— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre]

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Sam 2 Sep - 22:17

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Elle ne répondit pas à l’instant, et le Commandant abandonna l’idée de discuter calmement pour perdre ses pensées sur le paysage lointain et particulièrement prenant que leur offrait cette vue sur le lac.

«  - Je veux bien supporter ce genre de réaction, ce n’est pas un problème »

Elle parlait calmement, presque trop sincèrement aussi. Cette pointe de sincérité qui détourna le regard de son compagnon vers elle, pour étudier les traits de son visage et ainsi déceler ce trait de caractère inhabituel chez elle. Il cligna une fois des yeux sans dire mot, attendant alors la suite des paroles de Mellissandre alors qu’elle avait le regard orienté vers ses pieds.

«  - Ce qui m’ennuie c’est surtout que je ne sais pas comment je peux les faire changer d’avis. Qu’est-ce que je peux faire pour qu’ils finissent par m’accepter »
«  - C’est beaucoup de travail de soi, j’imagine. Mais il ne faut pas s’en faire, de l’eau va couler sous les ponts. Cela prendra juste un peu de temps »


Être considéré comme un venatori alors que ce n’était pas le cas juste pour sa nationalité était un véritable fardeau parfois. Et ce qui n’aidait pas la jeune femme était sa position dans la société parmi les Altus, qui souvent était eux qui dirigeaient la société Tévintide.

«  - Il faut aussi comprendre que ce peuple a été longuement tourmenté par des mages aux idéaux mauvais et que certains ont perdu des membres de leur famille à cause d’eux. Ils recherchent un responsable car malheureusement le magister Alexius n’est pas seul dans cette histoire »
«  - J’ai l’impression que c’est une fatalité et c’est très frustrant »


Cullen dévia la tête ne sachant pas vraiment quoi lui dire pour lui remonter le moral. Après tout, elle n’avait pas tort, mais cela devait prendre du temps pour se cicatriser. Et voir Mellissandre pour une fois sincère et sans envie de lui jeter des pics était vraiment attendrissant.

«  - J’imagine que c’est pour ça que j’étais si heureuse que vous m’ayez cru… enfin, que vous ne m’ayez pas condamné par principe dans cette histoire avec Mara. »
«  - Oh, heu… Je… »


Il avait tourné la tête au même moment qu’elle à ce moment-là et c’était fou ce que cet air sincère et vulnérable provoquait. Cela la rendait d’avantage attirante et plus agréable à regarder. Cullen détestait ça, il savait qu’il serait sous son charme encore longtemps, si bien qu’il dévia tout de suite le regard ailleurs, les joues brûlantes.

«  - Je préfère trouver le fin mot de l’histoire ce que la plupart de mes soldats s’y refusent »

La brise présente sur les lieux caressa la surface de l’eau la faisant frémir à son passage. Le Commandant tenta de rester calme, car le seul qui était tendu dans cette situation était lui bien entendu.

«  - Il fait froid dans le Sud »
«  - Vous trouvez ? »
«  - Mon pays me manque »


Oui, bien entendu, elle se vantait assez de son pays et de sa famille, elle devait être une grande patriotique, et par conséquent c’était normal que son pays lui manque.

«  - Je n’y suis jamais allé, comment est-ce à Tevinter ? »
«  - Le soleil est plus vif, l’air plus sec mais parfois il y a une brise divinement fraîche qui souffle… Dans notre résidence à Neromanian quand je laisse ma fenêtre ouverte, je peux entendre la mer. Ma gouvernante disait que c’était la meilleure des berceuses, mais en vrai je crois qu’elle ne sait juste pas chanter »
«  - HAHA ! Ce devait être quelque chose, en effet »


Elle semblait se souvenir de bons moments passés et tant que cela lui faisait le plus grand bien c’était tout ce qui lui importait. Il regardait alors l’eau du lac comme auparavant.

«  - Et vos parents ? »
«  - Mes parents me manquent aussi »


Il essayait d’entretenir une discussion avec elle mais il ne voulait pas risquer de la brusquer ou quoi que ce soit. Il ne savait pas comment continuer la conversation, tant ce sujet était délicat.

«  - Vous avez grandi par ici ? »
«  - Pas dans cette ville, mais plus loin dans les montagnes du côté de Cordoan. »


Bien entendu elle ne devait pas connaître, elle n’était pas du coin. Il décida d’alors anticiper sa question en lui faisant une brève description.

«  - C’est un petit village dans le sud, à environs 2 heures de cheval d’ici. Quand j’étais petit il y avait un gigantesque golem immobile au milieu de la place, ce que je trouvais extraordinaire car ce n’était pas chose courante. Mais je ne peux pas vous conseiller d’y aller, je ne possède plus rien qui m’y attache depuis que l’enclin a ravagé cet endroit. Heureusement ma famille a pu s’enfuir»

Il n’alla pas plus loin dans ses discussions  afin d’éviter le sujet qui fâche. Elle ne connaissait pas ce qui était arrivé à sa famille et ne pouvait pas le deviner non plus… A moins que…

«  - Vous voyez souvent votre famille ? Vous n’en parlez jamais. J’avoue que j’ai été surprise d’apprendre que vous aviez une sœur »
«  - Non je… n’en parle pas vraiment, c’est vrai. »


Parler de sa famille, pour Cullen c’était un sujet de discussion très délicat. Il ne savait pas trop par où commencer, et en sachant que Mellissandre était très attachée à la sienne, elle risquait de ne pas comprendre ses choix.

«  - Je suis le second enfant d’une fratrie de 4. La femme que tu as vue dans mon souvenir est mon aînée et celle qui m’a toujours soutenu dans mes projets. »

Il souffla du nez et regarda au loin. C’était la partie facile, et pour Mellissandre qui semblait très intéressée par ce sujet de discussion.

«  - Mais, non…Je n’ai plus contact avec ma famille. Et depuis la mort de mes parents j’ai coupé les ponts avec le reste de mes frères et sœurs. J’avais écris a Mia il y a plusieurs années, mais je n’ai plus eu le temps de lui redonner de mes nouvelles depuis. C’est ainsi, chacun fait sa vie de son côté »

Il regarda alors du coin de l’œil la jeune femme puis redressa son regard vers elle en voyant cet air compatissant qu’elle lui rendait en retour. C’était bien plus attendrissant qu’auparavant et il se mit vraiment à l’admirer à cet instant précis. Mais alors qu’il s’approcha un peu d’elle, Cullen fut surprit par son ancien camarade Sven qui était sorti de la foule et qui s’approcha d’eux ce qui le freina dans son élan. Il le regarda en premier lieu d’un œil mauvais car il venait interrompre un moment d’intimité entre eux puis il soupira et s’accouda contre le dossier en le voyant approcher.

«  - vous n’êtes pas facile à trouver »
«  - Tu me cherchais ? »
«  - Je vous ai cherché partout après les événements au marché mais vous aviez disparu »
«  - On ne cherchait pas les ennuis et il valait mieux que nous prenions nos distances avec la foule »


Désormais il en était certain : être avec Mellissandre avait un don pour lui attirer des ennuis. Et pas seulement quand ça parle magie du sang et démon ! Même pour un bête shopping elle s’en prenait plein les dents.

«  - Hmm… Je voulais m’excuser pour tout à l’heure tu sais… d’avoir traité ta femme de venatori… »
«  - Ah… ! »


Et là cullen se rendit compte de sa bêtise ce qui le fit trembler de tous ses membres à l’instant où il entendit le mot « femme ». Mellissandre ne semblait pas avoir entendu cela et se retourna immédiatement vers lui pour demander des explications du regard. Il n’entendit pas la suite de la conversation, essayant de trouver une solution pour se sortir de là. Il ne chercha même pas à supplier la jeune femme du regard pour qu’elle l’aide, lui étant si fier de se débrouiller seul.

Mellissandre semblait choquée d’entendre cela en premier lieu, ce que Cullen ne tarda pas à comprendre vu son regard absent. Il reposa son dos contre le banc et se passa une main sur le front.

«  - Oh, que vous a-t-il dit exactement ? »
«  - Qu’il me transpercerait avec une flèche si j’osais dire du mal de vous »


ça y était, Cullen était désormais perdu tant son corps ne lui répondait plus, presque paralysé par la honte de cette situation. Mais ce n’était pas faux, il avait bien dit ça à ce gars. Mais le fait que Mellissandre s’intéressa à ce qu’il avait dit allait jouer contre lui et il savait bien qu’elle allait profiter de cette situation pour lui envoyer une multitude de pics sur lesquels il serait obligé de marcher les deux pieds dedans.  Alors qu’il soupira une nouvelle fois, la jeune femme vint se coller à quelques centimètres de lui, le regard tellement malicieux que cela lui faisait presque trembler d’avantage.

«  - Vraiment chéri, pourquoi tu ne l’as rien dit ? »
«  - Héé…. Je … »


Elle pouvait très bien déceler son malaise, et encore mieux la teintée rouge sur ses joues qui donnait presque un mal de tête à ce pauvre Commandant. Il le savait en plus que ça allait lui retomber dessus…

« - Est-ce que vous accepteriez de venir déjeuner chez moi avec ma femme ce midi ? C’est la moindre des choses et puis tu as tellement de chose à me dire mon vieux. J’ai hâte de savoir comment vous vous êtes rencontré ! Et comment était le mariage aussi ! »
«  - AH, et bien… pour tout te dire… »
«  - …Oh ça serait avec plaisir, hein chéri ! Après tout, j’ai rarement l’occasion de faire la connaissance de tes amis »
«  -
au secours… Oui, bien sûr ce serait une excellente idée, même… ! »

Elle venait de se coller à lui, comme le ferait n’importe quelle femme pour démontrer que son partenaire l’appartenait. C’était vraiment gênant, mais Cullen fit mine de tenir bon face aux avances de la jeune femme. De manière à ce que ce soit naturel en quelques sortes… Il en oubliait presque le repas que Mellissandre venait de sortir mais elle avait prévu le coup, comme si Andrasté faisait tout pour qu’ils restent ensemble… Quelle mauvaise blague.

« - Et puis, c’est de la salade froide, on pourra toujours faire notre pique nique ce soir. »
«  - Tout à fait… »


Il se racla la gorge et se mit à respirer profondément pour effacer son malaise et essayer de tourner ce petit jeu à son avantage finalement. Il savait bien que Mellissandre en profiterait pour lui faire subir de sales coups.

Elle le savait, il ne pouvait plus reculer. Et bien que cette bêtise le laissait vraiment dans un état pire que la gêne, c’était elle qui avait commencé ce petit jeu en premier. Alors qu’elle rangeait tranquillement les pots, il se releva du banc profitant d’être près d’elle pour lui murmurer :

«  - Merci. mais sachez que je vais être autant mauvais que vous à ce jeu ~ »

Elle comprit rapidement qu’il était sérieux. Si elle comptait profiter de cet instant pour lui faire subir ses petites piques, il allait profiter pour faire de même de toute manière. Après tout, il n’aimait pas passer pour une victime. Et encore moins quand une femme s’en mêlait. Sauf que Mellissandre n’était pas n’importe quelle femme : elle était fourbe et particulièrement joueuse.

«  - Bien, je vis pas loin d’ici, dans le quartier sur les pilotis par là-bas. Venez avec moi à la maison, ma femme s’y trouve déjà. »
«  - D’accord allons-y »
«  - N’oublie pas tes affaires, Cully »


Direct les surnoms… Il soupira et se saisit du panier contenant leur repas et profita que Mellissandre soit accrochée sur la dernière réplique de Sven pour la soulever avec toute la douceur d’un mabari et la charger sur son épaule. Il la tenait en coinçant son bras à l’arrière des genoux de la jeune femme et ne la lâcha plus.

«  - C’est bon je crois que j’ai tout embarqué ~ »

Arrivé près de la maison de son ami, il fit redescendre Mellissandre – en douceur cette fois – et la serra contre lui.

«  - Allez Chérie ne tire pas cette tête, tu sais que je ne résiste pas à l’envie de te faire des crasses ~ »

Il ne devait pas être mauvais acteur s’il avait réussi à convaincre Mellissandre à cause de cette histoire de démons. Maintenant il ne restait plus qu’à ce que les deux inventent une histoire cohérente pour s’en sortir.

«  - Entre nous je ne pensais pas que cela se passerait comme ça, mais ça doit tellement vous amuser de vous délecter du malheur de mes propos »

Bien entendu qu’elle adorait saisir une opportunité pareille, c’était Mellissandre après tout. Il ne lâcha pas son emprise, et lui écarta une mèche rebelle qui glissait le long de son visage.

«  -  hormis cette histoire, j’apprécie beaucoup votre sincérité. »

Il la relâcha, et  suivit Sven à l’intérieur de la maison. Il ne voulait pas chercher à mentir sur la raison qui l’avait poussé à raconter des bobards à son ami à leur propos… Mais la situation était vraiment tendue et le prétendre avait abaissé pas mal de tension.

En effet, à ce moment-là Sven avait dégainé son poignard pour aller la tuer, mais ça Cullen ne l’avouerait certainement pas à Mellissandre, la situation était assez délicate ainsi. Autant qu’elle passe pour son épouse et que cela la tienne en sécurité… Pour l’instant.

«  -Tu viens, mon aimée ? »

Il affichait un sourire malicieux envers elle, et l’invita à passer la porte avant lui, de manière galante, mais surtout pour protéger ses arrières si quelque chose se passait. Mais connaissant Sven, il ne ferait plus de mal à Mellissandre. Cependant il ne connaissait pas encore sa femme…..

En entrant ils débouchèrent sur un magnifique séjour, avec un balcon couvert donnant vue sur le lac. Le tout étant très rustique puisque la maison était en colombage.

«  - Chéri ! Tu rentres que MAINTENANT ?!? »

Une fois grave résonna dans la maison ce qui fit frémir Cullen. Le plancher vibra au ton de la voix, mais Sven ne bougea pas d’un sil, habitué à la situation.

«  - TU VAS VOIR CE QUE C’EST QUE D’ARRIVER EN RETARD POUR LE DÎNER ! Espèce d’irresponsable !! ET tu as pensé à amener la petite chez ta mère !? »

La Femme tira le rideau qui séparait la cuisine au reste de la pièce et admira la première personne qui était dans la pièce à part son mari, à savoir Mellissandre qui pour elle était d’une telle beauté.

«  - Flo, j’amène de la visite »
«  - ….OH »


Cette femme était bien plus grande que Sven et avait une carrure d’un golem tant ses épaules étaient larges et ses bras musclés. Elle fit claquer le torchon qu’elle tenait sur son épaule et essuya ses mains à son tablier pleine de sauce tomate, on aurait dit un véritable bourreau.

«  - Mais tu aurais pu me le dire plus tôt ! »
«  - Comme chaque fois tu ne me laisse jamais expliquer la situation »


C’était donc cela un couple marié… ? Cullen regarda d’un œil comparatif cette femme et celle qui se trouvait agrippée à lui. Si ça se trouvait elle allait être pire qu’elle…. !

«  - Veuillez excuser mon impolitesse, mes chéris. Je suis Flo la femme de Sven. Vu que vous êtes là je peux vous proposer un siège à notre table pour le dîner ? »
«  - A..avec joie Madame. »


A chacun de ses pas le plancher semblait vouloir céder c’était atrocement impressionnant.

«  - Je suis Cullen Rutherford, un ami de longue date de Sven. Je l’ai croisé tout à l’heure au marché par hasard. »
«  - Un ami de longue date… ? Si tel est le cas pourquoi vous ne lui écrivez PAS plus souvent … !? »

Elle s’était approchée très près ce qui l’intimida d’avantage. Même le plus horrible des ogres ne lui faisait pas cet effet … Une femme c’était vraiment effrayant.

«  - Et vous, ma chère beauté, comment vous prénommez-vous    ? »

Quelle horreur… Elle était en fascination totale sur Mellissandre. Cullen savait qu’il allait passer une journée d’enfer.

«  - Très joli ! Venez vous installer ! »

Elle l’amena en posant une main rassurante vers la table et tira la chaise pour elle. Cullen resta planté près de la porte, encore choqué de la situation…

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Dim 3 Sep - 1:31

Mellissandre ne s’émouvait pas des paysages, des fleurs et des petits oiseaux. Le monde alentour la laissait tristement indifférente. Mais aujourd’hui le décor lui était agréable. Sans s’extasier dessus elle devait bien reconnaître qu’il avait quelque chose d’apaisant. Comme si l’air frais qu’elle respirait lavait le marasme qui l’habitait. Peut-être parce qu’elle avait parlé aussi. C’était plus difficile pour elle qu’elle ne le laissait paraître. Faire tomber le masque, dévoiler une part d’elle même, une faiblesse. La sincérité c'était s'exposer à des coups de poignards douloureux. Un risque qu’elle prenait rarement. Mais le lieu s’y prêtait, la personne s’y prêtait, le moment s’y prêtait. Oui, elle se sentait seule dans ce pays si loin de chez elle qui la détestait encore plus qu’elle ne le méprisait. Mais alors que la colère des villageois la confortait dans sa décision d’incarner ce qu’on lui reprochait la compassion de Cullen la déstabilisait.

Son abnégation aussi.

Même au sujet de son procès il se raccrochait à ses principes, à ses valeurs au lieu de s'en venter. Elle n’était qu’obéissance aveugle, elle faisait ce qu’on lui demandait de faire, par comparaison ce mode de fonctionnement la dépassait. C’était probablement stupide, risqué, mais aussi admirable dans un sens.

Il prétendait que le temps effacerait la haine des autres envers les tévintides mais quand elle avait cherché son regard il avait détourné les yeux. Il avait fuis pour être exact. Malgré tout le temps passé ensemble, il faut croire qu’ils avaient encore un long chemin à parcourir pour qu’il arrête de renâcler à sa seule présence. Mais peut-être qu'un jour elle arriverait malgré tout.

C’était un peu triste de songer à tous les efforts qu’elle déployait pour obtenir sa confiance tout en sachant qu’elle la perdrait incessamment à cause de son allégeance. Elle ne pouvait pas, elle ne devait pas, mettre trop de coeur à l'ouvrage sinon, elle savait qu'elle le paierait. Elle construisait un immense château de carte juste pour pouvoir le détruire ensuite. Même elle était capable de savoir qu’elle n’en retirerait jamais un quelconque sentiment d’accomplissement et que si elle s'attachait à sa propre illusion elle en pâtirait. Un cruel paradoxe qui lui faisait presque regretter se s'être épanché malgré tout le bien que ça lui faisait. C'était trop douloureux de s'attacher à cette douceur, à cette gentillesse, à Cullen...

Heureusement que parler de son pays était rassérénant. Penser à sa famille, à toutes les raisons qui justifiaient ses actes et sa dévotion. Ils méritaient les sacrifices et les efforts qu’elle faisait.

Heureusement, elle n’était pas les seule bercée dans une douce nostalgie, Cullen aussi parlait avec enthousiasme de son pays natal. Elle sourit à la mention du golem, comprenant sa fascination pour ces créatures.

« Vous allez adorer les Colosses de Minrathie », souffla-t-elle avec un sourire aimable. Offert par les nains il y a des centaines d’années, ces deux golems de plusieurs dizaines de mètres de haut avaient toujours protégé la capitale de Tevinter, contribuant à la rendre imprenable. Ils fascinaient tout le monde et elle savait que le Commandant n’y serait pas indifférent. D’ailleurs, elle n’avait même pas réalisé qu’elle avait parlé au futur, certaine qu’elle était que ses parents allaient accepter sa proposition.

Heureusement, il ne sembla pas plus relever qu’elle son abus de langage pris dans le poids de ses relations familiale. Mellissandre aussi se retrouva d’ailleurs rapidement happée dans ses révélations. La compassion qu’elle exprima alors qu’il mentionnait le décès de ses parents était d’ailleurs sincère. Rien n’était plus sacrée que la famille à ses yeux et toute indifférente qu’elle soit ce genre de chose la touchait vraiment. Que pouvait-il arriver de plus triste que de perdre ses parents avant l’heure ? Rien que l’idée la terrifiait alors le vivre…

Elle était tellement navrée pour lui qu’elle n’avait pas envie de lui reprocher d’avoir perdu le contact quand bien même elle trouvait ça tristement aberrant. Les yeux posés sur lui trahissant sa compassion, Mellissandre se retrouva soudain terriblement muette. Elle savait que le Commandant avait son orgueil, un excès de pitié le contrarierait, mais d’un autre côté son attendrissement était sincère. Elle avait envie de trouver les mots, les gestes pour le réconforter, pour lui témoigner sa sympathie, son soutient, ses condoléances.

Toujours muette, leurs regards encore accrochés l'un dans l'autre, elle esquissa un mouvement dans sa direction pour poser sa main sur son épaule, lui donner un peu de contact humain, de la chaleur de son pays.  Elle aurait juré qu’il s'était approché, qu'il voulait dire quelque chose, mais les bruits de pas effrénés les détournèrent tous les deux de leur but initial et tendue elle finit par être complètement captivée par la situation rocambolesque dans laquelle ils se trouvaient.

Manifestement, il avait totalement compris ses intentions sadique de le taquiner autant qu’elle le pourrait et malgré son embarras flagrant il lui annonça qu’il n’allait pas se laisser faire. D’autant plus piquée par sa provocation, Mellissandre lui retourna un sourire plein d’assurance en guise de réponse. Elle n’avait aucun doute sur ses capacités à rendre ce moment particulièrement délicat pour lui et son impression fut confirmé quand elle entendit le petit surnom officiel de son camarade. Cully. Par le Créateur, elle devait vraiment lutter de toute ses forces pour ne pas rire. Les yeux presque humide de moquerie, elle chercha son regard pour lui faire comprendre l’étendu de son ricanement intérieur quand elle se retrouva soudain soulevée sans ménagement.

Surprise, elle agita un peu les jambes tandis qu’il l’empêchait de bouger avec son bras, clamant avec un naturel déconcertant qu’il avait tout embarqué. Comme si elle était une chose. Contrariée, Mellissandre pesta en tévène en croisant les bras pour essayer de trouver une position un peu plus confortable pour rendre le trajet agréable à défaut d’être élégant. Non mais quitte à la porter il aurait pu le faire autrement que comme un vulgaire sac de patate. Elle était une princesse pas un sac de légume ! Il allait lui payer cet affront tellement cher.

Heureusement pour lui que le trajet fut bref car elle le consacra entièrement à planifier sa vengeance et le grand air de la campagne pouvait la rendre étonnamment créative.
Quand il la reposa enfin, elle lui lança un regard noir pour lui faire comprendre l’étendu de son courroux mais il ne sembla pas impressionné. Au contraire, il semblait plutôt fier de son coup le sacripant.

Jouant le jeu des messes basses, elle se rapprocha suffisamment de lui pour pouvoir murmurer ses propres menaces à son tour, arborant en prime le sourire le plus vicieux de son répertoire.

« Croyez bien que je vais effectivement me délecter de la situation Cully », répondit-elle en insistant particulièrement sur son surnom adorablement ridicule. « Vous vous attaquez à beaucoup trop fort pour vous », conclu-t-elle en faisant mine de détourner les talons mais il la retint.

Suspicieuse elle l’interrogea du regard alors qu’il glissait presque tendrement une mèche de cheveux derrière son oreille. Fascinée, Mellissandre sentit le début de son sang s'accélérait dans ses veines tandis que sa respiration, elle ralentissait. Il jouait beaucoup trop bien le marié amoureux, c’était troublant. D’ailleurs, il acheva de la déconcertée en avouant qu’il aimait sa sincérité.

Déstabilisée, elle ne bougea pas immédiatement alors qu’il la lâchait les joues légèrement rosées, il dû l’appeler pour qu’elle reprenne ses esprits et le suive à l’intérieur de la bâtisse. Mon aimée. Cela ne sonnait pas trop mal au demeurant, il aurait pu trouver un surnom beaucoup plus ridicule preuve qu'il n'avait aucune chance de la battre.

Une fois à l’intérieur, elle eut la surprise de rencontrer pour la première fois de sa vie un dragon. C’est du moins l’image qu’elle retira de l’imposante maîtresse de maison qui semblait gérer son foyer à la baguette, ou plutôt au gros rouleau à pâtisserie.

Un peu impressionnée, Mellissandre dû refréner un instinct de recul alors qu’elle s’approchait pour les saluer devenue soudain mielleuse. Même s’il ne se démonta pas, elle sentit la prise de Cullen se raffermir sur son bras quand la dame s’approcha avec son templier sanguinolent pour les saluer et les invités à prendre place – non sans avoir reproché au Commandant de ne pas donner assez de nouvelles.

« Oh, je vous prie de lui pardonner mais ce n’est guère personnel, Cullen n'écrit pas trop de lettres », déclara Mellissandre du voix sucrée faisant mine de voler à son secours pour mieux le piéger ensuite. « Il a eu un mal fou à m’écrire des lettres d’amour », conclu-t-elle en se rapprochant également de lui pour jouer les tourterelles. « Pourtant, il est si romantique quand il s’y met… », minauda-t-elle en souriant à la femme de Sven qui soupira.

« Ah vous en avez de la chance ma jolie, moi ce gougeât ne sait pas dire autre chose que ‘quand est-ce qu’on mange’ », s’apitoya-t-elle sous le regard compatissant de Mellissandre.

« Oh, chéri, dis lui ce que tu m’as écris la dernière fois, ça inspirera peut-être ton ami », l’incita-t-elle finalement, dévoilant enfin où elle allait avec cette histoire. Oui, elle ne l’embarrassait pas simplement sur ce côté romanesque, maintenant il devait sortir une mièvrerie romantique ET gentille à son propos. Plutôt c'était dégoulinant de gimauve, mieux ça serait.

Peut-être commençait-il à comprendre l’ampleur de sa fourberie… C’était d’autant plus facile que la femme semblait l’apprécier vu les petits sobriquets dont elle l’affublait.

« Je me prénomme Mellissandre, ravis de faire votre connaissance », répondit-elle néanmoins avec toute la courtoisie de son rang, faisant manifestement fort impression. Pour une femme de la campagne, son élégance et sa grâce avait quelque chose de fascinant, au-delà même de sa beauté fantasmagorique.

Jouant le jeu, elle se laissa donc conduire jusqu’à la table en jetant un regard subtilement narquois à Cullen. Il n’avait fait qu’entrapercevoir ses talents de comédienne, elle pouvait être tellement polie quand elle le souhaitait.

« C’est vraiment délicieux à vous de nous recevoir Flo, votre maison est vraiment charmante », déclara nonchalamment Mellissandre décidée à s’attirer définitivement les faveurs de la maîtresse des lieux. « Et je dois dire que l’odeur est divine, Sven nous a caché que vous étiez une si bonne cuisinière », ajouta-t-elle avec le sourire le plus étincelant du monde pendant que l’immense femme était en pâmoison.

« Oh vraiment ce n’est rien, j’aurais fais quelque chose de mieux si j’avais été prévenu de votre visite ! En tout cas c’est un plaisir de vous accueillir Mellissandre »
« Je vous en prie, appelez-moi Melli », la corrigea-t-elle toujours aussi amène ce qui fit glousser son interlocutrice
« Très bien Melli ! Vous devriez dire à votre mari de vous approcher, on dirait qu’il a peur d’être mangé ! », plaisanta-t-elle avant de lâcher un rire tonitruant qui fit presque trembler les vitres de la maison.

Imperturbable, Mellissandre sourit à Cullen l’invitant à s’approcher avec la même malice qu’un bourreau qui adore son métier et qui convie son condamné à l’échafaud. En soit, inventer une histoire crédible n’était pas chose difficile, le problème était plutôt de rester coordonné dans leurs mensonges et ce malgré leur absence de coopération puisqu’ils passaient leur temps à se faire des tacles.

Une fois qu’il eut pris place à côté d’elle, Sven se mit en face et elle écopa de Flo qui amena une immense soupière sur la table, manquant de fracasser le meuble en bois massif quand elle posa son plat.

« Et voilà les tourtereaux, régalez-vous ! », s’exclama-t-elle en servant le ragoût avec une grosse louche aussi rustique que leur plat.

Mellissandre fixa la bouillie dans son assiette, peinant à conserver son sourire de civilité sur les lèvres à l’idée de manger le contenu de son bol. Elle avait oublié ce détail dans son plan diabolique pour torturer le Commandant. Le pire, c’est qu’elle était sûr qu’il s’en était rendu compte et que lui non plus n’allait pas se priver pour la taquiner en douce.

Incapable de trouver une échappatoire, elle plongea sa cuillère dans le liquide douteux et la porta à ses lèvres avant d’ingurgiter une gorgée. C’était atroce. De là où il était, elle était sûre que Scipio venait d’avoir une attaque rien que parce que ce plat existait.

Incapable de retenir une grimace nauséeuse, Mellissandre reposa sa cuillère dans son assiette. C’était impossible qu’elle mange ce plat, surtout qu’il était rempli à ras-bord. Mécontente, la maîtresse de maison lui jeta un regard intrigué et la jeune femme eut une soudaine illumination. Quitte à mentir… Du coin de l’oeil, elle pria pour que Cullen soit en train de boire ou de manger alors qu’elle ouvrait la bouche.

« Oh, je suis vraiment désolée Flo c’est délicieux mais je me sens un peu nauséeuse… Depuis que je suis enceinte, ça m’arrive tout le temps c’est atroce... », se lamenta-t-elle en posant une main sur son ventre, un air sincèrement désolé sur les lèvres.

Oui, elle avait osé.

Un regard surpris plus tard, c’est une grande solidarité qui se lisait dans les grands yeux de la Maîtresse de maison. Elle semblait même très mal à l’aise de lui avoir fait des reproches.

« Oh ma pauvre, je compatis tellement, quand j’étais enceinte de la p’tiote je n’arrivais pas à manger correctement non plus », répondit-elle, un nuage passant devant ses yeux à l'évocation de ce souvenir.

Mellissandre opina avant de glisser nonchalamment son bol vers Cullen.

« Mais ça serait vraiment dommage de gaspiller, heureusement que tu as beaucoup d’appétit mon amour », roucoula-t-elle en lui lançant un sourire étincelant.

Un mensonge de plus à assumer – marié et père dans la même journée c’était quand même beaucoup – elle était débarrassée de cet immonde ragoût et en plus il devait le manger. Une pierre trois coup, c’était parfait.

Enfin presque car la maîtresse de maison se leva précipitamment pour récupérer l’assiette.

« Je vais la mettre de côté si vous avez faim plus tard Melli », déclara-t-elle en s’éclipsant pour la porter en cuisine, sans doute près du feu mourant.

« Félicitation en tout cas ! C’est prévu pour quand ? », renchérit son interlocutrice manifestement enthousiasmé par cette idée. Rien de tel qu’un bébé pour mettre tout le monde d’accord.

« Le printemps », répondit-elle sans hésitation, ayant rapidement calculé pour que cela soit assez lointain. Vu sa ligne, elle n’aurait pas été crédible autrement.

« Cela fait longtemps que vous êtes marié ? »

« Trois mois », mentit Mellissandre, prenant également une date assez proche. Elle ne savait pas quand ils s’étaient vu pour la dernière fois. En outre, ils se connaissaient depuis à peine un mois, tout bon menteur sait qu’il faut s’approcher le plus possible de la vérité pour ne pas se trahir.

« Eh bien, vous avez été prolifique », ricana Sven sans méchanceté en lançant un regard mi-complice mi-admiratif à Cullen avant de lui faire un clin d’oeil.

Retenant un soupir alors qu’elle comprenait très bien l’allusion, Mellissandre se réfugia dans son verre d’eau buvant quelques gorgées. Même l’eau avait un goût rustique. Partageant son désarrois, Flo levant les au ciel avant de dévisager à nouveau la jeune femme avec amabilité.

« Au fait, j’aime beaucoup votre collier Melli »

Surprise, Mellissandre baissa les yeux, apercevant son amulette familiale qui brillait nonchalament sur sa poitrine. Elle n’avait pas l’habitude de l’exhibait mais le collier avait dû glisser de son décolleté quand Cullen l’avait porté.

« Oh, merci, ce sont les armoiries de ma famille », expliqua-t-elle, incapable de mentir sur un sujet aussi sacré à ses yeux. C’est bien pour ça qu’elle la cachait généralement dans sa robe même si elle la portait presque tout le temps.

Fascinée, Flo détailla un moment le symbole avant de taper sa main contre son front ayant une subite révélation.

« Je savais que je l’avais déjà vu quelque part ! Regarde bien Sven ! C’est la même sur le savon de luxe que tu m’as offert pour mon anniversaire l’année dernière ! »

Pas spécialement passionné par les savons et les colliers, Sven qui espérait sans doute discuter épée avec le Commandant opina machinalement mais Flo elle semblait absolument sidérée.

« Mais alors, ils viennent de Tevinter je croyais qu’ils étaient orlésiens », s’étonna-t-elle en regardant Mellissandre comme si elle détenait la réponse à une question existentielle de première importance et qu’elle avait été profondément trahie.

« On les importe en Orlais car ce sont les premiers consommateurs, mais ces savons viennent bien de Tevinter, près de Quarinus pour être exact, c’est là-bas qu’on trouve les plus grand champ de lavande », expliqua-t-elle avec un sérieux naturel qui montrait qu’elle connaissait son sujet. Après tout, un jour elle hériterait de l’empire commercial de sa famille.

Bien que toujours aimable, Flo lui lança un long regard qui mit Mellissandre légèrement mal à l’aise devant tant d’insistance.

« Vous êtes riche alors », devina-t-elle finalement. Après tout, il s’agissait d’un produit de luxe.

« La cinquième fortune de Tevinter pour être exact », rétorqua Mellissandre qui n’était définitivement pas connue pour être modeste. Venter les mérites de sa famille était un réflexe chez elle.

Éberluée autant qu’impressionnée, Flo la dévisagea une nouvelle fois avant de regarder le commandant. Même Sven avait l’air quelque peu déstabilisé. Cullen était un homme gentil mais modeste, comment en était-il arrivé à être marié avec une femme indécemment riche et incroyablement belle et sophistiquée.

« Qu’est-ce qui vous a plu chez Cully ? », demanda-t-il subitement avec un sourire, mais pour peu elle aurait presque pu croire qu’il était jaloux.

Mellissandre s’attendait à ce genre de question, mais elle ne pu s’empêcher de se sentir légèrement embarrassée malgré tout. Tout bon menteur n’est jamais loin de la vérité après tout.

« Sa gentillesse. Son sérieux et sa rigueur. Son sourire. Cette manie qu’il a de passer la main dans ses cheveux… », lista-t-elle avec une certaine spontanéité au fur et à mesure, sentant ses joues légèrement rosir malgré tout. Pris d’un élan de sincérité, elle ajouta même un dernier mot qu’elle n’avait préparé. « La douceur et la confiance qu'il peut me témoigner. »

Flo s’extasia avant de lancer un regard plein de reproche à son mari, comme pour lui reprocher de ne pas avoir une telle relation.  

« Et vous Cullen, qu’est-ce qui vous a séduit chez Melli ? », demanda-t-elle assez logiquement en retour avant de renchérir. « Mais au fait, comment vous vous êtes rencontré tous les deux ? », demanda-t-elle enfin, manifestement très curieuse d’en apprendre plus.

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*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Dim 3 Sep - 3:21

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Mellissandre avait replacé un nouveau masque, jouant à la perfection le rôle de la jeune femme tout juste mariée. Elle aurait eut une grande carrière dans le théâtre tant elle était impressionnante. Mais Cullen n’aimait pas le mensonge. Ce qui était un problème à ce moment-là. Elle complimenta un peu trop la maison de Flo, sa cuisine et bien d’autres choses. Alors que les femmes gloussaient ensemble, Cullen se tourna vers son camarade en se passant une main sur le visage.

« - Tu es tout pâle… ça va ? »
« - Oui, t’en fais pas. »
« - J’ai du lyrium si tu veux, je peux aller t’en chercher. »
« - NON…. Heu.. Non merci j’en ai déjà pris une dose ce matin, ce n’est pas ça le problème. »


Il allait essayer de lui expliquer la situation, mais ce n’était pas évident. Il se fit interrompre et finalement changea d’avis quand Sven le lui redemanda.

« - Très bien Melli ! Vous devriez dire à votre mari de vous approcher, on dirait qu’il a peur d’être mangé ! »
« - "Melli " ? »


Elle lui avait déjà donné un surnom ?! Mais à quoi elle jouait ?! Elle voulait se mettre la bonne femme dans sa poche ou il était entrain d’halluciner ? Quoi qu’il en était Sven lui fit signe d’avancer et il alla s’installer à côté de Mellissandre. Une fois assis, Flo revint avec une énorme casserole de ragoût qu’elle posa violemment sur la table.

« - Et voilà les tourtereaux, régalez-vous ! »
« - Merci beaucoup Flo. »


Un ragoût, quelque chose que Mellissandre ne semblait pas connaître, vu la tête qu’elle avait en regardant le contenu de l’assiette qui se posa devant elle. Cullen sourit et récupéra son assiette attendant que tout le monde soit servi avant de commencer à manger.

« - Tu sais, les templiers ont prit cher ici quand Alexius a prit les commandes de la ville. Je n’ose même pas te raconter ce qui s’était passé ici, durant ce laps de temps. »
« - Oui, j’en ai entendu parler… C’est horrible rien que d’y penser… »


Ils continuèrent leur conversation alors que Mellissandre tripotait les morceaux de viandes qui flottaient au milieu de soupe et de patates dans l’assiette. Cullen se demandait bien comment elle allait terminer son assiette sans décevoir Flo ~

« - Tu ne manges pas, chérie ? »

Flo se posa la même question vu le regard qu’elle lui lançait, mais malicieuse, Mellissandre rebondit sur un argument que Cullen ne soupçonnait pas encore… Il continua alors de manger silencieusement alors que Mellissandre s’exclama.

« - Oh, je suis vraiment désolée Flo c’est délicieux mais je me sens un peu nauséeuse… Depuis que je suis enceinte, ça m’arrive tout le temps c’est atroce... »

Depuis que…

Cullen se rendit compte de ce qu’elle eut dit et avala de travers se mettant à tousser suite à sa remarque. Sven n’était pas bête, il avait bien deviné qu’il y avait quelque chose de louche derrière tout ça.

« - Oh ma pauvre, je compatis tellement, quand j’étais enceinte de la p’tiote je n’arrivais pas à manger correctement non plus »
« - Mais ça serait vraiment dommage de gaspiller, heureusement que tu as beaucoup d’appétit mon amour »


Elle lui pourra le ragoût vers lui, en remarquant que son assiette descendait plus vite que le sien. Bien entendu, elle voulait éviter de manger…. MAIS après un coup pareil il n’avait pas l’intention de la laisser s’en tirer de si bon compte.

« - Bien entendu que j’ai de l’appétit, mais tu devrais faire un effort et manger un peu, tout de même »
« - Je vais le mettre de côté si vous avez faim plus tard Melli »


Elle sortit de la pièce, Cullen lançant un regard mauvais à Mellissandre. Il pouvait être interprété de plusieurs façons : le premier étant le fait que c’était impoli de réagir ainsi chez leurs hôtes. La seconde qu’il allait amèrement lui faire regretter cela.

« - Félicitation en tout cas ! C’est prévu pour quand ? »
« - Le printemps »
« - En effet et Madame devrait peut être se ménager un peu… »


Il tapota du doigt sur la table nerveusement… Regardant d’un air blasé la jeune femme qui se trouvait à côté de lui…

« - Cela fait lonftemps que vous êtes mariés ? »
« - Trois mois »
« - Le temps passe vite ! On aurait dit que c’était hier ! »
« - Eh bien, vous avez été prolifique »


Cette remarque dérangea le Commandant… Mais d’un autre côté…

« - On a juste particulièrement bien consommé notre mariage, c’est tout. »
« - Oh ça se tient… »
« - Vous avez eu votre fille tard ? »
« - Ouais 2 ans après, ils arrivent dans des moments où l’on s’attend le moins »


Pendant que les femmes commençaient à parler de babioles, les deux compagnons se remirent à leurs aises en parlant du passé. De leur formation, de leurs premiers combats avec leurs gamelles ainsi que de l’évolution de la chantrie depuis que les mages et les templiers s’étaient rebellés. Mais au milieu de leurs discussions actives, la bonne femme les interrompit pour parler des armories se trouvant sur le pendantif de Mellissandre qui lui rappelaient ceux du savon qu’il lui aurait offert l’année précédente.

Du savon.

Cullen n’écouta que d’une oreille et continua sa discussion avec son ami, car pour être francs ils en avaient rien à cirer de leur histoire de savon autant l’un que l’autre.

« - Tu vois, les femmes ça parle de savon »
« - Elles ne peuvent pas s’en empêcher, faut bien qu’elles nettoient leur linge avec quelque chose… »


Et là le pompon : elle se vanta d’être la cinquième fortune de Tevinter… Chose à ne pas faire dans une modeste maison comme celle-ci où ils avaient à peine de quoi tenir l’hiver… Il allait encore une fois devoir faire fermer le clapet de Mellissandre avant qu’elle ne bave trop de sornettes. Les Nobles Tévintides étaient souvent assimilés aux magisters qui avaient attaqués la ville… Et savoir qu’elle avait de l’influence à la cour de la sauvait encore moins. Il se baffa simplement le visage d’une main.

« - Qu’est-ce qui vous a plu chez Cully ? »
« - Rah… arrête avec ce surnom.. »

ça y était, et après on me reprocherait de vouloir épouser cette femme car elle avait de l’argent. Chose que Cullen ne supportait absolument pas, il avait toujours vécu par ses moyens.

« - Sa gentillesse. Son sérieux et sa rigueur. Son sourire. Cette manie qu’il a de passer la main dans ses cheveux… »
« - Ah… ? »
« - Et la douceur et la confiance qu’il peut me témoigner. »


Cullen ressenti quelque chose de différent cette fois, qui lui rappelait ce qui s’était passé près de l’eau tout à l’heure. Il dévia alors le regard en se râclant la gorge, pendant que Mellissandre le regardait.

« - Et vous Cullen, qu’est-ce qui vous a séduit chez Melli ? »
« - chez elle… ? »


Il fit mine de la regarder de travers, mais elle comprit parfaitement que c’était pour l’enquiquiner.

« - C’est une femme casse-pied, qui ne pense qu’à elle en premier lieu et qui n’hésitera pas à se montrer fourbe si la situation l’exige. »

Ah, une liste de défauts, il sentit les dents de Melli grincer, mais il n’avait pas terminé ses propos.

« - Mais elle a un bon fond et une sincérité qui ne me laissent pas indifférent. »

Il n’aimait pas les masques ce que savait déjà son camarade. Et là il comprit enfin pourquoi il y avait cette petite étincelle entre les deux. Il avait dû fouiller bien plus profondément que cela pour libérer cette passion entre eux.

« - Tu sais bien que les nobles et moi ça fait 5. C’est elle qui a un peu insisté à vrai dire. Je ne la supportait absolument pas au début »
« - Vraiment ?! Ouah. C’est vrai que les plus belles histoires naissent ainsi »
« - Je ne saurais dire comment les sentiments sont nés à vrai dire. C’est comme s’ils étaient toujours là, mais qu’on ne voulait pas se l’avouer. C’est un sentiment complexe, mais qui possède son mystère. »
« - Ouais parce que toi avec une noble c’est juste impossible… enfin c’était ce que je croyais »
« - Je lui ai dis que je ne voulais pas vivre dans un domaine, ma place est ici. C’est pour ça que c’est un peu compliqué ces derniers temps. »


Il ne savait pas ce qu’il racontait. Ses sentiments actuels pour elle ou simplement un mensonge tissé sur un début de vérité. Mellissandre pouvait assez douter de ce qu’il disait mais ils jouaient à des stratégies différentes à leur jeu. Elle jouait sur le fait de se tirer dans les pieds, lui sur sa sincérité. Mais ce n’était pas pour autant qu’il allait la laisser impunie pour cette histoire d’enfant…

« - Mais au fait, comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ? »
« - Cela fait quand même pas mal de temps je dirais, on s’était rencontré par hasard à la côte orageuse, au nord de Ferelden. Initialement c’était pour une histoire diplomatique, puis ça s’est développé. Mais initialement on ne pouvait pas se supporter, je l’ai même giflé quand elle a essayé de m’embrasser. »
« - AH, du Cullen tout craché. »


Il attrapa Mellissandre par le bras et la serra contre lui.

« - Tu t’en rappelles, chérie ? Cette histoire restera à jamais gravé dans ma mémoire »

Le rappel narquois du magnifique bleu sur le visage de la jeune femme. Etonnant si on ne connaissait pas vraiment l’histoire… Et encore il n’avait pas mentionné l’inquisition. Et elle le fait qu’elle était mage… Attention, elle devait se rendre compte que Sven était templier lui aussi et elle ne pouvait pas faire ce qu’elle voulait comme elle avait fait avec sa famille tout à l’heure.

« - Avec Sven on a été formés ensemble pour devenir templier et il a toujours détesté les mages. Manque de bol, il se prenait les plus farouches »

« - Pff… Arrête. Et certains sont vraiment des cas sociaux »


Soudain, Cullen entendit le ventre de Mellissandre gargouiller ce qui trahissait une faim soudaine. Il la regarda en haussant un sourcil… Le créateur avait su être bon avec lui finalement !

« - Qu’est-ce que j’entends.. ? »
« - Oh, je vais de ce pas chercher le reste du ragoût »


Flo se leva et Cullen la regarda partir un sourire malsain sur son visage. La jeune femme pouvait plus s’enfuir dès à présent. Quand l’assiette retourna sur la table, Il se saisi des couverts et décida de nourrir lui-même Mellissandre.

« - Allez ma chérie, cette fois tu dois terminer ton assiette. Tu as faim et tu sais que pour le bébé tu dois manger le double normalement. »


Il saisi quelques légumes qui flottaient dans le bouillon et les amena à la bouche de la jeune femme.

« - Tu vas manger toute ton assiette et je vais veiller moi-même à ce que tu le fasse. D’accord, mon aimée ? »


Ah ce regard malicieux qui le trahissait. Il ne pouvait pas s’empêcher de le penser fort dans sa tête qu’il tenait sa vengeance. Et comme il avait son attention absolue sur elle, Mellissandre ne pouvait pas éviter le ragout. Surtout que si une noble ne mangeait pas tout le repas qu’on lui offrait, elle allait avoir une sacré mauvaise image d’elle.

« - On ouvre grand la bouche »

La vengeance était un plat qui se mangeait froid, et là il avait un peu été réchauffer ~


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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Dim 3 Sep - 13:10

Un jour, Mellissandre arriverait à contrôler son rougissement. Mais en attendant elle n’avait pas pu empêcher ses joues de se colorer alors qu’elle complimentait le Commandant. Cela pouvait passer pour de la timidité mais Mellissandre n’était pas timorée, non, ce qui l’embarrassait c’était plutôt d’avouer à Cullen qu’elle avait bel et bien remarqué ses qualités et ses tics.

Heureusement que l’attention était déjà reportée sur lui car il devait passé par la même question qu’elle. Tendue, elle porta toute son attention sur sa réponse, largement déçue par le résultat. Il ne jouait pas le jeu. Voilà qu’il clamait à quel point elle était invivable. Était-ce si difficile de trouver un compliment à lui faire ?!

Elle était vexée et en plus elle avait l’impression qu’il trichait. Leur couple était assez étrange comme ça, s’il ne faisait pas un effort, Sven et Flo n’y croirait jamais…. Heureusement qu’il se rattrapa en ajoutant quelques compliments. Enfin, il ne pu s’empêcher de les temporiser, se plaçant dans le rôle du courtisé. Cet homme était une diva.

Impassible malgré sa tumulte intérieure, Mellissandre conserva son sourire teintée d’une pointe d’embarras amusé tout à fait propice à genre de révélation. Le regardant alors qu’il annonçait que les choses étaient un peu compliqué entre eux car il ne voulait pas de sa noblesse. C’était… plus fin qu’il n’y paraissait. Aucun couple n’est parfait, même les jeunes mariés. Révéler une faille pour donner plus de crédibilité c’était une stratégie qu’elle utilisait souvent. Elle était presque impressionnée. Et c’est pour ça qu’elle voulait bien l’encourager en jouant pleinement le jeu.

« Oui, c’est un peu compliquée parfois en effet... », renchérit-elle sans préparer de coup foireux. Au contraire, elle se demandait sincèrement comment elle réagirait dans un cas comme ça tellement cela semblait incompatible. « Rien n’est plus important pour moi que ma famille… », déclara-t-elle, vérité absolue qu’elle avait sans doute déjà énoncée à mainte reprise mais qui prenait un autre tour alors qu’elle posait tendrement sa main sur celle de Cullen. « Mais il est aussi ma famille maintenant. », ajouta-t-elle aussitôt, créant un syllogisme qui ne disait rien de moins que rien n’était plus important que lui. Bien entendu tout ceci n’est qu’une part de leur comédie, mais peut-être qu’il comprendrait mieux pourquoi elle aimait tant les histoires d’amour vu à quel point elle consacrait le mariage comme un absolu. Qu’elle l’aime ou pas, elle se dévouerait corps et âme à son futur époux.

« Enfin, j’imagine que c’est l’apanage de tous les couples d’avoir des problèmes avec sa belle-famille », conclu-t-elle avec un sourire facétieux qui fit éclater de rire Sven. Manifestement, lui aussi avait eu quelques ennuis avec les parents de sa dulcinée et il compatissait donc avec son ami.

Puis vint le moment de parler de leur rencontre et il resta plutôt honnête sur le sujet, mentionnant même cette histoire de baiser volé alors qu’il se rapprochait d’elle. Elle se souvenait très bien de son bleu, des quolibets et son sourire narquois lui donna envie de le frapper mais plus fourbe que ça, elle préféra se rapprocher encore davantage, approchant ses lèvres des siennes au-delà du raisonnable alors qu’elle gloussait.

« Oui, je m’en rappelle très bien… et dire que maintenant tu ne peux plus t’en passer », susurra-t-elle pour le provoquer, son souffle se mêlant au sien tant elle était proche de concrétiser ce baiser, leur regard happé l’un dans l’autre. Une menace diablement réel pour lui qui avait été si choqué la première fois.  Mais... il avait de la chance, ce n’était pas poli de s’embrasser en public et elle voulait paraître courtoise, autrement, elle en aurait été capable. A la place, elle se contenta donc de déposer un léger baiser pas si innocent sur sa joue non loin de ses lèvres, brisant par cette adorable nonchalance la tension indéniablement sensuelle qu’elle avait instaurée avec sa petite provocation.

Comme un avertissement, il lui parla de sa vie de templier avec Sven et elle opina en écoutant leur histoire, signe qu’elle avait bien compris qu’il était préférable de ne pas parler de ses pouvoirs. Une noble tévintide c’était déjà gros, alors une mage en plus… Après ce qu’ils avaient subis c’était tendre le bâton pour ce faire battre. Déjà que Flo avait eu l'air très contrariée d'apprendre sa richesse indécente. Enfin, tout était réunis pour poursuivre une conversation fort naturelle tandis qu’elle refrénait ses envies de clamer la supériorité des mages quand son ventre décida soudainement de gargouiller.

Forcément, elle n’avait rien mangé ce midi, avait pris son petit déjeuner tôt et était habituée à avoir trois copieux repas par jour. Atrocement embarrassée elle pria le Créateur pour qu’ils n’aient rien entendu mais c’était sans compter sur le concours de Cullen qui lui lança un sourire digne d’un psychopathe machiavélique tandis que Flo se lever pour récupérer son assiette encouragé pour Sven. Elle sembla hésiter mais se dirigea finalement vers la cuisine.

Discrètement, Mellissandre fusilla du regard son 'mari' en essayant de garder malgré tout son sourire sur les lèvres. Une parade, il lui fallait une parade. N’importe quoi. Son esprit s’activant à vitesse grand V, Mellissandre n’avait toujours pas trouvé d’idée géniale alors que le bol était de nouveau posé sous ses yeux, encore moins appétissant qu’auparavant. Bien décidé à se venger, Cullen ne lui laissa d’ailleurs pas une once de répit, saisissant sa cuillère pour faire mine de la nourrir alors qu’il mentionnait à quel point s’était important pour le bébé. Le mécréant.

Juste avec ses iris, Mellissandre lui témoigna toute la haine qu’elle ressentait pour lui à cet instant précis. Non seulement elle n’avait pas envie de manger cette immonde bouillie mais en plus il tournait ça de façon terriblement ridicule.

Ravalant sa frustration, Mellissandre fit un sourire en baissant doucement le bras de Cullen pour éloigner cette damnée cuillère de sa bouche.

« Allons chéri, je t’ai déjà dis que tu me maternais trop. Je suis enceinte, pas invalide », le morigéna-t-elle en attrapant elle même sa cuillère avant de se tourner vers Flo. « Je pense qu’il sera un vrai papa poule », confia-t-elle avec un air de confidence, un peu rêveur aussi.

Elle désirait tellement avoir des enfants plus tard que ce n’était pas difficile de jouer les futurs maman enthousiastes.

La femme opina, se triturant les mains soudain fort mal à l’aise. Mellissandre se demanda ce qu’elle avait bien pu faire mais elle ne voyait pas. Enfin, elle avait remarqué que Flo tiquait souvent à l'évocation du bébé. Peut-être avait-elle perdue un enfant... Quoi qu'il en soit, elle se dévoua enfin à manger une autre cuillère du ragout. C’était toujours aussi peu alléchant mais préparée psychologiquement elle arriva à conserver un air neutre. Il faut dire que tout le monde était suspendue à ses lèvres, la dévisageant comme si elle s’apprêtait à trouver le sens de la vie dans sa cuillère, elle n’avait pas le choix.

Avec une lenteur exaspérante, elle mangea donc une cuillère, puis une deuxième. Les légumes lui semblaient fade et amer, la viande caoutchouteuse, la sauce trop liquide et en plus c’était froid. Mais courageusement, elle bravait cette épreuve en pensant aux salades de Scipio qui l’attendait dans un sac. Les sacrifices qu’elle faisait juste pour embarrasser le Commandant…


« J’espère que ça sera une fille », avoua Mellissandre pour briser le silence pesant qui s’était installé.

De plus en plus nauséeuse malgré son abnégation, elle allait enfournée une énième cuillère quand Flo se leva soudainement, lui arrachant presque l’assiette des mains. Estomaquée, Mellissandre la dévisagea et celle-ci passa une main dans ses cheveux presque au bord du malaise. Quelque chose n’allait pas et Mellissandre se tendit.

« Je… j’ai l’impression que c’est froid, je ne peux pas vous demander de manger ça, je… laissez moi aller réchauffer la marmite plutôt… », déclara-t-elle finalement.

« Quelque chose ne va pas, Flo ? », demanda-t-elle en regardant intensément la cuisinière qui continuait à triturer ses mains. Même Sven semblait surpris et inquiet face au comportement de sa femme, qui avait soudainement un air abattu.

« Les venatori, ils ont défiguré notre fille »
, murmura-t-elle sans articuler si bas que Mellissandre peina à comprendre ses paroles. Quelque part, elle souhaitait avoir mal compris tant un mauvais pressentiment commençait à lui dévorer les entrailles, lui donnant le vertige.

Péniblement Mellissandre se redressa pour dévisager Flo avec d’autant plus de détermination.

« Mais je ne peux pas...  Le bébé… Je suis tellement désolée Mellissandre... Cullen », s’excusa-t-elle alors qu’elle fondait presque en larme ce qui était donnait un contraste étrange vu sa carrure.

Sven réagit aussitôt, un air horrifié sur le visage en comprenant ce qu’il se passait.

« Flo, qu’est-ce que tu as fais ? »
« Je suis désolée, je suis tellement désolée », répéta-t-elle tandis que Mellissandre vacillait de plus en plus nauséeuse en tentant de se rasseoir, s'accrochant à la table pour ne pas s’effondrer par terre.

Voilà qui expliquait son extraordinaire gentillesse et le fait qu’elle n’avait pas laisser Cullen manger dans son assiette. Les poisons étaient monnais courante à Tevinter et c’est bien pour ça qu’elle avait des goutteurs, des gardes du corps… Mais ici, elle n'avait rien de tout ça. Heureusement, que comme tout noble de Tevinter elle était mithridatisée à un certain nombre de substance et qu'elle n’avait pas manger grand-chose.

De plus en plus mal en point, elle posa une main sur son ventre qui la brûlait atrocement en essayant de garder l’esprit clair.

« Vous avez mis quoi », demanda-t-elle sur un ton qu'elle ne voulait pas trop agressif. C'était important de savoir et puisque manifestement elle regrettait son geste, Flo allait sans doute lui dire la vérité.
« De la Viveracine », hoqueta la femme après un instant d’hésitation.

Mellissandre opina légèrement soulagée. Cette substance était terriblement dangereuse mais elle demandait une préparation minutieuse, pure elle était un moins létale, surtout à petite dose. Et puis, il devait y avoir un antidote chez l’apothicaire du coin vu le nombre d’enfant qui s’empoisonnaient accidentellement car cette plante était plutôt commune en Ferelden. Elle allait juste être atrocement malade.

Il lui sembla que Flo gargouillait encore quelque chose à propos de flammes, des venatori et de sa fille mais elle n’arrivait plus à rester lucide. Transpirant à grosse goutte tandis que son corps luttait contre le poison, elle chercha instinctivement un appui, tatonant pour trouver la main de Cullen alors qu’elle se sentait partir dans une sorte de sommeil comateux.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Dim 3 Sep - 19:12

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Il insistait en avançant la cuillère en direction de la bouche de la jeune femme comme pour lui montrer qu’il ne rigolait pas cette fois-ci.

«  - Allons chéri, je t’ai déjà dis que tu me maternais trop. Je suis enceinte, pas invalide »
«  - Dans ce cas fais-moi plaisir et mange ce repas. Flo s’est donné tant de mal, ce serait impoli »


Elle se saisit ensuite de la cuillère et se tourna vers son hôte, essayant par la même de gagner du temps en discutant avec Flo. Mais l’attitude de la bonne femme intrigua Cullen qui lança perplexe un regard à son ami.

«  - Je pense qu’il sera un vrai papa poule »
«  - Ah.. tu crois ? »


Flo avait soudainement un comportement étrange, elle semblait moins enjouée et cela contrastait énormément avec la joie que lui apportait la présence de Mellissandre tout à l’heure. Mais pourtant Cullen ne réagissait pas plus que cela, alors que sa compagne mangeait tranquillement le ragoût.

D’ailleurs Sven senti également que quelque chose n’allait pas : Il se mit à regarder Cullen puis son épouse. L’ambiance était devenue tellement macabre qu’il se décida à relancer une discussion avec Cullen.

«  - J’espère que cet enfant naîtra dans de bonnes conditions. Te connaissant je sais que tu feras un bon père. »

Assez gêné, le pauvre Commandant semblait perturbé suite à sa remarque. Il se contenta de répondre brièvement pour être poli.

«  - Je… ferai de mon mieux en tout cas »
«  - J’espère que ça sera une fille »
«  - On verra bien à ce moment-là ! Le simple fait d’avoir un enfant me comblerait ! »


Avec cette discussion, elle continua de manger sous le regard approbateur de Cullen qui avait bien l’intention de la surveiller jusqu’à ce qu’elle finisse l’assiette. Mais alors qu’elle allait reprendre une nouvelle cuillerée, Flo se leva et retira immédiatement le bol à la stupeur des trois autres personnes présentes sur les lieux.

« - Je… j’ai l’impression que c’est froid, je ne peux pas vous demander de manger ça, je… laissez moi aller réchauffer la marmite plutôt… »
«  - Quelque chose ne va pas, Flo ? »


Les deux templiers étaient surpris, et Cullen commençait manifestement à s’inquiéter sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Son regard balança entre Sven et sa femme et la tension semblait se répandre à une vitesse folle. D’ailleurs, la bonne femme suait à grosses gouttes voulant s’effacer dans la cuisine avec l’assiette de Mellissandre. Mais la tévintide ne la laissa pas s’en aller sans savoir ce qui se passait. On le sentait, elle était très tendue elle aussi.

Flo marmonna dans sa barbe, mais Cullen comprit immédiatement le mot « venatori » qui n’était pas étonnant d’ailleurs. Par réflexe il se leva et fracassa ses mains sur la table.

«  - Que se passe-t-il ici, par Andrasté ?!?! »

Elle eut un sursaut de frayeur quand tout à coup le doux et aimable Cullen sorti ses crocs en face d’elle.

«  - Expliquez-vous, Flo »
«  - Mais je ne peux pas...  Le bébé… Je suis tellement désolée Mellissandre... Cullen »


Au moment où il détourna les yeux vers Mellissandre elle semblait vaciller comme prise soudain d’un malaise. Le premier réflexe du Commandant était de la rattraper avant qu’elle ne tombe, alors que Sven réclama des explications à sa femme. Cette fois il était clair, elle avait mit quelque chose dans son plat pour provoquer ce malaise.

« - Flo, qu’est-ce que tu as fais ? »
« - Je suis désolée, je suis tellement désolée »


Cullen ne comprenait pas : elle avait essayé de la tuer, mais pourquoi avait-elle renoncé à faire la chose jusqu’au bout… ? Malgré le fait qu’ils jouaient un sorte de rôle il ne pouvait pas laisser cette femme de se faire tuer, pour des raisons qui lui paraissaient évidentes. Mais Mellissandre ne s’avoua pas vaincue alors qu’elle était pliée en deux de douleur. Elle se redressa, en prenant appuis contre la table et lança un regard accusateur à Flo, comprenant parfaitement ce qui s’était passé.

«  - Vous avez mis quoi »
«  - De la viveracine »


Ce furent ses dernières paroles avant qu’elle ne s’effondre dans les bras de Cullen qui ne savait absolument pas quoi faire sur les premiers temps. N’étant pas un grand connaisseur de ce produit plus que tant. Il s’assurait que la jeune femme continue à respirer, mais l’heure était grave, elle devenait fiévreuse.

«  - Pourquoi avez-vous tenté de l’empoisonner.. ? »
«  - … non ce n’est pas… »
«  - POURQUOI !?! »


Sven n’était pas derrière tout ça, vu la sincérité de sa réaction. Il était mauvais comédien après tout, et ce n’était pas son genre à chercher à faire du mal à un de ses amis. Mais il fut néanmoins impressionné par la réaction de Cullen, qui n’était pas habituelle pour lui : On aurait dit un véritable lion. Autrefois lors de leurs petites escapades ensembles il était assez discret, et n’avait pas une âme de chef malgré son impulsivité. Mais à ce moment-là il dégageait une telle présence que son ami en fut troublé et presque effrayé.

«  - Tu as intérêt à lui répondre : Je pars chez l’apothicaire trouver un remède. »

Le pauvre Sven ne savait plus ou se mettre, mais il eut un très bon réflexe. Et même si Mellissandre avait été gravement empoisonnée, la dose n’était pas mortelle. Du moins c’était ce qu’avait expliqué son ami avant de filer au pas de course. D’un certain point de vue, ils pouvaient dire au-revoir à l’enfant s’ils en avaient vraiment eu un… Et les douleurs au ventre de la jeune femme pouvaient en témoigner facilement. Il fallait qu’il se montre malin, et qu’il fasse passer cela pour un avortement et paraître plus crédible.

«  - Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait… ? »
«  - Je suis navrée… vraiment navrée…. »


Il tentait de garder son calme, mais Mellissandre pouvait parfaitement en mourir si elle avait ingurgité une plus grande dose. Ne souhaitant pas attendre d’avantage, il souleva la tévintide et la porta un bras sous les genoux, l’autre derrière le dos pour l’emmener s’allonger.

«  - Emmenez-moi dans une de vos chambres »
«  - Tout de suite… »


La grosse femme fit trembler le plancher, mais essayait de se faire discrète alors que de lourdes larmes roulaient sur ses joues. Elle s’en voulait. Mais quelque chose clochait pour Cullen et d’un autre côté, ne lui en voulait pas plus que cela avec un certain recul… Maintenant qu’il savait qu’elle n’allait pas mourir.

Alors qu’il l’allongea sur le premier lit qu’il trouva – celui du couple – il continua sa discussion laissés en suspend avec Flo, alors qu’elle essayait de s’éclipser de la pièce.

«  - Les Venatoris s’en sont prit à votre sang ? »
«  - Je… »
«  - Je ne veux pas vous tuer, juste essayer de comprendre. Si je répondais à mes pulsions je vous aurais déjà éliminée. »


Flo s’adossa au pas de la porte, ne sachant pas trop quoi répondre. Elle jeta un regard perplexe vers Mellissandre qui semblait délirer avec sa forte fièvre.

«  - Les venatoris ont utilisé leur magie sur ma fille. Ils l’ont torturé, brûlé sa chair… Elle en garde de terribles séquelles… Tout ça parce qu’elle était mage et qu’on refusait de la livrer aux magisters. On ne voulait pas qu’elle serve l’ancien… Elle a 4 ans. C’est inhumain d’utiliser des enfants. »
«  - Votre fille est mage … ? »
«  - Oui, elle a découvert son pouvoir très tôt, et ne sait pas s’en servir. On va la confier au cercle quand elle en aura l’âge. Ce qui est très douloureux. »
«  - Et vous vous en êtes pris à ma Femme et à notre enfant juste pour vous venger d’eux.. ? Mais où est-ce que cela vous mène !? »
«  - Je ne sais pas ce qui m’a prit… Je… Je m’en voudrais toujours… Elle ne méritait pas cela.. et vous non plus… »


Une histoire de vengeance, mais elle ne comprenait pas qu’elle avait mit un pas dangereux dans la politique Tevintide de cette manière. C’est là qu’il entendit des pas rapides monter les escaliers de bois et Sven apparut tenant la fiole qui contenait l’antidote.

«  - Fais-lui boire la bouteille, cela coupera également la douleur. »
«  - Merci. Je vais aller seul en cuisine chercher de l’eau, par la même occasion. Je ne peux malheureusement faire confiance à son empoisonneuse pour le faire. Même si elle regrette son geste. »
«  - Je comprends.. »
«  - Tu as vu ce que tu as fais ?!? Tu es cinglée ou quoi ?!? »
«  - Ne t’énerve pas contre elle, elle a ses raisons. »
«  - Quoi… ?! Et tu n’es pas fâché que ta femme ait faillit mourir ?!? »


Mais de quoi l’accusait-il encore… Cullen était fou de rage mais tentait tant bien que mal de la contenir malgré tout. Il saisit Sven par le col, pour lui montrer qu’il ne rigolait pas.

«  - Oh que si je suis en colère, Oh que si que je suis malheureux de savoir qu’elle ne pourrait peut-être pas garder son enfant. Mais est-ce que tuer tout le quartier aidera à changer la situation en elle-même ? Non. Alors maintenant discutez-en entre vous, je m’occupe de ma femme et on s’en ira quand elle ira mieux. Je ne veux juste pas être dérangé, est-ce bien clair… ? »

Puis il le relâcha, et avec lui toute la poigne lourde qu’il imposait à son ami. Il ne souhaitait pas en arriver là, mais cette situation était vraiment inacceptable.

«  - Si Mellissandre était morte, vous auriez eu les foudres de toute sa famille en retour pour leur avoir arraché leur unique enfant. Et sachez qu’elle a une certaine influence pour être la 5ème fortune. Son meurtre aurait pu très bien provoquer une nouvelle guerre ici. Elle est venue en paix et ne vous avait pas fait de mal. Et là vous vous en êtes pris à elle et à moi. Je doute que l’inquisition vous aurait prêté main forte dans cette situation. »

Il retourna alors dans la pièce, mais fut interpellé par son ami qui eut un gros doute.

«  - Pourquoi cela.. ? »

«  - Parce que c’est moi qui déploie ses troupes. »


Puis il referma la porte derrière lui, attendant que les deux quittent le couloir avant de se diriger vers Mellissandre d’un pas lent. Il s’assit sur le lit à côté d’elle et lui caressa le front pour prendre sa température. Elle était bien entendu brûlante. Il essaya de la réveiller, alors qu’elle nageait en plein délire. Il ne savait pas du tout comment cela se passait à cause de ses insomnies, mais il allait être là si cela tournait mal pour elle.

«  - Mellissandre j’ai l’antidote, il faut que vous la preniez. »

Elle était couchée sur le ventre, ce qui lui donnait tout le loisir de lui caresser le dos pour la rassurer. D’un côté, lui avait échappé à cela et ne comprenait pas à quel point cela était douloureux pour elle. Mais s’il pouvait se montrer utile. Il se pencha près d’elle pour lui murmurer à l’oreille le plan qu’il avait en tête.

«  - Navré... de ne pas pouvoir me rendre plus utile. »

Il se redressa en soupirant. Il regarda autour de lui incertain de ce qu’il faisait… Est-ce que Mellissandre se rappelait de leur petit plan pour la journée.. ? Il devait passer pour son mari fidèle et aimable. Mais si elle s’écartait de cette idée, il mettrait la faute sur les hallucinations qu’elle avait à ce moment précis. Sa fièvre le peinait amèrement si bien qu’il se leva pour rejoindre la cuisine.

Une fois arrivé sur les lieux, il croisa la route du couple qui n’osait pas trop s’interposer avec le pauvre Cullen qui semblait avoir une idée derrière la tête.

«  - Je vous ai sorti une bassine et un torchon pour sa fièvre. »
«  - C’est gentil, merci »


Il paraissait absent, alors qu’il regardait la casserole de sauce tomate bouillir près de lui. Le liquide était particulièrement foncé ce qui attira son attention. Il se rappelait qu’elle était entrain de préparer des bocaux pour l’hiver quand il était arrivé.

«  - Je ne sais pas quoi te dire, Cullen… Je suis vraiment navré »
«  - Ce n’est pas à moi de t’excuser, ce n’est pas moi qui ai faillit mourir. »


Il profita de l’instant pour se saisir du petit baquet et le remplir d’eau avec la carafe qui se trouvait non loin de lui.

«  - Puis-je rester seul… ? »
«  - Bien sûr.. »


Les deux personnes quittèrent la pièce et Cullen prit un verre et le rempli avec le contenu de la casserole. Quelle chance que le liquide soit aussi foncé, ce n’était pas le cas de toutes les sauces tomates après tout…

Avec tous ses ingrédients, il remonta dans la chambre et ferma la porte avec son pied. Il posa le baquet à terre et y jeta le torchon. Il trempa le doigt dans le verre de sauce tomate qui était encore en ébullition et décida de la laisser refroidir en la posant sur al table de chevet. Mellissandre devait se demander ce qu’il mijotait alors qu’il alla chercher de quoi la mettre à l’aise dans l’armoire.

«  - Si vous tenez à vos vêtements, il faut mettre ça »

Il lui balança une vieille chemise blanche qu’il avait saisie dans les affaires de Sven et referma la porte de l’armoire. Il l’aida d’ailleurs à se dévêtir vu à quelle point elle semblait terriblement en souffrir.

«  - L’antidote a été prise ? »

De toute manière peu importait sa réponse il lui forcerait à la prendre si elle ne l’avait pas encore fait. Actuellement il se concentra sur cet espèce de corset qu’elle portait, presque impossible à retirer.

«  - Bon sang, je ne suis vraiment pas à la pointe de la mode… »

L’avantage qu’il pouvait en tirer de cette situation – sans pour autant que s’en soit un – était que les murs étaient fins, et le plancher aussi. En bas ils entendraient de manière étouffée tout ce qu’ils se disaient entre eux… Il fallait rester discret ou le faire passer pour une hallucination.

Une fois qu’il l’eut retiré sa robe, il la déposa sur une chaise pendant qu’elle enfilait cette satanée chemise. Il était même prêt à l’aider si elle gémissait trop suite à la douleur…

Il profita qu’elle se recouche pour lui passer un coup de torchon sur le visage et ainsi la rafraîchir un peu, puis s’approcha d’elle pour lui murmurer la suite du plan à l’oreille.

«  - J’ai été chercher du jus de tomate à la cuisine, encore bouillant. Si cela vous sied, vous avez la possibilité de leur faire payer cette attaque en le renversant sur le lit, leur faisant croire que nous avons perdu notre enfant… »

Cullen aussi sadique… envers les siens ? Quelque chose que la jeune femme ne comprenait pas. Il n’était pas comme cela, pas méchant, et ne cherchait pas à se venger pour quoi que ce soit. Il lui avait simplement offert la possibilité de le faire, et cela se passerait sous condition, bien entendu.

«  - Si vous le faites, vous me promettez que vous ne chercheriez pas à vous venger et provoquer une autre guerre civil ici. Ils ont déjà bien assez souffert comme cela suite au passage des venatoris. Flo était juste désespérée, que l’on se soit prit à sa propre fille… Elle pensait que vous étiez tous pareils… Si vous voulez effacer cette image du Venatori chez les Tevintides, changez cela et suivez mon conseil. »

Il se redressa la regardant non pas avec mépris, mais pitié. Il ne voulait pas que le sang coule… Mais Mellissandre avait bien entendu l’histoire que la bonne femme avait racontée auparavant. Elle était derrière la porte et avait une voix bien portante après tout.

«  -  Elle aurait pu vous tuer, j’ai vu le pot à la cuisine il y avait bien assez pour que la dose soit mortelle… Mais elle ne l’a pas fait, se rendant compte trop tard de son erreur… »

En rendant au retour que le remord de lui avoir fait perdre son enfant, cela serait une punition plus que suffisante… Et d’ailleurs Mellissandre savait aussi que pour rester crédible elle devait le faire… Seulement allait-elle la prendre en pitié ?

«  - Je vous en prie, ils ne méritent pas de souffrir d’avantage. »

Le verre était sur la table, il suffisait juste de le renverser sur le lit, à la hauteur de son bassin et le tour était joué. Qu’allait-elle faire.. ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Dim 3 Sep - 21:47

Mellissandre était confuse. Elle attendait vaguement ce qui se passait autour d’elle mais les voix étaient trop lointaines et son esprit trop brumeux pour saisir le sens des sons qui l’entouraient. Justement, ils n’étaient que ça, des sons, comme une musique à peine audible. Cullen cria et puis elle se sentit soulevée avec délicatesse ce qui ne l’empêcha pas de ressentir une douleur lancinante au ventre. Elle avait chaud et elle avait froid. Elle frissonnait et elle tremblait, elle se sentait pâteuse et elle se sentait collante. Elle voulait enlever ses vêtements mais ses doigts n’avaient plus de forces et elle abandonna l’idée laissant ses bras ballotter le long de son corps.

Légèrement tremblante, elle gémit alors qu’un chuchotement frôlait désagréablement son oreille, un rire inquiétant aussi. C’était angoissant mais elle tourna la tête, enfouissant son visage dans le manteau de Cullen, se sentant légèrement plus en sécurité.

Il lui avait déjà sauvé la vie une fois, il ne la laisserait pas mourir quand bien même les murmures prétendaient le contraire. Elle avait confiance en la bonté du Commandant.

On la déposa dans un lit, la fraîcheur des draps lui fit du bien mais la solitude l’enveloppa également, glaciale. Maladroitement, elle tendit légèrement la main en gémissant quelque chose mais Cullen était manifestement occupé à discuter avec les propriétaires des lieux. Il s’énervait et elle voulait lui dire de ne pas s’énerver parce que ça lui donnait mal à la tête de l’entendre crier et qu’elle voulait juste qu’il la prenne dans ses bras comme sa nounou quand elle avait de la fièvre mais elle ne parvint pas à articuler tout ça. Juste à s’agiter en gémissant quelques syllabes incompréhensibles.

Elle avait tellement mal que c’était dur de respirer. Elle essayait de prendre des profondes inspirations mais la douleur la frappait soudainement coupant brusquement son souffle. Elle se crispait alors subitement agitée de spasmes, ses muscles devenant douloureux à leur tour à cause de la tension qui leur était imposé.

On l’avait allongé sur le ventre au cas où elle aurait eu besoin de vomir, qu’elle ne s’étouffe pas en étant à moitié inconsciente mais la pression sur son abdomen ne l’aidait pas, une torture supplémentaire. Enfin, Cullen revient vers elle, caressant son dos dans un geste étonnamment apaisant. Elle savait qu’elle n’allait pas mourir pourtant elle n’avait pas remarqué qu’elle était si affolée. Il lui murmura quelque chose qu’elle ne comprit qu’à moitié toute délirante qu’elle était mais il semblait avoir les choses en main et c’était rassurant. Au moins, elle se sentait un peu moins nerveuse.

Un peu moins faible, Mellissandre se redressa pour s’allonger sur le dos les yeux dans le vague. Ses souvenirs, ses rêves et ses mensonges se mélangeaient dans sa tête, rendait le coup aussi troublant qu’incohérent. Elle voyait tour à tour des démons, la mer, le sol de marbre de sa maison, les Colosses, du sang beaucoup de sang. Des marres entières de sang et de lyrium rouge, Jess, un bébé, un trône, Corypheus, l'archonte ses parents… Cullen était parti, elle était seule encore, dans l’immense salle de sa maison. Pourquoi avaient-ils un salon aussi grand ? On se sentait si petit et perdu à l’intérieur… Elle murmura quelques paroles incohérente au sujet du trône qui se liquéfiait et menaçait de la noyer.... Et puis Cullen revient avec pleins d’objets détournant son attention du cauchemar éveillé.

La pièce était trop lumineuse pour elle, elle avait beau plisser les yeux, elle avait du mal à distinguer autre chose que des vagues formes et des couleurs. Il lui demanda quelque chose et comme elle ne réagissait pas il vint l’aider à se déshabiller. Enfin. Elle sentit ses doigts courir sur son corset, s’énervaient face à la complexité des lacets et cela lui tira un petit rire amusé qui lui fit un peu mal mais elle souriait quand même.

L’enlaçant elle se lova contre lui. Elle avait mal au ventre mais c’était normal d’être nerveuse dans un moment comme ça. Dans son délire, elle confondait la réalité et ses divagations et malheureusement pour lui, il était son mari et cette scène lui évoquait la nuit de noce qu’elle avait toujours fantasmée. Son pauvre époux fou de désir, s’échinant à lui retirer cette robe absolument magnifique qui la rendait encore plus belle et attirante que d’habitude mais qui avait un millier de petit fils dorés à démêler. Comme une ultime épreuve pour profiter de ses irrésistible attrait. A moins que cela ne soit que la patience attentionnée qu’elle ne souhaitait trouver chez son futur époux. Dans tous les cas, elle était divinement belle et glorieuse, et fière et heureuse. Elle était la plus radieuse et magnifique mariée que la Chantrie n'ait jamais vue alors comment en vouloir à son mari de s'impatientait...

« Ne sois pas si impatient », le taquina-t-elle d’une voix facétieuse, moqueuse avant de s’adoucir pour devenir plus tendre « Je suis à toi pour toute la vie après tout... ».

Elle frotta son nez contre sa joue, cherchant à l’aveugle le chemin vers ses lèvres mais il lui parla subitement d’antidote et elle fronça les sourcils contrariée en stoppant son geste. Ça n’était pas du tout romantique. Pourquoi il lui parlait de ça maintenant ?  

Sa mimique ayant allure d’aveux, il entreprit de lui faire ingurgiter le contenu du flacon contre sa volonté. Elle se débattit un peu mais elle n’était pas en état de résister et s’agiter la faisait trop souffrir. Elle avala donc le liquide amer en grimaçant ostensiblement. Ah maintenant elle était dans la tour des mages quand on l’avait rendu ivre au lyrium pour sa confrontation. Qu’est-ce que ça lui avait donné mal à la tête.

Ah, elle était tellement nauséeuse, est-ce qu’il lui avait donné du lyrium ? Est-ce qu’elle allait dans l’Immatériel ? Mais pourquoi elle avait si mal. Et pourquoi maintenant? Ca ne pouvait pas attendre après ? Elle gémit en s’agitant, continuant néanmoins à exécuter docilement les mouvements qu’il lui imposait pour la déshabiller sans trop se soucier d’être nue. De toute façon c’était son mari alors pourquoi s’inquiéter. Et puis, elle respirait mieux comme ça, la fraîcheur lui faisait du bien aussi. Elle constatait avec la chaleur de ses doigts qui effleuraient sa peau même si ça la chatouillait un peu, elle aurait aimait des caresses plus franches. Totalement dévêtit, il lui donna un pyjama et elle resta immobile, destabillisée. Il voulait déjà qu’elle se rhabille ? Mais pourquoi ?!

« J’ai fais quelque chose de mal ? Je ne te plais pas ? Tu n’as pas envie de moi ? », se lamenta-t-elle en essayant de ne pas pleurer pour garder un peu de dignité. C'était terrible. C’était la pire nuit de noce-Confrontation qu’elle ait jamais eu. Peinée, elle enfila quand même la chemise en grimaçant quand elle étira son buste. Ah, elle avait drôlement mal au ventre quand même. Foutu lyrium.

Cullen passa un torchon humide sur son front et elle soupira d’aise en s’enfonçant un peu dans les oreillers. Elle se sentait mieux. L’antidote commençait à faire effet et elle devenait un peu plus lucide, parvenant à mieux distinguer les fantasmes de la réalité. Elle eut quand même bien du mal à comprendre pourquoi il lui parlait soudainement de jus de tomate. Toutefois, à mesure qu’il lui expliqua, son esprit retrouva un peu de cohérence. Grimaçant à cause de l’atroce mal de crane qui ravageait sa tête, Mellissandre regarda Cullen légèrement hébétée alors qu’elle remettait les pièces du puzzle en place.

C’est vrai qu’elle n’était pas réellement enceinte, c’était une comédie. Perdue dans ses pensées elle posa une main sur son ventre qui la lançait toujours. Elle se sentait un peu triste quand même que ça soit un mensonge. Elle voulait vraiment des enfants, pleins d’enfants qui rient et qui jouent dans les jardins. Elle avait une très très grande maison avec de très très grands jardins après tout.

Complètement redevenue elle même malgré la faiblesse qui engourdissait toujours ses membres, Mellissandre l’écouta exploser un plan farfelue à base de sauce tomate en essayant de lui arracher la promesse qu’elle n’allait pas leur faire de mal.

Silencieuse, elle le regarda longuement, le dévisageant. Elle était en colère. Ce sentiment désagréable rongeait ses entrailles se mêlant à la douleur des réminiscences de poisons dans un coctail atrocement pénible.

« C’est ça l’opinion que vous avez de moi », constata-t-elle avec amertume sans contrôler le volume de sa voix qui était aussi froide et coupante qu’un rasoir. « J’ai été empoisonnée et vous ne pensez qu’à ce que je pourrais faire subir à ces pauvres gens ? », renchérit-elle.

Il lui avait dit qu’avec le temps on lui ferait davantage confiance, qu’on l’accepterait. Mais lui même considérait à ne la voir que comme une folle assoiffée de vengeance.

Elle était encore perclus de douleur, elle ne se souvenait pas très bien de ce qui s’était passé pendant les bonnes heures où elle avait déliré, elle ne se souvenait pas qu'il l'avait materné ou tout du moins c'était en train le marbre de sa maison ruisselant de sang et les démons qui venaient lui sussurer des choses à l'oreille alors elle ne pouvait pas vraiment prêter foi à ses souvenirs. De toute façon, Cullen était quelqu'un de dévoué et attentionné, peu importe la personne. Non, tout ce qu’elle constatait maintenant qu’elle était bien réveillée c’est qu’il ne lui avait pas demandé comment elle allait, si elle avait besoin de quelque chose. Il lui avait juste proposé une vengeance pour qu’elle épargne un courroux plus virulent à ses amis. Ceux qui avaient essayé de l’empoisonner. Il ne lui avait même pas demander de les épargner simplement, non il lui proposait quand même une alternative comme si elle était incapable de faire preuve de mansuétude.

Elle était furieuse. Mal en point, triste mais surtout furieuse. Elle lui jeta un regard équivoque et fit mine de se redresser, chancelant au moindre mouvement, grimaçant et gémissant au moindre geste mais ça lui était égal, elle avait juste envie de partir de cette maudite maison rustique. Pantelante pour s’être juste assise au bord du lit, elle décida de le rassurer quand même.

« Je n’ai pas besoin de votre sauce tomate, mais je n’ai pas l’intention de m’en prendre à ces gens non plus », déclara-t-elle toujours aussi contrariée et amer.  L'avantage était que son épuisement la faisait parler tout bas même si elle ne se souciait pas d'être entendu. « Contrairement à ce que vous pensez je n’ai jamais eu l’intention de me venger, je ne suis pas si mesquine. Vous avez vraiment cru que méchante tévintide que je suis, j’allais m’en prendre à eux ? », ajouta-t-elle en faisant mine de se redresser mais l’effort lui tira un hoquet et elle chancela. Si ces gens s’en était réellement pris à sa famille elle n’aurait pas donner cher d’eux mais quand on la visait elle, elle n’était pas si rancunière dans le fond. Elle avait bien vu que Flo regrettait son acte, même si c’était à cause d’un mariage et d’un bébé qui n’existait pas. De toute façon, elle avait bien conscience que ça aurait desservi sa réputation alors elle n’avait rien à gagner à les faire souffrir. Au contraire, sa clémence jouerait en sa faveur. Elle voulait juste les oublier.

Pestant contre sa propre impuissance elle se rallongea avec réticence se sentant encore plus abattue. La douleur, le sentiment de trahison qui l’habitait, la confusion. Allongée comme un macchabée sur le lit, les yeux posés sur le plafond plein de toile d’araignée, les bras sur son ventre, elle respira profondément pour chasser la souffrance autant que la tristesse qui la submergeait.

« Vous êtes un menteur Commandant, vous m’avez fait croire que les gens finiraient par m’accepter, mais même vous dans le fond vous me considérez comme un monstre », murmura-t-elle  en sentant les larmes lui monter les yeux. Ah elle détestait sa faiblesse. D’être trop fatiguée pour marcher loin d’ici, d’être trop épuisée pour retenir ses larmes elle qui savait bien jouer la comédie. Elle pleurait. Elle ne voulait pas mais elle sentait le liquide coulait le long de ses cils, glisser indolemment sur sa joue et mourir sur ses lèvres. Comme si elle n’avait pas bu assez d’amertume pour une seule journée.

Elle pleurait et ça l’énervait encore plus. Elle était une Alirius, elle ne devait pas se laisser atteindre par des choses aussi futiles, après tout, pourquoi elle se souciait que le monde entier la déteste ? Elle n’avait qu’à engager un garde du corps à plein temps dorénavant. Elle n’avait pas besoin du monde entier, elle n’avait pas besoin de Cullen, elle n’avait besoin de personne à part sa famille.

Elle le savait alors pourquoi elle continuait de pleurer comme une greluche ? Pourquoi ça lui avait fait si mal de constater que le Commandant la méprisait malgré tout ? Pourquoi elle avait accordé tant de crédits à ses paroles sur ce satané banc ?  

Pudiquement Mellissandre posa son bras sur son visage pour cacher ses yeux, le fait de sangloter lui faisait contracter son abdomen et lui donnait encore plus mal au ventre, sans compter qu’elle avait plus de mal à respirer.

C’était vraiment une mauvaise journée.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Lun 4 Sep - 0:26

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



La situation était très délicate. Actuellement en plein délire la pauvre Mellissandre n’avait pas toute sa tête et était à fleur de peau. Il remarqua qu’elle prenait le moindre de ses gestes à cœur surtout cet instant où il essayait de libérer sa poitrine de ce corset qui l’empêchait de respirer.

«  - Ne sois pas si impatient… Je suis à toi pour la vie après tout… »
«  - Mais qu’est-ce que vous racontez… »


La réalité pour elle semblait faussée, prise entre leur mensonge et ses désirs qui semblaient tellement réels pour elle. Il ne savait pas ce qui se passait dans sa tête, mais elle semblait certaine qu’ils étaient en pleine nuit de noce. A cet instant elle était tellement mielleuse qu’il essayait de faire son possible pour ne pas être tenté par elle, d’où son geste rapide quand il lui avait envoyé la chemise.

Mais quand il parla de l’antidote, la jeune femme ne comprenait pas où il voulait en venir. Elle avait un regard si innocent, et en avait oublié d’enfiler le vêtement qu’il avait jeté sur le fond du lit… Mais alors que Cullen allait saisir cet habit pour la lui enfiler, il tomba nez à nez avec elle qui ne cherchait qu’à lui faire goûter les joies du plaisir de la chair. Un peu perdu, Cullen essaya de se retirer le visage atrocement rouge. En déviant le regard sur le côté, la fiole était encore où il l’avait posé en partant tout à l’heure. Il se pencha sur la jeune femme et l'attrapa, profitant alors d'empêcher la main baladeuse de Mellissandre de lui saisir son derrière.

«  - Ahh… c’est pas vrai.. »

Après cela il la força à boire tout le contenu de la bouteille, ce qui ne fut pas si simple au demeurant. Elle se débattit mais finit par boire entièrement la fiole. Doux créateur, heureusement que personne n’était entré à cet instant on aurait dit qu’il réécrivait le livre des péchés capitaux.

Une fois qu’il l’eut fait, il devait la rhabiller car c’était beau d’être à califourchon sur une femme presque nue qui ne demandait que ça, mais elle devait se reposer et le contenu de la fiole ferait son effet aussi d’ailleurs. Il se retira alors et reprit la chemise qui était au fond du lit pour la lui donner alors qu’il posa la robe ailleurs.

Mais quand il se retourna vers elle, Mellissandre le regarda choquée et au bord des larmes. Cullen ne comprenait pas du tout ce qu’elle avait tout à coup, il ne lui avait pas fait de mal ni quoi que ce soit.

«  - J’ai fais quelque chose de mal ? Je ne te plais pas ? Tu n’as pas envie de moi ? »

Encore en plein délire… Evidemment si un mari en pleine nuit de noce redonnait le vêtement à son épouse c’était parce qu’il y avait quelque chose de mauvais chez elle. Mais ce n’était pas son intention, et le but n’était pas qu’elle se mette à pleurer… Il se sentait mal tout à coup… Mais elle avait finalement enfilé cette chemise.

Elle s’était presque assoupie quand il revint lui éponger le front pour essayer de diminuer sa fièvre. Ce n’était pas évident de subir ses états d’âmes, mais finalement elle s’était calmée et le commandant pouvait continuer de la soigner.

Il la sentait revenir et lui expliqua son plan. Mais elle ne semblait pas l’entendre de cette oreille, son air était étrange. Il se demanda de-nouveau ce qu’il avait fait. Il était toujours assis à côté d’elle, le torchon en main, à affronter un nouvel état d’âme de la jeune femme.

«  - C’est ça l’opinion que vous avez de moi ? »

Comme auparavant il la regarda, le visage neutre afin de ne pas y prêter énormément d’attention. Mais vu comment elle réagissait elle revenait petit à petit à elle et cela le réconfortait bien.

«  - J’ai été empoisonnée et vous ne pensez qu’à ce que je pourrais faire subir à ces pauvres gens ? »
«  - Non, vous vous fourvoyez, j’essaie de… »
«  - … Contrairement à ce que vous pensez je n’ai jamais eu l’intention de me venger, je ne suis pas si mesquine. Vous avez vraiment cru que méchante tévintide que je suis, j’allais m’en prendre à eux ? »


La pauvre, elle délirait encore, visiblement dans le flou le plus total… Il se pencha alors pour faire tremper le torchon. Il ne voulait pas qu’elle parte dans des histoires qui pouvaient l’épuiser.

«  - Vous êtes encore fébrile, Mellissandre. Calmez-vous… »

Mais suite à sa remarque elle se redressa ce qui fit immédiatement réagir Cullen qui voulait qu’elle reste tranquillement couchée. Et elle semblait souffrir de surcroît. Il l’appuya sur ses épaules pour la forcer à se recoucher.

«  - Je vous en prie, restez tranquille »

Elle semblait atrocement énervée… Après tout, il n’avait pas volé c’était idiot de lui parler de cela alors qu’elle était encore faible. Il se maudit par andrasté durant quelques instants puis replongea ses mains dans l’eau pour récupérer le torchon et l’essorer.

« - Vous êtes un menteur Commandant, vous m’avez fait croire que les gens finiraient par m’accepter, mais même vous dans le fond vous me considérez comme un monstre »
«  - Mais non, pas le moins du monde. J'essaie juste de vous aider..!»


Mais il entendit alors Mellissandre renifler, maudissant de tout son être ce qui se passait. Il fallait qu’il se rattrape, histoire qu’elle se détende en attendant de retrouver entièrement ses esprits.

Il était encore assis près d’elle alors qu’elle se recroquevillait sur elle-même. Elle n’avait pas hurlé, mais la savoir entrain de pleurer était déchirant. Il regarda le torchon qu’il détenait et lui posa une main amicale sur l’épaule de la jeune femme pour lui apporter un certain soutient tout de même.

«  - Navré, si je me suis montré indélicat.. j’étais pris entre deux sièges entre ce qui s’est passé aujourd’hui et  … cet empoisonnement… »

Il restait distant, mais réussi tout de même à lui faire bouger son bras pour libérer son front afin qu’il y pose la fameuse serviette humide.

«  - Maintenant que vous avez pris l’antidote cela va aller mieux, vous verrez »

Il n’était pas de nature tactile, mais il comprenait bien que la jeune femme était actuellement entrain de respirer douloureusement. Il lui essuya ses larmes et lui demanda de respirer calmement afin que les douleurs cesse.

«  - Je ne veux que votre bien, vous savez. N’allez pas imaginer que je vous vois comme un monstre ou quoi que ce soit. Si tel était le cas je ne serais certainement pas à votre chevet à espérer que vous alliez mieux. »

Il reprit le torchon et le remit à tremper dans l’eau fraîche. Après tout, elle ne restait pas froide éternellement. Puis, il tamponna à nouveau le torchon sur son visage, voyant bien qu’elle suait des suites de sa fièvre. Il se retrouva alors face à elle, son souffle se coupant subitement ce qui le fit hoqueter et dévier le regard ailleurs.

«  - Reposez-vous. D’accord ? »

Il hésita puis lui déposa un baiser furtif sur son front avant de se relever. Après tout, il devait la laisser se reposer. Il pensait sortir de la pièce pour la laisser tranquille. A défaut de dormir, elle pouvait parfaitement rester calme et lasser le produit agir.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Lun 4 Sep - 18:31

Elle le provoquait. Elle voulait qu’il s’en aille et qu’il la laisse tranquille. Qu’il aille avec ses amis auxquels il tenait tant et qu’il la laisse en paix. Mais il s’obstinait à nier, à prétendre qu’elle divaguait. Ce n’était pas vrai, elle était parfaitement lucide ! Une douleur lui vrilla le crane, légèrement apaisée par le torchon humide qui venait une fois de plus refroidir son front. Elle ne croyait pas un traître mot de ce qu’il disait mais c’est vrai que ces attentions étaient agréables. Hmm… peut-être qu’elle avait un peu de fièvre après tout.

Soupirant, Mellissandre cessa progressivement de hoqueter, ses larmes se tarrissant à mesure qu’elle respirait plus sereinement. Pendant un moment elle ne pensa à rien d’autre qu’à l’air qui entrait et sortait de son corps, se détendant perceptiblement à mesure qu’elle se calmait. Ses joues tiraillaient un peu mais le Commandant les avait séché en même temps qu’il épongeait sa sueur. C’est vrai qu’il n’était pas trop mal en garde malade. Il lui rappelait presque sa nounou tout ce qu’il manquait c’était…

Il déposa un léger baiser sur son front.

Mellissandre sourit, sereine. C’est fou comme les gestes les plus anodins pouvaient être rassérénants.

Peut-être qu’il disait la vérité après tout. Peut-être qu’il ne la considérait pas vraiment comme un monstre et qu’elle divaguait ? Ou qu’elle était devenue paranoïaque à force de se savoir entouré d’ennemis.

La jeune mage soupira en fermant les yeux, rabattant la couverture sur elle jusqu’à être complètement emmitouflée dedans. Elle aurait voulu se recroqueviller dans le lit en enlaçant l’oreiller mais plier son ventre était absolument hors de question alors elle restait simplement allongée bien droite sur le dos comme une morte qui reprend vie.

Elle s’endormit, profondément pendant plusieurs heures. D’un de ses traditionnel sommeil sans rêves, juste une paisible obscurité et une absolue quiétude. Le réveil en revanche fut beaucoup moins doux. Ouvrant brusquement les yeux elle eut un instant de panique, son cerveau ayant du mal à resituer les événements. Ce n’était jamais agréable d’émerger de son sommeil chez des étrangers, surtout dans un endroit si pittoresque.

Une fois son égarement passé, elle se tranquillisa à nouveau, calmant son souffle un peu trop vif qui la faisait souffrir. Elle avait moins mal. Tout son corps était engourdi et une douleur diffuse irradiait de son ventre mais elle se sentait moins nauséeuse et sa tête avait arrêté de la lancer. En fait, elle avait enfin l’impression de pouvoir réfléchir sans naviguer dans un épais brouillard.

Cullen était là. Elle n’aurait su dire depuis combien de temps mais il était bel et bien à côté d’elle à ce moment précis. Sauf si elle hallucinait encore mais ça lui semblait bien réel. Ses yeux, ses boucles blondes, cette petite cicatrice sur sa lèvre, tout était trop finement détaillé pour être une illusion.

Bien que toujours malade, elle se redressa un peu dans le lit, repoussant la couverture pour s’asseoir péniblement à défaut de se relever. Elle se souvenait vaguement qu’elle avait été empoissonné et que le Commandant avait veillé sur elle mais elle avait oublié tout le reste tant ça lui paraissait lointain et onirique. Les autres événements étaient des rêves qui s’effaçaient emportés par l’aurore ou en l’occurrence le crépuscule. Elle avait dormi plus longtemps qu’elle ne l’aurait cru…

Frissonnant à cause de sa nudité partielle, Mellissandre regarda avec circonspection la chemise qu’elle portait. Elle ne se souvenait pas l’avoir enfilé.

« C’est vous qui…? », l’interrogea-t-elle sans agressivité après avoir observé sa tenue parfaitement immobile pendant plusieurs secondes. Elle voulait juste remettre un peu d’ordre dans sa tête. Un peu pudique malgré tout, elle croisa les bras sur sa poitrine comme pour cacher à retardement cette partie de son anatomie.

« Quelque part, j’imagine que j’ai de la chance que vous soyez un chaste templier »
, soupira-t-elle en songeant que c’était la deuxième fois déjà qu’il la voyait nue. Cela n’avait rien d’obligatoire mais beaucoup de templiers faisaient vœux de célibats et inconsciemment elle avait rangé Cullen dans cette catégorie. Cela expliquait les quelques commentaires graveleux que le prisonnier avait fait à son sujet, son absence totale d’intérêt pour ses jolies jambes dénudées – elle pouvait créer une collection printemps-été à force de porter des chemises – et puis surtout, sinon pour quelle raison aurait-il été toujours aussi seul malgré tout le succès qu’il avait auprès de la gente féminine ?

Elle avait un peu faim en plus de ses douleurs abdominales mais elle savait bien que si elle mangeait quelque chose elle le vomirait aussitôt, aussi se rapatria-t-elle sur un peu d’eau qu’elle bu à petite gorgée précautionneuse, l’esprit un peu ailleurs.

« J’ai dit des choses drôles pendant mes hallucinations? », demanda-t-elle finalement avec un sourire tranquille. La vivaracine provoquait des délires et des confusions, cela pouvait être hilarant d’entendre le récit incohérent de quelqu’un qui voit des lapins bleu et des carottes parlantes. En outre, elle voulait savoir si le Commandant avait des dossiers sur elle, pour être prête s’il les ressortait un jour.

Alors qu’elle attendait le récit, on frappa à la porte puis Sven entra, jetant un œil soulagé à Mellissandre en voyant qu’elle était éveillée et qu’elle semblait moins mourante.

« Je suis content de voir que vous allez mieux Dame Rutherford... », déclara-t-il d’une voix incertaine, ayant sûrement peur de sa réaction. Avec tout ça, elle avait presque oublié leur petite comédie, c’était vraiment étrange d’être appelé comme ça… De toute façon, même si elle se mariait un jour, elle garderait son nom.

Silencieuse, Mellissandre se contenta d’opiner. Elle n’avait pas l’intention de se venger mais cela ne voulait pas dire qu’elle était prête à copiner avec eux de nouveau.

« Je… je vous ai fais un bouillon avec des herbes médicinales conseillées par l’apothicaire pour apaiser les douleurs au ventre », dit-il, en regardant le plateau qu’il tenait dans ses mains et qui était orné d’un bol encore fumant au liquide clair.

Manifestement mal à l’aise, il se dandina un peu, piétinant sur place, regardant Cullen pour y trouver du soutient.

« Je… je comprendrais tout à fait si vous ne voulez pas le manger mais il ne faut pas rester le ventre vide… Je vais le poser là comme ça vous pourrez aviser, mais je vous promets qu’il n’y a rien de mauvais », dit-il en s’approchant pour déposer le bol sur la table de chevet, ainsi qu’un autre plus copieux probablement pour Cullen. A côté de la sauce tomate.

Ah, elle avait oublié cette histoire aussi. Il sembla surpris un instant de trouver ce bocal à une place incongru mais ne se laissa pas perturber pour autant.

« Bien entendu, vous pouvez rester ici cette nuit. Flo est partie avec la p’tiote chez sa mère et moi je vais dormir dans la chambre d’Ana », expliqua-t-il sobrement.
Contrariée, Mellissandre jeta un œil à la fenêtre, constatant que le soleil avait effectivement dangereusement décliné. Dans son état, elle pouvait à peine se lever alors faire plusieurs heures de cheval dans la montagne c’était impensable. En outre, Cullen aurait pu rentrer mais elle doutait qu’il le fasse. Du moins elle ne l’espérait pas, elle n’avait pas envie de se retrouver seule en étant si affaiblie… Et puis, ça n’aurait pas été très crédible pour leur petite histoire.

« Merci », le remercia-t-elle donc sans faire d’histoire, le congédiant de sa propre chambre par la même occasion. Ah, elle restait une noble dans le fond.

« Si vous avez besoin de quoi que se soit n’hésitez pas », conclu-t-il en attrapant quelques affaires dans l’armoire avant de sortir et de refermer la porte pour leur laisser un peu d’intimité.

Mellissandre soupira, le regard un peu perdu dans le vague. Elle se sentait faible, mais elle n’était plus vraiment fatiguée pour autant après la sieste qu’elle venait de faire.

« Je suis désolée que votre rare jour de repos ce soit déroulé ainsi », s’excusa-t-elle par courtoisie mais cela n’empêchait pas sa sincérité. Maintenant c’était officiel, elle portait la poisse. « Il faudrait peut-être envoyer un message à Fort Celeste pour les prévenir de notre retard d’ailleurs, je vous laisse trouver un prétexte », ajouta-t-elle avec une pointe de facétie alors qu’elle songeait au contenu de la missive s’ils avaient été honnête. ‘Mellissandre s’est fait empoisonné par des amis à moi, je reste à son chevet jouer les mari attentionné, cordialement Cullen’.

« Enfin, mis à part l’empoisonnement, je me suis bien amusée », rajouta-t-elle, ricanant en repensant à la tête du Commandant quand elle avait prétendu être enceinte. Rien que pour ce moment, ça valait presque le coup de supporter le supplice qui grignotait encore son estomac.

Le reste de la soirée se déroula à peu près sans encontre. Elle finit par manger un peu de son bouillon qui avait assez mauvais goût pour être effectivement un médicament puis quémanda son livre pour entamer sa lecture. Tant qu’à être clouée au lit, autant en profiter. Cullen eu donc le plaisir de la voir incroyablement concentrée alors qu’elle se plongeait dans son roman, ses mimiques témoignant des passages les plus intenses ou romantique. Les yeux fatigués, elle finit par le refermer avec un sourire éclatant et coupable, manifestement mise de bonne humeur par sa lecture.

Toutefois, une nouvelle question s’imposa subitement alors qu’elle envisageait de dormir. Il n’y avait qu’un lit dans cette chambre, après tout c’était celui du couple qui les hébergeait. Le connaissant Cullen était capable de dormir par terre sur le bois un peu brut et plein d’écharde avec un drap pillé dans l’armoire mais cela lui semblait vraiment… ingrat de sa part de le laisser faire une telle chose.

« Ca ne me dérange pas si vous dormez avec moi dans le lit »
, déclara-t-elle, trouvant aussitôt que sa phrase sonnait tendancieusement. En même temps . Aussi elle reprit après s’être éclaircie la gorge. « En tout bien tout honneur bien sûr, mais ça sera moins suspect », expliqua-t-elle en se convainquant elle même de la légitimité de son explication. « Et puis, on est plus à ça prêt », soupira-t-elle en songeant à leur mascarade doublé du fait qu’il l’avait déshabillé tout à l’heure. Ils n’étaient effectivement plus à ça prêt,

« Par contre je vous préviens, j’ai tendance à prendre toute la couverture », ajouta-t-elle pour dédramatiser la situation, sachant très bien ses vices mais aussi qu’elle serait de toute façon trop faible pour lutter s’il décidé de faire une rétention de couverture.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Lun 4 Sep - 23:33

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
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Il finit par ressortir de la pièce, la laissant se reposer. Par malchance pour eux, ils étaient en plein après midi, le soleil était encore bien haut dans le ciel, mais ils ne pouvaient pas rentrer à Fort-Céleste s’ils s’attardaient par ici. Mais tant que Mellissandre ne se remettait pas complètement il était hors de question qu’elle ne quitte la chambre.

Il descendit donc rejoindre le couple quelques instants pour discuter avec, éclaircir la situation et enfin trouver un compromit pour que tout s’arrange. Mais prise de culpabilité, Flo décida de quitter les lieux pour rejoindre sa fille et ainsi les laisser tranquille jusqu’à leur départ. Cullen n’y voyait pas d’inconvénient c’était elle qui devait se remettre de ses émotions.

Une fois que le couple fut calmé, Cullen prit de l’eau fraîche dans une carafe et l’amena à Mellissandre pour qu’elle puisse boire à son réveil. Après tout il devait veiller à ce qu’elle ne fasse pas de bêtise.  Il poussa la porte doucement et déposa la carafe sur la table de chevet, en décalant au passage le pot de tomate pour avoir de la place.

Il prit place sur le fauteuil qui se trouvait à côté du lit, non loin de la table de chevet et se mit à réfléchir des derniers événements. En premier lieu, une douloureuse brûlure à la jambe, en second une sympathique sortie avec des démons et maintenant une tentative d’assassinat… Le tout avec Mellissandre bien entendu. Il se laissa tomber contre le dossier, prit d’une douleur crânienne, comme depuis quelques jours à cause de la fatigue. Cela lui arrivait souvent, et par la même occasion, se rappelait d’avoir faillit céder à ce dont il combattait depuis plusieurs mois déjà.

Oui, il avait mal mais préférait ne pas s’en plaindre, ce qui le rendait assez nerveux aussi. Et comme qu’il n’avait pas dormi de la nuit, le simple fait de réfléchir le rendait somnolant. En levant les yeux vers Mellissandre qui dormait, Cullen se rendit compte qu’il pouvait profiter de cet instant pour se reposer lui aussi.

Bien plus tard, alors que les ombres de la soirée pénétraient dans la pièce, le Commandant fut surprit par le réveil en sursaut de Mellissandre, qui le tira hors de son sommeil. Il était couché perpendiculairement au fauteuil, les jambes et la tête surélevées par les accoudoirs. Il regarda du coin de l’œil la jeune femme qui était entrain d’observer sa tenue, l’air interrogative et assez gênée.

«  - C’est vous qui… ? »
«  - Qui quoi…. ? »


Alors tiré de son sommeil il était encore mielleux et s’étira longuement après que la tévintide lui ait adressé la parole n’ayant pas vraiment capté de quoi elle voulait bien parler. Il se frotta les yeux et se rendit compte qu’il avait une grosse courbature qui lui sciait le dos, ce qui le fit grimacer.

«  - Oui c’est moi qui vous ai changée, premièrement pour vous libérer les poumons de ce corset impossible à défaire et surtout pour éviter vos crises de nerfs si vous vous étiez vomit dessus. »

Tout en courtoisie, mais disons qu’il était trop occupé à s’étirer le dos pour préparer mieux ses répliques. De plus, cela permettait à la jeune femme de se sentir d’avantage à l’aise si l’ambiance n’était pas trop sérieuse.

«  - Quelque part, j’imagine que j’ai de la chance que vous soyez un chaste templier »
«  - "un chaste templier" HA ! »


Il se mit à rire sous cape, elle ne connaissait pas vraiment les templiers, elle. Mais généralement ils étaient tellement dévoués à leur cause qu’ils ne flirtaient que quelques fois ou pratiquement jamais. Cela dépendait, mais certains cachaient bien leur jeu avec les sœurs de la chantrie ~

«  - Au moins je ne peux pas vous reprocher d’être chaste, vous »

Il sous entendait bien évidemment à la tentative de tout à l’heure pendant qu’il essayait de la changer. Il eut un sourire assez narquois sur son visage en imaginant cette scène… Mais elle avait de la poigne mine de rien, et il était très difficile de la retenir si elle en avait vraiment envie.

«  - J’ai dis des choses drôles pendant mes hallucinations ? »
«  - Vous n’imaginez même pas ce que vos lèvres ont prononcées »


Il eut à peine terminé sa phrase qu’on frappa à la porte, attirant le regard des deux occupants envers cette dernière. Quand elle s’ouvrit, leur hôte fit irruption dans la pièce, en tenant un plateau.

«  - Je suis content de voir que vous allez mieux Dame Rutherford… »

Cullen avait beaucoup de mal à ce que Mellissandre se fasse appeler ainsi, et même elle semblait grimacer. Elle se contenta d’un petit geste, visiblement agacée de sa présence. Si une chose était certaine c’était qu’elle voulait s’en aller d’ici.

«  - Qu’est-ce que tu nous apportes ? »
«  - Je… je vous ai fais un bouillon avec des herbes médicinales conseillées par l’apothicaire pour apaiser les douleurs au ventre »
«  - Ah, super ! Bonne idée, je pense qu’elle doit avoir faim »
«  - Je… je comprendrais tout à fait si vous ne voulez pas le manger mais il ne faut pas rester le ventre vide… Je vais le poser là comme ça vous pourrez aviser, mais je vous promets qu’il n’y a rien de mauvais »


Il déposa le bol entre le verre d’eau et la sauce tomate, qu’il se demanda d’ailleurs ce que ça faisait là. Cullen se contenta de sourire, en lui expliquant qu’il buvait du jus de tomate pour ses migraines chroniques. Cela apaisait les douleurs chez lui. Il ne cherchait pas d’avantages d’explications et ne tarda pas à rejoindre la porte.

«  - Bien entendu, vous pouvez rester ici cette nuit. Flo est partie avec la p’tiote chez sa mère et moi je vais dormir dans la chambre d’Ana »  

Cullen était déjà au courant de cette histoire, puisque c’était lui qui lui avait conseillé de faire cela. Il acquiesça juste d’un hochement de tête, puis il quitta la pièce une fois que Mellissandre le remercia sobrement.

Une fois qu’ils furent seuls, Cullen se leva de son fauteuil et prit la sauce tomate pour en avaler une gorgée – mine de rien, il le faisait souvent ce n’était pas si mauvais que cela – Et reposa le récipient à sa place initiale.

«  - Je suis désolée que votre rare jour de repos ce soit déroulé ainsi »
«  - Vous savez, entre nous je doute que je puisse avoir une journée reposante une fois dans ma vie. »


Il se retourna s’asseoir et Mellissandre souleva le fait que Fort Céleste pouvait s’inquiéter de leur absence. Après tout, le soir tombait et ils ne pouvaient pas repartir durant la nuit, c’était trop risqué de se mouvoir alors que les bandits rôdaient. Il avait déjà prévu le coup en déplaçant les chevaux à côté de la maison dans les écuries de son ami pour pouvoir repartir plus rapidement le lendemain.

«  - Il faudrait peut-être envoyer un message à Fort Celeste pour les prévenir de notre retard d’ailleurs, je vous laisse trouver un prétexte »
«  - Non, je doute que ce soit nécessaire de leur écrire, on rentre demain dans la journée. »


Il s’était relevé et allumait les lampes à huile qui se trouvaient dans la pièce et qui permettaient un minimum d’éclairage. Il posa la dernière sur la table de chevet, et regarda le contenu de ces soupes qu’il y avait près de lui.

«  - Et puis, vous voudriez que je leur explique quoi : que nous sommes mariés ou que vous vous êtes fais empoisonner ? »

Il le dit sur un ton humoristique alors qu’il termina de préparer la pièce pour le coucher. Après tout, il semblait que la jeune femme avait froid alors il attrapa la bassinoire qui se trouvait au coin de la pièce.

«  - Enfin, mis à part l’empoisonnement, je me suis bien amusée »
«  - Oui, tout à fait. Une manière étrange de se détendre, mais qui a porté ses fruits, on va dire »


Il remit la couverture en place et se rendit à l’extérieur de la chambre pour aller piocher des braises dans la cheminée pour les mettre à l’intérieur de l’ustensile qu’il détenait. Quand il revint dans la chambre il posa la bassinoire sous les draps et remit le tout en place.

«  - Gaffe à ne pas vous brûler avec ça. Dites-moi si la chaleur est trop forte et je la retirerai. »

Après cela, il posa le panier repas qu’elle avait transporté toute la journée sur les genoux de Mellissandre. Lui, il se rabattait sur les soupes laissées par Sven.

«  - Si vous préférez manger quelque chose de plus à votre convenance, j’ai ramené le panier. Peut-être que la rusticité de la cuisine Fereldienne ne vous sied guère après tout. »

La jeune femme savait qu’elle devait boire la soupe contenant des anti-inflammatoires mais si elle le voulait pas, ce n’était pas nécessaire. Cullen s’affaira alors à manger rapidement son assiette et finit le verre de sauce tomate histoire de ramener cela à la cuisine en même temps que le reste.

Il sortait de quoi s’occuper, en l’occurrence son fameux livre sur les chevaux achetés plus tôt dans la journée. Mais alors que la jeune femme continuait sa lecture, lui s’absenta pour aller se baigner, ayant constaté une baignoire dans la salle se situant en face. Par la même occasion il pouvait profiter de désinfecter sa blessure à la jambe et renouveler le bandage qui bâillonnait trop selon lui.

Durant l’heure qui suivit, il se préoccupa de faire chauffer l’eau qui lui servirait à se laver et avait demandé à Sven où trouver du savon et de la pharmacie.

«  - Non, tu étais blessé ? »
«  - Un mage m’a échappé l’autre jour, j’en ai les douloureuses traces encore. »
«  - Elle s’occupe ta femme ? Ne me dit pas qu’elle dort de-nouveau »
«  - Non, elle lit. Et quand elle lit elle ne fait pas attention à ce qui l’entoure. Je me demande si elle m’a vu quitter la pièce. »
«  - Et… Elle a mangé ? »
«  - Oui, une partie. Je viendrai ramener le reste en bas tout à l’heure. J’avais la jambe qui me démangeait trop pour le faire avant. »


Sven sorti alors des bandages et un désinfectant à base de plantes et le posa sur le bord de la baignoire.

«  - Je te sors des serviettes ? »
«  - Ne t’en fais pas je me suis servi dans ton armoire, déjà. »
«  - Impardonnable, tu refais comme à la colonie ! »
«  - Hey, tu piquais bien mes affaires, toi aussi. »


Malgré la situation la complicité entre les deux restait inchangée, après tout Cullen ne cessait de lui dire que ce n’était pas de sa faute et que malgré tout il n’y avait pas eu de mal.

Finalement il se retrouvait seul, et finit rapidement dans la baignoire. On pouvait dire que Flo était une grande fan de savon tevintide, Il avait le choix : environ 15 savons aux odeurs différentes qu’il s’amusa à sentir toutes pour savoir laquelle utiliser. Jasmin, Verveine-citron, Cassis, miel, vanille, Algue, Fleur d’oranger, Et il en passait. Alors assis dans l’eau comme un enfant à sentir les odeurs en grimaçant quand elles paraissaient trop farfelues.

Tient, Abricot avait une senteur appréciable.. Et dire qu’il ne perdait pas son temps à des futilités pareil, le choix était tellement immense qu’il ne résista pas à le faire. Puis il saisi celui à la fleur d’oranger et combina avec abricot.. Il se demandait si Mellissandre passait autant de temps à chercher le savon qui lui convenait. Etant un des sujets de fortune de sa famille, elle devait avoir le triple, voir le quintuple des choix qu’il avait ici.

«  - Les femmes et le savon, une grande histoire d’amour… »

Il prit son gant de toilette et commença à frotter le savon dessus en ricanant de plus belle, attendant que le tout mousse un peu avant de se le frotter contre le bras. Il continua sa toilette un moment, se montrant minutieux avec sa jambe blessée. Après tout, cela suintait encore pas mal, il ne voulait pas arracher les croutes.

D’ailleurs il se demandait si Mellissandre était encore entrain de lire son bouquin ou non. Il finit de se laver et sorti de la baignoire, prenant soin de remettre les savons à leur place dans la boîte. Il attrapa la serviette et se la passa sur son corps pour se sécher rapidement et se l’enroula autour de la taille avant de sortir de la pièce et rejoindre la chambre.

Pas étonnant que la tévintide ne lui adressait pas la parole, elle avait le nez encore plongé dans le livre. Et bien heureusement, parce qu’elle allait encore faire une crise cardiaque en le voyant à moitié nu. L’air de rien il alla fouiller l’armoire en face du lit pour récupérer de quoi se changer, comme il l’avait fait avec Mellissandre auparavant. Par pur politesse il sorti de la pièce pour enfiler les vêtements trouvés, après avoir nettoyé la plaie et remit un bandage. Puis, il retourna s’asseoir dans le fauteuil continuer sa lecture, une serviette posée sur ses cheveux humides.

Au bout de quelques instants, Mellissandre tiqua alors qu’elle referma son bouquin. Cullen ne remarqua pas tout de suite ce qu’elle faisait, car il avait les yeux rivés sur les écrits qu’il avait dans les mains. Le livre était épais, cela lui laissait du contenu à lire durant un moment après tout.

«  - ça ne me dérange pas si vous dormez avec moi dans le lit »

Elle semblait comprendre qu’il reste cloitré dans son nouveau nid vu qu’il s’y était de-nouveau installé après tout. Il referma le bouquin, assez gêné.

«  - Ah heu. Vous êtes sûre ? Je peux dormir ici ce n’est pas un problème, vous savez »
«  - En tout bien tout honneur bien sûr, mais ça sera moins suspect »


Ah oui, ils étaient mariés, il avait oublié ce détail… Mais en soit ce n’était pas un problème, il allait faire comme quand il devait partager la couche avec sa fratrie quand il était petit.

«  - Bon comme vous voudrez, je n’y avais plus pensé. »
«  - Et puis, on est plus à ça près »
«  - C’est vrai, que finalement on n’est plus à cela près. Moi cela m’est égal »


Ce n’était pas pour des raisons de « chaste templiers » mais par pure galanterie, un homme ne dormait pas dans la couche d’une femme sans son consentement et ne voulait absolument pas empiéter sur son espace personnelle. Lui aimant rester seul, il s’imaginait que Mellissandre était aussi solitaire que lui, d’où le malaise qu’elle avait probablement. Mais tenir des suppositions ne changerait rien. Il traversa la pièce, contournant le lit en se frottant les cheveux avec la serviette pour les sécher un minimum sans qu’il soient trop bouclés – il détestait que tout soit en désordre surtout au niveau de ses cheveux – et continua d’écouter la jeune femme au passage.

«  - Par contre je vous préviens, j’ai tendance à prendre toute la couverture »
«  - Dépend de sa matière, je vous la laisserai volontiers ~ »


Il déposa la serviette sur l’assise de la chaise qui tenait la robe de Mellissandre sur son dossier, et alla tester le coussin pour connaître sa consistance. Il n’était pas compliqué pour dormir, mais il avait rapidement mal au dos s’il dormait dans des positions étranges et sur des coussins trop durs.

«  - Et de toute manière, entre vous et moi, je pense que je n’ai pas besoin de tirer bien fort pour reprendre ma part de couverture »

Il avait beau regarder dans l’armoire il ne trouva pas une seconde couverture, et la seule qu’il y avait encore était dans la chambre de la fille. Il se rappela la fourrure qui se trouvait dans le séjour et décida d’aller le réquisitionner. Il adorait dormir là-dessus d’ailleurs.

«  - Je reviens je vais finir de nettoyer notre vaisselle, si jamais il y a une baignoire encore chaude et une panoplie de savon de par chez vous dans la pièce d’à côté… J’ai un petit faible pour l’abricot.. »

Suite à ses paroles il se saisi de la vaisselle et ressorti pour rejoindre  la cuisine et laisser un moment de répit à la jeune femme si elle avait envie de prendre un bain. Après tout cela lui laissait le loisir de discuter avec son ami pendant qu’il nettoyait ce qu’il avait utilisé plus tôt.

Une fois, qu’il revint il avait la fourrure sur le dos et comptait bien l’étaler sur le lit pour dormir tranquillement dessus. Il était assez large pour que Mellissandre en profite aussi. Et comme elle n’était plus dans la pièce – forcément le mot baignoire la faisait sortir d’un coma -  Il profita pour faire le lit et retirer la bassinoire afin d’éviter que le drap ne prenne feu à force de rester en contact avec. Il s’occupa de la vider et de la remettre à sa place initiale, et enfin, décida de s’y installer en poussant un énorme soupir avant de rabattre la couverture sur son corps.

Quand la jeune femme était revenue, il était assis la tête emmitouflée dans un coussin, à lire son bouquin. A défaut de l’attendre autant que ce soit avec quelque chose qui l’occuperait, comme il n’avait pas son journal avec lui.

«  - Alors, comment se passe cette journée en tant qu’épouse féreldienne ? ~ »

Autant engager la discussion, après tout. Ils allaient passer la nuit ensemble. Il se demandait bien ce qui lui était passé par la tête pour qu’elle lui propose de partager la couche.. Le fait que cela soit un prétexte car ils étaient soit disant mariés lui sonnait faut.

«  - Dites, vous vouliez savoir ce que vous avez dit pendant vos délires tout à l’heure, avant que l’on soit interrompus. Vous me croyez si je vous dis que vous avez essayé de m’empoigner la fesse ? »

Rien qu’en disant cela, il transmettait parfaitement l’image à la jeune femme sur ce qui s’était passé. Et oui, c’était une situation cocasse, mais tellement hilare en y rependant.

«  - Vous vous croyiez à votre nuit de noce, et je ne vous explique pas comment vous avez réagit quand j’ai essayé de vous faire enfiler cette chemise »

Autant lui épargner cela après tout.

«  - Celui qui devrait faire gaffe entre vous et moi ce n’est pas vraiment vous en fin de compte… A mon avis ~ »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mar 5 Sep - 10:43

Évidement il préférait la taquiner en laissant sous entendre qu’elle avait fait des choses fort embarrassantes sans toutefois dire lesquels. Il savait que maintenant elle allait se triturer les méninges pour imaginer le pire et qu’il pourrait encore la surprendre en ressortant le dossier à un moment qu’elle ne soupçonnait pas. C’était de la torture et c’était fort malin.

Par contre, ne pas envoyer un message à Fort Celeste la laissait nettement plus dubitative. Qu’elle même soit en retard ne devait pas poser de problèmes particuliers : elle n’était pas encore impliquée activement dans les missions et surtout elle était réputée pour être capricieuse et volatile. Le Commandant en revanche était un bourreau de travail si sollicité qu’on avait l’impression que le château risquait de s’effondrer quand il s’absentait. Elle était persuadée que tout l’état major serait en panique en ne le voyant pas rentrer, d’où l’intérêt de mentir en prétextant resté un peu avec un très vieil ami par exemple. Mais bon, c’était son problème, pas le sien après tout.

Continuant de ce faire chouchouter elle regarda d’un œil circonspect la bassinoire. Il faisait assez chaud à Tevinter, ils n’avaient rien de ressemblait et pour elle cela avait davantage l’apparence d’un instrument de torture que d’un ustensile utile. Pourtant, il lui démontra le contraire, la chaleur des braises réchauffant agréablement le lit.

Puis il lui apporta son panier à pique nique et, bien que la vision soit fort alléchante, elle refusa poliment : elle ne pouvait pas se permettre de manger encore, elle avait trop mal au ventre. Par contre, elle devait bien admettre que c’était satisfaisant de se faire ainsi chouchouter. Cullen était vraiment aux petits soins avec elle – sans doute à cause de la culpabilité qu’elle ait été empoisonnée par la femme de son ami – et elle adorait ça. A sa décharge, elle avait l’habitude d’avoir une dizaine de personnes à sa disposition pour s’occuper de ses moindres caprices…

Et c’est peut-être à cause de cette bonne volonté qu’elle se sentait pleine de mansuétude à son égard, culpabilisant légèrement de le voir souffrir à force de rester dans l’étroit fauteuil. Elle avait pleinement retrouvé ses esprits désormais, son petit manège de grand-père grabataire quand il s’était levé ne lui avait donc pas échappé.

« Si vous vous ne vous reposez pas pendant votre jour de repos et que vous revenez grincheux parce que vous avez mal dormi et que vous avez mal au dos, Joséphine va me faire les gros yeux 
», tenta-t-elle de se justifier une nouvelle fois avec une mimique exagérément effrayée. Ceci dit, l’antivane était effectivement le genre de personnes qu’elle n’aimait pas contrarier.

Heureusement, il n’insista pas plus que ça, acceptant sa proposition avant de s’éclipser non sans lui avoir signalé qu’il restait de l’eau chaude dans la baignoire. Instantanément intriguée, Mellissandre réalisa que dans ses préjugés condescendants elle n’avait pas imaginé qu’un couple aussi rustique puisse avoir une baignoire. Déjà que les sudistes n’étaient pas réputés pour leur hygiène irréprochable…

Incapable de résister à l’idée de délier un peu ses muscles endoloris et de se sentir propre, elle opina donc et se leva péniblement. Preuve qu’elle était encore faible, elle tituba jusqu’à la salle de bain en question mais plongea avec délice dans l’eau encore chaude et un peu mousseuse. Bon, elle n’aimait pas spécialement passer après quelqu’un d’autre mais elle avait beaucoup transpirer à cause du poison et c’était fort relaxant.

Ironiquement, Flo avait bel et bien des savons de chez elle et elle contempla avec un mélange de fierté et d’ironie ses armoiries finement dessinées qui commençaient à s’effacer sur les pains colorés. Par réflexe, elle allait attraper le jasmin mais elle stoppa son geste et sans trop réfléchir elle se saisit finalement de l’abricot, frottant avec attention sa peau avant de rincer et finir avec le miel pour donner une note moins acidulée et plus sucrée au parfum.

Sa toilette terminée, elle se sécha, détacha ses cheveux et enfila de nouveau la vulgaire chemise qui lui faisait office de pyjama avant de retourner dans la chambre ou Cullen était en train de lire.

C’était quand même perturbant de le voir là, à moitié allongé sur le lit qu’il avait doublé d’une douillette fourrure lui donnant des airs encore plus rustiques. Sa décontraction lui évoquait bel et bien une scène de ménage fereldien et malgré ce qu’elle avait dit, elle sembla hésiter à le rejoindre. C’était quand même vraiment bizarre.

Grimaçant parce qu’elle était restée debout trop longtemps, elle décida d’arrêter de faire sa mijaurée et elle se réinstalla donc lentement dans le lit, restant néanmoins le plus au bord possible pour ne pas le frôler accidentellement. Bien entendu, il ne résista pas à l’envie de la taquiner, attestant du fait qu’il était beaucoup plus à l’aise qu’elle malgré la timidité qu’il montrait parfois. Enfin, d’un autre côté, il n’avait pas tous les interdits de la bienséance qui pesait sur sa conscience tandis qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que c’était quand même tout à fait indécent. Peut-être qu’il n’était pas trop tard pour changer d’avis après tout… Il s’en remettrait d’un petit mal de dos non ?

Elle avait beau être si proche du bord qu’elle aurait pu tomber, la proximité entre eux était suffisante pour qu’elle sente le parfum complexe de son interlocuteur, presque étonnée qu’il ait pris la peine de faire des mélanges même si c’était maladroit.

« Fleur d’oranger », nota-t-elle en le dévisageant, témoignant par la même occasion de la finesse de son odorat. Oui, elle passait bel et bien des heures à choisir ses savons. « Vous ne devriez pas mélanger deux senteurs aussi proches et fruitées, si vous aimez l’orange, vous devriez essayer avec quelque chose de boisé. Du cèdre ou du santal par exemple, c’est plus viril ~ », expliqua-t-elle avec un petit sourire légèrement taquin. Elle même avait choisi miel mais elle était une femme, il lui fallait une pointe de douceur et de sucré et encore c’est parce qu’elle n’avait pas eu beaucoup de choix.

Incarnant bel et bien le petit couple marié dans leur jolie maison rustique à colombage, Mellissandre soupira et décida d’ignorer sa provocation sur sa journée d’épouse fereldienne, lui retournant plutôt la question.

« Comment se passe votre journée d’époux d’une futur magister ? »
, demanda-t-elle résumant en un seul mot, le fait qu’elle était mage, noble et tévintide. Tout ce qu’il détestait.

Mais il avait encore de la ressource et il commença à lui parler de ses divagations. Tendue, elle l’écouta donc raconter une histoire fort saugrenue qui la choqua plus qu’elle ne la gêna dans un premier temps.

« Pardon ?! C’est vous qui divaguez, je n’aurais pas... »
, tenta-t-elle tandis qu’il renchérissait en expliquant qu’elle croyait être dans sa nuit de noce. Malheureusement pour elle, elle se souvenait d’une vague histoire de mariage non consommé dans ses élucubrations, c’était trop précis pour que cela soit une coïncidence.

Mortifiée, Mellissandre se sentit rougir au-delà du raisonnable, son visage entier menaçant de prendre une teinte écarlate.

« Je... »
, commença-t-elle incapable de trouver une phrase cohérente pour justifier son comportement. S’excuser ? Tenter de garder contenance et de prétendre que cela lui était égal ? Jouer les séductrices qui assume totalement ?

« Je... », répéta-t-elle sans réaliser qu’elle était en train de bégayer bêtement. C’était vraiment atroce. Elle n’arrêtait pas de se demander ce qu’elle avait dit et ce qu’elle avait fait exactement. Au delà de la situation fort cocasse et embarrassante en tant que tel, il s’agissait d’un fantasme très intime. Déjà, c’était un de ses rare fantasme au sens tendancieux du terme car elle était bien plus chaste qu’il n’y paraissait et en plus cela touchait au mariage, quelque chose de sacré mainte fois espéré autant que craint. Le genre de pensées confidentielles qu’elle n’avait partagé avec personne et qui étaient maintenant révélées dans un moment d’égarement. Et elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle même.

« S’il vous plaît ne le répétez pas », articula-t-elle finalement d’une voix un tantinet suppliante mais surtout incroyablement mal à l’aise. Cette histoire, sa fantaisie. Il ne devait rien dire. Elle voulait le regarder pour appuyer ses paroles mais elle n’osait clairement pas le faire, fixant ostensiblement le plafond à la place. Ce n’était pas très malin de montrer que ça la dérangeait, donnant ainsi encore plus de poids au ‘secret’ qu’il détenait, il savait qu’il pourrait l’embarrasser atrocement avec ça désormais, mais elle ne voyait pas comment faire autrement, elle était trop gênée pour jouer la comédie, même avec son talent.

Soupirant, elle lui tourna le dos, enlaçant son oreiller en grimaçant un peu alors qu’elle bougeait son abdomen. C’était toujours pénible mais plus supportable. Bien déterminée à ne plus se risquer à faire la conversation, elle resta silencieuse à ressasser dans son coin avant d’être à nouveau emportée par le sommeil, toujours épuisée malgré sa sieste.

Néanmoins, étant de nature plutôt insomniaque et ayant déjà dormi plusieurs heures, elle ne tarda pas à se réveiller, ouvrant les yeux au beau milieu de la nuit, toujours un peu souffrante mais beaucoup moins mal en point. Encore une fois, l’immersion fut quelque peu violente, car confuse, elle mit du temps à comprendre que ce qui lui chatouillait le nez n’était autre que les cheveux de Cullen.

Habituée à dormir seule dans des lits gigantesques, elle n’avait pas pris toute la couverture, mais toute la place, s’étalant jusqu’à repousser le templier aux frontières du lit, restant blottie contre lui sans doute pour profiter de la chaleur bienvenue dans ce pays trop froid.

Précautionneusement, Mellissandre se détacha donc de lui pour retourner de son côté – désespérément glacé – du lit. Il ne semblait pas avoir remarqué - sinon il l'aurait sans doute repoussé non? - donc elle s’abstint de tout mouvement brusque pour ne pas le réveiller. Comprenant qu’elle même n’était pas prête de plonger à nouveau dans les bras de Morphée surtout qu’elle frissonnait légèrement à cause de la température – foutu pays du sud - elle se tourna un peu dans tous les sens pour trouver une position confortable. Habituellement, elle se serait levée même si on était encore en plein milieu de la nuit mais il aurait été mal venu de sa part d’arpenter cette maison, et elle ne pouvait pas allumer une bougie ici sans réveiller le Commandant.

Ah, elle était bien trop gentille avec lui.

Désœuvrée, elle laissa donc son regard plonger dans les ombres, essayant de deviner dans l’obscurité les formes, écoutant les craquements du bois perdue dans ses pensées. L’ennui la gagnant à nouveau, elle finit par regarder le Commandant qu’elle devinait à peine, se laissant happer par la constatation diablement vitale qu’il avait une boucle qui rebiquait et prenait une forme peu aérodynamique sur son crane. C’était marrant, mais maintenant elle ne voyait que ça, et elle finit par se laisser tenter, tendant précautionneusement le bras pour la toucher et la repousser dans une position adéquate.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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[Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre]

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