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Posté Ven 4 Aoû - 21:04
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Des doigts qui se posent sur le marbre si lisse des rebords de cette demeure viennent prendre la pierre fermement. Un signe d'agacement pur. Ce noble avait décidé que ses largesses n'étaient pasà la hauteur de ses espérances ? Eh bien soit. Qu'il en soit ainsi. Mais la dame se sent humiliée, humiliée en pleine soirée par ce fils de marquis qui ne voit d'intérêt en la femme qu'elle est que le fruit d'un immense moyen de couvrir ses dépenses dans les jeux et les spiritueux. Déjà le voilà au bras d'une autre dame, souriant et riant comme il l'avait fait ultérieurement avec elle; une époque révolue. La femme fulmine, fronce tant ses sourcils qu'elle en perd son faux grain de beauté et oublie tout bonnement la beauté du paysage se dessinant face à elle. Celle qui s'avance non loin d'elle, cette femme droite, habillée d'un haut veston d'homme de couleur marron, lui tombant jusqu'aux chevilles. Son visage, aussi fermé que les bras autour de sa taille ne laisse rien paraître. Aucune empathie pour sa compagne, ni même d'attrait pour les victuailles passant ça et là sous des volutes d'odeurs délicieuses. Encore moins pour les regards jetés en sa direction.

Elle reste là, figée, regardant ça et là les quelques halos apparaissant au loin. Puis vient le moment où s'élève crépitements, feux en fumée colorés et éclairs pour les éclater. Elle les boit, les mange, ces feux et ce ciel étoilé bientôt couvert d'étranges vagues lumineuses de magie qui se reflètent au creux de ses iris bleues. L'on pourrait même remarquer que ses lèvres s'étirent très légèrement en un sourire où règne surprise et émerveillement. La dame dans sa belle robe jaune de fleurs de prés se tourne vers elle, encore peu sûre de sa requête auprès de celle qu'elle reconnaît de suite de par ses habits et ses cheveux. Cette femme appréciant cette lumière n'est d'autre que Serindë Elisung. Mercenaire à la fois respectable et connue pour ses coups aussi violents que prestigieux. Ses doigts se lèvent, tremblants d'hésitation et alors qu'elle s'apprête à formuler ses demandes, les cheveux roses se mettent à bouger et laissent apparaître ce regard puissant posé sur ce visage fin qui sans une once de pitié se met à dévorer sa fierté de noble.

"Je prends trois pièces d'or. L'ours domestiqué que je dois affronter tout à l'heure le mettra accidentellement en fâcheuse position."
La noble pose ses mains sur son coeur, choquée devant cette vivacité d'esprit et cette radicale décision qui l'effraie mais lui plaît tout autant. Sans attendre, d'un pas vif et dansant elle vient se poster près de la demi-elfe aux cheveux roses pour poser dans la poche de la veste les trois pièces demandées. D'un coup d'oeil aussi vif que la disparition de la dame en robe jaune pré, l'épéiste soupèse ses pièces et les fait jouer entre ses doigts avant de partir vers un autre coin de la demeure. Vingt pièces récupérées ce soir. Ça fera le compte avec ce que les gars ramènerait de la chasse à la wyverne. Elle sourit cette fois de manière bien plus prononcée, la Ser Elisung, posant sa chute de reins contre le rebord, se penchant vers le vide séparant cette terrasse et le reste de la ville. Oui, pour une fois, elle apprécie ce genre de fêtes.

◊ ◊ ◊

Ses doigts viennent essuyer les dernières gouttes sortant de sa lèvre coupée pendant l'affrontement avec la bête. Au moins, le fils de noble ne pourrait plus marcher pendant un moment, ce qui va de suite arranger les affaires de cette fiancée capable de porter une robe de catin élaborée. Elle siffle entre ses dents en voyant le sang sur son pouce puis sort finalement une de ses petites potions de sa sacoche, tandis que l'on la quémande p C'est diour elle ne sait trop quoi. D'un regard sec, elle réussit presque à faire fuir cette troupe de glousseuses; sauf qu'elles ont bien l'intention de rester et faire en sorte que leur forfait soit assouvi dans les plus brefs délais.
"Vous venez avec nous."
À peine essaie-t-elle de se soutirer à ces six paires de mains qu'on l'emmène dans une des nombreuses pièces pour la torturer de la manière qu'elle abhorre le plus au monde : devenir femme. On la manipule, la pomponne, l'oblige à se parfumer de quelque essence raffinée de grâce sylvestre avant de lui enfiler gants et bijoux. Elle déteste apparaître comme une bête de foire pour le plaisir de ses employeurs, mais au moins ça a le mérite de lui rapporter assez d'argent pour les campagnes à venir. C'est donc à la limite de l'humiliation et de l'agacement qu'elle sort entourée de sa "cour", l'aidant à tenir sur ses chausses bien trop serrées et lui expliquant encore une fois comment tenir les pans de sa robe. C'est donc dans une robe bordeaux aux contours de rose, les cheveux bombés et bien plus soyeux que d'habitude qu'elle apparaît. Il a suffi de quelques minutes pour qu'elle sente déjà agressée par un des invités au point de lui mettre une énorme mandale et déchirer le côté droit de sa tenue.

La voilà partie loin de cette mascarade dans les jardins annexes, avec son épée couverte d'un bouquet de fleurs blanches sur le pommeau. Elle se sent ridiculisée et c'est donc la robe qui fait office de décharge pour sa colère. La demi elfe déchire d'autant plus le tissu pour pouvoir mieux se mouvoir et lance par coups de pieds ses chausses bordeaux dans les haies.
"Foutus orlésiens."
Maugrée-t-elle. En quoi cela est important pour une femme d'être comme ça ? Tout ce que l'on ressent c'est de l'étouffement et un nez brûlé par des capiteux dix fois trop forts. D'ailleurs quand elle sent ces gants, Serindë grimace en à peine une seconde. Dégoutant. Elle continue son chemin, tête levée vers les étoiles, jusqu'à rencontrer un banc sur lequel trône étrangement une bouteille de vin avec quelques mignardises. Deux haies plus loin, elle entend des gloussements, suivis de mots capables de vous faire vomir du sucre par les oreilles. Sans se poser trop de questions, elle s'en empare avec deux petits fours et se met à en boire le contenu. D'autres feux crèvent le ciel. Ils ont vraiment le temps de gaspiller de l'argent en période de guerre, ces pignoufs. Et avec on ne sait quels services de mages. Serindë soupire et se remet à boire jusqu'à ce qu'un bruit attire son attention; un craquement de branche. Elle lève son épée et observe les lieux plongés dans le noir en faisant preuve d'une infinie concentration. Avant de comprendre en voyant une lueur bleue s'étouffer soudainement.

"Sors."
Ordonne-t-elle. Boren l'avait prévenue d'une éventuelle apparition. Mais de là à venir la faire chier en pleine fête, à Orlaïs, là ça devient dérangeant.
"Ça ne t'a pas suffi l'escapade à Tevinter ?"
À croire que se prendre deux baffes par la même femme ne lui suffit pas. Et franchement, ce n'est pas qu'elle ne veut pas, mais lui fracasser la bouteille sur la figure pour avoir de nouveau la paix ... bordel de cul de Créateur vérolé. Sourcils froncés à l'extrême et tirant visiblement la gueule, Serindë toise la forme sortant des plantes.

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— CRÉDITS : Pendräagon, Gwen

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
Posté Sam 5 Aoû - 4:19
Des larmes perlent aux coins de ses yeux, difficile pour lui de croire ce qu’il vient de se passer. Il était avec des gens formidables, et voilà que sous un aveu, l’un d’entre "eux" a complètement perdu la raison et s’est jeté sur les autres pour venir leur arracher ce qu’ils ont de plus cher. Les larmes finissent alors par couler sur ces joues tâchées d’un liquide précieux, il sait ce qu’il va lui arriver ; c’est lui qui a osé avouer, qui ne s’est pas tut jusqu’à la fin de la mission pour empocher leur dû, c’est lui qui a fait l’erreur de se lier d’amitié avec un animal sauvage et qui, après avoir bu un peu trop, t’a dévoilé leur plan. Maintenant, c’est à son tour de crever.

Quelque chose vient le gêner dans sa poitrine, il s’étouffe, il a beau se débattre, il sait ce qui l’attend. Il crache sur ce qui se trouve devant lui, il pleure de plus belle, et la dernière image qu’il aura vue avant de mourir sera celle de son cœur quittant sa poitrine. Le corps tombe lourdement au sol, et des doigts agiles viennent fouiller les poches et les bourses. Tel un charognard, tu ne gaspilles rien. Tout l’argent te revient, et tu disparais. Finalement, peut-être que tu ne réussiras plus jamais à te lier d’amitié avec quelqu’un comme tu as pu le faire avec Hawke.

•••

Tu es fatigué. Fatigué de te battre tout le temps, et pourtant, tu as besoin de ça pour vivre. Toutes tes nuits se ressemblent, entre cauchemars et yeux levés vers le ciel ; tu ne te reposes plus. Tu n’as jamais pu savourer ce luxe d’avoir une bonne nuit de sommeil. Tu carbures grâce à la haine, et sans elle, tu es perdu. Tu es son esclave, et putain ça n’a pas l’air de te déranger. Terré dans ton coin, bien installé, tu marmonnes. L’alcool te monte à la tête et c’est le seul moment où tu peux oublier que tu devras recommencer à jouer le rôle d’assassin dès lors que tu auras ouvert les yeux.

Des regards se posent sur toi, encore une fois. Toujours pareil. Et toi, machinalement, tu leur rends un regard haineux, sanglant, à moitié embrumé. Et une grimace. Toujours à tirer la tronche, c’est peut-être pour ça qu’on passe son temps à t’observer. Tu frappes la table quand un groupe de personnes viennent te voir, chose qui n’est pas arrivée depuis bien longtemps. D’un coup, tu sembles confus, ils te sourient, ils te racontent leur journée. Mais qu’est-ce que t’en as à foutre, toi, personnellement ? Ils te dégoûtent, tu cherches une excuse à deux sous pour t’enfuir le plus loin possible, mais ils te retiennent, ils partagent un verre avec toi. Au final, tu te laisses aller, et tu leur raconte beaucoup de choses.

Les lointaines rumeurs qui courent sur toi sont parvenues aux oreilles de personnes lambda qui, au final, sont justes venues pour se foutre un peu de toi et te raconter toi aussi des rumeurs. Des ragots qui ont pour but de raviver ta colère. Tu te lèves, tu quittes le groupe. Définitivement.

•••vv

Tu ne sais pas vraiment comment tu es arrivé ici, et tu as dû faire beaucoup de bruit car tu te souviens vaguement de plaintes. Tu as l’impression d’être en plein rêve, et pourtant, c’est bien la réalité. Les oreilles sifflent, les lumières dans le ciel t’aveuglent, tu feules sous le mécontentement. Tu te redresses un peu sous la surprise avant de réaliser où tu te trouves. Tout te revient alors en un éclair, et tu crois pendant un instant que quelqu’un ose t’attraper par le bras. La gêne te fait alors luire et ce n’est sûrement pas le meilleur moment puisque, entre deux gestes brusques, tu la vois. Tes yeux s’agrandissent et quelque chose en toi s’est réveillé.

Finalement, tu préfères te terrer un moment parmi les plantes qui ne sauront te cacher éternellement. Tu te faufiles avec difficulté entre celles-ci, et tes pieds quasi nus ont le malheur d’indiquer ta présence. Pendant un instant, tu crois la berner en allant te dissimuler un peu mieux à travers le feuillage, mais elle a tout de suite compris que tu es là. Tu soupires, mais tu crois quand même à ce qu’elle se contente de faire l’idiote et d’ignorer ta présence. Chose qu’elle ne fait pas, bien évidemment, et elle se permet de remuer le couteau dans la plaie encore saignante. Tu feules à nouveau, tu ne tiens pas à ce qu’elle vienne te chercher en t’embrochant. Alors tu sors enfin, et c’est à peine si tu la reconnais dans ces vêtements : il faut dire, ses cheveux aident beaucoup.

Tu ne peux t’empêcher de retenir un rire, avant de finalement le laisser éclater. Le contraste entre vos deux tenues est flagrant, disons que tu n’es pas vraiment du genre à aimer porter des vestons et des pantalons à la couture la plus belle. Non, toi, tu ressembles et ressembleras toujours à un sauvage qu’on aurait aimé ne jamais croiser sur sa route, et ce, peu importe la tenue que tu portes. Tes yeux se posent immédiatement sur la bouteille, et tu fronces les sourcils.

« C’était pour moi. », siffles-tu sous le mécontentement.

Drôle de façon de saluer, mais elle doit être habituée à tes entrées en scène toutes plus étranges les unes des autres. Mais elle doit surtout être lassée ; lassée de voir ta sale gueule d’elfe grincheux aux yeux de chiot.

« Je ne veux pas me battre. »

Plutôt étrange venant de toi, mais à ce stade, être bizarre est sûrement le dernier de tes soucis. Tu t’approches d’elle, tu te mords les joues pour cacher un sourire moqueur. C’est bien la première fois que tu la vois aussi… Femme. Et ça ne te déplaît pas, au final, elle peut être toute aussi impressionnante ainsi qu’en armure.

« J’ai attendu ce tête-à-tête pendant longtemps… Dis-donc, qu’as-tu fait à cette ravissante robe ? »

Tu as un mouvement de recul lorsqu’un petit idiot esseulé arrive dans ta direction ; disons que tu n’es pas vraiment le bienvenu ici, et on ne tardera pas à te le faire savoir. Il détale finalement assez vite car il ne veut pas d’ennuis. Quand tu regardes les autres, tu grimaces comme tu as l’habitude de le faire, mais quand c’est elle que tu l’observes elle, tu sembles différent. Tu tends le bras, un sourcil haussé, toujours à te mordre les joues pour éviter d’éclater de rire et de te rouler par terre devant elle. Non, vraiment, ça te donne envie de te foutre d’elle.

« Une gorg- »

Finalement, tu n’as pas le temps de finir ta phrase qu’un fou rire te prends. Tu ne peux pas rester insensible face à une telle tenue, surtout quand on t’a habitué à la voir parée d’une armure brillante et résistante plutôt que des bijoux coûteux et fragiles. Tu dois être allergiques à cette vision.

« Haha, salope., »
A


"Avant je faisais peur aux gens, maintenant ils me font chier"
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Posté Sam 5 Aoû - 14:07
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Ils sont là à lui cracher au visage quand elle a le dos tourné alors qu'elle ne fait que lever un bâton et aller à l'assaut d'un bateau pirate sur l'immense lac gelé. Ils sont toujours là, pour lui planter les couteaux dans son dos quand elle vient pourtant leur vendre le gibier qu'ils n'ont pas su chasser. Et elle, la petite fille aux cheveux châtains, fixe ces monstres gavés d'hypocrisie de son oeil bleu azur, jusqu'à ce qu'ils se baissent, ploient et acceptent de donner le dû. Déjà à cette époque, Serindë avait appris à se méfier de plus puissant que soi mais aussi à savoir utiliser ses propres atouts et faire plier le genou à ces abrutis. Qu'ils soient nobles ou qu'ils s'appellent Fenris ou trou du cul; ça revient au même. Surtout quand l'intéressé se paie ouvertement de sa gueule. C'est avec beaucoup de retenue et de concentration que la mercenaire ne se jette pas sur lui pour lui enfoncer le poing dans la mâchoire. D'une, elle n'aurait pas l'avantage au vu de ses habits. De deux, ça lui ferait trop plaisir de s'en prendre une pour au final venir fouiller dans sa poitrine.

Et ce qu'elle veut, Elisung, c'est qu'il sente que même dans ses faiblesses, même face à la mort, elle se tient prête. Prête à se battre et affronter son destin; comme lorsqu'elle mettait cher aux gamins du village. Ou quand elle tue un de ses ennemis, flèche fichée dans le mollet. Il lui dit que cette bouteille est à lui ? D'accord. Elle l'ouvre à nouveau et boit devant lui le vin et lui répondre sèchement ces mots :
"Je ne savais pas que tu étais invité. Et que tu étais un sans couilles de noble."
À chaque fois il la chasse. À chaque fois il se prend une branlée. Quel est son but concernant Serindë ? Que la roue tourne et qu'il puisse la voir agoniser ? Pourquoi elle, sachant qu'il en voit des pires qu'elle écumer de pauvres villages et violer femmes et enfants. Il y a soudain quelqu'un qui arrive sur sa droite et par réflexe, la demi-elfe se poste de sorte à engager le combat sur deux fronts de manière temporaire. Au final il s'agit d'un simple domestique qui détale aussi vite qu'il est venu. C'est en se tournant à nouveau qu'elle ... voit  le regard insistant de cette chiure de cochard coulante se poser sur elle, sur son corps. Elle en grimace de dégout. Par Andrasté, mais que les hommes peuvent être ... gras comme un cochard gavé à l'huile. Maintenant, c'est elle qui le jauge de haut en bas, gardant toujours la tête droite. Le voir dans ses bas de tissus sale, le torse à l'air comme si personne ne pouvait lui transpercer le coeur, d'après lui, ça n'avait rien de risible ? Mais qu'il se la ferme bon dieu.
"C'est pour ça que tu es venu ? Essayer de m'humilier ?"
Son sourire se fait mauvais, son oeil plus enragé mais elle tient bon, tel que lui a un jour appris son mentor, Ser Jean. Ne pas plier face à plus bas discours que celui du sage. Inspirer. Alors pourquoi sent-elle sa jugulaire palpiter si fortement en le regardant. Oh ... ça y est ... elle sait. Elle voit en lui l'hypocrisie même de Hawke.

◊ ◊ ◊

SHRRRRRRR ... Le bruit que fait la robe, cette robe si belle, si rose et fragile qui part en lambeaux sous les mains de sa porteuse. L'épée est rangée, la bouteille posée à terre. Elle en déchire d'autant plus le pan sur le côté, jetant même une des décorations dans la petite fontaine attenante. Car elle en a marre de se sentir autant étouffée par ce truc.
"Putain de merde."
C'en est trop pour elle. Il faut qu'elle lui jette ses vérités dans la figure.
"Tu sais quoi Crève Coeur ? fous toi de moi. Mais moi, au moins, j'ai le mérite de ne rien me reprocher. Je ne fais aucune distinction envers ceux que je massacre. Car je fais ça pour survivre. Pas pour faire ma pouilleuse qui chiale sur son passé."
Nouveau bruit de déchirement. Plus sec cette fois. Elle sent sa jambe gauche se libérer enfin d'un poids et de sensations dérangeantes. Cette fois elle le pointe de l'index en s'avançant de quelques pas, sauvage, puissante et surtout foutrement courageuse face à quelqu'un qui pourrait s'emparer à tout moment de son coeur. La tordre, la mettre à mort. Mais c'est bien ça qui fait sa spécificité : la lionne de l'Emprise n'a pas peur de la mort. Cela se voit dans son regard que cette femme s'est abandonnée au fatalisme de la vie mortelle pour n'en retirer que ce qui l'intéresse, l'instant présent. Son avenir, elle le laisse à celui qui l'achèvera.
"Et ne me regarde pas comme si je t'avais blessé. C'est toi qui as choisi de fuir en tuant des innocents, des gens qui vivent plus que tu n'as jamais voulu vivre. Alors ton salope, tu peux le gober aussi rond que les couilles de ton ancien maître."

Et sur ces mots la femme soldat de l'argent tourne les talons, volant limite de ses pieds nus sur le parterre herbeux, récupérant la bouteille et buvant une immense gorgée, sans que son regard ne quitte ce ciel noir encore couvert des fumées des précédents tirs d'artifices. Cette fois, c'est elle qui rit, touchant son front de sa main gantée, lissant ses sourcils ébouriffés. Et elle tourne la tête dans la direction de Fenris, le regardant d'un autre oeil que celui qu'elle arbore habituellement. Elle regarde ce torse qui luit, ce torse qu'elle a déjà vu à la frontière de Tevinter couvert de sang, mais toujours capable de se teinter sur ses dessins d'un beau bleu presque apaisant. Remonte jusqu'à cette nuque qu'elle a voulu briser entre ses gantelets de fer sous les yeux de Marc et de Boren pour leur prouver qu'aucun lyrisme n'a point en elle quand elle l'a vu se jeter contre le démon.
"C'est vraiment dommage que tu sois aussi lâche qu'une catin de Madame Lusine"
Si il veut tellement la tuer qu'il le fasse. Elle n'attend que ça. Serindë boit, jauge du regard et plonge son azur dans le vert crasseux mais brillant des iris de l'elfe aux cheveux blancs. Ses lèvres s'entrouvrent, le vin coule au coin comme le sang qui devrait se verser. Ce sang que l'épéiste lèche de sa langue avide, qu'elle recueille sur ces gants qu'elle suce et mord entre ses dents.
"Tue moi. Fais de moi ta femme en prenant ce coeur que je te tends, Fenris le couard."
Qu'il prouve au monde sa lâcheté, comme il l'a prouvée à ces enfants qu'elle a voulu à contrario épargner. Qu'il mente encore et se lamente sur ce pauvre sort qu'il a lui-même choisi. Qu'il sente qu'elle sera toujours là pour rire près de son oreille. Qu'elle ne ressente plus cette excitation grandissante quand il fronce les sourcils et montre les crocs, prêt à déchiqueter sa peau.

Serindë est maîtresse de sa vie.

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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
Posté Dim 6 Aoû - 4:12
Tu peines à reprendre ton souffle et surtout à calmer de fou rire venu de nulle part, en tout cas, cela te fait un peu de bien au final de te foutre de la gueule de quelqu’un. Tu n’as sûrement jamais autant ri, et il était temps d’extérioriser, ne serait-ce qu’un peu. Soudainement, tu te redresses, et tu te calmes malgré cette envie de te remettre à rire qui te colle à la peau. Normalement, tu aurais à nouveau froncé les sourcils, mais cette fois-ci, c’est un mélange entre moquerie et pitié qui s’affiche. Tes yeux sont brillants, et tu recommences à te mordre les joues dans l’espoir de dissimuler un énième rictus.

Sauf que tu te refroidis très vite lorsque la catin décide de boire cette précieuse bouteille devant tes yeux ; la lueur dans tes prunelles s’éteint, et tu n’as plus besoin de cacher un sourire qui est parti aussi vite qu’il est venu. Tu prends ça comme une provocation, et tu te retiens de lever le poing et de lui arracher la bouteille des mains, mais bon sang, ça te ferait tellement plaisir d’enfin pouvoir lui prendre quelque chose au lieu de te prendre des claques à chaque fois. Tu feules à nouveau, difficile de cacher ton mécontentement, mais tu ne lèves pas la main.

« Moi non plus, je ne savais pas, tiens. Mais maintenant que je suis là… »

Tu hausses les épaules, ça t’étonne presque qu’elle soit autant préparée à une quelconque attaque ; et pourtant, si tu voulais vraiment lui faire du mal, tu lui aurais sauté dessus depuis bien longtemps, comme tu as l’habitude de le faire. Tu lui aurais asséné un coup ou deux, et surtout, tu ne serais pas dans une telle tenue. D’ailleurs, rien qu’en y repensant, ça te fait frissonner car tu n’as… Aucun souvenir d’où ils peuvent se trouver. Cela reviendra plus tard sûrement, mais mieux vaut ne pas te faire plus repérer que tu ne l’es déjà. Au final, le sourire revient très vite, tant qu’elle ne touche plus à cette bouteille contenant un liquide qui vaudrait tout l’or du monde sur le moment.

« Je viens… Admirer la scène. »

Cette femme peut parfois se montrer aussi sauvage que toi, et elle le prouve en allant déchirer ses beaux vêtements. Tu fais semblant d’être choqué, dégoûté de la vue d’une femme qui détruit à petit feu ce qu’elle ne voudrait sûrement pas abîmer d’habitude. Mais, au fond, tu penses plutôt le contraire, le fait qu’elle ne se laisse pas emprisonner par de telles tenues, cela te plait. Pendant que tu joues la pauvre âme souillée, tu observes au loin les figures horrifiées et les têtes qui se tournent en direction du bruit inhabituel.

Tu te mets ensuite en position de victime – ou d’innocent, à continuer de faire le choqué tout en levant les mains en l’air. Un nouveau mouvement de recul, comme si tu ne voulais pas t’approcher d’elle, maintenant qu’elle te déstabilise un peu plus ; comme ça, elle a l’air plus… Elle, tout simplement. Et au fond de toi, tu ne voudrais pas qu’elle vienne te percer le ventre de son épée ridiculisée par une saleté de bouquet.

« C’est bon, on me le dit tout le temps et ce n’est pas toi qui vas m’ouvrir les yeux. »

Sur le coup, oui, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Puis tu te mets à soupirer en assistant à la scène, cela commence vraiment à devenir ridicule et surtout à te rendre mal à l’aise de la voir s’acharner sur cette pauvre robe comme si elle faisait face à son pire ennemi. Tu grimaces un bref instant, ne comprenant pas pourquoi elle va si loin. Et tu recules encore et toujours, tu manques de trébucher, mais tu sembles tenir à garder une certaine distance de cette femme qui, pourtant, occupe tes pensées de plus en plus souvent, jusqu’à te rendre fou lorsqu’elles deviennent trop envahissantes.

Mais ce qui ne te plait pas, c’est qu’elle vienne déterrer tranquillement un passé que tu as pris soin de déchiqueter en petits morceaux. C’est encore bien trop frais, et ça le sera toujours si tu continues ainsi ; tu te refroidis un peu plus, et tu manques de venir la plaquer au sol pour te laisser aller à des pulsions de sauvage comme tu aimes l’être.

« Et je ne te permets pas de me dire ça, car tu m’as vraiment blessé. Même en tenue de princesse, tu restes venimeuse, dégoûtante. »

Sauf que ça ne t’empêche pas d’être là, devant elle. Finalement, tu t’avances lorsqu’elle te tourne le dos avant de t’arrêter net quand elle se tourne vers toi. En réalité, tu bous de l’intérieur, elle a ajouté du sel sur tes plaies ouvertes et ça te creuse, ça te fait diablement mal. Elle sait toujours où frapper, et ta patience commence à atteindre ses limites. Les provocations n’arrangent pas vraiment les choses, et au final, la voilà qui se donne en pâture après des mois et des mois à la suivre. C’est assez étonnant, car tu ne t’attendais pas à ce que cela soit si facile.

Cet instant, c’est comme dans tes rêves les plus fous : elle ne cherche même pas à se défendre, elle attend que tu viennes loger ta main dans sa poitrine. Tu inspires longuement, et tu avances en grandes enjambées, tu arrives trop vite vers elle, tu te jettes dessus comme si elle n’était qu’un simple morceau de chair. Tu la bouscules pour qu’elle perde l’équilibre, tu tends la main pour aller la transpercer, attraper cet organe si précieux pour vivre et, au final, cette main vient rattraper ce corps de femme. Peut-être a-t-elle manqué sa cible, ou alors tu as autre chose derrière la tête. Tu n’as jamais été aussi proche d’elle, et malgré le fait que tu sois particulièrement en colère, tu ne fais rien. Tu l’observes, ta victime dans tes bras, tes yeux se perdent et tu te reprends assez vite pour venir soutenir son regard.

« Tu me déçois. », siffles-tu entre deux soupirs.

Au fond, tu te sens tout chose, mal à l’aise, en colère, triste, tout à la fois. Et au final, tu te sens incroyablement vide. Tu n’éprouves aucun plaisir, aucune satisfaction, et tu es aussi frustré et enragé. Ta main libre vient doucement se poser sur son visage, le contact de sa peau accentue ton mal-être. Ce moment, tu as l’impression qu’il dure des heures, et pourtant, il ne s’est écoulé que quelques secondes. Tu la gardes contre elle, et tu t’attends à une réaction typique de sa part, mais au final, tu n’en as strictement rien à faire.

« Voilà que tu m’offres ton cœur sur un plateau d’argent et pourtant… Pourtant je n’en veux pas. »

Ses yeux éclairés par tes tatouages te reflètent et tu ne te reconnais même pas. Tu te dégoûtes, toi qui as pourtant attendu ce moment depuis votre première rencontre – et surtout depuis ta promesse. Ton étreinte se resserre, tu n’as pas l’air de vouloir la quitter. Finalement, tu viens lui voler la bouteille et tu bois le contenu sans plus attendre ; cette garce ne t’a vraisemblablement pas réservé de nombreuses gorgées. Et la bouteille vole plus loin, se brise, et tu viens agripper sa main fermement, de toute ta poigne. Comme si tu serrais ta lame.

« Non, c’est trop facile. Je ne peux pas. »

Tu lâches enfin son dos mais tu la gardes tout de même prisonnière. Tu ne peux pas apprécier la mort de quelqu’un qui tient à prouver que tu n’es qu’une sale petite merde : tu le sais, mais tu ne veux pas l’admettre.

« J’ai changé. Et c’est de ta faute. »

Tu es perdu, et tu as horreur de l’être. Te remettre en question, ça ne te convient pas. Tu cherches encore et toujours une raison de ton mal-être, et la voilà juste à tes côtés : Serindë.


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Posté Dim 6 Aoû - 13:56
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Ils peuvent essayer de la souiller; elle l'est déjà. Ils peuvent tenter de les étrangler; elle les tuera. Que sa tête soit vide quand l'épée se plante dans leur ventre, ou qu'elle soit pleine de conscience quand la poitrine s'étire de manière inhumaine une fois ouverte, Serindë demeure froide, impartiale. Tuer et survivre. Éviscérer et se dire que ce n'est pas pour aujourd'hui. Une chose est sûre pour la mercenaire, quand elle se fond sans aucune peur dans ce regard empli de haine : elle en rit, elle le provoque. Fenris vient, alors que deux personnes visiblement alertées par les sons viennent scruter l'étrangeté qui se joue en ces terres d'opulence et de grâces. Ils voient au loin cette femme aux cheveux rose écarquiller grandement ses yeux d'un bleu pouvant faire rougir de jalousie l'eau de la côte orageuse. Un homme fond sur elle à grand pas, luisant de tout son corps comme si quelque chose sous la forme d'un esprit ou d'un démon vivait en lui. L'une des dames crie en voyant la femme tomber au sol. C'est horrible, mais tellement grisant de voir une scène de mise à mort pour ces nobles enfants de putain.

Serindë se sent partir, voit la main de Fenris approcher, luisante et prête à lui déchirer ce qui la retient encore en ce monde aussi dégueulasse que merveilleux. Elle ne ferme pas les yeux, elle l'affronte jusqu'au bout, lâchant son épée qui alors choque sur le si beau dallage, crève le bouquet de fleurs blanches étalant leurs pétales fins et délicats près des pierres taillées de la fontaine. Sur le moment, la jeune femme croit que le temps s'est suspendu et qu'elle est déjà morte. Pourtant, elle sent toujours les griffes contre son dos. La demi-elfe fronce immédiatement les sourcils, creusant entre ses deux yeux sa peau.
"Comme c'est arrangeant."
Crache-t-elle finalement en y mettant tout le sarcasme qu'elle peut maintenant dégager. Son coeur bat fort, trop fort, mais son maintien pour ne pas frémir et faillir la rend toujours aussi cinglante et froide. Est-ce le fait de se retrouver bloquée qui l'oblige à prendre sur elle et inspirer le plus profondément possible ? Ou bien de voir d'aussi près le visage de celui qui la considère normalement comme sa némésis ? Car elle sent un trouble la prendre, ... sans doute dû au vin ? Sa tête a un mouvement de recul alors qu'il se met à boire, grimaçant de dégout face à une scène que d'habitude elle cautionne en taverne avec ses hommes, mais pas avec cette ... bête. Parce qu'il lui ressemble un peu dans le fond; malgré ses foutus états d'âmes aussi contradictoires qu'une petite vierge chauffée au romantisme. Voilà qu'il lui prend la main et serre, ce qui fait encore plus palpiter la peau et la jugulaire de la mercenaire qui lui tient toujours tête. La jointure de ses clavicules ressort d'autant plus tant elle se contracte pour essayer de faire poids et garder une possibilité d'élan pour une quelconque action. La bouteille se brise.


"Regarde-moi dans les yeux."
Sa main emprisonnée lui fait mal mais elle tient encore un peu, contrôlant sa voix qui commence à trembler; de haine; d'impatience; d'anticipation; d'excitation; elle s'empare du visage tordu d'incompréhension de Fenris, l'oblige à la regarder et bizarrement, la pression qu'elle exerce de ses doigts sur sa mâchoire devient plus douce. Serindë devient confuse un instant mais elle continue, même si l'on peut voir sur ses traits quelque chose qui annonce les prémices d'une perturbation dans sa coque de traqueuse-tueuse.
"Regarde-moi. Et repense au moment où tu as enlevé à ces enfants le droit de changer. Regarde-moi et penses que tu viens de rater l'occasion immense de me tuer."


◊ ◊ ◊

"Lâche-moi, maintenant."
Siffle-t-elle près de son visage. Trop près de son visage. Elle sent son odeur légère et piquante, l'air chaud qu'il expire passer entre ses lèvres. Ces lèvres qu'elle jauge un instant avant de remonter jusqu'aux pupilles dilatées noyant le vert luisant des iris de l'elfe. Deux soldats arrivent suivis de quelques nobles intrigués par ces soudains mouvements. Serindë profite de ce moment pour faire lâcher d'un coup sec la prise de son agresseur puis masser ce poignet maintenant marqué de rouge.
"Ser Elisung. L'on nous a rapporté que vous étiez importuné par une personne non invitée. Est-il responsable de la mise à sac de votre robe ?
"- C'est moi qui l'ai mise à sac. Je n'ai guère l'habitude de ce genre d'apparats ostentatoires."
- Et concernant ce monsieur ?"
Le soldat prend de haut ce péon d'elfe à la peau hâlée, ne prenant guère garde aux marques qui se mettent à luire. Serindë se poste alors devant Fenris en fixant avec une intimidation certaine le soldat, malgré ses marques de politesse.
"Savez-vous à qui vous vous adressez ... ?
-J'en conviens, mais ...
- Je suis une mercenaire et épéiste. Pas femme de chambre, monsieur."
Le soldat tressaille et s'incline, tout comme son collègue resté muet durant l'échange. Puis, il signifie aux nobles qu'il n'y a plus rien à voir, même si ceux-ci rechignent un peu à regagner la fête, intéressés par la vue offerte à leurs yeux habitués aux robes et masques. Serindë ramasse son épée et la range dans le fourreau attaché à sa taille, jurant une dernière fois contre cette robe inutile et ce poignet qui la brûle.

"J'ai déjà payé ces soldats pour qu'ils se taisent une fois. Et je n'ai pas l'intention de leur donner une pièce de plus"
En somme, Elisung dit à Crève-Coeur de dégager. Ses bras enveloppent sa poitrine en guise de couverture pour son coeur battant encore à tout rompre, et elle reste de dos à observer les étendues de maisons et d'eau en soupirant d'agacement. Très bien, alors c'est elle qui va s'en aller. Récupérer ses affaires, remettre sa veste et sa tunique, ses bottes, prendre son bouclier avant d'aller boire jusqu'à en devenir soul dans une taverne.
"Tu sais rentrer mais pas sortir. À la bonne heure. Suis-moi."
Elle prend Fenris par le bras et voit les tatouages se mettre à briller. Ah parce que ça réagit même au contact ce foutu truc. Bah. Bien un truc de tévintide ça. Tape à l'oeil. D'un pas rapide et sec, tenue droite comme celle de la combattante qu'elle est, la demi-elfe passe sauvagement dans les jardins et dans les couloirs pour au final retrouver la chambre où l'on l'a déshabillée avec le plus grand des soins. Quand elle ouvre la porte, ce n'est que pour grogner et se jeter sur son bouclier empestant le parfum et couvert des même fleurs que celles qui se trouvaient sur son épée.

"Et merde. Quelles salopes."
Râlant ouvertement de plus belle et cherchant ses affaires du regard, Serindë se souvient qu'elle n'est pas seule.
"La sortie arrière c'est au fond du couloir à gauche et deuxième à droite. Il y a des statues de loup en or devant."
Serindë empoigne et arrache les fleurs, fleurs qui se retrouvent nues de leurs pétales et en train de vomir telles du sang le long de son avant bras. Celles qui restent dans sa main sont écrasées et cette fois, comme un avertissement, elle fixe Fenris.
"Tu ferais mieux de partir. De suite."
Sous les lumières, la peau blanche de la jeune femme dégage d'autant plus sa pâleur, ce qui fait un grandissant contraste avec le bleu de ses iris. En regardant Fenris elle sent son agacement prendre plus de place et son coeur se serrer, toujours aussi confuse; à tel point qu'elle s'énerve. Elle ne peut pas ressentir une attirance comme ce jour là. Elle ne veut pas se complaire dans la puissance qu'il dégage. Et surtout ne pas être la raison qui le pousse à changer. Ses ongles s'enfoncent dans sa peau et sa nuque se tend. Cet aspect déchiré que son corps comme sa robe met en valeur, alors que tout dans la pièce n'est fait que somptuosités dorées et de tissus de velours aux si belles figures de fleurs et feuilles la rend sauvage et pourtant belle à en faire mourir de jalousie les orlésiennes.
"Ma seule faute, c'est de laisser la vie à un compagnon de Hawke."
Elle ne sait pourquoi, mais elle sent son coeur se tordre, comme à une époque, où elle aurait pu être chevalier, héraut, comme Ser Jean. Mais ça a été sa plus grande faiblesse. Et aussi ce qui a failli la tuer. Ses sourcils se tordent de tristesse, car elle sait qu'au fond, ce que Fenris a ressenti, elle l'a vécu. "Noble coeur" comme l'appelait Ser Jean. Noble Coeur refait surface.

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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
Posté Mar 15 Aoû - 21:38
La douceur, ce n’est pas fait pour toi. La poigne ne fait que se resserrer, tes yeux viennent observer ce corps sans même se gêner, car tu cherches une quelconque réaction à tes actions. C’est en la serrant que tu le sais, que tu pourrais presque sentir son cœur battre dans ta main. Mais ça ne t’amuse même pas, car ce n’est que maintenant que tu réalises que tu ne pourras plus la tuer. Tant pis pour toi, car c’est toi qui l’as voulu, qui as refusé une telle occasion pour une raison aussi stupide que toi.

Tu divagues encore et toujours et la mercenaire te force à la regarder. Tu viens planter tes yeux dans les siens, tu ne bouges pas, le contact te fait tout de même frémir, et, pour une fois, tu ne le trouves pas désagréable. Tu plisses alors les yeux, toujours aussi confus, et ton regard se remplit alors de haine lorsque les souvenirs de cette foutue nuit refont surface. Tu retiens ta respiration un instant, tu regrettes, mais tu ne peux plus revenir en arrière désormais ; toute ta vie, tu te souviendras de cette action. Toute ta vie, tu hésiteras, tu te diras que, finalement, ce n’était peut-être pas la meilleure de tes décisions. Mais tu commences à être habitué à faire les mauvais choix, et tu n’as pas l’air de faire d’efforts pour le changer.

« Non. »

Tu es sec, direct, tu tiens à ce qu’elle comprenne que tu ne lâcheras pas le morceau. Pour une fois, tu ne peux être plus proche d’elle. Pour une fois, elle ne te menace pas avec son foutu bouclier. Et alors que tu t’apprêtes à la redresser, l’apparition d’un petit groupe de personnes te déconcentre et la garce en profite pour se libérer de ton emprise. Tu hausses les sourcils avant de reculer d’un pas, les mains dans le dos, l’air de dire que tu n’as rien fait. Très vite, tu fronces à nouveau les sourcils, leur présence t’embêtant plus qu’autre chose. Tu te sens vraiment comme un intrus, et leurs regards méprisants t’agacent tout simplement. Si seulement tu t’écoutais, tu leur aurais fait comprendre qu’ils n’étaient pas les bienvenus alors que c’est bien toi celui qui a le moins le droit d’être ici.

Tu les écoutes d’une oreille distraite, raclant ta gorge, le regard fuyant. Tu les maudits tous, tu t’attendais à devoir justifier ta présence mais finalement, l’échange s’écourte et tu te retrouves à devoir la suivre, à peine contraint. C’est sans surprise que tu lui montres ton mécontentement, mais tu suis ses pas jusqu’à ce qu’elle te lâche.

« Tu trembles. »

Tu restes planté là comme un idiot avant de te moquer après avoir observé la scène. Ces nobles, n’importe quoi. Toujours à essayer de sublimer les choses les plus barbares, et Serindë en est la preuve. Elle, qui n’hésiterait pas à éviscérer quiconque chercherait à l’importuner, s’est retrouvé le temps d’une soirée merveilleusement habillée ; comme une vraie femme. Tu croises les bras contre ton torse, tu roules les yeux, avant de hausser les épaules.

« Des statues de loup, hein. Et si je n’ai pas envie de quitter le lieu ? »

La femme se laisse aller, vient arracher les si belles fleurs qui parent sa carapace, et ça te fait frissonner. Tu la fixes à ton tour, elle ne te fait pas peur, tu as fini par t’habituer à ses manières, et tu lui fais clairement comprendre que ce n’est pas une nouvelle gifle qui te fera fuir.

« Non. Je veux comprendre. »

Un frisson te parcourt, et tu es pris d’une folie, tu t’avances vers elle, vers la menace. Tu lui fais face à ton tour, tu ne la lâches pas du regard. Tu pourrais fuir comme tu as l’habitude de faire mais tu as appris à cesser de le faire de temps en temps. Tu as appris à combattre les loups qui chassent sans cesse les couards. Tu arrives enfin à son niveau, tu te mets entre elle et son bouclier, et tu continues de la fixer. Tu restes calme, tu l’observes du mieux que tu le peux ; toi, qui l’as poursuivie pendant si longtemps, tu refuses de t’en prendre à elle pour cette fois. Tu le sens, au fond de toi, que quelque chose la perturbe.

« Tu n’as pas toujours été celle que l’on connaît, n’est-ce pas ? »

Une ancienne vie. Bien enfouie au fond d’elle. Peut-être te fais-tu des idées, peut-être que non. Tu lèves les mains, et tu viens l’agripper. Tu n’as pas peur. Qu’elle te frappe si elle le veut, tu sauras résister. Elle peut t’ôter la vie, mais ce serait lâche. Tes pouces viennent doucement caresser cette peau, tu soutiens son regard. Tu ne sais quoi faire, mais tu n’es pas d’humeur à lui cracher dessus.

« Et tu as aussi changé. Mais ton regard est le même. »

Les secondes défilent, et finalement, tu viens la plaquer contre le premier meuble qui la heurtera. Ta prise se resserre, se fait bien plus menaçante, puis tu finis par la lâcher. Tu souris, tu te forces pour ne pas te jeter brutalement sur elle. Tu lui tournes alors le dos, fixant son arme. Quelque chose te tracasse, mais tu ne saurais mettre le doigt dessus. Un énième soupir s’échappe d’entre tes lèvres, puis tu viens agripper le bouclier, avant devenir y cueillir le reste de fleurs qui s’y trouve.

« Toi aussi, tu as eu l’occasion de me tuer. Plusieurs fois. Et tu ne l’as pas fait. Ce n’est pas une faute. Pourquoi ? Car tu ne vois pas d’honneur à tuer un sacré phénomène ? »

Ces fleurs, tu viens humer leur parfum ; celui-ci est trop fort, te fait grimacer. Ton nez te pique, et tu grognes, mais tu les gardes dans ta main en faisant attention de ne pas les abîmer. Tu admires leur beauté, calmement.

« Tu le sais, comme ça fait mal, hein ? »

Tu restes vague, au final, c’est à peine si tu sais de quoi tu parles, puisque tu n’es pas sûr de ce que tu ressens. Mais une chose est sûre : tu es dégoûté.


"Avant je faisais peur aux gens, maintenant ils me font chier"
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Posté Mar 15 Aoû - 23:32
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Ce trouble qui la prend, lui rappelle les moments les plus dégueulasses de son existence; ceux où l'idéalisme et la loyauté pour l'humain existait encore en son coeur. Ou plus communément ce que l'on appelle Espoir. L'espoir de servir une grande cause, un grand noble, de devenir grand par les armes. Tant de choses qu'on lui avait dicté comme la plus belle des fables. Mais c'est bien là que le bas blesse : ce n'était que des fables. Les nobles sont des monstres. Ceux qui les servent sous couvert de loyauté, d'autant plus. Ce qui leur importe, c'est d'écraser leur prochain dans un excès d'égoïsme. Il y a d'abord cette joie folle qui passe dans ses iris, avant que celui-ci se fasse à nouveau noyer dans les hurlements et la douleur comme lors de ce fameux jour où elle a dû apprendre à survivre. Toutes ces contradictions qui un jour se sont rencontrées fusent alors que l'autre abruti se moque. Fenris ne sait vraiment pas dans quel terrain il vient de poser pied. Un terrain grondant, frémissant, animé de brûlures faites par un sang acide ... capable d'écraser quiconque jusqu'à ce que celui-ci meurt, tout simplement.
"Sors."
Cette fois, sa voix se fait rauque, tordue par cet immondice qui maintenant établit les lois en son être. Mais il n'a pas peur. Fenris, ce foutu mercenaire avance près d'elle, la jauge, essaie de percer de son regard méprisant et dégouté cette femme qui a un jour pleuré en éviscérant le Qunari qui avait voulu la tuer; qu'elle avait respecté; qui lui avait alors dit dans son dernier souffle, en la regardant déchiqueter ses entrailles avec une sauvagerie peu commune qu'elle ne serait jamais chevalier. Et il avait eu raison : le sang et la haine avaient pris le pas. Serindë est un instrument de la mort.

L'elfe compagnon de Hawke joue avec le feu. Il serre une peau brûlante et un sang qui bout sous la pression d'une certaine admiration teintée d'une haine aussi dévastatrice que le feu d'un dragon. Elle le le soutient dans son regard, tête droite; et elle se moque à son tour, bien que le contact avec le meuble de rangement la fasse lâcher un léger cri de surprise suivi d'un grondement prenant le dessus sur cet acte que l'albinos pourrait qualifier de "femme". Quelques secondes défilent et d'une façon puissante, bestiale, ils se fixent en ne cessant de contenir leurs inspirations devenues beaucoup plus frénétiques. Cependant l'épéiste ne prend pas peur, et s'impose à nouveau, sortant de son silence en approchant son visage de celui de Fenris. Elle semble s'adoucir, presque murmurer de façon intime cette question dans un souffle qui pourrait être saccadé et sensuel; si elle était cette femme qu'il cherche à briser.
"Tu sais ce qu'il te dit mon regard ... ?
Soudainement fière et méprisante elle lâche à la limite du crachat.
"D'aller te faire foutre."
C'est à ce moment précis, quand les doigts l'ont relâchée, qu'il a touché le bouclier, qu'un déclic s'est fait et qu'elle a foncé de cette charge qu'on lui connaît dans un hurlement de rage que jamais, au grand jamais une femme parée de bijoux et de parfums ne serait capable de proférer.

◊ ◊ ◊

Fenris ne peut voir qu'une chose : un visage de femme tordu par la colère, un corps qui se déploie de ses muscles saillants sur cette peau blanche et délicate. Des yeux qui s'agrandissent et annoncent qu'ils vont vous tuer de la pire des manières. Elle n'a cure qu'il se complaise à caresser tel le plus beau des jolis coeurs les fleurs de son bouclier. Elle se fout éperdument qu'il parle d'honneur et se donne les lauriers d'une victoire qu'il n'aura pas. Jamais. Elle s'y refuse. Pas maintenant. Peut-être ... Il peut sentir dès à présent la poigne dont elle peut faire preuve quand Serindë tenait face au démon de l'orgueil, de cette force qu'elle peut déployer pour maintenir une position en ne fléchissant que très peu le genou. Cette fois, c'est la demi-elfe qui le prend, le plaque et serre jusqu'à la douleur ses bras, sur la porte. Bestiale.
"Tu veux savoir qui je suis ? C'est ça ?"
Ses clavicules se tendent, à tel point qu'elles apparaissent distinctement sous sa peau tendue et vivace. Les lèvres se sont empourprées et la pression de ses doigts se fait encore plus violente quand involontairement elle tire vers le bas la peau de l'elfe qui la ferait presque sortir de ses gonds.
"Je suis Serindë Elisung de la putain d'Emprise du lion. Et je te hais viscéralement Fenris."
Serindë continue, sentant qu'il essaie par moments de reprendre le dessus, mais elle tient, le maintenant contre ce bois qui gémit alors par craquements réguliers, comme gémirait une pauvre femme compressée par deux rochers.
"T'as quoi à m'apprendre de cette putain de vie hein ? Tu veux te targuer de quoi ? d'avoir été le meilleur ami d'un mage ? Que t'as souffert quand Anders a pété la chantrie de Kirkwall ? Ou que soudain t'as des états d'âme pour ces gosses dont tu as pris le coeur ? Oh ... j'ai presque envie de pleurer."
Sauf que la mercenaire ne pleure pas. Ses dents se serrent et Fenris peut entendre un sifflement faible mais bien aigu parvenir à ses oreilles.
"Vous avez tué des mercenaires qui se battaient pour leur famille. Tué des Tal vashoff qui ont eu les couilles de faire une croix sur le Qun. Tué des mages sans jamais foutre un coup de poing dans le nez de Meredith Stannard."

Ses doigts relâchent la pression quand elle voit luire les tatouages, et sans aucune pudeur, sans aucune honte, elle provoque Fenris en duel; en lui plaquant sa main dégageant une aura bleue sur sa poitrine, à l'endroit même où se trouve son coeur. Ce coeur qui bat si fort, si rapidement. Elle se rapproche de lui, touchant de ses cuisses le bassin de l'elfe moribond.
"Les hypocrites comme vous, je leur mets les pieds où je veux et ... c'est souvent dans la gueule."
Maintenant, c'est son visage qui se rapproche dangereusement, autant que son buste sur lequel elle presse la main griffue dans ses chairs. Et pour une fois sous cette lumière quelque peu étouffée, proche de celui qu'elle déteste et devait être l'instrument qui aurait fait prendre conscience à Hawke de ses conneries, elle ressent une étrange fascination et une attirance. Elle pourrait se perdre dans ses yeux empreints de fureur et dégout pour en provoquer l'explosion. Mordre sa peau et l'entendre feuler de fureur. Comme à chaque fois qu'il s'énerve. De l'excitation. Et ça la révulse. Mais ça cessera. Il pourrait croire qu'elle sera avenante, qu'elle se mettra à battre des cils en dégageant une odeur parfumée comme la plus délicate des fleurs pour obtenir ce qu'elle veut en lui disant "je te dégoute" et en frottant avidement sa cuisse contre sa peau. Sauf que Serindë est une lionne; qui rugit et affronte proie comme prédateur jusqu'à la mort.
"Maintenant ferme la et tue moi."

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— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
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Posté Mer 16 Aoû - 2:23
Évidemment, tu ne t’attends pas à une quelconque réaction positive. Surtout pas venant de sa part. Elle te tient tête, ce n’est pas étonnant, mais tu ne cèdes pas. Bien sûr, tu te tiens prêt à te prendre une quelconque gifle, et bien sûr, tu l’attendais. Son rejet aurait pu te faire très mal, mais tu as su t’y préparer. Cela n’empêche pas que tu continues de grimacer. Cela t’hérisse.

Et tu as commis l’erreur de venir toucher à son précieux. Elle te charge, sauvage, et tu ne peux éviter une telle furie. Dès lors qu’elle te tient entre ses doigts, tu lâches les fleurs, tu enrages. Pour une fois, tu étais calme. Pour une fois, tu n’étais pas venu pour arracher tous les cœurs à portée de main. Pour une fois, tu étais prêt à te tenir à carreau. Mais elle a tout gâché, elle a craché allègrement sur ton envie de bien faire, et ça, tu ne le laisseras pas passer.

Tu feules instinctivement, mais tu ne te débats pas. Elle te serre fort, trop fort pour que tu puisses imaginer que ce geste vient d’une simple femme. En l’espace d’un instant, tu te mets à trembler, non pas de peur, mais d’incompréhension. La colère vient chercher à lui rendre la prise, mais jamais elle ne sera d’une telle violence. Tu le la lâches pas du regard, tout grondant, à faire la fausse victime qui n’a pas l’air de comprendre ce qui lui arrive. Sur le coup, oui, tu te penses tout blanc, innocent, pour une fois, tu n’as pas fait couler le sang.

Ses paroles s’abattent sur toi et te font aussi mal qu’un coup de bouclier ; à croire qu’elle sait être aussi puissante et dangereuse en combat que lors d’une simple conversation. Parfois, tu cherches à la faire basculer, mais rien n’y fait, tu es coincé. Alors tu es contraint de la laisser parler, tu grognes tout du long, tu fais semblant de ne pas écouter, comme le gamin qui cherche à ne pas écouter les réprimandes des adultes. Tu es immature, tu fermes ensuite les yeux, et tu tentes de garder ton calme – ou plutôt de le rattraper.

« Tais-toi. »

Elle ne cesse pas. Elle continue de frapper, de fissurer ton esprit si fragile, à croire qu’elle cherche à te mettre hors de toi si ce n’est pas déjà fait. Les tremblements s’intensifient, tu es sur le point de céder. Tu as horreur qu’on parle du passé, ça te fait beaucoup trop mal pour que tu te contentes de hausser les épaules et de repartir sur de bonnes bases. À mesure qu’elle déballe, qu’elle accuse, toi, tu te mets à hurler. Un cri qui résonne dans toute la pièce et même ailleurs, un vacarme qu’on entend jusqu’à dehors.

Les tatouages se mettent de nouveau à luire, tu es tenté d’aller jusqu’au bout de ta bêtise, mais tu tentes de ne pas céder. Tu ne peux pas. Tu ne sais pas ce que tu veux. Et toi-même ça te rend complètement fou. Mais elle va trop loin, tu tentes le tout pour le tout. Tu rouvres les yeux, tu montres toute ta haine pour elle, mais quelque chose bloque. Tu es tiraillé. Tu as tant rêvé de ce jour-là, alors pourquoi ne vas-tu pas t’emparer de ce cœur si cher à tes yeux ?

« Tu as terminé ? »

La main posée contre sa poitrine, tu le sens ce cœur, cet organe qui te supplie, qui n’attend que ça. Elle-même est tentée de pénétrer les chairs, mais tu ne le fais pas. Les griffes viennent se planter, et tu frissonnes. Tu n’es pas prêt pour ça, non. Tu pensais que lui arracher le cœur serait une immense satisfaction, mais au final, la traquer dans tout Thédas te manquerait atrocement. Des femmes comme elle, il n’y en a qu’une seule. Et vouloir t’en emparer et garder jalousement un précieux trophée, ce serait impensable.

Mais finalement, tu prends une grande inspiration. Tu vas la tuer. Tu viens l’agripper de toutes tes forces de ta main libre au niveau des hanches, et celle-ci vient s’enfoncer. L’autre, celle sur sa poitrine, remonte d’un coup jusqu’à sa gorge ; tu la serres un instant, puis tu viens lui incliner la tête. Tu commets l’irréparable, chose que tu regrettes l’instant d’après. Après avoir grogné, tu viens la faire taire, l’achever, en allant sceller vos lèvres. Tu ne résistes pas longtemps, tu te recules ensuite les yeux écarquillés, viens la marquer au cou de tes doigts griffus et tu la repousses.

Tu la regardes, pris de dégoût, et les tremblements reprennent. Les sensations sont bien trop puissantes, et tu prends peur. Après avoir pris de la distance, tu rugis, furieux, puis reviens à la charge sur elle. Tu te jettes dessus comme si elle n’était qu’un bout de chair, agrippe ses épaules, et viens lui baver dessus sous la haine et l’incompréhension.

« Regarde, regarde ce que je suis devenu. Je ne ressemble à rien. Je te hais, je t’emmerde, ce n’est pas te tuer ce que je veux, mais briser ton cœur. »


"Avant je faisais peur aux gens, maintenant ils me font chier"
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Posté Mer 16 Aoû - 12:40
Noble coeur, ignoble douleurFenris & Serindë Ça y est. Il va le faire. Qu'il fouille, déchire et éclate entre ses doigts ce coeur. Qu'il en fasse de la charpie et la balance sur les murs trop propres de cette demeure. La douleur des griffes sur sa peau la fait frémir, elle sent le sang couler. Serindë grimace à s'en tordre la mâchoire mais elle reste debout, restant absorbée par toute cette haine qui essaie de la faire ployer. Il ne va pas le faire. Il ne le fera jamais et ça la mettrait hors d'elle sur l'instant, au point qu'elle lui foutrait un coup dans les parties en le poussant sans aucune douceur du pied hors de cette chambre comme un vulgaire abruti. Elle l'a déjà, et il ne sera ni le premier ni le dernier. Cependant, l'elfe aux blancs cheveux reprend la main, griffe atrocement la peau sur les hanches de la mercenaire au point que celle-ci l'injurie de puterelle en lui ordonnant de la lâcher. Ah. Le contact sur sa nuque lui fait comprendre soudain autre chose par anticipation. Il veut l'étrangler ? Ce connard se décide-t-il à changer sa méthode pour se la jouer ? La demi-elfe ne fait que grimacer de plus belle, attrapant le l'avant bras de cette main en signe de défi. Et c'est animée du feu du changement qu'elle se met à rire. Il peut sentir les vibrations de sa gorge son sa main ensanglantée, voir le rouge qui coule le long de sa poitrine.

"Vas-y montre moi ce changement. Je n'attends que ç...gasp."
Le contact des lèvres la prend de court, brisant quelque peu le démentiel flot de sauvagerie. Et là, réapparaît dans les traits l'incompréhension et l'envie. L'envie de continuer à l'embrasser ? L'envie d'en profiter pour dégainer son épée et lui enfoncer dans les tripes ? Elle ne sait pas. Lui la repousse et instinctivement l'épéiste met son pied d'appui en arrière pour maintenir sa position tout en touchant sa nuque griffée dont quelques gouttes s'échappent. Sauf que bien vite alors que sa main éponge le "traitement" de faveur de celui qu'elle considère ni plus ni moins comme le plus imprévisible des abrutis, ce même abruti vient se jeter sur elle au point d'en baver telle une bête enragée. À force de se recevoir des coups de griffe la peau de Serindë ne lui passe que des signes diffus de douleurs, ce qui est sans doute dû à la réaction naturelle de son corps. Mais malgré la situation, elle continue de le provoquer, allant même jusqu'à claquer des dents près de son visage.
"Briser mon coeur ? Mais Fenris ... ose ... "
Bien avant qu'il ne se mette à l'embrasser et baver sur elle, Serindë avait connu le pire; perdre des êtres que l'on a eu le malheur d'aimer et chérir. Ou bien les voir nous trahir pour mieux nous changer. Face à cet homme tatoué de lyrium pour qui son corps prend feu. Elle lèche ses doigts imbibés de son propre sang, comme si il ne s'agissait d'un léger problème. Après tout, elle est prête à mourir pour des causes, sans se soucier de sa propre santé. La dernière en date croupit dans une mine de lyrium rouge avec d'autres que connaissent ses hommes. Les fracas et les hurlements ont l'air d'avoir attiré l'attention d'un domestique, au vu de la cadence des pas. Et instinctivement, poussée par une envie primaire et la rapidité qu'il y a de prendre une décision, Serindë vient embrasser les lèvres de Fenris, les prenant comme si il s'agissait de sa dernière action en ce monde; de façon intense, pressante, à en caresser chaque once d'envie. Elle se retire ensuite pour ne pas lui laisser l'occasion de continuer en appuyant des doigts sur sa joue sur laquelle elle appose d'ailleurs une très légère caresse du pouce.
" ... je suis brisée depuis bien longtemps.
- Excusez-moi de vous déranger mais ... tout va bien dans cette chambre ?
- Oui, tout va bien je me suis occupée du voleur. Maintenant si vous le voulez bien, j'ai besoin de remettre ce qui me sied le mieux."

Elle se dégage de l'étreinte de Fenris, le poussant en lui offrant une mine aussi dégoûtée que celle qu'il peut en ce moment lui montrer, avant de se présenter face au jeune homme, ensanglantée et griffée comme elle est. Puis, elle sort une petite fiole de soins, qui dès que son contenu est ingéré, fait disparaître le plus gros de ses blessures. Seul reste les tâches de sang qui sont allées jusqu'à englober les tissus du corsage. Le domestique évite de s'attarder plus longtemps, entendant sur son retour la porte qui se ferme à double tour. Cette femme est décidément bien trop intimidante. Le peu qu'il a pu voir de dos l'a fait frissonner. Cette cicatrice dans le dos ... rien que d'y repenser il en a des hoquets de dégout. On dirait que l'acide a déchiré la peau pour ne laisser qu'une énorme flaque rose pâle et lisse sur ce blanc si déroutant.

Serindë attrape Fenris au col fermement, le tire pour qu'il se colle à son corps et lui embrasse les lèvres avidement, en goûtant encore et encore l'amertume de ce vin trouvé sur ce banc comme si de nouveau elle le buvait à s'en saouler. Elle se retire à nouveau, plus violemment que la dernière fois et se tape la tête contre le bois de la porte de chambre. Tout ses sens se décuplent comme lors de cette bataille contre les hommes de De Chalons. Tandis que l'une de ses mains reste agrippée au tissu, l'autre vient s'immiscer le long du torse offert pour en caresser les courbes et dessiner de l'index le parcours fait par les tatouages avec plus ou moins de dureté dans la pression de ses pulpes. Peut-être qu'il faut l'admettre; dans un sens ils se ressemblent. Ils ont chacun des cicatrices ancrées sur leur peau, des cicatrices qui sans cesse. Les yeux de la demi-elfe se redressent vers ceux de cet homme qui ne fait que la poursuivre depuis des mois pour des raisons qu'elle trouve absurdes mais amusantes pour la mercenaire qu'elle est. Traquer, surprendre; la base de sa vie. Et pourtant, en lui donnant ce qu'il veut, cet homme tremble, l'embrasse et lui fait décharger sa haine. Une haine qu'ils partagent. Serindë inspire longuement et continue de bloquer toute avancée de Fenris en le maintenant au col, plissant ses yeux pour ne laisser apparaître au creux de ses iris que fougue et violence. Si il se croit malin en ce moment, c'est qu'il est définitivement le plus abrutis des elfes qui existe sur cette terre.

© Crimson Day
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— PSEUDOs : Vitalislas
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : ¯\_(ツ)_/¯
— MISSIVES : 300
— PRESTIGE : 468
— CRÉDITS : Pendräagon, Gwen

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
Posté Mer 16 Aoû - 23:50
Tu inspires, tu expires, tu cherches à lui faire mal, tu cherches à lui faire comprendre à quel point tu es dérangé, mais elle l’a sûrement déjà su dès lors qu’elle a eu vent de tes nombreuses actions toutes plus sauvages les unes des autres. Instinctivement, tu grognes, tu cherches à la faire basculer, mais rien n’y fait, elle te tient tête et tu finis par abandonner. Tu resserres ta prise et cette fois-ci tu ne la repousseras pas. Malgré sa position, elle continue de te provoquer, et cela t’amuse autant que cela te frustre. Ton regard est rempli de haine et pourtant un léger rictus s’est dessiné sur ton visage. Tu prends cela pour un défi.

« Je ne me gênerai pas. »

Toi aussi, tu entends ces pas pressés retentir dans le couloir et se diriger vers la chambre. Sauf que, sur le coup, tu ne penses pas à quoi faire, mais plutôt à repousser le domestique dès lors qu’il sera dans ton champ de vision. Sauf que quelque chose te bloque ; ses lèvres viennent à nouveau au contact des tiennes. C’est sans surprise que tu es quasiment choqué, mais au fond, peut-être que tu n’attendais que ça. Tu te crispes un instant sous l’étonnement, puis tu viens accompagner le baiser en renforçant davantage ton étreinte. Si seulement cela pouvait durer plus longtemps, tu ne dirais pas non. Car c’est seulement durant ce moment que tu n’es pas qu’un être rempli de haine en sa présence ; mais en même temps, ça te fait foutrement peur.

Tes yeux viennent alors se poser sur le domestique qui semble plus occupé à se soucier d’elle que de toi, car tu n’es qu’un intrus à cette fête, et tu mériterais des coups de pied au cul avant de te faire dégager aussi vite que tu es arrivé. Ton dégoût, tu ne le caches même pas. Tu te sens incroyablement vide, tu restes silencieux, ne voulant pas interférer dans leur stupide échange. Tu te mets ensuite à frissonner en entendant la porte se fermer. Tu le sais, tu le sens, te retrouver enfermé avec elle est mauvais signe. Tu te vois déjà la lame te perçant la peau de part en part, à tousser du sang, et ta main en elle pour te défendre.

… Mais finalement, ça ne se passe pas comme ça. Les grognements reprennent de plus belle, tu te bats comme tu le peux, bien que tu la laisses t’embrasser, tu cherches à la piéger dans tes bras, à la plaquer contre cette porte, à l’empêcher de faire autre chose que de s’emparer de tes lèvres. Tes sourcils se froncent à nouveau, les tatouages ne font que luire de plus belle sous ce contact qui continuera à te mettre mal à l’aise toute ta vie. Mais tu la laisses faire sans même venir la griffer ni faire quoi que ce soit. Pour une fois, ce contact n’est pas ce que tu ne veux pas. Tu la regardes, furieux, furieux qu’elle ne te laisse pas t’avancer.

« Ne me retiens pas. »

Tu bombes le torse, et toi, qui avais l’air si calme, tu commences alors à te mouvoir à nouveau violemment. Tu cherches à lui faire lâcher prise, et tu n’y vas pas de main morte ; quitte à lui faire mal, encore une fois, elle commence à avoir l’habitude. Une fois fait, tu l’attaques à nouveau, tu dévores ses lèvres, fougueux, et tu viens alors te coller contre elle brusquement. Tes mains remontent jusque son visage que tu oses venir caresser de la plus grande douceur, contrastant avec la violence dont tu as pu faire preuve juste avant.

« Je saurais te briser plus que tu ne l’es déjà. »

Ne pas te croire, ce serait une grossière erreur. Tu sais que la tuer ne serait que gâcher cette occasion de piétiner ce qu’il reste d’elle. Tes doigts descendent lentement contre son corps, traçant un chemin, puis tu viens la soulever. La mordre. Tu viens la transporter puis la jeter contre la première chose que tu vois pour te jeter à nouveau sur elle. Maintenant, tu n’as plus peur. Tu la jauges, tu souris, tu te sentirais presque fier d’avoir pu être proche d’elle aussi longtemps sans t’être mangé une claque. Décevant. Tes doigts arrêtent leur course sur son corsage, tes yeux viennent observer le sang qui s’y trouve ; tu soupires.

« Tu es bien plus ravissante blessée. »

Tu viens alors la marquer à nouveau, l’autre main allant se perdre dans ses cheveux. Tu viens ensuite humer son parfum, qui a eu le temps de s’estomper depuis. Mais il te pique toujours autant le nez.

« Pourquoi avoir fermé la porte à double tour ? Tu as peur qu’on vienne à nouveau nous déranger ? Pudique. Typique des femmes… »

Enfin, tu happes de nouveau ses lèvres. La haine et l’envie de jouer avec le feu se mêlent. Collée à elle, tu peux sentir son cœur battre, ce cœur que tu adorerais serrer entre tes doigts, mais que tu préfères briser. Et tu commences en venant la dévorer.


"Avant je faisais peur aux gens, maintenant ils me font chier"
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