PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Ven 11 Aoû - 14:48
Dissonances en terre des ombresVartan & Achilles Weisshaupt. Une forteresse qui impose tant de respect dans l'ordonnance de vos propos. Des murs chargés d'une histoire ayant vu les événements les plus atroces, mais aussi les plus changeants pour notre histoire commune. J'ai pensé me retrouver en cet endroit, le coeur chargé d'une admiration peu commune; et malheureusement, je ne suis que déception et perplexité. Autrefois prompt à accueillir les plus grands combattants, les Gardes des Ombres, et élever des griffons, il ne reste que vestiges d'étables et une centaine de soldats couvrant la teinte en leur sang. Je n'ai d'ailleurs pu voir le Premier Garde. On le dit plus capable à remplir ses poches et lier des alliances de convenance qu'à faire face au vrai problème qui tenaille en ce moment notre monde : Corypheus. Cela ne fait que la troisième fois que je mande une audience, faisant les cent pas et apprenant auprès des quelques mages présents, même si cela n'est évident de partager quelques connaissances avec eux. Je les vois se regarder à chaque fois, certains se montrant d'ailleurs bien trop perturbés pour dormir d'un sommeil réparateur. Je me pose des questions. Eux aussi. J'ai ouï dire que certains gardes disparaissent lors d'un de nos repas communs. Discutant du problème avec mes hommes, nous en sommes venus à la même conclusion : Corypheus a dû étendre son faux appel jusque dans les Anderfels. Rien de bon en somme, car cela veut dire que certains des gardes présents ont pu être affectés.

Je tente à nouveau de quérir audience auprès du Premier Garde. On me repousse une nouvelle fois au pas de la porte. Je n'en peux plus de cette attitude. À tel point que je perds depuis bien longtemps mon sang froid. Et c'est la porte qui en fait les frais. Crispé de rage, qui avec maint plaisir remplace l'agacement, je frappe de ma main encore valide le bois à tel point que l'immense structure se met à trembler. Très bien. Je trouverai un autre moyen de les alerter de la situation et qu'Andrasté, ainsi que mon Prince, me pardonnent cet écart fait précédemment. Je trouverai un moyen d'obtenir des informations pour la cause qui nous anime : la paix de Thédas. Soudain, je remarque que je n'étais pas seul. Des Féreldiens, au vu de leur accent me fixent d'un air ahuri et je vois aussi apparaître du même coup la personne qui lors de ma frappe se trouvait à quelques mètre de ma personne. Un elfe au visage fin, comme tous les elfes. Des longs cheveux noirs dont une partie rasée sur le côté que j'ai à pleine vue. Je relâche la pression de mon poing contre la porte et me masse le poignet, reprenant contenance rapidement. Mon sourire se fait fin, autant que ma voix grave; dans un soucis d'apparentes galanteries.
"Si vous cherchez à mander audience concernant le problème incommodant en ce moment des disparitions dans vos rangs messieurs, j'ai le regret de vous annoncer que le Premier Garde refuse d'entamer une quelconque négociation. Bonne journée."
Je m'incline prestement, ne cessant de fixer cet elfe au regard froid dont je sens émaner la magie. De ma hauteur, je peux facilement le jauger, vu qu'il n'arrive qu'à la hauteur de mon buste. Mais je ne m'accorde pas plus de perte de temps, partant déjà d'un pas ferme vers les baraquements.

◊ ◊ ◊

"Melendor. Fais préparer les pur sang féreldiens. Nous partons dès cet après-midi.
- Bien, Chevalier Enchanteur."
J'ai peine à croire que mon temps ici s'est révélé aussi peu infructueux. Lors d'une précédente audience qui remonte à quelques mois de cela, j'ai pu remarquer que ce dirigeant n'a de dirigeant que le nom. Sans doute cherche-t-il à garder une certaine pérennité de l'image de l'ordre avec ces recherches d'argent. Ou bien manquent-ils de sang d'engeance. Dans tous les cas, ils s'enlisent dans des eaux qui ne devraient guère convenir à un ordre aussi estimé. Je suis à présent dans la cour du fort. Cette fois, je m'entraîne en cette matinée seul, les quelques gardes présents ne sont que guerriers et archers. Je m'attelle donc à prendre place sur l'aire d'entraînement et me place pour effectuer ce que certains appellent des pompes pendant au moins vingt séries de quatre vingt. La sueur perle sur mon front et ma nuque dégagée grâce à ma queue de cheval, ainsi que sur mon torse nu. Il faut que j'extériorise toute cette énergie à bon escient, avant un bon bain.
"Sieur Blakemore.
- Vous venez pour prendre part à l'échauffement Melendor ? De coutume vous êtes plutôt du soir.
- Mes nuits s'en sont malheureusement retrouvées compromises. Permettez ?"
Le dénommé Melendor, jeune templier depuis peu affecté au Cercle d'Antiva est le genre trapu, mais pas non plus recourbé sur lui-même comme bon nombre de recrues. Il n'apprécie guère les démons, mais son premier tué ne l'a pas traumatisé, à la différence de certains autres hommes se gargarisant d'être des modèles de courage. Nous voilà donc maintenant ensemble à travailler les muscles de notre ventre, en échangeant pendant de longues minutes quand faire se peut sur notre départ prochain. Trois autres des templiers accompagnants puis les six mercenaires recrutés viennent à leur tour s'engager, galvanisé sûrement par notre enthousiasme. Melendor s'arrête au bout d'une demi heure alors que je continue d'assouplir mes muscles dans le maniement de mon bâton de magie.
"N'existe-t-il pas un moment où vous vous autoriser à souffler ?
- Peut-être ... tout à l'heure. Ou bien demain. Qui sait ... Si mon destin ... est de me retrouver fatigué aujourd'hui, alors .... je me poserai pas dans un lit confortable. Sinon, je resterai debout. Les deux options ... forment mon destin donc ...."
Je lance sans attendre une pique de glace qui alors transperce le vent dans un sifflement aigu et vient au final se ficher au centre de la cible.
"... je n'irai pas me reposer dans ce lit, Melendor ..."
- Je ... vois."
Le jeune templier reste un moment confus concernant mes paroles tandis que je continue à former à l'aide de ma magie d'autres pics. Pour enfin finir par générer une lame par la seule force de mon esprit. Je le vois un moment détourner son attention vers une autre personne, extérieure à notre groupe, sûrement.
"Sieur ... je crois que cet ... homme ... veut vous parler.
- Qu'il parle. Je suis tout ouïe."
La lame est à présent épée dans ma main. Les soubresauts de sa magie se font entendre avant de disparaître comme ils sont venus. De nouveau, je la matérialise et l'empoigne plus fermement pour commencer quelques mouvements, tout en gardant une oreille attentive envers mon nouvel interlocuteur.

© 2981 12289 0
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum