Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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avatarOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] D3ku
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Posté Sam 9 Sep - 16:50
Marchant d’un pas pressé dans les couloirs, Mellissandre soupira bruyamment. Cela ne lui plaisait pas que son problème soit relégué au second plan mais elle pouvait concevoir que les priorités étaient autres. C’était juste frustrant de devoir attendre, surtout que Dorian risquait d’en profiter pour jouer les anguilles et échapper à la sanction qui lui pendait au nez pour lui avoir cruellement manqué de respect… Heureusement, elle trouvait un peu de réconfort à se retrouver impliqué dans cette affaire de la plus haute importance. Aux yeux de l’Inquisition, et à ceux des venatori.

Par sécurité, leur groupuscule était cloisonné : personne ne connaissait les noms de tous les activistes haut placés, à fortiori des espions. Elle ne pouvait donc pas être sûre que Mireï soit l’un des leurs. Si ce n’était pas le cas, il fallait donc l’intercepter avant l’Inquisition, si c’était le cas, il fallait la protéger. Une situation complexe qui allait probablement l’obliger à prendre quelques contacts quand bien même elle n’aimait pas ça car cela était beaucoup trop risquée…

Après avoir vaguement frappé, elle entra vivement pour la deuxième fois de la journée dans le bureau de l’ambassadrice. Face à son empressement, Joséphine se redressa prêt à parer une quelconque crise de nerf, néanmoins, à sa posture, il fut rapidement évident que Mellissandre n’était pas là pour crier.

« Navrée de vous déranger ambassadrice, mais je viens de parler avec Dorian, il s’avère qu’une certaine Mireï a volé les recherches de Dorian sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains cette magie pourrait faire des ravages aussi, le Commandant vous demande de bien vouloir venir dans la salle d’état major sur le champ pour traiter le problème », expliqua-t-elle d’une voix neutre et clair.

Contrairement à Dorian, elle savait très bien aller à l’essentiel lorsque c’était nécessaire. D’ailleurs, elle avait donné tellement d’informations d’un coup que Joséphine cligna plusieurs fois des yeux avant de concéder.

Son bureau étant juste à côté de la salle en question, les deux femmes furent donc les premières à pénétrer dans l’imposante pièce que Mellissandre détailla avec avidité. Prise dans le mouvement, sa présence semblait naturelle et pas une seule seconde l’ambassadrice ne s’opposa à sa présence, reprenant spontanément sa place autour de l’immense table de guerre.

Fascinée, Mellissandre laissa son regard se poser avec indolence sur la carte, tentant de graver dans sa mémoire le plus de détails possibles. Chaque pion marquait une opération en cours ou prévu, si seulement elle avait plus de temps pour tout noter et voir exactement ce dont il s’agissait… Surtout qu’elle ne pouvait pas fixer la chose avec trop d’insistance… juste constater que la majorité des activités se concentraient sur Orlaïs et Ferelden. Les marches libres aussi. Ca c’était peut-être digne d’intérêt…

Les bras croisés, elle leva un peu le nez et fit quelques pas dans la pièce en faisant mine d’observer la décoration. L’image de la personne désœuvrée qui s’intéresse à son environnement pour s’occuper. Elle savait qu’elle ne pourrait pas s’empêcher de regarder plus ou moins discrètement la carte si elle l’avait sous le nez, aussi pour ne pas paraître suspicieuse elle s’appuya indolemment sur le bord - toujours séduisante dans la façon de mettre en valeur ses lignes et ses courbes dans ses positions - tournant le dos à l’immense table pour pouvoir faire face à la porte.

En arrivant, Cassandra, Cullen et l’Inquisiteur eurent donc le plaisir – plus ou moins grand – d’être accueillie par une Mellissandre presque assise sur le bord de la table. En les voyant, elle se redressa et s’approcha pour présenter quelques politesses à l’Inquisiteur – et accessoirement Cassandra à qui elle adressa un sobre « Dame Pentaghast » courtois.

« Inquisiteur Ragnar », le salua-t-elle d’une voix légèrement sucrée avec une faible révérence connaissant son aversion pour les courbettes. Si sa présence avait déjà fait tiqué quelqu’un, sa familiarité avec le maître des lieux avait de quoi faire sourciller. En réalité, elle ne faisait que poursuivre la petite provocation qu’elle avait commencé avec lui, mêlant son titre à son prénom avec un naturel déconcertant mais ils étaient les seul à le savoir. D'une certaine manière, cela créait indéniablement une certaine complicité, rehaussée par le regard direct qu’elle lui lançait et le sourire étincelant qui allait avec. Ils ne s'étaient pas vu souvent, mais elle était déterminée à faire en sorte qu'il ne l'oublie pas.

« J’imagine que le Commandant vous a déjà expliqué la situation ? », demanda-t-elle en jetant un bref regard à Cullen. Au delà de simplement faire la conversation, elle ne voulait pas être mise à la porte, montrer qu’elle savait ce dont il retournait était une façon comme une autre de légitimer sa présence.

Heureusement, elle n’eut pas besoin de meubler très longtemps car la silhouette de Dorian apparut à l’autre bout du couloir, accompagnée par celle la maître espionne.

« Je sens que ça va être électrique... », souffla-t-elle à l’intention de l’Inquisiteur même si Cullen et Cassandra pouvait l’entendre. C'était quand même bizarre de se montrer aussi enjôleuse en présence du Commandant. Pour une raison inconnue et même si elle le cachait bien, elle se sentait presque nerveuse quant à son jugement.

Suivant le mouvement, elle se plaça donc nonchalamment autour de la table dans le cercle de discussion, veillant à ne pas être à côté de Dorian et le plus raisonnablement proche de l’Inquisiteur non sans glisser un léger regard à Cullen comme pour jauger sa réaction.

Sans préambule, Joséphine qui n’avait pas cessé de cogiter, attaqua les hostilités.

« Je pense que notre meilleur moyen de rattraper la...négligence de Dorian et de lancer dès maintenant une chasse à l’homme pour retrouver le plus rapidement possible cette Mireï. On peut demander à quelques nobles orlésiens d’apporter leurs concours et je pense que les réfugiés des marches solitaires se feraient également un plaisir de nous aider dans cette tâche », annonça-t-elle, proposant bien évidemment une solution dans son domaine d’expertise.

Tout cela n’empêchait pas Léliana de faire jouer son réseau d’espionnage et Cullen de dépêcher des soldats, selon elle, plus ils étaient, mieux cela serait.

Toujours aussi déterminée à s’impliquer dans la conversation pour mériter sa place, Mellissandre ne se montra pas intimidé par la situation solennel et renchérit aussitôt.

« Au cas où, je peux également envoyer une lettre à Tevinter pour demander à mes amis d’ouvrir l’oeil. Si l’ouvrage de Dorian est codé - et que ses codes sont réellement difficile à percer - il est probable que des experts soient sollicités ou que des recherches complémentaires soient lancées », proposa-t-elle avec beaucoup de professionnalisme. Transmettrait-elle une quelconque information c’était une autre question…

La pique sur ses compétences en revanche était totalement gratuite.

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HRP:
 
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Posté Dim 10 Sep - 2:21
Missive 10
Commandant,
Dorian s'est fait voler son "Cognitio" contenant toutes ses recherches sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains, cela peut s'avérer dangereux et si un Venatori tombe sur ce livre alors Corypheus sera en possession d'une arme très puissante contre nous.
On n'a pas le temps pour ces conneries



Dorian avait bien choisi son moment. Cullen avait encore réussi à s’énerver, bien qu’il semblait calme à ce moment-là. Maintenant voilà que Mellissandre était mêlée à une histoire qui ne la regardait absolument pas. Tout ça parce que cet idiot avait décidé de fouiller le courrier de la jeune femme.

Il descendait les escaliers menant au jardin, puis rejoignit rapidement la cour où se trouvait Cassandra à ce moment-là. La chercheuse le vit arriver l’air interrogatif, il semblait dans tous ses états. Elle abaissa l’arme qu’elle fracassait violemment contre un pauvre mannequin de paille et le fit face.

«  - Vous ne devriez pas courir avec votre blessure à la jambe, Commandant »
«  - Je… Pff… »


Il se frotta derrière la tête, profitant de son arrêt pour souffler un peu. C’était après une course au travers du fort qu’il comprit qu’il n’avait pas entièrement récupéré. Il détestait être faible comme cela. Mais il se résigna rapidement et Cassandra lui demanda ce qui se passait.

«  - Est-ce qu’il y a un problème ? »
«  - Dorian s’est fait volé un ouvrage sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains cela peut s’avérer très dangereux. Cependant, il a attendu avant de nous le signaler – car il n’avait pas l’intention de le faire initialement – donc j’ai décidé de réunir le conseil d’état major. »
«  - Je vois, s’il y a besoin de moi, je vous aide avec plaisir. Mais promettez-moi de vous ménager un peu. »


Il fit un léger hochement de tête, réfléchissant à ce qu’il avait pensé l’autre soir par la même occasion. Etait-est-ce raisonnable de lui en parler maintenant ?

«  - Vous venez ? »
«  - O-oui allons-y. Il faut prévenir l’inquisiteur également, est-il dans ses quartiers ? »  
«  - Non, il est près des écuries il me semble. Allons le chercher là-bas »


Les deux compagnons partirent alors en direction de la cour inférieure, où se trouvait possiblement l’inquisiteur. Cullen regardait les chevaux se faire brosser par quelques soldats qui le saluèrent au passage. Ils avaient vraiment de belles bêtes au sein de l’inquisition. Cela le manquait presque d’aller faire le fou dans la montagne à cheval. Mais là n’était pas la question. Lorsqu’il aperçut l’inquisiteur il se rendit directement vers lui sans perdre d’avantage de temps.

«  - Inquisiteur ? »

Tout en s’approchant de lui, il observa le cheval qui mangeait dans la réserve de foin, sans plus de surveillance que cela. Quand il eut l’attention de l’inquisiteur, il alla droit au but, comme pour Cassandra.

«  - C’est Dorian. Il s’est fait voler son ouvrage sur la magie temporelle et si ce bouquin tombe entre les mains des venatoris nous sommes en grand danger. Je l’ai appris en réglant un différent entre lui et Mellissandre et j’ai trouvé plus que raisonnable de convoquer le conseil d’état major pour en discuter »

Il entendit des bruits de sabots s’approcher de lui, et en effet, un cheval venait lui renifler les cheveux.

«  - Tssht. Hey. »

Certains chevaux étaient en pleine toilette avec des jeunes écuyers. Certains d’entre eux n’étaient pas obéissants et se promenaient comme si de rien n’était en mangeant dans les mauvaises mangeoires. Celui qui avait approché curieusement le commandant était rapidement remit à sa place par une légère caresse sur le museau. Et un jeune écuyer vint rapidement le reprendre en s’excusant auprès de lui.

«  - Les chevaux ont l’air de vous apprécier, Commandant »
«  - C’est.. ce qu’on me dit souvent.. On y va ? On nous attends »


Ils repartirent alors rapidement vers le grand Hall, puis rejoindre la fameuse salle où ils avaient l’habitude de se voir. Mellissandre et Joséphine étaient les premières arrivées alors que Dorian et Leliana étaient encore absents. Espérons seulement qu’ils ne se soient pas entretués.

La tévintide était presque assise sur la table où étaient encore dispatchés les différents pions des affaires en cours. Par  réflexe, Cullen vérifia que rien n’avait bougé avant de se soucier à quel point Mellissandre était étrangement mielleuse envers Ragnar. Il cru mal comprendre initialement et alla se placer près de Joséphine.

Il repoussa un pion qui avait été déplacé puis soupira sous le regard curieux de Cassandra.

«  - Vous êtes bien tendu. »
«  - C’est que ce n’est pas la situation la plus simple à gérer. »


En effet, il y avait une énorme tension dans cette pièce. Enfin, c’était ce que ressentait Cullen et cela le rendait presque malade.

« - J’imagine que le Commandant vous a déjà expliqué la situation ? »
«  - En résumé, mais nous referons un explicatif quand Dorian sera là. »


A peine il eut terminé sa phrase que le nécromancien arriva accompagné de Leliana. Les autres membres présents dans la pièce profitèrent de reprendre leur place, Mellissandre se glissant à côté de l’inquisiteur et droit en face de Cullen qui les lançait un regard perplexe. Avant que le second tevintide arriva près de la table elle souffla quelque chose à l’inquisiteur comme pour être dans sa confidence la plus totale. Mais sa remarque n’échappa pas à Cullen qui fronça les sourcils. Bon sang, ce qu’il détestait quand elle agissait ainsi. Dorian, lui, alla au strict opposé de la jeune femme, l’évitant le plus possible. Après tout cela était compréhensible.

«  - Je résume de-nouveau l’affaire : Dorian s’est fait voler son ouvrage sur la magie temporelle, il y a quelques jours. Il a un début de piste semble-t-il, mais rien de concret pour le moment. Ce bouquin entre des mains ennemies risque d’être dangereux. Et nous ne souhaitons pas que le scénario de Golfalois se reproduise. »

Il croisa les bras, observant Dorian à la fois pour avoir son attention et pour surveiller ses mouvements.

«  - La coupable est connue sous le nom de Mireï et était visiblement l’apprentie de Dorian depuis quelques temps. Elle se serait saisi de cet ouvrage droit après l’attaque d’un mage du sang sur lui, profitant de son malaise pour fouiller dans ses affaires. »

Si certains se demandaient comment Mellissandre avait atterri dans cette histoire, il n’allait pas tarder à répondre.

«  - Ayant des conflits familiaux sévères avec Dame Alirius, il a profité de no… son absence pour aller fouiller ses affaires dans ses quartiers, et en particulier son courrier en pensant trouver son ouvrage chez elle. C’est par la suite en allant s’aventurer dans la prison du fort qu’il a découvert que c’était la jeune elfe qui avait son ouvrage. Hors, elle s’était enfuie du fort depuis quelques temps déjà. »

L’affaire étant brièvement citée, toute l’assemblée était au courant du problème. Mais Cullen voulait tout de même pas laisser Dorian se faire accuser ainsi et décida de le sauver un minimum.

«  - Etant donné que j’ai été absent, je n’ai pas pu lui parler avant qu’il procède à la fouille. Mais Dorian avait la ferme attention de me prévenir du vol hier déjà »

Sur ce, le débat pouvait commencer. Joséphine se lança la première, après avoir bien assimilé les différentes données proposa quelque chose dans son domaine de prédilection.

« - Je pense que notre meilleur moyen de rattraper la...négligence de Dorian et de lancer dès maintenant une chasse à l’homme pour retrouver le plus rapidement possible cette Mireï. On peut demander à quelques nobles orlésiens d’apporter leurs concours et je pense que les réfugiés des marches solitaires se feraient également un plaisir de nous aider dans cette tâche »
«  - L’idée n’est pas mauvaise, on doit mettre la main sur cette fille. »


Cullen se demandait si Dorian avait connaissance d où elle pouvait être allée après ce vol. Mais avant de lui demander, il laissa parler Mellissandre qui exposa son idée.

«  - Au cas où, je peux également envoyer une lettre à Tevinter pour demander à mes amis d’ouvrir l’oeil. Si l’ouvrage de Dorian est codé - et que ses codes sont réellement difficile à percer - il est probable que des experts soient sollicités ou que des recherches complémentaires soient lancées »
«  - Et si vos « amis » sont des Venatoris ils sauront que nous sommes à la recherche de cet ouvrage. Et quand bien même ce n’est pas le cas, les nobles ont la langue bien pendue, je crains que cela joue en notre défaveur. Surout s'il s'agit des affaires à Dorian. »


Contacter Tevinter était une très mauvaise idée sur cette histoire. Et si les Venatoris étaient en plus grande partie concentrée là-bas, il ne fallait surtout pas mêler les noblesses du Nord. En quelques jours elle serait probablement encore à Ferelden, voir dans les marches libres ou à Orlaïs. Il fallait recentrer les recherches sur ces zones en premier.

«  - Dorian, vous aviez dit avoir une piste. Est-ce que vous avez une idée d’où elle a pu se rendre ? »

Cullen serait d’avis de déployer les espions de Leliana plutôt qu’une force armée. Mais s’il le fallait il avait des contacts dans les grandes villes comme Golfalois ou Denerim. Il attendait juste le bon moment pour poser cette carte.

Mais malgré la situation délicate de la réunion, Cullen ne pouvait s’empêcher de surveiller Ragnar et Mellissandre, car il trouvait cette dernière un peu trop collée à l’inquisiteur à son goût. Pourquoi semblaient-ils si proches et qu'il n'y avait pas un démon qui les avait attaqués depuis le temps ? Après tout Mellissandre avait un don pour s'attirer les ennuis. Il se retenait de faire une remarque à ce sujet, mais essaya de garder son calme, faisant passer cela pour le stresse de la situation. Joséphine senti qu’il était agacé mais elle ne savait pas pour quelles raisons. Dorian en revanche…

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Posté Dim 10 Sep - 10:58
Fort-Céleste, chapitre 8Ft. Mellissandre Alirius / Cullen Rutherford / Ragnar Warwick
On a pas le temps pour ces conneries
Et voilà. Bon. Inspirant longuement avant une telle entreprise, Dorian monta finalement les escaliers qui quittaient la bibliothèque pour rejoindre un étage supérieur et qu’il n’avait absolument pas l’habitude de visiter. Si le commandant eut cherché Cassandra et l’Inquisiteur, et Mellissandre Joséphine, Dorian dut tirer mentalement la courte paille et tomber sur Léliana. Rien de bien réjouissant à l’origine, mais le mage Altus savait ce qu’il faisait en montant jusqu’ici.

Des corbeaux coassaient, battant des ailes dans tous les sens. Son regard clair ainsi captivé, il ne remarqua absolument pas cette ombre derrière lui, une fine lame pointée contre sa gorge.
J’espère que vous êtes fier de vous.
De quoi, d’être arrivé ici en un seul morceau ? En effet, il y a de quoi en être fier.

Il savait qu’elle n’allait pas l’étriper sur-le-champ, même si l’envie lui prenait. C’était d’ailleurs sans doute potentiellement le cas. Mais Dorian conserva du mieux qu’il put son sang-froid, se persuadant qu’il n’avait pas le temps pour jouer. Dame Rossignol retira malgré tout sa lame après un long petit temps. Le mage Altus pouvait à nouveau pleinement respirer.
Même si le commandant n’était pas en ces lieux – et je dois dire, c’est étonnant –, vous auriez pu m’en parler au lieu de battre de l’aile là où vous avez perdu votre temps.
Il faudra réellement que je vous fasse une définition de « je peux me débrouiller »…
A votre place, je ferai grandement attention à ce que je dis ou fais en ces lieux.

Les mains dans son dos, Dorian attendit en fixant le vide devant lui. Léliana restait derrière sa personne, la dague cette fois-ci pointant entre la jonction de ses mains. De simples formalités. Mais étrangement cela dit, le thaumaturge conservait tout son sérieux et tout son calme. D’ordinaire, avec une telle situation, la moitié de l’étage serait déjà en feu. Mais le mage Altus avait décidé d’user d’une toute autre méthode avec le maître-espion.
C’est ce que je suis en train de faire, Léliana, mais merci du conseil. D’ailleurs en parlant de conseil, le commandant veut vous voir – enfin nous voir – à la grande table. A en croire ce léger silence, j’imagine que je n’ai même pas besoin de vous expliquer le pourquoi de la chose. Mais avant toute chose,…

Il se tourna vers la jeune femme, le regard perçant, la posture droite. Dame Rossignol attendit, rangeant son arme pour croiser nonchalamment les bras sur sa poitrine, l’œil légèrement plissé.
J’ai une proposition à vous faire, que vous êtes libre d’accepter ou non.

◊ ◊ ◊
Le fort se traversait en peu de temps. C’était à la fois une bonne et une terrible nouvelle. Soudainement nerveux, Dorian s’arrêta devant la porte. Il sentait qu’une fois celle-ci franchie, absolument plus rien n’allait l’épargner. En plus d’avoir Mellissandre dans la salle. Puis Léliana arriva à sa hauteur, contemplant l’immense porte qui leur faisait face.
Je me répète sans doute, mais deux Altus dans la même salle est tout sauf une bonne idée.
Mellissandre n’a de toute manière rien à faire là, par rapport à cette histoire de livre.
J’aimerais bien ne point paraître aussi parano, mais si vous pouviez garder un œil sur elle durant la discussion. Je sens que je ne l’aurai pas dans mon champ de vision. Non pas que cela me déplaise.
Arrêtez de sans cesse me recommander des principes que j’applique déjà. Allez-y le premier, je vous suis.

Dorian inspira longuement, essayant de se détacher de ses tracas et de ce qu’il attendait voir une fois à l’intérieur. Le soupir qui suivit en disait déjà assez, mais il saisit tout de même la poignée, noblement tenu, la tête haute, et ouvrit finalement ce qui allait l’amener en dangereuse pente.
En résumé, mais nous referons un explicatif quand Dorian sera là.
Eh bien me voilà, commandant.

Rien que dans le ton, l’on pouvait sentir que le mage Altus n’avait absolument pas digéré le dernier chapitre avec le commandant. Dorian était rancunier et têtu : manque de bol pour Cullen, mais il allait être tant impitoyable avec sa pauvre personne. Son regard clair parcourut les membres déjà présents autour de la grande table : difficile à déterminer à quel degré Cassandra voulait lui en mettre une, l’Inquisiteur semblait encore calme, Mellissandre devait d’avance rire aux éclats de la situation, Joséphine lui adressa tout de même une discrète salutation par courtoisie, et le commandant… Fermant les yeux, le nécromancien se détourna totalement du commandant et prit place à côté de Cassandra, faisant le plus grand détour possible pour éviter d’être trop près de la chipie d’Altus. Léliana s’installa à sa place habituelle, c’est-à-dire en face de Dorian. Une bonne place en soi pour le thaumaturge.
Je résume de-nouveau l’affaire : Dorian s’est fait voler son ouvrage sur la magie temporelle, il y a quelques jours. Il a un début de piste semble-t-il, mais rien de concret pour le moment.
Je crois que mes suppositions sont déjà bien plus concrètes que vos paroles actuellement jetées par les fenêtres, commandant.

Léliana lui lança un regard assassin, comme pour lui dire de calmer ses ardeurs. Interrompre le commandant qui tentait de rester impartial dans l’histoire devait bien être la pire des choses à faire dans cette salle. Mais Dorian n’était pas stupide, contrairement à ce que l’on pensait : la tension en ces lieux était présente. Au début, pas tant que cela, mais elle pouvait très clairement être perçue par n’importe quel sot. Cullen reprit, un petit temps après la remarque déplacée de son habituel partenaire d’échecs – qu’il n’allait pas revoir de sitôt.
Ce bouquin entre des mains ennemies risque d’être dangereux. Et nous ne souhaitons pas que le scénario de Golfalois se reproduise.

Qui disait Golefalois disait Alexius et… Ah. Le genre d’épisode que l’on voulait absolument oublier. Tentant de ne paraître absolument pas préoccupé par tous ces événements et son jugement qui allait sans doute arriver rapidement, le nécromancien fixait les divers pions étalés sur la table pour paraître affairé. Puis il sentit un regard posé sur lui. Eh bien soit, sachant de quel somptueux regard il provenait, Dorian continuait sa contemplation. Achilles aurait sans doute adoré de voir cette table, lui qui adorait tout l’aspect militaire des choses.
La coupable est connue sous le nom de Mireï et était visiblement l’apprentie de Dorian depuis quelques temps.
Alors là, je vous arrête tout de suite : ce n’est pas mon apprentie.
Dorian, s’il vous plaît…
Oh pardon ! J’ai coupé le Commandant Rutherford dans ses explications. L’on ne m’y reprendra plus, sauf s’il continue de s’amuser à inventer sa petite histoire me concernant. Mais continuez, faites donc votre petit résumé.

Entre temps, son regard acéré pénétra avec force celui du Commandant, mais même avec son sourire apparent et moqueur, il n’avait absolument pas envie de rire. Cullen avait intérêt à ne rien dire et ne rien faire de travers, sinon ça finirait effectivement sur la table. Et même si tout le monde autour s’indignait de son comportement, peu lui importait : Cullen trouvait qu’il était idiot, eh bien il était idiot. Pour le coup, c’était de sa faute.
Elle se serait saisi de cet ouvrage droit après l’attaque d’un mage du sang sur lui, profitant de son malaise pour fouiller dans ses affaires.

Malgré la situation clairement énoncée, Léliana ne comprenait toujours pas pourquoi Mellissandre était là, d’ailleurs. Elle accorda un point à Dorian quant à sa présence quelque peu louche. Ou alors le commandant avait ses raisons de l’avoir conviée à leur petite réunion d’urgence.
Ayant des conflits familiaux sévères avec Dame Alirius, il a profité de no… son absence pour aller fouiller ses affaires dans ses quartiers, et en particulier son courrier en pensant trouver son ouvrage chez elle. C’est par la suite en allant s’aventurer dans la prison du fort qu’il a découvert que c’était la jeune elfe qui avait son ouvrage. Hors, elle s’était enfuie du fort depuis quelques temps déjà.
Effectivement, votre petite hésitation entre un "notre" et un "son" ne s'est surtout pas fait remarqué, petit coquin.

Il supposait que les conseillers se demandaient entre eux lequel se chargerait de l’inciter au silence. Le sujet n’était pas là, mais le mage Altus en était parfaitement conscient. Une bonne partie des regards désapprobateurs qui s’abattaient sur lui aurait dû l’enjoindre à faire mine basse en attendant patiemment la fin de tout ce cirque. Mais Dorian était loin d’être ainsi. Cette petite diversion lui permit de se demander avec plus de précision comment le commandant avait pu savoir qu’il était allé dans les cachots, puisqu’il ne le lui avait point dit. Ses gardes, sans doute. Après tout, il en avait croisé certains en patrouille du côté des cachots. Cela dit, il trouva toujours surprenant la chose, surtout qu’il n’a même pas daigné lui poser la question à ce propos plus tôt. Eh bien, cette discussion promettait, Cullen lui faisait déjà absolument plus confiance, et ce, sans nul doute, au profit des caprices de la jouvencelle. Finalement, Joséphine l’enjoignit à cesser de divaguer du sujet essentiel qui les avait tous conduits autour de cette grande et imposante table.
Etant donné que j’ai été absent, je n’ai pas pu lui parler avant qu’il procède à la fouille. Mais Dorian avait la ferme attention de me prévenir du vol hier déjà.
Ben voilà, enfin vous daignez comprendre ce que j’ai tenté de vous expliquer quelques instants plus tôt. Chapeau, Commandant.

S’il était réellement sur les extrêmes avec son insolence, Dorian aurait applaudi en le fixant froidement. Au lieu de cela, il n’en fit rien, il sentait déjà Cullen hurler intérieurement. Sympathique. Heureusement que Joséphine arrivait toujours à reprendre le cours des choses de façon ordonnée et efficace. Que serait l’Inquisition sans une telle ambassadrice. L’on se le demandait très franchement, surtout à voir avec quelle infantile attitude Dorian s’adressait au Commandant de cet édifice.
Je pense que notre meilleur moyen de rattraper la...négligence de Dorian et de lancer dès maintenant une chasse à l’homme pour retrouver le plus rapidement possible cette Mireï. On peut demander à quelques nobles orlésiens d’apporter leurs concours et je pense que les réfugiés des marches solitaires se feraient également un plaisir de nous aider dans cette tâche.
L’idée n’est pas mauvaise, on doit mettre la main sur cette fille.
Au cas où, je peux également envoyer une lettre à Tevinter pour demander à mes amis d’ouvrir l’oeil. Si l’ouvrage de Dorian est codé - et que ses codes sont réellement difficile à percer - il est probable que des experts soient sollicités ou que des recherches complémentaires soient lancées.
Et pourquoi tout devrait aboutir de côté de Tévinter,
dites-moi ? On est loin d'être arrivé à cette étape.
Et si vos « amis » sont des Venatoris ils sauront que nous sommes à la recherche de cet ouvrage. Et quand bien même ce n’est pas le cas, les nobles ont la langue bien pendue, je crains que cela joue en notre défaveur. Surtout s'il s'agit des affaires à Dorian.
Je partage l’opinion du Commandant, dame Alirius. Ce n’était pas comme si Dorian était la personne la plus irréprochable de l’empire, après tout.
Non mais allez-y, faites comme si je n’étais pas là à vous écouter bêtement.
Dorian, il me semble que vos petits commentaires d’interruption précédemment énoncés ne furent rien d’autre qu’inutiles et encombrants. Tâchez de vous faire le plus petit possible à partir de maintenant, sommes-nous clairs ?
C’est mal me connaître, maître-espion. Mais pourquoi pas.

Son sourire en disait long, mais en même temps pas assez. Malgré tout, il avait meilleur temps de se tenir à carreaux, c’était vrai. Mais que Mellissandre parlât de décoder son Cognitio l’intrigua. Et il y avait sans doute de quoi surprendre.
Dorian, vous aviez dit avoir une piste. Est-ce que vous avez une idée d’où elle a pu se rendre ?
Donc finalement vous accepté la lourde de tache de retirer vos beaux yeux couverts de miel de votre dulcinée pour vous intéresser à un imbécile ? Joli, tout ça. Admirable, je dirais. J’en connais une qui sera jalouse du privilège que vous m’offrez…

Son regard s’inclina légèrement vers l’Inquisiteur, comprenant parfaitement ce qui se passait autour de cette table. Et quitte à ce que cette curieuse flamme s’embrasât déjà, autant y ajouter quelques bûches, mais rien de personnel, n’est-ce pas.
Quoique, peut-être que ce n’est pas si important que cela pour elle.
Dorian Pavus, continuez à être aussi insolent envers le Commandant et je vous demanderai de sortir.
D'accord, d'accord. Pourquoi pas. Où elle a bien pu se rendre ? C’est vrai que c’est une très bonne question, mais par chance, quelqu’un se casse la tête pour vous.

Il marqua une légère pause, reprenant un semblant de sérieux. Le regard perdu sur la carte qui se dressait devant lui, il tenta de se repérer. Quelle tristesse de se trouver du côté d’Orlaïs, ce n’était absolument pas où il pensait qu’elle irait.
Mireï est partie récemment, donc en quelques jours, elle n’a pas pu aller bien loin.  Mais j’ai encore une autre théorie sur le sujet. Avec cette discussion dans les cachots comme précédemment souligné par … le Commandant, j’ai une information en plus qui pourrait nous servir.

En effet, Alexius lui avait dit très clairement qu’elle était venue le consulter car elle doutait à propos de ses recherches. Elle les savait dangereuses. Et connaissant son tempérament mieux que les autres présents, Dorian pouvait se permettre d’émettre de telles hypothèses.
Elle sait que le contenu du Cognitio est dangereux, surtout entre de mauvaises mains. Même si elle jouait une forme de comédie au sein du fort, certains détails ne mentent jamais. Déjà de un, de source sûre, elle n’est pas indépendante. Mireï est tout sauf une jeune fille très autonome qui sait exactement quoi faire au bon moment. Sinon, elle n’aurait pas été consulté quelqu’un sur le sujet.

Jusque là, tout allait bien, sa théorie tenait debout. Après avoir constaté les bons comme les mauvais commentaires, il reprit son explication.
L’identité de son « supérieur » nous est encore inconnue, mais en toute logique, il devrait se trouver en Férelden ou en Orlaïs. Sans doute que de prendre le bateau serait trop risquée pour elle, donc elle n'est pas dans les marches-libres. Je m’explique. Il devait très certainement l’attendre quelque part pour qu’elle lui transmette le livre. Et là, deux options s’offrent à nous : soit elle a été contrainte de lui donner le livre, ou alors…

Et il espérait tant que la solution de facilité eut été optée par la jeune rouquine. Enfin, facilité pour eux, mais très certainement pas pour elle. La pauvre, à devoir se cacher pour éviter de se faire repérer de tous les côtés.
Ou alors elle ne le lui a pas donné et s’est enfuie avec. Dans ce cas, effectivement, notre temps est moins aisé. A mon avis, elle ne se situerait ni trop près de Fort-Céleste, ni trop loin non plus pour autant, après tout, on ne va pas bien loin en quelques jours. Je pense qu’elle ait pu rester en Férelden, mais c’est loin d’être un fait définitif.

En effet, en quelques jours, l’on ne pouvait guère aller à l’autre bout du monde, surtout si l’on devait se cacher de quelqu’un, en plus de l’Inquisition. Léliana échangea quelques regards avec ses autres collègues, puis reporta son attention sur Dorian.
J’ai un très bon réseau en Férelden, je devrais pouvoir m’en charger. Il nous faudra également trouver l’identité de la personne qui tirerait les ficelles, et qui est sans doute un potentiel ennemi de l’Inquisition. Le temps nous est compté, et nous devons rester discrets car dans la seconde possibilité de Pavus, il chercherait autant que nous. Peut-être même que d’autres de ses complices se terrent parmi nous, nous n’en savons rien.

Triste réalité, mais même certains détails arrivaient encore à échapper à dame Rossignol en ces lieux. Dorian se contentait d’observer la carte, puis de temps à autre le Commandant qui osa quelques instants plus tôt de le traiter à l’unisson avec l’autre Altus d’imbécile. Il détestait quand on le sous-estimait.
Ou alors nous pouvons faire plus simple : vous vous occupez de choses bien plus importantes et je vais le chercher moi-mê—
Dorian, nous en avons déjà discuté !

Celui-ci roula des yeux, les bras croisés. La bonne ambiance. Evidemment que tout le monde n’allait absolument pas le laisser s’en mêler à présent, mais autant essayer : cela ne coûtait rien. Téméraire comme il l’était, le mage Altus ne lâcherait l’affaire pour rien au monde. Ce devait venir de son sang, tout ça.  
Dorian Pavus Theme song
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#2B3D63

On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUEOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 397188ASSPECTEUR
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Glorfindel Mien'HarelOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] D3ku
Glorfindel Mien'HarelOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] D3ku
Lord of revassan ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Pendräagon
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Présent.
— MISSIVES : 269
— DC&TC : Reyner Cousland (+) Seth.
— PRESTIGE : 207
— CRÉDITS : phobs (+) moi
On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 9tcb
— ICONE (100x100) : On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 9xb3 — NATIONALITÉ : Dalatien et descendant direct de Shartan.
— ÂGE : Glorfindel possède dix neuf ans.
— PROFESSION : Leader du mouvement Mien'Harel, chef de la cité Revassan.
— FACTION : Mienh'Harel, évidemment : les elfes rebelles.
— ARMES : Deux sabres dalatiens.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Mer 13 Sep - 18:46
Je flattais énergiquement le col du cheval en face de moi — celui qui m'avait été si gentiment attribué — tandis que les apprentis palefreniers et jeunes écuyers dans les alentours s'occupaient des autres montures, concentrés sur leur tâches quotidiennes. Il n'était pas rare de me voir passer du temps avec mon destrier, voir même d'entamer de temps en temps la discussion avec les jeunes des écuries — je ne faisais pas cela de moi-même bien entendu —, ces derniers curieux et ayant la langue bien pendue. Ce genre de petits moments étaient agréables et appréciables car je pouvais ainsi me vider la tête de tout ce qui me tracassais au quotidien.
Enfin. C'est ce que je croyais.
《 — Inquisiteur ?
Hm.
Mes yeux roulèrent vers le ciel tandis que j'entendais les pas de Cullen s'approcher de ma personne. Je faisais donc volte face, regardant ce dernier avec un air calme mais légèrement las, constatant la présence de Cassandra avec lui. Je ne sais pas encore de quoi il est question, mais lorsqu'ils venaient à deux, cela n'annonçait que de mauvaises augures.
Je me sentais néanmoins mal à l'aise désormais. Le Commandant était quelqu'un de bien, je n'en doutais pas... Mais ce dernier étant ancien Templier, cela créa un certain malaise chez moi. Je savais pertinemment qu'ils n'étaient pas tous pareils et que certains d'entre eux étaient bons, tout comme Deredim, ce Général qui à l'époque où j'avais été enfermé au cercle brisé des Anderfels avait plaidé ma cause jusqu'à se faire muter en Ferelden par Asarim. Malgré l'espoir de croire au fait que le Commandant était un homme juste, je ne pouvais faire taire cette impression en moi, cette vérité, celle qui me dit qu'il a forcément dut partager les idéaux de ses anciens confrères à un moment donné pour avoir eu l'envie de rejoindre cette bannière sanglante et qui avait opprimé tant des miens. Enfin, comme on le dit si bien : laissons le passé là où il se trouve, car si nous nous mettions à regarder le mien, je ne pourrais pas vraiment répliquer. Je suis loin d'être blanc comme neige, et tout le monde est au courant de cela.
《 — C’est Dorian. Il s’est fait voler son ouvrage sur la magie temporelle et si ce bouquin tombe entre les mains des Venatoris nous sommes en grand danger. Je l’ai appris en réglant un différent entre lui et Mellissandre et j’ai trouvé plus que raisonnable de convoquer le conseil d’état major pour en discuter.
Mes yeux s'écarquillèrent soudainement. Dorian ? Magie temporelle ? Mellissandre ?
Je repris une expression moins surprise, alors que ma main se leva doucement comme pour me saisir le front, mon visage se rabaissant et mes yeux se plissant dans la foulée. Un soupir franchit la barrière de mes lèvres, démontrant de mon agacement face à la nouvelle situation qui se présentait à moi. J'étais l'adulte en charge d'une bande de gamins braillards et irresponsables. Alors que je cherchais quoi répondre face à une telle annonce de la part de Cullen, je vis l'un des chevaux aller renifler curieusement les bouclettes dorées du Commandant.
《 — Tssht. Hey.
Vous avez la cote, Commandant, j'avais aussitôt déclaré avec un sourire en coin, comme pour essayer de me distraire de la nouvelle que je venais d'apprendre. Enfin, de ce que j'ai compris, cela ne se résume pas qu'aux équidés.  》
Je voyais Cassandra renifler de dédain face à ma remarque. Quoi qu'elle en pense, on ne pouvait le nier : le Commandant est un très bel homme. Tandis que le cheval se fit maîtriser par l'un des écuyer, s'excusant de nous avoir interrompu — je l'aurais presque remercié de me sortir d'une telle impasse —, je croisais les bras de manière nonchalante. Je n'avais aucunement envie de venir à cette réunion futile et barbante, et ce même si j'en étais récompensé par une boite de chocolats. De toute manière, il me restait encore ceux que Mellissandre m'avait offert.
Mes bras se décroisèrent et je me résignais finalement à les suivre, bien que la joie n'émanait pas de moi, bien au contraire. C'est avec véhémence que je commençais à marcher en direction de la cour principale afin de monter les escaliers, lâchant au passage mes mots.
《 — J'espère que cette affaire sera vite réglée.  》
La bonne blague.

***


Nos pas nous menèrent dans cette grande salle où toutes nos décisions militaires et stratégiques étaient décidées. Nous étions accueillis par Mellissandre qui, assise sur la table de commandement, jouait de nouveau la carte de la jeune femme désinvolte et confiante. Tout un charme... Je suppose.
Elle salua Cassandra, et je voyais alors Cullen s'occuper de replacer quelques pions sur la carte de Thédas ; moi, durant ce temps, je faisais face à l'Altus qui m'avait offert il y a quelques jours de cela une entrevue des plus intéressantes. J'affichais un léger sourire de courtoisie en réponse à sa courbette qui, comme d'habitude, m'arracha un léger râle d'agacement.
《 — Inquisiteur Ragnar.
Dame Alirius.  》
Je ne m'attardais pas et fit le tour de la table faite de bois et soigneusement ouvragée afin de contourner Cassandra puis Joséphine, me plaçant en son centre. Je laissais mon regard vagabonder sur nos actions en cours, détaillant chaque pions et chaque endroits de la carte ; je laissais parler les autres, mon esprit se perdant petit à petit dans mes pensées sans que je ne puisse l'en empêcher. Lorsque les portes de la salle s'ouvrirent à nouveau, mes yeux orangés aux pupilles fendues se levèrent, et je voyais désormais Leliana et Dorian pénétrer dans la pièce.
《 — Je sens que ça va être électrique...
Hmh-hm, acquiesçais-je dans un sourire un coin adressé à l'attention toute particulière de l'Altus près de moi. La discussion risque de vite s'embraser si vous voulez mon avis, ajoutais-je alors dans un demi murmure. 》
Nos petits jeux de mots n'étaient pas une nouveauté désormais, et je tenais beaucoup à cette proximité qui s'était installée entre la jeune mage et moi-même.
A peine Dorian était installé autour de la table de Commandement que les jeux de sarcasme commencèrent.
《 — Je résume de-nouveau l’affaire : Dorian s’est fait voler son ouvrage sur la magie temporelle, il y a quelques jours. Il a un début de piste semble-t-il, mais rien de concret pour le moment.
Je crois que mes suppositions sont déjà bien plus concrètes que vos paroles actuellement jetées par les fenêtres, commandant.  》
Je ne pouvais m'empêcher de sourire à la plupart des remarques venant de la part du Nécromancien quand Cullen commença à énoncer tout les détails de cette affaire avec plus de profondeur qu'avant. Ce dernier osa même des accusations qui me paraissaient  plutôt hâtives, et c'est ainsi que je me mis à froncer les sourcils, retenant la plupart des conflits qui éclataient au fur et à mesure entre nous tous. De plus, je pouvais ressentir une certaine tension entre Mellissandre et le Commandant — accentuée par la précédente remarque de Dorian sur l'hésitation du mot "notre" — : tout pour nous rendre les uns les autre encore plus malaisés. Car si cela n'était pas réellement évident, les émotions étaient, elles, en revanche, réelles : elles avaient des répercutions sur le corps de chacun dans cette pièce, même si nous n'en étions pas maîtres.
Joséphine pris finalement la parole, elle qui avait semblé réfléchir depuis un certain moment désormais.
《 — Je pense que notre meilleur moyen de rattraper la... négligence de Dorian et de lancer dès maintenant une chasse à l’homme pour retrouver le plus rapidement possible cette Mireï. On peut demander à quelques nobles Orlésiens d’apporter leurs concours et je pense que les réfugiés des marches solitaires se feraient également un plaisir de nous aider dans cette tâche.
L’idée n’est pas mauvaise, on doit mettre la main sur cette fille.
Au cas où, je peux également envoyer une lettre à Tevinter pour demander à mes amis d’ouvrir l’oeil. Si l’ouvrage de Dorian est codé - et que ses codes sont réellement difficile à percer - il est probable que des experts soient sollicités ou que des recherches complémentaires soient lancées.

Je les laissais continuer à débattre en restant volontairement silencieux, assimilant tous les détails mais ne perdant pas moins le sens de l'humour de Dorian qui commença à se faire long et mal placé. Il y avait un temps pour rire et un temps pour parler sérieusement : bien que les deux pouvaient parfois être appliqués ensembles, cette fois ci, il allait de soit que les séparer était plus adéquat à situation. L'Altus n'en avait que faire et continuait d'en faire à sa tête alors que Leliana tentait vainement de le canaliser, mais il était infatigable.
Cullent prit finalement la parole, ce qu'il n'avait pas fait depuis un petit moment.
《 — Dorian, vous aviez dit avoir une piste. Est-ce que vous avez une idée d’où elle a pu se rendre ?
Donc finalement vous accepté la lourde de tache de retirer vos beaux yeux couverts de miel de votre dulcinée pour vous intéresser à un imbécile ? Joli, tout ça. Admirable, je dirais. J’en connais une qui sera jalouse du privilège que vous m’offrez…
Les yeux translucides du Nécromancien se posèrent sur les miens et je fronçais alors un sourcil pour désigner mon incompréhension face à cet air qu'il me renvoyait. J'avais aussi senti ce malaise entre Mellissandre et Cullen, mais je n'avais strictement rien à voir avec tout cela — à moins que je ne le savais pas, bien entendu —. A mes yeux, Mellissandre était une inconnue comme la plupart des personnes autour de cette table et qui m'accompagnaient depuis le début de cette mésaventure : je connaissais certains mieux que certaines et certaines mieux que certains, certes. Le fait est que je n'avais passé qu'une heure ou deux en compagnie de la mage et cela ne signifiait pas grand chose pour moi. J'avais plus flirté avec Dorian qu'avec elle : je n'avais donc aucune raison d'être la cible de rumeurs ou de jalousies. Je sais pourtant que beaucoup de membres de l'Inquisition sont particulièrement friands des médisances et des on-dit, et j'aurais aimé mettre les choses au clair sur le champs : malheureusement, le temps n'était pas aux recadrages relationnels mais professionnels.
Aussi j'avais laissé tout ce petit monde continuer de tergiverser, jusqu'à lever ma main en l'air pour ordonner à tout le monde de se taire un instant. Depuis le début, ils n'avaient cessés de me piailler dans les oreilles, et je désirais désormais émettre mon opinion qui allait trancher l'assemblée.

Je posais avec une certaine douceur mes mains contre le bois de la table de commandement alors que mes yeux se baissèrent sur la carte, détaillant cette parcelle Orlésienne où semblait avoir vagabondé cette fameuse Mireï. J'avais adopté une expression des plus sérieuses, me faisant solennel et usant de mon charisme afin de faire monter la pression autour de nous. Mes yeux se lèvent et parcoururent alors l'assemblée, jusqu'à ce que mes lèvres se mouvent pour laisser mes mots s'élever dans la salle.
《 — Voilà ce que nous allons faire.
Mon doigt se posa doucement sur la zone d'Orlaïs, alors que les regards étaient braqués sur moi.
《 — La situation presse et cet ouvrage pourrait causer bien pire que de simples brèches connectées à l'Immatériel comme celles qui parsèment Thédas, ou pourrait être plus funeste que le saut temporel que Dorian et moi avons fait à Golefalois. Nous allons jouer plusieurs cartes à la fois. Je levais mon regard vers la Dame Rossignol. Leliana, je compte sur vos espions pour fouiller chaque parcelles Orlésiennes où est soupçonnée Mireï de s'y être cachée. Ceci fait, mon regard se posa dans celui de Cullen. Commandant, une chasse à l'homme est trop peu prudente, vous avez raison. Néanmoins, nous pouvons envoyer un ou plusieurs petits détachements de nos campements en Férelden afin de chercher assidûment dans la région. Nous pouvons user de beaucoup de prétextes quant à nos agissements car l'Inquisition oeuvre non seulement sur les brèches mais aussi sur toute autre affaires concernant Corypheus : nous avons des couvertures diverses et variées. Les Venatori n'ont pas à apprendre ce qu'il se trame, sauf si une taupe affecte nos rangs.
Je me redressais, croisant doucement les bras alors que je détaillais de nouveau l'assemblée.
《 — Nous allons faire en sorte de dispatcher quelques personnes ici présentes sur le terrain. Dorian, vous vouliez vous rendre utile, n'est-ce pas ? C'est l'occasion rêvée. Je vous autorise à vous rendre en Orlaïs car nos soupçons sont avant tout centrés là bas. Toutefois, je me refuse de vous laisser y aller seul. Quelqu'un vous y accompagnera histoire d'éviter d'autre mésaventures contrariantes... Vous et moi savons très bien que cela n'est pas discutable par ailleurs.

Mon regard pénétra celui de Dorian, avec force et persuasion, me faisant des plus intimidants — même si l'Altus n'allait pas se faire avoir aussi facilement que par des yeux fendus et orangés comme l'étaient les miens, non —.
Je les laissais alors rajouter des précisions et des propositions afin d’améliorer ma force d'action. De toute manière, pour retrouver quelqu'un d'évanouis dans la nature, il n'y avait pas trente six milles solutions : il nous fallait la chercher, et nous devions alors mettre tous les moyens de notre côtés pour se faire.


All my life,
I have been fighting for this.
They try to keep me down but I just get higherII've been up, I've been down. Seen the world from the ground. But I hear the drumming, now my veins are pumping. Scraped my knees, bruised my heart, It's where you end, not where you start. I see them running, cause they see me coming. All my life, I have been waiting, I have been waiting for this.
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Posté Sam 16 Sep - 19:12
Fort-Céleste, chapitre 8Ft. Mellissandre Alirius / Cullen Rutherford / Ragnar Warwick
On a pas le temps pour ces conneries
Le calme survint à la demande de l’Inquisiteur. C’était toujours aussi impressionnant de constater quel respect il imposait en ces lieux. Un simple geste, et le chef de cette curieuse meute réduisit au silence le plus absolu ce petit groupe qui se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Dorian observait les alentours, deux doigts appuyés contre ses lèvres pour accentuer son air pensif.
Voilà ce que nous allons faire. La situation presse et cet ouvrage pourrait causer bien pire que de simples brèches connectées à l'Immatériel comme celles qui parsèment Thédas, ou pourrait être plus funeste que le saut temporel que Dorian et moi avons fait à Golefalois.

Pourquoi tout le monde se sentait obligé de rappeler cet épisode ? Le thaumaturge ravala cependant son soupir : il y avait bien plus urgent dans l’instant que de repenser à tout ça.
Nous allons faire en sorte de dispatcher quelques personnes ici présentes sur le terrain. Dorian, vous vouliez vous rendre utile, n'est-ce pas ? C'est l'occasion rêvée. Je vous autorise à vous rendre en Orlaïs car nos soupçons sont avant tout centrés là bas. Toutefois, je me refuse de vous laisser y aller seul. Quelqu'un vous y accompagnera histoire d'éviter d'autre mésaventures contrariantes... Vous et moi savons très bien que cela n'est pas discutable par ailleurs.

Dans un premier temps soulagé qu’on ne doute pas de ses capacités pour une fois, Dorian fronça les sourcils. Accompagné. Ben voyons. Cette fois, il soupira, les bras désormais croisés, le regard sur l’Inquisiteur.

Répondre impulsivement au commandant rien que pour le plaisir de l’agacer était une chose, mais s’opposer aux ordres de l’Inquisiteur en était une autre. Pour le coup, le mage Altus se contenta de la retenue, même si l’idée d’avoir un garde du corps parce que la pauvre petite princesse Pavus ne savait pas se défendre seule était loin de lui plaire.
Puisque vous y tenez… J’espère que vous aurez beaucoup de temps à me consacrer, Inquisiteur.

« D’autres aventures contrariantes »… Comme si c’était de sa faute si on l’avait attaqué à coup de magie du sang, qu’il dut rester alité et inconscient pendant plusieurs jours, et tout ça suivi du vol de son ouvrage le plus précieux – et dangereux. Evidemment que c’était toujours à cause de lui, puisqu’il était l’imbécile dans cette histoire. D’ailleurs en parlant de ça…

Dorian serra les dents quand le commandant émit son opinion sur le sujet. S’il osait s’opposer à son implication dans une affaire qui originellement ne regardait que lui, et ce simplement parce qu’il était « fragile »… Cullen avait un sacré don de le sous-estimer, et cela commençait cruellement à l’agacer. Se forçant soudainement au calme, le mage Altus le fusillait cependant du regard. Ce manque de confiance était difficile à ingérer. Dorian s’appuya brusquement sur la table, ne quittant pour rien au monde monsieur Rutherford qui voulait une fois de plus avoir le dernier mot sur tout.
Je vous vois venir, Commandant, et je tiens à préciser que je me moque des prétextes qui vous servent de raisons valables pour m’empêcher de participer à cette petite promenade de santé. La vérité est que vous ne m’en croyez pas capable.

Et voilà, il avait jeté une bûche de trop dans le brasier et voilà celui-ci désormais incontrôlable. Dorian en avait marre. Cela faisait plusieurs jours que les syncopes émotionnelles le mettaient dans tous ses états, et ses nerfs n’en pouvaient simplement plus. Alors qu’il allait parler, Dorian le coupa net, tandis qu’il se redressait pour commencer un déplacement vers Cullen. Léliana ne bougea pas, son regard en disait long.
Je vous ai dit que je n’en avais rien à faire, Cullen !
Dorian, retournez à votre place.
Et à la vôtre, je me contenterais du silence.

Mais malgré la colère de son ton, Dorian s’arrêta à sa hauteur. Pourtant, dame Rossignol ne s’était contentée que de le prévenir : il était bien assez grand pour avoir connaissance des limites à ne pas franchir. Dans un premier temps, de savoir que Léliana était encore entre les deux semblait rassurant, d’où le fait que le nécromancien n’avança point davantage. En avance, il pouvait sentir que toute cette histoire prendrait des ampleurs démesurées.
Je vais vous dire ce qui me prend : vous doutez de mes compétences. J’ai largement eu le temps de récupérer des précédents événements, nous avons même pris pas mal de retard. Donc, de constater que vous pensez toujours que l’imbécile, que je suis supposé être, n’est point en mesure de se battre pour récupérer ses affaires personnelles me donne la nausée.

Comment Cullen pouvait à ce point ne pas lui faire confiance ? L’on se demandait bien… Depuis qu’il passait le majeur de son temps en compagnie Alirius, il n’y avait franchement plus de quoi se poser la question. Quelques instants, maintenant mieux placé autour de la table, son regard se posa sur Mellissandre, avant de revenir sur Cullen pour ne pas paraître trop indiscret dans ses observations. Mais cette histoire semblait soudainement louche. D’ailleurs, pour une fois qu’elle se faisait discrète… Curieux, en effet.

Enfin, Dorian se serait davantage penché sur le sujet s’il n’était pas en premier lieu furieux contre le commandant. Oui, désormais il était furieux. D’ailleurs, le nécromancien reprit son petit détour vers le commandant, les mains dans son dos, la tête haute, d’aspect calme, mais le regard brûlait de cette colère mal contenue malgré les apparences. Pas à pas, marchant lentement, Dorian coupa une fois de plus la parole à Cullen, qui tentait vainement de prononcer la moindre syllabe.
Mais vous avez raison : continuez de me prendre pour un imbécile, puisque cela vous amuse.

A ces mots, Dorian se planta pile devant le commandant, puis il croisa les bras sur sa poitrine et inclina légèrement la tête sur le côté, les yeux soudainement plissés.
Tout comme vous pouvez continuer de lécher le clitoris à notre chère invitée Alirius, puisque vous ne pourriez jamais rien lui faire de plus. Ou plutôt, par respect pour ses ambitions démesurées auprès de l’Archonte, vous ne vous contenterez que de cette petite et pitoyable courtoisie, lâche comme vous êtes.


Dorian Pavus Theme song
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On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUEOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 397188ASSPECTEUR
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Posté Dim 17 Sep - 18:14
Missive 10
Commandant,
Dorian s'est fait voler son "Cognitio" contenant toutes ses recherches sur la magie temporelle. Entre de mauvaises mains, cela peut s'avérer dangereux et si un Venatori tombe sur ce livre alors Corypheus sera en possession d'une arme très puissante contre nous.
On n'a pas le temps pour ces conneries



Plus il avançait dans ses explications, plus Dorian devenait insolant au point de vraiment énerver le Commandant. Leliana l’entendait grogner d’ailleurs, mais il était tellement remonté qu’il ne se rendit pas compte qu’il le faisait. Restant professionnel, il relança un autre sujet en lui lançant en quelques sortes la main de cette affaire, vu qu’il savait mieux que tout le monde.

« - Donc finalement vous acceptez la lourde de tâche de retirer vos beaux yeux couverts de miel de votre dulcinée pour vous intéresser à un imbécile ? Joli, tout ça. Admirable, je dirai. J’en connais une qui sera jalouse du privilège que vous m’offrez… »

Cullen le regarda quelques instants, tâtonnant ses doigts sur la table d’état major sur laquelle il venait de s’appuyer pour souffler un peu. Il regarda longuement Dorian, d’un air las.

« - Quoique, peut-être que ce n’est pas si important que cela pour elle. »

« - Dorian Pavus, continuez à être aussi insolent envers le Commandant et je vous demanderai de sortir. »
« - D’accord, d’accord. Pourquoi pas. Où elle a bien pu se rendre ? C’est vrai que c’est une très bonne question, mais par chance, quelqu’un se casse la tête pour vous. »


Leliana détourna le regard sur Cullen qui s’était redressé, heureusement qu’elle avait eu l’audace de stopper Dorian sinon il aurait finalement craqué. Il sentait d’ailleurs le sang bouillir dans son corps, tant la colère commençait doucement à prendre son emprise sur ses décisions et réflexion. Cependant l’inquisiteur semblait étrangement calme, et écouta absolument tout ce qui se disait autour de la table.

Dorian commença à parler de Mireï, comme quoi en quelques jours elle ne pouvait pas aller bien loin. Mais lorsque le Commandant avait mentionné son passage dans les cachots, il se sentit particulièrement mal à l’aise, mais ne le nia pas. Il n’était pas malin de penser que Cullen n’avait pas ses oreilles partout dans le fort, et même Leliana ne fut pas surprise d’ailleurs.

Il continua, mentionnant que sa jeune disciple ne pouvait pas être indépendante, et que son mentor se trouvait probablement en Orlaïs ou en Ferelden. Deux suppositions se soulevèrent : Soit elle a été contrainte de lui donner le bouquin, soit elle a finalement refusé et se serait enfuie. Mais Comment savoir si cela était possible… ?

Comme le reste de l’assemblée, Cullen laissa Dorian terminer son récit et Leliana se proposa à déployer son réseau à Ferelden soulevant le fait de rester discret, comme Cullen l’avait suggéré auparavant. Mais Dorian n’entendait pas cela de la même oreille.

« - Ou alors nous pouvons faire plus simple : vous vous occupez de choses bien plus importantes et je vais le chercher moi-mê… »
« - … Dorian, nous en avons déjà discuté ! »
« - et il est absolument hors de question. »
« - Voilà ce que nous allons faire. »


L’inquisiteur entra enfin en action, sous le regard approbateur de Cullen, qui le dévisageait avec attention. Il en avait presque oublié Mellissandre qui lui faisait des avances.

« - La situation presse et cet ouvrage pourrait causer bien pire que de simples brèches connectées à l'Immatériel comme celles qui parsèment Thédas, ou pourrait être plus funeste que le saut temporel que Dorian et moi avons fait à Golefalois. Nous allons jouer plusieurs cartes à la fois. »

Il prenait au sérieux la situation, contrairement à Dorian qui ne cherchait qu’à semer le trouble pour pouvoir mieux s’en tirer. Après tout, il ne cherchait pas d’aide pour cette affaire : Mais avait-il conscience que l’on souhaitait l’aider… ?

« - Leliana, je compte sur vos espions pour fouiller chaque parcelles Orlésiennes où est soupçonnée Mireï de s'y être cachée. »

C’était une très bonne idée de procéder ainsi. La discrétion était la meilleure solution. Leliana ne répondit que d’un hochement de tête approbateur, commençant à observer la carte pour chercher sa patrouille la plus proche à qui envoyer un corbeau.

« - Commandant, une chasse à l'homme est trop peu prudente, vous avez raison. Néanmoins, nous pouvons envoyer un ou plusieurs petits détachements de nos campements en Férelden afin de chercher assidûment dans la région. Nous pouvons user de beaucoup de prétextes quant à nos agissements car l'Inquisition oeuvre non seulement sur les brèches mais aussi sur toute autre affaires concernant Corypheus : nous avons des couvertures diverses et variées. Les Venatori n'ont pas à apprendre ce qu'il se trame, sauf si une taupe affecte nos rangs. »

« - Je vais voir ce que je peux faire, Inquisiteur. »


Réponse sommaire, mais il avait bien comprit ce qu’il devait faire sans forcément entrer dans les détails. Même l’inquisiteur était inquiet de savoir que des taupes pouvaient avoir infiltré leurs rangs.. et malheureusement il était impossible de le savoir pour l’heure…

« - Nous allons faire en sorte de dispatcher quelques personnes ici présentes sur le terrain. Dorian, vous vouliez vous rendre utile, n'est-ce pas ? C'est l'occasion rêvée. Je vous autorise à vous rendre en Orlaïs car nos soupçons sont avant tout centrés là bas. Toutefois, je me refuse de vous laisser y aller seul. Quelqu'un vous y accompagnera histoire d'éviter d'autres mésaventures contrariantes... Vous et moi savons très bien que cela n'est pas discutable par ailleurs »
« - Puisque vous y tenez… J’espère que vous aurez beaucoup de temps à me consacrer, Inquisiteur. »


Cassandra regarda Cullen, voyant bien qu’il était contrarié mais ne fit rien.

« - Je suis navré, inquisiteur, mais c’est une très mauvaise idée. »
« - Je vous vois venir, Commandant, et je tiens à préciser que je me moque des prétextes qui vous servent de raisons valables pour m’empêcher de participer à cette petite promenade de santé.»
« - Taisez-vous donc un peu ! »
« - La vérité est que vous ne m’en croyez pas capable. »
« - Je vous arrête tout de suite, Dorian, vous ne… »
« - Je vous ai dit que je n’en avais rien à faire, Cullen ! »


La tension était palpable, alors que le nécromancien s’avança d’un pas décidé mais tout de même retenu vers le Commandant qui le suivait du regard. Leliana s’interposa une nouvelle fois, l’empêchant de s’avancer d’avantage, elle savait où cela allait terminer.

« - Dorian, retournez à votre place. »
« - Et à la votre, je me contenterais du silence. »


Dorian avait contourné la table, alors que Cassandra l’avait suivi de très près jusqu’à atteindre Leliana.

« - Cullen, ne jouez pas au même jeu que lui. »

Malgré l’avertissement, il souffla doucement pour évacuer cette pression qui pesait dans son esprit depuis tout à l’heure, puis fit face à Dorian, trouvant que ce n’était pas poli de refuser ses charmantes avances envers lui.

« - Vous avez intérêt à vous calmer, Dorian. Parce que… »

« - Je vais vous dire ce qui me prend : vous doutez de mes compétences. J’ai largement eu le temps de récupérer des précédents événements, nous avons même pris pas mal de retard. »
« - BON SANG MAIS …?! »
« - Donc, de constater que vous pensez toujours que l’imbécile, que je suis supposé être, n’est point en mesure de se battre pour récupérer ses affaires personnelles me donne la nausée. »


Il se pinça le haut du nez, tant cette situation devenait puérile. Dorian profita alors pour s’approcher de lui d’avantages, devenant presque trop près pour le Commandant qui le prenait déjà comme une menace. Il se redressa, sentant presque le souffle du mage sur lui ce qui le rendait d’avantage fou.

« - Mais vous avez raison : Continuez de me prendre pour un imbécile, puisque cela vous amuse. »
« - Bon sang mais Dorian, vous êtes en convalescence, réfléchissez un peu .. !! »
« - Dorian, cessez cela immédiatement… »


Cassandra était bien embêtée, et renonça presque sachant que Dorian ne l’écouterait pas. Cullen quant à lui, avait son cœur qui lui disait de le remettre à sa place, en utilisant la violence. Mais il ne cessait de se répéter que ce n’était ni le moment, ni l’endroit pour le faire, et que cela ne mènerait à rien.

« - Tout comme vous pouvez continuer de lécher le clitoris à notre chère invitée Alirius, puisque vous ne pourriez jamais rien lui faire de plus. Ou plutôt, par respect pour ses ambitions démesurées auprès de l’Archonte, vous ne vous contenterez que de cette petite et pitoyable courtoisie, lâche comme vous êtes. »

La suite se passa très vite, mais dans la tête du Commandant, il eut le temps de se faire toutes les réflexions qu’il souhaitait. Déjà le tévintide le traitait de soumis, de lèche-botte et de lâche de surcroît. Cette fois il était allé bien trop loin, et ce n’était pas par respect envers Mellissandre qu’il agissait ensuite, mais plus pour son égo qu’autre chose. D’où avait-il l’audace de lui dire cela et bien en face de surcroît.

Il eut à peine entendu le mot lâche, qu’il décida de lui donner un bon coup de tête, si fort qu’il n’eut pas remarqué qu’il s’était sacrifié le nez au passage. Sur le coup, Dorian vacilla en arrière et Cullen profita de cet instant pour le saisir par le col et le plaquer sur la table d’état Major pour lui coller une droite, jusqu’à ce que Cassandra lui sauta dessus pour le retenir et l’empêcher de frapper à nouveau.

« - Espèce d’enflure ! »
« - Stop, Commandant n’aggravez pas la situation ! »


Elle essayait de le tirer en arrière, mais elle n’avait pas autant de force qu’elle ne l’aurait voulu et ses pieds glissèrent purement et simplement sur le sol. Elle avait néanmoins réussi à lui empêcher de donner un coup supplémentaire, mais alors que Dorian était encore sur la table, il le souleva et le plaqua à nouveau avant de le lâcher et de se laisser reculer docilement par Cassandra qui le maintenait toujours. Leliana, quant à elle, se plaça entre les deux afin que quelque chose se trouve entre eux pour éviter d’avantage de dégâts.

« - ... S'il vous plaît. »

Il y eut un énorme silence avant que Cullen remarque les marques qu’il avait laissées sur Dorian, puis le sang qui s’écoulait de son nez. Il resta dans un premier temps silencieux, mais en entendant il remerciait Cassandra de ne pas lui avoir laissé perdre la raison d’avantage. Il aurait pu le tuer s’il était vraiment motivé.

« - Vous êtes infâme, sachez-le. »


D’un geste de l’épaule, il se dégagea de l’emprise de Cassandra et décida de quitter les lieux rapidement. Il était enragé, plein de colère, et accessoirement honteux d’avoir perdu son sang froid ainsi en pleine réunion. Il ne fit attention à rien d’autre que lui dans cette pièce et se mit à contourner la table, disparaissant dans l’ombre de la pièce, la main essayant de retenir les flots de sang qui s’écoulaient de son visage. Son honneur venait d’en prendre un coup, mais son nez aussi.

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Posté Dim 17 Sep - 20:08
Mellissandre se sentait étrangement excitée d’être autour de cette table malgré l’ambiance quelque peu… tendue. Sans doute parce qu’elle avait habilement réussie à s’immiscer dans la conversation malgré la futilité de son prétexte. En fait, elle sentait bien au regard lourd de Léliana que sa présence ne lui plaisait pas mais personne n’avait songé à lui demander pourquoi elle était là. Tout le monde restait silencieux persuadé qu’elle avait l’aval de l’un ou de l’autre. De toute façon, elle avait bien montré qu’elle connaissait déjà toute l’affaire, il n’y avait pas grand-chose à lui cacher pour l’instant…

Néanmoins, malgré son enthousiasme et l’envie de légitimer sa présence en se montrant utile – du moins en apparence – son idée fut vite rejetée. Besoin de discrétion, trop tôt pour songer à ce genre de stratagème… Frustrée d’avoir été ainsi rembarrée, elle se rembrunie donc, restant silencieuse et docile tout en écoutant les uns et les autres parler.

Parfois, son regard s’attardait quelques secondes sur la carte, cherchant à comprendre la légende des pions et à trouver des informations intéressantes, mais sans avoir le détail des missions ce n’était pas particulièrement éloquent. Et puis, elle sentait bien les regards qui pesaient sur elle, elle ne pouvait pas se permettre de détailler trop ouvertement la table. Dans la mesure du possible, elle s’efforçait de rendre ses oeillades naturelles, détaillant la carte comme tout le monde lorsque le périple de Mireï était mentionnée, comme si les plats reliefs du dessin détenaient la réponse à leur question.

Son esprit concentré sur le déroulement des événements, Mellissandre tiqua plusieurs fois aux provocations de Dorian sur sa relation avec Cullen. Déjà qu’elle sentait le Commandant étrangement tendu et qu’elle n’aimait pas les regards morose qu’il lui lançait, si en plus l’altus mêlait l’Inquisiteur à l’équation elle allait passer un mauvais moment. Heureusement que Ragnar semblait tout aussi agacé par ses piques puérils. Des mesquineries, elle en avait à servir aussi mais pour ne pas jouer les enfants et alimenter ses accusations elle resta silencieuse se contentant de lui retourner des regards noirs et de lever les yeux au ciel. Elle se serait probablement étouffée à contenir son propre venin si Léliana n’avait pas joué les arbitres en intimant plusieurs à fois à Dorian de cesser.

Tout de même, le cas de cette Mireï la tracassait. Pour avoir déjà parlé avec elle, elle était d’accord avec Dorian : elle était trop fragile pour agir seule, mais dans ce cas, pour qui agissait-elle ? Les venatori étaient immédiatement soupçonnés et elle ne pouvait pas les contredire mais, qu’est-ce qui disait qu’ils n’avaient pas déjà récupéré le livre ? Après tout, une fille comme Mïrei avait-elle vraiment le cran de désobéir à son supérieur, quand bien même elle avait des doutes sur les dangers d’une telle magie ? Leur réseau était cloisonné pour éviter un effet domino mais il était quand même plutôt étendu même en dehors de Tevinter. Difficile de refuser de croire à la légitimité de Corypheus quand il faisait démonstration de ses talents. Un dragon, il avait un dragon quand même. Dieu ou pas, les paris ne jouaient pas en la faveur de l’Inquisition…

Intérieurement, Mellissandre s’amusa donc du simple fait qu’ils ne considèrent pas cette option mais ne dit rien. Au mieux, elle avait raison et les venatori avaient mis la main sur une magie potentiellement incroyable, au pire, ils avaient raisons et les partisans pouvaient encore mettre la main sur Mireï avant l’Inquisition. Enfin, si tenté qu’ils soient au courant de sa possible trahison… Si ça se trouve, son contact attendait sagement sa venue dans une auberge, la croyant retardée par des intempéries. Peut-être faudrait-il qu’elle prévienne ses propres contacts malgré les risques encourus… D’un autre côté, après la violation diplomatique qu’elle venait de subir elle doutait que quiconque vienne fouiller derechef dans son courrier, et puis, justement, elle avait une très bonne raison d’envoyer une missive étant donnée les circonstances. Enfin, à contrario, cela pouvait sembler un peu louche qu’elle mande un corbeau juste après avoir assister à une réunion d’état major. La question méritait d’être creusée et quoi qu’elle décide il faudrait qu’elle le fasse avec doigtée.

Malgré l’avis de Joséphine qui soutenait que le plus de monde serait le mieux, l’Inquisiteur trancha finalement en faveur d’une solution discrète mais efficace. Les espions de Léliana et des hommes de Cullen envoyés sous un prétexte fallacieux.

Tout de même, c’était fascinant de voir à quel point Ragnar imposait le respect autour de cette table. Mise à part Dorian qui continuait à faire le beau, tout le monde se pliait à son autorité et cela allait au-delà de son statut. Il était charismatique. Cela semblait presque naturel pour lui, comme lorsque Cullen donnait des ordres à ses soldats ou que Joséphine recevait des invités. En le voyant ainsi agir, Mellissandre ne pouvait s’empêcher de penser que c’était une bonne chose pour Corypheus qu’il n’embrasse pas pleinement ses fonctions. Il ne cachait pas que cela le pesait et elle n’osait imaginer son efficacité s’il avait été enthousiaste.

Le calme fut néanmoins de courte durée car la conversation s’échauffa entre Dorian et Cullen. Sans animosité, le Commandant s’inquiétait de l’état de l’altus tandis que ce dernier prenait ses paroles comme une offense à ses capacités. Depuis le début, il prenait tant à coeur cette mission – souhaitant se débrouiller seul – que cela en devenait presque louche. Aux yeux de Mellissandre, on aurait presque pu croire qu’il ne souhaitait pas la réussite de cette mission tant il insistait pour se débrouiller sans aide malgré l’ampleur et les enjeux de la situation. Décidément, le moustachu avait beaucoup trop d’orgueil pour son propre bien et le sang beaucoup trop chaud pour ne faire de bêtise.

Il n’y avait qu’à voir la façon dont il s’était rapproché de Cullen pour mieux le provoquer. Et ce en dépit des avertissements de tout le monde. Léliana, Cassandra, même la douce Joséphine tentèrent de le dissuader mais rien y fit il continuait à envoyer des piques. Jusqu’à la réplique de trop.

«  - Tout comme vous pouvez continuer de lécher le clitoris à notre chère invitée Alirius, puisque vous ne pourriez jamais rien lui faire de plus. Ou plutôt, par respect pour ses ambitions démesurées auprès de l’Archonte, vous ne vous contenterez que de cette petite et pitoyable courtoisie, lâche comme vous êtes. »

Elle avait l’habitude des rumeurs, des mesquineries et des sous entendus mais là elle devait reconnaître qu’il y était allé fort. Tellement vulgaire et offensant que Mellissandre se figea, allant jusqu’à douter des paroles qu’elle venait d’entendre tant elle trouvait ça inconcevable. S’il voulait la choquer, il avait bien réussi son coup. Elle était tellement estomaquée qu’elle ouvrit la bouche sans rien dire, ayant l’impression d’assister de loin à la suite des événements.

Explosant suite à cette série de vicieuses incitations, Cullen frappa le mage à plusieurs reprises, allant jusqu’à renverser quelques pions sur la table alors qu’il y jetait l’altus avec violence pour mieux le frapper encore. Cassandra s’interposa mais elle avait bien du mal à contenir la fureur du Commandant. Honnêtement, elle savait que derrière ses airs gentils, l’ex-templier pouvait se montrer particulièrement dangereux mais le voir ainsi explosé n’en restait pas moins impressionnant et déstabilisant. Enfin, c'était tout de même fort agréable de voir Dorian être frappé, elle même ayant très envie de le faire...

« Dorian, vous êtes allé trop loin ! », s’emporta Joséphine à son tour en lui jetant un regard réprobateurs qui était peu coutumier chez elle. Pour réussir à énerver l’ambassadrice il fallait quand même faire fort mais la vulgarité n'était pas sa tasse de thé. Elle jeta un regard navré à Cullen qui sortait de la salle à grande enjambée, hésitant manifestement à lui venir en aide mais Léliana la dissuada d’un simple regard accompagné d’un mouvement de tête négatif.

Même Mellissandre qui était restée tétanisée hésita à faire un geste apaisant envers le Commandant mais il n’était manifestement pas d’humeur à recevoir de la complaisance. D’ailleurs, elle avait même l’impression qu’il était énervé contre elle.

Comme si elle sortait d’un rêve, Mellissandre reprit soudainement ses esprits, foudroyant du regard l’altus. Pas que du regard d’ailleurs, il était évident qu’elle faisait de gros efforts pour ne pas l’amocher davantage, quelques étincelles crépitant dangereusement sous ses ongles.

« Vous êtes vraiment pathétique Dorian », cracha-t-elle d’une voix glacée. « Vous rabattre aussi vulgairement sur ce genre de ragot sans fondement parce que vous manquez d’arguments c’est d’une médiocrité abjecte », conclu-t-elle son dédain exsudant dans chacun de ses mots comme du venin tandis qu’elle même s’était réfugiée dans toute sa dignité.

Rien qu’au ton de sa voix, il était évident qu’il avait perdu le peu de respect qu’elle avait pour lui, et que ce n’était plus qu’une question de conflit familiale lointain, elle le méprisait, purement et simplement.

Finalement, Joséphine soupira avant de s’éclaircir la gorge. Se conseil de guerre était une hécatombe.

« Merci pour votre aide », déclara-t-elle par pure politesse car en vérité elle n’avait été d’aucune aide « mais il est préférable que vous sortiez maintenant Mellissandre », déclara-t-elle finalement, déterminée à apaiser une partie des tensions. De toute façon, les détails techniques du déploiement des troupes ne la concernait pas.

Enfin, si tenté qu’ils abordaient la question malgré l’absence du Commandant et l’ambiance tout à fait particulière du conseil… Ce serait à l’Inquisiteur de décider.

De son côté, la jeune mage ne chercha pas à protester. Elle avait déjà poussé sa chance à s’incruster ainsi dans la discussion, elle n’allait pas faire d’histoire pour rester jusqu’au bout, même si son départ anticipé n’était que symbolique. S’inclinant respectueusement, elle jeta un ultime regard méprisant à Dorian avant de s’éclipser à son tour de la salle, plus furibonde que sa colère froide n’en avait témoigné.
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Posté Mar 26 Sep - 19:34
Lancé de dé pour départager qui obtiendra le grimoire entre Inquisition et Venatori.

LES VENATORIS remportent le lancé de dé.

Le grimoire revient aux VENATORIS.
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— ICONE (100x100) : On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 9xb3 — NATIONALITÉ : Dalatien et descendant direct de Shartan.
— ÂGE : Glorfindel possède dix neuf ans.
— PROFESSION : Leader du mouvement Mien'Harel, chef de la cité Revassan.
— FACTION : Mienh'Harel, évidemment : les elfes rebelles.
— ARMES : Deux sabres dalatiens.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Mar 14 Nov - 14:09
Alors que j'avais émis mes ordres de mission — pensant pouvoir rapidement m'éclipser de cette pièce qui me retenait prisonnier —, les débats entamés devinrent de plus en plus lourds en concessions. Il y avait là des comptes à régler qui n'avaient aucunement lieu d'être en cet endroit. Même si je n'étais pas le leader idéal, j'avais un trait de caractère qui faisait que lorsque nous étions en train de traiter de faits importants et professionnels, je ravalais ma fierté et jouait le jeu : Dorian, lui, était plutôt du genre à s'en moquer au plus haut point et à rabattre la carte du sarcasme et de l'irrespect.

Mes yeux scrutaient Cullen et Dorian, regardant cette interaction épineuse qui commença lorsque le Commandant désapprouva mon ordre.
《 — Je suis navré, inquisiteur, mais c’est une très mauvaise idée.
Je vous vois venir, Commandant, et je tiens à préciser que je me moque des prétextes qui vous servent de raisons valables pour m’empêcher de participer à cette petite promenade de santé.
Taisez-vous donc un peu !
La vérité est que vous ne m’en croyez pas capable.
Je vous arrête tout de suite, Dorian, vous ne…
Je vous ai dit que je n’en avais rien à faire, Cullen !  》
Leur joute verbale empira et je regardais alors une vulgaire bataille de poings. Pour peu, je me serais cru dans une taverne à observer deux personnes totalement alcoolisées. La concrète différence entre les deux contextes fut simple à discerner : ils étaient pourtant bel et bien sobre. Aucune excuse ne leur était octroyée, surtout pas à Dorian.
Je restais silencieux, observant de manière stoïque cette prise de bec tandis que mes yeux vagabondaient en direction de Mellissandre de temps à autre, regardant l'expression outrée qu'elle arborait désormais. Joséphine, voyant Cullen s'en aller de la pièce, préféra congédier aussi Mellissandre.
《 — Merci pour votre aide, mais il est préférable que vous sortiez maintenant Mellissandre.
Cette dernière parti après une dernière phrase à l'attention de Dorian : ce dernier s'était décidément fait bon nombre d'ennemis en l'espace de quelques instants.
Ma main alla se poser sur mon front tandis que mes paupières se fermaient l'espace d'une seconde, poussant un soupir aussi las qu'il me l'était permis. Dorian était allé trop loin. Néanmoins, je me voyais mal blâmer ce dernier et ignorer les attaques physique de Cullen, et ce même si son interlocuteur l'avait cherché. Je préférais passer l'éponge. Je n'étais pas là pour éduquer mes acolytes, j'étais là pour les aider.
Mon regard était témoin de la colère qui avait saisit mes nerfs, et désormais, personne n'oserait lever un mot plus haut que l'autre sans avoir crainte de s'attirer mes foudres.
《 — Dorian, je vous interdit formellement d'agir sans mon consentement. Si vous partez à la recherche de Mïrei sans m'en avertir et ce malgré mes avertissements, il y aura des répercutions.  》
Mes bras se croisèrent et je fixais alors cet homme qui nous avait causé tant d'ennuis jusqu'ici. Finalement, j'avais raison depuis le début : mon rôle ici bas était de jouer le garde d'enfant.
《 — C'est moi qui me joindrais à vous pour aller chercher Mïrei. Je ne vois pas d'autre solution. Ma patience a ses limites.  》
Pensant qu'il n'y avait désormais plus rien à ajouter à cette réunion, je fis dissoudre l'assemblée. Cassandra et Léliana s'en allèrent donc, et alors que je me rapprochais de la porte de la salle, je me stoppais un instant face à Dorian, plantant mes yeux dans les siens afin de lui dire d'une voix calme mais sévère.
《 — Tâchez de vous tenir à carreaux. L'Inquisition n'est pas une troupe de théâtre. Me suis-je bien fait comprendre ?  》
Sans laisser le temps de répondre à mon interlocuteur, mes pupilles félines se détachèrent des siennes pour finalement regarder la route que j'empruntais, sortant de cet endroit encore emplis d'ondes négatives.


All my life,
I have been fighting for this.
They try to keep me down but I just get higherII've been up, I've been down. Seen the world from the ground. But I hear the drumming, now my veins are pumping. Scraped my knees, bruised my heart, It's where you end, not where you start. I see them running, cause they see me coming. All my life, I have been waiting, I have been waiting for this.
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Posté Sam 18 Nov - 17:53
Fort-Céleste, chapitre 8Ft. Mellissandre Alirius / Cullen Rutherford / Ragnar Warwick
On a pas le temps pour ces conneries
Tout se passa de façon disproportionnée : cela aurait pu être ce que penserait Dorian après plusieurs heures de réflexions cloîtré à l’autre bout de Fort-Céleste. Mais sa colère était bien réelle, et surtout, en pleine ébullition : il était difficile à attiser une telle flamme, surtout si l’on connaissait son détenteur. Ils se dévisageaient du même regard noir, tous deux prêts à bondir sur l’autre au cas où. Mais il fallait croire que l’un d’eux avait des réflexes bien plus rapides : naturellement, de la part d’un chef militaire, contre un cancre de toujours qui se plaisait à donner clairement son avis, il n’y avait pas photo.

L’Altus s’était figuré par moments, dans les plus grandes fantaisies, ce qui se passerait si un jour le commandant serait trop près de lui, quelle réaction censée il pourrait avoir. Ou alors, dans son cas, quelle bêtise il pourrait faire rien que pour le plaisir de l’embêter un peu. Il fallait croire qu’aucune de ses plus farfelues réflexions n’aboutiraient en premier. Un choc, violent même. Dorian vacilla vers l’arrière, perdant presque l’équilibre sans son futur divan de bois. Il se sentit alors saisi au col, puis plaqué contre la table et, alors qu’il sentit son dos heurter le mobilier, il essaya de comprendre ce qui était en train de se passer. Le thaumaturge ouvrit prudemment un œil et tomba sur un commandant aux traits déformés par la colère pure et dure, le poing relevé mais pas près de rester figé. Celui-ci le frappa en plein visage – Dorian eut le réflexe de déjà incliner la tête sur le côté pour éviter le pire. Tout était arrivé en même temps. Confus, presque totalement allongé sur la table, il tentait d’abord de reprendre son souffle, bien trop coupé en un délai si court. La colère était toujours présente, mais marquée de l’incertitude, ce qui le rendit soudainement passif dans cette histoire. Cela valait-il mieux pour lui, sans doute.
Espèce d’enflure !
Stop, Commandant n’aggravez pas la situation !

Dorian, lui, étrangement, se contentait du silence, appuyant sur les épaules du commandant un regard des plus sombres, démontrant bien qu’il ne savait peut-être plus où il tapait exactement, mais que cela ne voulait pas dire pour autant qu’il allât se calmer. Admettre que la situation le dépassait totalement serait toujours autant un geste de faiblesse pour l’orgueilleux Tévintide. Mais, il fallait le dire, la situation le dépassait un peu.

Le commandant ne bougeait plus tellement, le poing menaçant adressé au pauvre homme qui osa parler en mal de Mellissandre. Pauvre de lui, tout de même ! Première chose que fit Dorian après s’être figé devant la scène fut de se tâter l’arrête du nez et dans les alentours, prudemment si possible. Il grimaça. Cullen le plaqua une seconde fois contre la table avant de le lâcher, permettant ainsi à Dorian de pousser un long râle. Puis il s’aperçut que Leliana était présente à son tour, lui lançant un œil glacial, mais sans pour autant montrer quelconque signe de violence dans ses gestes. Un simple regard menaçant suffirait. Dorian n’en fit façon de toute manière, se redressant comme il pouvait avec une main portée à son nez qui saignait relativement abondamment. Puis il croisa le regard de Cullen, qui semblait inchangé si Dorian ne le connaissait pas, Cullen qui détala rapidement – et il avait tout intérêt à le faire.
Vous êtes infâme, sachez-le.

Dorian pourrait lui cracher au visage que désormais, le pauvre lèche-botte de la noble hautaine et insupportable était l’imbécile à son tour, mais avec le regard de Léliana encore en visuel, il s’en abstint : il en avait déjà suffisamment fait. A la place, il se contenta de marmonner.
Tant mieux alors, si je suis infâme.
Dorian, vous êtes allé trop loin !

C’était enfin au tour de Joséphine d’émettre son avis. Il était temps, l’ambassadrice devait s’ennuyer à l’arrière à rester passive, ou alors elle profitait du spectacle chaud en émotions qui s’était déroulé devant ses yeux. Dorian avait soudainement l’impression d’être bien seul dans cette pièce, mais il ne comptait pas rester ici bien longtemps. Ayant enfin retrouvé ses esprits, son regard balaya la salle, s’essuyant vaguement la narine de la main pour temporairement ne plus se soucier du sang qui perlait en discontinue. Mais alors qu’il semblait retrouver surtout un calme relatif, son regard clair croisa celui qu’il aurait préféré ne jamais revoir.
Vous êtes vraiment pathétique Dorian. Vous rabattre aussi vulgairement sur ce genre de ragot sans fondement parce que vous manquez d’arguments c’est d’une médiocrité abjecte.

Dorian ricana à une telle déclaration. Finalement, il avait envie d’en rire. Un rire sombre, aux facettes mauvaises ; curieux finalement de l’entendre à nouveau, la dernière fois remontant à Tevinter même – et cela commençait à dater. Les bras croisés, il continuait de la fixer droit dans ses prunelles. A l’improviste sans doute, Pavus savait désormais avec quelles pincettes il fallait prendre la fille Alirius. Les Alirius, responsables de la folie passagère qui s’empara de son père à ce moment-là : peut-être bien que ce fussent eux qui lui recommandèrent la magie du sang. Sournoisement doués, il fallait dire. Et avec tout ça, comment ne pas se douter que tels parents, telle fille. Et si elle mijotait quelque chose ? Car à bien observer la situation, elle semblait progressivement se mettre tout le monde dans sa poche. Sans parler de ce bal où l’Inquisition était invitée : on se demandait bien pourquoi ! Mais la question restait : à part pour s’attirer les faveurs de l’Archonte, dans quel but voulaient-ils l’Inquisition comme allié ? Un débat qui allait devoir se faire à un autre moment.

Il conserva pour la jeune Altus un sourire mauvais, un regard pétillant de curiosité également quand il s’aperçut que ses précédentes remarques l’eurent ébranlée.
Si vous pensez que je ne vous vois pas venir, Alirius.
Merci pour votre aide, mais il est préférable que vous sortiez maintenant Mellissandre.

Oh ? Oh. Elle devait déjà partir. Eh bien, quel dommage ! Le regard de Dorian glissa vers Joséphine brièvement, avant de revenir sur la noiraude qui lui lançait un œil des plus somptueux. Le sourire moqueur de Dorian se dissipa alors soudainement, lui démontrant bien qu’il était loin d’en avoir fini avec elle. Il la tenait en partie responsable de tout ce dérapage : même Cullen, son ami, était à sa botte et prenait sa défense sans se poser la moindre question. C’était que cela devenait très sérieux. Il n’avait pas non plus oublié l’attitude de ce templier dans la bibliothèque l’autre fois, et encore moins quand lui-même qualifiait la jeune femme de « miel qui attirait les mouches ».

Voyant la noble quitter les lieux, le thaumaturge se pinça l’arête du nez en soupirant à son tour, mais surtout en même temps qu’une autre personne dans la salle à qui, pour une fois, il avait porté nulle attention. Les yeux de Dorian se rouvrirent d’un coup, comme étonné, puis il se tourna vers l’Inquisiteur pour y croiser ce regard qui savait peser sur les gens. En plus, avec ses déplacements, il se trouvait droit en face de lui. Ah.
Dorian, je vous interdit formellement d'agir sans mon consentement. Si vous partez à la recherche de Mïrei sans m'en avertir et ce malgré mes avertissements, il y aura des répercutions.

Que faire d’autre que de simplement soupirer en silence, légèrement rouler des yeux, sans pour autant protester car c’était quand même l’Inquisiteur qui parlait, et s’attirer ses foudres en plus des autres du fort, ce n’était pas forcément la meilleure des idées.
C'est moi qui me joindrais à vous pour aller chercher Mïrei. Je ne vois pas d'autre solution. Ma patience a ses limites.
Heu .. Ah ?

Dorian arqua des sourcils de surprise. Lui qui s’attendait à se faire caser avec la pire des raclures en guise de punition – ou alors simplement avec Mellissandre, ça aurait rendu la chose tellement sympathique. Le thaumaturge fronça les sourcils, suspectant un autre coup bas que Warwick n’avait pas encore mentionné. Mais non, il n’en était rien : l’assemblée dissoute, les dernières personnes présentes en ces lieux se dirigèrent vers la porte. Malgré tout, l’Inquisiteur lui adressa un dernier regard.
Tâchez de vous tenir à carreaux. L'Inquisition n'est pas une troupe de théâtre. Me suis-je bien fait comprendre ?

Quelque peu pris au dépourvu avec la dernière remarque, le thaumaturge resta muet à le regarder s’en aller. Malgré leur étrangeté, ses belles prunelles avaient quelque chose de captivant.

Le voilà seul dans la salle. Fermant les yeux, Dorian inspira un bon coup avant de soupirer bruyamment. C’était toujours de sa faute, après tout : même l’Inquisiteur le disait. Eh bien, cela promettait, pour ce périple en Orlaïs. Mais en attendant, cela ne laissait partir pour rien au monde cette colère envers Cullen, à la botte de Mellissandre pour des raisons étranges. Mais Dorian n’allait pas se baser sur les ragots, comme elle pouvait le penser. L’amour rendait aveugle, pas stupide – pas autant stupide en tout cas.

Au point où il en était, il avait besoin de se changer les idées : déjà de un, quitter cette salle soudainement bien trop grande, et de deux, se détendre autour d’un bon verre de cognac.

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#2B3D63

On a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUEOn a pas le temps pour ces conneries [PV : Melli, Cullen, Dorian, Ragnar] 397188ASSPECTEUR
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