— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid]

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MessageSujet: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Dim 13 Aoû - 13:10

Les gens riaient, buvaient, parlaient trop fort. L’ambiance typique d’une taverne. Ce qui était moins typique, c’était d’y voir Mermuid bavarder joyeusement avec ses amis. Le pauvre soldat était à l’infirmerie depuis au moins une semaine rongée par une terrible maladie incurable qui menaçait de l’emporter à tout instant. Même la magie curative était impuissante et tous les guérisseurs s’étaient résolus à le voir mourir. Et pourtant, le voilà en train de boire allègrement. Il n’avait par l’air en pleine santé loin de là. Il était livide, suant à grosses gouttes, ses mains étaient parfois agitées de tremblements mais son regard pétillait et il ne se plaignait plus de l’atroce douleur qui rongeait habituellement sa chaire. Chaque fois qu’on l’interrogeait sur sa guérison miracle, il souriait en disant que c’était un cadeau du Créateur et refusait d’en parler plus avant : la vie était trop courte pour s’apitoyer.

Toutefois, sa liesse fut troublé par l’arrivé de Mellissandre, ses longs cheveux sombres évoquant les sinistres corbeaux : un mauvais augure. En l’apercevant, le pauvre Mermuid sembla se liquéfier, il la regarda, ne rencontrant qu’un visage de marbre en retour. Soupirant, il leva son verre, portant un dernier toast à ses amis et il s’éclipsa ensuite avec un ultime sourire un peu mélancolique.

Son départ précipité, surpris ses amis qui reprirent leur conversation avec entrain.
« Il s’est passé un truc entre eux ? », demanda l’un d’eux, n’ayant pas manqué le regard presque suppliant qu’il lui avait lancé.
« Ne soit pas stupide, elle est trop bien pour lui », répondit l’autre avec un rire gras. « Et puis tout le monde sait qu’elle est avec le Commandant ! », ajouta-t-il la rumeur de leur liaison ayant déjà fait le tour de Fort Celeste. Il faut dire que la jeune femme ne passait pas inaperçue, rien qu’en entrant dans la taverne elle s’était déjà arrogé une bonne dizaine de regard qui oscillait entre la surprise et le lubrique selon le degrés de sobrieté. Ce n’est pas tous les jours qu’on croisait une telle beauté.
« N’empêche, c’est après lui avoir parlé que Mermuid allait mieux… Elle est guérisseuse ? »
« Qu’est-ce que j’en sais moi ?! »

De son côté, Mellissandre s’installa nonchalamment près du bar, manifestement peu satisfaite par le choix d’alcool proposé. C’était la première fois qu’elle mettait les pieds dans cette taverne, à vrai dire, elle s’en serait bien abstenu mais il fallait qu’elle prévienne Mermuid que le temps qui lui était imparti était révolu. Oui, elle était bien responsable de l’état du jeune homme, mais pas de la façon dont ils l’imaginaient. Elle ne l’avait pas guérit, personne ne le pouvait et la magie du soin lui était à jamais inaccessible.

Non, elle avait simplement utilisé la magie du sang pour manipuler son esprit afin qu’il ne sente plus la douleur. Mais son sort n’était que temporaire et c’est pour ça qu’elle était venu l’avertir, il ne lui restait que quelques minutes avant de faire à nouveau l’expérience de sa terrible souffrance. Mermuid lui était reconnaissant de l’opportunité, il lui avait même offert une babiole sans importance qu’elle avait relégué dans le fond d’un tiroir. Mais à vrai dire, ce n’était pas pour cette médiocre récompense qu’elle l’avait fait, pas plus que par charité. La douleur de ce pauvre homme était regrettable mais elle la laissait indifférente. Si elle l’avait fait, c’était simplement par curiosité théorique. Pour la fascination de l’expérience.

Sa respectée professeure Shandra lui répétait sans cesse : la magie du sang est un moyen, pas une fin. Elle avait si mauvaise réputation à cause de l’usage qui en était le plus souvent fait mais les possibilités étaient bien plus vastes que l’invocation d’ombres et la manipulation d’autrui. C’était un océan de possibilité que la vieille mage s’était plût à explorer et désormais Mellissandre suivait ses pas. Chaque nouveau sort lui offrait de nouvelles perspectives ou à défaut, une meilleure compréhension et maîtrise de ses pouvoirs, en sommes, ses expériences n’étaient jamais perdues.

Et puis, elle voyait déjà des applications fort concrètes d’une telle magie si tenté qu’elle arrive à la faire durer plus longtemps. La douleur était un message important du corps mais aussi une entrave. La petite voix qui nous empêchait de trop dépasser nos limites. Qu’adviendrait-il si elle pouvait altérer l’esprit de sorte à l’ôter sur un guerrier en train de se battre en plein milieu d’un champ de bataille ? Si elle pouvait lui enlever la sensation de douleur chaque fois qu’il levait son bras blessé ? Certes, il risquait d’aggraver sa blessure, mais il pourrait aussi se battre avec d’autant plus d’ardeur, ignorer la fatigue, la lourdeur, être frais comme un gardon après des heures de combats. En sommes, les possibilités de ce sort inédit qu’elle avait imaginé étaient monstrueuses. Sans parler de l’altruisme d’offrir quelques instants de repos à un homme mourant comme elle venait de le faire. C’était vraiment très prometteur, il lui fallait juste beaucoup d’entraînement.

Perdue dans ses pensées, Mellissandre en émergea en attendant le chant absolument magnifique d’une ménestrel qui jouait de son instrument non loin de la table où se trouvait Mermuid quelques instants plus tôt. Intriguée, elle jeta un œil dans sa direction, restant stupéfaite devant la vision qui s’étalait sous ses yeux. Le moins qu’on puisse dire c’est que la demoiselle avait un physique fort particulier, à se demander comment elle avait pu la manquer en arrivant. En fait, c’était tellement saugrenue, qu’elle se frotta les yeux en tanguant sur son tabouret pour tester différent angles : peut-être que ces couleurs inhabituels étaient le résultat fortuit d’un jeu de lumière ? Pourtant, c’était bel et bien toujours du violet et du vert qu’elle décelait.

Estomaquée, elle se tourna vers le tavernier, presque incertaine. Elle était persuadée que ses yeux ne lui jouaient pas des tours et pourtant les hommes et femmes présents dans l’établissement ne semblait pas plus ému que ça par sa présence, se contentant de profiter de ses chants.

« Pourquoi je suis la seule à être choquée de voir une elfe violette avec des algues sur la tête et des oreilles de lièvres ? », demanda-t-elle sans une once de délicatesse, réalisant que cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas été si condescendante. Beaucoup auraient interprétés ça comme du racisme, mais malgré ses nombreux défauts, Mellissandre n’étaient pas particulièrement méprisantes envers les elfes. En fait, elle avait déjà dit bien pire à des altus, elle n’avait juste pas trouvé mieux comme comparaison pour ses immenses oreilles. De toute façon, même si cela avait été interprété comme tel, personne ne se serait offusqué, s’était tellement naturel d’être médisant envers les sylvains.

Suite à sa remarque, son interlocuteur pourtant réputé pour son cynisme lâcha un rire spectaculaire en tapotant le comptoir comme s’il avait entendu la meilleur blague du siècle.

« C’est Estrid », finit-il par répondre une fois ses émois passé. « C’est vrai qu’elle surprend un peu au début mais vous vous habituerez, c’est vraiment une excellente ménestrel. Et elle fait un boulot remarquable avec les blessés. Vous devriez lui parler, je suis sûre que vous allez bien l’aimé », expliqua-t-elle avec un air légèrement paternaliste comme un oncle fière de sa nièce pendant un repas de famille. Sans doute était il content que son pari audacieux d’accueillir la jeune femme dans son établissement ait payé.

Dubitative, Mellissandre fit la moue. Parfois, c’était bien tentant d’être aussi snob qu’elle l’était à Tevinter et de s’enfermer dans une petite bulle au dessus du monde. Mais ce n’était pas comme ça qu’elle allait se faire accepter dans l’Inquisition et recueillir des informations intéressantes pour les venatoris.

« Fort bien », capitula-t-elle en se redressant gracieusement avant de s’approcher de la jeune femme en question.

Feintant un sourire avenant, elle se cala contre un mur en attendant que la jeune femme ait finit sa chanson.

Deux femmes fascinantes réunies au même endroit, on se serait cru sur une scène orlésienne tant la plupart des regards convergeaient vers elles.

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*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".


Dernière édition par Mellissandre Alirius le Jeu 24 Aoû - 1:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Dim 13 Aoû - 17:10

When Sorrow accompanies meMellissandre & EstridL'écumeur des mers ( Young Edwin in the Lowlands →  Louis Killen   )
Les sentiments désagréables ne sont souvent pas ceux auxquels l'on s'attend. Discrets, ils attendent leur heure pour figer notre sang et nous empêcher de respirer ne serait-ce un instant. Noyés dans un océan rouge au goût ferreux. Le départ inopiné de la recrue Mermuild ne fait que renforcer cette sensation tenaillant le coeur et l'esprit de l'elfe Bellanaris. Il avait dit avoir mal, mais refusait qu'elle le touche à cause du problème de races les séparant et d'autre chose qui semblait l'avoir perturbée en frôlant à peine la peau de son avant bras. Quelque chose n'allait pas. Soeur Leliana avait sans doute bien fait de la dépêcher au Fort, même si la ménestrel avait quitté à regret la troupe de Fairbanks. Pourtant, alors qu'apparaît cette étrange demoiselle ayant précipité le départ de la recrue sans que ses amis ne puissent lui demander quel problème taraude soudain son esprit, Estrid continue sa musique, avec ce sourire doux que l'on lui connaît. Certains frappent dans leurs mains quand vient le moment de la danse féreldienne tandis que fusent certaines rumeurs concernant ce pauvre Sieur Rutherford. Pourquoi les gens veulent-ils à tout prix que fusent ce genre de choses alors qu'à contrario si l'on leur fait subir, ils seront les premiers à s'en plaindre ? Vient enfin le temps d'une autre chanson.

"J'ai écrit ces paroles, en pensant à tous ces hommes cherchant à survivre loin de la terre qui a souvent, été symbole de leurs plus profondes désillusions. Mais que jamais, il ne faut oublier que la mer aussi soit elle, peut se montrer intransigeante et mauvaise."
Ses oreilles frémissent à l'entente de son nom et de ses "attributs" particuliers. Elle ne s'en offusque pas, bien que certains soldats la regardent avec une certaine compassion qu'au demeurant elle n'aurait jamais pensé voir quelques jours plus tôt. La mage ménestrel joue de quelques cordes sur son instrument pour en vérifier les sons avant d'inspirer, et de nouveau faire le vide dans son esprit; elle n'appartient qu'à la musique.
Venez jeunes et fougueux gens
Venez écouter sa chanson
La chanson d'un homme cherchant fortune
Au delà de nos terres.
La jeune Ella était servante au château
Aimant cet homme rêvant de mer
Il voulait la rendre princesse
Elle son émeraude, elle son amour.

La jeune Ella pleure chaque jour
Car Erwin leva enfin les voiles
Quand sept longues années passèrent
Erwin rentra couvert d'or.
Un or sanglant, un or sans teint
Qui fit crier la jeune et innocente Ella
Erwin alors vit horrible erreur
Brisant l'éclat du joyau de son coeur.

Elle eut fuit, se cacha chez son tendre père
Erwin délaissé retourna alors en mer
Cherchant dans les eaux et vagues
Les morceaux de son amour brisé
Quand vint tant de soirs tombés sur sa vie
Ella fit un ignoble et terrible rêve
Elle vit son ancien amour couvert de sang
Entouré de bras et mains le déchirant.

La jeune femme le lendemain retourna en côte
Comprenant enfin sa douloureuse faute
"Oh mère dis moi, as-tu vu l'homme d'or et sang ?"
"Il est mort ce matin devant notre porte
Et de son or nous avons nettoyé son sang"
C'est non sans courage que la jeune Ella décida
De dénoncer sa famille d'abominables scélérats
De déposer sur la falaise qu'il aimait une pièce chaque mois.

Et je conte cette histoire d'un écumeur de mers
Noble de coeur, ayant renié la terre
Pour qu'un jour l'on comprenne sûrement
Ce que l'apparence nous cache trop souvent.


On l'applaudit, certains se prêtent même à fredonner encore quelques temps la mélodie, comme soudainement frappés par cette histoire triste mais que chacun pourrait un jour subir; qu'ils soient homme de terre ou bien homme de mer. Estrid dépose son instrument en reprenant lentement son souffle avant de sentir sur sa gauche un regard assez particulier la fixer; ainsi qu'autre chose que la mage ne peut malheureusement fouiller plus en profondeur. Car oui, en fixant à son tour cette belle et admirable femme dans sa forme, elle ne peut s'empêcher de garder une distance de circonstances au vu du malaise qu'elle semble instiller dans sa magie.
"Bien le bonjour, Dame Alirius."
Estrid se lève, et lui offre un sourire chaleureux.
"Je suis absolument ravie de voir que d'autres tévènes tentent de s'allier à l'Inquisition. Et j'espère que cela continuera dans cette lancée."
Elle penche la tête sur la droite, faisant teinter sa myriade de boucles d'oreilles, sans se soucier de toutes les paires d'yeux les mirant avec la plus grande attention.
"J'ai entendu dire que vous étiez d'une fine et remarquable beauté. Et je vois que ce lot de rumeurs, n'en déplaise aux intéressés, ne vous rendaient pas grâce, en toute franchise."
Il est vrai que Mellissandre a quelque chose de beau, d'insulaire, mais cette ... retenue ??? fane quelque peu certains de ses traits qui, selon Estrid, pourraient la rendre d'autant plus radieuse. L'elfe le voit, tend même les doigts vers la commissure des lèvres pulpeuses comme pour faire fuir cette chaîne retenant le plus naturel des sourires.
"Que nous vaut le plaisir de votre visite ?"
.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Dim 13 Aoû - 21:27

Mellissandre n’avait écouté la chanson que d’une oreille mais le peu qu’elle avait capté suffisait à lui tirer un grand soupir intérieur. Elle n’arrivait pas à comprendre qu’elle était la morale de l’histoire... Ne soyez pas reconnaissant, trahissez votre famille et vous finirez seule et éploré pour le restant de vos jours ?

Non parce qu’en ce qui la concernait, Mellissandre avait bien envie de donner des claques à cette Ella ingrate, inconstante et trop capricieuse. Elle aurait dû saluer son amant, vivre avec sa fortune durement gagnée et fondée une heureuse famille à ses côtés. Il avait bien prouvé à quel point il était dévoué après tout, que voulait-elle de plus ?  Enfin, quelque chose lui disait que son interprétation n’était pas tout à fait la bonne. Et après l’elfette s’étonnait qu’elle ait un sourire crispé… Encore heureux qu'elle avait une jolie voix.

En tout cas, Mellissandre fut surprise d’être saluée par son nom. Il ne lui semblait pas avoir déjà croisé cette femme mais manifestement, elle, elle la connaissait. Elle avait d’ailleurs un point de vu assez particulier qui tira un sourire amusé à la jeune tévintide.

« Ah voilà des paroles que je n’entends pas souvent », s’exclama-t-elle alors que Bellanaris soulignait que c’était une bonne chose que des tévintides rejoignent l’inquisition. « La plupart des Sudistes sont plutôt méfiants quant mes origines », ajouta-t-elle histoire de rendre parfaitement limpide la raison de sa surprise. Pour elle, cela ne pouvait signifier que trois choses : soit cette femme était une hypocrite, soit elle venait également de Tevinter, soit elle était incroyablement niaise. Pour l’instant, elle partait plutôt sur la première option, même si la troisième n’était pas à exclure, elle avait un côté un peu… greluche qui la faisait intérieurement grincer. Enfin, pour être honnête, l’idée qu’elle vienne de l’Empire réveillait quelques choses en elle. Une elfe violette, il n’y avait pas eu une rumeur comme ça il y a quelques années ?

Habituée aux flagorneries creuses, Mellissandre sourit à nouveau faisant mine d’être modestement flattée par ses compliments alors qu’elle était intérieurement de marbre.

« Vous me flattez beaucoup trop, les gens exagèrent tout le temps, je le sais bien », répondit-elle avec une élégante révérence. Elle lui aurait bien rendu le compliment, mais elle manquait parfois cruellement d’imagination, à part ‘le violet est ma couleur préféré’ elle ne voyait guère quoi dire d’autre.

« En tout cas, je vois que ma réputation me précède », plaisanta-t-elle avec un énième rictus enchanteur. « Mais j’imagine qu’il est normal pour une ménestrel – ou une barde – d’entendre les rumeurs », ajouta-t-elle ensuite, songeant qu’il pouvait être enrichissant de savoir dans quoi ces étonnements longues oreilles avaient trempé. « Pour tout vous dire, je dois admettre que je suis un peu curieuse, que dit-on d’autre à mon sujet ? Ne soyez pas avares en détail... », questionna-t-elle, réellement intéressée avec un sourire serein, près à tout entendre. C’était un comble quand même que pour s’intéresser aux autres, elle posait des questions sur elle-même. Égocentrique vous avez dit ? Toutefois, sa requête était aussi stratégique, elle voulait connaître ses détracteurs pour mieux les combattre. Ou au contraire voir si son charmes exotique opérait sur Fort Celeste.

De même polie, elle répondit néanmoins à la question d’Estrid, restant toutefois vague, résistant à un instinctif mouvement de recule alors qu'elle s'approchait d'elle. Jusqu'à preuve du contraire sa peau n'était pas naturelle, elle n'avait pas très envie d'être rongée par une maladie contagieuse. Mais d'un autre côté, vu comme elle avait l'air tactile, si ça avait été transmissible elle aurait sans doute croisé d'autres violets dans les parages donc elle pouvait bien rester stoïque. Et puis, fort heureusement, l'elfe n'acheva pas son geste.

« En général, il ne faut pas de raisons particulières pour profiter d’une taverne non ? », déclara-t-elle avec l’air le plus innocent du monde. « Le monde, les boissons, votre délicieuse musique... », continua-t-elle sur un ton débonnaire, glissant un éloquent compliment avec un naturel déconcertant. Les flatteries, elle aussi, elle connaissait.

« Je dois dire d’ailleurs que je n’ai jamais vu un tel instrument… Où avez-vous appris à en jouer ? », l’interrogea-t-elle, plus par courtoisie que par réel intérêt même si cela lui permettrait sûrement d’en apprendre plus sur son interlocutrice.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Lun 14 Aoû - 22:31

When Sorrow accompanies meMellissandre & EstridL'écumeur des mers ( Young Edwin in the Lowlands →  Louis Killen   )
Lorsque le corbeau attaque l'hirondelle, le petit oiseau ne doit son salut qu'à son corps et son esprit vif. Estrid reste dans un coin de son coeur sur ses gardes, voyant bien que Dame Alirius s'enorgueillit de la situation et des paroles faites à son égard. À cette démonstration d'égo, qu'elle a malheureusement fourni en bon charbon, l'elfe ne peut qu'appuyer ses paroles d'un sourire teinté d'une compassion qui pourrait en faire pâlir de jalousie les révérendes mères. Elle se détourne un instant de son interlocutrice peu réceptrice à une vraie tentative de dialogue naturel, pour s'emparer de ses affaires, à savoir son bâton bleu et sa vielle. Elle les attache à ses épaules en prenant le plus grand des soins à serrer les cuirs d'une manière qui ne lui sera pas douloureuse.
"Je ne fais que rapporter et écrire ce que j'entends. Puis, le moment venu, avec les faits confirmés, je tisse de mon aiguille le parchemin vierge."
Estrid courbe ses sourcils à l'entente du mot rumeur. Et soudain, un rire mélodieux, empli de chaleur la prend à la gorge, malgré l'épais manteau de glace dont se recouvre la Tévène à chacune de ses paroles.
"Chère Mellissandre, le ménestrel, pardonnez ma modestie, n'arrive malheureusement pas à la cheville du barde. Si je le pouvais, je demanderai un entraînement à Soeur Leliana."
Malheureusement au vu de certaines de ses conditions physiques et magiques, elle ne pouvait se soumettre aux critères de sélection.
"Bien que les plus célèbres soient, à leur manière, les instruments de  grands desseins. Pour ma part, ils sont nobles. Et de ce fait, je confirme que votre beauté est grande."

Autant que son orgueil. Après tout, on a rarement vu femme, aussi noble soit-elle, demander aux soldats de lui monter une baignoire. Et cela est bien triste. Mais elle n'est pas amie à qui la Dame prêtera une oreille attentive.
Sachant aussi qu'elle ne prétend pas être confidente quand quelqu'un vient lui souffler mot à l'oreille.
"Cet instrument est le présent d'un ami nain, amateur de belles mélodies et complexités. Il ne les vend, comme il me l'a un jour dit, qu'aux plus méritants. Un homme passé avant a d'ailleurs reçu une étrange flûte à plusieurs branches drapées sur leur bout de tissu. Et depuis, on dit qu'en Nevarra il est couru dans les domaines de certains hauts personnages."
Elle repense à cet épisode un peu particulier, fléchissant son bras pour que de sa main elle puisse soutenir sa joue, rêvant encore de cet événement aux aléas aussi agréables que désagréables. Estrid entend encore en fond le fredonnement de sa chanson et sourit à l'intéressé qui lui lève chaleureusement sa choppe.
"Le son est précieux pour qui s'attente à le manier et il s'apprend comme l'on apprend les arcanes magiques. Ou l'épée. Il faut savoir en soi comme lors de nos rapports avec notre prochain, savoir lui 'parler'. Tenez, donnez moi votre main. Et ne vous inquiétez pas, ma 'maladie' n'est pas contagieuse."

Voyant qu'elle ne lui passe point la main, l'un des soldats se précipite gaiement vers elles, touchant l'épaule d'Estrid par la même occasion.
"Si vous n'en voulez pas, Madame, moi je m'y colle. Ça ne fait que trop de bien, après les entraînements."
Dire qu'il y a une semaine de cela, ce soldat était encore en train de gémir et injurier Estrid de tous les mots pouvant possiblement qualifier un elfe ou même une femme. Il fallait malheureusement souvent faire avec. Tous deux partent vers l'une des tables libres, pour s'y poser. Roland tend ensuite sa main vers Estrid, non sans que celle-ci sente un léger malaise la prendre sous le poids de l'aura que dégage la dame tévène. Il y a quelque chose de magique et de mauvais qui traîne en son âme. Cependant, la mage de soin en fait fi, et prend délicatement la main de Roland le soldat ainsi que son coude pour n'appuyer que sur certains points précis de sa peau, allant et venant avec la même agilité dont elle fait preuve avec les touches de sa vielle. Il ferme alors les yeux, comme apaisé par les picotements qui le parcourent, sentant même l'articulation de son pouce quelque peu douloureuse finir par lâcher prise sur ce blocage lorsque celui-ci s'étire.
"Cela me redonnerait presque envie de refaire un séjour à l'infirmerie, Estrid."
- En évitant une nouvelle entaille courant sur vos principales humeurs, Sieur Roland. Je vois que vous avez bien forcé sur la prise de votre épée. Le corps de l'homme est tel l'instrument de musique Dame Alirius. Quand on le malmène de trop, ou que l'on se moque de ses avertissements, il peut casser. Et vous, que pensez vous de l'homme en règle générale ?"
Dit-elle avec une certaine curiosité, roulant entre ses doigts les muscles de son ami soldat.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Mar 15 Aoû - 0:11

'… Je tisse de mon aiguille le parchemin vierge'. Immobile, Mellissandre cligna des yeux, troublée pendant une demi seconde. Mais par le Créateur, qu’est-ce qu’elle racontait ? D’habitude on écrit sur du parchemin. Sauf si c’était une métaphore sur le fait de faire une reliure mais auquel cas c’était excessivement orgueilleux non de prétendre coudre le livre du monde ? Décidément, cette femme la dépassait, à se demandait parfois si elle parlait bien l’Universel ou une langue totalement à part comprise d’elle seule. Par contre, elle pouvait parfaitement postulé comme prophétesse quelque part. Les paroles sibyllines l’apparence étrange, cet air trop candide pour être vrai… Elle avait vraiment la tête de l’emploi. En parlant de métier, celle-ci lui assura être ménestrel et non barde, même si elle semblait regrettait cet état de fait.

Opinant avec conviction à cette déclaration, Mellissandre nota l’information dans un coin de sa tête. Un barde ne le criait pas toujours sur les tous les toits, elle ne pouvait pas la croire sur parole mais c’était toujours bon à savoir. Par contre, elle nota qu’avec son brillant charabia habituel elle avait sciemment esquivé sa question sur les rumeurs qui circulaient sur elle. Peut-être Mellissandre n’était-elle pas très forte en paroles nébuleuses mais c’était une noble tévintide, elle savait jouer sur les mots et détourner une conversation : ce genre de choses ne lui échappaient pas, même si on les enrobées.

« Pour quelqu’un avec de si longues oreilles, j’ai l’impression que vous n’entendez pas tant de rumeurs que ça en fait... », susurra-t-elle donc avec une certaine nonchalance. « C’est dommage, je suis toujours fascinée de voir l’imagination débordantes des gens sur les tévintides », conclu-t-elle détournant habilement son égocentrisme sur une idée plus général.

Plus la conversation avançait et plus Mellissandre soupçonnait Bellanaris d’être une incroyable comédienne mais certainement pas la modeste et compatissante jeune femme qu’elle affichait. Sans doute était-ce trop difficile à imaginer pour quelqu’un qui a grandi dans un monde de serpent, mais à sa décharge, Estrid était particulièrement excessive sur ces points. ‘Pardonnez ma modestie’, avait-elle dit comme s’il s’agissait d’un défaut ou d’une offense ! C’était trop pour être honnête.

Intriguée par son histoire, elle pencha la tête en écoutant le récit de ce nain qui aimait la musique et qui donnait des instruments à sa guise aux gens qu’il jugeait digne. Mellissandre aimait les contes, elle savait donc apprécier cette fable, mais pour autant elle avait du mal à la croire vrai. Comme tout ce qui entourait cette femme tout était bien trop ésotérique pour donner l’impression d’être vrai. Et puis, c’est bien connu que ceux qui se plaisent à raconter des histoires sont des menteurs compulsifs, juste pour le plaisir de rendre son récit grandiloquent, il n’y avait qu’à voir Varric pour s’en persuader. Toutefois, malgré son scepticisme, elle voulait bien jouer le jeu, et elle questionna plus avant la ménestrel.

« Votre nain n’était-il pas un peu arbitraire ? La musique, comme la danse, est une question de pratique. N’importe qui possédant un physique normal peu maîtriser cet art avec suffisamment d’entraînement. Qu’est-ce qu’il lui donne le droit de décidé que vous étiez une élue ? », demanda-t-elle avec un sourire angélique, prenant un malin plaisir à tourner son histoire autrement. Après tout, on avait vu plus modeste que de clamer à la face du monde qu’on avait été choisi. Et qu’on avait appris seul par dessus le marché. « En tout cas, vous devez être vraiment talentueuse pour avoir appris en parfaite autodidacte. Même les grands guerriers ont en général un maitre ou un exemple à suivre… », continua-t-elle, toujours dans le même sens. A ses yeux, soit elle avait consacré sa vie à apprendre un art inédit et elle pouvait en être fier et le clamer, sa modestie était donc de l’hypocrisie, soit elle mentait car c’est fort peu probable qu’elle ait réussi un tel exploit.

Toutefois, elle n’en avait pas finit avec ses comparaisons douteuses et elle lui demanda sa main pour lui montrer la ‘musique’ du corps. Elle prit même la peine de préciser qu’elle n’était pas contagieuse. A croire qu’elle lisait dans les pensées car la jeune femme était à peu près sûr de ne pas avoir montré sa suspicion, elle était bien trop maîtresse d’elle même pour ça. Et c’est d’ailleurs sûr de ses talents, qu’elle se permit un sourire compatissant.

« Oh, c’est une maladie, je n’aurais pas deviné… Je dois admettre que je n’avais jamais vu une telle chose… Vous êtes une personne fascinante, dame Estrid. », déclara-t-elle d’une voix douce avec un tel degré hypocrisie qu’il était impossible de savoir si elle se moquait où si elle était sincère.

En tout cas, surprise par sa requête, la mage n’avait pas eu le temps de s’exécuter que déjà un des hommes de la taverne se portait volontaire. Au demeurant elle était plutôt contrarié d’être ainsi dérangée mais elle n’allait pas mentir, ça l’arrangeait de ne pas se faire tripoter par une inconnue douteuse.

Opinant donc pour donner son accord, elle assista à ce qu’il lui sembla être un massage du bras sous le regard envieux du public et le sourire béat de l’homme en question. Si elle arrivait à rendre quelqu’un aussi extatique juste avec son bras, elle n’osait pas imaginé ce que c’était quand elle avait accès à tout le corps…

Repartant sur une conversation philosophique, Mellissandre qui rêvait subitement d’aller se prélasser dans les meilleurs thermes de Minrathie pour prendre des bains au miel et se faire masser, leva un sourcil.

« Ce que je pense des hommes ? », répéta-t-elle prise au dépourvu. « Au sens masculin ou au sens racial ? », l’interrogea-t-elle avant de décidé que de toute façon, elle pouvait répondre aux deux.

« Enfin, dans l’absolu, je suis plutôt d’accord avec vous, l’homme, les femmes, les elfes, les nains, les qunari même sont des instruments de musique. Quand on sait où appuyer, on peut les faire chanter… », dit-elle avec un sourire étincelant qui rendait presque indécent le jeu de mot qu’elle avait fait. Et encore, elle aurait pu poursuivre la métaphore en disant que les gens avaient une ‘corde sensible’. Heureusement que son ton enjoué orienté plutôt l’interprétation vers quelque chose de métaphorique et joyeux, la beauté du chant, les papillons, les licornes et les elfes violettes, ce genre de choses...

« Et je vois que vous savez parfaitement quelles cordes pincées », conclu-t-elle, incarnation de l’amabilité alors qu’elle la provoquait presque en l’accusant d’être une manipulatrice. Mais tout cela s’était du sous-texte. De toute façon, Mellissandre était fermement persuadé que tout le monde retirait quelque chose de ses actes. Si Estrid était sincèrement dévouée aux autres, c’était pour la satisfaction de l’admiration et de la reconnaissance, pas par altruisme. En outre, comme elle n’avait guère envie d’entrer ouvertement en conflit, elle prit la peine de compléter, orientant de nouveau positivement son message.  « La musique, les massages, le soin même… Vous avez vraiment de multiples talents pour rendre les gens heureux, c’est remarquable », loua-t-elle donc son interlocutrice sous l’approbation général.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Mer 16 Aoû - 22:51

When Sorrow accompanies meMellissandre & EstridL'écumeur des mers ( Young Edwin in the Lowlands →  Louis Killen   )
Et le corbeau croasse, attaque de son long et fort bec l'hirondelle jusqu'à ce que celle-ci se décide à tomber. Mais l'hirondelle reste, soupire intérieurement et se demande parfois, si sous ces plumes de rage noire, ne se trouve pas un autre oiseau, encore vivant sous toute cette corruption. Mais Estrid n'est pas juge de ce que l'homme ou la femme veut. Si celui-ci accepte, tant mieux. Si il veut mourir dans sa haine et ses bassesses, tant pis. Tout le monde ne peut guérir du mal qui le ronge. Qu'il soit grand ou non. Seulement l'être même peut s'en débarrasser; bien qu'une aide peut parfois caresser de meilleurs avenirs. Cependant, ce n'est point le cas de Dame Alirius, qui semble bel et bien habituée à juger son prochain sans avoir tous les éléments à sa portée en teintant de miel ses propos qui aux sons, ne paraissent point aussi sucrés qu'ils veulent le faire croire. Si seulement elle savait que ce n'est pas comme cela qu'il faut agir ... mais comme dit, Estrid, ce n'est pas de ton ressort de la guider tant qu'elle ne l'accepte pas. Pouvons nous vraiment nous montrer juges sur un seul moment, une seule observation de loin, posté sur une pierre ou un toit ? Pas vraiment. L'elfe remonte ses doigts jusqu'à la paume de main, plaçant son pouce sur le poignet tandis qu'elle s'empare du majeur de Roland qui semble tout bonnement plus décontracté qu'il y a quelques jours. En espérant qu'il ne se bloque pas à nouveau les doigts dans un excès de zèle. Au dernier commentaire de la tévène, Estrid sourit, subitement prise par le flot qui à chaque fois l'enveloppe quand elle pense à cette chose qu'elle a souhaité.
"J'ai des multiples talents Dame Alirius. Car j'ai choisi de les avoir et de les aimer."
Le soulagement. La ménestrel avait traversé des épreuves et sacrifié certaines choses pour en arriver à ce point, mais cela en valait la peine; pour elle.
"Faire ses propres choix, sans l'influence d'un tiers est quelque chose de précieux dans notre évolution. Même si cela est perturbant et fatiguant au premier abord."
De sa propre expérience, se dépêtrer de l'autorité de son mentor et de ses atouts pour la faire changer d'avis sur la magie de soins, s'enfuir et devoir vivre quelques mois sous la terre n'avaient jamais été une joie immense. Surtout quand elle dût retourner à la surface. Ce jour là Estrid avait compris pourquoi les nains ont peur de se prendre le ciel sur la tête. Cela est aussi violent de sortir des souterrains que de se recevoir un coup de masse sur le crâne.

"J'espère pour vous que vous avez déjà eu l'occasion de faire vos propres choix, Dame Alirius."
L'elfe la regarde droit dans les yeux, avec empathie mais aussi sérieux, bien qu'elle reste alerte quand aux réactions de son patient quand celui-ci tend ses muscles sous les pressions de ses longues mains. Elle a vécu l'oppression des tévènes, qu'ils soient de grands mages, apprentis ou bien esclaves de grands mages. Trop de fierté se dégagent de leur corps quand ceux-ci peuvent enfin maîtriser le mur de feu ou bien électrocuter sans mal un pauvre bougre servant de cible vivante. Roland desserre sa main sous l'appui du pouce d'Estrid au milieu du revers et il sent ses jonctions lâcher prise; dans le bon sens. Il soupire puis se lève en tapotant l'épaule de la mage chaleureusement, comme si il s'agissait d'une très bonne amie.
"Merci Estrid."
- N'oubliez pas que je suis mariée d'après les rumeurs, Ser Roland. Que penserait mon mari de votre geste ..."
Roland en rit en voyant la moue malicieuse de la rosée. Certains rient avec lui, un autre lâche avec beaucoup de naturel qu'il a dû descendre plusieurs fois sèchement de selle. Joignant ses mains et les appuyant sur la table pour mieux déployer son corps et se pencher vers le groupe, Estrid rétorque non sans quelque retenue que l'homme a des fois quelques mérites de rester parfois assis, si ils voyaient ce qu'elle voulait dire. Ils éclatent de rire et la ménestrel sent ses joues s'empourprer légèrement. L'humour dit sans agressivité a le don d'apaiser provocations et démêlés. Non pas qu'il faille non plus se faire bouffon, il ne faut pas pencher d'un extrême pour se retrouver piqué par l'autre.

"Venez vous asseoir. Vous serez plus à l'aise pour discuter.Deux verres d'absainte."
Elle attend que sa comparse féminine vienne la rejoindre. La serveuse elfe vient leur mettre la liqueur verte devant le nez et la mage rose lui passe les pièces en guise de compensation. Un spiritueux rare car le distillateur Gaivon ne veut pas que celui-ci devienne une mode, mais tellement bon et tout aussi étrange que la dame chanteuse.
"Si vous avez encore une quelconque appréhension, je vous assure que cette fée verte vous aidera à vous détendre, et moi à mieux ressentir vos tensions. Et comme vous le voyez, Roland est toujours vivant et blanc"
La mesquinerie dont peut faire preuve Mellissandre Alirius ne laisse point dupe Bellanaris. Peut-être est-ce un moyen de cacher ses faiblesses. Peut-être est-ce autrement le moyen de s'imposer et charmer pour chercher une quelconque affection. Peut-être encore veut-elle simplement qu'on la laisse en paix et que l'on la juge comme toute cliente d'une taverne. Ou peut-être est-ce tout cela. Malheureusement, les coutumes de Tévinter diffèrent de celles d'Orlaïs et de Férelden. Et quand tout un panel venant de chaque pays se rassemble, les dissensions culturelles et chocs vont bon train. Un conflit est la meilleure source de percée de l'ennemi, qu'il soit engeance, ou humain. Estrid jette un dernier coup d'oeil aux différents groupes de soldats avant de s'emparer de la main de la belle et "sulfureuse" demoiselle avec une infinie délicatesse. L'on pourrait presque croire que c'est un joailler touchant le plus précieux des bijoux.
"Maintenant que nous sommes entre nous ... je peux vous avouer que l'on vous dit bien trop mystérieuse pour être honnête. J'accorde que le mystère fonde l'être. Mais si l'être ne respecte pas son prochain, il peut rapidement se retrouver en danger."
L'elfe retient la main de la tévène et, la regarde droit dans les yeux. Non pas en la jugeant, mais en la couvrant d'une attention où sincérité et calme règnent. Les premières pressions commencent au poignet. Estrid glisse de haut en bas ses pouces tout en étirant la peau douce de Mellissandre en prenant soin d'ajuster son ton dans celui de la confidence.
"Ainsi est fait l'Homme, malgré son caractère imprévisible ... Vos bains sont-ils agréables ?"
Elle arque un sourcil, ne se moquant point de cette situation rocambolesque, mais cherchant simplement à savoir si cela vaut vraiment le coup d'apporter sa propre baignoire en Fort Céleste. Après tout, il vaut mieux mourir alerte qu'idiot.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Sam 19 Aoû - 2:11

Polie, Mellissandre écoutait toujours son interlocutrice indécise quand à sa personnalité. Elle qui tout à l’heure loué quelques talents innés et intrinsèques prétendait désormais qu’il suffisait de le vouloir pour développer des dons. Pour une fois, elle ne pouvait que approuver. Elle n’avait jamais eu d’affinité avec la danse et pourtant elle était devenue l’une des meilleurs amateurs que l’on puisse trouver. De l’entraînement et de la persévérance. Tout était une question de travail. La seule chose nécessaire était donc du temps. Quel âge avait donc son interlocutrice pour avoir eu le temps d’apprendre tant de choses ? Difficile à dire, son physique particulier troublé ses perceptions et puis, qui sait ce qu’une sorcière violette est capable de faire…

Un peu ennuyée par la philosophie omniprésente dans les propos de sa chère interlocutrice, Mellissandre haussa néanmoins un sourcils en l’entendait parlé des choix et en lui souhaitant d’en avoir déjà fait. Comme si cela pouvait possiblement n’être pas le cas.

« Voilà une bien curieuse question, dame Bellanaris. Mis à part les Qunari qu sont endoctrinés jusqu’au plus profond de leur âme, tout le monde fait constamment des choix, même les esclaves. Ils ne transforment pas forcément nos vie à chaque instant, mais ils sont là et souvent, même les plus anodins signifient quelque chose... »
, déclara-t-elle avec un certain sérieux. Comment vais-je me coiffer ce matin, que vais-je manger, que vais-je faire en premier… Cela pouvait en dire long sur la personnalité de quelqu'un.

Quand à elle, elle était bien trop inconsciente des chaînes qui la liait à sa famille pour concevoir qu’elle n’était pas libre de ses actes. Mais d’un autre côté, n’avait-elle pas choisi de s’y dévouer corps et âme ? Une question bien trop philosophique pour trouver réponse dans cette taverne. Et encore, il aurait fallut qu’elle se la pose, car pour elle, c’était juste normal d’être docile avec ses parents. Ils savaient mieux qu’elle, l’entretenaient depuis enfant, ne voulaient que son bien, et étaient les seuls à qui elle pouvait faire confiance. Quatre bonnes raison d’être une fille irréprochable.

Enfin, l’elfe avait fini son massage, et son interlocuteur se redressait, lui tapotant gentiment l’épaule en guise de remerciement. Ce qui tira une plaisanterie à Estrid qui laissa une nouvelle fois Mellissandre.. circonspecte.

« Si votre ‘mari’, s’offusque d’un geste si innocent, il doit être bien jaloux », constata-t-elle loin de partager la bonne humeur ambiante. C’était vraiment ridicule. Quel genre d’individu abusif penserait du mal d’une simple tape sur l’épaule ? Les Sudistes étaient décidément bien incompréhensible. « Et s’il était effectivement jaloux, il ne vous laisserait pas seul dans une taverne », nota-t-elle également, notant que s’il était dans les parages, il ne serait pas juste une rumeur. Son pragmatique particulièrement tranché, avait quelque peu terni l’humeur mais personne ne pouvait réfuter sa réflexion, donc lui tenir rigueur.

Invitée par Estrid à prendre un verre, Mellissandre hésita un instant avant d’opiner et de s’installer avec elle, jaugeant le liquide vert qui lui fut servi. Sans lui demander son accord, l’elfe lui prit la main, mimant ses précédente attentions en débutant un délicat massage.

Toutefois, pour se détendre, il faut généralement le vouloir, et ce n’était pas le cas. Toute hypocrite qu’elle soit, Mellissandre pouvait difficilement cachée la crispation naturel de ses muscles. Même en essayant de se relâcher en se calant plus confortablement, elle restait tendue. La présence d’Estrid tendait à la mettre sur ses gardes. ‘Trop mystérieuse pour être honnête’, elle pouvait parler miss phrase sibylline incompréhensible.

« Je vous retourne le ‘compliment’, ceci dit dans mon cas, ce n’est pas volontaire. J’imagine que Tevinter est juste trop exotique pour ne pas attiser l’imagination... », rétorqua-t-elle avec son aplomb habituel, toujours adoucit par un sourire aimable et non agressif.

Honnêtement, elle ne cultivait pas particulièrement le mystère depuis son arrivé. C’était les gens qui fantasmaient sur elle et ses desseins alors qu’elle avait été très claire dans son interprétation. Depuis qu’elle était arrivée, elle n’avait fait que jouer une femme audacieuse, séductrice, un peu hautaine et capricieuse sur les bords mais aimable et souriante.

Par contre, Estrid, elle, prenait probablement un malin plaisir à entretenir le voile autour de sa personne. Elle en était persuadée et c’est pour ça qu’elle ne tarderait pas à la bombarder de questions fort pragmatiques.

« Ah. Au contraire, les vivants sont très prévisibles Dame Bellanaris. Plusieurs milliers de siècle d’histoire et il répète sans cesse les mêmes erreurs », répondit-elle sobrement avant de s’intéresser à la suite de sa question.

« Délicieux », répondit-elle à l’évocation de ses bains, pas le moins du monde embarrassée par le sujet. C’était excentrique, certes, peut-être la meilleure décision qu’elle avait pris depuis son arrivé. « Sans vouloir vous offensez », ajouta-t-elle en jetant un œil furtif aux doigts plutôt expérimentés de l’elfe sur son bras « Il n’y a rien de plus agréable que de couler dans un bain parfumé pour se détendre », conclu-t-elle, soupirant d’aise rien qu’à l’évocation de l’eau chaude aux senteurs typiques de son pays.

« Mais assez parlé de moi, vous êtes bien plus intéressante », rétorqua-t-elle en dardant sur elle, un sourire particulièrement étincelant. « Il y a tant de choses intrigantes à votre sujet… D’où venez-vous ? Comment avez-vous attraper cette ‘maladie’ si curieuse ? Où avez-vous appris à masser ainsi ? Oh, et comment est votre mari ? Enfin, s’il existe... », l’interrogea-t-elle sur un ton badin mais indéniablement intéressée. On ne pouvait plus la traiter d’égocentrique.

Elle était curieuse de voir à quel point l’elfe allait éluder où lui offrir de nouvelles histoires aussi farfelues que rocambolesques. Au point où en était, après cet histoire de nain qui offre des instruments uniques à ses élus, elle s’attendait presque à entendre qu’elle avait appris et pratiquer l’art complexe des massages sur les animaux de la forêt après les avoir amadouer avec une de ses chansons.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Mer 23 Aoû - 16:24

She walks alone, on a blood riverMellissandre & EstridAn Ar'an  Vi ( An Ar'an  Vi →  Fansong  )
Gênée, n'est pas l'adjectif qui conviendrait durant ces quelques touches et palabres pour Dame Estrid. Elle semble interloquée, quelque peu amusée par les jeux qu'elle revoit en Mellissandre, lors de son séjour en terre tévène. Toujours dans la prestance, la contenance et bien évidemment, l'hypocrisie même; teintée de sa petite touche de sarcasme. De ce qu'elle avait pu comprendre, Dorian Pavus, l'homme à qui un jour elle avait feuilleté un des livres dans la bibliothèque du Fort sans le savoir, de par ses éclats de voix ne laisse transparaître que ce qu'il pense réellement; en soi, l'on entend qu'il vous moque. La sincérité blesse, mais au moins elle a le don de vous remettre droit dans vos bottes. L'elfe rosée ne dit mot, se concentrant sur les lignes des muscles quelque peu parcourus de spasmes de la mage. Et ce, jusqu'à se montrer plus grave dans son expression. Ses doigts viennent comme se déposer sur la peau de la demoiselle Alirius pour fusionner avec celle-ci. Mais il n'en est rien au final il s'agissait de retrouver cette pulsation qu'elle a cru ressentir, une sorte de lien affaibli. Recherche interrompue par la question de la mage.
"Moi ? Oh je n'ai pas toujours besoin de raconter ma vie. Les gens adorent la construire. Je trouve cela remarquable d'être la graine faisant foisonner l'imagination des gens, encore plus quand ceux-ci ne prêtent plus à rêver."

Ne se séparant point de sa sérénité, malgré le doute l'ayant envahi, Estrid se plonge sans peur dans le regard qu'elle considère de feu de sa consoeur. Elle n'avait pas rêvé ? Était-ce vraiment un signe de fatigue qui ... non.
"L'on m'a trouvée un jour près d'une source magique réputée mauvaise, dans les Tombes Émeraude. J'ai vécu à Tevinter il y a de ça une dizaine d'années. Peut-être que je suis bel et bien mariée. Des choses que je répète souvent mais qui ne m'ennuient pas. Savez-vous pourquoi ? Car ..."
Ce dernier mot, elle le chuchote, comme si seul un souffle permettait à celui-ci d'exister. Cette fois-ci Estrid englobe la main de Mellissandre dans la sienne. Ses joues deviennent plus foncées alors qu'elle rougit, si l'on peut appeler ça rougir encore dans son cas. Ses yeux coulent vers les assemblées de soldats et recrues, vers ceux se trouvant à l'étage supérieur, dont un apaisé semblant séparé de ce temps qui est pourtant à eux.
"... je considère chaque personne comme un être pouvant créer les plus belles histoires qu'il soient. Quand celui-ci trouve une raison d'exister et de rêver, il peut faire de vous un héros ou le pire des marauds."
Lâche-t-elle, tandis que ses mains luisent d'une faible et douce lumière blanche alors qu'elle relâche la mage. Ses doigts se mettent à battre légèrement l'air comme lorsqu'elle s'apprête à conter une histoire. Coeur léger et sang battant à tout rompre pourtant, la ménestrel se met à fredonner un air d'une chanson dalatienne.
"Ils font partie de mon histoire. Comme vous, à présent. An ar'an vi, din em'venan, ar'an la Mythal ar'an am. C'est une balade dalatienne. Je n'en chante guère, bien que le tavernier me le demande. Mais sachez que faire ses choix, en évitant de se laisser influencer par un quidam, Dame Alirius, ce 'tout le monde' se rompt facilement. Car sans doute, nous ne sommes pas tout le monde. Après tout, j'ai bien fait le choix de ne pas choisir la puissance et les compliments à Tevinter ... j'ai choisi mon propre chemin et fait en sorte de travailler ces qualité que ce 'tout le monde' remarque."

Certains soldats regardent l'étrange spectacle de magie que fournit Estrid, laissant son aura curative s'emparer de la pièce dans un diamètre de deux mètres. De flopées légères en tourbillons lumineux, certains se méfient car la magie peut avoir des côtés négatifs dévastateurs. Même si, dans la réalité, les mages guérisseurs sont les plus à même de ne point fournir une quelconque menace. Il suffit de sentir la chaleur salvatrice de cette aura et se laisser porter, sans que des liens menaçants ne viennent écarteler notre esprit déjà bien torturé.
"Soigner est quelque chose de beau et complexe. Rares sont ceux qui peuvent y prétendre pleinement. Rares sont ceux qui choisissent de sacrifier bien des choses pour s'y consacrer. Et vous Dame Alirius ... quel chemin avez-vous choisi pour venir parmi les rangs de l'Inquisition ?"
Cela l'intéresse de voir en terrain inconnu ce qu'une mage tévène, arrivée ici dans d'étranges concours de circonstances, peut fournir comme explications. Un rappel nostalgique de soirées où les mages ventripotents se tenaient avec leurs novices, où Joscelin se pâmait en se repaissant sans cesse de vin tandis que l'un des apprentis donnait spectacle de ses compétences en magie offensive. Estrid restait toujours en retrait, non pas parce que son mentor le lui avait demandé, mais parce qu'elle ne supportait guère l'utilisation de la magie à des fins létales. La jeune femme qu'elle était se complaisait à soigner les femmes nobles de leurs maux et, parfois, à soigner ces pauvres esclaves. Elle se souvient qu'il fallait ruser quand ceux-ci se prenaient moult coups de fouet. Cacher les soins deux jours après le supplice, ne pas se faire voir ... tant de choses qui avaient un jour failli lui coûter la vie. Lentement, la lumière émanant de ses mains et bras s'efface et c'est non sans sourire qu'Estrid demande à la tévène :
"Quelles sont vos ambitions ?"
Que cherche-t-elle ? Est-elle seulement muée de bonnes intentions ? Pourquoi sa famille ne semble donner mot sur sa présence ? Que cache ce sang qui bat sous cette peau blanche ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid] Jeu 24 Aoû - 1:26

L’aiguille qui tisse le parchemin de la vie, la graine de l’imagination… elle était définitivement beaucoup de choses la demoiselle mais modeste n’était définitivement pas l’adjectif qui venait à l’esprit.

Comme elle s’y attendait, elle éluda la plupart de ses questions en brodant une histoire de source magique démoniaque. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on ne pouvait pas lui reprocher de faire dans la demi-mesure, il fallait bien avouer que ses récits étaient plutôt divertissants. Crédible par contre… Elle aurait probablement oublié cette histoire farfelue dans l’heure, en revanche, Mellissandre tiqua bien plus à la mention de Tevinter.

Elle y avait vécu… ? Voilà qui expliquait sa bienveillance à son égard… et la légère familiarité qu’elle avait ressentie. Ceci dit, si c’était il y a dix ans, elle était encore très jeune, sans doute trop pour s’en souvenir. En tout cas, c’était une information suffisamment intéressante pour être creusée. Qui sait quels secrets inavouable elle pourrait déterrer en envoyant quelques Corbeaux. Vu sa description, elle ne serait pas difficile à identifier.

Perdue dans ses pensées, Mellissandre se concentra en voyant Estrid s’approchait comme pour lui faire une confidence. Rougissante, hagarde, elle s’attendait à une grande révélation mais cela ne fut qu’une ramassis de mièvrerie à l’image du reste de ses paroles. Des évidences aux yeux de la jeune mage. Bien sûr que les ambitions influencent les actes.

Comme transportée par sa propre philosophie en compote, Estrid se mit à fredonner une chanson dans une langue inconnue, ses mains luisants d’une chaleureuse aura salvatrice. Une nouvelle fois, elle insista sur l’importance des choix qui guident l’existence – elle avait vraiment une obsession là dessus – puis elle offrit aux gens de la taverne un petit spectacle avec effet de lumière. L’aura curative était un sort avancé de magie du soin, preuve de sa connaissance dans le domaine. En l’occurrence, elle ne servait pas à grand-chose, si ce n’est peut-être guérir quelques ampoules et la peau des ongles qu'on ne peux pas s'empêcher de tripoter...

Apparemment, elle portait la magie du soin en haute estime, parlant de vocation et de sacrifices. Mellissandre dû vraiment prendre sur elle pour ne pas lâcher un rire mesquin et un peu acide à l’évocation de ce mot. Estrid n’avait aucune idée de ce qu’était un vrai sacrifice. La douleur dans sa peau, l’anémie, le sang, les démons, le lien rompu avec les Rêves. Elle parlait d’abnégation, mais la magie qui exigeait le plus de soi, c’était indubitablement la magie du sang. Tout le monde pouvait pratiquer le soin après tout. Elle même avait su un jour.

Et puis, assez subtilement, Estrid attaqua enfin les choses sérieuses en requérant ses motivations. Les raisons qui l’avait pousser à rejoindre l’Inquisition. Un sujet qu’elle avait assidûment préparé bien entendu. En fait, elle avait ressassée ses mensonges si souvent qu’elle aurait presque pu se convaincre que c’était la vérité.

« Je crains de ne pas avoir votre noblesse d’âme dame Bellanaris, je suis plutôt spécialisée dans la foudre, mais bien que je n’ai pas dédié ma vie à protéger les autres, je ne peux ignorer la menace qui plane sur notre tête. C’est le monde entier qui est menacé. Y compris ma famille et les gens que j’aime », déclara-t-elle avec une certaine emphase et une détermination. Bon, la dernière phrase était un pléonasme vu qu’elle n’aimait que sa famille, mais ça, personne ne le savait vraiment, elle avait toujours su s’entourer ‘d’amis’.

« Il me semble que c’est une raison suffisante pour rejoindre l’Inquisition, malgré le mépris que l’on me porte », conclu-t-elle son regard toujours plongé dans celui d’Estrid, si convaincue qu’il était impossible de voir le mensonge. En fait, à ce degré là ce n’était plus vraiment un mensonge. Elle était la Mellissandre investie d’une mission contre Corypheus, incarnant son personnage avec d’autant plus de facilité qu’elle était creuse, sa vrai personnalité n’était pas si dur à effacer tant elle était inconsistante.

Fatiguée par cet échange de philosophie sybilline, Mellissandre se leva sans brusquerie de sa chaise.

« Ce fut un plaisir de faire votre connaissance Dame Bellanaris », mentit-elle en s’inclinant gracieusement devant l’elfe violette avant de s'éloigner tranquillement pour plonger dans un bain bien mérité.

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[Terminé] Le sang et le soin [PV : Estrid]

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