— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
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Le mal du pays [PV : Dorian]

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MessageSujet: Le mal du pays [PV : Dorian] Mer 9 Aoû - 1:35

Fort Celeste. Un bastion imprenable qui côtoyait le ciel. Une vue grandiose qui n’avait d’égal que la fraîcheur des lieux. Encore peu habitué au climat, Mellissandre devait tout de même reconnaître que la bâtisse était moins rustique qu’elle ne l’avait imaginé. Pour couronner le tout, dame Joséphine la considérant comme un dignitaire important, lui avait donné une chambre tout à fait convenable qui lui offrait un peu d’intimité, et surtout de calme loin de la populace sans manière du Sud. S’il n’en avait tenu qu’à elle, elle serait donc restée enfermée dans ses quartiers mais elle ne pouvait pas se le permettre.

Après tout, elle n’était pas là en vacance, elle avait une mission, et cette mission nécessitait qu’elle fouille la forteresse de fond en comble, qu’elle découvre son fonctionnement, ses forces, ses faiblesses. Qu’elle laisse ses oreilles traînées pour attraper aux vols quelques informations cruciales entre les ragots. Qu’elle gagne la confiance des dirigeants également. Or, malgré tout ses efforts, Cullen était encore loin d’être conquis, sans parler de Ragnar qu’elle n’avait même pas approchée. Joséphine lui semblait un peu plus favorable, mais c’était une diplomate, c’était son rôle d’être souriante et aimable : toutes deux jouaient le même jeu, maintenant elle devait déterminer dans quelle mesure.

Toutefois, pour séduire le haut du panier, elle savait bien qu’elle ne pouvait pas se contenter de battre des cils. S’est en s’arrogeant le respect des sous-fifres qu’elle pourrait bénéficier d’une bonne publicité à leurs oreilles et apaiser la méfiance justifiée à son égard.

Charmante, elle s’était donc construit un personnage ambigu qu’elle voulait volontairement imparfait. Audacieuse, altière, parfois un peu condescendante à l’image des siens. Elle ne pouvait pas se permettre de trop déroger à l’image d’Épinal que les individus avaient des tévintides, tout en corrigeant les points les plus noirs. Un sourire délicat, des gestes doux, des plaisanteries et une avidité d’aidé. C’est ainsi qu’elle se construisait petit à petit une réputation au-delà des regards fascinés et débordant de désir qu’on lui portait.

C’est après un énième service rendu à une quelconque mage, que Mellissandre décida enfin de s’accorder un peu de temps pour elle. Cela faisait un moment qu’elle voulait consulter la bibliothèque de Fort Celeste et c’est pour ça qu’elle se dirigea là-bas, un peu distraite.

On lui avait mentionné en plaisantant un « bibliothécaire », un homme qui disait-on passait sa vie entre les étagères au point que certains le soupçonnait de dormir là-bas. C’est donc tout naturellement que la jeune femme s’approcha de l’homme qui fouinait dans les livres, lui tournant le dos. Pourquoi s’embêter à chercher si quelqu’un savait déjà. Et puis, c’était l’occasion de faire connaissance…

« Bonjour, je me demandais, est-ce que vous savez s’il y a des livres sur Tevinter ? », demanda-t-elle le plus poliment du monde, sa voix fleurit raisonnant comme du miel entre les étagères. Charmante, elle savait l’être jusqu’au bout des ongles.

Elle était curieuse de voir l’image que renvoyait son pays dans le Sud, de voir si sa famille y été mentionné. Cela n’avait rien à voir avec sa mission, mais elle avait songé que c’était une bonne première recherche pour se mettre dans le bain.

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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Jeu 10 Aoû - 21:26

Fort-Céleste, chapitre 2Ft. Mellissandre Alirius
Le mal du pays
« Et là, sans crier gare, le Tal-Vashoff se saisit de ses deux épées et se rua sur son ennemie tel un bélier en colère. Son coéquipier était au plus mal, gisant sur le sol ainsi ensanglanté. Il avait raison, la méfiance aurait dû être leur arme première face à cette apostate. Le grand cornu avait considéré que la tolérance serait plus raisonnable : il avait là bien tort… »

E-excusez-moi, ser Dorian ?


Le livre se referma dans un claquement sec, peut-être même trop. Son regard clair passa de son ouvrage à la jeune mage qui se tenait devant lui. Malgré son soupir interne quant au dérangement dans sa lecture, il lui adressa son sourire le plus cordial.

Vous cherchez quelque chose, messera ?


Ce n’était guère la première fois qu’il la voyait aujourd’hui entre ces quatre murs, l’air perdue au milieu de tant de savoir. Il lui fallut tout de même une bonne heure et deux autres tentatives pour venir lui parler : Dorian avait parié sur plus.

La jeune elfe dévia le regard vers le plancher, très gênée – évidemment –, et un sourire incontrôlable s’étalant maladroitement sur son visage bientôt cramoisi. Arquant malgré lui un sourcil perplexe, le mage Altus fut amusé de constater quelle impression il pouvait faire aux gens dans le fort : celle-ci était une première, il était si terrifiant ?

Eh bien, je .. je suis à la recherche d’un livre qui traite des bases de la magie. La bibliothèque est .. grande, et je ne sais tellement par où commencer…


Dans un élan presque divin, l’enchanteur se leva de son siège, son ouvrage posé sur la petite table qui le bordait. Perdu dans diverses réflexions, il se dirigea d’un pas lent vers les étagères à l’autre bout de la grande salle, tout en lui faisant vaguement signe de le suivre.

Ce n’était guère la première fois qu’on lui demandait ce type de renseignements, à croire qu’il détenait le savoir absolu quant au catalogue de la bibliothèque. D’un côté, c’était sans doute vrai. Certains venaient même à croire qu’il dormait là. C’eut arrivé une fois, la fatigue l’avait gagné malgré lui.

Je pense que vous trouverez votre bonheur ici, jeune fille. Avec l’arrivée des mages, certains livres se sont retrouvés dans cette étagère, et elle seule. Ne me remerciez pas.


En effet, tous les livres touchant de près ou de loin à la magie étaient entreposés au même endroit. Certains provenaient même de Pavus lui-même, n’ayant plus de place dans ses propres quartiers.

Alors que celui-ci était sur le point de tourner les talons, il décela de la confusion chez la jeune elfe. Elle restait fixée face à tout ce savoir condensé sur papier, la bouche ouverte, les yeux aussi grands que l’étagère qui semblait, sans rien faire pourtant, la submerger.

Laissez-moi deviner : même les magies basiques telles que le feu, la glace ou la foudre ne vous parlent absolument pas.

Heu… Q-que me recommandez-vous, ser Dorian ?

Cela dépend de ce que vous cherchez à apprendre, jeune fille.


Dorian eut cependant un rictus. Cela lui rappelait une toute autre vie, à Minrathie,…
Qu’il était soudainement bien loin de chez lui. Un drôle de pincement au cœur survint en son être. Caressant d’une main distraite les fines lignes de sa mâchoire, Dorian farfouilla dans les étagères à la recherche des bons livres pour une autant frêle novice.

Dites-moi messera, êtes-vous maladroite ?

Pas mal… oui…

D’accord, nous allons éviter celui-là, dans ce cas.


A ces mots, le nécromancien reposa un manuel sur la magie de la foudre à sa place, puis s’empara d’une échelle et en gravit les échelons, le nez déjà perdu dans le contenu de ce grand meuble en bois.

Je… ne suis pas si douée pour l’attaque, en fait.

Vous savez, si le soin vous intéresse, c’est plutôt une guérisseuse que vous devriez voir.

J-je sais, mais je .. ! Je veux apprendre par moi-même, n’y a-t-il rien qui porte sur le soin ?

Evidemment qu’il y en a, dans cette bibliothèque vous trouverez tout ce qu’il vous faut. Il y en a par là, attendez.


Il redescendit du tout avec trois livres sous le bras, qu’il tendit à l’elfette une fois face à elle. Celle-ci le remercia d’une petite courbette, un grand sourire lui traversant le visage. Ses joues étaient toujours aussi rosées. Cela eut le don d’embarrasser Dorian.

Votre nom, messera ?

M-Mireï Camie, Ser !

Eh bien, Mireï, bonne lecture. Si d’autres questions vous taraudent, vous saurez ou me trouver.

M-merci ser Dorian ! Je vous rendrai ces ouvrages dans les plus brefs délais !

Mais non, justement : prenez votre temps pour les lire et apprenez correctement et à votre rythme. Il faut toujours tout expliquer.


Tandis que la jeune fille se frotta la nuque en s’excusant et malgré son soupir exagérément bruyant, Dorian garda l’humeur légère. Mireï partit presque aussitôt à ses affaires – elle se courba une seconde fois avant. Pavus ne la regarda même pas quitter ses pattes, fouinant quelque peu dans les étagères. Certains ouvrages s’y étaient ajoutés depuis…

Bonjour, je me demandais, est-ce que vous savez s’il y a des livres sur Tevinter ?

Vous êtes déterminée, vous. Ce n’est en tout cas pas ici que vous en … trouverez.


Dorian marqua une bien étrange pause en plein milieu de ce qu’il disait sur un ton qui soulignait très fermement son agacement. Cet accent dans son parler lui était tout sauf étranger. Non. Sa discussion avec le commandant Rutherford lui revint en mémoire. Non. Le mage Altus se retourna lentement vers la jeune femme qui venait de l’aborder. Il y croisa ce même regard surpris.

Il n’avait pas osé, quand même.

Mellissandre Alirius.


Ainsi furent les deux seuls mots qui franchirent ses lèvres. Que pouvait-il bien ajouter de plus ? Une chose de certaine, Dorian ne s’y attendit absolument pas, et il était loin de cacher sa surprise. Donc, Cullen ne lui avait pas tout dit…

Un étrange malaise dut s’installer dans la grande salle qu’était la bibliothèque. Dorian se permit de noter dans un coin de sa tête d’être le plus infâme être de Thédas lors de sa prochaine confrontation verbale avec ce cher et tendre commandant au parfum désormais fleuri. Quel pleutre, de ne l’avoir averti d’un tel désastre.

Je ne pense pas que votre famille ait suffisamment de renomée pour que le sud s’intéresse à votre si palpitante histoire, si c’est ce que vous cherchez à savoir.


Bien évidemment, il recherchait par ce biais un moyen de se mettre plus à l’aise face à un tel imprévu, mais également s’en servait pour clairement l’avertir sur ses chances de l’approcher pour quelconque discutailles. C’était la meilleure : même hors de l’Empire, le voilà dans la même pièce que la fille Alirius. Décidément, lui gâcher la vie était le passe-temps favori du Créateur.

J’espère que vous appréciez l’aspect légèrement plus rustique du sud de Thédas, messera Alirius.


Le ton indiquait très fortement à son interlocutrice que ce n’était guère sous-entendu de bonnes intentions. Ah, le sarcasme, le seul vrai héros de Thédas.
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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Ven 11 Aoû - 0:01

Nonchalante, Mellissandre laissait traîner ses yeux sur les étagères, évaluant du regard la collection. La voix du bibliothécaire avait un petit quelque chose de familier mais elle était trop distraite pour y prendre garde avant qu’il ne coupe sa phrase en plein milieu. Surprise par ce temps de latence, la jeune femme posa son regard sur lui, curieuse de savoir ce qui n’allait pas.

Il y eu un moment de flottement tandis qu’il se retournait et sa glorieuse moustache aidant, elle le reconnue instantanément.

« Dorian Pavus. », répliqua-t-elle sur le même ton froid et fataliste que lui. Il n’y avait pas encore de dédains, juste une tragique constatation brodée d’une courtoisie innée de part leur naissances. Quand bien même ils se détestaient cordialement, les altus se saluaient entre eux, c’était une question de politesse élémentaire.

Un peu prise au dépourvue, elle resta silencieuse, cherchant ses mots pendant qu’il lançait les hostilités en dévalorisant sa famille. Contrairement à lui, Mellissandre savait qu’il était à Fort Céleste, le rencontrer à cet endroit précis était donc fort inattendu mais elle n’était pas aussi surprise que lui. A vrai dire, elle avait prévu de se renseigner un jour, quand sa position serait plus stable, car sa famille avait probablement beaucoup à gagner d’une information comme cela, mais elle n’avait pas encore concrétisé le projet.

« J’étais simplement curieuse de voir quels préjugés les sudistes ont sur notre patrie, mais le fait qu’il n’y ait pas d’ouvrage sur le sujet en dit déjà long », répondit-elle en restant parfaitement placide, plutôt satisfaite de son analyse.

Toujours planté l’un devant l’autre, sans aucun geste agressif, il n’était pourtant pas difficile de sentir la tension qui s’était installée entre eux. D’ailleurs, une érudit qui passait par là, pris la peine de faire un léger détour pour ne pas s’approcher de ce qu’elle sentait être un conflit.

Étonnée qu’il cherche à faire la conversation, Mellissandre hésita quelques secondes avant de répondre. Elle ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il y avait un piège quelque part. Ceci dit, elle n’avait jamais cherché à cacher un dédain naturel pour le barbarisme de certaines coutumes, sa réponse ne surprendrait donc personne.

« Comme vous le dites si bien, le Sud à un charme rustique bien à lui », répondit-elle donc d’une voix mielleuse, l’image du commandant traversant son esprit une fraction de seconde alors qu’elle évoquait le charme si particulier de ces contrées. « Ceci dit, le manque de raffinement me pèse un peu parfois, j’ai décidé de faire venir quelques babioles de Tevinter pour décorer mes quartiers », ajouta-t-elle ensuite, en songeant à sa baignoire qui était en train d’être acheminée depuis orlaïs. Pouvoir se prélasser dans l’eau chaude lui manquait bien trop, quitte à ne plus avoir beaucoup de place dans sa chambre, elle voulait une satanée baignoire.

Jeune femme mondaine, Mellissandre peinait à trouver un sujet pour relancer la conversation, en réalité, elle se demandait si cela était même justifié. Mais elle ne pouvait pas résister à un peu de médisance.

« Et vous, Messera Pavus, que pensez-vous du Sud ? », lui demanda-t-elle comme si elle lui retournait poliment la question. « Je dois dire que votre présence ici m’a beaucoup surpris, tout le monde à Tevinter vous croit mort quelque part dans un bordel », ajouta-t-elle juste avec un calme débonnaire et une politesse  qui contrastait grandement avec la violence de ses paroles. Une vrai langue de vipère.

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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Sam 12 Aoû - 20:25

Fort-Céleste, chapitre 2Ft. Mellissandre Alirius
Le mal du pays
Il savait de sources sûres qu'il la reverrait, mais pas de sitôt : ce fut ce qui dût le surprendre de prime à bord. Les savoir sous le même toit désormais allait réellement devenir problématique à l'avenir, surtout s'ils se voyaient mutuellement d'un mauvais oeil. Les deux avaient meilleur temps de se tenir relativement bien vis-à-vis de l'autre, ou une guerre bien pire que celle livrée aux Qunaris et deux fois plus longue - du moins en apparence - surviendrait sans problème dans ce charmant fort.

Comme vous le dites si bien, le Sud à un charme rustique bien à lui. Ceci dit, le manque de raffinement me pèse un peu parfois, j’ai décidé de faire venir quelques babioles de Tevinter pour décorer mes quartiers.

Ah, mais je vous comprends tellement. Heureusement que leur catalogue est quelque peu .. tolérable.


Il fallait bien chercher pour se dénicher de palpitantes histoires telles que Nuits torrides dans la Haute-Ville, heureusement qu'il leur restait les livres relatant leur Histoire. Cela faisait au moins un sujet passionnant en attendant de trouver bien mieux. En peu de temps, Dorian en apprit pas mal sur les diverses régions, et tout ça grâce aux ouvrages trouvés çà et là dans les étagères.

Et vous, Messere Pavus, que pensez-vous du Sud ?

Ce que je pense du sud ? Cela se résume en un mot : fade.


En effet, malgré les rebondissements presque quotidiens au sein de Fort-Céleste, les diverses bouilles qu'il croisait dans les couloirs et toutes ces batailles contre Corypheus et les Venatori, Dorian ressentait un cruel vide dans ces nations. Non un vide culturel, les livres en disaient long, peut-être un vide culturel chez certains qui pouvaient côtoyer l'aberration, mais un vide de complots, de drames, de messes-basses. Il fallait difficilement tendre l'oreille pour en trouver, d'ailleurs. Cela était bien triste.

A croire que les seuls qui savent mettre une ambiance décente dans ces landes soient Tévintides. Surprenant, n'est-il pas ?


En effet, tous venaient du bon Empire semi-écroulé, et pile quand Mellissandre débarquait, des nouvelles juteuses qui parfois le rendaient même nostalgique rien que d'y penser survenaient. Cela lui ferait sans doute du bien, un peu de drame dans son existence, sentant la chose arriver aussi colossale qu'Iron Bull chevauchant un dragon. Mais la méfiance restait à être conservée envers elle, car sa présence en ces lieux était des plus douteuses.

Je dois dire que votre présence ici m’a beaucoup surpris, tout le monde à Tevinter vous croit mort quelque part dans un bordel.


Ah, enfin tout de même. Savoir une Alirius peu enclin à entrer dans ce somptueux jeu de courtoisie l'aurait davantage surpris que sa propre présence. Bien évidemment, à cela Dorian lui adressa un rire posé et mélodieux. Pourquoi se sentir offensé ? Cela était presque une fierté de savoir que l'on le percevait ainsi dans l'empire : son retour en leur sein serait des plus juteuses. Enfin, il avait déjà pas mal à faire en ces lieux.

Vous savez ce qu'on dit : la meilleure solution pour passer outre quelque difficulté ou problème est d'imaginer soi-même quelques fantaisies. Et pourtant, je me tiens bel et bien en face de vous.


Suite à cela, Dorian lui sourit avec convivialité. Il aurait pu être davantage curieux sur toutes les saloperies que l'on eut dit à son sujet, mais il se garda de trop converser, pipelette qu'il était à l'origine.

Ainsi donc, le commandant Rutherford vous a accueilli en ces lieux. J'imagine que c'est une bonne chose, en fin de comptes.


Il fallait le reconnaître, il représentait très mal l'empire, quelqu'un de son extrême opposé se devait de le faire pour lui. Tant mieux, cela lui retirait sans doute une charge, de ne plus être seul Tévintide haut classé en ces lieux. De quoi laisser paraître qu'ils allaient comploter contre le monde, une fois de plus.

D'ailleurs, nous sommes entre nous, n'est-ce pas, mais comment l'avez-vous rencontré ? Ce grand timide n'a rien osé me dire à ce propos.


Autant trouver de quoi discuter, car il sentait Alirius peu enclin à maintenir la conversation. Autant le faire lui-même, lui qui avait tant à dire ou à demander. Autant se concentrer deux-trois bricoles à ramasser par-ci par-là, mais ce n'était non plus le seul but de sa question.

Ou bien c'était à ce point embarrassant ? Vous savez, mon imagination fleurit à toute saison.


Si cela se trouvait, elle n'allait pas répondre, mais cela en dirait presque autant que des mots. Désormais, il fallait jouer de prudence et tâter le terrain lentement, mais sûrement. Et puis ainsi perdue dans ses pensées, quelque chose - si ce n'était quelqu'un - devait la préoccuper. Chaque mot était minutieusement calculé, poser les bonnes cartes au bon moment devenait désormais crucial. Maintenant, il ne restait plus qu'à observer, sans pour autant paraître trop louche. Enfin, vu de la situation, en tant que Pavus vis-à-vis d'Alirius, il était de toute façon louche. Cela n'était donc guère un problème.
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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Dim 13 Aoû - 14:10

A sa grande surprise, Dorian concéda avec elle que le Sud était loin d’être parfait. Elle l’imaginait bien intégré, caracolant à l’envie avec ses amis barbares mais il faut croire que le charme épicé de l’Empire lui manquait malgré tout. Finalement il remontait un peu dans son estime. Alors qu’il déclarait que seul eux savait vraiment mettre l’ambiance, Mellissandre eu un petit sourire amusé en opinant.

« Oh moi ça ne me surprend pas, c’est bien connu, les tévintides font tout mieux que tout le monde... », plaisanta-t-elle avec tant de chauvinisme qu’il était difficile de savoir si elle était sérieuse ou si elle faisait de l’autodérision. « ... Sauf les tourtes… Impossible d’en trouver une décente à Minrathie », conclu-t-elle donnant un indice sur la facétie de son allégation.

Elle avait espéré le contrarier un peu avec ses médisances – ils avaient une rivalité familiale à honorer après tout – mais Dorian se montra étonnement philosophique. Il faut croire qu’il avait eu le temps de faire la paix avec cette réputation de débauché homosexuel qui avait causé la ruine de sa famille. Elle était un tantinet impressionné qu’il s’en soit remit et qu’il ose en plaisanter. Si elle avait été responsable de la déchéance des Alirius, elle ne sait pas si elle aurait pu un jour se le pardonner et continuer de vivre la tête haute en ignorant les quolibets. C’était peut-être les seuls attaques susceptibles de traverser la forteresse de marbre qui engonçait son coeur et son âme. Elle ne vivait que pour sa famille, sans elle, elle n’était plus rien.

Ceci dit, il ne suffirait pas à Dorian d’aller dans son sens pour qu’elle se jette dans le piège… Ceci dit, elle ne s’attendait pas le moins du monde à ce que la conversation dévie ainsi sur le Commandant. Tout le monde à Fort Celeste semblait le porter en grande estime mais elle ne s’attendait pas à ce qu’on sache que c’est lui qui l’avait recruté. Quoi que, la façon dont Dorian présentait les choses, il y avait fort à parier que c’est Cullen lui même qui s’était entretenu avec lui. Oh le vilain Commandant. Ne pouvant pas imaginer la relation cordiale qu’ils entretenaient pour elle c’était simplement une question d’interrogatoire, pas difficile d’imaginer qu’il s’était renseigné sur elle auprès de Dorian. En tout cas, c’est ce qu’elle aurait fait à sa place.

Un petit sourire ambigu sur les lèvres pour entretenir cette ‘imagination fleurit’ qu’il vantait si bien, Mellissandre remit sensuellement une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Qui sait ? », répondit-elle avec un air mystérieux, savourant la sensation de faire gamberger un peu ce cher Dorian. Les rumeurs sur leurs relations n’avaient pas encore eu le temps de se propager, Mellissandre n’était pas encore au courant, elle ne pouvait pas savoir qu’elle allait les enflammer avec ce genre de remarques, sinon elle aurait été plus prudente.

Heureusement, on pouvait toujours compter sur le Créateur pour jouer un tour aux mortels. C’est ainsi qu’un homme passa à ce moment dans la bibliothèque, mais pas n’importe qui. Elwig. Le templier qui avait essayé de l’assassiner et dont elle souhaitait toujours se venger..

En les apercevant, ce dernier ne manqua pas de lui offrir un regard mauvais avant de lancer le même à Dorian. Enfin presque, il était clair qu’il le détestait mais à peine un peu moins que Mellissandre.

« Pourquoi ça ne m’étonne pas de voir deux tévintides conspirer à l’ombre des livres ? », cracha-t-il tandis que son compagnon roulait des yeux à côté. Il y a des choses qui ne changent jamais. De son côté la jeune femme préférait laisser le plaisir de la répartie à Dorian.

En tout cas, c’était étrange de voir la haine viscérale que dégageait l’un tandis que l’autre la dévorait des yeux avec une admiration proche de la dévotion.

« Comment allez-vous dame Mellissandre ? », demanda-t-il finalement avec une gentillesse débordante, trop concentrée sur elle pour prêter attention à Dorian.

« Très bien, je vous remercie de vous en enquérir Loron, et vous comment vous portez-vous ? », répondit-elle poliment avec une chaleureuse révérence qui avait au moins le mérite de donner une information à Dorian : elle avait mis de côté une partie de sa condescendance d’altus de côté depuis qu’elle était à Fort Céleste. Parlant à un simple templier comme s’il était noble.

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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Dim 13 Aoû - 17:16

Fort-Céleste, chapitre 2Ft. Mellissandre Alirius
Le mal du pays

Oh moi ça ne me surprend pas, c’est bien connu, les tévintides font tout mieux que tout le monde... Sauf les tourtes… Impossible d’en trouver une décente à Minrathie.


Dorian se permit un autre rire tout aussi maîtrisé que le précédent. Heureusement pour lui, l'atmosphère se détendait petit à petit. Il fallait dire qu'avec tout ce qu'il avait entendu à son propos - ou ce qu'il avait peut-être laissé traîner dans les oreilles d'autrui -, le mage Altus ne savait guère à quoi s'attendre s'il la croisait un jour. Par rapport à ce qu'il eut envisagé, ce devait sans doute être un des scénarios les moins dramatiques à supporter.

C'est bien connu, Tévinter est réputé pour ses drames et ses complots... Ah, il ne se passe tellement rien ici, j'ai quelques regrets, d'un coup.


Difficile à dire s'il plaisantait ou non. Sans doute devait-il s'y trouver une once de vérité, ce fort était bien calme...avant son arrivée, évidemment. Dans le fond, cela le réjouissait pleinement.

Ce silence ne le surprit effectivement point. Un sourire en coin se permit de le souligner. C'était bien connu, avec sa réputation de cuisse légère, elle n'allait pas en rester là, et effectivement, il était loin d'être déçu. Formidable.

Qui sait ?


Un ricanement davantage coquin franchit ses lèvres, tandis qu'une main fermée se plaça devant comme pour étouffer le tout. Ses yeux clairs en disaient cependant long : elle allait bien entendu regretter ces deux seuls mots en guise de réponse. Pauvre commandant.

Vous n'auriez pas dû. Cela me donnerait presque envie de prendre une plume, sinon ces pensées hétéroclites me hanteront jusqu'à la fin des temps !


Et avec une imagination aussi débordante, il aurait de quoi tenir une pentalogie. Blague à part, deux hommes s'approchèrent de leur petite discussion de politesse qu'ils avaient réussi à maintenir grâce au Créateur. Constatant des regards entendus entre les trois autres personnes présentes désormais - un regard sombre, un autre rempli d'étoiles, et le dernier sur la méfiance -, il ne lui fallut guère le don de lire dans les pensées pour comprendre de qui il s'agissait. Les deux templiers qui accompagnaient le commandant et sa dame. Il n'était guère difficile de savoir qui s'était pris à qui : il ne manquait qu'un filet de bave de la bouche du second et le tableau du chien chien à sa dadame était bouclé.

Pourquoi ça ne m’étonne pas de voir deux tévintides conspirer à l’ombre des livres ?

Mais vous tombez bien, on manquait de sang pour la cérémonie douteuse que nous étions sur le point de faire dans les cachots du fort à l'abri des regards. Cela vous dirait d'être notre sacrifice ?


Evidemment, un sourire narquois accompagna ses propos satiriques à souhait, mais cela lui brûlait la langue de retenir ces mots de lui faire une petite visite. Elwig soupira bruyamment, presque marié à un soupçon de grognement. Le second, lui, restait complètement sur Mellissandre, ignorant totalement sa profanation en plein coeur du fort. Dorian fronça les sourcils, curieux de savoir comment cela se faisait qu'il restait autant aguiché à elle de la sorte. C'en devenait presque gênant pour lui.

Comment allez-vous dame Mellissandre ?

Très bien, je vous remercie de vous en enquérir Loron, et vous comment vous portez-vous ?

Ma dame, en votre présence je ne suis qu'au meilleur de ma forme.


Il nota cependant cette discussion qu'il envisageait hautaine d'avance de par les statuts sociaux différents entre les différents interlocuteurs. Ca, ou alors quelque chose d'autre s'était produit avec ce petit templier. Ceci expliquait cela.

Etonnamment, Elwig restait de marbre face à sa présence, contrairement à son ami présent dans la pièce. De quoi discrètement se glisser à ces côtés pour discutailler un peu sur un sujet encore flou pour l'enchanteur.

Blague à part, il .. va bien, votre Loron ?

Il est comme ça depuis qu'on a rencontré cette sorcière. Attendez...


Il regarda le sublime moustachu d'un regard perplexe, de haut en bas, puis croisa les bras et se rapprocha davantage de lui pour parler à voix basse. A croire que le petit groupe se scindait en deux pour un bref instant.

D'habitude, il n'y a que moi qui garde la tête sur les épaules quand elle utilise sa magie du sang pour nous contrôler à sa guise. On me dit que je suis trop parano, mais je trouve que nous ne sommes pas assez méfiants.

Je crois qu'il y a quelconque détail que vous oubliez à mon propos, mon mignon.


C'était donc cela, ou alors ses paroles étaient hyperboliques, mais rien que de voir Loron lui lécher tellement les bottes que sa langue en devenait noire, Dorian restait perplexe. Peut-être y avait-il une once de vérité dans ce que lui disait Elwig. Cela méritait de se pencher sur le sujet à l'avenir. Le petit templier sans cesse grognon arqua un sourcil surpris, puis se décala d'un bon pas : cela eut le don de faire rire de bon coeur le mage Altus. Mais c'était une bonne chose de savoir qu'il pouvait s'avérer être un sacré avantage contre elle.

Loron semblait toujours perdu dans l'immatériel tandis que la jeune femme lui adressait de douces et suaves paroles. Tant mieux, cela lui permettait de dire un peu tout et n'importe quoi sans que le pauvre templier ligoté dans sa toile ne pût dire quoi que ce fût. De toute manière, il ne prêterait guère attention à lui. Ce fut ainsi que Dorian croisa les bras, appuyé légèrement contre l'étagère, un sourire également ambigu s'affichant sur son visage lumineux.

En vrai, messera Alirius, vous êtes tel du miel.


Aisé pour lui de retenir son sourire de devenir moqueur plus que de raison, il laissa volontairement planer un silence qui contraria rapidement Elwig, pensant désormais être le seul lucide dans cette pièce.

Vous avez un don pour vous attirer toutes les mouches de Thédas de par votre sucrée odeur. Ne trouvez-vous point cela encombrant ?


A ces mots il pointa le petit templier docile du menton. Celui-ci, et d'ailleurs cela surprit presque autant Elwig que Dorian lui-même, s'irrita instantanément. D'un pas rapide, il atteignit sa hauteur et pointa un doigt menaçant sous une moustache à peine vaguement ébranlée.

Je vous interdis de vous moquer de dame Mellissandre !

Loron, mais ça ne va pas, non ?!


Etonnamment, Elwig s'interposa entre les deux. Ainsi tourné vers son ami, les deux commencèrent à se bouffer le museau. A cet instant, Dorian comprit concrètement l'origine de la fatigue du commandant. Mellissandre ici présente devait avoir un don pour semer la discorde dans le coeur de ces messieurs. Mais si sa piste farfelue de magie du sang y était pour quelque chose ? Définitivement, il faudrait se pencher sur le sujet à l'avenir.

Je crois que ces messieurs oublient que nous sommes dans une bibliothèque. ...


Là, Dorian haussa le ton, ce qui arrêta les querelles de bas-étage inintéressants et gaspilleurs d'énergie. Le mage Altus s'était redressé, l'oeil davantage dur, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Il était temps de remettre de l'ordre en cette salle prônant le silence et la lecture.

Si vous n'êtes venus ici que pour brailler inutilement, je puis vous recommander la porte. Nous ne sommes pas seuls ici, et je vais être très loin de tolérer pareil grabuge au sein de la bibliothèque pendant que d'autres personnes se documentent ou se détendent avec un ouvrage entre les mains. Sans quoi, attendez-vous à ce que je sois impitoyable avec vous deux, suis-je clair ?

Oui.. Veuillez excuser mon camarade Loron, comme vous pouvez le constater il n'est pas tellement dans son état normal, si vous voyez ce que je veux dire par là.


Son regard perça Mellissandre avec une sombre fureur qui était difficilement possible de ne point percevoir. En effet, c'était donc celui qui tenta de la tuer lors de cette fameuse expédition. Bon, ce n'était guère difficile de ne pas le deviner, mais ne savait-on jamais. Un potentiel calme sembla ressurgir. Enfin : cela devenait insupportable. Faisant mine de n'avoir jamais entendu parlé d'eux - évidemment, si Cullen était censé ne rien lui avoir dit -, il se tourna vers Alirius avec une mine d'indignation.

Par le Créateur, je n'ose imaginer comment cela se fait que vous les connaissez.


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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Dim 13 Aoû - 23:29

Mellissandre pouffa de rire, plaçant une main polie devant sa bouche alors qu’elle riait sincèrement. Ah ce sarcasme, que Tevinter lui manquait ! Malgré son amusement, elle trouva la force de placer quelques mots faussement réprobateurs.

« Soyez prudent Dorian, cet idiot risque de vous prendre au mot », se dédouana-t-elle, se payant le luxe d’insulter son ennemi par la même occasion.

Son attention fut néanmoins rapidement détourné par Loron qui se montrait plus… chaleureux que dans ses souvenirs. Son sort la rendait miraculeusement belle mais il ne faisait pas tomber les gens amoureux. Si le templier en était arrivé à ce stade ce n’était pas par ses soins, du moins pas directement. Heureusement qu’elle avait l’habitude des gens obséquieux sinon elle aurait été un tantinet agacé de le voir si collant.

Il lui faisait si intensément la conversation qu’elle n’arrivait pas à bien suivre la conversation entre Elwig et Dorian qui semblait pourtant passionnante. L’extrémiste anti-mage qui faisait ami-ami avec un mage tévintide, c’était un comble tout de même !

Le compliment fallacieux de Dorian la laissa de marbre et elle lui retourna un sourire à l’image de sa flatterie : ostensiblement faux et exagérément mielleux. Sa prochaine remarque fut cependant accueilli avec un air légèrement outré.

« Vous traitez tous les gens qui m’entourent de mouches ? », souligna-t-elle consciente que cela allait instantanément lui attirer les foudres de ‘l’insecte’ qui était actuellement en train de la couvrir de miel. « Et après on ose dire que je suis condescendante », soupira-t-elle en remettant une élégante mèche de cheveux derrière son oreille, un air faussement blessé sur le visage. « Tout le monde n’a pas envie de finir seul à errer dans la bibliothèque vous savez », ajouta-t-elle avec un air désolé, lui lançant donc une petite pique sur sa solitude apparente. Ainsi, elle lui donnait l’air jaloux.

Mais en soit, il n’avait pas tout à fait tort, le bourdonnement incessant de ses prétendants pouvait être pénible.

En tout cas, son petit retournement ne manqua pas et sous couvert de défendre son honneur, Loron s’offusqua. D’un geste de la main, elle l’apaisa, posant son bras sur son épaule pour l’empêcher de sortir son épée au cas où il aurait décidé de venger l’affront par le sang. Cela aurait été un tantinet trop exagéré, même pour elle.

Toutefois, elle ne s’attendait pas à ce que Dorian s’offusque ainsi et se lance dans un intense laïus sur le respect du silence dans la bibliothèque. Pour quelqu’un d’aussi bavard c’était la Chantrie qui se moquait de la charité…

Ignorant le regard noir et le sous-entendu explicite d’Elwig, Mellissandre leva les yeux au ciel avant de soupirer ostensiblement alors que Dorian s’interrogeait innocemment sur sa rencontre avec les deux loustiques.

Attendant qu’ils se soient éloignés pour ne pas faire plus de grabuge, elle concéda gracieusement à lui fournir une réponse.

« Si j’étais vous, je me méfierais de votre cher ami Elwig », déclara-t-elle en se moquant de la complicité naissante qu’ils semblaient avoir. « Il a essayé de m’assassiner pendant que j'étais sans défense sur le seul prétexte que j’étais mage. Vous êtes peut-être médiocre, mais vous en êtes un aussi, alors si j’étais vous, je prendrais garde », expliqua-t-elle, l’insulte était totalement et définitivement gratuite. Elle se pensait meilleure que Dorian, mais il était très talentueux et elle le savait pertinemment.

Massant ses tempes dans un geste évident de lassitude, Mellissandre soupira en croisant les bras alors qu’elle regardait Dorian, dégageant soudain une fragilité étonnante.

« Et puis ses accusations de magie du sang sont ridicules », objecta-t-elle désireuse de faire son procès avant que quelqu’un d’autre ne le fasse sans avocat. « Même un Rêveur ne pourrait pas contrôler autant d’esprit simultanément. C'est un templier, il le sait très bien, il se cherche simplement des excuses. », souligna-t-elle pour montrer l’incohérence de la théorie. Techniquement, la magie du sang ne pouvait contrôler qu’une personne à la fois et sur une durée limitée.  Les rumeurs lui prêtaient déjà une dizaine de prétendant, elle ne pouvait pas les avoir tous forcé.

« Et puis, si j’étais vraiment capable d’un tel exploit, je l’utiliserais sur cet idiot pour qu’il arrête de me calomnier vous ne pensez pas ? », ajouta-t-elle avant de secouer la tête, l’air dépité.

« Ah, je sais que je ne devrais pas laisser ces quolibets m’atteindre mais vous devez savoir à quel point c’est fatiguant d’être accusé sans cesse de fomenter un complot démoniaque… C’est très frustrant de ne rien pouvoir faire pour prouver son innocence alors même que je suis ici pour redorer l’image de notre Empire », conclu-t-elle, persuadée que Dorian subissait également ce genre d’allégation. A un degré moindre certes, mais tout de même. Il ne pouvait que se montrer compatissant… Et puis, s’il lui restait une once de nationalisme, il ne pouvait pas alimenter ses rumeurs, cela serait desservir son pays après tout… Donner raison aux sudistes…

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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Mar 15 Aoû - 23:24

Fort-Céleste, chapitre 2Ft. Mellissandre Alirius
Le mal du pays
Constatant les deux templiers qui s'éloignaient en se faisant le plus petit possible, Dorian eut un sourire satisfait : désormais, en ces lieux, on le prenait pleinement au sérieux, surtout au niveau de ses menaces. Et ils avaient de quoi s'inquiéter de leur sort.

Si j’étais vous, je me méfierais de votre cher ami Elwig. Il a essayé de m’assassiner pendant que j'étais sans défense sur le seul prétexte que j’étais mage. Vous êtes peut-être médiocre, mais vous en êtes un aussi, alors si j’étais vous, je prendrais garde.

Cela doit expliquer pourquoi s'en être d'abord pris à vous. Moi ça me va, d'être plus médiocre que vous dans ce cas.


Donc il avait raison, c'était bien Elwig qui s'en était pris à elle. Bon, pas la peine de se lancer des fleurs, c'était bien plus qu'évident. Cela dit, elle semblait ne guère avoir fini son petit spectacle si c'en était un : la pauvre semblait désormais fatiguée. Si cela ne tenait qu'à lui, Dorian aurait laissé sous-entendre les prémices de nouvelles rumeurs entre elle et le commandant.

Et puis ses accusations de magie du sang sont ridicules. Même un Rêveur ne pourrait pas contrôler autant d’esprit simultanément. C'est un templier, il le sait très bien, il se cherche simplement des excuses. Et puis, si j’étais vraiment capable d’un tel exploit, je l’utiliserais sur cet idiot pour qu’il arrête de me calomnier vous ne pensez pas ?

Vous savez, je ne m'en sers peut-être pas, mais comme tout bon Tévintide, je connais de façon basique la magie du sang, et donc par extension des principes aussi simples que ceux énoncés. Je ne suis point non plus un demeuré.


Elle n'avait pas tort : une seule personne pouvait être contrôlée à la fois. Cela ne tenait donc pas debout, mais quelque chose devait se produire pour mettre des simplets tel que Loron dans pareil état. Soudain, sa précédente référence au miel refit surface, mais Dorian se garda d'en faire le moindre commentaire.

Ah, je sais que je ne devrais pas laisser ces quolibets m’atteindre mais vous devez savoir à quel point c’est fatiguant d’être accusé sans cesse de fomenter un complot démoniaque… C’est très frustrant de ne rien pouvoir faire pour prouver son innocence alors même que je suis ici pour redorer l’image de notre Empire.

Vous avez toujours moyen de prouver vos réelles intentions.


Le mage Altus se garda de commenter cette manière de "redorer" l'image de l'Empire. Evidemment, venant d'une Alirius, cet aspect restait encore douteux. Avaient-ils réellement la même manière de percevoir Tévinter ? Ca, Dorian mettrait sa moustache à raser que sa réponse serait négative. Enfin, c'était bien connu que son avis divergeait de tous les autres.

Cela dit, l'Inquisition avait besoin de bonnes fleurs Tévintides dans son jardin politique, non seulement pour s'assurer une bonne image à l'extérieur de leur côté, mais aussi pour potentiellement rallier d'autres Altus à leur cause, de près ou de très loin - la seconde était six fois plus crédible. Mellissandre restait un bien meilleur atout pour l'Inquisition que Dorian niveau alliance, cela était certain.

En revanche, sa soudaine présence auprès du commandant était des plus suspectes. Comme par hasard, elle se pointa à la côte orageuse, sortie miraculeusement de nulle part. D'ailleurs, pourquoi se vautrer sous la pluie quand une diva comme elle pouvait simplement joindre par lettre dame de Montilyet et venir directement à Fort-Céleste ? Son arrivée restera un mystère pour Dorian. Enfin, là n'était pas le sujet.

Le nécromancien porta son attention sur une pile de livres posée près de son fauteuil, vers lequel il se dirigea. L'envie de lire au calme dans son coin le gagna soudainement. Il devait suffisamment en savoir sur la dérangeante situation nommée Mellissandre Alirius pour ainsi se permettre une pause. Alors qu'il se redressa le livre en main, son regard se posa sur l'arrivée des escaliers montants jusqu'à eux. Des pas discrets s'y glissaient furtivement, jusqu'à ce que les mêmes deux tresses rousses refirent surface dans l'étage. Dorian eut un léger soupir.

H-héhé, re...bonjour, ser Dorian !

Déjà fini de lire, Mireï ?


La jeune interpelée se figea l'espace d'un instant. Elle devait possiblement s'attendre à ce qu'il ait oublié son prénom entre temps, mais difficile d'oublier pareille attitude avec lui. Cela lui arracha un rictus de travers, soulignant un certain embarras concernant sa façon de le tenir en considération, puis reprit la parole sur un air agacé.

Eh bien, qu'y a-t-il ?

Je.. Il y a .. certaines notions que je ne comprends pas dans ce livre, je m'étais dit que vous pourriez ..


Un regard perplexe se posa sur la jeune fille, dont le son de sa voix baissa drastiquement, soulignant que sa requête lui demandait passablement de confiance en soi pour oser le lui quémander. Dorian reposa son ouvrage fraîchement déniché et croisa les bras, soupirant de tout son long. Il se serait cru au Cercle.

Son regard se posa furtivement du côté de Mellissandre, qui devait l'observer avec un grand sourire en ce moment même. Cela dit, le silence perdura : elle dut perdre espoir en tout ce qu'elle avait rassemblé pour revenir ici et lui adresser la parole.

... J-je vous en ai assez demandé, je cr--

J'attends la fin de votre phrase, Mireï.


La jeune elfe sursauta à nouveau, les deux mains dans son dos, le regard jadis incliné vers ses pieds relevé vers le nécromancien. Elle changea soudainement de posture, les poings serrés devant elle, et inspira longuement avant de reprendre la parole.

Certaines notions m'échappent quelque peu dans l'ouvrage que je vous ai emprunté et je ... j'aurais besoin de votre aide pour y voir clair.

Eh bien voilà, vous avez réussi. Sachez que si vous ne terminez point les choses jusqu'au bout, les gens ne pourront deviner vos intentions à votre place pour vous comprendre.  

J-je.. o-oui ! Vous avez raison !

Avez-vous le livre avec vous ? Allons y jeter un coup d'oeil, même si je le rappelle, vous auriez eu meilleur temps d'aller consulter une guérisseuse.


Ce fut ainsi qu'elle s'avança timidement vers le mage Altus et qu'elle sortit le livre en question. D'un côté, c'était quelque peu idiot de la laisser partir alors qu'elle n'avait aucune connaissance en magie. Elle posa le livre ouvert à la bonne page sur une table plus loin. Elle était encore dans les débuts, mais Dorian fut surpris de constater qu'elle avait déjà franchi plusieurs pages d'elle-même. Là, elle lui présenta une page sur les bases de la guérison, soulignant plusieurs fois certains termes qu'elle ne comprenait pas complètement.

Debout derrière elle et prenant appui sur la table, Dorian suivait ce qu'elle essayait de lui expliquer comme s'il avait fait cela toute sa vie, délaissant complètement Mellissandre en arrière-plan - ou presque.

Voyez sera Alirius que dans la vie, il faut toujours essayer. Des fois ça réussit, des fois non.


Toute gênée avec son ouvrage, Mireï écouta les explications d'aspect hautaine et calme à la fois fournies par le nécromancien. Celui-ci souffla par le nez : il était en train d'apprendre la magie de guérison à une plus que novice alors qu'il était thaumaturge et nécromancien, quelque chose clochait. Après quelques instants à expliquer certaines bases, Dorian se recula quelque peu pour la laisser travailler dans son coin.

Désolée, j-je vous ai interrompus...

Vous auriez pu m'interrompre pour bien pire, arrêtez de vous excuser à tout va. Quant à vous...


Il se tourna vers Mellissandre, qui lui rendait le même regard perplexe et légèrement froid. Ca allait mal se finir entre eux, il en était désormais certain, mais l'avoir en bonne considération pour le moment était la meilleure chose qu'il pouvait faire. Mais sa garde n'allait guère baisser aussi facilement.

Sachez au moins que votre présence ici ne sera guère répudiée par ma personne. Par contre, tenez-vous à carreaux : je vous surveille.


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MessageSujet: Re: Le mal du pays [PV : Dorian] Mer 16 Aoû - 21:05

Dorian persistait à clamer qu’il n’utilisait pas la magie du sang mais en connaissait les principes. Mais bien sûr. Pas franchement convaincu, Mellissandre se contenta néanmoins d’opiner. Après tout, du moment qu’il corroborait sa version afin de la dédouaner, c’était tout ce qu’il lui fallait.

Malgré leurs différents, elle espérait un peu de sympathie de sa part quand au racisme qu’elle subissait mais il se montra étrangement pragmatique en déclarant qu’elle pouvait toujours prouver sa bonne volonté. Cela pouvait ressembler à une banalité mais cela ne l’était pas. Après tout, la vrai question était… comment ? Que faire pour dépasser des siècles de médisances et une réputation sulfureuse de mage du sang…

« Si seulement c’était aussi simple », répondit-elle donc d’une voix étonnement sérieuse par rapport au début de leurs échanges. En l’occurrence, ses motivations n’avaient rien de louables, aussi cela lui compliquait considérablement la tâche, mais même si elle avait été, Mellissandre n’était pas une adepte du ‘on a ce que l’on mérite’. La vie était injuste, les gens ingrats.

Sur ces paroles plutôt pessimiste, Dorian reparti sur ce qui semblait être son fauteuil attitré et Mellissandre se mit à fureter sur les étagères en quête d’un livre intéressant. A vrai dire, elle ne voulait pas que le mage sache quel genre de lecture elle était réellement venu chercher, aussi attendit-elle qu’il ait le dos tourné, accaparé par une jeune mage rousse, pour glisser subtilement d’étagère. Des ouvrages historiques et politiques, elle passa donc aux œuvres romanesques majeurs tel que le célèbre Nuit torride dans la Hauteville. Ceci dit, ce n’était pas des policiers qu’elle cherchait mais des romans à l’eau de rose, ce qui compliquait nettement sa tâche. Elle voulait de la passion, de la romance, une fin en ‘ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfant’…. Même le Glaive et la Tulipe était un peu trop tendancieux pour elle.

Concentrée dans son épineuse recherche, Mellissandre eut un temps de latence quand Dorian s’adressa à elle en lui disant qu’il fallait toujours essayé. Comme si elle n’appliquait pas déjà allègrement cette maxime.

Feintant d’être parfaitement à l’aise, Mellissandre rangea un livre sur l’étagère avant de répondre.

« Si je n’étais pas de nature aventureuse, je n’aurais jamais rejoins l’Inquisition sur une proposition impromptue du Commandant », rétorqua-t-elle. Après tout, la version officielle était que Mellissandre avait été recruté de manière fortuite après une rencontre pour le moins originale sur la Côte Orageuse.

Malheureusement pour elle, sa conversation avec la novice s’achevait, et Dorian s’intéressa subitement à elle à nouveau. Jouant d’être parfaitement naturel, elle attrapa au hasard un ouvrage sur la magie, le mettant au dessus des trois livres de romance qu’elle avait déniché. La plupart de ceux qu’elle avait lu jusque là était d’origine Tévintide, avec un peu de chance, sa venu dans le Sud aurait au moins le plaisir de lui apporter un peu de fraîcheur et de nouveautés.

Pour éviter qu’il puisse lire le titre sur les dos des ouvrages, elle les plaça volontairement à l’envers, exposant la tranche.

« Ma fois, puisque vous avez du temps à perdre », répondit-elle avec un dédain ostentatoire à sa remarque de la surveiller. Elle n’avait pas pris le risque de s’infiltrer dans l’Inquisition en pensant qu’elle pouvait faire des erreurs.
De loin, elle remarqua Mirei qui la regardait quelque peu impressionnée et lui lança un sourire doux, qui fit baisser les yeux à la jeune fille, comme si elle avait fait une bêtise. Cette timidité maladive avait quelque chose d’attendrissant, il fallait bien l’admettre.

Espérant que Dorian n’est pas l’idée de fouiner pour voir quel livres manquait, elle s’inclina poliment et reparti en direction de ses appartements.

_________________
Reine incontestée du flood et des baignoires  



*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".
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Le mal du pays [PV : Dorian]

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