Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Mer 6 Sep - 19:31
Ce n’était pas la première fois que Cullen s’absentait mais sa présence était tellement essentielle au bon fonctionnement des troupes que son retour avait provoqué son lot de soulagement. Le Commandant était rentré, tout allait pouvoir tourner droit. Toute l’après-midi après leur arrivé, il y avait donc eu un véritable défilé dans son bureau, ses hommes semblant se relayer pour lui donner des rapports en continue et quémander des ordres.

Toutefois, ce balais fut perturbé par une venue fort inhabituelle, celle de l’ambassadrice, Joséphine Montilyet. Avec l’adorable politesse qui la caractérisée elle salua le Commandant et attendit que sa petite cour est terminée pour lui demander comment aller sa blessure et s’enquérir de sa journée de repos.

Des banalités qui n’étaient manifestement pas l’objet de sa visite car il était évident qu’elle avait quelque chose à lui demander. Quelque chose qui l’embêtait.

« En fait, je ne suis pas venue juste pour prendre des nouvelles », avoua-t-elle finalement en soupirant. Manifestement ce problème lui donnait des migraines. « J’ai un service à vous demander Commandant », annonça-t-elle ensuite en prenant son air le plus professionnel et officiel possible, essayant de ne pas trop montrait la lassitude qu’elle avait face à cette situation fort épineuse. Mais qu’avait bien pu penser le thaumaturge pour faire une telle chose ?!

« Il se trouve que Dorian a apparemment pénétré – sans invitation bien sûr - dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. Violer le sceau d'une lettre cachetée est une très grave faute diplomatique qui pourrait nuire grandement à notre image auprès des autres dignitaire. Mellissandre est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... », expliqua-t-elle en se massant légèrement la tempe. C’était une situation épineuse car cela allait jaser si elle faisait arrêter Dorian. Et puis le problème n’était pas tant de l’interpellé mais de voir ce qu’il adviendrait ensuite. La rivalité entre eux était évidente, si Mellissandre se montrait déraisonnable cela ne ferait que jeter plus d’huile sur le feu. D’un autre côté, elle était parfaitement conscience de la chance unique que la jeune femme leur offrait en les invitant à Tevinter – elle avait bien entendu était mise au courant avant tout le monde – et elle ne voulait pas gâcher une opportunité de sceller une alliance avec Tevinter. Tout ça pour un si bête incident diplomatique.

Enfin tout ça n’expliquait pas pourquoi elle venait voir le Commandant. C’était difficile à avouer mais Joséphine portait toujours beaucoup d’attention aux ragots… Après tout ils constituaient la réputation de l’Inquisition au même titre que les discours officiels.

« Je suis désolée de vous demander ça Commandant mais… Mellissandre a l’air de plutôt vous apprécié après cette triste histoire de magie du sang… est-ce que vous pensez que vous pourriez la convaincre de ne pas faire d’esclandre ? Ou du moins essayer ? »

**********

Remontée était en réalité un faible mot pour décrire l’état d’énervement intense qu’elle ressentait présentement. Bien entendu elle n’était pas stupide au point de laisser des preuves de son implication chez les venatori dans sa chambre mais être espionnée n’était guère plaisant non plus. Vu la lettre, elle savait déjà de quoi Dorian voulait lui parler et honnêtement elle n’avait aucune envie d’avoir cette discussion avec lui. Par contre, il était hors de question qu’elle se laisse marcher sur les pieds, infiltration ou pas. Cela aurait été au contraire plus suspect de tout tolérer, surtout un manque de respect. C’est pour ça qu’elle avait informé Joséphine à la seconde où elle avait compris ce qu’il s’était passé. Elle avait eu un plutôt bon contact avec l’Inquisiteur, s’il le fallait elle ne voyait pas d’inconvénient à aller le déranger également. En tout cas, si ce satané moustachu comptait s’en tirer et jouer les victimes, il se mettait le doigt dans l’oeil…

Trop agacée pour lire, Mellissandre, referma son ouvrage et se redressa, sortant des piles entières de savons. Elle avait déjà mis un à l’abricot de côté et elle voulait trouver une de ses fameuse senteur boisée qu’elle avait mentionné. Ça l’occuperait au moins le temps que ses servantes amènent de l’eau chaude. Enfin vu son état actuel de contrariété, elle avait davantage envie de taper sur des trucs que de prendre un bain. Peut-être que quelques recrues avaient envie de s’entraîner à encaisser des éclairs ?
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Posté Jeu 7 Sep - 2:27
Missive 9
Commandant,
Il se trouve que Dorian a pénétré dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. La jeune mage est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »
Une pente savonneuse



On peut dire que lorsque les deux compagnons revinrent au fort c’était la grande panique et Cullen se fit prendre d’assaut par tous ses groupes de soldats, lieutenants, devait récupérer une journée et demies de rapports et gérer des affaires d’importance haute tout subitement. Maintenant bien reposé, c’était plus qu’avec plaisir qu’il reprit son travail décidant bien que c’était la dernière fois qu’il s’absentait de la sorte, et aussi longtemps.

Alors qu’il revenait dans son bureau avec Doreen, l’elfe annonça qu’il avait fait le ménage dans ses quartiers, rangeant les derniers dossiers classés qui trainaient sur son bureau.

«  - Regardez, on y voit un merveilleux plancher en bois… C’est votre bureau Commandant. »
«  - Dites seulement que c’était le gros foutoir ce sera plus simple à comprendre… »
«  - Etait-ce un « Merci » ? »


Il soupira et lui demanda de lui désigner tous les emplacements où il avait remisé ce qui s’y trouvait sur son bureau. Après tout, si le Commandant ne rangeait pas ses papiers lui-même il était complètement perdu au final. Il acquiesça et dit alors à son agent.

«  - Ah, Il faudrait que vous retourniez amener les armements aux tombes émeraudes et que vous y montiez les campement que nous avons discuté la dernière fois. »
«  - Laissez-moi réquisitionner tout ça auprès des forgerons, charger le tout et demain je serai parti vers d’autres horizons ! »
«  - Parfait. Envoyez-moi un corbeau pour me signaler la situation sur place. J’ai presque peur que cela se soit dégradé entre temps »
«  - Comme d’habitude, Commandant »


Il fit une légère courbette et quitta alors les lieux, croisant Joséphine qui passait la porte. Cullen profita de sa présence pour plaisanter de la situation.

«  - Allez au suivant ! .. Laissez-moi deviner : Vous venez me demander comment s’est passé mon congé ? »
«  - En fait, je ne suis pas venue juste pour prendre des nouvelles »


Etait-ce un mauvais présage que de s’imaginer que quelque chose allait encore s’écrouler au fort aujourd’hui ?

«  - J’ai un service à vous demander, Commandant »
«  - Je vous écoute. Après tout si je peux me rendre utile… »
«  - « Il se trouve que Dorian a apparemment pénétré – sans invitation bien sûr - dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. Violer le sceau d'une lettre cachetée est une très grave faute diplomatique qui pourrait nuire grandement à notre image auprès des autres dignitaires. Mellissandre est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »  


Quand il entendit les noms « Dorian » et « Mellissandre » il roula des yeux et se mit à faire les cents pas dans la pièce. Joséphine comprit directement que cela ne le plaisait pas et elle se mit à sourire pendant ses explications, perdant ainsi son sérieux.

«  - J’aime pas me mêler des histoires de nobles et qu’est-ce que vous me demandez ? Séparer deux enfants de bas âge parce que l’un a piqué le jouet de l’autre ! »
«  - Je suis désolée de vous demander ça Commandant mais… Mellissandre a l’air de plutôt vous apprécié après cette triste histoire de magie du sang… est-ce que vous pensez que vous pourriez la convaincre de ne pas faire d’esclandre ? Ou du moins essayer ? »


Il regarda Joséphine avec dépit… Puis il baissa les yeux et soupira, se résignant alors. Etant donné que tout le monde lui demandait de résoudre les problèmes du fort depuis son arrivée il était assez gonflé pour faire ce genre de chose actuellement. Mais il comptait utiliser de la force pour les séparer si vraiment cela tournait au vinaigre. D’ailleurs peut-être était-est-ce pour cela que Joséphine ne comptait pas se mouiller. Et comme Cullen s’entendait avec Mellissandre et Dorian il était plus simple pour lui de les raisonner.

Joséphine cligna une fois des yeux, un sourire éclatant sur son visage avant de quitter la pièce. Cullen devait désormais choisir entre affronter Mellissandre ou Dorian en premier. Et bien vu les circonstances, il préférait commencer par ce qui semblait le plus dangereux pour lui et décida d’affronter la jeune femme en premier. Après tout, cela faisait quelques heures qu’ils ne s’étaient pas vus, ce n’était pas comme s’il allait lui manquer.

Un soldat lui rapporta qu’elle était dans ses appartements, ce qui lui facilita la tâche en premier lieu. Il arriva sur les lieux avec deux templiers qu’il stationna devant la porte, avant de l’ouvrir silencieusement. Par chance cette dernière ne grinçait pas. Une fois à l’intérieur il vit Mellissandre trier ses savons. Effectivement, elle avait un choix tellement varié, il était 15 fois supérieur à celui de Flo. Mais a quoi bon avoir autant de savon… ?

Il referma la porte, se trouvant actuellement dos à elle. Le claquement de la porte attira l’attention de la jouvencelle qui vit un Commandant Silencieux, appuyé contre la porte. De là où il était, il ressentait sa fureur et ne comptait pas l’affronter ainsi. D’ailleurs, il resta là où il était sans bouger.

«  - Je vous sens particulièrement nerveuse, Mellissandre. »

Il se redressa et croisa les bras, ne cherchant aucunement l’affrontement.

«  - Qu’est-ce qui vous tracasse ? »

Après tout il connaissait parfaitement l’histoire, mais l’entendre de la bouche de Mellissandre permettait d’avoir son point de vue à vif, et cela la défoulerai d’une autre part.

Il dévia le regard pour observer l’étendu des savons de la jeune femme qui étaient soigneusement rangés dans un mobilier prévu à cet effet.

«  - Ne me dites pas que vous alliez prendre un bain, si ? »

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Posté Jeu 7 Sep - 10:59
Trop occupée à martyriser ses savons en les reposants violemment à leur place, Mellissandre sursauta légèrement en attendant la porte de sa chambre se refermer. Alertée, elle tourna vivement la tête pour apercevoir le Commandant nonchalamment appuyée sur la porte. Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à entrer dans sa chambre sans permission ?! Les Sudistes ne connaissaient-ils pas le sens du mot  'intimité', et 'frapper' ?

Une moue boudeuse aux lèvre, elle ravala néanmoins une partie de sa furie. Le souvenir de ce qu’ils avaient partagé était encore vif dans son esprit et elle n’avait pas envie de se fâcher avec Cullen si vite. Joséphine n'avait pas eu tort de lui demander à lui de venir, sans doute son air épanoui au retour de Golefalois ne lui avait pas échappé.

Soupirant, elle croisa tout le même les bras en le dévisageant.

« Si peut-être que je vais prendre un bain ça me fera le plus grand bien. Et d’ailleurs, estimez vous heureux que je ne sois pas déjà en train. Vraiment, je vais finir par croire que vous ne pouvez plus vous passez de moi, et qu'en plus, vous aimez me voir nue », le taquina-t-elle en faisant bien entendu référence à son entrée cavalière. Ca ne lui avait pas effleuré l’esprit qu’elle puisse être en train de se changer ou de se prélasser dans l’eau chaude ? De la part de quelqu’un d’autre elle aurait presque pu croire que c’était volontaire mais de la part du Commandant, elle ne savait pas trop.

Parfois, il avait ce respect chevaleresque, cette maladresse timide si adorable, mais elle savait aussi qu’il pouvait se montrer très audacieux et tendancieux quand cela l’amusait. Un peu comme elle dans un sens. Tant que cela n’était qu’un jeu, elle pouvait incarner les affriolantes séductrices mais quand elle était sincère elle était beaucoup plus embarrassée…

C’est quand elle se demanda si le Commandant était en réalité plutôt fougueux et passionnée ou plutôt tendre et romantique que Mellissandre réalisa qu’elle avait laissé son esprit beaucoup trop divaguer.

Se raclant la gorge pour reprendre contenance, elle entreprit donc de répondre à sa question initiale.

« Dorian a pénétré sans ma permission dans mes appartements, fouillé dans mes affaires, lu une lettre privée et personnelle qui était encore sous scellée – et sûrement d’autres d’ailleurs – avant de gentiment signer son escapade », expliqua-t-elle d’une voix qu’elle souhaitait neutre pour rester la plus factuelle possible mais sans parvenir à totalement dissimuler son profond et viscéral agacement.

En preuve, elle brandit amèrement le petit mot joyeusement signé par Dorian et se leva pour le tendre à Cullen. Plantée devant lui, elle le regarda dans les yeux, mortellement sérieuse.

« Je sais que la politique n’est pas votre domaine de prédilection Commandant, mais imaginez un peu si j’étais entrée dans votre bureau en votre absence, que j’avais fouillé dans vos papiers, lu des rapports qui vous étaient nommément destinés et que vous n’aviez même pas encore ouvert avant de m’attaquer à votre courrier personnel », déclara-t-elle en essayant de renverser la situation pour qu’il comprenne la gravité des actes du thaumaturge. Dans le cas qu’elle venait de présenter, elle aurait probablement été accusée d’espionnage et donc de trahison. Ce qu’il avait fait été vraiment intolérable.

Détachant son regard du sien, elle soupira en s’asseyant sur le bord de son lit, manifestement lasse. Elle était toujours remontée mais il n’y avait pas que ça. Le Commandant connaissait ses états d’âmes…

« Je sais que j’ai du mal à trouver ma place dans l’Inquisition », admit-elle d’un air profondément fatigué. Toujours la même musique, le même obstacle insurmontable qui s’abattait sur elle avec fatalité. Elwig, la fausse accusation, l’empoisonnement et maintenant ça. « Je ne peux pas forcer les gens à m’apprécier, mais j’ai le droit au même respect que n’importe quel autre dignitaire ici », conclu-t-elle néanmoins sur un ton solennel qui cachait mal son amertume mais ne se laissait pas ronger par elle. Elle était Mellissandre Alirius, elle avait déjà montré sa faiblesse une fois de trop, elle n’allait pas retourner dans une série d’apitoiement inutile.

« J’ai mis mon nom en jeu pour organiser ue rencontre avec l’Archonte, mais je ne plaisantais pas en disant que si Dorian n’est pas puni comme il le mérite, je m’en irais », ajouta-t-elle indéniablement sérieuse.

Si on ne la traitait pas dignement, comment pouvait-elle espérer gagner l’influence suffisante pour accomplir quoi que se soit ? C’était une perte de temps.

« Mais j’espère sincèrement que Joséphine fera le nécessaire. Malgré tout, je n’ai pas envie de quitter.. l’Inquisition », acheva-t-elle sans réaliser qu’elle avait marqué une courte pause avant de prononcer le dernier mot tandis que son regard s’attardait sur Cullen. Fort Celeste avait en effet quelques surprises agréable en son sein…
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Posté Jeu 7 Sep - 16:02
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Commandant,
Il se trouve que Dorian a pénétré dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. La jeune mage est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »
Une pente savonneuse



Cullen s’était fait discret quand il eut fermé la porte, par le seul poids de son corps. Mais Mellissandre tourna subitement la tête vers lui, affichant une haine sans vergogne sur son visage pourtant si enjoué le matin même.

Elle ne répondit pas à ses premières questions, peut-être qu’elle ne voulait pas en parler après tout. Mais finalement cette remarque ouverte sur son bain – décidément – fit mouche chez la jeune fille.

«  - Si peut-être que je vais prendre un bain ça me fera le plus grand bien. Et d’ailleurs, estimez vous heureux que je ne sois pas déjà en train. Vraiment, je vais finir par croire que vous ne pouvez plus vous passez de moi, et qu'en plus, vous aimez me voir nue »

Cullen gloussa en entendant cette remarque. Elle avait vraiment une imagination fleurissante cette tévintide. Il leva le dos de la porte et s’approcha d’elle, observant ses savons du coin de l’œil.

«  - Au moins je sais quoi faire quand vous êtes contrariée ~ »

Si tirer un bain suffisait à la calmer alors c’était bon à savoir. Mais il n’était pas venu la voir pour ce genre de chose à vrai dire. Bien qu’il reconnu tout de suite le savon qu’elle avait posé au bord de la table.

«  - .. Abricot ? »

Il se saisi du savon, ne pouvant résister à l’envie de lui donner une petite pique à son tour, alors qu’il observait le produit qu’il détenait dans sa main. Même sec il dégageait une senteur si agréable ~

«  - Est-ce moi qui aime vous voir nue ou vous qui commencez à apprécier mon parfum… ? »

Il reposa alors le savon où il l’avait prit et se retourna vers Mellissandre qui semblait avoir oublié la raison de sa venue.

«  - Vous ne m’avez pas répondu ceci-dit.. »

Il leva les yeux vers elle et observa qu’elle avait l’esprit ailleurs. Il se demandait bien ce qui pouvait se passer dans l’esprit de la jeune femme pour avoir ce blanc tout à coup. Pour attirer son attention, il claqua des doigts devant son nez. Il était bien moins adorable quand il se comportait en Commandant et qu’il cherchait à avoir ce qu’il voulait. Pour lui, il fallait laisser les sentiments de côté alors qu’il essayait de résoudre ce problème. Après tout il s’agissait de deux de ses amis qui étaient à deux doigts de s’entretuer s’ils le pouvaient. Et comme Joséphine l’avait mentionné, cela n’était pas le but…

«  - Que s’est-il passé ? »

Elle revint à elle, et après un raclement pénible de la gorge, elle lui expliqua la situation. Cette fois il pouvait se faire une idée sur les possibles solutions pour résoudre cette crise.

«  - Dorian a pénétré sans ma permission dans mes appartements, fouillé dans mes affaires, lu une lettre privée et personnelle qui était encore sous scellée – et sûrement d’autres d’ailleurs – avant de gentiment signer son escapade »
«  - Dorian aurait fait cela… ? »
« - Je sais que la politique n’est pas votre domaine de prédilection Commandant, mais imaginez un peu si j’étais entrée dans votre bureau en votre absence, que j’avais fouillé dans vos papiers, lu des rapports qui vous étaient nommément destinés et que vous n’aviez même pas encore ouvert avant de m’attaquer à votre courrier personnel »


Et si elle était tombée sur son journal intime cela lui serait impardonnable. En plus d’être impoli, ce geste ne devrait jamais être fait. Il pouvait comprendre que la jeune femme soit en colère.

«  - Je peux comprendre que vous vous sentiez lésée dans cette histoire, c’est normal après tout. Je vais voir ce que je peux faire pour élucider ce problème. Et entre nous j'aurais aussi retourné le fort pour mettre la main sur l'abruti qui aurait l'audace de fouiller mes papiers... »

Il se mit à réfléchir, se saisissant son menton entre le pouce et l’index alors qu’il était plongé dans ses pensées. Il se rappela notamment de ces recherches que Dorian lui avait demandé de prendre. Puis il essaya de créer un lien entre elles, mais ne sachant pas vraiment où cela le menait, il réfléchit alors… Dorian préparait quelque chose de louche probablement.

«  - Je sais que j’ai du mal à trouver ma place dans l’Inquisition »

Mellissandre venait de s’asseoir sur le bord de son lit, l’air complètement dépitée. Elle remettait sa place au sein de l’inquisition en cause et Cullen ne pouvait pas reprendre ses recherches en voyant la mine attristée de la tévintide. Par compassion il prit place à côté d’elle et ne la quitta pas des yeux.

«  - Pourquoi vous dites cela ? Tout le monde a sa place au sein de l’inquisition. Et vous avez fais vos preuves avec cette histoire de démon l’autre jour. »
«  - Je ne peux pas forcer les gens à m’apprécier, mais j’ai le droit au même respect que n’importe quel autre dignitaire ici »
«  - Ha ! Parce que vous pensez que tout le monde m’apprécie ? C’est juste une question de respect. Pour les hommes c’est de la méfiance, pour les femmes de la jalousie. Pourquoi porter autant d’attention à leur jugement ? Et ne prenez pas le cas de Dorian pour une généralité. »
« - J’ai mis mon nom en jeu pour organiser une rencontre avec l’Archonte, mais je ne plaisantais pas en disant que si Dorian n’est pas puni comme il le mérite, je m’en irai. »


Elle souhaitait s’en aller. Voilà quelque chose qui piqua légèrement le Commandant, si bien qu’il se répéta la phrase dans sa tête, ayant la maladresse d’avoir la bouche ouverte à ce moment-là.

«  - Vous voulez vous... en aller ...? »

Il détourna le regard sur les savons présents sur le bureau. Elle avait donc essayé de faire rencontrer l’inquisition avec le plus haut dirigeant de Tevinter ? Il n’était pas au courant, ou alors cela avait été discuté durant son absence à la table d’état major. Par contre il ne comprenait pas à quel point cela était important pour elle, c’était clairement un sujet de discussion avec Joséphine.

Il ne chercha pas plus loin les motivations de la jeune femme, mais si Joséphine pouvait converser avec l’Archonte l’inquisition pouvait épandre une certaine influence au nord et pas des moindres. Et ce n’était pas Dorian qui allait faire quelque chose de similaire.

« - Mais j’espère sincèrement que Joséphine fera le nécessaire. Malgré tout, je n’ai pas envie de quitter.. L’Inquisition »

Elle marqua une courte pause, alors qu’elle regarda le Commandant sans dire quoi que ce soit. C’était étrange, après cette sortie à Gaulfalois elle semblait avoir un avis bien meilleur concernant Cullen. Elle se comportait différemment et cela la rendait tellement séduisante. Le premier réflexe du templier était de détourner le regard, vers le sol en premier, puis vers la baignoire qui se trouvait au fond de la pièce.

«  - ce.. c’est pour cela que je suis là, je dois aider Joséphine à résoudre cette histoire, mais pour se faire il va falloir que je vous demande de collaborer. »

Il se frotta l’arrière de la tête puis sorti le papier de la lettre à Dorian dans  sa poche. Mellissandre reconnu immédiatement cette lettre, celui que le soldat de Gaulfalois lui avait donné à leur arrivée.

«  - Vous le saviez que c’était lui, d’où le fait que vous ayez essayé de m’empêcher de la lire ~ »

Il la déplia et la tendit à Mellissandre sans aucune gène d’ailleurs, cette histoire devait être résolu et il pensait vraiment qu’il y avait un lien avec cette histoire.

«  - Croyez-le ou non, mais je pense qu’il y a un lien entre les recherches d’Alexius et cette intrusion dans vos quartiers. »

Il réfléchissait, après tout Dorian était l’apprenti d’Alexius autrefois. Et il était légitime qu’il réclame les recherches de son maître… Mais dans quel but… ?

«  - Alexius est un magister, comme vos parents il me semble, mais qui a prêté allégeance à Corypheus. Actuellement, il se trouve dans les prisons du fort en attente de son procès. Concernant ses recherches mes soldats m’ont fait part que tout avait été brûlé. Je ne l’ai pas encore annoncé à Dorian ceci-dit. »

L’inquisiteur prenait son temps quant aux jugements de ces derniers. Cela avait le don de rendre fou les prisonniers qui attendent simplement de mourir s’ils ne se laissent pas eux-mêmes disparaître.

«  - Il a profité de notre absence pour venir s’immiscer ici. La question est donc : Possédez-vous quelque chose qui appartient ? »

Bien entendu, la réponse était négative. Mais Cullen savait que Dorian n’avait pas lu le courrier par hasard. Peut-être soupçonnait-il quelque chose chez la jeune femme. Cullen voulu en savoir plus et bien entendu, réclama les deux lettres.

«  - Entre nous je ne pense pas que Dorian soit aussi bête pour vous dire clairement que c’est lui qui a ouvert votre courrier sans raison valable. »

Vu que Dorian avait été aussi bête pour signer son passage – car il pouvait faire passer cela pour l’act de quelqu’un d’autre – C’était qu’il y avait une bonne raison.

«  - Puis-je jeter un œil à cette lettre et à celle de Dorian, si vous n’avez rien à cacher ? »

Si elle refusait de lui donner son courrier cela serait compréhensible, dans ce cas il allait utiliser une autre manière pour lui faire donner cette lettre. Après tout la situation ne pouvait pas être pire que ne le serait sans.

«  - Si vous ne voulez pas me la donner, cela est compréhensible, mais dans ce cas vous devez connaître la raison du pourquoi il vous a signé une missive. »

Il n’avait pas de temps à perdre, tant il avait de boulot à rattraper et Mellissandre le savait. Si elle ne voulait pas se montrer coopérative, il allait directement demander à Dorian. Et en cas de besoin à Alexius vu que tous se connaissaient dans ce milieu, vu son ancienneté il devait en savoir des choses.

«  - Et Rassurez-vous je n’essaie pas de vous incriminer. Je souhaite juste dénouer cette histoire pour connaître les buts de Dorian quand à cette missive et à ce bouquin qu’il recherchait à Gaulfalois. Je vais de toute manière aller lui demander sa version des faits pour me faire un avis.»

Avant qu’elle ne s’enflamme d’avantage, il l’empêcha de répondre. Terminant son explication calmement.

«  - Cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas punis."

L’inquisiteur devait trancher au final. Cela ne dépendait ni de Mellissandre, ni de Joséphine et encore moins du Commandant malgré ce qu’espérait la jeune femme. Et cela elle s’en rendit compte rapidement.

Mais cette histoire d’enquête l’épuisait déjà. Il savait qu’il avait affaire à deux personnes têtues. Et si Dorian souhaitait parler à Mellissandre seul à seul cela allait être compliqué de lui faire cracher le morceau.

«  - * Soupir * Je pars une journée et j’ai l’impression que c’est la guerre ici… Je m’en passerais bien, croyez-moi »

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Posté Jeu 7 Sep - 18:16
Levant les yeux au ciel alors que Cullen s’enorgueillissait de son odeur, Mellissandre finit par lui sourire toujours aussi taquine.

« A vrai dire, je voulais vous l’offrir puisque vous avez l’air de tant aimé ce parfum. J’étais en train de chercher une odeur complémentaire qui irait bien avec mais j’ai décidément un faible pour le bois de santal », avoua-t-elle avec nonchalance en désignant les deux trois savons qu’elle avait mis de côté.

Enfin, ils auraient le temps d’en reparler, pour l’heure, la discussion était centrée sur des sujets bien plus sérieux…  


Il avait l’air peiné qu’elle s’en aille et c’était une sensation fort plaisante. Au moins y avait-il une personne ici qui appréciait sa présence en dehors de Scipio et de sa commis dont elle avait oublié le nom.

Attendrie, elle laissa un court silence s’installer en jouant compulsivement avec un des lacets de son corset. Elle ne s’expliquait pas ses moments de léger malaises alors qu’elle appréciait la présence du Commandant. Toutefois, il reprit la parole, lui annonçant qu’il avait été désigné comme arbitre dans ce conflit.

Par réflexe, elle opina à sa demande de collaboration avant de comprendre subitement ce que cela signifiait et de se lever d’un bond en lui lançant un regard inquisiteur.

« Attendez, c’est Joséphine qui vous a demandé de venir me voir ? », l’interrogea-t-elle avec un ton indéniablement défiant en croisant les bras, de nouveau agacée. Elle se sentait manipulée. C’était malin de la part de l’ambassadrice d’envoyer Cullen étant donné que c’était une des personnes avec qui elle s’entendait le mieux, mais le Commandant avait prétendu ne rien savoir pour endormir sa méfiance. C’était mesquin, terriblement mesquin de sa part à un moment où elle avait envie de le croire sincère. Ou elle en avait besoin.

De mauvaise humeur, elle regarda d’un œil suspicieux la lettre qu’il venait de sortir pour la lui tendre. Elle reconnue en effet l’écriture de Dorian et compris bien vite qu’il s’agissait du courrier que le Commandant avait envoyé à Golefalois. Le coeur de Mellissandre rata un battement. Ils n’étaient pas de mèche tous les deux tout de même ? Prise d’un soudain doute fort désagréable, elle se saisit néanmoins du papier et le lu rapidement.

Il y était question des recherches d’Alexius sur la magie temporelle et Mellissandre s’efforça de rester impassible. Ses recherches étaient capitales aux yeux des venatori, une des priorités étaient de les récupérer mais elle même ne savait pas trop quoi chercher. Elle venait donc de recevoir une information fort intéressante sur le sujet sans même faire d’effort. Finalement, peut-être que sa présence ici n’était pas si vaine que ça…

Un peu tranquillisée, Mellissandre écouta donc le Commandant faire part de ses déductions ce qui la laissa en pleine réflexion. C’était un signe de plus de l’opinion peu flatteuse que Dorian avait d’elle, mais ce n’était pas incohérent.

« Vous pensez qu’il était persuadé que je détenais quelque chose qu’il lui appartient ? », demanda-t-elle songeuse. C’était logique. S’il avait voulu simplement l’espionner il se serait contenter de lire le courrier déjà ouvert et de s’assurer qu’il n’était pas repéré.

Bien entendu, Cullen s’interrogeait sur la légitimité des soupçons de Dorian et elle s’offusqua en croisant à nouveau les bras.

« Bien sûr que non, je n’ai rien qui lui appartient. De toute façon vous avez fouillé mes quartiers il y a trois jours je vous rappelle, vous le sauriez si j’avais ce qu’il cherche », rappela-t-elle avec un air légèrement désapprobateur et en même taquin. Elle n’était plus vraiment contrariée par cet épisode, c’était plus comme une blague entre eux.

Ce qui était plus gênant en revanche, c’est qu’il voulait voir le contenu de la lettre. La lettre qui parlait de son intérêt personnel à organiser cette rencontre avec l’Inquisition. La lettre pleins de mots doux de ses parents, la lettre où l’on comprenait aisément qu’elle avait fait une description fort flatteuse du Commandant.

Toujours debout, Mellissandre s’approcha de son bureau, jouant à faire glisser le papier de la missive entre ses doigts, incertaine sur la marche à suivre même s’il insistait que le but n’était pas de la réprimander. Quelque part, elle s’inquiétait de l’image qu’il aurait d’elle face à ses machinations de noble, lui qui les méprisait tant. Elle ne voulait vraiment pas perdre la bonne image d'elle qu'il avait actuellement, mais cela semblait inévitable.

« C’est assez personnelle comme lettre », expliqua-t-elle en continuant à la triturer, manifestement plus embarrassée qu’autre chose. Elle n’avait pas spécialement envie qu’il la soupçonne de vouloir dissimuler des informations, c’était plus une question de vie privée.

Bien qu’ennuyé, le Commandant sembla se montrer compréhensif et lui indiqua qu’il avait au moins besoin de savoir en quoi ça concernait Dorian. Après tout, son petit mot était équivoques, il y avait quelque chose dont il voulait discuter avec elle.

Mellissandre hocha lentement la tête. Elle savait exactement ce dont il s’agissait. Peut-être qu’il avait des choses à dire sur son invitation, mais c’était indéniablement cette histoire avec Albrexis qui avait du le mettre dans tous ses états.

Soupirant, elle vient se rasseoir au bord du lit auprès du Commandant et déplia la lettre. Ce n’était pas bien difficile de lire par dessus son épaule mais elle avait l’intention de déclamer la partie incriminante à défaut de lui livrer tout le contenu. Cela lui semblait être une alternative honnête.

« Pour faire court cette lettre est à propos de la rencontre que je veux organiser entre l’Inquisition et les magister de Tevinter. Mes parents s’interrogeaient sur mon désir d’inviter Dorian... », avoua-t-elle ce qui d’une certaine manière, posait le thaumaturge encore plus en porte à faux. Elle avait défendu sa cause et il l’avait trahi en fouillant dans ses affaires… S’éclaircissant légèrement la voix, elle entreprit donc de lire le dernier paragraphe d’une voix neutre quand bien même cela la mettait légèrement mal à l’aise. « Vraiment, nous sommes dubitatif. Surtout que Vulgati Abrexis compte parmi nos plus fervents supports depuis notre précédent arrangement. Nous avons promis qu’il ne subirait aucune conséquence mais peux-tu assurer que s’ils se croisent, Pavus ne lui fera rien ? Après tout, sans sa participation, le nom de sa famille n’aurait peut-être était jamais terni, même si je pense que nous n’aurions pas eu grand mal à trouver un autre de ses amants, vu la débauche dans laquelle il aimait se prélasser », cita-t-elle avant de replier le contenu tout en évitant de regarder le Commandant.

Ce n’était pas une situation très glorieuse mais elle l’assumait malgré tout, incapable de faire preuve de défection envers ses parents. Elle savait cependant que cela nécessité quelques explications qui ne seraient guère plus flatteuse. Après tout, elle devait lui racontait comment les siens avaient ruiné la vie de Dorian…

« La famille Pavus et Alirius sont en conflits depuis si longtemps que je crois que personne ne sait plus pourquoi. Mais il y a une dizaine d’année, le père de Dorian et le mien ont été en compétition pour la place de conseiller de l’Archonte… Et ce sont les Pavus qui ont remporté la place ce qui n’a fait qu’attiser les tensions entre nos familles, surtout quand il a oeuvré pour rompre mes fiançailles avec l’Archonte », déclara-t-elle les yeux rivés dans le lointain. Sa vie aurait été tellement différente si elle avait été mariée avec Radonis. Ils n’avaient aucune preuve mais tout le monde savait que Halward avait utilisé son influence pour pencher en défaveur du mariage même si la décision finale ne lui revenait pas.

« Alors quand mes parents ont eu vent des penchants de Dorian, ils n’ont pas pu résister à faire éclater le scandale. Je vous en ai déjà parlé mais être irréprochable est très important chez les altus, tout n’est qu’une question d’influence et de lignée, plus l’on est irréprochable et puissant, plus l’on promet des héritiers tout aussi irréprochables et puissants. En conséquence, mes parents savaient pertinemment qu’en révélant le petit secret de Dorian, il serait immédiatement considéré comme un paria et que cela retomberait sur son père. Cela n’a pas loupé, sa fiancée c’est désistée et Halward Pavus a perdu son poste de conseiller peu après, quelques mois avant mon retour à Minrathie je crois », annonça-t-elle en essayant de se remémorer les événements. En tout cas, elle se souvenait avoir reçu l’annonce alors qu’elle était encore chez Shandra.

« Je pense que Dorian soupçonnait déjà notre implication dans cette histoire, mais à mon avis il ne savait que Vulgati Abrexis - l’amant avec qui il a été surpris en position compromettante – l’avait volontairement piégé », acheva-t-elle en fermant les yeux.

Elle n’avait pas plus de peine que ça pour Dorian, leur histoire était marquée de ce genre de coup de bas qui s’enchaînaient dans un cercle vicieux jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un debout. Pour elle, l’histoire de Dorian était une fable, un avertissement qui pesait sur ses épaules et lui imposait d’être toujours en tout point irréprochable selon les critères tévènes.

« La moindre faiblesse, la moindre erreur peut nous coûter très cher », conclu-t-elle avec un long soupir équivoque, preuve de cette épée de Damoclès qui pendait au dessus de sa tête. Ce n’était pas difficile de comprendre après ça pourquoi elle était si réticente à se montrer sincère. Cullen n’avait pas conscience de tout le mal qu’il pouvait lui faire rien qu’avec ses confessions de la veille. C’était une preuve de confiance bien plus grande qu’il ne l’imaginait. Mais tout cela n’excusait pas que sa famille – et par extension elle même – avait fait à Dorian, elle n’était pas sûr qu’il comprenne et c’est pourquoi elle se contentait d’attendre son verdict en jouant avec la lettre. Terriblement nerveuse d'entendre son jugement qui ne manquerait pas de la condamner et de faire revenir à des lieux en arrière leur relation. C'était tellement dommage, elle appréciait ce qu'ils partageaient depuis Golefalois.
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Posté Ven 8 Sep - 2:25
Missive 9
Commandant,
Il se trouve que Dorian a pénétré dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. La jeune mage est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »
Une pente savonneuse



Effectivement, elle se rebiffa quand il lui demanda de lui donner la lettre. Et la situation n’en était pas des moindres

Mellissandre s’était levée pour se saisir de la lettre, ne sachant pas comment aborder le sujet car le papier contenait des informations très personnelles. Elle semblait à la fois gênée et perdue à l’idée de devoir expliquer ce qui s’y trouvait.

«  - C’est assez personnelle comme lettre »

Il essayait de la rassurer comme il pouvait, après tout ce qui l’intéressait dans cette lettre était la partie qui aurait fait tilter Dorian. Mellissandre devait le savoir puisqu’elle le connaissait et qu’il l’invita à aller lui parler suite à la lecture de cette dernière.

«  - Pour faire court cette lettre est à propos de la rencontre que je veux organiser entre l’Inquisition et les magister de Tevinter. Mes parents s’interrogeaient sur mon désir d’inviter Dorian... »
«  - Ce serait une mauvaise chose ? »


Pourquoi Dorian était craint dans cette histoire de rencontre ? Avait-il fait quelque chose de si mal pour être ainsi le paria de toute une nation ? Cullen commençait à vraiment trouver louche le fait que le jeune homme soit ainsi mis de côté et de nombreuses questions vinrent lui tourmenter son esprit… Mellissandre se râcla la gorge et se mit à lire l’extrait qui intéressait Cullen après avoir parcouru le papier de ses yeux pour le dénicher.

«  - ... Vraiment, nous sommes dubitatif. Surtout que Vulgati Abrexis compte parmi nos plus fervents supports depuis notre précédent arrangement. Nous avons promis qu’il ne subirait aucune conséquence mais peux-tu assurer que s’ils se croisent, Pavus ne lui fera rien ? Après tout, sans sa participation, le nom de sa famille n’aurait peut-être été jamais terni, même si je pense que nous n’aurions pas eu grand mal à trouver un autre de ses amants, vu la débauche dans laquelle il aimait se prélasser »

La situation était extrêmement délicate pour le Commandant à partir du moment où il entendait cela. Effectivement cela parlait d’un complot contre la famille de Dorian en passant par un certain Vulgati Abrexis. Visiblement cet homme semblait être proche de Dorian ainsi que de la famille de Mellissandre. Mais pourquoi cette histoire d’Amant…

«  - Ne me dites pas que … vous avez comploté contre Dorian ? »

Mais alors, comment cela se faisait-il qu’ils recherchent tant que cela à faire du mal pas à Dorian, mais à sa famille toute entière ? Cullen réfléchissait d’avantage. Ce Vulgati avait fait un complot avec la famille Alirius  pour pouvoir se débarrasser de l’influence des Pavus… Mais dans quelle but et surtout comment… ? »

«  - Un complot contre la famille en usant du vilain petit canard.. C’est bas. »

Il lui fallait une explication plus précise. Pas qu’un simple écrit récité cela ne l’aidait absolument pas… Il savait qu’il y avait des tensions entre ces deux familles mais il ne s’imaginait pas que ces dernières allaient volontairement se tirer dans les pattes sans aucune raison valable.

«  - Racontez-moi d’où est née le conflit entre vos maisons. Parce que je dois bien admettre qu’à part mentionner que vos familles se détestent je ne sais pas grand chose.. »
« - La famille Pavus et Alirius sont en conflits depuis si longtemps que je crois que personne ne sait plus pourquoi. Mais il y a une dizaine d’année, le père de Dorian et le mien ont été en compétition pour la place de conseiller de l’Archonte… Et ce sont les Pavus qui ont remporté la place ce qui n’a fait qu’attiser les tensions entre nos familles, surtout quand il a oeuvré pour rompre mes fiançailles avec l’Archonte »


Première information capitale à retenir : Ils étaient en lice pour un post des plus importants dans la hiérarchie de l’empire. Et en plus d’avoir remporté les élections le père de Dorian à fait balancer l’avis de l’Archonte contre les Alirius concernant le mariage de Mellissandre avec ce dernier. Il comprenait mieux pourquoi la maison de la jeune femme avait les nerfs à vif à ce moment-là. Mais Etait-est-ce bien raisonnable de laisser la vengeance guider leurs pas à cet instant ? Ou cherchaient-ils que le pouvoir et l’influence ?

Elle raconta ensuite comment ils ont utilisé les penchants de Dorian pour arriver à leurs fins, en utilisant comme prétexte le fait qu’il aime les hommes pour faire naître un scandale au sein des Altus. De ce fait le nécromancien avait apporté la honte à son père qui perdait énormément d’influence et finit par être dispensé de son post de conseiller. Comme quoi l’image d’une famille avait son importance, car toute la lignée pouvait être déshonoré sur la première bêtise qu’un clan rival utiliserait à son avantage. Cullen comprenait désormais mieux pourquoi Mellissandre était tenue en laisse par ses parents…

«  - Et Dorian dans tout ça ? Il y a eu un complot visant à renverser sa famille et au final il ne l’a jamais su ? »
« - Je pense que Dorian soupçonnait déjà notre implication dans cette histoire, mais à mon avis il ne savait que Vulgati Abrexis - l’amant avec qui il a été surpris en position compromettante – l’avait volontairement piégé »
«  - Qu… c’était son amant ?! »


Piégé par son propre amant pour faire exploser au grand jour un scandale pareil et faire payer à son père les conséquences… ? C’était inimaginable. Le Commandant cherchait à recoller les morceaux mais cette histoire lui paraissait tellement fou. Les Alirius étaient sans pitié parce que leur fille avait été refusée à l’Archonte et n’avaient pas hésité à utiliser de leur stratagème pour le renverser complètement.

«  - Je ne me doutais pas que cette histoire irait aussi loin. »

Il détestait les nobles, il les détestait d’avantage. Comment pouvait-on être aussi insensibles et vils ?! Ils ne faisaient pas qu’humilier leur adversaires mais ils les achevaient jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d'eux.

«  - Par le saint Créateur… »

Clairement il n’en revenait pas que la vie de Dorian eut été souillée à jamais pour une histoire d’influence auprès de L’Archonte. Il avait l’habitude de ses petits villages de campagne où tout le monde allait chasser ensemble pour nourrir leur famille, où tout le monde s’entraidait. Ce n’était pas la même vie, certainement pas et cela le choquait.

«  - La moindre faiblesse, la moindre erreur peut nous coûter très cher »

En effet, sa remarque était bonne : Même la famille la plus influente pouvait un jour se retrouver plus bas que terre. Les Alirius étaient encore sur le devant de la scène mais peut-être qu’un jour ils auront le revers, ce qui effrayait Cullen. Joséphine n’était probablement pas au courant de telles histoires et s’ils accepteraient de se présenter à l’Archonte, il fallait rester très vigilent…

Il sorti de ses pensées quand il sentit la jouvencelle particulièrement nerveuse. Depuis le début de ses explications elle n’avait absolument pas approuvé ces pratiques et ne semblait vouloir rien y faire pour changer cela. C’était révoltant. Mais d’un autre côté, si elle faisait quoi que ce soit sa famille en paierai les conséquences. Elle qui les voyait comme ses héros et les personnes les plus admirables possibles. Elle ne se rendait pas compte que tout ce qui leur importait c’était le pouvoir ?

Cullen la regarda en silence. Elle tripotait le papier, attendant impatiemment son avis sur cette histoire. Mais qu’avait-il à dire en toute franchise ?

«  - Vous savez, entre nous, vous n’êtes pas responsable des actes de vos Parents, comme Dorian ne l’était pas pour les siens. Je trouve cela juste navrant de devoir vous comparer à un pion qu’on ne fait qu’avancer sur l'échiquier de l'influence »

Après tout si Dorian s’en inquiétait pas plus que cela c’était que sa vie auprès de sa famille ne lui faisait ni chaud ni froid à cet instant. Il devait préférer sa vie actuelle après tout.

«  - Et vous que pensez-vous de cette situation ? Vous le savez pourtant que cela est mal, vous n’êtes pas idiote : Cela ne vous laisse pas indifférente. »

Elle avait le poids de la société Altus sur le dos, quelque chose qui faisait que si elle sortait des meurs elle allait en subir les conséquences au nom de sa famille. Ce ne devait pas être facile à porter.

«  - Vous avez peur de les décevoir, n’est-ce pas ? »

La question ne se posait même pas, et alors qu’il regardait les mains contrariées de la jeune femme. Son regard s’éleva jusqu’à elle, cherchant à obtenir son regard malgré tout. Il lui posa à son tour une main rassurante sur son épaule.

Ce qui au départ était une enquête dans le but de trouver ce qui avait mit en colère Dorian avait terminé en confession de la part de Mellissandre comme si elle regrettait tout ce qui s’était passé par le passé.

«  - Mellissandre, ne vous tourmentez pas avec cette histoire d’avantage, ce n’était pas de votre faute à ce moment-là. Et qu'avez-vous peur qu'il vous arrive ? Je ne vais pas vous blâmer pour cela. »

Elle avait raison de sembler perdue. Après tout, elle ne pouvait pas assumer toutes ces responsabilités seule.

«  - Je ne sais pas ce que c’est que de vivre dans la noblesse, mais je peux comprendre que votre situation est délicate, Croyez-moi. »

Mais à vrai dire dans toute cette histoire, il ne se serait pas douté qu'elle allait en dire autant.

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Posté Ven 8 Sep - 14:37
Fort-Céleste, chapitre 7Ft. Mellissandre Alirius et Cullen Rutherford
Une pente savonneuse
Le temps passait affreusement lentement. Constamment perdu dans ses pensées, c’était un Dorian distrait que l’on croisait dans les couloirs. Il saluait à peine les personnes qu’il rencontrait, totalement préoccupé par un sujet bien plus important. Il avait appris d’une amie de Mireï qu’elle n’avait plus vu la jeune elfe depuis plusieurs jours. Prévisible, elle s’était enfuie avec le Cognitio. Mais la grande question restait : où avait-elle pu aller, allait-elle garder le livre sur elle, ou dans le cas contraire, à qui pourrait-elle bien le donner. Trop d’incertitudes qui s’amusaient bien à lui voler des heures de sommeil, alors qu’il était censé se remettre de cette histoire avec le baron. Cette rumination mentale ne calmait en tout cas pas les migraines qui de temps en temps frappaient à sa porte.

Et puis il apprit que le commandant était rentré avec Mellissandre. Formidable. Le mage Altus ne saurait dire s’il s’en réjouissait ou alors absolument pas. Enfin, il ferait bien d’éclaircir le sujet avec elle le plus rapidement possible, comme ça il pourrait se pencher à nouveau sur son plus grand problème. C’était donc sans détour qu’il se dirigea vers la chambre de la jeune femme, elle devait très certainement s’y trouver en ce moment même.

Mais au moment d’arriver, voilà que deux gardes étaient dressés de chaque côté de la porte comme des piquets. Une jeune femme se tenait devant eux, une servante, sans doute. Un grand sceau d’eau était posé à côté d’elle, l’on se demandait bien pourquoi.  
Dame Alirius m’a demandé de lui préparer un bain, vous devez me laisser entrer !

Typiquement d’eux-mêmes, aucun des deux gardes ne disait mot. La pauvre servante était donc condamnée à dialoguer avec un mur. Ou deux, en l’occurrence. Dorian fronça les sourcils, avant de s’approcher à son tour de cette étrange conversation.
Je ne me répéterai pas cent fois !
Parce qu’en plus vous avez perdu votre temps à ainsi gaspiller votre salive ? Pauvre de vous.

Tandis que la jeune fille le foudroyait du regard – prix à payer quand le sarcasme ne sonnait point doux à l’oreille d’autrui –, Dorian lui souriait. Evidemment, la situation ne devait guère être aussi amusante. D’ailleurs, cela voudrait sans doute dire qu’il aurait plus de difficultés à entrer que prévu. Génial.
Tiens, on se demanderait presque ce que vous faites là, messerah.
Je viens m’entretenir avec la propriétaire de cette chambre. Mais il faut croire que l’on m’a devancé.

En effet, qui disait templier disait commandant. Ah, les dieux savaient ce qu’ils s’amusaient à faire tous seuls, ces deux-là. Huhu. Il fallait faire gaffe, si Dorian ne pouvait entrer, de sales rumeurs risqueraient de se répandre en guise de consolation. Le mage Altus se planta devant les gardes, tout en croisant les bras.
D’accord, pourquoi empêcher une pauvre petite servante de faire son travail, au juste ?
Le commandant nous a sommé de ne laisser entrer personne.
Oh, je vois. Sauf que manque de bol, je vais entrer, moi.

Tandis qu’il s’apprêtait à entrer, l’un d’eux le bloqua d’une main solide contre son torse. Et voilà, prévisible. Dorian soupira discrètement, tandis qu’un sourire pointait toujours sur son visage.
Personne ne doit entrer, ce sont les ordres.
Vous n’êtes pas en train de m’empêcher de comploter avec une Tévintide, si ?
Faites attention à ce que vous dites.
Faites donc attention à ce que vous faites et laissez-moi entrer.

Même s’il tenta l’ironie pour calmer les jeux, le mage Altus ne cacha pas son irritation aux gardes. Depuis quand on lui imposait des limites aussi restreintes.
...comme Dorian ne l’était pas pour les siens.

Ses sourcils se froncèrent toujours plus. Donc on parlait de lui dans son dos. Eh bien, il aurait tout entendu. Le mage Altus s’énerva davantage, tentant de forcer le passage. M’enfin, face à deux grands gaillards comme eux, c’était peine perdue. Mais Dorian n’allait pas s’en tenir qu’à cela. Tandis qu’on le repoussa vers la servante, il repartit à l’assaut. Il comptait bien entrer dans cette pièce. Avec toute la force qu’il put, le nécromancien parvint à frapper violemment à la porte.
Commandant, c’est quoi cette histoire à la porte ?! J’exige des explications ! Dites-leur de me laisser entrer !!



Dorian Pavus Theme song
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#2B3D63

[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 397188ASSPECTEUR
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Posté Ven 8 Sep - 19:02
Mellissandre ne s’attendait très certainement pas à ce que le Commandant se montre aussi compréhensif. Il condamnait les actes mais pas sa personne, prétextant qu’elle n’y était pour rien ce qui était troublant. Certes, elle n’avait pas activement participé à ce complot mais elle était solidaire à sa famille, leurs responsabilités étaient les siennes.

Ostensiblement silencieuse, elle ne répondit pas quand il lui demanda ce qu’elle pensait de toute cette histoire. Oui, elle savait que ce n’était pas « bien » de détruire la vie de quelqu’un, mais si tout le monde le faisait était-ce vraiment mal ? S’ils ne se battaient pas avec les même armes que les autres ils étaient sûr de perdre car leurs ennemis eux n’hésiteraient pas.

« Vous êtes trop gentil », protesta-t-elle à mi-voix tel un avertissement. Elle n’était pas comme lui. Ils partageaient une dévotion dévorante mais la sienne était égoïste quand celle du Commandant était altruiste. Elle n’avait pas ses principes et pourtant il s’acharnait à la voir sous un bon jour quand elle même se condamnait. Elle ne savait plus quoi en pensait, c’était presque douloureux d’être ainsi exhorté au bien quand il était plus facile de fermer les yeux. Elle ne voulait pas entendre ce genre d’appel qu’elle était prompt à qualifier de naïf mais elle ne voulait pas non plus qu’il arrête de les dire. A vouloir lui apporter de la lumière, il allait se brûler.

Emmurée dans ses pensées, elle eut un infime sursaut quand il posa une main chaleureuse sur son épaule. Par réflexe, elle cessa de faire glisser compulsivement le papier entre ses doigts pour regarder Cullen qui cherchait son regard.

Bien sûr qu’elle avait peur de les décevoir. Que lui restait-il si elle n’avait plus sa famille ? Que deviendrait-elle sans ses parents, seule dans un monde mesquin et violent ? La vie avait-elle seulement un sens privé des seuls gens qui nous aiment ? La simple idée d’être reniée par sa famille l’angoissait et son désarroi devait se lire sur son visage car il tenta de l’apaiser, se montrant une fois de plus rassurant et compréhensif.

Il ne pouvait pas comprendre les émois qu’il venait de provoquer, juste en instillant quelques questions inédites dans son esprit. Était-ce vraiment mal ? Était-elle un pion, ou plutôt était-ce dérangeant d’être un pion ? Regrettait-elle ce qui était arrivé à Dorian ? Dans quelle mesure était-ce leurs fautes ? Après tout, ils avaient précipité la chute de l’atlus mais ses penchants l’auraient trahis un jour… Elle n’en savait rien, elle était perdue. Tout était plus complexe que cette série de dichotomie, son éducation tout entière l’avait forgée à ne pas se poser ses questions car finalement, elle n’avait qu’une seule certitude : elle aimait ses parents.

Toujours troublée, Mellissandre pencha la tête jusqu’à ce que sa joue entre en contact avec la main du Commandant posée sur son épaule. Appréciant la chaleur, comme une ancre dans son maelstrom de questionnements.

« Mes parents ne sont pas les monstres que vous croyez... », souffla-t-elle finalement d’une voix étonnamment fluette. C’était la seule réponse qu’elle pouvait lui fournir en toute sincérité, la seule chose qu’elle savait sans l’ombre d’un doute. Il lui faudrait beaucoup plus de temps pour savoir si elle regrettait vraiment ce qui était arrivé à Dorian ou si elle l’acceptait comme une fatalité, un mal nécessaire. Pour étayer son affirmation, elle s’apprêtait à faire la liste des qualités de ses géniteurs, des moments de bonheurs qu’ils avaient partagés mais elle fut surprise par un vacarme au niveau de la porte.

Sursautant, Mellissandre se redressa subitement avec un air coupable, comme si elle avait été surprise en train de faire une bêtise. Reprenant rapidement contenance, elle se leva et regarda le Commandant d’un air plus sombre. Elle n’avait eu aucune envie de parler avec Dorian, mais manifestement la confrontation était inévitable.

« Je n’ai toujours pas changé d’avis au sujet de Dorian, il doit être puni pour ses actes », annonça-t-elle d’une voix ferme, revenue dans la peau de la noble pleine d’assurance qu’elle était.

Ouvrant la porte d’un geste brusque, elle eut le plaisir de voir l’altus fermement empoigné par deux solides templiers et un petit sourire mesquin ourla sa lèvre devant cette vision. Sans se donner la peine de faire un geste en faveur de sa libération, elle toisa le moustachu en croisant les bras.

« Je ne sais pas de quoi vous vouliez me parler, moi je n’ai rien à vous dire Dorian si ce n’est que j’ai d’or et déjà envoyé une lettre pour m’assurer que vous ne soyez pas invité, je n’ai pas envie de vous laissez gâcher tous mes efforts », annonça-t-elle d’une voix glaciale. « Malgré nos différents antérieurs, nous sommes tous les deux membres de l’Inquisition maintenant, ce que vous avez fait est impardonnable, peu importe vos motivations. », conclu-t-elle, faisant preuve de beaucoup moins de bonne volonté maintenant qu’elle était face à l’objet de sa colère. Enfin, le Commandant l’avait suffisamment calmé pour qu’elle ne l’insulte pas de tous les noms en plusieurs langues.

Mal à l'aise, la pauvre servante décida que finalement, le bain de Mellissandre n'était plus d'actualité.
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Posté Sam 9 Sep - 1:36
Missive 9
Commandant,
Il se trouve que Dorian a pénétré dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. La jeune mage est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »
Une pente savonneuse



De-nouveau une étrange complicité s’installa entre les deux, la jeune femme recherchant alors cette chaleur que lui offrait le Commandant. Elle posa doucement la tête sur sa main, comme pour la garder près d’elle.

« - Mes parents ne sont pas les monstres que vous croyez... »
« - … Bien entendu. »


Pour cela, ils n’avaient aucune raison de s’énerver entre eux, chacun n’était pas responsable de la chute de l’autre après tout. Mais cela n’excusait pas la curiosité mal placée de Dorian à propos de la lettre.

« - Ce sont vos parents après tout »

Cullen était absorbé par le regard ambré de Mellissandre qui le fit complètement oublier la raison pour laquelle il était venu, pendant un court instant. Il se rappelait de leur discussion au bord du lac à Golfalois et surtout à quel point leur relation était intense à ce momment-là.

Il fut surprit de la voir sursauter en entendant les grabuges derrière la porte. Elle se leva immédiatement faisant dos au commandant pour observer la porte en chêne massif derrière laquelle semblait se passer une altercation avec les templiers qu’il avait posté plus tôt.

« - Commandant, c’est quoi cette histoire à la porte ?! J’exige des explications ! Dites leur de me laisser entrer !! »

Ces cris etouffé par l’épaisseur de la grande porte de bois était très familière pour les deux personnes présentes dans la pièce. D’ailleurs, Mellissandre reprit un air distante et assez autoritaire rien que de se l’imaginer.

« - … Je crois que vous avez de la visite.»
« - Je n’ai toujours pas changé d’avis au sujet de Dorian, il doit être puni pour ses actes »
« - Dans ce cas allez lui parler avant que ce soit moi qui m’en charge. »


Cullen était toujours assis sur le lit, les mains jointes accoudées sur ses genoux. Il fit un léger signe de la tête indiquant à la jeune femme de rejoindre la porte ce qu’elle ne tarda pas à faire de toute manière.

Elle ouvrit la porte d’un geste sec, changeant soudainement ses plans quand elle observa la situation de Dorian. Entendant des complaintes assez brusques à l’extérieur, Cullen se leva alors que Mellissandre commençait les hostilités. Elle lui reprocha de gâcher ses efforts et qu’elle refusait qu’il s’immisce d’avantage dans sa vie privée.

Décidément, la jeune femme avait du mordant, en espérant que tous les Altus n’étaient pas comme cela. Ce fut au tour de Cullen de se placer près de la porte, à côté de Mellissandre étant légèrement surprit de voir Dorian attrapé par les deux templiers.

« - Peut-être que vous n’avez rien à lui dire, Dame Mellissandre, mais moi j’aimerais lui parler. »

Il glissa un regard sérieux sur la jeune femme et fit signe à ses hommes de lâcher Dorian. Quand ce dernier fut libre, les templiers s’inclinèrent et s’écartèrent sur le côté, presque synchronisés.

Le Commandant regarda avec insistance la petite elfe présente avec eux sur les lieux avec une bassine d’eau bouillante à ses pieds. Elle devait être la fameuse servante envoyée un peu plus tôt pour lui préparer son bain, décidément…

« - Je crains que Dame Alirius n’ait pas encore choisi le savon adapté à son bain pour le moment. »

Il lui fit un clin d’œil comme pour l’inviter à se congédier elle-même pour éviter de devoir supporter cette tempête qui allait s’annoncer. La jeune fille se mit à rougir et se saisit immédiatement du baquet qu’elle avait eu du mal à remonter.

« - Oh, je… je repasserai plus tard. »

Elle reparti doucement en direction des bains où elle avait été chercher l’eau un peu plus tôt. Maintenant que les trois personnes étaient seules elles pouvaient discuter tranquillement.

« - Prenez une chaise, Dorian, vous allez devoir vous mettre à table. »

Il gardait un œil sur les deux tévintides histoire qu’ils ne se fassent pas la peau et s’il arrivait quoi que ce soit il serait le premier à s’interposer pour les séparer. Bon sang, cela lui rappelait ce qu’il faisait de temps à autres au cercle à séparer les apprentis qui passaient la journée à se battre.

Une fois à l’intérieur, les templiers se repositionnèrent pour surveiller les alentours, sans dire mot et refermèrent la porte derrière eux. Cullen resta alors appuyé contre la porte en bois regardant Dorian dans les yeux.

Il Commença par s’adresser à Mellissandre qui semblait particulièrement contrariée de la situation.

« - Je vais vous demander de le laisser se prononcer sans interrompre, Noble Dame. J’ai besoin de connaître tous les détails. »

Tous les détails n’étaient pas vraiment ce qu’il devait dire, Dorian n’épargnerai rien. Il adorait la lecture et prenait trop de temps à essayer de formuler quelque chose de son riche vocabulaire. S’il s’évasait trop il allait le recadrer.

« - Vous pouvez m’expliquer la raison qui vous a poussé à ouvrir cette lettre ? »

Connaissant Dorian il n’irait pas droit au but, et Cullen ne voulait pas perdre du temps inutilement.

« - Je me fiche de savoir à quelle heure vous avez bu le thé. Abrégez. »

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Posté Sam 9 Sep - 9:21
Fort-Céleste, chapitre 7Ft. Mellissandre Alirius et Cullen Rutherford
Une pente savonneuse
Evidemment, il fallut attendre un petit temps de réaction avant que l’on s’intéresse à lui. Entre temps, il continuait de forcer le chemin, et à force de tentative, le voilà saisi à deux bras par les sympathiques décorations rustiques plantées devant la porte.
Je suis tellement certain que le commandant vous a payé plus pour s’assurer d’être tranquille avec sa dulcinée. Vu comme ça, c’est tellement romanti—

Et la fête pouvait commencer. La porte s’ouvrit sur Mellissandre, qui s’amusait bien du tableau qu’elle avait en face de sa personne. Dorian s’amusait bien aussi, à bien se faire prendre solidement. Pas de second degré fâcheux, allons.
Avanna, Mellissandre. Vous avez bonne mine aujourd’hui !
Je ne sais pas de quoi vous vouliez me parler, moi je n’ai rien à vous dire Dorian si ce n’est que j’ai d’or et déjà envoyé une lettre pour m’assurer que vous ne soyez pas invité, je n’ai pas envie de vous laissez gâcher tous mes efforts.
Ça tombe bien, je ne comptais pas mourir de sitôt.
Malgré nos différents antérieurs, nous sommes tous les deux membres de l’Inquisition maintenant, ce que vous avez fait est impardonnable, peu importe vos motivations.
Oh la la, j’ai froissé la presque potentielle fiancée de l’Archonte. Quel dommage, franchement ça me désole de le savoir.

Cette facette du sarcasme était généralement la plus difficile à encaisser, car Dorian la fixait avec sérieux, tandis qu’un soupçon de colère se reflétait dans sa voix. A vrai dire, il n’était pas en colère contre elle, mais l’accumulation de ces derniers jours mettait trop facilement ses nerfs à vif. S’il n’était pas retenu, certainement qu’il se serait amusé à s’approcher d’elle d’un pas lent en la regardant légèrement de haut, pour souligner son amusement du jour. Elle voulait l’embêter à propos de détails futiles dont il n’avait cure ? D’accord. Mais il avait un livre à retrouver avant tout. Et un commandant à avertir, surtout. Ça, c’était déjà moins sympathique que de parler de bal, mais étrangement préférable.
Peut-être que vous n’avez rien à lui dire, Dame Mellissandre, mais moi j’aimerais lui parler.

Le sauveur était là. Le pauvre, il allait se farcir deux Tévintides dans la même pièce. Déjà que Dorian en lui-même relevait déjà du défi, il ne fallait surtout pas essayer d’imaginer dans la même pièce que Mellissandre. L’amusement allait être à son paroxysme.

Les gardes le lâchèrent enfin. La brutalité du geste lui fit perdre légèrement son équilibre quand il retrouva finalement le plein pied. Légèrement incliné, il se redressa dans toute sa fierté qu’il possède de sa famille et épousseta ses épaules d’un geste rapide et précis. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer, semblait-il.

Ainsi libéré, Dorian entra dans la chambre, les mains dans son dos, la tête droite, mais toujours le même sourire adressé à la jeune femme histoire de l’agacer un poil. C’était plus fort que lui.
Prenez une chaise, Dorian, vous allez devoir vous mettre à table.
J’ai cru comprendre que vous aviez entamé la soupe sans moi, commandant. Mais pourquoi pas.

Sans trop se faire attendre, Dorian s’assit sur le lit. Pourquoi se contenter d’un simple siège, après tout. Les jambes et les bras croisés, il s’était installé de manière à s’adosser contre la tête du lit. Désormais plus stable dans son assise, son regard s’envola vers le commandant qui restait à la porte. Celui-ci recommanda à Mellissandre de bien vouloir la fermer pour ne pas à devoir potentiellement les séparer si elle osait l’interrompre dans son récit. Cette fois-ci, il avait intérêt à paraître le moins farfelu possible dans ses tournures, cela avait le don d’agacer le commandant. Et ce serait bien la dernière personne dans cette salle qu’il voudrait froisser pour aujourd’hui. Malgré tout, cet interrogatoire le mit soudainement légèrement mal à l’aise : l’œil de Cullen en disait long sur la situation, et connaissant les rumeurs entre les deux, il n’allait pas l’épargner.
Vous pouvez m’expliquer la raison qui vous a poussé à ouvrir cette lettre ?
Evidemment que je le puis, ce n’est pas pour profiter de la baignoire que je suis venu ici, voyons. Et encore moins pour vous interrompre dans votre petit tête-à-tête. ~

Une courte pause fit son apparition. C’était vrai, ça : par où commencer ? C’est que sa petite histoire ne l’était pas tant que ça. Il n’y avait pas que cette histoire de lettre dans tout ce bordel qu’était son quotidien depuis plusieurs jours. Okay, peut-être par là.
Alors, toute cette histoire remonte déjà à plusieurs jours. Trois, peut-être quatre… J’ai tellement perdu la notion du temps avec ma convalescence que je ne saurai précisément vous le –
Je me fiche de savoir à quelle heure vous avez bu le thé. Abrégez.

Ses yeux clairs s’étant quelque peu déviés de sa route pour fixer le vide, perdu en réflexion, ils se ruèrent vers le commandant. Dorian prit une mine mélangeant avec astuce l’étonnement et l’outrance, une main posée contre son cœur. Comment osait-il l’interrompre de la sorte ? Méchant commandant.
Je vous trouve là bien insolent, Cullen. Vous dites de Mellissandre, mais si vous vous y mettez aussi, cela ne le fera pas. Et puis vous devriez connaître mon amour pour le thé, depuis le temps. Mais bon, je m’égare. .

Le mage Altus retrouvant son sérieux, il croisa les bras. En effet, abréger une histoire aussi longue ne serait guère évidente. Enfin, il fallait toujours tenter.
Bon, je vous passerai le moment où on m’attaqua avec de la magie du sang, ça n’intéresse personne dans cette pièce. Le fait est que j’eus trois jours de convalescence qui ont suivi. Et justement, pendant ces trois jours, la pire chose de l’humanité se produisit.

Il semblait abracadabresque dans sa manière de l’énoncer, mais une soudaine lueur d’inquiétude et de panique passa dans ses prunelles. Malgré tout, il continua son récit sur le même ton sérieux.
Quelqu’un s’est amusé à voler mes recherches. Maintenant je sais qui l’a en sa possession, mais sur le coup du moment je n’avais aucune piste. Et comment dire… Ce qui y est écrit est potentiellement très dangereux ? Incomplet, certes, mais dépend de qui s’en empare par la suite, on ne sait pas trop. …Ah d’ailleurs, j’imagine que le livre d’Alexius a brûlé avec le reste ? Si c’est le cas, c’est enfin une bonne nouvelle.

En effet, de savoir ses recherches pleinement accomplies réduites en cendres le rassurait. Cela expliquait d’ailleurs pourquoi la ou les responsables de ce vol impardonnable durent arriver jusqu’à Fort-Céleste, quand ils pouvaient simplement se contenter de Golefalois. Enfin bon, il s’égarait une fois de plus, perdu dans ses réflexions.
Bon, ne vous attendez pas à ce que ce soit écrit noir sur blanc dedans, j’ai appris la méfiance depuis de longues années : les pages sont codées. Et le code, il faut le trouver. … Alexius disait toujours qu’il valait toujours mieux avoir plusieurs codes secrets dans un même ouvrage, cela évitait les mauvaises surprises. Ça va, j’en ai trois dedans. Minimum. Mais revenons à tout ça du coup. Parce que très certainement que vous cherchez le rapport entre cette disparition et la petite lettre malheureusement ouverte avant l’heure.

Constatant petit à petit la mine déconfite de Cullen quant à ces informations « inutiles » à propos de son livre, Dorian décida qu’il était temps de venir au plus important dans tout ça. D’un côté, de se l’être dit à haute voix l’eut rassuré. Enfin. Passons, donc.
A l’origine, une fois au courant de cette fâcheuse histoire, je m’étais dit que la priorité restait d’en avertir un conseiller. Je me voyais mal parler de cela avec Joséphine, et sachant que je vous ai en bonne estime et bonne confiance, je voulais vous le dire à vous. Sauf que quand je suis arrivé devant vos quartiers, ceux-ci étaient fermés. Là, je croise un elfe fort sympathique qui me dit que dame de Montilyet vous força au repos, et que vous n’étiez pas là pour le reste de la journée, le tout en bonne compagnie.

Normalement, il ne se serait guère gêné de lancer un clin d’œil aux mille sous-entendus, mais la situation n’était guère propice à rire. Comment expliquer sans paraître pour un idiot qu’il arriva ici pour fouiller. La bonne affaire, c’était clairement impulsif. Mais il fallait toujours tenter malgré tout.
Comprenez que je n’avais absolument aucune piste. Et que la panique me laissait penser un peu tout et n’importe quoi. N’avez-vous jamais été autant affolé par quelque chose porté disparu que vous auriez préféré savoir là où il devrait être, au point d’être légèrement parano sur les bords ? Eh bien ça, c’était moi exactement la veille.

En effet, il n’allait pas mentir, mais le nécromancien n’était guère au top de sa forme. Ajouté à cela des migraines et des révélations chocs dont il se serait bien passé. Allez, il fallait tenter d’amortir quelque peu la chose.
Mais je dois avouer que l’hypothèse comme quoi Mellissandre l’avait me parut à la fois plausible et incohérent. Mais sur le coup, en tant que chercheur, il faut toujours tout envisager et tout essayer, même si le doute persiste. Des fois, les réponses venaient comme ça.

C’était vrai que cette hypothèse était tirée par les cheveux – même à cet instant-là, il le savait. Mais la chose à faire attention là maintenant était surtout une Alirius qui n’allait pas se gêner de lui sauter au cou pour lui en mettre une s’il ne faisait point attention à ce qu’il dirait. Cela ne voulait pas non plus dire qu’il allait mentir.
Vous savez, les Alirius adorent prendre tout ce qui passe sous leur main pour gagner en influence et en importance. Absolument tout.

Malgré lui, il marqua une pause, le regard enfin sur Mellissandre depuis le début de son périple. Sombre, acéré. Même s’il n’était pas particulièrement destiné à sa personne, mais plutôt à ses tendres parents. Mais cet égard ne dura qu’un bref instant, tandis qu’il retrouva un grand sourire et le regard du commandant.
Et donc je disais ! … La chose était que la magie temporelle est dangereuse, d’une part parce qu’elle endommage le continuum si l’on abuse trop de ses pouvoirs. Mais bon, qui s’en fout, j’ai envie de dire. C’est également extrêmement puissant. Donc d’avoir su cet ouvrage entre les mains des Alirius m’aurait plus personnellement inquiété qu’autre chose, en vérité. Imaginez, vous pouvez remonter dans le temps pour modifier le passé à votre sauce et ainsi chasser les « fouines qui horripilent », n’est-ce pas.

Dorian se redressa quelque peu dans sa position, les mains superposées et appuyées sur son genou, et l’attention une fois de plus sur Mellissandre.
Tuer mon père pour avoir de l’air, arranger les parfaites fiançailles dont ils rêvaient depuis toujours, régner en maîtres sur l’empire… Tout cela va très loin, je vous l’accorde, mais l’on voit aussi loin que la magie est puissante, ma foi.

En y repensant, effectivement, c’était une très bonne chose de savoir le livre absolument pas en lien avec les Alirius. Adorant alterner sa vision, le thaumaturge reporta à nouveau son attention sur le commandant.
Après, rien ne se fait sur un coup de tête. Si c’était effectivement le cas, le moindre détail serait déjà affiné depuis bien longtemps. Mais surtout, si elle avait envisagé de s’emparer de mes recherches, elle tiendrait ses parents au courant. Et on arrive enfin à la lettre.

Enfin nous y étions. Cela faisait un petit moment que Dorian parlait tout seul, ou presque, mais quand même. Raconter toute cette histoire en résumant le plus possible s’était avéré absolument pas évident dans un premier temps. Enfin, on arrivait à la fin.
De l’avoir illégalement ouverte m’eut fait gagner un temps de fouille que je n’avais pas. Elle n’en parlait pas, elle ne l’avait pas. Et je suis reparti. Ah, et je n’ai lu que cette lettre, je n’aurais pas perdu mon temps à en lire d’autres, celle-là m’eut suffi.

Et après un récit aussi long, un sourire regagna son visage. Un sourire apparent. Il n’avait absolument pas envie de parler de son contenu avec eux, bien que la curiosité militaire du commandant aille l’y contraindre sans nul doute.
Des questions ? Je réponds à tout, sauf aux menaces de mort.

Dorian Pavus Theme song
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#2B3D63

[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 397188ASSPECTEUR
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Posté Sam 9 Sep - 10:36
Il n’y avait bien que Cullen pour se soucier d’une pauvre servante dans un moment pareil. La jeune elfe était manifestement confuse mais elle sembla soulagée par l’ordre du Commandant. Dévoué et altruiste. Par mimétisme elle hocha très légèrement la tête pour confirmer et la jeune femme s’inclina avant de s’éclipser soulagée. C’était en effet mieux pour elle de ne pas assister à cette comédie. Surtout que le petit sourire en coin de Dorian l’horripilait déjà.

Cullen avait pris les choses en main, invitant l’altus a parlé sans qu’elle ne l’interrompe et le visage pincé elle accepta restant de bout les bras croisés dans sa chambre. Sans gène, Dorian ouvrit les hostilités en s’asseyant confortablement dans son lit après une énième pique et sourire horripilant. Présentement, il ne pouvait pas savoir comme la ‘presque potentielle fiancée de l’Archonte’ avait envie de lui raser la moustache.

A la grimace éloquente de Mellissandre il n’était pas difficile de concevoir qu’elle allait faire changer les draps et que son attitude débonnaire avait fait mouche. Elle avait déjà envie de l’étriper elle même. Résistant à ne pas l’électrocuter, elle lança un long regard à Cullen comme pour trouver en lui la force de ne pas réagir à ses provocations. A son avis, le tévintide connaissait très bien sa chance, sinon il n’aurait pas été d’humeur si légère et insouciante. Enfin, le ton légèrement du Commandant la rasséréna. Lui non plus n’avait pas envie d’entendre ses interminables circonvolutions et elle eut un petit sourire satisfait quand il lui intima d’abréger.

Oui c’était mesquin, ils étaient comme deux enfants qui narguaient l’autre quand la maîtresse allait dans leur sens. Et d’ailleurs, Mellissandre comptait bien garder la maîtresse de son côté en ne disant rien conformément à son souhait, et ce malgré les petits sourires et les regards sombres de Dorian.

Ceci dit, quand bien même il clamait que cela n’intéressait personne, Mellissandre tiqua en entendant parler de magie du sang. Deux mages du sang qui attaquent presque le même jour ? C’était troublant et ça n’augurait rien de bon pour elle. Si ce genre de pratiques se répandaient, cela risquait de lui retomber dessus car la sécurité serait renforcée.

La suite du récit était cependant tel que l’avait imaginé Cullen : quelqu’un avait volé ses affaires et il avait songé que dans leur abominable désir de pouvoir, les Alirius étaient responsables. Quelque part, elle ne pouvait pas lui en vouloir, ils n’avaient pas tout à fait tort. Même si elle doute qu’ils seraient allé jusqu’à remonter le temps pour ça. C’était trop dangereux, à quoi bon conquérir Tevinter si le monde s’étiolait parce que le temps était détraqué ? Contrairement à ce qu’il croyait, Mellissandre lisait toujours les petites lignes d’avertissement. Les risques étaient toujours calculés, jamais inconscient. Et puis en l’occurrence cela n’aurait pas été nécessaire. Rien que le fait de maîtriser une telle magie en aurait fait une fiancée fort alléchante.

Le récit enfin terminé, Dorian semblait presque vouloir des applaudissements tel la diva orlésienne qu’il était. Acide, Mellissandre s’abstint néanmoins de répondre à ses provocations l’esprit en ébullition. Qui avait-volé ses recherches finalement ? Elle mourait d’envie de le savoir mais elle se demandait si ce genre de curiosité n’aurait pas été suspicieuse. Normalement, le Commandant la poserait, elle n’avait qu’à ouvrir les oreilles.  

« Ce n’est pas parce que vous même êtes stupides Dorian que vous devez me considérer comme tel également », déclara-t-elle finalement avec toute la condescendance qu’il était possible d’avoir, le toisant en profitant d’être debout alors qu’il était assis. Il aurait pu jouer cette intrigue tellement mieux s’il avait été moins impatient. Réclamer l’ouverture officielle de son courrier par exemple. Et puis, si elle avait eu ses recherches elle les aurait d’abord caché avant d’envoyer un message, il y avait plusieurs jours de délais à prendre en compte…

« Et, pour votre gouverne, jamais je n’utiliserais une magie susceptible de détruire le monde. Les risques que je prends n’engagent que moi », déclara-t-elle faisant bien entendu allusion à la magie du sang. C’était sa santé, ses rêves qu’elle mettait en périls pour le pouvoir, pas ceux de l’humanité toute entière. « Cependant, je concède que ces recherches pourraient être un problème entre de mauvaises mains et cela m’inquiète », conclu-t-elle en regardant le Commandant. Pour l’heure, c’était ce sujet qui l’intéressait et ça tombe bien, elle avait un templier pour mener l’interrogatoire…
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Posté Sam 9 Sep - 14:36
Missive 9
Commandant,
Il se trouve que Dorian a pénétré dans les quartiers de Dame Mellissandre et ouvert un courrier officiel sous scellé avant de signer sa visite en lui laissant un petit mot. La jeune mage est vraiment très remontée, elle a exigée que Dorian soit arrêté et elle est dans son bon droit mais j’aimerais ne pas en arrivé là... »
Une pente savonneuse



Dorian s’offusqua, un peu trop théâtralement au goût du Commandant, sur sa dernière remarque. Clairement il n’appréciait pas l’idée de devoir abréger son récit et cela le fit d’avantage réfléchir.

« - Je vous trouve là bien insolent, Cullen. Vous dites de Mellissandre, mais si vous vous y mettez aussi, cela ne le fera pas. Et puis vous devriez connaître mon amour pour le thé, depuis le temps. Mais bon, je m’égare. »
« - Ne perdez pas le temps que je vous accorde pour des futilités, Dorian »


Décidément il fallait bien le recadrer, celui-là. Contrairement à sa consoeur, qui avait comprit qu’elle devait garder le silence, Dorian abusa presque de son temps de parole. Cependant il avait oublié que Cullen était un templier et qu’il restait indifférent à ses divagations.

Il commença son récit en indiquant qu’il s’était fait attaquer par un mage du sang. Etrangement le Commandant prit en considération cela, ils étaient les deux dans la même situation après tout. Puis il indiqua ses trois jours de repos et annonça qu’une catastrophe s’était produite.

« - Continuez. »

Son air se tendit, conscient qu’il était dans une mauvaise passe finalement. Où alors il s’agissait de la manière dont il avait subit cette catastrophe. En effet, il semblait avoir perdu des recherches. Et d’une grande importance de surcroît. Cullen se redressa et traversa la pièce pour se rapprocher de lui, d’un pas lent, la main sur l’épée qu’il avait retrouvé sur son bureau quelques instants auparavant.

« - Dangereux, vous dites ? »
« - Incomplet, certes, mais dépend de qui s’en empare par la suite, on ne sait pas trop. …Ah d’ailleurs, j’imagine que le livre d’Alexius a brûlé avec le reste ? Si c’est le cas, c’est enfin une bonne nouvelle. »
« - Oui, ce livre a été brûlé lorsque les venatoris ont été chassés de Golfalois par la Reine Anora. »


Dorian et Alexius semblaient avoir mit la main sur des données quelque peu dangereuses de magie. Et si cela concernait la magie temporelle comme lue dans le rapport, il fallait prendre cela avec des pincettes. Suite à cela il indiqua que son ouvrage était codé, mais s’attarda un peu trop sur le sujet.

« - Dorian. »
« - Mais revenons à tout ça du coup. Parce que très certainement que vous cherchez le rapport entre cette disparition et la petite lettre malheureusement ouverte avant l’heure. »
« - Donc, pourquoi avoir ouvert cette lettre ?»


Dorian semblait soupçonner Mellissandre et c’était compréhensif vu le passé qu’il avait avec les Alirius. S’ils étaient capables de faire couler une famille alors ils seraient, selon lui, de probables voleurs pour son bouquin. Mais cela n’était pas fondé puisque Mellissandre était vraiment en colère d’avoir été fouiller sa chambre pendant son absence.

« - A l’origine, une fois au courant de cette fâcheuse histoire, je m’étais dit que la priorité restait d’en avertir un conseiller. Je me voyais mal parler de cela avec Joséphine, et sachant que je vous ai en bonne estime et bonne confiance, je voulais vous le dire à vous. Sauf que quand je suis arrivé devant vos quartiers, ceux-ci étaient fermés. Là, je croise un elfe fort sympathique qui me dit que dame de Montilyet vous força au repos, et que vous n’étiez pas là pour le reste de la journée, le tout en bonne compagnie. »
« - Oui, c’est exact, j’étais absent hier. Mais cela ne justifie pas un tel comportement. »


Si Dorian avait fouillé dans ses quartiers à lui il n’aurait pas hésité à lui faire la peau et jeté en prison de surcroît. Mais ça il fallait être sacrément culotté pour oser faire ça à un des conseillers de l’inquisiteurs. Mais cela était encore moins tolérable pour une invité. Il regarda un instant Mellissandre et revint sur Dorian

Il continua son explication sur la possible implication des Alirius, mais même lui n’y croyait pas. Mais il était un mauvais enquêteur pour penser qu’il fallait tout de même se mouiller sans un début de piste fiable.. Passons, il ne fallait pas le vexer après tout.

« - Vous savez, les Alirius adorent prendre tout ce qui passe sous leur main pour gagner en influence et en importance. Absolument tout. »
« - Possible, mais Mellissandre était avec moi et comme vous pouvez le constater elle n’a rien avoir avec tout ceci. »


Cette fois il parlait de cette histoire avec Mellissandre, inventant un prétexte pour les accuser, qui selon lui pouvait être fondé. Le pouvoir et l’influence, décidément il entendait ce terme partout. Mais vu comment était la famille de la jeune femme cela ne le surprenait pas qu’ils arrivent à de telles fins.

Cullen senti tout à coup cette pression qui venait de s’installer entre les deux personnes avec lui. S’ils pouvaient se déchirer mutuellement cela ferait longtemps qu’ils l’auraient fait.

« - Tuer mon père pour avoir de l’air, arranger les parfaites fiançailles dont ils rêvaient depuis toujours, régner en maîtres sur l’empire… Tout cela va très loin, je vous l’accorde, mais l’on voit aussi loin que la magie est puissante, ma foi »
« - Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Dorian. Après tout cela ne regarde que vous. Je doute que d’utiliser de telles accusations envers la famille rivale à la votre puisse faire changer quoi que ce soit à la situation actuelle. »


Il fallait calmer les tensions, afin d’éviter que Mellissandre lui saute à la gorge et que cela ne fasse vraiment chavirer le bateau dans laquelle ils se trouvaient actuellement.

« - Vous ne pouvez pas décider comme cela que c’est de sa faute sans preuve concluantes. »
« - Après, rien ne se fait sur un coup de tête. Si c’était effectivement le cas, le moindre détail serait déjà affiné depuis bien longtemps. Mais surtout, si elle avait envisagé de s’emparer de mes recherches, elle tiendrait ses parents au courant. Et on arrive enfin à la lettre. »


Il ne dit rien le laissant alors terminer son histoire, observant Mellissandre de temps à autres qui semblait s’impatienter.

« - De l’avoir illégalement ouverte m’eut fait gagner un temps de fouille que je n’avais pas. Elle n’en parlait pas, elle ne l’avait pas. Et je suis reparti. Ah, et je n’ai lu que cette lettre, je n’aurais pas perdu mon temps à en lire d’autres, celle-là m’eut suffi. »
« - Au moins vous l’admettez. »


Il n’allait pas plus loin, car il avait la réponse à la question posée initialement, après 5 minutes d’explications de la part de Dorian. Mais en soit il l’avait toujours.

« - Des questions ? Je réponds à tout, sauf aux menaces de mort. »
« - Ce n’est pas parce que vous même êtes stupides Dorian que vous devez me considérer comme tel également »


Ayant indiqué qu’il avait terminé, Cullen se contenta d’observer Mellissandre sans dire mot. Elle avait déjà ouvert les hostilités.

« - Et, pour votre gouverne, jamais je n’utiliserais une magie susceptible de détruire le monde. Les risques que je prends n’engagent que moi »
« - Vous, peut-être. »


On ne pouvait pas exclure cette possibilité, après tout. Mellissandre avait un semblant d’honnêteté, mais qu’en était-il des autres… ? n’importe quel Venatori pouvait juger utile de transmettre cela à Corypheus. Et là, il y aurait un sacré problème de taille…

« - Cependant, je concède que ces recherches pourraient être un problème entre de mauvaises mains et cela m’inquiète »

Cullen réfléchissait et regarda la jouvencelle quand elle s’adressa à lui, le regard inquiet. Visiblement elle savait qu’il ne fallait pas prendre ces choses à la légère.

« - Vous avez eu une altercation avec un mage du sang. Pensez-vous que cette histoire est liée au vol de votre ouvrage, Dorian ? »

Le nécromancien avait laissé de côté cette histoire. Mais qui disait mage du sang, disait également tévintide... il était idiot de ne pas lui en avoir parlé plus tôt à cause de ses 3 jours de convalescence qui laissaient une plus grande ancienneté à cette attaque de la servante avec Mellissandre.

« - Décidément je ne sais pas ce que les mages de sang vous veulent à tous les deux, mais si le vol de ces recherches a été commit par un Venatori, nous devons agir rapidement. »

Il fallait être habile, et finalement cette histoire de lettre pouvait attendre tant le problème était majeur. Dorian avait raison de s’en inquiéter d’ailleurs.


« - Il suffit que cela tombe entre les mains de Corypheus, qu’il décide de remonter le temps pour soit arrêter l’inquisiteur au Saint temple cinéraire, soit nous empêcher de rallier les mages, ou encore nous éliminer définitivement à Darse. Si tel est le cas nous sommes en grand danger. »

Cullen avait le don pour dramatiser, mais cela ne lui disait rien de bon. Après tout Dorian était présent durant cette petite escapade dans le futur, il savait ce qui pouvait se passer si ce « Dieu autoproclamé » décidait de s’en prendre à l’inquisition de cette manière.

« - Dorian vous avez mentionné que les pages étaient codées, de manière à la rendre indéchiffrable. Cela nous fera gagner un peu de temps. Avez-vous connaissance de la personne qui l’a volée ? »

Il s’agissait d’une jeune elfe que Dorian connaissait bien. Il semblait encore perdu à l’idée que ce soit elle qui avait prit possession de cet ouvrage, à la description qu’il faisait. Et puis, elle ne semblait plus dans le fort à l’heure actuelle.

« - Peut-être qu’elle a possiblement été livrer votre ouvrage à quelqu’un. Et ce quelqu’un en avait connaissance. »

Dorian n’avait pas fouillé les bonnes missives. Il eut presque tort de ne pas aller renverser les quartiers de cette Mireï.

« - Franchement, Mellissandre n’a pas tort quand elle vous signale que vous êtes un imbécile, Dorian. Au lieu d’avoir prévenu le conseil d’état major vous avez préféré vous attirer un autre problème en la mêlant à tout cela. Etes-vous seulement au courant que nous avons perdu un temps précieux à tout ça ?! »

Oui, il était subitement énervé. Il allait devoir passer cela en priorité absolue. Finalement la lettre de Mellissandre attendra, et elle savait bien pourquoi. Maintenant il fallait agir rapidement et Cullen savait par où commencer.

Cullen se rendit à petits trots vers la porte et l’ouvrit pour quérir l’aide de ses deux hommes qui attendaient derrière cette fichue porte.

« - Vous deux, rendez-vous dans les quartiers pour trouver la chambre d’une elfe du nom de Mireï Camie. Fouillez et amenez les preuves à la table d’état major. Immédiatement. »

Ceci étant fait, il se tourna vers les deux tévintides qui se trouvaient avec lui dans la pièce.

« - Vous, Dorian allez chercher Leliana, et Mellissandre occupez-vous de trouver Joséphine. Je me charge de l’inquisiteur et de Cassandra. »

Il n’avait pas le choix, il fallait convoquer le conseil. La situation était beaucoup trop dangereuse pour être ignorée par les différents groupements. Et si tout le monde s’y mettait, le bouquin serait rapidement retrouvé.

Il ne laissait pas le choix aux deux mages de faire ce qu’il disait. Et même si Dorian voulait s’en charger seul il était strictement hors de question. Ils ne pouvaient pas savoir ces recherches enlevées. Et même si ce n’était pas l’œuvre des Venatoris, cela resterait tout de même dangereux. D’où le fait de faire intervenir tout le monde.

« - Que vous le vouliez ou non, je vais convoquer le conseil d’état Major. Faites en sorte de ne pas trop traîner. »

Il ne perdit pas plus de temps et se dirigea vers la cour pour aller chercher Cassandra en premier. Après tout elle pouvait lui dire si l’inquisiteur était disponible ou non. Dans le cas contraire, ils feraient sans lui.

Par le créateur, Dorian n’avait vraiment pas usé de la meilleure méthode pour retrouver son ouvrage. Et quelle idée de la laisser à la portée de tout le monde aussi.

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Posté Sam 9 Sep - 16:30
Fort-Céleste, chapitre 7Ft. Mellissandre Alirius et Cullen Rutherford
Une pente savonneuse
Effectivement, quand il parlait de questions, il ne s’attendait pas à ce que la jeune femme lui en poserait. Prévisible, quand elle lança sa petite remarque qui ne lui arracha qu’un grand sourire.
Ce n’est pas parce que vous même êtes stupides Dorian que vous devez me considérer comme tel également.
Si nous n’avions pas ce léger souci sous le coude, j’aurais très certainement eu le temps de penser à une petite contre-attaque sympathique. Dommage pour vous.
Et, pour votre gouverne, jamais je n’utiliserais une magie susceptible de détruire le monde. Les risques que je prends n’engagent que moi.
Vous, peut-être.
Cependant, je concède que ces recherches pourraient être un problème entre de mauvaises mains et cela m’inquiète.

Evidemment que c’était un problème. Ce n’était pas qu’un problème, à vrai dire. C’était aussi dangereux que quand Alexius faisait des siennes. N’importe qui pourrait faire n’importe quoi avec cet ouvrage, même codé, et ça avait de quoi affoler, en vrai.
Vous avez eu une altercation avec un mage du sang. Pensez-vous que cette histoire est liée au vol de votre ouvrage, Dorian ?
Non.

Sa brève réponse dut surprendre, mais le voilà pensif à présent. Le baron ne pouvait pas avoir de complice à cet instant, surtout que cela ne tenait pas avec son entière personne. En l’occurrence, ce n’était qu’un règlement de compte personnel – même s’il était furieux contre son paternel, mais voilà.
S’il avait un ou une complice, il ne se serait pas montré pour m’attaquer personnellement. Simple conflit à but personnel, d’où le fait que j’ai laissé ce détail de côté.
Décidément je ne sais pas ce que les mages de sang vous veulent à tous les deux, mais si le vol de ces recherches a été commit par un Venatori, nous devons agir rapidement.

Dorian soupira longuement tout en se pinçant l’arête du nez. Bon sang, mais qu’il arrête de dramatiser à ce point… Que cherchait-il à produire comme effet ? De la culpabilité pour être thaumaturge ? Eh bien gagné. Ou presque. Il le laissa donc faire son petit monologue défaitiste, en citant tous les éléments susceptibles de l’irriter aussitôt. Lui qui ne voulait pas s’énerver en arrivant ici… C’était quelque peu raté.
Dorian vous avez mentionné que les pages étaient codées, de manière à la rendre indéchiffrable. Cela nous fera gagner un peu de temps. Avez-vous connaissance de la personne qui l’a volée ?
…Oui. Je sais qui a le Cognitio.

Mireï Camie. Cela semblait tellement invraisemblable. Encore aujourd’hui. Cet air davantage renfermé qui se lisait sur ses traits et sa position soudainement voûtée, accoudés à ses genoux et les mains jointes devant sa bouche, devaient en dire long sur ce qu’il en pensait de tout ça. Son regard qui se prêtait moins à rire se posa sur Mellissandre.
Mireï Camie. Une jeune elfe qui passait du temps dans la bibliothèque à apprendre la magie de soin. Eventuellement. On m’eut dit que la dernière fois qu’on la vit entre ces quatre murs fut il y a plusieurs jours, déjà. Ça ne veut dire qu’une seule chose, j’imagine que je n’ai pas besoin de m’étendre sur le sujet.

Ses yeux s’étaient clos après avoir longuement fixé le sol. D’autant plus que la fête était loin de se terminer pour le mage Altus, et d’avance il le savait. Dès son entrée en ces lieux, il le savait. Pensif, il ne pouvait que marmonner face au commandant qui semblait-il faisait son boulot.
Peut-être qu’elle a possiblement été livrer votre ouvrage à quelqu’un. Et ce quelqu’un en avait connaissance.
Peut-être que non.
Franchement, Mellissandre n’a pas tort quand elle vous signale que vous êtes un imbécile, Dorian. Au lieu d’avoir prévenu le conseil d’état major vous avez préféré vous attirer un autre problème en la mêlant à tout cela. Etes-vous seulement au courant que nous avons perdu un temps précieux à tout ça ?!
Commandant, je vous trouve…

Il se leva brusquement de son assise, le regard aiguisé planté dans celui du commandant. Lui qui ne voulait pas s’énerver… Le voilà hors de ses gonds. Pour qui se prenait-il à lui faire ce type de reproches ? Se forçant au calme, les mains dans son dos, Dorian s’approcha lentement de Cullen. Son ton était calme, mais une colère désormais mal contenue en ternissait les couleurs.
…Gonflé.

Mais il s’en arrêta là. Les migraines aidaient bien dans ce genre de situations. Il aurait pu lui cracher au visage que cette trop longue période d’inconscience ne l’avait absolument pas arrangé, que dès qu’il le put il voulait lui en parler, alors que monsieur le commandant comme par hasard au repos ce jour-là ne se trouvait absolument pas dans ses quartiers, que les prochains jours qui suivirent restèrent tendus parce que c’étaient ses recherches dont il était question, peut-être !! Mais il s’en arrêta là. Et le regarda partir avec un rictus mauvais vers ses gardes pour leur dire de fouiller les quartiers de la jeune fille qui, bien évidemment, n’était plus là.
Ce n’est pas ma faute si vous étiez à ce point occupé à faire des galipettes à Golefalois quand j'avais besoin de vous, commandant.

Et le voilà en train de siffler en tévène comme un serpent. Que Mellissandre voudrait rebondir sur son murmure, il s’en fichait. Mais alors, totalement.
Vous, Dorian allez chercher Leliana, et Mellissandre occupez-vous de trouver Joséphine. Je me charge de l’inquisiteur et de Cassandra.
…Vous vous moquez de moi ?! On ne va pas convoquer toute la petite famille pour une histoire de recherches, surtout si ce sont les miennes ! J’ai des pistes, je devrais pouvoir me débr—
Que vous le vouliez ou non, je vais convoquer le conseil d’état Major. Faites en sorte de ne pas trop traîner.

Evidemment que cette situation ne le réjouissait absolument pas. C’étaient ses recherches. C’était donc normal qu’il doive se débrouiller pour les retrouver. Sans parler du fait qu’il n’était pas si démuni que cela, il avait déjà des pistes à suivre. Le monde avait tendance à le sous-estimer, et cela le gonflait énormément. Dorian ne répondit rien, car il savait qu’avec la hiérarchie, il perdrait face au commandant. Et voilà. Il ne lui faisait pas confiance dans ses manœuvres, et cela se ressentait fortement. Dire qu’il le gardait en bonne estime justement parce qu’il croyait que Cullen lui faisait un minimum confiance,… Il fallait donc revoir cette notion. Soit. Pourquoi pas. Un long soupir quitta les lèvres de Dorian au moment où le commandant quitta les lieux. Presque sans un mot, il fit de même : il ne voulait pas se farcir une pique de plus de la part de la propriétaire des lieux en le traitant d’imbécile sous mille et une formes. Il en avait assez. Le pas rapide, il s’approcha de la sortie, les mains dans son dos. Malgré tout, il s’arrêta devant la porte et inclina la tête dans la direction de la jeune femme de manière à la saluer.
Vitae benefaria, Mellissandre.

A ces mots, Dorian franchit le pas de la porte et la referma droit derrière lui. Se pinçant à nouveau l’arête du nez, il expira lentement. Quelque chose lui disait au fin fond de lui-même que la tendresse de la situation était loin d’avoir fini de l’étreindre avec toute sa douceur.
Dorian Pavus Theme song
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#2B3D63

[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] 397188ASSPECTEUR
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[Terminé] Une pente savonneuse [PV Cullen / Dorian] D3ku
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