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The maker of everything ⊱ Pnj
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Posté Ven 29 Sep - 21:24



⊱ Une danse entre deux mondes
Le bal tévintide en faveur de l'Inquisition



Résumé

Mellissandre a décidé d'organiser un bal à Tevinter pour aider l'Inquisition à s'y faire des alliés. Les magister les plus influents et l'Archonte seront présents pour rencontrer la délégation de Fort Celeste. Sous couvert de danses et d'entremets c'est les prémices d'une alliance ou d'un scandal qui se jouent...

Tous les RP préparatoires sont disponibles dans la chronologie de Mellissandre



Rappel des règles

Ceci est un RP intrigue important, afin qu'il se déroule dans les meilleurs conditions, quelques règles sont à respecter.

- Postez dans l'ordre que vous voulez le premier tour, après on suivra cet ordre là (avec la possibilité d'intervertir si vous le souhaitez, il suffit de vous arrangez entre vous et de le dire en début de post) + vous pouvez sauter votre tour volontairement si vous n'avez rien à dire.

- Vous avez 3 jour max pour répondre après quoi votre tour saute

- Il n'y a pas de nombre de lignes minimums imposés du fait du délais assez court.



Liste des PNJ utilisés

(la liste sera mise à jour au fur et à mesure pour pouvoir garder le fil)

-  Marilia Vineon Alirius (Mère de Mellissandre. Physiquement, elle lui ressemble beaucoup. Au delà du masque de courtoisie. C’est une femme désabusée que rien ne choque et qui peut se montrer absolument implacable sans avoir l’air de s’intéresser à ce qu’elle fait)
- Octavius Lucius Caesare Alirius : (Père de Mellissandre. Très fin avec une barbichette. C’est une personne assez austère très à cheval sur les bonnes manières qui s’emporte facilement)
- Cléa : L’intendante de la maison, elle parle universel et s’occupe de gérer tout le personnel à la baguette. Elle est plutôt stricte.
- Remus : esclave elfe roux fort maladroit.
- Auguste Cicéran : Fils de magister bien que n'étant lui même pas mage. Il est l'héritier d'une grande fortune tévintide basée sur le commerce d'esclave. C'est d'ailleurs le haut responsable de la guilde de ce domaine.




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Posté Ven 29 Sep - 21:26
Minrathie. Le joyaux de Tevinter, la citadelle imprenable qui avait mis à genoux l’armée d’Andrasté elle même. Une ville à la hauteur de sa légende dont les murailles et les plus hautes tours tutoyaient avec un insolence la montagne escarpée contre laquelle elle était adossée. Imposante, la citée semblait veiller avec aplomb sur tous les villages de plus en plus denses qui bordaient la Route Impériale.

Déjà de loin, Minrathie dégageait une impression solennel mais cette dernière ne fit que se renforcer à mesure qu’ils s’approchaient. Comme pour leur laisser le temps d’admirer ses parures, ils furent obligé de ralentir alors qu’ils atteignaient presque la porte principale. En effet, une longue file s’était formée devant les herses au point qu’ils durent même s’arrêter complètement pendant quelques instants. Ce n’était pas un mal eu demeurant, les cinq jours de voyages s’étaient déroulés sans encombre mais à très vive allure, il faisait bon de pouvoir flâner un peu.

Mellissandre en profita d’ailleurs pour sortir du palanquin, s’étirant ostensiblement tout en posant un regard fière, presque paternaliste, sur les immenses murailles qui donnaient le vertige. Elle était chez elle, enfin. Après tout ce temps passé dans le Sud, la grisaille la boue, les montagnes enneigées et la pluie, elle était chez elle. L’air sec, le soleil brûlant, le vent divinement rafraîchissant et les cris des marchands en tévène. Chez elle. Elle n’avait pas encore mis un pied dans la citée qu’elle se sentait déjà ressourcée.

C’est d’ailleurs sans doute cette bonne humeur impérissable qui la poussa à se rapprocher du Commandant pour entamer la conversation alors qu’ils s’étaient à peine échanger quelques mots ces derniers jours.

« Alors, c’est à la hauteur du golem de votre village ? », demanda-t-elle avec un petit air taquin mais sans méchanceté. Elle avait bien le droit de profiter de l’ébahissement générale pour s’enorgueillir un peu. Au cas où sa remarque n’était pas suffisamment éloquente, elle désigna du menton les deux gigantesques statues qui encadraient la porte, le genoux à terre comme pour saluer les voyageurs mais la mine sévère comme pour les avertir de se tenir tranquille. En soit, les proportions faramineuses avaient de quoi impressionner mais ce qui faisait réellement la spécificité des Colosses c’est que ce n’était pas des statues, c’étaient des golems. L’incarnation de l’alliance immémoriale entre les Tévintides et les nains, des armes et des outils de défenses redoutables qui étaient soigneusement entretenues en ce but.

Ceci dit, si elle s’était approchée c’était aussi pour des raisons plus pragmatiques que jouer les guides touristiques. En effet, les gardes fouillaient tous les arrivants aux portes et confisquaient les marchandises de ceux qui n’avaient pas le permis adéquat : on ne badinait pas avec la guilde marchande à Tevinter. Ils n’avaient rien de ce genre, mais malgré tout, leur convois n’allait pas passer inaperçu, pour éviter tout ennui, il était donc préférable qu’elle ne se cache pas dans le carrosse, mais s’affiche au contraire avec ostension. Son talisman aux armoiries de sa famille bien visible sur sa poitrine, elle prit donc place à cheval – elle n’allait pas rester à pied tout de même – à la tête de leur petite troupe.

Comme prévu, leur délégation fit grincer des dents les deux escouades de gardes stationnés près de l’entrée, mais aucun n’osa faire de commentaires, ni même exiger de fouiller le palanquin après que le nom des Alirius fut prononcer. Étrangement, ceux qui contrarieraient les familles influentes finissaient souvent mutés dans un village perdu de la campagne, une perspective suffisamment peu réjouissante pour les dissuader de se montrer trop zélés.

Ayant enfin pénétrés dans la glorieuse citée, ils furent immédiatement assaillit par tout ce qui faisait la spécificité de l’endroit : un lieu foisonnant, grouillant de vie et de trop plein, crépitant de magie d’odeur et de couleurs. D’esclaves aussi.
Leurs habits, leurs éventuelles entraves changeaient constamment mais ils restaient aisément reconnaissable à l’attitude servile qu’ils arboraient et à l’indifférence générale qu’ils suscitaient contrairement aux mendiants qui eux semblaient agacer les passants par leur simple existence.

Comme toute les citées engoncées dans un carcan de murailles et de montagnes, Minrathie avait un problème majeur : celui de la place. La population croissait mais l’espace à disposition lui ne changeait pas, d’où l’architecture tout en hauteur composée de couches successives d’agrandissement sauvages, comme des scories qui parasitaient l’audacieuse architecture tévène. Malgré tout, on pouvait parfois apercevoir sur une passerelle suspendue, la pointe d’une tour ou le l’arche d’un péron, le style gothique si typique de leurs pays tout en voûtes effilées, en flèches ciselées et en rosaces pointues.

Les rues étroites et sinueuses étaient bondées mais heureusement l’armement rutilant de leurs escorte suffisait à persuader les gens de faire place et ils purent avancer malgré l’encombrement des rues qui s’amenuisait au fur et à mesure de leur périple. Plus on s’approchait du centre, plus les bâtiments semblaient anciens et entretenu et l’espace dégagé, mieux encore, un peu de verdure venait soudain ponctuée l’ocre des pierres noircies par le temps. Ces petits jardins soigneusement entretenues avaient presque l’air d’avoir poussé à des endroits insolites tant leur présence semblait incongru après le chaos citadins qu’ils venaient de traverser mais l’explication était beaucoup plus simple : l’argent.

Manifestement, ils venaient de pénétrer dans les quartiers administratifs. La cathédrale n’était pas loin, le palais de l’archonte non plus, et, gravitant autour de ces deux solennel édifices, des villas de magister influents qui semblaient crier à la ville toute entière leur puissance. Après tout, dans un univers si étroit, l’ultime panache était d’avoir de la place. Point de dorures à la mode orlésiennes, la taille des bâtisses qui arboraient toute le même style, faisait office de richesse et d’orgueil.

Bien entendu, c’est devant une de ces demeures que leur petite troupe s’arrêta brusquement, le soleil dans le sourire de Mellissandre étant suffisamment éloquent. Ils étaient devant chez elle. Aussi impressionnante que les autres, tout en hauteur et en défilés vertigineux, leur emblème saillant à la surface d’une rosace chapeautant l’ensemble d’un œil protecteur.

« Bienvenue chez moi », souffla-t-elle avec une émotion et une fierté non dissimulée, résistant à l’envie de presque courir jusqu’à l’imposante porte d’entrée bordée d’escalier. Il fallait qu’ils s’y fassent, des escaliers vertigineux, il y en avait partout.

En quelques instants, les grilles furent ouvertes tandis qu’une rangée de garde les accueillaient au garde à vous accompagnés d’esclaves – facilement reconnaissable au sobre collier très près du cou qu’ils portaient - qui eux s’inclinèrent très bas. Mellissandre mis pied à terre, invitant par la même tout le monde à faire de même tandis que la machine huilée des domestiques se mettaient en place pour s’occuper des chevaux et décharger leur matériel.

Une femme à l’air pincé et au chignon aussi sévère que ses traits taillés à la serpe, se présenta presque immédiatement devant eux, s’inclinant avec rigueur malgré son âge.

« Bienvenue chez vous Mellissandre. J’espère que vous avez fait bon voyage. J’ai fais prévenir vos parents de votre arrivée, toutes les chambres sont prêtes et j’ai demandé à ce que des rafraîchissements soient servis à nos invités », déclara-t-elle avec une neutralité absolue en tévintide de sorte que seule une infime partie de leur escouade puisse comprendre les civilités qu’elles s’échangeaient.

C’était un peu frustrant mais ils allaient devoir s’y habituer. Les tévènes étaient très chauvin, les trois quarts des esclaves ne parlaient pas l’Universel et les magister ne se donnaient simplement pas la peine de le faire.

Mellissandre en avait d’ailleurs bien conscience, car elle se retourna légèrement pour faire les présentations.

« Voici Cléa, l’intendante de la maison et ma nourrice quand j’étais bébé, si vous avez le moindre problème n’hésitez pas à la solliciter »

En guise de réponse, la femme s'inclina à nouveau avec courtoisie, mais dans leur direction cette fois.

Les civilités échangées, Mellissandre se pressa un peu, impatiente de leur montrer la demeure elle même. Il faut dire que derrières les lourdes portes en bois gravés se trouvait un spectacle à la hauteur de l’extérieur. Un hall, immense mais pas vide grâce aux teintures, aux tableaux, aux incroyables chandeliers et aux escaliers qui s’ouvraient comme un rideau vers l’étage tandis que d’autres plus discrets s’enfonçaient vers les profondeurs du sous-sol. C’était dans cette pièce qu’aurait lieu le bal et c’était d’ailleurs évident vu le monde qui s’affairait à dresser des tables et une petite scène pour les musiciens, amenant encore davantages de chandeliers et fleurs pour rendre l’endroit parfaitement onirique.

Mais, même au milieu de ce capharnaüm organisé, on ne pouvait manquer d’apercevoir les maitres de maison. Marilia Vineon Alirius et Octavius Lucius Caesare Alirius. Ses parents. Debout côte à côte en train de descendre l’escalier avec l’élégance altière d’un couple royal.

Avec une impatience fort enfantine, Mellissandre accéléra encore le pas, se détachant du groupe pour se précipiter dans leurs directions, tandis qu’eux même augmentaient légèrement le rythme de leur démarche, un sourire doux sur les lèvres. La ressemblance était déjà flagrante, mais quand Mellissandre enlaça sa mère, elle fut saisissante. Elle était si identique à sa génitrice que c’était comme regarder une version plus âgée d’elle même. La même beauté suaves aux boucles noires que même le temps ne parvenait pas à flétrir, les même yeux, la même stature, le même doux teint de vanille caramélisée.

Tandis que Mellissandre se laissant aller à quelques effusions de joies bercées de civilités tout à fait attendrissante, des esclaves étaient venus avec leur discrétion coutumières, chargés de plateaux pour proposer avec révérence, eau et vin aux invités.

Une nouvelle fois, les présentations furent de rigueur et les trois Alirius s’approchèrent.

« Maman, papa, je vous présente l’ambassadrice Joséphine Montilyet et le Commandant Cullen Rutherford », commença-t-elle avant de faire un ample geste de la main vers l’elfe du groupe. « Voici Solas, c’est un somniari et un proche conseiller de l’Inquisition », l’introduisit-elle également se gardant toutefois de présenter individuellement toute l’escorte et encore moins le personnel même si son père semblait subitement fasciner par Scipio. D’un autre côté, les albinos n’étaient pas monnaies courantes, cela n’avait rien de surprenant.

« C’est un plaisir de faire votre connaissance »


La voix de Marilia était chaleureuse, le sourire radieux, contrebalançant la mine plus sévère du père. D’ailleurs, il s’excusa poliment prétextant affaire pour s’éclipser avec sa femme, laissant de nouveaux Mellissandre seule avec leur petit groupe, tel un guide touristique en période de vacance, elle jaugea le nombre d’individu et sourit après être restée songeuse quelques instants.

« Joséphine, Solas et Cullen venez avec moi, je vais vous montrer vos quartiers, les autres vous pouvez suivre Cléa elle va vous faire visiter », déclara-t-elle avec nonchalance. A ses yeux, il était évident que les dignitaires et l’escorte ne pouvaient pas résider dans la même aile du palace.


[HRP : Désolée pour la dose de description, mais il me semble important de poser l'ambiance. Encore un tour de présentation des lieux et après on attaque les choses sérieuses ~]
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Posté Sam 30 Sep - 0:45
Je hais les voyages, surtout les longs. Je n’aime pas beaucoup sortir de ma cuisine, surtout de jour. Eh oui, en plus de m’offrir un physique tape à l’oeil (rouge l’oeil ahahaha !) la vie m’a doté du même coup d’une sensibilité accrue aux affres du soleil. Cet enfoiré qui brille toujours jusqu’à des heures pas possibles… C’est pour ça que je préfère l’hivers, il est moins omniprésent et féroce. J’ai moins à supporter son brûlant éclat et sa sale gueule.
Cinq jours passé à me tartiner de crème pour éviter de désagréables brûlures sur ma peau en plus du chapeau à large bords que je porte en quasi permanence en journée (quasi permanence puisque je ne le porte pas au réveil) des gants sur mes mains et des vêtements couvrants sur mon corps.
Cinq jours à jouer à espérer qu’il pleuve ou neige, que le ciel se couvre de nuages. J’avais déjà vécu le même enfer lors de mondépart de Minrathie pour Fort Céleste.
Enfin, bientôt je serais en face de fourneaux à entamer les préparatifs du banquet, et ces cinq jours seront loin derrière moi. Ah, vivement que je retrouve l’éclat des cuivres, le crépitement du feu, l’odeur du pain qui cuit. Les épices, les viandes n’attendant qu’à être découpées, assaisonnées, mitonnées avec amour. La vie trépidante des cuisines. A l’abris de ce salopard de soleil.
Et à s’occuper que personne ne finisse empoisonné durant le repas.
Mirathie, la maison, n’est plus très loin. En fait nous sommes au pied des imposantes murailles de la cité tévintide.
C’est quand même impressionnant mine de rien. Surtout avec les deux golems géants qui gardent la porte. Je comprend la fierté clairement ostensible de ma petite-soeur, moi ça a plus tendance à me laisser indifférent. La gloire du grand empire de Tévinter ça m’a toujours un peu passé au dessus de la tête.
Faut dire qu’un bâtard soporatori albinos ça le fait moyen dans le tableau.
Par contre la gloire de la famille Alirius nous épargne quelques soucis avec la douane, ce qui est toujours agréable. Surtout quand les soucis impliquerait d’attendre sous le soleil.
Merci soeurette.

Après un passage dans la fourmilière grouillante et surpeuplée qu’est Minrathie, d’ailleurs la présence d’esclaves à tous les coins de rues a doit faire bizarre aux sudistes, nous arrivons devant l’entrée du manoir des Alirius.
Étrange que de se retrouver face à un lieux qui a n’été qu’une vague idée pour moi, presque l’ombre d’un rêve. Je savais qu’il existait, que si je le voulais je pouvais même m’y rendre (en faisant comme toujours attention au soleil de plomb). Mais je n’avais jamais eu de volonté de le faire…
Et pourtant m’y voici aujourd’hui. Maman en serait ravie, un pas de plus de fait. Son bâtard dans la maison familiale de son géniteur, invité par la petite fille chérie légitime de ce dernier.
On dirait le début d’une blague. Je ne demande qu’à voir la chute…
Je profite de la protection offerte contre le soleil (à l’intérieur enfin !) pour enlever gant et chapeau.
C’est une femme grande, sèche, stricte qui nous (par nous je veux dire ma princesse de soeur) accueille en tévintide. Hum j’espère que les Alirius ont pensés à prévoir des traducteurs, sinon ça risque d’être pénible pour les autres membres non-bilingues de l’équipe de communiquer avec le personnel. Mais ça c’est pas mon soucis~
Par l’étagère à épices d’Andrasté en plus d’être immense cet endroit est aussi fastueux. Teintures luxueuses, chandeliers fantasmagorique, architecture grandiose… C’est clairement ostentatoire mais ça marche. Enfin je demande à voir les cuisines pour être réellement impressionné.
Les maîtres des lieux sont parmis nous. Méllisandre se précipite sur eux, incapable de retenir plus longtemps la hâte qui la taraudait depuis notre arrivée devant le portail du manoir. Les effusions qui suivent sont dignes d’un charmant tableau de famille. Le père et la mère aimants retrouvant leur enfant prodigue après une longue et douloureuse séparation…
Ma soeur ressemble à sa mère, elle est son portrait craché avec vingt ans de moins. La même posture de reine en sa demeure, les mêmes boucles de jais brillantes, le même teint délicat. Oui, comme moi elle tient de sa mère et non de notre père. Peut-être avons nous quelques traits en communs avec lui, mais si c’est le cas ils doivent se perdre dans ceux de nos mères.
Avec une appréhension que je ne comprend pas je tourne les yeux vers mon géniteur, tout en essayant de rester discret.
Vingt-deux années d’absence. Vingt-deux années d'abandon et d'indifférence partagée. Après tout ce temps nous revoilà ensemble dans la même pièce. Je peux de nouveau mettre un visage sur un nom. Bonjour papa, ça faisait un bail…
Je soutiens son regard un sourire innocent et un peu gêné sur les lèvres.
est ce qu’il se souvient qu’il a un fils d’une vingtaine d’année albinos ? Est-ce qu’il reconnaît certains de mes traits ? Est-ce qu’il se doute de quelque chose ?
La question n’est pas urgente pour le moment, de toutes façons je ne peux rien faire contre ça.
Bref ! J’ai d’autres choses à penser, beaucoup plus capitales. Je m’adresse avec un grand sourire à Cléa.

-Excusez-moi, pouvez vous m’indiquer où sont les cuisines s’il-vous-plaît ?

C’est que j’ai des larbins à mettre au pas et des préparatifs à entamer moi.



Parle en #660099

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The Army's Commander ⊱ Inquisition
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Posté Lun 2 Oct - 14:35
Missive 14
Commandant,
Le bal a Tevinter a lieu d'ici quelques heures, merci de faire bonne figure.
Une danse entre deux mondes



Malédiction : Voilà comment le Commandant résuma ses quelques jours de trajets en direction de Minrathie. Ses douleurs liées au manque de Lyrium s’étaient montrées plus violentes ces derniers jours, lui faisant vaciller entre nausées et vertiges à longueur de journées. Ses nuits au contraire étaient invivables, si ce n’était pas des cauchemars, il passait son temps accroché à un sceau.

Mais le matin du départ était le moins terrible, heureusement pour lui. Il avait passé une journée bien chargée la veille, durant son entretien avec Cordélia avec qui il se trouva de nombreux points communs. Finalement il avait bien fait de jeter son dévolu sur elle pour le post auquel elle était conviée. Mais pour en revenir à la situation, c’est mauvaise mine que le Comandant arriva près de son cheval pour entamer le voyage. Et même après les jours de chevauchées il avait encore des tremblements et d’atroces maux, il profiterait de son temps libre pour aller flâner dans les centres de soin corporelle histoire de se détendre avant le bal. Du moins c’était ce qu’il ne cessait de se répéter durant tout le trajet.

Menant le groupe vers la grande cité Tévintide depuis le début du voyage, Cullen observait les changements de paysages, la hausse de la température et avec elle, l’apparition d’espèces exclusifs et de plantes exotiques. Même s’il surveillait le convoi de l’inquisition, il en profitait pour donner régulièrement à boire à son cheval, n’étant pas habitué aux grandes chaleurs.

Une fois arrivés devant les grandes portes de la cité de Minrathie, il se senti très angoissé. Il s’approchait du bal, chose tant redoutée, et mettre enfin une image sur cette ville créait une pression inconcevable. Il y régnait une ambiance mauvaise, comme si son instinct de templier lui disait de repartir immédiatement.

Devant la porte étaient stationnés deux immenses golems, bien plus gros que celui qu’il avait dans son village quand il était petit. Cependant les immenses murailles ne l’intimidèrent pas, mais les regards méfiants des gardes n’étaient pas loin de le rendre fou. On sentait que la cité de portait pas l’inquisition dans son cœur.

« - Alors, c’est à la hauteur du golem de votre village ? »

Il tourna la tête et vit Mellissandre l’air terriblement fière des murs de sa cité. Il la regarda sans vraiment savoir quoi répondre. C’était vrai qu’ils étaient impressionnants, mais il était trop préoccupé par son état pour s’attarder sur ce genre de détail sans réelles importances. Mais Joséphine lui avait clairement dit de ne pas trop contrarier la tévintide, alors il s’efforça tout de même de lui répondre.

«  - Les nains sont capables de construire des choses vraiment impressionnantes. »

Un compliment envers les nains plutôt qu’à la cité Tévintide, mais passons, il n’allait pas s’attarder sur le sujet. Il fit arrêter son cheval puis le convoi, se trouvant alors quelques mètres en arrière des douanes où les gardes devaient fouiller leurs voitures. Il s’attendait à ce qu’ils procèdent à la fouille, et descendit de sa monture pour se dégourdir les jambes. Après tout, c’était lui qui avait l’invitation officielle dans la main pour confirmer leur présence. Mais alors qu’il fouillait ses affaires, il vit apparaître Mellissandre sur un cheval, se rendant auprès des soldats, pour régler les affaires à sa manière ce qui laissa hébété Cullen qui voulait faire les choses en ordre. D’ailleurs il dû vite reprendre en main Balthus qui tentait de mordre le cheval de Mellissandre. Cullen savait sa monture têtue, mais ne s’imaginait pas qu’elle ne supportait pas se faire doubler. Voyant ce spectacle du haut de son cheval, Joséphine s’avança alors vers lui la mine enjouée comme à son habitude.

«  - Rappelez-moi de ne pas vous passer devant, Commandant. »
«  - Je ne sais pas ce qui lui a prit, Ambassadrice. »


Il se dépêcha de ranger le tout pour remonter sur la selle de son cheval, l’air particulièrement mécontent.

«  - Vous aussi cela vous embête ? Vous n’avez pas besoin d’être aussi irrité, vous savez. Je peux comprendre que cela puisse être difficile à tolérer, mais essayez de laisser vos différents de côté pour le moment »
«  - C’est le genre d’attitude qui me hérisse et je ne suis pas particulièrement sur mes bons jours comme vous avez pu le constater. »
«  - Je suis navrée que vous ayez attrapé cette maladie, vous savez. Profitez de la journée pour vous reposer, d’accord ? »
«  - J’en ai bien l’intention.. »


Ce n’était pas tant le bal qui le rendait dingue, mais la ville lui semblait si peu chaleureuse. Rien que l’attitude ingrate des gardes qui murmuraient des paroles imperceptibles pour lui ne présageait rien de bon. Ensuite Mellissandre qui en profitait pour se pavaner et clamer haut et fort sa présence le rendait dingue. Mais Joséphine avait raison, il devait se montrer calme et patient.

Mais une fois entrés dans la ville, il ne savait vraiment plus où se mettre, heureusement que son cheval prenait de la place et que des soldats écartaient les gens sur leur chemin.

«  - Quel monde.. »
«  - Et c’est comme cela dans toute la ville »
«  - Mais comment peut-on vivre ainsi ? »
«  - On voit que vous n’êtes pas un citadin, Commandant ~ »


Même à Kirkwall il n’y avait pas autant de monde regroupé au même endroit, et les habitants nobles se détachaient bien des plus pauvres. Il y avait même un marché aux esclaves qui vendaient des elfes à peine plus âgés de 15 ans. Depuis sa position, il observa ce spectacle sans dire mot, mais sans quitter des yeux des estrades où une jeune elfe fut poussée dans les bras de son prochain propriétaire.

«  - Qu’est-ce qui se dit concernant l’esclavage ? »
«  - C’est un des piliers économique de la société Tévintide, toute personne de haute classe sociale en possèdent. »
«  - Il y en a absolument partout, c’est terrifiant »


Leur passage ne passa pas inaperçu, les passants les regardèrent certains depuis leur fenêtre, l’air indifférents. Puis ils changèrent de quartiers, entrant dans ce qui semblait être la Hauteville. C’était assez similaire à Kirkwall dans l’organisation de la cité, mais pas aussi tranquille. Les rues s’étaient élargies, et malgré la chaleur présente dans l’air, tout semblait se rafraîchir en sortant de ce monde.

Toujours guidés par Mellissandre, elle s’arrêta alors près des barrières d’une des bâtisses, faisant alors arrêter tout le monde.

«  - Navrée, Commandant, je préfère que vous restiez en retrait pour le moment. »
«  - Bien entendu.. »


Après tout il ne devait pas foirer la rencontre entre Joséphine et leurs hôtes, en espérant cette fois qu’ils ne soient pas autant farfelus que le Baron à Val Royaux. Il se contenta de la suivre et de rester silencieux, après tout elle connaissait mieux ce domaine que lui.

« - Bienvenue chez moi »
« - C’est charmant ! »


Joséphine observa les palissades de sa propriété, alors que Cullen vit approcher un attroupement de gardes et d’esclaves prêts à les accueillir. En s’approchant de Mellissandre ils s’inclinèrent bien bas et s’occupèrent ensuite du cortège. Le Commandant les regardait faire alors qu’il descendit de sa monture, puis rassembla ses troupes pour laisser les serviteurs à leur besogne. Il resta cependant assez proche de Cordélia puisqu’elle était son second durant cette mission peu ordinaire.

Il profita de la présence d’un elfe qui s’occupait de prendre Balthus pour lui faire la conversation.

«  - Excusez-moi, vous allez les laisser à quel endroit ces chevaux ? Je risque d’en avoir besoin plus tard. »

L’elfe le dévisagea, sans dire un mot et paniquant presque de ne pas se remettre de suite au travail. Cullen le regarda partir l’air franchement étonné jusqu’à ce que Joséphine vint à son secours.

«  - Ne lui en voulez pas, les esclaves ne comprennent pas un autre langage que le Tévène. »
«  - Ce qui m’étonne c’est qu’il a eu peur que je l’accoste. »
«  - Ils s’attendent à des sanctions s’ils ne font pas leur travail, ce ne sont pas des servants ordinaires à qui on peut faire la discussion. »


Aussi dingue que cela pouvait être, elle avait raison à croire que ces êtres étaient considérés plus comme des objets que comme des personnes. Une cruelle réalité bien présente dans ce pays, et trop habitué à la courtoisie de Ferelden, Cullen en restait bouche-bée. Il entreprit alors de rejoindre le reste du groupe derrière les herses qui venaient d’être levées. Joséphine quant à elle, continuait d’observer les alentours.

«  - Vous avez vu, cela ressemble presque à la maison du Baron de Clairvallée. »
«  - C’était le genre de personne à aimer ce type d’architecture effectivement. … Pfiou, j’aurais dû revoir ma garde Robe, c’est une véritable fournaise ici. »
«  - L’hiver approche dans le sud, mais ici c’est l’été quasiment toute l’année »
«  - Je vous remercie pour ces précieuses informations.. »


Une femme à l’air sévère et d’un certain âge ne tarda pas à les rejoindre, s’adressant à Mellissandre en Tévène. Vu la droiture de cette femme, elle devait probablement être l’intendante ou une responsable. Si au moins elle pouvait communiquer dans la langue commune cela était plus facile pour eux…

« - Voici Cléa, l’intendante de la maison et ma nourrice quand j’étais bébé, si vous avez le moindre problème n’hésitez pas à la solliciter »

A condition que cette femme voulait bien leur adresser la parole, vu comment elle les dévisageait elle devait probablement les détester. Mais elle s’inclina pour les saluer, ce qui rassura un peu le Commandant qui se sentait pas vraiment dans son élément jusque là. Il suivit alors Mellissandre et la gouvernante jusqu’à l’intérieur de la bâtisse, sans dire un mot et regardant les quelques tableaux dans le hall. Il s’attendait presque à voir plus de savon tant il s’agissait de son domaine de prédilection. Mais son regard fut attiré non par la famille Alirius qui descendait les escaliers en face d’eux, mais par les serviteurs qui effectuaient les préparatifs pour le bal. Joséphine dût lui donner un coup de coude pour attirer son attention ailleurs.

C’était fou la ressemblance entre elle et sa mère, qui semblait être une personne particulièrement aimable contrairement à son paternel. Cullen s’attarda sur lui, observant avec quelle médisance il le regardait avant qu’il ne donne son attention ailleurs.

Les dignitaires de l’inquisition étaient arrivés en petit comité, contrairement à la garde qui était entrés avec eux. Une Vingtaine de soldats se trouvait avec eux, Cullen ne ménageant pas ses troupes comme la dernière aventure qu’il avait eu à Orlaïs. Et le voyage étant plus long, il fallait avoir des personnes capables de défendre sans problème leur petit groupe.

« - Maman, papa, je vous présente l’ambassadrice Joséphine Montilyet et le Commandant Cullen Rutherford »

Suite à cette petite introduction ils firent les deux une révérence pour les saluer, signe de respect, en attendant que Mellissandre finisse de présenter leur petit groupe.

« - C’est un plaisir de faire votre connaissance »
«  - Nous de même, Dame Alirius. Merci encore de nous accueillir parmi vous. »


La petite présentation fut de courte durée car bientôt ils s’excusèrent, prétextant des affaires importantes pour les préparatifs du bal du lendemain. Le Commandant les regarda partir sans dire un mot, puis Mellissandre reprit alors qu’ils étaient de-nouveau seuls.

«  - Joséphine, Solas et Cullen venez avec moi, je vais vous montrer vos quartiers, les autres vous pouvez suivre Cléa elle va vous faire visiter »

A défaut de ne pas se retrouver avec Cléa, il était bien content que ce soit Mellissandre qui les fasse visiter. Cependant, cela l’embêtait de quitter ses hommes aussi rapidement. Il s’éclipsa quelques secondes vers Cordélia.

«  - Je vais me renseigner sur le déroulement du bal, afin de savoir comment organiser les troupes pour demain. Je vous laisse surveiller mes hommes en attendant. On se rejoint plus tard par ici. »

Ceci étant fait, il rejoignit Solas et Joséphine pour partir avec Mellissandre en direction des quartiers. Ils empruntèrent des escaliers qui montaient en direction de l’aile, et alors qu’ils sillonnaient les couloirs, Joséphine engagea la discussion.

«  - Parlez-moi de l’organisation du bal à Tevinter. Je dois avouer que je n’en ai jamais assisté à aucun d’entre eux jusqu’à présent. S’agissait-il de la salle de bal dans ce Hall ? »

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Straight outta Orlaïs ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Feo
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Tous les jours
— MISSIVES : 244
— DC&TC : Ethel & Vael
— PRESTIGE : 472
— PAIRING & OTP : *met ses shipping googles* Cullélia, Isadélia :^)
— CRÉDITS : sig: perséphone (bazzart)

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Orlésienne. Fille cadette d'un vigneron tombé en faillite depuis lors, elle a grandi dans la région de Val Chevin.
— ÂGE : Vingt-trois ans
— PROFESSION : Inquisitrice de la Divine.
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Une épée et un bouclier de Templière dont elle rechigne à se séparer.
— AMOUREUSEMENT : Y'all need Andraste
— O.SEXUELLE : Hétéro
Posté Lun 2 Oct - 19:42

Le voyage avait été long, extrêmement long. C'était la première fois que Cordélia voyageait aussi loin de ses pénates, et elle avait regardé d'un air fasciné (enfin pas trop quand même, elle devait avoir l'air sérieux en tant que nouvelle chef de l'escorte) le paysage changer autour d'elle.
Afin qu'elle ne se ridiculise pas complètement, Joséphine avait eu la gentillesse de lui indiquer ce qu'il fallait faire et ne pas faire à Tevinter, ainsi que les différents us et coutumes. Malgré cela, elle était quand même nerveuse, une anxiété mitigée par la magnificence et le faste de la ville qu'elle ne pouvait s'empêcher d'admirer, un sourire béat et un peu idiot aux lèvres. Quelle grandeur !

Mais il n'y avait pas que matière à s'émerveiller, même si le fait de voyager aussi loin était un privilège en soi pour Cordélia. Le plus choquant était les esclaves, évidemment. C'était impossible de les manquer tant il y en avait. Ici, les différentes strates de la société étaient visibles même pour des yeux étrangers. Cela la mettait mal à l'aise, mais elle n'en était pas au bout de ses surprises : une fois le portail de la demeure franchi, c'est toute une armée de domestiques discrets mais efficaces qui vint les décharger de leurs bagages.
Elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus mais quelque chose ici la mettait mal à l'aise. Quelque chose dans la façon dont les gardes et les passants les observaient, cette méfiance mêlée de curiosité... On les observait, et cela allait sûrement durer jusqu'à leur départ.

Le faste ostentatoire de la maison des Alirius était à couper le souffle, elle n'avait jamais vu une architecture pareille, ni des jardins si bien entretenus. Elle resta bouche bée devant les tableaux, les fioritures, les tapis et même la hauteur du plafond. Plusieurs des soldats faisaient de même, observant l'endroit avec un étonnement à peine caché.
Mellissandre conversa avec ses parents dans une langue qu'elle ne comprit pas, puis enjoignit l'escorte de suivre l'Intendante. Elle soupira intérieurement. Pourvu qu'elle parle au moins un peu d'Universel... Elle allait emboîter le pas à Clea quand le Commandant se retourna pour lui donner une instruction.

«  - Je vais me renseigner sur le déroulement du bal, afin de savoir comment organiser les troupes pour demain. Je vous laisse surveiller mes hommes en attendant. On se rejoint plus tard par ici.
- Bien, Commandant. »

Elle inclina la tête puis tourna les talons et intima au reste de l'escorte de la suivre alors que le groupe suivait calmement l'Intendante.

« - Je cuis dans mon armure, gémit un soldat plus ou moins discrètement.
- Patience. Nous aurons bientôt accès à nos quartiers, et à davantage de rafraîchissements » répondit-t-elle en retour. En fait, elle n'en savait rien, mais c'était plus pour calmer le reste de l'escorte aussi épuisé qu'elle. Elle s'était retenue de se plaindre, mais elle n'aurait pas dit non à un autre verre d'eau... Cette chaleur était insoutenable. Comment faisaient les Tévintides pour supporter ça ?
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Posté Lun 2 Oct - 21:55
Il y avait beaucoup de mots pour désigner Solas, et certains d'entre eux n'avaient pas d'équivalents dans la langue universelle, et se paraphrasaient par des expressions parfois aussi longues que des phrases. En revanche, il était évident que le mot « sociable » ne faisait pas partie de ceux là, ni aucune de ses approximations. Ce voyage, il l'avait passé à l'écart du reste du groupe, restant en dehors des conversations et des formations. Il ne s'était véritablement joint à eux qu'occasionnellement, le temps de quelques repas et discussions, notamment une avec Joséphine qui avait tenu à le préparer au protocole qui s'imposerait une fois arrivée à Tévinter, ignorant ses connaissances de la noblesse ainsi que l'absence totale d'envie de faire des ronds de jambe aux tévintides.

Encore que, concernant ce dernier point, elle semblait avoir senti quelque chose. Elle avait dû voir ses yeux lancer des éclairs lorsque la patrie de Mélissandre était évoquée, et elle l'avait ainsi enjoint à faire des efforts, le mettant au pas avec l'imparable argument du « c'est pour le bien de l'Inquisition ». Du bout des lèvres, Solas avait finalement accepté d'être aussi respectable et respectueux que possible.

Jusqu'à ce qu'il en décide autrement.

Ainsi, le vieil elfe était resté sombre et fataliste au fur et à mesure que les jours s'écoulaient, et il avait tenté de nuancer sa mine grognonne en pensant à toutes les merveilles qu'il verrait une fois arrivé à Minrathie. Il y aurait beaucoup d'horreurs, certes, mais il ferait des rêves fascinants, y apprendrait des choses oubliées de tous et pourrait revenir dans le sud avec une meilleur compréhension de ce qui fut le plus grand empire du monde durant des siècles. Un empire sur le déclin, certes, mais à la grandeur passée inégalée.

Au bout du cinquième jour, la cité fut en vue, et le moins qu'on l'on puisse dire, c'est que son statut de capitale crevait les yeux. Tout y semblait grand, grandiloquent même, et elle dégageait une aura d'austérité mêlée d'une odeur d'excès, et peut-être de débauche. Mais pour ce dernier point, il ne se fiait guère à ses impressions seules : celles-ci avaient été entachées par ce qu'il savait déjà de l'empire, et il n'était guère objectif à ce sujet.

Il se rapprocha du groupe alors qu'ils furent sur le point d'être fouillés, afin qu'il n'y ait aucun doute sur son appartenance et qu'on ne vienne pas l'alpaguer dans les rues. Ladite fouille n'eut d'ailleurs jamais lieu, car Mélissandre n'eut qu'à claquer des doigts pour qu'ils passent, leur rappelant ainsi son rang, au cas où il y avait des gens suffisamment imbéciles parmi eux pour l'oublier. Jetant un regard aux golems qui les surplombaient, Solas ne put s'empêcher d'être à la fois émerveillé et déçu. Toute cette puissance, cette grandeur, mais tout cela était pourtant si pâle en comparaison avec les colosses dont étaient inspirés ces créatures. Les nains comprenaient-ils seulement d'où venait leur passion pour le gigantisme ?

Leur hôtesse les emmena alors à travers les rues de la cité, les faisant gravir l'échelle sociale à chaque pas, et le décor qui les entourait ne manquait pas de le leur faire comprendre. Solas regardait autour de lui d'un œil mauvais, comme si un seul de ses regards pouvait pétrifier la masse d'esclavagistes qu'il voyait ramper autour d'eux.

Il n'y avait rien au monde, passé ou ancien, qui révulse plus Solas que l'esclavage. C'était cette raison qui l'avait poussé à prendre les armes contre les Evanuri. Le meurtre de Mythal n'avait été, en fin de compte, que le déclencheur, l'étincelle qui a mis le feu au saar-gamek, comme le disait Iron Bull. Et sa haine était telle que l'explosion avait détruit les « dieux ». Et pour quoi ? Pour voir qu'il avait détruit le monde pour que des pratiques similaires continuent de le souiller. Que tout cela n'avait, en fin de compte, réglé aucun problème, et s'était contenté d'en créer de nouveaux. C'était une véritable torture.

Il ravala son dégoût et les suivit en silence, jusqu'à la demeure de Melissandre, assurément l'une des plus belles de la ville. Il prit sur lui de mettre sa mauvaise humeur de côté et contempla ainsi l'architecture de la bâtisse, très différente de ce qu'il avait pu voir dans le sud et qui avait un côté indéniablement elfique. Néanmoins, ses efforts furent réduits à néant lorsqu'une armée d'esclave vint se mettre au garde à vous, se muant en une galerie d'objets mouvants que leur hôtesse semblait ravie de pouvoir exhiber.

Il écouta à peine ce qu'elle leur raconta sur la femme qui se présenta, et retint juste le mot « intendante ». Il mit quelques instants à réaliser que le groupe avait reprit son avancée et pressa le pas pour les rattraper. Pourquoi, aux noms de tous les dieux de Thédas, les faux comme vrais ou les hypothétiques, avait-il accepté de venir ? Il savait à quoi il serait confronté...

Peut-être était-ce pour cette exacte raison qu'il avait pris cette décision. Sa curiosité pour l'histoire des lieux était réelle, mais ça ne l'empêchait pas non plus d'être un prétexte, cachant une intention qui pouvait bel et bien être véritable : contempler l'ampleur de son échec.

Leur route croisa celle des parents de Melissandre, et cette dernière, heureuse comme une enfant lorsqu'elle les vit, fit les présentations avec entrain, introduisant Solas en tant que somniari, justifiant ainsi immédiatement la vile présence d'un elfe libre entre ces murs en leur apprenant qu'il avait assez de valeur pour qu'on ne daigne pas l'enchaîner. Trop aimable.

Lorsque leurs regards se posèrent sur lui, Solas les contempla avec une haine et un dégoût qu'il ne chercha pas à cacher. Après tout, il était probable qu'ils ne l'aient même pas remarqué : ils s'esquivèrent si vite qu'il était évident qu'ils ne leur accordaient qu'un intérêt mineur. Avait-ils seulement posé les yeux sur lui, ou bien s'étaient-ils contentés de fixer un point fixe quelque part derrière lui ? Peu importe, soupira-t-il intérieurement.

Toujours silencieux, ruminant, il suivi Melissandre, leur groupe se scindant en deux. Dire qu'il allait passer du temps dans une maison remplie d'esclave, manger la nourriture préparée par des gens privés de leur liberté, dormir dans des draps lavés pour la seule récompense d'un repas...

Solas désapprouve grandement.
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Posté Mar 3 Oct - 23:57
HRP : Petite visite guidée de la maison  cette fois. Désolée pour les descriptions encore, promis après j’arrête ~ Je précise que là, techniquement, bien qu’on soit dans le hall d’entré, on est au premier étage, parce qu’il y a un graaaaaand escalier pour entrer dans la demeure. Je rappel que vous êtes libre de faire des RP à côté de l’event pour visiter Tevinter – ou la maison de Mellissandre – au prochain tour, on commence le bal à proprement parlé, je vous laisse faire votre entrée ~

- - Scipio & Cordelia - -


D’un simple pincement de lèvre, Cléa morigéna Scipio, lui intimant silencieusement de faire preuve de patience. Au cas où son air de chouette anorexique n’avait pas suffit, il était désormais certains que la femme ne badinait pas avec la discipline. Pas étonnant que Mellissandre soit si bien élevée, l’ayant eu comme nourrice pendant toute ses jeunes années.

Ce n’est donc qu’une fois que la maîtresse des lieux eut donné son accord et grimpé les marches en compagnie des dignitaires qu’elle se décida enfin à lui répondre. Enfin, sa réplique n’était pas particulièrement destinée à sa personne…

« Veuillez me suivre je vous prie », déclara-t-elle en parfait universel avec une énième petite révérence. C’était fascinant de voir à quel point malgré son âge, elle ne semblait pas rouillé par se geste, l’exécutant avec la rigueur de ses vingt ans.

Empruntant un des colimaçon qui encadré l’escalier monumental, ils descendirent donc au rez-de-chaussé. D’un ample geste de la main, elle désigna une porte sur la droite, l’utilité de la pièce étant trahie d’avance par l’odeur alléchante qui s’en dégageait et la température qui exsudait jusque dans le couloir.

« Les cuisines sont ici, mais je vous conseil de vous refréner jusqu’à la fin de la visite », le prévient-elle d’une voix froide. Comme une mauvaise augure, des exclamations en Tévènes retentirent, la porte s’ouvrant sur un chétif elfe roux houspillé par un de ses supérieurs.

« Mais c’est pas possible ! Par le Créateur, qui m’a collé un empoté pareil !? Jamais vu un esclave aussi maladroit ! Mais d’où il sort à la fin, ils l’ont trouvé dans une pochette surprise ou quoi ?! », vociféra l’homme en charge tandis que le jeune elfe prenait un air penaud qui ne semblait toutefois pas attendrir son interlocuteur, qui, a en jugé par son collier était également un esclave. Malgré sa colère flagrante, Cléa le fit taire d’un regard et l’homme se rembrunit comme s’il venait de se faire taper sur les doigts.

« Je ne veux plus le revoir dans la cuisine où on va finir par ne plus avoir de vaisselle », avertit-il néanmoins en rentrant de nouveau dans le bâtiment. Cléa soupira, dévisageant avec sévérité l’elfe avec le désespoir d’une animatrice qui ne sait pas quoi faire d’un enfant trop turbulent. Les bras croisés, elle jaugea la situation avant de désigner l’escorte – qui était en train de se plaindre de la chaleur – du menton.

« Tu parles l’universel n’est-ce pas ? », l’interrogea-t-elle tandis qu’il opinait timidement. Carrant les épaules pour obtenir l’attention du groupe, Cléa proclama d’une voix forte.

« Je vous présente Remus, il sera à votre disposition pour tout le séjour. Il parle l’universel, vous pouvez donc vous reposez sur lui si vous avez besoin de communiquer avec quelqu’un d’autre », conclu-t-elle avec assurance malgré sa contrariété intérieure. Elle avait prévu de donner ce rôle à quelqu’un d’autre, mais elle ne savait définitivement pas quoi faire de cet empoté et Mellissandre avait spécifiquement exigé qu’il ne fasse pas de corvées trop épuisantes.

« En cas de problème, n’hésitez pas à me solliciter, d’ailleurs, tout le personnel de la maison est à votre disposition. Il est cependant interdit de violenter les esclaves – les molester ou se montrer trop insistant – peu importe la raison », insista-t-elle avec lourdeur. C’était rare qu’ils reçoivent des sudistes et certains invités avaient un peu trop l’habitude se montrer rude avec leurs domestiques, sauf que ce n’était guère la politique de la maison. Un esclave battu est un esclave craintif et affaiblit donc moins efficace, il y avait bien d’autres moyens de leur inculquer des leçons. « Si vous aviez un problème avec l’un d’eux, venez m’en parler », conclu-t-elle en ultime caution de la marche à suivre.

Reprenant la visite avec nonchalance, Cléa ouvrit cette fois la porte de gauche, dévoilant une très grande salle emplie de tables. La décoration était sobre mais la pièce était fort lumineuse et quelques plantes égayaient le tout. Par ailleurs, malgré l’heure de la journée le lieu semblait aussi joyeux que vivant à cause de quelques enfants qui jouaient dans un coin, tranquillement assis sur des tapis sous le regard bienveillant de ce qui semblait être leur mère.

Cela pouvait surprendre au premier abord mais en soit, cela n’avait rien d’étonnant. Les esclaves se côtoyaient tous les jours pendant des années, dans ces conditions ils n’étaient pas rare que l’amour naisse et les enfants avec. Après tout, un enfant était un futur esclave gratuit, et une famille épanouie, une force de travail bien moins fatigante à gérer.

« C’est la salle commune des serviteurs », expliqua-t-elle sobrement. « Les repas sont servis ici, mais vous pouvez venir quand bon vous semble. Surtout que, il me semble que vous êtes invité à dîner dans le salon des maîtres au moins ce midi », nota-t-elle d’un air pincé qui montrait sa contrariété. Des simples soldats autorisé à aller à l’étage. Le monde partait vraiment en vrille depuis le trou dans le ciel.

Reprenant la visite, ils descendirent encore un étage, entrant cette fois ci au sous-sol, le brusque changement de luminosité étant fortement révélateur de ce fait. Néanmoins, davantage éloigné des cuisines et enterré sous la tête, cet étage était un peu plus frais que le précédent, et l’effet ce renforça alors qu’ils descendaient encore d’un étage de plus.

« Ces deux étages sont les quartiers où résident les serviteurs », annonça-t-elle brièvement, ne prenant pas la peine de préciser que celui qu’ils n’avaient fait que traverser accueillait le personnel qualifiait et les esclaves les plus méritant car il s’agissait de chambres individuelles et non de dortoirs. De toute façon, on comprenait très vite que cette maison tout en hauteur instaurait littéralement la hiérarchie entre les individus.

Ouvrant une porte, Cléa dévoila donc un dortoir, où une vingtaine de lit aux draps de cotons soigneusement alignés attendaient ses occupants. Des bassines d’eau fraîche, des petites commodes, des mannequins pour ranger les armures et même quelques paravent pour avoir un peu d’intimité. Malgré la sobriété tout le confort possible était présent, et surtout la propreté de la pièce était remarquable.

« C’est ici que vous logerez, s’il manque quelque chose, faites le savoir, dame Mellissandre souhaite que vous ayez tout le confort nécessaire le temps de votre séjour », déclara-t-elle, s’excusant presque de les faire dormir dans ces quartiers car la place manquait à l’étage où les chambres étaient simplement immense. « D’ailleurs, Madame, en tant que Commandant de l’escorte, si vous le souhaitez, vous pouvez avoir une chambre individuelle ? », demanda-t-elle soudainement à Cordelia avec une placidité absolu.

« La salle de bain est au fond du couloir », précisa-t-elle en joignant le geste à la parole pour leur montrer la salle d’eau où on pouvait même prendre des bains.

S’inclinant, elle s’éclipsa donc pour les laisser se familiariser avec leur environnement, gardant un œil sur Scipio de peur qu’il ne court jusqu’au cuisine pour prendre possession de son royaume temporaire. Le cuisinier avait été averti de la relève, elle ne doutait pas que les choses se passeraient bien. Enfin… A priori… Antoine avait un tempérament assez sanguin après tout… A croire que crier faisait parti du métier.

De son côté, Remus qui s’était contenté de suivre le groupe droit comme un I, se détendit imperceptiblement alors que Cléa s’en allait. Comme tout le monde ici, il était terrifié par l’intendante, et si le poids de ses responsabilités auprès de l’Inquisition l’écrasait, il était ravis de pouvoir se rendre utile. D’ailleurs, il se rapprocha lui même de la jeune templière.

« Hmm… Je… Je peux faire quelque chose pour vous aider ? », demanda-t-il poliment se dandinant presque d’impatience, absolument désireux de bien faire.


- - Cullen & Solas - -

Prenant son rôle de guide à coeur, Mellissandre les entraîna donc dans les imposants escaliers centraux, atteignant le deuxième étage qui était aussi luxueux que le précédent. A se demander quel boutique ils avaient pillé pour avoir autant de teintures, de babioles et de tableaux à accrocher à leurs murs. Des armes aussi. De magnifiques pièces d’apparat absolument impossible à manier qui luisaient sous les rayons du soleil.

« Le salon se trouve ici », expliqua-t-elle en désignant une pièce sur la droite où une salle plutôt intime vu les proportions du manoir proposant fauteuils et canapés dans une ambiance douillette propices aux conversations secrètes. Une nonchalance qui contrastait avec la solennité de la salle à manger qu’elle présenta juste après, mais surtout, de l’immense bibliothèque qui se trouvait au même étage.

Connaissant les goûts de Solas en la matière, elle s’y attarda un peu plus que nécessaire, invitant tout le monde à admirer les imposantes étagères couvertes avec assez de livre pour donner un orgasme à Dorian rien qu’en la voyant. Toutefois, ce qui attirait vraiment l’attention, c’était le mur en face qui était couvert de tableaux – en plus que les autres – organisés dans un ordre précis. Un arbre généalogique illustré sur au moins 5 générations. Que des nobles drapé dans leur stature et leur richesse qui posaient un regard sévère et protecteur sur l’assemblé. Mellissandre n’échappait pas à la règle et à côté d’un tableau vide destiné à son futur mari, on pouvait donc voir une peinture de la jeune femme qui datait un peu. Beaucoup même puisqu’elle était alors âgée d’une douzaine d’année, ayant encore l’innocence adorable des enfants de son âge sur ce portrait.

« Les tévintides sont obsédés par la généalogie », plaisanta-t-elle, désignant le livre fort épais qui était exposé en dessous sous un piédestal. L’arbre généalogique encore, mais sur plusieurs pages cette fois, complétant les branches secondaires et remontant aussi loin qu’il était possible de l’être.  Un trésor à l’importance capitale qui était donc soigneusement mis sous vitre mais exhibait avec la fierté d’un bijoux de famille. Après tout, les altus détenaient leurs légitimités de leurs ancêtres…

Délaissant le lieu, ils montèrent encore un étage tandis que Joséphine s’enquérait du déroulement du bal.

« Oui, cela se déroulera dans le hall, c’est la pièce la plus vaste de la maison et on attend une bonne centaine de personne après tout. Entre les tables, l’estrade des musiciens, la piste de danse… Sinon, l’organisation est semblable aux bals orlésiens », la rassura-t-elle avant de développer un peu, ne serait-ce que pour le Commandant. « La fête commence à 20h, mais les premiers invités sont rares, tout le monde veut se faire remarquer en arrivant en retard… C’est pour ça que l’annonceur restera près de la porte pour toute la soirée. Je vous ai fournis la liste des invités avec leurs… allégeances connus, ça devrait vous aider à mieux vous repérez », déclara-t-elle avec un sourire de connivence à la diplomate.
Un bal était une guerre, il fallait connaître ses alliés et ses adversaires et ses pour ça qu’elle avait soigneusement commenté la liste des présents avec Joséphine.

« Il y aura tout le temps de la musique mais dans un premier temps les gens bavardent toujours près des buffets, le temps que les retardataires arrivent justement… Les danses ne commencent qu’après l’ouverture du bal sur une valse traditionnelle, mais dans les faits les gens continuent de discuter... », déclara-t-elle avec un petit sourire malicieux toujours destinée à son interlocutrice.

« La seule différence avec Orlaïs c’est qu’il ne faut pas s’étonner s’il y a un mort. Ca arrive tout le temps c’est normal, les gens trouvent ça ennuyeux sinon… Une petite tentative d’assassinat par ci, un duel par là, une esclandre et un débat interminable dans un coin… Du moment que les directives de sécurités sont bien respectées tout devrait bien se passer. Les domestiques qui servent les plats sont triés sur le volet, et la nourriture est constamment surveillée et goûtée pour éviter les empoisonnements, il suffit juste de ne pas accepter un verre d’un invité en somme », rappela-t-elle avec sobriété. Ils en avaient déjà parlé mais ça ne pouvait pas faire de mal de le répéter.

« Si tout se passe bien, le bal finira très tard – enfin plutôt très tôt – et on aura l’occasion de discuter avec les personnes les plus importantes lors d’un dîner officiel le lendemain »

Se stoppant pour appuyer ses propos, Mellissandre regarda longuement Solas et Cullen, signe qu’ils étaient les personnes visés par sa prochaine remarque.

« Les décisions à Tevinter sont davantage prise lors des bals qu’au magisterium. Considérez toute la soirée comme une longue audience pour défendre la cause de l’Inquisition. On vous interrogera, on essaiera de vous piéger avec des sophismes et des concepts philosophiques. Les miens sont persuadés que tous les sudistes sont des barbares, ne vous laissez pas avoir par leurs provocations », conclu-t-elle en lançant un regard particulièrement insistant sur le Commandant. Elle le savait capable de raison, mais il pouvait aussi se montrer… impulsif.

Ils étaient arrivé au troisième étage, mais Mellissandre ne s’y attarda pas, continuant à monter les escaliers malgré une description sommaire.

« Le troisième étage accueille les quartiers de nos invités », expliqua-t-elle avant de renchérir alors qu’ils arrivaient au sommet de la maison, le quatrième étage. « Mais c’est ici que vous logerez, à l’étage des dignitaires », conclu-t-elle, même si elle était persuadée qu’ils n’auraient pas conscience de l’honneur qu’ils leur faisaient. De toute façon, la maison avait beau être gigantesque, il n’y avait qu’une dizaine de chambre sur tous l’étage tant elles étaient vastes. Engagée dans un couloir qui était patrouillé par des gardes preuve qu’on ne badinait pas sur la sécurité, Mellissandre désigna les portes à droite d’un mouvement ample.

« La chambre – et le bureau - de mon père, celle de ma mère, et la mienne, n’hésitez pas à me solliciter si vous avez un problème », annonça-t-elle avec un naturel déconcertant, pas du tout choquée par le fait qu’ils vivent si ostensiblement dans des quartiers séparés. C’était si normal pour elle après tout. Elle allait renchérir, quand la porte de la première pièce s’ouvrit sur un homme qu’ils n’avaient jamais vu mais qui était très clairement trop bien habillé pour être un simple domestique. D’ailleurs, une jeune esclave le suivait comme son ombre en tenant fermement une pile de papiers.

Surprise de le voir, Mellissandre marqua un temps d’arrêt qui causa sa perte car l’homme s’approcha aussitôt de leur petit groupe en s’inclinant pour lui faire un baise-main tandis que la demoiselle s’inclinait très bas.

« Dame Mellissandre, c’est un tel plaisir de vous revoir. Si je puis me permettre vous êtes radieuse », la salua-t-il en tévène avant de daigner s’intéresser à ses compagnons, jetant un regard particulièrement dédaigneux – quoi qu’intrigué – sur Solas.

« Je m’appelle Auguste Cicéran, fils du magister Tulius Cicéran… », se présenta-t-il spontanément tandis que Mellissandre se tendait, connaissant tout à fait la fin de son laïus qu’il prononçait avec fierté et condescendance. « … Haut responsable du commerce d’esclave de Tevinter »

De toutes les personnes possible, il fallait qu’ils tombent sur le plus grand marchand d’esclave de la ville, manifestement venu pour affaire. Contrariée, Mellissandre fusilla son père, resté dans l’encadrement de la porte, du regard, attendant les hypothétiques réactions de ses partenaires. Apercevant son mécontentement, ce dernier lui sourit avec résipiscence.

« Je sais que je suis en avance - j'étais justement en train de m'entretenir avec votre père sur le sujet - mais j’ai entendu parlé du bal et l’invitation s’étant perdu en chemin,  je me suis dis qu’une visite de courtoisie serait de bon aloi. J’étais très curieux de rencontrer des sudistes en personne je dois dire, mais surtout, je ne pouvais pas manquer l’occasion de vous voir, ma dame. Caesare, vous devez vraiment être fier, d’avoir une fille si incroyablement belle », conclu-t-il en se tournant vers le géniteur de Mellissandre, lui destinant le compliment plutôt que de lui offrir à elle.

Perfides provocations mêlées de compliments mielleux alors qu’il admettait plus ou moins ouvertement que c’était le conflit qu’il cherchait. Typiquement tévintide. Tout aussi typique, Mellissandre n’avait pas cillé, gardant un sourire impeccable malgré l’agacement des flatteries et de cette présence inopinée. Les esclaves chez elle était excessivement bien traité, elle avait donc espéré éviter trop de tensions de ce point de vu là, mais avec Auguste dans les parages, le débat allait forcément s’installer à un moment où à un autre, la soirée promettait d’être longue.

Ouvrant la bouche pour répliquer, Mellissandre fut cependant interrompu par sa mère qui avait décidé d’intervenir avec un naturel décontracté.

« Allons, allons, cher Auguste, vous ne voyez pas que nos invités sont épuisés d’un long voyage ? Il n’est pas bon d’être bavard au point d’en oublier la politesse la plus élémentaire. Vous devriez redescendre dans vos quartiers vous reposez vous-même », le morigéna-t-elle avec un sourire étincelant tandis que l’homme s’esquivait non sans passer ses nerfs sur son esclave, trouvant un prétexte futile pour l’enguirlander alors qu’il descendait les escaliers. Après tout, on venait de remettre en cause ses manières, et de lui rappelait que l’Inquisition était des invités plus important vu l’étage dans lequel ils résidaient.

Mellissandre remercia silencieusement sa mère du regard mais elle s’était emmurée dans un visage aussi neutre que désabusé, retournant vaquer à ses occupations sans un regard de plus pour leur petit groupe.

« Hmm… Je disais donc… les chambres », hésita-t-elle quelques secondes, ayant besoin d’un peu de temps pour retrouver le fils de ses pensées.

Une à une, elle leur présenta donc leurs quartiers, des salles immenses divisés en plusieurs parties, des lits assez grand pour accueillir au moins trois personnes et couvert de draps de soies, des tapis, des rideaux, des teintures, des armoires sculptées… Et une salle de bain séparé d’un simple rideau opaque. Immense. Des baignoires en marbre creusée à même le sol dans lequel on pouvait aisément entré à deux sans parler de tous les produits soigneusement exposés autour. Savons, crèmes… il y avait tout dans ses chambres de la taille de petites maisons. La première était pour Joséphine, la seconde pour Solas – ce lieu était presque considéré comme maudit tant il avait connu de meurtres et de complot, elle espérait qu’il apprécie les potentielles réminiscences – et enfin la dernière était pour Cullen. Elles étaient presque identique à deux trois agencements et décorations prêt, mais celle du Commandant accueillait en plus un mannequin de bois sur lequel avait été posé une superbe armure. D’un noir luisant, elle avait été taillée avec beaucoup d’élégance selon la mode Tévène, c’est à dire des épaulières fort larges et quelque peu acéré. C’était un travail remarquable et la finesse des plaques se voyaient jusqu’à leur agencement pensé pour contenir le moins de métal possible et rester particulièrement légère. Dans le dos, l’épée de l’Inquisition avait été gravé, aussi grandiloquente que sur les bannières et les fanions qui s’agitaient au vent.

Mellissandre qui ne l’avait pas encore vu, la jaugea pendant une seconde avant de porter un regard presque étrange à Cullen. Elle était sûr que cela allait lui allait divinement bien, s’en était presque embarrassant. Après tout, le Commandant avait omis de lui signifiait qu’il ne voulait pas la porter…
Assez naïvement, elle avait donc hâte qu’il la porte. Et puis, elle ne l’avait jamais vu en noir ténébreux.

Elle ouvrit la bouche, déterminée à faire un commentaire, mais cela sonnait trop étrange donc elle s’abstient, reculant pour sortir de la chambre et lui laisser un peu d’intimité. Ils ne s’étaient pas beaucoup parler depuis le baron, les choses étaient toujours un peu… étrange.

« … Ma proposition de vous faire visiter la ville tiens toujours, on a toute la journée après tout », dit-elle en se remémorant leur conversation au bord du lac à Golefalois. Enfin, plutôt, elle y avait repensé depuis qu’ils étaient arrivé chez elle. Elle avait déjà proposé à Joséphine la même chose mais manifestement l'antivane avait d'autre projets. « Je vais aller me prélasser aux thermes, rejoignez moi dans le hall dans une heure si cela vous tente », conclu-t-elle en s’esquivant pour rejoindre ses propres quartiers qui étaient donc juste en face.

Ils avaient deux après-midi devant eux pour faire un peu de tourisme, se reposer et se préparer. Ce n’était pas beaucoup de temps finalement, et les journées passèrent très vite.

Avant même de s’en rendre compte, il était donc l’heure de rejoindre la salle de bal. Les premiers évitaient étaient arrivés, la musique s’élevait doucement dans l’air tandis que les ultimes préparatifs avaient été achevé et que la nourriture plus ou moins exotique selon les humeurs de Scipio, ornée les buffets.
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Posté Jeu 5 Oct - 19:17
La vieille chouette avec un balais dans le cul me fait signe de me taire et de prendre mon mal en en patience.
Non mais dites donc ! Elle sait ce que c’est mémé d’avoir un banquet à préparer avec une cuisine à mettre au pas ? Est ce que je lui demande d’attendre pour faire son boulot à elle ?
Non, parce que je suis quelqu’un de bien élevé et de poli. Et aussi parce qu'elle fait un peu peur mamie psychorigide, rien que le fait qu’elle ait réussie à mettre mini-Méllisandre au pas fait reconsidérer le fait de moufter en sa présence…
N’empêche faudra pas s'étonner si jamais par inadvertance le contenu de son assiette est carbonisé ou cru… Nah mais oh !
Ce n’est qu’une fois Mélli et la clique “haut de gamme” (je plains Solas au passage, ce doit pas être une sinécure pour lui, et qu’il attende le bal, ça va pas s’arranger…) passe à l’étage que cette vieille chouette se décide à nous faire visiter les pénates qui nous sont attribuées. Et j’espère nous montrer la cuisine.
Au rez de chaussée elle désigne une grande porte sur la droite que je couve déjà d’un regard tendre et amoureux.Il n’y a aucun doute possible, c’est la cuisine.
Je sens déjà les douces effluves qui s’en échappent, tentatrices promesse d’un futur que je suis prêt à embrasser dans l’instant. Sa chaleur dans laquelle je veux me blottir dans ce souffle si doux si chaud…. Aaahhhh.

« Les cuisines sont ici, mais je vous conseil de vous refréner jusqu’à la fin de la visite »

Ouais ouais vieille pie… Grmbl… des exclamations retentissent, et un homme sort de la porte menant à la caverne des merveilles en houspillant un gamin rouquin maigrelet.

« Mais c’est pas possible ! Par le Créateur, qui m’a collé un empoté pareil !? Jamais vu un esclave aussi maladroit ! Mais d’où il sort à la fin, ils l’ont trouvé dans une pochette surprise ou quoi ?! »

L’homme vocifère tandis que le petit se fait de plus en plus petit et lance des regards désolés, qui n’attendrissent en rien le maître-coq. De base les tévintides ne sont pas des tendres mais alors les cuisiniers tévintides qui travaillent sur le fil pour un banquet… Désolé petit c’était pas le jour pour faire des boulettes. J’aurais sans doute pas été plus clément que ce gars.
Je note que la vieille chouette psychorigide aspire unanimement la peur chez les habitants de cette maison. Je me demande si le fait qu’elle se soit occupée de Méllisandre durant ses primes années joue un rôle… Et qu’est ce qui de l’oeuf ou la poule ? Enfin la vieille chouette.

« Je ne veux plus le revoir dans la cuisine où on va finir par ne plus avoir de vaisselle »,

Ah oui, c’est sûr que lorsqu’un commis pratique un génocide dans la population d‘assiettes et de couverts… Il ne fait pas long feu. Du moins pas avec son fessier en bon état…
Enfin la vieille chouette lui trouve rapidement une nouvelle occupation: interprète.
Et la visite reprend, je jette un dernier regard déchirant à la porte du paradis. Promis mon amour je reviens bientôt ! Très bientôt mia bella. Cette vieille chouette ne nous séparera pas éternellement !
Durant le reste des corvées je trépigne d’impatience. Par les cors au pied d’Andrasté ! Comme si j’allais avoir le temps de dormir ou de sortir de la cuisine, je n’ai même pas prévenu maman que je revenais à Minrathie. Bon parce que ce serait un risque de me trahir que de lui envoyer des missives régulières. Ni lui rendre visite je le crains…
Peut-être que si j’ai du temps, avant de partir je pourrais faire un rapide tour dans le quartier de la maison. Passer devant quelques instants. Peut-être entrapercevoir des visages familiers.
La vieille chouette finie enfin par s'éclipser. Pas trop tôt !! Bon par contre la présence d’une salle d’eau est une bonne nouvelle. Je vais pouvoir me débarbouiller avant d’aller en cuisine. Très vite mais c’est déjà ça.
J’attrappe un savon et me met à me débarbouiller énergétiquement le visage, savonner mes bras jusqu’au dessus des coudes.
Deux minutes plus tard je suis en train d’entrer en cuisine. Oh Créateur ! Cinq jours que j’attends ça ! Mon pays de cocagne ! Mon paradis terrestre !

Les cuisines sont à l’image du reste des lieux: immenses et fastueuses.  De superbes batteries de cuisines pendent aux murs, étincelant de mille feux. Le feux crépite dans les imposantes cheminées, on les préparent déjà pour la cuisson à la broche des viandes.
Les commis courent dans tous les sens sous les cris impérieux de leurs supérieurs.
La maison… Bien Scipio au travail maintenant, on a déjà assez perdu de temps avec la vieille chouette !

Je ne suis pas content. Je viens de faire la vérification des produits pour savoir s’ils sont empoisonnés. Alors la bonne nouvelle c’est que personne n’a mis de poison dedans, un soucis de moins pour le moment. Ouais enfin je me demande si je ne troque pas Scylla contre Charbryde… Parce que les produits sont d’excellentes qualité. Ce qui fait que trouver de la farine avec des charançons dedans, de la compoté de cerise qui moisie. Ou encore cette magnifique meule de fromage orlésien qui, quoi qu’on dise sur les fromages orlésiens en se basant sur le roquefort (qui lui est juste parfait au passage), ne devrait pas sentir autant ni avoir cette consistance poisseuse sous la lame. Et vu l'épaisseur et la dureté de la croûte ce n’est pas par manque d’affinage.
Par contres les fruits de mer et poissons sont encore ruisselants et frais sur leurs lits de glace. En même temps Minrathie est en bord de mer et pour une grande maison comme les Alirius c’est le strict minimum d’avoir du poisson frais.
Bref tout ça pour dire que toutes ces tâches dans le tableau sont d’autant moins acceptable et qu’il va falloir remonter des bretelles.
Je sors du cellier furieux.

-QUI EST LE SOMBRE TARÉ CONGÉNITAL EN CHARGE DE LA CONSERVATION DES PRODUITS ???!!!!

Un type sort de la foule mi-outré mi-perplexe de la façon dont je viens de le qualifier. Surtout que vu ma tronche pour beaucoup le taré c’est moi. Savoir réutiliser les insultes les enfants c’est le secret.

-C’est moi c’est quoi le problème ?

-Le problème c’est que je trouve des trucs pourris dans ce cellier !
Je lui fous sous le nez la compoté de cerise.

-Tu trouve ça normal ?! Le type louche dessus sans savoir que dire et je ne lui laisse pas le temps de trouver. J'enchaîne directement. Et la farine qui grouille de bestioles ? Tu servirais ça sombre abruti ?! Et je ne parle pas de la superbe meule de fromage orlésien gâchée ! POUR UN PEU ON CROIRAIT QUE C’EST TA CERVELLE !!! MANQUE QUE LES ASTICOTS ET LES MOUCHES !!!

Le type cligne des yeux sous le choc, la bouche grande ouverte.


-QU’est ce que t’attends ? La résurrection d’Andrasté ?! Allez dépêche toi de me débarrasser de tout ce gâchis ! ET PLUS VITE QUE CA !! Encore heureux que ton incompétence soit limitée, sinon je me serais fait un plaisir de te servir à la place des denrées abîmées !

Il règne dans les lieux un silence de mort. Bon mon petit speech a fait son effet. On va pouvoir commencer les choses sérieuses.

-Allez fini de bailler aux corneilles ! On a du boulot !

L’activité reprend tout aussi rapidement, j’attrape un petit elfe commis au passage.

-Dis moi le grand patron habituel il est où, petit ?

Non parce que bon, j’ai besoin d’infos sur le fonctionnement des lieux et l’avancement des préparatifs. Et ça c’est le chef habituel qui peut me renseigner dessus efficacement, et puis bon de rapides présentations n’ont jamais tué personne (enfin presque personne).
Le jeune elfe me désigne un homme au regard inquisiteur, les cheveux grisonnants un début d’embonpoint.Mais un seigneur en sa demeure. Les gestes sûrs et rapides. Hum, oui on dirait bien que c’est le maître des lieux. Presque une image d’Epinal, je remercie le gamin qui retourne aussitôt à ses occupations.
Je m’approche jusqu’au chef.

-Bonjour, enchanté de faire votre connaissance. J’espère que notre collaboration se passera bien.

L’homme me toise un moment tout en continuant les mouvements experts de ses mains.

-De même. On a reçu les menus et on a commencé, la viande devrait pas tarder à être mise à la broche.

Ah ben ça semble bien parti. Je passe les prochaines minutes à discuter avec lui tout en surveillant le reste des préparations et en bossant aussi.
S’arrêter est un luxe que l’on ne peut pas se permettre.
Les bases pour les plats sont prêtes, pour les canapés on monte au dernier moment pour préserver la fraîcheur des produits. Les porcs sont en train de tourner sur leurs broches en permanence, c’est le secret pour un fumage bien réguliers. La couenne se dorant dans de délicieuse effluves et arrosées généreusement de bière féreldienne. Le premier que vois arrêter de tourner où laisser la viande sécher sous les flammes se prend de belles engueulades. Leurs larmes saleront un peu la viande au pire et puis les Tévintides sont particulièrement friands de ce genre de petites choses. Au pire ce n’est que de la valeur ajoutée.
Je surveille les autres préparatifs d’un oeil d’aigle. Le moindre geste suspect sera sévèrement punis si il se trouve saboteur…
On ne salope pas mon boulot comme ça !



Parle en #660099

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Posté Jeu 5 Oct - 23:50
Missive 14
Commandant,
Le bal a Tevinter a lieu d'ici quelques heures, merci de faire bonne figure.
Une danse entre deux mondes



Ils passèrent devant un petit salon possédant quelques fauteuils et une vue plutôt éclairée sur l’extérieur, quand Cullen se déconnecta de la visite guidée. Il donna un léger coup d’œil sur le côté quand Mellissandre leur désigna de la main la pièce. Disons que le voyage était très épuisant et le Commandant n’avait pas spécialement envie de s’attarder dans les innombrables couloirs de la propriété des Alirius.

Ils entrèrent alors dans la pièce maîtresse de cet étage à savoir une immense bibliothèque. Par simple curiosité, Cullen s’attarda sur les bibelots et ce qui y était entreposé, notamment ce livre ouvert sous vitre qui se situait au-dessous d’un arbre généalogique représentant la famille actuelle de Mellissandre.

« - Oh, ce portrait de Mellissandre est adorable »
« - Elle semble jeune sur cette peinture »
« - Ils vont peut-être mettre à jour quand elle sera mariée à en voir le cadre libre »


A en voir l’organisation de cet arbre, cela en était presque effrayant. Si elle était encore une enfant et ses parents si obsédés par le mariage elle ne devait pas avoir une vie heureuse la pauvre. Et sachant ce qui lui était destiné à cet âge, elle devait posséder un sacré poids sur ses épaules.

« - Les tévintides sont obsédés par la généalogie »
« - J’ai aussi un arbre similaire sur un mur dans le hall d’entrée de la propriété de ma famille. Je trouve cela passionnant ! »


Qu’est-ce qu’ils avaient, les nobles pour exhiber ainsi leur généalogie ? Cullen ne savait pas qui se trouvait au-dessus de ses grands-parents, et encore… Il se demandait ce que cela devait être de connaître à ce point ses ancêtres.

Sans plus de cérémonie, ils quittèrent les lieux, lorsque Joséphine demanda à leur hôte le déroulement des bals. Finalement Cullen se concentra pour écouter d’avantage leur discussion. Raison de plus pour savoir comment il devait s’organiser avec ses troupes.

« Oui, cela se déroulera dans le hall, c’est la pièce la plus vaste de la maison et on attend une bonne centaine de personne après tout. Entre les tables, l’estrade des musiciens, la piste de danse… Sinon, l’organisation est semblable aux bals orlésiens »

Une centaine de personnes pour assister à ce genre de gala. Et bien, l’organisation a dû être quelque chose.

« - La fête commence à 20h, mais les premiers invités sont rares, tout le monde veut se faire remarquer en arrivant en retard… C’est pour ça que l’annonceur restera près de la porte pour toute la soirée. Je vous ai fournis la liste des invités avec leurs… allégeances connus, ça devrait vous aider à mieux vous repérez »
« - C’est monnaie courante d’avoir entre 1 et 2 heures ma chère. Et je vous remercie, je l’étudierai pour demain. Vous avez déjà une idée du programme ? »
« - Il y aura tout le temps de la musique mais dans un premier temps les gens bavardent toujours près des buffets, le temps que les retardataires arrivent justement… Les danses ne commencent qu’après l’ouverture du bal sur une valse traditionnelle, mais dans les faits les gens continuent de discuter... »


Rien qu’à entendre, le bal s’annonçait ennuyeux… Et se connaissant, Cullen allait arriver 5 minutes en avance et serait le premier présent en ces lieux. Joséphine devait absolument lui expliquer le lore des bals pour éviter de se prendre un mauvais coup.

« - La seule différence avec Orlaïs c’est qu’il ne faut pas s’étonner s’il y a un mort. Ca arrive tout le temps c’est normal, les gens trouvent ça ennuyeux sinon… Une petite tentative d’assassinat par ci, un duel par là, une esclandre et un débat interminable dans un coin… Du moment que les directives de sécurités sont bien respectées tout devrait bien se passer. Les domestiques qui servent les plats sont triés sur le volet, et la nourriture est constamment surveillée et goûtée pour éviter les empoisonnements, il suffit juste de ne pas accepter un verre d’un invité en somme »
« - Génial, je me sens rassuré.. »


Il lança un regard à Solas, qui lui aussi ne semblait pas dans son élément dans ce bal. Raison de plus pour doubler sa garde, pour sa sécurité personnelle déjà… Et si en plus il y allait avoir des tentatives de meurtre il allait devoir être particulièrement vigilent.

« - Si tout se passe bien, le bal finira très tard – enfin plutôt très tôt – et on aura l’occasion de discuter avec les personnes les plus importantes lors d’un dîner officiel le lendemain »
« - Donc au final, où en est l’utilité si tout se passe le lendemain ? »


Si le rendez-vous avec les officiels se faisaient le lendemain, il n’y avait pas besoin du bal, mais ce que ne savait pas encore le Commandant, c’était que cet événement était très important, bien plus que le dîner. C’était pourquoi Mellissandre le dévisagea un moment avant de continuer.

« - Les décisions à Tevinter sont davantage prise lors des bals qu’au magisterium. Considérez toute la soirée comme une longue audience pour défendre la cause de l’Inquisition. On vous interrogera, on essaiera de vous piéger avec des sophismes et des concepts philosophiques. Les miens sont persuadés que tous les sudistes sont des barbares, ne vous laissez pas avoir par leurs provocations »

Elle s’attarda sur lui en particulier, ce qui ne l’embêta pas dans un premier temps mais qui commençait à devenir pesant. D’accord les bals n’étaient pas son élément de prédilection, mais cela ne voulait pas dire qu’il serait un fardeau non plus. Il roula les yeux alors que Joséphine essayait de lui sauver la peau.

« - je vais prendre du temps avec lui, ne vous en faites pas. »

Une fois en haut des escaliers, Mellissandre continua son chemin, prétendant que c’était le quartier des invités, sans s’y attarder spécifiquement. Cullen se demandait bien ce qui pouvait se trouver à cet étage. Mais cela, il allait s’en rendre compte en allant y jeter un coup d’œil dans la soirée.

Une fois au dernier étage, le regard du Commandant s’attarda sur les gardes qui patrouillaient dans le couloir. De quoi rassurer, en quelque sorte. Mellissandre continua comme à son habitude de présenter l’étage alors que le Commandant se retint de bailler.

« - La chambre – et le bureau - de mon père, celle de ma mère, et la mienne, n’hésitez pas à me solliciter si vous avez un problème »
« - Tout à fait, je n’y manquerai pas. »


En plus d’être des invités, les voilà dans le même étage que la famille de Mellissandre. Curieusement, ses parents ne vivaient pas ensemble dans la même pièce ce qui intrigua Cullen. Mais pour Mellissandre cela lui semblait si naturel, qu’elle ne faisait même pas attention à ce détail.

Mais avant qu’il n’ait pu lui poser la question, une des portes s’ouvrit, dévoilant un homme, visiblement un noble vu son accoutrement, accompagné d’une esclave maintenant sa paperasse. Sans prêter attention à cet individu, Cullen s’attendait à ce que la visite continue, mais ce dernier s’adressa alors en tévène à Mellissandre. Semblant alors lui faire part de ses faveurs pour la saluer.

« - Je m’appelle Auguste Cicéran, fils du magister Tulius Cicéran Haut responsable du commerce d’esclave de Tevinter »

Joséphine étant d’avantage proche de lui que de ses compagnons, s’inclina la première, montrant en quelque sorte l’exemple au Commandant qui le fit à son tour. Sur toutes les personnes sur lesquelles ils pouvaient tomber, il fallait que ce soit un esclavagiste, et leur chef de surcroît.

« - C’est un plaisir de vous rencontrer, Messera. »

Mais alors que Joséphine lui adressait ces mots, Cullen eut son regard attiré par le père Alirius, présent sur le pas de la porte, les regardant comme s’il s’attendait à ce qu’ils réagissent à cette situation. Par pur réflexe, Joséphine plaça sa main sur celle de Cullen quelques instants, comme pour lui signaler de la laisser régler cela sans dire un mot.

« Je sais que je suis en avance - j'étais justement en train de m'entretenir avec votre père sur le sujet - mais j’ai entendu parlé du bal et l’invitation s’étant perdu en chemin, je me suis dis qu’une visite de courtoisie serait de bon aloi. J’étais très curieux de rencontrer des sudistes en personne je dois dire, mais surtout, je ne pouvais pas manquer l’occasion de vous voir, ma dame. Caesare, vous devez vraiment être fier, d’avoir une fille si incroyablement belle »

Par simple réflexe, Cullen qui le trouvait particulièrement grossier, fit un pas en avant, mais la prise de Joséphine se referma à nouveau sur sa main lui faisant particulièrement mal cette fois-ci.

« - C’est ce qu’il veut, Commandant.. »

Soudain, alors que tous essayaient de garder leur calme, la mère de Mellissandre entra à son tour en scène, et visiblement au bon moment, pour remettre les choses en ordre.

« Allons, allons, cher Auguste, vous ne voyez pas que nos invités sont épuisés d’un long voyage ? Il n’est pas bon d’être bavard au point d’en oublier la politesse la plus élémentaire. Vous devriez redescendre dans vos quartiers vous reposez vous-même »

L’homme ne chercha pas d’ennuis et s’inclina avant de repartir aussi tôt qu’il était venu. Et de plus, il allait dormir dans le même bâtiment qu’eux, à l’étage juste au-dessous.

Mellissandre traça subitement entre eux, traversant le groupe en reprenant le fil de ses pensées, visiblement agacée. Après une petite hésitation, Cullen continua de suivre le groupe. Petit à petit, elle leur présenta leurs quartiers, en premier ceux de Joséphine, puis ceux de Solas et enfin les siens.

Le premier réflexe de Cullen en entrant dans la pièce était de soupirer assez bruyamment, à la vue de l’armure dans un coin de la pièce, proche du lit. D’ailleurs quel lit, il pouvait au moins inviter 3 voir 4 personnes à l’intérieur tellement il était grand.

Le Commandant s’attarda à regarder la décoration et particulièrement cette étrange baignoire à même le sol qui semblait inconfortable et trop grande pour lui. Il pouvait limite faire des brasses à l’intérieur. Mais alors qu’il regardait les savons sur les étagères, Mellissandre lança timidement la discussion, comme ils étaient seuls.

« - … Ma proposition de vous faire visiter la ville tiens toujours, on a toute la journée après tout »

Cullen se redressa, et se retourna vers elle sans dire un mot. Il était bien silencieux depuis le début de la visite, mais la fatigue y était pour quelque chose aussi.

« - Je vais aller me prélasser aux thermes, rejoignez moi dans le hall dans une heure si cela vous tente »
« - J’y réfléchirai. »


Il la regarda partir et baissa simplement les yeux au sol quand elle referma la porte. Il n’avait pas terminé de parcourir ses quartiers et avait la forte intention d’en connaître les moindres recoins. Il traversa donc la pièce, observant alors les bibelots, ouvrant chaque tiroir pour repérer ce qui s’y trouvait.

Il quitta ses occupations quand Joséphine fit irruption dans la pièce. Quand cette dernière s’approcha de lui, il tenait un étrange objet dans la main dont il ne savait pas vraiment à quoi cela servait.

« - C’est de la pierre ponce, très efficace pour enlever les peau mortes. »
« - Haha, et à quoi cela va bien me servir ~ »
« - Vous ne prenez donc jamais de bain, Commandant ? »
« - Je suppose que cette chose vaut au moins 5 fois le prix du savon standard – qui est déjà passablement élevé – donc non, je n’en utilise pas si c’était la question. »


Il s’amusa à la lancer assez haut et la récupérer ensuite avant de la reposer sur le buffet. Mais passons, si Joséphine était venue le voir, c’était pour une bonne raison après tout.

« - Bien, Ambassadrice, je vous écoute. »

Il s’approcha d’une chaise et y déposa son manteau – il faisait toujours une chaleur insoutenable dans cette maison – tout en s’approchant d’elle.

« - J’ai parlé à Solas et lui ai dis de ne pas s’en faire. Cet esclavagiste s’est montré particulièrement provocateur. »
« - Tiens, en parlant de ça, vous ne m’avez pas dit que vous aviez une poigne pareille. »
« - Ne me dites pas que je vais devoir vous surveiller durant le bal tout de même. Cet homme nous testait, et cherchait à déstabiliser avec ses manières. Vous avez mis les deux pieds dans le plat. »

« - Moi je crois que c’est le père Alirius qui est étrange.»
« - Pourquoi vous baissez d’un ton là ? »
« - et bien je ne sais pas, peut-être qu’on nous écoute au travers de tableaux, comme dans les romans dramatiques dans les châteaux.»

« - Haha ! Vous divaguez ! »

Elle avait refermé la porte en venant, et les tableaux dans la pièce n’étaient pas des portraits, donc son petit tout était loupé.

« - Commandant, deux parois sur 4 contient des fenêtres, la troisième donne sur la chambre de Solas et la quatrième sur le couloir. A part écouter aux portes je ne vois pas comment on peut nous surprendre, et d’ailleurs, Avez-vous seulement vu l’épaisseur de cette dernière ? »
« - .. Vous êtes effrayante, et tellement stratégique. »
« - Je prends cela pour un compliment ~ »


Il se rendait compte qu’il n’arrêtait pas de changer de sujet, il fallait qu’il se reprenne. Si elle était là c’était pour le sermonner d’avoir été si peu stratégique mais également pour lui faire part de ses observations à elle. Et pour le coup, le commandant comptait sur son savoir pour lui donner des informations.

« - Déjà, avant de commencer. Vous avez reçu une lettre. »
« - Une lettre.. ? »


Il avait jeté son dévolu sur le bain et les savons alignés mais pas sur le bureau à sa disposition où se trouvait une lettre encore cachetée. Au moins la famille de Mellissandre ne s’était pas amusé à l’ouvrir c’était un bon début. Il jeta un regard sournois à sa compagne et alla se la saisir pour l’ouvrir.

« - C’est.. Dorian »
« - Dorian ? »
« - Je lui ai écris avant de partir, à propos de Mireille. Elle doit être encore inconsciente à l’heure actuelle, en espérant qu’elle ne meure pas. On doit savoir qui détient le Cognitio sans quoi nous aurons un énorme problème. »
« - Chaque chose en son temps, Commandant, il ne faut pas mêler cette histoire au bal, vous vous attireriez trop de problème. Et ce n’est ni le lieu ni le moment. »


Elle avait raison, mais il y avait quelque chose qui embêtait Cullen, quelque chose de bien trop important pour qu’il se permette de baisser sa garde. Il déplia alors la lettre et la lu à voix haute pour que Joséphine entende son contenu.

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Il s’arrêta sur la dernière phrase… Le poulpe.. Qu’est-ce qu’il voulait bien dire par là. Joséphine se mit à glousser en entendant le contenu de cette lettre, Dorian pensait exactement comme elle.

« - Maevaris Tilani… Qui cela pourrait bien être… »
« - J’ai vu son nom dans la liste des invités fournis par Mellissandre. »


Elle se saisi alors du dit papier et le déplia en allant s’installer en face de Cullen qui venait de s’asseoir dans un fauteuil.

« - C’est une magister Tévintide reconnue par le Sénat impérial. Il s’agit de quelqu’un d’influent et si elle peut nous aider, allez vous présenter ~ On ne manque jamais de contact, après tout c’est la raison première de notre venue. »

Il se contenta de hocher naïvement de la tête car Joséphine savait ce qu’elle faisait. Et comme le disait Dorian, il s’agissait d’une allié de poids dans tout ce bazar.

« - Qu’allez-vous faire durant cette chaude journée, Ambassadrice ? »
« - Oh, ne vous en faites pas pour moi. J’ai quelque chose de prévu, mais vous je vous conseille d’aller aux termes avec Mellissandre. »
« - Vous écoutez aux portes en plus ? »
« - Non elle m’a simplement posé la question à moi aussi. »


Etrangement drôle, mais après tout il avait prévu d’aller se détendre et les termes de Minrathie étaient reconnus au-delà du pays. Ils ne devaient pas être mauvais.

« - Profitez bien, Commandant. »

Elle se leva et se dirigea vers la porte, ayant la ferme intention de commencer ses petites affaires de son côté.

« - Heu.. J… Ambassadrice… ? »

Elle se retourna, alors qu’il réclama son attention. Etrangement elle avait un sourire assez malicieux aux lèvres, comme si elle s’attendait à ce qu’il allait lui dire.

« - Je.. je peux… ? * Soupir * »
« - Dites-moi ?»
« - Depuis cette histoire chez le Baron, je dois vous avouer que je ne suis pas du tout en confiance avec la situation. »
« - Vous avez doublé votre garde personnelle au fort, et amené une vingtaine de soldats pour le trajet. Vous pensez que je n’ai rien remarqué ? »
« - Je me doute bien.. Mais… Je crains qu’en étant désarmé et sans armure à un bal rempli de mages prêt à tuer juste pour le spectacle ne me rassure aucunement. »
« - Et je ne peux que vous comprendre, surtout en sachant que nos hommes sont stationnés dans les quartiers des serviteurs. »


Elle se rapprocha alors de quelques pas, voyant parfaitement là où il voulait en venir.

« - Si vous avez peur vous.. »
« - … Je n’ai pas peur ! »
« - Alors qu’avez-vous donc ? »


Son silence en disait long, une trop grande fierté mal placée qu’il disait.

« - Profitez de la journée pour emmener votre nouveau second avec vous. Si cela peut vous rassurer d’avoir quelqu’un qui veille sur vous, n’hésitez pas à le faire. Mellissandre comprendra parfaitement cela, elle y était chez le baron de surcroît. »
« - Je vais y aller, oui. »
« - Et puis entre nous, Commandant. Les Alirius se sont donnés du mal pour organiser cette rencontre. Si l’alliance entre nous et l’Archonte leur sera profitable, ils feront tout pour nous protéger. »


Le risque nul n’existe pas, surtout dans un événement pareil. Mais Cullen devait d’avantage penser à se faire une petite place s’il ne voulait pas passer pour une cible facile. Concernant l’attitude à adopter, elle lui fera un topo quelques heures avant le bal.

« - Pour l’heure, allez vous changer les idées. »

Avant de quitter la pièce, elle s’arrêta près de la porte en bois.

« - Au fait : on dit –Avanan- pour dire bonjour et –vitae benefaria- pour exprimer de respectueuses salutations. Cela risque de vous aider, aujourd’hui. »

Finalement il avait complètement oublié la barrière de la langue qui n’allait pas être très simple.. Mais il devait se rendre en vitesse dans les quartiers de ses soldats comme convenu plus tôt.

♢♢♢

Après avoir enlevé ses 36 couches de vêtements et enfilé un haut plus léger, il se rendit dans le quartier des serviteurs, qui visiblement restait très animé. Il descendit les escaliers par où étaient partis ses troupes, puis arriva devant deux portes, la première étant la cuisine, la seconde une grande pièce, ressemblant à un séjour. Il ne s’y attarda pas, remarquant qu’aucun de ses soldats ne s’y trouvait. D’ailleurs en chemin, il se rendit compte qu’il était difficile de se renseigner vu qu’aucun des serviteurs ne connaissait la langue commune.

Il continua son chemin, jusqu’à voir un autre escalier, descendant cette fois dans les sous-sols. Après tout, il prit le temps de descendre plus bas pour savoir dans quelles conditions était logés son équipe. Mais en passant, il remarqua le regard perplexe des serviteurs, ne comprenant visiblement pas la présence de ce dernier ici. Cela l’amusait d’ailleurs.

Plus il descendait plus il se demandait combien d’étages avait la maison. Sérieusement, allaient-ils dormir dans les cachots… ? Mais heureusement pour lui, alors qu’il traversait le couloir des serviteurs, il tomba sur un de ses hommes qui allait chercher de l’eau à la cuisine.

« - Commandant ? Mais que… »
« - Je visite, et je constate que les sous-sols sont franchement glauques. »
« - Nous dormons à l’étage au-dessous si vous voulez savoir. »
« - Ah bon ? »


Sérieusement, ils étaient 6 étages en dessous du sien, bravo la hiérarchie. Mais soit il allait faire avec. De toute manière il faisait bon dans les sous-sols.

« - Profitez du frais, je suis au 4ème et je doute que vous ayez l’autorisation de grimper aussi haut. »
« - Je doute aussi. Laissez-moi vous montrer nos quartiers dans ce cas »


Cela faisait quelques instants que les soldats s’étaient installés et visiblement c’était le carnage dans la pièce tant ces derniers semblaient dissipés. En voyant le Commandant entrer, les plus proches de la porte calmèrent leurs ardeurs, ce qui était plus compliqué pour ceux présents au fond de la pièce. Cordélia ne semblait pas en faire façon. Il y en avait un en particulier qui semblait vouloir jouer aux durs. Cullen profita de la situation quelque peu cocasse pour se saisir d’une coupe métallique sur un plateau situé sur une table, gardant tout son calme et prenant bien son temps, pour le balancer sur celui qui semblait à ce point dissipé.

« - Qui est-ce qui… ?!?! »

En se retournant, il tomba sur le Commandant à l’autre bout de la pièce, maintenant un second verre dans la main qui arqua un sourcil quand le soldat s’adressa à lui de cette manière.

« - Veuillez m’excuser... Je n’ai pas vraiment compris la fin de votre phrase. »

En regardant de plus près, il se rendit compte qu’il s’agissait du bougre qui avait harcelé Mellissandre lors de son incident « coup de tête » avec Dorian. Et ce dernier semblait également s’en rappeler. Mais malgré la situation, et peu importe ce qu’ils essayaient ou avaient essayé de faire à Cordélia, il y avait un énorme problème de discipline. La présence de Cullen en intimida plus d’un dont la plupart se calmèrent immédiatement à son intervention. Le bougre, lui, ne savait plus vraiment où se mettre.

« - Dois-je vous rappeler chez qui nous sommes… ? »
« - N-non, Commandant… Navré, je… C’était… »
« - Je me moque éperdument de vos excuses, soldat. Si je dis qu’il faut obéir à Cordélia, vous obéissez à Cordélia. »
« - Mais ce n’est pas… ! »
« - … Et si le fait que ce soit une femme vous dérange, peut-être préféreriez-vous la compagnie des chevaux et de leurs innombrables kilos de merdes ? »


Il ne flanchait pas face à ce genre de comportement et essayait de ne pas s’attarder sur des personnes qui n’en valaient pas la peine. S’il avait du mal à comprendre par les mots, les menaces lui rappelleraient probablement son coup de tête de l’autre fois, mais pas besoin il suait déjà à grosses gouttes rien que d’y penser.

« - Ou alors je peux encore demander à Mellissandre de vous faire payer ce que vous avez essayer de faire la dernière fois. »

Il parlait lentement de manière à ce que ses paroles s’impriment dans son crâne. Il profita de ce silence pour observer les lieux et ses soldats affairés à mettre en place leur lit respectif. En jetant un œil près de la porte, deux elfes les espionnaient car le silence subitement installé les avait attirés.

« - Faites en sorte d’être irréprochables à partir de maintenant, je serai moins tolérant si une nouvelle indiscipline arrive jusqu’au 4ème étage. »

Profitant alors de l’attention de tous sur lui il refit le tour de la pièce du regard, ne perdant pas de sa droiture habituelle.

« - Est-ce que c’est clair ? »
« - Oui, Commandant »


Toute l’assemblée acquiesça et se remirent à leurs affaires.

« - Cordélia ? »

Pas besoin de passer par mille chemins pour comprendre qu’il voulait lui parler en privé. Une fois qu’elle s’approcha de lui il lui désigna le couloir afin d’être seuls parmi des esclaves qui ne comprenaient pas ce qu’ils disaient. Il referma la porte ensuite, et se rapprocha d’elle.

« - ça va ? »

Il n’avait pas bien cerné ce qui avait bien pu se passer mais visiblement une partie de ses troupes ne l’écoutaient pas. Il espérait que la situation s’améliore. Rien que pour elle cela ne devait pas être évident.

« - Si vraiment, prenez une chambre individuelle, je suis certain qu’ils comprendront. »

Par ils il mentionnait la famille Alirius. Ce n’était pas facile d’être une femme parmi les soldats, et même Mellissandre pouvait le comprendre l’ayant vécu. Quelle idée d’avoir fait une pièce mixte aussi…

« - Bien, Je sors en ville et ce n’est pas le fait d’y aller seul qui m’effraie un peu, mais j’aime bien avoir une escorte. Cela vous fera prendre un peu l’air, non ? »

De toute manière même si elle refusait il ne lui laissait pas le choix ~ Cependant il se demandait presque comment Mellissandre allait le prendre. Il espérait qu’il n’y ait pas trop de grabuge entre ces deux femmes, mais il s’attendait à un poile de jalousie après ce qui s’était passé chez le baron.

« - Suivez-moi on va partir avec un guide. »



PROCHAIN NIV. :
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Straight outta Orlaïs ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Feo
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Tous les jours
— MISSIVES : 244
— DC&TC : Ethel & Vael
— PRESTIGE : 472
— PAIRING & OTP : *met ses shipping googles* Cullélia, Isadélia :^)
— CRÉDITS : sig: perséphone (bazzart)

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Orlésienne. Fille cadette d'un vigneron tombé en faillite depuis lors, elle a grandi dans la région de Val Chevin.
— ÂGE : Vingt-trois ans
— PROFESSION : Inquisitrice de la Divine.
— FACTION : Inquisition
— ARMES : Une épée et un bouclier de Templière dont elle rechigne à se séparer.
— AMOUREUSEMENT : Y'all need Andraste
— O.SEXUELLE : Hétéro
Posté Ven 6 Oct - 11:14

La visite s'était poursuivie sans esclandre, si l'on ignorait l'éjection publique des cuisines qu'avait subie le pauvre Remus. Ce qu'elle voyait collait plus ou moins avec les descriptions de l'Empire Tévintide qu'on lui avait faites, avec quelques différences ceci dit. Elle avait été réellement surprise d'apprendre qu'il était interdit de battre les esclaves, alors qu'elle avait entendu dire que c'était monnaie courante ici. Cléa leur montra une large salle lumineuse emplie de tables, et commenta qu'ils mangeraient ici pour le reste du séjour exception faite de ce midi.

« Wow. On est invités dans le salon des maîtres. Tu entends ça ? Quel honneur !
fit une voix moqueuse derrière elle. Quelques ricanements s'élevèrent dans les rangs de l'escorte.
- Silence ! » répondit-elle aussi bas que possible.

Il était évidement que la majorité des soldats n'avait guère envie de se trouver ici, dans des quartiers glauques alors que les supérieurs de l'Inquisition se la coulaient douce à l'étage. Elle pouvait comprendre cela, mais ils pouvaient garder leurs remarques pour eux.
Ils s'enfoncèrent encore plus bas dans la maison, l'air se rafraîchissant au fur et à mesure. Ces quartiers-là étaient semblable à une fourmilière, divisée selon la fonction de chacun. Ici, tout le monde connaissait sa place.

Avant de prendre congé, Cléa se tourna vers elle :

« - D’ailleurs, Madame, en tant que Commandant de l’escorte, si vous le souhaitez, vous pouvez avoir une chambre individuelle ?
- C'est aimable, mais je vais rester avec l'escorte. Merci quand même. »

Elle ne demandait que ça, de se retrouver finalement seule dans une chambre confortable, mais elle ne pouvait pas. Malgré l'envie qu'elle avait de se jeter sur un lit pour y dormir jusqu'au début du bal, elle n'allait pas laisser l'escorte sans surveillance.

« Hmm… Je… Je peux faire quelque chose pour vous aider ? » demanda Remus. Cordélia tourna le regard vers lui, étonnée, puis se rappela qu'il les avait suivis sous ordre de Cléa. Il était tellement discret qu'elle en avait oublié sa présence.
Les soldats commencèrent à s'installer et déballer leurs affaires près de leurs lits respectifs. Enfin, presque tous.
Un soldat de l'escorte, le plus grand d'entre eux et celui qui avait fait la remarque tout à l'heure, s'assit lourdement sur le matelas et regarda Remus.

« Hé, lapin ! Retourne dans la cuisine et ramène-nous une bouteille d'alcool.
- Ignore-le, répondit Cordélia. Elle fit un pas vers le soldat, l'air agacé. Une petite soif, Samhuin ? Je suis sûre qu'un verre d'eau vous suffira.
- L'alcool est interdit dans les dortoirs, renchérit un Templier proche de Cordélia avec un air désapprobateur.
- L'alcool est interdit dans les dortoirs, imita quelqu'un derrière elle dans une voix nasillarde. Quelques ricanements retentirent dans le dortoir. Manifestement, il y avait un petit groupe de soldats plus difficiles que d'autres au sein de l'escorte.

- Silence ! ordonna-t-elle en fusillant le soldat du regard. Elle ne devait pas laisser passer ce genre d'affronts, sinon on ne la prendrait jamais au sérieux.

Le grand soldat se leva, dominant de sa hauteur le pauvre Remus qui jetait de petits coups d'oeil affolés vers Cordélia. Il posa une main grande comme un battoir sur l'épaule de l'esclave.
- Remus, mon p'tit pote. Tu peux bien faire ça pour nous, non ?
- Ignore-le, Remus, fit Cordélia entre ses dents en écartant l'elfe pour faire face à Samhuin. Fichez-lui la paix ou je fais en sorte que ce voyage soit votre dernier en tant qu'escorte, c'est clair ?!

Samhuin la toisait de toute sa hauteur. Il n'avait clairement pas l'intention de l'écouter, ou de la considérer comme quelque autorité que ce soit.

- C'est une Orlésienne qui me donne des ordres ?

Elle allait répliquer lorsqu'autre chose attira son attention vers le fond de la salle. Plusieurs soldats s'étaient réunis autour de l'un d'entre eux et Cordélia comprit vite pourquoi. Le soldat avait sorti une bouteille de son sac et l'exhibait fièrement comme un trophée. Elle était remplie d'un vin d'une douce couleur dorée et, si les yeux de Cordélia ne la trompaient pas, assurément hors de prix.
Samhuin éclata de rire. C'en était trop. Elle se rua vers le soldat et lui arracha la bouteille des mains.

- OÙ EST-CE QUE VOUS AVEZ TROUVÉ ÇA ?!

Un immonde brouhaha commença à s'emparer du dortoir, ponctué de rires, d'exclamations et de bavardages. Elle était en train de rêver, ce n'était pas possible... Sa mortification atteint le stade final lorsque le Commandant fit son entrée dans le dortoir. Le projectile métallique lancé par Cullen fit mouche et eut le mérite de rétablir instantanément l'ordre dans la salle. Ce n'était pas la même chose quand le Commandant faisait son apparition dans le dortoir, c'était certain. Ils avaient peur de lui, pas d'elle. Cordélia gardait le poing fermé, folle de rage. C'était précisément le genre de situation qu'elle redoutait.

Une fois le calme rétabli, elle suivit Cullen dans le couloir avec appréhension.

- Ça va ?
- Oui, Commandant. Je... Veuillez m'excuser. Je suis désolée... Je vais faire en sorte que ça ne se reproduise pas. Elle tourna la tête vers la porte, le visage cramoisi et le poing fermé. Elle s'attendait à une engueulade en bonne et due forme pour ne pas s'être fait respecter de ses soldats et était quelque peu rassurée - même si ce qui venait de se passer n'avait aucun intérêt à se reproduire. Elle était responsable de ces hommes et de l'image qu'ils donnaient. Et pour l'instant, c'était la catastrophe. Elle avait intêret à arranger ça, et vite.

- Si vraiment, prenez une chambre individuelle, je suis certain qu’ils comprendront.
- Et les laisser sans surveillance ? Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Enfin, je verrai ce soir.

La perspective de passer une nuit dans un dortoir rempli de soldats ne l'enchantait pas. Elle avait l'habitude de dormir entassée avec plusieurs autres personnes dans la même pièce, ce n'était pas ça, mais elle ne savait pas jusqu'où leur indiscipline pouvait vraiment aller.

« - Peut-être que ce n'est pas une mauvaise idée, oui.
- Bien, Je sors en ville et ce n’est pas le fait d’y aller seul qui m’effraie un peu, mais j’aime bien avoir une escorte. Cela vous fera prendre un peu l’air, non ?
- Euh, bien, Commandant. En effet, j'ai un peu besoin d'air. »
Elle avait l'air franchement surpris, mais tant mieux ! Elle ne demandait qu'un peu d'air frais après ce qui venait de se passer. Elle laissa Cullen ouvrir la marche vers les étages supérieurs et le suivit jusqu'au hall d'entrée, ravie de quitter les étages inférieurs.
PROCHAIN NIV. :
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