— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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L'appât du gain [PV Mellissandre]

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— NATIONALITÉ : Tu n'en sais rien. Tu n'as connu que Téviner. On t'a déjà dit que tu viens de Séhéron, mais tu ne sais pas si c'est vrai.
— LIEU D'HABITATION : Tu vagabondes, tu n'as pas de lieu fixe.
— ÂGE : Inconnu. Tu l'as oublié depuis bien longtemps. Mais tu n'es pas tout jeune.
— RANG SOCIAL : Tu es un ancien esclave ayant tué son maître.
— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
— O.SEXUELLE : Tu ne t'es jamais posé la question. Tu ne sembles pas y porter grand intérêt. Sûrement une blessure du passé.
— AMOUREUSEMENT : Célibataire. L'amour n'est pas ta priorité.

MessageSujet: L'appât du gain [PV Mellissandre] Ven 28 Juil - 4:47

Le sang coule, encore et toujours, et tu es là, au milieu. Tu les entends, ces plaintes, ces cris, ces pleurs, et toi tu ne peux rien faire ; tu es impuissant. Tu restes là, tu regardes tous ces corps tomber, et plus le temps passe, plus le sang se dépose sur toi. Tu regardes tes mains, tu ne te reconnais pas – ou presque. Au loin, tu entends des ordres, et tu n’as pas l’air d’en avoir les oreilles qui sifflent. La brume t’entoure, tu ne vois rien, si ce n’est des cadavres qui s’entassent à tes côtés.

Tu te mets à marcher, au milieu de cette brume. Tu trembles, et les larmes te montent jusqu’aux yeux. Tu te sens mal, l’odeur du sang et de la mort te remonte jusqu’aux narines. D’habitude, cela ne t’aurait pas plus gêné que ça, mais cela semblait bien différent. Tu t’approches de quelqu’un qui se tient debout devant toi, tu prends une grande inspiration, et tu viens fouiller dans sa poitrine sans plus attendre. Son cœur battant, tu le serres de toutes tes forces, tu joues un peu avec, puis tu le lui arraches. Cette personne, c’était… Ton ami.

Tu baisses ensuite les yeux vers son cœur encore brûlant, tu te mets à trembler, tu lâches l’organe avant de t’écrouler. Les cris ne cessent de s’intensifier, et tu ne peux calmer tes tremblements. Le sang coule encore, il s’écoule de tes mains, il te recouvre à mesure que le temps passe, tu touches ton visage, tu te sens coupable. Tu ne peux plus rien faire, mais on te demande de te relever. Tu le fais, les jambes vacillantes, comme si c’était une véritable épreuve pour y parvenir. La douleur t’empêche de te redresser comme tu le voudrais, et une bien plus violente vient parcourir ton échine, te forçant ainsi à la courber. La colère, la tristesse et l’épuisement marquent ton visage tandis que ton regard se lève pour révéler quelqu’un que tu ne connais que trop bien.

Danarius.

•••

Tu te relèves très vite, te cognant par la même occasion. Tu ouvres les yeux, tu as bien cru pendant quelques secondes qu’il se trouvait devant toi ; heureusement pour toi, tu l’as tué depuis bien longtemps. Tu te frottes le visage, tu grognes, tu peines à te réveiller complètement. Ces cauchemars t’épuisent plus qu’autre chose, la douleur est encore trop vive pour que tu te permettes d’oublier le massacre que tu as commis il fut un temps. Tu en souffres encore et cela ne s’effacera sûrement jamais

Tu enfiles rapidement tes affaires, tu te pares de ton armure, tu récupères ton immense épée qui repose ensuite dans ton dos, tu ne prends cependant pas soin de toi ; tu n’as pas le temps. Tu n’as plus à fuir, mais tu as gardé l’habitude de parcourir tout Thédas de jour en jour. Tu quittes rapidement l’auberge dans laquelle tu as résidé pour une nuit, tu fais un tour, tu cherches des contrats ; quelques pièces pour une tête ou un cœur à rapporter, voilà ton quotidien. Sur le chemin, tu comptes ce qu’il te reste, pas de quoi aménager un foyer, ou même te payer un lit pour le prochain soir.

On te propose alors d’abattre quelqu’un, une femme, on ne te donne presque pas de détails, juste une description physique à moitié détaillée, ainsi que quelques anecdotes. Rien de bien intéressant, mais tu sauras trouver ta cible, et elle ne s’attendra peut-être pas à se retrouver le cœur à l’air dès lors que tu l’auras approchée. Le gain est intéressant, alors tu n’hésites pas à accepter ce contrat. Tu demandes où ta cible pourrait se trouver, et tu te mets immédiatement en route. Tu n’es pas loin du dernier lieu où on a vu cette femme, et tu comptes expédier ce travail en un rien de temps ; tu n’as pas à combattre un puissant Qunari, et encore moins un mage qui s’attend à ce que quelqu’un vienne l’abattre.

Sur le chemin, tu es troublé. Tu es affaibli. Tu ne peux t’empêcher de repenser à ce cauchemar ; à chaque fois qu’il revient, il est différent du dernier, mais si semblable à la fois. Ce n’est jamais très agréable de te réveiller après avoir cauchemardé ainsi. Et encore, tu as eu de la chance, tu as pu t’extirper de cet horrible sommeil avant que cela ne dégénère vraiment. La journée a à peine commencé et elle est déjà fichue pour toi. Tu marches à un rythme rapide, tu agrippes la lame qui se trouve dans ton dos, tu crains toujours qu’on t’attaque au moment où tu t’y attends le moins.

•••

Tu arrives à Starkhaven, et tu frissonnes ; tu ne sais pas pourquoi, mais cette impression de richesse te dégoûte. Au final, le jeu ne valait peut-être pas la chandelle, mais tu ne vas pas faire la fine bouche tout de même, car c’est ce genre de contrats qui te font vivre sans avoir à craindre un mal de dos le lendemain.

Tu te faufiles comme tu le peux, tu ne veux pas qu’on te remarque, car tu n’es peut-être pas censé être ici. Tu prends une grande inspiration, tu tournes à gauche, puis à droite, tu te perds, tu fais demi-tour, jusqu’à apercevoir ta cible, ou du moins ce qui semble l’être. Tu es prudent, tu ne fais pas de bruit, mais ton envie de lui trancher la tête vite et bien te démange. Sans plus attendre, tu brandis ton arme, le lyrium imprimé dans ta peau s’illumine, et te trahit. Tu ne dis aucun mot, puis tu t’arrêtes soudainement alors que tu es tout proche de ta récompense. Quelque chose te bloque, t’empêche d’aller jusqu’au bout ; sûrement l’instinct qui te dit que ce n’est pas ta cible. Tes grands yeux s’agrandissent encore plus que nécessaire, tu es comme envoûté.

« Ce n’est… Ma cible… »

Tu fais ensuite la gueule, tu ne sais quoi dire, et encore moins quoi faire. Elle ne te rappelle rien, et tout en même temps. Une étrange sensation te gagne, te dégoûte.

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— PROFESSION : Se faire entretenir par sa famille, ça compte ?
— FACTION : Venatori
— ARMES : Magie du sang, bâton de mage et couteau très effilé...
— O.SEXUELLE : Hétéro
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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Ven 28 Juil - 11:22

A la seconde où Mellissandre avait découvert Starkhaven elle avait détesté cette ville. Bien que proche de Tevinter les marches libres partageait la décadence et le manque de raffinement du Sud. Mais, plus que les autres villes marchéennes qu’elle avait visité, Mellissandre abhorrait celle là. Après, elle n’était pas spécialement objective étant donné que ce lieu était contrôlé par un fanatique chantriste et que les rues étaient quadrillées de templiers nettement plus dangereux que ceux de sa connaissance.

Toutefois, l’oppression des mages plus vive que jamais après les événements de kirkwall faisait de cet endroit un lieu idéal de recrutement. Après tout, c’est dans les cendres du désespoir que naissait les plus fidèles et zélées partisans. En fait, en attisant ainsi leur peines et leurs espoirs, Mellissandre se sentait presque comme un démon, exploitant les faiblesses en susurrant des promesses d’un avenir meilleur…  Pour autant, cette comparaison ne la faisait pas culpabiliser pour autant, elle œuvrait pour le bien de sa famille avec l’approbation de ses parent, elle ne pouvait pas avoir tort, elle ne pouvait pas se tromper.

Très efficace, elle aurait sans doute déjà raflé la plupart des mages s’ils n’étaient pas si difficile à trouver. Cependant, comme elle, la plupart évitaient de se balader ostensiblement avec un bâton et se faisaient discrets en priant le Créateur de ne pas subir une descente de templier. Débusquer des apostats était donc ce qu’il lui prenait le plus de temps. Heureusement que ses moyens étaient illimités et qu’elle pouvait soudoyer les enfants des rues et les informateurs avec quelques pièces. A tel point qu’elle se demandait parfois si l’argent n’était pas encore plus efficace que la magie du sang.

Il faisait gris ce jour là mais cela n’avait pas empêché Mellissandre de poursuivre sa mission avec entrain. Arpentant la citée telle une âme bienveillante, elle se comportait en parfait samaritain en bordant ses bonnes actions de sourires radieux. Une stratégie qui commençait à payer puisqu’on lui avait confié la localisation d’un refuge d’apostat et de leurs familles. Toutefois, elle hésitait encore à s’y rendre car il aurait bien été naïf de sa part de s’aventurer dans une ruelle sombre seule et sans préparation. Les gens étaient trop vils pour prendre ce genre de risques et sa vie trop précieuse.

Fermant les yeux quelques secondes pour trouver une solution, Mellissandre les rouvrit brusquement bouleversée par une sensation de danger imminent. Choquée elle se retrouva face à un elfe luminescent qui brandissait une épée aussi grande que lui comme s’il s’agissait d’un couteau à beurre. Les yeux exorbités il semblait complètement fou et la jeune mage cru qu’elle allait devoir vendre chèrement sa vie. Tirant le poignard dans sa manche, elle s’apprêtait à l’utiliser – non pas contre lui mais sur elle – quand il murmura quelques mots à peine compréhensibles.

Les sourcils froncés, Mellissandre laissa son geste en suspend. S’il avait voulu la frapper il aurait profiter de son élan. Là il avait juste l’air complètement désorienté. Il avait mentionné une erreur de cible… Il n’était pas impossible que sa tête soit mise à prix, mais s’il n’avait pas réellement l’intention de la tuer c’était une bonne nouvelle.

Les yeux fixés sur cette silhouette étrangement inquiétante et familière, Mellissandre tenta de lui faire un sourire apaisant.

« En effet, je ne crois pas être votre cible », confirma-t-elle d’une voix douce, quand bien même c’était totalement stupide. Il faut dire que les chances que la vrai cible se désigne elle même étaient minces. Toutefois, si elle pouvait faire pousser cette idée qui avait germé dans sa tête, c’était bien mieux.

Son sort marchait mieux avec un contact visuel, aussi Mellissandre n’hésita-t-elle pas à plonger ses prunelles dans les siennes, se rendant par la même d’autant plus envoûtante, radieuse. On ne ressent aucune satisfaction à détruire quelque chose de magnifique.

« Je m’appelle Mellissandre », reprit-elle, le poignard toujours en main, mais en s’abstenant de geste brusque. Elle était prête à réagir au moindre mouvement et elle s’était légèrement reculé mais sa meilleure chances de survis résidait probablement dans le fait de le convaincre. Il faut dire qu’il avait l’air nettement plus qualifié qu’elle pour le combat…

Les yeux posés sur ces étranges tatouages qui ne lui étaient pas inconnus, Mellissandre lui fit un nouveau sourire délicat. En se présentant elle espérait gagner sa sympathie, c’est toujours plus difficile de tuer une personne qu’on le connaît.

Ce qu’elle ne pouvait pas savoir c’est que sa beauté exotique et son léger accent trahissait ses origines tévintides et que cela ne jouait pas en sa faveur.

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*frappe à la porte* "Avez vous déjà entendu parler notre seigneur Corypheus ?" *VLAN* ... ....  "Je crois qu'il faut qu'on change de méthodes de recrutement".


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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Lun 31 Juil - 3:43

Tu voudrais tellement lui trancher la gorge sans plus attendre, car si elle n’est pas ta cible, peut-être que c’est un stratagème pour sauver sa vie. La méfiance est de mise, et pourtant, tu ne peux t’empêcher de rester là à rien faire ; tu as un blocage. Tes yeux ont tout de suite remarqué le poignard qu’elle tient dans sa main, mais tu te dis très vite qu’elle cherche à se défendre si jamais tu oses mettre la main sur elle, simple réflexe de survie que toi-même tu n’hésites pas à utiliser lorsque tu sens que ton existence est compromise.

Sur le coup, tu ne fais toujours rien, si ce n’est que tu te montres encore plus méfiant. Qui sait ce qu’elle pourrait faire avec cette lame, elle ne te tuerait pas mais une méchante blessure serait à prévoir. Tu te redresses, tu serres ton arme fermement avant d’hésiter longuement à la remettre à sa place. Difficile de cacher quelques tremblements lorsque la femme se met à parler ; quelque chose te dérange, mais tu ne saurais quoi dire pour le moment. Alors tu te contentes de grogner un peu.

Tes yeux rencontrent les siens et tu te sens différent. Tu prends une grande inspiration, tu ne parviens tout simplement pas à quitter son regard et toi-même tu ne sais pas ce qu’il t’arrive. Tu restes méfiant, mais tu te montres immédiatement moins agressif. Tu grimaces tout de même car sa voix, bien qu’agréable, te rappelle d’étranges souvenirs, lointains mais pourtant si récents à tes yeux. Ce que tu n’arrives pas à faire, c’est le rapprochement. Le rapprochement entre elle et ses origines, et pourtant, tu reconnaîtrais cet accent entre mille.

« Mellissandre. », réponds-tu sèchement. « Et que fait une telle femme seule, dans cette sombre ruelle ? »

Tu aurais pu ne pas lui adresser la parole et commettre un énième meurtre, mais qu’est-ce que cela t’apporterait ? Tu es hésitant, et tu as beau arracher des vies, tu préfères éviter de prendre celles d’innocents – sauf d’enfants mages lors d’un simple acte de folie. Tu plisses les yeux, tes oreilles sifflent un peu et tu secoues la tête. Ta lame à deux mains est retournée dans ton dos et tu sembles un peu plus calme qu’il y a peu, mais ce n’est pas pour autant que tu te montreras doux face à une inconnue.

Quand soudain, quelque chose fait tilt dans ta tête. Tu sais enfin d’où elle vient ; Tevinter. Rien que te remémorer ce nom te fait serrer les poings. Tu voudrais lui sauter à la gorge mais… Tu ne le fais pas. Tu… Ne voudrais pas l’abîmer. Quelque chose en toi te dit de fuir mais tu te contentes de chercher à lui tourner autour, tel un prédateur jouant avec sa proie.

« Et… Que fait-elle aussi loin de son précieux empire ? »

Tu insistes sur le dernier mot. Au final, tu n’es pas si dupe. Tevinter, ce n’est pas vraiment la porte à côté, mais soit. Cela t’étonne juste de croiser quelqu’un comme elle ici. Pour la première fois depuis longtemps, tu viens d’établir un dialogue – un peu – pacifique. Tu continues de lui tourner autour avant de t’avancer subitement sans pour autant aller jusqu’à la heurter. Tu l’observes de haut en bas, tu la juges, et tu ne fais pas vraiment preuve de politesse car on ne t’a pas appris à faire ça.

« Je suis Fenris. », grognes-tu. « Je suis à la recherche d’une femme qui vous ressemble, qui traine par ici, qui pourrait potentiellement être aussi isolée que vous. Je n’ai pas d’autres informations. »

Finalement, tu cèdes et tu finis par t’adoucir un peu plus. Tu es curieux, tu cherches surtout à voir si tu as bien fait de perdre du temps à douter ou pas. Quelque chose en elle t’envoûte et tu devrais pourtant t’en méfier ; mais tu ne le fais pas. Pourquoi ? Tu n’auras pas de réponses, pas maintenant. Et tu risques de le regretter.

« Mellissandre, je pourrais vous ôter la vie à tout moment, vous le savez ? »

Tu veux intimider alors que tu ne comptes pas aller jusqu’au bout de tes menaces pour le moment. Tu oses encore t’approcher, tu viens à nouveau planter ton regard dans le sien : grossière erreur. Tu as toujours pris le temps de bien regarder tes victimes, et cette fois, tu aurais peut-être dû baisser les yeux et ravaler ta curiosité.

« Mais ce serait bien dommage d’arracher le cœur à… Une si belle femme. »

Toi-même tu ne sais pas ce que tu racontes. Tu n’as jamais été ainsi, il te faut toujours du temps avant que tu commences à te laisser aller. Cela n’a d’ailleurs jamais été aussi expéditif. Les tatouages qui te rendaient jusqu’alors brillant cessent d’émettre toute lumière, et ton bras ose se tendre devant toi ; tu cherches à toucher cette vipère sans même te douter des dangers.

« Je suis presque sûr que ma cible… Se trouve tout près de moi. »

Des bruits retentissent au loin, mais tu ne peux te défaire de son regard. Tu es sous le charme, toi qui pourtant ne sembles jamais être intéressé par tout ce qui touche à ça. Tu sais apprécier les belles choses, et surtout le montrer. Tu n’en as juste jamais eu l’occasion. Un frisson te parcours, en signe d’avertissement. Mais tu n’y prêtes pas attention.

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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Lun 31 Juil - 15:07

Après un long moment de flottement où il fut particulièrement difficile pour Mellissandre de garder son infime sourire qui se voulait avenant sans lui donner l’air trop crispé, son interlocuteur répéta son nom. Ce simple prémisse de dialogue lui semblait être un bon début, vu la sauvagerie qui se dégageait de lui.

Il ajouta même une question qui la pris au dépourvu. Qu’est-ce qu’elle faisait seule dans cette ruelle sombre. C’est vrai, de tous les chemins qu’elle aurait pu prendre, pourquoi s’était-elle aventurée là ?

« J’étais distraite, je me suis perdue... », répondit-elle d’une toute petite voix en regardant ses pieds, penaude à l’image d’une petite fille pris en faute. N’ayant pas d’autre idée spontanée, elle avait donc décidé de jouer la carte de la cruche un peu naïve et surtout inoffensive. Qui sait, peut-être que derrière tout ce chaos se cachait une âme sensible aux instincts protecteurs ? A la réflexion, un garde du corps lui serait diablement utile.

Elle ne savait pas s’il croyait à son histoire ou pas, mais en tout cas il avait bien compris qu’elle venait de Tevinter et cela ne semblait qu’attiser sa suspicion. Désireuse de continuer à jouer le rôle de la jeune femme fragile et sans défense, elle inventa donc une nouvelle histoire qui lui semblait crédible bien que ridiculement romanesque. Lire des histoires ne lui avaient jamais été si utile.

« Je me suis enfuie de chez moi pour échapper à un mariage arrangé », mentit-elle en jouant toujours les pauvres victimes désespérées et perdues. Elle ne pouvait pas prétendre être une simple servante vu son maintient, ses vêtements et sa bourse bien remplie. Une noble dépossédée lui semblait être bien plus crédible. En tout cas, elle avait toujours été une excellente comédienne à force de feinter la plupart de ses émotions. Elle avait même réussi à avoir des petites larmes au coin des yeux pour donner du crédit à ses propos.

Encore une fois, elle ne savait pas s’il avait avalé son histoire ou pas, mais en tout cas il avait cessé de l’interroger. A la place, il lui donna son nom et elle sentit son coeur s’arrêter. Il n’y avait pas beaucoup d’esclaves célèbres à Tevinter mais maintenant elle comprenait pourquoi il lui était vaguement familier. Ces tatouages, elle les avait déjà vu quand elle était plus jeune, au cours d’un dîner chez un magister. Il servait le vin aux invités et Danarius riait des mouvements de reculs que son « petit loup » provoquait. Fenris… Elle avait lu Récit d’un héraut étant donné que cela donnait une bonne idée de comment la situation avait généré pour les mages, elle savait donc ce qu’il était advenu du magister en question… Un frisson parcouru l’échine de Mellissandre qui voyait ses chances de survies diminuer de seconde en seconde.

Comme pour confirmer ses craintes, il lui expliqua qu’il cherchait une fille comme elle, dans le même coin qu’elle et que c’est tout ce qu’il savait. Autant dire que la situation ne se présentait pas particulièrement bien pour elle. D’ailleurs, alors qu’elle cherchait désespérément comment le convaincre, il se rapprocha d’elle – il était diablement grand et impressionnant pour un elfe – et la menaça sans détour. Elle le sentait un peu moins violent qu’avant mais cela n’empêche qu’elle était réellement intimidé. Reculant d’un pas jusqu’à heurté le mur, elle resta néanmoins accrochée dans ses yeux, cherchant une quelconque pulsion meurtrière annonciatrice de sa fin imminente…

Mais il s’adoucit, ses tatouages s’éteignant soudain, alors qu’il lui faisait un… compliment ? Enfin, tant qu’il laissait son coeur à sa place, ça lui convenait. Quelque part, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas été si contente d’entendre une flatterie. Lui faisant son sourire timide de demoiselle charmée, elle finit par baisser les yeux en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, toujours plongée dans son rôle de demoiselle en détresse intimidée mais attendrie par le sauvage psychopathe sur le point de l’assassiner. Elle tenait un bon roman là quand même. Il faudrait qu'elle envoie l'idée à Monsieur Tethras.

Le regardant à nouveau timidement - si elle avait pu s'obliger à rougir elle l'aurait fait - elle comprit à la fascination qu’il avait pour elle que son sort qui lui faisait beaucoup d’effet. Il faut dire qu’ils étaient particulièrement proche et que chacun vivait cette beauté hypnotisante à sa façon. Manifestement, Fenris n’avait pas l’habitude de trouver une femme attirante, c’est ce qui devait être si déstabilisant pour lui.

C’était risqué. L’elfe en face d’elle lui semblait particulièrement instable et lunatique, mais si elle craignait d’être violentée elle avait encore moins envie de mourir. Elle n’avait donc pas d’autre choix que de profiter de l’adoration qu’elle suscitait, même s’il insistait en déclarant qu’il avait le sentiment d'être tout proche de sa cible.

« Écoutez », murmura-t-elle d’une voix toujours aussi douce et innocente. « En vérité, je ne sais pas si je suis votre cible ou pas, l’idée que quelqu’un puisse vouloir me tuer me parait juste tellement… tellement... »

Elle ne finit pas sa phrase éclatant en sanglot face à cette révélation insupportable, à l’idée de la mort imminente. Une petite chose fragile sur le point de se briser face à la violence de la vie. Elle avait lâché son couteau par terre, et après avoir pleurer quelques instants, elle essuya ses larmes de crocodiles, et regarda de nouveau Fenris, les yeux embués de larmes, implorants.

D’expérience, elle savait que les hommes étaient sensibles à cette stratégie. Demander leurs protections c’était flatter leur virilité et éveiller leurs instincts.

« Mais », hoqueta-t-elle, contente de ne pas être décédée avant d’avoir pu finir d’emballer son mensonge « même si c'est moi votre cible, je pense que je vaux plus d’argent vivante que morte », expliqua-t-elle, jouant sur l’appât du gain au cas où sa petite comédie larmoyante le laissait de marbre. Après tout, c'était un mercenaire..

Et, puisqu’elle savait qui il était et à quel point il détestait les magister, elle compléta son histoire farfelue précédent en beauté, rajoutant une petite couche de drame pour épicer le tout. « Je sais que le Magister qui veut m’épouser à promis beaucoup d’argent à celui qui me ramènerait... Il s’appelle Devan Kadarius », conclu-t-elle avec beaucoup de fatalisme, manifestement sur le point de pleurer à nouveau, en espérant que le nom lui serait familier. Un homme réputé pour sa cruauté et ses pratiques douteuses de la magie du sang – même à Tevinter, c’est dire s’il était excessif. En plus, il avait récemment perdu sa femme, ce qui pouvait expliquer qu’il ait une nouvelle fiancée.

Achevant sa prestation magistrale, Mellissandre glissa à genoux comme si elle abandonnait toute forme de lutte, engloutie par le désespoir.

« Mais en fait, peut-être feriez-vous mieux de m’arracher le coeur tout de suite, ça vaut mieux que de devenir sa… chose », cracha-t-elle avec un mélange de dégoût et de résignation, employant volontairement des mots qui évoquaient l’esclavage. Après tout, certains mariages arrangés n’en étaient pas loin. Si là elle ne jouait pas sur une corde sensible, elle ne pouvait rien faire de plus.

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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Ven 4 Aoû - 4:14

Sans même t’en rendre compte, tu es tombé dans un piège vicieux et tu y restes volontiers. Tu as beau être méfiant, il fallait l’être encore plus et te douter de ses intentions dès le début. Mais ton manque d’intelligence n’est qu’une façon retarder l’inévitable, un Fenris assoiffé et en colère qui se trouve juste devant un mage – de sang. Tu l’écoutes attentivement, il n’y a plus qu’elle dans tes pensées dans l’instant présent. Au fond, tu as du mal à croire son histoire, elle est trop simple, et c’est l’excuse que tout le monde est capable de sortir pour échapper à quelque chose.

Tu grimaces un peu, comme pour l’avertir : tu ne goberas pas un tel mensonge. Même si le cinéma qu’elle t’offre pourrait te convaincre, tu ne parviens tout simplement pas à éprouver de la pitié ou quoi que ce soit pour elle. Tes gestes se font alors plus brusques, mais pas jusqu’au point de vouloir lui griffer le visage, et ton expression se déforme un peu plus. Tu reprends une mine qui te qualifie bien, qui montre à quel point il vaudrait mieux te craindre plutôt que de chercher à se moquer de toi. Tu as assez été humilié dans le passé, et tu ne comptes pas laisser une originaire de Tévinter te ridiculiser plus que tu ne l’es déjà.

« Mais bien sûr. », dis-tu lentement, d’une voix grave et menaçante.

Plus elle te parle, plus son accent te donne envie de venir lui agripper la gorge et d’y planter tes gantelets griffus. Mais encore une fois, rien ne se passe, physiquement, tu ne peux tout simplement pas l’attaquer. Pas maintenant. Mais la suite de ses paroles semble bien plus t’intéresser, tu sembles même compatir à la douleur que peut être un mariage arrangé bien que tu n’aies jamais eu à le vivre. Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres, comme pour évacuer une plainte en silence.

« Pas étonnant, il faut toujours qu’ils préservent certain sang pour un certain rang. Foutus Tévintides. »

Tu craches encore et toujours sur eux mais cela est justifié par tout ce que tu as vécu jusqu’au moment de ta fuite. Que des horreurs. Et les mariages arrangés semblent assez communs là-bas, de quoi te dégoûter encore plus et te donner une raison de plus de ne pas y remettre les pieds : tout te repousse, il n’y a rien de plus simple.

Mais d’un côté, cela te rend un peu triste et tu ne sais même pas pourquoi. Peut-être est-ce parce que tu n’avais pas à courir à derrière des cibles ou remporter des paris douteux pour pouvoir vivre, car, mine de rien, une telle vie est fatigante. Ou alors est-ce parce que avant tu ne te posais jamais mille et une questions qui n’auront pas de réponses pour la plupart. Pris dans tes pensées, tu oublies un bref instant que ce qui se trouve devant toi pouvait potentiellement t’être dangereux ; alors tu secoues la tête dans tous les sens pour chasser d’aussi absurdes pensées.

Mellissandre est à nouveau le centre de ton attention et tu ne peux t’empêcher de venir effleurer sa chevelure tout en douceur. Des gestes que tu ne fais jamais, et qui t’étonneraient presque si tu ne te sentais pas aussi bizarre. La pauvre semble si perdue, si fragile, que tu commences à douter. Mais la faim et l’envie de compléter le contrat revient assez vite. Sauf que tu ne la connais pas assez pour savoir si c’est elle qu’il faut tuer ou pas.

Tu sembles soudainement perturbé et tu recules de quelques pas lorsque la femme se met à sangloter, ne sachant trop quoi faire. Tu pourrais la rattraper, la soutenir, lui tapoter l’épaule tout en la rassurant mais ce n’est pas vraiment dans ta nature alors tu te contentes de l’observer sans rien faire, si ce n’est de détacher ton regard de sa silhouette pour scruter les alentours et voir si quelqu’un vous scrute au loin.

« Ne pleurez pas. Vous allez vous assécher les yeux. »

Tu hausses les épaules et tu recommences à la regarder. Plus elle se plaint, plus elle t’atteint. Il n’y a rien de gratifiant à ôter la vie d’une pauvre âme innocente. La pauvre a l’air d’être en profonde détresse, tu plisses les yeux, tes membres tremblent et tu tends les bras vers elle. Un geste que tu espères qui ne sera pas vu comme déplacé ou menaçant, tu veux juste lui montrer que tu ne lui veux pas de mal pour le moment. Et cela te fait poser des questions de te voir agir ainsi, toi qui as pour habitude d’éviter le contact et d’être agressif à longueur de journée.

« Je ne sais pas ce que vous valez en or. Mais est-ce comme ça que vous vous voyez ? Comme une… Marchandise ? »

Tu fronces les sourcils car tu as l’impression de parler à quelqu’un qui se prendrait pour un esclave. Pendant un instant, tu te mets à voir rouge et tu grondes. Pour qui elle se prend, celle-là ? Sur le coup, tu crois qu’elle se moque de toi mais tu ravales très vite la colère qui a commencé à faire bouillir ton sang. Tu n’as pas à t’énerver ainsi. Mais après réflexion, tu te dis que tu n’as pas à t’emballer trop vite.

« Mellissandre. Si vous avez fui ce mariage, c’est bien pour quelque chose. », souffles-tu. « Je n’ai jamais eu vent de cette mission. Mais je suppose que des mercenaires sont déjà à vos trousses. »

D’un seul coup, tu deviens encore plus méfiant, mais pas envers elle, mais plutôt envers le monde entier. Chaque personne qui traverse la rue adjacente pourrait être un potentiel mercenaire à sa recherche.

« Vous ne devriez pas rester ici si vous êtes recherchée. Savez-vous vous défendre ? »

Tu supposes que si elle est seule, c’est qu’elle parvient à repousser de potentiels agresseurs. Mais puisque tu es là… Peut-être peux-tu rendre service en attendant que ta cible pointe le bout de son nez.

« Je peux les chasser pour vous. Pour un si joli bout de femme. »

Tu lui tournes ensuite le dos, grimaçant, prêt à te montrer agressif face à quiconque ose croiser ton regard. Ce que tu ne sais pas, c’est qu’elle a réussi à te faire gober un mensonge plus gros que toi. Et tu marches dans son sens alors que tu aurais dû l’éviscérer depuis bien longtemps. Tu jettes ensuite un coup d’œil derrière toi, un léger sourire aux lèvres.

« Vous méritez bien mieux que de vous retrouver la poitrine percée. Après tout, vous avez brisé vos chaînes. »

Mellissandre, elle allait être esclave d’un mariage dont elle n’aurait jamais voulu. Et elle a préféré fuir.

« Oh, mais peut-être que je m’emporte et que vous préférez vous débrouiller seule. »

Au loin, deux personnes se rapprochent de vous. Immédiatement, tu montres les dents et tu te retiens de ne pas leur sauter dessus. Certains mercenaires sont prêts à tout pour gagner quelques pièces d’or, prêts à se faire passer pour de simples civils retournant chez eux.

Tout ça pour impressionner une menteuse qui a réussi à te berner avec sa magie sans même que tu le remarques.

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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Sam 5 Aoû - 21:22

S‘il avait du mal à avaler son premier mensonge, il semblait convaincu par son histoire de mariage arrangé. Une raison de plus de critiquer leur patrie, ce qu’il s’empressa de faire crachant tout son mépris en quelques mots. Mellissandre réalisait bien qu’elle marchait sur des œufs : un seul faux pas et elle allait finir dépecé vivante. Sa haine viscérale ne serait que plus violente s’il réalisait qu’elle le menait par le bout du nez.

Tout en continuant à sangloter, Mellissandre le laissa effleurer ses cheveux, penchant la tête pour accompagner son mouvement, un brin sensuelle malgré la fragilité qui se dégageait de son corps. Fenris avait beau être un elfe, son armure acéré et son air agressif le rendait vraiment impressionnant, elle avait l’air d’une frêle poupée à côté de lui.

Docile, elle se laissa consoler malgré la tension qui habitait ses doigts. Elle sentait qu’il n’avait pas d’intention violente à son égard mais c’était tout de même difficile de rester sans frémir aussi proche de quelqu’un qui peut vous arracher le coeur d’un simple geste.

Surtout qu’il semblait particulièrement agacé qu’elle ose se comparer à un esclave. Mais même si elle savait que son choix était audacieux, elle poursuivit son idée.

« Comment vous appelez quelqu’un que l’on acquière pour de l’argent ? Que l’on garde chez soi comme un objet décoratif et que l’on peut… » sa voix vrilla légèrement emprunte de dégoût, comme si la simple évocation lui donner des nausées « … toucher quand bon nous semble ? », conclu-t-elle en le regardant dans les yeux pour donner plus de poids à ses propos et inspirer encore davantage sa compassion.

Bingo.

Prenant la main qui lui était tendue, elle se releva laissant son entêtant parfum de jasmin et de menthe embaumé ses narines avant de s’éloigner séchant ses larmes avec le dos de ses mains.

Il semblait finalement convaincu et elle sentait la pitié mais aussi un certain professionnalisme s’emparer de lui. Suspicieux, il regardait aux alentours en s’inquiétant de ses capacités. Il était persuadé que d’autres mercenaires étaient à sa recherche et qu’elle était en danger.

« Non, je ne suis pas très douée… L’homme qui m’a aidé à m’enfuir m’a permis d’arriver jusque là mais… c’est une longue histoire », mentit-elle décidant de se donner un peu de temps pour fomenter une nouvelle histoire sordide et crédible.

Il lui proposait de l’aider sous entendant que cela serait un crime de laisser une si jolie fille mourir. Encore une fois, un infime sourire flatté se dessina sur ses lèvres à ses mots.

Sa proposition était intéressante mais aussi dangereuse. Plus elle restait avec lui, plus elle risquait d’être démasqué. D’un autre côté, si elle le laissait s’éloigner il y avait une légère chance qu’il réalise la supercherie quand son sort se dissiperait et qu’il revienne la tuer. En outre, cette histoire de contrat la titillait. Était-elle réellement la cible ? Y avait-il des gens à ses trousses ? Elle était moins inoffensive qu’elle n’en avait l’air mais ce n’était pas non plus une formidable combattante. Son aide pouvait s’avérer précieuse.

Songeuse – et pour une fois c’était réel – elle posa ses yeux sur la musculature fine de l’elfe jaugeant de sa dangerosité. Avec un garde du corps comme ça, elle pourrait se balader tranquillement dans la citée pour finir ses affaires.

« Lorsque je me suis enfuie, j’ai décidé de prendre ma vie en main », mentit-elle, démontrant encore une fois son impressionnante faculté à se mettre dans la peau d’un personnage inventé. A le devenir naturellement nourrissant son imagination de littérature et de ragots. « Je ne veux plus la confier à quelqu’un d’autre », asséna-t-elle en se rengorgeant d’une légère détermination.

Elle laissa un instant de suspend en regardant à nouveau Fenris. Peut-être était-elle paranoïaque mais elle préférait ne pas accepter son offre. Après tout, il avait été une esclave, être gratuitement à ses ordres pouvaient faire remonter de bien désagréables souvenirs. C’était trop risqué, et puis, elle voulait garder la main et ne pas se laisser dicter sa conduite sous prétexte qu’il était bénévole.

« Mais j’aurais effectivement bien besoin de protection... », admit-elle en penchant légèrement la tête sur le côté. « Vous êtes mercenaire, n’est-ce pas ? Que diriez-vous de travailler pour moi ? », proposa-t-elle en fouillant un peu dans la doublure de sa robe pour en tirer quelques pièces d’or. Une sommes coquette qui était loin d’être l’intégralité de ce qu’elle possédait et qui suffisait pourtant à se loger et nourrir pour au moins deux semaines voire plus si on se montrait économe.

« Je ne suis pas partie les mains vides... », admit-elle penaude, en penchant un peu la tête comme une petite fille pris en faute.

« J’aimerai découvrir si je suis bien la cible de cet assassinat et pourquoi », ajouta-t-elle en lui tendant les pièces en question, paume ouverte.

Il lui avait proposé de la protéger gratuitement, avec l’argent et la possibilité éventuelle de rencontrer la vrai cible en plus, il ne pouvait pas se plaindre de l’offre qu’elle lui faisait. Il faudrait qu’elle soit prudente mais cela lui laisserait un peu de temps pour décidé quoi faire du célèbre Fenris.

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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Mar 15 Aoû - 0:25

Agressif, sec, tu continues de montrer les crocs, effrayé de la suite. N’importe qui, n’importe quoi, quiconque ose entrer dans ton champ de vision te fait maintenant douter. Les pauvres civils qui croisent ton regard au loin ne cherchent même plus à s’aventurer ici, sauf les moins faibles qui tentent leur chance. À force d’agacer la vie paisible de ces pauvres personnes, tu risques d’attirer du monde et ce n’est pas forcément ce que tu veux en réalité.

Les paroles de Mellissandre résonnent encore dans ta tête et de mauvais rêves refont surface. Il est vrai que l’on peut clairement appeler ça… « Un esclave. » Tu penses trop fort, et tu t’en mords la lèvre. Tu aurais aimé garder cela pour toi. Finalement, tu te calmes et tu te redresses en soupirant, gardant tout de même une expression qui te caractérise. Tu te tournes alors vers la femme, l’air un peu perdu, comme si tu étais désolé de t’être emporté ainsi. En y réfléchissant, toi-même tu ne comprends pas pourquoi tu as agi ainsi, mais peut-être as-tu bien fait, qui sait.

Ses mensonges, tu les gobes sans même te poser de questions, tu hoches la tête instinctivement. Et plus tu la vois, plus elle t’attendrit, sans pour autant te retirer ta méfiance naturelle. La pauvre a dû vivre de nombreuses choses avant d’en arriver là, et puisque tu es de passage ici, peut-être pourrais-tu l’aider. Mais à un prix. Lorsqu’elle te demande de la protéger, tu sembles tout de suite intéressé, comme si tu attendais qu’elle te propose ce travail. Même si au début tu sembles réticent, tu changes étonnamment d’avis en voyant les quelques pièces qu’elles te tend. À ce moment-là, tes yeux s’agrandissent et tu la fixes d’un air complètement ahuri, ce serait presque trop beau.

« Tout ça pour jouer le garde du corps ? Et… Pour combien de temps ? »

Au final, elle paye bien mieux que ton contrat, mais tu ne peux pas te contenter de laisser tomber celui-ci pour elle. Quoique ? Au final, c’est le premier qui ôte la vie de la cible qui empoche l’argent. « Juste le temps de comprendre. », dis-tu sèchement. Tu lui arraches presque des mains l’argent en signe d’acceptation. « Bougeons. »

Rapidement, tu quittes cette ruelle pour t’aventurer dans cette ville qui te dégoûte. Elle te rappelle beaucoup de choses, bien que ce soit totalement différent. Tu arpentes la ville comme tu le peux, mais tu sens que ta technique ne marche pas du tonnerre. Alors tu grondes, et tu finis par t’arrêter. Pendant tout le trajet, tu t’es montré silencieux, mais tu as beaucoup réfléchi.

« Peut-être que ce fameux Devan en a assez de vous poursuivre. Ce serait logique… Qu’il veuille donc vous tuer. »

Cette prise de conscience te met dans une sale position. Tu te remets immédiatement à douter, tu te tournes vers elle, plantant ton regard dans le sien… Mais tu ne bouges pas. Tu te sens toujours différent lorsque tu l’observes ; et les soupçons refont alors surface, tu prends une grande inspiration. Tu tentes de te calmer car tu ne voudrais vraiment pas en arriver à là ; en réalité, tu ne veux pas croire que ce soit vraiment elle la cible. Mais, pour le moment, tu n’as rien vu de semblable. Il n’y a qu’elle qui correspond à la description.

« Peut-être qu’on l’a marié à quelqu’un d’autre, et qu’il ne voudrait pas que vous répandiez des rumeurs sur lui. »

Soudainement, tu te montres à nouveau agressif. Tes soupçons commencent à t’ouvrir les yeux, tu te rapproches, même si ça ne doit pas être la meilleure chose à faire.

« Mellissandre… Ce n’est pas bon de répandre le sang. »

Au final, ta présence ici a troublé le calme de la ville et des gens sont venus pour te faire sortir de là. Et bien-sûr, ceux-ci ne cherchent pas à comprendre pourquoi une femme se trouve avec toi, et cherchent également à l’expulser.

« Fasta vass. Nous n’avons pas l’intention de partir tout de suite. », craches-tu en direction des gardes. « Laissez-moi faire. »

Sans plus attendre, tu t’élances, toi non plus tu ne cherches pas à comprendre. Mais tu as beau être un excellent combattant, ils sont tellement nombreux qu’ils risquent de baisser tes chances de t’en sortir en un seul morceau de cette bataille. De plus, ils vont sûrement s’en prendre à elle. Pauvre femme frêle et docile qui a réussi à dresser le loup le temps qu’il se rende compte de la supercherie.

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MessageSujet: Re: L'appât du gain [PV Mellissandre] Jeu 17 Aoû - 22:46

Bon, Fenris avait accepté son contrat. Normalement cela devrait suffire à le calmer le temps de gérer la situation. Ils se mirent donc à arpenter les rues et le regard sur elle changea de tout au tout. De belle jeune femme à reluquer, elle était passé à maîtresse de bulldog non muselé, manifestement, sa magie n’était pas assez puissante pour contrer la méfiance qu’inspirait Fenris. Il faut dire qu’à le voir marcher agressivement aux aguets avec son épée aussi grosse que lui, il ne respirait pas spécialement la confiance et la gentillesse.

Alors qu’elle cherchait comment lui dire ça pour ne pas le vexer, il commença à lui expliquer sa théorie sur le contrat sur sa tête. Selon lui, son ‘mari’ voulait l’assassiner pour pouvoir changer d’épouse. En soit, cela se tenait. Enfin, si ce n’était pas une pure invention de sa part bien sûr…

« Mais pourquoi n’y avait-il pas mon nom sur le contrat alors ? », demanda-t-elle, avec une certaine naïveté. Elle n’était pas une experte dans le domaine mais, quand elle avait fait assassiné des gens, elle avait donné des noms. « Et pourquoi ne pas faire appel aux Corbeaux, il en a largement les moyens », ajouta-t-elle. Sans vouloir le vexer, quand on voulait quelqu’un voir mort c’était les meilleurs. Fenris était peut-être un très bon mercenaire mais il n’avait tout de même pas leur réputation.

Elle n’était pas sûre que cela suffise à lui ôter l’idée de la tête, mais s’il pouvait penser qu’elle n’était pas sa cible, ça l’arrangeait. Malheureusement, Fenris avait comme… des accès de méfiance. Ou de rage. Ou de lucidité. Un peu des trois, et il lui fit soudainement une remarque sibylline quelque peu agressive sur le fait de verser le sang.

Ce qui devait arriver arriva, et, alerter par le comportement suspect de Fenris, les gardes les interpellèrent pour demander – plutôt poliment au demeurant – de quitter la ville. Elle allait négocier à coup de grand sourire mais manifestement son garde du corps en avait décidé autrement puisqu’il les insulta avant se diriger vers eux. Laissez moi faire qu’il disait.

Retenant un soupir – pour le coup il méritait bien son surnom de petit loup, il pouvait pas plutôt se comporter comme un gentil yorkshire docile plutôt ? - Mellissandre l’attrapa par le bras pour l’empêchait de faire un mouvement de trop.

« Non, vous, me laissez faire. Je vous l'ai dit, ce n'est pas pour rester les bras croisés que je me suis enfuis! », le contredit-elle avec un ton assez impérieux. Techniquement il travaillait pour elle et les vieilles habitudes ont la vie dure…

Les gardes étaient sur le qui-vive et elle leur fit son sourire le plus charmant et innocent en se plaçant à côté de Fenris, près des gardes.

« Pardonnez les manières de mon garde du corps », s’excusa-t-elle avant d’ajouter nonchalamment : « Enfin, vous savez ce que c’est, je le paye pour son épée, pas pour être courtois... »

Elle savait qu’il fallait faire attention à ce qu’elle disait avec lui. Qu’il se sente un peu trop comme un esclave et elle risquait de se retrouver coupé en deux dans un mouvement d’humeur.

« J’ai des affaires à faire en ville, j’aimerai rester encore un peu, mais si vous voulez que je parte je comprends », continua-t-elle, sans doute à la grande surprise de Fenris, mais elle avait un plan. « Cependant, avant, j’aimerai récupérer mes affaires à l’auberge des 4 rois si vous le permettez... », conclu-t-elle en les regardant toujours aussi aimable.

Une lueur d’hésitation passa dans leurs regard alors qu’ils jaugeaient Mellissandre. Atrocement belle mais surtout bien habillée. Cette auberge était réputée pour accueillir les marchands influents et les nobles importants. Vu les tarifs qu’ils pratiquaient.
Ce n’était pas très bon pour les affaires de faire sortir manu militari une personne influente… Après un instant d’hésitation, ils finirent par soupirer.

« Ca ira Messera... mais faites en sorte que votre garde du corps ne pose pas de problème », avertit-il en leur jetant un regard menaçant avant de reprendre leur ronde.

A titre d’information, c’était bien là-bas qu’elle résidait. Pas très discret pour une personne en fuite mais cela pouvait facilement passé pour de la négligence de noble pourrie gâtée habituée au luxe…

« Fenris, j’apprécie votre vigilance et je me sens indéniablement plus en sécurité à vos côtes, mais je pense qu’il faut que vous ayez l’air plus détendu si vous voulez qu’on passe inaperçu pendant qu’on cherche la personne visée par le contrat », lui dit-elle sur un ton doux, un peu élogieux. D’ailleurs, histoire de lui faire entrer l’information dans le crâne, elle préférait ne pas dire la ‘potentielle autre cible’, en ce qui la concernait, ce n’était pas elle.

« Vous voulez qu’on commence tout de suite ou vous souhaitez vous reposez un peu d’abord ? », ajouta-t-elle ensuite, trouvant qu’il avait l’air un peu...Fatigué. Mais c’était peut-être juste une illusion dû à son instabilité chronique...

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