— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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le retranchement [PV : Mellissandre]

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MessageSujet: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 21:04

Missive 11
Commandant,
Dorian s'est fait voler son "Cognitio" contenant toutes ses recherches sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains, cela peut s'avérer dangereux et si un Venatori tombe sur ce livre alors Corypheus sera en possession d'une arme très puissante contre nous.
Le retranchement



Suite à cette désastreuse rencontre avec le conseil d’état major, le Commandant s’était éclipsé discrètement pour se retrouver seul avec sa conscience au bord de l’implosion. Il était tellement sur les nerfs contre tout le monde que pour lui c’était la seule solution pour ne pas empirer cette situation. De toute manière Dorian avait bien mérité de se prendre un coup de sa part, cela avait rendu service à tous les occupants de la salle. Bien que parti en premier, Cullen ne regretta pas son geste.

Il était énervé et faisait son possible pour ne croiser personne sur son chemin, empruntant non pas le grand Hall, mais les escaliers qui bifurquaient en direction de la cuisine. Il traversa une salle, se dépêchant tout de même, puis arrivé enfin sur les lieux surprit les cuisiniers par son état. Oui, il avait oublié le filon de sang qui coulait le long de son front jusqu’au nez. A première vue cela pouvait surprendre de voir le Commandant avec une telle blessure au visage et il comprenait leurs questionnements. Il ne ferait pas long, si bien qu’il se permit lui-même de demander de quoi se soigner aux commis présents dans les lieux.

« - Si vous avez de l’eau et un torchon, cela m’évitera de vous salir vos cuisines. »

Ce qu’il semblait froid et contrarié. Mais bien que voulant être discret, il n’avait pas besoin d’autre chose par ici. Ensuite il irait s’isoler sans faire d’histoires. Mais en attendant cela ne servait à rien de crier sur des personnes qui n’avaient rien fais, c’était pour cela qu’il avait une voix tremblante et irritée.

Une des commis s’exécuta, abandonnant sa tâche sur demande du Commandant et ne souhaitant pas recevoir ses foudres, ressentant bien qu’il était contrarié. Après tout il arrivait pendant qu’ils préparaient le repas pour la soirée, mais heureusement pas pendant leur travail intensif.

Ressentant alors le sang le gêner, il passa rapidement sa main pour empêcher le fluide de couler d’avantage. Le cuisinier était de Tevinter lui aussi, mais évita de faire une remarque sur le sujet tant ce peuple commençait à le rendre fou. Il ne put s’empêcher de l’observer cela dit. Quand la jeune fille revint lui donner une serviette et une cruche remplie d’eau.

« - Navrée messire, tous nos baquets sont utilisés pour le repas de ce soir. »
« - Cela suffira, merci beaucoup. »


Il se saisi du matériel lui échangeant un doux sourire malgré la situation, et quitta immédiatement les lieux empruntant les escaliers extérieurs. Heureusement pour lui le soir tomba et à l’extérieur il faisait son possible pour dissimuler sa blessure. Il prit soin d’esquiver toutes les personnes qu’il pouvait croiser, se rendant alors aux armureries pour espérer être seul.

Bien entendu entre temps le sang avait coulé, ne prenant pas le risque de se montrer avec un torchon au visage devant tout le monde. Mais cela ne l’importait peu, visiblement il était seul ce soir-là. Il referma la porte, et appuya son dos contre comme pour empêcher qu’une personne ne puisse entrer. Puis il se laissa glisser contre la porte, se retrouvant assis par terre, la respiration saccadée et les mains tremblantes.

Ça y était, il était enfin seul. C’était étrange. Il venait de se cacher de tout le monde en se rendant ici, comme s’il fuyait une quelconque menace, alors que pas du tout. Il voulait juste profiter de sa solitude, un instant au calme. D’ailleurs, il avait évité de se rendre dans son bureau, persuadé que c’était le premier endroit où les autres pensaient le trouver. Comment profiter de sa tranquillité dans ce cas… ?

Le voilà maintenant assis au sol, le regard vise à essayer de se remémorer les événements qui venaient de s’écouler il y avait de cela que peu de temps encore. Pourtant cela lui paraissait être une éternité. Serrant la cruche dans ses mains, il se souvint qu’il était blessé quand il vit une goutte de sang tomber dessus : il était tellement en colère et bouleversé qu’il ne ressentait absolument rien.

Il se releva, reniflant un bon coup pour retenir le sang qui coulait également depuis ses narines. Il ne se rendait pas compte avec quel agressivité il avait envoyé son coup de tête sur le nécromancien et encore moins des blessures qu’il s’était affligé. Mais cela n’était absolument rien. Il se leva et monta aux niveaux supérieurs, se cachant sur les Mezzanines pour ne pas être débusqué tout de suite si quelqu’un avait l’audace de venir ici.

Il s’assit alors sous la toiture et mouilla légèrement le torchon avec l’eau qu’il possédait pour effacer toute trace de sang qu’il avait étalé sur le visage, puis garda ce dernier appuyé contre son nez en attendant que cela arrête de couler.

Il resta un long moment ainsi, le dos appuyé contre la paroi, la tête relevée espérant arrêter les saignements. Il avait été fort, presque trop fort contre Dorian mais il n’était pas le seul à blâmer.

Mellissandre. Cette garce.

Il se demandait comment il avait réussi à avoir une bonne estime d’elle. Mais il se trompait, en fin de compte. Elle ne cherchait que le pouvoir et la sympathie des dirigeants. Si cullen était une simple recrue elle ne l’aurait pas traité de la même manière, cela il en était certain. Mais le simple fait de la voir glousser auprès de l’inquisiteur le rendait dingue. Cette vision droit en face de lui et Dorian qui lui cherchait des noises, finalement il se dit qu’il avait craqué très rapidement. Il était fatigué du trajet, fatigué de ses blessures et de cette tourmente psychologique du démon. En fin de compte il ne s’agissait que d’accumulation de choses.

Mais cela n’était pas une raison pour se foutre de lui.

Finalement avoir une cruche remplie d’eau près de lui était très pratique car non seulement sa colère le rendait dingue au point d’avoir subitement très chaud, mais il avait étrangement soif.

Il se rendit compte que le sang ne coulait presque plus, du moins bien moins qu’auparavant. Il n’avait pas estompé toutes les traces sur son visage mais peu importait le plus important c’était qu’il ne saignait plus. Il posa le torchon plein de sang à côté de lui, ne s’en servant que pour essuyer les traces ainsi laissées.

La tête appuyée contre les barrières, il pouvait aisément savoir si quelqu’un entrait, car seul le bruit se portait très vite dans le bâtiment à défaut de ne pas pouvoir observer plus clairement. A le voir ainsi il semblait au bord du gouffre, mais il avait seulement besoin de calme.

Il en profita pour boire un coup, non seulement cela pouvait étancher un minimum sa soiffe, mais également passer ce mal de crâne horrible qu’il s’était infligé. Par Andrasté, Dorian avait la tête autant dure que lui.

Il ne tarda pas à se rendre compte qu’il avait toujours la gorge sèche malgré tout ce qu’il buvait. Mais lui-même savait où était le problème, il refusait juste de l’admettre pour ne pas retomber dans ses anciens penchants. Mais le lyrium lui jouait des tours quand il n’avait vraiment pas envie.

Il continua de se défouler dans son esprit, la dernière chose qu’il manquait vraiment avant qu’il ne s’enrage pour de bon était que quelqu’un vienne ici et lui parle. Mais perché où il était il allait être tranquille un moment..

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 21:24

Soupirant, Mellissandre posa la plume dans l’encrier ne sachant pas quoi écrire. Elle aurait dû être aux anges après avoir vu Dorian se faire frapper si violemment mais elle se sentait amer depuis que Cullen lui avait jeté un regard atrocement froid et courroucé. Elle avait beau essayé de ne pas y prêter attention elle s’était laissée obsédée par son comportement. Par le Créateur qu’avait-elle fait pour mériter tant de colère ? Juste quand ils commençaient à bien s’entendre ! Et puis, elle s’était tenue tranquille pendant tout le conseil pourtant... Et ce malgré les mesquineries de Dorian ! Vraiment, il était allé trop loin avec ces insanités. C'était tellement vulgaire, mesquin et gratuit.

Ses doigts se serrèrent davantage sur la plume menaçant de la casser et elle soupira encore en la reposant. Il fallait quel se détende, qu'elle pense à autre chose, mais irrémédiablement ses pensées revenaient sur le conseil. Ce livre, Mireï, les venatori, Dorian... Cullen...

Elle avait bien vu que ses minauderies envers l’Inquisiteur l’avait agacé – cela ne devait plaire à personne qu’elle se rapproche ainsi de Ragnar – mais au point d’être si fâché contre elle ? Inconsciemment son esprit dériva vers la journée de la veille, rejouant avec force de détail leur petite discussion sur le banc et elle se mordit la lèvre. Des fois c’était difficile de faire la part des choses entre son pragmatisme glacé et son romantisme exacerbé. Elle ne voulait pas admettre que les deux étaient liés mais les sarcasmes de Dorian dansaient quand même dans son esprit.

Un sourire doux, un regard profond, des gestes plein de tendresse et de gentillesses, avait-elle manqué des signes ou n’étaient ils que des expressions de la personnalité du Commandant ? Après tout, toutes les pintades énamourée du Fort ne l’était pas pour rien, il avait bien dû distribuer quelques timides attentions sans le réaliser avec ce sourire gêné et rougissant si irrésistible.

Elle ne savait pas ce qui était le pire. Que ses pensées reviennent sans cesse vers Cullen ou qu’elle se soit parfaitement figurée le caractère irrésistible de son expression. Massant ses tempes Mellissandre décida qu’il était temps d’arrêter les frais. Si elle s’inquiétait tant de savoir s’il était bel et bien fâché contre elle, elle n’avait qu’à le lui demander directement avec une explication en prime.

Déterminée, elle se leva brusquement de sa chaise mais elle interrompit son geste en voyant les savons qu’elle avait soigneusement mis de côté. Cullen n’aimerait probablement pas qu’elle tente d’acheter son pardon, mais elle avait prévu ce petit cadeau bien avant. Et puis c’était tout à fait insignifiant… cela ne pouvait pas vraiment faire de mal d’arriver les mains pleines… si ?

Il faisait déjà sombre mais rien qu’à l’odeur elle tria assez rapidement les différents parfums, emballant dans un tissu unicolore un à l’orange, un autre au bois de santal, un autre au vétiver – senteurs indéniablement virils – et un à la cardamome et à la menthe poivrée qui avait une senteur indéniablement agréable qui se mariait définitivement bien avec l’orange. Le fait qu’elle soit un tantinet aphrodisiaque était purement fortuit.

Déterminée, Mellissandre sortie donc de sa chambre en prenant soin de bien la verrouiller et se dirigea d’un pas vif jusqu’au bureau du Commandant. Ce n'était pas une bonne idée de le côtoyer si ouvertement après les accusations de Dorian mais elle commençait à être las de ce jeu. Pour une fois qu'elle était loin de Tevinter, ne pouvait-elle pas être un peu spontanée ? Loin de ses parents, entourée de personnes agressives, elle avait besoin d'une compagnie aimable.

Toutefois, elle n’était pas la seule à avoir eu cette idée et un ou deux hommes faisaient déjà le pied de grue devant la porte en attendant son retour.

« Le Commandant n’est pas dans ses quartiers? », demanda-t-elle avec nonchalance en tenant stupidement son cadeau entre ses doigts. Personne ne sembla le remarquer à cause de l’obscurité et ils se contentèrent de répondre à la négative.

« Non, il n’est pas revenu depuis la réunion d’état major. Une servante dit qu’elle l’a aperçu dans les cuisines et qu’il saignait, il est peut-être à l’infirmerie », tenta-t-il d’une voix aimable et posé. Avec toutes les péripéties qui lui arrivait elle en oubliait presque que l’Inquisition était quand même composée majoritairement de gens biens.

Le remerciant, Mellissandre s’inclina donc et fit demi-tour jusqu’à l’infirmerie mais personne n’avait aperçu le Commandant de près ou de loin. Un peu perdu et ayant toujours l’air stupide avec son tissu qui sentait bon l’orange, Mellissandre réfléchit quelques secondes avant de visiter l’écurie. Le Commandait aimé les chevaux après tout… C’était bien tenté mais encore une fois il n’y avait personne et les maîtres d’écurie ne l’avait pas vu depuis qu’il était venu cherché le Commandant.

Grognant face à cette subite disparition, Mellissandre erra un peu dans les jardins pour laisser l’air frais calmer son agacement grandissant. C’était plutôt puéril de sa part mais s’il ne voulait pas qu’on le trouve elle avait bien peu de chance d’y parvenir. Le fort était immense, il ne manquait pas de cachettes potentielles ou trouver un peu de solitude. Les cryptes, les réserves, les baraquements, les bains… Si ça se trouve il était juste parti se prélasser dans l’eau chaude et elle s’échinait à le chercher pour rien. Tant pis, ses recherches attendraient demain…

Retournant dans la cours supérieur, Mellissandre louvoya entre les mannequins d’entraînements, elle passait devant l’armurerie quand elle fut hélée par deux soldats qui rangeaient encore le matériel dans l’obscure clarté des étoiles.

« Oh dame Mellissandre, vous allez bien ? »

Décidément, elle ne croisait que des gens polis aujourd’hui. Est-ce que les ragots s’étaient finalement essoufflés par lassitude ou bien elle était juste chanceuse ? Ah moins que le Créateur n'ait eu pitié après toutes les offenses lancées par Dorian...

Un sourire courtois aux lèvres, Mellissandre s’inclina légèrement, ignorant totalement que Cullen pouvait probablement l'entendre vu que l'armurerie n'était pas franchement un lieu très bien isolé.

« Je vais bien, je vous remercie », répondit-elle d’une voix légèrement sucrée et avenante. Cela aurait été stupide de sa part de se montrer cassante avec des gens qui étaient enfin aimable avec elle.

Son comparse qui n’avait rien dit jusque là, s’approcha jusqu’à ce retrouver presque nez à nez avec elle pour la dévisager malgré la pénombre. Gênée par cette soudaine proximité Mellissandre recula d’un pas. Surtout que clairement ce n’était pas que ses yeux qu’il voulait voir mais elle avait l’habitude d’être reluquée.

« Ah, la fameuse Mellissandre! Vous êtes encore plus belle que ce qu’on m’avait dit ! », complimenta le deuxième homme sous le sourire complaisant de son partenaire qui lui donna un coup de coude pour le charrier face à ce compliment inopiné.

Elle n’aimait pas son air légèrement libidineux soigneusement caché derrière un rictus de façade. En outre, elle était complètement insensible à ce genre de creuse flagornerie qu’elle avait entendu mille fois… Néanmoins, elle sourit par diplomatie.

« Vous exagérez », protesta-t-elle dans la plus parfaite fausse modestie sans se départir de sa voix agréablement mielleuse.

« Est-ce que cela vous direz de venir à la taverne avec un nous prendre un verre ou deux ? »
, proposa le premier homme toujours aussi courtois et Mellissandre resta songeuse quelques instants. Peut-être que ça pouvait lui changer les idées… Mais d’un autre côté avait-elle envie de supporter le chahut de lieu…

« Non merci, c’est très gentil mais j’ai à faire, une autre fois peut-être », prétexta-t-elle pour amorcer son départ tout en restant agréable et polie.

« A faire ? Vraiment, je me demande bien ce qu’une si jolie jeune femme fait seule dehors à cette heure-ci ~ », renchérit son second interlocuteur au grand déplaisir de Mellissandre qui n’aimait pas ce genre de remarques pleines de sous-entendus. D’un autre côté c’était prévisible vu la réputation de femme facile dont elle avait été affublée.

« Navrée mais c'est personnel », répondit-elle d’une voix toujours aimable mais beaucoup plus ferme après avoir hésité à être honnête. Si elle clamait chercher le Commandant à cette heure tardive de la soirée elle était bonne pour avoir de nouvelles rumeurs pour au moins un mois. Déjà que malgré leurs discrétion leur petite escapade n’était pas passée inaperçue.

« Vous êtes sûr on peut vous accompagner si vous voulez, ce n’est pas très prudent de se balader le soir », insista-t-il en se rapprochant, essayant sans doute de se donner un air protecteur et viril alors qu’il paraissait au contraire envahissant et menaçant.

Mellissandre recula encore d’un pas, de plus en plus agacé par son insistance et sa familiarité. Elle ne se souciait guère de passer pour une femme fragile et sans défense mais elle n’aimait pas non plus qu’on s’improvise ainsi garde du corps. Surtout qu'à ce degré d'insistance cela en devenait presque dérangeant.

« Allons, allons, que pourrait-il m’arriver au sein de l’Inquisition ? », tenta-t-elle en se rendant aussi compte de la naïveté de sa remarque. C’était stupide, surtout après l’attaque de Mara et du baron sur Dorian. Si la plupart des gens étaient de bonnes volontés il y avait toujours quelques personnes malhonnêtes venus profiter de la situation.

« On sait jamais, on est un peu loin de tout et jolie comme vous êtes… ça serait dommage qu’il vous arrive quelque chose non ? », rajouta-t-il avec un sourire en coin qui n’augurait rien de bon et qui rendit tout de suite Mellissandre beaucoup moins sympathique. C’était l’inconvénient d’être entourée d’une aura qui la rendait irrésistiblement attirante certaines personnes contrôlaient mal leurs pulsions. Cela arrivait rarement à Tevinter grâce à son statut et à ses gardes qui gravitaient autour d’elle mais elle avait dû calmer à plusieurs reprises les ardeurs de quelques prétendants un peu trop entreprenant depuis qu’elle était dans le Sud. Bien entendu, elle avait mis ça sur le fait que c’était des barbares et pas du tout sur le contexte.

« Ne vous inquiétez pas pour moi, je sais me défendre », annonça-t-elle sur un ton qui n’avait plus rien de charmant en faisant crépiter quelques éclairs dans le creux de ses doigts en guise d’avertissement. Cette fois elle en avait clairement marre et elle fit mine de s’éclipser son petit spectacle lumineux suffisant généralement en terme d’avertissement.

Son souffle se coupa quand elle se retrouva soudain plaquer contre le mur en bois de l’armurerie, les bras au dessus de la tête, maintenue par les poignets, juste assez bas pour qu’elle ne puisse pas toucher les doigts de son agresseur ni incliner la main afin de lancer des éclairs dans sa direction. La prise était indéniablement parfaite et elle se sentait cruellement vulnérable. Agitant désespérément les doigts elle ne put constater que du fait que la poigne était trop solide pour s’en défaire en se débattant ainsi.

« C’est très impoli de refuser une galante proposition », déclara-t-il d’une voix étonnamment neutre. « Et puis, vous oubliez que les templiers ici sont nettement plus efficace que ceux de Tevinter », s’amusa-t-il oscillant entre la menace avérée et un ton parfaitement débonnaire un peu joueur.

Peu d’humeur à plaisanter – surtout que son cadeau gisaient lamentablement dans l’herbe – Mellissandre lui décocha un regard noir. Elle ne pouvait néanmoins pas le contredire dans la mesure où elle n’avait rien vu venir. A force de croiser des incompétents, elle en aurait presque oublié que les templiers étaient entraînés spécifiquement pour lutter contre les mages. Qu’ils pouvaient perturber le mana et qu’ils savaient très bien comment neutraliser leurs mains source de toute leurs attaques. Il n’avait pas tort sur le fait qu’elle l’avait sous estimé. En fait, elle n’avait même pas deviné que s’en était un vu qu’il ne portait pas son armure.

« Les templiers d’ici sont nettement plus insolents aussi », rétorqua-t-elle finalement en tentant de rester calme, la voix claire un tantinet condescendante. Certes, elle était dans un recoin sombre de la cours près de l’armurerie déserte à cette heure ci, neutralisée et ils étaient deux. En somme elle n’était pas tout à fait en position de faire la moindre provocations mais elle était trop énervée elle n’avait pas bien réfléchis avant.

Cela déplu fortement à son interlocuteur qui claqua la langue de mécontentement tandis que son ami posait une main sur son épaule.

« Je penses que tu devrais la lâcher on va avoir des ennuis »
, déclara-t-il dans une vaine tentative d’apaiser les tensions.

« Tu as vu comment elle nous aguiche et après elle nous ignore avec son air de princesse trop bien pour nous ? Moi je pense plutôt qu’elle mérite une leçon et que personne ne trouvera à y redire... », annonça-t-il d’une voix vibrante de colère, de frustration et de lubricité.

Cette fois les intentions étaient claires et Mellissandre fut un tantinet moins optimiste quand à sa situation. En fait elle se sentait même légèrement paniquée ce qui lui arrivait assez rarement au demeurant, placide comme elle était. Efficace, il rapprocha ses poignets pour pouvoir les tenir d’une seule main, toujours à cet endroit si précis qui l’empêchait de le toucher avec ses éclairs. Elle en aurait bien lancé quelques uns quand même juste pour le spectacle de son et de lumière mais elle sentait que sa magie était altérée par la poigne d’acier qui lier ses poignets.

La situation d'or et déjà malsaine s'empira d'un cran quand la main libre commença à se faire baladeuse légèrement baladeuse, jouant avec l’échancrure de sa robe. A ce moment, légèrement nauséeuse autant qu'énervée, elle songea avec ironie qu'il n’avait pas tort, c’était bien dangereux de se balader seule dans l’obscurité. Par le Créateur, pourquoi elle se coltinait tous les détraqués du Sud ?! Dans une tentative peu glorieuse de s’extirper de la situation, elle prit une grande inspiration pour appeler à l’aide. Pas très épique mais plutôt efficace si on considérait qu’il devait y avoir du monde dans la cours inférieur. Mais encore une fois, son souffle ne passa pas inaperçu et à peine le « à l’… » fut-il sorti de sa gorge qu’une main se posa sur sa bouche étouffant son cri dans un gargouillis déplaisant. Il était vraiment efficace, s’en était presque impressionnant. Enfin au moins avait-il de nouveaux ses deux mains occupés.

Son camarade ayant l’air beaucoup moins enthousiaste, elle lui lança un regard suppliant de demoiselle en détresse. Elle voulait bien jouer les femmes faibles et sans défenses si ça la tirait de ce mauvais pas. Surtout que en l’occurrence ça décrivait assez bien sa situation…

« Non vraiment arrête », murmura-t-il en se tournant vers son camarade « Arrogante ou pas, le Commandant ou Cassandra ne tolérerons jamais ça », argumenta-t-il en connaissant bien le tempérament de leur supérieurs.

« Il fait trop sombre, elle pourra rien dire. Allez quoi, tu as pas envie de te la faire ? »

L’autre hésita, manifestement plutôt convaincu par l’idée mais refréné par de bons principes et la crainte de se faire prendre. Il y a des jours comme ça, où elle regrettait son petit rituel pour se rendre irrésistible.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".


Dernière édition par Mellissandre Alirius le Dim 17 Sep - 21:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 21:26

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Il y avait du bruit non loin de là, Cullen le savait. Il se réveilla doucement, la tête semblant au bord de l’explosion tant il avait une migraine affreuse. Il se rendit compte qu’il s’était endormi contre les barrières. A défaut de vouloir du calme il avait réussi à trouver le repos quelques longues minutes. Il se redressa lentement, faisant craquer son épaule se rendant compte que dormir dans des positions affreuses n’était pas bon pour lui.

Il se redressa, restant appuyé contre le mur et écouta ce qui se passait dehors, les yeux fermés comme s’il décidait de se rendormir. Mais il entendit très distinctivement la voix de deux hommes et celle d’une femme. La discussion, sans s’y attarder, semblait mouvementée, puis il se rendormit, visiblement épuisé.

Quelques instants après, il se réveilla en sursaut quand il entendit la parois de bois raisonner de tout son long suite à un choc. Il fut tellement surprit qu’il laissa s’échapper un léger cri de stupeur avant de se retourner pour percevoir la provenance de ce bruit.

Il se leva et redescendit par les escaliers sans faire de bruit après avoir abandonné son manteau et le reste de ses affaires au sommet de ces locaux. Une fois en bas il ouvrit la porte, sans se préoccuper de ce qui se passait. Il était fou de rage de savoir qu’il avait été réveillé pour des histoires pareilles.

En contournant une partie du bâtiment, il ne freina même pas quand il aperçut qu’il s’agissait de Mellissandre prise en otage par deux templiers. Cullen avait juste envie de cogner et manque de bol son courroux s’abattit sur eux. Le premier le vit arriver et recula de quelques pas en arrière se rendant compte que le Commandant allait leur faire la peau.

« - C-Commandant .. ?! »

Manque de bol pour eux il était d’une sale humeur et cette fois bien décidé à leur faire payer leur comportement indigne. Cullen se saisit en premier de celui qui détenait la jeune femme, en l’attrapant par la nuque assez fort pour le faire lâcher prise, puis l’envoya contre des échafaudages en bois pour lui faire prendre de la distance. Le templier eut à peine le temps de réagir qu’il reçu un coup de poing au visage ce qui l’assomma immédiatement.

A défaut d’avoir eu mal en donnant le coup, cela avait eu le bonheur de défouler le Commandant qui secoua la main pour essayer de faire estomper la douleur. L’autre, remarquant qu’il avait une énorme marque au visage, se mit à trembler. Le Commandant ne semblait pas dans son assiette et effectivement il ne fallait pas le chercher.

« - Et vous c’est quoi votre excuse ? »
« - Oh heu.. je.. rien, Commandant »


Il recula de quelques pas, et se saisit de son ami en l’aidant à se relever et parti sur le champs, laissant alors le Commandant seul avec Mellissandre qu’il regarda d’un œil stricte. Même s’il était terrassé par sa migraine et sa soif, il n’était pas descendu pour exploser la tronche de ses soldats, cela lui arrivait rarement de le faire et là c’était plus sur un coup de tête. Il refusait juste de laisser ce genre de chose arriver dans le fort, c’était inacceptable.

Il se pinça le haut du nez, et oublia qu’il avait ouvert cet endroit plus tôt, ce qui le fit grimacer. Il ne tarda pas de repartir, ignorant la jeune femme au passage. Mais il ne se doutait pas qu’elle le cherchait initialement et quand il se fit interpeler par Mellissandre il se retourna n’ayant pas l’intention de se laisser avoir par ses manipulations à nouveau.

« - Est-ce possible de pouvoir rester tranquille ou c’est trop demandé ?!? »

Il venait de lui hurler dessus et regretta presque de se retrouver avec un contrecoup dût à son mal de crâne. Malgré la douleur il se laissa tomber contre l’échafaudage pour y trouver un quelconque appuis. Si elle tentait de s’approcher de lui il tendrai sa main vers elle pour lui signifier qu’il souhaitait garder une distance entre eux, visiblement tremblant. Il ne pensait pas que sa dispute avec Dorian le prendrait ainsi, il commençait vraiment à se demander s’il ne devenait pas aussi faible qu’il ne l’imaginait.

« - N-ne vous approchez pas… laissez-moi. »

Il était en colère, mais sa douleur ne lui laissait pas le luxe de pouvoir s’énerver d’avantage. Il voulait juste évacuer ce qui le rongeait depuis qu’il avait essayé d’aider cet ingrat de Dorian. Dans cet état il avait de la peine à garder toute sa tête et il préférait s’isoler pour que cela lui passe. Et étant en rogne contre Mellissandre par jalousie envers l’inquisiteur cela n’aidait pas vraiment.

« - * soupir * je n’ai rien à vous dire.. »

Il se redressa et lui tourna le dos, bien décidé à s’en aller cette fois.

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:05

Forcée au silence, Mellissandre continuait donc d’implorer la sympathie du premier homme avec des yeux larmoyants digne d’une actrice orlésienne. Encore que, elle ne jouait pas tant que ça la comédie. Elle se sentait mal mais l’adrénaline l’aidait à conserver un semblant de calme malgré son coeur qui battait douloureusement dans sa poitrine à cause de l’anxiété.

A ce moment précis où tout pouvait basculer, Mellissandre s’attendait à tout sauf à entendre le titre de Cullen. Instantanément rassurée, la jeune femme sentit son coeur s’apaiser certaine qu’elle serait en sécurité désormais. D’ailleurs, son agresseur fut subitement arraché de son poignet et s’écrasa lourdement un peu plus loin contre un échafaud. Estomaquée par la violence dont le Commandant faisait preuve – bien que ce mécréant l’avait amplement mérité – Mellissandre n’eut pas la présence d’esprit de rajouter quelques éclairs quand bien même elle sentait sa magie affluer dans ses doigts.

Son acolyte ayant demandé son reste, terrorisé par la fureur du Commandant, ils se retrouvèrent tous les deux seuls et Mellissandre savoura l’air frais dans ses poumons. Enfin, elle avait l’impression de respirer. Après un tel épisode, elle était toujours habitée par un certain malaise mais la présence de Cullen la rassérénée et c’est donc avec un léger sourire qu’elle s’approcha de lui en se frottant les poignets.

« Merc... », commença-t-elle avant de s’arrêter net parce qu’il lui tournait le dos. Surprise par son attitude, elle songea qu’il ne l’avait juste pas entendu et elle ramassa son cadeau dans l’herbe avant de l’interpeller d’une voix plus forte pour être sûr qu’il ne l’ignore pas.

Il ne l’ignora pas. A la place, elle subit à son tour sa fureur tandis qu’il s’offusquait de ne pas pouvoir rester tranquille. Hébétée, elle resta stupidement figée dans l’herbe en tenant son petit paquet dans les mains, son esprit ayant du mal à interpréter ce qu’il se passait.

Son coup de sang sembla toutefois lui porter préjudice car il vacilla soudainement, se rattrapant à l’échafaudage avec maladresse. Par réflexe, elle se précipita vers lui pour l’aider mais il lui fit signe de ne pas s’approcher avant de verbaliser vivement son souhait comme si elle était une pestiférée.

Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ? Entre ses excès de violence et son état déplorable elle aurait presque pu le croire soul. Toujours incapable de déterminer la marche à suivre, il l’acheva en déclarant qu’il n’avait rien à lui dire et lui tourna le dos, preuve qu’il ne voulait effectivement pas l’approcher ce qui eut le don de profondément la contrarier.

« Bien. », déclara-t-elle en réponse d’une voix cassante et amer qui faisait étrangement échos à ce qu’ils avaient vécu dans la crypte. Encore une fois elle faisait preuve de bonne volonté et il l’envoyait balader comme une malpropre.
Comme la dernière fois, elle tourna à son tour les talons et fit quelques pas pressés avant de s’arrêter subitement.
Les choses avaient changé depuis la dernière fois. Elle était vexée mais au-delà de ça, sa colère s’était teinté de tristesse, de déception et d’amertume. Pourquoi il passait son temps à la rejeter après s’être montré incroyablement tendre ou complice avec elle ?

« Oh et puis zut », tempêta-t-elle pour elle même avant de faire demi tour et de le rejoindre à grande enjambée. Vu comme il allait mal, ce n’était pas comme s’il pouvait la distancer…

Arrivée à sa hauteur, elle posa une main ferme sur son épaule, l’obligeant à se retourner pour lui face. Elle était toujours contrariée, mais surtout déterminée et elle le dévisageait avec audace.

« Vous savez quoi Commandant, je vous emmerde ! Je ne sais pas ce que j’ai fais pour que vous soyez en colère contre moi mais je ne mérite pas que vous me parliez sur ce ton ! », énonça-t-elle d’une voix plus ferme que colérique, un tantinet hautaine aussi. Elle s’en fichait s’il la frappait, il n’était pas le seul à avoir besoin de se défouler. Toute l'impuissance qu'elle avait ressenti vibrait encore dans ses veines.

A le voir de si près, ses doutes s’envolèrent et sa main vola avec délicatesse jusqu’à son front pour vérifier si sa théorie était exact. Encore une fois, il était brûlant, le contraste avec ses propres doigts gelés par la fraîcheur de la nuit était saisissant

« Vous n’avez rien à me dire, fort bien ne dites rien, mais je vous emmène à l’infirmerie que vous soyez d'accord ou pas », le prévient-t-elle d’une voix impérieuse qui ne souffrait aucune réplique. Ce n’était pas une proposition, c’était une affirmation.

S’il voulait bouder qu’il boude, mais qu’il le fasse dans un lit avec un guérisseur à son chevet.

« Je suis peut-être une noble capricieuse, mais moi au moins je suis capable de reconnaître quand j’ai besoin d’aide », le gronda-t-elle ensuite pour titiller son orgueil et le pousser à ne pas garder pour lui ses problèmes. Elle comprenait qu’il ne veuille pas en parler avec elle, après tout, elle n’était rien d’autre qu’une enquiquineuse pour lui, mais il fallait qu’il en parle à quelqu’un d’autre.

« Vous devez vous ménagez Cullen, l’Inquisition a trop besoin de vous pour que vous négligiez votre santé », continua-t-elle à le morigéner en essayant de faire passer son bras par dessus son épaule pour qu’il puisse prendre appui sur elle et marcher jusqu’à l’infirmerie. Heureusement, elle n’était pas loin, s’il coopérait ils y seraient en un rien de temps.

« Et puis, que deviendrais-je sans vous… ? », souffla-t-elle finalement légèrement taquine, malgré un sourire plein de tendresse aux lèvres alors qu’elle s’accordait un instant de reconnaissance. Elle était toujours fâchée de son attitude cavalière mais elle n’oubliait pas qu’il l’avait extirpé d’une fâcheuse situation. Il l’avait sauvé encore une fois, comment ne pas lui être reconnaissant ? Elle n’était pas très croyante mais la coïncidence était si grande qu’elle voulait bien croire que c’était le Créateur qui l’envoyait sur son beau destrier pour la tirer d’affaire.

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:12

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Commandant,
Dorian s'est fait voler son "Cognitio" contenant toutes ses recherches sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains, cela peut s'avérer dangereux et si un Venatori tombe sur ce livre alors Corypheus sera en possession d'une arme très puissante contre nous.
Le retranchement



A peine il eut tourné le dos, et parti en direction de la seconde entrée de l’armurerie que Mellissandre revint en courant, l’interceptant en ne lui laissant pas le temps de lui répondre ou de reprendre la fuite.

« - Vous savez quoi Commandant, je vous emmerde ! »
« - …Hé… ?! »
« - Je ne sais pas ce que j’ai fais pour que vous soyez en colère contre moi mais je ne mérite pas que vous me parliez sur ce ton ! »


La réaction de Mellissandre l’interpela, subitement si étonné qu’il en oublia presque ses douleurs et tourments. Il la regarda hébété, puis se gratta nerveusement le nez.

« - Je vous ai dis que je n’avais rien à vous dire ! »
« - Vous n’avez rien à me dire, fort bien ne dites rien, mais je vous emmène à l’infirmerie que vous soyez d'accord ou pas »
« - Je vais bien par le Créateur ! »
« - Je suis peut-être une noble capricieuse, mais moi au moins je suis capable de reconnaître quand j’ai besoin d’aide »


Mellissandre ne semblait pas Bluffer et allait arriver à ses fins quoi qu’il lui en coutait. Cullen grogna comme un mabari qui refusait d’obéir et tentait de la menacer avec ses yeux perçants. Vraiment, il ne savait pas quoi lui répondre : Est-ce qu’il devait nier le fait qu’il était mal en point ? non, il avait simplement besoin de repos, après une bonne nuit de sommeil cela irait mieux.

« - Ce que vous pouvez ....!! Grrr... Je suis simplement à cran à cause de cette satanée de réunion, ça ira mieux demain. »

Pas besoin d’entrer dans les détails, après tout s’il lui expliquait qu’il avait eu une crise de jalousie envers elle et l’inquisiteur il était grillé et il ne voulait pas se lancer dans des dramas incessants. Déjà qu’avec Dorian ce n’était pas simple à gérer.

« - Vous devez vous ménagez Cullen, l’Inquisition a trop besoin de vous pour que vous négligiez votre santé »

Quitte à s’en rendre malade il continuera de s’investir pour l’inquisition, à vivre pour faire avancer l’inquisition, ce qu’il faisait à l’heure actuelle. Il se demandait comment il arriverait à soutenir ce rythme, mais vu le niveau de vie sociale qu’il avait, cela lui convenait bien. Disons qu’il n’avait pas vraiment en vue de se marier et fonder une famille, malgré ce que certaines pouvaient penser.

Il pensait au comportement exemplaire de Dorian lors de leur petite discussion à la table d’état major. Il en grinçait encore des dents, sa patience avait des limites et le Tévintide prenait un peu trop ses aises.
Il soupira alors que la jeune femme resta près de lui pour le soutenir. Honnêtement pour lui c’était une mauvaise idée car ses soldats allaient encore se faire des idées. Mais il était vrai qu’en voyant les marques qu’il avait il y avait question à se poser.

« - Et puis, que deviendrais-je sans vous… ? »


Il se demanda si elle était sérieuse, elle qui quelques instants plus tôt draguait l’inquisiteur comme une dépravée.

« - Je ne suis pas irremplaçable, mais je ne me fais pas trop de soucis pour vous. »

Il restait indifférent, mais sa phrase soulevait tant de sous-entendus… Il était enragé, mais en même temps tellement déçu de devoir en arriver là à cause d’un coup de tête. Mais si la jeune femme essayait de se mettre l’inquisition dans la poche il était normal qu’elle tente de séduire l’inquisiteur. Mais cette histoire de politique le rendait dingue, il ne cessait de se répéter qu’il ne comprendrait jamais ce monde-là.

Ils ne tardèrent pas à arriver à l’infirmerie. Bien entendu il y avait du monde, comme chaque soir, et le fait que les soldats le voient avec une blessure au visage accompagné de la jeune et belle tevintide soulevait plein de questions au sein du campement.

Observant les alentours, il souffla du nez comme pour essayer de retenir un soupir, mais il n’eut pas réussi à le faire. Une fois proche du campement, il insista pour se déplacer seul voulant en premier lieu limiter les dégâts de ses escapades avec la jeune femme.

« - J-je peux me déplacer seul »

Bras dessus bras dessous avec elle, une situation assez déconcertante, lui qui n’était pas très tactile. Une des infirmières les voyant arriver ne se posa même pas la question de la raison de leur présence.

« - Décidément, c’est votre semaine, Commandant »
« - O…oui. Entre nous j’ai affaire, il faudrait ne pas trop traîner. »


Elle observa les alentours et entre-aperçu des gardes se parler en douce, les yeux rivés sur eux.

« - C’est si compliqué que cela de se faire respecter des forces armées ? »
« - Non, ce n’est pas moi, c’est elle. »


En effet, c’était le fait qu’ils soient vus ensemble qui le rendait nerveux. L’infirmière apporta alors un baquet d’eau posé près de là et lui demanda de s’asseoir. Rapidement, elle se saisi d’un chiffon propre et lui débarrassa des traces de sang et de coulures qui étaient encore présents sur son visage.

« - Vous ne vous êtes pas servi de votre tête correctement. »
« - Je ne vous cache pas mon regret.. à partir d'un certain point. »


Il avait la tête encore sonnée, et ses maux le rendaient fébrile. C’était probablement pour cela que Mellissandre l’avait conduit de force ici. D’ailleurs il avait oublié sa présence quelques instants, tant elle se faisait discrète.

« - Commandant je suis navrée, mais tant que vos blessures ne guérissent pas vous devez rester tranquille. Vous êtes toujours obligé de courir partout dans le fort, ne vous étonnez pas que vous vous sentiez mal. »

La prudence, une bien infime définition pour le pauvre homme surchargé qu’il était. Chaque activité qu’il faisait hormis les passages derrière son bureau, ne demandait que de gros efforts. Et il était si fier de ce qu’il faisait qu’il refuserait de déléguer. Là où était son problème.

« - * soupir * J’en fais trop… ? »
« - Quand vous êtes à cran, oui. »


Elle lui prépara un pansement et le lui appliqua sur la plaie encore ouverte après l’avoir bien désinfecté. L’infirmière regarda Mellissandre puis Cullen, observant que son état inquiétait la tévintide.

« - Vous voulez vous allonger un moment ? Vous avez l’air vraiment sonné »

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:16

De la part de quelqu’un qui avait habituellement un langage si châtié, la vulgarité de ses paroles avait effectivement de quoi choquer. Au moins, cela avait dissuadé le Commandant de se montrer trop agressif, il était beaucoup trop hébété pour ça. Elle même était un peu surprise d’avoir ainsi dérapé de ses bonnes manières pourtant si rigoureusement inculquée mais à la vérité il l’avait vraiment mis hors d’elle. Sa détermination eut raison de ses réticences et bien qu’il tenta quelques veines parades, il finit par obtempérer et elle le fit s’accouder satisfaite.

Sa réaction à sa taquinerie la laissa néanmoins dubitative. Elle sentait comme un infime fond de reproche derrière mais elle était incapable de comprendre de quoi il s’agissait.

« Bien sûr,  j’ai de la ressource et que je peux me débrouiller toute seule », rétorqua-t-elle ne voyant pas du tout où il voulait en venir. « Mais… Il faut quand même bien admettre que vous tombez toujours au bon moment », ajouta-t-elle avec vivacité se sentant obliger de justifier sa remarque. « Vous êtes toujours là quand j’ai besoin de vous », conclu-t-elle sa voix s’étant légèrement radoucit à nouveau. Bien entendu, elle faisait référence à ses multiples sauvetages, mais aussi à ce moment sur le banc. Elle avait besoin de parler avec quelqu’un, d’entendre des paroles réconfortantes, et il avait été là.

Bien entendu, leur arrivé leur fit gagner une série de sourire en coin ce qui agaça profondément Mellissandre. Personne ne se serait posé la question si cela avait été un soldat ou une servante qui l’avait ainsi aidé à marcher.

Laissant le Commandant au bon soin d’une guérisseuse qui semblait plutôt aimable, la jeune mage en profita donc pour foudroyer du regard les commères tandis que Cullen rejetait la faute sur elle.

« Je n’y peux rien si je suis tellement séduisante qu’on vous croit incapable de me résister », plaisanta-t-elle d’une voix exagérément enorgueillie pour bien signifier qu’il s’agissait d’autodérision.

Il était entre les mains d’une infirmière, elle aurait pu partir mais elle ne pouvait pas s’empêcher de jeter un œil au Commandant pour voir s’il allait réellement mieux. A son grand plaisir la guérisseuse lui ordonna à son tour le repos et cette fois, il concéda qu’il se surmenait peut-être un peu. Opinant farouchement pour marquer son accord, Mellissandre croisa les bras en soupirant, ne pouvant pas s’empêcher d’enfoncer le clou : « C’est exactement ce que je viens de lui dire, contente de voir qu’il y en a au moins une de nous deux qu’il écoute », déclara-t-elle avec une certaine lassitude. Elle était peut être un tantinet vexée qu’il se soit laisser convaincre par la guérisseuse et pas par elle, mais d’un autre côté, c’était son domaine d’expertise, ses mots avaient logiquement plus de poids que les siens.

La femme suggéra alors à Cullen de se reposer un peu à l’infirmerie et voyant le Commandant hésiter, Mellissandre trancha.

« Oui, il veut », répondit-elle à sa place avec le même ton impérieux. Elle savait que ses quartiers étaient déjà pris d’assaut et avec tous sa paperasse à porter de main il aurait plus de mal à résister.

Elle s’attendait à d’éventuelles protestations mais au lieu de ça, elle entendit une jeune femme pouffer de rire dans son dos. Surprise elle se retourna pour voir une autre infirmière qui était manifestement en train de se moquer gentiment.

Surprise et contrariée elle l’interrogea du regard et la jeune femme lui fit un sourire désolé.

« Excusez moi… Mais c’est juste que… Enfin vous savez... », commença-t-elle les yeux toujours rieur. Manifestement elle trouvait la situation hilarante et cela agaça la mage qui continua de la dévisager. Qu’elle arrête de glousser ou qu’elle explique ce qu’elle trouvait si drôle.

« Non mais en fait, je croyais que vous aviez une liaison sulfureuse tout ça, mais en fait vous ressemblez plus à sa mère qu'à son amante », avoua finalement la demoiselle qui se remit à ricaner de plus belle en essayant de se concentrer sur l’onguent qu’elle préparait.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne s’attendait pas du tout à ça et pour une raison mystérieuse elle se mit à rougir légèrement en prenant un air contrarié, sans doute parce que la première infirmière s’était mise à rire aussi.

« Vous dites n’importe quoi ! », s’offusqua-t-elle sur un ton incertain, plongeant à pied joint dans la taquinerie. « Je ne le materne pas ! », continua-t-elle de protester en croisant les bras alors que les ricanements gentillets avait redoublé laissant entendre l’inverse.

De plus en plus rouge, Mellissandre se demanda pourquoi elle se sentait si atrocement embarrassée par la situation. En soit ça n’avait rien de mal et c’était plus sain que la partie ‘amante sulfureuse’ mais tout de même, ça avait quelque chose de contrariant, la dernière chose qu’elle avait envie c’est que le Commandant la voit comme une figure maternelle.

D’un autre coté, elle venait de l’obliger à venir à l’infirmerie quitte à s’appuyer sur elle, elle le grondait quand il accordait mal le parfum des savons… Ils n’avaient pas tout à fait tort.

« Je… Vous trouvez que je vous materne Commandant ? », demanda-t-elle finalement d’une toute petite voix en se tournant vers lui, complètement écarlate, ressentant subitement un besoin impérieux de trancher la question.

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:18

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« - Oui il veut »

Il n’eut pas le temps de répondre concrètement à l’infirmière que Mellissandre prit les devant et ordonna presque qu’il se repose. Il était encore sur les nerfs alors il soupira tellement bruyamment que certains autour d’eux se mirent à glousser.

Mellissandre se retourna vers une des infirmières, le regard soutenu et attendant une quelconque explication. Cullen pendant ce temps attrapa un verre d’eau que lui tendait sa soignante.

« - Excusez-moi… Mais c’est juste que… Enfin vous savez… »

Encore des sous-entendus à cette histoire de pseudo relation. Cullen appréciait Mellissandre mais est-ce qu’il était vraiment amoureux d’elle, ça il n’en savait rien. Alors au lieu de se préoccuper de son entourage, il s’assis sur un des lits à disposition des malades et bu tranquillement son verre d’eau.

« - Non mais en fait, je croyais que vous aviez une liaison sulfureuse tout ça, mais en fait vous ressemblez plus à sa mère qu'à son amante »
« - Vous dites n’importe quoi ! »


Suite à sa remarque, qui semblait laisser entrevoir une certaine gêne chez la jeune femme, les infirmières présentes aux alentours se mirent à rire ce qui attira certains curieux un peu plus près.

« - Je ne le materne pas ! »

De toute évidence, Cullen ne disait pas non à de la tranquillité alors il ne discuta pas et se recoucha, le nez pointé au ciel. Il ne put s’empêcher de sourire à la réaction de Mellissandre qui était attendrissante tout de même.

« - Vous vous entendez bien avec elle ? »

Question purement indiscrète, mais que les gens pouvaient se poser quand même. C’était vrai que le Commandant n’était pas connu pour avoir de longues et belles relations avec les nobles après tout, cela surprenait. Certains se demandaient même s’il était gentil avec elle juste pour s’attirer sa faveur car elle était une femme extrêmement convoitée.

« - C’est une noble, et les nobles sont têtus. »
« - Vous dites cela parce qu’elle vous a poussé à venir ici ? »
« - Je dis cela par expérience. Autant avec elle qu'un autre. »


Il se mit à l’aise, dans son petit lit rustique composé d’un fin matelas et d’un oreiller. Il ne fallait pas être douillet, car ce n’était pas le plus confortable du monde, tant il avait l’impression d’être couché à même le sol.

Ils discutaient dans la confidence, alors que l’infirmière s’occupait encore de lui. Mellissandre n’avait pas entendu ce qu’elle avait demandé au Commandant et de toute manière, il n’allait pas lui répondre sur ses ressentis. Il était comme ça après tout : Charmant, mais mystérieux. Et le pire c’était que cela plaisait aux femmes.

« - Je… Vous trouvez que je vous materne, Commandant ? »
« - Si pour vous materner c’est servir de Sherpa durant vos shoppings je ne sais pas trop quoi vous répondre »


Il faisait allusion à la journée de la veille. Mais elle aimait bien donner des ordres, et passer pour une cheffe. Après tout, les nobles n’aiment pas qu’on leur indique quoi faire et encore moins qu’on leur désobéisse.

Il ne s’était pas rendu compte en lui répondant mais elle semblait cramoisie quand elle lui avait demandé ça, comme si cette remarque l’affectait.

« - .. Comment, cela vous affecte ? »

Etrange, elle se vantait assez qu’elle passait par-dessus les remarques des autres, qu’elle avait un fort intérieur.

« - Bien Commandant, je vous laisse vous reposer un peu. Appelez-moi s’il y a un souci. »

Elle se leva et s’en alla le laissant seul alors qu’elle retourna vérifier l’état de ses blessés un peu plus loin. Une fois seul avec Mellissandre, il savait qu’il allait devoir supporter sa présence longtemps.

« - * soupir *… Dites… »

Il se rendit compte qu’il était là, couché sur le sol et qu’il ne pouvait pas retourner fouiller ses rapports, tant que Mellissandre était à côté de lui. Elle l’en empêcherai cela était certain. Alors autant profiter pour faire un brin de conversation.

« - Vous vouliez me dire quoi, tout à l’heure ?

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:23

Quelque part, la réponse ironique de Cullen la rassura. Pourtant elle était un tantinet agressive mais justement c’était normal pour eux. Soupirant, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille, reprenant presque magiquement contenance. Mais alors que son sang refluait de ses joues, le Commandant qui avait remarqué son rougissement s’interrogea sur sa réaction. C’est vrai qu’elle ne se souciait généralement pas de ce que pensait les autres. En l’occurrence, cela lui importait peu ce que les infirmières imaginaient mais Cullen…

« Ca m’a juste choquée », bougonna-t-elle finalement en reportant toute son attention sur lui pour ne plus voir le sourire rieur qui ourlait encore les lèvres de la guérisseuse.

Elle s’apprêtait à partir pour le laisser se reposer – après tout, c’est pour ça qu’il était désormais allongé – quand la femme qui s’occupait de lui s’éclipsa non sans lui glisser un mot à l’oreille avec un air de connivence

« Dès que vous aurez le dos tourné, il va filer », murmura-t-elle avant de partir vaquer à ses occupations.

La jeune mage reporta son attention sur Cullen et soupira en continuant à se frotter les poignets. Elle sentait toujours une étrange sensation dans ses veines, comme si la magie avait du mal à se répandre à nouveau jusqu’à ses doigts.

Elle même avait eu une longue – et éprouvante – journée, mais l’avertissement était clair. Tant pis pour son bain. Maladroite, elle se demanda ce qu’elle devait faire – elle n’allait pas resté juste planté là comme un gardien de prison tout de même ? - quand il l’interpella soudainement pour lui demander ce qu’elle voulait lui dire.

Mellissandre fouilla dans sa mémoire, incertaine de la nature exacte de sa question. Est-ce qu’il avait compris qu’elle le cherchait ou bien est-ce qu’il parlait de ses remerciements inachevés. Leur évocation lui rappela la scène, encore vivace dans son esprit et elle frissonna. Son expérience, son tempérament détachée lui avait permis de rapidement cesser de s’en préoccuper mais les réminiscences de ses angoisses étaient encore profonde, la sensation de ses doigts malvenus sur ses épaules, son sternum, la force de la poigne sur ses mains, sur sa bouche.

Secouant la tête pour chasser ses désagréables impression, Mellissandre s’assit à côté de lui. Ce n’était vraiment pas pratique, il n’y avait pas de chaises, à peine un morceau de tissu pour ne pas finir couvert de poussière. Le sol était dur et elle était obligée de pliée ses jambes sur le côté pour garder une posture décente.

« Je voulais juste vous remerciez d’être intervenu tout à l’heure c’était… » Terrifiant. Écœurant. Sordide. Elle remonta machinalement une manche de sa robe les yeux perdus dans le vague. « Bref, merci d’avoir agi, même si je pense qu’ils auraient mérité pire », conclu-t-elle d’une voix froide mais pas menaçante. Si elle avait dû appliquée la sentence, ils auraient passé un long moment au cachot voire aurait été privé de leurs têtes, mais ce n’était pas elle qui décidait.

Mais Cullen savait son rapport très sacré aux plaisirs de la chair, cela ne devait pas être bien difficile de deviner à quel point c’était traumatisant pour elle, quand bien même ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait.

Elle avait toujours son petit paquet dans les doigts. Depuis le temps. Cela ferait du bien d’alléger un peu l’atmosphère, aussi lui tandis-t-elle délicatement son présent en veillant à ce que personne ne regarde dans leur direction.

« Sinon, je voulais vous donnez ça », déclara-t-elle avec une gentillesse qui la surprenait elle même. Il faut dire qu’elle avait pris du temps à les choisir et encore plus à trouver le destinataire, en un sens elle s’était battue pour lui offrir ce cadeau. « Sentez les, vous verrez à quel point j’ai bon goût », le taquina-t-elle en sachant que ce genre de parfum agréable avait généralement des vertus apaisantes. Et puis, elle était sincèrement persuadé de ses talents pour harmoniser les odeurs et les choisir.

Quelque part, s’il avait plus calé sur les fragrances, il aurait su qu’elle lui faisait un compliment en lui offrant ces parfums virils – quand bien même elle passait son temps à le taquiner – mais aussi douce et profonde pour donner une touche plus mystérieuse à la fraîcheur pimpante de l’orange.

Finalement, assise dans l’herbe sous les étoiles à côté du Commandant, il ne manquait plus que la nourriture pour faire son fameux pique nique de minuit et cela la fit glousser. Sa subite envie de la veille était amusante mais cela lui rappela avec force la différence entre ce moment et aujourd’hui malgré les similarités de son rôle de garde malade.

Se mordant la lèvre, elle pencha la tête sur le côté pour le regarder. Il avait l’air un peu plus calme et détendu, peut-être qu’ils pouvaient parler maintenant.

« Honnêtement Commandant… Pourquoi vous êtes fâché contre moi ? », demanda-t-elle avec une sincérité déconcertante en cherchant ses yeux pour le dissuader de mentir ou d’éluder.

Elle avait fais beaucoup de choses mal dans sa vie, mais pas aujourd’hui. Pas encore. Mireï, la magie temporelle, les venatori, ils attendraient demain. Quelque part, pour une fois qu’elle était innocente, cela la tracassait de savoir ce qui avait bien pu l’énerver. L’avantage quand on était faux, c’est que ce genre de problèmes ne se posaient pas. A quoi bon remettre en question un masque ? S’il ne convenait pas on le jetait et on en mettait un autre. C’était bien plus fatiguant de ne pas en porter.

Elle pensait que c’était en rapport avec l’Inquisiteur – elle n’était pas naïve au point de ne pas avoir remarqué les œillades qui leur avait lancé – mais elle ne voyait pas trop où était le problème dans le fond. Sur la Côte orageuse, il avait bien vu qu’elle était ‘naturellement’ enjôleuse, pourquoi cela surprenait et contrariait tout le monde qu’elle le soit avec Ragnar aussi ?

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:24

Missive 11
Commandant,
Dorian s'est fait voler son "Cognitio" contenant toutes ses recherches sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains, cela peut s'avérer dangereux et si un Venatori tombe sur ce livre alors Corypheus sera en possession d'une arme très puissante contre nous.
Le retranchement



La jeune femme s’était alors installée à côté de lui dans l’herbe, gardant ainsi sa stature habituelle de noble tévintide. C’était fou, l’autorité de la jeune femme avait tellement surprit le Commandant que finalement il avait réussi à se calmer bien plus vite que ce qu’il imaginait. Bien qu’il bouillonnait toujours à cause de la situation. Mais dans le fond le fait de lui tenir tête de cette manière le séduisait vraiment.

« - Je voulais juste vous remerciez d’être intervenu tout à l’heure c’était… »
« - C’était… ? »


Il la taquinait un peu, attendant presque avec impatience de connaître le fameux compliment que lui réservait la jeune femme. Mais tout ne se passa pas comme prévu, elle dévia sur une autre phrase. Le Commandant était un poile déçu tout de même.

« - Bref, merci d’avoir agi, même si je pense qu’ils auraient mérité pire »
« - S’il vous avait fait du mal peut-être, hors ce n’était pas encore le cas »


Elle aurait sûrement ôté leur tête de leur corps pour un tel affront, accompagné de torture et d’emprisonnement dans une petite cellule pendant plusieurs mois. Mais elle utilisait la solution de simplicité. Et ce n’était pas en agissant ainsi qu’elle allait gagner le respect de ces messieurs.

« - Et me semble-t-il que le second ne vous a rien fait, on n’accuse personne à tort ainsi. »

S’il avait agit comme elle l’aurait souhaité lorsqu’elle était accusée de magie du sang, elle serait mort à l’heure actuelle. Et elle devait parfaitement comprendre où il voulait en venir : Ce n’était pas le même regard quand on avait passé pour une victime une fois dans sa vie.

« - Sinon vous seriez même pas là pour en parler ~ »

Mais il était vrai qu’elle avait dût avoir la peur de sa vie, aux mains des deux lascars bien plus forts que la jeune femme. Et connaissant sa crainte d’être déflorée de peur du déshonneur envers sa famille, elle devait se mettre une pression supplémentaire à ce moment-là.

Mais cela faisait un moment qu’elle tripotait un paquet entre ses doigts, depuis leur rencontre même. Il n’avait pas vraiment fais attention à ce détail au début, bien trop occupé à lui hurler dessus. Mais cela l’intriguait et elle ne tarda pas à en parler.

« - Sinon, je voulais vous donnez ça »

Elle avait hésité, observant les environs un peu anxieuse, puis elle lui tendit le paquet, et son odeur sucré trahissait déjà ce qui se trouvait à l’intérieur du chiffon. En l’ouvrant, il aperçu à sa grande surprise, quelques savons de différentes couleur et senteur différentes.

« - Sentez les, vous verrez à quel point j’ai bon goût »
« - Haha ! Oui, en effet. »


Elle cachait sa gêne derrière une petite fierté, mais elle n’allait pas jouer longtemps ainsi, tant il était facile de la percer à jour. Mais Cullen ne fit pas de remarque, ne souhaitant pas la blesser plus qu’il ne l’avait déjà fais.

Il s’était redressé alors qu’il avait attrapé le paquet, et se mit à renifler les senteurs, prenant garde de ne pas lire l’inscription gravée dans ces savons pour deviner leur parfum.

Il observait alors les différents savons. Bien que les bains n’étaient pas la priorité de sa vie, il adorait particulièrement les senteurs de ces petits cubes depuis qu’il avait découvert la marque des Alirius chez Flo et Sven.

Alors qu’il appréciait particulièrement sa nouvelle occupation, il se rendit compte qu’un petit silence c’était installé.

« - Je vous fais confiance, après tout c’est vous l’experte. »

Se sentant subitement nauséeux, il se redressa et s’assis sur son lit de fortune, observant la jeune femme qui semblait soucieuse.

« - Un problème ? »
« - Honnêtement Commandant… Pourquoi vous êtes fâché contre moi ? »

Il se rendit compte de ce qui s’était passé à la table d’état major avec l’inquisiteur. Et même lui ne comprenait pas pourquoi ce soudain saut d’humeur… Mais d’un autre côté tout le rendait dingue à cause de sa prise de tête avec Dorian, il mettait la faute là-dessus plutôt qu’à une confrontation avec Ragnar. Après tout, c’était juste la colère qui lui faisait faire n’importe quoi et cela lui rappelait l’homme qu’il était à Kirkwall…

Après un instant d’hésitation, il se frotta la joue, détournant les yeux, bégayant un début de phrase, puis une autre. Il ne savait pas vraiment comment lui dire cela en restant crédible.

« - Disons que.. * soupir * Je .. Dorian m’a tellement rendu dingue, j’ai perdu patience contre tout le monde. Vous avez peut-être un peu… Non je veux dire… Ce n’était pas contre vous directement. »

Il se rendait compte qu’il était complètement perdu… C’était légitime de se poser cette question. Mais une chose le tracassait : Pourquoi diable accordait-elle de l’importance à ce que lui pensait d’elle ?

« - E-enfin changeons de sujet… voulez-vous.. ? »

Il était déstabilisé, à jouer avec le petit savon qu’il tenait dans la main, mais il allait rebondir et lui renvoyer la balle.

« - De toute manière, qu’est-ce que cela change pour vous ? »

Habile remarque mais ce n’était pas la première fois qu’elle tombait les masques ainsi. Elle y avait prit goût visiblement. Et qu’elle ne vienne pas lui raconter qu’elle était enjôleuse par nature ce n’était pas vrai. C’était une personne confuse, trop habituée qu’on la tienne par la main pour lui dire quoi faire et « dressée » pour effectuer les moindres demandes de sa famille.

« - A moins que vous vous inquiétez pour moi, un simple roturier rustique. Mais j’ai peine à croire.»

La nuit était tombée désormais et il faisait de plus en plus froid. D’ailleurs les soldats ne tardèrent pas à déserter la zone, ne laissant que quelques retardataires en plein entrainement ainsi que l’équipe médicale sur place.

« hinhin ~ »

Il se mit à rire perdu dans ses pensées les plus folles.

« - vous savez que je ne vais pas rester couché au froid sur un lit tellement peu confortable. J’ai déjà de la peine à dormir, mais si j’ai mal au dos comme j’ai mal aux fesses actuellement, je vais être de très mauvaise humeur demain. »

Il ramassa le paquet pour y ranger le savon et alors qu’il se leva, il invita la jeune femme à faire pareil. Il lui tendit sa main libre pour l’aider à se relever et regarda ses soldats furtivement avant d’apporter son attention sur Mellissandre.

De toute manière si elle essayait de lui empêcher de passer, il utiliserait la force et pour se faire il avait une idée tellement brillante derrière la tête pour la laisser bouche bée.

« - Au fait, je ne vous ai pas remercié pour votre présent. »

Il faisait bien entendu allusion aux savons qu’il détenait désormais. Et bien entendu il allait les utiliser ces savons, maintenant qu’il en avait des parfumés rien que pour lui. Malgré tout ce genre de petites attentions lui faisait plaisir. Désormais face à elle, il se pencha vers la jouvencelle et lui déposa un doux baiser sur la joue avant de repartir, la laissant hébétée.

« - Bonne soirée ! »

Il disparu alors, il avait complètement oublié qu’il fallait récupérer ses affaires à l’armurerie et ensuite, une bonne petite nuit de sommeil s’imposait.

-- cullen quitte le RP

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MessageSujet: Re: le retranchement [PV : Mellissandre] Dim 17 Sep - 22:30

Cullen n’était pas tout à fait d’accord avec sa sévérité et Mellissandre se contenta de lui offrir une moue dubitative. Certes le second méritait la clémence, même s’il avait hésité sur la fin, il avait tout de même tenté de convaincre son compagnon de la laisser tranquille. Toutefois, l’autre n’avait juste pas eu le temps de mettre à exécution ses écœurants desseins mais cela ne l’avait pas empêché de le vouloir. Quand un meurtrier ratait sa tentative d’assassinat, on ne lui pardonnait pas pour autant…

Enfin, elle pouvait comprendre que les circonstances étaient… complexes. Elle n’était pas vraiment appréciée, sans doute moins que le mécréant qui l’avait agressé, s’il commençait à enfermer à tour de bras tous les templiers qui lui causer du tort ils allaient se retrouver en sous effectif.

Dans un registre plus joyeux, Cullen semblait apprécier son cadeau et cela lui permis de retrouver sa bonne humeur malgré les sombres pensées qui habitaient encore son esprit. Souriante, elle le regardait apprécier les fragrances qu’elle avait choisi, cherchant manifestement à en deviner l’origine mais elle doutait qu’il y arrive. La cardamome par exemple était une épice peu utilisée, lui qui avait l’air familier avec les ragoûts infâmes comme celui de Flo ne devait pas tellement être habitué à ce genre d’assaisonnement raffiné. Il fallait vraiment qu’elle lui fasse goûter la cuisine de Scipio.

D’ailleurs, il finit par cesser son silencieux manège pour annoncer qu’il lui faisait confiance. Persuadée que c’était une parade pour ne pas reconnaître qu’il était dépassé, elle lui fit un sourire satisfait, qui frôlait l’orgueil gentiment goguenard. Elle avait hâte de sentir le mélange de parfum qu’il choisirait.

Mais la bonne humeur tranquille qu’ils partageaient présentement lui rappela avec force le regard plein de dédain et de colère qu’il lui avait lancé au sortir d’état major, sans parler de son rejet plus tôt dans la cours et elle ne pu s’empêcher de lui demander le plus doucement du monde pourquoi il était fâché contre elle.

Connaissant le Commandant, elle s’attendait à une réponse nette et franche – il ne se souciait généralement pas de la vexer ou pas – mais pourtant il fut soudain mal à l’aise, bégayant plusieurs phrases incohérentes avant de finalement s’expliquer en trébuchant sur ses tournures. Tout le long, elle l’avait dévisagé avec bienveillance afin de le rassurer mais manifestement cela n’avait pas suffit à le faire s’exprimer librement.

Elle voulait bien croire qu’il y avait une part de vrai dans son asertion : Dorian l’avait effectivement mis dans une colère noire mais elle avait le sentiment qu’il lui cachait quelque chose malgré tout et c’est pour ça qu’elle continuait à le fixer, montrant bien qu’elle n’était pas dupe. Enfin, peut-être que le déclencheur avait été un mot ou un tic particulièrement anodin et qu’il refusait de lui dire parce qu’il avait conscience que c’était ridicule ? Mais dans tous les cas, elle était quand même curieuse. Si pour ne pas risquer de recevoir ses foudres il fallait qu’elle bannisse une expression de son vocabulaire ce n’était pas cher payé…

Mais après avoir maladroitement proposé de changer le sujet, il détourna habilement la conversation en lui retournant la question. Pourquoi elle même se souciait de son ressenti. La question la pris au dépourvu. Elle même se l’était posée intérieurement, mais a priori, le Commandant lui ne connaissait pas son apathie constante. Toutefois, il l’éclaira en rajoutant quelque chose sur son statut de roturier.

Ainsi donc, elle l’avait vexé ? Elle ne savait pas trop comment mais si c’était ça le nœud du problème c’est qu’elle avait dû inconsciemment lui faire sentir leur différence de niveau social. En soit, ce n’était pas surprenant, elle était tellement habituée à marcher sur le haut du pavé en distribuant des regards hautains, c’était difficile de se départir de certaines habitudes…

« Oh vous savez, le rustique ça à un certain charme malgré tout ~ », rétorqua-t-elle d’une voix légèrement provocante mais avec un sourire apaisé qui montrait bien que ce n’était que de la taquinerie.

Toutefois, elle savait que sa remarque attendait une réponse sérieuse, sinon cela allait revenir les hanter encore et encore. Les yeux perdus dans le vague, elle chercha donc soigneusement ses mots.

« Si je commençais à me soucier de ce que tous les nobles pensent de moi, je n’oserais même plus respirer de peur de leur déplaire », avoua-t-elle même s’il devait se douter que les jeux de cours étaient d’une complexité effarante. Le propre du pouvoir et d'en avoir plus que le voisin pour qu'il ne puisse pas se permettre de critiquer. « Même moi je sais que la valeur d’un individu ne se mesure pas uniquement à son titre, la noblesse est de toute façon c’est quelque chose de bien plus volage qu’on ne l’imagine », ajouta-t-elle ensuite en songeant à toutes ses familles qui perdaient leur statut, à celles qui en gagnait. « Après tout, vous pourriez vous marier avec une noble orlésienne et devenir baron du jour au lendemain », le taquina-t-elle en sachant très bien que la simple idée d’être marié avec une baronne, orlésienne de surcroît, devait lui provoquer des cauchemars.

Elle se rendit compte qu’elle faisait des détours, des circonvolutions, preuve qu’elle même était gênée d’arriver au cœur de la question.

« Vous… », elle hésita une seconde avant de reposer ses yeux sur lui, ancrant ses vagues impressions sur ce visage ce qui lui permis de formuler ses idées quelques peu nébuleuse.

Elle pouffa légèrement en se rappelant du début de leur relation. Ce moment dans la crypte qui lui avait semblé si familier et pourtant si différent. « Vous n’êtes pas un sudiste ingrat et revêche après tout », souffla-t-elle avec un petit rire en continuant de le dévisager avec intensité. « J’ai le sentiment que vous me voyez vraiment, que vous m’écoutez vraiment, que vous essayez de comprendre », déclara-t-elle quand bien même cela était légèrement sibyllin. Pourquoi ce soucier de ce que les gens pensaint de ses masques ? C’est parce qu’elle lui avait offert… non parce qu’il avait cherché sa sincérité là où la plupart se contentait du masque, du jeu, que son opinion avait de l’importance. En outre, elle était persuadé que le Commandant n’était plus affecté par son aura à force de la côtoyer et de la voir dans un état déplorable. Elle mourait d’envie de lui demander comment il la percevait mais il ne pourrait pas comprendre, et il n’aurait sans doute pas l’audace de lui faire de sincères compliments ou critiques.

« Malgré le mépris de beaucoup de membre de l’Inquisition à mon égard je parle avec pleins de gens mais ce n’est pas pareil... » Elle hésita, cherchant à mettre un mot sur ce sentiment déplaisant qu’elle avait ressenti après le conseil d’état major. Seule, elle se sentait seule quand il n’était pas dans un coin de son esprit. « Enfin, ce que je veux dire c’est que vous avez tort, je me soucis de votre opinion, même si l’on est pas toujours d’accord », admit-elle finalement avant de détourner les yeux.

C’était quand même beaucoup d’un coup elle qui n’était pas particulièrement affectueuse en dehors de son cercle familiale. Mais quelque part, cela faisait du bien de donner un sens à tous les remous qui l’agitaient. Elle avait beaucoup trop cogité ces derniers temps sur pourquoi elle se sentait bien ou mal. Maintenant au moins, elle reconnaissait qu’elle trouvait du réconfort et du soutient en la présence du Commandant, cela clarifiait un certain nombre de choses. Et ça n’avait rien de mal. Elle avait bien le droit d’avoir des amis quand même.

Sans doute pour couper court au léger malaise qui suivait ses révélations, Cullen déclara qu’il n’allait pas rester ici car c’était trop inconfortable. Opinant avec fougue – comment on pouvait dormir ainsi – elle le laissa donc se relever, et même la relever elle d’un simple coup de main.

Époussetant machinalement sa robe, elle releva la tête intriguée alors qu’il déclarait ne pas l’avoir remercié pour son présent. Fronçant les sourcils, elle le regarda avec une certaine incompréhension – un simple merci suffisait toujours – et elle se figea quand il déposa un léger baiser sur sa joue. Comme s’il avait mis du colorant dans l’eau, elle se sentit rougir, sa peau s’échauffant à partir du point d’impact étonnamment vivant dans son esprit.

Un peu éberluée elle le reprit ses esprits quand il lui souhaita bonne nuit et elle s’agita pour combattre l’embarras, croisant les bras en faisant une moue faussement outrée.

« Hé, c’était ma réplique », grogna-t-elle avec un air taquin avant de secouer légèrement la tête et de partir en direction de ses propres appartements en se demandant si c’était parce qu’il était templier, qu’elle avait l’impression que le contact de ses lèvres brûlait.

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