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Posté Mar 26 Sep - 21:42

ft. Hawke

“The hawk would have been safe if it had stayed, but that isn't what hawks do.”

Imprévisible Faucon


Cole avait été allé voir l’Inquisiteur pour lui parler son problème de chapeau, et celui-ci lui avait dit qu’il verrait ce qu’il pouvait faire. En attendant l’esprit continuait sa routine d’aide aux personnes du Fort. Quand il ne partait pas avec l’inquisiteur, Cole avait le temps de faire tout ce qu’il pouvait et beaucoup de gens avaient besoin de son aide. Thorn pouvait se débrouiller seule maintenant, et il fallait qu’elle se repose surtout. Il lui arrivait cependant un moment où son corps d’humain le faisait souffrir, avait soif, avait faim. Cela le limitait, puisqu’il devait prendre des pauses.
Mais ce n’était pas si grave, Cole pouvait aller regarder la barde Maryden, chantant ses chansons.

Sa musique apportait beaucoup de bonheur aux personnes présentes à la taverne, c’était sa meilleure façon d’améliorer la vie des autres. Cole restait en général au deuxième étage, assez loin pour ne pas avoir l’odeur rancit de la bière, mais proche de la musique au niveau de ses oreilles. Sera n’appréciait pas que l’esprit se balade dans le bar, mais au final, il n’avait pas beaucoup d’endroits où aller pour se reposer. Invisible et oubliable, il se reposa sur les tonneaux quelques temps en se laissant bercer par les musiques enchaînées par Maryden. Sa voix était douce, apaisant la musique de chacun… Parmi elle, une qu’il n’avait alors encore jamais entendue.

Cole descendit vers la taverne du coup. Il laissa s’égarer ses yeux près de la barde pour la regarder. Cole se laissait apparaître près d’elle, quelques fois le jeune homme avait l’impression que sa musique le touchait aussi. Il ne sût si elle lui fit un petit sourire alors qu’elle chantait et décida qu’il valait mieux découvrir le nouveau son. Joyeux malgré les années, drôle et inattendue, bruyante aussi. Spécial, comme quand Dorian lançait ses sorts. L’esprit avait soif dans son corps humain, il vola un verre et de l’eau, avant de venir s’asseoir en face du Faucon, sur un tabouret. Il n’avait pas son chapeau pour se cacher comme il le faisait d’habitude, il se sentait nu, quelque part.

L’esprit regarda la jeune femme en armure boire, se rappelant que Varric avait quelques fois évoqué le Faucon, qu’il écrivait des livres sur elle… Cole bu un peu d’eau avant de reposer le verre.  « Il ne mourra pas… Pas maintenant. Trop de perte, c’est votre seule famille… Même s’il est têtu parfois. » Sa voix se valait rassurante et réconfortante, mais il n’était pas sûr d’y arriver. Cole se trompait parfois. Mais si c’était le cas, l’esprit lui ferait oublier, il recommencerait.

Le jeune homme laissa tomber ses mains sur ses cuisses et regarda autour. La crainte, la culpabilité. Perdre sa seule famille, la seule qui reste. Le sang sur les doigts, les robes et les yeux éteints, l’ogre, le mage de sang, les lys blancs… Les fleurs de la mort, c’était une menace, pourquoi je ne l’ai pas vu… ? Ni l’ogre, ni les lys, ni le poison qui avait failli tuer mon frère. Justice l’avait sauvé… Avant de devenir Vengeance. Cole se sentait triste pour Varric, et quelque part, il comprenait mieux ce qu’il s’était passé avant qu’il arrive à l’Inquisition. L’esprit espérait qu’aider le Faucon permettrait de défaire ces nœuds… Mais elle était pleine de nœuds elle aussi.

Peut-être que c’était tout simplement cela, vivre et prendre de l’âge. Jusqu’à maintenant, peu de personnes que Cole avait croisé ne possédaient pas de nœuds. Non en fait, tout le monde avait des souffrances, des peines, de la culpabilité. Le monde en était rempli. Mais contrairement à avant, lorsqu’il tuait pour – soit disant – les libérer, maintenant Cole tendait de défaire tout cela. Il espérait qu’il y arrive avec le Faucon.

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Posté Mer 27 Sep - 17:15
C'est un matin ou peut-être une nuit que je fais sa rencontre pour la première fois, il s'est immiscé dans mon quotidien sans un bruit et sans crier gare, tel un voleur. Ce garçon étrange, qui où qu'il aille et quoiqu'il fasse laisse chez les autres une impression de confusion mêlée d'espoir; ce jeune homme aux yeux qui semblent avoir été témoin de toutes les souffrances du monde, le genre de choses qu'une personne avec des traits aussi juvéniles n'aurait jamais dû voir.
Il est une contradiction vivante pour les uns. Pour d'autres, sa simple existence est une insulte lancée à la face du Créateur; une abomination de plus en cet âge nouveau qui c'est tout autant construit dans la violence que dans l'espoir.

Malgré mon arrivée très récente à Fort Céleste, je n'ai pas dû attendre longtemps avant d'entendre parler de lui, son nom murmuré hâtivement entre deux serviteurs affairé à quelques tâches, comme un secret honteux dont on cherche à se débarrasser. Rien de bien étonnant en soit que lorsqu'une créature aussi étrange que lui apparaît, les langues commencent à se délier, après tout, rien ni personne, même pas L'Inquisiteur si influent soit-il, n'est capable d'arrêter les ragots.
Que se soit en bien ou en mal, chacun semble avoir son opinion sur lui.

Mais pas moi.

Des ragots, j'en ai affronté assez lors de mon passage à Kirkwall et même après pour savoir que la plupart des rumeurs qui circulent sont un véritable tapis des pires inepties en tout genre. Non, j'aime à penser que je suis une femme simple et en tant que tel, je me contente juste de me trouver une place confortable dans la taverne du coin et d'avoir une choppe de bière bien remplie devant moi.

C'est une belle taverne d'ailleurs, pas aussi chaleureuse que la Taverne du Pendu; aucune taverne n'arrivera jamais à la cheville du célèbre établissement de Kirkwall pour moi ; mais je dois bien admettre qu'elle est beaucoup mieux que les gargotes dans lesquelles j'ai eu le déplaisir de passer du temps après mon exil forcé.

Quoiqu'il en soit, je n'ai pas à me plaindre, de l'endroit où je me trouve pour le moment, je suis même presque reconnaissante à Varric d'avoir tant insisté à ce que je prête main forte à l'Inquisiteur, ne serait-ce que pour un temps. En périphérie de ma vision, je peux voir la barde en train de tirer de douces notes de son instrument, alors que sa voix mélodieuse s'élève dans l'espace presque chaleureux de la taverne, me plongeant presque dans un état second. Bien que ma chope soit vide, je me contente de la fixer, mes pensées tournées vers le seul membre de ma famille encore vivant : Carver.

Si je dois être tout à fait honnête, je ne suis pas venue ici juste pour prêter main forte ou partager ce que je sais avec l'Inquisiteur. Si je suis venue ici, c'est surtout pour essayer de recueillir des informations sur l'endroit où se trouve Carver. Il n'a jamais été un écrivain très prolixe, mais même comme ça, il s'est toujours donné la peine de répondre à mes missives au moins une fois par mois et si en d'autres temps, je ne me serais pas trop inquiétée de ce manque de nouvelle, les multiples disparitions de Grey Warden ne font rien pour apaiser mon esprit.
Nous sommes les derniers, lui et moi, les derniers Hawke et je me suis jurée de ne pas le perdre, peu importe qu'il soit un Grey Warden et qu'en tant que tel son espérance de vie soit réduite de façon drastique. Il doit vivre, mieux encore, il doit me survivre et ce, à n'importe quel prix.

C'est à ce moment-là que mes pensées sont interrompues et mon attention happée par le jeune homme qui me fait face et me regarde avec des yeux qui semblent trop vieux pour appartenir à un visage aussi jeune. Plus encore que son regard, ce sont ses mots qui captent mon attention, ces mots qu'il prononce comme en réponse à mes incessantes inquiétudes concernant Carver.

Mon souffle se coupe et ma gorge se noue, alors que je peine à lui répondre en retour :

"Pardon ? Comment ?" Confuse, je secoue la tête de gauche à droite, dans un vain effort de remettre de l'ordre dans mes pensées.

"Comment ? Qui vous a parlé de lui ? Vous le connaissez ? Vous l'avez vu ?"

Soudain, un feu nouveau semble couler dans mes veines, alors que l'espoir semble avoir prix les traits du jeune homme en face de moi.
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Posté Dim 1 Oct - 21:58

ft. Hawke

“The hawk would have been safe if it had stayed, but that isn't what hawks do.”

Imprévisible Faucon


Cole remarquait que la jeune femme ne semblait pas avoir pris ses mots à propos de son frère de la bonne manière. Il l’avait sortie de ses pensées et maintenant elle arborait un visage rempli d’espoir à l’idée que quelqu’un ai pu voir le jeune faucon. Cole secoua la tête et regarda de l’autre côté de la taverne, vers Maryden. Sa voix essayait de restée apaisée. « Une musique infernale chantée depuis les tréfonds, je ne veux pas mourir en étant que l’ombre de ma sœur… Je veux être ma propre personne. » L’esprit comprenait que son frère entendait une mauvaise musique, noire comme les engeances qu’il avait déjà vues. Il ne comprenait pas bien ce que cela signifiait puisqu'il n'avait jamais entendu quelque chose de la sorte avant.

Cependant, en y réfléchissant, Cole se rappelait que Blackwall avait déjà parlé des engeances et de l’Appel que les gardes des ombres recevaient au bout d’un moment. Appel que tous les gardes des ombres avaient à présent et qui était sans doute à cause de Corypheus. Le petit faucon était en vie mais il souffrait de cet Appel. Cole pouvait le retrouver, il avait un don pour retrouver les personnes disparues. Blackwall ne l'entendait pas, car il était Rainer, ce n'était pas un garde des ombres.

Cole se remit donc à parler doucement comparé à la force du bruit des alentours dans la taverne. « Je peux le retrouver… Je sais faire cela. » Ses yeux se relevèrent vers la femme. Plusieurs fois l’Inquisition avait requis de lui de rechercher des personnes disparues. Ce n’était pas différent, et si cela pouvait aider la jeune femme, alors Cole souhaitait le faire. Il leur suffisait d’avoir une carte générale de Thédas. « Avec une carte. Je peux aider. » Précisa-t-il.

La carte lui permettrait de localiser le petit faucon en se concentrant suffisamment sur le lien qu’entretenaient les deux. Cole lui afficha un petit sourire et sans doute qu’elle se sentait soulagée de pouvoir savoir où était son frère. D’après ce que l’esprit savait, le faucon était tout de même nécessaire pour la prochaine mission qui venait, donc il ne fallait sans doute pas que la jeune femme parte trop tard. Cole avait confiance en son sens du devoir. Il disparu alors des yeux de la jeune femme, se rendant furtif pour se faufiler entre les ivrognes de la taverne, ses pas rapides le menant à la sortie du bâtiment.

L'air frais le fit frissonner légèrement, avant qu'il n'emboîte le pas rapidement vers le fort, toujours invisible aux yeux de tous. Il monta les marches, rentra dans la salle du trône, puis tourna vers la salle de commandement. L'esprit passa doucement devant Joséphine après avoir ouvert et fermé la porte, puis continua. La jeune femme s'étonna des étranges courants d'air mais elle semblait assez concentrée sur ce qu'elle écrivait. Cole traversa le dernier couloir avant la salle de commandement et y entra. Là, il était certain de trouver au moins une carte du monde de Thédas. Cole fouilla dans quelques coffres, ne prêtant pas attention aux objets étranges qui s'y trouvaient, puis trouva l'objet de sa quête. Il déploya rapidement la carte pour être sûr qu'elle était valable, avant de la ranger.

Le retour se fit tranquillement, Joséphine ne prêta pas attention au "courant d'air" qu'il était puisque l'esprit lui fit oublié sa venue, et il revint dans la taverne. Son corps réapparut en face de celui de Hawke, la carte la main. « Elle est ici maintenant. » souffla-t-il, tandis qu'il répandit la carte sur la table en faisant attention tout de même qu'aucune goût de bière ne se trouvait sur la table.

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Posté Dim 15 Oct - 17:09
Mon regard plein d'espoir fixe encore le sien, à la recherche de la moindre bribe d'information qui me pourrait me permettre de percer les mystères de deux orbes insondables qui semblent lire dans mes pensées les plus intimes sans la moindre difficulté.

"Je vous en prie..." dis-je d'une voix douce, presque fragile.

Ma plainte désespérée ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, bien qu'elle soit interrompue par les mots s'échappant d'entre ses lèvres, un simple enchaînement de syllabes et de voyelles provoquant en moi une douleur douce-amère, devenue si familière que j'y prête à peine attention la plupart du temps.

*Quoi ? Comment est-ce possible ? Comment peut-il savoir ce genre de détails ?! Qui est-il ? Un espion ?*

La voix douce du jeune homme en face de moi me sort à nouveau de mon monologue interne et bien qu'elle soit difficile à entendre dans le brouhaha constant de la taverne, mes oreilles n'ont aucun mal à entendre ce qu'il dit tant mon attention est exclusivement portée sur lui.
Ce qu'il me dit fait à nouveau grandir l'espoir qui semble à présent brûler au fond de moi ; l'espoir que dans un avenir proche, je vais revoir mon frère en vie.

Étrangement, bien que je ne connaisse pas celui qui me fait face et que ça soit la première fois que je le vois, j'ai la sensation des plus troublante que lui me connais, qu'il me connais peut-être mieux que je ne me connais moi-même et cela me rend nerveuse.

Dans ma tête, des milliers de questions semblent flotter en permanence, à tel point que je me retrouve dans l'impossibilité de toutes les exprimés, réduisant mon questionnement interne en une seule et unique question :

"Comment ?"

Il ne tarde pas à préciser sa pensée, comme s'il a malgré tout compris l'étendu du questionnement que représente le simple mot que je viens de prononcer et qui semble incapable de parfaitement traduire l'étendue de mon malaise. Ce qui est impossible, même si à mesure que je passe du temps en sa compagnie, je viens à remettre en doute mes propres certitudes.

"Une carte ? Je n'en ai pas sur moi, mais peut-être que dans ma chambre je..."

Je n'ai même pas le temps de terminer ma phrase que soudain, il disparaît, ne laissant qu'un espace vide là où il se tenait il y a encore quelques secondes, me laissant seule et figée tant la surprise est immense.

Terrifiée, je me redresse brusquement, faisant tomber avec un bruit sourd le tabouret sur lequel j'étais assise, attirant ainsi l'attention de tous les autres patrons de la taverne présent à proximité, alors que je passe compulsivement mes deux mains dans mes cheveux, les ébouriffants encore un peu plus qu'ils ne l'étaient auparavant.

Sortant de ma stupeur, je me rends soudain compte du nombre de regards posé sur moi et alors que le rouge me monte aux joues, j'adresse un signe de tête contrit au tenancier qui me lance un regard interrogatif, avant de remettre le tabouret en place et de me réinstaller dessus, non sans une certaine réticence.
Je pose mes deux mains contre la surface fraîche et rugueuse de la table en bois, tentant via des exercices de respiration de reprendre mon calme, lorsque mes efforts son réduit à néant.

En effet, le corps qui a disparu il y a à peine quelques minutes refait son apparition, tenant entre ses mains ce qui semble être une carte.
Alors que sa voix résonne à nouveau à mes oreilles, je me lève encore une fois, de façon tout aussi brusque que la dernière fois, envoyant une nouvelle fois le tabouret terre et attirant pour la seconde fois en quelques minutes l'attention générale, alors que dans un élan de surprise mêlé d'effroi, je m'exclame :

"Que le grand cric me croque ! Qu'est-ce que c'est que ça !"

Les regards jusqu'alors simplement curieux, se font alors un peu plus pesant alors que dans la salle plusieurs murmures plus ou moins audible se font entendre :

"Qu'est-ce qu'elle a ?"

"J'en connais une qui a trop forcé sur l'hydromel !"

"A qui elle parle ?"

Frustrée et en colère par toutes ces remarques, je montre du doigt l'objet de mon ire, se tenant nonchalamment assis devant moi, tout aussi tangible pour moi que les murs qui nous entourent.

"Quoi ! C'est de lui que je parle ! Lui là devant moi !"

Soudain, l’atmosphère change encore, alors que les regards soudain plus gêné qu'amuser se détournent de moi sans rien ajouter d'autre, je prends soudainement conscience d'un fait qui me glace jusqu'au plus profond de moi-même : les autres, pour une raison qui m'est inconnue sont incapables de voir le jeune homme se tenant toujours placidement assis.

La tension monte en moi à tel point que ma mâchoire se crispe et que je sens des gouttelettes de sueurs couler le long de ma colonne vertébrale. J'appuie mes deux mains sur la table, alors que j'ai l'impression que le monde autour de moi se met à tourner, essayant de trouver un point d'ancrage dans cette situation qui dépasse ma compréhension.

Glacée jusqu’à l'os, je le fixe du regard, lui demandant d'une voix un peu rude :

"Qu’est-ce que tu es au juste ?"
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Posté Dim 22 Oct - 13:55




Imprévisible Faucon
ft. Hawke
“The hawk would have been safe if it had stayed, but that isn't what hawks do.”

Le Faucon haussa la voix et commença à parler fort dans toute la taverne. Ce n’était pas spécialement dérangeant mais Cole se demandait ce qui avait pu causer une telle réaction de sa part. En regardant autour, il semblait que la plupart des clients de la taverne pensaient que Hawke avait trop forcé sur la boisson. Jusqu’à ce qu’elle pointe du doigt l’esprit, un peu surpris d’être mis au centre de l’attention de cette façon. Il cligna des yeux plusieurs fois et se demanda pendant un instant s’il n’était pas préférable d’effacer sa mémoire et de tout recommencer, puisque ce n’était vraiment pas comme cela qu’il voulait l’aider.

Les regards des personnes buvant dans la taverne se tournèrent sur Cole sans qu’ils puissent le voir. Il était invisible à leurs yeux parce que l’esprit ne voulait pas être vu. Ce n’était pas dans sa nature, il aidait, apaisait, puis faisait oublier. Le Faucon allait sans doute être avec l’Inquisiteur dans une mission prochaine, alors le jeune homme n’allait pas la faire oublier leur rencontre avant. Mais cette situation semblait troubler le héraut plus que Cole n’aurait pu l’imaginer. Son ton avait changé alors qu’elle lui demandait ce qu’il était, et à vrai dire, l’esprit n’était pas sûr de pouvoir répondre correctement à la question.

Les yeux de Cole se baissèrent sur la carte déroulée. « Je suis Cole. » mais cela ne suffirait pas à répondre à ses interrogations puisque cela faisait ressortir une peur. Une immense peur. « Je ne suis pas un démon… Je veux aider. » Il releva ses yeux vers la jeune femme et joua avec ses doigts parce qu’il ne savait pas vraiment quoi faire. Peut-être que, considérant le passé du Faucon, c’était une mauvaise idée de l’approcher. Les démons demandaient toujours quelque chose en échange, ils tuaient pour exister, et Cole avait décidé d’aider.

Les paroles des autres à son propos alourdissait le poids de son existence souvent, en insistant qu’il était un démon, alors que Cole faisait tout pour ne pas en être. Solas et Varric le considéraient tous les deux comme une chose foncièrement bonne, éloigné du label de démon que beaucoup de personnes semblaient vouloir lui attribuer. Oui, l’esprit avait fait du mal, mais maintenant il s’efforçait de vivre pour remplir le but de son existence. Il n’avait jamais possédé personne et il existait sous forme humaine, comme le vrai Cole, mais sans pouvoir.

Il était difficile de condenser toutes ces pensées en mots, aussi Cole garda ses mains sur la carte. « Je peux le retrouver. Mais je peux disparaître aussi. Si c’est trop dur, je peux faire oublier. » L’esprit ferma les yeux et fit en sorte de focaliser ses pensées sur Carver, le petit Faucon. Ses pensées le guidèrent vers l’Appel et les Gardes des Ombres, leur chemin. Sa musique un peu rebelle mais plus sage au fil des années, toujours dans l’ombre de sa grande sœur mais travaillant pour se faire un nom.

Cole pointa du doigt l’endroit de la carte. Weisshaupt. Il n’avait pas de marqueur pour écrire l’endroit sur la carte, alors il se pencha juste un peu en avant sur la table pour y lire l’inscription. « Weisshaupt. Il est là-bas. » La suite dirait si Cole allait partir en effaçant la mémoire du faucon, tout en lui faisant garder à l’esprit que son petit frère était là-bas, ou bien la laisser avec toute sa mémoire, et discuter un peu avant de se retrouver plus tard sur le champ de bataille. Cole ne serait pas triste dans tous les cas, il aurait accompli sa mission et permis au faucon de trouver sa prochaine destination. Il aidait.
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