Dragon Age : Les Légendes de Thédas

PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Mer 16 Aoû - 22:00
Marchant d’un pas vif dans les couloirs du château, Mellissandre ne prêtait pas attention à ce qui l’entourait. Vu l’ambiance depuis qu’elle avait démenti les rumeurs d’une liaison avec le Commandant, au profit d’une autre moins glorieuse à son égard, elle préférait faire abstraction du monde autour d’elle plutôt que de soucier des regards mesquins.

Toutefois, la courtoisie l’empêchait d’ignorer les gens qui s’adressaient directement à elle, aussi lorsqu’elle entendit une petite voix dire « Oh. B-bonjour dame Alirius », elle se stoppa. A vrai dire, c’était si ténu qu’elle avait faillit ne pas l’entendre.

Ne décelant aucune animosité chez son interlocutrice, elle se composa un sourire avenant et aimable alors qu’elle la regardait. Deux jolies tresses rousses, un visage innocent… ça lui disait quelque chose. Ah oui, n’était-ce pas là, la petite protégée de Dorian ?

« Bonjour, Mareï », tenta-t-elle, se souvenait vaguement de la prononciation de son nom.
« M-mireï », corrigea-t-elle en devenant cramoisie, manifestement désolée de la reprendre, comme si c’est elle qui faisait quelque chose de mal.
« Désolée », s’excusa néanmoins Mellissandre pour la rassurer avant de lui faire un nouveau sourire. Vu que la jeune demoiselle restait planter là, c’est qu’elle avait sûrement quelque chose à lui dire. « Je peux faire quelque chose pour vous, Mireï ? »
« Oh heu... »

La jeune demoiselle se mit à regarder ses pieds, mal à l’aise, se trémoussant légèrement par la même occasion. Sans doute galvaniser par les pieux conseils de Dorian qui lui trottait dans la tête à propos de dire ce qu’on avait à dire, elle rassembla son courage.

« Je… je voulais juste vous dire que je… je vous admire beaucoup, dame Alirius », déclara-t-elle finalement en fuyant néanmoins le regard de Mellissandre, qui était particulièrement surprise. Ah, cela faisait bien longtemps qu’elle avait un tel compliment. Surtout après sa petite démonstration avec Cullen.

« C’est gentil, mais je ne crois pas être un exemple », répondit-elle avec un petit rire amusée, presque sincère pour une fois dans sa modestie.

« N-non, je vous assure… vous êtes si jolie et puis je… j’admire beaucoup votre courage »avoua-t-elle finalement, toujours aussi mal à l’aise.
« Mon courage ? », releva Mellissandre de plus en plus surprise par la tournure des événements.
« Oui… je veux dire… Enfin… Avec le Commandant Cullen… Enfin… C’était courageux d’avouer vos sentiments… Moi… jamais je n’oserais... », expliqua-t-elle finalement après une large série de respiration et d’œillade gênée aux alentours.  

« Oh »

Un peu prise au dépourvu, Mellissandre fit un sourire perplexe. Elle n’y avait jamais songé, mais c’est vrai que son mouvement audacieux devait apparaître comme un exploit aux yeux d’une fille aussi timide.
C’est qu’elle commençait à bien l’aimer en fait. Depuis combien de temps n’avait-elle pas passé un peu de temps avec une femme. C’est que ses ‘amis’ de Tevinter lui manquerait presque. Pris d’un élan de bonté et surtout d’une envie de compagnie, Mellissandre prit son air le plus avenant. Et puis, l’idée d’accaparer un peu l’attention de la précieuse protégée de Dorian était tout à fait tentante.

« Vous avez un peu de temps devant vous, Mireï ? », proposa-t-elle avec un sourire qui ne signifiait qu’une chose : elle avait une idée derrière la tête. Après tout, elle avait décidé de repartir à zéro. Conquérir un coeur à la fois ! Autant commencer à redorer son image avec une ambassadrice aussi innocemment charmante…

********

« B-bonjour, Ser Dorian »

La petite voix de Mireï raisonna dans le dos du tévintide, toujours aussi timidement adorable qu’à son habitude, bien qu’une infime trace d’excitation puisse s’y déceler.

La raison en fut très simple dès qu’il aperçu, la petite Mireï était méconnaissable. Ses longs cheveux roux avaient été défaits de ses habituelles tresses enfantines, les mèches soyeuses ondulant gaiement dans le bas de son dos, simplement maintenue par une jolie barrette en argent. Une soupçon de maquillage venait ornée ses yeux, leur donnant plus de profondeur. Elle était absolument ravissante. Et si le moindre doute avait subsisté sur l’origine de cette transformation, l’odeur typiquement tévintide de jasmin et de menthe qui l’enveloppait, en disait long.

Regardant ses pieds comme à son habitude, manifestement elle espérait un commentaire de la part de son mentor, rayonnante du simple fait de se sentir elle même, plus belle. Qu’on aime ou pas, on ne pouvait pas nier qu’elle avait gagné un soupçon de confiance en elle.

Par un heureux hasard, le nom de Mellissandre fut prononcé par deux commères non loin à ce moment précis. Encore une fois pour des moqueries pas vraiment gentille. Leur lançant ce qui devait être un regard contrarié mais qui n’était pas très crédible de la part de Mireï, la jeune femme soupira.

Après avoir passé des heures à bavarder et à se faire pomponner elle pouvait difficilement en dire autre chose que du bien. Elle lui avait même offert la magnifique broche dans ses cheveux.

« Mellissandre est vraiment très gentille en fait », expliqua-t-elle spontanément. « Je ne comprends pas pourquoi les gens disent tant de méchancetés à son sujet », avoua-t-elle finalement avec un air de chiot battu avant de jeter un œil par la fenêtre où l’on pouvait apercevoir l’intéressée qui s’était exilée dans les jardins intérieur pour lire un de ses fameux roman à l’eau de rose.
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Ven 18 Aoû - 21:40
Fort-Céleste, chapitre 4Ft. Mellissandre Alirius
Un peu de baume au coeur
La journée s'annonçait d'avance charnue. A peine en route pour sa traditionnelle lecture enfoui au creux de son confortable et fidèle fauteuil, les augures, aussi mauvaises pussent-elles être, lui firent croiser la route de deux soeurs guérisseuses qui, après avoir posé un regard douteux sur sa personne rayonnant d'arrogance, s'en allèrent sur un pas plus rapide en gloussant discrètement. Dorian soupira pour lui-même : le Créateur savait sans doute ce que cela lui avait apporté de discuter avec un chantriste haut placé et fort curieux pour ne pas dire tendancieux.

Le voilà donc dans la bibliothèque, comme toujours, un gros livre rempli de marque-pages sous le bras. Quelque chose l'eut intrigué tandis qu'il se perdait dans mille et une réflexions avant de s'endormir la veille. Quelle bonne idée d'avoir conservé ses notes de recherches sur la magie spatio-temporelle, cela lui permettrait de comprendre comment Alexius avait finalement réussi là où la réalité le freinait pourtant. Il manquait l'énergie nécessaire au processus, et pourtant, il parvint à les téléporter. Déjà que de surcroît transporter une personne était incroyable aux yeux du mage Altus, autant en transporter deux était impensable, en fin de compte. Mais il ne fallait guère oublier qu'ils furent envoyé là grâce - ou à cause - de Dorian lui-même, tandis qu'il s'interposa afin d'éviter le pire. Donc en somme, cette situation résultait d'un accident : ce qui signifiait bien que sans son opposition dans le processus, tout aurait marché comme si de rien n'était. De savoir que ses recherches aboutirent apparemment sans défaut donnait froid dans le dos. A en voir cet avenir alternatif, le Magister n'aurait pas hésité un seul instant à se servir de la magie du sang sur son propre...

Ses mains s'appuyèrent sur le bureau dans un fracas qui résonna dans toute la salle. Ainsi émergeant de son brouillard, le thaumaturge détailla les diverses réactions qu'il pouvait apercevoir sur le visage d'autrui - réactions qui aussitôt regardées du coin de l'oeil s'en furent.

Il fallait croire que la vision seule de Félix dans cet état de poupée transparente le bouleversait toujours, même si un certain temps passa depuis. Toujours l'air aussi épuisé et accablé sur son bureau de travail, Dorian inspira lentement en fermant les yeux : ce sujet restait sensible, mais il lui fallait des réponses. A vrai dire, certaines hypothèses germaient dans son esprit : il ne lui restait qu'à savoir si cela marcherait.

Un soupir franchit ses lèvres.

Sa seule piste pourtant restait l'amulette - qu'il gardait encore avec lui - et ses propres notes, mais rien de bien solide en comparaison aux travaux du Magister. Si seulement il pouvait accéder à ses recherches, les livres devraient sans nul doute se trouver à Golefalois. ... Ou alors on les avait déjà brûlés.

B-bonjour, Ser Dorian !


Ses mains se crispèrent soudainement. Ainsi perdu dans ses pensées, cette petite voix pourtant charmante eut bien le don de le surprendre. Il inspira lentement à nouveau pour revenir au Fort et non plus à Asariel.

O-oh je... Désolée, je vous ai dérangé en plein travail..

Mais non, ce n'est rien voyons.


En y repensant, Mireï venait plus tôt d'ordinaire. Intrigué par ce manque de ponctualité de plus en plus fréquent, Dorian referma son ouvrage et se tourna vers la petite elfe rouquine.

Et donc, que vous faut-il cette ... fois ?


Deuxième surprise. Et pas des moindres : le voilà face à une plante qu'on a enfin pensé à arroser pour la revigorer. Ses cheveux frisotant étaient détachés et une partie fut ramenée sur son épaule droite. L'oeil agile du nécromancien décela une broche qui retenait son habituelle frange en biais sur l'arrière, une très belle broche d'ailleurs. Sa tenue restait simple et sobre, une simple robe lui arrivant aux genoux d'un bleu pâle et doux au regard. Cette manière de se coiffer d'ailleurs dégagea complètement son visage blême au sourire angélique. Mais pourquoi un brusque changement à ce sujet ? Le doux parfum jasmin menthe qui flottait dans l'air lui mit la puce à l'oreille. La méfiance serait la bienvenue. Malgré tout, le regard perplexe et sortant de ce qui était fort loin de l'amusement, le nécromancien resta cependant intrigué.

D'accord, donc si je comprends bien, l'on vous a converti à la magie du sang pendant que j'avais le dos tourné.

M-mais pas du tout !


Un ricanement s'échappa cependant de Dorian. Etonnamment, sa seule présence allégea sa personne quelque peu. A vrai dire, cela lui rappelait cette farouche époque où l'Apprenti qu'il était tentait par tous les moyens d'impressionner son mentor, que ce fut dans ses travaux ou dans d'étranges et farfelues expérimentations qui, la plupart du temps, finissaient étonnamment mal. Etaler sa science auprès de lui faisait aussi parti de ses activités favorites: cela lui faisait du bien de pouvoir discuter de tout ça avec un génie tout à fait remarquable qui...

Son sourire habituel s'effaça lentement. Discrètement, le mage Altus se reprit et, d'un pas lent, la posture aussi agaçante que noble, les mains dans son dos, s'approcha de la petite Mireï en portant toute son attention sur le résultat qui émanait de sa personne. La jeune guérisseuse en formation se sentait tellement mieux, ainsi plus à l'aise avec elle-même.

Un détail cependant l'interpela : l'elfette prenait trop garde à ses cheveux, et ne les plaçait pas sur son épaule de manière si naturelle que cela pourrait le paraître. En fait, elle faisait attention à ce qu'une grande mèche légèrement frisotée proche de son cou. Les sourcils froncés, le nécromancien soudainement beaucoup trop sérieux pour que cela paraisse normal percevait difficilement quelconque malêtre de sa part, avec une telle euphorie d'avoir ainsi été autant pomponnée pour une fois dans son existence sans doute.

Mellissandre est vraiment très gentille en fait. Je ne comprends pas pourquoi les gens disent tant de méchancetés à son sujet..

La bonne figure ne fait pas tout d'une personne, Mireï.


Et il était bien placé pour le savoir, mais peu importait. Elle ignorait pas mal les règles de ce type de Jeux, c'était d'ailleurs tant mieux. La jeune apprentie non-officielle le regardait confusément, la tête légèrement inclinée.

Ce .. n'est pas que de la bonne figure, j'en suis certaine !


Les sourcils de Dorian se froncèrent à nouveau. Que manigançait encore cette chère Dame Alirius ? Une chose de certaine, sa petite propagande bien suspicieuse semblait marcher, même aussi lente - ce n'était pas comme si Mireï était du genre à bavarder avec tout le Fort.

Alors qu'il surprit la petiote à regarder frénétiquement par la fenêtre, le thaumaturge s'y pencha à son tour, les bras croisés sur sa poitrine. Tiens tiens. Quel hasard. Soupirant de plus belle - décidément -, cela eut subitement le don de l'agacer. Se servir de Mireï pour regagner une once de sympathie ou de "bonne figure" auprès des gens. Exécrable. Elle avait tout fait même, à tenter de batifoler en public avec le rigide - et timide - commandant. Ainsi légèrement énervé, Dorian referma ses ouvrages qu'il plaça dans un coin de la table et se dirigea vers la sortie.

M-mais où allez-vous, ser Dorian ?

Ne bougez pas Mireï, je n'en aurai pas pour longtemps. Vous n'avez qu'à vous asseoir par là et lire un moment.


Ainsi pressé soudainement, il s'arrêta cependant au pas de la porte, puis se tourna vers la rouquine. Quel rustre parfois, tout de même.

Ah, et j'oubliais Mireï : vous êtes très belle aujourd'hui.


Sur ce mots et ce sourire qui se voulait charmeur, le nécromancien laissa dans la bibliothèque une elfette éperdument confuse et gênée. Ce traditionnel sourire incontrôlé envahissait une fois de plus son visage brûlant, qu'elle s'empressa d'ailleurs de cacher dans ses petites mains moites. Décidément, ce qu'elle était adorable, cette petite.

Ainsi en chemin pour les jardins, il croisa la route de deux hommes en contresens, ni mage, ni forcément armés. Leur regard sur sa personne en dit long. Ah oui, il était vrai qu'en tant que Tévintide arrivé en ces lieux limite par pur hasard, peu de gens l'appréciait réellement. Le mage Altus se plaisait à penser cela à propos de Mellissandre, mais à ce sujet, tous deux étaient dans le même navire. Hélas.

Le doux parfum des fleurs flottait dans l'air. Le solail effleurait à peine sa peau, même si aucun nuage ne le cachait particulièrement. Ah, le sud, aussi glacial que ses habitants. Au moins, ils ne le cachaient pas, et cela en était admirable. Mais bon, il avait autre chose à penser en ce moment. Ce fut donc sur un ton appuyant légèrement l'agacement qu'il débuta la conversation avec la complotiste qui lui faisait concurrence - si l'on en croyait les rumeurs.

A ce que je vois, l'on prend du bon temps.


Désormais face à elle, son regard clair se perdit sur les pages de son ouvrage, mais sans forcément les lire. Son esprit s'embrumait toujours dans diverses réflexions, cette fois-ci toutes autres. Parmi les milliers de questions qui l'habitaient, une seule eut l'audace de franchir ses lèvres sur un ton accusateur, mais dans le fond rassuré.

C'est donc à cause de vous que Mireï met plus de temps à venir le matin, depuis plusieurs jours ?


A lire ce soupçon d'étonnement sur le visage de son interlocutrice, les yeux de Dorian se plissèrent. Il n'avait sans doute pas halluciné, alors : quelque chose clochait. Cette soudaine inquiétude le mit mal à l'aise. Pensif, le nécromancien croisa les bras et se garda bien de lui parler de ses quelques arabesques suppositions.
Dorian Pavus Theme song
Fiche
Missives
#2B3D63

[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 397188ASSPECTEUR
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Sam 19 Aoû - 21:47
Mellissandre appréciait beaucoup ses appartements depuis qu’elle avait refait la décoration, mais elle était comme une jolie fleur : elle avait besoin de soleil pour ne pas faner. Déjà qu’il faisait froid dans le Sud, elle n’avait pas voulu rester enfermée entre des pierres glacées en voyant que les doux rayons illuminaient le jardin. Et puis c’était un endroit relativement calme, surtout fréquenter par les croyants qui allaient à la chapelle juste à côté. L’endroit parfait pour profiter de l’air libre et d’un peu de tranquillité.

Assise sur un banc, elle lisait un de ses fameux romans à l’eau de rose. En fait, depuis qu’elle était là, elle ne faisait que ça quand elle n’était pas occupé à fomenter une malversation pour renverser l’Inquisition. Elle avait quelques idées pour l’instant mais sa position était délicate. Surtout que son allégeance allait aux venatoris mais avant tout à sa famille. Ruiner l’Inquisition ne lui apporterait rien si elle perdait sa place à Tevinter pour ce faire. Il lui faudrait beaucoup de tact et de délicatesse pour s’en sortir et après son esclandre avec le capitaine, elle devait se tenir tranquille un moment.

Elle était à un moment palpitant, le genre de scène marqué par une tension romantique où les héros sont à la limite de basculer dans la guimauve, quand une voix fort désagréable sonna à ses oreilles. Reconnaissant immédiatement le ton caustique de Dorian, elle sortit brusquement de sa lecture, fermant le livre d’un geste sec sans se donner la peine de noter sa page.

La dernière chose qu’elle avait envie c’est qu’il connaisse son péché mignon. Cachant nonchalement le titre en posant naturellement ses doigts dessus, elle retourna un sourire étincelant à Dorian.

« Que me vaut le plaisir de votre présence », minauda-t-elle sur un ton aussi courtois qu’hypocrite. Profitant de l’occasion pour parler un peu en tévène. Les sonorités de sa langue natale lui manquait.  

Cependant, elle ne s’attendait pas à ce qu’il vienne lui parler de Mireï sur un tel air de reproche. Qu’avait-elle encore fait ? Même quand elle essayait d’être gentille, on trouvait encore moyen de l’accuser.

« Si je ne connaissais pas vos penchants, je jurerais que vous êtes un amant trop possessif », rétorqua-t-elle en réalisant qu’il en était au point de chronométrer l’arrivée de la jeune demoiselle. Vraiment, ça lui donnait un air de prédateur obsédé.

Soupirant, Mellissandre croisa les jambes, renversant un peu sa tête en arrière pour profiter du soleil sur sa peau légèrement cuivré.

« Oui, j’ai passé un peu de temps avec elle. On a pris un bain, je l’ai pomponné, et on a bavardé comme de vieilles commères en gloussant », déclara-t-elle avec une lassitude non dissimulée, dépeignant un moment totalement cliché entre deux jeunes femmes, mais cela lui convenait très bien.

Rouvrant les yeux, elle lança un regard indéchiffrable à Dorian. Pour lui qui connaissait sa langue acérée, il était évident qu’elle n’était pas au meilleur de sa forme. Elle pouvait faire beaucoup plus passif-agressif et mesquin que ça. Elle était juste fatiguée, c’était dur d’être entouré d’être ennemi sans avoir le moindre allié. Sans avoir sa famille. La seule chose qui avait su lui redonner un peu de réconfort c’était la cuisine de Scipio, mais ce genre de choses étaient toujours éphémères…

« Mireï est quelqu’un d’adorable mais elle manque cruellement de confiance en elle. L’assurance est quelque chose qui se gagne en se sentant bien, en se sentant fort, et l’apparence joue beaucoup là dessus. Si vous aviez vu comme elle était aux anges en voyant son visage dans le miroir… », expliqua-t-elle avec un infime sourire. Même elle devait reconnaître que la reconnaissance d’autrui était effectivement un sentiment quelque peu… gratifiant.

« Mais allez-y, qu’est-ce que vous me reprochez exactement ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ? », rajouta-t-elle beaucoup plus amère et agressive. « De toute façon, je ne peux pas respirer sans qu’on m’accuse de comploter, donc allez-y dites moi quel genre de théories farfelues avaient vous à mon encontre ? », acheva-t-elle, redressant un peu le buste, signe qu’elle n’était plus du tout détendue mais bien prête à encaisser, à se battre d’une certaine façon. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle était sur la défensive.
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Sam 26 Aoû - 20:46
Fort-Céleste, chapitre 4Ft. Mellissandre Alirius
Un peu de baume au coeur
Ah, douces sonorités. Malgré le nombre de Tévintides présents au sein du Fort, personne ne parlait le tévène. Pas même entre eux. Ce qui était tout de même fort dommage. Alors, pour une fois que l’occasion se présentait, le fier paon lui répondit sur le même ton, mais toujours avec ce soupçon de bonne humeur omniprésente.

Cela fait un petit moment déjà que je ne vous ai guère vue entre ces quatre murs, j’en profite donc pour prendre de vos nouvelles.


En effet, sa première et improvisée rencontre avec la fille Alirius remontait déjà à pas mal de temps. Depuis, il n’entendait parler d’elle que par les ragots qui circulaient à son sujet. Ce n’était pas non plus la meilleure des solutions.

Si je ne connaissais pas vos penchants, je jurerais que vous êtes un amant trop possessif.


La première chose qui lui vint à l’esprit fut de ricaner. A vrai dire, en y repensant bien, c’était sans doute le cas mais avec quelqu’un d’autre. Sa réaction au repas lorsqu’Achilles parla en privé avec la duchesse en était une preuve irréfutable. Ah, si elle savait.

Oui, j’ai passé un peu de temps avec elle. On a pris un bain, je l’ai pomponné, et on a bavardé comme de vieilles commères en gloussant.


Quelque chose n’allait pas. Enfin, si l’on se basait uniquement sur les ragots, évidemment que quelque chose n’allait pas. Mais Dorian décela dans son œil un brin de lassitude, voire même de mélancolie. Le mal du pays ? Possible, lui-même était envahi par cet état d’esprit par moments. Ou alors d’autres choses.

Mireï est quelqu’un d’adorable mais elle manque cruellement de confiance en elle. L’assurance est quelque chose qui se gagne en se sentant bien, en se sentant fort, et l’apparence joue beaucoup là dessus. Si vous aviez vu comme elle était aux anges en voyant son visage dans le miroir…

Je l’ai croisée justement tout à l’heure. C’est très réussi, dame Alirius.


Ouh là. Il fallait croire que sa bonne humeur le laissait même complimenter quelque chose accompli par Mellissandre. Wow. Décidemment, il s’étonnait lui-même. Elle dut le prendre comme si son traditionnel sarcasme venait de s’exprimer. Telle était l’injustice offerte chaleureusement à ses plus fidèles pratiquants : même la sincérité était comprise comme un petit commentaire déplacé et provoquant. Ou alors sa colère fut toute autre.

Mais allez-y, qu’est-ce que vous me reprochez exactement ? Qu’est-ce que j’ai encore fait ?  De toute façon, je ne peux pas respirer sans qu’on m’accuse de comploter, donc allez-y dites moi quel genre de théories farfelues avaient vous à mon encontre ?


Ses sourcils se froncèrent. Ah. Mais l’abruti. Il était en plus le premier à écouter toutes les rumeurs de Fort-Céleste. Il ne connaissait pas tous les détails, et personnellement cela lui importait peu. A croire que cette réputation qu’elle tentait de modeler pour sa personne lui glissait des doigts de plus en plus fréquemment. Il semblerait que la jeune femme avait encore du travail à propos de tout ça. Mais la question n’était pas là. A peine arrivé qu’on l’agressait déjà.

Je ne vous accuse de rien, je constate. Et si vous pensez être la seule en ces lieux victime de leur ignorance, vous vous trompez lourdement. Et je ne parle pas que de moi.


Evidemment que pour une fois que Dorian ne taquinait personne, le voilà cordial. Suspect, sans doute. Peut-être que les rumeurs allaient parler prochainement à sa place. Quelle histoire. Mais il avait raison : il n’y avait pas que les Tévintides qui se prenaient les pierres, même si la bonne plupart leur était destinée. De ce point de vue-ci, le nécromancien savait pertinemment que même s’ils n’étaient pas d’accord, il allait falloir se serrer les coudes entre Altus.

C’est normal qu’on vous suspecte, tout comme c’est normal de vous rendre la vie pénible. Vous êtes Tévintide, tout comme je le suis également. Pensez-vous qu’ils ne se méfient pas de mes recherches ? J’en ai surpris plusieurs déjà à analyser de trop près mon bureau de travail d’un mauvais œil.


D’ailleurs s’il les retrouvait, le chercheur investi se ferait un plaisir de leur donner quelques leçons de thaumaturgie, avec peut-être un supplément de nécromancie pour faire fuir les fouineurs qui viendraient à leur suite. La curiosité était un bien vilain défaut, Alexius le disait assez. Surtout quand c’était Dorian qui venait fouiner dans son bureau en quête de lecture. Ah, toutes ces bizarreries qu’il eut trouvées avant de tomber sur de quoi lire.

Et tout cela était désormais si loin. Soupirant de plus belle, Dorian glissa une main dans ses cheveux, le regard à l’autre bout du jardin, puis prit la décision de s’asseoir à côté d’elle. Pour une fois qu’il n’avait rien à faire, et puis l’humeur taquine et provocatrice habituellement de la part de la jeune femme lui manquait un peu.

Pour l’instant je les trouve encore calmes, mais le vent pourrait tourner. Que l’on soit gentil ou méchant dans cette affaire, dame Alirius, en tant qu’étranger Tévintides, nous ne nous résumons forcément qu’à être mages du sang tyranniques avides de pouvoir et corrompus jusqu’à la moelle. Venatoris de surcroît. J’avais failli l’oublier celui-là.


Tant de préjugés qui leur collaient à la peau. Le regard perdu sur tout ce qui composait ce magnifique jardin, le mage Altus vit son sourire s’envoler. La vie n’était pas si évidente, à Fort-Céleste. L’arrogance et l’insolence contenues dans son sourire quotidien semblaient indiquer le contraire, mais dans le fond, être sans alliés – ou presque – dans un milieu aussi grand pouvait donner le vertige. En soi, rien de bien différent de la maison.

Il faisait froid, comme toujours ; un vent léger se leva. A cet instant, Dorian inclina le visage vers Mellissandre pour la regarder droit dans les yeux, calme, sérieux ou alors attentif.

Je décèle un trouble dans votre pupille. Tout va bien, Mellissandre ?


Dorian Pavus Theme song
Fiche
Missives
#2B3D63

[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 397188ASSPECTEUR
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Sam 26 Aoû - 22:05
On ne pouvait pas en vouloir à Mellissandre d’être suspicieuse quand à l’attitude positive de Dorian. Il venait de complimenter son œuvre. De. La. Complimenter. Vu le passif de leurs familles et leur première rencontre quelque peu explosive sa défiance était légitime. Et puis, elle n’allait pas mentir, elle avait les nerfs un peu à vif d’être ainsi en territoire ennemis plongée dans un bain constant de quolibet et de médisances.

Mais malgré sa méfiance évidente et son agressivité, Dorian ne se démonta pas. Au contraire, il semblait presque gentil, s’asseyant à côté d’elle pour mieux observer le paysage alors qu’il lui expliquait qu’il la comprenait. C’est vrai, lui aussi était un tévintide après tout…

Un peu adoucie – il avait l’air sincèrement compatissant donc elle voulait bien lui accorder le bénéfice du doute – Mellissandre posa un regard apaisé sur lui. Ah, la belle rose extravagante couverte d’épine ressemblait soudain à une fleur fragile et délicate. Les couleurs un peu délavées, les pétales si chétifs qu’ils menaçaient de s’envoler... En réalité, il en fallait bien plus pour l’abattre, mais elle s’accordait se moment de détresse douceâtre. Aussi bonne comédienne qu’elle puisse être, elle n’était qu’une femme.

Perdue dans ses pensées, elle émergea alors que Dorian lui demandait si tout allait bien. Il la fixait et elle réalisait soudain leur proximité. Comme c’était étrange, cela ne l’agaçait pas plus que ça. En tout cas, il avait l’air presque inquiet, peut-être qu’elle s’était un peu trop effritée…

Regagnant toute sa splendeur, Mellissandre redressa un peu le dos et se cala plus confortablement contre le mur.

« Je vais bien, je vous remercie Messere Pavus », répondit-elle donc en tévintide, sans une once d’agressivité lui adressant même un sourire aimable. Peut-être qu’il pourrait apercevoir pendant une demi seconde pourquoi elle avait autant de succès avec les hommes qui n’étaient pas templiers. Ce n’était pas qu’une histoire de beauté et de grâce, elle savait vraiment être adorable quand elle y mettait un zeste de bonne volonté.

Bon à vrai dire, elle se méfiait encore de Dorian, elle n’était pas à la verge de lui dire tous ses secrets les plus inavouables – et dieu sait qu’elle en avait – mais elle se demandait soudainement pourquoi les Alirius détestaient tant les Pavus. Une histoire de pouvoir sans aucun doute, de commerce peut-être. Elle se rappelait vaguement d’une affaire de loutre, mais peut-être qu’elle confondait.

Le silence commençait à se faire long et c’était difficile de trouver un sujet de conversation qui ne lui cherche pas trop les noises. Aussi finit-elle par capituler, décidant de le taquiner légèrement.

« J’ai entendu dire que vous songiez à vous convertir à la chantrie andrastienne ~ », demanda-t-elle malicieuse, toujours en tévène. Effectivement, à y repenser, elle aussi avait entendu des rumeurs pas plus tard que ce matin au sujet de Dorian. Une histoire de dispute avec des Mères et de Flirt avec un Chevalier enchanteur.

Elle n’y avait prêté qu’une oreille distraite, mais si ça pouvait lancer la conversation. Pour une fois qu’il ne s’agirait pas d’elle… Oui, elle en était à ce point là : elle n’avait pas envie d’être le centre du monde pour une fois.

Mais même ces ragots pourtant peu flatteur n’étaient pas perverti par autant d’animosité. Et puis, elle avait cru comprendre que le Commandant l’aimait bien. Même s’ils étaient en froid présentement, elle avait peut-être… - c’était dur à dire – quelque chose à apprendre de lui. Après tout, elle avait ouïe dire qu'ils jouaient parfois ensemble. C'était impensable, le Commandant accro à son travail, jouer ? Avec un mage tévintide de surcroit ?!

« J’ai tout de même l’impression qu’on vous hait moins que moi. Même le Commandant a l'air de vous apprécier alors que c'est un ingrat anti-magie. Quel est votre secret ? », demanda-t-elle avec une certaine humilité pour flatter son orgueil dans l’espoir d’obtenir des réponses. Et donc des pistes. Sans toutefois chercher à cacher son soupçon d'amertume envers Cullen. Ainsi qu'un léger soupçon d'égocentrisme vu qu'elle ne parvenait pas à arrêter de se comparer à lui. Certaines habitudes ont la vie dure...
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Dim 3 Sep - 20:23
Fort-Céleste, chapitre 4Ft. Mellissandre Alirius
Un peu de baume au coeur
Ainsi donc, la discussion resterait axée sur le tévène. Très judicieuse idée, non seulement ils étaient les seuls à se comprendre dans les environs, mais en plus personne ne se demanderaient sur quoi ils complotaient ensemble. Peu importait, en vérité : ces doux mots qui sonnaient harmonieusement bien dans son oreille lui avaient manqué. Ah, terrible nostalgie qui se plut à l’étreindre à ce moment-là.
J’ai entendu dire que vous songiez à vous convertir à la chantrie andrastienne ~

Le regard de Dorian s’illumina un bref instant. Ah. Déjà. Bon, prévisible d’un côté. Une chose était certaine, la Dame Alirius ici présente commençait fort bien cette discussion. Surprenant, il fallait dire. Oh la la. Dorian ricana avec mélodie comme s’il était naturel, puis reprit une mine sérieuse, le sourcil arqué.
Vous vous foutez de moi, c’est cela.

Et là, loquace comme il l’eut toujours été, le mage Altus se permit de rajouter un petit quelque chose. Après tout, absolument rien ne se passait entre lui et le chantriste. Absolument rien.
Vous savez à quel point les rumeurs sont géniales : vous parlez avec quelqu’un cinq minutes, et paf, vous avez couché avec.

Tant que l’on y était, à plaisanter sur tous ces ragots, un rictus s’esquissa sur le visage du thaumaturge. D’un côté, il arrivait par moment que le type de rumeurs précédemment cité soit concret… Hem. Légèrement égaré, Dorian se racla la gorge, le poing devant la bouche, puis croisa les bras, le nez en l’air.
J’espère que le commandant ne vous a pas frappé trop fort. Je tiens à le dire, vous ne le méritiez absolument pas.
J’ai tout de même l’impression qu’on vous hait moins que moi. Même le Commandant a l'air de vous apprécier alors que c'est un ingrat anti-magie. Quel est votre secret ?
Mon secret ? A priori je n’en ai pas tant que cela.

Que cherchait-elle à faire ? D’ordinaire, elle ne parlait que d’elle, encore et encore. Enfin, madame voulait parler du commandant, ils allaient parler du commandant. Il y avait tant à dire, quand on y pensait.
Sans parler qu’il aurait mille et une raisons de m’éviter, et ce rien qu’avec mes penchants, haha. C’est aussi que les intrigues à la orlésienne ne l’intéressent pas vraiment. Lui, il préfère le concret et le vrai. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que ma franchise doit être la chose la plus reprochée dans mon comportement…si l’on enlève le reste.

Et par « le reste », Dorian soulignait bien évidemment ses somptueux passages à vide un verre dans une main et une bonne prise dans l’autre. Chose qu’il ne regrettait absolument pas par ailleurs. Une forme plus rustique du bonheur, sans doute. Enfin, cela à part, un rictus moqueur s’étira.
Cela a l’air de vous déconcerter que le commandant ne vous apprécie pas autant que moi. Qu’y a-t-il à comprendre, là-dessous ?

En effet, que ce léger détail lui reste en travers de la gorge, cela pouvait clairement signifier tout et n’importe quoi. Elle voulait jouer les curieuses, Dorian allait faire de même et poser inlassablement un milliard de questions et l’embêter un minimum sur le sujet. Ah, enfin il retrouvait des couleurs. Ce devait être dû au fait d’enfin avoir les pensées libérées de… Ah, diantre.
Ainsi donc, on apprécie enfin les charmes rustiques, dame Alirius ? Je ne sous-entends absolument rien, mais le commandant Rutherford possède tout de même quelques atouts naturels qu’il serait clairement stupide de nier, haha.

Il releva le nez vers le ciel, comme pensif, laissant sa phrase faire impact dans la tête de la jeune femme. Il était prêt à parier que cette histoire de coup était du flanc, voire même que le commandant ait feint de le faire. Enfin, ne pas s’emporter sur ces suppositions douteuses, le thaumaturge n’avait pas eu la chance d’assister en personne à la scène, trop affairé dans ses bouquinages.
Avoir de bons et solides contacts dans le sud pour garder une certaine importance et influence sur de plus vastes étendues doit plaire à vos parents, vous pouvez être fière de vous. ~

A ces mots, Dorian laissa un léger rire s’envoler, pas forcément arrogant ou malveillant. Son regard clair se posa à nouveau sur son interlocutrice. Décidément, l’irriter allait devenir un de ces passe-temps favoris en ces lieux.
J’y pense, vous comptez rester ici, ou alors un soleil bien plus chaud vous attend prochainement ? Je n’ai jamais pris le temps de vous le demander depuis que vous parcourez ces couloirs.

C’était vrai, ça. Les nobles ou autres contacts de l’Inquisitions restaient temporairement avant de s’en aller. Qu’en était-il de Mellissandre ? Bon, elle était loin de repartir, mais peut-être qu’à un moment donné, cela arriverait. Déjà qu’elle n’était même pas agent, ou du moins pas officiellement. Aux dernières nouvelles, la jeune noiraude avait simplement suivi un commandant insouciant qui avait délibérément décidé qu’elle serait d’une grande importance pour les relations de l’Inquisition avec l’empire. Chose importante, c’était vrai. Mais pour l’instant, à part importer une baignoire d’Orlaïs, le mage Altus trouvait qu’elle n’avait encore pas fait grand-chose au nom de l’organisation.
En tout cas, j’espère que tout se passe bien de votre côté, si l’on enlève tous ces Elwig et ces chantristes qui colportent n’importe quoi sur nous parce que nous sommes supposément méchants.


Dorian Pavus Theme song
Fiche
Missives
#2B3D63

[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 721500CULLISSANDREHUEHUEHUE[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] 397188ASSPECTEUR
PROCHAIN NIV. :
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
avatar[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Invité
Invité
Posté Mer 6 Sep - 23:11
C’est vrai que c’était mesquin de sa part de propager des rumeurs en sachant qu’elle abhorrait celles dont elle était l’objet. Ceci dit, elle ne l’avait fait que pour taquiner Dorian, elle n’avait pas l’intention d’aller commérer sur le sujet avec qui que se soit. Malgré tout, elle comprenait tout à fait sa lassitude et elle lui fit un sourire compatissant quand il expliqua la facilité avec lequel ce genre de ragot se créait. Après tout, elle n’expliquait toujours pas comment on en était venu à lui prêter une liaison avec le commandant en premier lieu. Enfin, tout ça était bien loin désormais…

Par réflexe, Mellissandre se frotta légèrement la joue quand il mentionna le coup monumentale qu’elle s’était pris. La magie de soin avait fait son œuvre mais elle se souvenait parfaitement du bleu et de la douleur malgré le temps qui passe. C’était d’autant plus frustrant de n’obtenir que du mépris en dépit de son sacrifice.

Des conseils, elle voulait des conseils mais il ne lui servait que des petites taquineries en sous entendant – quoi qu’il en dise – qu’elle était tombée sous le charme du Commandant. Il est vrai que ses boucles blondes étaient plutôt séduisantes mais il en fallait bien plus pour l’impressionner. En outre, elle avait du mal à le cerner car tout le monde le clamer chevaleresque mais qu’elle le trouvait plus rustre parfois. En tout cas, la brusquerie dont il faisait régulièrement preuve à son égard l’avait passablement refroidi. Si, malgré tout ses efforts et ses charmes, il persistait à ne la voir que comme une mage du sang, soit. Elle pouvait consacrer son énergie ailleurs. L’Inquisiteur par exemple, il était nettement plus dur à approcher mais elle avait obtenu deux trois informations fort intéressantes auprès de Joséphine…

« Ne prenez pas votre cas pour des généralités », rétorqua-t-elle avec un soupir faisant bien entendu allusion à ses penchants. Après tout, c’est lui qui venait de vanter son ‘charme rustique’ pas elle.

Elle pensait que la conversation allait continué sur ce genre de banalités – ce qui ne lui déplaisait pas au demeurant car c’était relaxant de parler de tout et de rien – mais il mentionna sa famille et Mellissandre se crispa. C’était un sujet délicat vu l’affection qu’elle leur portait et elle craignait donc qu’il ne se montre médisant. Toutefois, si elle décelait un soupçon d’ironie qu’elle avait du mal à se figurer il ne fit que rester factuel.

« Je trouve ça curieux que ça vous intéresse mais oui, ma famille apprécie mes efforts pour renouer nos liens avec le Sud. Même si mes parents s’inquiètent pour moi, ça ne les rassure pas de me savoir seul entouré de ‘barbares fereldiens’ », cita-t-elle avec un petit sourire. Dorian n’ignorait pas le mépris de l’empire pour le reste du monde. La réputation très pittoresque de Ferelden s’était propagée dans tous les pays mais Tevinter en particulier les concevait comme des barbares semblables aux alvaar. Rudimentaires, peu porter sur l’hygiène et avec de gros muscles.

Dorian se montrait étonnamment aimable avec elle mais elle ne put empêcher un sourire sarcastique de poindre sur ses lèvres quand il s’enquiéra de son futur départ. Voilà donc ce qui l’intéressait.

« Navrée de vous décevoir mon cher Dorian, mais j’ai l’impression de rester encore un peu. Je n’ai pas encore accompli grand-chose pour l’Inquisition et j’aimerais laisser mon empreinte, agir concrètement contre l’Ancien et je pense que c’est ici que je m’acquitterais au mieux de cette ambition », répondit-elle avec un sourire radieux.

Oh oui, elle marquerait son empreinte, l’Inquisition n’oublierait pas sa trahison quand elle jugerait bon de l’accomplir. En attendant, elle devait consolider sa position et c’était bien mal parti.

En dépit de tout, Dorian conclut sur une note agréable, lui souhaitant que tout se passe bien pour elle. C’était surprenant mais pas désagréable et elle se détendit un peu à nouveau. Elle n’avait que peu de souvenir de lui du temps où elle était au cercle. Tout ce qu’elle savait de Dorian c’était les rumeurs, les quolibets et ce que sa famille lui en avait dit.

Peut-être qu’il était temps de revoir son jugement. Il semblait avoir mûri… En tout cas, il ne ressemblait pas au débauché inutile et concupiscent qu’on lui avait décrit.

« C’était agréable de parler à vous Dorian », le remercia-t-elle, retournant sur l’Universel pour marquer la fin de leur petite conversation.

Gracieuse, elle se leva en tenant toujours son livre entre les doigts. Elle ne voulait pas parraître trop oisive à s’attardait trop longtemps pour lire dans les jardins.

« J’ai à faire, mais je vous souhaite une bonne journée », conclu-t-elle avec une infime révérence pleine de courtoisie qui pour une fois n’était pas ironique.

FIN
PROCHAIN NIV. :
[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
[Terminé] Un peu de baume au coeur [PV : Dorian] D3ku
Contenu sponsorisé
Posté
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum