— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
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Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas]

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MessageSujet: Re: Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas] Jeu 24 Aoû - 19:12

Solas se comportait parfaitement bien – à croire qu’il avait fréquenté des bals orlésiens toute sa vie – et Irisviel en retirait une certaine fierté. Pourtant, elle n’y était pour rien, les bonnes manières ne lui avaient pas été inculquée par sa personne après tout. Mais, disons qu’elle s’enorgueillissait de son choix de l’introduire à ses côtés. Elle avait un cavalier exceptionnel ce soir, autant savourer la sensation un peu. Satisfaite par la courtoisie de l’elfe, la Comtesse fit un mouvement de tête proche de l’inclinaison pour lui retourner sa salutation.

« Je suis la Comtesse Solange de Montbelliard, c’est un plaisir que de rencontrer un membre de l’Inquisition. Je dois dire que votre organisation attise beaucoup l ’imagination, il y a tant de folles rumeurs à votre sujet, j’espère que vous pourrez nous éclairer... », déclara-t-elle sur un ton excessivement policé, parlant au futur car pour l’heure, elle avait beaucoup trop à faire pour se lancer dans une longue discussion.

Souriante à ses côtés, salua une seconde fois la Comtesse tandis que celle-ci s’éclipser pour aller accueillir des invités nettement plus prestigieux. Plus tard, elle serait sollicitait pour jouer les singes savants, mais en attendant, elle avait un peu de temps devant elle mais les danses n’avaient pas encore vraiment commencé.

Faisant un signe à un serviteur, Irisviel attrapa deux verres de vin pour en donner un à Solas pendant qu’elle s’adonnait à un peu de présentation. Discrètement, elle lui montra plusieurs personnes du menton en déclinant leurs noms et titres, glissant parfois un petit commentaire personnelle d’une grande subtilité.

« … Le baron Emile Doucy, c’est un imbécile raciste, mais ça lui arrive de faire des bonnes blagues entre ses insanités. Comme on dit, même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jour », médit-elle avec un petit rire cristallin avant de boire une autre gorgée de son verre. Elle ne tenait pas bien l’alcool, aussi avait-elle fait particulièrement attention à ne pas trop en boire avant. En outre, elle comptait bien finir la soirée avec celui-là sinon elle était sûre de ne plus être tout à fait lucide.

La musique s’intensifia soudain, les notes des violons ressortant pour signaler que l’heure des valses avaient sonné. Avec un sourire entendu, Irisviel regarda Solas dans l’espoir qu’il mette à exécution sa promesse et l’invite. Toutefois, c’est le moment que choisi un érudit pour s’approcher.

« Mes hommages dame Mavias, si je puis me permettre vous êtes particulièrement ravissante aujourd’hui », chanta-t-il sur un ton policé et particulièrement flatteur. La jeune elfe avait toujours était sensible aux flagorneries et il le savait bien.

Elle connaissait cet homme car c’était un historien réputé, de toute manière, les chercheurs de moins de 40 ans étaient si rares qu’il n’était pas difficile de s’en rappeler. Et puis, pour être tout à fait honnête, elle avait un peu flirter une fois à la bibliothèque. Rien de bien extravaguant mais les longues heures d’études paraissaient plus joyeuse avec une discussion un peu enjôleuse.

« Et vous êtes le chanceux qui l’accompagne je présume. Solar c’est ça? »
, ajouta-t-il en regardant son cavalier d’un air bien moins enchanteur. S’il n’avait pas été si aimable avec Irisviel, on aurait presque pu le croire raciste.

Sentant que la situation risquée de dérapé, Irisviel fit un pas en direction de Solas, prête à corriger l’erreur du nobliau. Elle aurait mis sa main au feu que Martin allait l’invité à danser pour couper l’herbe sous le pied de son cavalier. Enfin, dans tous les cas, elle lui avait déjà promis sa première valse, mais elle préférait évitée une esclandre ou un impair… Solas s’était admirablement bien débrouillé jusque là, mais comment réagirait-il au coeur de la partie ?

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MessageSujet: Re: Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas] Dim 27 Aoû - 19:15

Solas inscrivit le nom de la comtesse dans un coin de son esprit, prêt à le ressortir dès qu'il la verrait. Mimant le geste d'Irisviel, il la salua poliment alors que celle-ci s'éloignait après quelques brèves secondes, appelée à d'autres échanges de saluts. À quoi bon être comtesse si tout le monde ne prenait pas le temps de s'incliner devant elle après tout ? C'était le privilège de la haut naissance que de pouvoir jauger ses pairs.

Un serviteur, interpellé par sa cavalière, vint alors leur apporter des boissons, et Solas accepta la coupe uniquement pour ne pas les contrarier, ni elle ni le domestique en question qui semblait particulièrement amusé à l'idée de pouvoir servir un de ses congénères plutôt qu'un humain. Pour un mage qui passait son temps dans l'Immatériel en compagnie des esprits, résister aux tentations était devenu une seconde nature, ainsi que le talent d'identifier celles qui se montraient dangereuses. Il hésitait encore à savoir si Irisviel faisait partie de cette seconde partie, mais l'alcool, lui, y appartenait très clairement. L'esprit était ce qui fonctionnait de mieux chez Solas, et il ne comptait pas l'embrumer avec un peu d'euphorie bêtement empruntée au lendemain.

Il ne but que quelques gouttes de vin du bout des lèvres, et réalisa que son verre allait sans doute lui durer toute la soirée, autant que celui de sa compagne qui ne semblait guère pressée à l'idée de le finir, peut-être pour des raisons similaires. En tous les cas, il repoussa l'idée de le vider discrètement dans un pot qui passait par là – pour le plus grand plaisir de la plante qui y séjournait – car il ne se serait pas écoulé deux minutes sans qu'on ne vienne le resservir.

Il écouta ensuite Irisviel lui raconter qui était qui dans ce bal masqué. Le temps d'une soirée, il grava dans son esprit plusieurs noms et titres accompagnés d'une courte description, et fit plus d'efforts envers certains qui pouvaient éventuellement présenter un intérêt pour l'Inquisition, que ce soit en bien ou en mal. Il y avait, par exemple, un baron dont le fils était mort au Conclave et qui n'était apparemment plus très certain de son allégeance envers la Chantrie, Il y avait aussi une noble de moindre influence dont le frère avait atteint un rang assez élevé au sein de l'ordre des templiers, et qui ne parvenait apparemment pas à apaiser son chagrin depuis qu'il avait disparu avec le reste de son ordre.

Aucun soutient n'était à rejeter, et Solas se jura de prendre des notes à leur sujet une fois qu'il en aurait l'occasion.

La musique gagna soudain en intensité, et le froufrou des robes et des costumes indiquait que le temps des danses avait sonné. Mettant de côté ses manigances durant quelques instants, le vieil elfe se tourna vers sa cavalière mais n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot : un homme venait de jaillir de le Créateur seul savait où – Solas soupçonna immédiatement l'Immatériel – et s'était glissé vers Irisviel en l'ignorant superbement.

Il daigna cependant lui accorder un brin d'attention après avoir salué la jeune femme d'un ton enjôleur et se tourna vers le Loup comme s'il venait à peine de découvrir sa présence. Son changement de ton rendait ses intentions assez évidentes, et cela n'échappa pas aux quelques regards qui se portaient déjà sur eux, les deux curiosités de la soirée.

Mais Solas ne laissa rien paraître de son mécontentement – pourtant bel et bien présent. Il s'inclina légèrement face à l'homme, à peine plus bas que s'il avait salué un égal, et lui répondit d'une voix aimable et douce.

« Solas, corrigea-t-il patiemment, mage de l'Inquisition et conseiller de l'Inquisiteur Warwick. Enfin, se reprit-il avec fausse modestie, l'un de ses conseillers. »

Il prit une légère pause, le temps de s'assurer qu'ils avaient toujours l'attention du public, qu'il venait de s'attirer à nouveau en révélant son allégeance et son statut de mage.

« Prenez garde mon seigneur, ajouta-t-il d'un air bienveillant sans connaître son titre, les noms elfiques ont toujours un sens. En m'appelant « Solar », vous m'avez en fait appelé « maître », mais je vois mal un homme tel que vous s'abaisser au rang d'esclave. »

C'était totalement faux, mais qui allait le reprendre après tout ? Personne ici, à part Irisviel, n'avait la moindre idée de ce à quoi l'elfique pouvait bien ressembler. Et quand bien même c'était le cas, il n'aurait qu'à invoquer l'une des nombreuses circonvolutions de sa langue.

Il ne semblait cependant pas y avoir d'expert parmi eux, et il y eut quelques murmures divers tandis que le visage de son interlocuteur se crispait presque imperceptiblement.

« Ce serait pour moi un honneur, finit par ajouter Solas, de pouvoir vous enseigner l'elfique si l'envie vous en prend. Mais pour le moment, je vous supplie de me pardonner, mais j'ai bien peur de devoir vous ôter Irisviel quelques minutes. Venez-vous très chère ? »

Il s'inclina brièvement face à l'homme et tendit la main à la jeune femme qui l'accepta avec un sourire, la soustrayant au regard de leur invité impromptu, visiblement pris de court. Il ne lui avait même pas fait l'honneur de lui demander son nom.

Solas estimait avoir bien joué son coup, en mêlant la politesse servile à l'insolence pure et simple. Il y avait bel et bien eu insulte, mais qui donc allait pouvoir le lui reprocher sans s'abaisser à un accès de colère, ou bien à un argument sans fondement ? La cour aimait la témérité et les répliques cinglantes, mais elles aimaient avant tout la subtilité. Le meilleur moyen de survivre à une soirée orlésienne, c'était de mettre la foule de son côté, et pour cela, il n'avait qu'à se faire quelques ennemis choisis avec prudence.

Il emmena Irisviel – bien qu'elle n'eut guère besoin d'être emmenée où que ce soit, elle menait très bien la marche à elle seule – jusqu'au milieu de la piste de danse sans un regard autour de lui, n'ayant d'yeux que pour elle. Lorsque la valse commença, le Loup se mit à la faire danser d'un mouvement expert, et se pencha légèrement vers elle.

« Si je ne savais pas qu'il était arrivé à l'improviste, j'aurais pu croire que vous tentiez de me rendre jaloux. »[/color]
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MessageSujet: Re: Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas] Lun 28 Aoû - 19:29

La provocation de son interlocuteur était évidente mais elle restait assez implicite pour ne pas attendre une réponse trop virulente. Malgré toute l’estime que Irisviel avait pour Solas, il n’était pas rompu aux arts du Jeu et elle avait donc craint qu’il s’offusque ou se laisse marcher sur les pieds. Malgré l’orgueil qu’elle décelait en lui, ce n’était pas un homme sanguin et il resta donc calme face à l’offense, corrigeant l’erreur en rappelant habilement son titre au passage. Du beau Jeu.

Il se permis même d’ajouter une petite pique en expliquant quand elfique, Solar signifiait maître et qu’il prenait donc cela pour un compliment. Irisviel sourit, opinant pour confirmer quand bien même elle n’avait aucune idée si cela était vrai ou pas. En fait, elle soupçonnait que cela soit un mensonge éhonté car la racine ne lui semblait pas logique mais elle n’était pas assez expérimentée encore pour avoir une réelle idée. Dans tous les cas, Solas était son partenaire et donc elle préférait l’appuyer de son mieux.

Ayant parfaitement géré la situation sans avoir besoin de son aide, il s’inclina galamment devant elle pour l’invité à danser et Irisviel accepta gracieusement. Avec un sourire navrée pour le chercheur et un beaucoup plus étincelant pour Solas elle posa sa main dans la sienne et se laissa guider jusqu’à la piste de danse.

Encore une fois – cela devenait une habitude dans cette soirée – il se montra à la hauteur de ses attentes et bien au-delà même, dansant avec un naturel et une élégance déconcertante. Elle s’attendait à devoir compenser sa maladresse et était donc légèrement tendue mais il la faisait glisser comme si elle était une feuille sur le courant. Rapidement à l’aise, elle se laissa donc complètement transportée, lui souriant alors qu’il se rapprochait pour la taquiner un peu.

« Qui sait, peut-être que cela faisait effectivement parti de mon plan diabolique », répondit-elle avec un sourire amusé preuve que ce n’était pas vrai. Mais ça aurait pu l’être au demeurant, les orlésiens ne lésinaient pas sur ce genre de mise en scène alambiquée. Se rapprochant à son tour pour créait encore plus d’intimité entre eux : « mais la vrai question, c’est, est-ce que cela aurait marché ? », susurra-t-elle à son oreille avec un air entendu.

Oui, Irisviel ne cherchait définitivement pas à cacher son intérêt sur Solas, elle était beaucoup trop franche – et joueuse - pour ça.

Les pas s’enchaînaient, naturel, comme s’ils avaient valsé ainsi toute leur vie. C’était agréable de se sentir si belle et aérienne dans les bras d’un homme, non, d’un elfe. Il la fit pirouetter en rythme, témoignant une fois de plus de sa maîtrise et elle lui lança un regard indéchiffrable.

« Tout de même, comment avez-vous appris toute ses choses ? », lui demanda-t-elle sur le ton de la confidence sans chercher à cacher qu’elle était légèrement impressionnée. Mage de talent plein de sagesse, connaissant l’elfique et maîtrisant mieux que certains orlésiens la danse et le jeu. Il avait tout pour lui – sauf des cheveux – et cela en était presque troublant. Un peu comme on est méfiant face à une belle affaire, elle cherchait le piège. Elle n’avait plus vraiment de crainte qu’il cherche à la duper, mais elle ne parvenait pas à se départir totalement d’un sentiment légèrement inconfortable de méfiance. Peut-être était-elle simplement trop paranoïaque.

Néanmoins, toutes les bonnes choses ont une fin et le premier morceau cessa tandis que les cavaliers s’inclinaient en remerciant leur partenaire. Ne faisant pas exception à la règle, Irisviel effectua une gracieuse révérence devant Solas. Elle serait bien repartie pour un deuxième tour de piste mais la Comtesse lui fit un signe.

« Je suis navrée mais je dois m’absenter un moment », s’excusa-t-elle auprès de son cavalier avec un sourire navré.

Ah, il était temps de faire son numéro de singe savant. Souriante, Irisviel cacha sans trop de difficultés son amertume et s’avança fièrement vers le petit attroupement autour de sa mécène.
Elle savait bien qu’elle était un numéro de foire, mais c’était le prix à payer pour ses études. Littéralement, alors elle l’assumait la tête haute. D’un air enjoué, elle se plia donc aux caprices de la foule, traduisant les phrases les plus farfelue en antivan pour les invités. Glissant parfois sur une autre langue avec une facilité déconcertante. Elle offrait un concert de sonorités diverses, de tons et d’accents, le tout était tout de même plutôt fascinant. C’était quand même dommage de voir se talent gâché à faire plaisir à quelques nobles gloussants.

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MessageSujet: Re: Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas] Ven 1 Sep - 20:36

La venue de cet olibrius avait-elle déplut à Solas ? De toute évidence. Mais l'avait-elle rendu jaloux ? C'était une question bien plus difficile, et son propre orgueil ne l'aidait justement pas à formuler une réponse. Il voulait se croire au dessus de ce genre de sentiments, mais il savait que, comme tout être pensant, il ne pouvait pas contrôler ses émotions. Ce qu'il pouvait faire, en revanche, c'était s'empêcher de restreindre la liberté de qui que ce soit, et la jalousie avait tendance à lorgner de ce côté là de l'immoralité. C'était un sentiment complexe, fascinant, à la fois flatteur et destructeur, nécessaire et dangereux. On dit souvent que l'amour – ou le désir, la passion, ou toutes ses autres variantes – est un feu, et même si Solas aimait bien cette image, il la trouvait bien plus adaptée à la jalousie, car s'il y a bien une émotion capable de mettre le feu à une douce maison, c'est celle-ci. Et s'il y a bien une émotion qui maintient ce même foyer ardent, c'est celle-ci.

Etait-il jaloux ? Peut-être. Pour cela il fallait se poser une autre question, plus complexe : la voulait-il ? À quel point, de quelle façon ? Il était un loup après tout, et défendait sa meute bec et ongles – crocs et griffes ? – mais Irisviel ne faisait pas partie de sa meute, qu'il s'agisse de ses agents ou même de l'Inquisition. Alors pourquoi s'était-il mis à instantanément détester l'homme qui les avait accostés ? L'esprit était une chose complexe, et ce n'était pas la première fois que le prétendu dieu des manipulations et des mensonges se retrouvait piégé par lui même.

« En ce cas, lui répondit-il avec un sourire, j'espère que vous avez d'autres prétendants dans le creux de votre main, car je n'étais pas prêt de me sentir menacé par un jeune coq comme lui. »

Il se demanda un instant si elle n'allait pas jouer le jeu jusqu'au bout et le confronter bel et bien à d'autres partis intéressés, car il était absolument certain qu'elle ne devait pas en manquer. Encore que, se reprit-il intérieurement, le mot « parti » était peut-être un peu trop officiel. Il ne devait pas y avoir beaucoup de ces gens là qui désiraient autre chose qu'une petite partie de jambes en l'air avec une jeune et belle elfe qui passait presque pour une noble.

La curiosité d'Irisviel sembla cependant l'emporter sur son goût pour la facétie, car elle ne put s'empêcher de lui demander comment un pauvre apostat comme lui pouvait être si bon au Jeu. Bien malgré lui, il fut un court instant désarçonné par la question, qu'on ne lui avait encore jamais posée jusqu'à présent : il n'avait jamais eu l'occasion véritable, depuis son réveil, de montrer ses talents de courtisan. Ou tout du moins de faire cohabiter cet aspect de sa personne avec l'histoire du Solas vagabond.

« Les batailles qui se livrent ici, livrées à l'aide de mots et de mensonges, n'en sont pas moins marquantes pour les esprits que celle qui furent menées par des armées, lui expliqua-t-il d'un ton calme en espérant qu'elle n'ait pas remarqué son bref trouble. Les cours aussi ont leurs morts, et les trahisons ont marqué l'aura de ces lieux avec la force d'un cœur qu'on brise. Et en voguant dans l'Immatériel, j'ai souvent croisé ce genre de souvenirs, et ils sont tous mes préférés, ceux que je recherche avec le plus d'avidité. »

Il regarda autour de lui et vit les regards posés sur eux. Il se demandait si un jour il pourrait entendre l'écho de cette soirée. Sans doute pas, il ne s'y passait rien de décisif, mais il y en aurait d'autres. Il ne manquerait pas d'accompagner l'Inquisiteur si un jour celui-ci était invité à l'une d'entre elles.

« Les orlésiens, poursuivit-il brièvement, ont peut-être hissé ces pratiques au rang d'art, mais le Jeu a été joué dans toutes les cours de Thédas, de tous temps. Je peux vous dire que mes nuits furent pleines de rebondissements lorsque j'arpentais Antiva. »

Il n'eut guère l'occasion d'en dire beaucoup plus cependant, car lorsque la danse se termina, Irisviel fut appelée ailleurs par des nobles curieux de voir l'étendue de ses talents. Il la regarda s'éclipser sans piper mot, mais laisser échapper – lorsqu'elle fut assez loin – un léger soupir à mi-chemin entre la consternation et la résignation. Elle ne payait pas ses prestigieuses études seule après tout, elle avait des comptes à rendre, si ridicules soient-ils. Et en un sens, s'il fallait juste traduire une poignée de phrases ridicules dans plusieurs langues, le prix à payer semblait relativement maigre.

Solas l'écouta ainsi un certain temps, et ne cacha pas sa fascination devant son don pour les langues, qu'il pensait pourtant déjà connaître. Elle passait d'un dialecte à l'autre sans une seule hésitation, et pour peu qu'elle trouve une structure de phrase cohérente, il était persuadé qu'elle pouvait prononcer chaque mot d'une phrase dans une langue différente sans fléchir. Mais il remarquait bien – peut-être parce qu'il commençait à bien la connaître – qu'elle s'y prêtait de mauvaise grâce, malgré tous les efforts qu'elle faisait pour masquer son mécontentement.

Il s'approcha lentement. Irisviel n'était pas un esclave à libérer, certes, et elle était actuellement dans son élément, loin d'être impuissante. Mais un petit coup de main ne gâchait rien, non ? Et puis, il fallait bien reconnaître qu'il n'appréciait pas de la voir dans une situation qui la peinait.

« Elle est extraordinaire, n'est-elle pas ? Déclara-t-il après qu'elle eut traduit une phrase particulièrement complexe. Andaran atish'an, les salua-t-il en forçant légèrement son accent elfique afin de le rendre plus exotique encore, et milles excuses pour cette interruption. »

Il s'inclina, mais ne se présenta pas : s'il avait bien fait son travail, et il ne doutait pas que ce soit le cas, ils savaient déjà qui il était.

« Les talents de dame Mavias ont déjà fait le tour des érudits de l'Inquisition : elle nous est venue en aide pour plusieurs traductions, et son travail est à ce point élégant et consciencieux que pour certains, il est hors de question de faire appel à quiconque d'autre quand il s'agit de ruines tévintides. Vous devez être très fiers. »

Il inclina la tête vers Irisviel d'un air entendu avant de reprendre.

« Il n'y avait bien qu'une famille orlésienne pour déceler ce genre de dons même chez ses serviteurs, et il n'y avait bien qu'une université orlésienne pour leur permettre d'éclore avec tant de magnificence. Nul ici – pardonnez-moi si je m'avance trop – ne représente un aussi parfait équilibre entre la réussite personnelle et la grandeur d'Orlaïs. En un sens, l'histoire de Dame Mavias me rappelle celle d'Aveline, elle aussi issue de nulle part et pourtant promise à un grand destin qui marquera l'histoire d'Orlaïs et la grandeur de ses dirigeants comme le fut l'Empereur Freyan, et comme l'est l'Impératrice Célène. »

Il s'improvisa ainsi barde, contant l'histoire d'Aveline aux quelques rares convives qui ne l'avaient pas encore entendus, mimant Léliana, qui avait accepté de la lui conter un soir où ses corbeaux ne revenaient pas.

Ce n'était pas pour se jeter des fleurs, mais Solas estimait qu'il allait de réussites en réussites ce soir là. Il avait réussi à attirer l'attention sur lui, soulageant légèrement Irisviel, tout en vantant ses mérites à chacun de façon à être sûr que personne – ou presque – ne puisse s'en offenser sans passer pour orlésien fort peu patriotique.

Restait à savoir si la jeune femme avait apprécié sa manœuvre ou non. Il n'était pas exclus qu'elle n'ait guère goûté qu'il vole ainsi à son secours comme si elle avait été une pauvre petite chose sans défense, ou bien qu'elle ai vu d'un mauvais œil l'importance qu'il avait mis sur les facteurs extérieurs de sa réussite. Elle connaissait le Jeu, et voyait probablement ses manipulations pour ce qu'elles étaient, mais cela n'empêchait pas de ne pas apprécier l'histoire qu'elles racontaient.

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— PROFESSION : Linguiste & traductrice spécialisée dans les langues anciennes
— FACTION : Aucune pour l'instant
— ARMES : Un stylet empoisonné
— O.SEXUELLE : Bisexuelle
— AMOUREUSEMENT : L'Amour n'existe pas

MessageSujet: Re: Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas] Lun 4 Sep - 21:00

Arpenter l’Immatériel, pouvoir voir les batailles qu’elles soient verbales ou armées, questionner des esprits de sagesses… Plus il lui en parlait, plus Irisviel regrettait de ne pas être mage, de ne pas avoir les même pouvoirs que lui. Son métier serait tellement plus facile si elle pouvait se projeter dans le temps pour comprendre l’intention de l’auteur qui avait gravé ce morceau de message effacé par les intempéries…

Mais elle n’était qu’elle. Irsiviel Mavias, une elfe à la langue talentueuse qui s’en servait aujourd’hui pour épater la galerie par quelques traductions spontanées. Concentrée dans son exercice, elle n’avait pas remarqué que Solas l’observait, pas plus qu’elle ne l’entendit approcher. C’est donc avec une certaine surprise qu’elle l’entendit faire ses louanges en se plaçant à ses côtés.

Il était son professeur d’elfique et elle était linguiste, elle sentit dès la première syllabe qu’il se moquait d’eux en caricaturant son accent pour le rendre plus ésotérique. Ce simple détail la fit sourire. Se gausser des autres en toute impunité était l’apanage du Jeu après tout.

Son interruption souleva quelques éventails et sourires polis qui concédait bien les talents de l’elfe rousse mais son cavalier ne s’arrêta pas là, poussant la flatterie jusqu’à la présenter comme indispensable pour l’Inquisition.

Jouant les modestes, Irisviel se contenta de sourire en s’inclinant, comme pour les remercier d’être si bon avec elle. En outre, au-delà de louer ses talents, il la présentait comme étant convoitée ce qui augmenter sa valeur. Peut-être la baronne serait-elle plus encline désormais à lui allouer davantage de fond, de peur de voir sa petite prodige s’envoler après toutes ces années d’investissement.

Mais Solas avait encore une carte à jouer et il ne s’en pria pas, vantant les mérites d’Orlaïs et de son mécène, rappelant qu’ils étaient brillants de savoir reconnaître le talent même chez un elfe. C’était un coup très bien joué, mais malheureusement elle trouva qu’il en faisait un peu trop avec les références historiques. A étaler ainsi sa culture il donnait l’impression de vouloir briller là où un tantinet plus de subtilité aurait été de mise pour que ça ne passe pas pour de creuses flagorneries. Il n’y avait que les orlésiens si épris de leurs pays.

Mais son charisme quand il racontait les histoires excusait sa maladresse car Solas avait une voix de conteur. Il ne racontait pas comme un barde, volubile et expressif, mais comme un grand-père plein d’esprit, posé et emprunt d’une grandeur qui force le respect et intime l’écoute.

Alors ses interlocuteurs écoutaient.

Lui ayant malgré lui – ou pas ? - volé la vedette, Solas fut le centre de l’attention un moment avant que les nobles ne se dispersent, ayant eu leur lot de singes savants pour la soirée. Rappelant sa présence à la baronne en la saluant en parfait orlésien, Irisviel croisa les doigts pour qu’elle accepte sa demande de financement et repartie profiter de la soirée en compagnie de Solas.

« C’était magistral », le complimenta-t-elle, taisant le fait qu’il s’était attiré toute la lumière. Si c’était un accident l’intention était bonne, si c’était volontaire c’était brillant, dans les deux cas, elle respectait ce qu’il avait fait.

« Vous êtes décidément un homme plein de ressources… Je vais effectivement devoir trouver un prétendant bien plus audacieux pour conserver votre attention », plaisanta-t-elle avec un sourire facétieux. Pas à cause de sa blague, mais à cause du sous-entendu qui lui rappelait qu’elle souhaitait son intérêt. Tout son intérêt.

Et c’est bien pour ça qu’une fois le bal consommé, alors que les étoiles matinales brillaient toujours dans le ciel, elle l’invita cordialement à dormir chez elle. Elle l’avait invité, elle ne pouvait pas décemment l’obliger à se trouver une auberge tout de même…

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Deux elfes dans un bal orlésien... [PV : Solas]

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