Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Mar 26 Sep - 0:58
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à TevinterFt. Elian'Ha Lullaby

L'horizon nous attend


Une page se tournait. Le même silence envahissait cet espace depuis une éternité, tantôt entrecoupé par des soupirs discrets, des soupirs lourds. Mes soupirs. Le souffle d’une colère désormais lasse – sa flamme commençait à perdre en intensité –, cependant transparente mais malgré tout bien présente. Changerait-elle de couleur, au fil des pages que je tournais ? Tantôt de la fureur, tantôt du dégoût, tantôt de la frustration, de l’incompréhension impulsive. Oui, c’était fort probable. Et cette sombre palette peignait mes insomnies depuis plusieurs nuits, la touche largement visible, les dessins grotesques, et ainsi tout se déformait dans mon esprit.

Une autre page se tournait. A vrai dire, j’étais également nerveux, extrêmement nerveux. Ou inquiet. Qu’avait prévu de faire mon père, finalement ? Avait-il abandonné l’idée ? Attendait-il simplement le bon moment pour me changer en poupée muette ? Toutes ces questions s’ajoutaient à cette confuse composition, qui en ternissait davantage les couleurs pour n’en faire ressortir qu’une seule : le rouge. Ecarlate, carmin. Ruisselant le long de mon corps rongé de toute part par ces mauvais songes qui me hantaient constamment. Fasta vass, je ne voulais plus y penser…

On frappa gentiment à la porte de ma chambre dans laquelle je restais cloîtré depuis plusieurs jours, sans même daigner pointer le bout de mon nez en dehors. Je savais qui j’y croiserais avec grande chance, et je n’avais pas envie de voir ce traître, ce monstre. J’étais reclus ici, dans l’espoir de me préserver littéralement du sort terrible qui m’attendait au-delà de cette simple porte en bois. Je ne répondis même pas, le regard lourd posé sur la poignée tout de même richement décorée. Mais une voix douce et familière me parvint.

Messerah, c’est Pulvis. Je vous apporte votre repas.

Le Cognitio se referma dans un claquement sec, tandis que je me pinçais l’arête du nez en ravalant mon millième soupir de l’heure. Je toussai quelque peu histoire de rendre à ma voix une once de consistance, puis me levai lentement du fauteuil dans lequel je siégeais. Le ton restait empreint de colère et de fatigue, un drôle de mélange quand l’on y pensait.

Je n’ai pas faim Pulvis. Merci.

Messerah, j’insiste. Laissez-moi entrer.

Mon sourcil s’arqua d’étonnement. Il y avait une espèce de témérité dans le ton de sa voix qui me surprit, oui. D’ordinaire, soit il repassait, soit il se contentait de laisser l’assiette devant la porte – et la plupart du temps, elle y restait. Curieux de voir ce qui m’y attendait, je pris soudainement peur : et s’il était accompagné ? Si oui, de qui. Peut-être même que mon père se trouvait derrière cette porte. Je croisai les bras, soudainement angoissé, l’esprit une fois de plus brouillé de tâches d’une peinture qui partait difficilement. Constatant mon silence quelque peu étrange, Pulvis frappa à nouveau à la porte.

Messerah, tout va bien ?

…Bon. Entre, Pulvis.

Quitte à en avoir le cœur net, autant le laisser venir. Je poussai nonchalamment du pied une bouteille vide encore trop visible sur le sol dans l’espoir de la dissimuler davantage. Là, je soufflai un bon coup dans le but de retrouver un semblant de calme, de clarté. Puis la porte s’ouvrit lentement sur un jeune elfe d’à peu près mon âge, les cheveux châtains toujours autant ébouriffés, le regard confus et inquiet, et le sourire léger. Il tenait un plateau en bois avec un bol posé dessus, contenant de la soupe. Il le posa sur mon bureau, puis partit … davantage ouvrir la porte. Mon sang se glaça l’espace d’un instant. Pour rien.

Une autre servante me faisait face, la mine aussi triste que celle de Pulvis qui referma donc la porte derrière eux. Je soufflai longuement par le nez pour calmer mon cœur qui se retourna complètement dans ma poitrine. J’avais bien cru que mon heure était arrivée. Ils étaient toujours les mêmes à venir me voir pour prendre de mes nouvelles, discuter un peu, me forcer à manger aussi. J’étais téméraire, mais par moments le fait de manger toujours moins me rendait malade, alors… Des fois oui, je me forçais volontairement.

Bonsoir, Nubes. Je … ne m’attendais pas à te voir, excuse ma surprise.

J’avais cru comprendre que ma présence vous affola, Messerah. Comment vous portez-vous ?

Je leur adressai un regard qui équivalait à tous les mots de la terre pour définir le réel état dans lequel j’étais : fatigué, exténué, furieux, inquiet, nerveux, tourmenté aussi… Tant de mots, face à un seul regard, et celui-ci triomphait largement. Pulvis et Nubes se rapprochèrent de moi sur le même pas lent, ne portant même plus attention au plat qu’ils devaient normalement me forcer à avaler. Quelque chose était en train de se produire, mais je ne saurais dire quoi précisément. La tête légèrement inclinée vers le bol de soupe, complètement distrait subitement, je répondis sur un air qui trahissait complètement le sens que je voulais donner à ces paroles.

Je me porte comme un charme.

Pulvis me regarda sur un air ébranlé, toujours plus inquiet. C’était à lui que j’avais demandé de faire diversion pour voir ce que manigançait mon père depuis plusieurs jours, donc lui savait parfaitement ce qui me tourmentait. Pour ce qui était de Nubes, je ne saurais dire. A vrai dire, je m’en fichais. Je ne voulais pas le savoir, je ne le voulais plus. Le silence revint dans la pièce, comme si personne ne s’y trouvait. Les quatre yeux posés sur ma personne, ils m’observaient en silence, avant que Pulvis ne s’approche de moi pour m’enlacer avec une force qui me surprit chez lui. Ou alors c’était moi qui n’en avais plus. Cela me ramena quelque peu sur terre. Il… Il sanglotait. Sans un mot, sans un bruit, il sanglotait contre mon épaule. Je ne pouvais que fermer les yeux et davantage resserrer l’étreinte, dans l’espoir d’y apporter quelconque chaleur, quelconque présence.

Messerah… Arrêtez voir de jouer les orgueilleux.

Pulvis, je t’assure que je … vais bien.

Même à mes oreilles cette mélodie me paraissait dissonante et atonale. Le servant se retira quelque peu, me fixant avec un brin de colère dans le coin de l’œil. Et il avait sans doute raison de le faire. Mais comme toujours, son visage s’attendrit, les larmes disparurent aussitôt. Puis il prit un air très sérieux, les mains s’agrippant à mes épaules dans l’optique de rester encore aussi près de moi.

J’ai quelque chose de très important à vous dire, Messerah.

Il marqua une très brève pause, puis me lâcha et se rapprocha de la porte, le pas sûr. Mes sourcils se froncèrent cette fois-ci, confus au milieu de son manège.

Faites vos affaires Messerah. Ce soir, vous partez.

Mes yeux s’arrondirent de surprise. Je me figeais l’espace d’un instant. Ce mélange de confusion et d’étonnement se heurtèrent à la détermination de Pulvis qui restait appuyé contre la porte à me regarder. Mes yeux se plissèrent lentement, avant de se poser sur Nubes qui m’adressait alors un sourire.

Quoi, vous n’allez pas rester emprisonné ici plus longtemps ! Nous voyons tous dans quel état cette situation vous laisse, et c’en devient cruellement insoutenable…

Tu réalises ce qui t’attend si père l’apprend et sait que ça vient de toi ? Je n’ai pas envie que tu prennes autant de risque pour moi.

Dorian, pensez un peu à vous en une période si sombre. Tout va bien aller pour moi.

Ce changement de formalité me déstabilisa quelque peu malgré tout. Ce n’était pas la première fois qu’il m’appelait par mon prénom, mais cela se faisait de plus en plus rare au fil des jours. Il fallait dire que l’on se voyait de moins en moins, aussi. Et là, il se rapprocha de moi, le pas toujours aussi assuré. Mon regard désormais plus ferme se posait sur lui. Je ne pouvais pas le laisser prendre plus de risque que ce que j’avais déjà osé lui demander il y a quelques jours. Et s’il allait mourir pour ça ? Ou alors « simplement » être torturé on ne savait où ? Rien que d’y penser… Je soupirai. Il avait cependant raison : si je restais ici, Andrasté savait encore quel destin m’attendait. Ce qu’allait faire mon père. Ce que j’allais devenir. Trop de questions qui m’ancraient dans une angoissante réalité. Je traversai la pièce pour fouiller dans mes affaires et pour ne prendre que trois choses essentielles avec moi : mon Cognitio, ma cape noire à capuche, et mon sceptre. Là, j’étais effectivement prêt.

Tu as intérêt, Pulvis. Sinon, je ne te le pardonnerai jamais.

Celui-ci me regarda avec tendresse, puis me demanda de ne pas sortir encore : il voulait s’assurer que plus personne ne traînait trop dans les couloirs de la demeure, et cela prendrait sans doute un petit temps déjà. Là, mon regard se posa sur la soupe encore relativement chaude.

Vous devriez manger un minimum, Messerah.

Je n’eus besoin de sa recommandation pour une fois : je m’assis à mon bureau et en mangeai la moindre. Je savais qu’il me faudrait davantage de consistance pour ce type de labeur. Quand Pulvis revint pour nous faire signe de venir, j’avais mangé la moitié de la soupe. J’étais debout, face à Nubes qui me regardait déjà avec une certaine nostalgie. Cela faisait un bon moment déjà qu’elle ne m’avait pas vu, et je repartais à nouveau, elle qui gardait un œil sur moi étant petit a contrario de ma sympathique mère. Donc oui, elle me vit grandir, m’épanouir sans doute aussi. Et je m’apprêtai à les quitter une fois de plus. Mon regard se posa sur ces quatre murs, sur tous mes livres, mes feuilles griffonnées, déchirées, repliées en boule et jetées dans un autre coin de la pièce.

Nous franchîmes le pas de la porte à pas de loup.

Tout était trempé d’obscurité, de temps en temps parsemés de point lumineux qui dansaient avec l’air calme de la nuit. Pulvis ouvrait la marche, tandis que Nubes la refermait derrière moi. Tous trois étions tendus, j’en étais certain. Si nous étions pris, c’était la fin. Discrètement, nous nous faufilâmes derrière une porte en bois et descendîmes des escaliers en colimaçon. Je nous aidai de ma magie pour y voir plus clair, car aucune torche n’y était allumée. La descente fut lente, tendue, silencieuse. Personne n’osait dire mot. Ces escaliers menaient aux cuisines du rez-de-chaussée. Une petite porte à l’arrière de la pièce – accessible évidemment que par les elfes – menaient droit sur d’autres couloirs, plus étroits, qui ne servaient qu’à faire entrer ou sortir les elfes dans le besoin. Une espèce de porte de derrière, grosso modo. Dans la cuisine, personne ne parlait non plus, mais personne ne semblait surpris de me voir là. Mon regard se posa sur chacun d’entre eux, et tous me répondirent d’un jovial ou mélancolique hochement de tête. Nubes referma la porte derrière moi, ce qui m’empêcha de complètement déchiffrer ce regard ému qu’ils me lançaient tous dans cette salle.

Nous y sommes presque, Messerah.

Mon attention se porta sur Pulvis qui pointait du doigt une autre porte. Ma respiration se fit plus forte. D’ordinaire, il y avait des gardes dans ce coin de la demeure, tout de même. Ou au moins de quoi les surveiller. La porte s’ouvrit sur une dernière salle, petite mais étonnamment remplie. Un garde était effectivement là. Il me salua avec fermeté, comme tout garde en service. … Mais que se passait-il, ici ? Un œil interrogateur se posa sur Pulvis, qui se tourna finalement vers moi pour tristement me sourire. Je craignais le pire, désormais. Les adieux devraient sans doute se faire avant cette ultime porte.

Vous n’aurez qu’à passer cette porte, Messerah. A l’extérieur, quelqu’un vous attendra pour vous faire quitter Qarinus.

Quelqu’un ?

Mes sourcils se froncèrent à nouveau, perplexe. Ils avaient tout organisé entre eux, donc. Je ne savais comment le prendre, comment réagir. Ils avaient organisé tout ça pour moi, quand même. Pulvis s’approcha de moi à nouveau et n’attendit pas pour m’enlacer. Au constat de la force qu’il y mettait, ce câlin voulait beaucoup dire. Il tremblait à nouveau, la tête calée contre mon épaule.

Avec les autres esclaves, nous avons réunis nos fonds pour payer ses services. On a réussi à trouver un garde qui tairait le sujet, et c’est pourquoi il est ici à garder la porte. Messerah… Dorian… Soyez prudent, d’accord ? Nous penserons tous fortement à vous. Prenez soin de votre personne, hein.

Je n’eus le temps de tout assimiler. Ils … Tout ça pour moi. Pour ma liberté. Là, enfin, je me sentis m’émouvoir d’un tel geste. Je resserrai subitement l’étreinte. Pulvis … Décidément … Je … Je ne savais vraiment pas quoi dire. Je restais bouche-bée, une fois reculé, à le fixer avec une incroyable surprise. Clairement, je ne m’y attendis absolument pas. J’étais confus face à eux, muet aussi. Vraiment, ils étaient adorables. Je ne pourrais jamais leur revaloir autant. Malgré tout, un mot parvint à franchir timidement mes lèvres, les yeux reluisants, souriant pour une fois.

Je… Merci… Merci énormément. Et prenez soin de vous.

Il était venu le temps pour moi de partir de là. De quitter cette terrible maison. De partir loin de celui qui voulait de moi un être parfait que je n’étais pas. Loin d’un homme en qui j’avais confiance avant une telle tentative de punition. D’un pas lent, essuyant ces larmes brûlantes qui rongeaient mes joues, je m’approchai de la porte. Après les avoir tous regardés une dernière fois, je rabattis ma capuche sur mon visage avant d’ouvrir.

Me voilà hors d’ici.

Tandis que je refermais la porte derrière moi, en bas des derniers escaliers qui restaient, j’aperçus une silhouette. Droite, inébranlable. Ce devait être cette personne. Je descendis les escaliers en regardant prudemment autour de moi. Effectivement, entre ici et la sortie de la cité, il restait un bon bout, et sans doute que nous croiserions quelques patrouilles nocturnes qui arpentaient encore les rues et ruelles à cette heure-ci. Allez, un peu de courage et de nerfs, le plus gros avait déjà été franchi. Et me voilà à sa hauteur. Une grande capuche cachait également son visage, mais de ce que je pus voir, c’était une femme un peu plus petite que moi. Cela me suffirait comme information, à vrai dire.

Bonsoir. J’imagine que nous n’avons guère de temps à perdre en mille et une discussions, alors allons-y.


Dorian Pavus Theme song
Fiche
Missives
#2B3D63


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Posté Mer 4 Oct - 16:26


L'Horizon nous attend
Dorian & Elian'Ha

Les missions se faisaient rare en ce moment. Du moins celle où il fallait tuer. Aller savoir pourquoi. Peut-être à cause de ce mage qui avait fait explosé la Chantrie un an plus tôt ? Ils devaient être tellement plus occupé. Cela se comprenait néanmoins. L’apostat avait fait un sacré bordel. Elian’Ha souffla. Si elle trouvait ce fauteurs de trouble, elle lui dirait deux-trois mots ! Elle tournait comme un lion en cage en n’ayant rien à faire. Sortant de sa chambre, elle salua les corbeaux présents avant d’aller dans la salle de mission, regardant ce qu’elle pouvait prendre comme demande. Il n’y avait malheureusement rien qui pourrait l’intéressé. C’est alors que son regard alla sur une petite annonce. Elle la prit et la lut, avant de sourire : aider un mage à fuir ? Cela pouvait être intéressant. Elle n’avait jamais fait de mission de ce style, donc pourquoi pas ? Cela la changerait ?

《 — Oh oh ? Voyez-vous ça ? La Reine Sanglante va prendre une petite mission de fuite ? Allons Eli’ ~ tu sais très bien que tu n’es pas fait pour cela.

L’homme qui venait de s’approcher avait dit cela en passant son bras autour des épaules de la jeune demoiselles aux cheveux jusqu’aux milieu du dos et détachés. Quand sa voix se tut, ses mains descendirent sur le fessier de la rousse qui l’arrêta et l’envoya au sol en bloquant sa gorge avec un air assassin. Il attendit que celui-ci tape sur le sol, signe de défaite, pour le lâcher et se relever en se rhabillant convenablement.

《 — Occupe-toi de tes affaires Will. Pour la peine je la prends !  

Elle déchira d’un geste rapide la demande et l’emporta avec elle dans sa chambre avant de la poser sur le bureau. Bon. Comment pouvait-elle s’y prendre ? Il n’y avait pas grand-chose niveau préparation : un moyen de transport et une façon de transporter le dit mage. Cependant il lui manquait des informations. Ainsi, elle donna rendez-vous à un des serviteurs pour parler avec lui et avoir toutes les données qu’il lui fallait. Tout cela réunit, elle prépara tout pour le grand soir où elle prévint les serviteurs avant d’aller se placer là où elle devait attendre.

Une cape sur ses épaules et la capuche placé sur la tête, elle attendait contre un arbre. Elle avait aussi une écharpe devant son nez cachant ainsi le bas de son visage, se fondant dans le décor de ténèbres, la nuit ayant fait place à la nuit. Il était difficile de savoir de loin ce qu’elle était, mais de près, la cape près du corps, il était pas bien difficile de savoir que c’était une femme. Une courbe efféminé et fine, des jambes élégantes et des bras sveltes avec des mains aux ongles longs. Ses cheveux était dans sa cape, empêchant ainsi les mèches de sortir et de gêner sa vue.  Le temps était long. Puis, il arriva. S’avançant pour se mettre face à lui, elle s’agenouilla en retirant sa capuche et son écharpe, pour lever son regard gris vers la cible de sa mission.

《 — Je me nomme Elian’Ha et je serai celle qui vous protégerais Sir Pavus.

Elle se releva et lui sourit doucement, avant de lui tendre une cape et de se diriger vers deux chevaux postés un peu plus loin. Elle monta sur un blanc immaculé, laissant le sombre à Dorian. Il était plus robuste et plus rapide s’il se faisait attraper. Les détachant de l’arbre, Elian’Ha monta aisément et élégamment dessus, avant de regarder Dorian. Avant de partir, elle devait mettre une chose au point. Chose qui n’était pas discutable.

《 — Par contre Sir Pavus. Si on est pourchassé. Vous partez. Je m’en occuperai et vous rejoindrais. Cependant je ne veux pas que vous interveniez. N’essayer pas de jouer la carte de je suis sous vos ordre ou autre. C’est vos servants qui m’ont appelés, c’est à eux que j’obéis. Je suis chargé de votre sécurité. 

Elle fit un signe de tête, avant de se mettre en route au galop avec le mage, quittant rapidement le lieu de leur méfaits. Il n’y avait pas mieux que la nuit pour fuir car on était plus difficilement repérable et elle comptait la dessus pour fuir.



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Posté Mer 4 Oct - 20:39
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L'horizon nous attend


La jeune mercenaire – ou que savais-je – retira sa capuche après une brève courbette de politesse, et plongea son regard sans couleur dans le mien morne. Ils avaient quelque chose de captivant, une espèce d’étincelle que l’on ne voyait que trop peu de fois dans sa vie. Je hochai de la tête pour la saluer, les mains désormais glissées dans mon dos.

Je me nomme Elian’Ha et je serai celle qui vous protégerais Sir Pavus.

Eh bien, enchanté. Et merci.

Je tentai de me forcer un peu à ne pas trop me montrer si désagréable, même si l’humeur était loin d’y contribuer. En tout cas, pas la peine de se présenter, elle devait déjà savoir qui j’étais. Cela nous ferait gagner du temps. Et puis elle me sourit. Il semblait si naturel, cela me surprit de la part de quelqu’un dont le travail était très certainement de traquer les gens et – ou – de les tuer. Curieux. Soupirant discrètement par le nez, je lui répondis d’un léger rictus de travers : à vrai dire, je ne pouvais faire mieux.

Enfin, elle me tendit une cape. Celle-ci semblait plus chaude que celle que je portais de par sa matière. Un sourcil s’arqua malgré moi, mais j’acceptai quand même son présent – si l’on pouvait l’appeler ainsi – et me dépêchai de la glisser sur mes épaules avant de la rejoindre un bout plus loin. Deux chevaux nous y attendaient. Effectivement, ils seraient vivement conseillés pour filer plus vite que simplement à pieds. En revanche, il nous faudrait nous dépêcher suffisamment pour éviter les divers gardes qui parsemaient la cité. Tandis que je la vis s’approcher du blanc, j’en fis tout autant avec le sombre destrier qui semblait m’être destiné. Grand, solide, cela devrait aller. Elian’Ha me tendit sa bride, que je saisis tout en la remerciant distraitement avant de monter sur la monture. De par ma stature sociale, c’était loin d’être ma première montée à cheval, donc tout devrait normalement bien se passer. Tandis que j’attrapai la bride à une main, la posture droite, la tête haute, mon regard se posa sur ma complice : elle semblait avoir quelque chose à ajouter.

Par contre Sir Pavus. Si on est pourchassé. Vous partez. Je m’en occuperai et vous rejoindrais. Cependant je ne veux pas que vous interveniez. N’essayer pas de jouer la carte de je suis sous vos ordre ou autre. C’est vos servants qui m’ont appelés, c’est à eux que j’obéis. Je suis chargé de votre sécurité.

Je me contentai de la dévisager de tout mon sérieux, puis me résolus à hocher de la tête en signe de compréhension. Qu’y avait-il à ajouter ? Elle faisait son boulot, et je voulais partir d’ici : autant s’accorder sur le même diapason.

Je suppose que ce seront plutôt les circonstances qui nous le dirons, mais pourquoi pas.

Sa priorité restait cela, après tout. Je détestais par-dessus tout trop compter sur autrui, et ce fut ce qui me sorti de mon aise dans cette affaire. Ne rien faire et la regarder faire ? Je n’étais pas non plus un fainéant Magister. Je savais me défendre, au pire. La grande question cependant restait : comment fuir Quarinus efficacement ? J’imaginais qu’elle y avait déjà pensé, mais ce serait tout de même bon à savoir. Et puis très certainement que les gardes qui arpentaient les rues nous pourchasseraient.

Enfin bon, nous ferions mieux de nous dépêcher au lieu de nous casser la tête à trop réfléchir. Elian’Ha, nous partons.

A ces mots qui sonnèrent un peu trop « Ici c’est moi qui commande », je donnai un coup de talons au cheval, qui d’abord se redressa sur les pattes arrière en hennissant à la lune bien visible – ce qui me laissa le temps de me couvrir le visage avec ma capuche –, puis s’élança au galop à travers les rues de Quarinus. Il fallait faire vite, ou nous étions mal barrés. Pas le temps pour un dernier regard en arrière : de toute manière, je n’y avais même pas pensé. Les sabots claquaient contre les pavés ; les rues semblaient pour le moment désertes. Curieux, j’aurais juré que ..

Sans vraiment le voir, je pus malgré tout entrapercevoir deux gardes devant nous, qui soudainement tentèrent de nous barrer la route. Chose normale pour deux raisons : nous étions en train de galoper à cheval dans une cité, et sans doute que mon père avait mandé d’avance à toute la ville de me surveiller. Sans vraiment m’en soucier, j’adressai d’abord un regard à Elian’Ha légèrement derrière moi, avant de davantage me pencher et, avec mon destrier, de sauter avec majesté par-dessus eux deux, qui eurent – heureusement pour eux – le réflexe de baisser la tête. Je sentis pourtant qu’un des deux se ramassa un sabot, au bruit que cela fit. Et j’eus le malheur de rire à pleine voix, épris soudainement d’une étrange adrénaline. Prodiguée par la course, par ce vent gelé par la nuit qui frôlait mon visage, par le simple fait que dans pas longtemps j’étais hors d’ici. Et malheureusement pour moi, j’étais bien plus connu dans cette ville que je le pensais.

Mais c’est… !

Oui ! Relève-toi abruti, c’est Pavus !!

Et oui, c’était moi. J’étais à cheval, en pleine nuit dans une ville qui me répugnait désormais, et sans doute que les problèmes allaient commencer maintenant. Par chance sans doute, ces deux gardes étaient Soporati : cela se constata au moment où l’un d’eux dégaina son épée comme si c’était sa seule manière de pouvoir nous arrêter, de pouvoir m’arrêter. Mais cela me faisait drôle : je continuai de rire aux éclats, comme jamais auparavant. Cela m’avait manqué sans doute d’avoir cette flamme qui vous rongeait joyeusement les poumons. Oui, je crois que pour la première fois depuis des mois, je me sentais bien, je me sentais vivant. Alors autant ne pas l’éteindre à cause de bêtes erreurs.

Et puis je constatai l’espèce de barrière humaine qui me séparait encore de ce pourquoi nous étions là. Cette fois-ci, sans doute que des mages nous ferait face. Ah, je m’en voudrais d’en blesser la plupart avec tout ça, mais…

Dorian Pavus, arrêtez-vous !!

Une bonne plupart des sceptres se pointèrent vers moi. Surprenant, à vrai dire. Je semblais surpris. L’étais-je ? Absolument pas. Mais je ne comptais pas en rester là. Encore souriant, je calmai les ardeurs de mon cheval, avançant lentement vers eux malgré tout, la posture noble et encore souriant. Un œil furtif se glissa du côté d’Elian’Ha, puis de la ruelle qui nous attendait sur la droite.

Vous n’irez pas plus loin, nous entendez-vous ?!

Mais très certainement !

Elle m’avait dit qu’elle me couvrirait. Je n’aimais pas ça, mais au moins j’avais un appui sur lequel stabiliser mes idées. Espérons qu’elle adorait la fantaisie… Presqu’aussitôt, je tournai les brides pour diriger mon cheval sur la droite, pour ensuite m’élancer vers l’autre rue. Elle était plus étroite, mais elle nous garantirait une certaine avancée. Aux quelques gardes qui anticipèrent la chose, je les accueillis chaleureusement, premièrement au sens propre, et deuxièmement avec les sabots de ma monture portés à leur visage. Je n’avais pas le temps de me soucier du reste, il fallait faire une percée ou ça finirait mal. J’espérais que celle qui m’accompagnait dans cette histoire allait bien et qu’elle parviendrait à suivre. Les flammes longèrent les murs, caressant le corps de ces hommes ou de ces femmes qui essayaient de m’empêcher de partir. Les pauvres, ils ne méritaient pas ça. Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas rester ici. Cette rage de réussir m’envahit à son tour, me rendant morne à nouveau, le regard désormais acéré et embrasé. Je ne pouvais pas rester dans un tel endroit, cloîtré à nouveau dans mes livres et mes états d’âme qui ne trouvèrent le salut qu’en cet instant précis. Cet instant où ce sentiment de liberté me transportait bien plus loin que cette monture.

Vous ne m’empêcherez pas de passer, vous m’entendez ?!

J’étais toujours en pleine course. Le feu se répandait dans la rue malgré lui. J’entendais des cris soudainement. Ce devait faire mal, du feu. Mais … Donc. Etais-je désespéré au point d’agir ainsi ? Sans doute, oui. Mais il aurait pu y avoir une autre manière de fuir, et ce, sans brûler la moitié des gens présents. Enfin, il me fallait rester concentré sur ce que je …

Tout se passa rapidement. Mais j’eus le temps de le voir venir, sans pour autant l’anticiper. Et à mon avis, ce n’était pas moi que l’on visait – ça se saurait. Mais soudainement, un choc à l’épaule m’arracha un cri. Le cheval se redressa, mais hurla à son tour avant de tomber avec moi. Ma tête heurta les pavés violemment. Avec la vitesse du cheval, nous eûmes le temps de rouler sur une certaine distance avant de finalement nous arrêter. J’entendis crier, mais surtout que l’on se rapprochait de ma position. Pitié. Ne me dites pas que tout ça allait s’arrêter ici et maintenant – surtout que cela venait à peine de débuter. Bouger. Je devais bouger. Me lever. Ne pas rester là. Prenant appui sur mes avant-bras, je tentai de me redresser, mais cette douleur à l’épaule n’aida absolument pas : je ne pouvais en faire davantage. Portant une main à elle, je m’aperçus qu’une flèche s’y était logée. Super. J’avais réellement besoin de ça. Portant attention à mon destrier, sans doute le principal objectif à l’origine, je m’aperçus qu’il ne remuait déjà plus. Les fusillant du regard, la première chose que j’entrepris de faire fut de retirer la flèche d’un coup sec. Le Soporati qui avait osé me toucher avec ça serait le premier à brûler sans remord. Mais j’étais prêt. Prêt à me défendre, en tout cas : si j’essayais de fuir, je ne pourrais point aller bien loin. Pourtant, la sortie de Quarinus n’était guère si loin que cela. Si près du but, pourtant… ça allait en devenir réellement frustrant. Frustrant, oui.

Messerah Pavus, vous feriez mieux de rentrer chez vous. Peut-être y aurait-il moyen de faire taire la nouvelle auprès de votre père, si vous acceptez ces conditions.

J’étais loin de m’avouer vaincu, et ce fut très certainement ce qu’ils avaient oublié. Il n’y avait guère mille et une façons de procéder : je pus me redresser finalement. Assis par terre, je récupérais petit à petit mes esprits. Il me fallait quelque chose. Quelque chose, n’importe quoi… Une diversion quelconque.

Puis mon regard croisa celui d’Elian’Ha, que je pouvais enfin apercevoir.

Je lui lançai un vague hochement de tête, tandis qu’une main s’enveloppa de rouge, et l’autre de violet. J’étais prêt, et au moment venu, tout se ferait sans trop d’encombre. Je serais évidemment resté impulsivement sans l’écouter pour l’y aider, mais je n’étais pas tant en mesure que cela de pouvoir en faire plus.

Quand le chef du secteur s’effondra à même le sol, je commençai ma petite manœuvre.

Je profitai de la récente confusion, aussi brève fût-elle, pour attraper de ma main gauche mon sceptre, le brandir au ciel, puis l’abattre contre le sol, de façon à premièrement avoir un appui pour me relever complètement, et deuxièmement pour semer la discorde encore plus qu’elle n’était déjà présente. D’autres cris firent surface, mais cette fois-ci, je ne me posais plus une seule question sur mes actes : je laissai ma merci de côté pour penser égoïstement à ma propre peau. De mon autre main, je me créai un périmètre entre les gardes et moi, pour gagner du temps. Le feu prenait bien, trop bien même, mais ce devait être dû à ma somptueuse humeur de l’instant.

Une fois complètement redressé, je me résolus qu’à une seule chose : courir. J’avais de quoi filer, désormais. Elian’Ha m’avait recommandé la fuite dans cette situation, et étant blessé, je ne pourrais en faire davantage – ce qui était frustrant, tout de même. Réellement frustrant. Mais je m’élançai comme je pouvais, ne me retournant plus. Je ne pouvais qu’espérer que la jeune femme s’en sorte, ce qui devait forcément être le cas. Enfin, je me permettais de le penser.

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Posté Mar 31 Oct - 12:58


L'Horizon nous attend
Dorian & Elian'Ha

Elle s’y était attendu à ce genre de réponse. Après tout, la rousse s’était informé par rapport à la cible de sa mission : ses habitudes, son caractère, sa vision des choses. Elle savait comment il pouvait réagir. Ainsi, elle ne fit que lever les yeux au ciel lentement, avant de soupirer et de le suivre, tapant ses pieds sur les flancs du cheval pour le faire partir au même rythme que celui du mage. Elle le fit continuer à cette allure, jusqu’à voir les deux premiers gardes. Premiers, car ils ne seraient pas les derniers. Elle regarda le brun sauter et…rire ? avant de faire de même. Néanmoins, elle fut surprise : il riait. Ils étaient pourchassés et devaient vit sortir de la ville, mais lui venait d’exploser sa joie. Ceci la fit hausser un sourcil, avant de les froncer. Ce n’était ni le lieu, ni le moment pour ce genre de chose bon sang. Elle soupira une nouvelle fois, avant de se stopper en voyant le mur de chair qui se formait devant eux.

Analysant la situation, Elian’Ha descendit de son cheval et lui murmura quelque chose avant de partir dans une autre direction, le cheval partant dans la direction opposé. Elle se dirigea vers les personnes se trouvant dans le mur, se faufilant entre et empoisonna une partie, tout en tuant une autre partie. Ils étaient trop nombreux, du coup la jeune femme ne put pas tous les tuer et elle se fit même blessé, mais l’important c’était de réduire le nombre. Puis ce dernier fut encore plus réduit quand le pyromane en brûla une bonne partie, non sans laisser la rousse et certains de ses cheveux intact. Cette dernière fit un bond en arrière en grimaçant, avant de décider de passer par un autre chemin. Dieu qu’il allait l’entendre !

Ainsi, elle le perdit de vue pendant un moment, avant de le revoir au sol avec une flèche dans l’épaule. Génial ! Décidément. Un enfant. C’était un enfant. Purement et simplement. Grommelant dans sa barbe, elle fit un signe de tête au Tévintide pour lui dire qu’elle s’en occupait. Se dirigeant discrètement vers l’archer, elle le fit tomber pour laisser le brun s’en occuper. C’était bien évidemment, sans compter sur d’autres gardes qui, en entendant tous ce brouhaha, venait par ici. Bon. Pavus était blessé, son cheval l’attendait plus loin et du coup elle était seule. Génial… Vraiment.

Soupirant, l’elfe regarda la situation. Bon, ils n’avaient pas remarquer qu’elle était avec lui. Une bonne chose. Elle se blessa donc intentionnellement, avant d’aller vers eux, captant leurs attention sur elle. Ajoutant un peu de ses charmes, ils furent vite conquit et se désintéressèrent du brun pour se focaliser sur la rousse. Elle attendit un moment, avant de les tuer, puis de s’enfuir pour rejoindre Pavus, le regard désormais sombre. Elle s’arrêta devant lui et le prit par le col après s’être assuré qu’il n’y avait personne. Elle le regarda dans les yeux, pointant son doigt vers la ville dont une petite partie était en feu.

《 — Vous voyez ce que vous avez fait ?! Si vous m’aviez écouter on aurait pu éviter cela ! A tout brûler sans vous soucier de ce qui vous entoure J’AI failli y passer ! Des civils qui n’avaient rien demandés ont failli y passer !

Elle le lâcha et siffla, son cheval arrivant au trot. Elle soupira, posant ses mains sur ses hanches en secouant la tête. Ses cheveux déjà défait et la gênant, elle décida de défaire sa coiffure, sa cascade couleur feu descendant sur ses épaules. Elle passa une main sur son visage en réfléchissant comment faire. Ils étaient en lieu sûr pour le moment, mais toujours dans la ville, du coup ils risquaient fortement d’être retrouvé.

《 — Vous n’avez plus de cheval par la même occasion…. On va monter ensemble du coup…. Et JE tiendrais les rennes.  

Enervé ? Elle ? Juste un peu, en même temps, elle avait failli mourir brûler par l’homme qu’elle devait aider et en plus celui-ci n’en faisait qu’à sa tête. Décidément, la suite promettait.





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Posté Jeu 2 Nov - 17:45
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L'horizon nous attend


Je me risquai à regarder derrière moi, constatant ce calme trop présent. Les gardes ne me suivaient plus ? Apparemment. A bout de souffle, je m’arrêtai au beau milieu de ma course et bifurquai légèrement pour bien rester au bord de la rue que je traversais. La sortie n’était plus très loin. C’était tant mieux. A chaque pas que je faisais, une espèce d’anxiété montait toujours plus, je ne savais tellement pourquoi. Sans doute parce que je quittais enfin ce trou à rats. Moi et …

…Elian’Ha ?

C’était vrai que j’avais complètement perdu sa trace depuis sa diversion. Je m’arrêtai enfin et envisageai de me tourner, histoire de voir quand elle arriverait. Et si elle ne s’en était pas sortie ? Par Andrasté, j’espérais que non. Mais il était vrai qu’avec pareil carnage dans la ville, c’était envisageable. …Mais non, elle était entraînée sans doute, elle s’en sortirait. Quoique… ?

Ah non. La voilà, au loin. Elle s’avançait vers moi, mais semblait … blessée ?! Kaffas, elle aurait intérêt à s’en soucier avant la prochaine éclipse !

Ah, vous êtes là ! J’ai eu peur que –

Elle m’empoigna par le col, un regard furieux posé sur moi. Ah. Forcément, j’avais fait une boulette. A force, il n’y avait pas besoin de se poser mille et une réflexions, j’étais un accoutumé à ce type de tendance. Puis elle me montra l’état de la rue derrière nous désormais, et à en voir la petite flammèche qui virevoltait, un léger sourire s’afficha sur mon visage, à la fois d’amusement et de satisfaction.

Vous voyez ce que vous avez fait ?! Si vous m’aviez écouter on aurait pu éviter cela ! A tout brûler sans vous soucier de ce qui vous entoure J’AI failli y passer ! Des civils qui n’avaient rien demandés ont failli y passer !

A-ah..

Effectivement, dit comme ça, la vision de la chose changeait pas mal. Pas vraiment en fait, je m’étais déjà fait la réflexion sur le sujet. Mais se justifier en expliquant mon égoïsme de l’instant n’arrangerait franchement pas les choses. Sa manière de me le dire eut un impact sur ma personne. Légèrement déstabilisé dans mes habituels appuis arrogants et sûrs de moi, je ne pouvais que porter un regard désolé vers la rue sans dessus-dessous. Mais par chance, mon dernier pilier était encore bien solide.

On voit qui a passé ces derniers mois enfermé en attendant les pires scénarios.. Bon, que fait-on dans ce cas, puisque quand je prends des initiatives c’est de toute façon une mauvaise idée ?

Moi, vexé ? Légèrement. Sans plus. J’avais de légères affinités avec les reproches, à vrai dire. Même justifiées, c’était pénible, il fallait croire. Elian’Ha appela son cheval en sifflant, monture qui accourut aussitôt vers nous.

Vous n’avez plus de cheval par la même occasion…. On va monter ensemble du coup…. Et JE tiendrais les rennes.

Ah oui, le cheval .. Les salauds. Pauvre monture, quand même. Je soupirai légèrement en y repensant, puis hochai de la tête en ayant croisé les bras sur ma poitrine.

C’est votre cheval et non le mien, je suppose que c’est normal. Allez-y d’abord, je monterai derrière vous.

Je devais tellement paraître pour un enfant immature dans cette histoire, entre mes décisions prises à la va-vite et ma soudaine euphorie quant à ce nouveau souffle que je pouvais prendre, cette fois-ci hors de chez moi. La tension qui me serrait les tripes depuis maintenant une bonne semaine venait de subitement retomber, il y avait de quoi se sentir bien et confiant.. peut-être un peu trop confiant.

J’attendis donc qu’elle monta sur le cheval, avant de m’y placer à mon tour, droit derrière elle, faisant bien attention à mon assise et à ne pas trop me coller à elle. Puis je glissai mes mains autour de sa taille pour l’enlacer à cette hauteur, au moins j’étais certain d’être stable. Pour éviter de me prendre sa chevelure rouquine en plein visage dans notre course, je m’arrangeai d’abord pour les prendre, légèrement les enrouler et les placer sur son épaule, puis je me remis comme avant, les lèvres proches de son oreille en espérant la titiller – j’avais mes propres moyens de petites vengeances quand on osait me vexer.

Allons-y, la sortie n’est plus bien l—

La soudaine avancée du destrier, ainsi que sa vitesse, m’empêchèrent de finir ma phrase. J’eus plutôt le réflexe de resserrer l’étreinte de sa taille pour éviter de tomber. Je commençais à croire que mon comportement l’avait réellement agacée. Mais je n’étais pas le genre d’homme qui se perdait en demandes de pardon.

J’ai comme la soudaine impression que vous êtes fâchée contre moi, je me trompe ?

Mon regard se posa sur ce qui nous attendait au loin, puis sur l’arrière où je perçus des cris. Deux-trois gardes étaient encore debout, nous courant après – ou pas exactement. L’un d’eux, un archer, préparait une flèche. Je tapotai l’épaule d’Elian’Ha pour attirer son attention, mais il fallait croire que je ne recevrai de réponse tout de suite. J’espérai sincèrement qu’elle daignerait m’écouter, pour une fois.

Elian’Ha ?

Mais à croire ce qu’il y avait devant, elle avait autre chose à penser : un autre détachement de gardes nous faisait face, cette fois-ci bien mieux loti. La plupart bandait des flèches contre nous. Autant avant, c’était plus simple à esquiver car les Soporati n’avait rien qui frappait à distance, autant maintenant, c’était une autre paire de manches. Je haussai les épaules, avant de me tourner vers l’arrière tout en saisissant mon sceptre.

D’accord, je m’en charge.

Elle allait très certainement vouloir ma mort, mais cette fois-ci j’avais en tout cas intérêt à couvrir nos arrières au sens littéral. J’envoyai donc une petite boule de feu dans la direction des gardes, tout en préparant au cas où un bouclier si jamais la flèche fut lancée avant que ma magie ne les atteigne. Après un petit temps, je compris que non : je repris donc ma position initiale en me retournant. Sur le côté cependant, j’aperçus des mages. Ils préparaient une magie jaunâtre que je connaissais bien, à cette époque où soit je filai contre vents et marées, soit je n’en faisais pas une de bonne. J’aurais bien gaspillé ma salive pour prévenir Elian’Ha du sort d’immobilisation dans notre angle mort, droit dans une ruelle dans laquelle on n’allait pas plus s’attardé que cela, mais le sort était déjà lancé, et ce, plusieurs fois.

Attention !!

Je ne pus que prendre la jeune mercenaire d’une quelconque manière et sauter du cheval, la gardant contre moi pendant la chute. Nous roulâmes un peu, au point que j’eus fini ma course allongé sur la rouquine. Je papillonnai des yeux avant de me redresser. Apparemment, nous n’eûmes rien. Je lui adressai donc un grand sourire tandis que je me relevai, lui tendant une main pour l’aider à se relever. Je pris le temps de regarder autour de nous : nous pourrions emprunter le réseau de ruelles pour se détourner de tout ça, mais cette fois-ci, nous étions à pieds pour de bon. Il me suffisait de voir le cheval paralysé pour me le confirmer.

Par là ! On devrait pouvoir premièrement se cacher et deuxièmement filer en dou… Ah.

Chouette. Le sort précédemment jeté m’avait quand même touché au bras. Toujours cette sensation d’immobilité, comme s’il s’était changé en pierre. C’en était désagréable, par Andrasté. Heureusement que ce n’est que mon bras, ce sort aurait pu la toucher si je ne l’avais pas protégée dans notre chute. Enfin, il faudrait faire avec : je m’élançai tout de même vers la ruelle, alors que j’entendais les gardes affluer vers où nous étions originellement. L’obscurité, toujours plus présente, nous serait d’une très grande aide.

Une fois un semblant de calme retrouvé, pour le moment cachés dans cette fameuse ruelle, nous pûmes enfin souffler – mais avec discrétion, ils fouillaient les alentours. Cela me laissait également le temps de prendre de ses nouvelles, en parlant à voix-basse.

J’espère que tu as pensé à regarder tes blessures après tout ça, tu es toute cabossée.

Quitte à devoir passer encore un certain temps ensemble, autant laisser de côté les courtoisies. Proche de la fin de la ruelle, qui débouchait sur une rue bien plus importante, j’observai les alentours. A mon avis, la porte principale serait bloquée : j’espérai cruellement qu’une porte de derrière existait, je n’avais pas l’intention de brûler tout Quarinus. Personne. C’était le moment pour traverser. Je fis signe à Elian’Ha de me suivre, puis traversai d’un pas léger et rapide la rue pour en gagner une autre bien plus sombre. Je m’arrêtai, regardant derrière moi Elian’Ha sérieusement.

Dorénavant, tu couvres mes arrières, d’accord, mais je couvre les tiens également : sinon, nous n’irons pas bien loin.

Je lui adressai un sourire cordial droit après. Je savais plus ou moins où nous étions, et il semblerait que là, nous ne risquerions pas grand-chose : une mise au point sur les choses devait se faire.

Que suggères-tu de faire, maintenant ? Passer par la sortie principale doit vraiment être risqué maintenant, surtout s’ils ont des mages pouvant nous immobiliser.


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Posté Dim 10 Déc - 16:44


L'Horizon nous attend
Dorian & Elian'Ha

Elian'Ha avait une mission a effectuer et ce... Cet homme faisait tous pour l'en empêcher. Etait-il masochiste au point de vouloir retourner là-bas ? Elle ne pensait pas, mais quand même ! Par Andrasté est-ce qu'il avait ne serait-ce qu'un peu de bon sens à la fin ?! Oui elle était énervée et elle ne risquait pas de ne plus l'être de si tôt! C'est ainsi que pour simple réponse, elle fit un grognement en regardant devant elle. Elle grogna de nouveau quand un autres groupes d'enquiquineur s'approchaient face à elle. Bon sang, il ne pouvait pas la laisser un peu tranquille à la fin ? Elle avait déjà eu des missions compliqué, mais celle-là, elle l'aurait limite qualifié de suicide.

elle ne préta pas attention à ce que pouvait faire Dorian, après tout à quoi bon? Il n'en ferait encore qu'à sa tête si elle lui disait quoi que ce soit. Elle se concentra sur le groupe de devant qu'elle empoisonna avec une bombe avant de prendre un chemin différent. Cependant ce chemin les mena également vers un autre groupe. Ils étaient combien dans cette foutue ville ?! Elle grogna de nouveau, avant de se retrouver plaquer au sol par Dorian. Elle voulut l'engueuler une nouvelle fois avant de s'arrêter net avant, venant de comprendre la raison de son geste, lui faisant sortir une simple exclamation de surprise. Elle regarda les alentours avant de suivre Dorian entre les ruelles.

Quand il s'arrêtèrent, elle soupira en regardant ses blessures: elle avait des égratignures et plusieurs coupures, mais rien de bien important. Elle regarda ensuite le brun qui lui fit une remarque qu'elle balaya d'un simple revers de main. Ce qu'elle avait ? Elle s'en moquait. Ce n'était pas les premières et ça ne serait pas les dernières. Alors bon, pas de quoi faire tout un fromage là-dessus. La rousse l'écouta par la suite parler et elle acquiesça malgré tout. Ce n'était pas le moment de faire son ours mal léché et elle avait pas d'autre idée, donc autant continuer comme cela.

L'elfe réfléchit quant à ce qu'il devait faire. Oui, la porte principale n'était pas une bonne idée et pourtant, c'était tellement évident qu'il n'allait pas passer par là qu'elle devait quand même tenter, mais avant, ils devaient faire quelque chose. Elle regarda le brun et afficha un grand sourire. Elle avait une idée.

《 — Vous pourrez pester après, mais pour le moment, laissez vous faire! Fermez les yeux

Elle prit plusieurs "outils" en souriant avant de commencer son travail: elle maquilla le mage. Elle lui appliqua une poudre pour blanchir sa peau, elle coiffa -sans couper- autrement la moustache de ce dernier, ainsi que ses cheveux et lui mit un peu de crayon marrons en dessous des yeux pour agrandir son regard. Elle s'éloigna et sourit. Bien, ainsi, il ne serait pas reconnu. Elle lui demanda de garder les yeux fermer avant de se changer aussi. Elle se banda la poitrine, la comprimant au maximum et mis des vêtements plus masculin, avant de souffler et de se couper les cheveux.

Elle rangea le tout et se maquilla de façon à faire plus homme, avant de se racler la gorge. Elle se tourna vers le brun et lui tapota les yeux en lui indiquant qu'il pouvait ouvrir les yeux. Elle avait fait en sorte qu'il soit méconnaissable. Cependant, ils avaient peu de temps. Le maquillage ne tiendrait pas longtemps. Ainsi, elle prit son compagnon par le poignet et elle se dirigea vers l'entrée, son coeur battant dans la poitrine.

《 — Taisez-vous surtout et laissez-moi faire! Sinon je vous tue sur place! Vous m'avez demander quoi faire, j'ai fait!

Elle arriva rapidement à la porte d'entrée et elle salua les gardes. Après un bref contrôle, ces derniers ne voyant pas que c'était les deux jeunes gens recherchés, ils les laissèrent passer. Elian'Ha continua sa route tranquillement donc, gardant Dorian par le poignet et elle attendit qu'ils soient plus loin pour le lacher et souffler. Elle passa ses mains sous son haut et retira le bandage, poussant une exclamation de joie et de délivrance.

《 — Voilà on est sortit maintenant et assez loin... 

Elle sourit, lui donnant de quoi se démaquiller, avant de regarder ses cheveux désormais court avec un peu de tristesse. Elle avait fait un carré rapide, donc ils étaient pas court, court, mais quand même, elle aimait vraiment ses cheveux...



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Posté Dim 14 Jan - 15:02
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à TevinterFt. Elian'Ha Lullaby

L'horizon nous attend


Je n’avais pas vraiment pressenti que quelque chose de dramatique, de terrible allait se produire, et ce, même avec le grand sourire que m’adressa soudainement Elian’Ha. Il me fallut un certain temps, mais finalement le danger pouvait se renifler. Je fronçai mes sourcils, attendant son explication soudainement avec un pique de nervosité.

Je n’aime pas ce sourire.

Vous pourrez pester après, mais pour le moment, laissez vous faire! Fermez les yeux.

Attends, tu vas me faire quoi ?!

Après une légère réflexion et un soupir plus profond que les plus lointains tunnels des tréfonds, je me résignai à fermer les yeux. On n’avait pas trop de moyens et les solutions ne pleuvaient pas, alors si elle avait une idée… Malgré tout curieux de voir ce qui m’arriverait, j’entrouvris un œil pour observer, mais j’oubliai rapidement l’idée quand elle tapota sa poudre sur mon visage. Je grimaçai, le nez me piquait affreusement, puis je grognai quand je sentis un peigne à l’endroit le plus précieux de mon si beau visage. Comment pouvait-on oser toucher à ma moustache ?! Je ne voulais même pas voir quel désastre de la mode je portais, mais mine de rien, cela allait me sauver la vie. Une faute de goût. Une faute de goût allait me sauver la vie. Si un jour je pensais que je vivrais ce genre d’instants…

Mon regard foudroyant, mon sourcil arqué a contrario de l’autre, ma légère moue de la bouche et mes bras croisés durent en dire long sur ce qu’elle avait osé me faire. Mais bien rapidement, elle me demanda de les refermer, probablement pour qu’elle puisse également mutiler la mode sur sa personne. J’attendis en silence jusqu’à ce qu’elle me frappe légèrement à la hauteur des yeux. Quand ceux-ci se reposèrent sur elle, ils s’agrandirent légèrement de surprise : elle avait les cheveux courts, s’étant donné physiquement un air plus masculin. Je ravalai ma surprise avant de remettre tout de même ma capuche sur la tête et de regarder hors de la ruelle.

Si un jour nous aurons le temps, je t’apprendrai obligatoirement quelques règles fondamentales de la mode, pour la survie du –

Elle m’attrapa le poignet, et ce simple geste m’empêcha de terminer ma phrase. Sur un pas relativement pressé nous quittâmes notre petit refuge pour l’entrée – enfin, la sortie.

Taisez-vous surtout et laissez-moi faire! Sinon je vous tue sur place! Vous m'avez demander quoi faire, j'ai fait!

Ça va, ça va ..! De toute façon, c’est trop tard, le crime a déjà été commis.

Soudainement, le cœur accéléra sa cadence dans ma poitrine, mon souffle se faisait plus court. Je sentis qu’Elian’Ha était également tendue par la pression que ses doigts exerçaient sur mon poignet. Alors, par un petit tour de geste, je parvins à lui attraper la main ; nous aurions tous deux besoin de force pour passer. En silence, j’entremêlai mes doigts avec les siens, pour mieux resserrer sa paume contre la mienne. Je tentai de réguler ma respiration, de garder mon calme… Nous en aurions besoin pour être le plus crédible possible. Dans ma tête d’un seul coup, j’avais cruellement l’impression que cela ne passerait jamais. C’était bien trop beau, quelque chose allait nous arriver, ce n’était pas possible.

Nous croisâmes deux gardes.

Je serrai les dents en même temps que mon emprise sur sa main. Conserver son silence. Le simple timbre de ma voix me grillerait. Je les saluai en silence, d’un hochement de tête ; ils ne firent pas tant cas de nous. Je soufflai du nez discrètement, tandis que je me détendis. Mais notre périple était loin d’être fini, et nous arrivions devant la porte. La fameuse porte. Ma nervosité me brûlait le corps de l’intérieur au point de vraiment commencer à faire mal, et à peu près toutes les pensées me traversèrent l’esprit au fil de nos pas calculés pour ne pas paraître louches. Je sentais que quelque chose allait nous arriver, ce n’était pas possible. Ça ne pouvait pas être aussi simple. Et pourtant …

Elian’Ha salua les gardes qui nous bloquaient encore la route. Mon regard volontairement sombre – quoique – était posé sur l’un d’eux, qui me fixait également. Finalement, je hochai lentement de la tête. Et ils nous laissèrent passer. Moi qui retenais mon souffle depuis un léger temps, je soufflai encore une fois du nez. Nous venions de quitter Qarinus. Nous venions de franchir la sortie comme si de rien n’était, alors que j’étais prisonnier de cet endroit depuis des mois. Cela me fait drôle, cette simplicité me faisait drôle. Honnêtement, je n’avais pas l’impression que c’était la fin.

Nous étions donc hors de la ville. Je n’arrivais pas à me convaincre que c’était le cas. Nous étions un bout plus loin, nous pouvions observer Qarinus, et pour être franc, mes yeux n’arrivaient pas à s’en décoller. Perdu, lointain.

Voilà on est sortit maintenant et assez loin...

Oui ..

Une si grande pression sur mes épaules, sur ma conscience, venait de s’envoler. J’avais envie de rire aux éclats, de fondre en larmes, de hurler, tout un tas de choses contradictoires qui, ensemble, avaient relativement du sens par rapport à tout ça. Je pouvais enfin respirer, souffler, arrêter de sans cesse craindre le pire dans cette demeure qui m’avait vu grandir et qui désormais me semblait n’être qu’une prison, au nom de la bienséance.

Puis, Elian’Ha s’approcha de moi pour me donner de quoi retirer cette horreur qu’elle avait osé me faire, mais qui pourtant m’avait sauvé la vie. Je n’y pensais même plus, à vrai dire. J’étais complètement ailleurs, le regard perdu sur Qarinus, une main portée à ma bouche pour la dissimuler. Et les larmes qui coulaient traçaient des sillons plus sombres le long de mes joues, je n’avais pas besoin d’un miroir pour le savoir. Des larmes de délivrance, de tranquillité. J’étais sorti de ce calvaire. Lentement, je retirai ma capuche et levai mes yeux maintenant clos vers le ciel. Après une certaine hésitation, je me tournai vers Elian’Ha, et sitôt que j’aperçus son sourire, le mien s’agrandit. Je ne savais vraiment quoi dire. J’attrapai finalement ce qu’elle me tendait pour enlever toute trace de cette poudre et de ces larmes qui avaient cessé de couler. Pour le moment.

Merci .. vraiment.

J’ignorai quel poids je plaçai vraiment sur ce simple merci. Après une légère hésitation, je me rapprochai d’elle et la pris dans mes bras. Je restai un instant en silence, la serrant contre moi bon gré ou malgré elle, je ne savais pas trop. Je la savais en colère contre moi vis-à-vis de mes prises de décisions spontanées. Enfin, on s’en était sorti. On était vivant, et en un seul morceau .. enfin presque.

Je me retirai un peu pour l’observer, mes doigts remontant le long de sa joue pour rencontrer ses cheveux meurtris. Un sourire triste se promenait sur mon visage, alors que je plongeai mon regard dans le sien. La magie s’était estompée quelque peu sur mon bras, mais il me lançait toujours un peu. C’étaient un peu les habituels contre-coups quand on était victime de pareil sortilège.

La prochaine fois que tu envisages de faire pareil sacrifice, dis-le, que je puisse t’en empêcher.

Une pointe d’humour se mêlait à ma déclaration, mais je le pensais réellement. Je soupirai, mon regard sur l’horizon, songeur.

Enfin .. On ne devrait pas rester là. Ils vont très certainement s’apercevoir qu’on a passé entre les gouttes. La question c’est : où aller.

Il était vrai qu’avec tous ces événements, je n’avais pas vraiment d’endroit où aller. Il me fallait quitter l’est, sans pour autant rejoindre les grandes cités, sinon je me ferais attraper. Par conséquent je pouvais déjà faire une croix sur Minrathie, comme sur pleins d’autres endroits d’ailleurs. Où aller... C’était une question qui devait très sérieusement se poser, maintenant. Oserais-je retourner à Asariel, auprès d’Alexius ? Non, clairement pas. Et puis ça finirait mal, comme la dernière fois.

Songeur, j’abandonnai la réflexion pour regarder Elian’Ha.

Bon, on se posera la question plus tard, pour l’heure remettons-nous en route.


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Posté Mar 16 Jan - 10:30


L'Horizon nous attend
Dorian & Elian'Ha

Enfin sortis. Elle ne pensait jamais y arriver. Néanmoins, ils avaient réussi. Ils étaient dehors et le plus dur était derrière eux. Soupirant de soulagement, Elian’Ha regarda Dorian en lui faisant un léger sourire. Le voir pleurer de délivrance lui faisait comme une joie, pourquoi ? Elle ne saurait le dire, mais le voir ainsi prouvait que la mission était réussite. C’était désormais la fin. Elle avait fait ce qu’on lui avait demandé. Haussant un sourcil au remerciement de Dorian, elle rigola légèrement.

《 — Je n’ai fait que mon travail. 

La rousse passa une main dans ses cheveux, s’arrêtant à la pointe de ceux-ci. Son cou n’était pas encore dégagé, mais ses cheveux lui arrivaient à la hauteur des épaules, bien que légèrement plus court. Alors que ceux-ci avaient poussé jusqu’au milieu du dos… Elle soupira et regarda une mèche avant de se tourner vers Dorian qui, comme s’il avait lu dans ses pensées, lui fit la remarque. Elle sourit simplement avant d’hausser les épaules. Elle avait fait ce qu’il y avait à faire pour le bien de cette mission, c’était tout.

《 — La prochaine fois hein ? Il y aura une prochaine fois ? 

Elle sourit, avant de se reprendre. Elle devait s’en tenir à la mission qui n’était pas totalement terminé. Elian’Ha venait de se souvenir de ce que lui avait dit son employeur et elle réfléchit à comment y arriver. Elle savait où c’était, mais à pied, c’était trop loin. Elle regarda les alentours, avant de piquer deux chevaux qu’elle avait vu plus loin. Elle revint et en donna un à Dorian, pour monter ensuite sur le sien.

《 — Je dois vous emmenez quelque part, suivez-moi.

Elle partit ainsi au galop, regardant tout de même si le Tévintide la suivait, avant de regarder la route. Si elle se souvenait bien, il lui avait parlé d’un petit bâtiment dont il pourrait se servir pour commencer un nouveau départ. Celle-ci se trouvait à plusieurs kilomètres de Quarinus et faisait qu’il serait difficile à retrouver. Bien, car c’était ce qu’il fallait.

Ainsi, elle continua de galoper jusqu’à arriver à cette petite maison qui semblait chaleureuse et accueillante. Arrêtant le cheval, elle descendit de ce dernier en indiquant au brun que c’était ici, avant d’entrer dans le bâtiment après avoir pris la clé. La demeure était petite, mais elle suffirait amplement. Elle avait été approvisionnée en nourriture et surtout en vêtement plus ou moins chaud. Se décalant, la rousse laissa le mage entrer.

《 — Vous pourrez rester ici autant que vous voudrez. Vous avez un peu d’argent, des vêtements et de la nourriture. Vu qu’elle est assez difficile d’accès, vous devrez être tranquille. Vous désirez autre chose ? 




PROCHAIN NIV. :
//FLASHBACK// L'horizon nous attend [Pv. Elian'Ha Lullaby] D3ku
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