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[Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre]

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MessageSujet: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mar 29 Aoû - 2:57

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Même pas une journée s’écoula depuis cet incident avec les démons à Fort Céleste, et grâce aux efforts de Leliana, peu de monde fut au courant de cette histoire. A l’interne, la panique générale était intolérable et les forces armées devaient faire leur possible pour empêcher que cela se produise. Entre temps, Cullen avait réfléchi à une astuce pour renforcer la sécurité et redistribuer les tâches à ses soldats de garde.

Mais cette nuit-là il n’avait pas dormi, encore sous le choc après ce qui s’était passé. Il voulait se réserver une bonne nuit de sommeil – chose ratée – mais avait fini par se contenter de rêvasser en attendant que le jour se lève. Le conseil était à l’unanimité sur le fait qu’il prenne sa journée de repos, car plusieurs était inconcevables pour lui. Enfin, il était obligé de le faire et il était limite surveillé s’il comptait faire autre chose que se reposer.

Encore couché dans son lit, allongé sur le côté le bras sous l’oreiller, il fixait le mobilier en face de lui, les yeux grands ouverts. Chaque fois qu’il entendit le plafond grincer il leva les yeux pour espérer trouver la zone d’où le bruit provenait. En y réfléchissant, il se faisait autant plaisir qu’un écuyer ramassant les crottins de cheval.

Mais s’il fixait cette étagère c’était surtout parce que son esprit était ailleurs, toujours en pleine réflexion avec ce qui s’était passé la veille. Il avait passé la nuit à penser à Mellissandre, malgré lui. Il se consolait dans son malheur en listant les reproches qu’il lui faisait à cette noble ingrate. Mais la veille il lui devait tout de même une fière chandelle. Chaque fois qu’il ressentait une once de sympathie envers elle, il secoua bêtement la tête, chassant ainsi l’idée. Il ne pouvait pas apprécier une casse-pied pareil après tout.

Il essayait de se rendormir mais chaque fois qu’il fermait les yeux son esprit mal tourné lui remettait le couvert. Il changea plusieurs fois de position, secouant nerveusement les pieds. Puis, il prit son oreiller et le jeta au fond de la pièce.

«  - Mais elle a fait quoi à ma tête, celle-là ? »

Il se leva alors et s’assit dans son lit décrétant qu’il ne pouvait pas faire ce que les autres avaient l’habitude d’appeler : Grasse matinée. Il allait devoir se détendre autrement… Après tout, le jour était levé que depuis peu et cela le stressait un peu de ne pas être levé aux aurores.

Il décida de sortir du lit et d’aller aux bains se détendre, quitte à faire quelque chose d’autre de sa journée, il ne fallait pas qu’il soit tenté d’aller voir ses patrouilles, ou encore d’aller fouiller ses paperasses. Une fois sorti de son bureau, il senti la porte se claquer violemment derrière lui ce qui le fit hoqueter de surprise. Il se retourna subitement et vit Doreen appuyé contre le montant de la porte, tournant une clé dans la serrure, fermant ainsi la seule porte ouverte…

«  - Que… faites-vous ? »
«  - Simple : Je vous rend service, Commandant. »
«  - Pardon ?! »


L’elfe fit quelques pas en avant un sourire étrangement sadique jusqu’aux oreilles. Il croisa les bras de même que son interlocuteur, comme pour le mimer assez vulgairement.

«  - Joséphine m’a donné l’ordre de veiller sur vous, de façon à ce que vous vous reposiez. »
«  - Je sais me reposer sans distraction »
«  - hmm… Ce n’est pas ce qu’elle m’a dit. Du coup je prends ça et je vous laisse à vos prochaines occupations »


Il secoua l’épée du Commandant qu’il venait délibérément d’attraper et parti au pas de course avant de se remettre en furtif et échapper à Cullen qui avait essayé en vain de lui courir après.

«  - Non, rendez-moi ça tout de suite !! »
«  - Un jour vous me remercierez ~ !! »


En faisant le point, son bureau était fermé et Doreen avait confisqué son armement et le tout sous les ordres de Joséphine… Pas parti pour se détendre mais stresser d’avantage maintenant.

Il décida de jouer le jeu mais que l’elfe allait regretter son geste… Ou était-ce plutôt Joséphine dans ce cas-ci ? Doreen pouvait s’amuser, mais il allait très vite comprendre pourquoi Cullen était le Commandant d’une armée, et surtout son chef avant tout. Mais en premier lieu il devait aller prendre son bain… Rien de tel pour passer le temps.

---

Une fois dans le bain il ne put s’empêcher d’être sur ses gardes, pourtant seul dans la pièce. Il secoua la tête se retrouvant alors dans la même situation que dans son lit le matin même… Il se replongeait dans les affaires de la veille… Il finit alors par vouloir s’en aller estimant qu’il y avait passé assez de temps quand il entendit un bruit étrange dans son bassin. Il se retourna, alors dos au bruit, l’air interrogatif quand Doreen sorti la tête du bain comme un prédateur.

«  - …. Combien de temps cela fait que vous êtes là ? »
«  - exactement 20 secondes, et vous ça ne fait même pas 10 minutes ! »
«  - Est-ce que cela va continuer toute la journée ? »
«  - Je me dois tout de même de vous dire qu’un bon bain dure en moyenne 1 bonne heure, le temps que l’eau refroidisse ~ »
«  - Vous restez autant de temps dans votre bain, vous ? »
«  - Et bien oui, on se laisse porter par le mouvement de l’eau, profiter de la chaleur, et détendre ses muscles. Cela ne fait pas partie de votre vocabulaire, Commandant ? »
« - Pff…… Je… »


Il lui tourna le dos et quitta le bassin quand soudain, parti de si bon chemin Doreen l’appela, détenant sa serviette.

«  - Vous n’oubliez pas votre serviette, Commandant ? »
«  - … Ne faites surtout pas cela… »


L’elfe, assis dans le bassin secoua la serviette au-dessus de l’eau comme pour faire croire qu’il allait simplement le lâcher, mais Cullen se rendit compte qu’il avait autre chose derrière la tête… La solution serait bien trop simple, autrement. Prit au dépourvu, l’elfe quitta la pièce en filant sous le nez de son chef en gardant sa serviette avec lui au passage. Cullen resta hébété au milieu de la pièce qui contenait les trois bassins puis se serra le haut de son nez d’une main désespéré…

«  - Par le créateur… »

Il ne perdit pas de temps pour filer au pas de course dans les vestiaires de l’autre côté du couloir pour récupérer ses affaires. En entrant il vérifia qu’il avait bien toutes ses affaires, ce qui était le cas… Il allait se promener mouillé mais il avait l’habitude.  Après s’être changé, il sorti en trottant pour espérer rattraper l’elfe. Mais il n’eut pas réussi à le dénicher, si bien qu’il se mit à passer dans des endroits improbables dans le fort.

En prenant l’angle d’un couloir Il manqua de peu avant la collision avec Mellissandre qui  y passait à cet instant. Il freina subitement et finit par faire un bond en arrière. En s’arrêtant, il se demanda d’ailleurs ce qu’il faisait, se rendant compte que sa situation était vraiment idiote.

«  - Je…. »

Il repensa au fait qu’il n’avait pas arrêté de penser à elle, mais ne souhaitait absolument rien dire, par pure fierté, bien entendu.

«  - Vous savez comme moi que si on se croise, c’est mauvais signe : Il va se passer quelque chose d’ici 5 minutes »

Après tout, il n'avait jamais vécu autant de choses en dehors de mission depuis qu'il l'avait rencontrée... Cette femme attirait spécialement les ennuis à sa façon. Il dévia sensiblement le regard ne cherchant pas à croiser celui de la jeune femme, étant très mal à l’aise de la situation. Il jeta un œil dans le couloir pour voir s’il apercevait Doreen, puis céda.

«  - Joséphine me fait surveiller par un de mes agents et il se trouve qu’il rend ma journée plus que pénible. Je ne pensais pas trouver meilleur que vous à vrai dire »

Il dit cela en soupirant ses dernières paroles, et en effet, elle pouvait remarquer qu’il était encore mouillé et semblait chercher quelque chose.

«  - Oui, il m’a volé ma serviette, et ce n’est pas la pire situation. Je n’ai plus d’arme et mon bureau est actuellement fermé. En gros je suis condamné à passer la journée dehors et selon eux, essayer de me détendre.  »

Il n’aimait pas parler de lui, mais là la situation était trop cocasse pour que Mellissandre n’apprécie pas ce qui lui arrive. Et voilà, il repensait encore à la faire rire.

«  - J…. Disons que je ne sais pas trop comment m’y prendre pour me détendre, étant donné que j’ai l’impression de perdre mon temps, je n’en vois pas l’utilité. Vous faites comment à Tevinter ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mar 29 Aoû - 11:44

Après avoir fini de se pomponner, Mellissandre s’observa un moment dans la glace s’assurant d’être parfaitement présentable avant de soupirer, lisser une mèche qui folâtrait un peu trop sur son front et finalement sortir de la pièce.

Elle n’avait pas eu trop d’ennuis suite aux événement de la veille mais Joséphine lui avait quand même subtilement fait comprendre qu’elle avait intérêt à faire profil bas quelques jours. Toute Mellissandre qu’elle soit elle ne pouvait pas vraiment la contredire et c’est pourquoi elle avait pris des dispositions pour ne pas pouvoir provoquer d’esclandre à Fort Celeste au moins aujourd’hui.

Toujours dans cette optique elle s’était levée très tôt et arpentait désormais des couloirs déserts pour croiser le moins de monde possible jusqu’à sa destination. Toutefois, preuve que le Créateur avait un indubitable sens de l’humour il mit le Commandant sur son chemin.

Le Commandant mouillé, sur son chemin.

Clignant des yeux, Mellissandre se figea alors que Cullen faisait un bon tout à fait comique en arrière pour éviter une collision. A la façon dont il s’était brusquement reculé on aurait pu croire qu’il avait été piqué par un démon ce qui était assez vexant pour elle. Il la craignait tant que ça ? Bon, ce n’était pas non plus si surprenant après ce qu’elle avait fait… Et dire qu’elle était restée sage à ne pas trop creuser dans sa mémoire.

Silencieuse, elle croisa les bras en le dévisageant de manière assez vive tandis qu’il bredouillait quelque chose. Il n’avait pas tant l’air en colère que ça en fait, plus troublé. D’ailleurs, quand il l’accusa de provoquer des ennuis il semblait plus mal à l’aise qu’agressif à son égard si bien qu’elle ne savait pas trop comment interpréter la chose. Habituellement elle aurait cru que c’était une énième pique à son égard mais là cela ressemblait presque à une ridicule superstition. Mais de son point de vu à elle, c’était quand elle était avec lui qui lui arrivait toute ses coquilles… Comme quoi tout est relatif.  

« Je pourrais vous retourner la remarque », répondit-elle finalement avec un petit sourire amusé en cherchant son regard des yeux. Pourtant il l’évitait soigneusement, portant ses iris partout autour en prenant soin de l’ignorer. Pour le coup, ça c’était vraiment suspicieux. Un peu mal à l’aise à cause de son manège, Mellissandre jeta un œil par dessus son épaule pour voir s’il elle avait raté un éléphant rose en train de jouer de la cornemuse dans son dos mais le couleur était absolument désert.

« Est-ce que tout va bien Commandant ? », demanda-t-elle finalement d’une voix incertaine mais plutôt douce.

Il agissait bizarrement, il avait les cheveux trempé et ses vêtements collaient un peu preuve qu’il ne s’était probablement pas séché. Après ce qui lui était arrivé elle ne pouvait pas soupçonner quelques séquelles. Cullen était-il en train de perdre la tête ?

C’est alors qu’il lui expliqua avec désespoir la situation épineuse dans laquelle il se trouvait. Apparemment un de ses hommes trop zélé lui faisait des misères dans le but de l’empêcher de travailler. Effectivement la situation était cocasse.

Incapable de s’en empêcher, Mellissandre pouffa légèrement de rire en apprenant pourquoi le Commandant était encore mouillé, l’imaginer en train de courir après une ombre voleuse de serviette avait effectivement de quoi la mettre de bonne humeur.


« Et ça ne vous ait pas venu à l’idée de demander à un serviteur de vous apporter une nouvelle serviette ? », le taquina-t-elle en lui lançant un regard pétillant de malice. Évidemment, Cullen n’était pas noble, il n’avait pas le réflexe de s’en remettre au petites gens pour ce genre de problème. Pour une fois que ça le desservait.

« Enfin, au moins je comprends mieux les rumeurs qui prétendent que Ferelden sent le chien mouillé ~ », ajouta-t-elle avec facétie. En plus, elle aimait plutôt bien l’odeur du Commandant c’était juste pour le plaisir de l’embêter.

« J’ai une réputation à sauvegarder », s’excusa-t-elle presque avec un sourire pourtant pas vraiment désolé. C’était plus pour lui signifiait qu’elle était vexée qu’il trouve que quelqu’un d’autre était plus pénible qu’elle, en somme elle était tout à fait apte à concourir pour sauvegarder son titre. Mais si ça pouvait le faire rire et le détendre un peu cela n’était pas plus mal.

Elle aurait probablement pu trouver d’autre pique à lui lancer mais il détourna subtilement la conversation en lui demandant comment ils se divertissaient à Tevinter.

Un peu prise au dépourvu Mellissandre fit mine de réfléchir une seconde. Généralement occupée à planifier quelques mauvais coup, à s’entraîner ou à apprendre le commerce de sa famille elle n’avait en réalité pas tant de temps que ça pour elle.

« Généralement, on va aux thermes », expliqua-t-elle, un sourire extatique passant sur son visage rien qu’au souvenir de ses bains à différente température dans le plus grand calme. Et les massages… « … mais j’ai l’impression que vous êtes déjà passé par les bains... », conclu-t-elle en lui jetant un nouveau regard un peu moqueur.

Creusant un peu son esprit, elle chercha ce qu’elle faisait de son temps libre – à part lire des romans à l’eau de rose, et puis se fut l’illumination. Se figeant soudainement signe qu’elle avait eu une idée, elle posa les yeux sur Cullen arborant un sourire si malicieux qu’il en était de mauvaise augure.

« Vous savez quoi, en fait, vous tombez parfaitement bien Commandant »
, déclara-t-elle finalement. « J’ai besoin de vous », ajouta-t-elle pour finir d’installer son mystère.

Il venait de lui avouer être désœuvré, il ne pouvait donc pas vraiment s’esquiver. Et en titillant ainsi sa curiosité elle l’empêchait d’inventer un prétexte pour s’enfuir.

« Ce que vous allez faire, Commandant, c’est que vous allez allé dans les quartiers des serviteurs, demander gentiment une serviette propre et des vêtements de rechange, chaud, puis me rejoindre à la porte du Fort », conclu-t-elle sur un ton indéniablement autoritaire mais pas agressif pour autant. Elle prenait les choses en main sans souffrir de protestation, c’est dans ce moment là qu’on se souvenait qu’elle avait l’habitude de mener beaucoup de gens à la baguette elle qu’elle n’était pas forcément désagréable en le faisant. Tout ce qu’il pouvait déduire c’est qu’ils allaient sortir. En même temps, vu qu'il semblait avoir du mal à s'empêcher de travailler, l'éloigner de sa tentation était une idée tout à fait légitime.

« Ne me faites pas trop attendre », conclu-t-elle avec un ultime sourire malicieux avant de reprendre gracieusement son chemin. C’était aussi un avertissement. Elle allait l’attendre, donc s’il ne venait pas, elle allait le chercher, il n’avait pas d’échappatoire.

Reprenant sa route sans plus se soucier d’éventuelles de protestations, Mellissandre fit donc une halte à la taverne qui n’était pas encore trop bondé vu l’heure matinale. Scipio lui préparait toujours plus qu’elle ne pouvait en finir mais dans le doute elle lui demanda d’improviser quelque chose en vitesse en plus pour être sûr d’avoir assez à manger pour deux. Grand cuisinier quil était, elle ne doutait pas que cela le contrarierait en même temps que de lui offrir un challenge à la hauteur de son talent. En tout cas, elle ne regrettait absolument pas décision de l’engager comme cuisinier, cet homme était un génie.

Une fois que tout fut rangé et soigneusement emballé dans un sac de voyage, Mellissandre se dirigea vers la porte où la vie commençait à fourmiller. Appuyée contre un mur, elle entendit sagement que le Commandant ait finit de s’occuper de ses cheveux – il n’y avait que ça qui puisse justifier qu’il prenne autant de temps – et qu’il daigne enfin la rejoindre.

Toujours aussi pétillante de mesquinerie, Mellissandre lui révéla enfin le programme de la journée.

« Depuis que je suis arrivée, mis à part cette charmante visite dans les marais je n’ai pas vraiment eu l’occasion de faire du tourisme », expliqua-t-elle alors qu’un palefrenier leur amené deux chevaux soigneusement bridé. Elle installa solidement ses affaires sur le sien et se retourna vers Cullen avait le visage le plus étincelant de malice qu’il n’ait jamais vu.

« Donc… on va faire du shopping ! ~ », expliqua-t-elle finalement en montant avec souplesse sur son étalon, toujours en amazone.

« Je ne connais rien aux spécialités fereldienne, vous pourrez me conseiller. J’aimerai trouvé un cadeau pour mes parents... », ajouta-t-elle un peu plus sérieuse en lui adressant une ultime moue taquine : « Je me suis dis que vous en connaissiez un rayon en terme de charme rustique fereldien ~ »

De ce qu’on lui avait dit, la village le plus proche suffisamment commercial était Golfalois. Il avait repris pas mal de sa splendeur d’antan depuis les événements avec Alexius mais peut-être qu’il connaissait d’autres endroits sympathique et accessible en quelques heures de cheval. Mine de rien, elle s’en remettait à lui.

« Allez, détendez-vous Commandant, j’offre le pique nique. Vous verrez, vous n’aurez jamais mangé quelque chose d’aussi bon », conclu-t-elle en désignant ses propres affaires. De toute façon, elle n’avait quasiment rien pris avec elle. Juste son manteau, une somme d’argent fort indécente et le repas.

Une journée tranquille à flâner dans les paysages et les boutiques. Pas de prisonniers à la langue bien pendue, pas de tentative d'assassinat, de mage du sang fou ou de templier médisant. Elle y croyait vraiment.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 30 Aoû - 2:01

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Comme à leur habitude, ils échangèrent d’innombrables pics, comme pour prouver à l’autre qui avait le plus d’autorité en ces lieux. Mais finalement la jeune femme se montrait coopérative, malgré tout.

«  - Généralement, on va aux termes… mais j’ai l’impression que vous êtes déjà passé par les bains… »
«  - Je ne vois pas ce qui vous fait dire cela… »


Au moins il était certain d’une chose : Le fanatisme de Mellissandre pour les bains et tout ce qui était synonyme. Rien que d’y penser la mage du sang semblait apaisée. Cullen soupira, sachant qu’il n’allait pas retourner dans les bains de toute manière…

Il tentait de trouver de quoi s’occuper, après tout ce ne devait pas être compliqué de faire autre chose que surveiller son armée…. Bon c’était impossible au fait….

«  - Vous savez quoi, en fait, vous tombez parfaitement bien Commandant »
«  - Ah bon ? »
«  - J’ai besoin de vous »
«  - Venant de vous je me méfie »


Elle avait un sourire trop malicieux sur son visage pour paraître innocente cette tévintide. Elle avait quelque chose derrière la tête, Cullen en était certain. Mais après tout, au point où il en était, il n’attendit pas avant de soupirer et se résigner…

«  - Bon, très bien… Que voulez-vous que je fasse… ? »
«  - « Ce que vous allez faire, Commandant, c’est que vous allez aller dans les quartiers des serviteurs, demander gentiment une serviette propre et des vêtements de rechange, chaud, puis me rejoindre à la porte du Fort »
«  - QU… pardon ?! Vous voulez quitter le fort ?


Elle semblait sérieux, au ton de sa voix, et Cullen n’avait visiblement pas le choix au vu de ses activités annulés pour la journée. Le créateur avait vraiment envie de s’amuser avec lui aujoud’hui… Déjà qu’il devait rester au calme à cause de ses blessures et de cette histoire de démon, mais s’il sortait à l’extérieur du fort avec Mellissandre cela n’allait pas jouer en sa faveur.

«  - Ne me faites pas trop attendre »
«  - Heu je… !! »


Il suivit le mouvement de la jeune femme qui le contourna et quitta les lieux, sans un mot de plus. Cullen ne savait vraiment plus où se mettre, affreusement gêné de la situation.

« - …. Je n’aime pas les femmes… Mais alors vraiment pas… »

Il se gratta le crâne et alla s’asseoir sur un fauteuil pour réfléchir à la situation. Donc Mellissandre lui conseillait de sortir du fort, sans armement ni armure pour sa convalescence d’une journée. Audacieux. Alors qu’il mesurait la gravité de la situation s’il allait se rendre on ne sait où, il s’assoupit et s’endormit quelques instants, tant la fatigue le gagna subitement.

Quelques instants après, il se réveilla en sursaut, quand un soldat qui effectuait sa patrouille emprunta ce couloir. Ce dernier remarqua sa présence mais ne fit guère attention, ne souhaitant pas le déranger initialement. Quand il remarqua que le Commandant était réveillé, il s’excusa simplement.

«  - Navré… Je ne voulais pas vous déranger »

«  - Je… Il n’y a pas de mal.. »


Il se rendit compte qu’il s’était assoupit sur ce fauteuil, ne sachant pas combien de temps s’était écoulé depuis sa discussion avec Mellissandre. Il fit un bond pour se lever et se précipita vers la sortie quand le soldat quitta le couloir.

Ses vêtements avaient en parti séché, n’ayant pas énormément d’eau sur lui à ce moment-là. Mais ses cheveux étaient plus rebelles que d’habitude comme il s’en était pas occupé lorsqu’ils étaient encore mouillés. Il passa devant un miroir et s’arrêta net quand il vit sa crinière emmêlée.

«  - Bon sang… »

Il essaya de remettre le tout en place, mais les cheveux bouclés sont particulièrement difficiles à faire tenir en places une fois secs. Il soupira de nouveau, finissant par abandonner toute solution complémentaire : Ses affaires étaient enfermés dans son bureau de toute manière.

Une fois à l’extérieur, Mellissandre l’attendait déjà aux portes comme annoncé plus tôt. Cullen ne put s’empêcher de se demander si elle était vraiment sérieuse. Il s’approcha alors d’elle, n’admettant pas qu’il s’était assoupit.

«  - Je suis là… Vous avez quelque chose derrière la tête pour vouloir quitter Fort Céleste ainsi ? »
« - Depuis que je suis arrivée, mis à part cette charmante visite dans les marais je n’ai pas vraiment eu l’occasion de faire du tourisme »
«  - Du… Tourisme ? »


Il vit qu’elle avait fait amener deux chevaux. Chose pas trop désagréable étant donné que le Commandant adorait voyager à dos de monture hors du fort. Au moins cette balade allait lui être agréable, d’une certaine manière. Il regarda son cheval, les bras croisés faisant croire qu’il n’était pas intéressé.

«  - Et donc… ? »
«  - Donc… on va faire du Shopping ! ~ »


Prit au dépourvu le commandant se mit à rire de bon cœur face à cette option proposée par Melllissandre. C’était bien la première fois qu’on lui proposait d’aller faire du shopping, et avec une noble, quelle catastrophe cette journée allait être.

«  - Vous êtes marrante, déjà que c’est à cause de vous que je me retrouve en congé une journée, mais en plus vous imaginez que je vais vous suivre aveuglément pour porter vos sacs !? Demandez à quelqu’un d’autre : je ne vois pas du tout le rapport avec moi »

Il commençait à s’en aller alors que la jeune femme montait sur son cheval. Elle reprit tout de même la discussion, haussant le ton en le voyant partir pour qu’il comprenne sa situation.

« - Je ne connais rien aux spécialités fereldienne, vous pourrez me conseiller. J’aimerai trouver un cadeau pour mes parents... »

Il s’arrêta net, se laissant prendre par les sentiments, comme à chaque fois…. Cette femme était forte, elle réussissait à avoir ce qu’elle voulait, par ses propres moyens. Cullen soupira bruyamment et se retourna pour lui faire face, alors encore à terre. Il leva les yeux vers la demoiselle et continua

«  - Je suis Fereldien mais je ne vois pas comment vous aider. »
«  - Je me suis dis que vous en connaissiez un rayon en terme de charme rustique fereldien ~ »
«  - HAHAHA je crois qu’on ne s’est pas très bien compris : C’est Non »


Il croisa les bras et leva les yeux au ciel comme pour implorer Andrasté de le tirer de là. La situation n’était pas critique, mais passer une journée avec Mellissandre au-delà du mur le rendait dingue. Cette fille lui apportait que des problèmes depuis son arrivée. Et il ne parlait pas de ses blessures encore fraîches...

« - Et ne me demandez pas de vous suivre, je n’irai nulle part. »
« - Allez, détendez-vous Commandant, j’offre le pique nique. Vous verrez, vous n’aurez jamais mangé quelque chose d’aussi bon »


Finalement sa petite sortie en extérieur était une excuse pour se retrouver en tête à tête avec lui… Il réfléchissait, après tout il n’avait pas pu discuter calmement de ce qui s’était passé avec elle. Cullen avait la sale manie de grimper les tours quand on le provoquait et en oubliait les bonnes manières. A en réfléchir un peu, il n’avait rien d’autre à faire après tout. Mais cela ne l’enchantait guère.

«  - Vous vous donnez tant de mal pour simplement se retrouver en tête à tête ? »

Il sourit mais baissa tout de même les yeux, tant cela lui paraissait être vraiment tiré par les cheveux comme supposition. Qu’elle le prenne pour une pique, elle en avait l’habitude après tout.

«  - Bon… La ville la plus proche est Gaulfalois. Elle se trouve à quelques heures de cheval d’ici. Cependant si je vous accompagne c’est uniquement parce que je vous suis redevable à propos de ce qui s’est passé avec le démon hier. »

D’un geste, il enfourcha le second cheval, ayant l’habitude de le faire puis s’avança vers le premier soldat qu’il croisa pour lui dérober son arc.

«  - Donnez-moi votre arme, Soldat »
«  - O-oui, Commandant, mais… »
«  - C’est un ordre, et vous avez de la chance, c’est le seul que je vais donner de la journée »
«  - Tenez »


Il quitta ensuite les lieux avant Mellissandre se répétant bien qu’il allait lui faire regretter ce petit contretemps. Alors en chemin, il coinça l’arc sur lui, après l’avoir enfilé, puis vérifia que le carquois était bien positionné avant de reprendre la route.

--

Quelques temps plus tard, ils traversaient une petite clairière à l’orée de la forêt, sur la route principale menant à Gaulfalois. La route était simple : Une fois qu’ils s’en seraient sortis ils pouvaient rejoindre les fermes, puis la rivière, et enfin ils remonteraient la route jusqu’à l’entrée de la ville.

En attendant, la route était plutôt calme, et l’utilisation de ses flèches n’était pas requis pour l’heure. Les chevaux trottaient côte à côte, leur laissant l’opportunité de discuter en toute liberté. Enfin, Cullen ne se montrait pas très bavard jusqu’à ce que cette histoire de la veille lui vienne à l’esprit.

«  - J’aurais une question si ce n’est pas indiscret. »

Il ralenti la cadence de son cheval en tirant légèrement sur les rennes, et se rapprocha d’avantage de Mellissandre. Ils n’avaient pas eu l’opportunité de discuter plus en détail de la veille. Bien que cela pouvait passer outre, c’était très important pour lui.

«  - Vous avez déjà affronté des démons par le passé ? »


Il pouvait lui parler de ce qui s’était passé au cercle. Après tout, pourquoi le lui cacher, elle connaissait bien cela, étant mage elle aussi. Des démons il en existent de différentes sortes, mais le pire était très certainement le démon de la paresse, celui qui rôdait dans le quartier des templiers à la tour du cercle.

«  - J’en ai vu de toutes sortes, bien que j’aurais préféré de ne pas en voir du tout. Quand j’étais au cercle en tant que templier un enchanteur supérieur s’est rebellé et a décider d’user de la magie du sang pour se créer une armée d’abomination. »

Il n’alla pas plus loin dans son récit, simplement qu’il avait oublié une bonne partie de ce qui s’était passé jusqu’à ce que les effets du lyrium disparaissent. La suite était moins glorieuse.

«  - Ce n’est pas contre vous, mais j’ai un certain mépris pour la magie du sang en particulier. Mais vous savez, vous m’auriez connu il y a quelques années je me serais occupée de vous un peu plus tôt. »

Il leva la tête et vit au loin le moulin de Golfalois qui trônait sur une colline. Ils en avaient plus pour longtemps avant d’arriver sur les lieux.

«  - Et dire que cet endroit était pourri de vénatoris… Heureusement que la vie suit son cours… »


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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 30 Aoû - 17:15

Sans grande surprise, Cullen était réticent à l’idée de sortir du Fort, surtout pour faire quelque chose d’aussi insignifiant que du shopping. Pourtant, quoi qu’il en dise c’était une activité prenante qui l’occuperait toute la journée sans que cela ne soit lié à son travail.

Bien déterminée à ne pas lâcher le morceau jusqu’à ce qu’il accepte – elle pouvait être étonnamment têtue – Mellissandre ne cilla pas lorsqu’il l’envoya plusieurs fois balader avec fermeté. Son argumentation n’était pas bien élaborée – et encore, elle n’avait pas encore sorti le ‘je vais le dire à Joséphine’ - mais elle le sentit vaciller alors qu’elle mentionnait le pique-nique.

Ah l’estomac, le meilleur argument qui soit ! Manifestement le Commandant ne faisait pas ex…. Mellissandre cligna des yeux alors qu’il suggéra qu’elle avait monté toute cette histoire pour obtenir un tête à tête.

Elle ne savait pas ce qui était le plus choquant. Qu’il pense cela, que cela suffise à le convaincre ou qu’il arbore soudainement un sourire aussi adorable et un peu timide ou que l'idée ne lui semble pas si désagréable.

Prise au dépourvu, elle resta silencieuse à le dévisager alors qu’il acceptait officiellement de se joindre à elle, avant de préciser que ce n’était que parce qu’il lui était redevable. On aurait dit un enfant trop fier qui viens de faire une galanterie mais ne l’assume pas et joue les dur juste après. Adorable était décidément le mot qui venait à l’esprit même si elle ne savait pas trop quoi en penser mais l’idée était fort satisfaisante. Et puis, au moins, il admettait qu’elle lui avait sauvé la vie, c’était déjà ça.  

« Si vous le dites ~ », répondit-elle finalement sur un ton si exagéré qu’il trahissait ses doutes quand à la validé de son affirmation : ‘c’est juste par reconnaissance’. Si le Commandant commençait à apprécier sa compagnie malgré lui, il n’avait pas fini d’en entendre parler. Mais pour l’instant, elle décida de ne pas trop tirer sur la corde et se contenta de le regarder se mettre en selle avec un petit sourire amusé.

« Vous tirez à l’arc ? », constata-t-elle avec étonnement après qu’il ait emprunté l’arme d’un de ses soldats. Elle était persuadée que c’était un guerrier à l’épée, aussi, ce potentiel talent la surprenait sincèrement. Décidément, le Commandant était un homme plein de surprise.

Ce dernier détail réglé, ils s’élancèrent tous les deux tranquillement sur le pont qui permettait de quitter le Fort. Après tout, ils étaient tous les deux en repos, rien ne pressait. Plus ou moins sincère dans son désir de faire du tourisme, Mellissandre ne se montra pas très bavarde, gardant le nez en l’air pour observer plus finement le paysage.

Si elle avait désiré faire la conversation elle aurait sans problème trouver quelque chose à dire mais Cullen semblait savourer sa tranquillité et elle préféra donc attendre que ce soit lui qui lance la discussion pour une fois. N’étant lui même pas très bavard, ils restèrent donc très longtemps silencieux jusqu’à ce que le Commandant prenne soudainement la parole alors qu’ils atteignaient l’orée d’une charmante petite forêt.

Après l’avoir autorisé à lui poser cette fameuse question, Mellissandre qui s’était tournée vers lui pour montrer qu’elle était attentive eut la surprise de l’entendre parler de démon. A bien y réfléchir, les événements de la veille devait encore être vif dans sa mémoire…

« Bien sûr que j’ai déjà affronté des démons », répondit-elle sobrement. Pour une fois, elle n’était ni ironique, ni agressive, même si cela lui semblait être une évidence. « L’Empire est fort différent du Sud mais les mages passent tous leur Confrontation malgré tout », expliqua-t-elle avec nonchalance, preuve que cet étape de sa vie n’avait pas été un grand traumatisme. Mais il était templier, il devait donc savoir de quoi elle parlait. La Confrontation portait bien son nom, il s’agissait de combattre une de ses créatures mais aussi de résister à une menace plus insidieuse qui titillait, peur désir et orgueil. C’était une épreuve éprouvante, aussi bien physiquement – vu tout le lyrium qu’ils ingéraient d’un coup – que mentalement.

« Et puis je vous l’ai dis, j’étudie la lutte contre la manipulation mentale et la possession, cela implique inévitablement des combats avec ces créatures malgré ma magie. Tout le monde n’a pas votre force mentale Commandant... », conclu-t-elle, glissant indolemment un très beau compliment. Après tout, elle était venu l’avertir, mais c’était lui et lui seul qui avait chassé Désir de son esprit.

Jugeant qu’elle en avait assez dit – elle préférait s’abstenir de mentionner sa faculté d’invoquer des Ombres – elle l’écouta parler à son tour de sa propre expérience au sein du Cercle. Bien entendu, elle n’avait jamais entendu parlé de cet événement mais elle comprenait mieux désormais son traumatisme envers la magie du sang. Un mage fou qui transforme ses camarades et ses protégés en abomination cela marquait l’esprit. D’ailleurs, elle se demandait à quel degré il était impliqué dans cet histoire. Avait-il assisté à événements comme observateur extérieur ou bien plongé au coeur des événements ? Avait-il lutté contre ses monstres, résister à la possession ou simplement constater les dégâts ? Sa curiosité morbide lui brûlait les lèvres mais elle n’eut pas l’occasion de l’interroger plus avant car il… s’excusa plus ou moins de l’avoir mal jugé. C’est du moins ainsi qu’elle préférait interpréter sa remarque.

« Malgré mes innombrables défauts je ne suis pas rancunière... », répondit-elle donc, signe que si c’était bien des excuses qu’il lui présentait elle lui pardonnait. Mais sa curiosité n’était pas rassasiée pour autant.

« Mais je me demande, qu’est-ce qui vous a un peu apaisé en ce cas ? », demanda-t-elle avec douceur en apprenant qu’il avait été bien plus sévère contre les mages autrefois. Elle pouvait comprendre qu’un traumatisme nous pousse à l’excès mais il était encore plus difficile de sortir de ce genre de paranoïa…. « Oh ! Dites moi que c’est une histoire d’amour interdite avec une mage », le taquina-t-elle aussitôt  avec un enthousiasme sincère comme si elle avait une subite révélation, constrastant avec le ton sérieux de la discussion jusqu’alors. D’une certaine manière, c’était l’occasion d’en apprendre plus sur les histoires de coeur du commandant. Ce genre d’informations valaient de l’or auprès des pintades du Fort, et dans le fond, sa fibre romanesque espérait un peu que ça soit le cas. De toute façon, il connaissait déjà son péché-mignon pour la romance alors…

Finalement, ils arrivèrent en vue de Golefalois qui semblait bien plus pittoresque qu’elle ne l’avait imaginé et Mellissandre se détendit un peu. Avec la malchance qui la poursuivait, elle avait craint une attaque pendant tous le trajet et elle était donc presque surprise qu’ils soient arrivés dans le village sans heurt.

Le regard perdu sur le vieux moulin délabré elle tiqua légèrement en entendant Cullen mentionner les venatori qui avaient pullulaient à cet endroit pendant le ‘règne’ d’Alexius. Bien entendu, elle trouvait la situation fort ironique mais surtout cela ne lui rappelait que plus vivement l’échec cuisant qu’avait subit le Magister. Dire qu’elle même pouvait subir la même déchéance à chaque instant…

« Est-ce que c’est vrai que l’Inquisiteur a vu le futur ? », demanda-t-elle toujours nonchalante, décidant de profiter de l’occasion pour glaner quelques informations potentiellement utiles. Cette rumeur n’était pas un secret mais elle était relativement marginale malgré tout. C’était tellement fou que c’était difficile à croire, il y avait tant de supposés exploits que Ragnar avait soit disant accompli…

Avant qu’ils ne pénètrent dans le village, Mellissandre rabattit le large capuchon de sa cape sur son visage afin de dissimulée son teint légèrement hâlée et ses long cheveux noirs. Ce n’était pas écrit sur son front qu’elle était tévintide mais elle en avait tout de même le physique typique, dans une citée si récemment marquée par les venatori c’était de la provocation de se promener à visage découvert…

« Le raccourci entre mage tévintide et venatori est malheureusement très vif dans le Sud », se justifia-t-elle auprès de Cullen avec un sourire un peu amer, jouant parfaitement le jeu de la femme lassée d’être sans arrêt accusé.

Et puis, au-delà de ça, elle n’avait pas très envie d’être alpagué toutes les cinq minutes par des hommes libidineux. Bon, la présence du Commandant à ses côtés aurait probablement limité ce genre d’interaction mais autant réellement essayer de ne pas faire d’esclandre…

Ils entrèrent sans encombre dans la ville, mais à peine avaient-ils fait dix pas à l’intérieur qu’un soldat de l’Inquisition s’approcha au garde à vous.

« J’ai un message pour vous, Commandant », annonça-t-il avec une rigueur toute professionnelle en tenant une lettre entre ses doigts. Vu l’écriture, elle avait été écrite par Dorian.
« Est-ce que c’est une question de vie ou de mort ? », demanda aussitôt Mellissandre avec une pointe d’agressivité coupant l’herbe sous le pied de Cullen et surprenant le soldat qui n’avait probablement pas prêté attention à sa présence.
« Heu… non... », répondit-il l’homme manifestement destabillisé par la tournure des événements.
« Donc ça peut attendre demain alors. Aujourd'hui, le Commandant est en repos », renchérit Mellissandre avec autorité habituelle, intraitable. Dans le même temps, elle fit les gros yeux à Cullen en guise d’avertissement. « Ne retombez pas déjà dans vos travers », grogna-t-elle persuadée que s’il ouvrait cette lettre il allait se laisser obséder par le contenu. Auquel cas, elle aurait mis sa main au feu que sa journée shopping et son pique nique champêtre serait alors le cadet de ses soucis… C’était une Alirius, elle ne supportait pas passer en second.

Se dandinant sur le place, l’homme regarda le Commandant pour avoir son verdict. Tout le monde savait que Cullen travaillait trop, il se sentait donc coupable d’avoir troublé son repos… Mais surtout, il ne pouvait pas s’empêcher de se demander pourquoi il passait ce jour si rare en compagnie de Mellissandre… Et pourquoi la jeune femme contrariée ressemblait à une épouse aigrie qui veut empêcher son mari d’aller boire un verre.

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*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Mer 30 Aoû - 21:58

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Cullen n’était pas étonné que Mellissandre avait rencontrée des démons par le passé, elle se vantait chaque fois de lutter contre les manipulations mentales. Il savait d’avance ce qu’elle allait raconter, mais malgré tout, elle ne pouvait pas s’empêcher de le répéter. Mellissandre aimait parler d’elle et vanter les mérites de sa propre famille à longueur de journée, à croire presque qu’elle ne connaissait personne en dehors de ces personnes.

Elle mentionna pour commencer le passage des confrontations. Quelque chose de typique qu’un mage ou un templier vivait au moins une fois dans sa vie. Cependant, pendant son service, Cullen n’avait pas vraiment eu de problèmes avec les mages prit de possession démoniaques. Il avait eu de la chance jusqu’à cet incident.

«  - Et puis je vous l’ai dis, j’étudie la lutte contre la manipulation mentale et la possession, cela implique inévitablement des combats avec ces créatures malgré ma magie. Tout le monde n’a pas votre force mentale Commandant... »
«  - HA…. Si vous le dites.. »


La discussion tournant ensuite sur son aventure au cercle, dont il regretta au final d’en avoir parlé le calma légèrement… Il l’écouta alors d’une oreille en regardant au loin deux Hahls qui se nourrissaient de feuillages.

« - Mais je me demande, qu’est-ce qui vous a un peu apaisé en ce cas ? »
«  - Ce qui m’a apaisé ? Concernant les mages vous dites ? »


Il se mit sérieusement à réfléchir à ses paroles… Il ne souhaitait pas que la jeune femme interprète mal ses paroles car il était encore difficile pour lui de passer ce cap… Malheureusement il essayait de passer outre mais ce n’était pas évident pour autant.

«  - Oh ! Dites moi que c’est une histoire d’amour interdite avec une mage »
«  - Vous divaguez… »


Elle semblait tellement satisfaite d’avoir posé cette question, comme si elle s’attendait de quelque chose de vraiment romanesque, comme les livres qu’elle lisait.

«  - Vous aimeriez bien le savoir n’est-ce pas ~ ? Avec qui le Commandant a-t-il bien pu connaître le désir d’aimer, de se retrouver nu avec sa dulcinée, victime d’une passion interdite ? …. Très bonne question. »

Il clôt le sujet ainsi, ne dévoilant absolument aucun détail et la laissant d’avantage dans l’interrogation. Ce n’était ni un oui, ni on non, elle ne pouvait pas connaître les détails croustillants de ses potentiels nuits et cela le rendait béat de le savoir.

«  - Concernant les mages je fais des efforts pour collaborer avec eux, mais malheureusement ce n’est pas évident après avoir vécu de telles choses.. »

Le calme se réinstalla alors, et le Commandant retrouva sa tranquillité. D’ailleurs il était tellement fatigué qu’il manquait de peu de piquer du nez. Mellissandre ne tarda pas à reprendre la discussion, mais cette fois c’était l’inquisiteur qui l’intéressait.

«  - Est-ce que c’est vrai que l’inquisiteur a vu le futur ? »
«  - Je ne saurais dire, je n’y étais pas je n’ai fais que lire le rapport. Mais si vous voulez des détails croustillants demandez à Dorian, il y était avec lui. Il me semble que vous êtes de bons amis maintenant, selon les dires ~ »


Il leva la tête, car ils passaient proche du moulin, jusqu’à ce qu’ils atteignent la ville. La jeune femme se couvrit le visage, pour rester quelque peu discrète. Elle remarqua néanmoins que Cullen la dévisageait et elle se justifia sans qu’il ne lui demande.

«  - Le raccourci entre mage tévintide et venatori est malheureusement très vif dans le Sud »
«  - Oui, c’est vrai. La plupart des fanatiques viennent de Tevinter. D’où le rapprochement… Vous faites bien de vous couvrir un peu. »


Il prit alors les devants, comme il connaissait le coin depuis le temps qu’il fréquentait les lieux. Et là, stationné à l’entrée parmi les soldats, un agent de l’inquisition sorti pour s’adresser au Commandant qui avait passé les portes.

«  - J’ai un message pour vous, Commandant »
«  - Déjà une missive ? »


Tiens curieux, comment cette personne avait-elle pu deviner que le commandant serait en déplacement à Gaulfalois ce jour-ci ? A moins que cette personne souhaitait lui parler et qu’il en avait profité pour lui envoyer une missive dût à son urgence ?

«  - Est-ce que c’est une question de vie ou de mort ? »
«  - Heu…non… »
«  - Donc ça peut attendre demain alors. Aujourd’hui le Commandant est en repos »


Le pauvre soldat changea d’attitude presque gêné de voir Mellissandre réagir ainsi, de plus le Commandant ne réagissait pas tout de suite, ce qui augmenta son inquiétude.

«  - Oh je… Navré, je vais transmettre cette lettre à Fort Céleste dans ce cas.»
«  - Non, je la prends, ne vous en faites pas pour cela. »


Il se saisit de la fameuse enveloppe et la regarda sur les deux faces pour vérifier l’écriture de celui ou celle qui lui avait écrit. Il ne devina pas a qui cette écriture appartenait tant il en voyait passer à la pelle.

«  - Ne retombez pas déjà dans vos travers »

Elle était pas très contente la jeune tévintide, ce qui fit rire le Commandant qui commença à ouvrir la fameuse lettre sous ses yeux. Cependant il lui cacha le contenu. Il la lu d’une traite, puis la rangea dans sa veste. Ils étaient à l’arrêt et le soldat finit par se retirer pour rejoindre ses occupations habituelles.

«  - Je n’ai aucun ordre à recevoir de vous. »

Il le disait avec sarcasme, mais d’un autre côté il avait parfaitement raison sur ce point : Ce n’était pas Mellissandre qui irait lui dire quoi faire tout de même. Alors en route, son cheval était côte à côte de celui de la jeune femme ce qui lui donnait le loisir de lui passer un petit savon s’il le souhaitait ~

«  - Faites pas cette tête, c’est presque dommage ~ »


Cela lui donnait une petite mission en étant ici, de quoi l’occuper pendant que Mellissandre avait décidé de faire son shopping. Il pensait à passer déléguer la mission au campement, notamment et de s’en occuper plus tard.

«  - Bon, je vais déléguer plus loin la mission, si cela vous attriste que je ne sois pas tout à vous. »

Dorian recherchait des notes de la part de son ancien maître. Pourquoi, aucune idée, mais si ces notes existaient encore il fallait chercher pour les retrouver. Mais dans ces cas-là, le mieux était de déléguer, la ville était immense. Il ne pouvait pas se permettre de gaspiller sa journée, Joséphine ne le pardonnerait jamais. Et il n’osait imaginer s’il s’attirait les foudres de Mellissandre.

«  - Allons au campement de l’inquisition en premier pour se débarrasser de cette mission. »

Cela par contre c’était un ordre, il ne lui en laissait pas le choix. Cependant, il souhaitait rester discret pour ne pas l’importuner plus longtemps. Si bien qu’il joua la carte de la discrétion. Une fois arrivé sur place, il prit le chef des troupes seul à seul et discuta à voix basse avec lui.

«  - Vous pouvez me trouver cela pour moi ? »
«  - Ah.. Je vais voir ce que je peux faire, Commandant. Mais depuis le départ des Venatoris, je crains que la plupart de leurs effets ont été brulés. »
«  - Redites-moi ce soir, si vous avez quelque chose, dans le pire des cas, ce n’est pas grave, j’effectuerai le rapport au demandeur à mon retour. »


Il parti en direction de Mellissandre qui l’attendait un bout plus loin et alors qu’il s’approcha d’elle, il continua la conversation laissé en suspend.

«  - Pas trop abandonnée ~ ? »

Il regarda les environs réfléchissant ce qui pouvait intéresser la jeune femme…

«  - Alors, par où voulez-vous commencer ? Je ne sais même pas ce que vous désirez trouver. »

Il avait remarqué les quelques regards des soldats qui le connaissaient se poser sur eux, se demandant bien ce qu’il faisait seul avec une jeune femme… Surtout que prendre congé n’était pas chose commune chez lui. Cela le rendit passablement mal à l’aise par la même occasion.

«  - Ce n'est pas bientôt fini ces messes-basses dès que nous sommes entrain de discuter...? »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Jeu 31 Aoû - 0:48

Sans grande surprise, Cullen ne désira pas lui avouer les raisons de sa plus grande sérénité envers les mages, préférant au contraire excité son imagination en reformulant. Il n’avait pas tort, elle voulait savoir, mais il en faisait trop pour être crédible. Tout du moins, aux yeux romanesques de Mellissandre, ça ne l’était pas. Un amour impossible ne se décrivait pas en ces termes. Fatalité, désespoir, inexorable attirance, passion dévorante, culpabilité… Il ne s’agissait pas de désir d’aimer, mais d’Aimer tout court. Ce n’était pas un souhait, pas un choix mais un fait.

« Pas d’histoire avec une mage alors », soupira-t-elle de dépit, montrant donc qu’elle n’était pas dupe. « Sans vouloir vous offensez Commandant, vous ne savez guère parler du sujet. Vous devriez lire un peu plus », le taquina-t-elle ensuite, dévoilant la raison de son incrédulité.

Peut-être qu’elle se trompait, qu’il avait vraiment vécu quelque chose, mais cela ne l’intéressait pas plus que ça si ce n’était pas une passion aussi belle que puissante et exaltante. Des liaisons il y en avait des centaines chaque jour à Minrathie, elle en était saturée et lasse, des histoires d’amour, elle n’en trouvait que dans ses livres. Finalement, peut-être que c’était une fatalité… elle mettait la barre trop haut pour que cela puisse exister un jour.

Ayant manifestement décidé de ne pas collaborer avec elle, il ne répondit pas non plus à sa curiosité sur le potentiel voyage dans le temps de l’Inquisiteur, l’invitant à en parler avec Dorian. Elle s’entendait un peu mieux avec lui c’est vrai, mais de là à l’interroger plus avant, il ne fallait peut-être pas exagérer. Avec une moue dubitative, elle opina néanmoins, signe qu’elle allait y réfléchir. Tout dépendait de degré de sa curiosité en réalité.

Mais malgré sa mauvaise foi, la journée s’annonçait bien jusqu’à cette fameuse lettre qui menaçait de détourner le Commandant de leur programme. Avec un désespoir évident elle le regarda prendre la missive, persuadée qu’il ne pourrait pas résister à gérer la situation. Et c’est qu’en plus il osait s’offusquer qu’elle lui ait prétendument donné un ordre.

Contrariée Mellissandre croisa les bras en le dévisageant.

« Je ne me permettrais jamais de vous donner des ordres voyons Commandant », ironisa-t-elle alors qu’elle l’avait plus ou moins kidnapper plus tôt dans la journée. « Et puis, je suis beaucoup plus autoritaire que ça quand j’en donne », souffla-t-elle sur un ton qui avait quelque chose d’étrangement sensuel. Difficile de dire ce qu’elle sous-entendait exactement mais il y avait une pointe de malice derrière sans l’ombre d’un doute.

Rembrunie par la situation, la jeune femme était déjà en train de revoir ses plans quand Cullen vient la taquiner, l’exhortant à ne pas faire une tête aussi sombre avant de déclarer qu’il allait déléguer la mission puisqu’elle désirait tant l’avoir pour elle toute seule.

Surprise, elle eut un instant de flottement où elle cligna plusieurs des fois pour être sur d’avoir bien compris. Il allait vraiment résister à un peu de travail pour sa compagnie ? C’était vraiment fort suspect… Peut-être qu’il avait juste trop peur de Joséphine… Ou alors, si ça se trouve en fait la missive ne contenait que le bulletin météo et il prétendait lui faire une faveur. Comme si elle n’était pas capable de se débrouiller toute seule. Son orgueil piqué, elle ne se montra pas aussi aimable qu’elle l’aurait dû vu les circonstances, tournant la tête, boudeuse.

« C’est juste que je n’aime pas modifier mes plans », maugréa-t-elle avec la même mauvaise fois que lui lorsqu’il avait accepté plus tôt sous l’unique prétexte qu’il lui devait la vie. Néanmoins, lorsqu’il déclara qu’ils allaient faire un détour pour déposer la missive au camp, elle opina en ronchonnant, faisant encore un peu la tête, juste pour la forme.

Une fois arrivé, elle le laissa sagement gérer ses affaires – pourtant, elle avait très envie de savoir de quoi ça parlait – puis l’accueillit avec un sourire facétieux quand il revint la taquiner.

« Oh, vous ne pouvez pas savoir comme je me languissais de vous », répondit-elle, jouant cette fois la carte du sarcasme pour montrer qu’elle n’était plus contrariée.

Elle n’avait pas menti en disant ne pas être rancunière, elle n’avait pas l’intention de gâcher sa journée après tout. Toutefois, la bonne humeur du Commandant semblait elle entaché par les quolibets des soldats qui s’interrogeaient sur sa personne. Avec un peu de chance ils ne l’avaient pas reconnu mais ça n’allait pas empêcher une nouvelle série de rumeur de se propager. Elle voyait déjà les gros titres : la mystérieuse jeune femme avec qui le Commandant passe son temps libre. Quelque part, en tant que venatori, c’était un peu rassurant de voir que l’Inquisition avait du temps à perdre dans ce genre de commérage. Enfin, les remontrances de Cullen semblait les avoir calmer et ils étaient tous reparti vaquer à leur occupation en faisant mine de ne plus se préoccupait de leur personne.

Il était donc temps de revenir au coeur du village là où toutes les boutiques et les marchands à ciel ouvert s’étaient aglutinés. Par commodité, ils ne pouvaient pas garder leur cheval et ils le confièrent donc à une écurie un peu plus en hauteur avant de se mêler à la foule tandis que Mellissandre laissait son regard se promener sur les étales.

« Je ne sais pas exactement ce que je cherche, c’est pour ça que s’appelle du shopping Commandant », daigna-t-elle enfin répondre à sa question avec une certaine gentillesse, comme si elle expliquait les évidences de la vie à un jeune enfant. « J’aimerais juste trouver un souvenir à rapporter à mes parents, quelque chose de typique », explicita-t-elle tout de même tandis que son regard se porter vers une statuette horriblement moche de mabari. « De typique et de joli, même si ça va être difficile à trouver », compléta-t-elle avec nonchalance. Elle n’avait jamais cherché à cacher son mépris pour les autres cultures, mais quelque part, son simple désir de tourisme témoignait d’une plus grande ouverture d’esprit. Un peu comme si elle refusait volontairement de se départir de son image de noble imbuvable.

Plus ils s’approchaient du coeur du marché, plus la foule était dense et Mellissandre se retrouva ballotter dans tous les sens ce qu’elle trouva proprement insupportable. Après une ultime bousculade, elle fusilla du regard l’homme responsable en agrippant au bras de Cullen qui semblait plus épargné qu’elle sans doute à cause de sa stature.

« Le prochain qui me pousse, je le transforme en hamster », grommela-t-elle sans conviction en continuant la route sans faire mine de lâcher le Commandant. De base, c’était lui qui manquait de galanterie de ne pas lui avoir offert son bras comme tout homme courtois. Surtout dans une telle foule.

Heureusement, l’allée s’évasait un peu et Mellissandre se détendit alors qu’ils circulaient plus sereinement ce qui ne l’empêcha pas de rester accroché à lui, lui imposant son rythme. Ralentissant pour observer des bijoux qui scintillaient une étale. Il ne lui fallut qu’un coup d’oeil pour constater que c’était du toc mais son instant d’hésitation suffit à attirer l’attention du vendeur qui leur fit de grand sourire.

« Approchez n’hésitez pas, vous pouvez les essayer », tenta-t-il avec un air enjoué avant de s’adresser directement à Cullen sur un air entendu. « Allons Monsieur, vous n’avez pas envie de faire plaisir à votre femme ? Vous savez ce qu’on dit...  une femme heureuse est plus généreuse ~ », conclu-t-il avec un petit rire grivois.

Mellissandre qui ne savait pas ce qui était le plus cocasse la blague graveleuse ou la relation qui leur prêtait, se rapprocha encore davantage de Cullen. Comme si elle avait besoin d’un homme pour l’entretenir.

« Je te préviens, Chéri », pouffa-t-elle en essayant désespérément de rester sérieuse, malgré le ton outrageusement appuyé qu’elle employait. « Si tu m’offres une telle camelote, je demande le divorce », conclu-t-elle en ricanant, incapable de résister plus longtemps sous le regard mécontent du vendeur qui croyait qu’elle se moquait de lui, ce qui n’était pas tout à fait faux au demeurant.

Il se rembrunit mais ne se découragea pas pour autant.

« Mes bijoux sont tous authentique Madame », se défendit-il maladroitement avant de fouiller dans un coin de son étale pour sortir des colliers aux chaînes dorées qui s’achevaient sur une rose sertie d’une petite pierre semi-précieuse. C’était du bel artisanat au demeurant, mais ce n’était pas du vrai or ou des pierres précieuses, rien de son standing en some. « De quel couleur sont les yeux de votre femme ? », insista-t-il en hésitant entre plusieurs coloris qui allaient du bleu au vert.

Mellissandre, curieuse de savoir s’il allait jouer le jeu – et s’il se souvenait de la couleur de ses yeux car ce n’était pas quelque chose auquel on prêtait généralement attention – tourna la tête pour l’empêcher de vérifier avec un petit sourire en coin.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Jeu 31 Aoû - 19:07

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Etonnant, il n’avait jamais vu la jeune femme lui faire la tête ainsi, à croire presque qu’elle faisait exprès pour l’avoir à sa botte. Mais Cullen n’était pas dupe et savait se montrer très stricte si elle abusait de sa gentillesse. Quoi qu’il était et malgré le regard des soldats, ils repartirent en direction du marché.

Cullen prit au passage la lanière de leurs deux chevaux par pur courtoisie avant de les amener à un écurie en amont du marché. La jeune femme, elle semblait ne pas apprécier les rues noires de monde qui traversaient la petite ville, contrairement au Commandant qui en avait l’habitude. Ce ne devait pas être évident de traverser la foule en étant un noble ~

Alors qu’ils se frayaient un chemin parmi la foule, Mellissandre était passée en premier, et son compagnon se contentait simplement de la suivre alors que les regards de la jeune femme se perdaient dans les présentoirs des commerciaux.

«  - Vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous recherchiez »
«  - Je ne sais pas exactement ce que je cherche, c’est pour ça que cela s’appelle du Shopping Commandant »
«  - D’accord, mais un petit détail m’aiderait tout de même à vous dénicher quelque chose. »
«  - J’aimerais juste trouver un souvenir à rapporter à mes parents, quelque chose de typique. »
«  - Bon... heu... Bon.»


Il se retint de soupirer, cela ne l’aidait pas. Quelque chose de typique, n’étant pas vraiment un connaisseur en matière de cadeau à faire à une femme – Evidemment, ce qui concernant les armes il était incollable, mais alors il ne savait absolument pas ce qui plaisait à la gente féminine – Il avait beau regarder ce qui se présenter sur les établis, rien ne lui sautait au visage.

«  - Cela m’a l’air pas mal, ça. »
«  - De typique ET de joli, même si ça va être difficile à trouver »
«  - Ne faites pas la difficile, sinon on ne trouvera rien d’assez bien pour vous »


Une chose était déjà certaine : Les bibelots simples ne l’intéressaient pas. Il fallait se mettre dans la peau de la noble pour dénicher la perle rare. Mais ce n’était pas évident… En s’approchant de la place, le nombre de stands avait augmenté et la foule aussi. D’ailleurs, se frayer un chemin devenait de plus en plus délicat.

Bien trop occupé à suivre les jolies jeunes filles du regard, Cullen ne vit pas tout de suite que Mellissandre se faisait bousculer dans tous les sens par les passants, dont certains étaient vraiment peu délicats. Bien entendu des coups d’épaules il y en avait, mais elle semblait vaciller à chacun de ses pas tant elle en recevait des coups.

Soudain, elle s’agrippa à lui en fusillant un passant du regard ce qui non seulement l’étonna, mais quand il entendit la jeune femme se plaindre des bousculades il ne put s’empêcher de glousser.

«  - Le prochain qui me pousse, je le transforme en hamster »
«  - Vous n’avez pas l’habitude de vous déplacer dans les rues de « basse société », vous. »


Il ne pouvait pas s’empêcher de lui faire remarquer ce fossé qui les séparait, étant lui-même un roturier. Et il n’appréciait pas spécialement les nobles par la même occasion.

En rejoignant la place, la foule se montra moins dense. La rue s’était écartée, et l’air était plus respirable. Cullen se laissa séduire par un stand qui vendait des chevaux, dont de sublimes sauvageons dalatiens. Ces bêtes étaient réputées pour ne pas être très répandues dans le sud et cela lui faisait de l’œil avant que Mellissandre ne décide de s’attarder à un stand de bijoux. Mauvaise idée de freiner le pas, surtout devant ce vendeur Antivan qui avait l’œil pour repérer ses potentiels clients.

«  - Approchez n’hésitez pas, vous pouvez les essayer »

Il essaya d’ignorer, mais comme la jeune femme avait son attention sur les babioles qui se trouvaient sur le comptoir de l’homme. Ce qui d’ailleurs le força à s’arrêter vu qu’elle était agrippée à lui depuis tout à l’heure. Le pauvre Rutherford était à deux doigts de lâcher un soupir vraiment désagréable.

«  - Allons Monsieur, vous n’avez pas envie de faire plaisir à votre femme ? Vous savez ce qu’on dit… une femme heureuse est plus généreuse ~ »

Vraiment mal à l’aise subitement, il ne savait pas vraiment ce qui était le plus gênant : Le fait qu’il prenne Mellissandre pour sa femme ou le fait qu’il eut sorti une vanne tellement basse les concernant. Il n’essayait même pas de bégayer des paroles, sa compagne avait prit les devants, jouant au même jeu que le vendeur, ce qui fit légèrement rougir Cullen.

«  - Je te préviens, Chéri »

Elle appuya sur le dernier mot, comme pour démontrer qu’elle plaisantait grandement à ce que venait de dire le vendeur.

«  - Si tu m’offres une telle camelote, je demande le divorce »
«  - HAHAHAHA Mais voyons ~ V..-tu es bien trop exigeante !  »


Maudit soit ses bonnes manières, il ne s’était jamais imaginé tutoyer la jeune femme un jour. Si bien qu’il avait faillit mal jouer son rôle de « mari dévoué ». Mais d’un autre côté sa remarque lui fit sourire : il ne s’imaginait pas ça de la part de la jeune femme : C’était vrai, elle devait apprécier ce genre de choses après tout d’où sa question.

«  - Mes bijoux sont tous authentique Madame »

Et il continua à fouiller dans ses établis. Mais quand il se baissa, Cullen saisit Mellissandre par les épaules, alors derrière elle, et lui murmura à l’oreille.

«  - Venez on profite pour s’en aller »

Mais la jeune femme ne bougea pas, presque curieuse de savoir ce qu’il possédait dans ses affaires. Il se mit à regarder les chevaux du stand en face, comme auparavant pour faire passer le temps jusqu’à ce que le vendeur lui demande la couleur des yeux de Mellissandre.

A cet instant précis il hoqueta, n’ayant aucune idée de la couleur exacte de la jeune femme. Il aurait voulu vérifier, mais elle tourna la tête ailleurs, comme pour l’en empêcher, ce qui le mit d’avantage dans l’embarras. Bien sûr il la regardait dans les yeux, souvent même, mais ce genre de détail ne lui restait jamais en mémoire.

«  - Heu… »


Il essaya de contourner Mellissandre pour espérer avoir une vision de ses yeux, mais malheureusement pour lui, elle esquiva,  et il se retrouva quelque peu hébété. Il se pencha alors vers le vendeur.

«  - Vous savez comme moi que ce n’est pas le plus important chez une femme ~ Si je me trompe elle va me tuer. »
«  - Ooooh. Une caractérielle ? »
«  - Vous n'imaginez même pas la vie qu'elle me mène à la maison. »


Il lui fit un clin d’œil puis poussa légèrement Mellissandre de l’épaule pour l’éloigner du stand.

«  - Non, attendez ! Revenez ! »
«  - On reviendra plus tard, on finit de faire le tour »


Il continua de pousser la jeune femme un peu plus loin et traversa la foule pour se retrouver devant le stand des chevaux. Non seulement pour observer ces sublimes créatures de près, mais également pour que le vendeur ne les ait plus dans son champ de vision.

«  - Ce vendeur, un vrai casse-pied... Une femme pour conseiller une autre femme serait plus approprié, il n'avait pas l'air de connaître grand chose. »

Un des chevaux lui renifla les cheveux car il était trop proche du stand et à la portée de celui-ci. Sans brusquer l’animal, Cullen repoussa son museau pour le faire reculer de quelques pas, et continua de lui caresser le haut de la tête d’un geste lent.

«  - Si vous voulez quelque chose dans vos cordes, il y a une librairie sur la place. On peut aller y jeter un œil…. Avant que j’achète impulsivement un cheval »

Il désigna du doigt la zone à  aller visiter pour qu’elle puisse identifier le bâtiment. Un petit bâtiment en colombage situé à côté de ses sœurs dans une ruelle qui débouchait un bout plus loin.

«  - Si je me souviens bien vous aimez la lecture, peut-être que vous trouverez ce que vous cherchez là-bas »


Sans tarder ils se remirent en route, et entrèrent finalement dans la boutique où initialement le calme régnait. Il n’y avait qu’eux dans le magasin, quand une vieille dame sorti du magasin.

Intrigué par la lettre de Dorian, il avait noté au coin de sa tête le nom de l’ouvrage qu’il recherchait : Peut-être qu’ici il pouvait mettre la main dessus après tout. Il se rendit donc dans la section magie et élémentaire du magasin pour aller fouiller les étagères.

«  - hmm… Magie basique… Je doute que quelque chose vous intéresse ici »

Non, rien non plus ici. Malheureusement il fallait se rendre à l’évidence, rien ne pouvait correspondre aux recherches que Dorian convoitait. C’était trop spécifique et si la trace des vénatoris avait été brûlé, aucun doute que ce bouquin aussi… Il attendrait dans ce cas le rapport de ses soldats en fin de journée avant de rentrer. Peut-être serait-il étonné.

Il passa alors quelques étagères plus loin et tomba sur des romans à l’eau de rose que lisait Mellissandre habituellement. Curieux, il ouvrit l’un d’eux et en lu un petit extrait.

«  - Vous trouvez quelque chose à votre goût ? »

Il referma immédiatement le livre quand la charmante bibliothécaire sorti du réduit avec une pile de livre dans les bras presque plus haute qu’elle.

«  - Bonjour m’ssieur, dame ! »
«  - Oh, Bonjour. Un coup de main ? »
«  - Non, je vous remercie, j’ai l’habitude vous savez ! Et ce ne sont que les nouvelles ventes de la journée ! »


Il ne fut même pas étonné de voir qu’il y avait un tas de bouquins d’histoires d’amour à l’intérieur, presque à croire que c’était vraiment populaire. Il n’était même pas étonné si Mellissandre trouvait la suite d’une de ses trilogies.

Par simple curiosité il alla vers l’étagère des nouveautés pour observer cette fameuse pile de livre que la jeune femme tenait entre ses mains.

«  - Oh sympa, un guide sur l’éthologie équine, écrit par les plus grands chercheurs en la matière de l’université d’Orlaïs ! »

Il senti un regard pesant sur lui, si bien qu’il se senti presque obligé de se justifier auprès de Mellissandre.

«  - Oui, je sais lire, un problème ? »
«  - Vous ne seriez pas ici autrement ! »
«  - heeeemm…. Oui… aussi »


Il se racla la gorge, mais se précipita sur l’ouvrage comme un enfant quand elle l’eut posé dans l’étagère.

«  - Navré, je suis obligé de vous le prendre »
«  - Faites, ils sont là pour ça ! »


Non seulement ce genre de bouquin l’intéressait mais s’il pouvait mettre en pratique ce qui y était annoté ce serait encore mieux. Il avait une facilité de communication avec les chevaux et savait s’y prendre pour les calmer, comme sa formation lui obligeait, mais il voulait en savoir plus, les comprendre. Et surtout étudier les destriers qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de voir en vrai.

«  - Les chevaux du nord ont une sacré réputation pour leur vitesse, je serais enchanté de pouvoir posséder l’une de ces races une fois dans ma vie ! »

Il feuilleta les pages et observa les dessins et les schémas qui y étaient annotés, presque absorbé. Il releva les yeux vers Mellissandre en ayant un peu oublié la raison de leur présence ici.

«  - Ah… Navré, je…. J’adore les chevaux ! Et si j’ai l’occasion d’en apprendre plus sur eux je n’hésite pas. Et c’est toujours utile.»

Il essaya de rebondir sur un autre sujet, alors que la bibliothécaire retournait dans la réserve chercher d’autres livres.

«  - Je n’ai même pas prêté attention mais… Quelque chose vous a intéressé ici ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Ven 1 Sep - 0:49

C’était toujours amusant de voir le Commandant déstabilisé. Le rougissement lui allait bien et elle résistait d’autant moins à jouer le jeu. Elle n’était pas sûr qu’il s’y adonne lui même mais il essaya. Un rire nerveux et un difficile tutoiement plus tard il tenta de s’esquiver mais elle s’amusait trop et elle renâcla volontairement. Saisissant l’opportunité, le vendeur tenta une nouvelle fois de leur refiler un bijou mais malheureusement pour lui, Cullen ne connaissait pas la couleur de ses yeux et elle ne lui facilita pas la tâche en détournant ostensiblement la tête pour le tester. Tester quoi elle n’en savait trop rien mais maintenant au moins elle était fixée.

Un peu surprise par la soudaine audace de Cullen qui plaisantait sur leur inexistante vie de couple, Mellissandre pouffa de rire en s’imaginant réellement en vie maritale avec lui. Ils étaient tellement différents qu’elle n’envisageait que des situations absurdes et une vie quotidienne bien compliquée. Néanmoins sans doute lasse de l’instance du marchand, il se décida à l’entraîner plus loin en la tirant par le bras et elle se laissa guider proche d’un stand qui vendait des chevaux.

L’esprit encore tourné vers la glorieuse comédie qu’ils venaient de jouer, Mellissandre sourit à Cullen alors qu’il râlait sur l’incompétence de l’homme. Fille ou pas, elle n’avait jamais eu la moindre intention d’acquérir le moindre bijoux, mais au moins là elle s’était amusée. Encore un peu pétillante d’avoir ri, elle offrit donc un visage presque sincère au Commandant qui luttait soudainement contre un étalon désireux de brouter ses cheveux.

Pas le moins du monde gêné par la situation il calma le cheval avec un naturel et un calme fascinant. C’est vrai que même engagé dans une chasse au mage du sang il gardait une certaine retenue qui devait plaire aux bêtes. Elle le regarda donc faire en silence en songeant à sa propre incompétence avec la vie sauvage, jusqu’à ce qu’il s’ébroue et lui montre une librairie plus haut dans la rue.

« Acheter impulsivement quelque chose qui nous plaît est l’apanage du shopping », le morigéna-t-elle alors qu’il avouait son envie d’acquérir une des bêtes de l’enclos. Elle ne comprenait sincèrement pas pourquoi il ne cédait pas à sa pulsion. Il faut dire qu’elle avait des sommes d’argent indécente et des esclaves pour s’occuper de ses achats si d’aventure c’était une chose vivante…

Malgré tout, elle n’allait pas le forcer et elle opina donc à son désir de visiter la librairie, l’arrêtant toutefois après avoir fait trois pas. Sans agressivité elle le regarda un certain moment, cherchant ses yeux et lui offrant les siens. Ça la taraudait depuis tout à l’heure, au moins maintenant c’était fait.

« On a presque les même », juga-t-elle finalement d’une voix douce, faisant bien entendu référence à leurs iris. Les siens étaient un peu plus foncés mais ils avaient le même noisette clair à qui le soleil donnait des reflets flavescents. Plutôt miel pour lui, plutôt ambré pour elle.

Ce n’était pas la première fois qu’ils se dévisageaient, combien de foi l’avait-elle fixé avec intensité comme si ça pouvait lui faire rentrer ses propos dans le crane mais là c’était différent. Il n’y avait pas de volonté de convaincre derrière, elle contemplait simplement et ça avait quelque chose de troublant. Presque embarrassant. Se sentant rougir pour rien, elle reprit donc nonchalamment la marche jusqu’à la fameuse librairie.

L’odeur de vieux livre avait effectivement un quelque chose de familier pas trop désagréable et Mellissandre se fondit naturellement entre les étagères pour fouiller les rayons à la recherche d’une perle rare. Naturellement le Commandant jaugea que les livres de magies n’étaient pas assez élaboré pour elle et elle le vit du coin de l’oeil même feuilleter un livre à l’eau de rose. Malheureusement pour elle, il ne s’attarda pas et elle n’eut pas le temps de se moquer avant que la responsable ne revienne.

Il lui proposa galamment de l’aider et Mellissandre tiqua légèrement. C’est vrai que le Commandant avait un côté très chevaleresque – ce n’était pas pour rien que les pintades s’extasiaient tout le temps sur lui – mais il semblait néanmoins oublié cet aspect de sa personnalité en sa présence. Parfois, elle se disait qu’elle avait très mal joué avec lui pour en arriver à cette relation mais à bien réfléchir elle ne savait pas si les choses auraient réellement pu être différente. Même en incarnant une douce et gentille ingénue il ne lui aurait probablement pas fais confiance. A vrai dire, soupçonnant son hypocrisie les choses auraient même pu être pire. Et puis, toute talentueuse qu’elle était, elle serait probablement morte d’épuisement de jouer constamment une cruche aimable. Rien que d’y penser elle en avait la nausée.

Réalisant que, perdue dans ses pensées, elle avait arrêté de fouiner un moment elle reprit nonchalamment ses recherches, regardant si la suite de certaines séries populaires étaient sorties. Plongée dans des calcules savants pour savoir à quel tome elle s’était arrêtée elle fut de nouveau perturbé par Cullen qui s’extasiait sur un livre. N’ayant jamais imaginé que la lecture soit un de ses passe temps elle lui lança un œil dubitatif et il se justifia immédiatement.

Ce n’était pas tant la lecture que le sujet qui le passionnait. Finalement, cette sortie lui aurait bien appris quelque chose sur le Commandant même si elle n’était pas sûre que cette information soit d’une quelconque utilité aux venatori. Le Commandant aime les chevaux, youpi la guerre est gagnée.

Souriant devant son excitation – on cru un gosse à qui on offre son premier livre d’image – Mellissandre l’écouta d’une oreille distraite vanter les mérites des cheveux nordiques. Elle n’y connaissait strictement rien aussi aurait-il pu l’abreuver de bêtises qu’elle n’y aurait vu que du feu.

« Si j’avais su, je vous aurez offert un pur sang au lieu d’une épée », plaisanta-t-elle finalement en songeant que c’était probablement le plus beau cadeau qu’elle aurait pu trouver vu l’enthousiasme qui semblait l’animer. A bien y réfléchir, ce n’était pas trop tard, a priori le palefrenier qu’ils avaient visité tout à l’heure ne s’était pas envolé mais elle doutait qu’il soit consentant. Pour elle, cela ne représentait pas grand-chose, le prix d’un ou deux bijoux au maximum, mais il avait son orgueil et elle doutait qu’il accepte un cadeau gratuit.

Sans compter qu’on allait encore la soupçonnait de manigancer quelque chose alors qu’elle souhaitait juste s’attirer la sympathie du Commandant. Bon, comme elle l’avait si bien dit à l’Inquisiteur son envie de se faire apprécié n’était pas pure, mais paradoxalement elle était sincère.

« Oui, j’ai trouvé un livre que je n’ai pas encore lu », conclu-t-elle finalement en jetant machinalement un œil sur l’ouvrage qu’elle tenait dans sa main. Un tome 8, preuve s’il en était qu’elle était friande de cette saga car sinon elle n’aurait pas dévoré les 7 précédents.

Puis, dans un élan de génie, elle se tourna vers la bibliothécaire qui revenait avec une nouvelle pile de livre et désigna son ouvrage ainsi que celui de Cullen.

« Je prends les deux », déclara-t-elle en déposant en haut de la pile quelques pièces largement suffisante pour l’acquisition afin qu’il ne puisse pas protester. C’était moins excessif qu’un cheval mais ça restait un cadeau désintéressé, une bonne alternative au demeurant.

Un peu surprise mais pas mécontente, la gérante ne discuta pas plus que ça et Mellissandre taquina le Commandant en sachant très bien que même contrarié sa politesse l’empêcherait d’être désagréable.

« De rien », anticipa-t-elle donc pour lui signaler que seul la reconnaissance serait accepté avant de quitter la petite boutique.

« Bon », soupira-t-elle une fois dehors. « Cela ne résout pas mon problème de cadeau », reprit-elle en s’élançant à nouveau dans les rues en quête de cet objet unique qui saurait capter son attention. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’était très différent des marchés à Tevinter.

Déjà, il n’y avait pas la traditionnelle estrade où était exposé les esclaves et où se concentrer généralement l’animation, mais même les produits identiques l’étaient fait avec plus de… convivialité. Par exemple, les animaux n’étaient pas vendus dans des cages minuscules mais dans des enclos où ils pouvaient se baladaient un peu.

Ironie du sort, c’est quand en passant près d’un espace où était réuni de fier mabari, et qu’elle se demanda comment les vendeurs faisaient pour s’assurer qu’ils ne s’enfuient pas avec des barrières aussi peu imposante, qu’un chien décida de sauter par dessus. Plus surprise que paniquée, la foule eu un mouvement de recul. Mellissandre aussi mais ça ne fut pas suffisant car la créature avait manifestement décidé de s’en prendre à elle.

Choquée, elle se retrouva donc soudainement par terre écrasée par le poids de la bête avant d’avoir pu comprendre ce qui se passait. Néanmoins, le chien n’avait apparemment aucun grief contre elle puisqu’il ne chercha pas à la dévorer vivante comme elle l’avait craint un instant mais qu’il préféra plutôt lui mouiller le visage à grand coup de langue baveuse.

Dégoûtée et échevelée, la jeune femme tenta de le repousser tant bien que mal mais la bête était imposante et elle se retrouva simplement à tourner la tête d’un côté et de l’autre dans l’espoir de se soutirer à ce subit excès d’attention. Heureusement, le vendeur intervint assez rapidement, rattrapant le canidé en aidant la jeune demoiselle à se relever, manifestement confus. Et sous le charme.

Dans la confusion, elle avait bien entendu perdue sa capuche et il la dévisageait soudain avec une certaine béatitude manifestement pas dérangé par le filet brillant laissé sous ses joues qu’elle essayait d’enlever en se frottant dans sa cape.

Morte de honte, elle jura en tévène avant de foudroyer du regard Cullen, l’avertissant silencieusement de ne pas faire le moindre commentaire sous peine de sévères représailles. Lui il avait eu de la bave de démone alors il n’était pas en position de se moquer sinon elle n’aurait aucune pitié…

« C’est dégoûtant, vous devriez surveiller vos animaux », pesta-t-elle sans la moindre amabilité en ramassant son livre et sa bourse. Le vendeur avait un air faussement désolé qui l'agaça profondément, il ne se rendait pas compte de la chance qu'il avait qu'elle ne l'ai pas grillé par réflexe. A tevinter ce genre de chose ne seraient jamais arrivé...

« Ahah, je suis navrée Mademoiselle mais vous savez ce qu’on dit, les mabari sont des êtres bien trop intelligents pour être contrôlé », déclara-t-il avec la certitude de l’homme qui dit des évidences.  Si elle n’y croyait pas trop, il y avait cette légende à Tevinter qui disait que les mabari étaient des créations tévintides mais qu’ils avaient choisi de les trahir et de rejoindre Ferelden pendant la guerre.

Ce n’était pas pour autant qu’elle allait pardonner si facilement cet outrage et elle fusilla donc l’homme du regard – ainsi que le chien – manifestement de mauvais humeur. Pas si intelligent que ça, la bête ne sembla pas contrarié par sa remontrance visuelle et il s’assit sagement en remuant la queue et en jappant.

« Je crois que Hector vous aime bien », commenta sobrement le vendeur sous l’aboiement enjoué du chien. « Ce sont eux qui choisissent leur maître Mademoiselle, vous n’avez jamais envie d’avoir un de ces fières animal à vos côtés ? Aucun prétendant n’osera vous faire du tort avec un tel garde du corps », ajouta-t-il finalement l’air de rien.

Clairement pas convaincue Mellissandre croisa les bras en toisant son interlocuteur avec tout le dédain qu’elle possédait.

« Je n’ai besoin de personne pour me défendre », souligna-t-elle en jetant un bref regard à Cullen comme pour l’inciter à témoigner. « Moi je pense surtout que vous l’avez dressé pour ce genre de démonstration et que tout cela n’est qu’un attrape nigaud », ajouta-t-elle sans la moindre délicatesse. En général, elle n’avait pas un bon contact avec les animaux, selon elle il était donc évident qu’il s’agissait d’un stratagème habilement monté pour pousser des clients à l’achat. D’ailleurs, face à sa mauvaise humeur et à son regard sévère, le chien semblait désormais beaucoup plus intéressé par Cullen que par elle. Drapé dans toute sa dignité, l’animal venait même lui réclamer des caresses, s’étant assis devant lui avec un air tout fier.

Cullen, l’homme qui murmurait à l’oreille des animaux.


« C’était du tévintide. »

Prise au dépourvu par l’exclamation, Mellissandre tourna la tête vers la vielle femme qui venait de lui parler et qui lui jetait un œil sévère. « Vous avez marmonné quelque chose, c’était du tévintide », insista-t-elle ayant manifestement une très bonne ouïe pour son âge si elle avait été capable d’entendre son juron.

D’un autre côté, ses longs cheveux noirs et son teint légèrement hâlé la trahissait suffisamment. Tout ce qu’il manquait au tableau c’était quelqu’un pour la pointer du doigt. La cicatrice des ventori était encore vive, il n’en fallait pas plus pour que des regards sévères et suspicieux se posent sur sa personne.

« Je pense qu’on devrait trouver un coin tranquille pour notre pique-nique Commandant », soupira Mellissandre consciente que si personne ne lui avait encore sauté à la gorge il valait mieux ne pas trop tarder.

Manifestement, le Créateur avait décidé qu’elle n’avait pas le droit d’avoir un peu de paix et de tranquillité, de simplement profiter de sa journée. Toujours il fallait qu’elle soit jugée, critiquée. Dans le fond, le fait que leurs craintes soient justifiées lui apportait un peu de réconfort sinon elle aurait probablement fini par en être affectée malgré tout elle qui avait pourtant l’habitude de ne pas prendre les choses à coeur.

La tête haute, le dos droit, Mellissandre ignora donc les murmures de la foule avec beaucoup de prestance, ce qui ne l'empêchait pas de trahir une certaine lassitude. Tristesse même. Une mimique subtile qui se révélait dans le coin de ses yeux, dans son sourire un peu moins altier. Mais elle ne comptait guère sur la compassion de quiconque ici, même pas sur celle du Commandant, il fallait qu'elle soit inébranlable pour survivre en ce monde.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Ven 1 Sep - 18:13

Missive 7
Commandant,
Aujourd'hui vous allez penser à vous, sachant que les événements d'hier vous ont particulièrement touchés. Ne vous en faites pas, un jour de repos ne fait de mal à personne ! Je vous mets quelqu'un sur le coup pour vous aider à passer cette épreuve.  
Détendez-vous, Commandant



Il regarda alors le livre qu’elle détenait, visiblement ce devait être le dernier bouquin d’une saga qu’elle semblait lire. Mais alors qu’il essayait de connaître le titre de l’ouvrage en guignant sur son épaule, la jeune femme se tourna vers la jeune bibliothécaire qui revenait alors.

«  - Je prends les deux »
«  - hein ?! Heu… pardon !? »


Non seulement cela le choquait mais Mellissandre était sérieuse et même s’il insistait pour prendre ses affaires en charge la jeune femme ne voulait rien entendre.

«  - J’insiste, j’arrive à le prendre en charge »

Sauf que trop tard, elle venait de payer les ouvrages. Cullen se sentit soudainement très gêné. Il n’aimait pas qu’on lui offre des choses, par fierté mal placée certainement.

«  - De rien »

Elle se rendit alors à l’extérieur de la boutique lui rendant son ouvrage au passage. Après un soupir, Cullen la suivit à l’extérieur. Une fois qu’il eut refermé la porte derrière lui, il n’eut pas le temps de reprendre la discussion que la jeune femme s’exclama.

«  - Bon… Cela ne résout pas mon problème de cadeau »
«  - J’imaginais que c’était le bon endroit pour que vous trouviez quelque chose d’intéressant… Navré je n’ai pas d’autres idées »


Il la laissa comme auparavant prendre les devants et resta à quelques mètres derrière elle en observant les alentours pour trouver quelque chose qui l’intéressait. Mais il ne connaissait pas assez Mellissandre pour connaître ses intérêts ainsi que ceux de sa famille. Il resta en retrait ne voulant pas la contrarier d’avantage dans ses recherches. Après tout, ils étaient du genre à avoir des problèmes quand ils étaient les deux ensembles. Peut-être qu’en restant en arrière il pouvait remarquer quelque chose qui pouvait passer inaperçu pour elle.

Il continua de la suivre, jetant un coup d’œil à un établi rempli d’armements, quand il croisa une vieille connaissance.

«  - Oh tiens, mais qui voilà ~ »
«  - Sven ? Mais quelle surprise ! »
«  - Je ne suis même pas étonné de te voir rôder par ici. Que deviens-tu »


Il regarda par-dessus l’épaule de son ancien camarade mais il venait de perdre Mellissandre, rien de plus génial ! Après tout la place n’était pas bien grande, il la retrouverait de toute manière jeter un œil au milieu des stands.

«  - oh je… Un petit boulot sympathique, et aujourd’hui je suis … en congé. »
«  - Et tu fais les courses c’est bien ça ? Etonnant, tu n’es pas du genre à aimer cela »
«  - Vois-tu je… »
«  - … non… Tu es marié !?! »


Il n’eut pas le temps de lui répondre qu’il entendit un bruit dans la foule et de nombreux aboiements en provenance de la place. Son attention fut immédiatement attirée par les hurlements et il se précipita sans perdre de temps se saisissant de son arc prêt à décocher la flèche qui s’y trouvait déjà tendue. Sauf que la scène était bien différente qu’il ne l’eut imaginé : Le mabari qui attaquait – bien entendu – Mellissandre voulait simplement jouer avec elle. Et comme elle n’avait pas une grande capacité de compréhension envers les animaux elle ne l’entendait pas de cette oreille.

Il rangea son arme et s’approcha de la bête d’un pas tranquille, voyant bien que Mellissandre était contrariée par les coups de langue de ce dernier. Mais Cullen se refusa d’exploser de rire par pure politesse envers elle qui s’affichait comme pas possible en public.

Il fit signe au mabari de reculer, ce qu’il fit avant que son propriétaire ne s’en charge puis aide Mellissandre à se relever en lui lançant un regard des plus obscène.

«  - C’est dégoûtant, vous devriez surveiller vos animaux ! »

La jeune femme foudroya du regard le Commandant qui n’avait rien fait d’autre que d’essayer de l’aider. Il ne comprenait pas le langage qu’elle utilisait, forcément du Tévène vu son origine, mais il n’en était pas certain. Alors que Cullen croisa les bras en secouant la tête, Sven trotta jusqu’à lui en observant ce spectacle quelque peu déstabilisant.

«  - Cette femme est une Tévintide »
«  - Est-ce que cela change quelque chose ? »
«  - Les Venatoris ont réduit en cendre cette ville, si l’inquisiteur n’était pas venu sauver les mages d’ici, le créateur seul sait ce qui se se serait passé ici »


Cullen observa la situation et les prises de tête entre la jeune femme et le vendeur, sans dire mot et sans bouger non plus. Il avait lu ce qui s’était passé dans le futur alternatif que Dorian et l’inquisiteur avaient visité. Mais, cette histoire était du passé à présent, et il ne fallait pas que les tévintides soient blâmés pour quelque chose qu’ils n’ont pas faites.

«  - Je le sais, oui. Mais traite ma femme de Venaroti encore une fois et tu auras une flèche entre les deux yeux. »
«  - Je… HEIN !?... excuse-moi vieux »


Soudain le mabari vint vers lui, et s’assis en remuant la queue. Cullen se mit un genou à terre devant lui et lui caressa le crâne.

«  - Tu es un monstre, toi tu le sais… ? »

Le mabari pencha la tête sur le côté, hébété mais l’attention du templier fut dévié sur les personnes qui se mettaient à critiquer Mellissandre non pas pour sa malhonnêteté, mais car elle était une Tévintide. Beaucoup soulevèrent ce point dût à son physique exotique. Selon Cullen il était temps de filer avant que les choses ne s’aggravent. Il s’adressa alors à l’éleveur de mabari qui ne cessait de regarder Mellissandre d’un peu trop près.

«  - Faites retourner ce chien dans son enclot et reprenez vos affaires »
«  - Bien entendu, monsieur. Mais dites-moi, vous semblez connaître cette charmante donzelle ~ Vous pensez que j’ai une chance avec elle ? »


Cullen haussa un sourcil, alors que Mellissandre affrontait une vieille dame du regard. Il se saisit alors du vicelard par le col de sa chemise et le tira assez près de lui pour l’intimider d’avantage.

«  - Cette « charmante donzelle » comme vous le dites si bien c’est ma Femme, alors je vous suggère d’arrêter de la reluquer ainsi comme un pervers ou je vais vous faire comprendre à quel point je peux être mauvais une fois en colère. »
«  - Ah… heu… excusez-moi »


Il le relâcha et indiqua à Mellisandre que le mieux était de partir, ce qu’elle ne tarda pas à faire, approuvant particulièrement cette idée.

«  - Je pense qu’on devrait trouver un coin tranquille pour notre pique-nique Commandant »
«  - Oui, filons d’ici et en vitesse. »


Sur les premiers mètres, il la poussa la main au fond du dos, puis reprit ses distances en soufflant de mécontentement du nez.

«  - Je connais un endroit où nous pourrions être tranquille si vous le souhaitez, mais nous devons nous rendre au bord du lac. »

Il la guida près du port, il y avait un banc qui était libre en bordure quelques mètres plus loin. Cet endroit était plus calme pour déjeuner tranquillement.

«  - Après réflexion c’était une mauvaise idée de vous conduire ici.. Je suis navré je ne pensais pas qu’il y aurait eu autant de problèmes car vous êtes une tévintide. »

Il ne savait pas trop comment lui remonter le moral, surtout qu’elle semblait être en colère et en pleine réflexion sur la situation. Mais dans le fond il savait bien que ce genre de chose, se sentir détesté par toute une nation à cause de son origine devait être douloureux. Il s’assit alors à son tour sur le banc et regarda Mellissandre plein de compassion.

«  - Vous voulez en discuter ? »

La jeune femme possédait un comportement impossible à déterminer en avance : Cullen était certain qu’elle allait lui hurler dessus pour lui proposer un appuis. Après tout, cette femme avait une certaine fierté mal placée, un peu comme lui parfois.

Il la laissa tranquille sans trop insister si elle décidait de ne pas lui adresser la parole. De toute manière, l’horizon montagneux était aussi magnifique à admirer depuis leur position.

Pour cette histoire d’épouse, elle avait clairement lancé la pierre la première. C’était surtout pour lui éviter des problèmes supplémentaires qu’il dût utiliser cette méthode assez gênante et peu sympathique pour lui.

S'en était-elle seulement rendu compte ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] Détendez-vous, Commandant [PV . Mellissandre] Sam 2 Sep - 0:42

Mellissandre aurait donné cher pour entendre le mensonge du Commandant mais malheureusement elle était trop concentrée sur la harpie qui l’accusait de tous les maux de la terre pour prêter attention au vendeur.

Au moins ce dernier avait-il arrêté de vouloir lui refiler son chien et Cullen était d’accord avec elle sur le fait de filer. Sans se donner la peine de dire autre chose que « Je ne suis pas venatori » en toisant la foule d’un air aussi altier que condescendant, Mellissandre s’éclipsa donc escortée par le Commandant.

Un peu inquiète elle resta sur ses gardes prête à réagir à toute agression à son égard mais manifestement aucun villageois n’était assez fou pour les attaquer, a priori, vociférer leur haine à l’égard de son peuple leur suffisait.

« Le plus loin sera le mieux je crois », commenta-t-elle amèrement suite à la proposition de Cullen de se rendre près du lac même si c’était un peu distant. Docile, elle se laissa donc guider, se détendant imperceptiblement à mesure qu’ils s’éloignaient de la foule en colère.

Ils finirent par arriver à destination et il lui présenta un banc qui avait l’air à peu près propre. Sans se faire prier, elle prit donc place dessus, laissant échapper un long soupir de lassitude alors qu’elle laissait son esprit dériver, porter par la tranquillité du lac.

A sa grande surprise, Cullen s’excusa de son choix peu éclairé et lui demanda si elle souhaitait parler de ce qu’elle ressentait vis à vis de tout ça. Un peu surprise, Mellissandre l’observa un moment avec un regard légèrement suspicieux comme si tant de prévenance de sa part était vraiment louche. Son premier réflexe fut de refuser car elle songea immédiatement qu’il cherchait des faiblesses à exploiter mais connaissant le Commandant cette option lui parut rapidement invraisemblable et elle reconsidéra la question. De toute façon, que risquait-elle réellement ?

S’il y avait bien une personne appréciée et admirée dans l’Inquisition c’était lui. Vu son histoire et son statu de mage, Ragnar n’était clairement pas la coqueluche de leur faction, c’était plutôt Cullen qui faisait figure de héro digne du Cantique de la Lumière. Du moins, son comportement n’aurait pas fait grincé une mère chantriste comme un piano mal accordé. Si quelqu'un pouvait lui donner des conseils pour se faire accepter c'était lui.

Après un long silence plutôt pesant, Mellissandre qui avait abandonné l’idée de forcer un sourire soupira à nouveau.

« Je veux bien supporter ce genre de réaction, ce n’est pas un problème », commença-t-elle en regardant ses pieds, profondément perdue dans ses réflexions. « Ce qui m’ennuie c’est surtout que je ne sais pas comment je peux les faire changer d’avis. Qu’est-ce que je peux faire pour qu’ils finissent par m’accepter… », continua-t-elle en agitant nonchalamment ses jambes comme hypnotisée par le mouvement. Elle avait presque l’air d’une jeune fille timide, ça ne lui allait pas du tout. Attendrissante et beauté sulfureuse faisaient rarement bon ménage. « J’ai l’impression que c’est une fatalité et c’est très… frustrant », expliqua-t-elle toujours sur le même ton mélancolique et rempli de résignation.

Happée par le maelstrom de ses pensées, elle continua assez naturellement à parler, tournant cette fois légèrement la tête pour entrapercevoir le Commandant.

« J’imagine que c’est pour ça que j’étais si heureuse que vous m’ayez cru…  enfin, que vous ne m’ayez pas condamné par principe dans cette histoire avec Mara », avoua-t-elle. Elle avait failli parler de confiance mais le terme n’aurait pas été vraiment adéquat. Cullen ne lui faisait pas confiance, il l’avait dit lui même, mais il essayait de ne pas trop laisser ses préjugés obscurcir son jugement et c’était déjà plus que la plupart des gens.

Soupirant une énième fois comme pour évacuer son fardeau dans l’air, Mellissandre renversa légèrement sa tête en arrière, les yeux fermés pour profiter des rayons du soleil, beaucoup plus sereine. Elle n’aurait pas parier qu’un monologue suffirait à l’apaiser mais c’est vrai qu’elle se sentait mieux. A moins que ça ne soit la tranquillité ambiante du lieu qui était reposante ?

« Il fait froid dans le Sud », commenta-t-elle assez bêtement après qu’une brise un peu fraîche l’ai faite frissonné. Une évidence, mais qui n’était pas si anodine que ça, pour elle qui cherchait désespérément la chaleur de l’astre solaire sur sa peau. Sans parler de ses doigts qui s’étaient glacés sur le marbre du banc.

« Mon pays me manque », avoua-t-elle finalement, quitte à être mélancolique, autant ne pas le faire à moitié. Et puis, ce n’était un secret pour personne qu’elle idolâtrait sa patrie.

« Le soleil est plus vif, l’air plus sec mais parfois il y a une brise divinement fraîche qui souffle… Dans notre résidence à Neromanian quand je laisse ma fenêtre ouverte, je peux entendre la mer. Ma gouvernante disait que c’était la meilleure des berceuses, mais en vrai je crois qu’elle ne sait juste pas chanter », plaisanta-t-elle définitivement rassérénée par ses souvenirs. Elle pouvait presque les sentir, les voir, entendre le roulis des vagues à la place du clapotement du lac.  

Ils ne quittaient pas souvent la capitale mais elle avait beaucoup de souvenir de cet endroit. Peut-être parce qu’ils étaient loin des intrigues et qu’elle avait toujours été plus choyée dans leur résidence secondaire.

Rouvrant les yeux, elle chassa une mèche qui avait pris ses aises sur son visage pendant son petit moment de nostalgie, la remettant sobrement derrière son oreille.

« Mes parents me manquent aussi », concéda-t-elle également en détournant les yeux, un peu gênée par cette révélation. Les romans à l’eau de rose était une chose, être aussi attachée à ses géniteurs à son âge s’était un peu… enfantin. Et pourtant, elle était tellement fière d’être leur fille, d’être à la hauteur de leur exigences. Tellement assoiffée de leur amour et de leur reconnaissance. Elle ne vivant que pour ça. Ils étaient son eau et son soleil, sans eux elle se serait desséchée.

Mais une fois n’est pas coutume, Mellissandre estima qu’elle avait suffisamment parlée d’elle et qu’il était préférable de réorienter la conversation vers son interlocuteur.

« Vous avez grandi par ici ? », demanda-t-elle consciente que Ferelden était vaste mais il avait l’air plutôt familier avec le coin donc cette supposition n’était pas si infondée que ça.  Même si, à bien y réfléchir, si sa famille vivait dans le coin, il la verrait peut-être plus souvent. « Vous voyez souvent votre famille ? Vous n’en parlez jamais. J’avoue que j’ai été surprise d’apprendre que vous aviez une sœur », commenta-t-elle en se rappelant des événements avec la démone. Il en était assez proche si Désir avait pris son apparence pour le duper. Pourtant, elle n’avait jamais entendu le Commandant la mentionner ou quelqu’un en parler.

Prenant subitement conscience que le monde entier n’avait pas une relation aussi intense avec sa famille qu'elle et qu’elle avait peut être ravivé des souvenirs douloureux Mellissandre se mordit la lèvre, fouillant dans son sac pour en sortir la nourriture soigneusement préparée par Scipio en guise de diversion.

Toutefois, à peine avait-elle eu le temps de sortir les différents récipients qu’elle vit un homme essoufflé arriver en courant dans leur direction. Son visage ne lui disait rien, pourtant elle était passé devant sa boutique plus tôt : Sven.

Méfiante, elle se tendit en le regardant s’arrêter juste devant eux, prenant quelques instants pour reprendre sa respiration.

« Vous n’êtes pas facile à trouver », déclara-t-il finalement avec un air qui oscillait entre le décès imminent et la fierté victorieuse. « Je vous ai cherché partout après les événements au marché mais vous aviez disparu », rajouta-t-il confirmant le fait que c’est bien leur présence qu’il requérait.

Froide, Mellissandre le regardait en essayant de ne pas trop être agressive. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être méfiante mais il lui lançait des sourires amicales même s’il était manifestement gêné…

Une main dans les cheveux il regarda Cullen avec un air contrit.

« Hmm… Je voulais m’excuser pour tout à l’heure tu sais… d’avoir traité ta femme de venatori… », déclara-t-il soudain avec un air sincèrement navré. D’ailleurs, il se tourna vers Mellissandre avec le même air de chien battu. « Vraiment, Madame Rutherford, je suis désolé. Nous avons beaucoup souffert des venatori aussi alors j’ai été un peu prompt au jugement… Mais si Cullen vous a épousé c’est que vous êtes forcément quelqu’un de bien », clama-t-il finalement après s’être légèrement emmêlé les pinceaux mais fier de terminer sur une note positive. « Et puis, si je puis me permettre, je ne me serais jamais douter qu’il aurait si bon goût en matière de femme, vous êtes vraiment magnifique ! », ajouta-t-il en faisant une petite révérence et un clin d’oeil à son ami.

« Honnêtement, quand il m’a dit ça, j’étais tellement surpris que je crois que j’ai perdu mes moyens… Je vous aurez aidé sinon tout à l’heure ! », se reprit-il manifestement très fermement décidé à obtenir leur pardon.

Hébétée était un faible mot pour définir l’état mental de Mellissandre à cet instant. Figée dans une moue neutre, elle restait parfaitement immobile à fixer leur interlocuteur, sentant presque ses neurones bouger au ralenti tandis qu’elle essayait de mettre les morceaux en place. Ta femme. Madame Rutherford. Vous a épousé.

Au début, elle avait songé qu’il avait entendu leur petite comédie auprès du marchand, mais elle tiqua sur le quand tu m’as dis ça. Cullen avait donc dit à cet homme qu’ils étaient mariés. Pour le coup, elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi il avait fait ça, a priori, il n’était pas trop le genre d’homme qui avait envie de se faire mousser à prétendre fréquenter une belle femme. Et puis, il aurait pu juste dire qu’ils étaient ensemble, pas marié.

Fort perturbée mais sentant déjà le machiavelisme démanger son épiderme, Mellissandre fit un sourire complaisant à son interlocuteur en signe de pardon.

« Oh, que vous a-t-il dit exactement ? ~ », demanda-t-elle avec nonchalance en lançant un petit regard facétieux pour Cullen, histoire de savourer le moment où il comprendrait à quel point il était foutu.

Sven se mit à rire, cherchant les mots exacts pour ne pas être en porte à faux avec son ami.

« Qu’il me transpercerait avec une flèche si j’osais dire du mal de vous », paraphrasa-t-il finalement, songeant que c’était plutôt une bonne chose. Il avait défendu son honneur, elle ne pouvait en être que contente. Il ne pouvait pas savoir qu’il était en train de fournir des munitions dangereuses à Mellissandre qui avait de plus en plus de mal à contenir son sourire sadique. Il n’y avait que Cullen qui pouvait déchiffrer son rictus alors qu’elle lui lançait un nouveau regard malicieux. Il allait être poursuivit par ça jusque dans la tombe, elle en faisait le serment.

Même si elle trouvait la situation fort comique, elle devait bien reconnaître qu’elle était toujours aussi perplexe quand aux motivations du Commandant. C’était aimable à lui d’avoir voulu la défendre – adorable même – mais au point de prétendre ça ? C'était vraiment... troublant.

« Vraiment chéri, pourquoi tu ne m’as rien dit ? », renchérit-elle finalement incapable de résister à une telle perche.

Content de voir que Mellissandre ne s’était pas offusquée, Sven se détendit encore un peu et c’est sur un air parfaitement enjoué qu’il lança :

« Est-ce que vous accepteriez de venir déjeuner chez moi avec ma femme ce midi ? C’est la moindre des choses et puis tu as tellement de chose à me dire mon vieux. J’ai hâte de savoir comment vous vous êtes rencontré ! Et comment était le mariage aussi ! », ajouta-t-il manifestement fort enthousiasmé par cette histoire.

« Oh ça serait avec plaisir, hein chéri ! Après tout, j’ai rarement l’occasion de faire la connaissance de tes amis », ajouta Mellissandre en attrapant le bras de Cullen pour se lover contre lui avec un mielleux évident, incarnation parfaite de la jeune mariée encore énamourée. Mais surtout, elle acceptait l’invitation avant qu’il ne puisse la décliner. « Et puis, c’est de la salade froide, on pourra toujours faire notre pique nique ce soir », ajouta-t-elle en rangeant les contenants, l’empêchant une nouvelle fois de trouver des excuses.

C’était officiel.

Elle allait le torturer.

Si en plus elle pouvait apprendre des choses croustillantes, elle n’aurait pas perdu sa journée.

En tout cas, il ne pouvait plus vraiment reculait maintenant...  Elle aussi avait hâte de voir les histoires qu’il allait inventer. Surtout quand viendrait irrémédiablement l’incontournable ‘mais qu’est-ce qui t’a attiré chez elle, quand et pourquoi tu t’es dis que c’était la bonne’.

Même si elle avait voulu l’inventer, à elle seule elle n’aurait probablement pas pu placer Cullen dans une position si embarrassante. Finalement, elle commençait à apprécier l’humour douteux du Créateur.

_________________
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*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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