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Posté Jeu 17 Aoû - 2:20
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Toute cette scène, elle voudrait penser que c'est pittoresque, et que tout devrait s'arrêter par une claque bien placée sur sa mâchoire bien trop animée par ses envies de mordre. Le bois contre son dos lui fait mal aux omoplates. Serindë lâche au bon moment sa prise, mais pas assez pour qu'elle ne sente pas ses ongles riper sur la peau hâlée de l'elfe. Sur la nuque plus précisément. C'est bien fait pour sa gueule il n'y a pas qu'elle qui peut saigner. De nouveau un baiser, de nouveau la sensation brûlante qui s'empare de leurs lèvres et l'envie avide de se dévorer mutuellement, même si Fenris prend d'avantage son pied en dominant la femme qu'il veut qu'elle soit. Il la caresse avec toute la douceur dont pourrait faire preuve un geôlier fier de prendre entre ses mains sa proie, sauf que bien entendu la dite proie est aussi prédateur qu'il l'est. Et après ce baiser à s'en essouffler, la demi-elfe se tend, se contracte pour anticiper ne serait-ce qu'un accès de violence digne de l'ancien maître de ce bâtard. Vraiment. Il veut la briser. C'est son nouvel objectif.

Serindë a envie de rire, mais elle ne fait qu'afficher un sourire moqueur et provocant à sa phrase. Qu'il essaye si ça le fait maintenant vivre. Elle prend entre ses dents les gants pour les retirer de ses mains puis les jette à terre. Ses doigts maintenant nus s'agrippent à sa nuque, ses cheveux et un soubresaut la prend dans tout le haut de son corps quand la morsure vient s'ajouter à la folie de Crève Coeur. Il la jette contre le lit après l'avoir soulevée à sa grande surprise, bien qu'il sache déjà soulever une épée faisant quatre fois son poids. Ça n'empêche que c'est sidérant. Le choc est lourd car lui aussi vient se rajouter et faire poids sur elle au point qu'elle s'écrase dans la surface matelassée faite d'on ne sait quels pauvres oiseaux déplumés. Cette fois, elle ne gêne pas pour tirer sur sa veste ouverte et la faire tomber sur ses épaules, tandis que lui jette un oeil sur son corsage tâché de sang à moitié séché.
"Un peu de son sang et de bave d'elfe enragé, tout devient plus ravissant."
Lâche-t-elle d'un ton sarcastique en arquant fortement ses sourcils. Mais cette expression et cette voix s'estompent dans un mélange entre le gémissement et le grognement de surprise, tant il est rauque. Serindë sent son coeur battre, sa peau palpiter et dégager ce qu'il reste de capiteux pour ne laisser place qu'à son odeur puissante de bois séché. Il dévore tout, et bizarrement, sentir que lui aussi semble aussi fébrile la grise dans un coin de sa tête. Les morsures qu'il fait sur ses hanches, cuisses, poitrine, elle l'arrête quand il se décide à remonter et tenter de marquer encore son territoire. Il déteste ça, mais au moins, la mercenaire peut lui rappeler qu'elle ne va pas faire la catin soumise à son acheteur.
"Quoi. Tu aurais préféré que les gardes t'empalent avec les braies de défaites ? Uwh.'"
Elle se moque, mais elle vient poser l'un de ses mains sur ses lèvres. Il peut bien mordre ou même baver dessus comme il sait bien le faire, mais Serindë veut encore détailler son torse, soudainement admirative face à la lueur qu'ils émanent, une lueur qui rend d'autant plus vivante les courbes aux tracés pourtant si soignés. Puis, sans qu'il puisse réagir, elle se redresse en jouant de ses abdominaux pour s'emparer des épaules et embrasser chaque centimètre de sa nuque avec plus ou moins de tendresse. Les plus calmes ne font que caresser en étant ponctuées du souffle chaud de l'épéiste; les plus agressifs viennent enfermer la peau entre les dents et la tirer. Elle le pousse à son tour contre le lit et poste ses cuisses contre les hanches de l'elfe. De là, avec cette robe déchirée et tâchée, des cheveux roses encore à moitié apprêtés, les morsures posées tout le long de son corps, on croirait qu'elle vient de survivre à dix jours de marche et combats pour fuir l'ennemi.

Défaisant les lacets du corset de moitié, elle revient se pencher vers Fenris, une main de chaque côté de son visage. Ils sont tous les deux en train de se débattre au point d'en avoir parfois le souffle qui siffle et de la vapeur sortant de leur peau. Serindë joue légèrement de ses hanches sur les siennes par roulements avant de dire avec sérieux.
"Désolée pour toi, mais ce ne sera pas comme avec Danarius.'"
Et sur ces mots, elle se jette sur son torse dans une volée de cheveux roses en embrassant cette fois sa peau sans jamais la mordre. Juste une bouche et une langue à l'oeuvre.

◊ ◊ ◊



Le lendemain, elle se réveille à l'aurore, par automatisme et regarde ce qui l'entoure. La douleur qui lance son corps la fait grimacer et étouffer un juron capable de causer une marche exaltée avant de rouler jusqu'à l'autre bout du lit. La mercenaire s'assoit, réfléchit un instant et se rappelle ce qu'il s'est passé hier en fronçant horriblement les sourcils. Puis, comme pour confirmer, elle se tourne en jetant un coup d'oeil à Fenris, sans doute lui aussi réveillé mais faisant mine. La bonne tactique. Serindë passe une main dans ses cheveux en soupirant. Elle l'a vraiment fait. Elle a vraiment voulu qu'il y ait un partage intime entre eux. Elle a vraiment caressé ce visage, cette nuque, ce ventre à un moment sans avoir envie de le dépecer. Juste ... le caresser, lisser ses cheveux et le sentir frémir de plaisir plutôt que dehaine. Puis ce qui s'en est suivi ... ça y est. Un mal de tête la prend. La demi-elfe se relève en faisant crisser les draps froissés et sans attendre un mot de ce qu'on peut considérer comme sa sauterie de la soirée, elle part mettre ses habits c'est à dire son haut, sa veste et son pantalon de tissu et cuir puis ses bottes. Soudain, elle entend crisser les draps et relève immédiatement le visage pour voir un Fenris la regarder de son air mauvais mais encore fatigué.

"Je pars.'"
L'évidence même. Elle récupère ensuite son bouclier, son épée en fourreau, la ceinture du dit fourreau et lisse grossièrement de ses doigts ses cheveux roses encore ébouriffés. Elle titube encore, grimace de douleur en se massant les épaules puis se rappelle en le détaillant à quel point c'était bon de se lâcher et surtout de s'entendre rire entre deux parades de corps. Dire qu'elle avait poussé le vice à passer dans son dos et lui mordiller les oreilles juste pour le plaisir de l'entendre siffler de mécontentement mais pas pour autant le refuser fermement. Maintenant parée, elle s'avance vers la porte, mitigée entre son dégout d'avoir cédé mais aussi ce pourquoi chacun avait voulu partager ça.
"Tu ferais mieux de te dépêcher.'"
Elle prononce ces mots en jetant un dernier coup d'oeil à cette chambre mise à sac et à la peau bronzée et aux tatouages de Fenris l'abruti d'elfe. Leurs regards se rencontrent une dernière fois. Soudain, Serindë sent son visage se détendre, son coeur s'alléger au point qu'elle en expire une grande quantité d'air. Et, chose rare, elle se met à sourire. Un large et éclatant sourire. Elle irradie de bonheur.
"Merci.'"

© Crimson Day
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— PSEUDOs : Vitalislas
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : ¯\_(ツ)_/¯
— MISSIVES : 311
— PRESTIGE : 501
— CRÉDITS : Pendräagon, Gwen

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
Posté Dim 27 Aoû - 3:05
Tu ne l’écoutes plus – tu n’écoutes plus personne. Pas même ce que ton instinct te dit ; il crie, il veut que tu fuies, il craint le pire mais tu n’en as cure. Tu oses, tu n’as pas peur, ou plutôt tu fais comme si tu étais maître de la situation. On pourrait croire que tu serais agressif, mais non, c’est tout le contraire. Tu mords, oui, mais tu marques ton territoire d’une certaine façon. Et tu continues, tu ne t’arrêtes pas, et il faut que ce soit elle qui le fasse. Sans surprise, tu grognes, tu manques de te plaindre mais une main vient se poser sur tes lèvres et t’empêche de dire quoi que ce soit. Alors tu l’assassines d’un simple regard, chacun de ces contacts t’effraient et te passionnent.

Ton cœur bat si vite, si fort, tu le sens cogner contre ta poitrine, ton souffle s’accélère, et pourtant, tu ne fais rien. Tes muscles se tendent, tu grimaces, tu te débats encore un moment avant d’abandonner. Tu ne veux pas qu’elle te quitte, alors tu viens la serrer contre toi, chacun de ses gestes te font douter, tu écarquilles parfois les yeux, viens planter tes ongles dans sa peau une énième fois, mais bien vite, les gestes s’attendrissent. Puis tu clignes les yeux un instant, et te voilà à sa place. Sans un mot, tu la reluques sans aucune gêne. Tes lèvres viennent se pincer aux coins, tu remontes le regard lentement, le temps d’admirer ton œuvre. Tes mains viennent se perdre sur elle, tout comme tes yeux.

« Étonnant. »

La suite l’est tout autant. Tu pourrais succomber à ta rage et venir la griffer jusqu’au sang, tu pourrais exprimer ta haine en venant enfin lui arracher la vie, mais tu viens la montrer d’une autre manière. Parfois, tu te laisses aller, mais tu te reprends bien vite. Pour une fois, tu ne dis rien, tu ne te plains pas, car il n’y a rien à dire. Tu pourrais hurler, mais rien ne sort, tu es bien trop occupé pour y penser. Ton regard est embrumé, et ce jeu dure jusqu’à on ne sait pas quand, jusqu’à ce que les deux corps s’effondrent sous la fatigue. Il en aura fallu du temps avant de t’achever, et, parfois, des bribes du passé sont revenus. Tu n’as rien dit sur le coup, mais tu as bien failli craquer à plusieurs reprises.

Et tu fermes les yeux après t’être emparé de ses lèvres une dernière fois. Une dernière caresse sur la joue, un dernier regard qui changera le lendemain. Tu peines à reprendre ton souffle, le sommeil te gagne alors que tu viens la serrer tout contre toi. Et puis plus rien.

•••

Tu ouvres les yeux brusquement alors que le soleil n’a même pas illuminé l’horizon de ses premiers rayons. Sans savoir où tu te trouves ni ce qui s’est passé avant que tu ne te retrouves ici, tu cherches immédiatement à recoller les morceaux. Peu à peu, tu te souviens de petits détails, puis tout devient clair. Tu grimaces, puis tu te retournes hâtivement, et tu l’observes. Un léger sourire vient décorer tes lèvres. Tu te rapproches lentement, déposant un baiser dans ses cheveux, puis tu retournes dans un semi sommeil ; tu attends. Tu te remémores ce qui est arrivé avant que tu ne tombes comme un faible sous les assauts. Tu te souviens de tout – ou presque. Des mots, des sensations, mais surtout de ces lointains souvenirs. Douloureux. Mais tu garderas ça pour toi.

Elle se redresse, tu ne bouges pas. Ton souffle est lent, calculé, tu tiens à croire que tu es toujours en train de récupérer. Tu l’entends quitter le lit, et au fond, ça te fait mal. Tu soupires, tu as un pincement au cœur. Hors de question de la laisser partir comme ça, comme une voleuse. Alors tu te redresses à ton tour, et tu la fixes. Tu t’attends à ce qu’elle te dise ce que tu sais. Évidemment qu’elle ne restera pas, et toi non plus. Tu t’étires un instant, hausse les épaules.

« Tu me voles mon rôle. »

D’habitude, c’est toi qui pars en premier. Tu quittes enfin le lit, grognant, puis tu rassembles tes affaires. Tu te rhabilles négligemment, presque autant que la nuit dernière, et viens la rejoindre.

« Attends. »

Tant pis si tu gâches tout, de toute façon, tu n’es pas vraiment connu pour bien faire les choses. Tu viens l’attraper délicatement, et la seconde d’après, tu l’embrasses une dernière fois. Juste pour t’assurer que tu n’as pas rêvé tout ça. Ton corps est encore endolori, mais ton esprit, lui, doute.

« Tu connais la suite. »

Puis l’instant d’après, tu recules. Tu souris, et tu t’éloignes. En un clignement d’yeux, tu es déjà loin.

•••

Tu as beau laisser le temps passer, tu n’arrives plus à aligner deux pensées sans penser à une nouvelle façon de lui briser le cœur. Chacun de tes essais ont été un échec, et tu ne comptes peut-être pas la suivre toute sa vie. Enfin, tu dis ça, mais des semaines après, tu es à ses trousses. Tu as cessé de compter le nombre de fois où tu as cherché à lui mettre des bâtons dans les roues. Et la prochaine fois que tu la verras, tu ne seras plus le Fenris d’avant. Et ça te rend fou.

Tu vas et tu viens, tu te fais oublier.
Mais pour combien de temps ?


"Avant je faisais peur aux gens, maintenant ils me font chier"
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