Dragon Age : Les Légendes de Thédas

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avatarElles marchent comme le vent (P.V Keridwen) D3ku
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Invité
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Posté Mer 23 Aoû - 19:04
Looking for some peaceKeridwen & EstridChant du vent d'hiver ( Prologue →  Dreamfall Chapters   )
Le Lac Célestine, l'une des plus belles étendues d'eau de Thédas où nombre de gens viennent poser pied pour se rafraîchir ou ériger des demeures rivalisant toutes de clinquant et sonnant. Entre tout cela, il y a quelques villages servant de grenier à grains pour les riches habitants de ces énormes piédestaux en marbre. Cela fait quelques temps qu'Estrid marche en compagnie d'une jeune femme tout aussi singulière qu'elle; cheveux blancs, cicatrice tranchant son beau visage. Deux semaines sûrement, qu'elles parcourent certains points d'intérêts autant pour l'une que pour l'autre, dans cet Orlaïs perturbé par ses propres guerres. On dit que Célène est morte durant l'assaut d'Halamshiral, que le Duc Gaspard reprendra bientôt le pays sous un gouvernement de fer et de sang, qu'il sera au contraire doux et compatissant. À quoi bon participer à ces événements ... Estrid avait déjà eu affaire à ceux de Starkhaven, à la chasse aux mages grondant dans cette ville réputée comme l'une des plus belles de tout ce monde. Elle avait vu combien l'homme pouvait se montrer cruel envers son prochain encore une fois, tandis qu'un vagabond lui expliquait avec dureté qu'elle allait mourir en aidant son prochain ainsi.

Mais comment ces deux mages chevauchant chacune fièrement leur monture, cachées sous leur cape bien chaude, se sont croisées et ont décidé de braver les tensions grandissantes en ce pays, au même titre que les premières chasses créées par les templiers, après la rébellion des mages ? À vrai dire, la rosée était de passage dans un village entre La Portée d'Andoral et Churneau. Keridwen se trouvait loin de la foule, clopinante mais fière, sa chevelure blanche illuminée par les quelques rayons solaires. L'elfe, malgré les premiers à priori de la demoiselle concernant sa peau, ses oreilles et ses cheveux, avait soigné sa blessure au pied, lui proposant ensuite presque instinctivement de la suivre durant ses pérégrinations en Orlaïs. Estrid ne sait toujours pas pourquoi, mais dès le premier contact avec la mage, elle a voulu qu'elle soit sa compagne de route; sans doute par solidarité. Les mages étant quelque peu recherchés. Et, dans ces situations, il vaut mieux être deux que seul. C'est avec cet argument que la mage a finalement accepté de l'accompagner dans ses voyages de villages en villages et dans quelques villes où Estrid connaît quelques personnes. Elle ne l'avouera sans doute jamais, mais depuis ces jours passés ensemble, l'elfe affectionne particulièrement la mage aux cheveux blancs comme l'on donnerait de l'affection pour une fille ou petite soeur.
"Ces couchers de soleil sont toujours autant majestueux ..."
Dit alors la rosée, soupirant d'aise en regardant l'astre fondre de ses bleutés de début d'hiver, sur l'eau pure du lac qui à peine commence à geler. Quelques badauds s'y trempent encore les pieds, surtout de jeunes adolescents prêts à s'engorger d'amour et d'eau fraîche; si seulement la réalité le permettait.
"Nous ne sommes plus très loin de notre point de rendez-vous. Je t'avoue bien volontiers que récupérer les affaires de ce pauvre villageois d'une poignée de malotrus me change grandement de mes soirées de chant."

À vrai dire, le côté hardi et facétieux de Keridwen a ça de bon. Cela attire des rencontres bien plus improbables que celles qu'Estrid a pu avoir durant ses longues années de marche entre Orlaïs et Férelden selon elle. Même si vivre avec les nains sous terre n'a rien de ..... très ..... normal. Et ainsi, elles ont trouvé de quoi mieux compléter leur souper pendant quelques jours. La musique c'est bien, mais elle ne remplit pas toujours la panse. Le dracolisk de l'elfe se met à siffler, bougeant légèrement son aine pour faire comprendre que celui-ci est épuisé à tirer la petite carriole contenant les affaires, bâtons et la vielle.
"Que dirais-tu de laisser nos montures à l'auberge du prochain village ?"
Dit-elle en lâchant un léger bâillement. Et sur ces mots, à peine font-elle quelques pas qu'une troupe de soldats sans doute à la solde de De Chalons crève de sa poussière le chemin. Les adolescents se sont depuis bien longtemps mis à courir, tandis qu'Estrid tire les rennes pour se mettre de côté et éviter toute collision avec cette troupe malsaine ... Ils passent un temps le chemin, ne regardant guère qui se trouve sous ces capuches car bien trop occupé à tirer un pauvre homme sur la terre, attaché aux poignets. L'elfe vient alors vers Keridwen lentement, la fixant avec calme alors que la situation semble tourner à leur défaveur.
"L'homme avait bien parlé de quelques combattants non ? Ils sont aux moins dix. De surcroît, ce sont des soldats. Et cet homme ..."
Estrid se mord l'intérieur de la joue, restant un moment pensive et quelque peu décontenancée devant ce retournement de situation. Comment procéder à présent, sachant qu'elle n'est pas apte à mener de longs combats.

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