— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen]

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MessageSujet: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Sam 12 Aoû - 16:19

Au garde à vous, la recrue Wisk effectua son rapport quotidien des avancés des entraînements. Jusque là, son récit était tout ce qu’il y avait de plus anodin, mais néanmoins sa dernière information avait de quoi surprendre.

« La recrue Kaden ne pourra pas partir sur le terrain pendant quelques jours », informa-t-il d’une voix neutre avant de devenir un peu moins assuré, troublé par la bizarrerie de la situation. « Il s’est… foulé la cheville en aidant dame Alirius à transporter une baignoire dans ses appartements »,  expliqua-t-il légèrement confus sans prendre la peine de donner plus de détails. A vrai dire il n’en avait pas beaucoup.

Mellissandre n’était arrivée que depuis deux bonnes semaine mais ceux qui l’avait côtoyé ne doutaient déjà plus de son extravagance. Elle adorait les bains, et les baignoires étaient quasi inexistantes à Fort Celeste, qu’à cela ne tienne, elle en avait fait venir une gigantesque à grand frais depuis Orlaïs. La montée dans les étages jusqu’à ses appartements n’avait pas été une mince affaire mais curieusement, elle n’avait eu qu’à battre des cils pour trouver des volontaires. Dont le fameux Kaden qui était tombé dans les escaliers menaçant de provoquer une catastrophe bien plus grande. Enfin, maintenant au moins la question était réglée.

« En parlant de dame Alirius… »
, commença-t-il avant de s’interrompre. Mal à l’aise, Wisk se dandina légèrement d’un pied à l’autre, manifestement hésitant à dire ce qu’il avait à dire. Il avait finis son rapport mais il y avait quelque chose d’autres qu’il voulait aborder. C’était cependant relativement embarrassant et il ne savait pas comment commencer. Néanmoins, le Commandant n’était pas réputé pour apprécier qu’on tourne autour du pot aussi se décida-t-il à se lancer.

« … Il y a une rumeur qui court depuis son arrivé… Les gens disent que elle et vous… », il marqua une pause prenant une grande respiration avant de regarder ses pieds « ...vous avez une liaison », avoua-t-il finalement, presque surpris de ne pas être mort en prononçant ces mots, comme si le Créateur allait le châtier pour avoir osé propager cette affirmation. Cela faisait des jours que le ragots s’était répandu dans le campement et tout le monde y allait de sa spéculation. Pour sa part, il avait du mal à le croire, il était sous les ordres de Cullen depuis des années et ce n’était clairement pas ce genre d’homme mais... Mellissandre avait un quelque chose de fascinant qui le faisait douter. La moitié des soldats rêvaient de l’avoir dans son lit après avoir croisé son regard alors qui pourrait blâmer le Commandant d’avoir eu un – ou plusieurs – moment de faiblesses ?

« Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas Commandant », ajouta-t-il aussitôt avec précipitation, conscient que son commentaire était déplacé. « Mais ma loyauté m’oblige à vous mettre en garde. Je reconnais que dame Alirius est une beauté exceptionnelle mais c’est une mage Tevintide, si cette rumeurs est vraie, vous devriez faire attention », expliqua-t-il enfin en s’inclinant très bas.

Cette histoire le taraudait, maintenant au moins il pouvait avoir la conscience tranquille, il n’était plus responsable si Cullen ignorait son avertissement. Il devait bien admettre qu’il brûlait de savoir si c’était la vérité ou pas, mais jamais il n’aurait osé interroger le Commandant sur la question…

*********

Mellissandre était aux anges. Ses premières affaires étaient enfin arrivé et ses quartiers – en tant qu’émissaire Tévène elle avait la chance d’avoir une chambre individuelle plutôt coquette – étaient désormais décorés de teintures de son pays natal. Sans mentionner sa glorieuse baignoire qui occupait une bonne partie de l’espace disponible et qui avait été une horreur à installer mais qui valait définitivement le coup.

En sommes, Mellissandre se sentait enfin chez elle à l’Inquisition et c’était toujours agréable. Après tout, on peut être un agent infiltré et aimer son confort…

Toutefois, ce n’était pas la seule raison pour laquelle elle était contente d’avoir reçu ses affaires. Invitée de l’Inquisition, elle avait trop d’éducation pour venir les mains libres, et c’est pourquoi elle avait fait importé un cadeau pour l’Inquisiteur et ses principaux conseillers. La réputation de sa maison était en jeu, aussi n’avait-elle pas lésiné sur les moyens. De toute façon, vu l’empire commercial de sa famille, cela n’avait pas été vraiment difficile à se procuré. Elle avait déjà donné le sien à Joséphine – un collier serti de pierre précieuses – et elle se rendait désormais chez le Commandant pour faire de même.

A vrai dire, elle était plutôt impatiente de savoir ce qu’il allait en penser car contrairement aux autres, elle l’avait personnellement choisi.

Curieuse, Mellissandre laissa traîner ses oreilles à la porte avant de frapper, néanmoins, le bois était trop épais et elle constata que cette méthode d’espionnage ne serait guère possible. Pas vraiment déçue – elle aurait risqué de se faire prendre à écouter aux portes - elle attendit sagement qu’on lui dise d’entrer, tenant fermement dans ses doigts une boite en ébène longiligne.  

Elle salua poliment l’homme qui en sortait et rentra donc dans le bureau de Cullen avec une moue dubitative alors qu’elle constatait l’absence totale de décoration dans la pièce. De ce qu’elle avait constaté il passait des journées entières enfermé dans ce bureau et il n’avait même pas pris la peine de le rendre agréable. Pas étonnant qu’il soit si tendu à croupir dans une atmosphère pareille.

Ravalant son dédain, la jeune femme s’inclina néanmoins sensuellement devant son cher Commandant, avant de le saluer avec un enthousiasme débordant.

« Bonjour Commandant, c’est un plaisir de vous revoir. Comment allez-vous depuis notre voyage ? », demanda-t-elle par pur courtoisie bien qu’attentive. Sait-on jamais qu’il lui donne une information anodine mais intéressante en parlant de son humeur.

Elle ne pouvait pas couper aux civilités, mais impatiente de dévoiler la vrai raison de sa visite elle ne fit pas durer plus longtemps que nécessaire les courtoisies.

« J’ai un cadeau pour vous », annonça-t-elle avec un sourire effervescent qui trahissait son excitation. S’inclinant à nouveau, elle lui tendit religieusement la boite, ne le quittant pas des yeux pour voir sa réaction quand il l’ouvrirait. « De la part de la Maison Alirius, en gage d’amitié avec l’Inquisition… et en remerciement personnel pour m’avoir sauvé la vie », déclara-t-elle, passant d’une voix parfaitement solennelle à un ton plus facétieux alors qu’elle abordait le dernier point.

Mellissandre n’était pas quelqu’un de très vivace, la plupart des choses l’agaçaient ou la laissaient indifférente, c’était donc étrange de la voir si trépignante mais pas désagréable. Les yeux rivés sur son interlocuteur elle attendit donc sagement qu’il découvre son cadeau…

Une épée. Mais pas n’importe quel épée : une épée en argentite damasquinée à l’argent. Sans être introuvable, l’argentite était une pierre plutôt rare mais réputée pour son tranchant et sa solidité. En outre, sa teinte bleu irisée était vraiment superbe et les quelques veines plus foncées qui dansaient à la surface de la lame donnait un aspect particulièrement fantasmagorique à l’arme. En soit, la lame elle même valait une fortune, mais le pommeau n’était clairement pas en reste dans la mesure ou de l’argent avait été enchâssée dans le métal, formant d’élégantes arabesques qui suivaient la ligne des mains pour être agréable à saisir autant qu’esthétique. Une pure merveille d’artisanat qui faisait honneur à la réputation de sa maison…

Transpirant l’orgueil, Mellissandre sourit, attendant que l’effet de surprise soit passé pour en remettre une couche. « Ma famille est spécialisée dans les armes d’apparats mais... », expliqua-t-elle en jetant un regard circulaire à son bureau. « Même si je constate que votre bureau a cruellement besoin de décoration, j’ai pensé que vous préféreriez une épée que vous pouvez réellement utiliser », expliqua-t-elle, justifiant son choix de cette arme magnifique mais qui était loin d’être la plus belle de leurs collections. Simplement, les pierres d’aurores par exemple étaient particulièrement fragiles : les utiliser en combat c’était avoir une épée de Damoclès au de la tête : on ne pouvait jamais savoir quand un coup trop violent allait la briser. Au moins avec l’argentite il pouvait être tranquille.

« Et si d’aventure il vous venait à l’idée de refuser mon cadeau, sachez que c’est déjà trop tard », ajouta-t-elle avec son traditionnel air mesquin en désignant du menton le haut de la lame. La damasquinure s’étendait en effet à peine plus loin que la garde, dessinant dans une fine écriture manuscrite le mot « Rutherford ».

Il était traditionnel de graver uniquement le nom des propriétaires sur des armes aussi exceptionnelles de sorte qu’ils puissent en clamer la propriété mais le transmettre tout de même à sa descendance. Elle avait craint que le processus soit trop long pour l’avoir si rapidement, mais fort heureusement, l’avantage avec les esclaves c’est qu’ils font aisément des heures supplémentaires.

Cette épée était un cadeau mais au-delà de son extravagance il était hautement symbolique. Preuve de la richesse indécente des Alirius, de leur efficacité, mais aussi de l’attention particulière qu’elle portait au Commandant car comme elle l’avait si bien dit, c’était uniquement pour lui qu’elle avait choisi une arme avec laquelle il pouvait se battre et non pas la plus clinquante de leur collection.

_________________
*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Lun 14 Aoû - 1:31

Missive 5
Commandant,
Puissions-nous avoir une entrevue rapidement, concernant nos patrouilleurs sur le terrain. Certains campements ont besoin de soldats immédiatement. - Wisk
Une ou deux affaires



Depuis plusieurs semaines, Cullen ressentait une énorme gène qui venait pimenter ses journées autant en réunion à la table d’état major que dans ses patrouilles… En effet, plusieurs rumeurs à son sujet circulaient et malgré qu’il tentait de garder son calme cela lui faisait grincer des dents. Il y avait tant de ragots qui se propageaient mais celui-là était vraiment le pompon. Il ne comprenait pas d’où ça venait.

Certains racontaient qu’elle était une putain qu’il avait ramené, d’autres qu’il avait enlevé la fille d’un riche noble Tevintide – en soit, comment cela se serait-il passé vu qu’il était juste au Nord de Ferelden – et d’autres galanteries entre les deux. En règle général, il faisait mine de ne pas s’y attarder, en continuant son travail comme à son habitude.

Ce matin-là, après une nuit embrumée, le soleil réchauffait doucement le fort. Les soldats étaient déjà occupés à la mise en place pour les affaires de la journée, d’autres patrouillaient déjà, mais le Commandant était introuvable.

En effet, il dormait encore ou du moins, essayait. Il avait un sommeil agité, tant et si bien qu’il tomba hors de son lit, ce qui le sorti en sursaut de ses cauchemars. Il ouvrit lentement les yeux, la tête sur le plancher humide, et un pied encore sur le lit.

« - Ouch… »

Il resta quelques instants au sol, la tête tournée en direction du plancher troué qui lui servait de plafond. Puis il retomba de ses pensées quand une goutte d’eau vint s’écraser entre les deux yeux, puis une autre. Il se releva alors, en s’étirant rapidement. Il saisi son chemisier qui était sur une chaise, et parti en direction de son bureau.

« - Il faut vraiment que je pense à réparer ce foutu plafond… »

Un peu plus tard, il patrouillait déjà près de l’entrée du fort, où se tenaient ses troupes. Plusieurs de ses agents vinrent leur rapporter des rapports, ne lui laissant presque pas de répit. C’est là qu’il entendit de-nouveau des messes-basses le concernant alors que des infirmières l’observaient. Voyant qu’il les fusillait du regard, interrogatif, les jeunes femmes firent mine de n’avoir rien fait et se retournèrent rapidement à leurs activités. Cullen secoua la tête et continua ses besognes.

Puis vint le moment de son entrevue avec l’inquisiteur à la table d’état major et comme depuis quelques temps, Leliana ne put s’empêcher de plaisanter sur les dernières rumeurs qu’elle avait ouï-dire à son sujet. Sans un commentaire, il se contentait d’écouter. Et ça y était, encore et toujours des histoires assez farfelues..

De retour à son bureau, il avait rendez-vous avec un de ses agents pour discuter stratégie sur le terrain. Ensemble, ils devaient attribuer des nouveaux soldats aux derniers campements agencés de l’inquisition.

« - Parfait, la recrue Kaden ira sur le campement est et… »
« - La recrue Kaden ne pourra pas partir sur le terrain pendant quelques jours »


Intrigué, Cullen se demanda tout de même comment un de ses meilleurs guerriers pouvaient être blessé alors qu’il n’était que de patrouille depuis plus de deux semaines.

« - Et… pour quelles raisons, je voue prie ? Je n’étais pas au courant d’une quelconque blessure »
« - Il s’est… foulé la cheville en aidant dame Alirius à transporter une baignoire dans ses appartements »
« - …………Une… Baignoire… »


Alors ça c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Il entendait parler de Melissandre depuis le début de la journée, tellement qu’il en était à deux doigts de la crise de nerf, et maintenant son agent venait lui rapporter qu’un de ses meilleurs soldats s’était foulé la cheville en transportant une baignoire… Il ne put s’empêcher de se mettre ses mains sur son visage tellement la déchéance s’emparait de lui.

La recrue Wisk, qui était plus que mal à l’aise, regarda les deux jeunes elfes qui rangeaient les documents de Cullen, comme s’il recherchait une quelconque aide. Ces derniers lancèrent un regard compatissant, mais ne lâchèrent pas leur tâche.

« - Non mais je rêve…. Dites-moi que je rêve… »
« - En parlant de Dame Alirius… »


Cullen, qui était assis derrière son bureau, fit tomber un bras assez violemment sur la table le regard mauvais tourné envers lui tant il s’attendait à une autre bourde de la part de la jeune femme. Il appuya la tête sur l’autre, après un long soupire.

« - Quoi, encore ?! »
« - … Il y a une rumeur qui court depuis son arrivée… Les gens disent que elle et vous… »


Le commandant ne le quittait pas des yeux devinant d’avance de quoi il voulait parler… Il se massa le haut du nez en attendant la fin de la phrase que son interlocuteur peinait à finir.

« - …. Vous avez une liaison »
« - En quoi est-ce que mes ébats vous regarde, Agent Wisk ?! »
« - Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, Commandant »
« - … Mais … ? »
« - Mais ma loyauté m’oblige à vous mettre en garde. Je reconnais que dame Alirius est une beauté exceptionnelle mais c’est une mage Tevintide. Si cette rumeurs est vraie, vous devriez faire attention »


Il resta quelques secondes à le regarder, puis se releva, en faisant le tour de la table pour arriver à son niveau. Par réflexe, le garde recula au fil de l’avancement du Commandant qui finit par s’arrêter.

« - Que ces rumeurs soient fondées ou non, faites en sorte que cela se taise. Si chaque fois qu’un homme côtoie une femme amuse le fort, je n’ose pas imaginer quand quelque chose de vraiment intéressant risque d’arriver. Et si cela ne cesse pas, je vais me faire un plaisir de faire taire la rumeur moi-même »

Son avertissement était dit avec une telle fermeté que son soldat comprit immédiatement ce qui pouvait l’attendre.

« - Maintenant filez, je vais terminer ceci seul. »
« - Bien Commandant »


Il s’inclina, même s’il était extrêmement gêné. Les deux elfes encore présents dans la pièce le regardèrent sortir, puis ils croisèrent le regard de Ser Rutherford ce qui les firent frémir et retourner directement à leur travail.

Alors qu’il sortait, une autre personne entra à son tour alors que le commandant était retourné s’asseoir. En levant les yeux vers elle, son visage se meurtrit… Mellissandre. Contrairement à lui, elle semblait ravie de venir le voir.

« - Bonjour Commandant, c’est un plaisir de vous revoir. Comment allez-vous depuis notre voyage ? »
« - Et bien je me porte bien, et je constate que vous aussi. »
« - J’ai un cadeau pour vous »


Il regarda les deux elfes s’éclipser en douce, longeant alors les murs de la pièce pour rejoindre la porte encore ouverte, puis la refermer dans un bruit presque inaudible. Cullen soupira, il était désormais seul avec elle et bien entendu, il allait y avoir de nouvelles rumeurs….

Il remarqua qu’elle tenait une boîte depuis qu’elle avait foulé l’entrée de la pièce. Par quelle bonté de cœur avait-elle décidé de lui offrir quelque chose ?

« - Oh heu… »

Il attrapa la boîte, mais ne s’attendait vraiment pas à cela. Il était même sous le choc à vrai dire. Et son humeur plutôt excitée, ne signifiait rien de bon. Quoi qu’il en soit il était impoli de refuser un présent.

« - De la part de la Maison Alirius, en gage d’amitié avec l’Inquisition… et en remerciement personnel pour m’avoir sauvé la vie »
« - Et bien je vous remercie »


Il entrouvrit la boîte pour observer ce qui pouvait bien se trouver à l’intérieur. Après un rapide coup d’œil il la referma immédiatement, encore plus gêné qu’auparavant.

« - * Gasp * »

En regardant de plus près, et du premier coup d’œil, il remarqua qu’il s’agissait d’une épée forgée en argentite, le pommeau semblait être en métal, fusionnée avec une autre matière dont il n’avait pas encore identifié d’un simple coup d’œil.

« - Ma famille est spécialisée dans les armes d’apparats mais... Même si je constate que votre bureau a cruellement besoin de décoration, j’ai pensé que vous préféreriez une épée que vous pouvez réellement utiliser »
« - Je… ne sais pas quoi vous dire »


Il ne pouvait pas accepter cela c’était bien trop pour lui. Mais d’un autre côté il ne pouvait pas lui refuser un cadeau… Il était dubitatif et extrêmement gêné…

« - Et si d’aventure il vous venait à l’idée de refuser mon cadeau, sachez que c’est déjà trop tard »

Et en effet, elle avait fait graver son nom dessus. Il dévia le regard sur le côté affreusement gêné.

Et voilà, lui qui voulait lui faire payer les rumeurs qui se propageaient comme un feu de forêt, lui faire remarquer que son confort personnel était affreusement exagéré et que ses soldats ne lui servaient pas d’esclaves, il pouvait jeter cela aux oubliettes.

Quoique… Il pouvait encore lui glisser cela subtilement dans une phrase, à condition qu’il ne s’énerve pas entre deux…

« - Je vous remercie pour votre générosité, vous n’auriez pas dû »

Il hésita à poser la boîte, mais par pure gêne il la garda dans les mains. Il se leva et fit le tour de la table en prenant soin de vérifier du regard si toutes les portes étaient fermées. Il s’arrêta à distance raisonnable de Mellissandre et s’assis sur son bureau.

« - J’ai à vous parler »

Il souffla du nez, ne sachant pas comment aborder le sujet.

« - De nombreuses rumeurs courent sur nous deux, vous devez être au courant…»

Et voilà, il avait encore dit cela maladroitement, sans vraiment mesurer ses paroles avant.

« - De nombreuses personnes mentionnent le fait que vous soyez une mage du sang. Est-ce vrai ? J’aimerais que vous soyez honnête. »

Peu importait qu’elle soit mage du sang ou non, l’inquisiteur l’était aussi et il devait faire avec… Mais Dorian l’avait bien mentionné, et de nombreuses rumeurs sur le sujet se faisaient entendre… Et puis, il y avait eu une histoire avec un soldat plus tôt dans la semaine… Cela paraissait évident pourtant, mais au moins il allait être sûr et certain.

« - Il y a de nombreuses choses qui se racontent sur nous, c’est étrange. Je me demande ce qui leur passe par la tête… »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Lun 14 Aoû - 11:11

Rien que pour voir la tête du Commandant, Mellissandre ne regrettait pas de s’être donnée autant de mal à lui trouver ce cadeau. La petite exclamation qu’il avait laissé échapper en ouvrant la boîte n’avait pas de prix, ni l’embarras qui adoucissait désormais ses traits d’ailleurs. Trop occupé à savourer sa victoire, Mellissandre ne le taquina pas sur sa voix incertaine, ni sur la gène que trahissait tout ses muscles, elle se contenta de s’incliner gracieusement avec un sourire aussi étincelant que sincère.

« Je suis heureuse qu’elle vous plaise », avoua-t-elle avec sa courtoisie habituelle avant d’ajouter un commentaire personnel alors qu’elle le regardait dans les yeux. « Et j’ai hâte de vous voir la manier. Une épée comme celle-ci ne prend son sens que dans la finesse des mouvements de son bretteur », ajouta-t-elle avec une certaine révérence. Un beau compliment un peu moins superficiel que ceux sur ses cheveux. Elle l’avait vu se battre après tout, et c’était assez pour le savoir agile de sa lame.

L’atmosphère reconnaissante qui régnait dans les lieux lui plaisait, mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Plus sérieux, Cullen l’averti qu’il avait à lui parler tout en s’asseyant sur son bureau, son visage redevenu austère. Tout cela n’augurait rien de bon et la jeune femme se tendit, prête à parer tout mot qui lui serait porté.

« Je vous écoute », lâcha-t-elle d’un ton doux pour l’encourager à poursuivre, mais le visage suffisamment neutre pour témoigner de son sérieux, preuve qu’il avait effectivement toute son attention.

Il mentionna alors les rumeurs ridicules qui courraient à leurs sujets et elle se détendit pendant quelques instants avant de se crisper à nouveau alors qu’il faisait l’évocation de la magie du sang. Se mordant la lèvre, Mellissandre le regarda, jaugeant précautionneusement ses futurs actions. Il l’exhortait à la vérité mais ce n’était pas ça qui la motiverait. En revanche, elle avait parfaitement conscience qu’elle finirait par se trahir un jour à ce sujet… son mensonge une fois éclaté elle perdrait toute crédibilité.

Finalement, elle soupira, croisant les bras en s’appuyant contre le mur à défaut d’avoir une chaise sur laquelle s’asseoir.

« Oui, j’ai déjà pratiqué la magie du sang », avoua-t-elle en jetant un regard mélancolique sur la paume de sa main ou de fin sillons plus pâles trahissaient cette pratique assidue. Absorbée dans la contemplation, elle resta silencieuse un instant avant de regarder à nouveau Cullen dans les yeux, soutenant son regard. Le plus difficile avec cette révélation c’était à présent d’éviter les amalgames.

« Mais ce n’est pas ce que les rumeurs disent », ajouta-t-elle sur un ton plus dur, son visage prenant une teinte indéniablement contrariée. « Elles prétendent que j’utilise cette magie pour envoûter les gens, vous y compris. Comme si je n’avais rien de mieux à faire de mes journées que de manipuler l’esprit d’un serviteur pour qu’il me reluque gaiement », bougonna-t-elle manifestement excédée par cette fameuse rumeur totalement ridicule et infaisable de surcroît. Mais en tant que templier, Cullen devait le savoir.

« Est-ce vraiment si difficile de croire que ces hommes tombent sous ma charme naturellement ? », ajouta-t-elle, songeuse, un peu absente. Une question naturelle mais traître car l’infirmait revenait à la complimenter et approuver à l’insulter.

« La magie du sang est un moyen, non une fin. Je vous l’ai dit, je suis spécialisée dans les moyens de lutter contre les manipulations mentales et les possessions. Sauf qu’il faut connaître le poison pour trouver l’antidote… En fait, la meilleure protection contre la magie du sang est la magie du sang », expliqua-t-elle d’une voix empathique mais aussi un peu lasse. La voix de quelqu’un qui dit quelque chose d’important mais qui est fatigué de le répéter constamment. « La magie du sang peut guérir d’une phobie, faire disparaître une douleur insoutenable. Il ne s’agit pas que de contrôle mental et d’invocation démoniaque », ajouta-t-elle ensuite, décidant d’arrêter sa liste ici, sinon ils allaient y passer la nuit… et des rumeurs allaient encore circuler !

« Alors oui, je suis une mage du sang, c’est culturel dirons nous, mais je n’ai jamais pris le contrôle d’un esprit avec et je ne suis certainement pas la sorcière maléfique que l’on décrit », conclu-t-elle avec fermeté, ses yeux de nouveaux plongés dans ceux du Commandant pour donner plus de force à son propos. Des yeux qui n’avaient effectivement rien de démoniaques, mais qui imploraient la confiance, la compassion, la compréhension...

Comme pour s’assurer que le commandant la croyait, elle se rapprocha de lui, guettant un mouvement de recul quelconque.

« Je suis désolée de ne pas vous l’avoir dit plus tôt Commandant », murmura-t-elle, incarnation de la résipiscence alors qu’elle touchait légèrement son bras comme pour exhorter son pardon. « Je voulais simplement éviter de donner du grain à moudre aux gens comme Elwig », avoua-t-elle finalement comme une petite fille pris en faute. Il n’y avait bien que Mellissandre pour paraître si innocente et vulnérable en avouant pratiquer une magie interdite.

Elle soupira, évacuant toutes ces émotions négatives dans cette longue respiration. La Mellissandre de l’Inquisition était quelqu’un d’audacieux, mais aussi fort et déterminé. Pour elle, ce chapitre était clos, il était donc tant de passé à celui des autres rumeurs.

Promenant son regard dans la pièce comme si elle admirait la décoration absente, elle rouvrit les hostilités.

« Concernant les rumeurs à notre sujet. Personnellement, j’avoue que j’ai un petit faible pour celle qui nous présente comme des amants torrides et insatiables qui font inlassablement des bêtises, même sur la table d’état major », déclara-t-elle avec son habituelle facétie en lançant un regard taquin au Commandant. Il fallait bien admettre que quand elle avait entendu celle-là, elle s’était demandé s’il était vraiment capable de le faire. Un beau fantasme en tout cas, même si ça devait être atrocement pénible de remettre tous les pions au bon endroit après…

« Je ne sais pas d’où elles viennent, ceci dit, les plus anciennes ont commencé peu après mon arrivé, on a passé peu de temps ensemble depuis donc je pense que ça vient de quelqu’un qui était avec nous sur la côte orageuse », expliqua-t-elle en laissant ses doigts parcourir nonchalamment le bois de la bibliothèque. Elle soupçonnait bien évidemment Elwig mais vu comme elle le haïssait elle le soupçonnait probablement d’être responsable de la faim dans le monde également alors…

« Il faut qu’on trouve un moyen de les faire taire », ajouta-t-elle ensuite d’une voix ferme alors qu’elle se retournait vers Cullen. On aurait pu croire que ça l’arrangeait elle qui adorait faire des propositions salaces au Commandant, mais non. Ce n’était pas pareil quand elle ne maitrisait pas le jeu.

« Franchement, je me moque qu’ils pensent que je suis une fille facile mais j’en ai marre des regards noirs de vos groupies et des soupçons de manipulation », commença-t-elle à lister en faisant les cents pas. « Et puis, je n’ai pas envie que ces rumeurs atteignent Tevinter. Mes parents ne s’en remettrait probablement pas s’ils pensaient que j’ai perdu ma…. », elle marqua une infime pause en réalisant l’image qu’elle voulait entretenir et se rattrapa de justesse «… dignité en m’acoquinant avec un Fereldien », conclut-elle avant de lui faire un sourire tranquille. « Sans offense bien sûr, Commandant. Ils ne peuvent pas savoir à quel point vous êtes beau et vaillant », glissa-t-elle en contrepartie de sa précédente condescendance avec son éternel visage taquin. Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas complimenté aussi crûment tient.

« Les démentir ne serviraient pas à grand-chose je pense, si ce n’est à enflammer l’idée d’une passion secrète ou interdite existe », continua-t-elle, preuve qu’elle avait déjà réfléchi à la question moult fois. Pour le coup, elle était mieux placer que lui pour savoir comment lutter contre ce genre de rumeurs, c’était son quotidien à Tevinter et malheureusement, c’était un outil puissant.

« On a trois solution. Trouvé une rumeur plus croustillante à leur mettre sous la dent pour qu’ils se lassent de celle-ci, donner une version officielle pour stopper leurs imagination débordante, mais il faut que la version en question leur paraisse crédible donc ça revient à mentir car ils ne se contenteront pas de ‘il ne c’est rien passé’, ou agir de tel sorte qu’ils se disent que c’est impossible », conclu-t-elle toujours songeuse.

« J’avais pensé à une querelle, mais tout le monde sait que les amoureux se disputent donc ça ne suffira pas… De même, jouer subitement les indifférents serait plus suspect qu’autre chose… Non il faut quelque chose qu’un amant n’oserait pas faire à sa chère et tendre... », continua-t-elle en pleine réflexion. Elle était ouverte à la suggestion mais elle avait déjà sa petite idée.

« Dites moi Commandant, ça vous dirait un petit entraînement ? Et, vous avez quelque chose contre le fait de taper une femme ? », demanda-t-elle avec un sourire amusé, étonnamment enjouée vu ce qu’elle proposait. Ce n’était pas fabuleux, mais c’était la seule idée qu’elle avait eu. Un entraînement qui tourne mal par exemple. Un homme épris ou dopé à la magie du sang ne taperait jamais trop fort sa dulcinée après tout non ? En tout cas, cela suffisait à ôter les soupçons sur un contrôle mental déjà, c’était impossible de blessé la personne qui nous manipulait.

_________________
*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mar 15 Aoû - 3:52

Missive 5
Commandant,
Puissions-nous avoir une entrevue rapidement, concernant nos patrouilleurs sur le terrain. Certains campements ont besoin de soldats immédiatement. - Wisk  
Une ou deux affaires



Suite à sa petite tentative d’interrogatoire envers la jeune femme, l’ambiance chuta soudainement. D’un autre côté, Cullen n’était pas vraiment doué pour l’entretenir, mais peu importait. Elle semblait sur ses gardes, après tout personne n’aimait être prit à part, cela était souvent de mauvais augure.

« - Oui, j’ai déjà pratiqué la magie du sang »

Au moins il ne pouvait pas lui reprocher son honnêteté. Mellissandre disait cela comme si elle se retrouvait dos au mur, comme si ces rumeurs étaient fondées. Cullen n’était étrangement pas surprit… Alors Dorian avait raison…

« - Mais ce n’est pas ce que les rumeurs disent »
« - Et que disent-elles ? »
« - Elles prétendent que j’utilise cette magie pour envoûter les gens, vous y compris. Comme si je n’avais rien de mieux à faire de mes journées que de manipuler l’esprit d’un serviteur pour qu’il me reluque gaiement »
« - Et c’est moi qui joue le rôle du serviteur ~ ? »


Maladroite, elle ne s’en était pas rendue compte de celle-là. Mais Cullen avait comprit depuis longtemps que ce n’était pas possible. La magie du sang était particulière et il avait assez d’expérience en la matière pour la reconnaître entre mille… A moins d’un sort à long terme cela était impossible. Et encore, il doutait que Mellisandre utilisait de la magie du sang à l’heure actuelle, plusieurs signes prouvaient le contraire.

« - Est-ce vraiment si difficile de croire que ces hommes tombent sous mon charme naturellement ? »
« - Ha, je ne saurais vous dire, Dame Alirius. Peut-être que vous avez lancé un sort telle une vilaine sorcière après tout »


Il disait cela d’un air étrangement enjôleur et mesquin, mais dans le fond il savait que cela l’embêtait. Il croisa les bras alors qu’elle commençait à faire quelques tours dans la pièce.

« - La magie du sang est un moyen, non une fin. Je vous l’ai dit, je suis spécialisée dans les moyens de lutter contre les manipulations mentales et les possessions. Sauf qu’il faut connaître le poison pour trouver l’antidote… En fait, la meilleure protection contre la magie du sang est la magie du sang. »

Les templiers pouvaient contrer la magie des mages, mais… Bien que leurs pouvoirs soient puissants, l’utilisation de la magie du sang contre eux était très dangereuse et pouvait facilement échapper à leur contrôle. Le Commandant eut une vision du cercle, quand la tour était envahie par les démons, toujours ces mêmes images mais qui restaient gravés au plus profond de son esprit.

Il secoua la tête en espérant chasser ses visions, écoutant à moitié Mellissandre qui continuait ses explications.

« - La magie du sang peut guérir d’une phobie, faire disparaître une douleur insoutenable. Il ne s’agit pas que de contrôle mental et d’invocation démoniaque »

Peut-être qu’elle pouvait faire tout cela, mais au bout il y avait toujours un prix à payer. Une pratique qui donnait des nausées à Cullen. Il était déjà difficile de tolérer la magie en général, alors la magie du sang… Celle qui l’a rendu fou, celle qui l’a forcé à se surpasser physiquement au point d’en perdre la raison… C’était impossible pour lui d’imaginer tolérer la pratique de cette infamie entre les murs de Fort Céleste.

« - Alors oui, je suis une mage du sang, c’est culturel dirons nous, mais je n’ai jamais pris le contrôle d’un esprit avec et je ne suis certainement pas la sorcière maléfique que l’on décrit »
« - Je l’espère pour vous, du moins que je n’entende pas raconter à tout va que vous utilisez cette magie ici, je serais très intransigeant… »
« - Je suis désolée de ne pas l’avoir dit plus tôt Commandant »
« - Je vais être positif pour une fois et vous dire qu’il vaut mieux que ce soit tard que jamais. Imaginez ma réaction si je vous avais pris entrain de sacrifier une chèvre à la tombée de la nuit pour imbiber vos cheveux de son sang. »


Il essayait de plaisanter, mais le fait de savoir cela l’étouffait, et ses cauchemars le poursuivaient d’avantage.

« - Je voulais simplement éviter de donner du grain à moudre aux gens comme Elwig. »
« - Personne n’est du genre à s’en vanter, en règle général. Surtout auprès des templiers. »


Elle ressentait un énorme fossé entre les deux, suite à cette révélation, et cela était compréhensible : Cullen était templier après tout. C’était dans ses gènes de se méfier des mages du sang, et encore plus en sachant que l’une d’elle se promenait dans le fort en toute liberté, faisant mine de nier utiliser cette magie interdite. Peu importe les traditions Tévintides à ce sujet, elle était dans le sud et devait faire très attention.

Il la regarda alors désireux de changer de sujet, tout à coup. Ce qu’elle ne tarda pas à faire quand elle mentionna une des nombreuses autres rumeurs les concernant. En effet, depuis leur retour, il pleuvait d’histoires aussi farfelues les unes que les autres sorties tout droit du fantasme des personnes qui vivaient entre ces murs. En toute franchise, cela l’amusait un peu, malgré tout.

« - Concernant les rumeurs à notre sujet. Personnellement, j’avoue que j’ai un petit faible pour celle qui nous présente comme des amants torrides et insatiables qui font inlassablement des bêtises, même sur la table d’état major »

Il ne put s’empêcher de sourire suite à cette merveilleuse rumeur que la jeune mage avait raconté.

« - Ils ont des idées plutôt fleuries ceux qui ont imaginés cela »
« - Je ne sais pas d’où elles viennent, ceci dit, les plus anciennes ont commencé peu après mon arrivé, on a passé peu de temps ensemble depuis donc je pense que ça vient de quelqu’un qui était avec nous sur la côte orageuse »
« - Je crains démentir vos accusations, Dame Mellissandre. De ceux que j’ai entendus j’aurais ramené une catin avec moi par pur plaisir ~ »
« - Il faut qu’on trouve un moyen de les faire taire »
« - Ah tiens, c’est moins amusant tout à coup ~ ? »


Cette dernière remarque ne l’avait pas plu, mais il doutait que ce soit la faute de ses templiers, bien que cette accusation était assez probable… Ces deux-là il allait s’en charger en premier lieu, mais la joie de la voir se torturer pour des histoires pareilles ne déplaisait pas Cullen.

Elle semblait de plus en plus contrariée, augmentant le rythme de ses pas. La suivant toujours du regard, Cullen s’amusa de plus en plus et se mit presque à rire.

« - S’il vous plait, pas la peine de s’énerver pour cela, qu’est-ce que cela change pour vous ? »
« - Franchement, je me moque qu’ils pensent que je suis la fille facile mais j’en ai marre des regards noirs et de vos groupies et des soupçons de manipulation »
« - Ah ? Je constate que vous n’êtes pas la seule à fasciner »
« - Et puis, je n’ai pas envie que ces rumeurs atteignent Tevinter. Mes parents ne s’en remettraient probablement pas s’ils pensaient que j’ai perdu ma… »


Son silence en disait long, beaucoup trop d’ailleurs, et cela surprit au plus haut point Cullen.

« - … Dignité en m’accoquinant avec un Fereldien »
« - Après ce que nous avons vécu aux sources je doute que vous teniez encore à votre ‘’dignité’’. »


Elle s’en rendait pas compte mais son hésitation en avait dit long sur elle : Elle était encore vierge. Etonnant pour une femme qui aime enjôler les gens ainsi. Mais si elle parlait de dignité peut-être était-ce dût à ce rapport avec le mariage entre nobles de Tevinter, selon les dires de Dorian. A moins que… Il pouvait tourner cela à son avantage, quand la situation le permettrait. Autant jouer dans son sens après tout.

« - Je ne comprends pas en quoi votre dignité est en péril à cause de moi ? »
« - Sans vouloir vous offenser bien sûr, Commandant. Ils ne peuvent pas savoir à quel point vous êtes beau et vaillant »
« - A vous entendre je rendrai jalouse la cour Tévène »


Il secoua la tête, toujours satisfait d’avoir apprit une anecdote pareille, et se leva à son tour en avançant près de la bibliothèque où se tenait la demoiselle.

« - Les démentir ne serviraient pas à grand-chose je pense, si ce n’est à enflammer l’idée d’une passion secrète ou interdite existe »
« - Cela dépend comment vous vous y prenez pour le dire, vous avez un don pour dramatiser une situation, vous savez »


Il s’adossa alors contre le meuble, en croisant les bras, la regardant alors.

« - Je suis tout ouïe : que proposez-vous ? »
« - « On a trois solution. Trouver une rumeur plus croustillante à leur mettre sous la dent pour qu’ils se lassent de celle-ci, donner une version officielle pour stopper leurs imagination débordante, mais il faut que la version en question leur paraisse crédible donc ça revient à mentir car ils ne se contenteront pas de ‘il ne c’est rien passé’, ou agir de tel sorte qu’ils se disent que c’est impossible »


Il continua d’écouter silencieusement, sans bouger un sil. C’était qu’elle avait une sacrée imagination la demoiselle. Et cela l’intriguait malgré sa rancœur envers les mages.

« - J’avais pensé à une querelle, mais tout le monde sait que les amoureux se disputent donc ça ne suffira pas… De même, jouer subitement les indifférents serait plus suspect qu’autre chose… Non il faut quelque chose qu’un amant n’oserait pas faire à sa chère et tendre... »
« - Ah tiens, j’ignorais que l’on jouais un rôle maintenant… ? »


Ah quand elle souhaitait quelque chose elle y allait jusqu’au bout. Désormais il était en couple avec elle. Il était mauvais acteur, ce n’était absolument pas sa besogne… Mais il était facile de les croire en couple tellement ils ne se parlaient qu’en s’envoyant du charbon au visage.

« - Dites-moi Commandant, ça vous dirait un petit entraînement ? Et, vous avez quelque chose contre le fait de taper une femme ? »
« - Un entraînement… ? »


Oui il avait bien entendu, elle lui proposait un entraînement.

« - Quand je me bats, je n’ai aucune pitié pour mes adversaires, qu’ils soient des hommes ou des femmes. Mais, je ne vois pas comment nous pourrions nous entraîner. Un templier et un mage ensemble c’est absurde »

Il regarda alors la boîte qu’il avait posée sur la table un peu plus tôt et se mit à réfléchir.

« - Vous vouliez la voir à l’œuvre non ? »

Il s’empara de la boîte et attrapa l’épée qui se trouvait à l’intérieur, principalement surprit par la légèreté de la lame. Il la lança doucement en l’air pour la rattraper sur son index, pile au centre de gravité pour la maintenir en équilibre.

« - Je vous laisse l’avantage de la lame, prenez celle-ci. Si vous voulez vous humilier on va jouer selon mes règles. »

Mellissandre semblait satisfaite de cette situation – car après tout c’était elle qui avait proposé l’idée – mais elle ne se rendait pas compte que dès qu’on proposait ce genre de chose au Commandant, il n’y allait à moitié. Il l’amena donc dans les jardins, en affrontant les regards des personnes qui les entouraient. Le simple fait de s’afficher en public ne les avantageaient pas sur ces soit disant rumeurs.

Une fois arrivés près des mannequins non loin de la taverne, il saisit un bouclier qui était adossé contre une paroi et la lui lança doucement pour qu’elle ait de la facilité à la rattraper.

« - Vous aurez besoin de ça je crois »

Bien entendu, lui il utilisait son matériel habituel qui était bien plus résistant que son pauvre bouclier de fer. Il dégaina son épée, se mit à faire quelques pas, puis s’amusa à faire tournoyer son épée entre ses doigts agiles pour l’intimider.

« - Vous avez demandé un petit entraînement, je n’ai jamais précisé que cela serait équitable »

Il se mit ensuite en position défensive, attendant patiemment sans bouger qu’elle finisse de se préparer et qu’elle approche. Pendant ce temps son regard se perdait sur les agents qui s’arrêtaient autour d’eux. Malgré le fait que c’était un entraînement amical, les rumeurs faisaient que les commères s’amassaient rapidement.

Il ne cédait pas, malgré la pression qui montait petit à petit… Il ne comprenait pas en quoi cela allait les aider à faire taire les rumeurs… Surtout que Loron et Elwig les observaient depuis les remparts justes au-dessus.

Il refit tourner une fois son épée, au moment où elle s’élança pour le frapper, mais son premier réflexe était de brandir le bouclier et de la repousser violemment jusqu’à ce qu’elle tombe au sol.

« - Vous avez de la chance, c’était plus boueux à mon réveil »

Il se remit alors en position attendant alors qu’elle se relève à son tour. Puis, continuèrent de faire d’autres échanges. Cependant, Mellissandre était maligne, et Cullen pas assez concentré, tant cela l’amusait de la faire tomber à terre. Elle était légère, et ne maniait pas l’arme comme lui : C’était limite injuste pour elle que de subir des coups pareils.

Mais malgré tout, le sol était extrêmement glissant et bien entendu la jeune mage n’avait pas les chaussures adaptées… Avant de s’en rentre compte il était entraîné par terre avec elle rendant la situation quelque peu… croustillante.

« - Je croyais que le but de l’opération était justement d’empêcher que cela se produise en public… »

Bien entendu, que serait une chute sans une position embarrassante à la clé ? Et cela devant pas mal de témoins. Mais au bout de quelques secondes au-dessus d’elle et le voilà déjà terrassé d’une petite migraine.

« - * soupir * Avez-vous une solution ? »

Si la situation n’était pas aussi embarrassante il aurait bien ri, mais malheureusement il tournait au rouge pivoine à ce moment-là.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mar 15 Aoû - 12:18

Parfois, Cullen était tellement joueur qu’il arrivait même à prendre Mellissandre au dépourvu. C’est ce qui arriva alors qu’il lançait nonchalamment « - Et c’est moi qui joue le rôle du serviteur ~ ? » lui tirant un petit rire amusé et moqueur à la fois.

« A vrai dire, je ne pensais pas que vous vous identifierez ainsi au personnage, dois-je en déduire que vous me reluquez gaiement ? », souligna-t-elle avec sa traditionnelle voix de succube facétieuse.

Naturellement, il n’avait pas l’air ravi de la nouvelle, mais il le prenait mieux qu’elle ne l’avait imaginé. Il fit même une blague sordide à propos de sacrifier une chèvre pour s’imbiber les cheveux de sang. Maniant elle même l’autodérision avec un certain dévouement, elle ne put que faire une élégante pirouette sur le sujet.

« Du sang de chèvre ? Pourquoi se donner tant de mal quand on a des marais pas loin ? Mes cheveux sont superbes depuis… notre joyeuse baignade », plaisanta-t-elle en passant théâtralement une main dans sa soyeuse toison comme pour confirmer ses propos. « Les votre aussi d’ailleurs », ajouta-t-elle en ultime malice avec un de ses sourires angéliques. Ah, elle n’était pas prête d’oublier ce moment où ils avaient plongé dans cet immonde marais.

Honnêtement, elle l’avait imaginé plus embarrassé par ces rumeurs qu’elle, mais manifestement il prenait un malin plaisir à en répandre quelques unes. Une catin, elle ?! Manquant de s’étouffer en attendant cette allégation saugrenue, Mellissandre grommela. Celui - ou celle -  qui avait eu cette idée avait de la chance qu’elle ne connaisse pas son identité. Un accident est si vite arrivé… Sans doute inquiet des possibles représailles, Cullen lui dit de ne pas s’en soucier avant de reprendre la conversation plus sérieusement. Du moins aussi sérieusement que possible compte tenu du sujet.

Conquis par son idée d’entraînement même s’il ne comprenait pas encore tous les tenants et aboutissant, il lui proposa de voir à l’oeuvre la superbe lame qu’elle lui avait offert. Elle en était tout émoustillé mais c’est à elle qu’il proposa ensuite de la prendre, ce qui la laissa stupéfaite. Certes l’épée était plus légère mais…

« Je ne suis pas digne d’une telle arme », protesta-t-elle, consciente du sacrilège que c’était que d’agiter dans tous les sens un joyaux pareil quand on y connaissait strictement rien. A vrai dire, ce n’est pas du tout ce qu’elle avait eu en tête, mais pourquoi pas. Elle prendrait seulement une épée d’entraînement plus légère aussi reposa-t-elle religieusement l’arme dans sa boite avant de le suivre.

Alors qu’elle trouvait une arme correcte, et lui lança gentiment un bouclier ce qui la fit grimacer. Mais qu’est-ce qu’il voulait qu’elle fasse avec ça ?!

Bien entendu, elle n’avait aucune idée de comment l’utiliser et elle dû s’y prendre à plusieurs reprises pour ne serait-ce que le faire tenir correctement, constatant par la même que c’était abominablement lourd.

Pendant ce temps, quelques curieux s’était rassemblé – le public idéal – ce qui n’empêcha pas Cullen de la provoquer en lui disant qu’il n’avait jamais dit que ça serait équitable.

« Je pensais plutôt à opposer vos talents de templier à ma magie, mais j'imagine que ça aurait été trop à votre désavantage », rétorqua-t-elle avec un sourire condescendant. Quitte à se faire humilier, autant garder un peu d’orgueil quelque part.

Ainsi commença le ‘combat’ le plus ridicule de l’histoire de Fort Celeste. Mellissandre ne savait pas plus manier l’épée que le bouclier. Elle paraît parfois avec son bâton mais cela n’avait rien à voir. Sans aucune difficulté – en même temps le contraire aurait été inquiétant – Cullen repoussa donc gentiment ses assauts, la faisant tomber au sol ce qui salissait ses beaux vêtements brodés.

Alors qu’il la taquinait sur la boue, elle lui retourna un regard mauvais avant de lâcher un rire sarcastique. « Ahah. Vous êtes hilarant Commandant », grommela-t-elle en essayant de reprendre une position qui ressemblait à une garde.

La seule chose qu’on pouvait lui reconnaître c’est qu’elle était gracieuse. C’était une danseuse après tout. Ses mouvements de jambes avaient quelque chose de léger, aérien, maitrisé. Dommage que le haut du corps ne suivait pas…

En outre, plus intéressé par l’idée qu’il ne l’avait laissé entendre, le Commandant ne lui avait pas laissé le temps de lui exposer tout son plan, et cela ne jouait pas en leur faveurs. Malgré ce qu’il avait dit, il ne frappait pas assez fort. Certes, le voir ainsi jouer mesquinement avec elle était surprenant, mais les gens étaient encore suspicieux

Il fallait qu’elle trouve quelque chose d’encore plus spectaculaire maintenant… Et elle savait exactement quoi faire. Mais était-ce un bon plan pour elle ? Cela allait indéniablement lui retomber dessus… Est-ce que ça en valait la peine ? Hésitante, Mellissandre mit un peu plus de temps à lancer son ultime assaut.

« Le moment venu, essayez de vous offusquer, de prendre un air dégoûté, de dire que ça n’arrivera jamais et surtout précisez que vous essayiez juste d’être gentil… Souvenez-vous en bien », chuchota-t-elle d’une voix sérieuse en s’assurant que personne n’ait pu entendre.

Puis elle reprit l’entraînement comme si de rien n’était. Sans doute un peu déstabilisé par cet indication – à moins qu’il ne s’amusa trop à la faire tomber pour être concentré– Mellissandre finit par glisser, lâchant le bouclier pour l’entraîner avec lui avec un léger air de déjà vu.

Sous le regard ahuri de la foule, ils se retrouvèrent donc tous les deux allongés sur le sol dans une position suffisamment éloquente pour être fort compromettante. Alors qu’il se plaignait de la situation, les joues plus rouges que des pommes bien mûres, Mellissandre lui sourit, presque… passionnément. Finalement, elle avait réussi à le faire rougir après tout. Lentement, la jeune mage glissa sa main gauche dans les cheveux de Cullen. Indéniablement il en prenait soin pour qu’ils soient aussi doux.

« J’ai un plan, soyez violent, frappez moi. Ah et même si c’est dur, repoussez moi... », expliqua-t-elle avant de donner le signal de départ. « Maintenant. », ordonna-t-elle à voix basse, la fermeté impérieuse de ses paroles contrastant avant la douceur de son expression à ce moment là. C’était une incroyable comédienne après tout.

Elle sentait qu’il allait coopérer mais elle ne pouvait pas lui en vouloir d’être troublé. Tant pis pour lui, son infime hésitation lui permis d’achever le geste qu’elle avait initié et, usant de sa prise dans ses cheveux, elle approcha son visage du sien pour l’embrasser, ses lèvres effleurant les siennes une infime seconde avant qu’elle ne reçoive le fameux coup qu’elle avait réclamé. Aux yeux du monde, il n’avait fait que se défendre instinctivement. Peut-être qu’il l’aurait fait sans sa suggestion de toute façon, mais autant ne pas prendre le risque. Si cela avait été mal exécuté, les rumeurs auraient été éternelles.

Elle le laissa se relever précipitamment – vu la situation d’extrême embarras dans lequel il se trouvait ça n’avait rien de surprenant – tandis qu’elle faisait de même, plus lentement, en se frottant la joue. Ca faisait super mal quand même.

« Eh bien, vous êtes plus violent que je ne l’imaginais », déclara-t-elle d’une voix amère suffisamment clair pour que tout le monde entende en lui lançant un regard noir. Faux bien entendu. « Dire que je croyais que je vous plaisais », ajouta-t-elle manifestement contrariée en le regardant.

C’était le moment de réciter gentiment la réplique qu’elle avait appris plus tôt. Vu la situation, il n’avait pas intérêt à se tromper. Après, il lui avait dit être mauvais comédien, mais normalement, là, il n’avait pas besoin de feindre la surprise… Je voulais juste être gentil. C’était l’excuse parfaite pour lui, s’il la rembarrait suffisamment bien, tout irait bien.

En tout cas, un silence religieux s’était installé dans le public, rapidement troublé par le murmure choqué de certaines personne qui commentait ce qui se passait. Mellissandre, l’audacieuse et séductrice Mellissandre, avait tenté un coup… et avait échoué.

Voir une belle tévintide se prendre un râteau dans les jardins, c’était quand même assez croustillant pour piquer l’attention. Montrez leur que c’est impossible, donner une version officielle suffisamment crédible et donnez leur quelque chose de plus intéressant à ce mettre sous la dent… En fait, elle avait mis les trois solutions en œuvre dans ce plan audacieux.

Voilà, la version de l’histoire que Mellissandre proposait. Oui, elle tentait de séduire le commandant, mais elle avait échoué. Sorcière du sang ou pas, le Commandant lui avait résisté. Une victoire pour lui qui lui valait quelques regards surpris mais surtout approbateur de la part des plus fervents détracteurs de Mellissandre. Une humiliation pour elle qui lui valait quelques sourires moqueurs et probablement quelques remarques mesquines plus tard. Rien d’insurmontable même si ce n’était jamais agréable.

« Désolée, je me suis méprise manifestement, ça ne se reproduira plus », s’excusa-t-elle pour enfoncer le clou sur son orgueil bafoué, décorant le tout avec une brève révérence. Elle s’était trompée, tout le monde s’était trompé. Cette romance, bien perchée à bien y réfléchir, n’avait pas eu lieu et n’aurait jamais eu lieu.

Jetant rageusement l’épée par terre, Mellissandre tourna les talons, drapée dans un semblant de dignité.

Cela ne suffirait pas à faire taire tous les soupçons, mais même Elwig semblait douter désormais. C’était trop gros pour ne pas y croire. Et puis, il connaissait son Commandant après tout, pas le genre à se laisser allé à une liaison sordide avec une inconnue... S’ils la jouaient assez finement, cela irait.

En attendant, Cullen était le seul à savoir ce qui s’était réellement passé.

Le seul à avoir vu, qui elle était vraiment.

Le seul à savoir que le regard froid qu’elle avait jeté était de la détermination et pas une tentative désespérée de garder un peu de dignité.

Le seul conscient que Mellissandre était plus qu’une orgueilleuse noble séduisante, qu'elle pouvait être une alliée aussi intransigeante que redoutable. C'était une sensation étrange que de savoir qu'elle lui avait partiellement offert cette vision. Ce n'était pas souvent qu'elle laissait quelqu'un la voir vraiment. Sa véritable personnalité n'était pas belle, il allait probablement la détester.

Enfin, elle ne savait pas ce qu’il allait en penser. Probablement se méfier encore plus. Peut-être être un peu impressionné malgré tout, ce n’était pas donné à tout le monde d’avoir les épaules et la finesse nécessaire pour faire une telle chose. Peut-être  même allait-il un peu apprécier cet opiniâtreté car lui même était quelqu’un d’indéniablement dévoué et déterminé. Peut-être aussi allait-il culpabiliser un peu de voir ce qu'elle endurait pour sa tranquillité. Mais, de toute façon, au nom du sacrifice qu’elle avait fait – et du bleu sur la joue qu’il lui avait fait – il avait une dette envers elle maintenant et un aperçu de ses capacités. Au final il pouvait la mépriser s'il la considérait comme un agent utile finalement cela servirait malgré tout son intérêt, la séduction était un moyen, non une fin. C'était tout de même un peu dommage à bien y réfléchir. Elle s'amusait bien de leur jeu du chat et de la souris, elle n'avait pas particulièrement envie qu'il la déteste. Mais bon, elle était mage du sang, l'issu n'avait jamais était pas difficile à prévoir, il fallait parfois aviser dans sa stratégie.

Il fallait qu’ils s’ignorent quelques temps, mais elle imaginait bien qu’il voulait parler des évènements. Éclaircir les choses et se coordonner sur le reste de la marche à suivre. Et c’est bien pour ça qu’il recevrait quelques heures plus tard, un petit mot de la part d’un commis illettré. Une écriture fine et élégante qui lui donnait rendez-vous dans les sous-sols près de la collection de mosaïque de l’Inquisiteur. De ce qu’elle avait vu, cet endroit était toujours désert. Une information fort utile quand on est une espionne après tout.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mar 15 Aoû - 16:39

Missive 5
Commandant,
Puissions-nous avoir une entrevue rapidement, concernant nos patrouilleurs sur le terrain. Certains campements ont besoin de soldats immédiatement. - Wisk  
Une ou deux affaires



Malgré la situation, il se rappela de ce qu’elle lui avait demandé de faire un peu plut tôt.

«  - Le moment venu, essayez de vous offusquer, de prendre un air dégoûté, de dire que ça n’arrivera jamais et surtout précisez que vous essayiez juste d’être gentil… Souvenez-vous en bien »

A peine il eut remémoré cela qu’il se rendit compte qu’elle avait fait exprès de le faire tomber et de le mettre dans cette situation aussi compromettante devant autant de personnes.

Mais alors que le malaise le rongeait et qu’il observait du coin de l’œil la foule autour de lui, Mellissandre se contenta de lui rendre un sourire, qui semblait être sincère et doux. Cullen la dévisageait, se décrispant petit à petit.

Il retint alors sa respiration quand la jeune femme passa une main délicate dans ses cheveux.

«  - Q-qu’est-ce que vous… ?! »
«  - … J’ai un plan, soyez violent, frappez moi. Ah et même si c’est dur, repoussez moi… »


Qu’il soit violent ? Dans cette situation… ? Bien qu’il la méprisait pour diverses raisons il ne comprenait absolument pas où elle voulait en venir, tant son esprit était ailleurs et il eut besoin de quelques instants pour enregistrer ce qu’elle venait de lui dire. Cependant ce qui le taraudait était la raison pour laquelle elle lui demandait de la repousser ‘’ même si c’est dur ‘’.

«  - Maintenant. »

Elle était passée en une fraction de seconde d’une femme douce et désirée à une impitoyable guerrière prenant soin de faire en sorte que son plan fonctionne. Elle glissa alors sa main le long de la joue du Commandant, l’entraînant vers elle pendant qu’il se rendit compte de son plan. Il aurait voulu reculer mais il était trop tard, les lèvres de la jeune mage mordaient déjà dans les siennes.

Même si cela ne dura que quelques instants, il avait l’impression que ce baiser dura une éternité. Pour se défaire d’elle il la repoussa violemment avant de lui donner une bonne droite sur la joue, chose qu’elle souhaitait visiblement. Encore sous le ‘’choc’’ de cet étrange échange, il en tremblait énormément. Même si cela faisait parti de son plan, il s’énerva vraiment, empêchant tout soupçon d’une quelconque mise en scène de la part de la jeune femme. D’ailleurs même si elle avait réclamé qu’il la frappe, il avait surtout réagit par pur réflexe avant de s’en rendre compte quand la marque rougie apparut sur son visage.

«  - Pour qui vous prenez-vous, enfin !? »
«  - Eh bien, vous êtes plus violent que je ne l’imaginais »
«  - En voulez-vous une seconde ?! »

Il passait pour un vrai monstre à battre une femme comme cela et la menacer ainsi. Mais la plupart des soldats qui l’entouraient approuvaient son geste envers cette vil manipulatrice. Elle n’avait pas fait forte impression aux yeux de certains d’ailleurs.

Il s’était relevé, en titubant mais profitant pour s’en éloigner, passant une main ferme sur ses lèvres pour essuyer toute trace de son baiser.

«  - Dire que je croyais que je vous plaisais »

Il se retourna pour lui faire face suite à cette remarque. Il savait même plus si c’était son plan ou un jeu pour avoir pu l’approcher plus facilement. Elle était fourbe et en avait profité pour l’envouter.

Encore à terre, elle n’était pas triste mais son expression était indescriptible pour Cullen.

«  - Vous pensez vraiment qu’il n’y a que le désir qui compte ? Vous vous fourvoyez »

Cependant, le mouvement de la foule reprit alors, chacun repartant dans leurs occupations pendant que d’autres, trop surprit par cette réaction, restaient béats à les regarder.

Ces gens allaient désormais plus penser qu’il y avait quelque chose entre eux, car visiblement cela ressemblait plus à de la haine et du méprit qu’un amour fusionnel. Déception pour certains, grand soulagement pour d’autres.

«  - Désolée, je me suis méprise manifestement, ça ne se reproduira plus »

Cullen croisa les bras en la voyant quitter la cour, après avoir jeté son arme au sol. Il réfléchissait aux rumeurs désormais… Il y avait là une preuve plus que suffisante pour les contrer.

Cependant, si cela était une comédie, elle avait très bien joué, cherchant même à contrarier Cullen de manière à ce qu’il s’emporte de son plein gré. Elle était très dangereuse, même sans magie. Brr… Rien que d’y penser, les nobles lui faisaient d’avantage frémir.

Il se retourna alors pour rejoindre ses quartiers à son tour, remarquant que des gens étaient toujours entrain de l’observer.

«  - Qu’est-ce que vous avez à regarder ?! Vous n’avez rien de mieux à faire ?? »

Puis il poussa deux soldats et disparut dans sa tour, qu’il ne quitta pas de la journée. Plus tard dans la soirée, il reçut un mot de la part de Mellissandre qui l’invitait à la rejoindre dans les sous-sols du fort, dans un endroit où peu de personne les verraient.

Il attendit patiemment le coucher du soleil et attrapa une torche avant de descendre. Durant le trajet il se demandait pourquoi il faisait cela, s’il l’avait frappée trop fort ou non et si le plan avait finalement bien fonctionné.

Une fois dans les sous-sols, il fut étonné de n’entendre que le bruit de ses pas et le crépitement de la flamme qu’il tenait.  Il n’aimait pas particulièrement ce genre de choses, de voir les gens en cachette. C’était Leliana qui adorait cela pas lui.

Arrivé dans la salle où elle l’attendait, il se rendit compte à quel point cette partie du fort était lugubre. Aucune lumière si ce n’était la sienne et celle de Mellissandre.

«  - Vous prenez un risque à vous immiscer ainsi dans un lieu pareil »

Il chercha quelque chose, en éclairant les parois. Il trouva une vieille torche et la retira de son socle pour y déposer le sien.

La pièce était alors suffisamment éclairée par leurs deux sources de lumière, ce qui lui fit remarquer la marque qu’il avait laissée un peu plus tôt sur la joue de la jeune tevintide. Elle avait eu le temps d’enfler et de virer au bleu ce qui le mit plutôt mal à l’aise.

«  - Je m’excuse, je ne voulais pas vous frapper si fort. … »

Il marqua un temps de pause en observant la trace  avec attention.

«  - … Cela dit je dois quand même vous avouer que cela m’a énormément surprit. »

Il soupira et se déplaça pour rejoindre un mur sur lequel s’appuyer, malgré les toiles encore présentes au plafond…  

«  - Il y a bien un moment où je me demandais si cela était orchestré pour que je m’énerve contre vous. »

Il était difficile d’imaginer qu’elle avait fait exprès de l’énerver, comme si elle savait mieux que lui comment il fonctionnait. Cette situation était vraiment délicate pour lui, car il était toujours très mal à l’aise.

«  - Enfin, peu importe. Vous avez demandé à me voir, me voici. Vous vouliez reparler de tout ça ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mar 15 Aoû - 19:10

Cullen n’avait pas joué le jeu comme elle lui avait demandé, mais le moins qu’on puisse dire c’est que sa colère semblait crédible. Parce qu’elle était vrai. Au moins leur plan avait fonctionné, mais, il fallait bien l’admettre, le voir si furieux contre elle lui avait quand même fait un petit pincement au cœur. Heureusement qu’elle était au dessus de ces niaiseries et qu’elle savait ne montrer que ce qu’elle voulait bien qu’on voit. Une femme contrariée, vexée mais pas blessée. Enfin, pas mentalement, parce que physiquement…

Profitant de sa baignoire fraîchement installée, Mellissandre s’était empressée de prendre un bain après les événements du jardin. Elle en était ressortie détendu mais choquée de voir que malgré son baume, un bleu violacé s’était formé sur sa joue, grimpant jusqu’à l’oeil. Cela lui faisait mal, mais c’était plutôt son apparence qui la contrariait. Elle voulait un témoignage des événements pour se faire elle même héraut de la rumeur mais elle n’avait pas imaginé que cela serait si… laid. Son sort fonctionnait toujours donc la plupart des gens la trouverait toujours belle à en rêver et justement, c’était ça le problème, il ne changeait pas son apparence, juste le ressenti, tout le monde verrait cette abominable marque mais la trouverait quand même radieuse. C’était légèrement suspect quand même…

Enfin, ce n’est pas comme si elle avait prévu de se balader dans les couloirs dans les jours à venir. Rien que pour allez réclamer l’eau pour sa baignoire, elle avait eu le loisir de remarquer que la rumeur avait déjà fait le tour de Fort Celeste. Personne n’avait osé lui parler, mais elle avait bien constaté quelques sourires victorieux de templiers amers ou de potiches entichées du cher Commandant. Quelques regards compatissants aussi… C’était un peu vexant mais Mellissandre avait au moins la satisfaction d’avoir brillamment réussi. Pour l’heure, plus personne ne les suspectait d’entretenir une liaison et en plus, la plupart des gens n’avaient plus peur d’elle. Le ridicule l’avait fait tombé de son piédestal et cela avait légèrement apaisé les soupçons de magie du sang. Par contre, elle grinçait d’avance de faire face au regard narquois de Dorian, il faudrait qu’elle songe à éviter la bibliothèque quelques temps…

Résolu à faire venir un guérisseur, Mellissandre n’en eut néanmoins pas le temps, car l’heure de son ‘rendez-vous’ avec Cullen approchait. Par dépit, elle laissa ses cheveux lâches pour qu’ils couvrent un peu la marque et se changea rapidement avant de se diriger vers la fameuse crypte qu’elle avait repéré. Le plus difficile fut d’atteindre le couloir sans trop attiré l’attention car le hall était toujours rempli mais parfois, elle arrivait à se faire discrète. Sans se donner la peine d’allumer les torches, elle descendit donc les marches jusqu’à ce qu’il fasse trop noir pour y voir et qu’elle soit obligée de faire apparaître un feu dans sa mains en guise de lumière.

Manifestement, elle était la première arrivée, aussi s’installa-t-elle nonchalamment dans un coin, s’asseyant sur le bord d’une table en attendant l’arrivé de Cullen.

On pourrait croire que Mellissandre se serait sentie mal à l’aise de rester seule dans une crypte si lugubre mais en réalité elle s’y sentait plutôt bien. Le côté ésotérique des mosaïques à peine entamées lui rappelait la cave de Shandra, là où elle avait pratiqué le rituel pour son sort de beauté mystique. Ne manquait plus qu’un autel ornée de rigoles pour laisser couler le sang et elle se serait cru là-bas. Rien à voir avec chez elle d’ailleurs, il ne fallait pas croire : toutes les cryptes démoniaques ne sont pas sépulcrales et ténébreuses, il fallait juste éviter la moquette ou autre matériaux salissants.

Heureusement, son attente ne fut pas longue et elle entendit rapidement des bruits de pas résonnés qui se conclurent par l’apparition de Cullen que l’obscurité mettait manifestement mal à l’aise. La première chose qu’il lui dit fut d’ailleurs une critique sur son choix de lieu.

Toujours assise sur sa table, Mellissandre haussa les épaules.

« C’est vrai que j’aurais aimé que notre premier rendez-vous galant soit plus romantique », rétorqua-t-elle avec sa voix chantante de séductrice. Quoi ? Ils étaient en privé, elle avait bien le droit d’en profiter pour le taquiner un peu quand même ! Déjà qu’elle était à la diète car elle ne pourrait plus le faire en public…

« Mais si on est vu ensemble ça serait catastrophique et vos hommes sont trop efficaces Commandant, je n’ai pas pu trouver à un autre endroit où l’on pourrait bavarder en privé sans que quelqu’un soit susceptible de nous apercevoir », expliqua-t-elle ensuite avec un long soupir, attentive à une quelconque réponse. Si d’aventure lui prenait l’envie de révéler une autre zone d’ombre…

Elle voulait immédiatement entrer dans le vif du sujet, mais manifestement Cullen était resté focalisé sur son ecchymose, s’excusant sincèrement d’y avoir été si fort. Mellissandre qui avait presque oublié porta instinctivement ses doigts dessus, dans un désir évident de la cacher. Elle ne savait ce qui était le pire, qu’il ait l’air si innocemment désolé ou que la marque soit si moche que cela provoque cet excès de culpabilité. La beauté, c’est la seule chose qu’elle possédait personnellement et encore, sa beauté était tronquée. Si on lui enlevait ça, que lui restait-il ? Rien, juste le vide abyssale de son âme avec lequel elle n’aimait pas y être confrontée.

« Ce n’est rien, je vous l’ai demandé et ça ne me fait pas mal », répondit-elle sobrement en lui lançant un sourire apaisant, hésitant toutefois à retirer ses doigts. Il était clair qu’elle était mal à l’aise sur le sujet, mais sa fermeté était encore une fois indéniable, elle n’allait clairement pas s’apitoyer sur son sort. Naturellement, elle se redressa et se déplaça un peu en faisant les cents pas, lui offrant ainsi son meilleur profil. Elle aurait eu l’air stupide sinon à rester avec sa main posée sur sa joue comme une statue antique.

Curieusement, il lui demanda ensuite si elle avait anticipé qu’il serait si en colère et elle sentit de nouveau une certaine contrariété remuée en elle. Non, elle n’avait pas prévu qu’il serait fâché à ce point. Choqué oui, légèrement offusqué également mais il savait que c’était un plan…

« Oui, c’était le but que vous soyez surpris, sinon je vous aurais prévenu », admit-elle en levant les yeux au ciel comme s’il s’agissait d’une évidence. « Mais honnêtement que je ne m’attendais pas à tant de colère... », admit-elle sans parvenir à effacer totalement l’amertume dans sa voix. « C’était si désagréable que ça ? », le taquina-t-elle enfin avec un sourire malicieux alors qu’elle se rapprochait légèrement de lui, comme pour le menacer d’offrir un échantillon, après avoir soigneusement chassé les relents de mélancolie de son ton. Mais, derrière la provocation, il y avait bel et bien une vrai question même si elle ne se l’avouait pas.

« Enfin, désolée de vous avoir imposer une telle infamie », conclu-t-elle avec une ironie mordante qui pouvait facilement être interprété comme une moquerie à son encontre, autant que comme un signe qu’elle était un peu vexée. Ce baiser ne signifiait rien pour elle, d’ailleurs, il avait été si éphémère que c’était presque ridicule de parler de baiser. Mais savoir que cela avait été horrible au point de traumatiser son partenaire c’était tout de même peu agréable. Surtout qu’à bien y réfléchir, à part ce fils de magister un peu trop entreprenant elle n’en avait pas eu tant que ça de baisers, et elle ne se plaignait pas, elle.

Opinant alors qu’il réclamait la raison de sa présence ici, elle redevint sérieuse et impassible. Ayant soudain des allures de général face à son haut commandement, se préparant pour la bataille à venir. Elle n’allait pas supporter tous les quolibets pour que tout soit ruiner par une maladresse.

« Oui », acquiesça-t-elle. « Sans vouloir vous vexer vous n’êtes pas aussi bien roder que moi sur ce genre de chose, alors je me suis dis que je pouvais prodiguer quelques conseils... », expliqua-t-elle toujours aussi concentrée que lorsqu’elle lui avait parlé des différentes façons d’endiguer une rumeur, se rapprochant inconsciemment de lui. « Pour commencer, je vais devoir vous ignorer pendant un moment, votre sourire radieux va me manquer mais ça serait louche autrement », expliqua-t-elle glissant le compliment avec légèreté, désireuse de détendre un peu l’atmosphère. « Vous pouvez demander de mes nouvelles, c’est même mieux - par culpabilité - mais une seule fois seulement », conseilla-t-elle les yeux à moitié fermé alors qu’elle faisait mentalement la liste de toutes les remarques auxquels elle avait songé.

« Il va y avoir des commentaires vraiment très… désagréable à mon égard, même si certains vous choque, vous ne devez certainement pas me défendre, mais pas les approuver non plus. De toute façon, même si vous me détestez, vous être bien trop preux chevalier pour vous avilir à ce genre de médisance n’est-ce pas ? », nota-t-elle ensuite avec un sourire angélique, manifestement peu effrayé à l’idée de subir des moqueries.

En fait, vu comme il n’en avait fait qu’à sa tête, elle n’était pas sûr que ce petit discours serve à quelque chose. Mais au moins, s’il avivait les soupçons, elle pourrait le regarder avec un air réprobateur et dire : ‘je vous avez prévenu pourtant !’, donc elle avait tout à y gagner. Ce qu’elle voulait lui montrer, c’est que dans la factice guerre froide qu’elle instaurait, il ne fallait pas surjouer. L’erreur des débutants était d’être beaucoup trop méchant envers l’autre, au point que cela paraisse étrange.

« Voilà, il me semble que j’ai fais le tour, des questions Commandant ? », conclu-t-elle sur un ton de professeur achevant son cours magistral.

Toutefois, alors qu’il répondait, un bruit attira son attention et instinctivement elle lui coupa la parole en posant sa main sur sa bouche. Décidément, elle était souvent en contact avec ses lèvres aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, elle était sérieuse en disant qu’en aucun cas ils ne devaient être vu ensemble, encore moins dans une crypte sombre, seul au milieu de la nuit. Là, impossible de faire plus suspect à moins de maquiller ça en tentative de meurtre. Maintenant que le silence était établi, elle libéra Cullen qui devait être conscient de la situation. On entendait clairement des bruits de pas venant des escaliers – la seule issue de la pièce – accompagné de chuchotements.

Se mordant la lèvre, Mellissandre qui était persuadé qu’il n’y avait jamais de patrouille par ici, lui fit signe de rester silencieux même s’il s’en doutait sûrement. Après un bref coup d’oeil dans la salle, elle agita les doigts pour éteindre les deux torches avec une étreinte de l’hiver et le guida à pas de loup derrière une pile de caisse, l’espace étant forcément trop étroit pour accueillir dignement deux adultes mais à défaut, ils devraient s’en contenter.

Clairement, ils n’avaient pas le temps de tergiverser et elle fit disparaître la flamme dans sa main à peine quelques secondes avant que les individus ne débarquent. De toute façon, ils n’en avaient a priori pas pour longtemps. Et puis comme ça, au cas où il ne l’avait pas remarqué, il ne manquerait pas de constater qu’elle avait changé son parfum pour une fragrance plus douce. Verveine citron pour être exact, ça l’occuperait le temps que les gardes finissent leur ronde…

Sauf que, au rire doucereux qui raisonna suivit de quelques remarques aguicheuses et plaintes peu convaincu sur la dangerosité de leur actions. Mellissandre comprit que ce n’était pas des gardes qui étaient descendus dans la crypte. Non, c’était un jeune couple qui avait eu la formidable idée de trouver un endroit tranquille pour batifoler en paix sans être vu ensemble. Pourquoi, cela restait un mystère, mais à vrai dire elle n’avait pas particulièrement envie de le savoir. Surtout depuis qu’elle reconsidérait la situation. Combien de temps avaient-ils prévu de rester ? Et puis, rien qu’à les entendre se bécoter elle oscillait entre l’agacement et la gène la plus total et encore elle n’avait que le son, pas l’image. Par le Créateur, elle allait avoir une attaque s’ils allaient plus loin et vu leurs roucoulements c’était fort probable. Certain même. Pourquoi fallait-il, qu’elle se retrouve systématiquement dans la situation la plus embarrassante possible ? C’était quoi ce sens de l’humour divin complètement douteux ?! Et encore, elle ne pouvait pas imaginer une seule seconde le calvaire de ce pauvre Cullen, elle n’était pas au courant des migraines qu’elle lui provoquait.

La faible lueur des torches des tourtereaux projetait à peine de larges ombres en leur direction, la lumière était trop faible pour qu’elle puisse discerner Cullen mais grâce à son souffle, non loin de son oreille, elle savait exactement où il était. Même s’il ne pouvait pas la voir, elle tourna légèrement la tête pour lui jeter un regard implorant. Là, elle était à court d’imagination.

« Vous aviez raison, c’était une très mauvaise idée », chuchota-t-elle avec un certain désespoir, se flagellant avant qu’il n’ait le temps de le faire, de lui dire ce fameux ‘je vous l’avez dit’ qu’elle n’avait pas envie d’entendre. Pour une fois, elle était diablement sérieuse, l’atmosphère était beaucoup trop troublante pour qu’elle ait envie de faire des remarques salaces. Entre la proximité du Commandant et les deux amoureux qui s’embrassaient passionnément en gloussant elle avait déjà son compte. Finalement, heureusement qu’il n’y avait pas de lumière, sinon la teinte de ses joues aurait été particulièrement flagrante.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mer 16 Aoû - 2:27

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Commandant,
Puissions-nous avoir une entrevue rapidement, concernant nos patrouilleurs sur le terrain. Certains campements ont besoin de soldats immédiatement. - Wisk  
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Cullen gardait un air curieux alors qu’elle lui expliqua que la surprise était justement son plan d’attaque. Elle était donc si fourbe… Elle ferait tout pour parvenir à ses fins, même mettre en péril son image, et cela le laissait quelque peu surprit. Cette jeune femme qui lui clamait haut et fort en début de journée qu’elle tenait à sa dignité, la voilà qui bafouait des paroles en l’air.

« - Mais honnêtement que je ne m’attendais pas à autant de colère… »
« - J’ai mes raisons, vous avez les autres. Mais peu importe ce qui est fait est fait. »


Il lui tourna le dos pour contempler une armoire posée au fond de la pièce contenant une lignée de poteries de diverses tailles, toutes en terre cuite.

« - C’était si désagréable que ça ? »

Suite à cette remarque il entendit les pas de la jeune femme s’approcher de lui, qu’il stoppa net en levant le bras pour l’empêcher d’avancer d’avantage. Il regarda par-dessus son épaule curieux de voir si elle était sincère ou pas.

« - Je ne sais même pas si je peux être sincère avec vous. Vous êtes une mage du sang, vile et manipulatrice. Et vous vous attendez que je me livre aussi facilement pour vos beaux yeux ? »

Il se mit à rire sournoisement tant cela le laissait dans tous ses états. S’il avait apprécié le baiser il n’avait absolument pas réfléchi, la situation le laissant peu d’intérêt à le faire. Il n’y voyait aucun intérêt à apprécier quelque chose d’aussi faux.

« - Enfin, désolée de vous avoir imposé une telle infamie »

Il grinça des dents rien que de l’écouter… Il voulait bien être gentil avec elle mais il ne fallait pas pousser le bouchon, et encore moins quand elle faisait mine de présenter des excuses. C’était plus d’un ton moqueur qu’autre chose.

Puis, suite à sa demande, elle acquiesça, car elle lui avait donné rendez-vous pour une raison en particulier.

« - Sans vouloir vous vexer vous n’êtes pas aussi bien rodé que moi sur ce genre de chose, alors je me suis dis que je pouvais prodiguer quelques conseils… »
« - ‘’quelques….conseils’’… ? »


Mais de quoi parlait-elle ? Des conseils que quelle genre de choses ?

« - Pour commencer, je vais devoir vous ignorer pendant un moment, votre sourire radieux va me manquer mais ça serait louche autrement »
« - Vous n’avez même pas besoin de me le demander, c’est avec grand plaisir que j’accepte»


Il était dur dans le ton de sa voix, agacé par Mellissandre. Ses pupilles jonglant dans les siens comme pour la menacer.


« - Vous pouvez demander de mes nouvelles, c’est même mieux – par culpabilité – mais une seule fois seulement »
« - Vous le souhaiteriez bien, n’est-ce pas ? »
« - Il va y avoir des commentaires vraiment très… désagréable à mon égard, même si certains vous choque, vous ne devez certainement pas me défendre, mais pas les approuver non plus. De toute façon, même si vous me détestez, vous être bien trop preux chevalier pour vous avilir à ce genre de médisance n’est-ce pas ? »
« - Ce serait mal me connaître. Je pourrais vous noircir la seconde joue, qui sait ?»


A quoi bon vouloir être honnête si pour au final se retrouver devant le reflet de cette femme ? Il avait beau vouloir lui donner une seconde chance, parfois même trop, il se rendait compte que finalement il devait garder ses distances avec elle et n’entretenir qu’une relation cordiale pour le bien de l’inquisition. Par Andrasté, il détestait de plus en plus les nobles.

« - Voilà, il me semble que j’ai fais le tour des questions Commandant ? »
« - De vos remarques ! Car voyez-vous…. !? »


Il entendit des pas, deux paires de jambes … Ils approchaient des sous-sols, descendirent les escaliers qui se trouvaient engouffrés au fond du couloir. Il avait perçu les bruits en même temps que Mellissandre, mais elle avait réagit bien avant lui. En quelques secondes elle avait posé une main ferme sur sa bouche pour l’empêcher de continuer son récit.

Il ne dit rien, gardant un œil sur les escaliers, puis chercha dans la pièce un endroit où se cacher. Il était extrêmement improbable que des gardes patrouillaient ici, cet endroit était une remise et ne faisait partie d’aucun circuit de patrouille, à l’exception du matin. Quoi qu’il en était, il fallait se cacher, ce passage ne serait sûrement pas long. Mellissandre attirait son attention vers une pile de caisse au fond de la pièce, alors qu’elle éteignait les torches et éclaira brièvement avec sa magie.

Elle s’y glissa la première, et Cullen n’eut aucun scrupule à se jeter contre elle pour pouvoir s’y placer également, l’espace était très étroit. A condition qu’ils étaient silencieux, personne ne pouvait les voir dans le noir complet.

« - Ce ne sont pas des gardes, leur tour de garde n’est pas… »

Il se tut subitement quand un couple arriva sur les lieux, visiblement pour échapper au regard d’autrui sur eux. Ingénieux, peu de personnes connaissaient les sous-sols aussi bien que ceux qui y passaient pour entreposer diverses choses. Il devait s’agir de servants, de sexe masculins tous les deux au son de leur voix. Ils arrivaient les deux avec une torche pour espérer voir quelque chose et empêcher de s’encoubler dans les escaliers.

« - Allez viens c’est par ici ! »
« - Es-tu sûr que personne ne nous trouvera ici ? »
« - Ne t’en fais pas je ne pense même pas que l’inquisiteur et ses généraux connaissent cette pièce. »


Cullen roula les yeux alors qu’il s’éloignait un peu de Mellissandre, constatant que son corps était collé contre elle. Il tenta de garder son calme, pas évident quand le fait de se retrouver sans issu dans un sous-sol lui rappelait la tour du cercle… Ce n’était absolument pas le moment. Mais l’ambiance était vraiment très lourde…

« - Vous aviez raison, c’était une très mauvaise idée »
« - J’ai toujours raison, Dame Alirius »


Mellissandre semblait dos au mur, au sens propre du terme cette fois, ne sachant pas vraiment comment réagir cette fois. En effet, si ces gens les voyaient ensemble alors tout le mal qu’ils s’étaient donnés au début de la journée n’aurait servi à rien.

Soudain, ne sachant pas si cela était dû à sa colère refoulée ou a son malaise habituel, mais il se senti prit de vertiges, si bien qu’il décida de s’asseoir à même le sol en tendant de faire le moins de bruit possible.

« - Par le créateur... »

Ce n’était pas le moment le plus approprié pour avoir une crise maintenant… Et Mellissandre ne tarda pas à percevoir son mal-être qu’il tentait tant bien que mal de dissimuler. Malheureusement, même dans le noir, sa respiration saccadait, et ses membres se mirent doucement à trembler.

Le couple ne se rendait pas compte alors qu’ils commencèrent leurs ébats, trop occupés à s’éprendre l’un de l’autre.

Il regarda quelques mètres à côté d’eux se trouvait se fameux armoire pleine de poteries. Pour lui c’était la meilleure solution, il se saisit du premier qui était de taille médiocre, puis le balança contre le mur proche des escaliers où il se fracassa dans un bruit épouvantable.

« - T-tu as entendu… ?! »
« - Quel était cet étrange bruit… ?!? »


L’un s’approcha des escaliers, tremblant de peur et marcha par mépris sur un bout de poterie brisée qui lui ouvrit le pied.

« - Oh merde ! »
« - Tu t’es fais mal ?! »
« - J’ai marché sur quelque chose de coupant… Et ça saigne beaucoup ! »
« - Allons voir la ménestrel, elle pourra te soigner. »
« - Mais… Ce bruit de fracas n’est pas tombé tout seul…»


Cullen regardait dans la direction du bruit avec agacement alors qu’il tenait un autre pot dans la main. Il le balança contre le mur, à quelques mètres de ces deux idiots pour les faire fuir, ce qui se produit.

Alors que les deux amants détalèrent comme des lapins, Cullen ne tarda pas à se relever quand les bruits cessèrent, pour prendre appuis sur ces caisses. Autant que la rumeur que cette cave soit hantée se répande, ce serait mieux pour tout le monde.. Décidément il n’en finirait jamais… Il ne pensait pas à envoyer une vanne à Mellissandre son esprit était ailleurs. Et si elle s’avisait à s’approcher de lui il ferait tout pour la tenir à distance. Après tout, la mage du sang ne devait le toucher sous aucun prétexte. Il lui donna quand même un avertissement ceci-dit.

« - Ne vous avisez pas à me toucher, est-ce bien clair !? »

Elle savait bien que ce n’était pas la présence du couple, mais que c’était un tout autre mal. D’un côté cela paraissait évident même : il tremblait comme une feuille. Il restait silencieux à essayer de contrôler sa respiration, sa main lui massant la tempe.

" - Pff... Ce n'est vraiment pas le moment.."

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Mer 16 Aoû - 12:11

Immobile, tentant de rester le plus silencieuse possible, Mellissandre roula des yeux quand le Commandant déclara qu’il avait toujours raison. C’était de bonne guerre mais en attendant ils étaient coincés là, dans une position inconfortable avec des bruits forts éloquents à quelques mètres d’eux. Embarrassée, Mellissandre tentait de rester concentrée en triturant une de ses mèches de cheveux, l’entortillant autour d’un de ses doigts. Ce n’est pas comme si elle n’était pas parfaitement au courant des plaisirs de la chair mais entre la théorie et la pratique, il y avait un fossé de gênes et de malaise. Surtout quand on était collé contre un homme à ce moment précis.

D’ailleurs, Cullen non plus n’avait par l’air bien. Sa respiration était devenu saccadé et elle le sentait trembler. Au début, elle avait cru que c’était de l’embarras, mais c’était tout de même un peu excessif. Même si elle même avait l’impression qu’elle allait défaillir alors que les amants batifolaient de plus belle, elle n’était pas si mal en point.

Toutefois, malgré son état, Cullen avait de la suite dans les idées. Alors qu’elle allait suggérait d’éteindre la torche des tourtereaux pour filer à l’anglaise, il se redressa juste assez pour attraper une poterie qu’il lança dans leur direction.

Assez logiquement, la réaction fut immédiate et ils cessèrent leur ébat pour s’enquérir du bruit : après tout, on ne badine pas avec ce genre de choses dans une crypte lugubre. L’un deux se blessa et ils détalèrent rapidement, les laissant seul dans l’obscurité.

Soupirant de soulagement, Mellissandre fit naître une flamme entre ses doigts pour les éclairer alors qu’ils s’extirpaient de leur cachette.

« Décidément, on est vraiment malchanceux », plaisanta-t-elle avec la sensation d’avoir vécu une petite victoire malgré tout. Toutefois, son humeur déchanta rapidement alors que le Commandant s’appuyer difficilement contre un mur.

Cullen était malade, c’était évident. Il restait prostré à se masser les tempes, son corps tremblait et il avait l’air brûlant. Encore loin d’imaginer qu’elle puisse être responsable de son état, Mellissandre trouva tout de même curieux que des symptômes aussi violents soient apparus aussi vites.

« Cullen, est-ce que ça va ? Je ne suis pas mage du soin mais... », commença-t-elle en faisant mine de s’approcher pour s’enquérir de son état et l’aider, mais il la rembarra violemment lui interdisant avec véhémence de la toucher.

Mellissandre se figea sur place, stoppant net son mouvement alors qu’elle le regardait d’abord choqué puis en colère. Peut-être un peu frustré aussi. Pour elle s’était évident que soit il la détestait, soit il se méfiait trop d’elle et cela avait quelque chose de dépitant après tout ce qu’elle avait fait.  Enrageant mais pas forcément surprenant. Lui révéler une partie de ses cartes était un risque à courir, il fallait croire qu’elle s’y prenait mal avec lui depuis le début.

« Je vois »
, répondit-elle après un long moment de silence sur un ton glacial. S’il ne voulait pas de son secours, elle n’allait pas le forcer tout de même. Cela ne devait pas être si grave que ça s’il se permettait de refuser son aide.

D’un certain point de vu, il avait tout à fait raison. Là, seul dans cet crypte, c’était une bel occasion que de décapiter une tête pensante de l’Inquisition. Surtout s’il était réellement mal en point. Mais c’était trop risqué. Cela pouvait être un piège, et même si cela ne l’était pas, le Commandant n’était pas hommes à sous-estimer. Il pouvait tenir assez longtemps pour alerter quelqu’un.

Comme si elle émergée d’un long rêve, Mellissandre se remit en mouvement, mais elle évita soigneusement le Commandement conformément à son souhait. Marchant d’un pas altier jusqu’au escalier sans ce soucier des débris de poterie.

« J’imagine que je suis juste une vicieuse noble tévintide mage du sang pétrie de mauvaises intentions à votre égard », déclara-t-elle particulièrement acide sans le regarder, ne se retournant que pour conclure la fin de ce qui aurait pu devenir un dicton. « … et que vous êtes juste un Sudiste ingrat et revêche », conclu-t-elle avec l’ombre d’un sourire sarcastique. Quitte à être ramené à une somme de préjugés, c’était valable pour lui aussi. Il incarnait à la perfection tout ce que l’Empire reprochait au reste du monde. Ah, elle était belle la force multinationale, unie et solidaire de l’Inquisition.

Manifestement, avoir sacrifié son orgueil et une partie de son honneur pour lui ne signifiait rien à ses yeux, soit. Tant pis. Il était tant de reprendre à zéro. Quoi que… elle était sûr que le divertissement de ses petites piques allait lui manquait, quoi qu’il en dise.

« Soignez-vous bien Commandant Cullen », acheva-t-elle d’une voix étonnamment douce et sincère en utilisant la flamme dans sa main pour allumer une torche et ne pas le laisser dans le noir le plus complet alors qu’elle commençait à remonter les escaliers.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen] Jeu 17 Aoû - 0:26

Missive 5
Commandant,
Puissions-nous avoir une entrevue rapidement, concernant nos patrouilleurs sur le terrain. Certains campements ont besoin de soldats immédiatement. - Wisk  
Une ou deux affaires



Ce n’était pas évident de cacher son malaise à Mellissandre qui avait l’air pendant quelques instants de s’en inquiéter. Mais pour Cullen ce n’était une façade et rien d’autre.

Elle venait de lui proposer de l’aide, mais sachant ce qui en était il refusa catégoriquement en se montrant mauvais et irritable. D’un autre côté entre affronter ses démons et supporter une douleur qui devenait de plus en plus atroce au fil des jours, il n’en avait que faire des formalités.

Il était certain d’une chose : Qu’il ne ferait pas confiance aux mages du sang, et qu’il allait jamais quérir leur aide. Chaque sort requiert un sacrifice et déjà qu’il avait faillit perdre la raison, il n’allait pas perdre sa dignité ainsi.

Il regarda alors la jeune femme tracer la pièce jusqu’à s’arrêter au commencement des marches qui remontaient vers l’extérieur. Cullen redressa son regard sur elle sans dire mot.

«  - J’imagine que je suis juste une vicieuse noble tévintide mage du sang pétrie de mauvaises intentions à votre égard »

Elle se retourna, lui lançant le plus terrible des regards noirs ce qu’il ne tarda pas à lui rendre en retour, se redressant avec peine et manquant de peu de trébucher.

«  - …et que vous êtes juste un Sudiste ingrat et revêche. »

Suite à ces paroles, elle avait quand même songé à rallumer une torche pour ne pas qu’il termine dans le noir à nouveau.

«  - Soignez-vous bien Commandant Cullen »

Puis elle s’en alla, laissant ses pas résonner à son passage, jusqu’à s’étouffer bien plus loin. Quand le calme revint, le Commandant qui se retrouvait désormais seul éclairé par cette petite torche.

Il attendit quelques instants, histoire de laisser à son corps de se calmer, du moins un peu, avant de faire quelques pas en avant en repensant à ce que la jeune femme venait de lui dire. Cela résonnait dans sa tête depuis lors, et le rendait fou.

Pour se défouler, il se saisi du bord de l’étagère et la renversa sur le sol, en hurlant de colère, faisant éclater toutes les poteries qui y étaient entreposées. Le tout se brisa dans un fracas épouvantable et résonna jusque loin dans les sous-sols. Il regarda le résultat, en se calmant peu à peu, puis alla se saisir de la torche encore allumée avant de disparaître.

«  - Une erreur, une seule, et je serai sans pitié.. ! »

-- FIN DU RP

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[Terminé] Une ou deux affaires [PV : Cullen]

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