là où tu es censé être.
- Ce n'est pas très amusant. Qu'est-ce que vous en pensez, les gars ? C'est pas mieux ici ?


Les autres soldats approuvèrent les propos de Samhuin d'un hochement de tête. Manifestement, le buffet était très confortable. Bon sang, elle n'avait pas que ça à faire de gérer leurs gamineries en plus de toutes celles de nobles de ce fichu bal.

- Si le buffet te plaît tant que ça, Samhuin, va donc remplacer Anselm là-bas.

Elle pointa du doigt une table où discutaient quelques nobles, au milieu de la salle ou presque. Elle ne pouvait pas le forcer à revenir dans le jardin, mais elle pouvait au moins l'éloigner de ses camarades et le mettre à un endroit où il était plus facile à être surveillé. Samhuin obéit en grommellant.

Après avoir dû retrouver la broche « volée » d'une noble (qu'elle avait en réalité faite tomber sous une table) et indiqué les toilettes à cinq personnes différentes, elle revint dans la salle principale où quelque chose semblait attirer l'attention des invités.

Un petit attroupement s'était formé au milieu de la salle autour de trois personnes : Cullen, un invité, et Samhuin. Ce dernier semblait avoir causé une rixe avec l'invité en question, et vu l'hématome qui commençait à se développer sur son visage, il n'en sortait pas vainqueur jusqu'à ce que Cullen les interrompe. Ce dernier semblait avoir la situation en main... Contrairement à elle. Si elle avait été dans la salle, elle aurait pu empêcher cela.
Pour éviter de déshonorer les hommes de l'Inquisition, le Commandant venait de défier l'invité à un duel. Elle serait bien restée là pour regarder, mais des affaires plus pressantes l'attendaient.

Les deux gardes du buffet avait regardé avec attention l'amorce du duel entre Samhuin et le militaire Tévintide, admiratifs du courage insensé de leur collègue et de son état d'ébriété; cependant, ils pâlirent vite à l'approche de Cordélia. Elle brava leur regard et tenta d'appliquer les conseils du Commandant.

- Revenez à vos places respectives, s'il vous plaît. Je comprends que ce soit frustrant de devoir faire des rondes alors qu'on pourrait tous en profiter, mais c'est l'image de l'Inquisition qui est en jeu.

Les soldats la fixaient, l'un d'eux ayant toujours un verre de vin figé à quelques centimètres de sa bouche.

- Sauf si, bien entendu, vous voulez subir le même sort que Samhuin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Une danse entre deux mondes [PV Intrigue collectif]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Sujets similaires

-
» Fiche validée pour le RP : A la frontière de deux mondes
» Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
» Transfert entre deux Wii U
» [Biblio] Histoire de l'entre deux guerres
» Spartakistes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
⊱ DRAGON AGE ✶ INFINITY :: Thédas :: Empire tévintide ; :: Minrathie-