Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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Posté Jeu 24 Aoû - 12:10
Après tout ses déboires avec le Commandant, il était temps pour Mellissandre de se concentrer sur sa tâche première : à savoir infiltrer l’Inquisition. Au fils du temps, les quolibets et les rumeurs s’étaient un peu atténuées – sans doute par lassitude de répéter encore et toujours la même histoire – et elle pouvait donc reprendre ses activités plus sereinement.

En l’occurrence, elle avait beaucoup bavardé avec Joséphine – une vrai pipelette la demoiselle – pour en apprendre plus sur les membres de l’Inquisition et cette dernière, tout en se donnant l’air de s’intéresser aux affaires diplomatiques. Après tout, officiellement, elle était là pour ça.

Tout ce qui lui manquait, s’était d’enfin rencontrer en personne ce fameux Inquisiteur qui donnait un sens à tout ça. Mellissandre n’avait encore jamais pu l’approcher – sans grande surprise c’était un homme demandé – mais elle l’avait aperçu de loin, jaugeant que sa réputation d’homme charismatique n’était pas volé.

Toutefois, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être curieuse, de vouloir en savoir plus sur les rumeurs plus sombres qui circulaient à son sujet, derrière l’Elu d’Andrasté, derrière le héros de Darse. On le disait avec des yeux félins, on soufflait qu’il était mage du sang et les rumeurs les plus folles le clamaient même tévintide. Si elle rêvait de voir ses allégations confirmées – ah la futur Divine avalerait sa coiffe s’il s’avérait que le saint Inquisiteur choisi par l’épouse du Créateur, était un vil mage tévintide ! – Joséphine s’était montrée particulièrement prudente sur le sujet, éludant avec toujours beaucoup d’habilités la question de ses origines. Elle n’était pas ambassadrice pour rien après tout.

Pour autant, Mellissandre n’estimait pas que ces heures de commérages avec la belle antivane était du temps perdu car elle avait réussi à en apprendre plus sur Ragnar et que c’était selon elle la clef pour l’amadouer. Ou du moins essayé, car on ne le présentait pas comme une personne particulièrement aimable ou accessible. Au final, peu importe que les gens de Fort Celeste l’apprécient ou pas, que Cullen la déteste ou pas, tant qu’elle avait l’approbation de l’Inquisiteur, sa place ici était assurée.

Mais elle ne pouvait pas le charmer et se rendre indispensable si elle ne le rencontrait pas, et c’est bien pour ça qu’elle devait prendre les choses en main.

Mellissandre aurait très certainement pu quémander un rendez-vous officiel mais ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. En public les langues étaient liées, la distance infranchissable. Pour réellement faire connaissance avec quelqu’un, il fallait un peu d’intimité. Elle avait donc songé à le croiser malencontreusement à son bureau mais assez étrangement, il n’en avait pas, il lui fallait donc improviser. Agir avec l’audace qu’on lui enviait depuis son arrivé ici. En l’occurrence elle était directement aller frappé à la porte de ses quartiers privés.

Une décision mûrement réfléchie et calculée, à un moment où elle était presque sûr de ne pas le déranger à en croire ses habitudes. Et puis, selon les rumeurs, il aimait les personnes déterminées et confiante. Au moins, là, il allait être servi.

Après avoir sagement attendu qu’on lui ouvre, Mellissandre – légèrement anxieuse pour une foi il fallait bien l’admettre – exécuta une magnifique référence, pleine de grâce et de sensualité. C’était la première fois qu’il la voyait, elle voulait être sûr de laisser une forte impression.

De base, Mellissandre était ravissante mais son sort contribuait à la rendre séduisante et ses gestes la consacrait magnifique. Une beauté irréelle et enchanteresse que l’on regardait quand bien même on pouvait la détester.

« Pardonnez mon attitude cavalière, Inquisiteur », s’excusa-t-elle avec toute la courtoisie propre à son rang en lui faisant un sourire plus charmant que désolé. « Toutefois, j’ai un présent à vous offrir qui ne pouvait pas vraiment attendre plus longtemps... », déclara-t-elle avec une moue légèrement malicieuse, promesse d’une facétie et d’une réponse à cette étrange introduction.

« De la part de la maison Alirius, en gage d’amitié envers l’Inquisition, et en témoignage de notre profond respect envers vous, Inquisiteur », ajouta-t-elle en lui tendant une boite rectangulaire soigneusement emballé dans du papier.

En l’ouvrant, il aurait donc le plaisir – du moins elle l’espérait – de découvrir le plus fabuleux assortiment de chocolat qu’il n’ait jamais vu. Noir, au lait, blanc, avec des amandes, fourré aux fruits ou aux épices… Il y avait au moins une bonne trentaine de parfum différent, les précieuses confiseries étaient toutes soigneusement alignées dans des petites carré individuel. Oui, son cadeau était périssable. Une raison de plus de prendre les devants non ? Maintenant, il n’y avait plus qu’à espérer que Joséphine ne se soit pas trompé en clamant que l’Inquisiteur raffolait du chocolat.

Sa famille avait beau être spécialisé dans les produits de luxe, elle n’en produisait pas directement, ce présent lui avait coûté une petite fortune mais elle espérait au moins avoir fait preuve d’originalité. L’Inquisiteur recevait sans arrêt des cadeaux après tout, elle voulait sortir du lot.

« Oh, je réalise que je ne me suis pas présentée », ajouta-t-elle ensuite en effectuant une nouvelle révérence, moins marquée que la première. « Je m’appelle Mellissandre Alirius, fille de la magister Marilia Vineon et du magister Octavius Alirius, j’ai rejoins l’Inquisition il y a peu », déclara-t-elle toujours aussi policée qu’à son habitude.

Normalement, son arrivé avait fait grand bruit et il n’était pas impossible que Joséphine ait mentionné son existence, mais au moins, maintenant, les présentations officielles étaient faites.
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Glorfindel Mien'Harel[Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] D3ku
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— PSEUDOs : Pendräagon
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Présent.
— MISSIVES : 269
— DC&TC : Reyner Cousland (+) Seth.
— PRESTIGE : 207
— CRÉDITS : phobs (+) moi
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— ICONE (100x100) : [Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] 9xb3 — NATIONALITÉ : Dalatien et descendant direct de Shartan.
— ÂGE : Glorfindel possède dix neuf ans.
— PROFESSION : Leader du mouvement Mien'Harel, chef de la cité Revassan.
— FACTION : Mienh'Harel, évidemment : les elfes rebelles.
— ARMES : Deux sabres dalatiens.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Sam 26 Aoû - 1:48


Le silence. L'odeur de la brise des montagnes avoisinantes, fraîche et vivifiante ; le soleil qui se couchait avec un semblant de douceur... La solitude. Tout ce que j'aimais en soi. Rare étaient les moments de tranquillités que je pouvais m'octroyer, et Andrasté seule sait à quel point je devais rester stoïque en essayant de régler un maximum d'affaires et de problèmes au sein de Fort Céleste ; la vérité est, était et sera que je n'étais pas fait pour ça. Après avoir passé plus de dix ans sans domicile réellement fixe, à chasser le moindre templier qui se présentait sur mon chemin, armé de ma magie du sang et de mes épées à l'acier aiguisé... On m'avait placé sur un trône d'or, la couronne sur la tête... Et le couteau sous la gorge.
Il y avait des moments où je me posais loin de tout et n'importe qui — enfin, tout du moins, j'essayais —, me demandant comment tout cela avait-il pu m'arriver. Les événements furent tellement soutenus, tellement rapides... Parfois, j'avais l'envie insoutenable, voir même viscérale de me couper la main possédant le pouvoir que Corypheus cherchait à reprendre afin de fuir ce lieu. Ce n'était pas un choix pire que celui d'être à la tête de l'Inquisition, bougeant mes pions tel un marionnettiste, les regardant alors s'agiter dans tous les sens pour vaquer à leur occupations. La politique, le pouvoir... La corruption. Tout ce que je voulais fuir dans les cercles me revenaient en pleine figure, telle une gifle du destin pour me punir de quelconques larcins.

Les coudes posés sur la rembarre de pierre du balcon de mes quartiers, mes yeux vagabondaient sur ce qui était le paysage d'un magnifique massif montagneux. La neige parsemait le sommet de la plupart de ces montagnes à la hauteur vertigineuse, et je m'imaginais déjà m'en aller, loin des obligations et des faux semblants, vagabondant dans des lieux encore inconnus, à la recherche d'un quelconque objectif ou d'un but.
Beaucoup donneraient surement tout ce qu'ils avaient pour être à ma place. J'en avais conscience, mais pour autant, je leur aurais ris au nez. Allez y. Venez, échangez les places et nous en reparlerons. Je suis un mage. Un mage de sang. Un assassin et un paria. Condamné à la sentence fatale : la mort, et ce, par la Chantrie. Avec un tel passé, comment vouliez vous vous faire prendre au sérieux par qui que ce soit ? La peur, la crainte ; voilà ce qui les faisaient se plier à moi. Mais certainement pas la marque de la Divine.

Quant à Darse... Tant d'innocents, tous morts. Massacrés par des Templiers. Des Templiers corrompus jusqu'à la moelle par ce qui semblait être du lyrium rouge, d'après les récentes recherches de Cullen. Pour une marque, déposée au creux de ma main, scellant le destin de tout le monde en Thédas — de ce que j'avais compris, et seul le Créateur sait à quel point j'aurais aimé me tromper là dessus — ; le prix fut payé par le sang. Comme cela était tristement ironique. Même si je semblais prendre tous ces derniers événements à merveille, j'étais...

Coupable.

Je me souviens encore de cette petite fille. Une gamine à peine plus âgée que moi lorsque j'étais emmené par les marchands d'esclave qui avaient réduit ma vie à néant. J'ai vu ses larmes. Ces goûtes translucides, tombant lourdement au sol, dans un assaut de tremblements que personne ne pouvait calmer. Le visage à moitié brûlé par le feu. Un feu que je n’avais pas pu éteindre et dont je n'avais pu sauver tout le monde, ces gens, civils, hommes, femmes, enfants... tant de vies dont j'étais responsable. Mon cœur s'était stoppé net, comme mort. Cette fillette innocente, dont les yeux étaient le reflet de son âme brisée par la perte de ses parents, des êtres qui lui était si cher et irremplaçables. Oh, oui. Je connais ce regard. J'avais exactement le même. Et j'en étais responsable. J'avais causé ce qu'on m'avait fait subir. J'avais causé ce dont je me vengeais depuis toujours. Je n'étais pas mieux qu'eux, au final.

Saisissant la pierre de l'architecture sous mes mains, je me reculais finalement en poussant doucement sur mes bras pour me donner de l'élan, tournant les talons à cette vue merveilleuse et réconfortante. Mes pas me firent pénétrer dans ma chambre et alors que mes pensées s'en allaient vers mes préoccupations habituelles  — qui étaient en général faites de tout un cas de questionnement existentiels —, j'entendis quelqu'un frapper à la porte, au loin. C'était la toute première fois depuis l'arrivée de l'Inquisition à Fort Céleste que quelqu'un daignait essayer d'entrer en contact avec moi alors que j'étais dans mes quartiers — même Joséphine savait très bien que cela était peine perdue de venir me déranger lorsque je disais aller me recueillir quelques instants, seul, dans ma chambre —. Je n'étais pas d'humeur, mais je me pliais une fois de plus à l'art qui me faisait à ce jour le plus défaut au monde : le social. Les seuls sourire que je pouvais offrir étaient accompagnés de phrases au sarcasme piquant et aussi empoisonné que l'étaient les coupelles de vin des hauts politiques de ce monde.

Levant les yeux au ciel avec un soupir qui accompagnait mon désarrois, je me mis en quête de la porte. Ma main saisit fermement la poignée de cette dernière, et alors que je tirais dessus d'un geste sec tout en faisant attention à me reculer légèrement pour laisser à mon mouvement la place de s'accomplir, mes yeux aux pupilles dessinées en fente se posèrent sur une jeune femme. ... Belle. ... Très, très belle. Ai-je déjà dit qu'elle était belle ? Dans le doute, je le dirais à nouveau : elle était belle.
Ses cheveux, noirs et ondulés, retombaient avec légèreté contre ses épaule, tandis que son regard perçant mais emplis d'une malice dont je ne pouvais ignorer l'attirance me contemplait. Son sourire illuminait un visage aux traits qu'on aurait pu croire dessiné par l'un des meilleurs des artistes en Thédas. De toute ma vie, je n'avais jamais vu une femme aussi magnifique. Jamais. En revanche, aussi somptueuse pouvait-elle être, je ne comprenais absolument pas ce qu'elle venait faire à ma porte. Si j'avais croisé une telle femme dans les couloirs de Fort Céleste, voir même à Darse, je m'en serais légitimement souvenu... Alors, qui était-elle ?

La révérence qu'elle m'offrit fut pleine de charme et grâce, mais je devais avouer que les manières et bienséances n'étaient pas du tout mon fort. J'appréciais quand même le geste, d'autant plus que venant d'une telle beauté, cela ne pouvait être que gratifiant... Je suppose ?
Elle disait alors me faire don d'un présent en gage de respect, de la part de la maison Alirius. Alirius... Ce nom me disait quelque chose. Mel... Melli... Mella... Joséphine m'avait parlé d'une femme du nom d'Alirius, mais il m'était impossible de retrouver le prénom qui allait avec. Une mage maîtrisant la foudre, qui venait d'arriver dernièrement. Alors qu'elle me tendait cette boite carrée et emballée avec un soin tout particulier, mes yeux clignèrent un instant. J'osais alors lever l'une de mes mains en direction du fameux présent, le saisissant avec doute ; les cadeaux n'étaient jamais bon signe. Les impressions forte non plus, d'ailleurs. Et une telle beauté... Tout m'indiquait que j'avais les raisons les plus solides au monde pour soupçonner quelques manigances derrière tout cela.

Voilà que la belle demoiselle m'offrait une nouvelle révérence, si bien que j'en avais haussé les sourcils, mon regard noyé de questions quant à un tel respect envers ma personne. Soit être Inquisiteur apportait un prestige que même moi j'ignorais encore à ce jour, soit... Hé bien, j'étais déconnecté de tout ces bonne manières de la haute société, des positions avantageuses et tout ce qui s'en suit. Après tout, ayant vécu la moitié de ma vie dans une tour et l'autre dans une ferme ; comment vouliez-vous que je puisse connaitre un seul foutre mot ou une seule maudite attitude à avoir dans ce qu'on appelait la cour des grandes gens ? Bon sang, que ma hutte dans les bois me manquait.
Mellissandre. Voilà le prénom que je cherchais quelques minutes plus tôt. C'était donc elle, la très réputée et envoûtante Altus qui semblait avoir remué le cœur du Commandant ? Enfin. Je dis le cœur, mais ce sont les rumeurs qui parlaient d'elles même. Les ouïe dire sont souvent de mauvais reflets de la réalité, et je ne préférais pas m'habituer à croire aux chimères. Toujours était-il que je n'avais pas lâché un seul mot, et cela était simple à comprendre : j'étais abasourdi. Je m'étais attendu tout sauf à tout cela. Le présent dans ma main n'avait même pas mon attention : seule ma vis à vis la détenait. Je me repris en me rendant compte qu'elle avait terminé de se présenter, mes paupières se plissant doucement dans une expression des plus méfiante. Rabaissant mon bras qui gardait l'offrande de la famille Alirius, je lâchais finalement la poignée de la porte tout en reprenant contenance.

《 — Une chose est sûre en tout cas, vous êtes une femme foudroyante.  》

Bon, je devais avouer que celle-ci était plutôt facile. Mais c'était la pure vérité. Son entrée m'avait foudroyé sur place, brisant toute mes barrières, me laissant sans défense face à tant d'audace et de charisme. S'il y avait bien une chose que j'aimais chez les gens, c'était leur caractère... Et pour le coup, cette charmante créature venait de gagner des points quant à ça.

《 — Je ne suis pas sûr de bien saisir l'intention qui se cache derrière ce présent, mais... Merci.  》

Encore désarmé face à tout cela, je ne savais ni quoi dire, ni quoi faire. Le social n'étant décidément pas mon fort, je ne pouvais m'empêcher de me trouver étonnement curieux quant à cette jeune femme qui était venue à moi avec une facilité presque désinvolte. Tant de gens fuyaient mes yeux, mes rencontres, ma présence... C'était définitif, je voulais en savoir plus sur elle.
Je me poussais alors, laissant un passage significatif afin d'inviter l'Altus à entrer dans mes quartiers. Aussi peu civilisé j'aurais pu être, je n'allais pas la laisser sur le palier de la pièce ; je comptais discuter avec elle, car cette dernière avait réussi à piquer ma curiosité ; chose que peu de monde arrivait à faire en temps normal. Moi qui plus tôt n'espérait que la solitude et la tranquillité, je n'étais pas au bout de mes surprises.

《 — Entrez.  》

Une autre chose était sûre, cela-dit : les manières et la politesse n'étaient vraiment pas ma tasse de thé.


All my life,
I have been fighting for this.
They try to keep me down but I just get higherII've been up, I've been down. Seen the world from the ground. But I hear the drumming, now my veins are pumping. Scraped my knees, bruised my heart, It's where you end, not where you start. I see them running, cause they see me coming. All my life, I have been waiting, I have been waiting for this.
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Posté Sam 26 Aoû - 10:40
[HRP : Dialogue convenu en PV avec Ragnar pour la spontanéité de la chose.]




Pour l’instant, l’Inquisiteur était tel qu’on lui avait décrit. Un peu brusque, un physique atypique qui flirtait entre le charismatique et l’effrayant. C’est sûr que voir ces pupilles fendues avait quelque chose d’un peu déstabilisant mais elle avait contemplé des démons, des cadavres décharnés, des abominations… En sommes elle pouvait s’accommoder de ces iris sans trop de difficulté.  

Lui par contre semblait effectivement déstabilisé, autant par son audace que par sa beauté. Il la dévisagea . Longtemps. Habituée à ce qu’on lorgne ses traits, Mellissandre savait retourner un sourire naturel et posé pour laisser le temps de la contemplation. C’était plus difficile qu’il n’y paraissait, la plupart des gens ayant tendance à se dandiner inconfortablement quand ils sont longtemps au centre d’une silencieuse attention.

En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle semblait lui avoir fait forte impression. D’ailleurs, il l’admit lui même en faisant un jeu de mot tout à fait improbable sur la foudre. Mellissandre qui ne s’attendait pas à ce genre de préambule resta pantoise tandis qu’il l’invitait à entré après avoir maladroitement accueilli son présent.

Honnêtement, vu le tempérament d’ours mal léché qu’on lui prêtait elle ne s’était pas attendu à ce qu’il l’invite à pénétrer dans ses quartiers. En soit, c’était plutôt positif pour elle mais elle imaginait déjà les rumeurs qui allaient pullulaient à son sujet. Rien qu’au regard du soldat posé un peu plus loin, elle en soupirait déjà… Sans montrer son hésitation, Mellissandre inclina la tête en signe d’acceptation, lui retournant un sourire radieux alors qu’elle entrait dans la pièce.

Une fois à l’intérieur, elle jeta un bref regard circulaire pour jauger les lieux. Sans grande surprise, c’était un endroit vaste et plutôt élégant même si sommairement décoré. Vu le style, elle était persuadée que ses Joséphine qui avait tout choisie.

Par contre, il était évident que l’Inquisiteur n’avait pas l’habitude de recevoir dans ses quartiers, il n’y avait aucune table, aucune chaise à part celle du bureau. Enfin sauf un large divan vert qui ferait probablement l’affaire. S’il l’invitait à s’asseoir, car cela ne se faisait pas de le faire spontanément mais vu l’air circonspect qu’il lui lançait chaque fois qu’elle s’inclinait il n’avait pas spécialement l’air au courant des bonnes manières. Ou alors il détestait les révérences. C’était possible aussi après tout. Joséphine s’était montrée excessivement prudente sur le sujet, mais justement, la retenue dont elle faisait preuve lui faisait sous entendre que l’Inquisiteur n’était pas particulièrement ravi de  ses nouvelles responsabilités et du titre saint qui allait avec.

Assez naturellement, elle se laissa entraînée vers le balcon, l’air frais était agréable et c’était sans aucun doute une zone moins intime que sa chambre en tant que tel. Ils y seraient plus à l’aise le temps de faire fondre la glace.

« Tout de même, 'femme foudroyante' », répéta-t-elle finalement, désireuse de ne pas laisser un silence s’installer inconfortablement entre eux. « On ne me l’avait encore jamais faite celle là... », ironisa-t-elle en souriant quand même à l’Inquisiteur pour adoucir un peu le sarcasme qui dansait dans ses yeux.

Effectivement, sa magie électrique était la source de bien des jeux de mots, mais elle devait dire qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’Inquisiteur ait un humour aussi ras des pâquerettes. C’était l’occasion de vérifier s’il était susceptible, dans le pire des cas, s’il prenait mal sa réplique, elle pouvait aisément rattraper le coup et saurait qu’il faudrait qu’elle s’en tienne à l’obséquiosité. Mais il choisit d’interpréter sa réplique au premier degré, plus joueur qu’agressif même s’il était toujours un peu sur la défensive.  

« Tant mieux, je peux ainsi espérer vous faire une impression aussi forte que la vôtre », rétorqua-t-il assez sobrement.

Mellissandre le jaugea un instant, puis un sourire malicieux annonciateur d’une bêtise se dessina sur ses lèvres.  

« Ne vous inquiétez pas, vous avez fait une impression tout à fait... flamboyante... », répondit-elle en le regardant dans les yeux pour assumer pleinement la médiocrité de son propre jeu de mot.

Si c’est ce qu’il aimait, il allait être servi. Après tout, il y avait beaucoup de calembours à faire avec la pratique du feu.

« Je sais, je fais souvent cet effet là. J'ai tendance à embraser les situations », répliqua-t-il aussitôt. Elle aurait juré qu’il lui avait fait un clin d’oeil pour appuyer ses propos.

Un rictus entendu aux lèvres, Mellissandre continua à lui faire face.

« Espérons que cela ne devienne pas trop électrique entre nous alors », souffla-t-elle, amusée par la tournure de la situation.

« Dans le pire des cas, le calme vient après la tempête... Ou devrais-je dire la foudre », renchérit-t-il une nouvelle fois avec exagération, signe qu’il n’avait pas l’intention de s’arrêter.

Dans un élan d’inspiration, elle renvoya la bal au tac au tac.

« Sinon, on peut toujours combattre le feu par le feu… », répondit-elle d’une voix indubitablement malicieuse, en le défiant d’en trouver encore un autre.

Ce qu’il fit.

« Ça serait sans doute électrisant », conclu-t-il avec un air entendu.

Capitulant devant cet échange sans queue ni tête, Mellissandre pouffa de rire, glissant sa main devant sa bouche comme pour empêcher les délicieuses notes cristallines de s’envoler. Encore une fois, elle transpirait l’élégance et la grâce naturelle, forgée aux arts de l’allure dès son plus jeune âge.

Une fois passée son petit éclat, elle sourit à l’Inquisiteur, toujours aussi charmante mais un peu moins policée qu’à son arrivé. Un peu plus chaleureuse.  

« J’espère que l’Histoire fera davantage honneur à votre glorieux sens de l’humour Inquisiteur », répondit-elle finalement, le regard toujours pétillant d’amusement, osant cette légère taquinerie qu’elle ne se serait probablement pas permis autrement.

Comme inspirée par la grandiloquence de l’Histoire avec un grand H qu’elle venait de mentionner, Mellissandre se pencha – veillant nonchalement à toujours présentée ses courbes sous le meilleur angle - accoudée contre le balcon pour perdre son regard dans l’infini d’albâtre qui s’étendaient sous ses yeux. Rien à faire, les paysages la laissait toujours autant de marbre. Pour autant, on ne pouvait pas nier la grandeur solennel qui se dégageait de ses montagnes, la sensation grisante d’être le maître du monde en ses lieux.

« Je vois que vous avez la meilleur vue de Fort Celeste », déclara-t-elle avec douceur en reportant son attention sur lui. Ce n'est pas parce qu'elle ne le pensait pas, qu'elle ne pouvait pas le dire. Objectivement, le paysage était effectivement grandiose.

En tout cas, elle s’était habitué à ses cheveux blancs et à ses yeux félins maintenant, cela ne lui demandait plus vraiment d’effort de ne pas les fixer stupidement. Ceci dit, elle était toujours curieuse de savoir comment il s'était retrouvé ainsi. Etait-ce un effet secondaire de l'ancre ?

Pour être plus à l’aise, elle se redressa, s’adossant contre la rambarde avec la sensualité qui lui était coutumière. A bien y réfléchir, vu son statut de tévintide elle était chanceuse qu'il ne l'ait pas encore envoyé balader. Autant pousser un peu sa chance...

« Puis-je suggérer un peu de liqueur pour accompagner votre présent ? », déclara-t-elle soudainement en posant les yeux sur la boite qui tenait toujours dans ses mains mais qu’il n’avait toujours pas ouvert.

Elle était vraiment impatiente de savoir ce qu’il en penserait et peut-être serait-il plus détendu avec un peu d’alcool et de chocolat. En tout cas, c’était un bon moyen d’officialité la familiarité de leur entrevu.

Boire un verre avec l’Inquisiteur après s’être ramenée sans invitation dans ses quartiers. Là au moins, on pourrait dire qu’elle avait frappé fort, ça valait bien quelques rumeurs douteuses supplémentaires. Après tout, s’il y avait quelqu’un à conquérir dans l’Inquisition, c’était bien l’élu d’Andrasté.
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Posté Mar 29 Aoû - 2:12
Je la regardais se mouvoir jusque dans ma chambre, ses cheveux noirs comme le charbon continuant de la suivre avec une grâce facilement notable. Intérieurement, je commençais à me dire avec ironie et sarcasme que d'être l'Inquisiteur n'était pas si terrible que cela, en fin de compte. Encore faudrait-il que tous les sujets qui vous entouraient aient la beauté de cette charmante Mellisandre Alirius. Quelque chose continuait de me dire que sa venue n'était pas le fruit du hasard, et encore moins orchestrée pour une malheureuse boite de... C'est vrai. Je n'avais pas encore ouvert son présent. Je m'en chargerais lorsque je serais posé quelque part, et non à la porte d'entrée comme un prince gâté le jour de son anniversaire. Et puis, les cadeaux, j'avais horreur de ça. Surtout lorsqu'ils étaient injustifiés comme celui-ci.
N'ayant aucune connaissance des protocoles, peut-être que son offrande était en réalité totalement commune dans son contexte : pour moi, cela n'annonçait que de mauvaises augures. La méfiance avait été un trait de caractère qui m'avait accompagné tout durant mon parcours de vie, et les vieilles habitudes avaient toujours beaucoup de mal à se dissiper chez moi. Mes premières nuits à l'Inquisition, je ne pouvais m'empêcher de dormir avec l'une de mes épée... Une question de sécurité, vous saisissez ? On est jamais trop prudent. Des fois que quelques justiciers masqués ne viennent étouffer le méchant mage de sang qui a brisé deux cercles durant son sommeil. Par ce que c'est vrai que, libérer des hommes et femmes séquestrés illégitimement était quelque chose d'effroyable. Encore plus quand vous utilisiez la magie du sang, alors que par exemple, la nécromancie elle n'est pas interdite sachant qu'elle passait par dessus les lois les plus fondamentales de la vie et de notre propre monde en usant de corps de défunts dont on ne connaissait même pas les origines. Tellement plus horrible que d'utiliser son propre sang pour libérer des personnes enfermées contre leur gré... Bouh, bouh. Vilain mage de sang. Tu es un vilain, Ragnar.

Mes yeux observaient allègrement Mellissandre se rendre jusqu'au balcon, auquel cas je la rejoignais pour mon plus grand bonheur — que vouliez vous ... Elle était si ravissante, j'aurais été bien bête de me plaindre d'une telle compagnie —. A peine mes pas m’amenèrent dehors que je pouvais sentir de nouveau le souffle frais et pur due à l'altitude ; je posais de nouveau mes bras contre la rembarre de pierre, y prenant appuis pour admirer le soleil se coucher, une ambiance à la fois douce et légèrement pesante nous entourant, alors que mes mains s'occupaient en jouant avec la boite qu'elle m'avait offerte, toujours dans son emballage. Toutefois, ce froid glacial entre nps deux personnes ne dura pas bien longtemps.
Alors que nous cherchions chacun de notre côté — à coup sûr, j'en aurais mis ma main à couper... De préférence celle avec l'ancre. Ha, ha, ha. — de quoi discuter — en tout cas, je ne savais pas du tout de quoi parler avec la charmante demoiselle car je n'avais pas l'habitude d'avoir de la compagnie et encore moins de la part de parfaits inconnus —, Mellissandre fini par briser la glace — ha, ha, ha. Je crois que je vais arrêter les balourdises pour l'instant. — en faisant savoir que j'avais peut-être exagéré en employant un mot rappelant sa nature magique... Moi, exagérer ? Non. Ce jeu de mot était sorti aussi naturellement que possible, quand bien même je pensais sincèrement mes propos. Elle est foudroyante.
Sans pouvoir m'en empêcher, mes phrases ne faisaient qu'ajouter encore et encore de ces jeux de mots au goût plutôt douteux... Mais je n'étais pas le seul à les alimenter. L'Altus répondait avec un sarcasme tellement désinvolte qu'un sourire avait commencé à naître sur mes lèvres. Un sourire qui se faisait amusé pour la première fois depuis un long moment. Bon sang, ce que j'adorais les femmes qui avaient du répondant. Au moins, actuellement, je ne me sentais pas comme l'Inquisiteur, mais comme étant moi-même. Naturel. J'étais Ragnar. juste Ragnar.
Nos échanges continuèrent jusqu'à ce que j'eu le dernier mot — ou plutôt le dernier jeu de mot, si puis-je dire —; elle m'offrit alors un rire qui aurait pu être à croquer si malheureusement elle ne l’avait pas camouflé par l'une de ses deux mains. Je me senti soudainement fier, gratifié de cette réaction si spontanée de la part de Mellissandre ; celle d'avoir réussi à lui déclencher de la distraction et de l'amusement. Toutefois, mon sourire s'évanouit bien vite de mes lèvres, mon regard quittant celui de mon vis à vis pour se perdre sur le sol. Mais à quoi je jouais, bon sang ? Depuis quand j'étais aussi... Sociable ? Bon, je n'étais pas non plus en train de chanter bras dessus dessous avec elle, une pinte d'hydromel à la main ; mais quand même... Cela ne me ressemblait pas. Avait-elle un charme tellement puissant qu'elle réussissait à détruire, encore une fois, les barrières que je m'étais dressé ? Ou bien étais-je juste dans une passe qui me faisait nécessiter de la compagnie agréable et non axée sur le fait que j'étais le chef ici présent ? Elle me faisait sentir comme quelqu'un de tout à fait normal. Son regard ne méprisait ni ma couleur de cheveux, ni mes yeux. Même si elle pouvait penser tout le mal du monde quant à eux, elle ne me le démontrait aucunement. Elle était calme, sereine, malicieuse et joueuse.
En bref, c'était trop beau pour être vrai.
J'étais hébété, m'étant pris au jeu que nous nous étions livré comme deux enfants. Non pas que je n'avais pas apprécié cela, mais... La méfiance, Ragnar. N'oublie pas la méfiance. Toit même, tu le sais. Et tu le ressens actuellement. Il y a anguille sous roche. Finalement, mes yeux orangés se posèrent de nouveau sur la demoiselle, lui répondant avec un ton plutôt las — las car je devais avouer que je n'avais pas été très... Disons que je n'avais pas fait preuve d'un grand prestige avec un tel humour. Je tâcherais de l'oublier, encore une fois.

《 — Je préfère que l'Histoire avec un grand H ne se concentre pas sur cette compétence, je n'en suis pas aussi fier qu'il n'y parait.  》

Sans pouvoir m'en empêcher — encore une fois —, je lui offris un sourire sincère afin de démontrer mon ironie.
Toutefois, mon attention qui était totalement reportée sur les yeux de la jeune femme finit par faire descendre les miens dans son, soit dit en passant, ravissant décolleté et ce lorsqu'elle se pencha. Je ne me plaignais pas du tout de cette vue des plus charmantes, mais...
Cela donnait une mauvaise image de moi, actuellement ; une image que je n'aimais faire ressortir à propos de ma personne. C'est ainsi que mon regard se détourna avec lassitude, préférant dorénavant contempler le paysage que je ne connaissais que trop bien désormais. Qu'essayait-elle de faire ? Venant ici, cadeau à la main et sourire aux lèvres, décolleté envoûtant et paroles aussi douces que de la soie ? Je ne faisais que me répéter en boucle depuis qu'elle était arrivé les mêmes choses : elle me désorientait.

Je la voyais s'adosser avec une sensualité qui, bien évidemment, ne me laissait pas de marbre ; complimentant le fait que j'avais la chambre qui possédait la plus belle vue de tout Fort Céleste, j'haussais un sourcil comme pour appuyer ma curiosité quant à ce nouveau compliment qui était venu fleurir ses lèvres. Elle m'offrit alors une phrase qui suggérait la nature du cadeau qu'elle m'avait offert : apparemment, c'était comestible vu qu'elle me proposait de le déguster avec de la liqueur. Et voilà que maintenant la demoiselle voulait me faire boire... Hah,
cette fois j'en étais sûr. Quelque chose était derrière sa tête.
Faisant mine de regarder son présent avec un air des plus douteux, je me redressais finalement, me faisant imposant face à elle. Lui lui offrit un regard menaçant mais un sourire étant apparut sur mes lèvres, les étirant calmement.

《 — Je ne peux refuser, venant d'une femme aussi belle que vous.  》

Si Mellissandre essayait de me retourner le cerveau, j'allais donc faire de même. J'allais me prêter à son jeu et voir jusqu'où ses idées convergeaient. Quitte à essayer de la séduire — je n'avais pas spécialement confiance en quoique ce soit en moi, d'autant plus que je ne faisais que vivre d'aventures et d'histoires sans lendemain — mais essayer faisait partie de ma personnalité.
Je me tournais alors vers l'entrée de la chambre, l'invitant en un regard et un mouvement de main à me suivre ;
allant jusqu'au divan de couleur émeraude, je l'y invita à s'asseoir. Je me posais alors moi-même dessus —
veillant à attendre qu'elle-même s'y pose juste avant histoire de ne pas paraître trop rustre — et alors que je regardais finalement avec intérêt son présent, je me mis à l'ouvrir avec suspicion. Mes yeux s'ouvrir alors en contemplant ce qui étaient des chocolats. Tout un assortiment de ces confiseries dont je raffolais tant et qui,
soit dit en passant, ne m'étais pas arrivé de déguster depuis des lustres. Je devais avouer que là, elle faisait fort.
Encore une fois, une partie de moi semblait apprécier énormément cette jeune femme, mais mon côté raisonné me criait de ne pas lui faire confiance. Pas. Du. Tout.

Regardant Mellissandre dans les yeux — et en profitant pour, une fois de plus, essayer de me faire imposant et intimidant —, je fini par déposer la boite entre nous deux, croisant ensuite les bras tout en laissant mon dos rencontrer le dossier du divan. Un sourcil haussé, je pris un air des plus fermés, lâchant sans aucune retenue mes mots.

《 — Des chocolats. Je n'aime pas ça.  》

Chose qui, bien évidemment, était totalement fausse car je ne pouvais m'empêcher de me demander si ma stratégie était réellement utile — et donc si je faisais vraiment bien de me retenir d'en manger un ou deux. Si toutefois Mellissandre songeait à en manger un elle-même — ce serait encore une fois totalement désinvolte...
Et elle gagnerait encore de mon affection —, peut-être alors je me tenterais à faire de même. Pour le moment,
rien de ce qu'elle m'offrira qui s'avérerait être comestible ne franchira la barrière de mes lèvres. Simple question de bon sens.

《 — Bien essayé, mais c'est un échec.  》

J'avais ajouté, lui désignant les chocolats d'un mouvement du visage qui se faisait de nouveau las. Je me faisais passer pour l'un de ces capricieux des hautes cours de la noblesse — mon total contraire —, et j'espérais ainsi briser ses propre barrières, maintenant qu'elle avait touché aux miennes. Restait à savoir si cela allait fonctionner ou si elle allait se montrer encore plus ingénieuse. J'étais mitigé.


All my life,
I have been fighting for this.
They try to keep me down but I just get higherII've been up, I've been down. Seen the world from the ground. But I hear the drumming, now my veins are pumping. Scraped my knees, bruised my heart, It's where you end, not where you start. I see them running, cause they see me coming. All my life, I have been waiting, I have been waiting for this.
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Posté Mar 29 Aoû - 13:15
Mellissandre ne renchérit pas alors qu’il déclara préféré que l’Histoire oublie son sens de l’humour douteux. Pourtant, cela aurait pu aidé à adoucir son image, lui qui terrifiait tant de gens. Se rendre accessible, humain, voilà ce qui manquait parfois aux figures mythiques pour être appréciées. Mais elle n’était pas là pour l’aider dans sa communication, elle n’y avait même pas intérêt, aussi se contenta d’elle rester souriante en concédant d’un geste de tête sa remarque.

Il avait l’air un peu suspicieux quand à son présent mais il se détendit malgré tout, lui offrant un sourire en même temps qu’un compliment. Elle hésita un instant à jouer les flattée mais elle s’abstint. Vu le nombre d’éloge qu’elle recevait chaque jour, cela n’était pas crédible. Cela n’allait pas trop non plus avec son personnage. Non elle préférait gardait cette carte pour un compliment plus élaboré, pour faire croire que celui-là l’avait vraiment touché alors que dans le fond, elle était juste un glaçon apathique.

Très sûre d’elle, elle pencha donc légèrement la tête sur le côté taquine.

« On me l’avait encore jamais fait celui-là », ironisa-t-elle avec une moue taquine, irradiant de confiance en elle. Le parallélisme avec sa première remarque était évident mais surtout, elle transformait ce simple compliment anodin en défi. Un challenge susceptible de titiller son orgueil : serait-il capable de se démarquer ?

Oui, il était Inquisiteur et elle lui accordait le respect dû à son rang mais en tant qu’homme, elle le mettait au même niveau que tout le monde c’était à lui de s’élever par ses qualités seules. Et quoi qu’en dise les rumeurs, elle n’était pas une femme accessible, belle, séduisante oui, mais lointaine comme une statue que l’on admire.

Pour autant, elle lui retourna tout de même un sourire gentil et avenant, preuve qu'elle n'était pas non plus contrariée. Juste... difficile.

Il lui fit signe de venir à l’intérieur et elle s’exécuta gracieusement, prenant place sur le canapé vert. Enjôleuse dans la moindre de ses mimique, elle croisa les jambes une fois assise, le dos bien droit dans une posture aussi élégante que séduisante.

Un peu excitée, elle le regarda découvrir son cadeau sans perdre une miette de son expression. Il les dévisagea un moment sans qu’elle parvienne à déterminer ce qu’il en pensait puis il lui retourna un regard quelque peu effrayant renforcé par ses yeux jaunes fendus.

Résistant à la légère inquiétude qui s’emparait d’elle, Mellissandre entendit tomber le glas de la sentence. Il n’aimait pas les chocolats. Un peu déstabilisée, elle le regarda comme si elle essayait de lire dans ses pensées. Pourquoi Joséphine lui aurait menti ? A moins qu’elle se soit trompée ? Ou bien qu’il mente ? Dans tous les cas, elle avait un cadeau qu’il prétendait ne pas aimer. C’était contrariant.

Toutefois, plutôt que de montrer de l’agacement, Mellissandre peignit sur son visage une profonde tristesse.

« Oh, je suis désolée... », s’excusa-t-elle en semblant réellement aussi déçue qu’ennuyée. « C’est une coutume de Tevinter d’offrir un cadeau aux hôtes qui nous loge, mes ancêtres doivent se retourner dans leurs tombe d’avoir tant manqué de clairvoyance », se lamenta-t-elle à nouveau comme si elle était profondément blessée et fâchée contre elle même. Pour peu, elle donnait l’impression de vouloir se flageller.

« Je… je trouverais quelque chose de mieux », conclu-t-elle néanmoins en faisant un sourire un peu plus délicat à l’Inquisiteur, comme si elle raffermissait sa détermination.

L’art et la manière de retourner une situation. C’était elle qui s’était trompé, mais avec un peu de chance, l’Inquisiteur se sentirait coupable d’avoir été si brusque envers elle, et de faire le difficile. Elle lui signifiait aussi qu’il ne s’en tirerait pas si facilement : elle lui ferait des présents jusqu’à ce qu’il y en ait un qui le satisfasse parce que c’était normal pour elle. On ne se dressait pas contre les traditions bénignes après tout…

S’accordant une respiration pour reprendre contenance après avoir ainsi faillit à représenter dignement son pays, Mellissandre glissa ses yeux sur la boîte de chocolat. Elle était vraiment persuadé que Joséphine lui avait parlé de l’amour de Ragnar pour ces friandises… Elle ne pouvait pas exclure l’idée qu’elle se soit trompée, mais connaissant l’ambassadrice cela lui semblait plus probable que Ragnar est menti.

Après tout, il ne semblait pas très au fait des bonnes manières, peut-être que s’était sa méthode polie de ne pas en manger ? A bien y réfléchir, se faire offrir à manger par une mage tévintide cela n’avait rien de très rassurant. Elle même aurait probablement songé à une tentative d’empoisonnement.

« Enfin, cela serait dommage de les gâcher », ajouta-t-elle donc, toujours concentrée sur la boite. « Vous permettez ? », demanda-t-elle poliment pour avoir sa permission d’en manger un. Dès qu’il eut accepté, elle dévisagea à nouveau la boite en promenant gracieusement sa main au dessus, manifestement indécise.

Elle resta un moment ainsi, puis soupira.

« Je n’arrive pas à me décider, choisissez pour moi Inquisiteur », demanda-t-elle sur un ton enjoué en lui faisant un sourire radieux et un peu provocateur. Comme si elle lui lançait un nouveau défi.

Dans le même temps, on pouvait la soupçonner de n’avoir empoisonner que quelques chocolats, mais si tel était le cas, elle prenait un risque en laissant l’Inquisiteur choisir pour elle. Cela jouait donc en sa faveur de ce point de vu là, comme une preuve que la boite était totalement saine.

Elle attendit donc sagement que Ragnar choisisse parmi les parfums et lui tende. Toutefois, plutôt que de prendre le chocolat entre ses doigts, elle se pencha souplement, le saisissant avec délicatesse entre ses dents sans mouvement brusque, image même de la séduction et de l’audace.

Avec un ultime regard joueur, elle se redressa, le chocolat affleurant nonchalamment de ses lèvres entrouverte avant qu’elle ne laisse glisser dans sa bouche pour le mâcher tranquillement. De tout ses talents, celui de manger sans avoir l’air stupide était sans doute le plus extraordinaire. Fermant les yeux pour mieux savourer les saveurs qui envahissait son palais, elle ne cacha pas son plaisir alors qu’elle finissait par l’avaler, s’assurant que rien n’était resté sur ses dents parfaite.

« Je ne comprends pas comment on ne peut pas aimer le chocolat », déclara-t-elle finalement avec nonchalance en souriant à l’Inquisiteur, le regard pétillant étant la seule chose qui la trahissait alors qu’elle agissait avec indolence comme si rien ne venait de se passer.

Elle reposa ses yeux sur la boite, en choisissant un à son tour qu’elle pinça délicatement entre ses doigts.

« Ceux là sont particulièrement délicieux, ils viennent des meilleurs fabrique d’Antiva, vous êtes sûr que vous ne voulez pas goûter ? Je vous garanti que vous n’avez jamais rien mangé de tel », déclara-t-elle en lui tendant la pièce qu’elle venait de choisir, son regard plongé dans le sien alors qu’elle essayait de faire abstraction de ses pupilles si particulière pour ne dégageait que de l’assurance enjôleuse.

S’il ne la prenait pas, elle ne s’en offusquerait pas et la mangerait elle même.
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Glorfindel Mien'Harel[Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] D3ku
Glorfindel Mien'Harel[Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] D3ku
Lord of revassan ⊱ Mien'harel
— PSEUDOs : Pendräagon
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Présent.
— MISSIVES : 269
— DC&TC : Reyner Cousland (+) Seth.
— PRESTIGE : 207
— CRÉDITS : phobs (+) moi
[Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] 9tcb
— ICONE (100x100) : [Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] 9xb3 — NATIONALITÉ : Dalatien et descendant direct de Shartan.
— ÂGE : Glorfindel possède dix neuf ans.
— PROFESSION : Leader du mouvement Mien'Harel, chef de la cité Revassan.
— FACTION : Mienh'Harel, évidemment : les elfes rebelles.
— ARMES : Deux sabres dalatiens.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Mar 29 Aoû - 22:20
A première vue, Mellissandre semblait ne pas s'attendre à ce que je réponde une telle chose. Maintenant, j'en étais sûr — ou en tout cas je pourrais parier là dessus — : Joséphine devait avoir trahi ce secret des plus banal qu'étais mon addiction au chocolat — enfin, addiction était là un bien grand mot pour tout dire —. Elle pensait surement bien faire, mais je n'aimais pas que l'on en apprenne autant sur moi, d'autant plus lorsque l'on ne me connaissait pas en personne. Je ne voulais pas devenir un personnage publique — oui, bon, pour cela, il était bien trop tard — et encore moins qu'on sache mes faiblesses.
La tristesse pouvait se lire sur son visage, chose qui m'étonna légèrement mais me laissa à nouveau mitigé sur ses intentions. Je restais alors stoïque, écoutant ce qu'elle me disait avec une oreille toutefois attentive : J'apprenais alors qu'à Tevinter, il était coutume d'offrir des présents aux hôtes qui les logeais. Ça... Je ne pouvais pas dire grand chose à ce propos. après tout, Tevinter n'a fait partie que de mon enfance. Une enfance avec les pieds dans la boue, à trimer du matin jusqu'au soir dans les champs et au moulin... Jusqu'à ce que mon père ne me vende aux marchands d'esclaves qui passaient en ville. Toutefois — d'aussi peu que je connaissais Tevinter —, cela ne me surprenais guère de la part de mon pays natal.
Elle me confia alors l'idée de me trouver un autre présent si celui-ci ne me convenait pas. Était-elle sérieuse ? Tant d'argent gâché dans des sottises exclusivement protocolaires. Encore une fois, je ne me sentirais pas à ma place si je devais penser et agir de cette manière tous les jours et avec tout le monde. Vous savez, les manières et les bienséances... Enfin, dans les extrêmes.

《 — Charmante attention, mais toutefois facultative. Ne vous donnez pas tant de mal pour moi.  》

Mes yeux se posèrent sur la boite de friandises tandis que Mellissandre semblait garder une allure exemplaire, quand bien même je venais de la rembarrer. Il était intéressant d'observer un tel sang froid chez la demoiselle. Elle qui semblait si jeune, et pourtant, elle faisait acte de maturité, ayant une assurance à vous en faire faire poser des questions quant à la votre.
Je restais toujours aussi calme, de manière presque exemplaire ; alors que la demoiselle tâcha finalement de décrocher de nouveaux mots à mon égare. Et quelle ne fut pas ma surprise quant à sa requête. Elle voulait goûter l'un des chocolats qu'elle m'avait offert. Vraiment ? Oh, détrompez vous, ce n'était pas le fait qu'elle veuille manger son propre cadeau qui me faisait me poser tant de questionnements, mais plutôt le fait qu'elle en consomme sans craindre d'en mourir de manière foudroyante. Ainsi donc, les chocolats n'étaient pas empoisonnés ? ... Peut-être était-ce du bluff. Peut-être croyait-elle que j'allais refuser, et sachant qu'elle voulait en déguster un, je me serais laissé tenter.

《 — Allez y.  》

J'affichais alors un léger sourire en coin, qui de l'extérieur aurait pu faire penser que sa présence était surtout là par politesse ; mais en réalité, j'étais juste très confiant quant à ma précédente théorie sur le fait qu'elle n'en mangerait pas si je l'y autorisai. Mon regard admirait sa main à la peau de pêche s’éterniser au dessus des confiseries comme si sa propriétaire cherchait à trouver le meilleur de tous pour combler sa gourmandise ; lorsqu'un soupir sortit d'entre les lèvres délicates de la jeune femme, je me sentais alors victorieux. Je le savais. Jamais elle n'oserait manger des chocolats empoisonnés et—... Qu'est-ce que ?
Un sourire accompagnant ses paroles, Mellissandre venait de me demander de choisir pour elle un chocolat parmi tant d'autres. Mon sourire disparut bien vite et alors qu'intérieurement j'étais bien plus qu'agacé, je soupirais de résignation en approchant ma propre main de la boite. Avec le hasard le plus total, je saisis délicatement l'une des confiseries, la soulevant de l'emballage pour finalement le tendre avec une certaine douceur vers l'Altus.

Mes yeux étaient rivés sur les siens. J'attendais avec patience qu'elle saisisse sa sucrerie, mais alors que j'attendais l'approche de sa main, je la vis se pencher avec une lenteur toute particulière ; ses lèvres, voluptueuses, s'approchaient alors dangereusement de la confiserie que je détenais toujours. Il m'était impossible de faire des mines désormais : mon regard se faisait intrigué, mais toute mon attention était désormais sienne : lorsqu'elle glissa le chocolat dans sa bouche, je pouvais sentir ma peau frémir à cette image étourdissante. Mes doigts relâchèrent la confiserie de manière à ce qu'elle puisse entièrement la saisir, mais mon bras restait exactement dans la même position qu'avant. J'étais sans voix. Je me sentais conquis d'un étrange sentiment, et il m'était alors impossible de décrire de quoi ce dernier était fait. J'étais à la fois grisé et conquis par autant d'audace, alors que la sensualité ne quittait pas la jeune femme, ni quand elle mâcha, ni quand elle avala.
Sans que je puisse m'en être rendu compte, je souriais doucement, ayant une soudaine impression de confiance envers Mellissandre. Ou tout du moins, envers ces chocolats qui me semblaient tout bonnement délicieux... Vu comment elle venait de savourer le sien. Je me raclais subitement la gorge, comme pour me faire signe de reprendre contenance ; m'étant doucement redressé du dossier du divan, je répondis tardivement à sa dernière phrase.

《 — Tant mieux. Il en restera plus pour ceux qui aiment vraiment ça. Le chocolat ne se mange pas, il se savoure.  》

C'est alors que je la vis diriger à nouveau ses doigts vers les confiseries. Elle en saisit une avec délicatesse et, la soulevant doucement, elle me la tendit pour me proposer d'en manger une à mon tour. Les chocolats venaient d'Antiva, disait-elle ? Je n'avais jamais quoique ce soit d'un tel prix venant de là bas. Et vu qu'elle n'était pas en train de se tordre de douleur à cause de son cadeau aux parfums délicieux, je ne pouvais plus réellement trouver de raison de refuser ce présent... Soit. Faisant mine de vouloir saisir le chocolat, ce ne fut pas la douceur que je prenais délicatement entre mes doigts, mais la main de l'Altus. Elle voulait jouer ? D'accord. Avec plaisir, ma jolie. On va jouer.
J'avais donc saisit sa main avec une délicatesse exemplaire. La redressant doucement pour la monter un peu plus,
je plongeais mes yeux félins dans les siens tout en courbant doucement l'échine, mes cheveux glissant doucement de mes épaules ; mes lèvres pincèrent avec une lenteur pleine de sensualité le chocolat, n'hésitant pas à utiliser mes dents afin de le saisir convenablement. Mon visage se redressa doucement et alors que je continuais de soutenir le regard de la jeune Altus, je pu apprécier toutes les saveurs de la confiserie, laissant un sourire appuyer le fait que cette dernière était délicieuse.
Ma main quitta doucement la sienne, revenant près de moi alors que je faisais mine de réfléchir, appréciant les dernières notes sucrées de ce chocolat Antivan.

《 — Vous avez raison... Ce chocolat est plein de surprises. Tout comme vous.  》

Néanmoins, voilà que toute mes suspicions se retrouvaient ébranlées. J'étais tout de même assoiffé de vérité et, de ce fait, je ne comptais pas abandonner. J'allais faire en sorte de la pousser à bout, ou tout du moins essayer de la mettre mal à l'aise afin de découvrir l'origine de toutes ces fantaisies... Et de ces charmes dont il était difficile de passer outre.
Je me penchais à peine, juste assez pour faire sentir Mellissandre comme étant l'objet de toute mes attentions, et je prononçais alors avec une voix grave et enjôleuse, à l'aide d'un ton faible, presque pareil à un susurrement ;

《 — Toutefois, il y a autre chose dont j'aimerais déguster le goût... Vos lèvres.  》

Je me faisais hypnotisant, mes mouvements m'entraînant à nouveau vers la jeune mage de foudre alors que je veillais à être des plus délicats. A mesure que je m'approchais de son visage aux traits envoûtants, mes lèvres s'approchaient dangereusement des siennes... Puis mon visage continua sa route pour amener ma bouche près de son oreille. Je plissais les yeux, prenant une voix sensuelle, mais mes propos étaient totalement décalés avec la sonorité de mes mots.

《 — Je ne suis pas dupe. Pensez-vous donc que tous les hommes sont forgés du même acier ? Qu'il suffit d'offrir un spectacle répondant à leur lubies les plus folles pour que je puisse me laisser céder à vos charmes ? Si vous êtes ici, c'est qu'il y a forcément une raison bien plus sombre que celle de présenter vos hommages à l'Inquisiteur. Alors soit vous me dites ce qui vous amène réellement ici, soit je vous ferais découvrir pourquoi la magie du sang se nomme ainsi.  》

Mes lèvres effleurant presque l'oreille de Mellissandre, je me reculais sans perdre de ma délicatesse, mon regard se plongeant à nouveau dans le sien. Je lui faisais face, de nouveau imposant et charismatique, esprant ainsi avoir fait passer le message à mon vis à vis.

Lorsque tout allait trop bien, il y avait forcément quelque chose de bien plus obscur qui se camouflait derrière cette fausse vérité, bien trop belle pour être réelle. Nous avions tous deux porté des masques. Dorénavant, j'exigeais qu'ils tombent.


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Posté Mar 29 Aoû - 23:55
Peut-être n’aimait-il réellement pas le chocolat mais en tout cas son manège lui, ne le laissait pas indifférent. Elle sentait son regard posait sur elle, ne se détachant pas alors qu’elle l’incitait à manger une des sucreries.

Après un moment d’hésitation, il décida de se plier à son caprice et à goûter, se parant de la même facétie enjôleuse qu’elle. Ainsi, il attrapa délicatement sa main pour la porter à ses lèvres, sans la quitter des yeux. Joueuse, elle le laissa faire, glissant nonchalamment le chocolat entre ses dent avec la grâce d’une femme qui reçoit un baise-main sans se départir de son sourire aussi amusé qu’insolent.

Silencieuse, elle le regarda savourer la sucrerie avec trop de plaisir pour que cela soit un mensonge et se sentit rassérénée. Elle n’avait pas fait d’erreur.

Il la complimenta à nouveau et elle lui sourit, signe qu’il faisait déjà preuve d’une originalité davantage susceptible de la marquer. Belle était une évidence, agréablement surprenante était déjà une plus douce flatterie.

Toutefois, alors qu’il semblait soudain fasciné par sa personne, il se rapprocha d’elle. Pas assez pour que cela soit indécent, mais trop pour qu’elle ne sente pas son espace vital envahi. Puis, il susurra sur un ton fort convainquant que c’était ses lèvres qu’il souhaitait goûter.

Toujours assise sur le divan, Mellissandre se figea. Surprise autant que choquée par sa requête fort entreprenante. Jusque là, elle était ravie de voir que sa séduction agressive fonctionnait quelque peu, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’elle marche aussi bien. Trop même.

A vrai dire, elle ne savait vraiment pas quoi faire dans cette situation. Elle aimait jouait tant qu’elle fixait les règles, elle n’avait pas prévu un tel dérapage et elle devait donc lutter autant pour reprendre ses esprits que pour improviser une réponse pertinente.

Troublée, Mellissandre tenta de garder sa contenance mais si son sourire restait accroché à ses lèvres son corps lui s’était soudain raidit et cela ne fit que s’amplifiait alors qu’il penchait son visage vers elle pour faire mine de l’embrasser.

Incapable de résister à ses réflexes, Mellissandre s’enfonça davantage dans le canapé pour échapper à son affection, posant une main freinante sur l’épaule de Ragnar tout en essayant de formuler une phrase cohérente. Toutefois, il changea d’objectif pour venir murmurer à ses oreilles une menace.

Étrangement soulagée par la tournure des événements, Mellissandre sentit son coeur se tranquilliser – elle n’avait même pas eu conscience qu’il s’était tant emballé – alors qu’elle se détendait légèrement. La suspicion, ça, elle maîtrisait.

Retrouvant presque instantément toute sa splendeur, Mellissandre le repoussa sans brusquerie mais avec fermeté pour pouvoir lui faire face, de toute façon, il semblait avoir la même idée et ils se regardaient désormais tous les deux avec intensité.

Là, à ce moment présent, elle comprenait mieux pourquoi certains voyait en lui l’Elu d’Andrasté, elle sentait le charisme qui exsudait de sa personne et qui devait enflammer les foules pendant les batailles.

Mais s’il pensait qu’il suffisait de lui mettre un peu la pression pour voir son vrai visage il était loin du compte. De toute façon, la vrai elle n’était guère belle ou intéressante à voir, la froideur apathique d’une steppe gelée des dorsales de Givre, l’indifférence désespérée pour tout ce qui l’entourait. Le Vide.

Non, elle préférait incarner ces personnages flamboyants, arborer ces yeux étincelants, provoquants, amusés, confiants. Toujours belle et enjôleuse malgré le sérieux qui ourlait un coin de ses lèvres.  

« Je suis bel et bien venu présenter mes hommages à l’Inquisiteur », souligna-t-elle avec un aplomb déconcertant en se redressant pour mieux lui faire face. « Et je suis navrée si vous vous sentez léser parce que c’est l’intérêt de Ragnar Warvrick que j’ai piqué », conclu-t-elle en un souffle enjôleur avec une moue aussi amusée que provocante. Comme pour le défier de la contredire. Lui même n’avait-il pas suggérait qu’elle incarnait ses lubies les plus folles ? Mais c'était le titre qu'elle était venu flatté, pas sa personne, même si les faits étaient différents.

« Vous avez raison, Inquisiteur, il y a toujours une raison plus sombre derrière la plupart des actions, mais elle n’est pas forcément dissimulées, et je ne cherche certainement pas à cacher la mienne »
, déclara-t-elle en se penchant vers lui, posant ses mains sur le dossier du divan pour encadrer son corps.

Elle n’était pas une proie, pas plus que lui d’ailleurs. Ils étaient deux prédateurs qui se tournaient autour et qui n’allaient pas s’effriter et s’ébranler aussi facilement.

Elle aurait pu jouer les innocentes mais vu sa réputation cela n’aurait fait qu’âtiser sa suspiçion encore davantage. Non, elle préférait au contraire assumer complètement le côté intéressé de sa venue. S’il n’avait pas conscience que les gens tournent autour des puissants comme des papillons tournent autour de la lumière alors il était stupide. Seulement, tout papillon qu’elle soit, elle ne se contentait pas de flirtait avec la lumière : elle la déplaçait, la faisait briller davantage. Elle était Mellissandre Alirius.

Malgré sa posture, elle le regardait dans les yeux, ce qui devait suffire à maintenir son attention loin de son décolleté outrageusement offert à son regard ainsi penchée.

« Je ne vais pas prétendre que mes intentions étaient pures mais elles étaient bien de ‘présenter mes hommages à l’Inquisiteur’ », répéta-t-elle en reprenant une nouvelle fois ses mots. « Je voulais que vous me connaissiez, que vous connaissiez mon nom, mais surtout que vous ne l’oubliez pas », avoua-t-elle sans sourciller en susurrant à son tour les mots avec une excessive lascivité. « Je voulais marquer votre esprit comme une chanson entêtante, envoûtante », renchérit-elle, incarnant à la perfection ses paroles. Comment oublier se parfum sucré de jasmin et de menthe qui embaumait l’air au vu de leur proximité, la douceur de ses cheveux qui frôlaient ses bras, ce sourire infatigable et ce regard aussi vif qu’affirmé.

Finalement, elle se redressa pour lui laisser à nouveau un peu d’espace.

« Je n’ai jamais chercher à cacher que je voulais redorer l’image de Tevinter en joignant l’Inquisition au lieu de continuer à enquêter sur les venatori seuls, ce n’est pas un objectif qu’on accompli dans l’ombre », expliqua-t-elle en se souvenant avoir très clairement sorti ce mensonge peu glorieux à Cullen pour le convaincre. Les piètres charlatan font toujours l’erreur de présenter un récit trop flatteur. En étalant ainsi ses défauts elle se rendait crédible, sincère.

« Et puis, l’obscurité ne me sied pas », ajouta-t-elle un peu amusée en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Comment la contredire. Elle était l'image même de la séduction et du rayonnement. Quelque part, son jeu de charme n'était pas faux et c'est ça qui le rendait dangereux : elle n'arrêterait pas.

« Je ne suis pas une sudiste effarouchée par la magie du sang Inquisiteur, je suis une altus de Tevinter, je ne permets pas l’indifférence », conclu-t-elle au moins autant altière que séduisante, se moquant gentiment de sa menace au passage. Ici elle n’était pas grand-chose et pourtant, elle avait la fibre d’une impératrice, l’assurance d’un champion. Elle était une diva et elle l’assumait pleinement avec l’audace et le charme qui lui était caractéristique. Qu’on pense qu’elle était une noble pourrie gâtée ne la dérangeait pas : c’était le cas et on finissait irrémédiablement par la jalouser pour ça.

« Et je crois bien que j’ai déjà triomphé... », souffla-t-elle en ultime provocation en penchant légèrement la tête sur le côté. Il n’était pas dupe et pourtant, il s’était laissé mener par le bout du nez. A moins d’être amnésique, il n’était pas prêt d’oublier sa personne et ce discours éclatant ne jouait que dans ce sens. Peut-être qu’il avait une meilleur main qu’elle mais il se trompait de jeu, il faisait un blackjack quand elle jouait à la Grâce perfide.

Titiller ainsi son orgueil était sans doute une idée risquée mais elle n'avait fait que des manœuvres audacieuses. Des gens obséquieux il allait en croisait des centaines, il y en avait déjà des milliers qui rampaient à ses pieds. Des gens comme elle, il n'y en avait pas.

Et puis, si elle avait déjà obtenue ce qu'elle voulait, quelque part c'est qu'elle n'avait plus rien à gagner... Et que donc il pouvait baisser un peu sa garde, que le reste était 'sincère'.

« Mais mes ‘sombres motivations’ ne m’empêchent pas pour autant d’apprécier la compagnie... », conclu-t-elle sur un ton un peu plus doux bien que toujours joueur et facétieux. A voir s’il était prêt à prendre le risque.
PROCHAIN NIV. :
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— PSEUDOs : Pendräagon
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Présent.
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— DC&TC : Reyner Cousland (+) Seth.
— PRESTIGE : 207
— CRÉDITS : phobs (+) moi
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— ICONE (100x100) : [Terminé] Orgueil écarlate [PV : Ragnar] 9xb3 — NATIONALITÉ : Dalatien et descendant direct de Shartan.
— ÂGE : Glorfindel possède dix neuf ans.
— PROFESSION : Leader du mouvement Mien'Harel, chef de la cité Revassan.
— FACTION : Mienh'Harel, évidemment : les elfes rebelles.
— ARMES : Deux sabres dalatiens.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire.
— O.SEXUELLE : Bisexuel.
Posté Mar 5 Sep - 0:21
J’avais senti, quelques minutes plus tôt, la main de Mellissandre se poser contre mon pectoral sûrement car l’Altus avait commencé à craindre que je ne l’embrasse réellement. J’aimais user de la persuasion lorsque j’en avais besoin, et n’hésitais pas à utiliser mes atouts physique imposants afin d’accentuer ma crédibilité : cela marchait à merveille.
Alors qu’elle pressait sa main de manière à me faire reculer — chose que j’avais précédemment faite, et donc, en même temps que cette dernière — ; je pouvais lire la confusion dans ses yeux troublés, mon acte continuant encore de la déstabiliser même maintenant. Tant mieux, c’était le but. Néanmoins, elle ne semblait pas réellement prise sur le fait d’une immense révélation comme je l’avais pourtant souhaité. Soit elle était non seulement très bonne actrice mais en plus de cela, elle avait l’habitude de garder contenance même dans de telles circonstances et n’en restait pas moins suspecte —  je penchais plutôt pour cette supposition là, d’ailleurs — , soit je m’étais trompé à son égare. Le doute ferma dans mon esprit, si bien qu’un court instant, je me suis senti légèrement désolé d’avoir agit ainsi avec la jeune femme. Compatir était l’un de mes plus gros défauts ; un défaut que je tentais de taire la plupart du temps lorsque les situations ne me permettaient pas d’avoir de l’empathie. Il m’était arrivé, à l’époque où je traquais les templiers et où je brisais le plus de cercle possible, d’épargner certains templiers croisant ma route et ce à cause de cette fameuse compassion —  et car ils me disaient qu’ils n’étaient pas comme les autres templiers sans cœur que j’avais pu voir auparavant — : il n’y eu pas une seule fois om cette action pleine d’espoir fut  réellement bien réfléchie car chaque lendemain, je me retrouvais en général traqué par une horde entière des leurs. La personne épargnée comprise dans le lot, bien entendu.

Elle se redressait alors, reprenant de sa splendeur pour me signaler qu’elle était bel et bien venue me présenter ses hommages, ce qui, indubitablement, me fit hausser le sourcil gauche, la jugeant du regard afin de lui mettre encore plus de pression.
J’eus une mine presque d’effroi lorsqu’elle nomma mon prénom… Et mon nom. Peu osaient réellement m’appeler ainsi —  en vérité, personne ne m’avait appelé par mon nom et prénom depuis que j’avais atteint le rôle d’Inquisiteur et Messager de la Divine ; crainte, épouvante, frayeur… Des afflictions que Mellissandre ne semblait pas ressentir, comme immunisée.
Désormais, ses yeux étaient emplis d’une aura provocatrice, mais elle recommençait à se faire enjôleuse ; comme si mon acte d’avant n’avait été qu’une secoue, ses barrières s’étaient remises d’aplomb en un rien de temps. Je ne contrôlais pas alors ce sourire qui, étirant les deux coins de mes lèvres, appuya mes pensées. Andrasté, quelle femme ! Encore une fois, tout me poussais à continuer de rester sur mes gardes.

《 Vous avez raison, Inquisiteur, il y a toujours une raison plus sombre derrière la plupart des actions, mais elle n’est pas forcément dissimulées, et je ne cherche certainement pas à cacher la mienne. 》

Ses mots étaient sorti d’un naturel presque désinvolte — comme d’habitude si puis-je dire —, alors qu’elle posa ses mains contre le dossier du divan afin de me garder face à elle, se mettant à jouer au même jeu que le mien il y avait à peine un petit moment de cela. Je n’effaçais pas mon sourire ; je l’amplifiais, mon regard s’encrant dans le sien, n’attendant qu’une chose : qu’elle se mette à agir comme j’espérais qu’elle agisse. Qu’elle commence à sortir les griffes comme les miennes avaient commencé à le faire. Nous étions deux félins, deux prédateurs qui s’adonnaient à un jeu d’impression afin de savoir qui mènerait la cadence ; qui serait le dominant.
Je continuais de la fixer, stoïque, et ce sans prêter attention à une possible magnifique vue plus bas qu’offrait sans aucun doute son décolleté car l’enjeu de ce tête à tête était crucial — et car cela ne se faisait pas du tout de regarder ainsi les jeune femmes, sans leur consentement. Tout de même, un minimum de classe et de respect — même si je ne nie pas avoir déjà plongé rapidement mon regard dans cette belle vue sans toutefois le vouloir lorsque nous étions sur le balcon de ma chambre —.

《 Je ne vais pas prétendre que mes intentions étaient pures mais elles étaient bien de ‘présenter mes hommages à l’Inquisiteur’ 》, rétorquait-elle de nouveau, comme pour me faire enregistrer ce message mais cette fois ci, d’une manière bien plus provocatrice. 《 Je voulais que vous me connaissiez, que vous connaissiez mon nom, mais surtout que vous ne l’oubliez pas. Je voulais marquer votre esprit comme une chanson entêtante, envoûtante. 》 Sans forcément prendre l’exemple d’une chanson, elle était suffisamment envoûtante elle-même sans avoir à le préciser, cela allait de soit.
Je pouvais alors sentir, via cette proximité et comme tout à l’heure déjà, cette odeur de menthe et de jasmin s’imprégner dans mes narines, mon cerveau imprimant sans réellement le vouloir ce parfum frais et délicieux. Ses cheveux, noir de jais, titillaient mes épaules d’une manière presque voulue.
Tout du long, mon regard n’avait cessé de lui faire affront. Mon souffle était calme, mon pouls normal et mes réactions mesurées, alors que j’avais avalé la moindre de ses paroles avec attention, portant crédit à un tel discours et à une telle façon d’agir de sa part. Mellissandre s’était alors reculée, me laissant me détendre — bien que je n’avais pas bougé d’un pouce, n’ayant pas eu une seule fois l’impression de me sentir mal à l’aise, gêné ou autre chose que cela ; non, j’étais tout à fait neutre. Et mon sourire, quant à lui, était toujours présent. Je préférais jouer la carte du silence, retenant le plus gros des informations et jouant la statue face à la demoiselle.

Dans un geste gracieux, elle replaça l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, me rétorquant que l’obscurité ne lui allait pas ; elle me fit savoir qu’elle était une Altus de Tevinter et que de ce fait, la magie du sang ne l’impressionnait guère, et qu’elle ne permettait pas qu’on soit indifférent face à elle. Tant de confiance en soit, tant de présomption… Elle était convaincante, c’était un fait. Mais je ne voulait pas lui faire la joie de m’y prêter, et c’est pour cela que j’affichais un rictus accompagné d’un expression qui voulait surtout dire, entre autre ;  « tu as beau être impressionnante ma jolie, on ne me la fait pas à moi ».

《 Et je crois bien que j’ai déjà triomphé... » me déclara t-elle, avant de renchérir. « Mais mes ‘sombres motivations’ ne m’empêchent pas pour autant d’apprécier la compagnie… 》

Cette fois ci, un rire sortit de ma gorge, doux et amusé. Elle avait décidément un don, celui de surprendre sans crier gare, et ce même si déjà cinq minutes avant c'était aussi le cas. Manipulatrice, joueuse, intelligente. Elle avait tous les atouts qui la qualifiait de femme extrêmement dangereuse... Mais aussi ceux qui la qualifiais de femme fatale. Dans le bon, et dans le mauvais sens du terme. J'étais méfiant, mais agréablement. C'était compliqué de mettre des mots sur une telle personne et le ressenti que j'avais actuellement.
Je me redressais, prenant ma stature imposante et charismatique, tendant finalement le bras afin de saisir un nouveau chocolat que je ramenais alors auprès de mes lèvres, prenant mon temps au passage.

《 — Je vois. Une impression forte et ineffaçable. C'est ce dont vous êtes venu quérir ici, auprès de moi.  》

Je mordais alors dans le chocolat que je pinçais entre mes doigts, la fixant toujours. Je pris tout de même le temps de finir ce que j'avais dans la bouche, doucement pour ne pas faire l'affamé, avant de m'amuser à éplucher du regard ce qui composais la confiserie entre mes mains ; dans le même temps, je repris la parole.

《 — Néanmoins, très chère Mellissandre Alirius, si quelqu'un de nous deux a avant tout retenu le nom de l'autre ici présent, c'est bel et bien vous.  》

Comme Mellissandre s'était permise de citer mon nom et prénom sans aucun accord au préalable, j'avais moi-même pris la liberté de faire de même afin de frapper au même endroit qu'elle. Mon regard félin s'était de nouveau noyé dans ses yeux malicieux, et alors que ma langue glissa le long de mes lèvres dans un mouvement sensuel afin de me les humidifier — et comme pour effacer toute trace de chocolat bien qu'il n'y en avait pas —, je plissais les yeux de manière à mettre une certaine pression à cette dernière, mes pupilles perçantes soutenant les siennes, comme clairvoyantes. Je cherchais à la dérouter, à nouveau.

《 — Car sans vous avoir rencontré ne serait-ce qu'une seule fois au cours de ma vie, vous connaissiez déjà mon nom. Vous aviez déjà une certaine impression de moi. N'est-ce pas là au dessus de toute votre manœuvre ?  》

Je fini par avaler le reste du chocolat, prenant le temps tout en me levant du divan. Je regardais ensuite dans la pièce, d'un regard léger, puis Mellissandre ; un sourire vint habiller de nouveau mes lèvres, alors que ma voit s'élevait avec un ton un peu plus appuyé, mon assurance resplendissant alors comme pour m'apporter tout crédit quoique je puisse dire ensuite.

《 — Vous êtes venu quérir l'Inquisiteur, le Messager de la Divine aujourd'hui, Mellissandre. Mais jamais vous ne le trouverez. Il n'y a que Ragnar Warvrick dans cette pièce. Et il connait que trop bien les coups bas et les sourires de façade. Vous avez attisé mon attention et je n'oublierais pas cette rencontre, mais cela est à double tranchant, car jamais vous ne m'oublierez non plus.  》

Un haussement de sourcil habilla la fin de ma phrase, tandis que mes dents accompagnaient mon sourire à la toute fin de ma déclaration. Notre petit jeu pouvait durer ainsi des jours entiers, je n'avais aucun doute là dessus. J'aurais même aimé que cela continue mais je me retrouvais agacé au fin fond de moi de ne pas réussir à deviner ce qui se cachait derrière ce parfum à la menthe et au jasmin.
Un jour, je découvrirais qui elle est. J'en suis sûr.


All my life,
I have been fighting for this.
They try to keep me down but I just get higherII've been up, I've been down. Seen the world from the ground. But I hear the drumming, now my veins are pumping. Scraped my knees, bruised my heart, It's where you end, not where you start. I see them running, cause they see me coming. All my life, I have been waiting, I have been waiting for this.
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Invité
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Posté Mar 5 Sep - 22:06
Manifestement, l’emploi de son nom avait marqué l’esprit de Ragnar car il mimait son geste en l’appelant à son tour par son patronyme complet. En somme, cela ne la dérangeait absolument pas, elle avait l’habitude qu’on l’appelle Mellissandre, pour elle cela ne signifiait rien.

« Je vous en prie, appelez-moi Melli », l’interrompit-elle donc avec insolence en lui offrant un sourire radieux, lui montrant par la même que ce n’était pas avec ce genre de manœuvre qu’il allait la déstabiliser. Après cette interlude, elle le laissa poursuivre en ignorant son manège avec le chocolat tandis qu’il soulignait que la réciproque était vrai et qu’elle n’allait pas l’oublier en retour. Encore une fois, sa tentative était louable mais Mellissandre savait exactement comment la retourner à son avantage.

« Oh, dois-je comprendre que vous vous souciez tant que ça que je connaisse votre nom et me souvienne de votre personne ? »
, souligna-t-elle avec une naïveté ostensiblement feinte en penchant légèrement la tête sur le côté avec un sourire victorieusement angélique.

Le fait est qu’on se soucis rarement de savoir ce que les gens qui ne nous intéressent pas pensent à nous au-delà de toute opinion. En insistant sur le fait qu’elle resterait graver dans son esprit, il lui donnait une importance qu’elle n’avait pas : quand bien même son orgueil n’aimait pas ça, elle n’était rien après tout face au héros de Darse, à l’Inquisiteur. En somme, il ne faisait donc que confirmer qu’elle avait fait une forte impression et qu’il se souciait d’elle. Échec et mat.

Mais bon, puisqu’elle avait capté son intérêt et que son audace semblait lui plaire, elle avait encore quelques idées pour laisser une impression inoubliable.

« Honnêtement Inquisiteur, vous êtes naïf de croire que vous pouvez vous départir de votre titre, vous êtes un symbole, il fait parti de vous désormais », ajouta-t-elle d’une voix compatissante, en prenant tout de même un plaisir particulier à profondément articuler le titre en question. « Toutefois, si cela peut vous rassurer, la partie ‘Messager de la Divine’ ne m’intéresse pas. Elle ne représente rien pour moi, et de toute façon, je n’aime pas attendre une aide divine, je préfère les hommes qui agissent, qui accomplissent leur propre volonté », expliqua-t-elle, rappelant indirectement que la Chantrie de Tevinter ne reconnaissait pas celle d’Orlaïs, notamment parce qu’ils avaient refusé de canoniser Andrasté. En sommes, elle n’avait aucune raison de le considérer comme un élu de quoi que ce soit. Mais ça l’intéressait de savoir ce que lui en pensait…

C’est pour ça que, toujours aussi provocante, elle se pencha à nouveau vers lui, effleurant sa main gauche avant de poser ses doigts sur le siens, cherchant à les déplier avec délicatesse et légèreté sans le forcer, comme un papillon enjôleur qui charme une fleur pour en ouvrir les pétales. Manifestement, elle voulait voir sa marque. Cela devait être absolument fascinant.

Il se plia – ou plutôt se déplia – à son caprice, ouvrant soudainement les doigts pour dévoiler une lumière verdâtre qui semblait crépiter dans sa main, jaillissant d’une profonde cicatrice qui barrait sa chaire. Bien que préparée, les doigts de Mellissandre tressaillir légèrement face à ce prodige, se rapprochant presque timidement, de peur que cela soit dangereux. Sa surprise passée, elle reprit aussitôt contenance avec un sourire d’autant plus étincelant que son manège l’avait fait rire.

« Dites moi, Inquisiteur Ragnar Warvrick », souffla-t-elle toujours aussi enjôleuse en détachant ses yeux de la marque pour le défier à nouveaux du regard. « Quel genre d’homme êtes vous ? », demanda-t-elle tandis que ses doigts glissaient sensuellement au creux de sa paume, dessinant indolemment le contour de la magie. C’était chaleureux, vibrant, presque vivant. Indéniablement fascinant mais elle parvenait malgré tout à garder toute son attention sur ses iris. « Avez-vous volé une antique magie à un dieu autoproclamé ou le Créateur vous l’a gentiment donné ? », le questionna-t-elle enfin avec une intensité rare, faisant écho à ses premières parole. C’était un choix purement épistémologique mais ça en disait long sur la vision qu’il avait de lui même et de sa mission. Personnellement elle préférait largement la première option mais c’était loin d’être le cas de tout le monde.

Elle s’attarda encore un peu sur sa marque, frôlant la lumière avec une certaine facétie avant de se redresser pour lui voler un chocolat qu’elle prit à son tour le temps de savourer.

« Puisque cela à l'air de tant vous tenir à coeur Ragnar... », commença-t-elle nonchalamment. Oui, elle venait d’appeler l’Inquisiteur par son prénom avec un naturel déconcertant. « ... sachez que j’ai trouvé cette rencontre fort… électrisante ~ », conclu-t-elle avec un ultime sourire un peu joueur face à cet énième jeu de mot.

Oh, s’il souhaitait qu’elle reste davantage elle ne voyait aucun inconvénient à lui tenir compagnie, mais il fallait qu’il soit conscient que cela allait jaser. Beaucoup.
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Posté Mar 14 Nov - 17:05
Mellissandre ne semblait pas se décourager de mes répliques, bien au contraire : elle semblait animée d'une force particulièrement grande lorsqu'il s'agissait de jouer avec les mots — ce qui était aussi mon cas lorsque l'envie m'en prenait ; nous nous étions bien trouvé —. Peu impressionnée par ce que j'avais pu lui dire précédemment, elle prit même la liberté de me couper dans mes phrases, ce qui ne m'énerva pas mais me fit poser d'autant plus de question. Son comportement me semblait presque joué, mimé : comme un rôle que l'on s'attribue, un personnage légèrement burlesque, qui mêlait séduction, audace et tentation.
《 — Honnêtement Inquisiteur, vous êtes naïf de croire que vous pouvez vous départir de votre titre, vous êtes un symbole, il fait parti de vous désormais. Toutefois, si cela peut vous rassurer, la partie "Messager de la Divine" ne m’intéresse pas. Elle ne représente rien pour moi, et de toute façon, je n’aime pas attendre une aide divine, je préfère les hommes qui agissent, qui accomplissent leur propre volonté. 》
Un Symbole...
Un frisson d’écœurement me saisit et mon expression devint bien plus froide et amère ; amère de mon passé, amère de qui j'étais réellement. Une poignée de pauvre fou me prenait pour un héro, un élu chimérique ; mais je ne suis qu'un homme, et comme tout le monde, j'avais mes faiblesses et mes cotés sombres. Mais à cause d'une marque, d'un hasard effroyable, je me retrouvais propulsé droit vers la gloire et ce que certains appelleraient "prestige". Balivernes.
Mon père m'avait toujours dit que nous avions ce que nous méritions. Je suppose que tout cela l'était, au final ?
《 — Naïf, non. Atterré...  》
Mes mots qui avaient commencé à s'élever se stoppèrent en cours de route lorsque je sentis les doigts de Mellissandre se poser sur les miens, la regardant alors avec un air des plus désemparé face à ses actions qui suscitait chez moi tout un tas de questionnement, et ce depuis le début de notre rencontre. Je compris rapidement ce qu'elle voulait et, prenant un air des plus solennels, ouvrit soudainement ma main afin de la surprendre.
Le vert émeraude de l'ancre se mit alors à vibrer au creux de cette dernière, dansant avec douceur dans les airs et se jouant de la physique de ce monde alors que sa couleur se reflétait sur nos visages tous deux absorbé par cet étrange phénomène. J'aurais pu décelé une certaine crainte chez Mellissandre, mais la question aurait été alors si cela aurait été en rapport avec mon ouverture soudaine ou bien si c'était ma marque qui l’impressionnait. A mon sens, ses agissements semblaient me faire croire aussi bien en l'un que l'autre.
《 — Dites moi, Inquisiteur Ragnar Warvrick, Quel genre d’homme êtes vous ? Avez-vous volé une antique magie à un dieu autoproclamé ou le Créateur vous l’a gentiment donné ?  》
Mes yeux défièrent ceux de la belle demoiselle et je me retint de renifler de dédain. N'étant pas croyant pour deux sous, sa seconde option me hérissa le poil.
《 — Je suis de ceux qui changent leur destin, Mellissandre, et non de ceux qui le subissent.  》
Volontairement, je laissais cette phrase énigmatique s'évader afin que Mellissandre cherche d'elle-même ma réponse sans trop de facilité — mais cette jeune femme était d'une grande intelligence, alors je me doutais bien qu'elle ne mettrais pas longtemps à déchiffrer cette déclaration des plus mystérieuses. Ses interprétations ne regarderait qu'elle et elle seule : je me passerais de son avis sur moi.
Je l'avais laissé tantôt s'amuser à reproduire les traces de la marque dans la paume de ma main et lorsqu'elle fut lassé de ce petit jeu, la demoiselle se décida à récupérer un chocolat, ce qui me fit sourire de manière discrète.
《 — Puisque cela à l'air de tant vous tenir à cœur, Ragnar... sachez que j’ai trouvé cette rencontre fort… électrisante ~  》
Je ne pu empêcher un rire de s'échapper de ma gorge. Malgré les tensions de notre échange, je le trouvais, moi aussi, fort intéressant et très addictif : toutefois, toute distraction avait une fin, surtout si nous ne voulions pas nous en lasser à un moment venu.
Afin de souligner l'action de Mellissandre et aussi de manière à me montrer amical, je pris un dernier chocolat à mon tour, regardant ensuite Mellissandre avec une certaine malice.
《 — De même, Dame Alirius. Néanmoins, je pense qu'il est temps pour vous de prendre congé.  》
Les ragots et les cancan ne me faisaient pas peur, je m'en fichais même : J'avais surtout besoin de me retrouver seul avec moi-même, chose qui était prévue au programme en cette journée de calme — pour une fois —. Je n'avais pas peur d'achever notre discussion maintenant car je savais pertinemment que je reverrais un jour ou l'autre cette jeune femme. J'étais même persuadé que cela ne serait pas du tout dû au hasard. En réalité, cette invitation à sortir de ma chambre était même une invitation des plus subtiles à ce que nos routes se croisent à nouveau dans un futur prochain. Et puis... Cela aurait été chose bien trop aisé de lui faire le plaisir de rester plus encore et ainsi d'en apprendre plus sur moi. Sur moi ou sur l'ancre... Qui sait ?

Je mangeais à mon tour le chocolat que j'avais saisi, souriant à la demoiselle en face de moi alors que ma main qui possédait la marque s’était refermée et affaissé contre ma cuisse.

《 — Portez vous bien d'ici là, Mellissandre. Puisse votre tempérament de feu ne pas embraser ce lieu.  》


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