— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] De sang froid (P.V Dorian)

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MessageSujet: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Sam 26 Aoû - 21:57

ComplicationsDorian & Achilles
"RRRRAAA-AAARh."
Sous l'impulsion de ma soudaine pensée, je déclenche un désastre de l'hiver sur ce pauvre mannequin qui d'ailleurs éclate en mille morceaux. Mes nerfs sont à fleur de peau; cette pensée m'obsède : il y a des mages de sang dans Fort Céleste. Des mages de sang qui se promènent au milieu d'innocents, de dévoués à une cause supposée noble ! J'ai l'impression de rêver. Et en plus j'apprends que ce serait leur Commandant qui en aurait ramené une ? ! Vous ne pouvez pas savoir combien cette révélation a mis mon calme en berne. De plus, l'apprendre de la bouche d'un soldat repentant ses péchés, parlant de baignoire, de tentative d'assassinat, de noyade et de je ne sais quel autre indice capable de me faire avaler ma salive de travers. Je crois bien que j'ai même fait peur à ce pauvre Mélendor; deux fois dans sa vie il a eu le malheur de me voir ainsi. Et ça ne s'est jamais terminé sur des notes doucereuses. Je ne fais certes pas les grands tours que j'ai pu faire dans la matinée sur les remparts, puis à faire irruption dans le bureau de De Montilyet pour lui expliquer le fond de ma pensée concernant cet "incident fâcheux". Je n'en reste pas loin tout de même. Et qu'en tant que membre de la famille d'une des plus prestigieuses familles marchandes malheureusement tombée en disgrâce, cela n'était en rien vendeur concernant les négociations d'acquisition de terres pour l'Inquisition.

Cependant je suis aussi troublé par ma rencontre avec Sieur Pavus. Ou Dorian.  Je ne le nomme ainsi que lors de mes réflexions, ce qui a le don d'adoucir légèrement mon trait d'humeur. Sa missive que j'ai eu le plaisir de lire hier dans la soirée. Ainsi, il avait peur pour ma vie, mon ... intégrité. J'avais tôt fait de m'esclaffer en lisant cela dans les baraquements en présence de mes hommes. Lapidé au milieu de la cour. Encore faudrait-il que Fort Céleste ait une meilleure sécurité. Repenser ensuite à ce baiser, à l'énergie fournie par ces lèvres au goût de vin et de chaleur tévène m'arrachait un dernier regard goguenard en direction d'un Mélendor encore perdu entre l'Immatériel, les rapports et nos échanges avec les différents participants de l'expédition. À vrai dire dans les faits, je serai déjà à mon vingtième mannequin de désintégré; aujourd'hui je n'en suis qu'à douze. Un grand merci aussi à cette étrange elfe à la peau rose qui joue ses musiques plus haut sur les remparts. J'inspire et expire fortement, bouche grande ouverte et cheveux bientôt détachés de par la rudesse dont j'ai pu faire preuve précédemment dans mes mouvements. Je pose ensuite mon bâton contre le mur, marchant sur les restes de bois, tissus et paille glacés non sans écraser quelques reliquats qui craquent alors sèchement, puis je viens me pencher vers la bassine d'eau posée sur le banc. L'eau tombe sur ma nuque et mon dos, j'humidifie mon visage encore crispé. Mon bras droit templier arrive sur le côté, regardant à droite et à gauche avec méfiance les gens passant. Nous sommes tous les deux contrariés après tout par la nouvelle.
"Quel étrange instrument. Mais quel beau son.
- Il est au moins affirmé que la musique a le don d'adoucir les moeurs.
- Oui. Donc. J'ai fait en sorte que nos plans soient directement donnés à Dame Leliana. En allant dans la volière. Et vous du côté de Dame De Montilyet ?
- Elle est maintenant au courant. Le Prince aussi, dans quelques jours. Par Andrasté mais quel f... nid de serpents !!!
J'attrape sèchement ma serviette ravalant par la même occasion l'injure que je m'apprêtais à sortir et m'essuie sans douceur barbe et visage. Je savais qu'il ne fallait pas donner de pain à une organisation pareille. Et pourtant, j'ai foi en ce que feu Divine Justinia a transmis.
"Ahem."
Mélendor s'éclaircit la voix et je me redresse pour le regarder non sans une once d'agacement. Il regarde sur le côté pour me signifier la présence d'un quidam. Je réprime un râle et m'adresse à lui d'une voix plus basse.
"Dites-moi qu'il ne s'agit ni de Soeur Illène, Mère Giselle ou Dame Vivienne.
- Je crains fort qu'elles n'aient pas sa moustache.'
Je le fixe quelques secondes droit dans les yeux. Puis mes sourcils s'arquent. Ensuite mon corps pivote légèrement. Enfin j'écarquille grandement mes azurs.
"Vous."

Mes épaules roulent et je m'avance d'une traite vers le nécromant, non sans lever mon index en direction de son nez et mon visage du sien. Sent-il seulement que je n'ai pas coeur à rire, bien que sa présence à contrario me donne un rappel singulier des événements de la soirée survenue deux jours auparavant ? Que de nouveau j'ai envie de sentir sa main caresser ma joue, envie de prendre ses lèvres et empoigner sa mâchoire pour qu'il puisse voir ce que je ressens en ce moment. Mais je reste concentré sur mes paroles, et mon objectif.
"Nous avons à parler. Immédiatement. Mélendor."
J'attrape mes affaires, et montre l'une des portes menant aux baraquements. Mon second me suit ainsi que Dorian, non sans être contrarié. Ce même second reste assez loin du mage altus. Après quelques pas, j'attrape une poignée et ouvre en fracas les quartiers alloués à mes cinq hommes qui fort heureusement ne sont pas là.
"Vous étiez au courant Messerah ?"
Parler de la missive aurait été un sujet bien plus apaisant pour nos âmes, mais le fait de savoir que cette organisation battait autant de l'aile qu'une troupe de mercenaires bonne à prendre tout ce qui bouge tant que ça rapporte me rend fou. C'est sans doute un bien grand mot, mais en tant que conseiller de guerre, les meilleurs d'entre nous devant la pauvreté des stratégies, mêmes ennemies a le don de nous donner envie de déchirer les futurs parchemins qui parleront des batailles. Je reviens vers Dorian non sans pointer à nouveau mon index vers son visage, mais cette fois en frôlant presque sa joue.
"Et vous .. vous osez me parler des rumeurs pouvant circuler ... sur nos personnes ... ?!!!"
Je ravale ma salive tant j'ai l'impression de rêver. Je me recule, passant une main sur mon visage, ébouriffé au sens propre comme au sens figuré, bien que mes cheveux soient encore humides.
"Mais par Andrasté, Pavus !!! Cela fait plus de vingt deux années que circulent des rumeurs me concernant ! Et malheureusement, aucune ne m'a accusée d'utiliser de MAGIE DU SANG !"
Je réprime de moitié un rire nerveux, sentant mon accent devenir plus prononcé. Et Mélendor, resté derrière la porte qu'il a si gentiment fermé, la toque pour me signifier de baisser d'un ton. Oui, après tout les murs ont des oreilles. Toujours. Eh bien que leurs bouches se taisent.
"Des mages du sang à Fort Céleste. Et bientôt des venatoris qui se disent mage de soin, une engeance ogre qu'on va dire domestiquée, des cannibales d'Anderfels vendant des herbes vont venir se rajouter à ce tableau sordide ! Et le pire c'est qu'ils sont toujours vivants !"
Je lève les yeux vers le plafond en soupirant bruyamment. Décidément quand on me met en colère, je le suis. Mais ce n'est pas contre Dorian. Cependant si j'apprends qu'il est mage du sang, je l'étrangle sur le champ et je jette son corps du haut du Fort.
"Mère Gisèle est au courant ? Créateur ..."
Ça y est je roule des yeux, crispe ma mâchoire, masse les cercles gris sous mes yeux en fronçant fortement mes sourcils. Et dire que tout Thédas est censé être en danger.

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Dim 27 Aoû - 12:27

Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Achilles Blakemore
De sang froid
Je trouve la tonalité de couleurs des jardins quelque peu fade.
Bof, ça repose l’œil.
La seule chose que pourrait produire comme effet serait éventuellement de la mélancolie. N’avez-vous point l’impression que tout est morne, par ici ?

Le sourire que lui adressait Dorian signifiait bien qu’il s’en fichait quelque peu. Dame Rosalyne ricana pour elle-même, le regard perdu sur la cour qui désormais se déployait sous eux ; les voilà à la sortie du grand hall. Il faisait toujours aussi bon – frais – à Fort-Céleste. Bon, évidemment que si l’on regrettait le puissant et chaleureux soleil de Tévinter, il y avait de quoi être déçu tous les jours. Il ne fallait pas trop lui en demander, par ici.
Dites voir, mais comment s’est fini votre discussion avec le seigneur enchanteur ? Vous n’êtes pas revenu au repas, je profite donc de vous le demander maintenant.

Un silence se plaça entre eux. Le regard en l’air, Dorian réfléchit aux bons mots à lui dire. Enfin, s’il en eut le temps : voilà un cri, puis une explosion de magie. Etrange, il connaissait cette façon de rouler les R. Les deux se regardèrent, surpris, à mi-chemin dans les escaliers.
N’était-ce point… ?
Dame Rosalyne, je crois que vous pouvez continuer notre petite balade sans moi. Je vous retrouve sur les remparts, comme initialement planifié ?
Directement dans la bibliothèque, plutôt ! Il fait quelque peu frais aujourd’hui. Messerah…

Elle s’inclina légèrement pour le saluer, chose que fit également le mage Altus. D’après ce que lui disaient ses oreilles, ce cri grave et bien roulé de l’accent provenait du lieu d’entraînement. Mais oui, celui où par moment, simplement par ennui, le nécromancien s’y rendait pour les observer et se moquer de leur ridicule tenue qui sans doute ne protégeait même pas. Cette fois-ci serait peut-être légèrement différente. Surtout quand il remarqua les débris de mannequins mélangés à de la glace. En soi, cette curieuse forme d’art attira l’œil du thaumaturge un instant, s’étant même arrêté afin de mieux observer. Puis il remonta les yeux un peu plus loin. Oh. Quelque chose digne d’intérêt et de captivant. Pas que, à vrai dire. Huhu.

Un bout plus loin, dos à lui, se tenait un chantriste rouquin à moitié dénudé qui se versa de l’eau sur le corps. Eh bien, quel sens du timing. Dorian regarda d’abord la scène d’un œil surpris, puis l’intérêt de s’y arrêter quelque peu arriva subtilement. Un sourire en coin se dessina progressivement sur son visage. Dame Rosalyne qui trouvait la plupart des choses du fort mornes…

Le soleil n’y aida pas, à vrai dire : son reflet changea les gouttes qui perlaient le long de son corps en éclats, tout en mettant en valeur certains traits de sa musculature imposante. Puis le grand rouquin se pencha pour se sécher un minimum, toujours sous le regard charmé de Dorian qui ne se gênait pas d’observer en silence, un grand bout plus loin. Décidément, un réel parfait timing. En plus d’être bien incliné de manière à se mettre involontairement en valeur. Pour une fois que le mage Altus n’allait pas se plaindre de la vue monotone de Fort-Céleste… Il n’en perdit pas une miette cette fois.

Mais il s’approcha sans doute trop, ou trop vite, même si son intention première était de venir à lui. Il aurait tout de même voulu profiter un peu plus longtemps de ce somptueux spectacle. Mais le pire – ou le meilleur – l’attendait : peu lui importait le regard froid que lui lançait son compagnon, toute son attention restait sur la même personne qu’il observait depuis le début de son détour. Le sourire provocateur, le regard aiguisé, Dorian glissa les mains dans son dos. Pendant que le grand et fort Achilles se redressa de toute sa taille, laissant au nécromancien un magnifique aperçu de la robustesse de ses épaules, puis se tourna vers lui. Rien que son regard lui en dit long sur son humeur – au cas où les mannequins gelés et en miettes ne lui auraient guère mis la puce à l’oreille.
Vous.

Quasiment instantanément figé sur place, Pavus le regarda de façon intriguée. Et voilà, qu’avait-il encore fait ? Et les ragots ne venaient pas de lui, il devrait pourtant le savoir. Cet œil qu’il lui lançait. Peu importait sa réelle signification, il arracha au Tévintide un sourire à semi-retenu, rien que de repenser à cette soirée inévitablement. Ce regard sur sa personne. Il savait désormais ce qu’il voulait réellement dire. Ce même message enjôleur fut renvoyé à l’expéditeur par le même biais. Cela faisait un petit moment déjà qu’il le dévorait des yeux à distance raisonnable – sinon, difficile de se retenir de faire une navrante bêtise.
Moi.

Sa réponse fut brève, insolente, charmeuse dans le ton. Qu’y pouvait-il ? Le voilà une fois de plus nerveux en sa présence, le cœur battant déjà la chamade. Discrètement, il tenta de reprendre un semblant de souffle. En même temps, difficile de rester de marbre face à pareil tableau. De quoi faire de beaux rêves pour la nuit à venir.

Quelques gouttes d’eau perlaient encore des fréquentes mèches bouclées libérées du courroux de l’élastique. Ah, comment faisait-il pour rester aussi calme ?
Nous avons à parler. Immédiatement. Mélendor.
Oh, déjà ?

Un sourcil perplexe s’arqua sur son visage, tandis que ses bras se croisèrent. Ah, il n’était effectivement pas d’humeur. Ou alors simplement tendu ? Ah, si ce n’était que cela, le problème serait rapidement et facilement réglé. Quel décalage tout de même : le voilà humant l’air frais de la cour – ou tout autre parfum –, tandis que le chantriste posé d’ordinaire se mettait à exploser des mannequins.

Celui-ci leur fit signe de les suivre après avoir récupéré son sceptre et d’autres affaires. Bien volontiers, le mage Altus ne le perdit pas d’un cheveu jusqu’à la porte qu’il eut indiqué. Cependant ses yeux se plissèrent, quand un léger détail qui lui eut échappé lui sauta au visage. Des marques entaillaient son dos. Les blessures devaient être récentes, à en juger de la couleur. Curieux. Ah, tiens, une porte. Dorian ricana pour lui-même, suffisamment discret tout de même. Quelle soirée, tout de même. Elle se referma derrière eux deux, désormais seuls dans cette charmante – pour ne pas dire rustique – pièce. A peine entré, Achilles ne perdit pas de temps.
Vous étiez au courant Messerah ?
De quoi, que vous étiez aussi beau ? Je m’en faisais une idée, mais décidément, vous me surprendrez toujours.

Dorian tenta de calmer l’atmosphère. Sans doute que cela allait l’énerver, mais au moins il eut essayé. Paraissant totalement détaché par rapport à l’ambiance qui pesait sur leurs épaules, son sérieux se cachait bien, mais était bien présent. Sentant Achilles à moitié en train de lui parler et à moitié en train de réfléchir, compte tenu de ces bouts de phrases qu’il tenta de lui communiquer, un brin de confusion s’afficha dans la position de ses sourcils et dans l’inclinaison légère de son visage.
Et vous .. vous osez me parler des rumeurs pouvant circuler ... sur nos personnes ... ?!!!
Sachant qu’elles circulent quand même,…
Mais par Andrasté, Pavus !!! Cela fait plus de vingt deux années que circulent des rumeurs me concernant ! Et malheureusement, aucune ne m'a accusée d'utiliser de MAGIE DU SANG !

Malheureusement ? Etrange point de vue de la situation. Là, le sourire narguant de Dorian s’effaça pour laisser place à une mine songeuse. Ah. Ainsi donc était le sujet principal qui semblait grandement le torturer la nuit. Ou l’irriter à ce point. Difficile à dire, ce devait être un mélange des deux. L’on frappa à la porte, cela sembla calmer les ardeurs du mage de glace. Le pauvre chantriste qui ne savait même pas dans quoi il débarquait en arrivant ici. Cela lui valut un léger sourire de la part du nécromancien qui n’avait pas demandé grand-chose originellement. Enfin, il lui avait fait le même coup la dernière fois, donc pourquoi lui en vouloir ?
Ecoutez, je ne suis guère Inquisiteur, que je sache. Mais globalement, ces bannières que vous voyez à l’extérieur ont besoin de s’étendre. Sans influence, on ne pourra pas faire grand-chose. Donc oui, parfois les alliés qui se joignent à cette cause semblent inappropriés quant à ce qu’ils tentent d’y apporter.

Le nécromancien marqua une légère pause avant de reprendre son récit. Après tout, il y avait pas mal à dire à ce sujet.
Mais dites-vous bien qu’ils ont tout de même accepté un Tévintide, ancien disciple d’un Magister qui a bien failli tuer l’inquisiteur, qui s’incrusta comme par magie en ces lieux et ce, sans rien demander à personne, potentiellement mage du sang compte tenu de la réputation tévène dans le sud, nécromancien et qui étudie la magie. Le tout avec ses propres opinions sur les choses qui l’entourent. Et pourtant, tout va bien, non ?

Peut-être que le point de vue pour lequel il opta n’était pas le plus adéquat. Au moins, il essaya. Celui-ci se racla la gorge avant de reprendre ce qu’il disait d’une autre façon.
Je ne dis pas non plus que c’est la joie et que tout le monde couche avec tout le monde. Mais parfois les a priori ne font pas tout d’une personne. C’est sans doute ce qui rend la traque des potentiels ennemis en notre sein plus difficile.

En effet, il fallait rester vigilent. Se méfier de tout et de n’importe quoi. Tout le temps. Un peu comme à Tévinter, oui. Cela lui arracha un léger soupir. Pourquoi était-ce toujours aussi compliqué ? Une chose de sûre, Achilles semblait réellement au bout de sa vie avec pareille nouvelle frôlant son oreille. Il y avait de quoi, même chaste supposé, il restait un membre de la Chantrie. Enfin. Tout le monde devrait haïr cette magie, il était vrai.
Des mages du sang à Fort Céleste. Et bientôt des venatoris qui se disent mage de soin, une engeance ogre qu'on va dire domestiquée, des cannibales d'Anderfels vendant des herbes vont venir se rajouter à ce tableau sordide ! Et le pire c'est qu'ils sont toujours vivants !

Décidément, il n’était clairement pas bon pour lui de s’énerver : le voilà perdu au milieu de ses propres mots. Cette bien curieuse liste incita Dorian à ricaner avec légèreté, tandis qu’il s’approcha de lui d’un pas lent, mais mesuré.
Mère Gisèle est au courant ? Créateur ...
Je ne chercherais même pas à le savoir.

Ce n’était pas comme s’il buvait le thé tous les matins en sa compagnie. Ou alors si c’était le cas, c’était bel et bien pour l’empoisonner. Alors qu’Achilles semblait au bout de ce qu’il voulut cracher dans le vide pour éviter de commettre un meurtre – sans compter les mannequins à l’extérieur –, Dorian atteignit sa hauteur. Là, le nécromancien hésita. Il pourrait se laisser tenter, la discussion précédente posée dans un autre coin de la pièce, et profiter de l’instant pour lui mordre les lèvres. Mais d’un côté, il savait que ça ne serait guère lucide. Cela les encouragerait à pire, et il le savait. Ce n’était pas le bon moment pour ça. Il resta donc là, planté devant lui, à le dévisager quelques instants, et ce, sans rien dire.
Ils sont peut-être difficiles à traquer, mais par chance, il nous reste
un atout pour les débusquer : les murs à oreilles. Je ne parle pas de se baser sur les ragots tous plus farfelus les uns que les autres, mais de soi-même tendre l’oreille. Personnellement c’est ce que je fais, mais ces derniers temps j’ai pas mal de petits détails à régler par moi-même.

En effet, que tous ces suspicieux mettent le nez dans ses recherches l’embêtait. Pas qu’il planifiait un désastre planétaire, mais disons que son champ de bataille était vaste autant que dangereux. Quelle histoire. Cela devenait réellement suspicieux, à force. Il faudrait jouer de prudence à l’avenir avec ses ouvrages, Andrasté savait ce qu’il pourrait en advenir. Soupirant de plus belle, le mage Altus se massa la tempe.
Entre les méfiants et les convoiteurs, je ne sais ce qui est le pire.

La lassitude s’y fit clairement ressentir. D’un côté, quel bonheur de se savoir constamment surveillé, par les alliés comme les ennemis. Au début il s’en fichait, mais dès les instants où l’on tenta de dérober ses recherches, le voilà méfiant. Méfiant, quel euphémisme…

Tentant de conserver une attitude neutre, un jet de frustration passa dans son regard malgré lui. Les bras précédemment croisés, ils se délièrent pour lui permettre de glisser une main dans ses cheveux, l’autre s’appuyant sur sa hanche. Le voilà la tête inclinée sur le côté, effroyablement pensif. Ici, il pouvait souffler. Avec lui, il pouvait souffler. Ça, il le savait pertinemment. Poser quelques instants le masque du second degré pour prendre le temps d’avoir les idées claires et structurées. Finalement, un œil indéchiffrable se posa sur son charmant interlocuteur.
Si vous tenez à le savoir, oui, c’en est lassant. A Minrathie, les gens pouvaient étudier la magie du sang, tout le monde se fichait de ce que vous pouviez bien en faire. Ici, je ne fais que d’éclairer une piste incertaine et relativement dangereuse, mais contrôlée, et c’est la foire.


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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Dim 27 Aoû - 18:00

ComplicationsDorian & Achilles
Il. Vraiment. Je fulmine. Je suis confus. Je veux retourner ce Fort, trouver ce ou cette mage et ... Je tourne le dos à Dorian, négligeant précisément cette présence qui me tend d'une autre manière dans un coin de mon esprit. En trois jours, cet homme serait capable de me faire blasphémer comme avant mon entrée dans les ordres. Même si aujourd'hui, je suis devenu beaucoup plus tempéré; quand la magie du sang n'entre pas en ligne de compte. J'ai un passif assez prononcé avec cette dernière, pour en avoir subi les méfaits. Ou vu ses capacités sur l'âme humaine. Les Marches Noires me reviennent en mémoire et j'inspire profondément avant d'étouffer mon râle d'un souffle par mon nez. Il ose ourdir qu'à Tevinter tout semble normal avec cette magie. Mes poings se serrent, je les croise dans le dos et reprend peu à peu une certaine contenance afin que la situation ne dérape pas autant que lors de cette traque en Amaranthine que la Chantrie m'avait alors allouée. Trois mois à regarder ces ignominies, à suivre les traces, comprendre le modus operandi des affiliés mages du sang avant de sentir cette manipulation infâme sur soi-même. Si mon mentor n'avait pas été là je crois que je serai devenu incontrôlable et dangereux autant pour nos alliés que nos ennemis. Je ne regarde plus Dorian, combattant en moi cette alliance entre envie et colère
"Ce n'est pas pour ça qu'Andrasté s'est battue. Elle ne s'est pas battue pour que des hommes puissent encore saigner sous le joug d'autres hommes."
Tout cet esclavage, toutes ces races soumises au nom de gens ayant plus de puissance qu'eux. Comment peuvent-ils cautionner cela, l'accepter là bas ? N'ont-ils pas honte de voir une femme ployer le genou pour qu'on leur serve quelques mets ? qu'elle se baisse pour baiser leur pied dans l'humiliation la plus totale, en ayant simplement pour vivre chaque jour ses habits, du foin et son âme ?

"Nous ne sommes certes pas parfaits, mais au moins, à Antiva, elfes comme humains peuvent faire leurs choix. Je me bats pour que les mages, comme moi ou différents, soient surveillés, mais pas non plus opprimés. Et bien sûr, qu'ils n'oppriment pas leur prochain. Alors oui."
Je jette un regard froid et réprobateur à Dorian, ce mage qui malheureusement reste trop tévène à mon goût. Et laxiste sur ce sujet de vif sacrifié pour plus de puissance. Voir des hommes dans leur entièreté. Mais est-ce seulement de la faute de Dorian. La confusion reprend le dessus, et je détourne le regard, ne voulant pas montrer ce baume que ces yeux me procurent malgré la violence de nos échanges. J'ai foi envers ma mission, et ce doute m'accable : si il cautionne cette magie, c'est qu'il a dû la pratiquer. Et ses répliques me cinglent, rendent mon coeur plus lourd sous la couche pierreuse s'amassant sur cette chair délicate, et nous permettant à tous de vivre. J'enlève mon attache de cheveux et passe la serviette posée sur mon épaule sur mon visage définitivement crispé. J'arrive même à sentir sous le tissu le creux de ma cicatrice.
"Je ne sais même pas pourquoi je continue à essayer de vous raisonner.
- Et moi je vous conseille d'aller vous rafraîchir aux bains, Sieur."
Melendor est entré discrètement, ébouriffant ses cheveux châtains foncés pour calmer son soudain malaise en sentant la tension habitant la chambre. Il fronce son nez en trompette et gonfle sa joue droite pour en sortir un espèce de sifflement avant de m'indiquer la sortie.
"Bonne idée. En espérant que l'eau soit plus propre que ce Fort infesté de perfides serpent."
Je tourne vivement les talons, hochant la tête pour faire un rapide salut à Sieur Pavus pour signifier que je quitte autant cette conversation houleuse et ragoutante que sa personne.

◊ ◊ ◊

Melendor ferme alors la porte, laissant son chef partir avant que Messire Pavus ne puisse en franchir le pas et ainsi le rattraper; au cas où. On ne sait jamais. Le pauvre templier en a des sueurs froides depuis tôt ce matin.
Car voir Blakemore tourner dans tout le Fort en appréciant dirons nous les tracés laissés par l'aura en ne prenant guère garde à qui se trouve sur son chemin, sa magie de glace sortant par moments de ses mains a ... un effet plutôt ... glaçant. Oui glaçant. Le jeune homme gratte alors nerveusement la cicatrice coupant son sourcil droit avant de se mettre à rire nerveusement. Le dialogue entre les deux entités opposées commence alors dans la nervosité et le sérieux le plus total :

"C'est bien la chose la plus ridicule qu'il m'ait été donné de faire dans ma carrière. Haha ha ... ha. Je vais le regretter On peut discuter ?
- Décidément, tout le monde veut me parler aujourd'hui, haha
- Haha. Je sais que cela peut-être perturbant d'être ... le centre de l'attention. Mais comprenez qu'au sud, comme à Antiva, nous ayons quelques griefs contre ces pratiques. Ce serait comme accepter le Qun en nos terres.
- Oh, cela ne me dérange pas tant que ça, ne vous en faites pas. Cela dit, je n'ai jamais laissé sous-entendre que la pratique de cette magie se faisait librement et légalement. Malgré tout, elle reste très répandue... Ce qui est dommage, je vous l'accorde.
- Dommage. Bah. Moi aussi je trouve ça dommage. Pas pour moi. Je veux dire .... arrrrrh .... c'est aussi compliqué que les femmes ce sujet. Erm ... Est-ce que d'après vous l'esclavagisme est tolérable ?
Melendor reste sur l'expectative, ébouriffant une nouvelle fois ses cheveux pour dégager son malaise qui ne fait que prendre plus de corps à chaque réplique de Messire Pavus.
- L'esclavagisme ? Et laissez-moi deviner : la prochaine question portera sur la magocratie et la corruption qui y règne constamment, histoire d'explorer toutes les facette de l'Empire ?
De but en blanc le templier réplique, droit comme un i, comme pour répondre à un supérieur. C'est qu'il en impose quand même ce sieur sous ses airs charmants :
- Non sur le fait que vous apprécieriez de voir quelqu'un qui vous tient à coeur humilié torturé par des gens de votre pays sans qu'il ne puisse répliquer vu qu'il n'est considéré que comme la chienlie la plus ignoble de tout Thédas. Et qu'il doive supporter ce genre de discours dégoulinant bien plus de fierté que d'humanité."
Melendor hoquète. Et comme pour se préparer au pire, il récite intérieurement une prière. Son heure arrive. Rapidement.
"L'esclavagisme ne se résume pas qu'à cela. Après oui, la plupart des maîtres de maison sont violents avec leur personnel, mais en parlant de vécu, j'ai grandi dans une demeure où les esclaves n'étaient pas maltraités. Evidemment, tout cela dépend d'où l'on se trouve sur l'échelle sociale, me diriez-vous : si j'étais esclave, j'aurais sans doute un discours différent. Et je me permets d'utiliser le conditionnel, car tout cela aurait dépendu du maître que j'aurais eu derrière. La vie peut être un vrai calvaire jour et nuit, ou alors elle peut être plus tranquille. Après, il faut garder à l'esprit les conditions sociales de Tévinter : certains vivent dans une pauvreté terrible. Alors imaginez ces hommes et ces femmes sans le sou, probablement avec une famille à nourrir, parents ou enfants, qui feraient n'importe quoi pour ramener à manger chez eux. D'avoir un toit au-dessus de leur tête. D'avoir un minimum de sécurité. Ils prennent des risques certes considérables, car ils ignorent totalement la bonté de leur futur ou potentiel maître - en plus de ne pas choisir qui le sera -, mais d'un côté c'est leur dernière chance. Je suis contre la violence faite aux esclaves, mais je n'y suis pas non plus totalement opposé, si nous prenons en considération qu'une bonne partie de l'économie de l'empire repose malheureusement sur ce commerce. Pour ma part, je vois la chose du même oeil que des domestiques, la seule différence étant peut-être qu'on leur donne du pain au lieu de pièces d'or."
Il écoute, écoute et se sent chaque fois plus assommé par ce mur qu'est le Messire. Comment le Créateur peut s'amuser à créer de tels êtres ? C'est à la limite aussi douloureux que de se prendre un coup de bouclier d'un autre templier. Melendor s'éclaircit la voix.
"Je n'ignore pas non plus les atrocités que sont les marchés aux esclaves, ne vous en faites pas.   Si seulement je n'étais pas un des rares à penser ainsi, l'empire respirerait sans doute mieux.
- Sans doute, mais pas assez pour qu'ils respirent comme vous et moi. Et c'est ce que nous recherchons en travaillant pour des pièces ou plutôt un idéal de paix intérieure, de la considération d'homme libre et pensant, avec des gens comme Sieur Blakemore. Puissiez-vous un jour comprendre notre dévotion et notre foi.  
Melendor effectue le salut templier ouvrant ensuite la porte pour commencer à partir à reculons, non sans lâcher un sourire en coin.
"C'est ... dommage, je commençais à apprécier votre moustache. Il sera plus calme aux bains mais par Andrasté !  ne l'offusquez pas. Ou je vous mets mon poing dans la figure. Bonne journée.
Il détale ensuite à toute vitesse vitesse en essuyant la sueur sur son front.
"Foutredieu. Aussi difficile que les femmes."
Décidément, ce genre d'échange ne sera JAMAIS sa tasse de thé.

◊ ◊ ◊

Trois jours. Trois jours pour être obsédé à ce point par un homme et ses complexités, ses différences et son franc parler. Trois jours pour que j'arrive à convulser autant sur le cas de Tevinter et de ses pratiques. J'ai envie d'écraser mon poing dans l'eau violemment mais je me retiens. Pourquoi défend-il autant une patrie qui ne doit sa gloire qu'à ceux qui les servent mais qu'ils considère comme du bétail galeux ? Mon poing ne fait que frôler les quelques vagues que je crée dans mon sillage. Cette autre main de métal, se pose sur l'épaule opposée dans le but de ne pas rouiller ses plaques. Je l'enroule ensuite dans une serviette sèche et me penche vers l'avant de mon baquet pour m'appuyer sur mon bras de chair et perdre mes pensées vers le nuage de brume léchant les rideaux de ma zone d'ablutions. Un servante, ou ce que je pense être une servante vient à mes côtés.
"Je vous rapporte de l'eau chaude, Messerah.
- Merci."
Mais elle ne bouge pas. Et je me rends bien vite compte qu'il ne s'agit pas du tout d'une femme comme le laissait supposer mon esprit embrumé, mais un homme muni d'un couteau. Un assassin.
"Que la Chantrie crève."
L'estafilade traverse mon bras que j'ai mis en protection tout en me redressant dans un réflexe de survie. Il m'offre un deuxième coup qui cette fois atteint ma joue d'une légère entaille et enclenche mes barrières. Mon sang arrose bientôt l'eau, qui ensuite se déverse sur le sol sous ma trombe pour plaquer l'individu et le fracasser une fois, deux fois contre le mur. Il en lâche son arme. Des soldats font irruption et me voient de toute ma taille soulever un homme assommé, mon bras blessé saignant à grosses gouttes. Il restent ahuris sur le moment, balbutient, un part prévenir son chef tandis que l'autre maîtrise cet assassin arrivé d'on ne sait où. Antiva sûrement.
"Et après on ose me dire que l'Inquisition est une force de protection sur laquelle on peut compter ????"

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Lun 28 Aoû - 0:05

Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Achilles Blakemore
De sang froid
Ainsi donc, il lui tourna le dos. Tiens, cela lui rappelait leur dernière discussion face à face : à chaque fois que Dorian était contrarié, il tournait les talons un instant en se massant les tempes. Comme quoi, certaines petites choses ne changeaient pas d’un être à un autre. En même temps, ce fut quelque peu idiot de parler de magie du sang avec un Chantriste. C’était un fléau, oui, mais elle était bien réelle dans le quotidien de l’empire : voilà grosso modo ce que venait de lui énoncer le mage Altus. Apparemment, cela ne semblait guère ravir, mais c’était prévisible.
Ce n'est pas pour ça qu'Andrasté s'est battue. Elle ne s'est pas battue pour que des hommes puissent encore saigner sous le joug d'autres hommes.

Et il avait raison. Il avait parfaitement raison. Alors pourquoi s’énerver ? A cela, que pouvait répliquer le nécromancien ? Rien. Puisqu’il avait raison. Il n’y avait rien à ajouter. La seule chose qu’il lui restait à faire était de croiser les bras et de l’écouter écorcher sa nation qui pourtant le méritait.
Nous ne sommes certes pas parfaits, mais au moins, à Antiva, elfes comme humains peuvent faire leurs choix. Je me bats pour que les mages, comme moi ou différents, soient surveillés, mais pas non plus opprimés. Et bien sûr, qu'ils n'oppriment pas leur prochain. Alors oui.
…Que voulez-vous que je vous dise ? Ce n’est même plus une discussion, vous passez votre temps à lister de nombreux faits à propos de Tévinter.

Le ton était las avec un soupçon de colère également. Cette critique pure de sa patrie établie par le baron le mettait déjà hors de lui, et maintenant il s’y mettait également… Le regard s’aiguisa, les sourcils froncés, alors que son interlocuteur lui envoya ce même œil mauvais. Andrasté, pourquoi lui aussi s’y mettait ? Enfin, il fallait bien effleurer le sujet un jour ou l’autre. Dans tout son sens du patriotisme particulier qui l’habitait constamment, Dorian glissa les mains dans son dos, la posture droite, et prit un ton formel.
Je m’en fiche que vous le compreniez ou non, chevalier enchanteur Blakemore, mais malgré les ruines infestées de serpents qu’est devenu ma nation, je reste fier d’être Tévintide. Et j’ai espoir de la changer. Que dis-je. Je la changerai.

Cette discussion avec lui avait de moins en moins de sens. Ou alors, ce n’étaient plus que deux sourds qui hurlaient à pleins poumons leurs idéaux et leurs envies. Sans doute. Une chose de certaine, Dorian en avait marre de sans cesse voir sa patrie, son empire, piétinés par des chaussures incrustées d’émeraudes. Mais si maintenant des personnes comme Achilles s’y mettaient… Le nécromancien soupira, un sentiment d’être à jamais incompris durant toute son existence parcourant sa peau. Il croisa les bras sur sa poitrine, fixant de façon perplexe le chantriste.

A chaque fois, leurs différents les rattrapaient. Chacun avait ses idées propres et faisait la sourde oreille à l’autre, qu’ils partageaient la même opinion ou non. En l’occurrence, à part quelques petits détails, ils s’accordaient sur l’injustice de l’esclavage, de l’oppression des mages dans le sud, et des vertus de la magie du sang. Mais rien n’y faisait. Ce genre de personnes que haïssait Dorian plus que tout.

Alors pourquoi avec lui, tout était différent ?
Je ne sais même pas pourquoi je continue à essayer de vous raisonner.
Et moi je vous conseille d'aller vous rafraîchir aux bains, Sieur.

Le second précédemment aperçu fit son entrée. Il fallait dire qu’il tombait à pic : ce jeu de regard avec Achilles allait rendre le mage Altus fou. Fou de colère ou de passion, il était très difficile à clairement le dire. Au moins sa demande fut claire et précise, sans passer par mille et une tournures parce qu’il était haut gradé.
Bonne idée. En espérant que l'eau soit plus propre que ce Fort infesté de perfides serpent.
En attendant, écoutez-le siffler.

Il se surprit à marmonner sur un ton froid, sans doute suffisamment fort et clair pour être entendu. Ce n’était pas moins ce qu’il pensait : se plaindre de la sorte n’allait pas arrêter les mages du sang, ni même rendre ou aggraver son honneur et son prestige à cette nation en ruines. Ce n’étaient que des mots, alors pourquoi y attacher autant d’importance ? Car ils étaient les reflets de la pensée. Et même si l’on faisait tout son possible pour camoufler certaines idées fâcheuses, elles se manifestaient par un autre biais bien plus subtil.

Dorian ne le salua même pas, le regard plissé et brûlant d’une flamme à double-face. Pendant que le templier se racla la gorge, nerveux, mais cherchant à débuter la conversation. Etonnant, s’il avait encore du parmesan d’insultes à mettre sur son gratin de Tévinter piétiné, il en voudrait bien volontiers.
C'est bien la chose la plus ridicule qu'il m'ait été donné de faire dans ma carrière. Haha ha ... ha. Je vais le regretter On peut discuter ?
Décidément, tout le monde veut me parler aujourd'hui, haha.

Son rire n’était pas nerveux, mais soulignait un amusement ironique compte tenue des dernières paroles de sa chasteté. Il allait falloir un peu plus que cela pour le faire retrouver son humeur habituelle. Là, officiellement, Dorian était de mauvais poil.
Haha. Je sais que cela peut-être perturbant d'être ... le centre de l'attention. Mais comprenez qu'au sud, comme à Antiva, nous ayons quelques griefs contre ces pratiques. Ce serait comme accepter le Qun en nos terres.
Oh, cela ne me dérange pas tant que ça, ne vous en faites pas. Cela dit, je n'ai jamais laissé sous-entendre que la pratique de cette magie se faisait librement et légalement. Malgré tout, elle reste très répandue... Ce qui est dommage, je vous l'accorde.
Dommage. Bah. Moi aussi je trouve ça dommage. Pas pour moi. Je veux dire .... arrrrrh .... c'est aussi compliqué que les femmes ce sujet. Erm ... Est-ce que d'après vous l'esclavagisme est tolérable ?

Et voilà, la grande question. Entre les mages du sang, l’esclavages, et les venatoris, n’y avait-il rien d’autre au sein de l’empire ?! Par chance, la maîtrise de soi pouvait aisément s’acquérir selon la personne que l’on avait devant soi.
L'esclavagisme ? Et laissez-moi deviner : la prochaine question portera sur la magocratie et la corruption qui y règne constamment, histoire d'explorer toutes les facette de l'Empire ?
Non sur le fait que vous apprécieriez de voir quelqu'un qui vous tient à coeur humilié torturé par des gens de votre pays sans qu'il ne puisse répliquer vu qu'il n'est considéré que comme la chienlie la plus ignoble de tout Thédas. Et qu'il doive supporter ce genre de discours dégoulinant bien plus de fierté que d'humanité.

Evidemment. Les clichés. Toutes ces bonnes âmes avaient une vision très étroite au sujet de l’esclavage, comme de la magie en général. Bon, le premier sujet différait, car de réelles atrocités se produisaient dans ce sombre domaine. Au moins, le templier était rapide et franc, chose qui faisait plaisir tout de même. Dorian chercha ainsi les bons mots. Pour expliquer toutes les facettes de cette colossale cité aux ruelles fort étroites.
L'esclavagisme ne se résume pas qu'à cela. Après oui, la plupart des maîtres de maison sont violents avec leur personnel, mais en parlant de vécu, j'ai grandi dans une demeure où les esclaves n'étaient pas maltraités.

Dans la demeure Pavus, le fils supposé prodige s’entendait très bien avec les esclaves qui y travaillaient. Rien que d’y repenser, son cœur se serra : avec ce qu’il leur eu demandé par le passé, et constatant comment ils lui rendirent service au lieu d’obéir, cela changeait beaucoup de choses dans l’esprit. Dorian avait et aurait toujours un profond respect pour toutes ces personnes qui se risquent à se vendre ainsi.
Evidemment, tout cela dépend d'où l'on se trouve sur l'échelle sociale, me diriez-vous : si j'étais esclave, j'aurais sans doute un discours différent. Et je me permets d'utiliser le conditionnel, car tout cela aurait dépendu du maître que j'aurais eu derrière. La vie peut être un vrai calvaire jour et nuit, ou alors elle peut être plus tranquille.

Et par plus tranquille, il pensait à moins violente. Moins injuste. Avec un toit et de quoi nourrir ses proches. Une chance incontestée pour quelqu’un qui n’avait rien. Car les gens oubliaient bien trop souvent qu’il valait mieux être esclave et être nourri plutôt que submergé par une pauvreté écrasante et navrante. Une partie sans doute délicate à expliquer.
Après, il faut garder à l'esprit les conditions sociales de Tévinter : certains vivent dans une pauvreté terrible. Alors imaginez ces hommes et ces femmes sans le sou, probablement avec une famille à nourrir, parents ou enfants, qui feraient n'importe quoi pour ramener à manger chez eux. D'avoir un toit au-dessus de leur tête. D'avoir un minimum de sécurité. Ils prennent des risques certes considérables, car ils ignorent totalement la bonté de leur futur ou potentiel maître - en plus de ne pas choisir qui le sera -, mais d'un côté c'est leur dernière chance.

Et finalement, pour bien achever son petit discours avec pour thématique l’esclavagisme, Dorian conserva une allure de Magister, maniant les mots sans tellement de difficultés. Bonne chose, il fallait dire.
Je suis contre la violence faite aux esclaves, mais je n'y suis pas non plus totalement opposé, si nous prenons en considération qu'une bonne partie de l'économie de l'empire repose malheureusement sur ce commerce. Pour ma part, je vois la chose du même œil que des domestiques, la seule différence étant peut-être qu'on leur donne du pain au lieu de pièces d'or.

Après, tout dépendait de la quantité de nourriture ou des autres facteurs qui y étaient associés. Un maître pouvait fort bien être relativement généreux comme le fut son père, ou être un parfait salaud. Hélas, bien trop d’hommes et de femmes baignaient dans le second bassin. Difficile à dire si Mélendor était encore avec lui : il semblait bien loin. Ah, cela l’apprendrait de prendre la parole comme en pleine assemblée. Malgré tout, il se permit d’ajouter quelques autres mots à son récit.
Je n'ignore pas non plus les atrocités que sont les marchés aux esclaves, ne vous en faites pas.   Si seulement je n'étais pas un des rares à penser ainsi, l'empire respirerait sans doute mieux.
Sans doute, mais pas assez pour qu'ils respirent comme vous et moi. Et c'est ce que nous recherchons en travaillant pour des pièces ou plutôt un idéal de paix intérieure, de la considération d'homme libre et pensant, avec des gens comme Sieur Blakemore. Puissiez-vous un jour comprendre notre dévotion et notre foi.

Le voyant déjà partir à reculons, le mage Altus comprit que le petit interrogatoire touchait à sa fin. Dommage, il aurait pu encore tenir. D’ailleurs en y repensant, cela sembla le calmer de penser à autre chose que ce…rah.

Dorian le salua cependant d’un hochement de tête, en guise de réponse à son propre signe, typiquement de templiers.
C'est ... dommage, je commençais à apprécier votre moustache. Il sera plus calme aux bains mais par Andrasté !  ne l'offusquez pas. Ou je vous mets mon poing dans la figure. Bonne journée.
Bonne journée, Messerah.

Un bref sourire en coin refit surface, tandis qu’il l’observait quitter la pièce. Mélendor. Il détestait Tévinter, et il le savait. Etonnant qu’il restât aussi calme, pour le coup. Enfin, il ne fallait guère chercher. Dorian sortit à son tour, humant l’air toujours aussi frais qui parcourait la cour. Avoir autant parlé de Tévinter en si peu de temps le rendit nostalgique. L’époque où il avait encore une demeure, où sa relation avec son père n’était guère aussi brisée, où un glorieux avenir soi-disant l’attendait. Tout cela était désormais si loin…
Messerah Pavus.

L’interpelé s’arrêta dans sa marche. Il connaissait cette voix. Son poing se serra, tandis qu’il pivota légèrement pour apercevoir quel chien le regardait de haut depuis les escaliers principaux. Tiens tiens, le baron de l’autre soir. Quelle grande surprise, sans parler que le nécromancien était de fort bonne humeur.
Baron.
C’est toujours un plaisir de vous voir, vous savez. Comment se porte le chevalier enchanteur Blakemore ?

Quelle question. Intrigué, les sourcils de Dorian se froncèrent malgré lui. Il avait peut-être une chance pour faire passer cela pour sa précédente colère, mais son jeu venait de subitement s’emmêler les pinceaux. Et tout ça avec une seule question.
Comment pourrais-je le savoir ? Je ne l’ai pas vu aujourd’hui.

Le sourire du baron s’aiguisa. Quelque chose était en train de se passer. Dorian avala discrètement sa salive, soudainement tendu. Pendant ce temps, le baron, dans toute la noblesse de sa posture, descendit les dernières marches qui le séparaient du mage Altus.
Oh, vraiment ? Cela est bien dommage. Il me semble l’avoir croisé tout à l’heure, il se dirigeait vers les bains. En revanche, il ne semblait pas de si bonne humeur.

Clairement, s’il l’avait croisé, il ne fallait pas s’étonner. Le nécromancien parvint de justesse à ravaler cette phrase. La patience dans cette discussion semblait des plus adéquates. Il cachait quelque chose.
Savez-vous ce qu’il m’eut dit ? Que dans le fond, les Tévintides étaient tous les mêmes. Orgueilleux, sournois, mages du sang, ayant l’impression d’avoir un sentiment de supériorité sur tous les autres… Vous rendez-vous compte de la rudesse de ses propos ?

Quel imbécile, Achilles ne dirait jamais ça. … Quoique. Non. Le baron dut remarquer la mine soudainement songeuse du mage Altus. Une étrange confusion s’empara de lui. Il bluffait. Il ne pouvait que bluffer. Le regard inébranlable de Dorian se posa à nouveau sur le baron orlésien.
Non, le chevalier enchanteur qui vous adresse la parole ? Ce n’est pas une blague ?
Il ajouta aussi qu’il était fort heureux de partir prochainement en expédition avec ses hommes. Ce « nid de serpents » doit tant l’épuiser.

Le mage Altus se figea. Ah. Il était au courant que le chevalier enchanteur n’était que de passage, mais sur un délai aussi court ? Quelque chose ne jouait pas, et le baron dut parfaitement s’en apercevoir. Son timbre s’arma de compassion et de peine.
Mince, il ne vous a rien dit ? Je l’ignorais. Mes excuses, Messerah.

C’était vrai, ça : pas une seule fois il eut l’occasion de lui en parler, pas même effleurer le sujet. A quel jeu se plaisait tant son interlocuteur ? Désormais, le voilà perdu. Et ça, le baron devait bien l’avoir remarqué.
Où voulez-vous en venir, baron ?
Oh, pas grand-chose ! Je me disais simplement qu’il serait plus juste à votre égard de vous prévenir au sujet du chevalier enchanteur Blakemore, vous qui semblez l’apprécier… En amitié, je conçois. Un proverbe orlésien dit que les langues les plus sournoises viennent des enfants frôlant la légalité. Faites attention à vous, Messerah.

Le plus judicieux était de ne rien répondre. Aussi que le nécromancien ne savait plus où donner de la tête. Il ne lui aurait pas dit tout cela pour rien, et la bienveillance était plus un prétexte qu’une raison compte tenue de la personne. Cette même personne qui l’autre soir critiquait Tévinter sans retenue aucune, et contre qui Achilles s’était opposé. Alors même qu’il ne partageait pas du tout le point de vue de Dorian sur l’empire. Mais quelque chose d’autre sonna faux dans ses explications : ce proverbe lui était familier. Et cela l’étonnait franchement de connaître des proverbes orlésiens. Quelque chose clochait définitivement avec le baron
.
Tout de même, il avait très clairement dit qu’il l’avait croisé. Et cette histoire de départ… Enfin, Dorian s’en doutait, mais pas de sitôt. Le fait était qu’il ne lui en avait pas parlé. Et ça allait difficilement passer pour le Tévintide. … Oh, et puis pourquoi s’en faisait-il ? Ser Blakemore était assez grand pour se débrouiller et cacher des trucs, après tout. … Et puis qu’est-ce que cela pouvait lui faire, aussi.

Ce fut sur cette somptueuse humeur qu’il croisa dame Rosalyne. Le voilà au cœur du hall, sans vraiment savoir où il divaguait précisément. La jeune femme accourut à lui, la mine inquiète.
Messire Dorian, n’auriez-vous pas vu le chevalier enchanteur ?
Rah, mais qu’est-ce que ça peut me faire ?!

Il entendit sa voix résonner dans toute l’immense salle. A ce moment-là, il se rendit compte qu’il n’aurait pas dû. Toujours aussi confus, il dévia le regard de la jeune Orlésienne.
Hum… Excusez-moi. Je viens de croiser le baron, si cela peut vous éclairer. Mais pourquoi le cherchez-vous ?
Attendez, vous venez de croiser le baron ?!
Mais qu’y a-t-il de si alarmant, Rosalyne ?

Elle le prit par le bras et se dirigea vers une porte, puis soupira une fois celle-ci refermée derrière eux. Décidément, quelle journée. Andrasté savait encore quelle intrigue restait derrière tout cela.
J’ai surpris une conversation du baron avec un homme. En langue étrange, en revanche, mais l’accent me rappela légèrement le vôtre.
Attendez, ils parlaient en tévène ?
C’est possible, je ne sais pas… Je ne pourrais pas vous dire de quoi ils ont parlé, je suis navrée. Mais je crains le pire.

Le baron qui parlait tévène. Son proverbe… Mais voilà ! Il était Tévintide, Dorian le savait. Mais pourquoi… Oh. Le regard du mage Altus s’agrandit. Une fausse identité avait toujours un but. Un infiltré au sein de l’Inquisition ?! Achilles avait raison, et il ne l’avait jamais caché. … Justement.
Est-ce que l’homme qui discutait avec lui était armé ?
Heu… Rien de bien massif, car je n’ai rien vu. A quoi pensez-vous, messire ?

A rien de rassurant. Et ce n’était sans doute pas un hasard que le baron lui dit tout cela. Effectivement. « Ce « nid de serpents » doit tant l’épuiser. » Toutes les cartes avaient en fait été posées sur la table, mais subtilement. Soudainement nerveux, Dorian avala sa salive avant de retrouver la porte précédemment franchie.

Achilles allait avoir des problèmes.
Où allez-vous, Messerah ?!
Pas le temps d’expliquer, ma Dame.

Le temps pressait. Il était seul, et évidemment sans défense. Il savait qu’il prendrait un bain, mais pas parce qu’il l’avait croisé, mais bien car il avait écouté la conversation. C’était tout de même étrange, il venait d’une toute autre direction que des bains. Mais bon sang, quel imbécile fini. Dorian ne perdit pas de temps. Il ne pouvait pas en perdre. D’abord d’un pas pressé sans pour autant courir, afin d’éviter toute suspicion, puis au pas de course, il s’élança vers les bains. Quelque chose allait s’y produire.

A la vue de trois gardes se dirigeant également vers les bains, le souffle du nécromancien se coupa brusquement. Lui était-il déjà arrivé quelque chose ? Evidemment, en l’éloignant du chantriste, le baron eut tout le temps nécessaire pour agir avec son pion. Un grognement de frustration était retenu par ses dents serrées. Et il n’avait pas de quoi se défendre. Ou presque. Il alors à mi-chemin, mais son regard rencontra les mêmes baraquements que tout à l’heure. Parfait. Et puis, il ne lui en voudrait pas de gentiment le lui emprunter sans demander. Dorian entra dans la pièce toujours aussi vide et s’empara du sceptre de Blakemore, puis reprit sa course.

A l’entrée des bains, dans ce grand couloir qui conduisaient aux différents bassins, un cadavre de garde l’accueillit. Ça, et un autre bâton pointé dans son dos. A quelques pas de la porte déjà, Dorian n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qui se tenait dans l’encadrement de la porte.
Comme l’on se retrouve. Curieusement.
Je dois avouer que vous êtes plus tenace que je ne l’espérais. En soi, c’est sans doute tant mieux.

Les autres gardes s’occupaient de l’assassin qui devait se trouver au bout du couloir, dans la dernière salle. A lui de gérer cette effroyable erreur. Le mage Altus se retourna en gardant la noblesse de posture que lui permit son blason, le regard incisif, les sourcils froncés. Le baron Tévintide baissa progressivement son sceptre. Curieux.
Cessons ces stupidités, Messerah Pavus. Nous n’allons pas nous livrer bataille en un tel endroit !
Que je sache, vous fûtes le premier à lever votre arme.
C'est ce que vous croyez, Pavus.  

Le sceptre d’Achilles pointait toujours le baron, qui soudainement ricana avec mélodie. Il avait effectivement posé son sceptre à terre. Les yeux plissés et sur ses gardes, Dorian attendit. Quelque chose intrigua cependant le mage Altus : sa manière d'appuyer sur son nom de famille ne disait rien de bon.
Vous n'êtes pas Orlésien, baron. Je me disais que ce proverbe m'était familier.
J'ose espérer que votre père se souvienne mieux que vous de cette odieuse histoire, de cet affront... Mais le sujet n'est pas là.

Le baron supposé n’avait pas fini, clairement pas. Et là, trop tard sans doute,…

Le voilà qui bondit sur lui, des dagues au poing.

Pourquoi ce changement de stratégie ? Cela surprit le nécromancien, et il s’en doutait. Forcément. Son seul réflexe fut de reculer, le sceptre tenu horizontalement devant lui en tentant de parer les divers coups qui le menaçaient.
Il fallut que vous soyez en ces lieux. Je vous maudis... Vous et votre famille de vipères !

Sans le remarquer, le baron se pencha sur le côté. Ainsi plongé, la dague retournée, il parvint à érafler l’avant-bras de Dorian, qui serra les dents pour ne pas penser à la légère douleur. La plaie était grande, tout de même. Le mage Altus pivota légèrement pour bien garder son adversaire face à lui, qui lui souriait avec éclat avant de recommencer son manège. A force d’éviter ses assauts, Dorian crocha le bâton du baron précédemment posé à terre, ce qui laissa l’occasion à celui-ci de le toucher à nouveau. Il en tira une autre belle coupure, mais cette fois-ci sur l’autre avant-bras. Tout était calculé, mais le thaumaturge ne comprenait pas encore le sens à apporter à tout ceci, tentant de se redresser aussi vite qu’il put. Avant que son regard ne se posât sur le cadavre du garde, dont le sang s’écoulait allègrement. Ah.

Toutes les pièces étaient là.
Que disait votre père, déjà,
au sujet de cette pratique ? Ah oui. Le recours des plus faibles. Quel futile prétexte pour dissimuler la peur et la non-maîtrise !

Le baron commença à drainer le corps sans vie du garde avec sa magie, le sourire mauvais, le regard rieur. Le mage Altus tenta de se protéger en créant une barrière en guise de prévision… Sauf qu’il était bien trop tard. Il s’en aperçut quand il sentit ses deux récentes balafres dangereusement picoter. Ah.

Sa magie s’intensifia, puis se rua sur lui. Il savait que la barrière créée ne l’arrêterait pas, avec de telles estafilades sur le corps stratégiquement posées. Tirant les bras vers l’arrière pour tenter vainement d’éviter le contact, le voilà submergé. Ah. La magie s’infiltrait par les plaies occasionnées, ce qui lui arracha un premier cri qu’il parvint à étouffer. Pour l'instant.
Essayez ce que vous voulez, Dorian Pavus, mais vous n’y échapperez pas.

Il tomba à genoux. Les dents serrées, les yeux clos, la tête inclinée vers le ciel. Mais toujours le sceptre dans les mains qui involontairement se crispaient. Quelques convulsions le prirent. Dorian se pencha en avant, recroquevillé sur lui-même. Il pouvait sentir cette affreuse magie se répandre dans ses veines. Non. Il ne devait pas… Son emprise se resserra sur le sceptre de son ami. Il fallait réagir. Vite. Une solution. Vite.

Le souffle court, la vision de plus en plus floue, la situation devint alarmante. Il savait parfaitement ce qui l’attendrait s’il se laissait ainsi faire. Il fallait tenter quelque chose, n’importe quoi…

Ses bras se levèrent par à-coups et avec difficultés, tenant toujours fermement le bâton. Agacé autant qu’amusé devant une telle résistance, le baron intensifia sa magie, ce qui arracha un cri net de la part de Dorian.
Pensez ce que vous voulez, mais votre destin est maintenant scellé. Ah, si vous n’aviez pas douté de votre si cher chevalier enchanteur !

Tout s’embrouillait dans sa tête. Mais oui. Il avait douté de lui au profit du baron. Pas totalement, mais il avait quand même douté. Et il allait lui arriver bien pire, maintenant. Il devint difficile de garder les pieds sur terre. Non. Il devait rester.

Achilles allait avoir besoin de lui.

Dans toute la volonté qui lui restait, il reprit l’ascension de ses bras dans le but de pointer le bas du sceptre vers le sol. Quitte à hurler, il était prêt à tout donner. Il n’allait pas laisser tout ça arriver. Sans parler qu’il était certain que ce seraient ses flammes qui auraient raison du rouquin. Et ça, il ne pourrait le supporter.

Finalement, il fracassa le sceptre contre le sol.

Une onde violette se répandit tout autour de lui, telle une étrange fumée. Puis elle s’éleva au-dessus de lui pour brièvement former une tête de mort, le souffle semblant hurler mille déchirements venus tout droit de l’enfer. Puis un cri surgit. Le baron tomba sur le dos, la main devant lui comme pour se protéger de tous les vices qui étaient sur le point de ronger sa peau. Cette fumée semblait entrer par sa bouche, son nez, ses yeux… Et il hurlait d’effroi comme un schizophrène perdu dans ses brisées pensées.

La magie se retira d’elle-même, maintenant abandonnée par son lanceur. Dorian s’arrêta de hurler. Et tomba sur le côté gauche.

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Lun 28 Aoû - 22:47

DévotionDorian & Achilles
Patience est mère de sureté, nous dit-on. Et comme à son habitude, ce dicton prend pour moi tout son sens. La vieille Illène m'a dit que j'allais encore apprendre de mes erreurs. La vie humaine est faite d'erreurs. Et aujourd'hui, sous ces murs que je déteste bien plus que ceux de la demeure de mon Prince, je lorgne avec un certain malaise cette erreur. Ma vision se trouble sans que je le veuille, mes traits sont tombants et j'inspire difficilement, toujours parcouru par la sensation de mes blessures maintenant refermées; et j'en remercie les mages guérisseurs et herboriste; pas ce satané homme qui ose se dire médecin qui voulait me recoudre pour la science. J'ai le coeur lourd, comme une sensation de picots venant lacérer ce qui me permet de bouger bras et mains. Et même en les voyant se serrer, je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse de mains. Jusqu'à ce que la douleur vienne jusqu'à mes phalanges et m'empêche de me briser ce qu'il me reste d'outil de préhension.
"Pensez-vous qu'il va s'en sortir ... ?"
La voix légèrement fluette ainsi que ces mains tremblantes m'obligent à relever la tête et faire face à ce visage angoissé. Sans masque. C'est sa volonté, m'a-t-elle dit, en ajoutant que devant nous, elle ne veut point jouer le jeu : car nous sommes vrais, pour elle. Ses cheveux bouclés blonds tombent sur sa nuque, un peu ternes, mais bien ondulés. Sa nuque comme son visage montrent les traits de l'âge, malgré les artifices qu'elle peut utiliser. Je le vois à ses joues rondes qui ressemblent à des collines, au creux profond de sa nuque. Dame Rosalyne, c'est son nom, m'a-t-elle dit. La soeur de celle qui a tenté de m'emmener vers des voies qui ne conviennent guère à une personne de foi comme moi. Je pose mes mains sur mes genoux, penchant la tête vers le sol pierreux, assis sur cette chaise près de cette couche.
"Je ne saurais vous répondre. Pas ..."
Je me tourne vers la personne alitée en lâchant le plus délicatement possible ce lien avec un esprit, un lien qui m'a demandé tant de concentration et d'énergie. Je soupire faiblement, las, fatigué; un soupir qui ne ressemble à rien d'autre qu'une plainte.
"Pas pour le moment.
- Vous faites ce que vous pouvez. Et peu de gens l'auraient fait pour lui.
- La magie existe pour servir l'Homme, et non pour l'asservir.
- Messire ..."

Elle s'agenouille pour de nouveau fixer mes yeux glacés par cette concentration que je m'oblige à subir. Une noble, à genoux, face à moi.
"Pourriez-vous entendre ma confession ?"
Mes yeux clignent plusieurs fois. Le moment ne prête pas vraiment à la confession, mais soit. Son regard implorant a tôt fait de me faire plier.

◊ ◊ ◊

Je me souviens qu'elle est arrivée plusieurs instants après. Après que l'on m'eut forcé à lâcher ma prise sur le col de mon agresseur, et à boire cette potion de soins. Elle m'a vu dans cet état de choc, en train de tituber et essayer de me rhabiller un tant soi peu, séché négligemment et totalement ébouriffé. Elle me confesse son premier pardon : celui de ne pas avoir su lui dire où se trouvait Sieur Pavus. Et je le lui pardonne. Nous continuons. Vient le moment où elle me rappelle les ordres que j'ai donné de cette voix proche du râle, non sans vérifier les aptitudes de ma main nouvellement guérie. De ce regard qui lui a glacé le sang quand nos regards se sont croisés et que l'on m'aidait à me tenir debout. Moi, ce géant. Lourd, mais encore capable de bouger. Elle confesse qu'elle a blasphémé Andrasté et encore une fois je lui pardonne. Vient ensuite le moment où Melendor arrive pour me doper avec une potion de lyrium pour reprendre mes forces magiques, mon bras métallique semblant parcourus de spasmes. J'avais l'air toujours autant perdu, mais sûr d'une chose : que cet homme à terre ne relèverait pas de sitôt; vu qu'il est mort. Nuque brisée. Puis, le cri étouffant les glapissements prononcés par la noble dame. Un hurlement déchirant qui l'a obligée à céder à la peur à sentir des forces malsaines parcourir chaque once de sa peau.
"Je ne veux pas céder à leurs pulsions. J'ai ... ce sang ..."
- Vous n'avez rien, ma Dame. Juste eu peur. Trop peur. Et cela me chagrine pour votre personne."
Mon ton se fait monocorde et je me perds à nouveau dans mes pensées. Je me souviens des soldats, de mon appui de pied encore peu sûr, de mes doigts crispés sur la pierre. Les hommes armés me devançant et entrant dans la pièce. Ils ont rapidement maîtrisé l'homme que j'ai reconnu comme étant le baron, vu Dorian à terre, inconscient. Les invectives de cet homme encore pris par je ne sais quelle magie, essayant de mordre ceux qui le maîtrisent. Et moi, qui ne réfléchit pas sur l'instant. Une fois mon bâton pris en main, un peu érodé au niveau de la tête de loup et la lame cassée, je lève ma main qui se teinte d'un bleu très pâle. J'entends juste le son de la glace formée et voit son visage se pétrifier sur une expression de stupeur. Je l'ai gelé pour ne plus l'entendre.

La Dame se relève, non sans afficher une mine triste rendant ses traits d'autant plus disgracieux sous le poids de l'âge et des illusions.
"Je vous remercie d'avoir écouté mes doutes et peurs, Messire.
- Je sers les intérêts qui nous lient tous Dame Rosalyne."
Je me redresse en m'appuyant lourdement sur mon assise après son salut, remontant la cape de ma tenue (ici) vers mon autre épaule afin d'enrouler la main de cette femme élégamment et y déposer un baiser chaste sur le revers.
"Sans vous, le Baron serait encore parmi nous, en train de fomenter on ne ne sait quoi.
- Il semble porter de grands griefs contre Tevinter. Prions pour qu'il puisse être mis loin de nous. J'aime les scandales, sauf quand ceux-ci me touchent de près."
Je relâche sa main. Elle remet son masque et son chapeau avant de se diriger dans une grâce retrouvée sous ses apparats, vers la porte.
"Donnez moi de ses nouvelles. Et encore merci.
- Votre humilité et votre attention m'honorent. Bonne nuit."

◊ ◊ ◊

La porte claque et de nouveau je m'assois face à cet homme endormi pour lequel j'ai épuisé les dernières forces données par une courte sieste imposée par mon bras droit. J'appose mes mains sur les draps qui alors crissent quand je les tire. Je n'ai pas réussi à activer le regain encore une fois et je me résous de nouveau à relever cette tête que j'ai déjà prise pour d'autres raisons, bien moins innocentes. Me voilà assis sur le bord du lit à redresser Dorian, main sur l'arrière de sa nuque et avant bras calé entre ses omoplates à tendre la flasque ouverte. Il boit la potion curative par petites gorgées.
"Vous feriez mieux d'ouvrir les yeux avant que je ne me décide à geler ce qui vous sert à vous asseoir et bavasser avec de remarquables gentilhommes."
Je le menace, étant tout à fait conscient que quelqu'un d'endormi ne boirait pas une potion que l'on lui tendrait.

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Mar 29 Aoû - 0:22

Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Achilles Blakemore
De sang froid
Plusieurs images avaient traversé son esprit. Des sensations lui revenaient. La belle et inébranlable Minrathie, le doux soleil réchauffant sa peau, des parfums. Rien ne se mélangeait avec quoi que ce fût. Tel un étrange tableau, toutes ces choses semblaient le plus réel possible, pourtant inaccessible. L’on ne pouvait toucher la fleur peinte, puisque la toile s’interposait entre ce fragment et les doigts hésitants.

Puis survint une voix. Le ton calme, grave, autoritaire. Sans cesse à le réprimander. Après quelques infimes instants, un visage y fut aussitôt attribué. Et tout ce qui l’entourait à cet instant précis ressurgit tel qu’il se souvenait. La demeure, la salle, les meubles, les livres.

Au début, il n’entendit rien. Chose surprenante, la voix avait temporairement disparue. Il ne voyait que cette personne lui hurler dessus, sans son particulier. Son regard incisif, ses sourcils froncés, son doigt pointé vers lui. Contraint à ne pouvoir qu’observer en silence, il s’y tint. Mais pourquoi. Pourquoi ne pas pouvoir l’entendre. Non. Un mot lui parvint.

« Aberration. »

La voix semblait gagner en ampleur au fil des mots vainement prononcés. C’était toujours cette même voix. Quelque chose sembla se briser en lui. Telle une mélodie hurlant ses blessures dans un souffle trop faible, ce souvenir le parcourut. Désormais avec ce manteau sur les épaules, sa vision se troubla. Il ferma les yeux.
Quand ils se rouvrirent, ils se posèrent sur un cahier qu’il tenait des deux mains. Un bureau, des bougies. Il travaillait encore de nuit. Décidément. Il aurait pu constamment regarder le livre, mais une curiosité qu’il n’avait pas l’enjoignit à l’ouvrir. Ses yeux se posèrent sur les quelques lettres griffonnées sur le papier dans une écriture semblable à la sienne, indéchiffrable. Diverses pages y étaient collées, comme arrachées d’autres ouvrages. Quel sacrilège.

Son regard s’agrandit. Un drôle de sentiment le parcourut. De la peur ? De la colère ? De la déception ? Contrairement à avant, cette émotion le submergea, se glissa sous sa peau, lui parcourut chaque veine, chaque nerf, et sembla le paralyser. Son souffle ainsi troublé soulignait un désarroi étrangement présent. Et cette voix résonna en lui, manquant de peu de lui exploser le crâne. Cette désagréable sensation le contraignit à serrer les dents.

« Dorian ? Mais que fais-tu ici ?! »

Ce qui semblait jadis loin mordait désormais sa chair. Comment oublier. Comment oublier qu’un père puisse envisager pareil sort pour son enfant. Pourquoi devrait-il oublier. « Vous ne me changerez pas, père. » Il se rappelait avec quelle amertume et déception il prononça ces mots. Cette fois-ci, au lieu de bêtement résonner, elle eut franchi ses lèvres. Mais bien rapidement, les migraines regagnèrent son crâne. « Essayez ce que vous voulez, Dorian Pavus, mais vous n’y échapperez pas. » Cette autre réalité l’envahit à son tour. Les images lui revinrent. Les bains, le baron, …

Achilles.

Son esprit s’embrasa soudainement. Il était en danger. Ou du moins, il l’était. Peut-être était-il en sûreté. Ou alors justement pas. Qu’était-il advenu du baron ? Et de son mercenaire ? Les gardes étaient-ils arrivés à temps ? Toutes ces questions l’étouffèrent.

Ainsi qu’un étrange liquide qui inonda sa gorge sèche. Amer. Il toussa. Le néant parcourait sa rétine. Les sensations revinrent petit à petit. A commencer par les migraines insoutenables, et deux blessures. Puis il sentit la lourde masse qu’était son corps immobile. Une chaleur entièrement le parcourir, s’écoulant en lui étroitement mais de façon structurée. Puis sa cage thoracique qui lentement se levait et redescendait survint. Son cœur battait lourdement, comme s’il essayait de toute sa personne relever cette statue marbrée qu’il était devenu.
Le liquide précédemment ingurgité se glissa dans sa gorge avec lenteur, et l’agressait du mieux qu’il pouvait. Cela lui arracha un léger et presque inaudible grognement. Sa propre voix semblait évanouie.

Un bras solide le retenait. Chaud, rassurant. Quelqu’un était là. Sa curiosité s’éveilla. Il voulait en savoir plus sur cette présence. Et un parfum lui parvint. Mélange de douceur et de caractère… Il connaissait cette odeur. Et son cœur se serra subitement. Il allait bien, tout allait bien.
A...Achilles...

Un infime sourire se dessinait sur son visage. Cela ne lui suffisait pas. Il voulait le voir. Le contempler. Le garder auprès de lui. L’embrasser comme un fou jusqu’à y perdre haleine. Quitte à le tuer, cela n’avait plus d’importance.
Ses paupières exerçaient une légère pression, avant une tentative de se lever.

Son regard était encore flou, perdu. Mais rapidement, il trouva ce qu’il cherchait inconsciemment : ses saphirs. Il eut à peine remarqué qu’il se trouvait dans un lit. Ce n’était pas le plus essentiel, après tout. Même si ses yeux encore lourds se refermèrent lentement pour accentuer son sourire qui s’agrandissait de plus en plus. Progressivement, sa tête roula sur le côté, pour se rapprocher un tant soit peu de son corps. L’esprit encore pas mal embrumé, une soudaine phrase fit écho en lui-même. « Ah, si vous n’aviez pas douté de votre si cher chevalier enchanteur ! » Et son chaleureux sourire s’envola. Semblait-il que la réalité revenait pas à pas. Encore troublé, le nécromancien sentit subitement le poids de la fatigue sur lui. Ses yeux désormais entrouverts savaient leur paupière beaucoup trop lourde. Elles allaient retomber.
A...Ah.

Une autre vague de migraine l’étreignit. Encore incapable de bouger, bien trop pesant pour sa conscience, Dorian lutta contre cette douleur fréquente du mieux qu’il put. Il savait que cela ne servait guère à grand-chose. L’impression que deux massives mains exerçaient une affreuse pression sur son crâne pour tenter de le briser surgit alors. Cela lui arracha un léger cri, ainsi qu’un spasme parcourant son corps jusqu’au bout des doigts, qu’il tenta petit à petit de serrer pour mieux les sentir. Elle avait pénétré sa chair. Cette magie avait pénétré sa chair. Cette effroyable scène lui revint en mémoire : le sceptre d’Achilles, son sort pour l’éloigner…

Ses yeux s’ancrèrent à nouveau dans les siens, avec peine cela dit, puis, lentement mais sûrement, une main tremblante monta pour frôler la joue du chantriste.
Achilles… pardonnez-moi…


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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Mar 29 Aoû - 21:20

DévotionDorian & Achilles
Mon ton se fait sec, mais en réalité, je m'inquiète pour l'homme qu'il est et ce contre quoi il s'est battu. Melendor m'a rapporté que l'homme qui avait usurpé l'identité du vrai Baron était en réalité un tévène; après quelques discussions dont j'ai fait abstraction des détails. Ainsi donc, il se bat contre son propre pays, et il me semble comprendre que mon attitude à son égard précédemment n'a été qu'un peu aux échardes proéminentes enfoncé dans son coeur. Peut-être est-ce trop exagéré, mais se sentir incompris n'a rien de doux, réjouissant. Nombre de fidèles arrivent en pleurs, brisés alors qu'ils pensent avoir tout donné à leur famille, leur amante, leur entreprise. Tout ça pour se retrouver boursouflés sous les coups de poings de l'âme jusqu'au corps. Je me montre généralement neutre, comme j'ai pu le faire avec Dame Rosalyne. Dans un soucis de protection. Prendre trop à coeur les problèmes qui ne sont pas les vôtres peut se révéler fatal; d'autant plus quand ces gens font preuve d'une hypocrisie n'ayant nul autre pareil. Un jour ils vous aiment, le lendemain ils pestent contre vos actions.

Alors quand le mage se met à crier, à demander mon pardon, à caresser ma joue taillée par cette cicatrice à jamais fichée sur mon visage, je me bloque. Pourtant, je ne sens aucune agressivité de sa part, ce n'est qu'un mouvement doux, lent, chaud malgré les tremblements de ses doigts. Je ne fais que le maintenir, le fixer et, dans un sens apprécier ce contact. Quand bien même l'un de ses doigts semble s'amuser à s'insinuer dans la crevasse.
"Vous pardonner de quoi. Vous voulez aussi vous confesser de vos péchés ?"
Je sais qu'il est dans une phase d'inconscience. Cela devrait-il m'empêcher de rappeler l'un de ces sujets épineux qu'il ne semble apprécier ? Pas vraiment. Je l'entends grogner faiblement avec cette expression emplie de souffrance ce qui a le don de me faire enfin sourire légèrement, mais pas non plus au point d'éclater de rire. Il a mal. Et j'ai mal pour lui. J'inspire profondément, et le repose contre les draps. Il se rendort, oubliant complètement ma présence. Je ne sais combien de temps je reste ainsi à le regarder; quelques minutes; plusieurs; beaucoup; appuyé contre les draps et penché vers son visage. Mes lèvres s'entrouvrent et fébrile, je prends un instant pour toucher ces cheveux noirs un peu humides suite aux linges que l'on a tamponné sur son front, dégageant cette mèche un peu bouclée de l'index. Pas plus, pas moins.

Dorian. Si seulement vous aviez conscience de cette culpabilité qui me ronge ... peut-être n'êtes-vous pas tout à fait comme tous les tévènes. Peut-être qu'un jour, nos idéaux coïncideront. Pour le moment, je ne vais que m'occuper de faire ce que je sais faire de mieux : patienter, méditer pour mieux revenir. Je me retire donc, non sans sentir toute la gravité de la situation dans ma main et cette aura maléfique encore présente. Mon poing se referme et je tourne les talons.

◊ ◊ ◊

Lendemain.
"Entends Andrasté, fille de Brona. Entends cette prière pour cet homme qui, a combattu ce qu'un jour toi-même tu as combattu. Il a combattu ce qui l'a un jour fait naître, un autre jour bâti. Un autre jour fait partir. Pour arriver aujourd'hui en ces états désastreux, que tu ne souhaites point pour tes enfants. Entends cette prière de ton humble serviteur. Qu'il puisse se dégorger du mal qui a tenté de le ronger."
Le repos m'a permis de regagner les forces nécessaires, non sans encore jeter un oeil réprobateur envers certains soldats ou chefs de l'Inquisition. Cette magie du sang persiste, mais je persiste aussi à emmagasiner assez de concentration et volonté. Je sens mon visage se vider de tout corps intérieur, bien que je me sente prier et que l'on "touche" mon esprit.
"De ton bouclier de métal tu les as protégés malgré leurs vices. De ton épée flamboyante tu as percé le soleil noir. Et de nouveau les hommes se sont mis à vivre. Qu'il vive lui aussi, ô Andrasté. Ma foi est grande pour le condamné. Pour l'homme ..."
Je me fais silencieux, levant mes yeux vers le plafond.
"Notre salut ne peut se trouver que dans celui de l'autre, ô toi plaidant notre cause auprès du Créateur. Je veux embrasser cette destinée. Quel qu'en soit le prix."
Je sais que vous n'aimerez point ces mots Dorian, mais ce sont les seuls que je peux accorder, à défaut de soigner comme l'on fait les mages guérisseurs du fort. Je me tiens simplement à votre chevet, un genou à terre l'autre servant à m'appuyer sur mes coudes et joindre mes mains en prière. La prière est finie et je pars vers la fenêtre, mains dans le dos. Mon visage est moins marqué de ce que l'on m'a dit, bien que je n'arrête pas de froncer les sourcils. Le faux Baron sait pour mon prochain départ. Je ne peux pas vraiment rester insensible sachant que ma mission risque d'être compromise. Il a donc fallu décaler de quelques jours l'expédition aux Plaines Sifflantes. Je pars quand l'on vient s'occuper de Messire Pavus.

◊ ◊ ◊

Nouveau lendemain. Je recommence la même prière, cette fois en évitant de faire mention de l'homme. Même position, même discours. Face à son lit.
Entends cette prière de ton humble serviteur. Qu'il puisse se ..."
J'entends un râle. J'hausse les sourcils et relève les yeux pour fixer Dorian qui ne semble pas bouger.
Qu'il puisse se se dégorger du mal qui a tenté de le ronger."
Nouveau râle. De nouveau je regarde l'endormi.
"De ton bouclier de métal tu les as protégés malgré leurs vices. De ton épée flamboyante tu as percé le soleil noir. Et de nouveau les hommes se sont mis à vivre. Qu'il vive lui aussi, ô Andrasté. Ma foi est grande pour le condamné."
Votre foi est grande, mais m'est avis, Achilles Blakemore, chevalier enchanteur et pieux chantriste que la patience de Dorian Pavus sur ce sujet ne soit mise à rude épreuve.

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Mer 30 Aoû - 23:19

Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Achilles Blakemore
De sang froid
Le monde semblait incomplet. Certains fragments disparaissaient, pour laisser place à d’autres. Ainsi déformé, cet étrange atmosphère pesait ou non sur ses épaules. Ses yeux restèrent clos, le mage Altus bercé par cette chaleur et par cette présence.
Vous pardonner de quoi. Vous voulez aussi vous confesser de vos péchés ?
Le seul péché que j’oserais admettre serait que votre enivrante personne me rendra un jour barge.

Sa voix était endormie, mal articulée. A marmonner comme cela, Dorian transmit un message de lassitude et de non-amusement. Il n’avait pas tort. Ce petit quelque chose qui le captivait à chaque fois n’avait pas fini d’envahir ses pensées. Achilles… Ce nom évoquait désormais tant de choses pour le nécromancien. Ce parfum particulier, cette massive et protectrice présence, cette chevelure de feu, ce regard pouvant à lui seul lui faire oublier absolument tout, cette chaleur émanant de lui, ce corps, cet esprit… ces insupportables manies de chantriste, aussi. A y repenser, Dorian soupira. Tout était toujours aussi compliqué.

Son dos rencontra le matelas. Ce dut être une des dernières choses dont il se souvint. Temporairement cela dit. Cette chaleur s’en alla, comme une bougie injustement emportée hors de la pièce pour le plonger dans le noir le plus complet. Ses forces semblaient l’abandonner soudainement. Il voulait le retenir, sentir son corps contre le sien encore tremblant. Mais ce fut le néant qui l’étreignit en premier.

Aucune pensée en particulier, ni sensation, ne flottait autour ou en lui. Le vide, sans forcément en prendre conscience. Un simple écran noir, si ce n’était rien. Par moment, quand son sommeil s’allégeait au point de presque le réveiller, le mage Altus entendait des voix dans les environs. Il n’en reconnut pas la plupart. Sauf une, qui passait régulièrement. Et radotait régulièrement. Il priait… Encore et encore. Comme s’il ne savait faire autre chose que cela. Pourtant, il avait largement d’autres atouts s’il voulait prendre soin de lui. A sa manière. Mais non. Toujours prendre le chemin le plus simple et le plus agaçant.

Un silence. Mais il reprit.

Ah, la torture d’être ainsi dans le brouillard, incapable de pouvoir faire le moindre mouvement. S’il y parvenait, Dorian lui aurait jeté quelconque objet bien solide pour le faire taire. En métal, cela devrait faire l’affaire. Inconsciemment, cela l’enjoignit à serrer le poing. Ce léger geste le sortit enfin de cette espèce de transe. Sa tête lui faisait mal. Moins, mais la douleur persistait discrètement. Et ce bruit de fond religieux n’aidait pas. Les forces récupérées s’introduisirent aussitôt dans la voix qui, avec une puissance qui le surprit, poussa un râle digne du Tévintide qu’il était.
Raaah, mais qu’Andrasté vous assomme, si je ne le fais pas moi-même !

Sans lui laisser le temps de se redresser, le mage Altus lui frappa le dessus de la tête. Il pensait faire plus mal que cela. En vérité, encore à moitié dans les vaps, son coup se rapprochait plus de la taquinerie que d’autre chose. Un soupir suivit presque aussitôt. Le regard fatigué qu’il posa lourdement sur Achilles finit par se perdre dans ses cheveux, tout comme ses doigts. Ils s’y faufilèrent lentement, s’enroulant parfois autour de petites bouclettes qui traînaient par-ci par-là. Son œil à présent adouci se ferma, tandis que son sourcil se fronça légèrement. Puis il lâcha subitement prise et roula sur le côté, de façon à lui tourner le dos. Un autre soupir d’une fatigue à plusieurs facettes franchit ses lèvres légèrement entrouvertes. Il pourrait enfin prendre de ses nouvelles, faire taire une bonne fois pour toute ses inquiétudes pour lui, son état physique et mental, s’il avait tout de même dormi pendant ce temps, voire même lui demander si son sceptre tenait encore le coup. Mais non. Le timbre sombre plus que colérique, Dorian brisa sèchement le silence.
N’étiez-vous pas censé partir à l’autre bout du monde ?

En effet, le fait de ne lui en avoir pas parlé une seule fois l’eut contrarié. Le pire étant de l’apprendre de la langue d’une vipère. Se forçant à conserver ce masque de frustration pour ne pas trop lui en montrer, il fallut attendre la fin de son prétexte pour daigner s’asseoir dans le lit, le regard aiguisé planté dans le sien. Pourquoi ajouter mot ? Son silence en disait bien plus. Ou alors soulignait une confusion malgré tout tenace. Il hésitait entre lui en vouloir de ne lui avoir rien dit, s’excuser pour cette histoire avec le baron, ou simplement le regarder. Choix subitement cornélien, déjà perdu dans de telles iris. Malgré tout, son regard s’inclina sur le côté, s’amusant soudainement à suivre des yeux les plis des draps. Finalement, après un silence relativement moins oppressant, Dorian reporta son attention – l’avait-il seulement déviée une seule fois depuis son réveil – vers Achilles, désormais assis sur le matelas également. Le regard encore las du thaumaturge se posa un bref instant sur ses épaules solides, puis remonta dans le sien et se risqua à s’y perdre une fois de plus.
Je crois ne jamais vous avoir dit à quel point vous m’énerviez.

Calme, captivé, Dorian se pencha légèrement vers lui. Sans intention particulière comme on pourrait rapidement le soupçonner. Peut-être simplement le savoir près de lui, là, maintenant, dans cette chambre. Apparemment en bon état. Enfin, sachant qu’on l’attaqua pendant son bain, cela l’étonnerait franchement, aussi fort pouvait-il être. Il ne fallait pas rêver non plus.

Ses mains saisirent le cou d’Achilles, une sur chaque côté, sans force particulière, les pouces caressant ses joues tandis que les autres doigts tentaient d’atteindre deux-trois mèches non loin d’eux. C’était tellement tentant. Ainsi seuls, ainsi près l’un de l’autre. Enfin.

Ou presque.

Des pas se dirigeaient vers eux. Dorian se détourna de lui pour fixer la porte, s’étant retiré quelque peu. Puis ses sourcils se froncèrent. Le pas était rapide et les talons claquaient sur le sol, de plus en plus forts. Malgré la situation, alors qu’il sentit le chantriste tenter de se redresser, le mage Altus ne lâcha rien de l’affaire : il le saisit aux épaules et le maintint assis en face de lui.  
Attendez.

Son murmure en disait long. Mais en effet, il avait eu raison d’attendre. Quelqu’un arrêta ladite personne. « Ma sœur ! Navrée d’ainsi vous entraver dans votre petite visite, mais messire Pavus se repose, vous savez… Je viens de sortir de sa chambre. Il vaudrait mieux ne pas le déranger, j’espère que vous comprenez. » Rosalyne… D’accord. Quelque chose d’incongru se produisit. Mais la jeune guérisseuse qui était donc sur le point d’arriver dans la pièce fit demi-tour, la remerciant de la prévenir, et qu’elle repasserait. Quelque chose lui disait que l’Orlésienne avait flairé la chose de loin, ce qui arracha un léger rire à Dorian, reportant son attention sur la chose importante dans cette chambre.
Où en étions-nous, déjà ?

Ah oui. Voilà. Comment oublier. Habilement, le blessé glissa derrière son oreille une bouclette du chantriste qui s’était égarée une fois de plus. Profitant de cet élan, ses doigts frôlèrent avec douceur sa joue, puis sa mâchoire, le tout pour finir sur son épaule comme initialement. Un sourire à moitié retenu de trop s’élargir bêtement illuminait son visage basané, pendant qu’il lâcha prise des mains pour les glisser le long de son corps, aboutissant sur la taille qu’il enlaça lentement. Avant de subitement resserrer l’étreinte pour l’attirer à lui et pour enfin venir chercher ce qu’il attendait depuis beaucoup, beaucoup trop longtemps. Les yeux clos, perdu dans son parfum, il se délectait de chaque contact, de chaque souffle. Après déjà un temps nettement plus long que le premier échange, Dorian se retira lentement. Encore très proche de son visage, il dévia la tête pour l’appuyer contre son épaule, cachant un soupir de fatigue dans son cou.
Andrasté sait à quel point je vous déteste, Achilles Blakemore.


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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Jeu 31 Aoû - 21:40

DévotionDorian & Achilles
Je ne sais quoi penser en cet instant, en sentant sa présence contre moi. Quatre jours environ. Quatre jours et me voilà en train d'éterniser mon âme dans cette soudaine passion. Mais je n'oublie pas que l'homme a dans sa nature le défaut, ou bien la qualité d'être frivole, autant dans ses sentiments que dans ses relations. Je l'ai été quelques fois. Et j'ai aussi appris de ces erreurs. Assis à ses côtés, le voyant s'agacer pour un homme qu'il n'a fréquenté sans vraiment en connaître les aspects opposés aux siens, chose d'ailleurs quelque peu réciproque dans mon cas, j'ai grand mal à rester stoïque, en tout points placide. Le fait qu'il me frappe en se moquant ouvertement des prières faites pour le soigner ne m'atteint pas. Je trouve même cela amusant en soi. Ça me rappelle certains offices avec ses populations de croyances hétéroclites. Cependant, qu'il fasse une réflexion concernant ma future mission me tend considérablement. Mon buste se lève et je comprends ô combien il a été raisonnable de repousser la date de notre départ, en la tenant le plus possible secrète. Son étreinte se resserre et m'oblige à me pencher vers lui, voir à passer ma main contre son épaule gauche pour l'entourer dans le dos. Je baisse la tête et je dis gravement, me contrefichant pour une fois de ce qui peut arriver de derrière cette porte. Bien que par réflexe j'eus tenté de m'en défaire précédemment. Très bien, restons ainsi.

Et ce malgré, ce coeur qui bat. J'ai beau contrôler mes respirations, ne jeter que quelques coups d'oeil sur sa nuque et ses cheveux subtilement parfumés, mais cela reste. J'ai l'impression de sentir cette épice que j'ai l'habitude de prendre pour mon usage personnel afin d'en agrémenter certains de mes mets. Chaud, sucré, poudré. Délicat, malgré la rudesse dont il peut faire preuve dans ses propos. Comment oublier ce contact diffus sur ma peau, au point d'en fermer les yeux et en serrer la mâchoire tant il est surprenant et capable de vous faire laisser aller. Près, plus près; de sa nuque. Ma prise sur son épaule se fait plus forte.
"Et Andrasté sait à quel point je suis heureux de vous voir en vie."
Silence. Je relève la tête et me perds dans la contemplation des pierres. Elles m'ont l'air soudainement "intéressantes".
"Si cela vous étonne, vous m'en voyez chagriné. Bien que j'ai pu remarquer précédemment ô combien vous pouviez vous montrer méprisant ... comme tout tévène qui se respecte."
Il se retire et bien évidemment il me foudroie du regard, prêt à me sortir de nouvelles insanités bien plus fortes que celles qu'il a pu fournir jusque là. Mais je souris, mes yeux sont plissés. Je m'empare de la main qui allait se pointer devant mon nez en me détachant de lui et j'ajoute calmement :
"Laissez-moi d'abord répondre à votre question, Pavus."
Bientôt les doigts viennent flirter avec le revers de sa main, l'englober et réchauffer cette peau encore trop froide à mon goût.
"En quatre jours, je ne peux pas vous dévoiler tout. Si vous agissez comme cela avec les autres c'est tout à votre honneur."
Qui serait assez fou pour le faire dans le contexte actuel ? Et vu les enjeux, les intrigues que l'on peut tout bonnement qualifier de douteuses dans un simple fort ? Soupir.
"Vous ne m'auriez pas fait confiance non plus. Je suis un Chantriste qu'Andrasté devrait assommer, après tout."
Je sais faire preuve d'auto-dérision, par moments. Se critiquer est aussi une vertu à avoir en cas de besoin. Mais Créateur, pourquoi quand je le vois faire cette mine contrite ... je grince des dents en inspirant profondément, avant de me relever pour le regarder cette fois de haut. Je n'ai pas lâché sa main et mon regard n'a pas quitté le sien, bien qu'il se fasse plus dur, mais aussi plus intense.
"Je peux m'en aller et partir en mission."
J'observe sa réaction, qui bien évidemment ne se fait pas attendre.
"Ou bien vous annoncer, que celle-ci est reportée. Mais. Je ne vous donne pas la date de mon départ. Non. Ne rétorquez pas. Et ne vous avisez pas de vous lever. Pavus."

Cette fois, je me fais plus sec sur ma prise, en évitant de lui faire mal avec le métal de mon simili. J'ai essayé de ne pas paraître comme l'homme rabrouant l'apprenti mage. Non, mon ton se veut plus imposant. Je veux qu'il comprenne l'importance de mes paroles en tant qu'homme auquel vous portez un intérêt certain.
"Au delà du fait que votre toucher, votre manière de faire et de parler qui m'apaisent en soi. Bien trop somme toutes. Au delà de votre ... défense pour ma personne, chose que par ailleurs vous m'avez reproché en missive, défense que je suppose, qui me laisse confus quand à vos supposées discours sur votre patrie. Ne gâchez pas dans une impulsion inconvenantece qui me semble être un ..."
Coup de foudre ? Comme le disaient certaines de mes aventures ? Sans doute. Du désir aussi. Mais je ne finis pas ma phrase. Je sens que cette fois, j'abandonne tout discours pour simplement l'attraper des deux mains au visage, l'embrasser avec plus de force que contre la porte de sorte à inspirer l'air qu'il expire, happer chaque once de ses lèvres quand celui-ci les bouge. J'expire à mon tour en poussant un profond râle avant de revenir m'asseoir à ses côtés pour cette fois le plaquer contre les rebords de son lit. Je n'ai plus envie de penser à la Chantrie, mes instincts primaires prennent le dessus autant qu'un hahl vous chargeant pour retirer de ses bois ce qui fait votre unicité en tant qu'humain : votre vie. Je relâche son visage, m'appuyant sur les draps, près de ses cuisses en venant chercher plus loin en sa bouche sa langue redressée comme pour essayer de m'échapper. Il y a soudain une frappe à la porte. J'en fais fi, comme si ma tête était vidée de tout bon sens, le coeur battant et le nez alourdi par les sensations que me procurent cette ascendance, son souffle soudainement plus brûlant; j'en veux plus. Mes poignets se rapprochent de ses cuisses. Et, une main furtive vient alors prendre appui sur sa cuisse, mon pouce flirtant vers l'intérieur. Nouvelle frappe à la porte.
"Messire Pavus, nous devons venir vous donner vos décoctions."
Nouvelle frappe plus poussive. Je gronde, sourcils fortement froncés et je me retire de la bouche de Dorian non sans lui jeter un regard furieux. À croire que cette journée est faite pour me mettre sur les nerfs. Et je réponds le plus sereinement possible, même si Dorian voit tout le contraire dans toute cette tension qui se dégorge de mon corps.
"Je vais vous le laisser ... ma soeur."
Je me remets debout en remettant ma cape en place. Contrarié, mais je vais devoir faire avec. En plus d'être un nid de vipères, ce fort est un vrai poulailler, même quand vous êtes dans votre chambre.
"Oh frère Blakemore. Vous venez de finir votre prière ?
- .... Oui. Il se porte mieux. comme un charme. Il est juste très fiévreux et un peu revêche, dis-je en jetant un oeil vers Dorian, toujours féroce.
- Voilà ... de bonnes nouvelles, je suppose ? Très bien, j'attends que vous sortiez."
J'esquisse un sourire narquois avant de reprendre un minima contenance lors de mon salut, main sur le coeur.
" ... Messire ... Dorian Pavus ... je ... suis heureux de voir que votre rétablissement sera prompt."
Je tourne les talons et ouvre la porte de la chambre devant le regard médusé de la soeur qui me voit arrivé avec un grand sourire aux lèvres.
"Je vois que vous êtes grandement soulagé du salut accordé à l'homme qui a agi pour vous garder en partie avec nous
- Rien ne pourra m'enchanter plus que cela aujourd'hui ma soeur. Soignez-le bien."

Nous nous séparons, je passe mon chemin sans voir une trace de Dame Rosalyne. J'ouvre une porte menant vers des escaliers et la referme le moins brutalement possible. Je prends ensuite le plis pour m'appuyer brutalement contre le mur de pierre, passant mon autre main sur mon visage. Du sang froid Blakemore, au nom du Créateur.

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MessageSujet: Re: [Terminé] De sang froid (P.V Dorian) Sam 2 Sep - 0:12

Fort-Céleste, chapitre 5Ft. Achilles Blakemore
De sang froid
Peu de choses s’étaient produites en quatre jours : d’ordinaire, Dorian aurait ainsi pensé. Mais cette fois était différente, il pouvait le sentir à plein nez. C’était bien la meilleure. Un chantriste. Le comble ne pouvait être plus grand.
Et Andrasté sait à quel point je suis heureux de vous voir en vie.

Ah. Les répliques moqueuses ne manquaient pas, pourtant ses mots restèrent discrets. Sans comprendre réellement le pourquoi des choses, cette phrase l’ébranla. Qu’avait-elle de si particulier ? Pas grand-chose. Et pourtant… Quand il s’aperçut qu’un léger sourire distrait l’envahissait pas à pas, Dorian soupira sèchement, non sans supposer que son étrange humeur devait chauffer ses pommettes.
Evidemment, puisque vous lui racontez tous les jours votre vie et vos états d’âme.
Si cela vous étonne, vous m'en voyez chagriné. Bien que j'ai pu remarquer précédemment ô combien vous pouviez vous montrer méprisant ... comme tout tévène qui se respecte.

Normalement, le mage Altus lui aurait ri au nez tout en répliquant d’une voix suave une remarque titilleuse au sujet de la Chantrie et de leurs étranges mœurs. Mais c’était Achilles. Et son humeur qui soudainement raffolait de l’extrémité s’enflamma. Donc maintenant, il était méprisant. D’accord. Soit. Pourquoi pas. Il en prit note.

Dorian se retira de cette étreinte pour le regarder droit dans les yeux. Lui semblait s’amuser, mais pas le Tévintide. A croire que les rôles commençaient à s’inverser entre eux. Autant compréhensible qu’une femme sous ses plus beaux jours, le nécromancien leva un doigt contre le rouquin qui se croyait amusant.
Je vous demande pardon ?! Parce que je peux vous dire que vous—
Laissez-moi d'abord répondre à votre question, Pavus.

Il lui saisit la main avec tendresse. Rien que ce geste figea le beau parleur. Impossible de décoller les yeux de cette petite scène. Le seul réflexe décent qu’il eut fut de serrer le poing, avec force au début, puis se relâchant petit à petit sous le passage de ses doigts métalliques.

S’avouant finalement à semi vaincu, Dorian inclina la tête pour regarder les draps à nouveau. Satané chantriste. Quelques frissons parcoururent sa peau, mais pour d’autres raisons : avec tous ces contacts, Dorian réalisa à quel point il faisait froid dans cette pièce.
En quatre jours, je ne peux pas vous dévoiler tout. Si vous agissez comme cela avec les autres c'est tout à votre honneur.

Les autres. Tiens. Même si l’ambigüité de sa phrase le laissa perplexe, Dorian interpréta le terme comme il lui semblait le plus juste. Ce qui faisait drôle venant d’un chantriste. Le thaumaturge osa replonger son regard dans le sien, soudainement intrigué.
Vous ne m'auriez pas fait confiance non plus. Je suis un Chantriste qu'Andrasté devrait assommer, après tout.

Ah. Oui. Il avait dit ça. Hem. Un léger rire aux ombres teintées de nervosité prit son envol, tandis que son émetteur se frottait l’arrière de la tête, l’œil sur le côté. Mais sa sombre mine revint presque aussitôt qu’il s’aperçut de cette drôle d’attitude.
Oui, et bien si elle pouvait –

Achilles se leva. Surpris, son visage basané monta à l’encontre de ses prunelles. Il le regardait avec sérieux, et surtout de haut. Un froid indescriptible parcourut son dos. L’avait-il trop froissé, tout à l’heure ? Non, il savait encaisser un minimum, quand même. Alors, que…
Je peux m'en aller et partir en mission.

Ah. Bon. C’était tant surprenant de sa part. Toujours aussi perplexe, voire complètement perdu, Dorian ne bougeait plus. Achilles l’eut dit tellement naturellement que le nécromancien ignorait quelle réaction avoir. Il ne lâcha cependant pas son emprise sur sa main, ni sur son regard qui ne cherchait qu’à comprendre ce qu’il avait derrière la tête.
Ou bien vous annoncer, que celle-ci est reportée. Mais. Je ne vous donne pas la date de mon départ.

Les sourcils du thaumaturge se froncèrent. Il aurait pu se satisfaire de cette merveilleuse nouvelle se résumant en une seule chose, qu’il restait auprès de lui plus longtemps. Mais de ne pas savoir jusqu’à quand il serait dans les parages l’intriguait. Le perturbait, même. Comptait-il lui fausser compagnie sans un seul au revoir ? Bon… L’œil de Dorian se durcit : c’était son choix, après tout. Mais celui-ci ne se doutait pas vraiment des sournoises pensées du grand barbu qui se tenait encore face à lui.
Mais...
Non. Ne rétorquez pas. Et ne vous avisez pas de vous lever. Pavus.

Il resserra son emprise sur lui. Son souffle devint court. La situation semblait complètement lui échapper de ses mains encore tremblantes et moites, mais il avait cette autorité qui le contraignit à obéir. Une chose de sûre, cette position délicate ne l’arrangeait absolument pas ; mal à l’aise soudainement, Dorian inspira longuement, histoire de calmer son cœur qui frappait ses poumons avec violence.
Au delà du fait que votre toucher, votre manière de faire et de parler qui m'apaisent en soi. Bien trop somme toutes. Au delà de votre ... défense pour ma personne, chose que par ailleurs vous m'avez reproché en missive, défense que je suppose, qui me laisse confus quand à vos supposées discours sur votre patrie. Ne gâchez pas dans une impulsion inconvenante ce qui me semble être un ...

Il s’arrêta en plein milieu de ses propos. Un des sourcils du Tévintide s’arqua, interrogatif. Mais il n’eut le temps de répliquer quoi que ce fût ; un hoquet de surprise tenta de franchir ses lèvres entrouvertes, mais rien n’échappa au grand Achilles, plaçant davantage d’intensité et de force sur ses lèvres tremblantes. Il avait enfin compris qu’il existait une manière bien plus efficace de parler.

L’effet de surprise dissipé, les yeux de Dorian se fermèrent aussitôt. Il tenta de s’agripper à la première chose qui lui était donnée de saisir, c’est-à-dire ses larges épaules. Mais à peine trouva-t-il de l’appui qu’il se sentit poussé, pour finir presque complètement allongé dans le lit. Le léger choc était bien présent, mais la douleur lui échappa complètement. Il y avait bien plus important à portée de lèvres.

De le sentir se rapprocher l’enjoignit à légèrement écarter les jambes, dont une était repliée, pour lui laisser un peu plus de place auprès de son corps. Le souffle gagna en force, surtout quand la langue du rouquin commença son périple. Dorian frémit, un léger gémissement soulignant bien son étonnement, qui l’eut contraint à reculer stratégiquement, mais après tout, pourquoi pas. L’amusement parcourut enfin son visage, tandis qu’il saisit le visage d’Achilles à deux mains pour le garder davantage contre lui. Il voulait y goûter. A cette chaleur, à cette saveur. Comment y résister, désormais ? La question ne se posait pas. A vrai dire, plus aucune question ne se posait. C’était donc avec toute son assurance regagnée que le mage Altus enroula la langue avec la sienne, se délectant de toutes ses facettes tout en assouvissant à la fois son désir et sa curiosité.

Quelqu’un frappa à la porte. Evidemment, il n’était pas si compliqué de deviner que la sœur était déjà de retour. Déjà. Attendez. QUOI ?!

Une panique étouffée prit place chez Dorian, alors qu’Achilles semblait ne rien en faire. Déjà que son cœur lui faisait mal, le voilà redoublant d’ardeur. Et le chantriste avec. Sa main chaude sur sa cuisse en eut dit bien assez. Dorian soupira par le nez. Il eut soudainement l’impression de cette saisie et la légère caresse associée étaient marqués au fer rouge. Une vague de frissons l’étreignit. Il n’allait pas s’arrêter. Quoique.
Messire Pavus, nous devons venir vous donner vos décoctions.

Achilles s’irrita. Chose surprenante comparé à son habituel calme, mais la frustration de ne pas pouvoir se détendre devait l’emporter. Cela était compréhensible, après tout. Son corps et son parfum fruité se retirèrent. Cela laisserait le temps à Dorian pour reprendre ses esprits et son souffle. Haletant, il se contentait de le fixer, haussant les épaules quant au regard qu’il lui lançait. Triste fin, eux qui étaient sur une si belle lancée.
Oh frère Blakemore. Vous venez de finir votre prière ?
.... Oui. Il se porte mieux. comme un charme. Il est juste très fiévreux et un peu revêche.
Voilà ... de bonnes nouvelles, je suppose ? Très bien, j'attends que vous sortiez.

Revêche ? Hahaha. Ce n’était pas lui qui plaquait les gens contre le mobilier. Le rude, il pouvait parler. L’adrénaline ainsi retombée, une légère migraine compressa son crâne. Génial. Il ne manquait que ça au tableau. Mais avec son regard implacablement posé sur lui, impossible de se masser la tempe : autant ne pas trop l’inquiéter, lui qui était déjà suffisamment en rogne contre le monde. Décidément, ils s’échangeaient vraiment les rôles.
... Messire ... Dorian Pavus ... je ... suis heureux de voir que votre rétablissement sera prompt.
Mais oui mais oui, allez donc vous reposer, ser Blakemore ! Constatez à quel point répéter les mêmes mots plusieurs fois d’affilé vous fatigue, vous balbutiez !

Son sourire était éclatant. Sourire de satisfaction de pouvoir enfin le taquiner comme il le voulait. Sans être sans cesse pris au dépourvu dans tous les sens. Ajouté à cela, il glissa subtilement sa langue sur sa lèvre supérieure tout en lui adressant un clin d’œil coquin. Et il s’en va. Ce même frisson de froid parcourut son derme. Assis dans le lit, il regardait tranquillement la guérisseuse entrer, jeune femme qui le salua cordialement.
J’espère que vous allez mieux, Messerah. Tenez.

A ces mots s’ajouta une petite fiole contenant de quoi le soigner. Un vague souvenir de son goût lui revint en mémoire, submergeant sa gorge et la brûlant fraîchement comme le ferait un bon verre de whisky. Sauf que le goût laissait à désirer. Dorian soupira discrètement tandis qu’il saisit le petit récipient qu’il porta à ses lèvres. Autant le boire le plus rapidement possible. Quel triste changement de saveur dans sa bouche.
On dira que je tiens le coup, ma sœur. Merci.
Normalement, à part quelques légères migraines et des tremblements, tout devrait aller pour vous. Ne forcez pas trop cependant.
J’essaierai de m'en rappeler.

La fiole rendue à la guérisseuse, Dorian remarqua qu’elle semblait nerveuse. Le regard hésitant, les mains sans cesse jointes sur sa longue jupe blanche, la tête légèrement inclinée,… Un sourcil perplexe s’arqua du côté du Tévintide.
Tout va bien, jeune fille ?
Pardon ? O-oui oui, bien sûr ! Hem… Je…

Elle regarda la porte ouverte quelques instants, puis marcha d’un pas rapide en sa direction pour violemment la fermer. Son claquement surprit le mage Altus, qui observait avec attention son étrange attitude. La guérisseuse revint vers lui, se faisant le plus petit possible.
Je discutais avec dame de Hautemuraille tout à l’heure. Elle m’eut recommandé de vous prendre de la lecture, mais j’ai complètement oublié… Alors même que je me trouvais dans la bibliothèque, mais…

Le regard de Dorian se raffermit. Quelque chose clochait. Mais au lieu de paraître insistant et menaçant, le thaumaturge attendit patiemment qu’elle poursuive son récit. La jeune sœur soupira de sa maladresse et de son malaise, assise au bord du lit.
Frère Blakemore a dit que vous aviez un peu de fièvre ?
Encore faudrait-il qu’il connaisse la notion de fièvre.  Mais dites-moi. Il s’est passé quelque chose à la bibliothèque ?
…Ne dites pas que je vous l’ai dit, sinon dame de Hautemuraille me sanctionnera sévèrement. Après tout, vous devez vous reposer, et –
Ma soeur ?
Il s’agit de votre table de travail, elle est sans dessus-dessous. Comme si quelqu’un l’avait fouillée.
...Quoi ?

Son regard s’agrandit d’inquiétude. Quelqu’un s’était amusé à fouiller ? Bon, ce n’était pas si spécial que cela, et c’était bien ça le problème. La sœur se leva en même temps que lui, tentant de lui barrer la route. Le mage Altus s’ébouriffa les cheveux pour retrouver un semblant de vigueur et se dirigea vers la porte.
Rassurez-vous, je ne dirai rien.
Mais attendez, vous ne vous êtes pas encore complètement remis de tout cela ! Vous devez vous reposer !
Il y a plus grandes priorités je pense, ma sœur.

Et il avait bien raison de penser ainsi. Ce fut sur un pas pressé qu’il sortit de la pièce pour traverser le fort. Le poing serré. Le regard acéré. L’heure n’était plus à rire, comme précédemment. La réalité des choses revint enfin.

Ce fut avec force qu’il fracassa la porte derrière lui. Montant les escaliers désormais au pas de course, Dorian arriva enfin à la bibliothèque. Pour brusquement s’arrêter. Et constater. En effet, son bureau était dans un état semi-potable, mais le désordre désormais moins ordonné que pour le nécromancien soulignait bien que quelque chose n’allait pas. Il reprit sa route vers le bureau et commença à y remettre rapidement un semblant de rangement. En même temps, son œil habile cherchait l’élément sans doute manquant. Personne ne cherchait sans trouver quelconque intérêt. Et là, il comprit.

Dorian se figea. Un ouvrage manquait à l’appel. Le seul ouvrage qu’il aurait préféré ne pas savoir manquant. Ses sourcils se froncèrent, tandis qu’il se décala vers une étagère pour continuer de chercher. Non, cela ne pouvait pas être vrai. Evidemment, il n’était pas là. …

Son attention se porta ailleurs. Mais rien. Toujours rien. Se forçant au calme, le voilà debout au milieu de la salle, les yeux clos, se pinçant l’arête du nez. Ce n’était pas possible. Impensable. Inconcevable. Quelqu’un s’était emparé de son Cignitio, à savoir le livre qui contenait toutes ses recherches effectuées au Cercle et à Asariel. Mais quand quel but ? Pourquoi voler ce bouquin ?

Et la migraine s’intensifia.

A bout de nerfs, Dorian se tourna vers la table en bois et s’appuya lourdement dessus dans un fracas qui résonna dans toute la tour. Si c’était une plaisanterie, elle était de très, très mauvais goût. Après un bref instant sans bouger, le thaumaturge serra les poings pour les abattre sur la table, la rage au ventre.
RAAAH, KAFFAS !!! NON MAIS DITES-MOI QUE JE REVE ?!

Plus un bruit dans les alentours. Sa voix portante résonnait encore quand il reculait d’un bon pas, le visage crispé de colère. Ses poings lui faisaient mal à force, mais cela lui était égal. Il y avait bien plus urgent. Les tremblements s’intensifièrent. Portant une main à son visage pour tenter de calmer le mal de tête, il vacilla quelque peu en arrière. Par chance, une barrière l’aida à garder pieds.

Lentement, ses doigts dévalèrent son profil pour finir sur ses lèvres, pendant qu’il se laissa glisser pour s’accroupir. Que quelqu’un se moque de son état ou non, il s’en fichait. Que quelqu’un allait le ramener dans sa chambre pour l’attacher dans son lit, il s’en fichait. On venait de lui prendre son Cognitio. Des informations sur une magie dangereuse et instable se baladait librement et hors de sa portée. Tout ça parce qu’il était mal au point beaucoup trop longtemps.
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[Terminé] De sang froid (P.V Dorian)

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